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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Ven 27 Juin - 18:11
— Spleen Vs Bliss —



« La Colère est un carburant inépuisable. »
Alexander Valshe Rockwell × Nora Lockwood ×Cyclamën Animae × Lucja Kielenska

Tout devenait bien trop étrange soudainement. Alexander vit le Noah descendre dans le sous-sol où étaient tous les civils, tous les innocents. Il avait deviné où était-ce un pur hasard ? Peut-être un jeu de déduction auquel lui seul avait été convié ? Quoiqu'il en était, le voilà qui était en bas, et qui apeurait les civils. Était-ce ça, son jeu ? Faire Peur ? Apposer l'Angoisse sur un corps autre que le sien ? Qu'est-ce qui était d'autant plus troublant que des humains libérés par un Noé ? Que le Noé ne soit plus. Il était sous-forme d'humain, là, il y a quelques instants à peine, et c'est grâce à son peu d'humanité qu'il a aidé les autres à sortir. Aider. Comment pouvait-il ? Ses traits redevinrent mates, et les stigmates sur son front refirent leur apparition. C'était la première fois qu'Alexander voyait ça. Il était horrifié.

Les mots du Noé intriguèrent l'anglais autant que Luce. Il se mit devant elle, malgré l'Angoisse qui lui tiraillait les intestins. Tout ce Spleen tombait d'un coup, comme si l'adrénaline du combat lui avait fait oublier toutes ses peines. Incroyable...
Il regrettait. C'est bien ce qu'il disait, il regrettait. Et il s'adressait à la Vagabonde... L'exorciste exilée, oui. Il répéta ces mêmes mots tandis qu'il réduisait en cendre le mur invisible d'Innocence de l'anglais. Il s'approchait dangereusement, ce Noah. Répétant encore qu'il regrettait, car visiblement, dans le regard de Luce se retrouvaient des tonnes de regrets. De quoi parlaient-ils? Il ne comprenait pas la conversation, en revanche, il avait compris les derniers mots.

Évidemment, qu'il était un monstre. Évidemment.
Vint alors quelques mots à son égard, il doit s'éloigner. Mais lorsqu'il perçoit et entend les mots, il est déjà trop tard. Le Noah avait utilisé sa force et sa vitesse pour le prendre par surprise. Alexander n'avait d'autre option que de reculer le plus rapidement possible. Ce qu'il fit. Quelques pas en arrière suffirent à le sauver de justesse. Il était sévèrement égratigné mais rien de plus, et certainement rien de grave. Du sang qui coule, quelques gouttes. Il avait tellement vécu bien pire.

La Clé était vivante. Avait vu sa vie défiler devant ses yeux, mais elle était toujours vivante.
Une main sur sa gorge, Alexander reprenait ses esprits, sous le choc. Il avait réellement failli perdre la vie pour la deuxième fois, la troisième peut-être bien... Haletant sous la pression soudainement ressentie, et l'Angoisse qui diminuait un peu, l'anglais ressentit brutalement une colère dans ses entrailles. L'hypersensibilité fait son travail, tout comme l'empathie qui lui a été offert avec. Il sent la rage de Luce l'envahir. C'est fort, et déroutant. Le jeune homme lui jeta un coup d’œil, inquiet. Il ne vit que ses griffes crispées puis elle disparut...  

Voilà que la jeune femme chargea le Noé, en colère. Hors d'elle-même. Cette même colère qui contamina Alexander. Qui serra des poings...
Elle bloqua le Noé rapidement à la gorge, contre le mur. Vint le temps des confidences : Luce pensait comme lui, ce type était un monstre, car il était Noé. C'était dans sa nature, et rien ne pourrait y changer, pas même sa volonté... La jeune femme asséna un violent coup au Noé... Avec cette nouvelle forme. A cet instant, personne n'aurait voulu être cet homme... Personne.

Valshe contemplait la scène d'un œil vif, plein de colère. Tandis que l'akuma, elle aussi, très probablement, hors d'elle, se jeta sur la jeune femme, Avant qu'elle n'y parvienne, Alexander voulu prévenir son équipière.

« Luce ! Attention ! »

Mais rien n'y fit. L'Akuma se retrouva, de tout son poids, sur la jeune femme qui avait libéré le Noé. Jamais... Jamais il ne devrait avoir le temps de reprendre ses esprits. La victoire était à portée des exorcistes, et Alexander allait la leur offrir. Libérant toute sa haine envers l'ennemi, il se mit à avancer le plus rapidement possible en direction du Noé. Il brandit son épée, et au moment de frapper, il cria.

« Pour la Vie. »

Assénant le coup violemment, Alexander trancha le Noé en oblique. De son épaule gauche à son flanc droit...

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 28 Juin - 19:37

✖Abyssus Abyssum Invocat
Nora  ♦ Alexander ♦ Lucja ♦ Cyclamën

Sa voix résonne dans ma tête.
Insupportable.
Sa voix hurle dans ma tête. Comme une craie sur un tableau noir.
Intenable
Sa voix crie.
Innocence. Innocence. Innocence. Innocence. Innocence. Innocence. Innocence. Innocence. Innocence.
Elle hurle et elle me brûle. Je veux partir.


Il ne peut plus bouger. Il n’écoute même pas. Même plus, à quoi bon ? Tout ce qui compte. C’est la brûlure. La morsure purifiante de ces griffes immondes contre son cou. Elles ne font que le toucher. Et pourtant, déjà, sa peau tombe en lambeau. Elle le fixe, la Vagabonde, pleine d’espoir. Tellement vivante, c’est à en vomir. Il la regarde sans la voir, comme le pendu regarde son bourreau. A quoi bon imprimer l’image dans ses yeux ? Elle ne servira à rien là où il ira. En Enfer. Sûrement. Parce que. Comme elle le dit si bien, parodiant sa propre expression : il est « un Monstre ». Un Monstre qui va se faire tuer d’ailleurs. Mh. Alors Vagabonde ? Qui est le vrai monstre selon Toi ? Cyclamën ? Ou Toi ?

Ou Elle ?
Vagabonde ? Toi aussi ? Tu tues ? Alors. Toi aussi. T’es peut-être. Un monstre.

Il veut vomir et s’en aller. Il veut fuir cette étreinte, cette main, ces serres. Il veut. Quoi en fait ? Il veut même pas vivre au fond. L’Animae ferme les yeux. Peut-être que la Mort serait une douce libération. Un Cadeau ironique du Destin.

« J'ai déjà connu quelqu'un de ton espèce. »

Douleur. nOIr.
Une biliothèque. Déserte. Et silencieuse. Il ouvre les yeux, et inspire un grand coup, en regardant autour de lui. Cyclamën Animae est seul, désespéramment seul. Seul, perdu dans ses pensées. Il s’est finalement fait happer par le néant. Et maintenant, il ne peut qu’observer son esprit se débattre avec cette même souffrance qui vient de le déconnecter. Attend. Finalement, il n’est pas seul. Devant, Lui se tient une forme noire. Feilen.  Dans sa main, il tient une hirondelle. Enfin, pas exactement une hirondelle, c’est plus un genre de peluche. Un oiseau, ou une hirondelle. Un Espoir en fait.

« J’ai jamais dit que Espoir et Regret ne vont pas ensemble tu sais. Si tu as peur. T’es pas obligé. De m’écouter. Parce que moi. J’ai toujours peur. »

« La ferme Toi. »

« Tu vas mourir tu sais ? Si tu ne fais rien. Enfin, pas que Toi. Moi aussi. On va mourir en fait. Parce que. Je suis Toi, et tu es Moi. Et puis si ça arrive. Mader va me tuer. »

L’hirondelle choisit ce moment pour s’envoler, et briser l’oubli.
Daret.

Il revient.

Il la fixe, le plus longtemps possible. Qui est-elle donc pour s’octroyer le droit de le qualifier ainsi de Monstre ? C’est son immonde Innocence peut-être qui lui donne ce droit ? Cette même innocence, qui en un bloc compact, vient maintenant de torturer, sinon lacérer son ventre, son cœur, et sa poitrine ? Il souffre. Dans ses yeux dorés se reflètent la peur, mais aussi la colère. La Haine. L’envie de détruire, devenu encore plus forte maintenant. Il souffre, il ne peut plus bouger un muscle de son corps douloureux. Il est fort probable que plusieurs de ses côtes ne se soient brisées sous le choc. Mais il tient toujours Lund, son arme dans sa main. Plus fermement. Avec Espoir presque, pour un peu, il en aurait presque envie de vivre. Il lève la tête, et voit le Chat arriver. Alors, lentement, presque avec provocation, il rapproche son visage de la Vagabonde, savourant la sensation ignoble des griffes contre son cou.

Il chuchote.

« Français. Je. Reconnaître. Liten fransk. Monster. »

Et d’un coup, les griffes lui lacèrent la gorge. Lui aussi, il se met à saigner. Et dans sa chute, dans sa douleur, son avis sur les Akumas se modifient. Lucja paraît être intéressante. Du moins, elle l’a sauvé, alors qu’elle ne l’aime pas. Alors pourquoi. Demeure cette question. Elle aurait pu fuir au lieu de rester, et de se jetter à corps perdu contre l’ennemi de la sorte. D’autant plus que. Stop. Il n’a pas le temps de réfléchir. Car déjà, alors qu’à côté de Lui, le Chat plaque celle qui Vit-Seule par terre, devant lui se dresse la Serrure. Qui de toute évidence, est  vivant. Lui aussi, d’un coup d’épée lacère son torse.

Ou pas. Déjà, ce n’est plus son torse à Lui.

« Stop. Je suis définitivement las de tout cela. »

Son Regret mécanique fraichement sauvegardé sort de son réceptacle  pour prendre le coup à sa place. Effectivement. De son épaule gauche à son flanc droit... Il regrette, car les douleurs du Regret sont aussi les siennes. En vérité, Cyclamën s’est bien pris le coup. Mais il n’en sentira les effets que quand sa machine reviendra à l’intérieur de Lui. Pas pour le moment donc. Le Regret titube sous l’effet de la force du coup. Un épais trait se dessine sur son torse. Cette fois, l’encre ne coule pas pour réparer le corps meurtri. Il titube mais avance, avec la douce résolution du Regret. Une fois de plus, ses mains trouvent le chemin d’un cou.

Le Regret mécanique plaque la Clé au sol. Et serre.
MEURT INNOCENCE. MEURS.


« Meurt Innocence. Meurt. Le reste. Ne.. M’intéresse pas. »

Il avance. Ou plutôt rampe. Cyclamën je veux dire. Le vrai cette fois. Laissant son Regret se débrouiller avec la Serrure, il se tire douloureusement vers la Vagabonde. Ce soir, il ne pourra pas la tuer, il n’est plus assez fort. Il souffre trop.   Il n’a plus d’inspiration. Et, une sorte d’empathie vient se créer. Il ne veut pas que le Chat ne le quitte. Car il est curieux. Il veut lui parler et comprendre, si il reste encore une âme derrière ce corps mécanique. Alors il rampe, doucement, laissant son empreinte sanguine, rouge, sur les ruines de bois de ce qui fut peut-être une auberge, mais qui était maintenant. Un champ de bataille. Lund est dans sa main, il tremble. Il s’approche de la Vagabonde, cette fois immobilisée par le Chat. Fidèle animal.

« Si je suis un Monstre. C’est. C'est uniquement.. Ta faute. »

Et il lui enfonce de toutes les forces qui lui restent encore Lund dans sa main. Cette même main griffue qui est la cause de tout ce sang. La vue de l’Apôtre se trouble, alors il l’enfonce encore plus fort. Ce stylo, cette arme. Il encastre littéralement la main gauche la française dans le sol, car il cherche à tout pris une unique chose. Faire souffrir cette Innocence, au moins autant que Lui souffre.

Meurt. Innocence. MEURT.
Il tourne Lund dans la plaie. Et enfonce plus fort la main dans les abysses de la souffrance.
Innocence, je veux te bRiSER.
Et après ? La Mort.
இ La Plume Névropathe இ

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: s'isoler de l'humanité ;
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Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


•• Fiche de présentation
•• Fiche technique
•• Banque
•• Fiche Relationship

« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 225 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
▐ RPG Age : 16 ans à jamais.
▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
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Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
Récupération ; ‘Tibet {20}
Dilatation ; ‘Arche {40}


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 28 Juin - 23:50

Sentiments


" La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance. "


Je me suis laissée emporter par la colère, comme j'avais fais avec Aloïs et avec ce Noé précédemment. Je m'étais jeté sur lui avec mes griffes à deux reprises, comme si je ne craignais pas la mort, pourtant.. Aujourd'hui plus que jamais. Je ne pouvais me permettre de mourir, plus maintenant. Mais si ce Noé était venu ici, c'était pour me tuer je.. je ne suis pas comme lui, comme eux tous, je ne veux pas faire partie de cette guerre, non. Je veux survivre, non ! Je veux vivre ! Demain viendra, je refuse de perdre espoir.


Un craquement sourd se fit entendre, l'exorciste en fut presque sûre. Nerveuse, ayant d'un coup perdu toute son assurance, ses yeux se détournèrent de sa victime l'espace d'un court instant. La colère avait cédé sa place à la peur.

Une éternité semblait avoir passé depuis que la bohème avait asséné son violent coup dans le torse du Noé. Ses griffes avaient tremblé, tout son corps était prit de légères convulsions tant elle éprouvait de remords vis-à-vis de son acte. La parisienne aurait voulu lui dire, elle aurait souhaité lui avouer à quel point elle regrettait ses actes. Mais Nora voulait vivre ; si elle ne le forçait pas à partir, c'était la fin. La Mort. Et il n'y a qu'une seule chose que l'on peut lui dire : pas aujourd'hui.

Le Noé, lui, ne bougeait plus, la tête à peine redressée, le regard visiblement porté ailleurs ; vers une chose que la jeune fille ne tarderait pas à voir elle aussi ou plutôt, à sentir. Puis d'un coup, le jeune homme se redresse, rapproche sa tête de celle de son bourreau, murmure :

" Français. Je. Reconnaître. Liten fransk. Monster. "

La bohème écarquille les yeux, entrouvre à peine sa bouche, incapable de dire quoi que ce soit.

" Luce ! Attention ! "

Trop tard.

D'un coup, la Lockwood n'a plus aucun souffle ; on le lui a brusquement coupé. Sans comprendre ce qui avait bien pu lui arriver, la jeune fille se retrouve sur le sol. Durant quelques secondes, Nora fut incapable de respirer, de voir ; sans doute avait-elle même oublié qui elle était.

Puis dans un nouveau souffle, son cœur reprend ses battements et son regard se pose vers cette chose qui l'avait arraché aux griffes du Noé ; ou qui avait sauvé le jeune homme de ses griffes à elle, au choix. L'Akuma s'était littéralement jeté sur la bohème, sauvant ainsi son maître. Ce qui surprit la jeune fille, ce fut le fait que le félin n'avait même pas cherché à l'attaquer, s'étant simplement content de la bloquer au sol. Presque toute la partie droite de son corps était bloquée sous l'animal ; crispant ses griffes sur le sol, la Vagabonde ne put s'empêcher de lancer un simple :

" Bordel ! "

S'agitant, la jeune fille usa de toutes les forces qu'elle pouvait avoir pour chercher à se dégager de sous le poids du monstre. Parvenant à peine à se redresser, toujours un peu sonnée, tout ce que l'exorciste put voir, ce fut le double du Noé se jeter sur Alexander pour l'étrangler ; comme il avait déjà fait avec elle précédemment. Le sang de la bohème ne fit qu'un tour : elle devait lui venir en aide !

Cependant, des bruits de pas incertains la firent revenir à la réalité.

Le descendant de Noé s'approchait à nouveau d'elle, la gorge ouverte, chacun de ses pas semblant lui faire souffrir le martyr. Tout est devenu si silencieux que les gouttes de sang qui s'échappent de son corps provoquent un véritable vacarme en s'écrasant sur le sol. Les doigts du jeune homme se crispèrent alors sur cet étrange stylo qu'il tenait toujours en main. Figée par une telle vision d'horreur, la jeune fille s'était tout à coup immobilisée, le corps toujours écrasé par la créature mécanique.

" Si je suis un Monstre. C’est. C'est uniquement.. Ta faute. "

Il s'approche, plus encore, son regard ne se décolle pas du sien. La jeune femme n'a pas l'occasion de comprendre, tout se passe beaucoup trop vite. Elle vit néanmoins l'arme de son adversaire piquer d'un coup en sa direction.

Avant de ressentir quoi que ce soit, c'est un bruit sourd qui interpella la compatible ; une déchirure, un craquement, une brisure. Elle eut la mauvaise idée de tourner la tête en direction de sa main gauche, tandis que ses yeux s'écarquillaient. La douleur monta d'un coup au cerveau comme un coup de marteau en pleine tête. Un nouveau craquement plus sonore encore se fit entendre lorsque le Noé enfonça son arme dans la main de la bohème jusqu'à l'encastrer dans le sol. Ce n'est qu'à ce moment là que Nora se mit à hurler. Souffrance.

Des larmes naquirent aux coins de ses yeux, tandis que la bohème sentait ce poignard tourner dans sa main, la détruisant de l'intérieur. Plus que cette partie de son corps, Nora avait l'impression que sa gorge aussi allait céder tant elle criait. Dans sa courte vie d'arme-humaine, jamais elle n'avait autant souffert. Ses griffes s'agitent et cherchent à se refermer sur cette main meurtrière à la peau grise, les nerfs sont perturbés, les gestes sont désordonnés.

Le calme finit par revenir, quand bien même son souffle était aussi saccadé qu'après une longue et épuisante course.

Tout devient trouble pour le regard bleuté de la bohème, tandis que d'un coup, sa main droite toujours bloquée sous l'Akuma se change en une longue lame, transperçant d'un coup l'animal en plein ventre, ressortant du côté de son dos. Si cela n'était visiblement pas suffisant pour détruire ce gros chat, sans doute serait-ce assez pour la faire fuir loin de tout ça. Au vu de l'état de son maître, mieux valait sans doute être lucide.

" Re.. lâche.. moi ! "

Toujours incapable de bouger, tout ce que pouvait faire la Lockwood, c'était rendre la pareille à son bourreau. Ses griffes s'enfoncèrent dans sa main, dans son poignet. Il faut qui la lâche, qu'il retire son arme de sa main, la jeune fille ne supporterait pas ce supplice une minute de plus.

La Vagabonde n'aspirait pas à une vie de souffrance.




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† L'Âme Errante †

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" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Dim 29 Juin - 18:14
Lucja retomba directement sur l'exorciste, plaquant son corps frêle d'humaine au sol sous son épaisse armure. Elle jura. L'akuma ne prit même pas de frapper l'exorciste. Après tout, plaquée au sol, elle ne pouvait plus lui échapper. En vérité, elle ne réfléchit pas vraiment. Son premier réflexe fut de jeter un coup d’œil par dessus son épaule noire, pour voir, vérifier que son acte avait eut un sens. Mais lorsque son regard écarlate se posa sur la scène, elle vit l'autre, la Clé, frapper...
Sa lame déchira le corps frêle du Noé, coupa dans son torse une longue ligne douloureuse... Lucja laissa échapper un feulement mi-détresse, mi-colère.

Elle ne savait pas pourquoi elle l'avait sauvé, ni même pourquoi elle était encore là à l'aider. Elle n'avait jamais été une grande sentimentale, depuis sa renaissance en tout cas. Elle ne s'aidait que soit-même, profitait de chaque opportunité pour se préserver... Elle voulait vivre, c'est tout. Et elle n'avait aucune envie et aucune raison de vouloir que quelqu'un d'autre survive également. Dans son monde, c'était du chacun pour soit, pas d'amitié, pas de générosité, ce genre de choses sont bonnes qu'à se faire tuer... Elle était déjà morte une fois : elle ne tenait pas à retenter l'expérience.
Alors pourquoi l'aider ? Elle aurait pu fuir à de nombreuses reprises déjà. Mais elle se sentait comme attachée à lui. Peut-être... s'identifiait-elle ?
Foutaises. Ils n'avaient rien en commun.

Cependant, lorsqu'elle nota que le Noé blessé n'était qu'une pâle copie, qu'un regret fugitif, elle fut soulagée. Ce n'était pas fini... Pas encore. Alors elle se désintéressa de la Clé et revint à l'autre exorciste, toujours bloquée sous son poids. Elle avait suivi la scène elle aussi. Lucja savait ce qu'elle devait faire : lui arracher sa gorge délicate de son carcan de peau, défigurer son joli minois, et puis l'oublier, comme elle le faisait toujours. Mais elle hésita, car elle n'était plus seule sur la scène.
Le Noé, le vrai cette fois, se penchait sur elles avec une lueur sinistre dans le regard. Figée, Luce l'observa. Ce n'était pas son genre d'être si hésitante, mais elle n'était pas dans son élément, ce soir. Sans qu'elle puisse bien saisir pourquoi, elle ne désirait pas tuer. Surtout, elle ne voulait pas mourir... Peut-être cette crainte, qui n'avait jamais été si proche, si réelle, et donc si forte la paralysait.

« Si je suis un Monstre. C’est. C'est uniquement.. Ta faute. »

Un geste. Cyclämen brisa. Oui, il brisa, car le cri que lâcha l'exorciste, pure souffrance, avait quelque chose de fissuré. Quelque chose qui glaçait le sang. Un instant, Lucja la regarde, un peu désemparée. Elle ne sait plus quoi faire. Elle regarde le visage torturé de l'exorciste et elle ne sait plus ce qu'elle veut.
Malheureusement, elle était bien la seule à être aussi indécise. Soudain, un flash. Douleur. Quelque chose de glacé la brûle. Lucja lâche un rugissement rauque et s'écarte, brusquement. L'Innocence est comme une flamme vicieuse. Elle attrape quelqu'un, y laisse une marque acide, et lorsque l'on parvient à s'extirper de sa poigne, on sent toujours et quand même son étreinte. Insoutenable. Lucja se débat un instant avec la lame, parvient finalement à s'en arracher, recule en titubant. Elle souffre. La vision voilée, elle s'écarte du combat, laissant derrière elle une traînée de matière noire qui ressemble à du sang. Ses pattes métalliques sont prises de spasmes. Elle se sent si faible d'un coup...

L'akuma se traîne à l'ombre, abandonnant le Noé. Le baiser de l'Innocence lui ronge les os, mais elle sent que ça ne la tuera pas. Mais elle ne peut plus rien faire. Un coup et elle se briserait. Elle ne veut pas mourir... Mais elle n'ose pas partir pour autant. La douleur pulse toujours, mais elle l'ignore, tapie contre un mur, elle réfléchit. Que peut-elle faire ? Ils devraient partir, ils ne devraient pas rester là... Elle répugne à laisser l'autre seul. Elle se sent comme responsable. C'est stupide : c'est elle qui crèvera la première si elle reste une seconde de plus ici, et c'est bien elle que personne ne regrettera. C'est elle qui ne reviendra plus jamais. Alors, elle devrait filer avant que ce soit trop tard... Mal à l'aise, prudemment à l'écart, presque à passer par une fenêtre à la moindre agression, Lucja parle enfin, lançant de sa voix déformée au dessus du combat :

- On ne devrait pas... rester là.

Derrière ses mots se cachait plutôt la demande « Partons. Ne me force pas à mourir, ne me force pas à te laisser là ». Mais à cet instant, elle eut aussi une idée. Pas une idée folle, pas quelque chose de formidable... Mais une idée sans danger pour elle et qui pourrait leur fournir distraction et un peu de temps.
Comme à sa première intention, Lucja jeta un dernier regard au Noé puis bondit à travers la fenêtre déjà en mauvais état, arrachant les derniers éclats de verre qui s'accrochaient à l'encadrement, laissant derrière elle une traînée sombre poisseuse. Nuit noire, dehors. Les cris sont moins nombreux, mais toujours là. Les autres akumas n'ont pas fini leur carnage, loin de là... Des feux, des ombres mouvantes. C'est tout ce qu'elle demandait. S'éloignant un peu de l'auberge, Lucja feula, rameutant deux ou trois des machines stupides dont elle avait fait partie un jour. Après tout... Ils pouvaient encore se rendre utile. D'un geste, elle indiqua l'auberge, lâchant un ordre d'une voix brisée :

- Détruisez.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Un akuma lâcha un obus qui explosa contre la façade de l'auberge. Un pan de mur s'écroula. Elle n'espérait pas vraiment tuer qui que ce soit ainsi. Ce n'étaient que des pierres, et ils étaient des exorcistes formés pour le combat, et, malheureusement, la survie. Mais peut-être que cela rajouterait à la confusion qui permettrait à son allié de fortune de fuir ou mieux, de finir son boulot puis se barrer vite fait bien fait. Et qu'elle puisse se reposer, récupérer de cette faiblesse débilitante qui l'appuyait sur elle et la privait de ses forces. Elle voulait juste en finir à présent. Alors lentement, le Chat s'assit, observant ses sbires mitrailler lentement l'auberge.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Lun 30 Juin - 15:53
— Spleen Vs Bliss —



« Face à la perte, nous sommes tous égaux. »
Alexander Valshe Rockwell × Nora Lockwood ×Cyclamën Animae × Lucja Kielenska

Quelque chose d'étonnant, d'étrange se produisit alors qu'Alex venait de frapper le Noé. Quelque chose qui n'était absolument pas prévu... Quelque chose qui allait renverser le combat … Et qui allait surtout renverser Alexander, au sens propre du terme, comme au figuré. Les mots de l'ennemi vinrent frapper l'exorciste de plein fouet, tandis qu'il assistait à quelque chose qui aurait pu faire perdre la tête à n'importe qui... Voilà qu'une copie du Noah venait de sortir de ses entrailles, de lui-même. Il faisait désormais face à l'anglais. C'est lui qui prit le coup d'ailleurs. C'était incroyable. Impensable. Le noah... N'avait aucune égratignure, aucune ! C'était... Tout simplement invivable. Valshe eut un rejet, alors que cette chose en face de lui titubait jusqu'à lui. Son torse se noircit selon la trajectoire du coup d'Alexander. Horrifié, il tente de reculer, mais son corps ne bouge pas. Malgré lui, malgré tout, il est fasciné par ce qu'il voit.

Soudainement, quelque chose saisit son cou. Il n'eut pas le temps de réagir, pas le temps de faire quoique ce soit, ni même de penser : le jeune homme se retrouva sur le sol, tandis que deux mains lui serraient le cou. La difficulté pour respirer se fit alors sentir. Quelques instants, s'il ne faisait rien, Alexander allait mourir. Mais il n'avait pas le droit...
La douleur autour de son cou se fit plus forte. D'un élan de panique et d'adrénaline, l'exorciste tranche, de son Innocence, les bras de la Chose, et repousse cette immondice qui est entrain de le tuer. Se relevant, il planta de nouveau son ennemi, repoussé au sol, et reprit son Innocence. La Chose ne bougeait plus, ou bien très lentement. Le jeune homme ne prit pas le temps de regarder.

Ce fut lorsqu'il vit l'état de Luce qu'il comprit que quelque chose s'était passé durant son étranglement. Quelque chose qu'il n'avait pas pu suivre, même avec ses oreilles, car tous ses sens s'étaient focalisés sur son ennemi à lui. Elle avait été attaqué par le Noé, le vrai, probablement, pas sa pâle copie qui jonchait sur le sol, ou bien qui avait disparut, ou bien qui était juste derrière lui. Il ne savait pas, il ne voulait pas savoir...
Le sang coulait de sa main tandis que le Noé était penché sur elle. L'Akuma était tapis dans un coin ayant laissé une large trajectoire de matière noire, de « sang. » Alexander s'imagina alors la scène telle qu'elle avait du être.

Le Noah qui enfonce quelque chose dans sa main gauche, faisant partie de cette part de son corps qui n'est pas écrasée par l'akuma. Elle a du hurler, tant la douleur fut forte. Elle du trancher l'akuma, le planter, d'une quelconque manière que ce soit pour la faire bouger. Ce qu'elle parvint à faire à en croire l'état du félin... Sa voix se fit entendre, pour la deuxième fois, pour Alexander en tout cas... Cette voix... Elle le terrorisait. Probablement à cause du surplus d'émotion, de la fatigue, et de la peur d'y rester... De mourir.

Alexander ne la vit pas sauter par la fenêtre, il ne l'entendit pas ordonner à un akuma, de tirer sur l'auberge et ainsi donc de la faire exploser. Non. Il n'entendit rien. Ne vit rien venir. Ce fut pour cela qu'il se jeta comme un fou sur le Noah pour tenter de lui asséner un coup fatal, pensant que cette fois il le toucherait. Enfin. C'était sa vision de la chose.
La vérité, c'est qu'il n'avait toujours pas bougé de sa place. Toujours là où la Chose avait voulu le tuer. Toujours à sa place, l'Innocence dans la main.
La Chose se releva, et aussi étonnant que celui puisse paraître, elle protégea Alexander malgré elle. Oui, de l'explosion. De la toute première explosion. Celle qui créa la surprise. La peur et l'angoisse.

Le corps du jeune homme fut propulsé par le souffle de l'explosion, crée par l'obus d'un akuma. Il fut bloqué dans un coin par une table. Il fut protégé. A l'abri des autres obus qui visaient le milieu de l'auberge, là où il était auparavant. Affaibli, il voyait flou. Ses muscles étaient endoloris, surtout à cause des coups reçu lorsqu'il fut propulsé dans les tables et qu'il les brisa, d'ailleurs... Probablement aussi à cause du soudain manque d'oxygène. Quand bien même, celui-ci revint.

Ne dévoilant pas sa position, Alexander tenta dans un souffle, d'appeler Luce. Tentant de reprendre son souffle. De respirer, il retenta et hurla aussi fort qu'il le pouvait.

« LUCEEEEEEEEEEEEE ! »

Il toussa alors que la poussière commençait à se retirer. Allait-elle bien ? Etait-elle en vie au moins ? Il l'espérait, il l'espérait de tout cœur.
Alexander se redressa pour regarder au combien l'auberge était dans un sale état, presque entièrement rasée. Il n'y avait encore trop de fumée, trop de poussière, et quelques flammes par-ci par-là... De toutes petites flammes qui illuminaient la scène avec timidité... Au beau milieu de cette tragique nuit.

« Luce... ! » appela-t-il une nouvelle fois. « Est-ce que tout va bien ? »

Il se sentait stupide d'agir de la sorte. Son cerveau n'imaginait pas un seul instant qu'elle soit toujours en vie. Ni même le Noah d'ailleurs. Etait-il le seul survivant de cette nuit ? Son coeur, lui, hurlait qu'elle devrait être en vie. Qu'elle devait l'être. Qu'elle le devait.
Des perles salées commencèrent à couler le long de ses joues... S'écrasant sur le sol. Il murmura tristement... Presque gémissant de douleur, et de désespoir.

« Luce... »

Une fois encore, il avait échoué.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Mer 2 Juil - 13:37

✖Fuite
Nora  ♦ Alexander ♦ Lucja ♦ Cyclamën

Silence.

Le Regret ne comprend pas. Enfin, naturellement, il comprend, il pense même, parce que, il est lié à son créateur : Cyclamën en le sauvegardant lui avait « prêté » une partie de lui-même pour pouvoir « être ». Mais en même temps, dans sa description, il ne possédait pas de personnalité, ou quelque chose qui puisse servir d’ersatz. En fait, le Regret était plus une sorte d’outil, du moins, ce Regret-là, un outil jetable fatalement, mais intéressant car réutilisable à l’infini dès l’instant où l’Animae l’avait « sauvegardé » en lui. Bref, toujours était donc que le Regret ne comprenait pas. Non, il ne comprend pas sa situation. De la poussière, partout, des explosions. Il est une part du Noé, donc évidemment, il ne craignait rien des obus des akumas. Ce qu’il est d’ailleurs. Un Akuma, sous forme humaine. Ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’il voit, sa cible, là-bas, au loin. La maudite Clé et sa foutue Serrure. Il la voit, et ne peut plus s’approcher. Il baisse la tête. Il n’a plus de bras. Mh. C’est sûrement ça alors. Mais pourtant, il a des ordres. Des ordres qui sont formels et qu’une voix, hurlante de douleur dans sa tête, lui répète sans avoir la patiente de s’arrêter.

Tue-le. Tue-le. Tue-le. Détruit son SourIRe.

Alors, le Regret, avec une lenteur effrayante, toute spécialement mécanique, une mécanique prenant tout son sens dans son cas, s’approche de la Clé. Il rampe plus qu’il ne marche. Ses bras ? Ils ont été abandonnés. Il approche lentement, avec difficulté, et il semble que des morceaux entiers de peau sont laissés derrière lui en une affreuse trace noire, infâme parodie de sang humain. Le Regret peine à rester dans cette réalité. Par certains endroits de son corps, outre les deux moignons qui lui servent maintenant de bras, apparait le squelette mécanique qui révèle sa véritable nature profonde. Il s’approche encore un peu, et plantant ses yeux dans celui de l’exorciste, maintenant à un mètre devant lui, il tombe par terre. Spasme.

Détruire. Il faut. Le. Tuer.

Il ouvre la bouche, qui se change en un grotesque canon. Une dernière attaque. Des perles noires coulent le long de son visage torturé. Tout cela laisse présager de l’état de son maître. Il regarde donc l’exorciste, et ne tire pas. Trop tard. Plus de force. Son corps disparait dans une épaisse flaque d’encre qui converge vers un coin de la pièce, ce même coin qui est encore enfumé par les poussières de l’explosion. Pour cette fois. La Clé a eu de la chance. Mais.

Moi, Feilen, pour ce que tu m’as fait. Je te retrouverais, et te ferais regretter tes actions.

__________________________________________________________________

Cette fois, impossible de se retenir. La douleur monte dans son cerveau avec la subtilité lente et terrible du poison du serpent. Elle explose d’un coup.
Il hurle.

Il la fixe, le plus longtemps possible, de nouveau. Il tord Lund dans la plaie. Souffre Vagabonde. Enlève, cette innocence qui me brûle la main. Cette même main qui me serre à écrire. Il tord encore plus fort le stylo dans la plaie. Il souffre. Il souffre tellement. Il lui semble que la douleur prend un malin plaisir à se distiller lentement, comme un vin doit vieillir avant de pouvoir être consommé dans les meilleures conditions. Elle lui lacère la main. Elle lui brûle les nerfs, les veines et les os. Il souffre. Il doit. Sa vue se trouble, mais il distingue encore le visage hurlant de la Vagabonde, pendant morbide à ce que doit être son propre visage à lui. Le Regret. Il doit le rappeler à Lui. Pour l’aider. Pour. Elle crie, mais il ne distingue rien des paroles. Non, la douleur occulte tous ses sens en les exaltant les uns après les autres. Il ne pense même plus à Lucja ou la Clé. Seul compte. Cette douleur atroce.

Explosion.

Et tout disparait dans un nuage de fumée. Un nuage de regrets. Il semble que la bâtisse elle-même s’écroule sur lui. Et sur Elle. La Vagabonde. Tout cela est mauvais très mauvais. Il n’aime pas la vie, mais la mort est encore bien plus effrayante. Cyclamën Animae est l’apôtre du Regret. C’est un lâche. Il lui faut fuir. Maintenant. Il ne distingue plus la Vagabonde dans la poussière et dans les gravats, mais il sent. Il sent la morsure de l’Innocence, maudite, dans sa main. Cette même main qui lui servait à son inspiration. Il souffre. Il hurle. Pour la deuxième fois. Des larmes coulent le long de ses joues. Elles partent de ses yeux dorés et dessine le visage de la tristesse le long de sa peau cendrée.

Il rappelle son Regret en lui.

« Vaga.. Vagabonde. »

_________________________________________________________________

Il pense aller mieux quand le Regret rentrera dans son corps. Il se trompe. La douleur est plus forte. Elle disparait en même temps. En fait. Il ne sent plus rien. RIEN. Il ne sent plus la douleur de l’innocence dans sa main. Non, le choc est fort. L’encre est Lui, elle a intégré son corps. Il sent toutes les sensations qu’a senties le Regret. Il sent les coups d’épées.  Un large trait découpe son torse en deux : de son épaule gauche jusqu’à son flanc droit. Le sang coule, timidement d’abord, et puis avec zèle ensuite. Il sent la peur de l’exorciste. Mais, il doit faire la part des choses. Il n’est pas le Regret. Non. Il lui coupe les bras. Se concentrer. Ne pas céder. Il est Cyclamën. Il est. Non, pardon mon vieux. Mais, le Regret aussi est Cyclamën. T’as joué, et t’as perdu.

Maintenant, tu dois payer.

Il sauve son bras gauche. Il se concentre dessus et s’en tire avec une entaille, profonde, mais ses gènes de Noé pourront le sauver. Par contre. Il ne sent plus la morsure de la Vagabonde. Il ne sent plus Lund dans sa main. Il ne hurle plus. C’est comme une sorte de… vide ? Il souffre. D’un coup. Il clignote : ses yeux je veux dire. Il ne se voit pas. Se relever, d’un coup, et s’écarter. Loin d’Elle. Le plus loin possible. Il lève la main gauche, et regarde hébété, Lund s’y voir attirer. Le Stylo répond à l’appel de son maître, évidemment. Il titube, encore. Il voit le corps de la Vagabonde, il la sait encore vivante. Et surtout, il voit son bras. Encore perforé par ses affreuses griffes. Alors. Doucement, il porte une main, son unique main jusqu’à son épaule gauche. Il lui reste son épaule, et le haut de son bras. Son avant-bras, son coude, sa main. Ils ne sont plus là. Perdus.

Il souffre le martyr.

Alors, il fuit. Il n’y a plus de mur. Il sort, doucement. Il sait qu’eux non plus ne le poursuivront pas. Dans sa main gauche, Lund, il le serre doucement. Sur son visage, du vent. Tout est au ralenti il lui semble. Cyclamën Animae pouvait entendre les cris et les explosions. Mais. Il n’y prêtait pas attention. Il n’en avait rien à foutre. Doucement, il marche vers Lucja. Elle lui a sauvé ka vie. Probablement. Enfin, elle s’est aussi sauvée la sienne de vie. Mais. Il croit que finalement, il l’aime bien.  Son Chat. Doucement, avec précaution. Il a mal, mal, mal. Au torse, aux côtes et à la poitrine. Sans parler de son membre fantôme. Avec précaution, il s’appuie contre le flanc du félin. Il parle doucement, avec tendresse presque. Une larme coule le long de son œil gauche. Le droit est bien trop choqué. Une larme noire comme de l’encre.

« Viens Lucja. Nous partons. Et puis.  Unnskyld. Pardon.
Mais. Je finirais par te tuer. Vagabonde.
இ La Plume Névropathe இ

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Mon but: s'isoler de l'humanité ;
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Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


•• Fiche de présentation
•• Fiche technique
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« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 225 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
▐ RPG Age : 16 ans à jamais.
▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
{Intrigue} ; Vaporisation ; ‘Allemagne {60}
Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
Récupération ; ‘Tibet {20}
Dilatation ; ‘Arche {40}


Points RPs : 1090
Points hors-RPs : 210
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Rang suivant {rang B} dans 300 points.


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Jeu 3 Juil - 1:13

Souffrance


" Tout le monde est faible devant la souffrance. "


Au cours de ces quelques dix-neuf ans de vie, j'ai connu bien des souffrances. Que ce soit celle mentale lorsque mes parents puis Elsje sont morts, ou physique quand je me suis noyée. Des claques, des raclées, je m'en suis pris, que ce soit dans la rue avec d'autres gamins ou au cours de missions avec mes anciens compagnons. Mais.. en réalité, avant aujourd'hui, je ne connaissais pas la véritable souffrance. J'ai l'impression d'avoir crié à m'en briser les cordes vocales, ces instants de torture m'ont parus interminables. La souffrance, rien que ça. Si j'avais pu mourir tout de suite plutôt que de souffrir de la sorte, sans doute aurais-je accepté. ... Enfin, sur le coup.


Plus les griffes de la bohème se refermaient sur la poignet du descendant de Noé, plus ce dernier s'acharnait à tourner cette arme dans la plaie de son assaillante. Quand bien même cette dernière avait fini par s'arrêter de hurler en continu, elle ne put s'empêcher de pousser un ou deux cris de douleur quand son ennemi reprenait ses tortures avec plus d'ardeur. Fatalement, Nora crispait encore plus ses serres sur sa proie. Engrenage de la douleur.

Cette souffrance était interminable pour la parisienne, tant et si bien que des larmes avaient finit par poindre aux coins de ses yeux, de douloureuses larmes s'écrasant au sol, certaines se mêlant à son sang, étalé au sol à force des tortures. Combien de temps tout ceci avait donc duré ? De longues minutes, d'interminables secondes ? Impossible à dire, l'esprit de la jeune fille n'était focalisé que sur une chose : que tout prenne fin le plus vite possible, quitte à mourir. La Lockwood avait-elle réussi à perdre tout espoir en l'espace de seulement quelques instants face à une douleur insoutenable ? On pouvait dire que oui..

Puis, d'un coup, l'Akuma disparu ; et tout se passa très vite.

C'était un poids immense qui disparaissait pour la cage thoracique et le corps de l'Âme Errante ; à nouveau, elle pouvait respirer normalement - enfin, encore fallait-il que l'autre retire ce stylo  de sa main meurtrie. Se redressant avec peine, Nora tendit ses griffes livres en direction de l'autre, prête à le transpercer de plein fouet malgré la douleur.

Une violente explosion contrecarra ses plans.

D'un coup, la jeune fille se sentit propulsée en arrière, sentant son dos heurter le mur du fond avec violence. Du sang coula de sa bouche, à moins que ce ne soit des gouttes de sang de sa main qui aient finies par atterrir là. Tout devint noir pour ses yeux, calme pour ses oreilles, il n'y avait même plus de douleur. D'une certaine manière, la bohème n'était même plus là. Elle n'entendit même pas son ancien assaillant lui souffler un simple mot.

C'est un nouveau tremblement dans la ville qui la fit revenir sur terre. D'un coup, la douleur dans sa main se réveilla, tant et si bien qu'elle ne put retenir un grognement rauque. Levant à peine la tête, ses griffes toujours activées, Nora sentit son corps trembler tandis que ses yeux se portaient sur la longue trace de sang sur témoignait de l'importance de sa plaie mais également de la violence de l'explosion qui l'avait traînée jusque là. Elle ne pensait pas avoir perdu tant de sang.

" Bordel.. ma main.. "

Tout était devenu si calme, il n'y avait plus aucune explosion dans les environs, plus de Noé, seulement le calme. Pourtant, quelque chose gênait la Lockwood, une.. présence ?

Reportant son attention sur sa main meurtrie, ce qu'elle vit lui coupa le souffle. Entre ses griffes gisait le bras du Noé et là, cela n'avait rien à voir avec une simple copie d'encre. Au final, tout ce sang n'était pas que le sien, mais également celui de son ennemi. Détournant le regard de ce membre déchiré, la demoiselle préféra désactiver son arme pour le lâcher et détourna rapidement le regard. Entre le choc violent et cette vision d'horreur, la parisienne ne put s'empêcher de lever sa main valide à sa bouche avant de l'en retirer et de vomir. Les yeux larmoyants, son corps tremblant, la jeune fille n'avait jamais été aussi éprouvée.

" LUCEEEEEEEEEEEEE ! "

Redressant à peine la tête, l'exorciste malade et meurtrie en aurait presque oublié son compagnon qui avait été en proie au double d'encre du Noé. Elle ne put qu'être rassurée de le savoir en vie. Cependant, où pouvait-il être pour hurler et ne pas la voir ?

" Luce... ! Est-ce que tout va bien ? "

Un sourire nerveux traversa son visage, tandis que la parisienne s'essuyait la bouche du revers de sa manche tâchée de sang. D'une faible voix, d'un murmure, elle souffla :

" Ah ben oui, super, je viens de dégueuler.. "

Elle voulut rire, mais seul un gémissement douloureux s'échappa de ses lèvres. Il fallait se relever, avant de ne plus avoir la moindre force pour le faire. Après tout, l'anglais était peut-être bloqué quelque part.. mourant, qui sait ? D'une certaine manière, Alexander était son ennemi et pourtant, il aurait donné sa vie pour la sienne.. La bohème ne pouvait se permettre de l'abandonner de la sorte.

Se relever fut peu laborieux. Incapable d'utiliser sa main gauche, la jeune fille tenta tout d'abord de se tenir au mur de l'autre, mais tout son corps tremblait et avait du mal à répondre. Une nouvelle nausée lui fit tourner la tête : mieux valait ne pas tenter le diable à se redresser de la sorte. Se penchant en avant, l'exorciste prit appui sur le sol de sa main droite, genoux contre terre, avant de se relever tout doucement, pas trop vite non plus pour éviter que sa tête ne la lance à nouveau. Faisant tout pour éviter de regarder cette main inerte sur le sol ou tout ce sang, l'exorciste se traîna jusqu'à l'origine de la voix de son compagnon d'infortune une fois debout.

Ce dernier était bloqué derrière les débris d'une table qui pressaient sans doute douloureusement contre sa poitrine. La tête toujours ailleurs, elle ne fit même pas attention aux larmes qui coulaient le long des joues du jeune homme. Sans plus afficher la moindre agression si ce n'était la fatigue, elle lança un :

" Mon vrai nom, c'est Nora. "

Réactivant son innocence, sentant une nouvelle vive douleur dans sa main gauche, la Vagabonde serra les dents. Plus vite ces morceaux de bois seraient dégagés, plus vite elle pourrait se reposer. Visiblement, aucun des débris ne semblait traverser le corps d'Alexander, il ne fallut que quelques instants pour la compatible pour dégager l'exorciste de ses entraves.

Ceci fait, la jeune fille laissa ses griffes disparaître et ses mains - ou ce qu'il en restait - reprendre leur forme normale. Dos et tête contre les restes du mur, juste à côté du jeune garçon, la bohème en aurait presque oublié la plaie béante qui avait prit place dans sa main gauche. Face à toute cette agitation, tout semblait si calme désormais. Le jour n'avait pas encore montré le bout de son nez, quelle heure pouvait-il bien être ? Cette question tournait en boucle dans sa tête ; Nora n'avait pas vraiment la force de songer à autre chose tout de suite.

" Laisse-moi juste fermer les yeux quelques instants.. Je te dirai tout ce que tu souhaites savoir ensuite. "

Ce faisant, ses paupières se baissèrent. Se connaissant, la Vagabonde savait que si son compagnon ne se mettait pas à lui parler, elle s'endormirait en moins de temps qu'il ne faut pour l'envisager. Cette souffrance n'avait toujours pas disparue, mais son corps comme son mental étaient à zéro, tandis que sa plaie continuait de saigner et que sa gorge lui faisait toujours aussi mal à cause de tous ces hématomes.

Demain viendrait, mais à quel prix ?




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† L'Âme Errante †

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" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 12 Juil - 2:39
— Spleen Vs Bliss —



« Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit. »
Alexander Valshe Rockwell × Nora Lockwood

Une forte douleur vrillait la tête d'Alexander. Sa vision s'était troublée un instant alors qu'il étouffait... Même si la poussière cédait sa place à l'oxygène, sa vision restait infâme, d'autant plus que les vertiges étaient intenses. Il saisit sa tête entre ses mains, tentant de se redresser, à genoux au sol... Affaibli par le combat qui s'était déroulé quelques instants plus tôt, l'anglais fut emporté par son poids et heurta le mur dans un bruit sourd. Jurant, il serra des dents sous la douleur. Il était désormais à fleur de peau et ne supportait plus la moindre douleur sans ressentir une forte colère.

Alors que la lune éclairait les rues détruites de la petite ville, que les flammes illuminaient les environs, adossé contre le mur, Alexander observait la lune. La poussière ayant envahi son visage, le salissant, ses yeux jaunes perçants se plissèrent : les détails de celle-ci, ses cratères observables depuis la Terre constituait une beauté absolue pour le poète. S'il avait la force, il aurait écrit un poème contant l'amour pur et nouveau sous le clair de lune... Rien de mieux pour dévoiler des sentiments... Même s'il en avait pour personne, en cet instant. Soudainement, il se sentit vide, comme si quelque chose lui manquait, une présence. Un amour, des bras, une chaleur...

Le vent se mit à souffler sur les ruines de l'auberge, ce qui eut pour effet de faire frissonner l'anglais. L’Angleterre lui manquait...

Quelque chose le fit tendre l'oreille. Quelqu'un était là et venait de vomir... Quel régal... Le visage d'Alexander se tordit en une mimique dégoûtée... D'ailleurs, il entendit une voix féminine murmurée, audible, mais il ne pu entendre parfaitement ce qu'elle disait. Se pouvait-il que... Luce soit toujours en vie ?

Une dernière fois, il tenta.

« Luce ?!  »

Le silence revint, et il sembla à nouveau parfaitement seul. Le Spleen se mit alors à le dévorer à une vitesse folle, il perdit ses espoirs, et un morceau de son être en même temps que le silence perdurait... Ainsi donc, l'exorciste avait de nouveau échoué en ne sauvant pas sa nouvelle amie. Etait-il aussi inutile et stupide que ça ? Ne valait-il donc pas mieux que n'importe qui d'autres ? Pourtant... Il avait une arme. C'était un Elu. Un Compatible comme ils aimaient le dire. C'était une fierté !

Ils avaient simplement oublié de dire à quel point c'était également un fardeau. Une peine longue, douloureuse... Inexorable. Interminable. Infinie. Insurmontable que d'avoir la responsabilité d'autres êtres humains dans ses mains. Alexander avança celles-ci devant lui : elles tremblaient... Face à l'échec,  à la solitude et à la peur. Que devrait-il faire désormais ? Ramener le cadavre de la « Vagabonde » à la tour noire ?

Son cœur manqua un battement lorsque la voix de la jeune femme s'éleva sans agressivité et faible. Malgré tout, cette fois-ci, il pu comprendre ce qu'elle avait voulu lui dire, et son cœur en prit un coup. Fichtre ! La surprise qu'elle lui faisait. La double surprise ! Non seulement, elle vivait encore – et heureusement ! –  mais en plus... L'anglais apprit qu'elle lui avait mentit. Il n'eut, étonnamment, aucune réaction face à tout ça. Après tout... Il lui avait menti à elle aussi. Et en beauté. Elle n'avait pas fuis, contrairement aux attentes d'Alexander. Les gens de cette époque fuyait devant les mensonges, ils effrayaient car la vérité était bien souvent insupportable.

« N-... Nora...? »

Levant sa tête en direction de la lune, un sourire se dessinant sur ses fines lèvres rosées, Alexander susurra le prénom une fois encore. Savourant sa douceur, et sa pureté. Une expression de bonheur sembla se glisser sur ses traits. Dans ses pensées, transporté par la beauté du prénom de l'exorciste, l'anglais se permit de commenter.

« En voilà un joli prénom...  »

Il sursauta alors que la jeune femme le dégagea des débris de table qui l'entravait. Il lui sourit, le plus sincèrement possible, les cheveux ondulants parfaitement coiffés... l'Innocence de Nora se désactiva et vint s'installer à côté de l'exorciste. Il vit du coin de l’œil qu'elle était blessée... Immédiatement, il déchira un morceau de sa tenue, qu'importait s'il y tenait. Alexander ne savait pas pourquoi, mais il fallait urgemment bander la main de  la jeune femme. S'accroupissant à côté d'elle, tendant et se rattrapant en posant ses mains sur le sol, l'anglais se reprit et lui fit un bandage plus ou moins correct, tout en silence.

Alors qu'il s'apprêtait à lui poser cette question qui lui taraudait l'esprit, la jeune femme prit la parole et lui demanda de la laisser fermer les yeux simplement quelques instants. La panique piqua Alexander au vif. Et si elle perdait connaissance ou bien mourrait ?! Hein ?! Non ! Non ! Elle ne fermerait pas les yeux... Mais à peine eut-il le temps de passer à ces éventualités que Nora venait de fermer les yeux. Il soupira le plus discrètement possible...

« ... »

La bousculant un peu, consciemment, pour la réveiller, en se replaçant contre le mur, l'anglais reprit sa contemplation de la Lune. Il admirait sa luminosité, et sa beauté. Sa forme. Ce soir, c'était la pleine lune. Un phénomène qui se produisait de manière régulière... Mais d'aussi loin qu'Alexander se souvienne, c'était la première fois qu'il pouvait l'admirer. Un sourire d'admiration se colla à ses lèvres.

Alors que le silence allait s'installer à nouveau, le poète le rompit.

« La toute première chose que je voudrais savoir.... » Il mit un moment avant de trouver la formulation parfaite. « C'est pourquoi vous avez fuis... »

La question fit alors l'effet d'une bombe.
Malgré l'agitation et le rude combat dans lequel les deux jeunes exorcistes avaient été malmené, Alexander avait pu comprendre la situation de Nora. Une Vagabonde... Le terme était joliment trouvé. Elle avait fui. L'Ordre. Pourquoi ? Quelles raisons avaient fait que c'était de trop pour elle, toute cette responsabilité, cette vie... ?

Y'avait-il autre chose que des raisons personnelles ?

« Ne me mentez pas, je vous prie. »

En effet. Un énième mensonge et le jeune garçon ne répondrait plus de lui. Il ne supporterait pas … Plus cette comédie. Si elle était tentée de la jouer une nouvelle fois. Même si son intelligence était supérieure aux autres, l'anglais n'avait pas la force de réfléchir et de rechercher les quelconques indices pouvant prouver qu'elle pourrait éventuellement mentir.

Tout ce qu'il désirait c'était dormir. Mais il désirait plus que tout connaître l'histoire de la jeune femme.

« Comme je vous l'ai dis. Je ne suis pas là pour vous...  » la rassura t-il avant même qu'elle ne puisse répondre.

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 12 Juil - 15:49

Confidences


" On peut chercher dans Dieu le complice et l'ami qui manquent toujours. Dieu est l'éternel confident dans cette tragédie dont chacun est le héros. "


C'était fini. Le calme était enfin revenu. Bon, l'auberge avait totalement été détruite et je pouvais rêver pour gagner un peu plus d'argent de la part de ses gérants mais.. nous étions tous sains et saufs. Enfin.. c'est un grand mot tout de même. Vivants, nous sommes vivants. Ce soir, personne n'a perdu la vie à cause de moi, ça vaut bien toutes les souffrances du monde. Tout finit presque bien au final. ... Pourquoi dois-je me livrer à des confidences dans ce cas-là ? Ah, oui.. la confiance..


Lorsqu'elle souffla son véritable prénom aux oreilles de l'exorciste, la bohème fut incapable de le regarder à nouveau dans les yeux. Mentir, c'était une chose ; avouer son mensonge était tout autre. Cependant, Alexander aussi lui avait menti. A n'en point douter, il n'avait aucun cousin ici dont il irait à l'enterrement le jour d'après. Ce n'était qu'un homme en noir en mission pour détruire les Akumas, peut-être même là pour récupérer la traître Nora Lockwood. Cette possibilité effleura l'esprit de la parisienne, même si elle aurait aimé croire en les précédentes paroles de son camarade d'infortune.

Et croyez-moi quand je vous dis que je ne suis pas là pour vous... Je suis là pour les Akumas.

Lorsque la jeune femme entendit les commentaires de l'anglais au sujet de son prénom, elle ne put réprimer un léger sourire ; quand bien même, au fond, elle n'en avait plus vraiment la force. Aucun mécanisme, juste de la sincérité. Nora était le prénom que lui avait offert ses parents biologiques, en plus de leur nom de famille. C'était aujourd'hui tout ce qui leur restait d'eux. Ça, et quelques vieilles photos.

Une fois le pauvre Alexander libéré de sa prison de bois et son apparence normale retrouvée, l'Âme Errante laissa son dos glisser lentement contre ce qu'il restait d'un mur. Là, assise, la Lockwood n'avait plus aucune envie de se lever et ça, avant un bon petit moment. Même sa blessure à la main semblait futile par rapport à la fatigue qui l'habitait désormais. De toute manière, vu le sang qu'elle avait perdu jusqu'à maintenant, sans doute n'était-elle plus à quelques gouttes près. Néanmoins, l'exorciste en mission ne vit par cette blessure sous le même angle. La bohème entendit un bruit de tissu déchiré, tandis qu'une mimique douloureuse traversait son visage. Un bref coup d’œil en direction de sa main meurtrie suffit à lui faire comprendre que l'anglais avait tenté de panser ses plaies ; avec les moyens du bord.

Le bandage assez serré n'était pas des plus agréables, lui rappelant encore plus cette vive douleur qui ne cessait de la lancer ; mais au moins, l'hémorragie était contenue.

" ... Merci. " fit-elle en un souffle.

Suite à cela, la Vagabonde demanda à son compagnon de lui laisser le temps de fermer les yeux quelques instants, afin qu'elle puisse prendre un peu de repos. Même si tout son corps lui faisait mal, la jeune femme ne s'éteindrait pas en ce triste jour ; tout ce qu'elle voulait, c'était dormir, ne serait-ce que quelques minutes.

Alors que le calme des lieux et la douce lumière de la lune berçaient la bohème dans le monde des rêves, elle fut rapidement ramenée sur terre par le jeune homme. Entrouvrant ses yeux pour poser en regard là en sa direction, Nora comprit à cet instant que le temps des révélations avait sonné. Bien trop hâtivement à son goût. Enfin.. La Lockwood avait promit de tout lui raconter, pouvait-elle seulement encore se défiler maintenant ?

Tout portait à croire que non.

" La toute première chose que je voudrais savoir.... ... C'est pourquoi vous avez fuis.... "

Bon, au moins, on ne pouvait pas faire plus direct comme question. Perturbée, la jeune fille détourna le regard pour le poser sur ses pieds. Dire qu'il y a quelques mois encore la bohème ne faisait que vivre dans le passé ; désormais, elle faisait tout pour le fuir et se libérer de ses entraves. Elsje..

" Ne me mentez pas, je vous prie. "

Pourquoi fallait-il qu'il utilise des mots aussi durs ?

Incapable de reporter son attention vers lui, les yeux désormais aussi rougis par la poussière que par la tristesse, l'Âme Errante ne pouvait s'empêcher de garder le silence. A quoi bon lui mentir ? Sans doute avait-il vu clairement dans son jeu depuis longtemps, mais avait préféré garder le silence. Son triste regard finit alors par se poser sur le ciel, sur cette pleine lune qui brillait qu'un éclat bien plus doux et chaleureux que celui du soleil.

" Comme je vous l'ai dis. Je ne suis pas là pour vous... "

Un simple clignement des yeux ; et de lourdes larmes vinrent s'écraser sur le sol, dans la plus douce des discrétions. Alexander était avide de vérité et tout ce que la bohème avait réussi à faire jusqu'à maintenant, c'était de lui mentir. En plus de la fatigue et de la souffrance, les mots de son camarade avaient profondément touché Nora. C'en était de trop pour elle, cette pauvre jeune femme qui se cachait derrière une carapace fissurée par le temps et les épreuves du destin.

Comme une goutte d'eau qui fait déborder un vase au bord de la brisure.

" Je suis.. vraiment.. vraiment désolée.. "

S'essuyant les yeux de l'une de ses manches - pas celle tâchée de sang, l'autre - la jeune fille ne put reporter son attention vers son camarade pour le moment, la gardant figée sur la lune. L'astre de la nuit serait le témoin de ces confidences nocturnes.

" Ça fait un mois et demi que j'ai quitté la Congrégation de l'Ombre. "

Étendant ses jambes tout en prenant appui sur sa main valide, la jeune femme se rappela de son arrivée à la congrégation de l'Ombre. Tous ces sourires, ces accueils chaleureux, cette bonne humeur qui ne disparaissait pas malgré la guerre qui faisait rage. Elle qui avait voulu servir en tant que scientifique comme Edgar ou infirmière comme Élise, voilà que leur fille s'était retrouvée être exorciste. A partir de ce monde, la jeune fille n'avait sans doute plus été considérée comme Nora Lockwood, la gentille petite bohème de Montmartre voulant offrir ses services à l'Ordre Noir ; mais plutôt comme Ungues ou les griffes noires. Une exorciste.

Un fin soupir s'échappa alors des lèvres de la jeune fille en proie à de douloureux souvenirs.

" Si je suis partie, si j'ai fuis c'est.. je.. ... "

Son poing droit se serra, tandis que son regard finissait de nouveau par disparaître dans l'un des recoins de l'auberge. Il fut captivé par une petite flamme dansante et crépitante sur une poutre du plafond s'étant écrasé sur le sol. La bohème fut replongée quelques semaines plus tôt, à Paris.

" Lors d'une mission, le.. le jour après la fuite d'Allen Walker je.. j'ai laissé une exorciste m.. mourir devant mes yeux je.. je n'ai rien pu faire pour la sauver.. " avait-elle commencé, les yeux à nouveau gorgés de larmes, " Elsje elle.. elle s'appelait Elsje.. une exorciste, à seulement onze ans.. ... Si tu doutes de ma parole tu n'auras qu'à vérifier mes propos une fois à la Congrégation.. "

Ce ne fut pas difficile pour la bohème d'imaginer le visage si enfantin et timide de la fillette. dire que la Lockwood aurait put empêcher la mort de prendre sa vie si rapidement.. Nora hoqueta nerveusement tandis qu'elle ne faisait même plus attention aux larmes coulant de ses joues.

" Peut-être que tu trouveras ça égoïste mais.. je.. après ça, je ne pouvais plus rester là-bas.. Mettre des vies en danger, je.. non. "

Déglutissant avant de se frotter les yeux une nouvelle fois, la jeune fille laissa alors sa tête tomber doucement en arrière, contre le mur, toisant le plafond avec un intérêt que seule elle connaissait. Le silence s'installa durant un long moment, avant que la Vagabonde ne se décide enfin à croiser le regard de son interlocuteur.

" Je préfère mourir seule, plutôt que d'entraîner des gens avec moi. "

Un sourire triste berça son visage. Malgré ses propos, la bohème eut un pincement douloureux au cœur : ce soir, des gens avaient failli perdre la vie par sa faute. Il fallait qu'elle soit plus discrète à présent. Tout ça devait être lié à Aloïs et Mathilde ; c'était certain.




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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Jeu 17 Juil - 13:12
— Spleen Vs Bliss —



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Alexander Valshe Rockwell × Nora Lockwood

Sa question avait été directe, peut-être même un peu trop. Le jeune homme se sentait métamorphosé, et il se disait que l'adrénaline due au combat faisait probablement encore effet. Jamais auparavant l'anglais n'aurait posé une question aussi intime... Et surtout pas de cette façon ! Non non, encore quelques heures plutôt il serait parti dans l'ignorance la plus totale sans se douter que Luce était un pseudonyme. Laëtitia l'était donc aussi ? Cette femme scientifique qui avait elle aussi déserté l'Ordre Noir. Pour quelles raisons ? Sincèrement, il espérait qu'elle allait bien... Qu'elle avait enfin pu revenir une vie normale en ayant tout simplement disparu dans la nature. Quand bien même, égoïstement, Alexander ne connaîtrait jamais son nom. Cela l'attrista, soudainement.

Nora détourna les yeux suite à cette question un peu trop « crue », un peu trop vive dans l'émotion qu'elle prodiguait. Un peu trop réelle... Laissant à la jeune femme, très certainement, un goût aussi amer qu'est la réalité. Sa réalité. Il semblait d'ailleurs que la vue de ses pieds – autre chose que le visage innocent d'Alexander, en tout cas – permettait d'adoucir son univers... L'espace d'un instant. Seulement un maigre instant, quelques secondes, à peine, de « calme » intérieur avant que la vague de douleur mêlée à celle des souvenirs ne viennent inonder son âme. Tout le monde connaissait cette sensation de vertiges et de nausées causée par les souvenirs douloureux d'une vie passée... D'une personne partie beaucoup trop tôt, d'un manque cruel de celle-ci. Les phrases de l'anglais n'arrangeaient absolument pas la situation, au contraire... Peut-être bien que c'était – et seulement cela – les pensées amères et douloureuses de la française... Nora se mit à pleurer. Elle laissa échapper de ses yeux quelques gouttes d'eau salée qui vinrent s'écraser sur le sol. Le poète ne le vit pas, la pénombre empêchait toute vision de l'infiniment petit, et ses perles d'eau étaient comprises dans le lot.

Sa douce – et petite – voix se fit entendre. Comme un souffle, une brise... Un peu de douceur, malgré la culpabilité qui l'animait. Elle s'excusa. Cela fit décrocher Alexander de sa petite lune, et il porta son regard sur la jeune femme. Cette vision qui lui fut offerte... Fut, à ses yeux, une des plus belles, mais aussi une des plus tristes. Son cœur manqua un battement face à la douleur évidente de sa coéquipière. Il pu remarquer qu'elle avait pleuré, non seulement parce qu'elle s'ennuyait les yeux du revers de sa manche, mais aussi parce que maintenant qu'elle fixait la Lune, l'exorciste pu voir ses yeux rougis par les quelques larmes.

Lui aussi, pensant que c'était mieux pour elle, se mit à contempler – une nouvelle fois – l'astre lunaire qui leur offrait un spectacle des plus singulier. Ce fut d'ailleurs à cet instant que Nora lui raconta son histoire, la vérité qu'il désirait tant entendre, cependant, elle lui servit aussi sur un plateau, sa douleur et sa culpabilité.

Elle avait quitté la Congrégation de l'Ombre depuis un mois et demi maintenant. D'ailleurs, elle précisa qu'elle avait fui, et il était devenu tout de suite très clair pour le jeune homme que quelque chose de horrible pour elle s'était produit... La « forçant » à quitter cet Ordre qui – pourtant – avait sauvé la vie de plus d'un en leur offrant une famille. Enfin... Seulement sur un plan. Sur les autres, il les envoyait se faire massacrer par des Akumas et des Noahs uniquement pour sauver les autres … Ceux qui étaient inutiles en tant de guerre : les civils. Pendant le silence qui suivit, Nora se perdit très probablement dans ses souvenirs... Ce qui permit à Alexander de faire de même. Ce qui n'était franchement pas une bonne chose. Ses souvenirs n'étaient pas des plus joyeux, surtout les tout dernier. La mort de ses parents avait été la chose la plus douloureuse qu'il avait à supporter. Un poids incommensurable sur ses épaules, infini, il lui paraissait, et surprenant. Ce soir-là, il n'aurait jamais cru à une pareille catastrophe. Comme chaque homme sur terre, il pensait que ça n'arrivait qu'aux autres. Ce soir-là, il avait eu l'impression de ne pas vivre Sa vie, mais celle de quelqu'un d'autre.

Ce fut la voix de Nora, se faisant de nouveau entendre, qui ramena le jeune homme à la réalité. Et heureusement, car il avait été prêt à sombrer dans les Abysses des souvenirs pour l'éternité. Et c'était loin d'être une bonne chose, comme on pouvait parfaitement s'en douter.

Prêtant une oreille attentive au récit de la jeune femme, Alexander fut submergé par les émotions de Nora... Empathique, le jeune homme prenait les sentiments des autres sans même comprendre pourtant, et encore moins comment. Peut-être souffrait-il d'une maladie quelconque ? Il n'en savait rien, et l'heure n'était pas à la réflexion, mais à l'écoute. Ainsi donc, reportant son attention sur le récit de son amie, l'anglais pu comprendre pourquoi elle avait fui... Lorsqu'Allen Walker – celui dont on parlait tant – partit, Nora fut envoyée une semaine plus tard à Paris, capitale française, pour une mission. C'est alors que ce qu'elle raconta fendit le cœur d'Alexander autant que celui de la jeune femme : elle fit face à la mort de sa coéquipière, sans même pouvoir faire quoique ce soit pour la sauver. Il imaginait la scène avec horreur... Assister à la mort était bien pire que la découvrir... Même les deux étaient tout simplement abominables.

La Vagabonde hoqueta sous les larmes et les souvenirs. Alexander voulu poser sa main sur la sienne, ou... Exécuter un quelconque geste pouvant la réconforter, mais il ne pu. Ses muscles s'étaient tendu devant une telle idée... Trop stressé, trop apeuré qu'elle prenne cela pour autre chose, qu'il préféra ne rien faire et continuer simplement à l'écouter. Sa tête eut envie de se baisser tant la culpabilité d'être aussi médiocre l'envahi, cependant, le jeune homme garda les yeux rivés sur la Lune tandis que son amie pleurait tout en racontant son récit. Il était plus doué avec les mots, alors il se rattraperait ainsi.

Nora expliqua la culpabilité qui la rongeait. C'était ce qui l'empêcha de rester dans cette organisation. Elle ne voulait pas que cela recommence. Elle ne pouvait plus supporter la mort de son amie Elsje qui pesait si lourd de ses frêles épaules, et risquer à nouveau de vivre le décès d'un autre exorciste à cause d'elle, de son incapacité. Alexander le comprenait. Si elle était restée là-bas, elle se serait brisée. En milles morceaux. C'était certain. Cela aurait été inévitable. Aujourd'hui, sans elle, l'exorciste serait mort.

La dernière phrase de la jeune femme secoua l'anglais. Comme si son âme elle-même ne pouvait le supporter et tentait à l'instant même de sortir du corps que l'on lui avait attribué. Ce fut douloureux, surprenant... Alexander écarquilla les yeux sous cette sensation qu'il découvrait. Il... Il était inconcevable qu'elle fasse quelque chose de la sorte. Non. Il ne pouvait l'entendre. Aussi étonnant et fou que cela pouvait paraître, le poète c'était attaché à elle. Il lui était désormais inconcevable qu'elle devienne aussi vulnérable que cela.

Sous le « choc », il s'était redressé rapidement, et tentait d'ignorer le vertige qui l'assaillait, qui désirait le faire tomber sur le sol. Alexander regarda la jeune femme de ses yeux jaunes. Ses sourcils ne savaient quelle position prendre... Tristesse ou petite colère ?

« Je... Je comprends parfaitement votre perte. J'en ai vécu une aussi. Et votre choix fut le bon, à mes yeux. Vous vous seriez sacrifiée pour un autre exorciste pour que la mort d'Elsje ne se répète pas. Cela n'aurait servi à rien... » commença-t-il. « Nora... Vous... Vous n'êtes pas égoïste. Vous avez pensé à eux avant vous. Vous avez sacrifié votre vie « paisible » au sein de l'Ordre pour une vie de … Pardonnez-moi le terme, de Vagabonde. Un égoïste serait resté, et aurait laissé l'action se répéter, et la peur, le traumatisme grandir en lui. »

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de l'anglais.

« Ce soir, vous m'avez sauvé la vie. Sans vous, je serai mort à l'heure actuelle. Ma vie ne vaut sûrement pas celle de votre amie. Mais ne pourrions-nous pas dire que vous avez remboursé votre dette? »

Instinctivement, Alexander avait posé une délicate main sur le poignet – et également sur le bas de sa main blessée – de Nora. Une chose qu'il n'aurait jamais fais auparavant. Le bébé grandissait... Changeait. Aujourd'hui, il avait une nouvelle famille qu'il n'acceptait pas encore et qui l'attendait, ainsi qu'une amie.

Nora Lockwood. La Vagabonde.

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Ven 18 Juil - 1:15

Dette ?


" Le beau moment d'une dette, c'est quand on la paie. "


Je lui ai dis mon véritable prénom puis je lui ai raconté mon histoire, chose que je n'avais jamais fait auparavant mis à part avec ma famille et mon petit londonien. Était-ce pourtant une bonne idée ? Il m'a aidé à plusieurs reprises et ne m'a jamais semblé hostile, mais.. Il n'en demeure pas moins un exorciste. Si on venait à apprendre qu'il m'a rencontré et n'a pourtant rien fait pour me ramener à la Congrégation, je n'ose pas penser à ce qu'il pourrait bien lui arriver.. Amelia m'a bien dit que Central était à ma recherche, ça devait être la même chose avec les exorcistes, non ? J'aurais dû me méfier un peu plus mais.. C'est désormais trop tard. Ai-je vraiment à m'en plaindre ? ... Non je ne pense pas.


Parler, encore et encore, ne jamais s'arrêter, sinon c'est la mort qui l'attendait. Des fois, on avait l'impression que la bohème croyait vraiment en cette simple petite phrase. Ne rien dire à personne de son passé, tout garder pour elle, même son véritable prénom ; tout cela avait été impossible pour la Lockwood en cette triste nuit. Cet exorciste, même s'il continuait de servir pour le bien de l'humanité sous les ordres du quartier général, lui, n'était pas comme les autres. Sans doute la bohème aurait eu beaucoup moins de chance si ce n'avait pas été Alexander qui avait été envoyé à Salzbourg pour détruire les Akumas. Un autre que lui aurait sans doute profité de cette faiblesse temporaire pour la neutraliser.

La suite, Nora n'osait même pas l'imaginer. Retourner à la Congrégation - ou ailleurs ! - par la force ? Jamais elle n'accepterait. La mort serait sans doute plus douce que de retourner là-bas ; c'était signe de liberté. Mais la fuyarde craignait de mourir plus que tout. Mourir, c'était tout oublier, ne plus exister. Cependant, que valait une vie de servitude ? ... Mieux valait cesser de songer à tout cela pour le moment.

Le long discours de la jeune femme s'était arrêté sur de nouvelles larmes, malgré tout encadrées par un simple sourire. On lui avait déjà fait la remarque par le passé mais, souvent, ses mimiques faciales n'avaient rien à voir avec les sentiments qui lui creusaient le cœur.

Quand bien même la Lockwood préférait mourir seule que de causer des morts inutiles autour d'elle, perdre la vie lui semblait quelque chose d'inenvisageable. Sa famille l'attendait à Paris, il y avait ses parents, mais également Ellie sa marraine, puis Charly aussi, ainsi que les vieux du théâtre. Que penserait le jeune orphelin des rues de Londres si sa compagne venait à ne plus répondre à ses lettres ? Que deviendrait sa famille sans nouvelles ? Il y avait également Sam, Amelia, Hereata et toutes ces personnes qu'elle avait aimé et côtoyé à la Congrégation. Mourir n'était pas une option pour la jeune fille. Quoi qu'il arrive, elle vivrait ; même si, depuis sa fuite, tout n'avait été que survie.

Toutefois, les mots de la Vagabonde n'avaient pas eut l'effet escompté chez Alexander. Ce dernier se redressa d'un coup, si rapidement qu'il manqua de tomber ; une drôle d'expression sur son visage. Le sourire de la jeune exorciste disparu alors aussi vite qu'il était apparu.

" Je... Je comprends parfaitement votre perte. J'en ai vécu une aussi. Et votre choix fut le bon, à mes yeux. Vous vous seriez sacrifiée pour un autre exorciste pour que la mort d'Elsje ne se répète pas. Cela n'aurait servi à rien... "

Décidément, la guerre était toujours faite de perte. Qui avait-il pu voir mourir ? Sa famille ? La personne qu'il aimait ? Une ou une amie, peut-être ? Son regard doré planté dans le sien, l'Âme Errante fut à ce moment incapable de dire quoi que ce soit. Ne souriant plus, elle se contenta alors d'écouter ce que son camarade avait à lui dire ; les yeux, toujours humides.

" Nora... Vous... Vous n'êtes pas égoïste. Vous avez pensé à eux avant vous. Vous avez sacrifié votre vie « paisible » au sein de l'Ordre pour une vie de … Pardonnez-moi le terme, de Vagabonde. Un égoïste serait resté, et aurait laissé l'action se répéter, et la peur, le traumatisme grandir en lui. "

Pourquoi continuait-il à la vouvoyer ? Enfin, passons.

Un sourire avait fini par se dessiner sur les lèvres de l'exorciste. Pensait-il vraiment ces paroles ? Enfin.. Jamais la bohème ne s'était sentie agir égoïstement en quittant les rangs ; bien au contraire, elle s'en fichait même par-dessus tout. Cependant, un autre mot lui était venu à l'esprit pour se qualifier.. Lâche.

" Ce soir, vous m'avez sauvé la vie. Sans vous, je serai mort à l'heure actuelle. Ma vie ne vaut sûrement pas celle de votre amie. Mais ne pourrions-nous pas dire que vous avez remboursé votre dette ? "

Clignant des yeux, Nora avait du mal à se rendre réellement compte de la portée qu'eurent ces paroles sur son pauvre cœur. Rapidement, elle détourna le regard vers cette main qui s'était posée sur son poignet gauche, réprimant par la même occasion une grimace quelque peu douloureuse. Cependant, elle ne put réprimer un nouveau sanglot.

Plus le temps passait, plus sa carapace se brisait et la véritable Nora se montrait au grand jour. Elle n'aimait pas ça, ô que non.

" Penses-tu réellement ce que tu disais ? "

Gardant son regard vers leurs mains et ce morceau de tissu ensanglanté qui entourait la sienne, la parisienne avait parlé d'une petite voix déchirée par le chagrin. Pendant un long moment, tout ne fut que silence et doux bruit de larmes s'écrasant sur le sol.

Toute quiétude finit par être rompue.

" Enfin.. " reprit-elle finalement, " Sache que dans le mesure du possible, je t'aurais sauvé, même si tu avais été l'un des chiens de Central. "

Ah, le tact. Son regard finit par se relever et par se perdre à nouveau, mais cette fois-ci sur l'immensité du ciel. Une chose était sûre : parler de ses sentiments était une chose terriblement difficile pour celle qui avait toujours tout fait pour les cacher. Un fin soupir s'échappa à nouveau de ses lèvres.

" Une vie est une vie, j'ai du mal à croire que certaines valent plus que d'autres, ni même qu'en préserver une permet de racheter une perdue.. Chacun a le droit d'exister et de vivre. "

Son regard s'assombrit alors ; était-ce de même pour Aloïs ? Incapable de répondre à cette question en prenant son exemple, un hoquet nerveux s'échappa alors de ses lèvres. Sans doute était-il temps de retourner sur terre.

Relevant doucement et douloureusement sa main pour agripper ses doigts à ceux de son camarade, la bohème se mit alors à serrer sa main comme si sa vie en dépendait, le regard toujours porté vers l'infini de l'univers. Bien vite lasse de cette étreinte douloureuse, elle finit par relâcher toute force, ne faisant même plus attention à ce sang qui coulait entre leurs doigts. Cette douleur, c'était celle d'être toujours en vie. Personne n'était mort par sa faute et elle n'avait pas eut à se sacrifier inutilement comme le disait si bien Alexander.

Quelques dernières larmes se mirent à couler le long de ses joues, une dernière fois et bien vite tues par le revers de sa main valide. Gardant son regard porté sur l'infini, sur l'avenir, elle finit par dire :

" Je suis malgré tout.. heureuse, d'avoir au moins réussi à faire quelque chose de bien ce soir.. Excuse-moi pour ce que j'ai dis avant sur Central, je.. je me suis un peu emportée et je me rends compte que j'avais tord. " dit-elle avant de reporter son attention sur lui, " Tu vaux mille fois mieux qu'eux. ... Merci pour l'aide que tu m'as apporté. Sans toi, je n'aurais pas pu m'en sortir non plus. "

Un sourire sincère illumina alors le visage de la bohème, mimique destinée à celui qui l'avait écouté et comprit. Voilà une amitié qui avait réussi à naître malgré sa cavale. Quoi de plus beau ?

" T'es un chic type Alexander. "

Laissant à nouveau l'arrière de sa tête se coller sur le mur tandis qu'elle laissait retomber sa main blessée de côté, une douce sensation de calme sembla apaiser Nora, son regard cette fois-ci porté sur la rue. Avait-elle vraiment réussi à rembourser sa dette auprès d'Elsje ? Jamais l'exorciste n'oublierait l'erreur qu'elle avait fait ce jour-là, cependant, celle-ci ne pouvait que l'encourager à continuer à se battre pour sauver des vies ; même lorsque tous les camps ne désiraient que sa mort.




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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Mar 22 Juil - 22:54
— Spleen Vs Bliss —



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Suite aux mots de l'anglais, la française se mit à pleurer, une fois encore. Alexander s'en voulu. De sa main libre, le jeune homme sécha les larmes de son ami, un demi-sourire sur le visage. Il venait de trouver le lien qu'il aurait avec les femmes. Pas un lien d'amour, non, à moins que l'élue de son cœur ne vienne subitement habiter sa pompe sanguine, mais un lien d'amitié sincère et puissant. Il les protégerait, non pas parce qu'elles sont douces et ont l'air fragiles mais parce qu'elles représentaient la perfection en ce monde. Pour lui, elle l'était. La femme, pour le poète romantique, était la plus belle créature au monde. L'idylle. L'ange. Elle était le symbole de la beauté, et de la douceur. Elle était un condensée de toutes les plus belles qualités, des plus beaux éloges. Elle est digne des plus beaux poèmes. Elle est aussi cette mère créatrice qui permet à l'humanité de prospérer, et d'engendrer une descendance. La Femme est Tout.

Cette Nora Lockwood était une part de tout ce que la femme représente. Nora était la force et la beauté. La jeune française était un condensée de perfections. Dans beaucoup de domaines. Beauté. Gentillesse. Altruisme. Amour. Douceur... Bien d'autres encore. Alexander avait su entrevoir l'âme de sa nouvelle amie par le miroir que ces yeux bleus océans étaient. Après tout, les yeux sont véritablement la fenêtre sur l'âme. Ou bien le miroir, selon les dires. Mais ils reflètent parfaitement l'âme, quelqu'elle soit ; les yeux ne mentent jamais.

Même ses mensonges ne pouvaient gâcher l'être qu'elle était. La femme devient imparfaite uniquement lorsqu'il est question de blesser autrui, ou bien de le tuer. Mais ici, nous parlons d'innocents, pas de Noés. Tout est très différent... Alexander sourit doucement à Nora, pour la rassurer, ou un quelconque autre effet. La jeune femme lui posa une question qui eut pour effet de surprendre le jeune anglais. Croyait-elle qu'il mentait, réellement ? Certes, au début de leur rencontre, il lui avait menti... Mais elle aussi. Finalement, ils étaient tous les deux quittes.

Pour la première fois de sa vie, Alexander eut envie de serrer quelqu'un dans ses bras. Les larmes de la jeune femme étaient égales à de la torture. Il ne voulait pas qu'elle pleure. Une femme qui pleure est comme un crime. Puis vint un trait d'humour, peut-être. Nora lui avoua qu'elle l'aurait sauvé quand bien même il aurait appartenu à Central. Peut-être bien que non, justement. Un membre de Central était plus puissant que lui... Et il aurait plutôt cherché à sauver la jeune française pour l'emmener par la suite. Enfin... Qui sait vraiment ?

« Oh... Je vois ce que vous voulez dire, évidemment. Mais un membre de Central, quelqu'il soit, est plus puissant que moi. » fit-il.

Un petit rire sembla s'échapper de ses fines lèvres. Même si concrètement, au fond de son être, la peine l'habita. Malgré tout, Nora venait de le blesser, et il sembla physiquement prendre ses distances, retirant sa main du bras de la jeune femme tandis qu'elle se mit à regarder la voûte céleste. Elle fit un speech sur l'importance de la vie, ainsi que sa valeur... Quelque chose à laquelle Alexander n'importa pas d'importance. Chacun méritait de vivre, certainement. Dieu donne sa chance à n'importe qui. Mais l'exorciste était de l'avis suivant : n'importe qui mettant en péril la vie d'autrui, ou le blessant est susceptible de voir sa vie retirée... Les Noés et les Akumas étaient impardonnables.

Doucement, Alexander replaça sa main.
Nora lui agrippa les doigts et les serra fortement. Le jeune anglais la regarda dans les yeux. Ses joues rosirent légèrement, intimidé. Lentement, le sang de la française se mêla à l'étreinte de leurs doigts... Spectacle que se mit à admirer le jeune poète. Tandis que Nora s'excusa d'avoir été aussi dure avec lui, le jeune homme releva la tête et plongea son regard dans le sien. Il se mit à sourire. Selon elle, l'exorciste vaudrait bien mieux qu'un membre de Central... Pourtant, elle ne le connaissait pas depuis longtemps. Peut-être que c'était un parfait abruti qui la manipulait pour la ramener plus facilement à l'Ordre Noir, qui sait vraiment ?

Elle lui témoigna sa vision du combat. Quelque chose qui toucha Alexander au plus profond de lui-même. Il avait été utile. Pour une fois, il l'avait été. C'était un grand changement qui s'opérait enfin... Il allait pouvoir faire quelque chose de son Innocence. Le poète allait enfin pouvoir être plus agressif et contre-attaquer ses ennemis... Comme ce soir, il pourra se défendre en cas d'attaque, et couper les membres de ses adversaires au besoin. Il sauvera tout ceux qui se trouveront à ses côtés et qui seront en mauvaise posture. Alexander sauvera tout ceux qu'il peut... Désormais, il sentait qu'il en avait le pouvoir.

Quelques instants plus tard, la jeune femme se remit à sourire, ses larmes séchées. Leurs mains se lâchèrent enfin. Alexander reprit ses distances, intimidé, une fois de plus. Nora lui fit un compliment comme jamais il n'en avait eu. Selon la française, c'était un « chic type ». Les joues d'Alexander rosirent de nouveau, tandis que ses yeux fuyèrent ceux de son amie, tandis qu'il tentait de faire face au compliment. Il n'en avait pas l'habitude.

« Je... Vous savez... Je... » tenta-t-il en premier lieu.

Ce compliment l'avait complètement dérouté. Il ne savait tout simplement où se mettre, et se sentait très mal à l'aise. C'était comme s'il ne méritait pas de compliments, et encore moins de sa part. Elle qui paraît si forte. Elle qui l'avait sauvé. Sans qui sa mort aurait été faite. Sans elle, Alexander en était conscient.

« Vous n'en avez peut-être pas conscience mais... Vous êtes plus digne de recevoir ce compliment que moi, Nora. Vous m'avez sauvé la vie. Vous avez été plus utile que je ne l'ai été. Vous êtes plus puissante, également. »

Il eut une triste expression sur le visage. La vérité le frappait de nouveau. Elle avait un goût amer, elle était détestable. Elle le faisait souffrir chaque jour. Ses parents n'étaient plus et chaque jour était un peu plus difficile. Il avait perdu tous ses repères dès ce jour... Ses repères qui lui étaient tellement important. Sans ça, il ne pouvait avancer convenablement. A quoi bon faire un pas si c'est pour qu'à chacun d'eux, Alexander recule de trois ?

Une question lui vint à l'esprit. Quelque chose qui arriva comme un cheveux sur la soupe et qui ne quittait plus ses pensées.

Pardonnez ma curiosité, mais pourquoi avoir choisi l'Autriche pour fuir... ? N'était-il pas mieux d'aller chez vos parents ?

Après tout, ils l'auraient peut-être couvert et cela aurait été plus sûr qu'ici ? Si lui l'avait trouvé par inadvertance... N'importe qui cherchant un peu sérieusement serait en mesure de la trouver. Et c'est bien quelque chose dont Alexander avait peur. Il ne voulait pas qu'après son départ, Nora soit prise sous le joug des exorcistes, ou encore des Noahs... Ils avaient lutté si fort pour survivre. Ils en étaient tombés de fatigue. Il était hors de question que le destin leur joue un aussi mauvais tour. Il était hors de question qu'elle meurt après une aussi grande bataille. Ce serait parfaitement ridicule...

Qu'allez-vous faire, par la suite, Nora...?

Dans sa voix... S’immisça un brin de tristesse tandis que le prénom de la jeune femme mourut dans sa gorge. Ses yeux se baissèrent sur le sol. Il n'avait pas la regarder en face après une telle curiosité...

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Dim 27 Juil - 1:46

Fuir


" On peut tout fuir, sauf sa conscience. "


Plus le temps passe, plus je m'ouvre à lui, lui offre ma vision des choses et ma façon de penser. Ce n'est pas dans mes habitudes de me confier pourtant.. C'est étrange, mais au fond, ça fait un bien fou. Il ne parlera pas de moi à l'Ordre Noir - enfin j'espère - et je ne le reverrai peut-être jamais, alors à quoi bon jouer un rôle qui ne me correspondait pas ? ... Peut-être est-ce pour ça que je n'ai pas peur de lui parler de la sorte. Ce soir, nous avons tous les deux affronté la mort à nos risques et périls. Nous nous sommes faits confiance.. Est-ce grâce à ça que nous sommes encore en vie ? ... J'en ai l'impression et ne peux plus lui mentir.


La bohème parlait beaucoup et ce depuis toujours, sans doute bien plus qu'elle ne le devrait. Enfant, avant la mort de ses parents, sa langue était déjà bien pendue et la Lockwood avait toujours aimé parler pour tout et ne rien dire, cependant, une fois orpheline, elle s'était plongée dans un profond mutisme pendant près d'un an. Peut-être était-ce pour cela que la fuyarde avait tendance à parler autant aujourd'hui, histoire.. de rattraper le temps perdu. Egalement peu douée avec les mots, il lui fallait parfois des tas et des tas de mots pour expliquer une chose qui semblait pourtant très claire dans sa tête. Enfin..

Tout cela pour en venir au fait qu’en essayant d’expliquer une chose plutôt simple – qu’au fond, elle aurait sauvé Alexander qu’importe le camp dans lequel il aurait été – la parisienne avait juste réussi à le vexer. Il n’avait rien dit, mais cette main qui avait tout à coup disparu de son poignet en était la preuve certaine.

Alexander clama comprendre où elle venait en venir avec ses propos, bien qu’un membre de Central aurait été bien plus fort que lui. Le ton était à la plaisanterie, les gestes, non. Ce n’est pas vraiment là que la parisienne avait voulu en venir.. N’importe qui pouvait tomber au combat, personne ne ressortait jamais indemne d’une bataille. L’exorciste avait plusieurs fois clamé la force physique de la fuyarde, pourtant, son corps était couvert de bleus et sa main gauche arborait une plaie béante. Un membre de Central n’aurait sans doute pas réussi à tenir tête à ces ennemis comme l’avait fait l’anglais ; ça, Nora en était presque certaine.

Bien vite, tout en attrapant la main de son compagnon d’une forte poigne, la bohème se reprit avant de s’excuser, qualifiant ensuite l’anglais de « chic type » comme elle l’avait si bien dit. Si elle n’avait plus son regard porté en sa direction, la gêne occasionnée par un tel compliment fut clairement discernable dans sa voix :

" Je... Vous savez... Je... " fit-il, un peu perdu, " Vous n'en avez peut-être pas conscience mais... Vous êtes plus digne de recevoir ce compliment que moi, Nora. Vous m'avez sauvé la vie. Vous avez été plus utile que je ne l'ai été. Vous êtes plus puissante, également. "

Tournant son regard vers lui, un fin sourire traversa le visage fatigué de la fuyarde. Comment pouvait-elle prendre ces quelques paroles ? Ce n’était qu’une constatation, sans doute n’avait-elle pas vraiment son mot à dire mais.. Nora ne put s’empêcher de souffler, comme un murmure :

" Face à la mort, il n’y a pas d’autres choix que de progresser. "

Une certaine humilité ? Oui sans doute. Si la fuyarde n’avait pas progressé depuis sa toute première mission ou depuis la mort d’Elsje, sans doute auraient-ils tous deux périt ce soir ; ou pas. Qui sait de quoi l’avenir aurait pu être fait ? Nul ne sait ce qu’un choix va engendrer avant qu’il ne soit pris ; et ça, même toute l’expérience du monde ne pouvait le prédire.

Néanmoins, l’esprit de de l’anglais semblait être porté ailleurs, vers une chose qui lui seul voyait. Son regard était sombre, son air, mélancolique. Etait-ce à cause des paroles de la Vagabonde ? Décidément, elle ne devait vraiment pas être douée avec les mots pour autant briser les gens rien qu’en ouvrant la bouche.. Pourquoi personne ne lui avait jamais dit de se la fermer ? Peut-être incitait-elle à parler aussi..

" Pardonnez ma curiosité, mais pourquoi avoir choisi l'Autriche pour fuir... ? N'était-il pas mieux d'aller chez vos parents ? "

Oulah, ça, elle l’avait pas vu venir.

Clignant des yeux de nombreuses fois face à cette question, la Lockwood se demanda si elle avait bien tout comprit ; mais force était de constater, qu’au fond, la parisienne avait très bien comprit ce qu’Alexander voulait savoir. Il fallait dire que la fuyarde s’était un peu retrouvée là par hasard. Avant ses retrouvailles avec son petit londonien, Nora vagabondait d’une ville à l’autre sans vraiment savoir à l’avance où elle tomberait ; l’essentiel était de partir le plus loin possible. Fuir, toujours fuir sans jamais oser regarder derrière elle, telle était aujourd’hui son lot.

Pour le coup, l’Âme Errante fut bien incapable de répondre, détournant, une nouvelle fois, son regard. Très vite, la voix de son compagnon d’infortune se finit à nouveau entendre, teintée d’un drôle de sentiment : chagrin.

" Qu'allez-vous faire, par la suite, Nora...? "

Son regard se perdit à nouveau vers les étoiles.

Dans l’immédiat, tout ce qu’elle savait, tout ce que la bohème possédait de concret quant à sa destination future, c’était qu’elle devait se rendre à Bad Ischl dès que possible. Là-bas l’attendrait bientôt une lettre de la part de celui qu’elle considérait aujourd’hui comme sa moitié ; mais une fois celle-ci récupérée, où irait-elle ? Nora ne savait jamais vraiment à l’avance le chemin qu’elle allait emprunter, ni même dans quel but. Hormis la survie..

Un léger soupir s’échappa de ses lèvres, tandis que la Vagabonde continuait d’observer les astres scintiller au loin dans le ciel. Malgré tout, un sourire finit par s’installer à nouveau sur ses lèvres.

" Je suis resté près d’une semaine auprès de ma famille, le temps accordé par l’Ordre Noir pour que je.. me remette de la mort d’Elsje. … C’est après ce court délais que j’ai quitter ma famille.. "

Son regard était empreint de nostalgie. Au fond, Nora n’avait aucun moyen de savoir ce que devenaient ses parents ni même les bohèmes du théâtre. Elle leur envoyait régulièrement des lettres, mais craignait de leur donner des destinations fixes où lui répondre, de peur de tomber un jour dans une embuscade. Tous ses écrits auraient pu être interceptés que la fuyarde n’en saurait rien. Quand pourrait-elle retourner dans son foyer ? Cette question n’avait aucune réponse positive.

" Crois-moi, j’aurai tout donné pour pouvoir rester à leurs côtés plutôt que de vivre cette vie d’errance, mais.. c’était bien trop dangereux pour eux. Je n’ai pas la moindre idée de ce dont l’Ordre Noir est capable.. Loin de ma famille, rien ne peut leur arriver par ma faute. "

Enfin tout du moins je l’espère..

Le regard finalement reposé sur sa plaie, la parisienne s’appliqua à essayer de serrer à nouveau ses pansements. Dans la journée à venir, au plus vite, il lui faudrait trouver un médecin de fortune capable de refermer et de désinfecter ça ; il fallait à tout prix éviter la septicémie.

" Tout ce que je sais, pour le moment, c’est ma prochaine destination.. La suite, je verrai ça en temps voulus. "

S’il la bohème avait tut le nom de cette future destination à son camarade d’une nuit, c’était plus pour éviter de lui attirer des ennuis qu’autre chose. Mieux vaut ne rien savoir et vivre en paix plutôt que de trop être au courant et d’éprouver tout un tas de sentiments désagréables : inquiétude, crainte, doutes, tant d’autres encore.. Sans doute la cadette des Lockwood se serait mieux porté si elle n’avait pas su pour l’essence démonique qui habitait les corps de son frère aîné et de sa jumelle.

S’étirant tout en réprimant un bâillement, la parisienne finit par ramener ses jambes sous elle pour une position un peu plus agréable ; même si, au fond, tout ce qu’elle désirait à cet instant était de s’allonger. Un fin sourire sur le visage, ses grands yeux bleus gorgés d’étoile à nouveau porté vers Alexander, une note quelque peu positive et volatile fut lancée :

" He, au fait.. Tu peux me tutoyer tu sais, je ne pense pas être bien plus âgée que toi. J’ai eu dix-neuf ans il y a peu. "

Chez elle, à Montmartre, tout le monde se connaissait alors ce genre de marques de politesse de la haute, Nora connaissait pas. De plus, si elle avait pu se confier à lui, sans doute pouvait-il faire preuve d’un peu plus de relâchement en la tutoyant. Faisait-elle bien plus que son âge ? Un léger rire s’échappa de ses lèvres à cette pensée, un court instant après cette mini-annonce.

Il fallait qu’elle récupère son sac avant de l’oublier.. Tous ces souvenirs, sans doute aurait-elle voulu les partager avec son nouvel ami ; mais le bagage était trop loin et ses jambes, pour le moment, trop faibles pour la porter. Autant continuer à parler !

Ne quittant alors plus l’exorciste du regard, souriant de plus belle, la Vagabonde songea qu’il était bien beau de répondre à tout un tas de questions – comme promis ! – mais qu’elle pouvait au moins se permettre d’en poser à son tour. Passerait-elle pour une personne trop curieuse ? Une traître voulant en connaître plus sur les agissements de ses ennemis ? Non, elle n’était qu’une petite chanteuse souhaitant en apprendre un peu plus sur la personne avec qui elle conversait.

Cependant, la question n’était pas anodine..

" Et toi, que vas-tu faire ensuite ? Je veux dire.. Pour quelles raisons continues-tu à te battre ? "

La Guerre était décidemment un sujet de conversation récurent. Mais que pouvait-elle lui demander d’autre ? Des questions sur sa famille ? Beaucoup trop indiscret, nombreux membres de l’Ordre Noir étaient orphelins ou partiellement. Des interrogations sur son style de vie ? Et quoi encore ! La française était curieuse et ne possédait que peu de tact, mais savait quand il fallait s’arrêter de parler pour écouter simplement ce que les autres avaient à dire.

Une étoile filante illumina alors le ciel.




I kind of hate me too
I owe you nothing. And you are nothing to me. Thank you for curing me of my ridiculous obsession with love.  © by anaëlle.
† L'Âme Errante †

Dossier Confidentiel - Central
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Nora Lockwood† L'Âme Errante †


Nora Voice Acting - par Rayn

" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


Nora chante en Steelblue

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 1121 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Elliot B. / Rusty O.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Dim 27 Juil - 12:52
— Spleen Vs Bliss —



« Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit. »
Alexander Valshe Rockwell × Nora Lockwood

Un souffle atteint ses oreilles. Celui qu'avait poussé Nora suite à son affirmation. Un murmure plein de vérités, de lucidité. Il était ainsi plus facile d'imaginer la torture qu'avait du être cette cavale jusqu'à présent. C'était clairement dit : si elle avait survécu, c'était uniquement parce qu'elle s'était forcée à ne pas abandonner, à toujours s'améliorer. Elle n'avait pas tord, évidemment. C'était beaucoup trop vrai pour Alexander. Dans son esprit, il était clair qu'il n'aurait pas tenu deux jours. Non seulement parce qu'il est faible, mais aussi parce que le Spleen l'accable beaucoup trop. Il ne pouvait pas lutter contre lui. Il n'avait pas la force nécessaire, et il lui semblait qu'il ne l'aurait jamais. Comment diable Nora faisait-elle pour être aussi forte, à la fois physiquement mais aussi mentalement ? Là tout de suite, il aurait bien voulu hériter de son secret. Car c'était probablement ce qui faisait que l'on vivait un maximum... Et que l'on osait dépasser ses limites.

Suite à sa question concernant sa famille, Nora fut déstabilisée. Clignant plusieurs de suite des yeux, la jeune femme cru certainement mal comprendre la question, ou trouver Alexander bien trop curieux. Cela valut de même pour la question sur son futur proche. C'est vrai que si l'anglais lui demandait cela, c'était bel et bien parce qu'il était inquiet pour elle. Et à ses yeux, elle méritait parfaitement son inquiétude. Comme à peu près tout ceux qui sont encore en vie sur cette planète. Tandis qu'elle se remit à admirer la voûte céleste parsemée d'étoiles, Alexander en profita pour la regarder, et il se mit à songer.

Il songea à sa vie. A elle. La Vagabonde.
Il imagine les diverses fuites sitôt qu'elle tue des akumas pour sauver des civils malgré sa condition. Il se dit qu'elle a énormément de courage, plus que n'importe qui pour endurer une pareille vie. Un pareil mode de vie. Loin de ceux qu'elle aime, de son amant, si elle en a un, de sa famille, de ses amis... Une vie telle que la sienne est triste à mourir, et douloureuse. Epuisante. Sans cesse, elle doit fuir, car sinon la mort l'attend. De tous les côtés, même de celui de l'Ordre Noir. De quoi sont-ils réellement capable lorsqu'on leur parle de trahison, de fuite, et de Rejetés ? Il imagine ses pleurs, suite à la perte, à la fatigue endurée, et engendrée par sa course qui ne semble pas prendre fin. Il voit le sang couler, et la mort régner. Tout ce qu'il ressent n'est plus qu'horreur et frissons... Une douloureuse vie attend encore Nora...

Le soupir qu'elle laissa échapper de ses lèvres ne ramena pourtant pas Alexander de son état pensif. Seule sa voix le fit sursauter et le ramena dans le monde des vivants. Cette scène apocalyptique était apaisante, contrairement aux pensées qui l'avaient assailli quelques minutes, peut-être moins. Les flammes vacillait au grès du vent, la fraîcheur nocturne avait refroidi les corps chauffés par l'adrénaline du combat, la peur d'y rester ainsi que l'effort physique. Cela faisait du bien. Elle faisait du bien cette petite brise. Les étoiles, assistant à la scène, gardaient un œil ouvert sur les protagonistes de l'auberge, tandis que la pleine lune les éclairait. Les illuminait. Tout deux furent nimbés par cette douce lumière... Ce qu'elle était reposante. Elle égalait presque les mains d'une douce infirmière, disponible pour vous guérir.

Nora s'expliqua alors. Elle n'avait – dernièrement – était au près de sa famille que pour une semaine. Une semaine... C'était tellement court au près de ceux que l'on chérit. Tellement peu. Elle expliqua aussi la raison pour laquelle elle errait aussi loin de sa famille. L'anglais l'avait tout d'abord pensé orpheline... En vérité, il semblait en être autrement. Car si elle était aussi loin de sa famille, c'était bien et seulement pour les protéger de l'Ordre Noir. Qu'arrivait-il à une famille qui cachait une fugitive ? Allaient-ils être puni, eux aussi, pour être affiliés à une Vagabonde ? Une fuyarde ? Le destin était tellement cruel. Ou bien c'était cette Congrégation qui l'était. Alexander n'en avait pas la moindre idée ; après tout... Cela faisait si peu de temps qu'il avait rejoint cette organisation... De force, il fallait l'avouer. Mais qu'aurait-il fait en Angleterre ? Qu'aurait-il vécu sans ses parents ? Il n'aurait pas pu y rester. Rien que d'y penser, l'anglais eut mal au cœur. Cette pensée fut douloureuse car elle le ramena à cette nuit d'horreur où il avait perdu ses parents dans un tragique accident. Accident engendré par... Des êtres mystérieux. Enfin, ils l'étaient à l'époque. Désormais... Il savait. Et il se vengerait.

La vie d'errance... C'était aussi ne rien pouvoir prévoir. La jeune femme venait d'avouer qu'elle ne connaissait que sa prochaine destination. Rien d'autres. Même si cette vie semblait horrible. Elle paraissait tout de même posséder un point positif en plus du voyage et de la découverte : Nora pouvait profiter de l'instant présent, puisqu'aucun futur ne profilait devant elle. Aussi triste que cela pouvait paraître.

Alexander lui répondit, alors.

« Votre vie est bien mouvementée... Et elle est très douloureuse à vivre. C'est bien ce que j'avais dis... Vous êtes forte, Nora. Vous pouvez survivre. » Il marqua une petite pause. « On a tout à vous envier... La beauté. La sagesse. Le courage. Et la force. » Un fin sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il la regardait encore. « Cela va vous paraître enfantin, mais j'aimerais tellement être comme vous. »

Ses joues s'empourprèrent tandis qu'il avouait ses sentiments. Tandis qu'il s'ouvrait face à la jeune femme. La jeune femme finit par s'étirer et bailler. La fatigue commençait en effet à se faire sentir, mais l'esprit vif ne pouvait se taire. Ainsi se profilait une nuit blanche pour les deux amis. Après avoir trouvé une position plus confortable, la jeune femme fit une remarque qui sembla traverser son esprit aussi soudainement qu'un éclair. Il fallait qu'il arrête de la vouvoyer ! Malgré son argument, le jeune homme ne pouvait pas le faire. Ou avec beaucoup de concentration et de mal ! Car tout cela n'avait bien aucun rapport avec l'âge. Ou le rang social – enfin, pour lui. Tout était en rapport avec le respect et son éducation. Aussi et surtout parce que c'était une femme – cela avait aussi un rapport avec un statut de poète romantique.

Il le lui expliqua, rosissant.

« Vous... Tu sais. C'est... Dans ma nature, de respecter les personnes face à moi, encore plus les femmes. Dans mon éducation... D'autant plus qu'en tant que poète romantique, la Femme représente tout à mes yeux. Je ne vouvoie vraiment pas par distance... Mais par pur respect. » Il gratta sa joue du bout de son doigt, intimidé. « Et puis, je vais sur mes dix-huit années. Je reste plus jeune que vous. Vous êtes mon aîné et... Je. » Il se mit à rire d'un rire franc lorsqu'il remarqua qu'il venait de la vouvoyer à nouveau. Il reprit alors. « J'ai un mal fou à tutoyer. Je n'ai pas cette habitude. »

Il semblait alors que les étoiles qui décoraient le ciel s'étaient logées dans les yeux de l'anglais pour l'illuminer tant sa joie était grande. Pour une fois, il avait ris avec sincérité. Et la jeune femme, lui souriait aussi. Deux amis, liés par les confidences et la douleur d'un même combat. Sous la Lune, illuminant la Terre, les ruelles et les ruines, sous les étoiles qui dansaient pour eux. Le silence permit aux jeunes gens de profiter de la brise fraîche et du bonheur d'être toujours en vie. Dans cette Guerre... Chaque jour, chaque nuit, des tonnes d'innocents et d'exorcistes périssaient au combat. Alexander eut une pensée pour eux... Tandis que la jeune femme lui demanda aussi ce qu'il comptait faire. Demandant les raisons qui le poussaient à combattre... Tandis qu'une étoile filante traversa la voûte céleste peinte en noir.

Comment lui dire ? Comment lui dire que sa raison de vivre, de combattre, car tout est lié, est faite de vengeance ? De noirceur et d'âme torturée ? Il ne voulait pas détruire cette ambiance, et plonger l'atmosphère au cœur de la Guerre. Mais il ne pouvait pas, il ne pouvait plus lui mentir. Pas après toutes les confidences et la vérité qu'elle venait d'étaler.

Il se décida simplement à répondre. Il allait lui dire la vérité. Il n'avait que cela à faire... Au diable les représailles.

« Je... Je vais retourner à la Congrégation. Je n'ai pas le choix. » Ses poings se serrèrent sous la colère. « Je... Je dois venger la mort de mes parents. »

Ce fut tout. Il n'y eut rien de plus, il n'y avait pas besoin. Le cerveau de Nora trouverait le récit parfait jusqu'à ce que tout soit cohérent. Pour changer d'atmosphère – du moins, il l'espérait – Alexander retourna la question à la jeune femme. Qu''est-ce qui la poussait à toujours avancer et à ne jamais se rendre ? Qu'est-ce qui la rendait plus forte, hormis le face à face avec la mort chaque jour ? …

L'anglais était bien curieux de connaître la réponse.

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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 2 Aoû - 20:21

Vengeance


" Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte. "


Il va falloir que je me trouve un médecin et au plus vite, avant de quitter la ville, sinon je risque de ne jamais arriver à ma prochaine destination. Sans doute pourrai-je demander un peu d’aide à Alexander ou alors à Amelia par golem mais.. Non, pour le moment, je dois pouvoir m’en sortir seule. L’argent accumulé au cours de ces derniers jours me permettra sans doute de me soigner, mais pas de me payer également un voyage en calèche jusqu’à Bad Ischl. La marche était le seul moyen de transport qui s’offrait à moi. Ah.. Je commençais à regretter l’arche blanche qui nous permettait d’aller aux quatre coins du monde rapidement mais surtout gratuitement.. Enfin, si j’étais resté à la Congrégation, la question de l’argent ne se poserait même pas.


La bohème aurait voulu que la nuit ne se termine jamais, que le jour ne se décide à ne jamais poindre dans le ciel ; car lorsque les premiers rayons du soleil reviendraient, elle s’en irait. Rester dans les décombres de l’auberge risquait de lui attirer des ennuis, à elle comme à lui d’ailleurs. Soit le Noé blessé risquait de revenir avec des renforts, soit tout ce bordel risquait d’attirer des membres de l’Ordre Noir ; si Alexander avait pu arriver jusqu’ici, sans doute d’autres exorcistes et traqueurs risquaient d’arriver si on venait à penser qu’il lui était arrivé malheur. De plus, que dire de la population locale ? Certains pourraient clairement voir les deux comparses comme des sauveurs, mais d’autres.. Après tout, ils combattaient des monstres ; et qui d’autre que des monstres pouvaient en tuer d’autres ? Ce que la parisienne avait soufflé au Noé recommença à lui tourner en tête ; Aloïs non plus n’avait jamais été violent avant sa transformation. Bien que très calme et posé, il avait toujours été quelqu’un d’agréable, même ce jour-là il s’était montré clément envers sa sœur ; malgré le sang qui coulait de ses mains.

Qui est un monstre ? Qui ne l’est pas ? Les Akumas et les Noés le sont, comme les meurtriers et les violeurs simplement humains. Mais pour ces gens-là, existe-t-il également des monstres ? Il y en a toujours, il y a toujours quelque chose qui nous effraie au point de le comparer à des créatures des enfers.. L’humanité elle-même n’est-elle pas monstre ?

Enfin, mieux valait éviter de sombrer dans ce genre de songes pour le moment.

Parler de sa famille faisait un certain bien à la parisienne solitaire, cette dernière espérant de tout cœur qu’elle allait bien au moment-même où elle parlait d’eux. Dormaient-ils ? Fêtaient-ils la vie en compagnie d’autres bohèmes ? Nora aurait tant aimé avoir de leurs nouvelles, ne serait-ce qu’une seule fois.. Les revoir, les serrer dans ses bras, pleurer un peu sans doute, puis sourire. Un jour, elle se devait de retourner à la maison, mais pour le moment, l’eau devait encore couler sous les ponts. L’Ordre Noir devait l’oublier un peu, se focaliser sur quelqu’un d’autre éventuellement, ou un véritable ennemi à abattre ; mais pas une pauvre bohémienne traumatisée par la guerre.

Alexander reprit alors la parole, sortant la Lockwood de ses tristes pensées. Dieu seul savait à quel point tout cela la rendait mélancolique ! Son compagnon reprit en soulignant le caractère mouvementé de sa vie – au cas où elle ne l’avait pas remarqué – avant de rétorquer qu’elle pouvait survivre, car elle était forte. L’Âme Errante cligna des yeux sous le coup de la surprise, mais la suite la chamboula bien plus :

" On a tout à vous envier... La beauté. La sagesse. Le courage. Et la force. Cela va vous paraître enfantin, mais j'aimerais tellement être comme vous. "

Tandis qu’il affichait un sourire timide, la parisienne, elle, semblait incapable de réagir face à de telles paroles. L’admirait-il ? Nora avait peine à y croire, pourtant, c’était clairement ce qu’il venait de dire. Gênée, la française détourna le regard tout en remettant son écharpe en place, se contentant de sourire finement et de murmurer un simple petit :

" Merci.. "

Le ton était désormais léger, agréable. Qui aurait cru que quelqu’un viendrait à jour à l’envier, elle, qui vivait alors une vie de vagabonde sans jamais savoir ce que la vie allait lui réserver ? Il n’y avait pas à dire, chaque jour apportait vraiment son lot de surprise.

C’est suite à celle que la jeune fille souligna le fait que son compagnon avait continué à la vouvoyer depuis tout ce temps, alors qu’elle l’avait cessé depuis que son statut était passé de « client de l’auberge à respecter » à « compagnon de bataille » puis finalement à « ami ». Car oui, c’était ce que l’anglais était devenu aux yeux de l’exorciste, un ami, une oreille attentive et une épaule sur laquelle s’appuyer. Cette amitié lui fit même regretter la Congrégation de l’Ombre ; enfin, sans de telles conditions, Alexander et elle auraient-ils pu devenir amis ? Nul ne sait ce que le destin peut nous apporter.

D’ailleurs, le jeune homme avait fini par expliquer pourquoi il avait beaucoup de mal à la tutoyer ; ou plutôt par tenter de le faire. C’était un poète, c’était dans sa nature, son éducation, la Femme méritait le respect plus que quiconque d’autres ; c’était joliment dit, et cela fit briller les yeux de son interlocutrice. Mais le brun était intimidé, cela se voyait à ses mimiques, mais également à ses hésitations ; un coup il la tutoyait, un coup il recommençait à la vouvoyer, tout ceci sous le regard amusé de la Lockwood.

" Et puis, je vais sur mes dix-huit années. Je reste plus jeune que vous. Vous êtes mon aîné et... Je. " fit-il avant de se mettre à rire, " J'ai un mal fou à tutoyer. Je n'ai pas cette habitude. "

Ses yeux brillaient, il souriait, et ses paroles firent rire la bohème comme elle n’avait pas ris depuis fort longtemps ; un rire franc et sincère, qui ne cachait aucun mensonge ni vérité douloureuse.

" Ouh, excuse-moi. Je ne me moquais pas, mais.. tes propos m'ont fait sourire. "

J'ai l'impression de m'adresser à mon petit frère ; quand bien même elle n’en possédait pas.

" Si ça te gène de me tutoyer, je ne vais pas te forcer à le faire. Tant que tu te sens à l’aise, ça m’ira. "

Un nouveau sourire sincère traversa la barrière de ses lèvres d’ordinaires si mécaniques. Le silence s’imposa alors entre les deux jeunes gens, comme s’il n’y avait alors plus rien à dire ; profiter de l’instant présent et rien de plus. La nuit était désormais si calme, seul le vent venant chanter à leurs oreilles en passant dans les ruelles vides. Ce n’était plus le calme avant la tempête, mais celui qui l’accompagne une fois tout détruit. Cela semblait si reposant, Nora aurait pu s’endormir une nouvelle fois ; mais il ne fallait pas, pas maintenant.

C’est l’Âme Errante qui brisa le silence, comme à son habitude, demandant à son camarade – en quelques sortes – quelle était sa raison de vivre. Comment aurait-elle pu imaginer la réponse ?

" Je... Je vais retourner à la Congrégation. Je n'ai pas le choix. Je... Je dois venger la mort de mes parents.. "

Nerveusement, la jeune fille déglutit tout en reportant son attention sur ses mains ; celles-ci semblant décidément fichtrement intéressantes. Durant quelques instants, l’esprit de la parisienne fut totalement brouillé ; au fond, elle et lui, n’étaient pas vraiment différents. Certes, la bohème ne vivait pas pour venger la mort de ses parents biologiques, mais c’était pour eux qu’elle avait souhaité rejoindre les rangs de l’Ordre Noir. Qui avaient bien pu être les parents d’Alexander ? Avaient-ils également travaillé là-bas ? Dans tous les cas, sans doute avaient-ils été admirables ; il faut réellement aimer sa famille pour sacrifier sa vie au profit de leur vengeance. A n’en point douter, le Comte Millénaire et ses sbires avaient à voir avec la mort de ses parents, comme elle.

Un profond et triste soupir s’échappa de ses lèvres, tandis qu’elle relevait avec peine son regard vers lui.

" Je.. je suis désolée j.. Je ne savais pas.. "

Rapidement, ses mirettes bleues se perdirent dans un coin de l’auberge, là, vers une fissure qui semblait tout aussi intéressante que ses mains meurtries. Etait-ce à cause d’un Akuma qu’elle était là, à moins que ce soit l’usure du temps ? … Ah, Nora, reviens sur terre ! Ce n’est vraiment pas le moment de te perdre dans tes pensées ! Il fallait montrer à Alexander qu’il n’était pas seul, essayer de lui remonter le moral.. Quelque chose quoi !

" Je.. comprends ce que ça fait... " dit-elle d’une petite voix, " Moi aussi, la guerre m’a pris ma famille.. Mais je n’ai jamais été assez forte pour espérer les venger un jour.. "

Parents biologiques décédés, sœur aînée arrachée et envoyée à l’autre bout de la France, cousine perdue de vue, frère et sœurs devenus descendants de Noés.. C’était la fête dans la famille Lockwood ! Enfin, au moins il lui restait Henri, Louise, Nephthys et toute la troupe du théâtre ; plus son londonien vagabond.

Son camarade finit alors par lui retourner la question, arrachant par la même occasion un nouveau sourire à celle qui avait tant perdu.

" Si je continue à me battre, c’est pour la vie. Ce n’est pas une cause aussi louable que la tienne, mais.. ça me permet de garder espoir. "

Vivre à tout prix, quelles qu’en soient les conséquences, voilà l’un des crédos de la Vagabonde. Passant son pouce de sa main valide sur la paume de celle meurtrie, elle souffla d’un ton pensif :

" La mort me fait peur, bien plus que la souffrance.. "

Son sourire disparut l’espace d’un instant, jusqu’à ce qu’elle parvienne à nouveau à regarder son compagnon dans les yeux ; un large et chaleureux s’étant à nouveau installé sur ses lèvres. Il fallait repartir d’une note positive ! Montrer à Alexander que même lorsqu’on croit avoir tout perdu, il y a toujours quelqu’un vers qui on peut se tourner, même lorsqu’on survie.

" Puis.. Si je venais à mourir, je ne pourrais plus revoir mes parents adoptifs, ni même les amis que j’ai laissé à l’Ordre Noir, toi y comprit. J'ai également promis à quelqu'un de lui revenir. "

Se redressant avec peine, souriante malgré tout, la jeune fille fit alors signe à son compagnon de rester où il était. Sans doute n'avait-il pas la force de se lever pour le moment ; elle non plus, mais bon, Nora fit avec. Ils n’avaient même pas eu le temps de manger avec tout ce qu’il s’était passé ! La parisienne pouvait bien puiser dans les cuisines, personne n’allait revenir ici avant quelques temps, elle en était presque sûre. De toute manière, l'auberge était censé lui offrir le gite et le couvert, pas vrai ? Enfin, ça, ça l'arrangeait plutôt bien là.

Ce n'est que quelques minutes - et après avoir fait un vacarme monstre dans la cuisine en faisant tomber une pile de casseroles en chutant - que la parisienne revint en portant quelques victuailles : morceaux de pain, fruits mais également gâteaux. Ramener un vrai repas ? Non, elle n'en avait plus la force, c'était déjà bien suffisant pour le moment. Se laissant glisser contre le mur, la jeune fille adressa un fin sourire à Alexander avant de poser son butin sur le sol. Un fin soupir s'échappa alors de ses lèvres et elle ferma les yeux, l'espace d'un instant.

Ce simple effort l'avait épuisé, mais elle continua malgré tout à sourire.




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† L'Âme Errante †

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Nora Lockwood† L'Âme Errante †


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" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Mar 5 Aoû - 23:21
Spleen Vs Bliss
feat. Nora Lockwood
Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit A. V. Rockwell

Quelques nuages vinrent parsemer le firmament étoilé, masquant quelques unes d'entre elles, sans pour autant gâcher le beau spectacle. Cela donnait une ambiance presque mystique, faisant écouler en nos veines une émotion bien connue : la nostalgie. Cette sensation déroutante, troublante en tout point mais tellement... Agréable. Les souvenirs nous habitent toujours dans des cas comme ça, quand bien même ceux d'Alexander ne soient que trop rarement joyeux... Il y en a certains qui méritent qu'on s'y attache. Comme la naissance de sa sœur cadette. Ses premiers mots. Ses premiers pas. Il y avait énormément de choses encore, mais certains souvenirs en appelleraient d'autres et risqueraient d'en appeler des mauvais. Des sombres. Ceux qui nous laissent penser que l'on cauchemarde éveillé tant ils nous happent.

Le remerciement de la jeune femme fut comme un souffle, une fois encore. Si léger. Si doux. Et si sincère. Qu'il envoûte et fait voyager. Une douce voix soufflée... Il n'y a rien de mieux pour partir dans ses pensées et découvrir des contrées. Les joues d'Alexander rosirent... Nora détourna le regard. Mais à la suite de la discussion, elle rit. Et cela surprit le jeune anglais qui ne l'avait jamais entendu rire de la sorte. Car il parvenait à déceler la sincérité dans celui-ci et cela lui réchauffa le cœur. Il ne l'avait pas mal prit... L'empathie dont il pouvait faire preuve – et qu'il considérait tantôt comme un don, tantôt comme une malédiction – lui avait indiqué la plus honnête des joies. Il ressentait ce qu'elle ressent. Une once de bonheur. Quelque chose que l'on pourrait presque toucher des doigts... Rien que l'effleurer. Quelque chose de souvent éphémère mais de bon.

Nora était comme une grande sœur. C'était étonnant. Car il n'en avait pas... Et qu'il ne pensait pas ressentir ce genre de choses un jour dans sa vie. Ce sentiment... Ce lien qui est encré dans le cœur. Qui naît aussi vite que l'amour sous un coup de foudre, et... Qui est puissant. C'était comme parlé à un membre de sa famille, d'avoir ce lien de sang avec elle. Comme si elle allait prendre soin d'Alexander, le protéger. Il paraissait tellement enfant. Et elle semblait tellement adulte... Mature. Comme si elle avait tout découvert de la vie, qu'elle savait beaucoup plus que lui, et qu'elle était prête à lui enseigner ce qu'il désirait. Les leçons de la vie, en particulier. Cette amitié qui naquit dans l'adversité était étonnante. En tous points.

Elle l'acceptait tel qu'il était, et il avait la permission de la vouvoyer... Quelle agréable surprise.

« Je... Je ne vous remercierai jamais assez pour tout ce que vous faites. » Il ne faisait que la remercier pour quelque chose qui lui semblerait « banal »... Mais c'était tellement important pour lui... « Je suis heureux d'avoir pu faire votre connaissance, Nora. » Elle rehaussait le niveau de la Congrégation. Quand bien même elle n'en faisait plus partie.

Lorsque vint le sujet de son retour à la Congrégation et surtout de sa raison... Nora n'aurait pas pu prédire la réponse. Alexander ne lui en voudrait pas. Elle ne connaissait pas son passé... Il hocha la tête en simple signe, souriant, il voulait simplement lui montrer qu'il ne pouvait pas lui en vouloir. Surtout lorsque la réaction qui suivait était : « Moi aussi. » La jeune femme avait – elle aussi – perdu ses parents, pris par la guerre. Elle s'était faite petite... Il était clair que cela la touchait et une fois encore Alexander – d'un geste compréhensif – posa sa main sur celle de Nora. Ils se comprenaient parfaitement. Serrant la main de Nora dans la sienne, l'anglais lui sourit.

« Alors je le ferai aussi pour vous. » un sourire chaleureux arborait ses fines lèvres.

Une phrase de Nora vint alors. Une explication concernant la raison qu'elle avait pour se battre. Quand bien même elle se rabaissait, sa raison était tout aussi louable que celle d'Alexander. La vie était précieuse, elle avait conscience de ça, et c'était déjà un bon point. Nombreux étaient ceux qui ne le savaient pas. Nombreux étaient ceux qui se fichaient du prix qu'avait la vie. Leur vie. Celle de leurs camarades, et de leur famille. Ce n'étaient que des ignorants... Et ils l'ignoraient tous.

« Ne vous rabaissez pas... » fut tout ce qu'il avait à dire. Le reste il le pensait fort. « ... Vous au moins, vous ne gâchez pas votre vie. Vous la vivez. » Il lui sourit.

Plus les secondes s'écoulaient, plus les pensées de Nora étaient sombres et pleines de vérités. Ainsi, Alexander pouvait apercevoir qui était vraiment la jeune française. Il la comprenait. Il la comprenait mais seulement en un sens, en sa qualité d'humain. Car son hypersensibilité lui faisait craindre la souffrance autant que la mort. Il craignait terriblement les deux, et il se passerait bien de l'un comme de l'autre : malheureusement, en ce monde, c'est une chose impossible.

« Je ne sais absolument pas comment vous faites... La souffrance est – à mes yeux – plus terrible que la mort. Ressentir quelque chose d'affreusement douloureux, pendant de long instant et bien pire que perdre la vie. Comme par exemple votre main... N'avez-vous pas souhaitez mourir pour que cela cesse? »

Désormais, Alexander se dévoilait lui aussi. Ils avaient tout deux des faiblesses et des forces. C'était amusant la façon dont ils se complétaient... Ils seraient peut-être de parfaits alliés... De parfaits amis. Ils seraient solides. Nora qui lui prouvait sa force, souriant à nouveau alors qu'elle avait perdu le sourire quelques instants plus tôt. L'anglais ne se cacherait pas qu'elle était épatante et que pour cela, il l'admirait un peu plus encore. C'était quelque chose qui n'allait certainement pas cesser de grandir... Ce n'était pas un sentiment éphémère.

Ce que la jeune femme exprima par la suite lui fit l'effet d'une bombe. Surprit qu'elle l'inclus dans ses amis... En si peu de temps. Elle avait parfaitement raison... De vivre – en un sens – pour ses proches, car ils vivaient pour elle... C'était certain. Car c'était déjà le cas d'Alexander. Il se battrait encore plus, parce qu'il tenait à elle et tenait à la revoir. Il ne savait pas quoi dire, vraiment... Tout cela le touchait beaucoup trop pour qu'il est une idée de quoi dire. Il était dérouté. Totalement dérouté.

« Vous êtes vraiment quelqu'un de bien... J'apprécie votre sincérité. » il lui sourit, relâchant sa main car une crampe venait de se loger dans la sienne. « Je paraîtrais idiot si je vous répondais « moi aussi »... Alors je vais simplement le penser très fort. » Il en rit sincèrement. Dévoilant la blancheur de ses dents.

Puis... Nora lui fit un geste de la main pour lui faire comprendre qu'il ne devait pas bouger et qu'elle n'allait pas tarder à revenir. Son comportement l'intrigua et il se demandait bien ce qu'elle allait faire. Elle se dirigea dans le fond de l'auberge, et disparu au détour d'un virage. Le brouhaha qu'elle provoqua le fit doucement sourire, alors qu'elle revenait avec quelques choses dans les mains. Ce ne fut que lorsqu'elle fit à ses côtés et qu'elle posa le fruit de sa « chasse » qu'il pu se rendre compte de l'altruisme dont elle pouvait faire preuve. Le ventre gargouillant, et arborant une expression de surprise, Alexander remercia milles fois Nora ! Les yeux larmoyants, il riait nerveusement : c'était comme un cadeau du ciel !

« Je... Nora ! Vous mangerez plus que moi d'accord ?  » Sans même lui laisser dire un mot, il partagea les victuailles en lui en donnant un peu plus. « Vous avez du ruiner vos dernières forces pour nous... Vous êtes blessée et vous êtes symbiotique... Acceptez un pourcentage de ma part, je vous en prie. »

Très sérieusement, il la regardait avec un regard intense. Elle devait manger, et puis elle était blessée ! Pour régénérer les cellules plus rapidement il lui faudrait beaucoup d'apports ! Nora devait manger plus que lui. C'était ainsi. C'était décidé. Levant un morceau de pain, L'anglais se permit de porter un toast

« A notre survie. Et à notre amitié. » fit-il en rougissant un peu.

Il mordit alors le morceau de pain avec faim et le dévora plutôt rapidement. Ces premières bouchées, surtout la mie du pain, allait le caler plutôt facilement, et pourtant... Il avait réellement cette sensation qu'il pourrait en manger encore des centaines avant d'en ressentir les effets ! Alors qu'ils se mirent à manger et à retrouver une vraie sensation de vie, loin des vertiges et des faiblesses... Une question vint à l'esprit d'Alexander.

« Pardonnez ma curiosité. Mais pensez-vous un jour retourner à la Congrégation ?  »

Ce fut comme si un nouvel obus avait éclaté l'auberge pour la seconde fois.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Jeu 14 Aoû - 0:29

Amitié


" L'amitié, c'est la fidélité, et si on me demandait qu’est-ce que la fidélité ? Je répondrais c'est l'amitié ! "


J'ai laissé tellement de monde derrière moi, que ce soit à Montmartre ou encore à la Congrégation. Ma famille de bohèmes est restée à Paris et je l'espère vivante et en bonne santé, que personne n'est venu leur chercher des noises après mon départ. Enfin.. Ellie serait capable de tous les protéger, j'en suis sûre. Elle était le garde du corps de notre beau quartier, surtout des gens du théâtre et de leurs amis. Tout doit bien se passer. Qu'est devenu Timothy depuis la dernière fois où je l'ai vu ? Dire que je n'ai même pas été capable de lui remonter le moral après le départ d'Allen, juste avant qu'Elsje ne perde la vie.. J'espère qu'il va bien et qu'il se montre fort. Et Hereata, a-t-elle réussi à bien maîtriser son innocence ? J'aimerai revoir son sourire chaleureux et entendre sa voix teintée de joie. Sam aussi me manque, tout comme nos apéros en plein après-midi. En fait, ma vie d'avant me manque un peu..


L'ambiance aidait aux confidences, avec cette pleine lune désormais partiellement masquée par quelques malicieux nuages. L'astre caché, les étoiles de la voûte céleste s'étaient mis à briller d'une plus grand intensité, comme profitant de ce court moment pour prendre la vedette à la lune ; ou pour montrer leur indignation face à l'attitude des nuages. Comment pouvait-on se mettre à la place de tout ce joli monde ? C'était déjà suffisamment difficile de comprendre les humains ; alors les habitants des cieux, n'en parlons pas !

La bohème ne pouvait s'empêcher de voir Alexander comme un frère ; elle qui avait des rapports conflictuels avec sa fratrie, ça la changeait grandement. Il l'écoutait et lui répondait ; d'une certaine manière, peut-être sans s'en rendre compte, l'anglais la rassurait. Malgré l'espoir qui avait refait surface il y a peu grâce à ses retrouvailles avec son bien-aimé - et Amelia aussi, ne l'oublions pas ! - Nora ne pouvait s'empêchée d'être habitée par le doute. De nombreuses interrogations la rongeait : sur elle, son avenir, son passé, mais aussi beaucoup son présent. Tout était tellement flou, mais comme toujours, l'une des filles de la Révolution préférait vivre l'instant présent plutôt que de s'encombrer de tout ça ; même si c'était bien plus qu'elle. En la personne de l'exorciste, la parisienne parvenait à faire fit de tout cela ; le temps d'une nuit tumultueuse, tout du moins.

Dès lors que l'Âme Errante autorisa son compagnon à la vouvoyer s'il était plus à l'aise avec ça, ce dernier recommença. Il la remercia une nouvelle fois, avant de porter une attention toute particulière à ce que cette rencontre signifiait pour lui ; le bonheur. Silencieuse, la jeune fille n'avait pu afficher un grand sourire bien qu'un peu intimidé, hochant la tête par la suite ; l'amitié était partagée.

Parler de son passé n'avait pas été chose facile, peu de monde à l'Ordre Noir devaient connaître son histoire, hormis les hauts dirigeants, Sam - s'il ne l'avait pas oublié ! - et désormais, Alexander. Sans le savoir, il était un privilégié. Même Timothy et Hereata n'en savaient pas autant d'elle, même son très cher londonien ; enfin, si elle savait.. Néanmoins, pour la bohème, vivre pour venger ses parents n'était pas la meilleure des choses à faire, surtout quand on souhaite mener une existence pacifiste loin de la guerre ; pour la tranquillité, on repassera, c'était raté. Nora avait l'impression que plus elle cherchait à s'éloigner des ennuis, plus ils venaient à elle ! Quel comble, tout de même.

Un fin soupir n'avait pu s'empêcher de filtrer entre la barrière de ses lèvres.

" Alors je le ferai aussi pour vous. "

Surprise, la jeune fille avait cligné quelques fois des yeux. Voulait-il dire par là qu'il ajouterait l'hypothétique vengeance de Nora à la sienne ? Elle avait du mal à y croire, il ne méritait pas de porter un tel fardeau sur ses épaules ! Néanmoins, le sourire qu'Alexander arbora à ce moment-là tu toutes les revendications de l'Âme Errante ; cela semblait lui faire.. plaisir ?

Une autre discussion se lança alors : les raisons du combat de la Lockwood, ce pour quoi elle continuait à se battre. La réponse n'était pas aisée à donner, mais elle fit de son mieux. Face à ses premiers mots, son compagnon lui fit remarquer de ne pas se dénigrer ; elle au moins ne gâchait pas sa vie, elle la vivait. Curieuse façon de penser et, là - encore une fois ? - la brunette ne fut d'accord. Elle ne put s'empêcher de souffler d'une petite voix :

" Dans l'état actuel des choses, je vois plutôt ça comme de la survie.. "

Un sourire amusé s'était glissé sur ses lèvres, malgré la dureté de ses paroles.

Malgré ce sourire, les paroles de l'Âme Errante étaient de plus en plus sombres ; emplies d'une cruelle vérité. La vie l'était tout autant, mais elle valait le coup d'être vécue. Ne plus survivre, mais vivre, voilà l'un des rêves de la fuyarde. Son sourire avait fini par disparaître à nouveau, englouti par les méandres de ses pensées.

" Je ne sais absolument pas comment vous faites... La souffrance est – à mes yeux – plus terrible que la mort. Ressentir quelque chose d'affreusement douloureux, pendant de long instant et bien pire que perdre la vie. Comme par exemple votre main... N'avez-vous pas souhaitez mourir pour que cela cesse ? "

Fixant son camarade droit dans les yeux, la jeune fille se demanda comment il avait fait pour voir aussi clairement en elle ; peut-être était-il capable de lire dans les pensées ou.. un truc du genre. Un léger rire s'échappa de ses lèvres, tandis que la Lockwood reportait son attention sur sa main meurtrie tout en serrant ses doigts autour de ceux d'Alexander.

" Ce n'est pas faux.. Je dois dire que je n'avais jamais eu aussi mal.. Oh ça non ! Mais maintenant, je regrette d'avoir songé à la mort à ce moment-là. Au fond et.. à contre-coup, c'est plutôt supportable. "

Quel ami le jeune Rockwell faisait pour la bohème ! Il semblait si inquiet pour elle, à chaque instant, alors qu'au fond il n'y avait pas idée de s'en faire autant pour une simple fuyarde qui avait délibérément trahi ses anciens compagnons. Lui, il n'était pas de la même trempe que la plupart des gens de l'Ordre Noir, il était comme Hereata et Timothy : un ami fidèle, peut-être même plus, un frère. Leur étreinte se relâcha alors qu'il faisait de nouvelles louanges à l'autre exorciste, cette dernier ne pouvant plus perdre ce sourire qui avait de nouveau germé sur ses lèvres. Quelqu'un de bien et de sincère.. Il n'avait pas connu l'ancienne Nora, c'était certain ; mais le sentiment d'amitié était clairement partagé.

" Je paraîtrais idiot si je vous répondais « moi aussi »... Alors je vais simplement le penser très fort. "

Son sourire ne disparut pas, même lorsque le jeune garçon finit par lui lâcher la main. Tout ce que la bohème fit, c'est de se frotter son poignet encore tâché de sang, de sa main valide, afin de tenter de faire disparaître ces désagréables sensations de picotement liées à sa blessure. Un rire sincère s'échappa de ses lèvres ; que répondre à ça ? Rien, sans doute, hormis un nouveau sourire et.. l'idée nouvelle d'aller chercher à manger !



Une fois assise par terre - les bras chargés de nourriture et son sac pendant sur son épaule - la jeune fille ne put s'empêcher de pousser un profond soupir. Elle ne souhaitait plus se lever avant longtemps, si ce n'était pour se jeter dans un lit bien douillet ! Mais il ne fallait pas rêver non plus, ce luxe ne lui serait sans doute plus accordé avant quelques temps.

Visiblement, l'idée de l'Âme Errante sembla faire pétiller les yeux d'Alexander ; lorsqu'elle était revenue, elle y avait vu briller toutes les étoiles du ciel. Nora n'avait aucun moyen de s'avoir depuis combien de temps son ami n'avait pas mangé et même si elle, avait prit son dernier repas à midi après son service de nettoyage et qu'elle n'était pas une très grande mangeuse - même si c'était une symbiotique - on pouvait dire que là, la chanteuse mourrait de faim ! Il fallait prendre des forces avant de reprendre la route et ça, le jeune homme en était parfaitement conscient. Il demanda - enfin, ordonna - à la française de manger plus que lui. La jeune femme ne devait plus avoir de forces, elle était blessée et était une symbiotique : Nora se devait de manger ! La bohème ne put s'empêcher de rire avec légèreté : ce n'était plus une enfant, tout de même !

Néanmoins, elle ne pouvait se permettre de refuser, surtout vu le regard que lui lançait l'exorciste. Un rire sincère s'échappa de ses lèvres, après qu'elle ait croqué dans un morceau de pain, puis elle dit d'un ton toujours aussi amusé :

" Bien, bien, je mangerai un peu plus que toi alors ! "

Son ami leva son propre morceau de pain tout en souriant, le dirigeant vers celui de la parisienne, comme on trinquerait avec un bon verre d'alcool. Ah, qu'est-ce qu'elle aurait donné pour boire un petit coup d'absinthe et tout oublier pour la soirée ; enfin, la discussion n'était pas mal non plus, il ne fallait pas se mentir.

" A notre survie. Et à notre amitié. "

Levant le sien à peine entamé à son tour, un large sourire traversa le visage de la bohème. Qui aurait cru qu'il y a encore quelques temps de ça, un terrible combat prenait place dans cette auberge ? Là, il n'y avait plus que de la bonne camaraderie et de la joie.

" À la survie et à l'amitié ! "

Avoir de nouveau quelque chose dans l'estomac, ça faisait un bien fou ! Même si ce n'était que du pain, c'était déjà mieux que rien. Une fois celui-ci rapidement englouti, la parisienne croqua dans une pomme bien rouge. Ah, du sucre ! C'était encore mieux que du pain, même si c'était sans doute moins nourrissant.

Puis fin la question concernant un éventuel retour à la congrégation.

Laissant sa main tenant le reste de pomme retombant sur sa cuisse, le regard de la bohème se perdit sur le fruit entamé. Cette question ne l'avait pas surprise, mais l'avait ramené sur terre : la dure réalité. Nora se l'était déjà demandé, surtout lors des pires moments de solitude ; mais il fallait dire qu'elle n'avait jamais réussi à trouver une réponse convaincante.

" J'y ai déjà songé, oui.. "

Même face à une certaine nostalgie, la jeune fille souriait ; elle ne pouvait en vouloir à son ami d'avoir posé une telle question. Tapotant de ses doigts sur la pomme, la Lockwood finit par relever les yeux vers ceux doré et toujours emplis d'étoile d'Alexander.

" Ce serait mentir que de te dire que je ne le souhaite pas.. Il y a beaucoup de gens là-bas que j'ai.. abandonné, si on peut dire. Même si ma condition actuelle n'est pas idéale, la seule chose qui me manque de l'Ordre Noir ce sont mes proches. "

Un léger soupir s'échappa de ses lèvres, bien que son sourire n'ait pas disparu de son visage. Alexander aussi, lorsqu'il rentrerait chez lui, lui manquerait terriblement ; et, une nouvelle fois, la bohème se retrouverait toute seule. Croquant une nouvelle fois dans sa pomme, l'Âme Errante resta silencieuse pendant quelques temps, avant de reprendre :

" Tu en connais quelques uns, peut-être.. Je n'ai pas eu le temps de me lier à grand monde, mais.. Je songe surtout à Bak, Hereata, Sam, et le petit Timothy. Je suis un peu partie comme une voleuse, si je pouvais revenir une seule fois pour m'excuser, je le ferai. "

Un fin rire s'échappa de ses lèvres, bien qu'elle soit au fond inquiète. Pour les deux scientifiques, la bohème ne s'en faisait pas, mais pour l'adolescente et le petit garçon, c'était tout autre.. La parisienne ne s'estimait pas être quelqu'un de fiable, une personne sur laquelle on pouvait compter mais.. en les laissant là-bas sans rien leur avoir dit, Nora avait toujours eut l'impression de les trahir. Enfin, elle n'aurait qu'apporté le malheur en restant à leurs côtés, sans doute avait-elle fait le meilleur choix.

" Enfin, je doute pouvoir y retourner facilement, même avec toutes les bonnes intentions du monde. Les chiens sont toujours là.. "

Elle faisait alors référence aux membres de Central. Il n'y avait qu'une seule des leurs en qui la parisienne avait confiance : Amelia Parietti. C'est elle qui l'avait mis au courant de la traque de Central à son égard, elle également qui lui avait confié un golem pour communiquer avec elle. ... Peut-être Nora pourrait-elle réussir à garder contact avec Alexander grâce à ça, mais.. plus du monde pouvait connaître sa position, plus c'était dangereux pour la bohème. Il fallait encore qu'elle y réfléchisse.

Finissant sa pomme jusqu'au trognon, n'en laissant rien comme elle avait toujours eu l'habitude de faire, la bohème reporta ensuite son attention vers la voûte céleste.

" Tu n'as jamais souhaité tout lâcher, toi ? Recommencer une nouvelle vie ? ... Je ne te conseille pas de le faire mais.. ça m'intrigue de savoir ça. "

Un sourire plein de sincérité et de bons sentiments traversa alors le visage de la jeune fille. Entre amis, on pouvait parler de tout sans crainte, non ?




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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 16 Aoû - 19:56
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Alexander n'était pas le genre de personne qui avait une forte confiance en lui. Ce n'était pas non plus le genre à dire quoique ce soit, à refuser quelque chose. Tout simplement parce qu'il n'osait pas, et surtout parce que son éducation l'en avait dissuadé : rendez service et vous pourrez avoir droit à quelque chose vous aussi. Il savait qu'il ne pourrait jamais entièrement se débrouiller seul. L'anglais était aussi de ceux qui n'arrivent pas à être blessant avec les autres, de ceux qui aiment rendre des services, qui aiment faire plaisir, parce qu'ils savent que si quelqu'un le faisait pour eux, ils seraient contents. Voilà un peu le type d'hommes qu'était Alexander. Quelqu'un de bien peut-être, mais quelqu'un de vulnérable, de faible et qui n'avait pas de tempérament et qui avait tendance à se laisser marcher dessus. Les gens pourraient dire de lui que c'est un « gamin » gentil mais qu'il n'a pas l'être très intelligent. Alors que c'était bien tout le contraire à ce niveau. Le cerveau d'Alexander était beaucoup plus performant que les autres. Ses parents l'appelaient « le petit génie », mais c'est uniquement parce que son cerveau fonctionnait en permanence et qu'il traitait les informations très rapidement. Plus que la moyenne. De plus, Alexander avait un sens aiguë de la logique.

Cependant, en temps de Guerre... Ce n'était utile que pour la stratégie. Valshe n'était qu'un pion parmi tant d'autres. Un talent gâché ? Peut-être. Mais comment lui faire confiance ? A lui, ce jeune homme qui n'avait aucune confiance, il était tellement introverti qu'on le pensait muet. Comment faire de lui un stratège comme ils en avaient besoin ? Alexander était un homme bon, et débrouillard, mais cela s'arrêtait là. Il n'avait pas l'étoffe d'un haut gradé. Si tenté que celui-ci existe vraiment... En vue de l'égo surdimensionné que se traînait la hiérarchie... Il ne serait pas étonnant de comprendre qu'ils ne recherchent aucun homme de la sorte. Komui Lee suffisait amplement à envoyer les soldats sur le terrain, pendant que ses supérieurs – après avoir choisi les affectations – sirotaient leur thé. Mais ça, Alexander n'en savait rien.

C'était à peine s'il savait qui était Komui Lee. Alors... Franchement. Et à peine envoyé en mission que le voilà à sympathiser avec un déserteur : Nora Lockwood. Belle jeunesse et formidable recrue.
Néanmoins, c'était comme cela qu'était Valshe.

Lorsqu'il fit à la jeune femme qu'il prenait aussi sa vengeance et qu'il se battrait pour elle, celle-ci cligna plusieurs fois des yeux avant de comprendre ce que cela voulait réellement dire. Il acceptait un fardeau de plus, et cela lui faisait plaisir. Sincèrement, car il aimait aider les autres, et la vie de Nora était assez chaotique ainsi. Il fallait que tout ça change, et que les choses évoluent. Par la suite, vint un nouveau sujet de discussion : les raisons de combattre. Celles de Nora Lorsque vint l'avis de l'anglais sur la vie de la jeune femme, elle souffla discrètement un désaccord. Pour elle, c'était survivre. Quels étaient le plus fous des deux ? Car malgré sa phrase, la française avait sourit, avec un air amusé.

Finalement, alors qu'il avait tout simplement donné son avis sur la souffrance et la mort, Alexander vit parfaitement juste quant à la blessure de l'exorciste en fuite. Pendant ces douloureux instants où la souffrance n'avait pas su la quitter d'elle-même, la jeune femme avait souhaité mourir pour que cela s'arrête. Elle ne démentit pas ses paroles, mais rajouta simplement qu'elle regrettait ces pensées sur la mort, et qu'à contre coup, la douleur avait été supportable. Alexander opina du chef, se remémorant qu'en philosophie, tout ce qui était supportable était ce qui ne nous faisait pas mourir, ou perdre connaissance. Il vit, ressentit, à quel point cette affirmation était vraie. Et il ne l'aurait jamais cru.

* * *

Le jeune homme ne savait pas pourquoi son instinct lui avait hurlé que la jeune femme devait manger plus que lui. Il lui avait paru plutôt logique, en y réfléchissant, que puisqu'elle était symbiotique, cela tirait directement de l'énergie de son corps, de gérer son Innocence. Il n'y connaissait pourtant pas grand chose. Mais la jeune femme rit, sincèrement, face à ses « ordres » et se mit à manger. De toutes façons, si elle ne mangeait pas tout ça, lui ne le ferait pas. Il n'avait pas vraiment besoin de manger énormément, quand bien même il sortait d'un combat. Il n'avait jamais su avoir convenablement faim et mangeait toujours moins que les autres. Alexander ne comprenait pas pourquoi, mais savait que c'était simplement ainsi et qu'il ne lutterait pas pour changer cela. Malgré son incompréhension, il parvenait à vivre – plus ou moins – avec.

Tout deux trinquèrent, finalement, à la survie, et à l'amitié.

Tandis qu'elle croquait dans une pomme lui terminait son morceau de pain. Vint ainsi la sienne, de pomme, qu'il grignota tandis qu'ils parlaient. Enfin... Face à sa question la jeune femme laisse retomber son bras contre elle, sur sa cuisse, et posa son regard sur la pomme qu'elle avait commencé à manger. Sa réponse ne tarderait pas à venir, et le jeune homme sentait son cœur palpiter bien plus vite, et bien plus fort. Les lourds battements semblaient faire bouger sa cage thoracique, et il était presque persuadé que si on déchirait sa chemise, on verrait, à l’œil nu, ses « pectoraux » bouger sous ce rythme.

La réponse vint enfin. Nora amorça celle-ci en précisant qu'elle y avait déjà songé. Mais la façon dont elle tourna les choses fit comprendre à l'exorciste qu'elle ne reviendrait pas. Il était un peu déçu. Car la seule façon qu'il aura de la revoir serait par « chance » ou dans un long moment, si la Guerre se termine un jour. Elle avoua que la seule chose qui lui manquait là-bas était ses proches. Ceux qu'elle aimait, et à qui elle s'était liée. Clairement, son retour n'avait pas voulu. Comme si elle avait découvert quelque chose d'horrible, que sa vie était compromise et que ses illusions étaient brisées. Elle poursuivit en disant qu'il était possible que le jeune homme ait fait la connaissance de quelqu'un d'entre eux. A part, Hereata, le jeune homme ne connaissait personne. Et cela faisait un moment qu'il n'avait pas eu de nouvelles de la jeune femme... Il paraît que c'était elle qui l'avait sauvé de Scar. L'anglais lui devait la vie, et il le lui rendrait, en bien.

Elle confia également qu'elle voudrait s'excuser auprès d'eux. Car Nora culpabilise d'être partie aussi rapidement, et sans leur dire un mot. Le jeune homme pourrait parfaitement leur passer un mot, mais... Il n'avait pas confiance en lui et avait bien peur de se faire prendre... De causer des ennuis à la jeune française. Et c'était bien la dernière chose au monde qu'il désirait. La jeune femme rit un peu. Mais Alexander se doutait bien que ce n'était pas sincère, c'était nerveux... Un rire porteur de culpabilité, de peine. C'était rire pour ne pas pleurer. Rire pour ne pas faire face à la réalité.

La conclusion ne plu guère au jeune homme. Mais tout était clair. Elle ne disait pas non à un retour, bien que mûrement réfléchi, tout de même, cependant, elle ne le croyait pas possible. Faisable. Elle cita « les chiens ». Elle voulait probablement parler de Central, ceux qu'elle avait déjà énoncé toute à l'heure. Alexander ne les connaissait pas. Il connaissait maintenant l'existence de tout ce joli monde... Mais... La façon dont Nora parla d'eux... L'anglais nota une certaine colère envers eux, intolérance, même. Qu'était leur rôle ? Le jeune homme était sûr de n'avoir jamais fait affaire avec eux.

« Eh bien... Je ne connais qu'Hereata. De ceux dont tu as cité. J'en connais quelques autres, mais bien moins que toi. Je... Je ne suis pas très sociable. Enfin... Je. J'aurais bien aimé leur passer un mot... »

Seulement, il abandonna de suite l'idée. Enfin, il ne voulait pas lui faire de faux espoirs. Il avait déjà promis cette chose à quelqu'un... Ce quelqu'un avait disparu, il n'avait jamais pu reprendre contact pour tout lui dire. Il n'avait pas trouvé ces gens qu'elle lui avait demandé de trouver. Et si Alexander recommençait cela avec Nora ? Non... Non... Il ne voulait pas la décevoir, il ne voulait pas... Tenter le Diable.

« J'ai bien peur de ne pas en être capable... Et de vous causer des ennuis » Clairement, sa pensée fut dite.

Une fois la réponse terminée, le jeune garçon pu continuer à grignoter sa pomme, comme une petite sourire pourrait le faire... Simplement, Alexander croquait de petites bouchées. Après tout, il n'était pas en pleine course. Il était très loin d'être pressé. Pendant ce temps, Nora reporta son regard sur la voûte céleste, admirant probablement les étoiles qui scintillaient de toutes leur force. Elle posa une question qui fit sursauter le jeune homme et celui-ci s'étouffa avec un morceau de pomme. Toussant à répétition pour le dégager d'en travers de sa gorge, le morceau finit par être avalé... Les joues rougit par l'alerte et la panique soudainement semé dans tout son corps, et par son cerveau, l'anglais toussota de gêne, et éclaircit sa voix / dégagea sa gorge, afin d'être sûr de pouvoir parler comme bon lui semblait.

« [colo=#4169E1]Hum... Eh... Eh bien.[/color] » commença-t-il ne sachant que dire.

La jeune Nora lui avait demandé s'il avait déjà pensé à tout lâcher. C'est vrai que cela faisait désormais quelques mois qu'il était dans la Congrégation de l'Ombre... Mais... Non. Il n'avait pas pensé à ça. Seulement... Il vint à retourner la question dans un sens nouveau. Et si la jeune femme lui avait demandé ça de manière générale ? Vis à vis de la mort de ses parents... ? Lâcher ses souvenirs et recommencer depuis le début ? Si seulement Alexander en avait été capable. Néanmoins, il vint à se demander si sa nouvelle vie n'avait pas justement été offerte par la Congrégation, avec cette Innocence...

Il avait du mal à imaginer quelque chose d'autre désormais. Un autre schéma. Une autre histoire. Il lui est encore difficile de vivre sans penser au décès de ses parents. Cela le touche encore et le manque de repère n'est pas entièrement fixé. Il se sent encore un peu perdu, quand bien même il grandit un peu. Il le sent. Il mûrit, et de par les événements nouveaux, récemment vécu, Alexander sent qu'il devient un petit peu plus fort petit à petit. Bientôt il serait peut-être en mesure de tout supporter ? Ou tout du moins, plus de choses qu'aujourd'hui.

Cela lui plairait beaucoup. Car le jeune homme a du mal à trouver son utilité. Dans ce monde. Il lui semble être un mauvais pion. L'anglais se mit à regarder de nouveau le firmament, et il sembla y lire sa réponse.

« J'aimerais beaucoup avoir cette chance. Mon rêve n'est pas d'être exorciste et de mourir sur un champ de bataille. Je ne veux pas que ma vie ait ce sens. Je n'ai pas choisi. Je l'ai été. Si j'avais l'occasion de tout pouvoir recommencer, je la saisirai. » fit-il en tendant la main vers les étoiles, comme si... C'étaient elles, l'occasion.

Sa mine se fit plus triste. Penser à une vie qui ne lui serait pas accessible le rendait triste. Comme un bonheur qui nous échappe. Un bonheur insaisissable, un bonheur hors de portée. Un bonheur... Une illusion. Cela lui fit penser à son manque de repère. Son bonheur... ? Il n'en avait pas aujourd'hui. Sa vie était terne, et sa vie ne servait qu'à tuer des immondices créées dans le but de tuer l'humanité toute entière.

« Sans ses monstres... Mes parents seraient encore en vie. Les votre aussi. Je me demande ce que je ferai aujourd'hui, s'il y avait pas eu tout ça. Cette Guerre. Ces monstres. Cet Ordre. Que vouliez-vous faire de votre vie, Nora ?  »

Les larmes perlaient aux coins de ses yeux, tandis qu'il admirait les étoiles, et la Lune qui s'était récemment libérée de l'emprise des nuages.

« Auriez-vous été une chanteuse hors-paire, Nora ?  »

Si en plus de vos parents, on ne aurait pas voler votre vie..., aurait-il voulu rajouter. Mais il se retint... Uniquement la dessus car une larme coula de son œil gauche. Invisible pour Nora. Cependant bien réelle pour Alexander qui la sentait rouler sur sa joue, avant de se jeter dans le vide, et de mourir sur le sol poussiéreux de l'auberge.

Comme il aurait voulu, à cet instant, avoir une autre vie. Comme il aurait voulu que cette boule qui ravageait ses intestins se taise...


Ce fut comme si un nouvel obus avait éclaté l'auberge pour la seconde fois.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Dim 24 Aoû - 0:59

Avenir


" Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir. "


Là, tandis que nous mangions ce que j'avais pris dans la cuisine, j'ai eu comme l'impression que malgré ma fuite, rien n'avait changé. Il m'aurait suffi de fermer les yeux pour me retrouver à la Congrégation, au réfectoire en compagnie d'Alexander, avec qui j'aurai pu sympathiser par hasard ; suite à une terrible bataille face à l'un des robots de Komui, qui sait. Il m'avait remercié de l'avoir sauvé, mais si je n'avais pas été là, il n'y aurait eut ni Noé ni Akumas, ni lui, donc. Comment aurions-nous pu nous rencontrer si je n'avais pas quitté les rangs ? Au fond, peut-être était-ce mieux ainsi, que nous prenions notre repas là, au bout milieu de la nuit dans les décombres de cette auberge. Je ne sais pas ce que l'avenir aurait pu me réserver.


Avant ce triste soir, il était déjà arrivé à la parisienne de songer à ce qu'aurait pu être sa vie si elle n'avait pas quitté l'Ordre Noir ; si Elsje n'était pas morte. La vie aurait sans doute continué son train-train quotidien, quand bien même la bohème n'acceptait pas toutes les décisions prises par le grand intendant ; notamment sur le fait d'envoyer des enfants se battre. Ne pouvaient-ils pas au moins attendre qu'ils aient l'âge de prendre leurs propres décisions ? Cela dit.. aux yeux de la Lockwood, même Hereata était trop jeune pour se battre ; elle aussi, d'ailleurs, même si elle avait déjà l'âge de fonder une famille. En tout cas, Nora n'aurait pas connu toutes ces souffrances - physique, mentale, la faim, la fatigue, la solitude, ... - si elle était restée bien sagement au quartier général. Jamais elle n'aurait revu Aloïs et Mathilde, tout se serait porté dans le plus merveilleux des mondes.

Cependant, il y avait une chose que sa fuite lui avait apporté et qui changeait totalement la donne : son petit londonien. Sans doute n'aurait-elle jamais pu espérer le revoir sans cela. Pouvait-on alors dire que cette fuite était justifiée et acceptable ? D'une certaine manière, oui. Des dizaines de mal, pour seulement un bien.

Cela dit, sa rencontre avec Alexander était aussi une chose bénéfique à la bohème, quand bien même elle aurait été possible entre les murs de la Congrégation de l'Ombre. Cependant, leur relation aurait-elle été la même ? Jamais la jeune femme n'aurait eut à lui mentir sur son identité, jamais Nora ne se serait autant confié à lui si elle était restée là-bas. Leur lien n'aurait pu être plus fort ; la Vagabonde n'aurait pu espérer trouver confident pareil si son chemin n'avait pas été séparé du sien il y a des mois de cela. Après tout, le destin n'était pas tout tracé d'avance ?

L'Âme Errante fut sortie de ses pensées lorsque son compagnon clama connaître la jeune ilienne ; mais pas les autres, ou tout du moins, à peine. Nora aurait pu s'en douter, après tout, il ne semblait pas avoir rejoint les rangs depuis fort longtemps ; et on pouvait ajouter à cela une mauvaise sociabilité, selon ses mots. Cela tira un fin sourire à la jeune fille, bien que la suite lui pinça légèrement le cœur :

" Je. J'aurais bien aimé leur passer un mot... " continua-t-il dans un premier temps, avant de reprendre, " J'ai bien peur de ne pas en être capable... Et de vous causer des ennuis. "

Il marquait un point. La Lockwood n'avait pas souhaité faire passer ce message en parlant de ses anciens compagnons, même si, au fond, l'idée de leur transmettre de ses nouvelles lui avait traversé l'esprit. Mais.. Alexander avait raison, tout ceci n'était vraiment pas raisonnable, et la parisienne s'était alors contenté de sourire tout en lui disant :

" Oh, oh non, ne t'en fais donc pas. Je ne t'aurai pas demandé ça, c'est beaucoup trop dangereux.. pour toi. "

Demi mensonge. Nora s'inquiétait vraiment pour lui, bien plus que pour elle ; mais au fond, n'aurait pas été contre le fait de faire passer un petit mot. Non, la sécurité d'Alexander en dépendait. Que pourraient bien lui faire les chiens s'ils venaient à apprendre leur relation ? ... La bohème préférait ne pas l'imaginer.

Mieux valait changer de discussion pour le moment.

Face à la question qu'avait posé la jeune fille, son compagnon manqua de s'étouffer, se mettant d'un coup à tousser tout aussi vivement que si trois chats habitaient désormais sa gorge. Sur le coup, la Lockwood s'était redressée et avait légèrement tendue sa main vers lui, prête à lui frapper le dos si besoin était ; mais bien vite, l'anglais se reprit, ne toussant alors plus que pour retrouver sa voix. Avait-elle donc posé une question si embarrassante que ça ? Pour le coup, la petite chanteuse en aurait presque perdu son sourire ; pour afficher une mine des plus interloquées. Alexander tenta de répondre, mais ne sembla pas trouver ses mots. Que se passait-il donc ?

Cette fois-ci, ce fut au tour de Nora de perdre l'attention de son compagnon ; celui-ci étant désormais occupé à fixer la voute céleste. Son rêve n'était pas d'être un exorciste, ni de mourir sur le champ de bataille ; il n'avait pas choisi cette destinée, on l'avait fait pour lui. Le regard de la jeune fille s'assombrit alors, l'anglais ne pouvait trouver de meilleurs mots pour décrire la condition des élus de Dieu. La tête toujours tournée vers le firmament céleste, l'exorciste à la chevelure d'ébène sembla en perdre de sa jovialité précédente. Sa camarade aurait pu se mettre une paire de claques, tant la culpabilité l'habitait désormais. Pourquoi avait-elle posé cette fichue question ?

Et il continua à parler, poussant de plus en plus la jeune française dans les tréfonds de la culpabilité et de la honte. Leurs parents mutuels seraient encore en vie sans cette guerre, c'est vrai, mais.. au fond, Nora savait que l'Ordre Noir leur avait permit de se rencontrer. Un mal, pour un bien, pour un nouveau mal. La balance ne fait qu'osciller, en permanence.

" Que vouliez-vous faire de votre vie, Nora ? " fit-il comme pour la laisser réfléchir, avant de reprendre, " Auriez-vous été une chanteuse hors-paire, Nora ? "

Un fin sourire traversa alors le visage de la jeune fille ; cette question, au fond, elle s'y était attendue. Tendant à nouveau sa main vers son compagnon d'infortune, la bohème lui reprit alors la main ; vaine tentative de lui faire tourner la tête, de lui montrer, qu'au fond, il n'était pas seul.. Elle passa ses doigts toujours dégoulinant de sang entre les siens, serrant doucement son étreinte, sourire toujours aux lèvres ; bien que tristement mélancolique.

" J'ai toujours songé à suivre la trace de mes parents, à l'Ordre Noir. "

Devenir une infirmière comme sa mère, ou quelque chose s'en approchant, apporter de l'aide et de la joie autour d'elle, voilà ce que la jeune fille avait souhaité en arrivant à l'Ordre Noir. Le destin avait voulu qu'elle devienne exorciste ; triste destinée. Levant à son tour les yeux en direction des étoiles, la Vagabonde sembla y chercher des réponses, des idées, un avenir possible dans un monde de paix.

" Mais.. Si ça n'avait pas été le cas je.. Hm, oui, la chanson me semble être une bonne façon de gagner sa vie, ou s'occuper d'enfants. Peut-être aurai-je pu faire des études pour devenir institutrice, qui sait ? "

Mais je ne suis pas assez cultivée et intelligente pour ça, voulut-elle rajouter, bien qu'elle soit très proche des enfants.

Un léger rire s'échappa des lèvres de la jeune femme rien qu'à cette pensée, aussi léger d'un souffle du vent. Des enfants, elle en avait connu des tas à l'orphelinat, puis à Montmartre au vieux théâtre, Charly, par exemple, le fils de sa marraine. A l'Ordre Noir également, elle s'était liée à quelques enfants, que ce soit de près avec Timothy et Elsje ou d'un peu plus loin avec des petites têtes comme Rusty ou Espérance. Au fond, la parisienne était presque certaine de tous les connaître ; leurs noms également.

" La guerre m'a arraché beaucoup de choses, mais m'en a également rapporté beaucoup, elle nous détruit et nous lie.. Je ne dis pas que c'est une bonne chose pour autant mais.. "

L'Âme Errante avait du mal à trouver ses mots, craignait de mal les utiliser et de ne pas clarifier sa pensée. Prenant la main de l'exorciste entre les siennes, Nora put enfin plonger son regard dans le sien.

" Il y a beaucoup de personnes biens que je n'aurai pas connu sans cela. "

Toi y comprit, sembla-t-elle lui faire comprendre en un chaleureux sourire, avant de rapidement reporter son attention vers leurs mains jointes, tapotant ses doigts valides sur ceux de sa main blessée. Elle essayait de se souvenir d'une lointaine après-midi, perdue dans ses pensées.

" Un ami m'a dit un jour.. que la vie était bien plus acceptable quand on cessait de se tourner vers le passé, pour vivre le présent comme il vient. Je pense.. que c'est à nous de façonner notre destinée, quelle qu'elle soit. Accepte d'être exorciste et bats-toi pour obtenir l'avenir que tu souhaites ou.. fuis pour l'avoir également. Je n'ai peut-être pas choisi la meilleure des voies mais.. toi, tu le peux encore, Alexander. "

Des mots d'espoirs, mais destinés à qui ? Au fond, l'Âme Errante n'avait jamais pu se résoudre à oublier son passé - même, elle le vivait presque autant que le présent - mais il était encore temps d'apporter un peu d'aide à son ami. Des mensonges ? Un petit peu, peut-être, mais surtout.. De la force et de l'espoir pour continuer, voilà ce que Nora tentait de lui transmettre comme Sam l'avait fait. Comme un parent veille sur un enfant ; comme un enfant qui veille sur un membre de sa fratrie.




I kind of hate me too
I owe you nothing. And you are nothing to me. Thank you for curing me of my ridiculous obsession with love.  © by anaëlle.
† L'Âme Errante †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Se battre pour la Guerre
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Nora Lockwood† L'Âme Errante †


Nora Voice Acting - par Rayn

" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


Nora chante en Steelblue

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 1121 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Elliot B. / Rusty O.
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Dim 24 Aoû - 23:50
Spleen Vs Bliss
feat. Nora Lockwood
Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit A. V. Rockwell

Elle avait beau sourire, elle avait beau rire ; Alexander avait parfaitement su percevoir sa déception. Il n'était pas l'allié le plus robuste, malheureusement, malgré la grosse tête qu'il pouvait se traîner. Simplement, il ne voulait pas – sincèrement – risquer la vie de Nora. D'autant plus qu'il devrait, à son retour, écrire un rapport sur sa situation... Son potentiel retard. Qu'allait-il bien pouvoir raconter, hein ? Que pourrait-il dire ? Le mensonge n'était pas son art, et il était très loin d'avoir une quelconque maître dans celui-ci. Tout ce qu'il devrait faire, c'était de ne pas trembler... Et cela valait aussi bien pour le rapport écrit, que l'oral. Il n'allait certainement pas trahir cette amitié si fraîche et qui paraissait irréductible ! Plutôt mourir, que de se comporter en indigne. C'était un aristocrate... Qu'il le voulait ou non ; il devrait se comporter comme ses géniteurs le lui ont apprit. Nora, la bohème, la fille du peuple. Alexander la protégerait.

Tel était désormais son devoir ; protéger.

Une chose qu'il n'aurait jamais cru possible. Lui, le chétif, le petit génie. Celui qui passait son temps libre à écrire des sonnets, et tant d'autres œuvres poétiques. Lui qui était tant passionné par les mots et leur polysémie. Jouer avec leurs symboliques, et les figures de style. C'était à ça que le jeune homme était doué. Et à rien d'autre. Alexander n'était pas vraiment de ceux qui travaillait leur endurance régulièrement ; en vérité, il n'aimait pas ça. Sentir son souffle devenir court, transpirer. Ce n'était pas pour lui, ce genre de choses. Il était beaucoup plus calé au niveau de son esprit, et c'était indéniable.

A la question de Nora concernant une possibilité de changement de vie, d'une nouveauté, le jeune homme manqua de s'étrangler avec ce qu'il venait de croquer. Les joues rougit et le souffle reprit, Alexander avait répondu à sa question qui avait retiré tout sourire à la jeune femme. C'était à lui de s'en vouloir. Car après tout, elle était beaucoup plus jolie avec un sourire. Tout le monde l'était, d'ailleurs. Tout était infiniment plus beau dès lors qu'il y avait un sourire, cette lumière qui était capable de contaminer n'importe qui, même le plus froid des cœurs de glace. Mais dans l'horreur du discours d'Alexander, la question qu'il posa parvint à lui redonner le sourire. Elle venait de penser à quelque chose de joyeux, quelque chose qui lui faisait plaisir ; qui apportait la lumière, celle-ci sembla transpercer les Ténèbres de son glaive. Ce glaive aurait pu correspondre à la main de Nora, celle qu'elle posa contre celle d'Alexander, son nouvel ami, son nouveau confident, et de laquelle ses doigts s'entremêlèrent à ceux du jeune homme. La Lumière traversa alors le poète, qui frissonna au contact de cette peau contre la sienne, et se mit à sourire ; à nouveau. Même si le sourire de la bohème n'était pas de ceux qui apporte la chaleur. Le sien était emprunt de mélancolie, et il n'y avait aucun mal à ça. Au contraire, en un sens, cela rendait la chose bien plus belle. Les plus tristes sourires ne sont pas ceux qui ont le moins de valeur ; leur poids donne leur en confère.

Nora se mit alors à parler, répondant à sa question. Elle leva son regard vers la voûte céleste après avoir débuté sa réponse. Elle continua alors. La voix de la chanson l'aurait plu, tout comme celle d'institutrice. C'était un métier admirable ; il fallait avoir de la culture, et aimer les enfants. C'était également un but louable : car il était question de faire passer la Connaissance d'une génération à une autre. De les instruire. Alexander avait eu de la chance, il n'était pas allé à l'école ; un précepteur s'était chargé de lui insuffler la connaissance. Tout de suite, l'homme l'avait « branché » sur la poésie... Un art... Que dis-je, Valshe parlait la langue des Dieux. Ce n'était pas rien. Il suscitait beaucoup d'admiration dès lors qu'il récitait des poèmes... Les siens, en l'occurrence, et qui concurrençait Baudelaire voire même Shakespeare.

Le rire de la jeune femme ramena l'exorciste sur Terre. Il lui sourit, plus sincèrement encore. Ce qu'elle dit par la suite était comme une leçon sur la vie ; elle n'avait pas tord du tout, et prendre les choses de cette façon était la meilleure manière de survivre le plus longtemps. Car en plus de l'espoir, le bonheur fait également vivre. Elle prit la Guerre comme un opportunité à se lier à des personnes qu'elle qualifiait de « bon individus » ; Alexander devrait prendre exemple. Il devrait se sociabiliser un peu plus, et laisser les autres retirer son Spleen tout comme la jeune parisienne le faisait. D'ailleurs, celle-ci sembla le citer dans ces personnes... Valshe ne pu s'empêcher de rosir, ayant deviné.

La vérité c'était qu'Alexander n'était pas du genre à aller vers les autres, et Autrui n'allait pas vers lui dès lors qu'ils voyaient la tête qu'il faisait. Qui avait envie de parler à un être qui – toujours et sans exception – arborait une triste expression sur le visage, comme si toute la misère du monde lui pesait sur les épaules ? Personne, évidemment. Il était tellement introverti... Tellement sensible à tout ce qui l'entourait, qu'une simple bousculade sans excuse pouvait ruiner son moral. L'empathie n'arrangeait rien, enfin, pas toujours, car en cette période de Guerre, il était souvent le cas d'émotions négatives ; colère, désespoir, douleur, solitude. Et tout ceci affectait Alexander. Il s'emparait – sans le vouloir – des émotions des autres, sans pour autant le leur retirer. C'était une chose qu'il avait du mal à supporter. Car c'étaient les émotions qui rythmaient sa vie ; ce n'était pas évident de suivre le mouvement. Alors le jeune homme était souvent – pour ne pas dire toujours – fatigué. La fin de journée n'était jamais une bonne chose pour lui.

Ainsi, il s'était vite lié avec la solitude, et avait même appris à aimer cette dernière.

Nora reporta son attention sur leurs mains liées. Le silence vint à leur rencontre. Alexander patienta simplement. Il savait pertinemment que la jeune femme se mettrait à reparler tant elle était absente et tapotait sur sa main de ses doigts. Vint alors le souvenir qu'elle cherchait et la jeune parisienne raconta alors quelque chose qui allait perdre Alexander. Il fallait, selon son ami, cesser de se tourner vers le passé pour faire face à l'avenir, et profiter du présent. Alexander devrait accepter la situation pour aller de l'avant et rechercher à son toucher son but du bout des doigts. Fuir ou rester. Sauver ou abandonner... Une boule nerveuse vint se loger dans la gorge du jeune homme. Quelque chose de violent, et qui l'empêchait de parler... Elle termina en disant qu'elle n'avait peut-être pas prit la meilleure voie, mais que lui pourrait encore la choisir. C'était selon lui, après tout. Que désirait-il le plus au monde ?

Une question à laquelle – pour le moment – il n'avait aucune réponse. Il n'y avait rien qui le retenait à la Congrégation de l'Ombre. Il n'avait pas vraiment de bons amis, et la seule à qui le jeune garçon s'était lié était cette femme ; Nora. Une exilée. Une exorcise ayant déserté. Elle voulait tout simplement lui donner de la force et du courage pour affronter sa vie, ce présent si obscure et douloureux. Elle y parvint. Peut-être que ce n'était tout simplement pas suffisant... Pour lui donner une claire réponse concernant cette question qui tournait dans sa tête. Il n'avait pas envie d'être indigne, de passer pour un trouillard – car c'est l'étiquette qui lui collerait à la peau – cependant, aller sur le front était trop difficile pour lui. Trop... Angoissant, et l'angoisse était déjà trop présente dans sa vie.

Transporté ailleurs, Alexander répondit malgré tout aux paroles de la bohème.

« Institutrice... ? Cela vous irait comme un gant. » il sourit, dans le vide.  Bien vite, il remarqua son comportement osé, et déplacé. Il cligna plusieurs fois des yeux et se mit à fixer Nora. Ses prunelles brillaient de tristesse, et ses lèvres esquissaient un doux sourire. « Est-ce que vous désirez avoir des enfants ? » lui demanda-t-il par curiosité.

Il espérait qu'elle ne lui retournerait pas la question, car il n'avait jamais encore aimé. Son cœur n'avait jamais connu l'amour. Jamais personne n'avait su le charmer, et c'était sûrement parce qu'il n'avait vraiment côtoyé qui que ce soit assez longtemps pour éprouver une quelconque attirance... D'ailleurs, qu'est-ce que l'attirance ? Qu'est-ce que ça fait ? En quoi cela consistait était tout ce que savait le jeune homme là-dessus. Parce qu'il avait réfléchis là-dessus, son cerveau ne lui avait pas permit le contraire, de toutes façons. Les longues nuits d'insomnies étaient dues à ça ; un cerveau bien trop actif.

Quant à sa toute dernière affirmation... Que pouvait bien répondre Alexander ? Que parce qu'il n'avait aucune attache à l'Ordre Noir, alors il fuirait probablement ? Qu'elle était la seule qu'il connaissait et qu'il avait envie de la suivre sur les routes sinueuses ? Non non. Il y avait des choses qu'il devait faire, des tonnes... Enfin... Une. Pour cela, sa présence à la Congrégation de l'Ombre était une obligation ; malheureusement.

Venger la mort de ses parents. La seule haine capable de l'habiter.

« Encore faut-il avoir la force de tourner la tête...  » commença-t-il. Prenant une bouffée d'air, le poète sourit avec mélancolie, son regard posé sur les mains des deux jeunes adultes. « J'ai envie de fuir, Nora... Il n'y a que la vengeance qui me retient à l'Ordre Noir. Et encore, je pourrai parfaitement la vivre sur les routes tortueuses de la vie.  » Son sourire n'avait pas quitté ses lèvres, mais il n'était plus sincère ; il n'était plus rien.

Oh non, ce n'était pas une solution... Enfin, si, mais certainement pas la bonne. Sa tête le savait mieux que n'importe qui, néanmoins son cœur lui hurlait de tenter l'aventure. Avec anticipation, le jeune garçon savait qu'il allait devoir revenir à l'Ordre la queue entre les jambes... Si jamais il s'amusait à fuir.

Il serait alors devenu un parfait crétin, hein ? Mais entre ces deux choix, ces deux chemins, sont cœurs balance. L'oiseau ne sait pas si la cage lui convient, ainsi que la sécurité qu'elle lui confère, cependant, il a envie et besoin d'aventure, et de vivre ses rêves.

« Quelle est la plus belle chose qui puisse vous arriver, Nora ?  »

Cette question lui avait traversé l'esprit comme un cheveu tombe sur la soupe.  
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 6 Sep - 21:47

✖ Bye bye.
Nora  ♦ Alexander ♦ Lucja ♦ Cyclamën


Boom Boom. Boom.

Dans les rues, le chat, le chat mécanique, et l’humain, l’humain, pas vraiment, mais encore un peu. Ils marchent, ils marchent ensemble, appuyés. Ils sont les frères du moment, frères éphémères d’un champ de bataille. Le sang, son goût métallique, ce goût qui lui donnait littéralement la gerbe, les bruits, les cris, les larmes. Tout cela résonne dans sa tête, tout cela résonne et lui donne envie de pleurer. Parce que, parce qu’à travers Feilen, Cyclamën Animae a cette impression de déjà-vu. Cette impression de tous connaître de ces mots, de ses lignes d’encre, et de cette mélodie. Pire encore, c’est comme s’il savait, pessimiste, que tout cela n’était pas fini : le concert n’avait de faim, l’histoire n’avait de situation finale, le dictionnaire ne pouvait être rempli. Il le savait le pauvre norvégien, que le futur, que cette guerre, que tout cela serait sombre : bah, il était le regret, c’était pas étonnant.

Boom Boom Boom.

Les deux malheureux marchaient doucement dans les rues, et la petite musique de leurs pas se faisait discrète, étouffée par le concerto des bruits de canons. Loin de cette défaite qui n’en pas vraiment une, les machines de guerre continuaient inexorablement le carnage pour lesquelles elles avaient été conçues. Le sang battait à ses oreilles, en même temps qu’il s’échappait de son être. Plus qu’une faille, c’était un trou béant qui trônait, fière, au bras droit du libraire, et qui laissait voir os, veines et nerfs sortir d’une façon grotesquement morbide à l’air libre. Et tout cela baignait dans le sang, et l’encre, encre qui d’une certaine façon, rappelait que le souvenir du Regret lui-même avait été directement touché par la Vagabonde. L’Encre cependant et contrairement à son sang, se devait de suivre son possesseur jusqu’à la fin. Il y avait donc derrière l’étrange duo, des trainés, véritable fleuve noire ; parodie ridicule d’un Styx débile, qui comme autant de petites mains, serpentaient, rampaient, couinaient pour tenter de rattraper leur seul maître, leur seul ami, pour simplement réintégrer le corps de l’Apôtre, le réceptacle de Feilen, Feilen qui trop faible pour le moment, semblait lui-même sonné. D’ailleurs, tout le monde semblait sonné : la polonaise morte tout comme son pseudo-maître ne parlait pas. Il n’y avait rien à dire, ils étaient encore vivants, c’était déjà ça. Parfois, il interrompait leur marche, et de sa main gauche, il essayait de vainement d’empêcher le sang de trop partir. Cyclamën se sentait partir aussi, tout comme ce stupide liquide rouge. Alors, le chat, tournait un peu la tête, ronronnait une sorte d’encouragement en carton, et ils repartaient. Finalement, ils arrivèrent à la Porte.

Boom Boom. Boom.

Et ça faisait comme ça dans sa tête !
Boom boom boom boom bang boom souffle souffle souffle pshhh glouglouglou psh boum.
Ca ne voulait pas s’arrêter même !
Boom boom boom boom bang boom souffle souffle souffle pshhh glouglouglou psh boum.
Et ça lui faisait mal.
Mal.
Malheurs.
Malheureux.
Malheureusement.
Il souffrait.
Boom boom boom boom bang boom souffle souffle souffle pshhh glouglouglou psh boum.


« On y va ? » C’est une supplication de Lucja. Le Noé qui lui faisait face était comme une grenade : instable, et encore plus que la moyenne de ces semblables. Il s’était arrêté, devant la porte, alors que l’encre qui peinait à le suivre ré-intégrait son corps avec difficulté, pour en ressortir presque immédiatement par cette ouverture béante au bras. Elle détourne le regard ; la morsure de l’Innocence était vraiment affreuse. Elle reprend sa forme humaine, et elle aussi, souffre. Sa hanche notamment, souffrait. « Mh. Je. J’arrive. » Sans plus un regard, elle s’enfonce dans le voile obscure de l’Arche. Tituber serait plus juste. Il lève un bras, vers la ville, et les explosions. « Stop. Rentrons. Le jeu est terminé pour ce soir. » Et les machines stoppent leurs massacres, redeviennent humains, et à l’ordre du Noé, se dissolvent dans la nuit, retournant dans les ombres où patientes, elles attendent les ordres du Comte. Enfin, il se concentre. Il lui manque encore un peu d’encre.

« Mon vrai nom c’est Nora. »

L’encre, le sang, tout cela était encore avec les deux exorcistes. Ils riaient même : bah, ce sont des idiots. Toute cette encre-là, qui est resté, que personne ne regardait. Elle bouge, un  peu, comme une sorte de petite vaguelette. Elle se mouvoie lentement sur le sol, et sort de la bâtisse. Par moment, par paquet, elle tente de reprendre vaguement sa forme d’origine : une main, un bras. Mais elle peine, loin de son maître. Alors, elle avance, lentement, rampant, se trainait plus que vraiment glissant sur le sol. Elle fait attention : il faut dire qu’elle emporte avec elle cette précieuse information. Oh, non, il ne la dira pas au Comte ça. Non, il le gardera pour Lui. Il la retrouvera, et ils parleront. De ce qu’est « un monstre » et de ce qui ne l’est pas.

Elle finit par réintégrer moi, Feilen, le pestiféré. Ma main

« Nora. » Petite française. Et cette fois, c’est bien l’autre qui parle. « Nous n’avons pas terminé. » Et il s’écroule littéralement au sol, juste devant le portail, dans cette flaque d’encre, et de sang. Encre qui tente d’intégrer ce corps blessé mais qui ne réussit pas, et sang qui justement semble fuir ce même corps. A terre, il tremble, mais fixe le portail, son ultime objectif.

Dans un dernier sursaut, il le passe. Enfin, je passe. Faut dire que ce corps est bien amoché.

Et après, il tombe dans les abîmes de l’inconscience.
Un jour, je te ferais payer ça, ta joie se transformera en goût de cendres dans ta bouche.
இ La Plume Névropathe இ

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: s'isoler de l'humanité ;
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Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


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•• Fiche technique
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« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 225 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
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▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
{Intrigue} ; Vaporisation ; ‘Allemagne {60}
Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
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Dilatation ; ‘Arche {40}


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Mer 10 Sep - 15:23

Regret


" Bonne est l'action qui n'amène aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité. "


Je ne suis pas une philosophe, je n'ai même pas terminé l'école alors les bonnes paroles et moi.. ça avait tendance à faire deux. Ce sont les bohèmes de Montmartre qui m'ont apprit la vie ; pas les manuels ni les tableaux noirs. Pourtant, j'aimerai travailler avec les enfants et si je souhaite un jour gagner ma vie, c'est le seul métier qui me vient à l'esprit. Nounou, aussi, mais.. Enfin, j'avais encore le temps de réfléchir à tout ça. Ce n'est pas comme si j'allais avoir ma paix d'ici les jours à venir ; bien au contraire. Il faudrait déjà que je puisse un jour retourner auprès de ma famille.. ... Que je serais-je devenue sans leur soutien ? Qu'aurait fait Alexander si les siens étaient encore en vie ?


Ça, elle se l'était demandé ; et pas qu'un peu. Son camarade exorciste aurait pu avoir un destin tout autre si ses parents n'avaient pas perdu la vie, ou alors s'il avait été adopté par la suite. Qui sait, peut-être aurait-il mené une existence plus paisible et plus joyeuse à ses yeux, quand bien même le chagrin ne l'aurait jamais vraiment quitté. On ne peut pas oublier ses parents biologiques ; Henri et Louise avaient élevé leur petite bohème avec cette idée en tête. Il fallait juste réussir à trouver la force d'offrir sa confiance à d'autres gens. Cela n'avait pas été facile, mais à force d'attention et d'affection, la petite fille blessée que Nora avait pu être s'était changée en une jeune femme vivant et respirant l'air de Montmartre. Les choses avaient bien changé depuis ce temps là, mais, au fond, la fuyarde ne pourrait jamais assez remercier ses parents adoptifs pour tout ce qu'ils lui avaient offert.

Que se serait-il passé si la française n'avait pas perdu ses parents biologiques ? Aurait-elle désiré suivre leurs traces au sein de l'Ordre Noir ? Non, sans doute pas ; elle avait cherché à le faire par pur respect envers leur mémoire. Aurait-elle un véritable métier à l'heure qu'il est ? Sans aucun doute. Jamais elle n'aurait perdu la trace d'Aurore, jamais Aloïs n'aurait commis de parricide et jamais Nora n'aurait été au courant de l'essence maléfique des jumeaux. Mais jamais elle n'aurait rencontré son petit londonien, Alexander, Amelia, Sam, Bak, Timothy, Hereata et tant d'autres encore. Était-ce des biens pour un horrible mal ? Un peu, oui.

Sans lui lâcher la main, la Lockwood avait tenté de remonter le moral de son compagnon, en usant et en déformant des paroles que Sam avait dû dire un jour de beuverie. Pouvait-on s'y fier ? Non, mais à Nora, oui. Depuis cette tirade, la bohème n'avait pas perdu son tendre sourire ; comme si au fond, elle cherchait à le voir en retour sur le visage de l'exorciste. Toutefois, ce dernier semblait un peu perdu, le regard légèrement vague ; ce qui se confirma lorsqu'il recommença à parler d'avenir. Enfin.. Faut dire que vu le flot de paroles qu'elle lui avait balancé, Alexander n'avait pas dû avoir le temps de répondre à quoi que ce soit.

" Institutrice... ? Cela vous irait comme un gant. " fit-il pensivement avant d'afficher un maigre sourire, " Est-ce que vous désirez avoir des enfants ? "

Surprise, l'Âme Errante cligna plusieurs fois des yeux avant de laisser s'échapper un léger rire d'entre ses lèvres. Décidément, l'anglais posait des questions auxquelles on ne pouvait aisément s'attendre ! Enfin, voilà au moins un sujet de conversation agréable ; en apparence, tout du moins.

" J'adorerai. " fit-elle, pensivement, le regard toujours porté vers leurs mains, " Oui, vraiment, mais.. pas tant que la guerre sévira. Trop d'enfants lui font déjà face.. "

Et quand bien même la bohème n'avait pas la mémoire des noms, certains lui vinrent à l'esprit : Timothy, Rusty, puis.. Elsje. D'autres enfants avaient déjà dû s'ajouter à cette liste ; d'autres, au contraire, en avaient également dû être rayés. Il n'y avait vraiment pas idée d'envoyer des enfants se battre à la place d'adultes et perdre ses enfants à cause de ce genre de choses effrayait Nora au plus haut point. L'enfant qu'elle mettrait un jour au monde pourrait être un compatible, éveiller la mémoire d'un Noé ou tout simplement se faire tuer par un Akuma en revenant de l'école. Non.. Tout cela était impossible. C'est également parce qu'elle aimait les enfants et qu'elle ne souhaitait que leur bien-être que la parisienne se refusait à en avoir pour le moment ; et aussi un peu parce qu'elle était en cavale et même pas mariée.

Relevant à nouveau la tête pour croiser le regard ambré de son interlocuteur, la Lockwood esquissa un nouveau sourire. Allait-il se taire à jamais, maintenant ? Les longues attentes entre plusieurs questions, ce n'était pas son fort. De plus, surtout pas après une telle tirade.. Allait-il finir par lire dans ses pensées et par réagir ?

" Encore faut-il avoir la force de tourner la tête... J'ai envie de fuir, Nora... Il n'y a que la vengeance qui me retient à l'Ordre Noir. Et encore, je pourrai parfaitement la vivre sur les routes tortueuses de la vie. "

Il ne la regardait même plus, le regard tout aussi vide que l'était son sourire. Croyait-il seulement en ses paroles ? Souhaitait-il seulement vivre pour venger ses parents ? Non, sans doute que non, il l'avait dit, qu'il avait envie de fuir ; mais cette vengeance semblait si forte qu'elle clouait le pauvre homme à la Congrégation de l'Ombre. Un triste sourire traversa le visage de la Vagabonde, tandis que ses doigts lâchaient ceux de son camarade.

D'une main, de seulement quelques doigts, elle releva le visage de son camarade pour qu'enfin il la regarde de nouveau dans les yeux. L'air plus sérieuse qu'à son habitude, malgré un sourire toujours présent, Nora lui souffla :

" Fais ce qui te semble juste, pour toi, pas pour eux. Vie de sorte à n'avoir aucun regret. "

Vie, ne survie pas, aurait-elle souhaité rajouter ; mais la parisienne était très mal placé pour parler, elle qui faisait ça depuis des mois désormais. Dans tous les cas, si Alexander souhaitait vivre de cette manière, tel était son droit ; mais quelque chose dans son regard témoignait d'une peine enfouie. Cherchait-il un but à sa vie ? ... Ah, si seulement on pouvait avoir des réponses à nos questions dès qu'on le désirait, tout serait beaucoup plus simple et compréhensible.

" Quelle est la plus belle chose qui puisse vous arriver, Nora ? "

Cherchait-il à changer de sujet ? Sans doute que oui ; mieux valait partir sur une note plus légère, bien que l'avenir revenait une fois de plus sur le tapis.

Se saisissant d'un morceau de pain, l'Âme Errante se mit à réfléchir à la question. Il y avait tellement de choses qu'elle désirait en ce monde : rentrer chez elle et revoir sa famille à Montmartre, renouer les liens avec Aurore mais aussi - malgré tout ! - avec les jumeaux, remuer ciel et terre pour revoir son londonien quelque part en Allemagne, discuter avec Sam autour d'une bonne bouteille, consoler Timothy après un énième cauchemar, revoir tous ses autres compagnons qu'elle avait lâchement abandonné. Tellement de désirs, pour une si petite personne comme elle. Relevant le regard vers son camarade, la Lockwood avait répondu machinalement :

" La fin de cette guerre. "

Bon, d'accord, c'était peut-être pas la réponse à laquelle Alexander c'était attendu. Il fallait qu'elle s'explique un peu mieux, malgré tout. Enfin, après avoir croqué dans un morceau de pain.

" Je ne me considère pas comme une bonne samaritaine ou quelque chose dans le genre, mais.. Si la guerre est terminée, je pourrais rentrer chez moi et vivre comme je le désire, sans craindre les conséquences. ... Encore faudrait-il que ce soit nous qui gagnions ! "

Un rire s'était échappé de ses lèvres, presque nerveux, avant que l'exorciste ne se décide à se taire et à manger son morceau de pain. Les mots de trop, peut-être. Voilà pourquoi un silence un peu gêné s'était installé en l'espace d'une micro-toute-petite-seconde. Le tact, ce n'était en rien son fort. Ce ne fut qu'après cet instant de flottement que la Vagabonde leva ses yeux vers le ciel, un nouveau sourire se dressant sur son visage. Quelques étoiles semblèrent même briller dans ses petits astres bleutés.

" Enfin, je trouve que ce soir, la guerre, on lui a bien marché dessus. "

Une faible victoire, certes, mais une victoire malgré tout. De la souffrance et des cicatrices, oui, mais de la force pour continuer à se battre. Cependant, sans que la Lockwood ne puisse s'en douter, une future revanche silencieuse se préparait déjà dans l'ombre.




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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Ven 12 Sep - 14:11
Spleen Vs Bliss
feat. Nora Lockwood
Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit A. V. Rockwell

Si la joie était partie, c'était probablement à cause d'Alexander. Il n'était pas celui qui apportait la bonne humeur ; à vrai dire, c'était peut-être même l'inverse : elle fuyait dès lors qu'il apparaissait. C'était systématique. C'était aussi une chose à laquelle s'était habitué l'anglais depuis son plus jeune âge. Un phénomène qui n'avait plus aucun secret pour lui depuis qu'il avait découvert l'existence du Spleen. Merci à toi, Charles Baudelaire, toi et tes Fleurs du Mal. Toi et ta faculté à poser les mots sur les choses. Ce Spleen qui assaillait sans cesse l'exorciste était un mal effroyable dont était victime beaucoup d'humains. Le soucis avec Alexander était son hypersensibilité ; il était plus vulnérable à l'ennuie, et son haut QI n'arrangeait rien. Pour le garder éveiller, c'était plus que difficile. Presque impossible. Car il était empathique, et ressentait tout ce que tout le monde avait en soi... Beaucoup trop épuisant pour un homme de sa trempe. Lui qui n'avait aucune endurance. Pauvre petit être chétif qu'il était...

Un homme comme lui, on était censé l'écraser. Pourtant, il avait survécu, ce soir. Il avait survécu à ses deux êtres. Deux êtres malveillant, pourris jusqu'à la moelle par un mal-être sans borne. Sans aucune limite, et surtout  d'une intensité à couper le souffle. Alexander imaginait à peine ce que cela devait faire pour se retrouver avec une telle Malédiction en soi. L'anglais ressentait ce sentiment à chaque seconde de sa vie, hormis lorsque Nora créait un contact physique, ou lui parlait, ou bien riait... Elle avait ce don de changer les choses rien que par un sourire, ou une parole. Elle était son contraire, une personne toujours joyeuse, combattive et forte. Belle, aussi. Cependant, c'était inutile de le préciser tant elle était époustouflante. Son âme devait être faite de lumière... Le poète en était persuadé.

Puis... Leur main, liées, posées l'une sur l'autre, était un contact agréable pour le jeune homme qui n'en avait pourtant pas l'habitude.

La jeune femme, cette française au cœur d'or, parla à nouveau. Répondant à la question qu'Alex lui avait posé. Elle aurait adoré... Elle adorerait, simplement, la guerre n'était pas une condition envisageable pour avoir des enfants ; beaucoup la subissaient déjà. Et elle avait parfaitement raison. Combien de mères et d'enfants ont-ils péri sous le joug des akumas ? De ces obus meurtriers et dévastateurs ? Beaucoup trop... Tout deux le savaient parfaitement. Mais Alexander avait simplement voulu... Changer de sujet, que l'ambiance et l'atmosphère soient meilleures. Lui avait l'habitude d'être triste, mais il ne voulait pas entacher l'âme de Nora de son maudit Spleen. Il s'en voudrait jusqu'à la fin de sa vie.

Leurs regards se croisèrent. Durant ce silence... Presque pesant. Mais Alexander le rompit en parlant de son envie de fuir... Son regard venait de fuir celui de Nora. Il le pensait, il pensait parfaitement ce qu'il disait. C'était simplement triste à mourir, et beaucoup trop vrai pour lui. Il fuyait, clairement, c'était le cas... Alexander en mourrait d'envie. Ces derniers jours, l'anglais ne pensait plus qu'à ça, et la jeune femme avait renforcé ce sentiment qui avait été caché durant quelques temps ; un court instant, car son hypersensibilité l'avait bien vite rattrapé. Comme toujours d'ailleurs.

Cependant, il y avait bien une chose à laquelle il n'avait pas l'habitude. C'était qu'on le touche. Oh, juste le bout du doigt contre sa joue suffisait à le surprendre, et à le mettre un peu mal à l'aise par la même occasion. Quelques doigts, il le sentit, vinrent se poser sous son menton, de la sorte, la jeune femme releva son visage pour qu'il la regarde dans les yeux. Ce qu'il fit ; les joues rouges. Jamais... Jamais personne n'avait eu un pareil geste envers lui... Il se sentait véritablement ami avec Nora, et cela lui plaisait ; les lèvres de l'anglais s'étirèrent en un timide sourire. Ses yeux ambres se mirent à luire discrètement ; voilà que les larmes lui montaient aux yeux... Ah ! Quel type d'homme voyait-on face à ce spectacle ?

La phrase que lui offrit Nora fut surprenante. Intense, véritable. Quelque chose qui sonna au creux d'Alexander ; au fond de lui-même. « Fais ce qui te semble juste, pour toi, pas pour eux. Vie de sorte à n'avoir aucun regret. » Tels furent ses mots. Puissants. Déroutants. Elle n'avait pas tord. Cela le fit d'ailleurs réfléchir. Valshe devrait poser le pour et le contre avant de prendre une quelconque décision ; car ce n'est pas en étant déserteur qu'il pourra revenir aussi facilement à la Congrégation de l'Ombre ; surtout après les avoir quitté « sur un coup de tête ». De plus, les actions non réfléchies n'étaient pas une habitude pour lui... Quelque chose ne tournait pas rond dans sa tête et c'était probablement à cause du combat qui avait eu lieu précédemment. L'anglais ne voulait plus revivre une telle peur, frôler la mort... Non, il ne désirait plus tout ça.

Il n'était pas fait pour se battre. Alexander était bien trop doux, bien trop gentil. C'est vrai que dès lors que sonnait le glas et que la mort approchait, le jeune homme se retrouvait capable de choses plutôt surprenantes, mais il n'était pas capable de prendre et surtout de garder un rythme pareil. C'était éreintant au possible... Aussi bien physiquement qu'émotionnellement parlant.

« Vivre sans aucun regrets ? Ça sonne impossible...  » fit-il, pensivement. « Je n'arrête pas de me dire que je peux sans cesse mieux faire, que... Que j'aurais du faire autrement, à chaque fois que je prends une décision. Je. » Il soupira. « Je ne sais pas de quoi je suis victime – exactement – mais c'est l'enfer. » avoua-t-il à sa nouvelle confidente.

Puis vint l'heure du changement de sujet. Car il fallait vraiment aborder un sujet joyeux et définitivement sinon l'anglais se mettrait à pleurer silencieusement. Oh, deux ou trois larmes, mais il pleurerait. Son émotivité était telle qu'il ne pouvait rien y faire. Cela venait, cela coulait et il n'avait plus qu'à attendre que ça passe... Alexander se rendait ainsi à chaque fois compte qu'il était réellement une personne passive, et que beaucoup pourrait ne pas aimer ça... Il avait l'habitude ? Oui, oui, il l'avait, cette habitude du « rejet » de la solitude ; même si ces derniers temps, les individus avaient plutôt tendance à lui répondre. Peut-être que le rejet n'est dû qu'à l'adolescence, dès lors que les hormones font leur travail ?

Il le nota dans un coin de sa tête.

Lorsque l'anglais demanda à la française ce qui pouvait lui arriver de meilleur ; elle répondit la cessation de la guerre. Elle n'avait pas tord, cela pouvait être une excellente chose, seulement... Était-elle réellement possible ? Cela restait à voir ; mais il est vraiment que si tout se passait toujours comme ce soir ; alors... Les exorcistes avaient de grandes chances de remporter la « victoire. »

D'ailleurs, sa pensée fut exposée. Nora développa sa réponse : « Je ne me considère pas comme une bonne samaritaine ou quelque chose dans le genre, mais.. Si la guerre est terminée, je pourrais rentrer chez moi et vivre comme je le désire, sans craindre les conséquences. ... Encore faudrait-il que ce soit nous qui gagnions ! » Elle ponctua ses dires par un rire nerveux. Par la suite, comme gênée, elle se mit à manger un morceau pain. Peut-être même laissait-elle le temps à Alexander d'encaisser ses paroles ? Le jeune homme la vit lever les yeux au ciel tandis qu'il ne disait pas un mot. Elle rajouta encore quelque chose ; tout deux avaient bel et bien marché sur la guerre en ce jour. Et c'était vrai. C'était presque à percevoir comme une lueur d'espoir.

« Vous avez raison, on devrait prendre ça comme un encouragement. » fit-il en concrétisant sa pensée, ponctuant sa phrase d'un sourire.

A son tour, il porta son attention sur la Lune, la voûte céleste en elle-même, puis les étoiles. Tous leur offraient un fabuleux spectacle qu'il ne fallait – pour rien au monde – rater. Mais soudainement... Quelque chose se passa en Alexander. Le doute arriva. Fichu Spleen la Mélancolie était la pire chose au monde...

Alors le jeune homme regarda ses mains, celles qui venaient d'agripper ses vêtements sous la forte angoisse subitement ressentie ; avaient-ils vraiment la moindre chance contre eux ? Contre le Comte et ses sbires ?

« Mais si on devait regarder la vérité en face. Y'a-t-il véritablement une chance pour que tout s'arrête ?  » Il sourit malgré tout. « Je l'espère pour vous, et votre londonien.  » Sincérité.

Mais au fond... Cela lui rappela qu'il avait toujours été seul.
 
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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Mer 17 Sep - 13:30

Espoir


" Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. "


Cette soirée ne semble pas avoir de fin et pourtant, d'une certaine manière, je n'ai aucune envie que le jour se lève. Lorsque les premiers rayons du soleil commenceront à illuminer la ville, il faudra que je quitte l'auberge - tout du moins, ce qu'il en restait.. - ainsi qu'Alexander, fatalement. Il ne fallait pas que je sois aperçue par des villageois un peu trop curieux et que je disparaisse dans les bas-fonds de la ville le temps de soigner mes blessures. ... J'aimerai ne pas avoir à songer à tout ça, à la cavale qui m'attend de nouveau. Si seulement nous pouvions rester là, tout simplement, sans nous soucier de ce qui nous attendra demain.


Si on oubliait ses un ans de mutisme après la mort de ses parents, la bohème avait toujours eut la langue bien pendue ; en disant même souvent plus qu'elle ne le devrait vraiment. Ce soir, c'était bien sûr le cas. Nora avait accepté de répondre aux questions de l'exorciste et si cela avait été à contre-cœur au début, celle qui ne dévoilait jamais sa véritable personnalité n'avait eut aucun mal à se confier, à se livrer, à se montrer telle qu'elle était réellement. Cependant, la brunette avait beau parler beaucoup et tenter de donner un certain regard sur la guerre à son camarade, elle n'en demeurait pas moins maladroite. Ses paroles n'étaient pas toujours crédibles, ni même.. logiques, tout du moins, elles l'étaient du point de vue de l'esprit de la jeune femme, tourmenté au milieu d'une guerre dont elle n'avait jamais voulu faire parti. Enfin, cela ne semblait pas déranger Alexander, pour le moment.

Visiblement, le jeune homme ne se voyait pas vivre sans regrets ; même, il songea cela impossible. Au lieu de se contenter de ses actes - aussi bienfaiteurs soient-ils - il ne cessait de se dire qu'il aurait pu réagir d'une autre manière, sans doute pour sauver plus de monde, pour éviter un massacre, une mort inutile. Même lorsque ses actes permettaient de sauver tout le monde, il semblait qu'une fois de plus, l'anglais ne puisse s'en contenter. Pourquoi ? Était-ce l'enfer, comme il le disait si bien ? Perdue dans ses pensées, la parisienne songea qu'elle avait encore une fois parlé trop vite ; comment avait-elle pu lui dire ça, elle qui ne s'était toujours pas remise de la mort d'Elsje ? Cependant, d'une certaine manière, il lui était impossible de regretter l'acte qui avait conduit à la mort de la fillette ; comment aurait-elle pu laisser tomber sa sœur Mathilde ? Son chemin avait été séparé en deux, ce jour-là ; il avait bien fallut choisir une voie.

Incapable de répondre à ses questions, la parisienne se contenta de reporter son attention vers ses mains, l'air interdite et demeurant alors silencieuse. Pour le moment, la jeune fille n'avait rien à lui répondre ; il fut alors intelligent et bien pensé de changer de sujet, la plus belle chose qui pouvait lui arriver, n'est-ce pas ? Il fut bon de rappeler leur victoire de ce soir, ainsi que de songer à la paix.

" Vous avez raison, on devrait prendre ça comme un encouragement. "

Un nouveau sourire traversa le visage de l'exorciste aux cheveux de jais, ce qui raviva celui de sa comparse. Chaque victoire était bonne à prendre, surtout lorsque les civils avaient été épargnés ; tout du moins.. ceux de l'auberge. Souriante, la Vagabonde reporta son attention vers Alexander, mais au lieu d'y voir de l'espoir, elle n'y aperçu que le doute. Cruel destin que de le retrouver ici bas.

" Mais si on devait regarder la vérité en face. Y'a-t-il véritablement une chance pour que tout s'arrête ? " fit-il, sourire aux lèvres, " Je l'espère pour vous, et votre londonien. "

Le sourire de la jeune femme se mua alors en mimique emplie de tristesse. Tant que la guerre faisait rage, il lui était impossible de retourner auprès de sa famille, encore moins de rejoindre celui qu'elle aimait. Vivre à ses côtés.. C'était sans doute une idylle que la bohème ne pourrait jamais toucher du bout des doigts ; ou tout du moins, pas avant longtemps. De la même manière, s'ils perdaient cette guerre, cet espoir de mener une vie normale serait brisé, l'un comme l'autre pouvaient très bien mourir ; au même titre qu'Alexander, d'ailleurs.

Le regard vague et perdu dans l'immensité du ciel, l'Âme Errante souffla :

" La guerre n'est pas encore terminée. "

Sourire malgré tout aux lèvres, la jeune fille se mit à passer ses doigts valides sur sa main blessée, visiblement pensive. Une blessure, ce n'était rien, malgré une souffrance passagère et forte, il fallait réussir à aller de l'avant. Cependant, celles du cœur étaient bien plus difficiles à réparer. Un léger soupir siffla dans l'air.

" Même si nous souhaitons qu'elle prenne fin, le fait que nous continuions à nous battre montre que rien n'est encore perdu. ... Qu'importe de la façon dont on se bat, j'veux dire.. Enfin tu m'as comprise. "

Un léger rire s'échappa alors de ses lèvres.

Reportant alors son attention sur son compagnon, le sourire de la jeune fille se fit alors plus brillant qu'à son habitude. Il ne fallait pas qu'Alexander baisse les bras.

" Tant que tout n'est pas terminé, on peut garder espoir. "

L'innocence était un cadeau de Dieu et même si la bohème détestait l'Ordre Noir, elle se rendait compte de cela ; peut-être était-ce cela qui la préservait du statut de rejeté. La jeune femme perdait foi en l'humanité, mais pas en Dieu. Elle avait vécu la moitié de sa vie en compagnie de ses parents travaillant à l'Ordre Noir et avec une nourrice qui leur avait apprit à vivre selon la voix du seigneur. C'était peut-être ça qui aidait la jeune femme à ne pas perdre espoir. Dieu les sauverait ; c'était certain.

Reportant son attention vers ses mains désormais jointes, la bohème recommença à jouer de ses doigts, silencieuse pendant un moment, cherchant ses mots ; ce dont elle souhaitait parler était compliqué.

" Oh, et, par rapport à ce que tu disais avant.. " fit-elle, un peu vaguement, l'air ailleurs, " Je comprends ce que tu ressens, il y a aussi beaucoup de choix que j'ai fais que je regrette aujourd'hui mais.. Celui d'avoir prit mon propre chemin, là, je ne peux pas revenir en arrière, encore moins le regretter. Le tout est de bien y réfléchir avant. "

Compliqué tout ça, mais au moins, la jeune fille semblait s'y retrouver. Il fallait qu'Alexander parvienne à trouver le chemin qui lui était destiné, celui qui lui conviendrait et qu'il lui permettrait de songer à autre chose que la vengeance. Se saisissant à nouveau de l'une de ses mains, la Lockwood planta alors son regard dans le sien.

" J'espère que tu parviendras à trouver celui qui te rendra heureux, Alexander. "

A nouveau, un sourire s'installa sur son visage de gamine des rues. Elle espérait que tout cœur que ses paroles s’exaucent un jour.




I kind of hate me too
I owe you nothing. And you are nothing to me. Thank you for curing me of my ridiculous obsession with love.  © by anaëlle.
† L'Âme Errante †

Dossier Confidentiel - Central
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Nora Lockwood† L'Âme Errante †


Nora Voice Acting - par Rayn

" La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et, de l'être en retour. "


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Re: Spleen Vs. Bliss [Pv. Alexander, Cyclamën, Lucja]
Sam 20 Sep - 13:45
Spleen Vs Bliss
feat. Nora Lockwood
Dans l'Adversité, la solide Amitié naquit A. V. Rockwell

La fatigue venait. De ses pas lourds, rappelant que Morphée n'était plus très loin. Où allaient-ils dormir ? Alexander n'avait pas l'habitude de dormir à même le sol mais si telle était la seule solution ; il l'accepterait. Sa première nuit hors d'un lit... Il y avait vraiment une première fois à tout, et surtout, des changements et des choses imprévues. Le problème, le voilà ; si Alexander devait faire ce qu'il voulait, en réfléchissant à savoir fuir ou rester... La fuite c'était pas de pouvoir dormir tranquillement dans un lit douillet en attendant le levé du soleil. Même si le petit homme était insomniaque, il fallait bien qu'il pose son corps sur quelque chose de plutôt douillet... Agréable. Le sol était beaucoup trop dur. Demain, il aurait mal au dos ; il en était sûr.

Nora en avait peut-être prit l'habitude, ou bien avait-elle trouvé un stratagème intéressant pour éviter de dormir sur le sol ? Cacher son identité... Mais Alexander ne pouvait pas mentir. Son cerveau était conditionné pour dire la vérité, ainsi que la rechercher.

Le regard vague de la jeune femme interpella le jeune anglais. Elle regardait le ciel, une fois encore. Comme si elle y cherchait quelque chose. Ou qu'elle désirait fuir quelque chose. Le sujet peut-être ? Qui n'était plaisant ni pour elle, ni pour lui. Surtout pour elle, qui fuyait depuis un moment déjà ; elle qui avait un être à aimer de tout son cœur. Elle qui devait résister face à autant de camp... Elle qui était si forte. Alexander ne pourrait probablement pas tenir aussi longtemps qu'elle si jamais il se mettait à fuir, à s'exiler lui aussi. Le stress le dévorerait tout cru, à commencer par ses pauvres intestins. Puis bientôt les cheveux lui tomberaient. Un par un, sans qu'il ne puisse faire quoique ce soit.

Ses pensées le terrorisèrent et il du secouer la tête pour les chasser. Le jeune femme s'était mise à parler.  « ... Pas encore terminée. » Il devait avouer qu'il pensait qu'elle parlait de la guerre, sans pour autant en être tout à fait sûr. Elle soupira, tandis qu'Alexander ne bougeait plus, comme s'il tentait de se remettre dans la conversation. D'être sûr à propos du sujet de la conversation. « Même si nous souhaitons qu'elle prenne fin, le fait que nous continuions à nous battre montre que rien n'est encore perdu... Qu'importe de la façon dont on se bat, j'veux dire... Enfin, tu m'as comprise. »

Elle rit un peu. Oui, il l'avait comprise. Certains civils se battent pour que la guerre se termine. Leur guerre. Ce sont parfois des artistes. Quand les guerres civiles éclatent, ce ne sont pas uniquement les militaires qui se battent ; mais bien l'humanité toute entière. Elle lutte pour ne pas disparaître complètement sous les coups de feu... Qu'on soit face à l'arme, ou celui qui la tient. L'humanité est une clé qui déverrouille beaucoup de portes. Portes de richesse. L'émotion. L'empathie. Les sentiments. Tout autant de richesses que de fardeaux à porter. La vie n'était pas aussi facile à vivre qu'on le dit. Face à la peur... A l'horreur,  aux pires choses qui puissent exister ; comment chacun de nous pourrait réagir ? Rien n'est simple. Tout est compliqué.

L'humain tente simplement de simplifié le complexe.

Nora regarda à nouveau Alexander, qui restait silencieux. Elle lui sourit de son plus beau sourire. Tandis qu'elle cherchait à le rassurer. Elle avait raison ; il ne devait pas baisser les bras.

« Vous avez raison... » lâcha-t-il dans un souffle.

Comme s'il se remontait les bretelles et qu'il voulait qu'elle en soit malgré tout témoin. Le Spleen n'était certainement une chose facile à vivre, néanmoins, il pouvait – à force de temps – le battre, et le surmonter. Il le pouvait, si toutefois il se battait. L'anglais le devait ; sinon sa survie dans cette guerre était comprise. Et mourir était la dernière chose qu'il désirait.

Nora rajouta quelque chose. Pour répondre à ce qu'il se disait avant ça. Il fallait qu'il prenne le temps de réfléchir à ce qu'il désirait, et ainsi, le regret n'aurait plus sa place. Réfléchir et choisir. C'était pourtant simple non ? Pourquoi ne parvenait-il donc pas à le faire ? Ah ! L'humain, un complexe de taille ; c'était certain.

« Vous avez raison – une fois encore. Je dois y réfléchir. A ce qui est le mieux pour moi. » Il tenta un mince sourire.

Cependant, voilà que la jeune femme dit une chose qui le surprit. Elle espérait qu'il trouve celui qui le rendrait heureux. Et bien... Alexander ne se revendiquait pas homosexuel, mais... Il n'avait jamais pensé à sa sexualité. Ce n'était pas une … Enfin, jusqu'ici, cela n'avait été un soucis d'envergure. Il se fichait de qui il pouvait aimer. Il est vrai que la cristallisation de la femme dans ses poèmes pouvait prêter à confusion. Enfin, on pourrait le croire. Mais ce n'est qu'une pensée. Entre pensée et réalité, il y a bien plus qu'un simple pont. L'anglais n'a jamais été attiré par une femme – pour le moment – quand bien même il trouvait que la Femme – en général – était une pure « créature de génie. » Les hommes... Il n'en avait pas tant rencontré que ça. Sa famille – dès lors qu'il était convié à une réception – lui présentait des jeunes filles. Oui, forcément, il dansait avec elle, et les charmait, mais lui... Lui n'avait jamais rien ressenti de plus que cette … Admiration poétique envers elle.

« J'aimerais beaucoup que cette personne se présente au plus vite. Mais... Ce serait dommage en un sens ; c'est d'autant plus troublant lorsque l'on ne s'y attend pas. » Il lui sourit.

Soudainement, il se leva. Enfin, soudainement, doucement mais sans prévenir.

« Nora, ce n'est pas que ce moment n'est plus assez agréable, mais le jour commence à se lever. Il serait temps de nous dire au revoir, quand bien même l'envie n'y est pas. » Sa mine se fit légèrement triste. « Je vous remercie pour tout ce que vous avez fais pour moi. Me sauver la vie, être ma confidente. Vous m'épaulez. Et je vous en remercie du fond du cœur.  » L'anglais se pencha légèrement en avant, comme signe de respect. « J'espère que nous nous reverrons. Surtout, faites attention à vous. Et si vous savez besoin... Vous savez comment me contacter. »

Il la salua à nouveau. Et prit la route. Il avait perdu sa tenue d'exorciste dans la bataille, mais il était évident que l'Ordre lui en fournirait un nouveau. Après tout, ils n'avaient pas le choix...

Tandis que le soleil commençait son ascension, dévoilant timidement ses premiers rayons, Alexander s'apprêtait à retourner dans sa cage noire. Sombre, et glaciale. Pour continuer sa vengeance. Dès lors qu'elle serait étanchée... Alors l'anglais réfléchirait à une nouvelle façon de vivre. D'ici là, il devrait exterminer ses maudits akumas.

C'est le regard plein de haine, et tournant le dos à la bohème, qu'Alexander entama sa transformation.
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