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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]

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Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Jeu 29 Mai - 10:08
Lucja écarta lentement les rideaux rongés au mites du salon et jeta un coup d’œil dehors. Derrière l'épaisse protection de velours bordeaux, un soleil radieux... et un vieil homme qui lui adressa un regard effaré, comme si il venait de voir un fantôme. Luce laissa retomber les rideaux.
Ca faisait longtemps qu'elle n'était pas venue ici. Pus le temps passait, et plus ses absences étaient longues. Le manoir avait probablement déjà la réputation d'être hantée. Ce n'était pas étonnant : c'était une vieille baraque sombre qui commençait à tomber en ruine, uniquement habité par une vieille fille devenue folle suite à la mort de ses parents que l'on voit seulement errer, parfois, à travers les vitres poussiéreuses des fenêtres qui n'étaient pas encore condamnées. Tous les domestiques avaient depuis longtemps quitté l'endroit, et racontaient des histoires étranges sur les habitants du lieu, sans remarquer que toutes les familles ont leurs manies et leurs habitudes. Il y avait là tous les éléments pour une bonne histoire de fantômes en tout cas. Et ça lui convenait parfaitement. Ça voulait dire que, superstitieux comme ils étaient, personne n'oserait mettre le pied dans sa tanière, ton dernier trésor, avant bien longtemps. Et au fil des années et des apparitions rares d'une fille qui ne vieillit pas au cours des âges, cette réputation prendrait tout à fait son sens. Ca lui plaisait.

Ce n'est pas parce qu'elle n'aimait pas cet endroit qu'elle n'y venait plus. Il l'avait vu naître et renaître, il l'avait vu se libérer. Maintenant qu'il n'y avait même plus ses parents, cet endroit n'avait que la poussière pour lui déplaire. Et encore. Elle s'en accommodait sans trop de mal. C'était sa tanière, son coin de prédilection les jours où elle voulait juste rester seule.
Mais le monde extérieur était formidable de distractions et de surprises aussi. Avant, voyager lui était parfaitement proscris, sauf si c'était pour lui présenter un jeune homme fortuné qui aurait pu être son potentiel mari. Toute seule dans le salon plongé dans l'obscurité, Luce gloussa. Qu'aurait pensé tel ou tel de ces prétendants forcés – qu'on ne lui fasse pas croire que c'était à cause de son mignon minois qu'ils la courtisaient – si ils l'avaient vue maintenant ? Cheveux trop longs, même pas coiffés, vêtements bariolés enfilés n'importe comment, pieds nus à tracer des dessins dans la poussière ?
En tout cas, elle avait peu vu du monde extérieur. Mais ses combats, ses découvertes, ou juste ne serait-ce que suivre Nathanael avait quelque chose d'épuisant. Alors de temps en temps, lorsque son besoin d'obscurité et de solitude devenait trop fort, elle se planquait dans les contours menaçants de son vieux manoir et profitait de sa tranquillité. Elle s'y sentait bien.

Comme à son habitude, elle fit le tour de toutes les chambres, comme pour vérifier que tout était bien à sa place. Et rien n'avait jamais changé, bien sûr. D'une main légère, elle plaqua quelques notes d'une délicate valse de Chopin sur le piano à queue de l'entrée. Matt ne savait pas en jouer, mais son corps se souvenait un peu. Elle glissa devant la porte de la chambre de ses parents, y jeta un coup d’œil. L'endroit avait été saccagé, comme la plupart de la maison en fait. Sa transformation en Akuma n'avait pas été tendre, ni avec feu ses parents, ni avec leur mobilier délicat. Depuis, elle avait évacué les cadavres – ils puaient !... - mais il restait un petit quelque chose de morbide dans cette chambre. Quelque chose de morbide qu'elle adorait, et donc dont elle ne touchait pas. Elle voulait le laisser ainsi, dans cet état délicat d'après catastrophe irréparable. Elle allait passer dans sa propre chambre, son havre de paix, lorsqu'un craquement l'interrompit soudainement. La porte.
Quelqu'un venait d'ouvrir la porte.

Lucja sentit tous ses poils se hérisser. Qui oserait poser les pied dans son antre ?! Soudainement moins souriante, Luce se replia sur elle-même, et avec la discrétion d'un chat, entreprit de redescendre l'escalier, esquivant d'un pied entraîné chaque latte grinçante du parquet. Elle connaissait ce chemin par cœur. Après tout, pendant quelques mois, elle était chaque jour sortie de chez elle discrètement, empruntant ce chemin, avec pour unique but de ne pas réveiller ses parents. Maintenant, elle était incollable à ce jeu : son corps se souvenait.
Toujours silencieusement, elle se faufila dans le couloir, puis se planqua derrière l'imposant porte manteau, tenant encore l'imperméable ciré de son défunt père. Elle entendait quelqu'un marcher vers elle, quelqu'un de très léger... Elle allait lui filer la peur de sa vie, à ce gosse téméraire qui croyait que les fantômes, ça n'existait pas ! Elle attendit qu'il soit presque à sa hauteur, puis avec un cri barbare, elle bondit de sa cachette avec un cri strident à en réveiller les morts, les yeux écarquillés, griffes en avant.
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Jeu 12 Juin - 16:14
Je meurs chaque nuit pour ressusciter chaque matin.
[Georges Bernanos]

Oh nuit, douce nuit d'été. Calme, douce, recouverte d'une légère brise apportant le minimum de fraîcheur pour la rendre agréable. Une nuit parfaite, ou presque. La perfection n'existe pas. Mais on peut s'en approcher et cette nuit, définitivement, effleurais cette illusion cristallisée.

Daret était sortie, en pleine nuit. A l'heure où le monde s'endors. ou les feuilles bruissent dans leur sommeil et où le moindre bruit semble une insulte au calme ambiant du sommeil des choses. Elle avait traversé de ses pieds nus la moitié de l'Arche, regardant à droite à gauche, habillée d'une légère robe de satin blanc, ses facettes trottinant à ses côtés, jouant avec les brins d'herbes secoués par le léger souffle de vent. Perdu dans le labyrinthe des rues de la citée de l'Arche, elle avait ouvert une porte et l'avait passée.

Brise plus fraîche, d'un froid presque mordant après la douce chaleur paresseuse de la nuit de l'Arche. Un sourire avait tiré ses lèvres et elle avait fait quelques pas sur ce nouveau sol. Fraîcheur des pays nordiques, elle devait être en Europe, dans une grande ville. Elle avait rapidement escaladé une bâtisse et debout sur le toit, avait tendu ses bras à la Lune, haute et claire.


* * *


Elle avait joué avec les étoiles, devisé avec la Lune. Elle s'était baladé, simplement pour le plaisir d'entendre une ville qui dort. Le doux ronflement de la respiration du vent à travers les toits et les grincement du lit de poutres et de lattes. Les quelques éclats de lumière de-ci, de là, parsemant la ville et indiquant les bouées en éveil, les rêves de cette ville qui, aux plus sombres heures de la nuit, continuait une activité qui ne regardait que ces êtres qui ne se doutaient absolument pas que quelque part dehors une petite fille, un Lièvre, un Chacal et un Chat sautaient de toit et toit et riait avec le vent.

Elle était ensuite montée en haut du plus haut toit de la ville alors qu'au bout du monde l'horizon commençait a se blanchir. Elle s'était assise et avait attendu, Lièvre blottit contre elle, Chat Pelier immobile, au bord du toit, attendant lui aussi. Elle avait attendu que le jour se lève. Que le Soleil, chaud et immense, vienne jeter ses rayons sur la grande ville de Varsovie. Elle l'avait surpris. Il l'avait trouvé là, le regardant de ses grand yeux d'enfant brûlant d'une lueur adulte, sa face barrée d'un sourire goguenard.

L'astre brûlant avait eu le temps de monter haut dans le ciel quand la jeune noah était redescendue. Il avait déjà presque parcourut la moitié de sa course à travers l'étendue bleutée. La jeune fille avait dansé pour lui, au bord du vide, tombant à moitié, se rattrapant a la dernière seconde, riant et jouant avec Lièvre et Chat Pelier sous l'oeil attentif de Chacal des heures durant, heureuse de vivre, tout simplement.

Dans la continuité de la nuit, cette journée s'annonçait parfaite. Le soleil brillait haut et fort, une petite brise venait raffraichir le temps qui, sans cela, aurait été bien trop lourd. Une journée parfaite pour jouer. Mais la noah de la Folie n'avait pas de camarade de jeu aujourd'hui... Eh bien il ne lui restait plus qu'à en trouver!!


* * *


L'après midi commençait à peine lorsque Daret s’arrêta devant une grande maison tombant à moitié en ruine. elle avait pour le moment fait chou blanc dans sa recherche de compagnon de jeu mais ne désespérait pas. Et cette maison l'intriguait. Au aurait dit un manoir hanté. Un sourire carnassier vint tirer ses lèvres. Qui dit manoir hanté dit gosses venus tirer le diable par la queue et se payer une petite frayeur. La grille, entrouverte, laissait elle aussi présager que quelque était passé là peu de temps auparavant.

La jeune noah poussa un peu plus cette grande grille de fer forgé, la laissant grincer agréablement a ses oreilles. Le soleil détonait un peu dans cette allure d'ancien récit de sorcière, mais qu'importait. Elle fit quelques pas, franchissant en sautillant la distance la séparant de la porte d'entrée.

Elle posa sa main sur le battant de la porte, caressant du bout des doigts le bois trop sec et abîmé. Un jour, cette porte avait dut être magnifique et imposante. Maintenant, les termites et le temps avaient réclamés leur dus et, lorsqu'elle poussa doucement le battant, elle eu peur qu'il ne se brise. Comment cette maison pouvait elle bien tenir debout?

Lièvre s'avança dans le noir, précédant Daret qui, sur ses pas, jouait à la marelle sur un tapis de jeu imaginaire. Pied gauche, pied droit, pied gauche, deux pieds... Le sol émit un gémissement de protestation qui fit sourire la jeune noah. Derrière elle, la porte toujours ouverte éclaira un peu plus la pièce. Il ne faisait pas si noir que cela mais le soleil filtrant a travers les rideaux ne permettais pas de voir tout les détails. La lumière tombant par l'embrasure de la porte révéla un petit hall, a moitié saccagé par le temps mais portant aussi des traces de lutte ou de
Quelque chose. Le sourire de Daret s'élargit. Définitivement, elle venait de trouver un terrain de jeu bien appétissant. Elle fit encore quelques pas, se dirigeant vers le grand escalier se trouvant en face de la porte. Elle avait cru voir une ombre bouger mais elle n'en était pas sure.

Le cri sauvage que poussa la jeune femme qui lui bondit de dessus la fit sursauter. D'un simple pas de côté elle l'évita... Et éclata de rire devant l'incongru de la situation. La jeune femme était vraisemblablement l'habitante de cette maison depuis longtemps en ruine. Sous ses airs sauvages on devinait qu'elle avait été belle et innocente mais la lueur brillant au fond de ses yeux clamait tout le contraire. Tuant le rire, un grand sourire carnassier vint découper le visage de Daret.

Akuma. La jeune femme était un Akuma. Les mains derrière le dos, Daret se composa un sourire plus innocent, d'un gosse simplement content de revoir une amie. L'akuma se trouvait entre elle et la porte, non pas que Daret aurait voulut fuir, juste qu'ainsi elle pouvait l'observer un peu plus a son aise. La première chose qui frappa Daret (Ou plutôt les premières choses) furent les facettes de personnalité de celle qui lui faisait face. A la lisière du cône de lumière formé par l'embrasure de la porte, ou en plein milieu pour certains, neuf chats la regardaient avec une attention toute féline. Ou plutôt dix chats, si l'on comptait la jeune femme et son air renfrogné. Daret venait de trouver un nouveau compagnon de jeu.

" Désolé, je n'ai pas de lait sur moi. Mais je saurai me rattraper. Alors petit chat, à quoi allons nous jouer aujourd'hui? "
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Ven 27 Juin - 12:47
Première constatation malheureuse : c'était un Noé. Son instinct le lui souffla, mutin, s'amusant à ses dépends. Seconde constatation : c'était une sorte de gamine, qui esquiva son agression improvisée d'un pas de côté tranquille. Lucja se reprit brusquement, vaguement irrité. Elle ne voulait pas de compagnie elle ! Elle voulait juste un moment de calme, et voilà qu'un Noé venait lui gâcher son plaisir !

Elle n'aimait pas spécialement les Noé, à part Nathanael qui n'était pas si dur à cerner une fois qu'on l'on se rendait compte qu'il avait quatre modes pré-déterminés. Ce n'était pas un mauvais bougre, c'était juste un gosse, mais le genre de gamin qu'elle arrivait à maîtriser – ou à fuir discrètement quand ça devenait dangereux. Mais tous les autres... Ils étaient tous, à ses yeux, à la fois instables et dangereux. La moindre saute d'humeur et pouf ! Plus de Lucja, et son âme vouée à la damnation éternelle. Alors, de base, elle s'en défiait et les évitait au maximum. Parfois, elle ne pouvait pas l'éviter, et alors elle ne pouvait que prendre ses précautions et attendre que ce moment désagréable passe. En aucun cas, en tout cas, elle ne parvenait à prendre de plaisir en leur présence, ou même juste à être détendue. Elle prenait un peu trop conscience de sa mortalité. Alors qu'un Noé débarque sans sa tanière, son antre, à un moment où elle profitait tranquillement de sa solitude, ça lui plaisait pas vraiment. Mais qu'aurait-elle pu faire, l'envoyer bouler ? Elle ne connaissait pas encore la bête pour savoir si c'était vaguement raisonnable. Alors, le visage figé dans une moue boudeuse, Lucja croisa les bras et se redressa, récupérant sa dignité.
Noé ou pas, elle avait un peu de fierté, alors autant en profiter ! L'observant d'un œil méfiant, elle grinça :

- On va jouer au jeu des règles à suivre, d'abord. Je sais pas ce que tu fais là, mais c'est chez moi, alors on suit quelques règles simple, petite fille

Se préparant à bondir hors de sa vue si nécessaire, même si elle n'avait pas l'air très hostile, Lucja énuméra en faisant tourner sa main en une série de gestes hyperactifs :

- Déjà, on m'appelle pas petit chat, moi c'est Lucja. Ensuite, pas touche aux rideaux, je fais me griffes dessus. Et mes besoins parfois. Ok ?

Cette dernière partie n'était pas vraie, si vous vous posez la question. Si ça pouvait la dissuader de les ouvrir, par contre, mieux valait le prétendre. Elle ne voulait pas voir le moindre rayon de soleil effleurer le parquet poussiéreux de son salon. Elle n'aimait pas trop la lumière. Sans bouger, plantée au milieu du couloir, elle continua :

- Troisièmement, la seule porte qui t'es ouverte est celle-ci. Elle claqua d'un coup sec la porte d'entrée derrière elle, restaurant la tranquille obscurité du manoir abandonné. - Mais tu peux emprunter une fenêtre si ça te chante, tant que les rideaux ne bougent pas.

Elle haussa un peu les sourcils d'un air suggestif. Elle prenait un ton vaguement plaisantin, mais elle n'en pensait pas moins ses règles improvisées. C'était son petit coin à elle... Elle ne voulait pas le voir souillé par le premier venu, même si le premier venu était un Noé. Air innocent ou pas, elle ne la trompait pas ! Elle acheva finalement, théâtralement :

- Finalement, je ne suis pas nourrice, j'ai pas de doudou à te filer pour t'occuper ! Mais tu peux faire la sieste sur le fauteuil là bas.

Et sur ce, elle alla se poser paresseusement sur un autre fauteuil à proximité, s'étirant lentement. Elle se blottit contre les coussins poussiéreux avec un air satisfait, puis planta un regard de chat – littéralement – sur elle. Bien pratique, ses techniques de visions dans le noir... Sans cesser de l'observer, elle demanda, d'un ton nonchalant :

- Bon eh bien, que fait un Noé ici?
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mar 29 Juil - 11:52
Si l’on pouvait croiser l’homme et le chat, ça améliorerait l’homme, mais ça dégraderait le chat.
[Mark Twain]

Le noir qui suivit le claquement de la porte sembla se refermer sur Daret comme un étau. Plus rien de visible, plus aucun repère. Noirceur écrasante. Sans pour autant inspirer la peur. Simple information. Noir. Le temps que les pupilles de la jeune Noah s'habituent au changement brusque de luminosité. On dit qu'il faut une heure pour s'habituer parfaitement à un changement brusque d'éclairage. Elle passerait donc une heure à contempler les dix paires d'yeux de chats qui la dévisageaient, elle et son grand sourire.

Amusée par les paroles de l'Akuma, elle s'assit en tailleur, par terre, jouant distraitement avec les interstices creusés par le temps dans le parquet, observant le Chat devant elle avec une curiosité non feinte. Il était rare de voir un être vivant avec deux fois le même animal pour facettes, alors elle se trouvait devant un véritable phénomène. Neuf fois le même animal et pourtant tous différents les uns des autres. Le sourire de la Folie s’agrandit.


" Oh, bien sur ne t'en fais pas. L'hôte de maison fixe les règles du jeu, ce ne serait pas juste sinon. Mais je n'aime pas ce jeu. Tu ne préfèrerais pas plutôt jouer à autre chose? "

Le ton se voulait innocent mais Daret savait que sa curiosité devait pointer au fond de sa voix et, vu qu'à n'en pas douter son interlocutrice avait les sens aiguisés comme des rasoirs, l'Akuma devait l'avoir entendue.

Ses yeux s'habituant peu à peu à la pénombre, elle remarqua que certains des chats s'étaient désinterressés d'elle, vaquant à leurs occupation (La sieste?) mais que l'un d'eux étaient resté et ne la quittait pas des yeux. Deux grand yeux curieux, avide, découvrant le monde, voulant tout apprendre, tout savoir, tout découvrir. Daret lui sourit et tendit doucement la main. Pas trop loin, pour ne pas l'effrayer. Juste assez pour l'inviter. Elle remarqua par la même occasion que Lièvre c'était éloigné avec Chat Pelier et un des chats de la jeune femme lui faisant toujours face pour aller jouer en chahutant. En voilà trois qui allaient se plaire.


" Alors Lucja, dis moi. Qu'est ce que ça fait de vivre entouré de chats tout les jours? Non non, ce n'est pas une blague, je suis très sérieuse, il y en a neuf ici, sans te compter toi bien sur... C'est remarquable, je n'avais encore jamais vu personne avec autant de fois le même animal... "

Daret n'était pas sure que l'Akuma comprendrait de quoi elle parlait. Après tout à moins d'avoir eu vent des pouvoirs de la Folie ce qu'elle venait de dire devait ressembler à un tissu de bêtises débitées par une gamine délirante. Mais elle voulait voir comment ce gros chat là allait réagir. Attendant distraitement une réponse elle pris sur ses genoux le petit chat curieux qui était finalement venu poser sa tête contre sa main, flattant par la même la curiosité de Lucja. Elle ne pensait pas avoir le besoin de le faire mais on ne savait jamais. Et puis, caresser un chat... N'était-ce pas là le but de tout être humain?


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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Sam 6 Sep - 18:33
    Lucja observa avec attention la petite Noé, mais elle ne semblait pas s'être offusquée de son ton plaisantin, et elle se détendit. Bien bien bien. Tant qu'elle ne mettait pas de désordre dans son petit coin de tranquillité, tout irait bien. Et dès qu'elle serait partie, elle se débrouillerait pour mettre quelque chose pour rebuter les futurs visiteurs imprévus ! Elle se demandait ce qui pourrait dissuader d'autres Noés de venir... Une sorte de répulsif à noé... Il faudrait qu'elle demande à Nath si ça existait. Probablement pas, malheureusement. Enfin, pour le moment, elle était coincée au stade du babysitting, autant s'y tenir.

    Elle se demandait quel âge avait vraiment la petite fille. Comme les Akumas, l'apparence d'un noé pouvait être bien trompeuse... Si ça se trouve, cette gamine était bien plus vieille qu'elle. Ça ne l'étonnerait même pas : elle semblait insouciante, et joueuse, mais elle n'avait pas la puérilité agaçante des jeunes enfants. Tant mieux, de toute façon. Elle n'aurait pas supporté un vrai gosse turbulent dans son havre de paix. Se prélassant toujours sur son canapé miteux, mais le visage figé en une expression méfiante, Lucja répondit, boudeuse :

    – Celui là me va très bien pour le moment.

    Elle avait pas envie d'en discuter, nanmého ! En fait, ce dont elle avait envie, c'était faire une longue, longue sieste réparatrice, puis... ne rien faire. Se prélasser sur ce canapé, chanter, rêvasser. Elle devrait adopter un chat tiens, histoire d'avoir une peluche chaude pour lui réchauffer le ventre. Ou plutôt, il lui faudrait un chat sauvage pour squatter chez elle, elle vadrouillait trop pour se permettre un animal de compagnie. Ou elle pourrait l'emmener avec elle ? Ba, elle y réfléchirait plus tard. Quand l'autre se serait lassée de son exploration vaine, car là semblait être le but.

    A sa remarque, Lucja fronça les sourcils, se retournant paresseusement sur le ventre pour la voir dans le bon sens. Elle l'observa un instant avec un air franchement suspicieux, puis demanda prudemment, sans la quitter des yeux :

    – Euuh, qu'est ce que tu veux dire ?

    Un Noé, ça se drogue ? Pas comme si ils pouvaient pas se le permettre... Puis ça devait être facile pour eux de se procurer du chanvre dans un bas fond obscur. Mais à vu de nez, elle ressemblait juste à un doux dingue excentrique. Ou alors cette déclaration mystique était due à son propre pouvoir, ce genre de talents qu'on certains noés et que eux, vermine en bas de l'échelle, ne pouvaient que leur envier. Elle était vaguement curieuse, et en même temps, sur la défensive. Elle sentait que l'explication lui serait soit inutile, soit pas à son goût mais... Elle voulait savoir quand même.

    Après un instant de réflexion, elle finit par demander, menton calé sur l’accoudoir de son fauteuil :

    – C'est quoi ton nom?

    Elle aimait bien mettre des noms sur des visages, même les plus insignifiants. Et celui-ci, il n'était vraiment pas dit qu'elle ne le verrait plus jamais alors... Elle pourrait bien lui trouver tout une gamme de surnoms stupides, mais à part des piques visant sa petite taille, il n'y avait rien qui lui aille suffisamment. Alors... le nom ferait affaire pour le moment, si elle voulait bien le lui céder ! Elle s'était bien présentée, elle !
    Quant au souvenir qu'elle incarnait, elle préférait ne pas savoir. Histoire de ne pas se sentir encore plus menacée...


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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mar 9 Sep - 17:33




Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.


Albert Camus, Noces




Daret s'assit en tailleur sur le sol poussiéreux de la demeure du Chat, a quelques mètres du maître (Ou plutôt de la maîtresse) des lieux. Elle aurait put s'offusquer de la réponse de son interlocutrice, qui venait de rejeter l'envie de jouer de la jeune Noah. Elle se sentait un peu frustrée de ne pouvoir s'amuser comme elle le souhaitait mais après tout, il lui suffisait de trouver un autre jeu. Cela aurait été pourtant si simple... Alors à quoi la jeune fille allait elle vouloir jouer...Son regard se perdit sur les traits inversés de la jeune femme lui faisant face, la tête en bas. Lièvre, aussi captivé qu'elle, se mit à essayer de lui aussi voir le monde à l'envers. Prise au jeu, Daret se releva et, d'un mouvement souple, se mit en poirier, les deux mains au sol, les pieds bien droits vers le plafond. Jouant avec son centre de gravité, elle se mit à marcher ainsi un peu au gré de ses envies, appréciant simplement ce nouveau point de vue sur le monde l'entourant.

La perplexité de l'Akuma quant à sa déclaration sur les chats fit sourire Daret. Un sourire amusé. Pas moqueur ni carnassier, juste amusé de voir que définitivement personne ne savait quoique ce soit sur ce monde animal qui entourait chaque personne au monde. Sur ces êtres étranges si forts et si fragiles qui composaient la personnalité de tout un chacun. Personne, pas même ceux ayant les panels les plus intéressants n'en avait la moindre idée.

L'espace d'une demi-seconde la Folie hésita a répondre à la question du Chat par une petite démonstration, en boostant son envie de jouer où en enlevant ce flegme qu'elle affichait depuis le début. Si simple à faire... Trop simple pour intéresser la Folie. Un jeu sans défit, sans possibilité de perdre, ce n'est pas drôle. C'est comme lire un livre, on y trouve du plaisir mais pas le frisson du jeu.


" - Ahh c'est une bonne question, qu'est ce que je pourrais bien vouloir dire... "

Et le sourire sur le visage de la Noah s’agrandit. Voulait elle jouer à Action ou Vérité? Hum... Elle ne savait pas trop. Elle ne voulais rien de spécial de l'Akuma. Elle voulais juste passer le temps et bien s'amuser... Avec un petit sursaut de son corps, elle se laissa glisser au sol en une roulade, se relevant, de nouveau debout face à son interlocutrice.

" - Commençons par mon nom. Le surnom de petite fille m'irait mais je penses que tu cherches quelque chose de plus... Identifiant. Alors appelle moi Daret. "

Tout en parlant elle s'était rapproché d'un des chats, le moins farouche, celui qui depuis le début l'observait de ses grands yeux curieux. Elle s'accroupi et tendis la main, le grattant entre les oreilles. Elle n'avait pas spécialement envie de renforcer la facette de personnalité de l'Akuma mais elle voulait lui expliquer au mieux tout ce monde auquel elle était fermée. Elle se contenta de flatter un peu la fourrure du félin, juste de quoi enfoncer une pointe de curiosité dans le crâne de l'autre Chat qui l'observait sans doute en ce moment même. Sans se retourner, la sourire de la Folie se fendit, laissant échapper un flot de paroles claires.

" - C'est une sensation étrange n'est ce pas? Comme si l'on ne pouvait s’empêcher de ressentir quelque chose. A part toi il y a ici neuf chats. Et un Lièvre, un autre Chat et un Chacal. Chacun est une part soit de toi, soit de moi. Mais je suis la seule à les voir. Et à les toucher, comme là tout de suite. Il y a un curieux qui devait se demander ce que ça faisait de se faire gratter entre les oreilles. "

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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Jeu 16 Oct - 12:59
    Lucja se retourna paresseusement sur son canapé pour regarder la petite fille. Elle semblait insouciante, ailleurs, allant et venant dans la poussière diaphane de son manoir abandonné. Calme, à présent, presque indifférente, Luce la regarda faire la poirier comme si c'était normal ; elle avait comprit que rien de ce que ferait la petite Noé ne ferait partie d'un comportement attendu, ou normal. Mais ça ne la dérangeait pas spécialement, à présent. Elle avait l'air calme, amusée presque. Mais ni hystérique ni dangereuse, et visiblement disposée à respecter ses quelques règles. C'était rassurant : qu'aurait pu faire Luce à part bouder si elle avait décidé du contraire ? En tout cas, elle appréciait cet état des choses et avait décidé de s'y tenir pour le moment.

    Elle souleva un sourcil interrogateur pour l'inciter à parler, le menton calé sur le bras du fauteuil où elle était allongée, à présent sur le ventre. La Noé souriait. Luce resta de marbre, curieuse et polie. C'était agréable, en vérité. Elle avait l'impression de vivre un petit moment de confort et de tranquillité, entre deux élans de vivacité et de jeux. C'était reposant, comme si il y avait une sorte de bulle épaisse et confortable qui entourait la pièce où elles se trouvaient. Coinçant ses bras sous son menton, Lucja répliqua simplement :

    - D'accord. Daret.

    Elle fit rouler le nom sous sa langue, étirant le r en volutes délicats en un paresseux accent polonais. Vaguement intriguée, elle l'observa caresser un chat invisible. Elle ne voyait rien, mais elle pouvait imaginer, à présent, une petite boule de poil ronronner sous la caresse qui flattait ses oreilles duveteuses. Et ce faisant, elle sentit, en effet, un pointe de curiosité, une pointe de surprise l'animer alors que Daret s'expliquait.

    Bien sûr, elle savait que tous les Noés avaient leurs dons, forces et faiblesses... Mais surtout forces, si vous vouliez son avis. Elle connaissait vaguement celui de Nath', pour l'avoir suivi quelques temps, avait entendu dire que... Mais elle n'aurait pas soupçonné ça. Peut-être se moquait-elle de sa crédulité en inventant une histoire à dormir debout, aussi ! Mais elle n'y croyait pas trop, et de toute façon, elle s'en fichait. Elle était curieuse à présent. Et si elle trouvait ça fascinant, ces animaux qui peuplaient son monde de folie...

    – A quoi ça sert? Demanda-t-elle en se redressant un peu sur son canapé.

    Sa question avait la curiosité enfantine, presque naïve, de quelqu'un qui ne réfléchit pas avant de parler. Elle se rendit compte ensuite que sa question était maladroite, mais elle ne la retira pas. Tous les Noés avaient un don, tous ces dons étaient utiles, pas vrai ? Ils avaient quelque chose à faire. Alors, ça lui servait à quoi de voir ces facettes évoluer dans le monde, à part pour le plaisir de grattouiller des chats insaisissables entre les oreilles ?

    Dans un soupir, elle se laissa retomber, calant à nouveau son menton sur ses bras croisés devant elle. Observant toujours ses moindres faits et gestes, elle essayait de visualiser une dizaine de chats et d'autres animaux mais... Ce n'était pas si facile. Rêveuse, un peu boudeuse, elle déclara :

    – J'aimerais bien les voir... Tu crois que c'est possible ?

    Sans doute pas. Un Noé, ça ne partage pas. Surtout pas avec les sous-fifres froids qu'ils étaient. Mais la question valait la peine d'être posée ! Elle avait vraiment envie de voir, ne serait-ce qu'un instant, ce que la petite fille qui lui tenait compagnie voyait. Peut-être comprendrait-elle mieux son monde étrange ainsi...
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mar 21 Oct - 18:06




L'imagination est la folle du logis.


Nicolas de Malebranche



Daret s'étira, faisant jouer les muscle de ses bras et se ses jambe, tirant sur son dos et ses tendons pour aussitôt les détendre. Allongée à même le sol, elle avait l'impression de se trouver dans un couffin, un lit immense de la taille de la pièce dans laquelle elle se trouvait en compagnie de l'Akuma. Une certaine torpeur s'emparait, peu à peu, d'elle, comme si le monde était devenu un amas de couvertures. Les roulements paresseux de la voix de son interlocutrice et l'ambiance feutrée qui, lentement, s'installait entre le sol poussiéreux et le plafond de la demeure commençait à agir sur la jeune Noé.

Elle se sentait bien là, dans ce petit salon, à discuter paresseusement, lascive. Couchés dans divers coin de la pièce, les chats de Lucja dormaient à moitié, l'immobilité ambiante seulement troublée par les galipettes de Chat Pelier, Lièvre et de deux chats de l'Akuma (La Curiosité et le Jeu). Il était rare pour la Folie d'apprécier ainsi les moments de calme, les rendant d'autant plus précieux aux yeux de la fillette. Dans ce genre de moment, pas de Loup, pas de guerre, pas de combat ni de sang. Juste la chaleur paresseuse d'un après midi d'été s'invitant dans une pièce pourtant bien froide.

Allongée sur le ventre, les pieds battant l'air, elle grattouillait doucement un chat de plus, la joue appuyée sur son autre main, posée à plat sur le sol, le regard papillonnant d'un félin à l'autre, glissant de temps en temps sur un détail agrippant son attention.

« A quoi ça sert? »


Le Chat s'était redressé. Roulant sur le dos, Daret s'amusa à la regarder, de nouveau, la tête en bas, s'imaginant comment serait le monde si tout le monde devait se tenir ainsi, en gravité inversée, pendu a un plafond sous peine de tomber dans le vide et, surement, aller mourir loin, très loin dans le ciel, jusqu'à ce qu'il se teinte de rouge, troublant son bleu profond ou son gris plat en grandes lanières de sang.

Réfléchissant sérieusement à la question, elle s'accorda un petit silence. Son regard quitta la jeune femme pour aller se perdre dans les fissures du plafond, suivant les lignes inégales tracées dans ce second sol supportant l'étage supérieur de la maisonnée. A quoi pouvait servir son pouvoir? Les applications étaient nombreuses et dépendaient principalement des personnes présentent. Daret roula de nouveau sur le ventre, le menton posé sur ses deux mains, les yeux fichés dans ceux de son interlocutrice.

« A tirer le meilleurs comme le pire de ceux qui m'entourent. Par exemple imagines ce que donnerait une curiosité brûlante, dévorante, à te frapper la tête contre les murs. Puis qu'on te tende un couteau en te demandant ce que ça ferait comme sensation de se trancher la gorge ou de le planter dans le dos de son meilleurs ami. »


Elle ménagea un silence, laissant l'hypothèse flotter entre elle et Lucja, se demandant si elle arriverait à imaginer cette soif insistante, cette impossibilité de penser à autre chose qu'à ce qu'on nous suggère, se posant inlassablement cette question, en boucle, ne pouvoir se soustraire à cette soif de savoir, un couteau en main. Ce qu'elle avait fait ressentir quelques minutes auparavant n'était rien. Elle n'avait pour ainsi dire pas utilisé ses pouvoirs. Si elle avait vraiment boosté la facette curieuse de l'Akuma, elle s'en serait surement trouvée indisposée, et pour le moment, Daret ne se sentait pas de jouer à ce jeu qui, dans d'autre circonstance aurait surement put l'amuser au plus haut point.

« Dans ce genre de cas on ne peut se soustraire à cette envie dévorante. Ou tout du moins pas facilement. Mais pour partir sur un autre exemple ça peut aider à dormir, à s'amuser, à consoler quelqu'un... C'est peut être de la triche, mais c'est parfois bien pratique. »


« J'aimerais bien les voir... Tu crois que c'est possible ? »


Daret rit doucement, secouant la tête de droite à gauche en signe de dénégation. Elle était seule à évoluer dans son monde. elle aurait bien aimé que quelqu'un la comprenne et puisse voir ce qu'elle voyait, ne serai-ce que pour partager cela, se sentir moins seule. Mais au final elle en serait surement devenue jalouse. Elle avait un lien privilégié avec ces animaux qu'elle était la seule à voir et toucher. Et puis si quelqu'un d'autre avait put les voir, cette personne aurait eu accès aux facettes de Daret et la fillette était surement la mieux placée pour savoir à quel point cela était dangereux. Son regard glissa sur Lucja. Sur l'accoudoir juste à côté de la tête de l'Akuma, si proche et pourtant si loin d'elle, Lièvre tentait de jouer avec les cheveux blonds vénitiens de de la jeune femme. Un sourire étira les lèvres de Daret.

Se levant, elle s'approcha doucement de Lucja et de Lièvre. Prenant ce dernier au creux de son bras droit, elle attrapa la main de l'Akuma, essayant de lui faire comprendre d'un sourire et d'un regard qu'elle ne lui voulait aucun mal d'aucune sorte. Tout doucement, la tenant par le poignet de sa petite main d'enfant, elle amena la main de la polonaise juste au dessus de Lièvre, la regarda dans les yeux et laissa tomber le membre de l'Akuma.

Elle sentait toujours le poids de Lièvre, pourtant, elle sentait aussi distinctement la main de Lucja sur son bras. Elle laissa son bras retombé, posant ainsi Lièvre à terre et redonnant implicitement son bras à Lucja. Elle recula de quelques pas, assise par terre, en tailleur. Elle tendit les mains et attrapa Lièvre, le grattouillant entre les oreilles puis report son attention sur son hôte.

« Ce n'est pas que je ne veux pas. A vrai dire je ne sais pas si je voudrai. Mais je ne peux pas et ça règle la question. »

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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Dim 16 Nov - 14:31
    Quelque part, voilà ce qu'elles étaient toutes les deux : deux chats paresseux de plus dans cette pièce qui, à l'en croire, en contenait déjà bien assez. En tout cas, à cet instant, voilà ce qu'on aurait dit. La petite Noé, maintenant allongée sur le ventre et une certaine nonchalance dans les gestes, et l'Akuma avachie sur le canapé comme un félin au soleil. D'entre les replis du lourd rideau, quelques rayons venaient piqueter le sol d'ocelles de cuivre, apportant juste assez de lumière pour qu'elle puisse la voir. Pas qu'elle ait vraiment besoin de ça, il est vrai... Mais Lucja appréciait cette ambiance feutrée à sa juste valeur. Elle qui avait toujours vu dans la présence d'un Noé une sorte d'ennuis, elle n'en appréciait que d'autant plus le calme paisible qui l'entourait. C'était curieusement agréable, et elle se serait presque sentie en confiance. Presque.

    « A tirer le meilleurs comme le pire de ceux qui m'entourent. Par exemple imagines ce que donnerait une curiosité brûlante, dévorante, à te frapper la tête contre les murs. Puis qu'on te tende un couteau en te demandant ce que ça ferait comme sensation de se trancher la gorge ou de le planter dans le dos de son meilleurs ami. »

    Sa tirade arracha à Lucja un léger sourire. Elle pouvait l'imaginer. En vérité, n'importe quel Akuma pouvait comprendre cette sensation, l'impression étrange et dévorante qu'il fallait absolument faire quelque chose. Tuer. Tuer, tuer. C'était ce pour quoi ils étaient fait, il paraît. Et parfois, cette sensation semblait comme étrangère, comme si elle ne vous appartenait pas vraiment mais que quelqu'un, quelque chose, vous le soufflait. Peut-être était-ce à ça que ressemblait son pouvoir. En tout cas, il semblait à présent bien plus dangereux. Et, si elle n'avait pas été à cet instant enfoncée dans la chaleur douce de cet après midi, elle s'en serait sans doute méfiée. Sans bouger, un ronronnement dans la voix, elle répondit finalement avec un brin d'amusement, un brin d'ironie, un brin de résignation :

    – Je crois que n'importe quel Akuma sait exactement de quoi tu parles.

    Certains Akumas n'avaient même que ça en tête. C'était ceux qu'elle dédaignait, les primitifs, les plus stupides qui avaient vu la moindre trace de leur personnalité disparaître derrière cette soif de sang incessante. Ceux qui n'étaient plus que machine et tourmente, guidés seulement par l'instinct noir qui les motivaient tous et par le désespoir ambiant de l'âme agonisante qu'ils abritaient.
    D'autres, à l'inverse, semblaient comme épargnés par cette règle immuable. Ils luttaient mieux que quiconque contre leur soif de sang, voir n'y étaient pas confrontés. En tout cas, on lui avait parlé d'Akumas ainsi, mais elle n'en avait jamais croisé.

    Elle ? Eh bien, elle se situait quelque part entre les deux extrêmes. Elle était rarement submergée par l'envie de tuer mais, d'un autre côté, n'avait pas besoin de ça pour se laisser aller à ce qu'elle considérait être comme un plaisir. Et lorsque cette envie pointait le bout de son nez, elle avait toujours réussi à la faire taire si elle le voulait. Elle n'en était pas peu fière.

    A sa deuxième question, Daret rit et secoua la tête, arrachant une moue déçue à l'Akuma. C'était prévisible, et pourtant elle avait brièvement espéré. Elle était curieuse, après tout. Observant la Noé avec perplexité, puis un brin de méfiance lorsqu'elle lui attrapa le bras, Lucja se laissa néanmoins faire. Elle suivit le mouvement, suivant les doigts délicats de la petite fille dans les airs, essayant très fort de... sentir quelque chose, quoi que ce soit. En vain. Sa main retomba lourdement, et elle n'en tira rien d'autre que la sensation de l'air entre ses doigts. Ramenant sa main vers elle, Luce soupira.

    - Dommage.

    Et aussitôt dit, Lucja effaça cette brève envie de sa tête, jetant aux oubliettes de son esprit cette possibilité qu'elle n'aurait jamais. Ce n'était pas dans son caractère que d'envier les autres, et il est vrai que cette facette de sa personnalité contribuait fortement à son bonheur. A vrai dire, tout dans sa renaissance imprévue contribuait fortement à son bonheur. Elle avait ressenti de la peur, de la méfiance, de la colère parfois, mais elle savait se débarrasser des émotions négatives du passé. De là, plus rien ne pouvait l'atteindre... Vu qu'elle ne gardait pour elle que les bonnes choses. C'était si bon que de n'avoir à se soucier que de soit-même, pas vrai ?

    Se retournant lentement, les regard perdu quelque part dans le lustre qui se dressait au dessus d'elle, Lucja s'entendit demander paisiblement :

    – Alors, que fais-tu là ?

    Peut-être aimait-elle les histoires de fantôme ? Une petite fille normale aurait sans doute eut trop peur d'entrer seule dans un manoir hanté... Mais allez-donc essayer de comprendre un Noé.
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mar 25 Nov - 20:27




L'envie est de toutes les passions humaines
la plus constante.


Francis Bacon



Elle s'en serait presque sentie mal. Presque. Elle aurait presque regretté d'avoir pensé que l'Akuma aurait du mal à comprendre cette irrépressible envie, cette curiosité implanté par quelqu'un d'extérieur et semblant, pourtant, venir de soit même. Presque. Mais non, pour tout dire, elle s'en fichait un peu. Elle vivait avec ces pouvoirs depuis assez longtemps pour n'avoir que peu à faire des pensées des autres sur ce qui était devenu son monde à elle, son monde de Folie. Certe elle ressentait une certaine compassion, comprenant surement mieux que beaucoup ces choses qu'elle pouvait elle même infliger à tout un chacun. Mais d'un certain côté elle avait aussi plus de recul sur ces sensations étrange et étrangères.

Et d'un certain côté, les créatures du Comte ne pouvait pas tout comprendre de son pouvoir. L'envie et la curiosité oui, bien entendu. Mais cette curiosité n'était pas le seul feu qu'elle pouvait attiser dans l'esprit des hommes. Les possibilités de son pouvoir pouvaient, parfois, être assez effrayantes. La jeune Noé utilisait son pouvoir pour ses jeux, sans vraiment penser à l'atrocité de ce qu'elle pouvait faire ressentir à un être vivant mais elle savait très bien que si quelqu'un avait put faire de même à son propre esprit elle en aurait été révoltée. Néanmoins, par politesse, paresse ou simplement envie, elle ne dit rien de ces pensées.

La réaction de son interlocutrice a son petit manège avec Lièvre la fit sourire d'un petit sourire à moitié triste. Elle se sentait parfois triste à être ainsi seule dans son petit monde envahit de créatures étranges et merveilleuses. Peut être un jour pourrait elle partager cette vision avec quelqu'un. Mais après tout que verrait cette personne? Ce que l'on ne connais pas nous fait peur, effroyablement peur et, plongée dans un monde soudain bien plus plein, de ces présences révélant les gens tels qu'ils étaient... La vérité, tout comme l'inconnu, faisait peur. La vérité pure, blanche et simple. Parce qu'elle était crue, directe, sans aucune limite. Mettre ainsi quelqu'un face à lui même, face a ceux qu'ils connaissait, amplifiant encore plus le malaise de voir ce qu'il avait toujours ignoré, de se trouver plongé hors de sa bulle de sécurité, de son petit monde posé... Ce n'était pas une expérience qui semblait agréable.

Pourtant Daret aurait bien voulu voir cela, juste pour le plaisir de satisfaire sa curiosité. De jouer ainsi, de voir, s'amuser ou s'effrayer des réactions de ces êtres plongés ainsi dans l'inconnu, pataugeant dans l'océan ou elle, incarnation de la Folie, nageait depuis longtemps déjà. Observer, simplement, en venant pousser du doigt les êtres vivants en perdition dans ce qui était son monde, son enfer personnel, avec la fascination toute infantile que pouvait ressentir un gamin brûlant une foumi sous le verre de sa loupe.


« – Alors, que fais-tu là ?. »



La question vint percer la petite bulle de pensées qui s'était peu à peu tissée autour de la jeune Noé qui, du bout des doigts, grattouillait distraitement le sol, le regard perdu dans le vague loin, très loin de la grande maisonnée du Chat avec qui elle se trouvait. La question était d'une simplicité déconcertante et elle aurait put répondre en quelques mots, en disant simplement qu'elle ne savait pas. Elle n'avait pas de raison de venir ici précisément, elle n'avait pour tout dire aucune raison derrière la plupart de ses actes, simplement l'envie de faire telle chose. Qu'elle faisait sur le moment. Ne sachant trop quoi répondre elle se retourna sur le dos, regardant le plafond, le regard vide.



« Je ne sais pas. J'ai vu une absence de lumière, je me suis demandé ce qui se passait dans cette maison. J'en ai eu envie tout simplement. »



Elle laissa le silence voleter dans la pièce. C'était stupide comme raison. Ce n'était, tout simplement, pas une raison. Elle pouvait le faire alors elle l'avait fait. Le silence, battant lentement des ailes, vint se poser sur les lèvres de la Folie, l'espace d'un instant pour venir mourir sur un souffle qui prit de l'ampleur et se transforma en mot, prononcés d'une voix qui, bien que lasse, chantait à qui savait l'entendre. Question posée à l'improviste, par envie ou lassitude. Parce qu'elle pouvait, simplement. Que perdait elle à la poser après tout? Au pire son hôte refuserait ou la réponse serait négative. Et ils passeraient à autre chose, tout simplement.



« Dis moi, y a-t-il un piano ou un instrument de musique ici. Cela fait longtemps que je n'ai pas entendu un peu de musique. »

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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mer 31 Déc - 16:27
    Elle avait presque l'air un peu triste. Luce ne comprenait pas trop pourquoi. Ca devait être amusant que de voir un monde peuplé de bêtes. Certes, ça l'était peut-être moins d'y être la seule. Mais va ! Lucja préférait la croire plus heureuse que malheureuse, déjà et surtout parce qu'elle n'avait aucune envie de consoler du Noé. Ces bêtes là sont dangereuses. D'ailleurs, qui était-elle ? Quel souvenir représentait-elle ? Maintenant qu'elle s'était posée la question, la curiosité la démangeait, mais elle n'osait pas l'ouvrir. Imaginez un peu. Le Noé du pétage de plomb, ou le Noé de la mort subite ? Eeer, elle préférait ne pas savoir, définitivement ! La petite fille était calme, et elle aurait presque pu la trouver mignonne, mais elle n'arrivait pas à effacer la méfiance qu'elle ressentait instinctivement à l'égard des Noés. Elle n'en avait encore jamais rencontré qui ne lui cause pas instantanément une forte impression de malaise. Tout au plus savait-elle gérer Nath', et puis... Voilà tout.

    Pensive, elle hocha la tête sans réponse. Normalement, les gens évitaient les vieilles maisons plongées dans le noir, sauf les gosses un peu trop impétueux. Elle n'attendait que ça d'ailleurs : d'avoir la visite de gamins un peu trop curieux. Elle s'amuserait beaucoup les courser dans les couloirs poussiéreux de son manoir hanté~ Et elle pourrait ainsi donner plus de crédibilité à son histoire de fantômes. Quiconque entre dans cette vieille maison n'en ressort jamais... Plusieurs histoires de disparitions inexpliquées... Et puis un jour, un groupe un peu téméraire viendrait y foutre le feu, et elle se ferait une joie de les écorcher, tendrement. Si tant est qu'elle soit présente. Elle l'espérait : elle n'aimerait pas du tout, du tout voir sa tanière partir en fumée.

    Sa voix la tira de ses rêveries. Elle en aurait presque oublié sa présence, tant elle se faisait discrète. Heureusement, elle faisait en sorte que ça n'arrive pas... Baillant, paresseusement, Lucja se releva lentement de son canapé et s'étira longuement, comme si elle sortait d'un long, très long sommeil. Soupirant comme si elle lui demandait un service particulièrement contraignant, mais souriant néanmoins, elle lui souffla :

    – Suis moi.

    Puis, légère et féline, Lucja grimpa lentement les escaliers qui menaient à l'étage. Le bois craquait lourdement sous ses pieds, gémissant du poids de ses années. Sa main sur la rambarde laissa une marque dans la poussière. Un jour, elle finirait pas s'asphyxier dedans... Si elle avait pu s’asphyxier tout court. Dans un silence religieux, avec le naturel de l'habitude, elle glissa sur le parquet jusqu'à une porte scellée dans le fond. La chambre de feu ses parents. La porte gémit, elle aussi, lorsqu'elle la poussa des bouts des doigts.

    La chambre était plongée dans la pénombre. Le lit, de travers, avait été eventré et il y avait encore des tâches de sang sur ce qu'il restait du matelas déchiqueté. Un guéridon brisé gisait à côté, à moitié enseveli sous le tapis retourné. Même les rideaux étaient déchirés. Cependant, le piano poussiéreux, soigneusement recouvert de velours, semblait intact. Il avait eut le bon goût de se trouver de l'autre côté de la pièce.
    Sifflotant une valse enjouée, Lucja traversa la pièce avec adresse, évitant nonchalemment la multitude d'objets au sol. Tout sentait encore comme si la tragédie datait d'hier. Il y avait partout des traces de leur présence... Il ne manquait que les cadavres eux-mêmes. Une montre tombée de la commode, une écharpe translucide posée sur une chaise rescapée, un kit pour vernir les chaussures de monsieur, une boîte à bijoux béante, déversant or et perles. Elle n'avait pas remis les pieds ici depuis deux ans, probablement.

    Avec une bonne humeur certaine, comme si cette scène n'était rien de plus que l'estrade d'un théâtre, Lucja écarta les rideaux en piteux état, et se battit quelques instants contre le loquet rouillé de la fenêtre. Ayant réussi, finalement, elle l'ouvrit en grand, déversant dans la pièce une lumière pâle et terne. Elle posait sur le tout une sorte d’œil nouveau, cru et indifférent. Un rayon effleura le piano, un Erard droit au bois verni. Avec le même naturel, elle retira le bandeau de velours qui cachait les touches d'ivoire et le laissa tomber à ses pieds sans un regard. Souriant, doucement folle, elle fit courir ses doigts contre le clavier, plaqua un accord délicat...

    – Il est un peu désaccordé, mais ça ira. Veux-tu y jouer ?

    S'en souviendrait-elle ? Lucja avait été une pianiste de médiocre talent, mais elle avait eut assez de temps libre pour jouer joliment, de sa vie passée. Elle pouvait sentir que ses doigts se souvenaient encore de quelques morceaux, mais elle s'était plus ou moins désintéressée de la musique en perdant la vie. Néanmoins, Daret avait réveillé son intérêt, et elle songea presque à réaccorder la bête. Qui, cependant, accepterait de travailler dans un tel endroit, une telle ambiance ? Elle fronça les sourcils, un peu contrariée, puis haussa discrètement les épaules. Quelle importance. Elle n'avait pas besoin de lui demander son avis, et une fois la besogne faite, elle s'en débarrasserait proprement. Comme d'habitude.
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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mer 18 Fév - 5:49





You do not know the first note of the music that moves me.


Patrick Rothfuss, The Name of the Wind





La fillette se leva sans un mot, sans un souffle. Elle aurait put être un courant d'air qu'elle serait passé moins inaperçue. Légère, aérienne, sage pour une fois, elle suivit le Chat avec la grâce sautillante d'une brise d'été à travers l'ombre d'une maison de pierre. Ne voulant se laisser distancer, elle avançait à grands sauts, de pointe de pied en pointe de pied.

Le bois gémissant de l'escalier, témoins du poids des âges sur la maisonnée, se fit jeu pour la Folie, cherchant à monter sans faire le moindre bruit comme le faisait Lièvre et les autres, qui avaient suivit les deux créatures qu'habitaient cette demeure, sillage étrange et silencieux, invisible à tout autre qu'à elle, si calme et si tumultueux à la fois, ouragan silencieux de poils et de dents, tout en chats. Le bout du doigt sur la rambarde, elle laissa à sa suite un chemin de poussière, traçant dans les souvenirs amassés un chemin lui appartenant, marquant son passage en ce lieu ne lui étant rien d'autre qu'étranger.

La pièce qu'ouvrit la jeune femme devait avoir été la scène d'une histoire tragique et sanglante, dramatique pièce de théâtre que les plus grands se seraient surement fait une joie de relater si quiconque avait un jour porté son attention sur cette maison perdue dans les rues d'une ville polonaise. Une banalité écrasante pour une personne touchée par la Guerre Secrète. Pudique et, en réalité, simplement désintéressée de ce que la pièce avait à offrir, Daret se contenta d'y jeter un oeil sans s'attarder sur les menus détails d'une vie depuis longtemps révolue, étouffée dans un souffle.

Pendant que son hôte s'activait dans son coin, la Folie reporta son attention sur les Neufs Chats qui jouait, s'amusant comme des chatons à se courir après, se donner la chasse à grand renforts de miaulement et de griffes. La légèreté des félins trahissait l'état d'esprit de Lucja qui, sifflotant une valse légère, s'affairait autour du grand piano trônant dans un coin de la pièce. Un sourire apparut en flottement sur le visage de la Folie qui, grattouillant les oreilles d'un Chat plus fou que les autres, donna un simple coup de pouce à l'humeur joyeuse qui commençait à naître dans ce décors pourtant si détonant.

« – Il est un peu désaccordé, mais ça ira. Veux-tu y jouer ? »


L'accord venus souligner d'un trait la voix de la jeune femme perçant le silence tira Daret de sa rêverie. Légèrement dissonant, il résonnait néanmoins d'une musique propre. La Folie hocha la tête et, s'approchant lentement, effleura du bout des doigts les touche d'ivoire légèrement jaunies par le temps. D'un même mouvement, fluide et intangible, elle se glissa sur le siège qu'elle ajusta sans même y penser. Le temps qu'elle pose ses mains sur les touches, Lièvre avait déjà sauté sur ses genoux et Chat Pelier, bien que chahutant toujours avec les comparses de la Polonaise, tendait l'oreille.

Elle n'avait pas joué depuis des années. Pour ainsi dire, elle avait toujours voulu jouer du piano. Elle s'était prise à en rêver quand elle n'était qu'une petite fille, passant des heures à écouter et réécouter d'autres qu'elle plaquer sur les soixante-treize touches noires te blanches de l'instrument, des mélodies joyeuses, tristes, entraînantes ou non... Ce qu'elle trouvait de magnifique à la musique c’est qu'une simple chanson pouvait évoquer des milliers de choses et que pas une seule personne n'éprouvait ce qu'une autre ressentait. Chaque être vivant avait un rapport privilégié avec la musique, forgé dans les expérience qu'il avait eu.

Ainsi, lorsqu'elle était arrivée chez le Comte et avait trouvé l'un des pianos de la demeure, elle avait harcelé la moitié de sa famille jusqu'à ce que quelqu'un d'assez patient se mette en tête de lui apprendre à jouer. Quand avait elle arrêté exactement...? Quand avait elle perdue cette envie de s'asseoir là, sur ce siège, et de déployer ses mains comme des ailes pour faire s'envoler les notes avant qu'elles ne viennent se briser dans le silence...? Un an? Deux ans? Plus? Surement plus oui. Petit à petit, Decrescendo.

Les premières notes se firent entendre, nées des petits doigts d'enfant de l'entité qui, pourtant, avait déjà dépassé sa vingtaine. Hésitantes pour le moins, discrètes, mortes nées. Elle s'étouffèrent vite dans l'ambiance feutrée qui régnait dans la pièce, aussitôt bousculées par les suivantes, plus assurées. Par dessus le rythme ternaire de la valse qu'elle avait appris si longtemps auparavant, la mélodie se fit entendre, plus haute et forte, passant au dessus du fond aérien.

La Folie n'avait jamais été une très bonne pianiste. Elle manquait de discernement et son sens du rythme s'en ressentait. L'on aurait mis un métronome qu'on se serait vite rendu compte qu'elle se décalait d'un demi-temps toute les quatre mesures, pour le rattraper à la hâte une ligne plus loin. Ses mains tremblaient parfois, faisant sursauter les notes et hasardant de temps en temps un son qui n'avait rien à faire dans cette mélodie. Pour autant, elle ne s'en offusquait pas et n’arrêta de jouer que lorsque la dernière note mourut en un souffle.

Elle ne jeta pas un regard à ce qui l'entourait. Elle baissa les yeux sur Lièvre et Chat Pelier qui, côte à côte, regardaient le piano d'un air mélancolique. Reflets de sa personnalité, ils lui renvoyaient en pleine face, en un revers de main, gifle parfaitement ajustée, ce qu'elle ressentait alors. L'ombre d'un sourire triste, mi-figue mi-raisin, passa sur ses traits. Elle toucha, du bout des doigts, le haut du crâne des deux compères. Elle n'utilisait que rarement ses pouvoirs sur elle même, mais il fallait bien avouer que cela était pratique parfois. Elle tenta de ne pas y aller trop fort, pour éviter à Lucja de se retrouver avec une boule hurlante et bruyante de Folie et de joie du jeu, véritable gamine retrouvée, mais poussa néanmoins assez loin pour sortir de sa gorge un rire joyeux, presque incontrôlable, en trilles étranges. Elle attrapa de ses mains un des chats de son hôte qui, intrigué, était venu s'allonger nonchalamment sur le cadre de bois du piano et se mit à jouer avec lui, attirant son attention avec des mouvements rapide de sa main, riant lorsque le chat tentait, d'un geste rapide, d'attraper les doigts toujours fuyants de la fillette.

Se levant sans plus prêter attention au piano, elle pris le chat avec elle et s'assis à même le sol, à côté du piano pour continuer ses jeux. Elle jeta un regard à la Polonaise, un grand sourire barrant son visage, puis, prenant son meilleur air de chien battu, fit glisser son regard sur le piano, réclamant d'une pensée un morceau de la jeune femme avec la présomption d'un enfant exalté par ses jeux.

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Re: Home, sweet home~ (Pologne) [Daret]
Mar 14 Juil - 16:01
    Lucja recula et laissa la petite fille s'approcher. Elle effleura de ses petits doigts fins les touches, puis s'installa avec souplesse, mue par l'habitude. Lucja recula d'un pas, croisant des bras, la surveillant paisiblement. Elle commença à jouer, pas bien sûre d'elle, une valse toute simple et entraînante. Elle ne semblait pas bien sûre d'elle même, ses mains tremblaient un petit peu. Lucja ne fit aucune remarque. Elle ne jouait pas si mal que ça, mais elle pouvait sentir qu'elle était rouillée. Elle n'osait pas imaginer à quel point elle, elle était rouillée. Elle préféra se laisser bercer par la mélodie douce, hasardeuse, de la Noé. En tout cas, jouer semblait lui peser sur le moral...

    – Bien joué, lança Lucja, sincère mais soucieuse aussi de la réconforter.

    Mais visiblement, elle se trompait, car malgré son expression mélancolique, la Noé commença soudainement à rire. Un rire... nerveux, peut-être ? Presque hystérique ? Incontrôlé en tout cas. Voilà ce qui lui donnait la chair de poule... Même si, en soit, ce n'était pas un comportement qui lui était étranger. Nath était vraiment bizarre aussi, parfois. Et la voir caresser d'invisibles bêtes était tout aussi dérangeant. Elle avait vaguement l'impression de ne pas être visible à ses yeux lorsqu'elle se concentrait sur... le vide ?

    Finalement, elle s'assit à même le sol, à côté du piano, malgré la poussière épaisse et les traces de sang. Puis, avec une tête de chiot mouillé qui la fit sourire, elle lui réclama un morceau à son tour. Avec une légère hésitation, le chat s'installa sur le tabouret rembourré devant le vieil instrument. D'une caresse affectueuse, elle glissa ses doigts sur les touches, retirant une épaisse couche de poussière de l'ivoire. Puis elle se lança. Elle joua une sonate toute simple, avec la rigueur d'une écolière et les pauses d'une joueuse occasionnelle. Ca faisait bien quelques années qu'elle n'y avait pas touché... Le son qu'elle extirpait du piano sentaient le renfermé. Mais elle persévéra, trébuchant sur les touches, jusqu'à arriver tant bien que mal à la fin de sa chanson. Elle laissa le silence reposer quelques instants, et alors qu'elle s'apprêtait à reprendre un second morceau, un bruit attira son attention.

    Celle du portail forgé qui grinçait à l'entrée.

    Aussitôt, Lucja se dégagea du piano pour aller jeter un furtif coup d’œil à travers les rideaux. Elle entraperçut une bande de gosses, trois ou quatre, qui entraient lentement dans le jardin fou. Un instant, elle fut prise d'une brusque mauvaise humeur, mauvaise humeur qui s'envola aussitôt. C'était l'occasion de s'amuser... Ils avaient du voir Daret entrer et devaient se lancer sur le même chemin, encouragés par sa bravoure. Lucja ricanna, et referma sèchement les rideaux en voyant des yeux monter vers elle. Une exclamation étouffée s'ensuivit, puis des moqueries éparses. Se retournant, elle lança avec entrain :

    Je crois qu'on a de la visite !

    Aussitôt dit, une forme noire prit la place de la jeune femme : un énorme chat métallique d'un noir bleuté, pourvu d'une longue queue fine et d'immenses oreilles surmontées d'une touffe de poils. Silencieusement malgré son poids, elle se faufila dans le couloir et descendit, se cachant stratégiquement derrière un canapé. La pièce plongée dans l'obscurité la cachait presque parfaitement...

    La porte craqua et s'entrouvrit. Le premier gosse, un garçon roux à l'air obtus, fit quelques pas dans le salon :

    – Voyez ? Y a personne.
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