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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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perdido en el calor △ pv aiden
Ven 11 Juil - 22:27
On marche à l’ombre des villes On part en avance pour trainer un peu En regardant le temps qui file on se prend au jeu On voudrait tenir les rennes Voguer sur les vagues bénies des dieux Mais dans cette file indienne on se perd un peu On regarde le large tranquille On fait passer nos âmes à la machine Des poignées de billets verts à la main Laisse-moi m’en aller Où le vent me porte Laisse-moi m’en aller


Agenouillée devant ta mère, cette dernière brosse tes longs cheveux noirs en fredonnant cet air que tu connais depuis ta plus tendre enfance. Les yeux clos, tu te laisses bercer par la voix cristalline et sereine de ta mère. Ses mains ne tremblent pas ; des gestes assurés et délicats, toujours. Ta mère avait toujours rêvé d'avoir une fille qu'elle aurait pu peigner. Tu n'es plus une petite fille maintenant, mais c'est toujours avec plaisir que tu la laisses te coiffer. Il s'agit là de votre rituel du matin, sous les yeux bienveillants de Joaquim, le benjamin de tes trois grands frères.

Coiffée et parée d'une robe blanche ni trop longue ni trop courte, te voilà bientôt en dehors de ta bicoque, marchant aux côté de Joaquim. Il est silencieux, probablement fatigué par son service de la veille. Vous vous dirigez vers le marché pour dépenser une maigre partie de vos revenus communs afin de pouvoir vous sustenter. Pour quelques jours au moins. C'est ton aîné qui se charge du choix des produits tandis que tu observes autour de toi, prête à bondir sur le premier faux pas de n'importe quel passant.

Dans ce petit quartier, tout le monde connaît tout le monde. On sait que tu es toujours là quand il faut, prenant le plus souvent la défense des enfants qui volent pour pouvoir manger. Tu n'encourages pas ce genre d'acte, mais votre condition de vie, à tous, est bien assez précaire ainsi. Il faut s'entraider plutôt que de laisser les gens mourir seuls dans un coin de rue, sous une chaleur de plomb.

« Sofia ! Tu te réveilles ? »

Tu sursautes, interpellée par ton aîné qui, les bras chargés, te fixe d'un air amusé.

« Encore en train de te dire qu'on mérite mieux hein ? »
« Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, Joaquim. »

Tu attrapes l'un des paquets qu'il porte. Des fruits de saison. Tu lui adresses un sourire avant de lui emboîter le pas, jetant un coup d'oeil derrière ton épaule. Le quartier est calme ces derniers temps, ce qui te rassure. Mais tu restes sur tes gardes. Ne dit-on pas "le calme avant la tempête" ? Vous rentrez donc rapidement, la bicoque vous servant de domicile n'étant vraiment pas loin. Un seul de vous deux aurait suffit pour faire les courses. Mais c'est ainsi. C'est Joaquim et Sofia. Sofia et Joaquim. L'un va rarement sans l'autre. Tu retournes auprès de ta mère, la gratifiant d'un baiser aimant sur la joue.

« Sofia, j'aimerais que tu ailles voir Diego, aujourd'hui. »
« Pourquoi ? Il ne travaille pas ? »

Elle te regarde, affichant un sourire amusé, sage. Tu as toujours cru que ta mère avait un don de voyance. Ou un sixième sens très poussé. Ou un lien particulier avec chacun des enfants qu'elle a mis au monde. Elle parvient toujours à ressentir quelque chose. Le mois dernier, elle avait "pressenti" qu'Esteban, le premier né, passerait les voir. Et il est venu, avec sa femme. A l'époque, ça te surprenait. Tu pensais que ta mère était une sorte de voyante. Maintenant, tu sais qu'il ne s'agit que d'une sorte d'instinct maternel. Car il arrive parfois que ta mère fasse erreur. Elle est humaine après tout.

Te voilà donc partie, sans Joaquim cette fois. Généralement, lorsque tu dois rejoindre Diego ailleurs que dans la bicoque familiale, cela signifie que monsieur a trop fait la fête et qu'il est incapable d'assumer son rôle de guide. Perdre son job serait fâcheux, et pourtant, il ne peut s'empêcher de sortir tard le soir et d'enchaîner les conquêtes. C'est sa manière à lui d'échapper à cette triste réalité dans laquelle vous vivez. La combine était donc toute trouvée : tu le remplaçais. N'ayant pas de boulot, tu pouvais bien faire ça pour lui. Il s'est longtemps sacrifié pour toi quand vous étiez jeunes. Ta reconnaissance est éternelle à son égard.

Arrivée chez lui, ou plutôt dans la petite chambre d'hôtel qu'il emprunte à un ami quand il sort, tu le trouvas avachi dans un lit avec deux femmes dévêtues et à peine cachées par un drap. Tu secoues la tête, approchant sans faire de bruit. Ta main se pose sur son bras. Il sursaute et te fixe, clignant plusieurs fois des yeux avant de sourire.

« B'jour toi. »
« Bonjour Diego. Je viens te remplacer. »
« ...dans le lit ? »
« Mais non, idiot ! Au travail. »
« Oh... OH OUI ! » Il pointe la table du doigt, gesticulant entre les deux femmes. « J'ai des clients aujourd'hui. C'est maman qui t'a dit ? »
« Qui d'autre ? »

Sourire partagé. Tu te diriges vers la table, attrapant le papier, le fixant un moment avant de le fixer. Esteban et Diego sont les seuls qui sachent lire et écrire correctement. Ils ont appris sur le tas, à cause de leur travail respectif. Votre mère, elle, n'est pas plus douée qu'une autre personne. Joaquim et toi êtes les seuls à ne savoir ni lire ni écrire. Diego te sourit d'un air désolé. Il a longtemps dit qu'il vous apprendrait, mais le temps manque.

« J'ai été contacté tôt dans la matinée. Ils sont surement arrivés. »
« A quoi je les reconnaîtrais ? »
« Oh, tu sais. Ce sont les types là. En noir et rouge. »
« D'accord. Repose-toi bien. »

Tu lui envoies un baiser avant de quitter la pièce. Ces fameux religieux hein ? Des hommes de Dieu, ou quelque chose comme ça. Probablement des moines. Non. Tu n'as jamais vraiment su ce qu'ils étaient. Tu n'en as pas vu souvent, mais il arrive qu'ils se perdent dans la ville. Tu rejoins l'extérieur, où la chaleur accablante te fait soupirer.

Tu tournes dans la ville pendant une bonne demi-heure avant d'apercevoir, au détour d'une rue, un uniforme noir et rouge. Tu empruntes une ruelle, rejoignant l'individu en quelques enjambées. A ses côtés, un homme portant un manteau aux tons beiges. Ce genre de personnage aussi, tu les vois souvent. Plus souvent que ceux en noir. Ta main se pose sur l'épaule de celui en noir qui se retourne assez rapidement.

« Bonjour ! Je m'appelle Sofia, je suis envoyée pour vous guider. »

L'homme en noir paraît un poil plus jeune et, doté de yeux d'un bleu plus clair que toi, ne semble pas comprendre ce que tu dis. Ou semble méfiant. Tu ne saurais dire. Tu présentes le badge des guides de la ville. Celui que tu présentes toujours, comme ton frère. L'homme en beige hoche la tête et s'exprime à son tour.

« Merci mademoiselle. Je me chargerais, si ça ne vous dérange pas, d'être le porte-parole de mon partenaire ici présent. Il ne parle pas votre langue. »
« Bien sûr, je n'y vois aucun inconvénient. »

Tu esquisses un sourire tandis que l'homme en beige semble expliquer qui tu es à l'autre homme dans une langue que tu devines être de l'anglais. Heureusement qu'il est là.

« Dites-moi tout ! Vous êtes ici pour le tourisme ou le travail ? C'est pas la première fois que j'en vois des comme vous. »

Et c'est toujours avec ce sourire aux lèvres que tu leur passes devant, les invitant à te suivre dans les rues argentines.



hrp:
 
† El Escudo de Dios †

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Sofia Vasquez† El Escudo de Dios †




Sofia vous protège en #4CB7CC

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Re: perdido en el calor △ pv aiden
Ven 11 Juil - 23:54
Perdido en el calor.

   
Sofia & Aiden ♪


Tchak tchak tchak. C'est le son que l'on pourrait utiliser pour évoquer le bruit d'un train en état de marche. Ce bruit claquant sur la voie ferrée. Aujourd'hui était une journée plutôt tranquille et ensoleillée, pour l'instant aucun soucis dans le train ce qui est déjà une bonne chose. Aucun Akuma n'a pointé le bout de son nez pour m'empêcher de déguster convenablement mon déjeuner. Je vous en remercie, gentil Comte Millénaire qui me laisse au moins apprécier un repas. Engloutissant mon poulet. Cette fois ci je fus envoyé seul. Enfin en tant que seul Exorciste, accompagné par un traqueur vêtu de son habituel manteau beige. Je dois avouer qu'il allait m'être d'une grande aide, l'Espagnol n'est pas une langue que je maîtrise, je n'ai appris seulement quelques mots durant mes missions mais vraiment pas de quoi tenir une discussion un minimum intéressante.

Engloutissant ma dernière cuisse de poulet je soupira doucement, arborant un visage blasé. Pourquoi je n'avais jamais assez à manger. J'ai parfois vraiment l'impression que ma nourriture tombe dans un puits sans fin, ou que je possède une innocence à l'Estomac qui fait que tout ce que j'avale disparaît dans le néant. Ma faux dans le dos je déposa mon assiette vide un peu plus loin. Normalement il nous restait un peu plus de deux heures de route avant d'arriver ou la Congrégation m'envoie. Apparemment des événements bizarres se produisent parfois selon les habitants, alors je suis envoyé pour enquêter. Innocence ou Paranoïa humains, je le saurais sûrement bien assez tôt.

« Et donc où as tu appris l'Espagnol Davis ? »

Le traqueur releva doucement son visage vers moi, admirant l'uniforme noir et rouge que j'arborais fièrement. Fier d'être un Exorciste. Les Traqueurs étaient en quelque sorte ceux que l'Innocence avait rejetée, ceux qui ne pourraient jamais devenir un Exorciste mais qui voulaient aider un minimum la Congrégation de l'Ombre. Et malheureusement ceux qui meurent pour la plupart du temps en premier. Les Talismans n'arrêtent jamais définitivement un Akuma, et s'il arrive à s'échapper sa folie meurtrière élimine généralement tout les traqueurs qui ont osés le maintenir dans cette « cage ». Je ne les considère pas comme faible ou stupide, mais eux aussi comme des héros. Peut être même plus que nous.

« Oh ça ! J'ai du sang Espagnol, en réalité ma mère était d'origi... »

Coupé dans sa phrase par un freinage brusque je me retins au dernier moment pour ne pas m'envoler sur mon camarade. Comme quoi, j'ai pensé trop vite que le voyage était plutôt tranquille. Regardant par la fenêtre je remarqua que nous étions arrêtés à une gare, le conducteur semblant ne pas vouloir continuer sa route. Au moins nous ne sommes pas arrêtés au beau milieu d'une étendue désertique. C'est déjà ça. Tout les passagers interrogés sur la gravité de la situation se virent rassurés par une hôtesse passant dans le couloir. Celle ci annonçant qu'un mort a été découvert un peu plus loin sur les rails, la police bloquant tout train jusqu'à demain matin le temps qu'il puisse analyser la scène et déterminer si oui ou non c'est un suicide.

Akuma ? Si c'est le cas alors il a déjà une longueur d'avance sur moi, mais je ne suis pas non plus du genre à foncer tête baissé. Il arrive que des meurtres se produisent sans aucune intervention d'un Akuma, ou qu'un suicide se produise tout simplement par la volonté humaine. La volonté de mourir.  Le bonheur dans la mort. Drôle de vision des choses, enfin bref. L’hôtesse invita tout le monde à sortir du train pour aller louer une chambre à l'hôtel. Heureusement que j'ai toujours de l'argent sur moi si une situation comme celle ci se produit. Et puis avec un peu de chance je vais pouvoir acheter à manger.

Me relevant pour me diriger vers la sortie en compagnie de mon camarade pour cette mission. Elle risquait d'être plus longue que prévue à cause de ce retard. Marchant dans le couloirs jusqu'à la porte je sentis tout un tas de regards sur moi. Comme moi à l'époque j'observais les Exorcistes quand j'en voyais, eux observent qui je suis. Toujours surpris de voir un Exorciste dans le coin pour la plupart.

« Ah de l'air frais ! Visiblement nous n'avons pas de chance aujourd'hui. »

Ma faux dans le dos j’étirai doucement mes jambes engourdie par le fait d'être assis en souriant à Davis. Et c'est en profitant du soleil Argentin que nous primes la route en direction d'une sorte de marché ouvert, c'est toujours difficile d'arriver dans un village ou tu n'es pas attendu. Car tu ne sais pas ou te diriger, personne ne t'attend à la gare pour te guider et t'expliquer le problème. Alors tu te retrouve seul, dans un univers que tu ne connais pas, les gens parlant une langue que tu ne comprends pas. J'espère au moins qu'ils font de bons petits plats ici.

Agitant mon uniforme noir et rouge au rythme de mes pas, je dois dire que nous ne passons pas vraiment inaperçu au milieu de ce marché peuplé de commerçants qui crient tous plus fort que les autres, et de gens qui nous observent parfois du coin de l’œil. Moi me contentant d'observer les diverses marchandises que vendaient les commerçants. Sentant une main toucher le manche de ma faux je tourna la tête d'un geste rapide pour voir que ce n'était qu'un enfant, d'environ six-sept ans. Seul. Lui esquissant un sourire il lâcha mon arme rapidement. Je ne comprends pas que des enfants de cet âge la soient seul dans un lieu comme celui ci. Décidant de m'arrêter je pose mon regard sur Davis. Désignant un stand de bouffe derrière moi.

« Tu veux manger quelque chose ? J'ignore ou aller alors autant que l'on demande notre chemin à un commerçant. J'ai informé la Congrégation, celle ci était censée appeler un guide pour nous... Mais il n'est pas là alors tentons de nous débrouiller. Tiens je compte sur toi je vais prendre un... Empanada à la viande.  »

Restant au milieu de l'avenue pendant que Davis se dirige vers le commerçant, essayant de voir si j'arrivais à apercevoir un endroit ou nous pourrions nous reposer. Ou au moins un endroit pour nous occuper durant la journée. Le train bloqué jusqu'à demain le temps risquait d'être long dans un endroit comme celui ci.

Davis revient vers moi en me tendant mon Empanada à la viande, regardant cette sorte de feuilleté, cette couche brillante et croustillante qui allait bientôt finir dans mon estomac. Le remerciant d'un geste de tête et lui lançant un regard interrogateur il finit par prendre la parole en soupirant un petit peu.

« Je ne pense pas qu'il soit du coin, il est sûrement ici simplement pour vendre sa nourriture, il parlait une sorte de patois difficile à comprendre. J'ai des notions en Espagnol mais je ne suis pas maître de cette langue. Sachant qu'il y a des différences entre l'Espagnol ici et en Espagne... Désolé ! »

Lui souriant comme pour le rassurer je me décida enfin à croquer dans cette sorte de chausson. Visiblement on allait peut être mettre un peu plus de temps à trouver notre chemin. Ou du moins quelqu'un qui pourrait nous aider, nous comprendre et prendre un petit peu de son temps. Car tout les habitants semblent pressés ici, mais je peux comprendre. Ils vont acheter leurs légumes pour aller préparer le repas pour la famille, ils n'ont pas vraiment le temps pour la plupart de se préoccuper d'un Exorci...

Une main vient taper doucement mon épaule, me retournant avec les joues gonflées par la bouchée que je venait de prendre je découvrir une jeune brune. Celle ci ne semblait pas avoir la plus belle des vies au premier coup d’œil. Celle ci s'adressant directement à Davis en Espagnol.... Du moins je crois, lui, lui répondit dans cette même langue qui pour moi était bien compliquée.

« Elle s'appelle Sofia, c'est visiblement le guide qui était censé nous rejoindre un peu plus tôt. Je lui ai dis que j'allais faire l'intermédiaire entre toi et elle. Et elle n'y voit pas d'inconvénients. »

Ah comme quoi. La Congrégation est digne de confiance, elle a juste mis un peu plus de temps à arriver que prévu, mais nous n'avons plus à nous inquiéter maintenant. Présentant le badge des guides de la ville. Du moins je devine que c'est ça, car lire l'Espagnol est aussi difficile pour moi que le parler. Je m'incline doucement devant la jeune femme. En indiquant à Davis de lui dire que je la remercie de nous guider pour la journée. Et de lui expliquer brièvement la situation. Celle ci nous indiquant en même temps de la suivre dans les rues argentines. Emboîtant enfin le pas, toujours ma bouffe en main.

« Il s'appelle Aiden, et il vous remercie d'accepter de nous guider pour la journée. Et pour répondre à votre question... Nous n'étions pas censé nous arrêter ici, mais notre train est bloqué jusqu'à demain matin. Un mort a été découvert sur la voie ferrée. Autant dire que nous ne connaissons pas du tout la ville. Les Exorcistes viennent quand ils sont envoyés, généralement quand quelque chose de louche se passe. Ou comme pour nous ils utilisent tout simplement la ville comme une ville relais. C'est la première fois que je suis ici, je ne pourrais pas parler au noms des autres Exorcistes.»

Marchant doucement tout en mangeant, j'étais plus concentré sur mon Empanada que sur ce que ce disaient les deux nouveaux amis. C'est sûr, l'Espagnol n'est vraiment pas fait moi moi. Observant de temps en temps ce qui se trouvait à droite et à gauche, j'étais impatient de voir dans quel endroit elle allait nous amener. En espérant que personne ne nous attendait pour nous jouer un mauvais tour. Qui sait. Ceux qui croient au destin diront peut être que notre venue ici n'est pas liée au hasard.




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Re: perdido en el calor △ pv aiden
Dim 13 Juil - 15:29
On marche à l’ombre des villes On part en avance pour trainer un peu En regardant le temps qui file on se prend au jeu On voudrait tenir les rennes Voguer sur les vagues bénies des dieux Mais dans cette file indienne on se perd un peu On regarde le large tranquille On fait passer nos âmes à la machine Des poignées de billets verts à la main Laisse-moi m’en aller Où le vent me porte Laisse-moi m’en aller


Tu attends sagement qu’ils te suivent, les mains croisées dans le dos, mais leur faisant face. Tu avances à reculons, observant l’homme en beige parler à l’autre. Tu crois reconnaître ton prénom et tu supposes alors qu’il te présente à l’homme en noir. Mais tu ne dis rien. Diego dit toujours que le client est roi, et qu’il faut savoir être patient et souriant. Et, surtout, de ne pas se mêler de ce qui ne te regarde pas. Ce que tu fais malgré ta curiosité pour ces hommes que tu vois parfois, tout de noir vêtu et tous différents chacun. Des jeunes, des vieux. Et presque toujours en compagnie d’un homme en beige. L’autre finit par te présenter son camarade, expliquant également les raisons de leur présence ici.

« Un mort sur la voie ferrée ? C’est assez inhabituel. » Tu leur tournes le dos, avançant en gardant tes mains jointes dans ton dos. « Vous savez, ici, les gens sont comme des oiseaux : ils se cachent pour mourir. »

Tu as du mal à croire qu’une personne soit désespérée au point de se jeter sous un train. Il faudrait à la fois énormément de courage, et une grande envie de mourir. Et tu doutes que ce soit possible d’avoir autant de courage. Toi-même tu ne pourrais pas. Tu préférerais crever dans un coin, seule, tapie dans l’ombre. Mais, d’un autre côté, il n’est pas rare que quelques règlements de comptes aient lieu, même dans une petite bourgade comme celle-ci. L’hypothèse du meurtre est plus plausible que celle du suicide. Tu hausses finalement les réponses en écho à tes pensées, espérant simplement qu’il ne s’agisse pas d’une de tes connaissances.

Tu avances donc avant de désigner les stands du marché à ta droite, expliquant qu’il s’agit de produits provenant essentiellement du nord du pays, tandis que ceux de gauche viennent plutôt du sud du pays. Les couleurs et les formes sont pratiquement les mêmes, mais le goût varie car le mode de culture diffère. Le discours habituel en somme. Diego dit qu’il faut toujours faire passer les clients par le marché. En général, ils aiment découvrir de nouveaux légumes, ou autres fruits. Ça fait marcher le commerce, qu’il dit. Toi tu comprends pas vraiment tout ça mais tu fais ce qu’on te dit de faire.

Tu entraînes ensuite le dénommé Aiden et son camarade dans un endroit moins bondé, là où le risque de se faire dérober quelque chose est moins élevé.

« Vous cherchez donc simplement un endroit où loger pour cette nuit, c’est bien ça ? »

Soudain, un cri d’enfant. Les deux hommes n’ont pas le temps de réagir que tu es déjà partie voir ce qu’il se passait. Un gosse est retenu par un vendeur au ventre gras et au caractère de cochon. Tu reconnais le petit sans mal. Il n’habite pas loin de chez toi et finit toujours par voler une ou deux pommes pour lui et sa petite soeur. La misère régnant dans les rues. Un fléau que tu voudrais tellement éradiquer. Tu attrapes un caillou au sol et le lances alors sur le commerçant, en pleine tête. Des années d’entraînement. Te voilà une bonne viseuse. Le gosse s’enfuit rapidement avec ses pommes, et le commerçant s’approche de toi, menaçant. Tu poses les mains sur tes hanches, le regard déterminé.

« Sofia Vasquez ! Encore toi ?! T’as de quoi payer ce qu’il m’a volé peut-être ?! »
« Non. Mais c’est pas une pomme ou deux qui va déranger, n’est-ce pas ? Vous savez très bien qu’ils meurent de faim tous ces gosses ! »

Il grogne et, regardant derrière toi, finit par se raviser. Tu suis son regard, constatant qu’Aiden et l’homme en beige vous observe, en retrait. Tu regardes le commerçant, une mine amusée au visage.

« Ce sont de puissants étrangers. Vous comptez vraiment faire un scandale ici ? Ils pourraient ne rien vous acheter s’ils vous voient ainsi. »

Il fixe les deux hommes et, gêné, retourne à son stand. Tu fais demi-tour, rejoignant Aiden et le beige.

« Désolée pour ça. C’était plus fort que moi. Je vous conduis à l’hôtel ? »

Un sourire aux lèvres, tu laisses le traducteur faire son travail avant de repartir, les guidant à travers les ruelles. Durant le trajet, tu reprends ton discours habituel et répétitif, leur expliquant qu’il vaut mieux éviter de sortir dans les rues sombres la nuit, etc. Tu arrives devant une petite bâtisse, l’hôtel le moins cher du coin, que tu désignes de ta main.

« Vous serez bien ici. Il y a un restaurant juste en face où on fait les meilleures asados* du coin ! »

Tu les invites à aller à l’hôtel pour déposer leurs valises, attendant poliment dehors. Tu réfléchis à ce que tu pourrais leur montrer. Ils ne sont pas là pour faire du tourisme, alors que leur montrer ou leur raconter ? Diego, lui, il saurait. Tu te masses la nuque, songeuse. Vont-ils seulement ressortir de l’hôtel ? Tu finis par y entrer à ton tour pour profiter d’un peu d’ombre, et tu les aperçois, leur faisant un léger signe de la main, sourire aux lèvres.

« Puis-je vous demander ce que vous désirez faire à présent ? Manger peut-être ? Ou juste visiter ? Dites-moi ce qui vous ferait plaisir, messieurs ! »

Et, comme à chaque fois que tu parles, tu laisses le temps à l’homme en beige de traduire tes mots à Aiden. Ton regard planté sur ce dernier, tu sais que c’est lui qui prend les décisions. La différence de tenue est sans doute le signe d’un rang plus élevé dans leur hiérarchie de… de… d’hommes d’église ? Aiden a une grosse croix fichée sur l’uniforme, c’est probablement la croix chrétienne. Ou pas. Tu ne préfères pas demander. Après tout, ça ne te regarde pas.

*asados ; grillades, généralement de la viande de boeuf, servies avec de la purée de citrouille ou de patates douces.

† El Escudo de Dios †

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Sofia vous protège en #4CB7CC

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Re: perdido en el calor △ pv aiden
Mer 16 Juil - 23:59
Perdido en el calor.

Drôle de vie, drôle de pays ♪


Ce n'est pas vraiment amusant d'être bloqué dans une ville ou l'animation n'est pas la maître mot des habitants et ou chaque mot qu'ils emploient ne représente rien pour vous. Heureusement que Davis est là, mais je dois avouer que ma Faux trépigne d'impatience de trancher deux trois Akuma, de sentir à nouveau le goût de leurs âmes. Et je suis tout autant affamé qu'elle. Les soucis de Train n'arrivent pas toujours mais quand ils arrivent c'est toujours problématique, et je tombe toujours dans une ville aussi calme qu'un cimetière dans lequel le Comte ne se trouve pas. Un jour tu goûteras de ma lame Grand Père. Sofia est arrivée au bon moment, au moment ou j'allais commencer à péter un cable dans un endroit tant peuplé, avec une langue qui ne me revient pas. Difficile quand vous aimez parfois la solitude d'apprécier passer du temps dans un marché bondé de monde, c'est également un peu stupide de leurs part. Si jamais un akuma se pointe et tire dans le tas, il fait un carnage. Un véritable désastre, et il aura tué assez de monde pour grimper au Niveau Deux... Ou même pire malheureusement.

Nous dirigeant doucement vers une autre ruelle, je n'aimais vraiment pas le fait de ne pas comprendre. Bien sûr Davis me traduit tout ce qu'ils se disent mais ce n'est pas agréable d'entendre des gens parler autour de vous sans savoir ce qu'il se dit. Nous éloignant doucement de la grosse troupe d'Argentins, de la foule bruyante, ça fait du bien un petit peu de calme tout à coup. Réfléchissant quelques secondes à la situation qui nous avait menée ici. Me demandant si un Akuma pouvait être derrière tout ça ou si un Homme avait décidé de mettre fin à ses jours en se jetant sous un train. J'ignore vraiment comme un Homme peut décider de mettre fin à sa vie sur un coup de tête, découvrir le néant.

Coupé en pleine réflexion par Davis, faisant son boulot de traducteur, je tourna mon regard azur vers l'homme au manteau beige qui m'avait accompagné.

« Elle trouve ça surprenant que quelqu'un se soit jeté sur la voie ferrée, selon elle ici les gens s'enferment pour mourir »

Mon regard dévia ensuite vers Sofia avant de lui sourire un peu, j'aime le mystère. Et si un Akuma rôde dans les parages je serais obligé de m'en occuper, mais je reste perplexe, la nouvelle se serait déjà propagée et il y aurait eu d'autres meurtres et pas seulement un. Oh et puis tant pis, ce n'est pas mon soucis principal tant que je ne suis sûr de rien, continuant à marcher et passant non loin d'un rayon de fruits et légumes une voix résonna, l'homme semblait en colère. Sofia prit alors un caillou qu'elle lui lança en pleine tête, l'enfant qu'il retenait parti en courant et c'est à quelques mètres que nous nous postons avec Davis pour ne pas intervenir dans leurs histoires. Tout en restant assez proche pour écouter.

Je ne comprenais rien, Davis lui me traduisait l'histoire en même temps que les deux réglaient leurs conflits. Des enfants qui n'avaient rien à manger ? Je n'aime pas voir ce genre de spectacle ou entendre ce genre de chose, tout le monde devrait avoir droit à l'eau et la nourriture. Soupirant doucement en écoutant les dires de Davis je me sentais un petit peu coupable d'avoir mangé tout le chausson que j'avais acheté cinq minutes plus tôt. En fait Sofia était en quelque sorte une sorte d’héroïne en plus d'être une guide ! Nous les Exorcistes nous battons pour les habitants du monde entier, elle se bat pour les enfants de son village. C'est un combat et une action plutôt respectable. La situation se calma quelques minutes plus tard, Davis riant doucement.

« Elle vient de dire que nous étions de puissants étrangers, visiblement il c'est rapidement calmé. »

Riant à mon tour, il est vrai que notre uniforme et principalement la croix que nous arborons est plus ou moins connue dans le monde entier. Généralement c'est un symbole que les gens ont déjà vu au moins une fois dans leurs vie. Comme moi à l'époque quand j'observais les Exorcistes qu'il m'arrivait de croiser, je reconnaissais cette croix d'un coup d’œil. Sofia revenant vers nous, j'esquissa un léger sourire avant de reprendre la route vers l'hôtel. Passant de rues en rues, essayant de mémoriser le chemin pour rentrer à l'hôtel si jamais elle ne peut pas nous guider ce soir. Elle reprit sa discussion avec le traqueur, j'ai vraiment l'impression de les déranger parfois. Non mais c'est vrai, ça doit être chiant de faire le boulot d'un traducteur.

« Selon elle il vaudrait mieux éviter de sortir dans les rues le soir. »

Me retenant de rire, je ne pouvais la laisser penser que nous étions des faibles. J'ai ma Faux dans le dos, et elle n'a toujours pas compris qui nous étions ? Nous avons vraiment l'air incapables de nous défendre ? C'est en regardant le traqueur que je compris qu'il était du même avis que moi. Celui ci s'adressant à Sofia pour défendre notre cause.

« Nous ne craignons pas ceux qui pourraient nous vouloir du mal, généralement à la moindre vue de la croix que porte Aiden sur son uniforme ils se calment. Comme quelques minutes plus tôt, et puis qui oserait s'en prendre à quelqu'un se baladant en ville avec une Faux ? »

Me lançant un sourire je compris bien vite qu'il venait de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à s'inquiéter pour nous ! Au moins c'était dit, une bonne chose de faite. Ce n'est que quelques minutes de marches plus tard qu'elle s'arrêta devant l'hôtel, nous le pointant du doigt. Personnellement je n'avais rien à poser, et il était hors de question que je laisse mon arme dans ma chambre. Davis lui avait une mallette, il pourrait la déposer ça l'éviterait de la porter toute la journée, de toute façon si la situation dérape je saurais rapidement la reprendre en main.Notre guide nous attendant en bas, nous réservons notre chambre et grimpons rapidement jusqu'à celle ci. J'aurais bien dormi deux ou trois heures mais nous n'avions malheureusement pas le temps pour faire une sieste.

L'homme au manteau beige déposa sa mallette sur le lit pendant que je l'attendais sur le seuil de la porte, je me fichais un peu de savoir à quoi notre chambre ressemblait, de toute façon nous ne sommes pas en vacances et nous n'allons pas rester ici longtemps. Une seule nuit pour être exact. Redescendant retrouver notre nouvelle amie, je pressa doucement mes poches comme si je cherchais quelque chose, souriant un peu en la retrouvant avant de lui dire naturellement

« Gracias ! »

Ouais je venais sûrement de frapper un grand coup, mais je connais tout de même quelques mots en Espagnol, bonjour, au revoir, et merci principalement. Ayant effectué quelques missions dans des pays comme celui ci, j'ai appris seulement quelques mots de base, mais impossible pour moi de tenir une discussion ou d'en comprendre une malheureusement. Et c'est en pensant qu'on ne l'avait pas remerciée pour l'hôtel que le mot sortit naturellement de ma bouche.

Restant là quelques instants les bras croisés, j'attendais de voir ou elle allait décider de nous mener. Personnellement je n'avais pas très faim vu le chausson que j'ai mangé il y a peu de temps. Je serais bien tenté d'aller voir la scène du suicide, afin d'être fixé directement. Mais ce serait l'obliger à voir ça, et peut être faire peur à une population qui n'a pas l'air de craindre les Akuma pour le moment. Réfléchissant quelques instants une idée me vint subitement en tête, m'adressant au traqueur pour la lui formuler. Il finit par prendre la parole quelques secondes plus tard, comme emballé par cette idée.

« Il me demande s'il y a des monuments à visiter ici ? Une Église peut être ? Ou tout autre endroit qui pourrait être agréable à regarder. Il est passionné par la beauté du monde. »

Attendant la réponse de la jeune femme je jouais en attendant avec une bourse pleine de pièces, l'envoyant en l'air et la rattrapant. Je l'avais accumulé en quelques mois, l''argent ne me servait pas à grand chose, enfin si. Mais j'étais nourri et logé à la Congrégation. Et bien mieux que dans n'importe quel hôtel, le cuistot était un génie. Rattrapant habilement la bourse en faisant claquer le bruit des pièces entres elles, je finis par la ranger dans la poche de mon manteau. Je savais déjà quoi faire de cet argent.





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Re: perdido en el calor △ pv aiden
Ven 15 Aoû - 12:18
On marche à l’ombre des villes On part en avance pour trainer un peu En regardant le temps qui file on se prend au jeu On voudrait tenir les rennes Voguer sur les vagues bénies des dieux Mais dans cette file indienne on se perd un peu On regarde le large tranquille On fait passer nos âmes à la machine Des poignées de billets verts à la main Laisse-moi m’en aller Où le vent me porte Laisse-moi m’en aller


Tu les mets en garde sur les dangers de se promener dans les rues le soir. Mais ils ne semblent pas vraiment inquiets. Tes traits n'affichent aucune expression particulière, mais au fond, tu n'apprécies pas vraiment leurs réactions. Ils prennent les choses à la légère. Et c'est toujours ce genre de personnes qui finissent avec un couteau dans le ventre au fond d'une rue. Tu te pinces les lèvres, détournant légèrement la tête. Il faut garder son sang-froid. Ne jamais s'énerver avec le client. C'est une des règles d'or d'un guide. C'est Diego qui l'a dit et répété. Alors tu dois lui faire honneur. Si jamais il perdait son travail à cause de toi, il ne te le pardonnerait certainement jamais. La vie est si dure aussi... tout le monde a besoin d'un travail pour survivre.

« Nous ne craignons pas ceux qui pourraient nous vouloir du mal, généralement à la moindre vue de la croix que porte Aiden sur son uniforme ils se calment. Comme quelques minutes plus tôt, et puis qui oserait s'en prendre à quelqu'un se baladant en ville avec une Faux ? »

Tu poses ton regard sur l'homme en beige, puis sur Aiden. Les yeux plissés, les sourcils légèrement froncés, tu secoues doucement négativement la tête. Et tu regardes de nouveau l’acolyte d'Aiden.

« La croix ne signifie pas beaucoup pour nous. Nous sommes naturellement croyants, Dieu veille sur nous. » Même s'il laisse trop ses enfants mourir. « Mais, nous l’interprétons différemment de vous. La croix nous montre que vous êtes croyants, tout simplement. » Tu pointes la faux dans le dos d'Aiden. « Cependant, je pense que toutes les civilisations associent la faux à la Mort. Ce n'est pas la croix qui a effrayé le commerçant. C'est la faux. »

Tu n'en dis pas plus, tu en as d'ailleurs trop dit. Tu les laisses aller s'installer puis ils reviennent et Aiden te gratifie d'un remerciement en ta langue, bien que l'accent soit côté espagnol. Mais compréhensible toutefois. Tu lui adresses un sourire poli avant d'attendre que l'homme en beige traduise à Aiden.

« Il me demande s'il y a des monuments à visiter ici ? Une Église peut être ? Ou tout autre endroit qui pourrait être agréable à regarder. Il est passionné par la beauté du monde. »
« Bien sûr, nous avons une très belle église, sur la grande place. Et il y a l'autel sur la falaise. »

Tu tends la main devant toi, les invitant à te suivre. Et tu remarques alors le petit jeu d'Aiden. Les tintements des pièces à travers le tissu. Une bourse bien pleine. Ton coeur se serre. Comment peut-on être aussi irrespectueux, aussi indifférent ? Ne voit-il donc pas la misère qui l'entoure ? Agiter sa bourse aux yeux de tous ne fera que le mettre en danger. Et tu doutes qu'il se serve de sa faux sur de simples habitants affamés. Tu t'approches et tu poses ta main sur son poignet tenant la bourse. Tu articules dans un anglais approximatif, gênée.

« Arrêtez... por favor... »

L'envie de s'emparer de sa bourse, là, tout de suite, te dévore les entrailles. Tes yeux sont rivés dessus. Elle semble être assez grosse pour nourrir tous les enfants du village pendant au moins un bon mois. Mais tu ne dois pas. Même si tu pourrais les fuir aisément, Diego en subirait les conséquences. Tu t'écartes donc, reprenant ta marche pour les conduire à l'église. Les mains croisées dans ton dos, tu ne te retournes même pas pour voir s'ils te suivent. Après ton intervention, peut-être ont-ils jugés préférable de ne pas te faire confiance.

Pourtant, en arrivant sur la grande place, tu te retournes et ils sont là. Tu es rassurée, craignant les avoir offensé, même si l'offense première était d'Aiden en jouant avec sa bourse aux yeux de tous. La grande place comporte une fontaine en pierre où une eau de source coule doucement, émettant un agréable son de clapotis. Ce dernier étant agrémenté des rires des enfants aux alentours. A quelques pas, juste en face, une église suffisamment grosse pour accueillir tous le village, bien que tout le monde ne prenne pas, ou plus, la peine d'y aller. Juste à côté, un bâtiment plutôt bas mais long. Tu pointes le complexe, affichant un sourire.

« Voici l'église. Peu de personnes la fréquentent maintenant. Il y a quelques mois, un projectile est venu heurter le toit de l'église. Les gens ont peur que l'édifice leur tombe dessus. Les messes sont célébrées à l'extérieur depuis. » Pause. Ton sourire se fait bienveillant. « Et juste à côté, c'est l'orphelinat. C'est le prêtre et deux bonnes soeurs qui ont recueilli les enfants ayant perdu leurs parents. Celui qu'on a vu plus tôt en fait parti. »

Au même moment, trois gamins aperçoivent votre groupe et se mettent à courir vers toi, riant aux éclats. Tu passes tes journées à les défendre, tu les connais tous. Tu t'accroupis tandis qu'ils te sautent dans les bras. Tu les salues d'une bise sur le front à chacun avant de te redresser, précisant que tu travailles. Les gosses posent alors leurs grands yeux sur les deux étrangers. Et, en voyant Aiden et sa tenue, ils n'en deviennent que plus excités. Les voilà en train de lui tourner autour, admiratifs. Et l'un d'eux attrapent sa main tandis que les deux autres partent devant, les bras au ciel en riant. Tu adresses un sourire amusé à Aiden, posant ton regard sur son ami.

« Les enfants veulent jouer avec Aiden. En temps normal, ils ont peur des étrangers. Mais vous semblez les rassurer. »

Tu regardes les enfants kidnapper Aiden, un sourire bienveillant figé aux lèvres. Il est vrai que malgré sa maladresse de comportement, Aiden dégage un sentiment de confiance, de protection. Tu sais que tu n'aurais rien à craindre de lui. Et, bientôt, les autres enfants viennent te chercher toi, puis l'homme en beige. Vous voilà donc tous mêler à une partie de jeu en pleine rue argentine.

Mais tu finis par mettre fin à cet amusement, expliquant aux enfants qu'il faut que tu reprennes ton travail et que les étrangers n'ont pas le temps de jouer avec eux. Les orphelins semblent tristes mais ils accordent un sourire tellement large à Aiden qu'il est évident qu'ils ont compris. Tu les regardes reprendre leur jeu entre eux. Malgré la misère, ils trouvent encore le moyen de s'amuser. Tu regardes tes deux clients, un sourire un peu désolé aux lèvres.

« Pardonnez-moi pour tout ça. Ils ne font pas ça avec tout le monde mais... merci d'avoir jouer le jeu avec eux. Vous leur avez offert un bon moment. »

HRP ; pardon pour ce gros gros gros retard ;___; j'espère que ça te conviendra, hésite pas à me le dire hein ;A;

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Re: perdido en el calor △ pv aiden
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perdido en el calor △ pv aiden
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