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 La quête du Saint Café [Daret]

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La quête du Saint Café [Daret]
Ven 21 Fév - 19:49

    C'était une tragédie. Une terrible erreur, de celles qu'il ne faut pas commettre. Il en allait du bien général, de leur sérénité d'esprit à tous, de leur vie même... Car aujourd'hui, en cette triste matinée, il s'était passé un terrible événement, de ceux que même les prophéties ne prévoient pas, que même les voyantes n'osent révéler tant leurs signification est révélatrice de leur perte à tous.
    Car aujourd'hui, aujourd'hui...Il n'y avait plus de café.

    Et pourtant, elle avait cherché partout. Dans les placards de la réserve, dans les tiroirs du grand chef, sous le lit de son collègue, elle avait même fait le sacrilège de fouiller un sac à main de dame... Sans succès. Même ses réserves personnelles étaient épuisées. Elle avait passé une nuit difficile, incapable de dormir mais épuisée, essayant tour à tour de travailler – sans succès – puis de chercher de quoi se remonter un peu – sans guère plus de réussite. Ça avait été une nuit terrible, et avec le point du jour et le réveil de ses collègues, ils étaient arrivés à une conclusion évidente : ça ne pouvait plus durer. Il fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose, affronter le soleil et l'air pur. Et, prise d'un sentiment héroïque de servir généreusement la bonne cause, Alice s'était solennellement proposée pour cette expédition au marché le plus proche, dans l'espoir de reconstituer leurs réserves d'urgence. Avec ou sans l'approbation de ses supérieurs !... Même si en l’occurrence, la situation était suffisamment désespérée pour qu'ils l'y autorisent.

    La voici donc, dans les rues de Londres, enroulée dans une écharpe et un manteau emprunté par dessus la blouse blanche, essayant de se repérer. Elle connaissait bien la ville, pourtant, mais chaque sortie était un peu une nouvelle aventure pour les scientifiques de la Congrégation. Et encore ! Elle se débrouillait pour sortir régulièrement. Elle aimait trop le voyage et le grand air... Peut-être aurait-elle du rejoindre le secteur des Investigateurs, mais elle se sentait plus à sa place parmi les scientifiques. Elle voulait glaner, absorber leur savoir tout entier ! Savoir qui n'était guère utile, cependant, pour se déplacer dans Londres.
    Se baladant au gré des rues, elle finit par tomber sur une petit échoppe discrète qui vendait, à en croire la pancarte peinte de couleurs criardes, des épices exotiques, du café, du cacao, et quelques spécialités tropicales : beaucoup de bonbons colorés et des céréales qu'elle ne connaissait pas. Tout ce dont elle avait besoin, en tout cas ! Elle poussa la porte, entrée saluée d'une petit trille enjouée de clochettes, et jeta un coup d’œil sans s'avancer. C'était une boutique étroite, colorée, mais un peu poussiéreuse. Sur les étagères soigneusement arrangées et étiquetées, de petits sachets d'épices et autres bocaux étaient sagement alignés. A l'autre bout de la pièce, derrière un comptoir de bois clair, un vieil homme visiblement myope – à l'allure de ses lunettes rondes – arrangeait un petit bouquet de fleurs séchées. D'une démarche inquiète, Alice s'avança, tirant nerveusement sur les bouts de son écharpe bariolée. Le vieil homme ne semblait pas l'avoir remarquée. Elle s'éclaircit légèrement la gorge, pour voir, sans plus de résultat. Alors, finalement, elle alla s'accouder au comptoir et demanda d'une voix claire, nette, et peut-être un poil impérieuse si il avait du café. L'homme releva la tête, remonta ses lunettes – superbes montures en imitation d'écailles de caïman – puis lui offrit un sourire édenté et posa d'un geste précautionneux une boîte de fer blanc face à elle. Elle avait l'impression désagréable de vivre une scène de comédie, quand les premiers éléments s'emboîtent. Elle était mal à l'aise, en vrai. Elle avait oublié à quel point le rapport avec des êtres inconnus pouvait être inconfortable.
    Elle lui offrit tout de même un petit sourire poli, essayant de transmettre son désarroi gêné par la pensée, et le remercia. Elle commençait à chercher dans ses poches – innombrables – si elle ne trouvait pas quelques sous pour payer le café – c'était exorbitant. Elle voulait bien croire que ça venait de loin, mais de là à être si cher … - quand la petite clochette retentit à nouveau. Elle sursauta, la poignée de pièces jaunes qu'elle avait réussi à pêcher se répandit allègrement au sol, elle pesta furieusement, s'excusa, pesta à nouveau puis se dépêcha, fébrile, de récupérer les pièces - « mais quelle idiote, quelle idiote »...

    En se relevant, rouge, décoiffée, Alice remarqua alors que c'était une petite fille, pas plus de la douzaine, qui venait d'entrer. Elle avait une allure particulière... Elle n'aurait pas su dire en quoi, mais quelque chose dans son regard la troubla. Elle lui offrit un petit sourire vaguement gêné, puis se détourna pour confier son tas de pièces jaunes au vendeur impassible, rêveur – serait-il drogué ?... Il n'avait pas l'air d'être tout à fait là avec eux. Faut dire, avec tout ce qu'il y avait dans cette boutique, il devait bien il y avoir quelques plantes douteuses – et tirer vers elle la boîte de fer blanc, lourde de bon café bien noir. C'était soulageant de sentir ce poids dans ses bras...
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Sam 22 Fév - 4:34
Vagabonder. Bondir. Vagabondir pour exister.
[Alain Damasio]

Il est des jeux auxquels on ne joue pas. Des jeux qu'il vaut mieux éviter, non parce qu'ils ne sont pas drôles mais parce qu'ils sont risqués.  Se jeter du haut d'une falaise, retenir sa respiration jusqu'à s'évanouir... Daret savait que venir à Londres n'était pas forcément la meilleure idée qu'elle ai eu. Trop proche de la Congrégation, trop proche des Exorcistes et de leurs fichue Innocence. Mais Daret était joueuse et avait décidé de s'amuser un peu et de venir dans la Ville Grise, ne serai-ce que parce qu'elle n'avait jamais eu la chance d'y mettre les pieds.

Elle était arrivée deux jours plus tôt et traînait dans les rues, jouant de-ci, de-là avec les enfants des rues. Elle avait parcourut les rues de la capitale anglaise en courant un millier de fois, avait escaladé Big Ben de nuit pour discuter avec Lièvre sur son toit, elle avait gouté à la fraîcheur de la Tamise, les pieds trempant dans l'eau. Elle avait tourné, rit, couru, marché, grimpé, virevolté, dansé, écouté à n'en plus finir. A n'en plus sentir son souffle. Un petit feu follet dans les rues grises de la grand ville.

Mais ce matin elle ne se sentait pas d'humeur. Chose étrange n'est-ce pas? Un jour tout va bien et puis le lendemain, subitement, les couleurs sont moins vives, moins vraies. Comme si quelque chose avait soufflé une bougie.

N'aimant pas l'état dans lequel elle se trouvait, Daret avait attrapé Lièvre, dormant dans un coin, avait appelé Chacal et Chat Pelier, pris sa sacoche et était sortie. Elle avit descendu deux grandes rues, tourné à droite et elle avait continuer sans rien chercher de bien précis. Sur son épaule, Lièvre et Chat Pelier dormaient d'un sommeil profond, la rendant mal a l'aise. Sans la protection bienveillante de ses animaux, le Loup commençait à pointer son nez...

Son regard glissa alors sur Chacal, marchant fièrement devant elle, bondissant à droite, à gauche. Son visage se para d'un léger sourire. Elle commença à sautiller, se moquant gentillement des passants qui marchaient avec leurs chiens, chats, cochons... Il y avait dans cette rue marchande deux caméléons, chose rare qui l'intrigua et elle passa plusieurs minutes assise sur un banc à regarder les passants d'un oeil curieux et émerveillé.

L'après midi était déjà bien avancé quand elle commença à frissonner. Le froid, qu'elle avait jusqu'ici ignoré, commençait à se faire mordant et elle se serra plus fort dans son petit manteau de laine noire. Lièvre, roulé en boule sur ses genoux, dormait toujours pendant que Chat Pelier et Chacal jouaient non loin avec le singe d'un vieux monsieur accoudé au rebord de sa fenêtre. Daret aussi avait un peu discuté avec lui. Une grande hermine blanche, le singe et un gros chat de salon. Un gentil vieil homme qui lui avait donné une tasse de chocolat chaud en la voyant seule sur son banc, à deux pas de sa fenêtre.

Daret se leva de son banc, réveillant Lièvre qui vint aussitôt se rendormir sur son épaule. A quoi pouvait bien rêver un Lièvre? A des carottes? A des amis? A un monde entier, composé d'une infinité de couleurs, de sons et de goûts? Accaparée par ses pensées, la jeune noah se rendit compte qu'elle s'était arrêtée devant un petite boutique vendant des articles venus de loin. Bien entendu quand on peut voyager avec l'Arche de Noé, la notion de lointain change quelque peu... Mais la jeune fille n'avait jamais beaucoup voyagé avant de devenir une Noah et n'avait pas plus exploré le monde depuis sa transformation. Et puis... Il s'y vendait apparemment des bonbons en tout genres.

Avec un grand sourire affamé, un sourire plein de dents de loup, Daret poussa la Porte et entra. Aussitôt la multitude d'odeurs la frappa comme un marteau. Café, épices, sucre, encens... Il y avait dans cette simple petite boutique tout un monde... Et pourtant pas grand chose. Sur les étagères croulantes se chevauchaient une multitudes de petites boites et Daret, a peine entrée, ne savait plus ou donner de la tête.

Elle resta ainsi sur le seuil quelques secondes, absorbée dans la contemplation d'une petite boite rose et verte, posée nonchalamment sur une chaise traînant à côté de la porte, et serait restée ainsi pendant bien plus longtemps si le bruissement feutré et la caresse d'un plume ne lui avait effleuré la joue. Une chouette dépenaillée et aux yeux grands ouverts passa par dessus son épaule pour venir se poser en catastrophe sur le comptoirs, faisant glisser les yeux de la petite Noah sur les deux autres personnes présentes dans le magasin.

La première, un vieux monsieur, debout derrière le comptoir où se trouvait la chouette, était un vieux bonhomme au regard malin se reflétant dans celui d'une belette tapie sur une montagne de livre. Ses grandes mains aux doigts longs, si longs, tenaient encore une petite boite en fer blanc ou se reposait un petit colibri, apparemment destinée à la deuxième personne présente dans la pièce.

A genoux sur le sol, un petit lutin, boule de feu vivante, aux cheveux roux cuivré, tentait de récupérer les quelques pièces qu'elle avait apparemment fait tomber. Peau blanche, presque squelettique... Une petite chose bien frêle pour la flamme qu'elle semblait porter et qui se confirmait par le brochet nerveux flottant au plafond, frétillant et regardant partout comme s'il cherchait à capter la monde entier par ses yeux. A quelques pas d'elle, tentant en vain de soulever une pièce n'appartenant pas à sa dimension, un petit lapin d'un brun sombre remuait la queue et releva les yeux à l'approche de Lièvre, qui était descendu de l'épaule de Daret pour aller saluer la petite boule de poil marron. Assis tranquillement dans un coin, éloignés l'un de l'autre tant physiquement que par leur comportement, un petit chien et une Gerbille se tenaient là sans bouger, observant sans faire mine de participer à l'activité qui avait soudain emplit la pièce.

Daret baissa les yeux et remarqua qu'une des pièces de la jeune fille rousse avait roulée à ses pieds. Avec un petit sourire elle se pencha et ramassa la pièce.


*Alors Lièvre, pile ou face?*

Elle jeta la pièce en l'air et la rattrapa adroitement. Face. Elle eu un petit rire et s'approcha de la jeune fille toujours occupée à ramasser ses pièces. Elle lui donna celle se trouvant dans sa main, notant au passage les vêtements de scientifique de la rouquine. Étrange de sortir en blouse par ce temps, même avec un manteau par dessus. Mais Londres était néanmoins une capitale et Daret ne s'inquiéta pas outre mesure.  

Se désintéressant totalement des deux humains de la pièce, Daret commença alors à parcourir toute la boutique, méthodiquement, regardant partout, sans pourtant savoir ce qu'elle cherchait. Dans son dos, Lièvre et Chat Pelier avaient commencé à jouer avec Le lapin et le colibri tandis que Chacal s'était assis dans un coin, surveillant d'un oeil noir le sac de la jeune Noah. elle baissa les yeux et, voyant le petit museau du loup sortir de son sac, donna un petit coup dessus, le regard quelque peu assombris.

Quelques minutes plus tard, elle avisa un petit sachet bleu posé sur une table et, regardant a l'intérieur, trouva son petit trésors du jour. Des dragées. Elle raffolait de ces friandises. Elle se retourna, le petit sachet à la main, des étoiles plein les yeux.


"Je vais vous prendre ceci, monsieur!!"
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Dim 23 Fév - 14:57
Coinçant la boîte de café – le Saint Graal compressé – sous son coude, Alice remercia d'un petit geste de la tête le vendeur. Celui-ci lui souriait toujours d'un air vaguement absent, faisant de petits tas nets de ses pièces. Haussant les épaules, Alice se détourna. Elle ramassa rapidement une dernière pièce oubliée qu'elle fourra d'un geste sec dans la poche de son manteau et s'apprêta à quitter la boutique, lorsque la petite fille l'arrêta. Elle lui tendait une pièce, probablement l'une des siennes. Alice la regarda un instant, droit dans les yeux, puis attrapa la pièce en la remerciant.
Aussitôt, la gamine sembla se désintéresser complètement d'elle, s'éloignant en furetant dans les étagères étroites. Alice resta plantée là à la regarder, à la fois perplexe et pensive. Elle devait bien avoir la douzaine, en effet. Mignonne petite fille blonde, la tête cachée par une sorte de voile à oreilles de lapin, yeux bleus. Elle avait des allures de future séduisante suédoise – mais à quoi pensait-elle ? Elle avait douze ans, de là à arriver aux stéréotypes de magnifiques femmes nordiques... Arrête toi tout de suite, jeune femme ! Cesse de jalouser une gamine parce qu'elle est blonde (Bon, elle exagérait, elle n'en était pas jalouse. C'était juste une remarque en passant) – dans le genre fragile. De toute façon... Qu'est ce qu'une petite fille de son âge faisait seule ? Certes, il n'était pas rare de voir des troupes de gamins turbulents dévaler les rues, mais elle ne correspondait pas à cette description. Elle n'avait pas la crasse, l'allure énergique et la malice de ces gamins là. Elle ressemblait juste à une gamine perdue qui dans son errance, était tombée sur cette boutique là, probablement attirée par l'allure colorée des bonbons.

Alice hésita un long moment. C'était pas ses affaires, elle allait pas courir après chaque gosse qui passait seul dans la rue ! Mais cette fillette là, elle avait l'air tellement fragile qu'elle craignait un peu qu'elle ne se brise à la moindre bourrasque. Elle se sentirait vaguement coupable de la laisser là. D'un autre côté, elle avait du boulot, une tâche très importante à accomplir – le Café ! Ne jamais oublier le café – et ses collègues l'attendaient impatiemment.
Elle resta immobile à dévisager – très discrète, Alice – la fillette pendant un assez long moment pour que le vendeur, vaguement sorti de ses rêveries, s'éclaircisse discrètement la gorge.

    "Vous désirez quelque chose ?" Demanda-t-il d'une vois rocailleuse, vaguement hésitante.

Alice secoua la tête, sortant de ses réflexions. A ce moment, la petite fille s'était arrêtée devant un tas de sachets bleus qui devaient contenir des bonbons, ou quelque chose comme ça, et s'exclama :

     "Je vais vous prendre ceci, monsieur!!"

Alice sourit légèrement, puis fis volte-face et déposa le reste de ses pièces jaunes sur le comptoir en un joyeux tintement de pièces, sous le regard toujours aussi impossible – soyons honnêtes, bovin – du vendeur qui lui rendit un petit sourire perdu. D'un petit geste vif du menton vers la jeune fille, Alice indiqua :

      "Prenez, je les lui offre."

Sur ce, pour bien appuyer sur ce qu'elle voulait dire – c'est pas qu'il avait l'air lent... Oh si, pardon, il avait l'air lent – elle poussa ses pièces éparses – ça avait intérêt à suffire pour quelques bonbons ! - vers lui puis se retourna vers la gamine. D'un geste rapide, elle alla la rejoindre, lui sourit puis d'un air vaguement taquin, déclara :  

    "Tu veux quelque chose d'autre ? Ou alors je peux t'offrir un chocolat ou un thé. Ca te dit ?"

Aucune importance si elle avait l'air d'une grosse pédophile ! Ses actions étaient louables, malgré les apparences ! En vrai, elle se fichait bien de l'allure qu'elle pouvait donner : jeune femme stérile en mal d'enfant ? Pédophile confirmée ? Quelle importance, elle n'était ni l'un ni l'autre. En vérité, elle n'aimait pas beaucoup les enfants. Chahuteurs, capricieux, puérils... Mais celle-ci semblait calme, elle était peut-être plus âgée qu'elle ne le paraissait.
En tout cas, son âme d'héroïne lui dictait de faire cette bonne action au moins : vérifier que cette petite fille n'avait pas de problèmes. Et si c'était le cas, eh bien... Il faudrait bien trouver quoi en faire ! Elle pourrait appeler son père peut-être... Enfin, elle trouverait bien où la caser si nécessaire, le temps de retrouver ses parents.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Lun 3 Mar - 14:49
Le coeur bat plus délicieusement à relancer un lion qu'à débusquer un lièvre.
[William Shakespear]

Daret posa le sachet sur le comptoir. Un vieux comptoir usé et lissé par le temps, poli par les mains et les pièces qui étaient passées par ici. Elle mis la main dans son sac pour sortir son porte monnaie. Bien qu'elle aurai put simplement faire sauter la boutique, elle tenait à rester discrète, ne serai-ce que pour jouir un peu plus du calme auquel elle avait droit pour une fois.

La main à peine passée dans la petite sacoche, elle regretta son geste. Dedans, le Loup épiais et attendais le meilleur moment pour la mordre. Elle pouvait le sentir. Vous savez ce sentiment de tension, cette impression qu'une épée vous surplombe, prête a tomber. Ce sentiment que vous pouvez souffrir à tout moment, souffrir atrocement, à vous faire crie, hurler au martyr. Vous faire perdre la tête... Sur sa peau, a peine plus légères qu'une caresse, les dents du loup grattaient sa main, sans laisser une seule trace autre que leur souvenir. Pétrifiée, Daret perdit toute sa contenance l'espace de quelques secondes. Juste assez pour que Lièvre vienne se pelotonner contre son cou et que Chacal vienne se frotter à sa jambe. Juste assez aussi pour que tout les animaux de la boutique le remarque et se tendent un peu.



      "Prenez, je les lui offre."


Les piécettes sonnèrent sur la table sans que Daret comprenne au début. Elle leva les yeux sur la femme en blouse blanche. Un petit sourire se dessina sur son visage et elle retira la main de sa sacoche. Envolé le souvenir du Loup, qui resta bien tapi dans sa tanière. Elle attrapa le petit sac bleu et s'éloigna de quelques pas, s'approchant du petit lapin de la scientifique. Elle comptait l'attendre, peut être avait elle trouvé un nouveau compagnon de jeu, qui savais.

Accroupie, elle caressa le lapin entre les oreilles, souriant devant l'intrépidité de la petite boule de poil, absolument pas effrayée par cette inconnue qui pouvait le voir et le toucher. Il commença à lui tourner autour, furetant dans les vêtements de la jeune Noah. Elle lui fit les gros yeux alors qu'il approchait de la petite sacoche et dut le prendre dans ses bras pour éviter qu'il cherche à en savoir plus. Il avait beau se débattre, elle savais que ce n'était que par curiosité, pas par peur ou réel malaise. Un véritable enfant ce lapin. Intrépide, foufou, toujours à tout essayer... Se penchant à son oreille, Daret chantonna doucement pour le calmer.


" Il est parti ce matin
Je ne l'ai pas retenu
Il est parti comme un rien
Comme si c'était entendu
Moi, je n'y comprends plus rien
Je me laisse mourir de faim
Et comme je ne me sens pas bien
De ma fenêtre, je crie sans fin


    "Tu veux quelque chose d'autre ? Ou alors je peux t'offrir un chocolat ou un thé. Ca te dit ?"


S'interrompant dans sa chanson, Daret se retourna vers la rouquine. Le sourire revint sur ses traits. Un nouveau compagnon de jeu!! A quelques pas, les yeux de Lièvre étincelèrent et il partit rouler bouler avec le lapin blanc, qui avait sauté des bras de Daret lorsque la scientifique avait avancé ses mots.


"Oh chic chic chic!! Un chocolat chaud!! Oui je veux bien, merci... Madame la Scientifique. Mais... Je ne sais pas où aller pour en prendre un. Donc je vous suit!!"
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Jeu 6 Mar - 11:07
Elle avait vu juste. Le petit sourire spontané qui se dessina sur le visage de la fillette valait toutes els dragées du monde. Alice lui retourna gentiment son sourire, empocha la monnaie et s'écarta du comptoir pendant que le vieil homme comptait lentement les pièces qu'elle venait de lui donner.
Elle semblait assez bizarre. Elle ne voyait pas, dans son regard, la lueur terne de l'autisme ou d'un quelconque retard mental, mais indubitablement elle n'était pas comme les autres enfants. Elle semblait comme parler, chantonner à des amis imaginaires dont elle serrait les corps invisibles contre elle. Alice l'observa un instant sans mot dire, à la fois perplexe et attendrie. Quand elle était plus jeune, après Snowball, elle avait eut un ami imaginaire. Pas un lapin, non, ça aurait été trop douloureux. Mais un chiot gris qui l'accompagnait partout, aboyait derrière les autres gosses sans que personne ne le voit et qui souvent, pour la faire rire, coursait et mordait ceux qu'elle n'aimait pas. Mais elle seule le voyait et elle avait toujours su qu'il n'existait que pour elle, parce qu'elle avait besoin de cette compagnie là... En grandissant, il était venu de moins en moins souvent, et un jour elle avait juste oublié de l'appeler pendant des mois. Il n'était pas revenu, et maintenant, c'était un
souvenir duquel elle souriait vaguement sans plus s'en soucier. Une fantaisie de gosse, voilà tout.


    "Oh chic chic chic!! Un chocolat chaud!! Oui je veux bien, merci... Madame la Scientifique. Mais... Je ne sais pas où aller pour en prendre un. Donc je vous suit!!"



Hm... Elle non plus en fait – maline, très maline Alice ! Mais c'est pas grave. Elles étaient à Londres, elles devraient croiser des dizaines de salons de thé plus ou moins pompeux, et dans le tas il y en aurait bien un assez quelconque qui leur servirait un chocolat pour la petite, et un bon thé bien noir pour ses papilles d'anglaise. Toujours souriant, Alice lança :


    - Suis moi !


Et d'une démarche décidée, pleine de fougue et de force ! Elle s'élança à travers la boutique, ouvrit la porte à la volée – les clochettes lancèrent une joyeuse trille de si et de la mais elle n'était pas assez mélomane pour le savoir – et s'avança à grands pas dans la rue. Le soleil montait bien dans le ciel, les rues se remplissaient. C'était le moment où les maîtresses de maison empressées faisaient leurs courses. Pas le meilleur moment pour se balader avec une gamine – et si elle se perdait ? - mais elle n'osait certainement pas la prendre par la main. Ce n'était pas sa fille après tout ! D'un geste, Alice lui fit signe de la suivre – elle ferait attention qu'elle se disparaisse pas dans la foule – et elle s'avança dans la rue, suivant les avenues les plus larges et fréquentées. Elles avaient de bien meilleures chances de trouver ainsi. Alors qu'elles marchaient, cherchant activement des yeux la vitrine reconnaissable d'un salon de thé, Alice demanda :


    - Comment tu t'appelles ? Moi c'est Alice.


Ce faisant, elle lui offrit un petit sourire – désolée, petite fille, j'ai un nom fort banal ! - puis réajusta d'un geste son épaisse écharpe en laine bariolée sur son visage. Il faisait encore froid, malgré l'hiver qui touchait à sa fin. La petite fille avait l'air assez couverte, heureusement. Elle, elle n'aurait pas dit non à un manteau plus épais... Enfin soit. Elle n'avait pas l'intention, en sortant, de rester dehors très longtemps. Au final, ces plans en avaient été tout chamboulés, mais tant pis !
Soudainement, une pancarte fleurie attira son attention. « Chez Tante Lisa ». Sur la vitrine s'étalait le dessin stylisé d'un service qui se voulait délicat, mais les traits peu sûrs de l'artiste les rendait plutôt comiques. La fréquentation n'en semblait pas trop fortunée. Ça ferait l'affaire ! Alice indiqua l'entrée à la fillette avec un grand sourire, et se fraya un chemin jusqu'à l'entrée.

L'intérieur était à l'image de la vitrine : il se voulait luxueux et en avait l'air rigolo. La salle était petite, encombrée de tables rondes entourées de très près par de petites fauteuil à rayures colorées. Des pots, accrochés par des chaines au plafond, croulaient de fleurs aussi fausses que criardes mais ajoutaient une agréable touche de couleurs au décor. Il y faisait chaud et doux, comme dans la maison d'une famille nombreuse en hiver. Un endroit fort sympathique à ses yeux. D'un geste, Alice indiqua à la petite fille de s'installer là où elle voulait, pendant qu'elle allait, elle, commander leurs précieuses boissons.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Lun 10 Mar - 19:01
Dans le noir, toutes les couleurs s'accordent.
[Francis Bacon]

Daret suivais la scientifique d'un petit pas sautillant, Lièvre sur son épaule, Chat Pelier et Chacal trotinant non loin. Dans son sac, le Loup, s'il ne bougeait pas, était bien réveillé et, de là, Daret était tendue. Seule la douce chaleur de Lièvre dormant sur son épaule l’empêchait de prendre ses jambes a son cou.

Non pas qu'elle avait peur de blesser qui que ce soit dans cette ville ou de réduire en cendre tout ce qui lui passerai sous la main. Mais quand ce genre de choses s'accompagne d'une douleur immense et du retour d'un millier de visage transfigurés par la peur et la souffrance, par autant de morts, d'explosion... Que peut faire une petite fille de douze ans lorsque les horreurs d'une guerre secrète se révèlent a son esprit? Même si Daret avait vingt ans en réalité... Elle avait encore peur du Grand Méchant Loup et de sa voix insidieuse...


      "- Comment tu t'appelles ? Moi c'est Alice."



      "- Je m'appelle Daret. Daret Tham."


Sa voix avait été plus tendu que ce qu'elle aurait voulu, claquant comme un fouet au lieu de glisser comme une caresse. Une craie de voix glissant sur un tableau noir. Daret se mordit la lèvre et porta une dragée a sa bouche, croquant la moitié et tendant l'autre à Lièvre, même s'il ne pourrait pas la manger.

Elle marcha encore quelques minutes derrière Alice, le nez enfoncé dans sa petite écharpe rouge, essayant de se forcer a aller mieux, à sourire et chasser le Loup du verger de ses pensées. Lorsque la jeune femme entra dans un petit salon de thé cherchant a mettre en avant une grandeur qu'il ne possédait pas, Daret faillit partir sans se retourner. Mais Lièvre, reveillé, appuya son museau sur sa joue et, en tirant un peu de confiance, elle entra par la porte juste avant qu'elle ne se referme.

Etant chargé par Alice de trouver une table, elle regarda autour d'elle, en cherchant une qui soit assez isolée pour être agréable. Elle n'avais pas envie d'être génée par des conversations parasites. Elle en repéra une assez vite, proche de la vitrine, dans un coin de la salle.

Elle alla s'asseoir, gardant Chacal sur les genoux tandis que Chat Pelier et Lièvre s'allongeaient sur la table, somnolant. Se sac se mis alors a bouger et Daret sentit une poigne de fer se refermer sur son coeur. Si Le Loup pouvait bouger alors il était réveillé et prêt a frapper... Elle se força a respirer profondément... Inspirer... Expirer...

Elle attrapa un couteau trainant sur la table, le mieux pour faire fuir le Loup étant de jouer. Elle posa sa main à plat, doigts écartés et commença à chantonner.



      "There is an old tradition
    A game we all can play
    You start by getting liquored up
    And sharpening your blade.

    You take the shot of Whisky
    Grab your knife and pray
    And spread apart your fingers
    And this is what you say."


A chaque syllabe elle abattait le couteau entre deux de ses doigts, avec juste assez de force pour laisser une marque dans le bois sans pour autant faire assez de raffuts pour alerter le patron. Accélérant progressivement, elle restait concentrée, cherchant a ne pas toucher ses doigts. au bout de quelques minutes de ce manège, elle allais assez vite pour que plus rien n'existe que la lame et ses doigts. Elle planta alors le couteau plus violemment, juste entre son pouce et son index, l'enfonçant ainsi dans le bois. Elle le laissa là, planté et vibrant et enleva sa main, tremblante, pour la poser sur Lièvre que s'était éveillé au son du dernier coup de couteau. Elle lui caressa lentement la tête et leva des yeux perdus sur la scientifiques, Alice, lui faisant face.



      "- Même au Pays des Merveilles, mieux vaut ne pas trop s'éloigner du Lièvre..."
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Jeu 20 Mar - 14:19


    La voix de la petite fille avait claqué plus sèche qu'elle n'aurait du. Alice lui glissa un regard en coin, plus étonnée que froissée. Elle semblait nerveuse. C'était peut-être normal pour une petite fille perdue dans une ville inconnue ? Son nom n'était pas anglais, en tout cas. Elle ne devait pas être d'ici. Touristes ? Peut-être. Être perdue dans une grande ville inconnue devait être stressant. Pourtant, elle n'avait pas l'impression que ce soit ça qui le rende si tendue... Malgré son inquiétude, Alice ne posa aucune question. Elle aurait le temps de voir ça quand elles seraient posées au café.

    Laissant le soin à Daret de trouver une table, Alice s'accouda au comptoir, observant les allées et venues du serveur. En même temps, elle réfléchissait. Qu'allait-elle faire ? Elle ne pouvait pas la laisser toute seule, mais l'amener à la congrégation était hors de question. L'amener chez son père ? Elle n'était pas censée faire ça, vraiment pas... Elle ne pouvait pas non plus la laisser toute seule. Et en même temps, son absence était déjà plutôt exceptionnelle, surtout en ces temps de crise. Elle ne pouvait pas plus passer toute la journée dehors avec la gamine – sans parler du fait que ses collègues attendaient toujours leur précieux café !
    Peut-être qu'elle pourrait se débrouiller. Jeune, elle passait son temps à vagabonder dans les rues de Londres, elle aurait su se débrouiller, même à l'étranger. Mais tous les gosses n'étaient pas aussi indépendants qu'elle. Après, sa situation familiale troublée était peut-être l'exception plutôt que la règle. Dans ces époques troublées, il n'était cependant probablement pas rare que les gosses soient laissés à eux-mêmes. Elle, elle n'avait cependant pas l'air particulièrement négligée. Elle était certes toute fine et fragile, peut-être un peu maladive, mais elle n'avait certainement pas l'allure qu'on les enfants vivant dans les rues. Elle n'en avait pas la carrure de toute façon, ni la méfiance. Alice glissa un regard ennuyé vers la gamine et se redressa soudainement, alarmée.

    Elle s'amusait visiblement avec un couteau chopé Dieu sait où, le plantant rapidement entre ses doigts en chantonnant. Dans l'ambiance surchargée du café, personne ne semblait l'avoir remarquée, mais le côté vaguement mère-pas-mère-poule d'Alice tira la sonnette d'alarme. C'était pas sa fille mais elle pouvait pas la laisser faire ça !
    Un petit bruit de porcelaine la tira de ses pensées. Elle se retourna et échangea un regard un peu perdu avec le serveur, puis lui tendit la monnaie d'un geste machinal et attrapa les tasses – chocolat chaud crémeux pour la demoiselle, thé noir sans sucre pour elle. A petits pas pressés, elle rejoignit leur table, slalomant avec habilité entre les tables et autres décorations mièvres qui parsemaient la pièce. Daret en avait choisie une à l'écart, près de la vitrine, coincée entre un poteau soutenant le toit et une plante verte triste. Tant mieux, elles y seraient plus à l'aise. Lorsqu'elle posa sur la petite table ronde leurs boissons, Alice croisa son regard. C'était un regard perdu, angoissé. Quelque chose n'allait clairement pas... Sans s’asseoir, inquiète, elle lui demanda :

    Quelque chose ne va pas, Daret ?...

    Sans prendre le temps de retirer manteau ou écharpe, Alice s'affala sur sa chaise sans la quitter du regard, alarmée. Elle était pâle, tremblante. Le couteau avait laissé des marques nettes sur la table, et était maintenant planté dans le bois, encore vibrant de la violence du choc. Ce n'était pas un jeu de petite fille, et clairement, cette petite fille là avait des problèmes gros comme le monde. Peut-être l'endroit ne lui convenait pas... Peut-être aurait-elle du l'emmener dans un coin plus calme et isolé... Guettant sa réponse, Alice ne bougea plus, la fixant de ses yeux pâles.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Jeu 27 Mar - 21:08
La vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
[Forrest Gump]

Les mots restèrent en suspend. Piégés dans une dimension a mi-chemin entre l'esprit de la jeune Noah et la réalité, englués dans un fourmillement de questions, de doutes, d'imperfections... Que dire...? Que faire?

Se confier? Non. On ne se confie pas a une inconnue, encore moins une londonienne. On ne raconte pas qu'on a perdu son père à moins de 12 ans. Qu'on a vu sa mère morte, écrasée sur le pavé. Qu'on a pas un seul amis, qu'on voit des animaux que personne d'autres ne peut voir et qu'on peut modifier la personnalité entière d'un être humain d'un simple frôlement sur une plume, sur un poil...

Le museau frémissant, le Lapin de la jeune scientifique la regardait de ses grands yeux, curieux, l'inquiétude d'une larme coulant de ses petits yeux noirs. Daret lui gratta la tête entre les oreilles pour le rassurer, essayant par là même d'atteindre la scientifique. Calmer l'inquiétude, sécher les larmes. Elle avait joué, elle avait calmé ses pensées. Le Loup, lui, s'était endormi et avait rejoins sa tanière, bien caché. A l’affût de la moindre faiblesse. De la moindre faille. Daret releva ses yeux, qui avait dérivé un peu avec le fil de ses pensées, vers Alice. Secs, avec une pointe de rire et un monde d'espièglerie. Si elle avait calmé l'inquiétude de la jeune femme alors plus rien de ce moment n'avait existé.


Tout va bien mademoiselle.

Le grand sourire de lutin qu'elle lui offrit était sincère. Une fois le Loup écarté, Daret redevenait toujours le petit farfadet joueur et espiègle qu'elle était. Elle attrapa sa tasse du bout des doigts et souffla dessus pour la refroidir. Le chaud mordant sur ses doigts était la douce promesse d'un bon chocolat bien chaud. Un petit monde de merveilles lorsque dehors le froid tremble comme une feuille et que l'on évite de toucher les vitres pour ne pas se faire voler sa propre chaleur.

Daret s'amusa à souffler directement sur la surface brune du liquide chaud de sa tasse, dessinant des cercles, passant au milieu... Un petit jeu simple et mécanique. Elle trempa le bout de son doigt, récupérant un peu du délicieux breuvage.


Une goûte pour le Lapin toujours en retard, courant à travers vents et marées pour rejoindre une destinations bien peu connue. Une goûte pour les anges, montés au ciel. Et une goûte pour le rire des enfants et leur sourire lézardant les murs.

Elle avait ainsi successivement donné une goûte de chocolat au Lapin de la jeune femme, l'hôte, une à Lièvre, l'ami, et une pour elle. Un petit rituel au gout doux-amère, datant de son enfance. L'Hôte, l'Ami et Soit Même. Elle sourit doucement, le regard perdu dans le vide, heureuse de profiter de ce simple moment d'innocence et de calme, coupé du monde extérieur et de sa sombre fraîcheur par une fine vitre de verre et une douce chaleur dégagée par un Lièvre et un Lapin, blottit l'un contre l'autre à regarder dehors, les gens passer sans dévier de leur chemin. Droit dans leurs bottes et dans leur vie. Daret leva les yeux vers la jeune femme, un grand sourire aux lèvres.


Dites moi, vous voudriez bien jouer a un jeu avec moi? Je m'ennui vite... Action ou Vérité? A moins que vous n'ayez un jeu de cartes!!
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Mar 1 Avr - 4:20
Daret releva vers elle des yeux sûrs, et Alice s'en sentit rassurée, son inquiétude s'envolant presque miraculeusement. Se détendant un peu sur sa chaise, elle hocha la tête d'un petit mouvement sec du menton lorsqu'elle lui affirma que tout allait bien. Elle se sentait calme, tout allait bien, mais elle avait l'impression qu'elle ratait quelque chose. Enfin, c'était peut-être juste une saute d'humeur. Avec les hormones, le stress constant et le manque de sommeil, ce n'était pas si étonnant que son humeur soit instable.
Ainsi, Alice lui rendit un gentil sourire, prenant sur elle. Cette gamine était quand même autrement plus mignonne quand elle souriait... La scientifique n'était pas du genre à babiller des conneries admiratives devant chaque mioche qui passait – en fait, elle n'aimait pas les enfants – mais celle-ci était calme, souriante. Elle faisait bien plus âgée que son âge véritable. La voyant se mettre à l'aise et siroter enfin son chocolat, elle décida de l'imiter. Elle arracha l'écharpe de son cou, retira son manteau emprunté trop grand qu'elle laissa pendre sur le dossier de la chaise. Après un instant d'hésitation et un petit regard circulaire aux autres clients, elle retira également sa blouse de scientifique. Autant ne pas attirer l'attention avec ça : déjà qu'elle ne devrait pas se trouver là, elle préférait éviter les questions.
Retournant les yeux vers la petite Daret, elle goûta distraitement son thé – noir, sans sucre, et amer, comme elle l'aimait. La jeune fille jouait avec son verre, toute dans son petit jeu enfantin, mais pas un instant Alice ne craignit qu'elle ne le renverse. Elle jouait, certes, mais elle jouait avec une sorte de délicatesse que les enfants n'ont en général pas. Ce faisant, elle lâcha quelques phrases, peut-être un jeu ou une coutume de son pays ? Alice la regarda faire avec perplexité. Elle se sentait un peu vidée, certes vidée d'inquiétude, mais aussi vidée de curiosité et d'empathie. En fait, elle se sentait complètement indifférente. Vide. C'était une sensation désagréable.
A présent, elle réfléchissait calmement à ce qu'elle devait faire. Du moins, c'est ce qu'elle aurait fait si Daret ne l'avait pas tirée de ses pensées en lui proposant un jeu. Elle ne tenait plus en place à présent !... Elle la regarda, vaguement intriguée, puis répondit machinalement, un peu distraite :

- Non, je n'ai rien sur moi...

Elle laissa ses pensées vagabonder un instant, puis faisant un effort, se redressa et enchaîna avec un peu plus de présence :

- Va. Je te laisse commencer alors : Action ou Vérité ?

Elle devait prendre fort sur elle pour y accorder de l'enthousiasme, mais elle sentait un brin de sa curiosité revenir, très doucement. Elle détestait cette sensation de vide. Ça ne lui arrivait pas souvent, mais ce n'était pas la première fois non plus. En ce moment surtout, l'ambiance détestable qui régnait à la congrégation, même parmi les scientifiques qu'elle considérait comme des amis, la rendait nerveuse et abattue. Le temps qui passait, trop lentement, sans rien de satisfaisant pour elle, n'aidait pas. Enfin... la déprime ne lui ressemblait pas. Ce n'était que de brefs passages, lorsqu'elle était seule, n'est-ce-pas ?
Peut-être que via ce jeu, elle pourrait glaner quelques informations ? En tout cas, elle ne devait plus trop traîner, l'heure tournait. Sur sa montre, elle vit que ça faisait déjà une heure qu'elle s'était absentée. Si elle perdait trop de temps, quelqu'un viendrait probablement la chercher – inquiet ou furieux, peut-être les deux ? Autant éviter cette situation gênante. Elle se promit que dans une vingtaine de minutes, elle partirait. A ce moment là, elle aviserait de que faire de la jeune fille : les décisions prises dans l'urgence sont pas toujours les meilleures, mais elles sont certes plus rapides.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Mer 2 Avr - 12:30
Je vais essayer de dire la vérité et si je m'applique à dire la vérité, c'est que je pars du mensonge. J'ai très longtemps été menteur.
[Jean Marais]

L'ombre du doute passant sur le visage de quelqu'un victime d'une intervention extérieure. Daret la vit passer sur les traits de la scientifique alors même que les mots qu'elle venait de prononcer s'éteignaient comme on mouche une flamme. La sensation d'avoir perdu quelque chose, d'un grand vide qui se creuse. Le Lapin roux a qui elle avait grattouillé la tête, bien que calmé, semblait perdu, légèrement somnolent. La lueur dans les yeux de son interlocuteur s'étaient ternie, avais presque disparue. Avant qu'elle reparte légèrement, ramenée par la seule volonté de la jeune femme.

Action ou vérité. Le jeu préféré de l'incarnation de la Folie. Qu'allait elle bien pouvoir répondre. Et qu'allait elle bien pouvoir demander a la jeune femme rousse lui faisant face... Déjà choisir sa réponse... Bien entendu elle allais choisir vérité, bien plus interressant. L'autre n'avais rien a disposition pour lui proposer une action qui la divertirais un peu, alors autant prendre le risque de devoir tout révéler si c'étais pour ressentir l’excitation du jeu, le danger de se mettre soit même comme pari sur la table.

Mais pour faire bonne mesure elle fit mine de réfléchir. D'hésiter. De laisse sa préférence balancer entre Action et Vérité. De toute façon, elle utiliserait tout les moyens possibles pour rester dans son rôle de discrète petite humaine. Certe elle devait paraître étrange, mais sans plus. Elle ne mentirait pas. Mais une demi-vérité est-elle un mensonge? Et une absence de réponse?


"Mh... Je vais choisir Vérité!! Et toi, quand ce sera mon tour de poser la question, que choisiras-tu?"

Elle avait préféré prendre les devants, qu'elle ai le temps de réfléchir a la fois à sa réponse et a sa question ou son gage. Sa tête fourmillait déjà d'idées, de choses interressantes, d'autre beaucoup moins. De choses drôles, tristes, horribles... Un peu tout, un peu rien. Un millier d'idées. Et Lièvre qui, sur la table, sautillait d'impatience, heureux de jouer. Chacal et Chat Pelier, eux, somnolaient doucement, allongés dans un rayon de soleil perçant à travers la vitre et les nuages. Daret jeta un coup d'oeil dehors, où les gens, pressés et emmitouflés dans leurs manteaux filaient à travers les rues pour aller elle ne savait où... Il serai tellement simple de tout faire sauter. Recréer le Grand Incendie de Londres... Peut être s'amuserait-elle a cela plus tard. Mais pour le moment elle avait un jeu sur le feu...
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Jeu 3 Avr - 10:02
La petite fille sembla hésiter. Alice la regardait sans ciller, calme, un demi-sourire un peu fragile aux lèvres. Ce jeu semblait vraiment l'emballer, curieusement. Mais c'est vrai qu'à une époque, elle aussi ressentait des frissons d'excitation à l'idée de peut-être révéler ce qui devait rester secret, et d'apprendre également certaines choses qu'elle n'aurait pas du savoir. Là était tout l'intérêt du jeu. Mais elle n'était plus aussi innocente. Elle avait grandit, elle était adulte, elle faisait comme tout le monde : elle mentait comme un arracheur de dents, elle n'en ressentais même pas vraiment de remord. Certaines choses ne pouvaient juste pas être racontées à n'importe qui, et mieux valait encore mentir en jouant le jeu qu'admettre ne pas pouvoir suivre les règles. Normalement, Alice se considérait comme quelqu'un de franc, vraiment. Mais un secret est un secret, et certains d'entre eux dépassaient largement sa seule responsabilité pour qu'elle puisse les lâcher. Mais pour Daret... Elle voyait bien dans ses yeux qu'elle jouait le jeu avec un sérieux mortel. Quelle que soit la question, Alice aurait le droit à sa réponse... Mais que pouvait cacher une petite fille de douze ans ? L'enjeu n'était pas aussi énorme, elle en doutait. Enfin... Aucune importance.
Comme prévu, elle choisit « Vérité ». L'action n'a qu'un intérêt très limité, surtout dans ce genre d'espaces confinés et en présence de bonnes gens, pas vrai ? Alice sourit légèrement, vaguement amusée. Posant les coudes sur la tables, et appuyant son menton dans le creux de ses mains, Alice réfléchit. Que pouvait-elle bien demander qui lui vaudrait une réponse un tant soit peu surprenante ? Pensive, la scientifique regardait la jeune fille dans les yeux comme si elle pouvait y lire un indice, un « regarde voir par ici ! », mais il n'y avait pas grand chose de ça dans les yeux innocents de Daret. Ce n'était qu'une petite fille... Mais une petite fille bizarre, se rappela-t-elle  soudain. Une petite fille qui avait quelques comportements que d'autres auraient jugés à risque. Et ce genre de choses a toujours une explication, pas vrai ?
Enfin, ça ne l'aidait pas à poser la bonne question. Mais comme elle ne pouvait pas la faire attendre trente ans, Alice se lança :

- Dans ce cas... Dis moi. Que faisais-tu ici toute seule ?

Elle n'attendait pas grand chose de sa réponse, mais c'était aussi l'une des rare dont la réponse l'intéressait vraiment. Elle n'avait pas vraiment l'air d'une gamine qui aurait perdu ses parents dans la foule, pas plus qu'elle ne ressemblait à une gosse du quartier qui traînerait dans le coin. Elle connaissait Londres, c'était sa ville natale, et Daret ne venait clairement pas d'ici. Elle le sentait. Alors : que faisait-elle ici, seule ? Puis c'était une question facile, rien de trop embarrassant.
Elle enchaîna assez rapidement :

- Va pour Action.

Elle ne voulait pas attirer l'attention, mais elle ne tenait pas à répondre à une question embarrassante non plus. Alice n'était pas une très bonne menteuse. De toute façon... Elle ne se sentait pas vraiment impliquée dans toute cette histoire. Normalement, elle se serait un peu enthousiasmée, mais là elle avait l'impression de céder à une demande de gosse pour ne pas qu'il fasse de caprices. ce n'était pas vraiment le cas, mais enfin... Si l'action ne lui convenait pas, elle ne le ferait pas, tout simplement.
De toute façon, que pouvait-elle bien lui demander d’embarrassant ?...
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Mer 16 Avr - 13:29
Le monde est un grand bal où chacun est masqué.
[Vauvenargues]

La question ne prit pas Daret au dépourvu. Après tout, elle semblait logique, cette question en suspend partout ou elle allait. Elle n'était, aux yeux du monde, qu'une petite fille de 12 ans, seule avec ses peluches, plutôt étrange par rapport aux autres enfants jouant dans les rues. Elle était presque déçue par le manque d'originalité de son interlocutrice. Presque. Mais pas assez pour que Lièvre, joueur, aille chahuter un peu le Lapin blanc de la scientifique.

Ce dernier s'endormais à moitié, entré dans une torpeur forte a la suite des actions de Daret lorsqu'elle avait voulu calmer les inquiétudes de la scientifique. Mauvais ça. Si le Lapin s'endormais, elle allait perdre toute curiosité et, en plus de ne pas s'amuser a jouer ce jeu avec Daret, elle ne répondrait pas forcément a ses questions ou ses actions.

Pendant que Lièvre s'évertuait à réveiller le Lapin, Daret jeta un regard distrait par la fenêtre, laissant ses pensées vagabonder dans la plaine mentale qu'avait ouverte la question. Que faisait elle ici? Devait elle répondre honnêtement ou mentir au moins un peu. Après tout, la jeune femme en face d'elle pouvait être de la congrégation. Mais elle ne portait pas l'uniforme des Exorciste..; Si elle n'était qu'une simple humaine, Daret ne risquait rien... La jeune noah caressa sans y penser Lièvre entre les oreilles. Un petit sourire naquit sur ses lèvres. Prendre un risque était toujours plus intéressant quand on joue.

"Je me promène. Je ne devrai pas être ici, c'est dangereux pour moi et ma grande famille ne voudrai surement pas que je soit ici. Trop proche d'un endroit dangereux. Mais j'avais envie de m'amuser et de découvrir cette grande ville que je ne connaissait pas."

Non mais oh, elle n'allait pas non plus donner toute les clés. Elle avait déjà donné beaucoup d'indices, mais il fallait garder un minimum de mystère, de challenge. C'était un jeu, pas un don d'informations. Une petite lueur de défi commença a briller au fond des yeux de Daret. Elle commençait a se prendre au jeu et le petit sourire carnassier qui venait de naître sur ses lèvres semblait dire a la scientifique d'oser trouver ce qu'elle était vraiment. Mh, peut être lui donner un petit indice en plus avec l'action qu'elle lui devait...?

Ses yeux tombèrent sur le couteau, toujours planté dans le bois de la table. Mh, pourquoi pas. Mais telle quel, la scientifique n'accepterai jamais. Du bout du doigts, elle poussa le Lapin Curieux, joua un peu avec lui, faisant courir ses doigts sur la table pendant que le Lapin et Lièvre les pourchassaient. Elle joua ainsi quelques minutes, essayant de sembler réfléchir à l'action en question. Exiter la curiosité de la jeune femme, lui donner envie de pousser le jeu pour poser d'autres questions, prendre des risques pour en savoir plus, tenter l'expérience pour savoir si elle en était capable. Oh certe, elle n'arriverait pas a exiter sa curiosité au point d'en mettre sa vie en danger, mais elle avait de quoi la pousser a faire des choses qu'elle n'aurait pas tentée en temps normal.

Brusquement, elle s’arrêta, pris le couteau, l'arracha dans la table et le replanta, entre elle et la scientifique. Pas violemment. Presque nonchalamment.


"Voici ton action. Tout le temps que je vais chanter, tu vas jouer au même jeu auquel je jouait tout à l'heure. Bien sur, pas besoin de planter le couteau comme un barbare, ne va pas trop abîmer tes mains. Essaye juste de suivre le rythme."

Le sourire carnassier s'élargit quelque peu, découvrant les dents blanche de Daret. Elle ouvrit la bouche et se mis a fredonner doucement la même chanson, la chansons du jeu du couteau.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Jeu 17 Avr - 6:38
Daret prit un petit moment à répondre. Elle regarda un instant par la vitrine du salon, pensive, sous le regard neutre d'Alice.
Celle-ci se sentait légèrement mal à l'aise. Plus le temps passait, et plus la petite fille lui semblait... anormale. Pas dans le bon sens du terme : mature, bien élevée, souriante ou rêveuse. Elle avait bien ces qualités, mais à la façon d'un adulte, pas d'une petite fille. Et plus elle l'écoutait parler, plus elle sentait que quelque chose ne tournait pas rond. Elle n'était pas spécialiste des enfants, mais elle avait été une gamine, et elle en avait connu à cette époque et après. Elle avait pu voir et discuter parfois avec les plus jeunes exorcistes de la congrégation, et aucun, même les moins affectés par la guerre qu'ils livraient, n'agissait comme Daret. Puis son comportement en soit était douteux : elle semblait toujours un peu ailleurs, voyant des spectacles invisibles et parlant toute seule...
Mais surtout, la réponse qu'elle lui fournit... Elle sonna une petite cloche d'alarme dans sa tête. Il y avait définitivement quelque chose qu'elle ne comprenait pas et qui n'était vraiment pas normal avec cette fille. Même si elle était plus méfiante que curieuse, elle ne pouvait plus s'arrêter là, pas vrai ?

- Un endroit dangereux ? Comment ça ? Une grande famille?

L'endroit dangereux l'intriguait. En soit, Londres pouvait être un endroit dangereux pour une petite fille normale. Mais ce n'était pas ça. Daret ne semblait pas craindre grand chose d'ici. La grande famille l'intriguait aussi. Elle n'en parlait pas comme si elle avait juste une flopée de cousins, mais plutôt comme... comme... Comme un mafieux parlerait de son gang !
La comparaison que son cerveau pondit la fit légèrement sourire alors qu'elle sentait ça curiosité lentement revenir. Daret était probablement plus qu'elle ne le semblait. Ou bien elle s'inventait des mondes et versait dans la mythomanie, mais même ainsi, son comportement qui n'avait pas grand chose d'enfantin ne collait pas. Maintenant qu'elle avait mis le doigt dessus, en tout cas, elle ne voulait plus le lâcher ! Elle se sentait enthousiaste à nouveau. Elle était vraiment d'humeur changeante aujourd'hui... Le malaise restait, mais à présent, elle l'ignorait délibérément.

Sauf qu'elle avait oublié un petit détail. Tranquillement, Daret replanta son couteau entre elles, énonçant son défis avec un calme troublant. Alice lui rendit un regard incrédule. Elle avait bien comprit qu'elle n'était pas une gamine normale, mais là, elle poussait loin ! Alice détestait ce genre de jeux dont le seul amusement était le risque de se blesser. Certes, elle était du genre imprudente, voire inconsciente à ses heures, mais elle ne le faisait jamais pour rien. Elle jugeait stupide de mettre sa santé en danger pour défi, ou jeu, ou n'importe quoi qui est censé être drôle. Car ce n'était pas drôle, vraiment pas drôle du tout.
Sa première réaction fut de refuser brusquement, mais elle retint les mots avant qu'ils le franchissent ses lèvres. Allons allons, Alice, tu avais le doigt sur un mystère, tu n'allais pas le laisser filer ainsi, n'est-ce-pas ? Si tu cédais à ce genre de caprices et exécutais l'action, tu pouvais espérer certaines réponses à tes questions... Ce fut cette pensée qui l'emporta. Quitte à juste apprendre que Daret était une habile menteuse et une sale gosse déguisée, elle espérait apprendre quelque chose de plus juteux... Bien qu'elle ne sache pas bien encore quoi.
Réticente, elle arracha lentement le couteau du bois, plantant un regard désapprobateur sur la petite fille. Elle s'en fichait probablement. En fait, elle souriait. Pas un gentil sourire, non, un sourire de loup affamé. Ça ne lui plaisait pas trop, toute cette histoire... Elle examina le couteau. Il était normal, rien à signaler. Soupirant, cédant, elle déclara avec un brin d'hésitation, visiblement pas emballée par l'idée :

- J'espère des réponses intéressantes en échange!

Pour nuancer ses paroles qui se voulaient amusée, elle les agrémenta d'un petit sourire, puis posa la main à plat sur la table. Tiens, elle ne se souvenait pas que l'espace entre ses doigts était aussi étroit, tiens... Pas grave. Elle irait doucement. Suivre le rythme ? Pourquoi pas. Elle n'avait pas l'âme d'une musicienne, alors ce serait approximatif ! Et surtout, elle tenait à ses doigts... Prête à jouer son petit jeu – stupide – Alice attendit que Daret commence à chanter, un sourire un peu jaune aux lèvres, pour obéir aux instructions.
Elle prit son temps, se concentrant sur ses doigts. Viser entre les ongles, lentement, avec régularité. Ce n'était pas si difficile. Elle ne se prêtait pas au jeu pour autant : sa mauvaise volonté était inscrite dans la précaution de ses mouvements. Elle frappait tout doucement le bois, sans même y planter la pointe de l'arme. Elle n'aimait pas ce genre de divertissements mais elle joua le jeu, et lorsque la chanson s'acheva, elle lâcha le couteau comme si il avait été infecté de la peste et récupéra prestement sa main.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Dim 11 Mai - 16:01
Il n'est plus temps, quand le danger est présent, de nous fortifier contre lui.
[Sénèque]

Daret observa le visage changeant de la scientifique au fur et à mesure que les mots composant sa réponse se déroulaient. Incrédulité, méfiance... Ahhh la jeune femme rousse avait un esprit remarquable. Une bonne camarade de jeu pour Daret qui aurait pris un immense plaisir a la briser morceau par morceau, arracher son esprit miette par miette, se repaître de ses peurs, de ses doutes, de ses...

Le grondement du Loup la rappela immédiatement à l'ordre. Ne pas sombre, rester loin des hauts fonds de la mer de folie et ses courants traîtres. La jeune noah recomposa rapidement un visage neutre, légèrement amusé. Et son sourire devint plus vrai et plus grand encore en entendant les deux interrogations posées par la Scientifique. Amusée, elle agita son index devant la scientifique avec un petit bruit de langue, comme on l'aurai fait avec une enfant.


"Une question à la fois petit lapin"

Quitte a ce que la jeune femme ai compris qu'elle n'était pas normale autant conforter son idée. Pour tout dire, elle pensait lui dire qui elle était vraiment. Même si il faudrait après se débarrasser de ce jouet ou, tout au moins l’empêcher de nuire pour quelques jours. Quel dommage... Un si bon jouet.

Avec son regard apeuré le couteau en main et ses gestes hésitants lorsqu'elle avait suivit la mélodie. Frapper du bout du couteau, sans même érafler le bois de la table. Une femme tout de curiosité et de peur... Qui ne se doutais en rien de ce qui l'attendait. Le sourire de Daret s'élargit sans que l'autre puisse la voir, concentrée qu'elle l'était sur son couteau.

Lorsqu'elle le lâcha sur la table, presque avec dégoût, Daret lâcha un petit rire, caressant distraitement Lièvre du bout de ses longs doigts fins. Presque insultante, tout en gardant un petit côté naïf. Parfait pour semer le trouble dans l'esprit de la scientifique.


"Allez, déride toi un peu!! Bon, tu as posé tes questions avant même que je choisisse entre Action ou Vérité mais, puisque tu as deviné que j'allais choisir vérité je vais t'offrir une réponse pour les deux. Sous la forme d'une petite devinette."

Elle fit un petit clin d'oeil a son interlocutrice... Accompagné d'un grand sourire de Loup, semblant dire "Tu aurai mieux fait de ne pas chercher a savoir". Jetant de ses yeux des promesses de souffrance, elle attrapa le couteau entre ses mains et se mit a distraitement jouer avec, regardant la jeune femme droit dans les yeux sans se départir de son sourire.


"Commençons par l'endroit dangereux. Au vu de ton intellect et de tes vêtements, je pense que tu le connais, ils aiment a prendre les plus grosses têtes inutiles de la planète. Il s'agit d'une immense tour mais sans princesse. Gardée par des créatures qui ne sont point des dragons, mais pas parfaitement humains non plus. Et comme le Prince Charmant ils se targuent de qualités en oubliant tout leurs défauts"

Elle posa nonchalamment le couteau à plat sur la table et tendis une main, attrapant celle de la scientifique. Elle avait les mains plus chaudes que la petite noah, malgré le chocolat brûlant qu'elle avait tenu dans ses mains. Lâchant du regard les yeux de la scientifique, elle entrepris de regarder la main (La droite) sous toutes les coutures. La tournant, la retournant, comme un gosse qui a trouvé une chose a la fois merveilleuse et banale.


"Ensuite pour la Famille. Nous sommes nombreux, mais bien moins que nos amis. Nous ne sommes pas exactement comme tout le monde et ne sommes pas très connus. Pourtant, le nom d'un de nos ancêtre est connu a travers le monde. Petit indice? Il aimait beaucoup les animaux."

Attrapant la main plus fermement, de manière a ce que la jeune femme ne puise plus la dégager, Daret planta de nouveau son regard dans les yeux de la scientifique. Aucun sourire ne venait éclairer son visage et elle la fixa ainsi, laissant les informations qu'elle lui avait donné imprimer dans le cerveau étriqué de la jeune femme une réponse plus présente a chaque secondes, confirmée par les stigmates apparaissant lentement sur le front de la jeune Noah. Le Comte n'apprécierai surement pas qu'elle se soit révélée ainsi a une scientifique. Mais elle s'en fichait, elle voulais jouer. Et au jeu, plus les risques sont grands plus on s'amuse.

Calmement, sans lâcher les yeux ou la main de la jeune femme, Daret pris le couteau de son autre main. Elle l'amena dans son champ de vision, le montrant à l'autre, laissant l'incrédulité tintée de peur faire surface. Un sourire immense et tordu vint animer le visage de la jeune noah. Un sourire sadique, inhumain au possible. Elle abattit le couteau avec une rare violence... Droit sur la main de la scientifique, traversant peau, chaire, nerfs et table. Ainsi clouée au morceau de bois, elle ne risquait pas de la suivre.

Daret se leva, épousseta un peu ses vêtements sans prêter attention au mouvement de panique qui avait secoué les clients et employés de l'endroit. Regardant toujours la scientifique, un sourire plus enfantins remplaça celui du Loup.


"Ce fut un plaisir de te rencontrer petit Lapin. Merci pour le chocolat, j'espère te revoir très bientôt."

Et elle sortie en sautillant joyeusement, sifflant une comptine pour enfant. Elle devait partir vite avant d'être repérée et elle décampa rapidement. Elle avait eu sa dose de jeux... Pour le moment.
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Re: La quête du Saint Café [Daret]
Mer 14 Mai - 14:15
Sa réaction arracha un petit rire moqueur de la part de la petite fille. Alice croisa son regard et y décela quelque chose, du mépris peut-être ? Qui acheva de détruire le peu de sympathie qu'elle avait encore. Elle lui aurait volontiers arraché le visage d'une claque ou deux. Ce n'était pas seulement une trace de « mauvaise éducation », oh non. Elle avait bien compris que Daret n'était pas une enfant normale. Il y avait quelque chose d'odieux en elle, maintenant qu'elle se dévoilait peu à peu. Elle en avait des nausées.
Alice se laisser aller contre le dossier de sa chaise, les bras croisés et rendue comme la corde d'un arc. Elle resta de marbre face à son petit clin d'oeil, le regard figé. Ses gamineries ne l'amusaient plus du tout. Elle voulait juste ses réponses, car elle sentait qu'elles vaudraient l'attente, puis elle s'en irait. L'unique raison pour laquelle elle était encore là, c'est que son instinct lui soufflait qu'elle apprendrait aujourd'hui des informations utiles à la Congrégation... Ou à elle-même, ce qui lui suffisait amplement. Impassible, elle regarda Daret faire mumuse avec son couteau comme si il s'agissait d'un jouet en bois. Cependant, lorsqu'elle reprit la parole, Alice ne put s'empêcher de se pencher pour mieux l'entendre, la curiosité l'emportant sur la répulsion qu'elle commençait à lui inspirer.

"Commençons par l'endroit dangereux. Au vu de ton intellect et de tes vêtements, je pense que tu le connais, ils aiment a prendre les plus grosses têtes inutiles de la planète. Il s'agit d'une immense tour mais sans princesse. Gardée par des créatures qui ne sont point des dragons, mais pas parfaitement humains non plus. Et comme le Prince Charmant ils se targuent de qualités en oubliant tout leurs défauts"

Elle parlait sans doute de la Congrégation. Elle ignora son commentaire sur les « grosses têtes inutiles » - elle aurait tout le temps du monde pour y songer après – sans ciller. Pour le moment, une sorte de froide colère la maintenait dans la plus stricte des indifférences. Lorsqu'elle lui attrapa la main, elle eut un mouvement de recul mais parvint à se contrôler et se laissa faire, posant sur les petites mains qui serraient la sienne un regard peu amène. La petite avait les mains froides d'une morte. Elle en avait des frissons.

"Ensuite pour la Famille. Nous sommes nombreux, mais bien moins que nos amis. Nous ne sommes pas exactement comme tout le monde et ne sommes pas très connus. Pourtant, le nom d'un de nos ancêtre est connu a travers le monde. Petit indice? Il aimait beaucoup les animaux."

Un Noé. Une vague glaciale la submergea. Un Noé. La répulsion céda soudainement sa place à la panique, viscérale, instinctive. Alice se figea, paralysée soudainement par la surprise et par sa propre incompétence. Pourquoi ne s'en était-elle pas rendu compte plus tôt ? C'était pourtant évident ! Limpide ! Quelle idiote. La gorge nouée, si tendue qu'elle ne parvenait plus à bouger, Alice vit lentement apparaître les stigmates sombres de sa condition de Noé sur le front plus si pâle de la petite fille.
C'était la première fois qu'elle rencontrait un Noé. Elle avait eut l'occasion de voir – fuir – un certain nombre d'akumas, mais jamais de Noés. Mais personne, même parmi les scientifiques, n'ignorait ce qu'ils étaient. Elle savait à quoi s'attendre. Et ce n'était vraiment, vraiment pas une bonne nouvelle. Elle savait ce qu'il fallait qu'elle fasse maintenant : se lever, et se tirer très vite d'ici, retourner aux quartiers et faire un compte rendu à un supérieur lambda. Mais elle en était incapable. Elle restait là, le regard figé dans celui de Daret, comme incrédule.
Cependant, lorsque soudainement celle-ci empoigna le couteau, son instinct de survie reprit le dessus et elle eut un geste brusque pour se dégager. Trop tard. Elle n'avait pas hésité ni attendu. Une douleur intense la traversa en un éclair et Alice lâcha un glapissement étouffé pitoyable. Par réflexe, elle s'était levée d'un coup, mais sa main clouée au bois l'empêcha de partir, lui arrachant un nouveau gémissement.

Un silence soudain se forma autour d'elle alors que tout le café se détournait. Elle se sentait enfermée dans la bulle de leurs regards, bulle dont le noyau était la boule de souffrance qui irradiait de sa main. Elle n'avait jamais craint la douleur ou la vue du sang, ni la violence en général. Mais elle n'était pas soldat. Elle n'était pas préparée à ça. Et la vue de sa blessure la terrifiait. Elle ne remarqua même pas le départ de Daret D'un seul coup, elle n'était juste plus là, et les gens piaillaient, courraient, criaient, quittant au plus vite le café. Personne ne vint l'aider.

Il lui fallut un instant pour se reprendre un peu, mais elle comprit vite qu'elle devait s'en sortir à la fois seule et rapidement. Prenant son courage à deux mains, elle agrippa le couteau d'un main et tenta de l'arracher de sa main. Une vrille de douleur lui arracha une grimace et le couteau bougea à peine. Coincé dans le bois, elle avait pas la force de l'arracher d'un coup. Mais elle ne pouvait pas rester là... Elle échangea un regard éperdu avec la gérante qui s'enfuit à petits pas précipités.
Bien, très bien. Fermer son esprit. Attraper cette lame. Tirer, pousser de tous les côtés, remuer dans le bois et la plaie pour l'enlever le là. Ignorer la douleur. Jeter la lame plus loin. La table était rouge de sang. Ramasser son manteau, machinalement. Partir.

Alice quitta le café en vacillant, serrant sa main blessée contre elle, et s'éloigna.
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