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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 C'est un endroit qui ressemble à la toscane...

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C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Mer 4 Juin - 19:09








Florence ! (Firenze pour les italiens)

Ma foi, belle ville. Pleine de charme avec ses lieux typiques : Le Ponte Vecchio , la Santa Maria Novella , le Palazzo et surtout, surtout, ses petits cimetières tranquilles où ne déambulent que quelques mama éplorées venues raconter à son cher Tullio (décédé trop vite) les frasques de la petite dernière (Madre de dios! Tu entends ça tullio ?).

Enfin, pas si tranquille que ça les cimetières florentin. Surtout quand deux ombres noires encapuchonnées et portant un rosaire cousu en guise d'insigne sur la poitrine firent leur apparition en progressant rapidement dans les allées et en parlant à voix basse.


Ça faisait une heure qu'Ilias leur collait discrètement au train. En fait depuis, qu'il les avait croisé au hasard sur une piaza. Sur le coup l'égyptien n'avait pas cru sa chance. Lui qui pensait devoir rallier l’Angleterre pour débusquer l'organisation qui avait enlevé sa sœur, v'là t'y pas qu'il tombe dessus à peine débarqué en Italie. Il y avait pas à dire, il était un génie. Du moins c'est ce que pensait le garnement en avançant à pas de loup.

Soudain, les deux silhouettes tournèrent au coin d'un mausolée. Vite ! Pour ne pas les perdre de vue, le gamin se ruât à leur suite.

« -Aouch !!! Mais lâchez moi sales brutes ! »

Il ne comprit son erreur que quand une paire de main s’abattirent sur ses épaules pour le soulever et le plaquer méchamment contre un mur en marbre. Les fourbes ! Ils lui avait tendu un piège. Ilias se débattit tentant d'atteindre ses armes dans sa manche. Mais son adversaire lui bloquait les bras.

Celui qui ne le tenait pas rabaissa sa capuche, dévoilant ses traits. C'était un homme d'une quarantaine d'année le visage dur et les traits crispés.

« -On te tient akuma ! Maintenant finit de jouer ! On va te faire la peau pour les traqueurs que tu as tué. »


Tournant la tête à s'en tordre le cou, Ilias le regarda d'un air surpris. Mais qu'est ce qu'il racontait le gonze ? C'était quoi un akuma ? Sans se démonter, le petit orphelin lui répondit vertement :


« - Hey mon gars , il y a erreur sur la personne, moi j'ai butté personne. Alors tu demandes gentiment à ton copain monsieur muscle de me poser. Et on essaye de discuter calmement. Ok ? »


C'est alors qu'un bruit se fit entendre. Le patpat de petites pattes courant sur le gravier. Comme si un mille pattes géants c'était mis en marche. Dans l'ombre du caveau juste devant le trio, deux yeux rouges apparurent. Une voix aussi désagréable que des ongles griffant un tableau se fit entendre :


« -Je vous ai trouvé mes petits exorcistes... »


Bon sang... mais c'était quoi ce bordel ? (c) Never-Utopia
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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Jeu 5 Juin - 17:22
Nera se disait toujours qu'elle s'en fichait. Éperdument. Elle y mettait même un peu du sien, pour que ça l'indiffère plus, l'indiffère mieux. A Central, tout le monde se forgeait une petite carapace. Pour certains, c'était l'égo. Leur fierté les poussait à toujours faire mieux, à repousser les critiques, les blâmes. Pour d'autres, c'était l'agressivité. Ils répliquaient à tout par cette même froide colère à peine maîtrisée. Elle, elle avait choisi la passivité, l'indifférence. Le rejet, peut-être, aussi, de la réalité. Jusqu'à maintenant, c'était un choix qui lui avait souri.
Et pourtant, aujourd'hui... Elle se sentait un peu abattue. Ses rêveries même étaient fades. C'était comme une petite bête palpitante entre ses côtes qui soudainement, tombait et constatait qu'elle était bien, au sol. Un peu plus bas encore qu'avant. Et cette petite créature boudeuse semblait comme freiner ses mouvements.

Elle n'avait jamais considéré qu'elle avait un camp. On lui disait ce qu'elle devait faire et elle s'exécutait, mais jamais elle ne s'était demandé si c'était juste, bien, ou même si elle en avait envie, tout simplement. La cause qu'elle avait servie l'avait choisi et pas l'inverse. Qu'est ce qui avait changé aujourd'hui ? Elle était toujours la même, seulement les gens qui l'utilisaient avaient changé. Oh, seulement d'apparence. Au fond, ils étaient tous les même : des charognards voraces qui attendaient que le sale boulot soit fait par les autres pour en récolter les gains. Grand bien leur fasse. Elle, elle n'aurait pas su que faire de ces gains.
Alors, qu'est ce qui l'arrêtait ? Elle n'avait plus peur de grand chose, maintenant, c'était une grande fille. Elle avait tué des gens, souvent, et parfois des gens qui ne le méritaient sans doute pas. Elle ne sait pas, elle ne s'est jamais posée la question. Elle ne doutait pas de ses capacités non plus. De toute façon, elle n'avait pas peur de mourir. C'était ce qui l'attendait depuis le début. Elle savait qu'elle pouvait affronter ces deux exorcistes, si elle s'y lançait. Et pourtant, ça faisait deux jours qu'elle les suivait tranquillement, sans passer à l'action. Comme si une ombre d'elle-même trouvait ça contre nature. Comme si elle sentait que ce n'était pas elle qui le faisait mais un corps étranger qui par un malheureux hasard, hébergerait son esprit.

Ils l'avaient entraînée jusqu'en Italie. Elle n'y avait jamais mis les pieds, mais cet endroit lui rappelait l'endroit où elle vivait, plus jeune. Le ciel étourdissant de clarté, les murs blancs, la chaleur fauve sur ses épaules. Elle ne parvenait pas à s'y sentir à l'aise. Depuis qu'elle marchait dans les rues, enregistrant machinalement les éclats épars de son environnement, l'impression insupportable de ne pas être à sa place lui démangeait les os. Elle avait envie de rentrer, de se réfugier dans un coin où on la laisserait tranquille. Mais avant ça, elle avait quelque chose à régler. Elle avait beaucoup de mal à s'y résoudre car elle n'y accordait pas d'importance, mais c'était maintenant quelque chose de gravé en elle aussi fort que ses instincts introvertis : fait ce qu'on te dit.
Peut-être l'aurait-elle déjà fait si plus tôt dans la journée, un événement aussi curieux qu'imprévu n'était venu perturber ses pseudo-plans : tout comme elle, quelqu'un avait commencé à suivre les exorcistes.
Ce quelqu'un était un gosse, probablement un gosse des rues, et aussi discret qu'une perruche hurlant dans une cage de pigeons. Elle l'avait aussitôt repéré, et savait que les deux exorcistes, sans être des génies de l'attention, l'avaient aussi vu. Ce gosse cherchait les embrouilles, avec ce comportement louche... Ça ne lui inspirait rien de particulier, à part l'ennui de voir qu'il allait peut-être compliquer les choses. Les vieux réflexes restaient : sa mission était mieux accomplie lorsque d'une parfaite discrétion, et de préférence sans dommages collatéraux, comme la mort regrettable d'un civil un peu trop curieux, par exemple. De toute façon... Moins il y avait de gens, moins il y avait de témoins pour la regarder, la juger, l'abattre dans leur esprit... Mieux c'était.

Elle suivit la curieuse petit troupe jusqu'à un cimetière, avec quelques dizaines de mètres de retard, marchant lentement, les yeux rivés sur les pavés qu'elle comptait méthodiquement. Une action répétitive la calmait et l'aider à se concentrer. Compter, répéter inlassablement un mot, un poème, décrire mentalement en détails, sous forme de liste, tout ce qui l'entourait... Ce n'était que quelques exemples de ses manies. Et lorsque les pavés disparurent pour laisser la place à une pelouse négligée, elle se mit à compter les premières tombes, avançant avec la lenteur de quelqu'un d'endeuillé. De loin, elle vit que les exorcistes avaient chopés le gosse, et qu'ils s'expliquaient maintenant à grands bruits.
Ce qu'elle vu aussi, ce fut la grand-mère grommelant devant la tombe de son Tullio s'étirer soudainement en horreur à pattes qui se glissa derrière eux avec une nonchalance certaine. Cet akuma ne semblait pas les craindre... Nerá se maintint à distance. Elle ne voulait pas intervenir maintenant. Ils pouvaient se charger de cet Akuma... Alors, discrètement appuyée à une pierre érodée par le temps – et la pluie, surtout – elle observa la scène de loin, placidement. Voir comment ils allaient se débrouiller.

L'apparition de la bête sembla destabiliser les exorcistes, qui lâchèrent aussitôt le gosse innocent et se tournèrent vers la créature. Elle-ci était plus haute qu'eux de deux bonnes têtes, et recouverte d'une carapace métallique noire brillante. S'échappait de sous son armure improvisée une vingtaine de pattes articulées s'achevant en griffes. De son bec hideux s'échappait de longs fouets luisants. Une sale bête... Et dire qu'elle avait un peu de ça dans ses gênes. La créature profita de leur moment de surprise pour renverser le premier d'un coup fulgurant, alors que le second s'éloignait d'un bond, prenant de la distance pour mieux juger la situation...
Laissant le gosse seul.
Nerá s'élança brusquement, par réflexe, sur le gamin. Heureusement, elle était rapide, et pas trop maladroite : avant que le monstre puisse lui arracher la tête des épaules, la jeune fille le saisit par la taille et le tira brusquement de la portée du monstre, esquivant de peu l'une des pattes pointues de la chose. Sa petite taille lui servait enfin ! Sans s'arrêter, entraînant le gosse avec elle, elle courut plus loin, ignorant l'exorciste qui lui hurla quelque chose qu'elle n'entendit pas. Un regard par dessus de son épaule lui apprit que les deux hommes se concentraient sur l'akuma. Ils semblaient penser qu'elle était de leur côté... Elle ne les connaissait pas et ça semblait réciproque. Reposant le gosse et s'en écartant aussitôt comme si ce contact lui était très désagréable, elle lui dit d'une voix éteinte, très basse :

- Va t'en.

Il avait intérêt à avoir le bon sens de filer : elle ne s'occuperait pas plus de lui que ça. Se redressant, elle se tourna vers les exorcistes aux prises avec la... chose. Il était temps de torcher sa mission.
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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Sam 7 Juin - 14:55








Ilias aurait du avoir peur.

Chaque parcelle de son corps lui hurlait qu'il devait s'enfuir : courir pour sauver sa peau, se terrer dans un trou et prier, loin, très loin de cette abomination.

Mais le gamin restait tétanisé sans bouger tandis que la bête avançait vers eux.

Dans son regard rouge, on ne pouvait lire que la promesse d'une longue et douloureuse agonie. Autant de malices perverses dans un seul être donné le tournis. C'était terrifiant. Mais excitant à la fois.

Comme se retrouver au sommet du grand plongeoir. On avait le vertige. On tremblait de peur. Pourtant, on ne pouvait refréner cette joie morbide face au danger qui nous enflammait le cœur, le faisant battre plus vite au fur et à mesure que l'on se rapproche du bord.

Pour tout dire, le gamin éprouvait à l'instant précis de la fascination pour cette chose. Il y décelait une certaine beauté bestiale qui l'émouvait. Cette bête à la sombre chitine semblant sortir tout droit d'un tableau de Bruegel donnait des frissons à son âme.

À coté de lui et de son extase d'artiste en herbe, ça s'agitait.

Paniqués, les hommes aux manteaux noirs lâchèrent l'enfant juste au moment où la créature attaqua.

L'être balaya celui qu'Ilias avait surnommé «  Monsieur Muscle » d'un de ses longs fouets luisants. Le pauvre type s'écroula sur le sol, grièvement blessé en hurlant. L'orphelin put constater que là où il avait été touché, un liquide sombre et fumant d’infiltré sous sa peau, semblant le dévorer de l’intérieur.

L'autre homme c'était reculé d'un bon dès qu'il avait vu son collègue tomber, laissant l'enfant seul face à la bête qui poussa un cri de victoire se ruant sur sa victime toute désignée. 

C'est alors qu'un nouvel élément entra dans le tableau.
Un ange.

Du moins c'est comme ça qu'Ilias interpréta le rôle de la jeune femme quand celle-ci le saisit pas la taille, le sauvant in extrémiste de la décapitation. Tandis qu'elle l'emportait à l'écart du combat, le gamin ne pouvait s’empêcher de contempler le visage de la belle inconnue. On aurait pu écrire des poèmes pour faire l'éloge à sa beauté.

Ses pupilles rougeoyantes se plantaient dans votre cœur comme une flèche. Le glaçant avant de le faire exploser de bonheur. Ses yeux, tels deux rubis chatoyant éclairait sa face sélénite et douce qu'encadrait de soyeux cheveux bleus.

Soupir du jeune voyou. Le voici qui tombait amoureux d'un regard de braise dont la couleur n'était pas sans échos avec celui du brasier animant la créature sombre.

Soudain, sans doute intimidée par les yeux doux de son admirateur ( du moins Ilias voulut y croire), la belle damoiselle posa le mouflet sur ses deux pieds en lui disant d'une voix très basse :

« - Va-t'en. »

Son cœur d'artichaut s'emballa. Elle lui demandait de fuir pour le protéger. Le coup de foudre avait donc été réciproque ? Ne pouvant croire son bonheur, l'égyptien mit un genoux à terre devant sa bien aimée, puis, juste au moment où elle se retourna, sans doute pour se jeter dans la mêlée et défendre son âme soeur, il lui saisit la main :

« - Ma mie, ce n'est pas le rôle d'une femme que de protéger la vie d'un homme. Je suis jeune, mais je suis fort. Laissez moi faire et j'occirai de cette lame  tout adversaire qu'il vous semblera bon de me désigner. »

Tout en parlant, l'ancien caïd d’Alexandrie tira de sa cachette son stylet qui avait déjà prit tant de vie humaine et le présenta, tel un chevalier, à sa fair lady.

Ah, l'amour!


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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Jeu 26 Juin - 14:21
Aussitôt, Nerá' se désintéressa de lui et se tourna vers les exorcistes, concentrée. Ils avaient l'air en difficulté. Peut-être étaient-ils débutants... Le premier, un type bâti comme une armoire à glace avait été touché et s'éloignait du combat avec une douloureuse grimace sur le visage. L'autre se maintenait à distance, esquivant prudemment les attaques de l'akuma. Il ne semblait pas vouloir contre attaquer... Au moins, la bête ne s'intéressait plus au gosse. Il pourrait filer – ou pas, pour ce qu'elle en avait à faire de lui. Ce n'était plus ses oignons, maintenant, elle avait une mission.
Nerá analysa la scène. L'akuma et son adversaire étaient trop occupés l'un par l'autre pour prêter attention à elle. La meilleure des choses à faire serait d'achever l'autre exorciste – de toute façon, il ne tiendrait pas longtemps. Sa plaie suppurait du poison des akumas – avant de s'occuper des deux autres. Malgré ses réticences, elle ferait ce qu'on lui avait dit de faire. Elle ne voulait pas plus d'ennuis qu'elle n'en avait déjà. Mieux encore, elle ne voulait pas de confrontation avec quelqu'un, juste car la moindre conversation, la moindre confrontation lui était difficilement supportable. Elle s'apprêtait à avancer vers a première victime lorsqu'un contact inattendu l'arrêta.

Nerá se détourna brutalement, arrachant sa main de celle du gosse, dardant sur lui un regard inquiétant. On ne l'a touchait pas. Jamais. Et celui qui s'y risquait risquait une mort aussi rapide que sanglante... Enfin, en théorie. La vérité c'est que quasiment personne ne s'était jamais risqué à un contact volontaire avec elle. L'aura qu'elle dégageait était bien trop froide, voire hostile, pour que qui que ce soit s'y risque. Mais ce gosse...
A la fois intriguée et mal à l'aise, Nerá vit le mioche mettre un genou à terre avec des airs grandiloquents. Perplexité. Et alors qu'il déballait son discours digne d'un chevalier servant à sa princesse enfin sauvée des griffes du dragon, le regard de la semi-akuma se durcissait dans une indifférence glaciale. D'une voix égale, le toisant sans agressivité mais sans une once de chaleur ou d'amusement, Nerá lui asséna d'une voix dure, détachant les syllabes pour que ça rentre dans son crâne.

- Rentre chez toi. Je serais pas responsable de ta mort.

Quant à sa déclaration enflammée, elle la laissait de marbre. On ne pouvait même pas vraiment dire qu'elle la surprenait... Elle était bien trop fermée pour s'étonner d'un comportement quelconque. Après tout, elle n'avait qu'une notion très vague de ce qui était censé être normal ou pas. Certes, c'était bien la première fois qu'un pré-adolescent lui faisait une déclaration d'amour passionnée, mais sa vie avait été cousue d'irrégularités et plus rien ne pouvait la faire tiquer. Alors, faisant un geste discret qui signifiait probablement « Dégage, tu vas me gêner », elle se détourna et s'éloigna, l'ignorant royalement. Dès qu'il quitta son champ de vision, c'est comme si elle l'oubliait, instantanément.
Un rapide coup d’œil lui appris que la situation n'avait pas changé. Il était l'heure de s'occuper de l'autre exorciste... Calmement, inexpressive, Nerá rejoint le blessé, à genoux. Celui-ci lâcha un hoquet de douleur, mais il y avait du soulagement dans son regard. Crispé, les mains plaquées sur sa blessure, il babillait pendant qu'elle s'approchait :

- T'es à Central, toi là ? File moi un coup de main, faut retourner à la Congrégation, Vince' peut se charger de l'akuma... Pour une fois qu'un type de Central est là où il faut quand il faut, tu...

Nerá, sans répondre, l'attrapa par les cheveux et lui tira la tête en arrière, plantant son regard dans le sien. Elle, à Central ? Non... Plus maintenant. Elle n'en avait même pas l'uniforme. Son allure devait encore être si proche... Qu'il pouvait la reconnaître comme telle juste ainsi. Ou alors il l'avait peut-être déjà vue, avant. Elle s'en fichait. Lorsqu'elle pensait à Central, elle ne... ressentait rien. Rien de plus en tout cas que tout le reste : de l'ennui, un peu d'hostilité. Tout ce qui venait de son monde l'emplissait de dégoût uniquement, lorsqu'elle y réfléchissait. Et l'unique chose que Central avait en plus du Comte Millénaire, c'était Gregory. Mais maintenant... C'était trop tard. Elle ne le reverait plus qu'en tant qu'ennemi. Et définitivement, elle n'y avait plus rien qui pouvait lui rendre un peu de clémence ou de douceur envers cet univers moisi, nécrosé depuis le cœur. Alors, sans lui répondre, Nerá lui trancha proprement, brusquement la gorge de sa lame.

Un geyser de sang vint piqueter ses vêtements d'ocelles écarlates. Nerá lâcha sa victime qui s'effondra à ses pieds, hoquetant. L'autre exorciste avait assisté à la scène, à en croire l'inquiétude et l'incompréhension dans son regard, mais il était bien trop occupé avec l'Akuma pour quoi que ce soit d'autre. Quant au gosse... Il était toujours là. Peut-être que le spectacle auquel il venait de faire face l'encouragerait à déguerpir... Elle l'espérait. Car elle n'avait pas fini son boulot et elle ne voulait aucune distraction.

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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Sam 26 Juil - 20:55








Q
uand la belle inconnue aux cheveux bleus arracha sa main froide et délicate de l'étreinte passionnée d'Ilias, ce dernier tenta de la rattraper. Mais elle lui échappa comme un petit oiseau timide car sa propriétaire c'était déjà éloignée de lui. Son ange lui dit même :
« Rentre chez toi. Je serais pas responsable de ta mort. »
Le gamin cru défaillir.

Trop mignon ! Elle s'inquiétait pour sa vie. L'innocent petit trouva ça tout simplement adorable ! Complètement chou ! Maintenant, c'était sûr et certains, son tendre amour jouait la froideur pour le protéger. Mais cette indifférence ne faisait que l'émoustillait encore plus.

Mais comment lui faire comprendre qu'il avait vu clair dans son jeu ? En lui offrant un cadeau bien sur ! Complètement insouciant de la situation, ayant oublié jusqu'à l'existence de la créature aux yeux rouges et les deux hommes en noir , l'amoureux transis regarda autour de lui afin de dénicher le présent idéal.

Le mieux, pour un premier rendez-vous, serait bien sur de lui offrir des fleurs. Mais dans ce cimetière italien desséché par le soleil, aucun membre de la gente chlorophylle n'avait pu survivre par manque d'eau... ça c'était embêtant.

Soudain... ô miracle ! Là au pied d'un mausolée ! Cinq taches rouges s'épanouissaient. Des coquelicots ! Une fleur délicate pour la plus délicate des femmes !

Se détournant du combat , le bambin courut les cueillir. Puis il piqua le ruban d'une couronne mortuaire ( de toute façon le trépassé n'en avait plus besoin) pour en faire un joli nœud et terminer d'embellir son bouquet. Cela fini, le garçon observa son œuvre d'un air critique. Ce n'était pas un chef d’œuvre, mais baste ! L'amour n'attend pas et se contente de peu.

Tenant avec tendresse les fragiles tiges, Ilias s'en retourna vers son aimé.

Mais dans quel état était elle ? Couverte de sang, un cadavre à ses pieds. Le petit caïd d’Alexandrie la regarda avec surprise. Puis il haussa les épaules en souriant. Belle et forte, réglant elle même ses problèmes... magnifique ! L'épouse idéal. Il s'avança vers elle, enjambent sans sourciller le mort.

Arrivait près de l'inconnue, l'égyptien tendit ses fleurs en rosissant :

« Tenez, ma mie, je vous ai apporté des fleurs. C'est un maigre témoignage de mon admiration. Mais elles ont la délicate coloration de vos yeux rubis. »

Puis il défit son turban blanc avant de lui tendre amoureusement :

« Puis je effaçais ces vilaines traces de sang qui maculent votre visage si beau ? »
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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Jeu 31 Juil - 15:13
    Nerá planta un regard froid dans celui, maintenant terrifié, de l'exorciste. L'akuma ? Ah, rien de bien inquiétant. C'était surprenant que cette vermine soit encore là, avec tant d'ennemis pour l'entourer, mais il semblait rien craindre. L'exorciste, lui... Il semblait avoir du mal à tenir tête à la bête, ou alors sa propre panique et incompréhension le submergeait. Enfin... Qu'importe. Elle avait un travail à faire et elle ne perdrait pas plus de temps que ça à...

    « Tenez, ma mie, je vous ai apporté des fleurs. C'est un maigre témoignage de mon admiration. Mais elles ont la délicate coloration de vos yeux rubis. »

    Nera se détourna, les yeux écarquillés. Pour une fois depuis très, très longtemps, son visage afficha une surprise incrédule polie. Et elle posa un regard perplexe, juste... profondément perplexe sur le gamin. Tenant toujours d'une main le scalp souillé de sang de l'exorciste assassiné, elle regardait un gamin inconnu lui offrir des fleurs probablement piquées sur la tombe d'un mort. La situation était si incongrue, même pour elle, qu'un bref, très bref instant elle fut prise qu'une vague d'hilarité contenue à grande peine. Ses lèvres frémirent à peine, ses yeux pétillèrent, et... pouf, tout disparut et elle revint à son calme habituel. Mais cette journée lui avait réservé une surprise à laquelle elle ne s'attendait pas... Pas spécialement une bonne surprise... Rien de réjouissant, d'enthousiasmant... Mais c'était quelque chose d'imprévu, et rien que pour ça, elle notait cet événement dans sa mémoire.

    D'un geste, elle écarta le gosse. Lâchant son ennemi qui s'étala longuement à ses pieds, flasque maintenant, elle lâcha toujours froidement, mais avec moins d'hostilité :

    - Laisse.

    Elle n'avait juste vraiment pas besoin qu'on lui nettoie quoi que ce soit. C'était une grande fille, maintenant... Pas une gamine apeurée qui se cache dans un coffre à jouer. Et puis... Elle en était pas au point où elle laissait un gosse inconnu lui frotter un chiffon sale contre le visage, n'est-ce-pas ?
    Quant au bouquet, qu'il lui avait fourré dans les mains... Elle l'observe un instant avec perplexité. Il n'était même pas désagréable à regarder. Cinq fleurs rouges similaires. Elle trouvait du réconfort dans tout ce qui était uni, symétrique. Cinq fleurs identiques, c'était une vue agréable. Logique. Facile. Mais elle ne savait pas quoi en faire pour autant. Le reposer ? Le lui rendre ? Elle sentait, instinctivement, que ce n'était pas la marche à suivre, mais elle ne savait pas quoi faire d'autre, alors obéissant à ce que lui soufflait ses pensées les plus rapides, elle lui tendit le bouquet, le lui rendant avec moins de conviction que lui cependant.

    - Tiens ça.

    Pas qu'elle veuille le récupérer après. En tout cas, pour le moment, ça la gênerait. Lorsqu'elle se détourna pour revenir au combat, les choses avaient drastiquement évolué. L'akuma, mortellement blessé, gisait à terre. Il était probablement sur le point de disparaître... Elle n'aurait pas cru ça de l'exorciste, qui avait jusque là l'allure de l'incapable de base. Peut-être se trompait-elle. Ou alors il avait un formidable coup de chance ?
    Nerá fit face à l'inconnu, muée par une maîtrise tranquille. Il ne l'impressionnait pas, avec son regard noir et ses traits crispés. Il lui en voulait, peut-être ? C'était sans doute normal. Elle n'était pas sûre. Elle, elle ne faisait que ce qu'on lui disait de faire. Il semblait pourtant en colère...

    Et pourtant, malgré sa colère, il fit volte face et partit, courant pour sauver sa vie, peut-être ? Ou juste par simple prudence ? Toujours est-il que, la queue entre les jambes et suffoqué de colère, l'exorciste s'enfuit.
    Nerá, pas pressée de le suivre, jeta un coup d’œil au garçon, toujours là, les yeux plein d'étoiles. Son comportement la laissait perplexe... Pourquoi est-ce qu'il était toujours là ? N'avait-il pas peur de ces monstres ? Laissant tomber l'exorciste – elle aurait bien le temps de le poursuivre après. Elle n'était pas pressée. De toute façon, les chiens retrouvaient toujours la trace de leur proie – elle lança au gamin, sa froideur retrouvée :

    - Qu'est ce que tu fais encore là?

    La réponse ne l'intéressait pas vraiment, pour être parfaitement honnête avec vous. Mais si il n'avait rien à faire là, à part la coller alors qu'elle travaillait, elle pourrait paisiblement l'envoyer sur les roses. Les bras croisés, serrés contre elle dans une position fermée, Nerá attendit un instant, puis articula lentement, pour ne pas s'emmêler les pinceaux dans son vocabulaire incertain :

    - J'ai... du travail.

    Elle détestait quand sa langue fourchait. Parfois, les mots semblaient juste si durs, incapables de franchir ses lèvres avec naturel. Parfois, ce n'était juste pas le bon, mais depuis quelques temps elle se concentrait si fort ce qu'elle voulait dire qu'elle faisait rarement d'erreurs. Il n'empêche que, la sociabilisation... Ca ne serait jamais ni son fort, ni son passe-temps préféré. Elle détestait les gens, même cet innocent gamin admiratif. Peut-être parce que ce comportement était tellement éloigné de ce dont elle avait l'habitude, qu'elle avait du mal à le gérer. C'était tellement plus simple d'obéir à un ordre aboyé, ou ignorer des piques moqueuses. Comment réagir à un sentiment qui était... positif ?

    Spoiler:
     
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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Sam 9 Aoû - 10:26








La belle repoussa gentiment la proposition du petit garçon d'effacer les taches de sang qui maculaient sa peau si blanche. La pauvre, elle devait être gênée de se retrouver toute sale. Mais elle n'avait pas à l'être. Même comme ça, elle était si belle ! Et l'hémoglobine ne faisait que mieux ressortir son teint d'aristocrate.

La damoiselle repoussa même sa main tendue. Le gamin frissonna au contact glacé de cette paume. Il regarda le cadavre de l'homme tomber aux jolis pieds de la fille aux cheveux bleus et sourit. Oui, tel était la meilleur place pour les hommes en noir, enleveurs d'enfants. À se prosterner devant cette reine de beauté. Fascinante et froide comme de la neige, solide et impitoyable comme de la glace, comment ne voulez vous ne pas craquer ? Elle était trop chou !

Mais pour ne pas froisser les sentiments de son aimée par une insistance déplacée, Ilias remit son turban sur sa tête tandis que sa compagne observait avec insistance le bouquet. Le cœur battant, le gamin soupçonna qu'elle devait être trop émue pour trouver les mots afin de le remercier. Pourtant c'était si peu de chose.

L'égyptien s'imaginait déjà , parcourant le monde pour lui ramener les pierres les plus précieuses. Au moment de lui demander sa main, il lui offrirait le diamant le plus gros du monde , serti sur une bague en or massif. Du genre un caillou de 5 kilos! Ils se marieraient dans une église à Paris. (ah paris , la ville de l'amour!) et passeraient leur lune de miel à Venise. Ils boiraient tranquillement du champagne en observant le soleil se coucher sur la place des doges.  Elle poserait amoureusement sa jolie tête sur son épaule. Lui se tiendra virilement à ses cotés en lui souriant. Ilias pourrait alors lui montrer les belles maisons cossues de la ville italienne en lui disant «  Tu vois ma chérie, tout ceci est à toi. Je les ai acheter comme cadeau pour nos noces. » . la nouvelle mariée rougirait. Ses yeux rouges s'allumeraient d'étoiles «  oh ilias , que c'est beau! Mon chéri, si tu savais comme je t'aime. Tu es si grand, si fort, si extraordinaire ». l'égyptien rirait en lissant sa moustache ( oui car plus tard, c'est décidé il aura une moustache) , puis il la prendrait dans ses bras musclés et...

« - Tiens ça. »



Hein ?
Le gamin fut tiré de ses songes par la  voix de la femme aux yeux rouges qui lui rendait son bouquet.
Qu...quoi ?
Les rêves partirent en éclat balayés par le vent glacial de la réalité. Elle... elle ne voulait pas de son présent ? Elle piétinait son amour sans vergogne ? Pourquoi ? Pourquoiiiiiiiiiiii ? Sous le poids du chagrin , ilias tomba à genoux les larmes aux yeux tandis que son aimée se dirigeait vers le dernier homme en noir.

Mais le caïd d’Alexandrie ne voyait rien. Son regard était voilé d'une tristesse sans fond. Il tenait dans ses mains tremblantes les 5 petites fleurs rouges. De grosses  larmes roulèrent sur ses joues d'enfant. Son premier amour. Mort juste après être éclos. Que la vie pouvait être cruelle. Elle vous offrait tant d'espoir pour vous les arracher d'un coup, comme si on vous faisait exploser le cœur à la dynamite.

Adieu voyage à Venise et mariage princier à Paris! Il mourrait seul drapé de solitude, sans une main aimée à tenir. C'était décidé, dès ce soir , il se trouverait une grotte dans les montagnes et se ferait Hermite. Il contemplerait le monde dans sa triste réalité loin des hommes heureux de vivre. De toute façon , à quoi bon vivre si sa belle n'était pas à ses cotés ?

Le gamin en était à ses réflexions quand soudain. Un rayon de soleil ! Un arc en ciel ! Un miracle ! Elle était de retour ! Elle lui parlait ! Vraiment ? Ilias sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Son amoureuse était là ! devant lui!  Elle ne l'avait pas abandonné ! Chouette ! Elle lui parlait même :

« - Qu'est ce que tu fais encore là? J'ai... du travail. »


ça manière de bégayer était si adorable ! Elle était si mignonne. Le jeune garçon se releva prestement , lui tendant à nouveau le bouquet vers elle :

«  Je suis là parce que je vous aime ! »


Ce fut un véritable cri du cœur. Un hurlement féroce d'amour !

«  Nous nous connaissons à peine , mais déjà sans vous mon monde est aussi gris que les murs d'une prison. Ô … euh... c'est quoi votre nom déjà ? »


Ilias fut un peu déstabilisé sur sa lancé par ce manque crucial d'information , mais il continua quand même bravement. Qu'est ce qu'un nom quand deux êtres s'aiment ?

«  vous êtes ma déesse, mon soleil, l'amour de mes jours et de mes nuits, ma pastèque en sucre, ma corne de gazelle, mon loukoum, mon trésor de Toutankhamon. Enfin bref , vous êtes le rayon de lune de la nuit obscur qu'est ma vie. »  

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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Dim 31 Aoû - 12:09
    Le gosse en avait des larmes sur les joues, et elle se savait pas bien ce qui en était la cause. En fait, plus elle passait de temps en sa... « compagnie » - peut-on vraiment l'appeler ainsi ? - plus elle était perplexe. Elle n'avait peut-être pas fréquenté beaucoup d'enfants, à vrai dire... Et le peu de gosses qu'il y avait à Central ne pouvaient pas se permettre une telle exubérance. Et en même temps, elle sentait bien que celui-là, cet énergumène précis, il avait un sérieux grain. Dans le bon sens du terme.
    D'ailleurs, elle se demandait quelle était la différence. Elle avait vu des mères, des jeunes filles, des familles entières s'attendrir sur un gosse plus excentrique, plus casse-cou qu'un autre. Lorsqu'ils l'engueulaient copieusement, il y avait de la tendresse dans leur regard. Pourtant, ils avaient des choses à se reprocher, non ? Pourquoi étaient-ils aimés ? Elle aussi, on lui avait souvent répété qu'elle avait un problème, mais elle n'avait jamais vu la moindre affection chez ceux qui le lui disaient. De la pitié, une sorte de dégoût instinctif, parfois. Pas grand chose de plus. Enfin soit, quelle importance ? Ce n'était vraiment pas le moment de s'interroger sur ces détails sans importance maintenant. Elle ne demandait d'amour à personne.

    Et pourtant... Sa déclaration ne manquait pas de panache, elle aurait presque pu le croire. Mais non ! Elle refusait de se laisser aller ! Nous n'étions pas dans un conte pour enfant, elle ne pouvait succomber aux charmes de quelqu'un qu'elle venait de rencontrer !
    ...Un peu de sérieux. Elle ne cilla même pas, se contentant de jauger son prétendant enflammé de haut en bas. Elle ne savait pas bien par quel bout le prendre d'ailleurs. Il n'était pas hostile – loin de là... - mais elle ne pouvait vraiment pas s’embarrasser d'un admirateur collant... Et elle n'avait aucune idée de comment se débarrasser de lui. Le jeter d'une falaise serait peut-être un peu extrême... Et elle avait comme le pressentiment que lui répondre froidement qu'elle ne l'aimerait jamais ne marcherait sans doute pas bien. Voire se retournerait contre elle. Il n'avait pas l'air d'évoluer dans le même plan de la réalité qu'elle. Alors elle temporisa :

    – Je m'appelle Nerátzo'.

    L'instant d'après, elle regretta ses paroles. Peut-être aurait-elle du opter pour un pseudonyme ou quoi que ce soit. Vu le volume terrifiant de mots qui sortait de sa bouche à toute vitesse comme une mitraillette déréglée, elle avait bien peur que ce nom ne finisse dans les mauvaises oreilles. Celles d'un membre de Central particulièrement rancunier, par exemple. Mais tant pis. Il n'y avait personne qu'elle ne pouvait démembrer si il s'en prenait à elle, pas vrai ?
    Détournant les yeux de lui pour les perdre dans le vague, croisant les bras, elle lui lança :

    – Pourquoi le... tu les suivais ?

    C'était non seulement dangereux – disons que la route d'un exorciste était jonchée de cadavres – mais aussi plutôt inconsidéré. Ils manquaient de patiente ces deux là. Pourtant, personne n'avait apprit à ces soldats improvisés la rigueur à laquelle elle et d'autres avaient été confrontés. Normalement, ils avaient le syndrome du bisounours frustré et préféraient entretenir les gosses des rues plutôt que les piéger. Ceux là devaient être vraiment nerveux pour soupçonner ce gosse là d'être un akuma, mais ils n'avaient pas vraiment eut tort.
    Sur ces mots, Nerá reprit sa route, suivant l'exorciste en fuite d'un pas tranquille. Il la suivrait si ça le bottait : elle avait décidé de ne plus se soucier des décisions du gosse. C'est pas comme si elle pouvait lui ordonner de partir et espérer qu'il lui obéisse, après tout, non ? Il avait l'air du genre... indépendant.
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Re: C'est un endroit qui ressemble à la toscane...
Dim 31 Aoû - 13:56








Tandis que sa promise aux yeux rouges l'observait de haut en bas puis de bas en haut, Ilias bomba le torse et serra les poings prenant des poses de culturistes pour lui montrer à quel point il était fort et musclé... pour son âge.

Car oui, il saurait l’impressionner par sa virilité. Bon après , il y avait un ou deux détails qui pouvaient ne pas coller. Certes elle était plus âgée que lui, les gens en riraient peut être, mais lui était très mature. En plus, le caïd saurait subvenir à ses besoins et être un bon époux. Après tout , c'est pas tous les gamins de 13 ans qui sont à la tête d'une branche de la mafia subsaharienne. S'il la ramenait à Alexandrie, elle sera traitée comme une princesse... non comme une souveraine.  Le gamin s'y voyait déjà.

Mais la voix froide de son aimée interrompit sa fantaisie :

« – Je m'appelle Nerátzo”

Quel nom magnifique. Ilias le répéta plusieurs fois à voix haute pour en savourer la saveur. Neratzo. Ça roulait, ça chanter . Il y avait les accents du sud et du nord qui se mélangeaient gaiement dans une sublime harmonie de consonance. Neratzo. Et ce A accentué. Une merveille. Un délice pour la langue. Il porte ce nom à son sommet dans une dichotomie sublime avant de finir sur un O rond tout en douceur. Neratzo.

Aaaaaah. Son cœur recommença à fondre. Mais très vite, l'enfant reprit son sérieux quand son rayon de lune lui demanda:

“– Pourquoi le... tu les suivais ?”


Ilias allait repartir dans une tirade dont il avait le secret, quand sa compagne se mit en route à grand pas. Le petit gamin resta figé dans un geste théâtrale avant de pouvoir comprendre ce qui se passait. Vite, il enjamba le cadavre de l'homme en noir que sa douce avait charcuté avant de trottiner calmement sur ses talons en lui expliquant:

“ Ces hommes,  ou du moins leur organisation, ont enlevé ma sœur. Je suis parti du caire pour venir jusqu'ici afin de la retrouver. J'espérai qu'en suivant ces deux gugusses, je pourrai trouver un de leur repaire.”


Il se tut quelques instants avant de poursuivre, baissant d'un ton et prenant un air conspirateur:

“Et toi? Tu fais parti d'une bande rivale? C'est une guerre de gang? Si c'est le cas, je suis prêt à te prêter main forte. Tu sais, je suis vachement connu dans le milieu souterrain. J'ai certes pas encore de réseau en Europe mais au moyen orient... si ça intéresse ton boss... à moins que ce en soit toi le boss... tu es si forte et fière. A moins que tu ne sois sa fille?”

Puis un élément lui revint en mémoire. Le scolopendre géant. Qu'est ce que c'était. Hum.... les insectes en Italie étaient tout simplement bien plus gros qu'en Égypte.

Malheureusement pendant qu'il réfléchissait à tous cela, la fille avait disparu.

Ilias soupira , le coeur brisé.
Mais tant pis , c'était la vie.
Passant outre , il décida de reprendre sa route , trouvant un bateau pour le conduire à bordeaux.

Fin
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