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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk

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“ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mer 6 Aoû - 4:17



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

Mère.
Me pardonneras-tu ?
J'ai pensé qu'en m'éloignant de ces êtres qui hurlent à mon âme... À son âme... J'ai pensé qu'ainsi je vous préserverais de cette guerre qui n'est pas la notre. J'ai essayé.
Mais j'ai eu tord. Je t'ai perdu, Mère.
Pardon. Pardon mais je t'en supplie ; aies pitié de mon âme tourmentée, ne m'en veux pas plus que je ne me blâme déjà.
Ce ne fut pas facile, mais jamais plus difficile qu'aujourd'hui. De voir tout ce pourquoi j'ai survécu et combattu dévasté ; nos terres défraîchies. Notre famille bafouée. Tu dirais que rien ne peut altérer le Destin, Mère, qu'il devait en être ainsi. Tu me demanderais de forger ma propre vie, de vivre, et tu sourirais en venant doucement m'embrasser le front.

Souris-tu, alors ?


Elle dépose une gerbe de fleurs au pied de la pierre avant de s'en éloigner ; puis lentement, furtive comme le vent, elle disparaît dans l'ombre de Nótt.

Je sais que mes mots te viendront, car même invisible à mes yeux, tu demeures. Car nous sommes islandais. Nous sommes les descendants des Vikings.
Car tu es ma mère, ma chair, et je suis ton sang.
Rien ne saura nous séparer, pas même la Mort.

Ég elska þig, Móðir. Um aldur og ævi.


______________________________________________________

Le Temps se fige.

Un mois et sept jours.
Peut-être plus, peut-être moins.
Depuis tout ce temps, depuis le Drame, elle ne fermait plus l’œil ; ne dormait pratiquement plus. Au rare moment où elle subissait les effets de la mort temporaire, c'est parce que son corps tout entier finissait par céder ; mais son âme elle luttait sans répit – trop bouleversée pour parvenir à trouver un repos amplement mérité. Et quand bien même elle était une descendante de Noé, jouissant ainsi d'une incroyable capacité de régénération, elle restait constamment sous son apparence humaine ; se délestant doucement des remèdes de l'Entité. La fatigue finissait par se graver sur son visage, encerclant ses yeux d'épuisement pourpre-bleuâtre. Plus qu'à l'accoutumée, du moins.

Alors elle s'était endormie sur la fine mousse, assise face à la stèle où avait été inscrit le nom de Fönn Úlfhéðinnsdóttir, la tête baissée et ses fins cheveux de cendre masquant ses yeux fermés. Elle n'avait pu rien y faire, trop épuisée. Elle restait humaine, après tout – et c'était peut-être là sa plus grande force. Mais à peine ses paupières masquèrent sa vue – sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte –, des images comblèrent le noir du néant. Le Cauchemar. Ce jour là. Le sang de sa mère sur ses mains, le crépitement des flammes brûlant son foyer et ravivant les douleurs. Un autre sang entachait ses mains, celui des akumas qui sous la colère irraisonnée de la Mythique Noé étaient devenus poussières, sans que leurs âmes n'aient pu être sauvées. Eyðileggingu. L'idée même de se permettre ce geste lui avait toujours été impensable, mais le fait était qu'au jour du Drame, sur l'instant même où elle vit sa mère entre les griffes d'une machine, toute lucidité s'était envolée.
Il ne restait plus que la culpabilité. Déchirante.

Soudain, elle se redressa en un sursaut, brusquement réveillée par les images qui traversaient son esprit. Quelle heure était-il ? Dans le ciel reykjavíkois, la Lune épiait son chagrin, encore trop haute pour que ne se lève le Soleil. Elle redressa le menton vers l'astre qui l'espionnait, laissant un long soupir rejoindre les étoiles ; finalement, c'est tout son corps qui se leva.

Le Temps se fige.

La fille de Siríus et de Fönn ; la sœur aînée d'Æsa ; la petite-fille de Þjóðbjörn et de Úlfhéðinn ; l'Héritière de Brunehilde et de Starkadr Storwerkusson ; la fière Enfant des Vikings ; la Gardienne des Légendes ; la Détentrice du Mythe de Noé, de Saga et de Mjöllnir ; le Reflet de Þunarr ; l'Indomptée ; l'Indomptable ; la Lionne d'Islande ; la Fauve ; la Dompteuse de Myrkur ; la Blanche ténébreuse ; la Froide Solitaire ; la Chair du Blizzard ; la Douce Protectrice ; la Sauveuse du Pleurnichard ; la Sentinelle du Nord ; la Cendrée ; l'Islandaise à la chevelure d'Or et d'Argent ; la plus Humaine des Apôtres ; Celle qui demeurait de Glace et de Feu ; la Chasseuse de Venise ; l'Amie de la Sagesse ; la Sœur de l'Amour ; la Skjaldmö ; la Valkyrja, avait une âme à pourchasser.
Un cœur à arracher.

Leurs retrouvailles avaient été aussi brèves qu'intenses ; et les derniers mots que lui avait laissé le Portugais ne cessaient d'assiéger ses pensées, et leur curieuse étreinte tout son corps ; jetant de l'huile sur le feu brûlant d'arcanes inavoués. Lui le lui avait presque demandé, elle se l'était juré ; c'était une promesse : son cœur, elle le lui arracherait. Sans vergogne, mais avec toute la passion du monde qui trop longtemps oppressée finissait par se déchaîner ; laissant tout son être martyr de ces désirs. Mais quelle exquise torture. Elle n'avait l'audace mettre un nom sur ces troubles qui la lancinaient ; mais elle ne pouvait guère se voiler la face : quand bien même était-il nouveau dans son cœur, ce nom-là ne lui était pas inconnu.


Avant de quitter la colline qui avait été son foyer durant près de cinq longues semaines, Nína proféra une dernière fois les au revoir teintés d'adieux à sa Mère ; pour s'en retourner à la ville. Elle se dirigeait alors vers le portail de Road le plus proche, qui se trouvait à l'autre bout de la capitale islandaise, plus à l'Est – portes ouvertes le jour de la réincarnation de Saga. Ses portes.

Le Temps se fige.


Il ne faut que quelques secondes pour qu'elle ne se retrouve dans une tout autre dimension, celle de l'Arche de Noé. Le calme y est maître, et la nuit paraît aussi atteindre ce vaisseau d'un autre monde. S'il semblait n'y avoir personne pour l'heure – peut-être était-il une, deux ou trois heures du matin – elle se devait de rester discrète malgré tout. Cela faisait tant de temps qu'elle n'y avait plus mis les pieds – depuis la fuite d'Allen Walker et l'apparition d'Apocryphos qui s'en suivit – et si elle osait y revenir, ce n'était certainement pas pour revoir les traits d'akuma ou autres apôtres avec qui pas un lien ne s'était tissé. Sans perdre de temps, elle marchait donc dans la direction d'une pièce bien précise, où elle espérait secrètement y retrouver celui qui s'était logé dans ses pensées comme dans son cœur pour ne jamais en partir.

Pourtant, cette nuit là, Nína ne trouva personne dans la Chambre du Plaisir.

Aussitôt, elle s'en alla retrouver l'unique personne qui était en mesure de savoir où pouvait se trouver l'homme qu'elle recherchait. Par chance, lui était bien présent dans l'Arche, et c'est au détour d'un couloir qu'il apparu.

« Wisely... » Son visage affichait une mine navrée. « J'ai tant de chose à t'expliquer... Mais pour l'heure, dis moi seulement où je pourrai trouver Tyki. »

Depuis leurs premiers rapprochements, peu après le bal de Noël, le lien qui les unissait n'avait cessé de s'intensifier. Comme personne d'autre avant elle, l'Islandaise était devenue sa confidente ; quand elle ne cherchait pas même à lui cacher les maux de son cœur. La jeune femme s'en voulait d'avoir disparu du jour au lendemain sans lui avoir laissé le moindre mot.

« Il... Il m'a dit qu'il partait pour Beja, au sud du Portugal, » articula-t-il non sans mal, pour le moins surpris de revoir Nína.

Mais cette dernière ne lui laissa pas le temps de la questionner – quand bien même il lui suffisait de sonder ses pensées –, car sans attendre, elle s'apprêtait déjà à faire demi tour. Pourtant, avant de repartir, elle déposa un doux comme fugace baiser sur le front du jeune londonien. Soufflant un discret « takk fyrir » à son intention, son image s'effaça progressivement dans la nuit artificielle.

______________________________________________________

À l'aube même de l'aube, un train entrait en gare dans les orées de Beja.
La porte de Road la plus proche d'ici se trouvait à Lisbonne, ainsi l'Islandaise avait dû voyager en locomotive pour achever son trajet jusqu'à la cité fortifiée. Descendant sur le quai de la gare, elle n'avait pour bagage que son châle qu'elle laissait pendre sur son bras ; ici, il faisait bien plus chaud qu'à Reykjavík, elle s'était alors délestée des laines qu'elle avait l'habitude de porter, ne gardant qu'une robe brodée jusqu'au cou, immaculée, laissant nus seuls ses bras.
Poussée par une brise dont la douce chaleur annonçait un été radieux, elle pénétrait lentement dans la ville sous les regards intrigués des passants, qui au rythme du soleil levant commençaient à affluer dans les allées.

D'une petite église les psaumes résonnent au petit matin ; à quelques pas de là, c'est une marchande de pomme qui interpelle les clients, sous les froissements incessants des feuilles d'un grand chêne – instrument de musique dans lequel souffle le vent. Les cris et les rires des orphelins jouant à l'autre bout de la rue lui viennent aux oreilles. Elle aurait dû fuir tout ce bruit, se cacher dans le Silence. Pourtant, l'Étrangère si pâle se sentait apaisée. L'air du village était reposant, retentissant de sincérité.
Un petit bout de terre qui semblait encore vierge de toute cicatrice de la Guerre Sainte.

Se courant l'un après l'autre, les enfants qu'elle voyait jouer quelques instants auparavant s'approchèrent en courant, manquant de la bousculer. Dans son esquive, son épaule vînt frapper celle d'un homme qui marchait à ses côtés à ce moment précis.

« Fyrirgefðu mér, » se contenta-t-elle de souffler, sans même lever les yeux vers celui qu'elle venait de heurter. Les lunettes pour le moins originales qu'il portait l'auraient sûrement fait sourire, si seulement elle l'avait regardé.

Nína s'apprêtait déjà à reprendre sa route, en quête de l'hôte du Plaisir.
Elle avait un cœur à arracher.












NÍNA RUGIT EN THISTLE.
☩ La Lionne d'Islande ☩

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Être libre à nouveau, et vivre en paix auprès des siens. || Actuellement : retrouver la trace de Siríus, Æsa et Myrkur.
Aime:
N'aime pas: avatar
Nína Eve K. Siríussdóttir☩ La Lionne d'Islande ☩
☩ NÍNA EST CONSIDÉRÉE COMME MORTE DEPUIS LE 27 JUILLET 18**. DEPUIS, ELLE CACHE SA RÉELLE IDENTITÉ ET SE FAIT APPELER EVE KIERKEGAARD. ☩

▲▼. N Í N A ' S . V O I C E, .BY OPHELIA .▼▲

STATUT STAFF : PRÉSENCE RÉDUITE
STATUT RP : EN PAUSE




« Maintenant que tu es réveillé, Mythe, tout semble différent. Le coeur bat comme toujours, mais cette fois hors de la course du temps. »

Augað mitt og augað þitt, og þá fögru steina. Mitt er þitt og þitt er mitt. Sérðu ekki við fæddumst til að standa hlið við hlið. TYNA'S THEME. ♡

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 1221 ▐ Autres Comptes : COMING SOON (mais pas trop soon quand même faut pas exagérer hein) ✖
Féminin
▐ RPG Age : 25 ans.
▐ Personnalité : Ténébreuse ✖ farouche ✖ solitaire ✖ bohème ✖ distante ✖ méfiante ✖ indépendante ✖ introvertie ✖ flegmatique ✖ intimidante ✖ impartiale ✖ impénétrable ✖ froide ✖ discrète ✖ douce ✖ subtile ✖ posée ✖ silencieuse ✖ vertueuse ✖ patiente ✖ humble ✖ pudique ✖ protectrice ✖ et bien plus encore.
▐ Parcours RP :


{ R P . E N . C O U R S }

Arche || Wisely Kamelot { 10 }
Irlande || Rusty O'Connor { 3 }
Arche || Tyki Mikk { 5 }
Angleterre || Yû Kanda { 1 }
France || Eugénie ; Nausicaa ; Maugrim ; Basile { 0 }

Prochainement : Eugénie ; Şehrazat ; Caleb.

1420 points.

RANG D.

Rang C dans 2 combats.
Rang B dans 80 points.

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Ven 15 Aoû - 14:08
mon coeur, arrache-le




L'éternité.

C'est ce qui t'attend, pas vrai ?
Mais qu'est-ce que l'éternité si l'on ne peut pas la passer avec ceux qu'on aime ? Izù, Crack et Momo, eux, ne sont pas immortels. Le temps sera bientôt venu où tu devras les quitter. La vie poursuit son chemin avec eux. Tu t’es fait à l’idée que, un jour, ils mourront. Et même si cette pensée te déplaît, même si tu ne peux absolument rien pour l’empêcher, tu es obligé de l’admettre. Ils vieillissent petit à petit, change physiquement de forme. Tandis que toi, tu es bien incapable de vieillir, de changer d’un chouia. Et pourtant… quelque part, tu aimerais pouvoir vivre une vie simple, normale. Vivre et mourir avec eux. Tu pourrais naturellement simuler un éboulement dans la mine et te faire porter disparu ou mort. Mais rien ne peut t’assurer que ton acte n’entrainerait pas aussi les vies de Crack et Momo. Et, à ce moment là, Izù serait seul. Tellement seul.

La vie n’est pas si simple qu’on pourrait le croire, pour un Noé.
Surtout pour un Noé tel que toi qui mène deux vies. Même la vie de Nina paraît bien plus simple. Elle reste en Islande, la terre de ses ancêtres, telle une ombre qui planerait sur ce morceau de terre, accordant protection et bienveillance.

Ah, Nina.
Combien de temps s’est-il écoulé depuis votre dernière rencontre ? Tu ne saurais dire. Il y a longtemps que tu as presque perdu la notion du temps. Tu sais que ça fait déjà 10 ans que tu es devenu un Noé. Et, en 10 ans, alors qu’on change complètement de mode de vie, on perd la notion du temps. On sait qu’on passe au lendemain lorsque le soleil repointe le bout de son nez après une nuit étoilée. Tu ne sais plus quels sont les jours, les semaines. Ou tu ne veux simplement plus savoir.

L’éternité a cet arrière goût amer que le temps n’est plus une préoccupation.
Enfin, tu sais que l’éternité ne concerne que le souvenir de Noé qui t’habite. Le Plaisir. Joyd. Tu pourrais mourir de la main d’un exorciste, comme Skin. Mais ton souvenir demeurerait intact. Il serait juste endormi.
Mais comment est la mort pour l’hôte d’un souvenir de Noé ?

Soudain, une main vient frapper amicalement ton dos, te sortant de tes rêveries. Tu tournes la tête vers Momo qui, un large sourire aux lèvres, se moque amicalement de toi avec Crack.

« A quoi tu penses encore Tyki ? »
« Ah, à rien. Je rêvassais. »
« C’est ça ! Allez, on sait que t’es tout ému de retrouver ta terre natale. Ne nous le cache pas ! »

Tu te masses la nuque en riant, comme si tu avais été découvert. Si seulement ils savaient… Le Portugal. On vous avait envoyé ici pour aller dans les mines à proximité de Beja. Mais tu ne gardes presque aucun souvenir de ta vie d’avant, au Portugal. Tu n’arrives même pas à te rappeler si tu es déjà venu ici. Quand bien même quelques détails t’évoquent vaguement quelque chose. Tu restes néanmoins sur tes gardes. Sait-on jamais. Peut-être étais-tu natif de cette ville et qu’il te reste de la famille qui pourrait te reconnaître. Difficile à dire, vraiment. Mais, au fond de toi, tu sens que ce n’est pas là que tu étais.

Vous terminez donc votre détour par la ville pour arriver, enfin, aux mines. Vous posez vos affaires dans une baraque en bois, puis Crack et Momo partent les premiers. Tu t’apprêtes à les suivre lorsqu’Izù t’interpelle.

« Tyki… »
« Oui ? »
« Tu feras attention, dis ? »
« Comme toujours ! »

Tu devines le sourire sous le masque chirurgicale d’Izù et tu lui ébouriffes tendrement la tête, le saluant d’un geste de main avant de partir. Tu n’aimes pas le laisser seul, mais tu n’as pas le choix. Il ne peut pas vous accompagner dans les mines en raison de sa maladie. Tu ajustes tes lunettes en cul de bouteille, et tu pénètres dans les ténèbres de la mine.

Tu en ressors lorsque le sifflet retentit. Presque noir de suie, tu es entouré de tes inséparables amis, discutant de choses et d’autres en riant. Vous retrouvez Izù qui, vous accueille à bras ouverts malgré la saleté de vos vêtements. Chacun a droit à son petit brin de toilettes. Les vêtements attendront le soir et ne sont donc que brièvement épousseter. Et, plus tu y penses, et plus ça t’amuserait de rentrer aussi crado chez Sheryl. Le pauvre en ferait un arrêt cardiaque.

« Tyki ! C’est à ton tour d’aller faire les courses ! »
« D’accord, d’accord, j’y vais ! »
« Je veux venir avec toi Tyki ! »

Coup d’œil aux autres qui hochent la tête. Tu tends ta main à Izù qui s’en empare sans se faire prier. Sur le chemin, Izù te demande de raconter ta journée. Ce que tu fais en omettant quelques détails qui pourraient le pousser à venir dans la mine pour s’assurer que tout va bien. Arrivés en ville, tu lui tends la feuille où sont griffonnés quelques mots. Izù plisse les yeux et tente de lire. Il sait lire depuis peu et met du temps à déchiffrer les lettres. Vous avancez alors, vous arrêtant à diverses échoppes. Il ne vous faut pas grand-chose, et vos économies à tous les trois sont minces. Si bien que vous faites plusieurs étalages pour trouver le moins cher. En ce qui te concerne, ça t’amuser assez de voir les grosses différences entre ta vie White et ta vie Black. L’une placée dans la pauvreté, et l’autre dans une luxure presque écœurante.

Izù se fait alors aborder par d’autres enfants qui cherchent à l’entrainer dans leur jeu. Il te regarde, hésitant, mais finit par les rejoindre après ton accord. Tu souris, les fixant s’éloigner. Tu le gardes à l’œil même si tu sais qu’il ne court aucun danger. Et puis, dans une population majoritairement brune ou noire, sa tête blonde est facilement repérable.

C’est alors qu’un étrange parfum qui, sans en être vraiment un, vient titiller tes narines. Un parfum frais, sauvage, étranger. Cette odeur, tu la reconnaîtrais entre mille. Nina. Tu tournes la tête, l’apercevant alors. Que fait-elle ici ? Tu l’ignores. Et tu doutes que ce soit une coïncidence si vous vous retrouvez ici, en même temps. Tu n’as pas eu vent d’une quelconque mission dans les environs. De plus, Beja fait parti des rares endroits que la Guerre Sainte a épargné. Elle avance, toujours aussi majestueuse, toujours aussi déterminée. Et, comme à son éternelle habitude, elle préfère se pousser plutôt que d’empêcher des enfants de jouer. Les esquiver la fait alors te rentrer dedans. Son épaule contre la tienne. Tu émets un grognement de surprise, espérant qu’elle ne te reconnaisse pas. En même temps… ton allure est trompeuse. Lunettes en cul de bouteille, cheveux attachés et sur le côté, joues mal rasées, et vêtements sales et misérables. Rien à voir avec les costumes qu’elle a l’habitude de te voir porter.

Elle s’excuse dans sa langue maternelle, ce qui ne manque pas de t’arracher un sourire. Tu ne réponds pas, de peur qu’elle réalise que tu ais compris ce qu’elle voulait dire. Et elle s’éloigne déjà. Sauf que tu aperçois que votre contact, bien que bref, a laissé une marque sur elle. Tes vêtements plein de suie ont tâché sa robe blanche. Pas vraiment le genre de robe appropriée pour venir dans Beja, mais passons. Tu la rattrapes en t’emparant, sans violence, de son bras. Vos regards se croisent, mais elle ne semble pas vraiment te reconnaître. Pas encore en tout cas. Mieux vaut alors ne pas parler.

Tu pointes alors tes vêtements sales de suie et sa robe tâchée. Tu te masses la nuque affichant un air désolé, puis tu lui tends un mouchoir propre en tissu du bout des doigts, l’invitant ensuite à s’en servir pour s’essuyer. Et, alors que tout semble indiquer qu’elle allait reprendre son chemin, Izù arrive, visiblement content.

« Tyki, Tyki ! On pourra revenir plus tard ? Les autres enfants sont gentils et veulent que je revienne jouer ! »

Tu adresses un sourire à Izù avant de réaliser que Nina est toujours là, à quelques pas. Et qu’elle est loin d’être sourde. Elle qui sonde le murmure du vent, chez elle. Tu attrapes donc Izù, le soulevant sans aucun mal, et tu tournes les talons. Tu presses le pas. Hors de question qu’Izù soit mêlé aux Noés. Hors de question qu’un seul d’entre eux ait connaissance du visage d’Izù ou de Crack et Momo. Mais tu sais que tu ne te débarrasseras pas de Nina aussi facilement.

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mer 10 Sep - 18:23



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

C'est trop tard.
Le Destin l'a guidée ici, au Portugal, et elle ne peut plus faire demi-tour. Qu'on l'évite, la fuit ou que l'on se cache, tant inaccessible soit le terrier, l'on ne peut lui échapper.

ELLE TE TROUVERA.

Aussi subtile qu'une ombre était la Fauve, qui repartait pour sa quête ; et faisant fi de ce semblant d'incident, laissait déjà son regard s'insinuer secrètement dans les moindres recoins de Beja. Lors même qu'il avait tout l'air d'une simple bourgade, le village ne lui en demeurait pas moins inconnu ; elle se contentait donc d'observer les ruelles, s'imprégnant des lieux tel un félin en territoires inexplorés, pour qu'ils lui deviennent moins étrangers. À peine avait-elle fait quelques pas pour s'éloigner du mineur qu'elle guettait déjà au premier coin de rue, espérant incessamment l'y voir apparaître : cet homme qui embaumait son essence-même si humaine aux parfums de cœurs et âmes de Vanes.
C'était toute sa nature qu'il avait su bouleverser, et ce dès lors qu'il était venu chercher son corps inanimé ; à l'insu de sa conscience dansant avec la Mort. Comme l'on cueillerait aisément une fragile holtasóley, il l'avait arrachée des bras de son si chaleureux foyer, sur les terres pourtant si austères qui l'avaient vu naître, grandir et se forger ; elle, l'Indomptable indomptée. Mais la Haine qu'elle avait alors ressenti durant de longues semaines envers lui, le ravisseur, se transformait au fil du temps en quelque chose de plus grand, supérieur. Un quelque chose de plus puissant, de plus intense ; et l'acrimonie avait alors laissé place à la douceur – toujours maquillée de froideur –, seulement, à autant d'inconnu qui l'empêchait de s'abandonner à ce Mystère, de franchir les portes des Sentiments sans crainte afin d'en savourer chaque secret.

Mais c'est trop tard.
S'éloigner de ce portail est désormais impossible.


Tandis que Sól, émergeant de son sommeil sélénite, illuminait le village de sa lumière d'Or ; l'esprit tourmentée de Nína pâtissait des questions qui l'assaillaient, l'hôte du Mythe se demandant ce qu'un homme tel que Lui pouvait bien faire ici. Elle savait pertinemment qu'il n'appartenait pas au monde de l'aristocratie – même si Sheryl s'entêtait à faire de lui un parfait Lord – et avait eu vent de ses mystérieuses escapades hors de toute guerre sainte ; mais pas une seconde elle ne pouvait imaginer que la véritable vie de Tyki Mikk, lui l'Homme, était aux antipodes de celle qu'il prétendait mener. Si elle n'avait pas été aussi pressée – et pressante –, elle aurait davantage questionné Wisely : le fait fut qu'il ne semblait pas en savoir tant à ce sujet ; et quand bien même ses connaissances seraient sans limite, elle n'autorisait qu'une seule personne à répondre à ces interrogations.

TU ES PARTI, À BEJA. POURQUOI ?

Perdue dans ses songes, l'Islandaise n'avait pas  senti la présence fouler son ombre avec tant de précipitation ; alors quand on vînt lui saisir le bras, elle se retourna vivement, raidie et affichant sa mine glacée, naturellement distante et exempt de toute émotion – si ce n'est un fin sentiment de déplaisir. Lui empoigner le bras sans préavis était aussi risqué que tirer sur la queue d'un lion ; mais quand ses yeux d'ambre se posèrent sur celui qui la retenait, le Temps se figea. L'acte du mineur avait beau l'air emprunt de rudesse, il masquait pourtant une délicatesse insoupçonnée. Plus que le geste, c'était cette main l'agrippant qui la troubla, elle qui le regardait enfin. Une main si familière, mais fatalement étrangère.

QUI ES-TU ?

Ces traits-là, elle ne les avait jamais vu ; pourtant, ils ne lui étaient pas inconnus. Mais scrutant l'homme qui restait muet face à elle, la Skjaldmö demeurait incapable d'atteindre la lumière qui éclairerait les solutions à toutes ces questions qui la taraudaient. Alors elle le regardait, gardant son fidèle ami qu'était le Silence auprès  de son âme. Celui qu'elle avait bousculé se révélait pas bien plus grand qu'elle, à la carrure élancée cachée derrière des vêtements de piètre couture, et surtout couverts de suie ; ce qui ne laissait point de doute quant à la nature du métier que pratiquait le Portugais. En ce qui concernait son visage, inutile d'essayer d'y déceler des indices : les cheveux tombant sur son front ainsi que cette étrange paire de lunettes, ou encore sa fine barbe, en brouillaient les moindres lignes. Il y avait dans son aspect ce soupçon d'impudence, cette irrésistible nonchalance ; et par-dessus tout, ce mystère qui la laissait perplexe : mais quoi ?

L'AS-TU DÉJÀ RENCONTRÉE ?

Quoi qu'il en fut, elle attendait que l'Inconnu lui explique pourquoi il l'avait retenue. Cependant, aucun mot ne vînt : seule ses gestes se mirent à s'exprimer.
Dans la hâte, elle n'avait guère prêté d'attention au charbon qui entachait désormais sa robe, tranchant avec sa clarté . D'un blanc cassé et finement brodée, c'était une des nombreuses robes tissées par les délicates mains de sa défunte mère ; d'une valeur sentimentale primant irréfutablement sur la valeur matérielle qui se voyait là  dérisoire, autant dans sa matière qu'aux yeux de Nína. Le lin plutôt que la soie : elle laissait le luxe fétide et ses aspects superficiels à cette « élite » qu'elle méprisait si grandement.
De sa poche, le mineur sortit alors un mouchoir en textile – étonnamment propre pour l'état dans lequel se trouvait l'homme –, qu'il offrit aussitôt à la jeune femme afin que celle-ci puisse se défaire de la souillure qu'il avait causé. Ce qu'elle fit ; après avoir délicatement saisi la pièce de tissu tout en le remerciant d'un humble hochement de tête  – comme si aucun des deux inconnus n'osait rompre l'étrange instant par le tranchant de mots qui se révélaient inutile ; comme si chacun d'entre eux avait secrètement fait le vœu de garder ce moment hors du temps, vierge de tout son dans leurs souvenirs.


Déjà, leurs chemins si brusquement croisés se séparaient, la Cendrée faisant demi-tour pour reprendre sa marche ; plus que jamais déterminée à le retrouver. Détournant le visage, elle vit alors un de ces enfants qui jouait l'instant précédent revenir vers eux ; accourant même jusqu'au mystérieux mineur dont elle s'éloignait. Le regard fébrile mais espiègle du garçonnet s'éleva un court instant, venant accrocher les deux ambres-verts de la Gardienne des Légendes qui lui offrit naturellement un sourire en guise de réponse à sa curiosité. Un sourire doux, bienveillant. Celui qui faisait d'elle une femme instinctivement maternelle. Des enfants ; une famille : elle était faite pour ça, avait été sculptée dans la glace-même pour donner la vie.
Pourquoi le Destin en avait-il voulu autrement ?

« Tyki, Tyki ! On pourra revenir plus tard ? Les autres enfants sont gentils et veulent que je revienne jouer ! »

TON NOM FIGE LE TEMPS.

Nína sentit son sang ne faire qu'un tour. Avait-elle seulement bien entendu ? Si elle n'avait pas compris le moindre mot de la réplique du blondinet – nécessairement en portugais –, c'est bien la manière dont il nomma le Mineur qui éveilla en elle une certaine stupeur, autant d'appréhension que ses foudres qu'il semblait se plaire à s'attirer ; et fit violemment battre son cœur rien qu'à l'entente du prénom. Ce prénom.
Tyki.

EST-CE BIEN TOI ?

Il n'y faisait aucun doute.

D'emblée, telle une brise vive mais légère, elle se retourna vers celui qui fuyait déjà, emportant le jeune garçon avec lui.

« Attends ! » s'écria t-elle, tandis qu'elle s'élançait à sa poursuite sans perdre de temps.

Elle accéléra le pas et ne tarda à lui passer devant, l'arrêtant dans sa fuite en se statufiant face à lui. Son regard le foudroyait, quand bien même il se heurtait à l'opacité de ses lunettes ; scrutant une nouvelle fois les moindres détails de son visage. Ainsi chacun de ses traits devînt comme une évidence à ses yeux. Comment avait-elle pu passer à côté de tant d'indications ? Comment pouvait-elle soupçonner l'existence de cette facette chez ce si noble de Tyki ? Mais n'était-ce qu'une simple facette ; ou la réalité qui se dévoilait enfin ? Et pourquoi lui cacher toutes ces Vérités ? Pourquoi fuyait-il ? Pourquoi l'éviter, elle ?

POURQUOI, TYKI ?

« Fáviti... Saches que je ne suis pas venue pour épier tes moindres faits et gestes. » affirma-t-elle d'une voix basse et d'une conviction sans faille ; le souffle fragilisé par le semblant de course. « Mais seulement pour te voir toi. »

L'enfant les regardait, pour le moins dérouté. Ses mots se libéraient, quand bien même les mains invisible de sa pensée tentaient encore et vainement de les retenir. Peut-être en avait-elle trop dit ; mais c'était trop tard. Alors elle se tînt droite face à lui, le menton levé. Le corps glacé et le cœur en feu. Inébranlable. Non, elle ne bougera pas ; ne voulait pas partir, ne le voulait plus ; et ne partira pas. Et même si elle l'avait souhaité, elle ne l'aurait pu.

Il était désormais impossible de faire marche-arrière ; impossible de repartir ; impossible de le laisser ; impossible de faire comme s'il ne s'était rien passé ; impossible d'oublier ces morsures comme ces réconforts, d'oublier ces regards échangés, ces aveux silencieux plus évocateurs que tous les mots du monde, cette valse un soir de Noël et sa main frôlant sa peau – la Fauve n'oubliait pas – ; impossible de l'ignorer ; impossible d'ignorer. Impossible de reculer ne serait-ce que d'un pas, non ; c'était comme si une force supérieure la retenait là, si proche de lui. Une attraction magnétique qui l'empêchait de s'éloigner de lui autant que sa lucidité – mêlée à sa pudeur et à son inexorable froideur – lui interdisait de faire un pas de plus.

« Tyki... » En soufflant simplement son prénom, elle espérait qu'enfin il réponde à toutes ses questions.

Et au fond, elle savait que lui non plus ne voulait pas qu'elle s'en aille.

C'EST TROP TARD.
TU NE PEUX PLUS T'ÉCHAPPER.












NÍNA RUGIT EN THISTLE.
☩ La Lionne d'Islande ☩

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☩ NÍNA EST CONSIDÉRÉE COMME MORTE DEPUIS LE 27 JUILLET 18**. DEPUIS, ELLE CACHE SA RÉELLE IDENTITÉ ET SE FAIT APPELER EVE KIERKEGAARD. ☩

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« Maintenant que tu es réveillé, Mythe, tout semble différent. Le coeur bat comme toujours, mais cette fois hors de la course du temps. »

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mar 23 Sep - 11:32
mon coeur, arrache-le




Il fallait s'en douter. Comment aurait-il pu en être autrement ? Tant de fois, c'était toi qui était à sa poursuite. Tant de fois, elle te glissait entre les doigts. Et même si sa haine pour toi, à la naissance de votre relation, s'était muée en un quelconque intérêt, tu sais qu'elle continuerait à être celle que tu ne pourrais jamais attraper. Nina était cette brise qu'on ne pouvait saisir, et tu t'es fait à cette raison. Et tu es parti, la laissant derrière toi.

Mais elle était là, aujourd'hui. Un hasard, ou te cherchait-elle ? Non, probablement une coïncidence. Pourquoi aurait-elle accepté de quitter ce pays qu'elle aime tant. Le seul qui compte pour elle, en plus de sa famille perdue. Et c'est toi le responsable de tout ça. Toi qui l'a arraché à la douce chaleur d'un foyer aimant. Mais elle n'aurait pas pu échapper longtemps à son sort, ta présence n'ayant été qu'une coïncidence. Il aurait très bien pu s'agir d'un autre Noé.

Et l'islandaise arrive, se plantant en face de toi. Elle te sonde, t'offre son regard courroucé. Mais tu ne bouges pas, portant Izù d'un seul bras en t'assurant qu'il ne regarde pas Nina. Et qu'elle ne puisse pas prendre le temps de mémoriser son visage enfantin et si reconnaissable avec son masque chirurgicale flanqué sur la figure. Ton regard se plante sur Nina, et tu es tel un animal sauvage, prêt à te défendre au moindre faux pas de cet autre animal, sauvage lui aussi.

« Fáviti... Sache que je ne suis pas venue pour épier tes moindres faits et gestes. Mais seulement pour te voir toi. »

Tu continues à l'observer tandis qu'Izù était parvenu à se retourner pour regarder Nina. Et tu n'as pas pu empêcher leurs regardes de se croiser, ne fut-ce qu'un bref instant. La colère cognait contre tes veines, mais tu devais garder contenance, ne pas te laisser dévorer par ce feu qui ne demande qu'à se propager. Tu ne devais pas laisser Izù voir ta nature de Noé. Et encore moins le laisser en présence de Nina.

Et pourtant... elle était venue de si loin. Pour toi. Même si ce n'était que pour te surveiller. Elle avait accepté de laisser ses terres sans surveillance. Pour toi. Mais Izù est là, et tu t'interdis toute réaction dictée par ton coeur. Cruel dilemme alors que, enfin, c'est elle qui fait un pas vers toi, vers vous. Tu finis par la contourner, passant à côté d'elle.

« Tu n'as rien à faire ici. Va t'en. »

Ne t'avait-elle pas elle-même donné un accueil tout aussi glacial il y a quelques temps ? Tu ne fais que lui rendre la pareille. Tu veux qu'elle ressente le mal que ça fait d'être accueilli de la sorte par la personne que l'on chérit le plus, par celle pour qui on est prêt à faire des milliers de kilomètres juste pour contempler sa silhouette.

« Tyki... »

Tu t'arrêtes à un ou deux pas derrière elle. Tu serres le poing, fermant les yeux. Tu finis par pivoter légèrement vers elle, l'observant.

« Pas maintenant. Ce soir. »

Tu ne lui demandais pas son avis, c'était un ordre. Et tu repris ta marche. Tu as attendu tellement longtemps... à son tour de le faire à présent. Et tu pris congé, emportant Izù avec toi tout en lui expliquant que, à l'avenir, s'il voyait cette femme, il devrait rentrer immédiatement auprès de Momo et de Crack. La peur au ventre, tu n'étais pas rassuré de la savoir ici, même si, paradoxalement, ça te faisait un bien fou de la revoir.

Le soir ne mit étrangement pas longtemps à pointer le bout de son nez. Tu n'avais pas revu Nina, mais tu sentais sa présence, non loin. Était-elle en train d'épier, comme un prédateur à l'affût de sa proie ? Tu quittas ton groupe d'amis après le souper, te dirigeant vers l'endroit où elle se terre. Tes sens t'attirent vers cet endroit, vers elle. Et tu ne tardes à voir sa silhouette de découper dans la nuit. Tu t'arrêtes à quelques mètres d'elle, les mains dans les poches. Tu n'as pas cherché à avoir une meilleure allure, portant toujours tes vêtements salis de suie, les cheveux mal coiffés, la barbe mal rasée et tes fameuses lunettes.

« Pourquoi es-tu venue, Nina ? Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te le faire regretter. »

Un silence s'installe et durant lequel tu fais un ou deux pas vers elle. Il n'y a qu'à tendre le bras pour l'atteindre. Tu retires tes lunettes afin qu'elle puisse mesurer l'ampleur de ce que tu ressens à l'heure actuelle.

« Je ne sais pas si tu as conscience des risques que tu viens de prendre. Tu n'es peut-être pas là pour me surveiller, mais peut-être que d'autres t'auront suivi pour te surveiller toi. »

Ta main glisse sur sa gorge, l'entourant de tes doigts sans pour autant exercer une quelconque pression. Tes lèvres se rapprochent de d'elle, viennent s'arrêter à quelques millimètres de son oreille.

« J'espère pour toi que personne ne t'a suivi, et que mes amis resteront dans en dehors de tout ça. Car j'ignore si je pourrais encore vivre après t'avoir tuée de mes propres mains. »

Ta main quitte sa gorge, et tu restes planté là, face à elle. A la fois proche et lointain. A la fois brûlant de désir de la faire tienne, éternellement tienne. Et brûlant d'envie de la torturer comme elle a torturé tout ton être depuis si longtemps. Tes doigts viennent attraper une mèche de ses cheveux, l'écartant de son visage.

« Alors ? Pourquoi es-tu venue ? »

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mer 1 Oct - 23:26



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

Tout ce temps à attendre que Nótt consente à recouvrir les terres portugaises de son voile étoilé, Nína l'avait passé en errant aux alentours du village, observant le quotidien de ses habitants sans que son image n'apparaisse dans leur champs de vision. Elle repensait sans cesse à la rencontre de la matinée, et à l'accueil austère que lui avait alors réservé celui qu'elle considérait comme son ravisseur. Elle n'était pas déçue, ni choquée, elle n'espérait pas même une réaction plus chaleureuse ; ce n'était rien d'autre qu'un juste retour des choses : leurs nouvelles retrouvailles étaient le parfait reflet de celles qu'ils avaient vécu en Islande, quelques jours auparavant. Ce que la douce viking espérait alors, c'est que Lui finisse par se livrer comme Elle avait pu le faire après l'avoir repoussé.

Et comme à Reykjavík, aujourd'hui à Beja, un autre enfant avait eu son rôle dans leur rapide entrevue. Ses pensées s'attardèrent alors sur le petit être qui accompagnait le Portugais le matin-même, se questionnant sur la nature de la relation qui les liait. Un bref instant, l'idée que Tyki puisse être son père lui traversa l'esprit, pour disparaître aussitôt quand elle se remémora l'intervention du blondinet, qui l'avait alors appelé par son prénom et non en le nommant simplement « père ». Cette justification n'était pas incontestable, mais elle s'en contentait pour que cette pénible conception cesse peu ou prou de hanter son âme.

Peu à peu, les villageois se firent moins nombreux dans les allées de la cité, quand la quiétude se fit reine dans la nuit. Nína s'installa au pied du vieux donjon qu'abritait la ville, et bien assez tôt, elle sentit son aura approcher.

« Pourquoi es-tu venue, Nína ? Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te le faire regretter. »

La concernée se retourna vers lui quand il arriva, sans pour autant lui répondre. Elle se contentait de le fixer, portant encore son masque de givre.

« Je ne sais pas si tu as conscience des risques que tu viens de prendre. Tu n'es peut-être pas là pour me surveiller, mais peut-être que d'autres t'auront suivi pour te surveiller toi. »

Leurs regards se défièrent.

« Gardes tes menaces pour les autres, serpent. » lâcha-t-elle sèchement. « Tu sais bien que si l'on avait tenté de me suivre, il y a déjà longtemps que j'aurais de nouveau disparue. »

La Skjaldmö avait depuis toujours été des plus discrètes, à en paraître parfois invisible ; voire inexistante. C'était presque innée. Enfant, elle s'était déjà montrée introvertie et très peu loquace ; ainsi, les enseignements de son père n'avaient fait qu'amplifier sa réserve. Mais plus encore, c'était sa métamorphose en apôtre de Noé qui l'avait contrainte à faire de son existence qu'un soupir de Njörd. Et depuis que le Fléau s'était abattu sur son foyer, plus personne ne l'avait revue ; jusqu'au jour où l'Hôte du Plaisir vînt la retrouver sur ses propres terres d'Islande. Par la suite, sa route n'avait croisé que celle de Wisely – c'était encore la veille. Mais seul lui, pas même la jeune Bonnie qui lui manquait tant, était au courant de sa venue à Beja.

Qui d'autre pouvait le savoir ? Cela faisait longtemps que la jeune femme n'était plus qu'un mythe. Le Mythe de Nína Siríussdóttir.

Quand la peau du Portugais vînt frôler la sienne pour venir enlacer son cou, elle se crispa ; et ce fut en un battement que son cœur, inévitablement plus fragile depuis la mort de Fönn, se vit alors comme pansé d'une nouvelle pierre. Tel un instinct sauvage trop enfoui qui revenait un en sursaut ; tel l'animal qu'on tentait désespérément d'apprivoiser, qui par l'ultime geste maladroit trouvait son salut en regagnant sa première nature. À son oreille il soupira ses menaces futiles, et sa main quittant sa gorge, vînt doucement replacer une mèche cendrée masquant le visage de l'Étrangère ; elle qui voyait l'invisible, le regard valsant avec le néant.
Elle ferma les yeux.
Et les rouvrant, c'est en un rugissement que ces mots s'échappèrent :

« Pour qui me prends-tu ? » feula-t-elle, s'enflammant dans ses iris passion, tristesse et colère ; tandis qu'en se mouvant brusquement, elle fit un pas en arrière.

Cette soudaine libération de ses émotions fut aussi intense qu'éphémère, presque imperceptible pour qui n'était pas habitué à l'apparente insensibilité de la jeune femme. Déjà, elle la réprimait, se blâmant presque pour ce semblant de pulsion qui l'avait prise au dépourvue ; alors son visage se couvrit à nouveau de glace.
Elle tourna le dos à l'Hôte du Plaisir, sans trop s'éloigner pour autant.
La calme était revenu ; mais l'atmosphère se faisait lourd, enchaînée aux  poids du remord et de l'amertume.

« Je découvre que toi aussi tu cherches à protéger les tiens, l'évidence ne me pousse qu'à y être sensible. » souffla celle pour qui cette même Évidence avait détruit le foyer, divisé la famille, et brûlé les racines.

Tant d'années, et toute une enfance calcinées par les flammes – mais elles demeuraient dans ses souvenirs, à tout jamais. Alors Nína laissa une brèche se créer dans la glace embaumant son âme, et une infime partie de ses pensées glissa entre ses lèvres, au doux et triste son de sa voix.

« Pourtant tu sembles croire que je serais capable de leur faire du mal. » déplora-t-elle, laissant l'affliction peindre son ton. Après un instant, une courte hésitation, elle osa reprendre : « et cela mon cœur ne le supporte pas. »

Comment pouvait-il en être autrement ? Comment ne pouvait-elle pas le comprendre, elle qui avait tant à protéger, tant à perdre et avait tout perdu ? Elle la comprenait, cette inquiétude qui gangrenait le cœur du Portugais, cette inquiétude-là qui l'avait rongé elle, nuit et jour, et continuait de gagner son âme ; mais comment pouvait-il penser qu'Elle serait une menace ? Comment pouvait-elle faire subir ce qu'elle avait subi, elle la si Humaine, elle qui avait été à sa place ?

L'Islandaise ne s'attendait pas à ce qu'il lui dévoile ses secrets, quand bien même elle souhaitait désormais les connaître. Elle ne pouvait que respecter son choix. Après tout, elle-même restait des plus mystérieuses quant à son passé, et quant à l'existence qu'elle menait en tant que simple femme, froide et solitaire. Pourtant, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, elle voulait faire connaître ses arcanes, à lui seul, à cet homme qui avait tant bouleversé sa vie et continuait encore à bouleverser son cœur et son âme – chaque parcelle de sa peau diaphane. Elle l'avait déjà fait, en l'invitant à découvrir son foyer détruit, en le laissant seulement être si proche d'elle.

Mais tout ce que la Gardienne des Légendes désirait en ce soir printanier, c'était qu'il la comprenne comme elle le comprenait, lui et personne d'autre ; et s'il fallait qu'elle disparaisse pour qu'il cesse de la voir comme un de ces monstres, elle était prête – fallait-il encore qu'elle y parvienne – à se soustraire de sa vie. Elle n'en était pas un, de monstre, tout du moins ne l'était plus. Vivre comme un humble être humain semblait avoir affaibli sa part apostolique : elle avait appris à calmer les sursauts de Saga, qui au fond n'était pas une de ces Entités pugnaces, telles des loups enragés. La fille de Siríus, lui fils de Mímir, était incontestablement capitaine de son esprit.

On entendait la brise serpenter dans les ruelles de Beja, caresser les murs, et venir s'engouffrer dans les crevasses de leurs briques pour résonner dans toute la Cité en une douce mélopée.

Nína ne put faire qu'un pas de plus pour s'éloigner, pour le moins hésitante, mais disposée à s'en aller si c'était là leur destin. Elle fit légèrement pivoter sa tête vers la gauche, sans pour autant que ses prunelles olivâtre parviennent à attraper celles de Tyki, lui se tenant toujours derrière elle.

« Si réellement tu le souhaites, alors je m'en irai. » promit-elle finalement, brisant le silence qui s'était alors dressé entre eux.

Ses mains vinrent se poser sur ses coudes, croisant les bras comme pour retenir la frénésie de ses sentiments – ou peut-être n'était-ce que le souffle du vent qui la fit frissonner.

Puis elle avoua.

« Mais comment t'arracher le cœur si tu demeures si loin de moi ? »












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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Dim 5 Oct - 15:36
mon coeur, arrache-le




Défi, menaces. Deux animaux qui s'épient, se fixent, attendant que l'autre attaque pour riposter. Mais aucun des deux ne fait un seul faux pas, trop méfiants. Mais tu en as eu assez d'attendre. Assez d'être le seul à te consumer chaque jour à petit feu. Tu n'espérais plus rien à présent. Désirer si ardemment quelque chose quand on sait qu'on ne l'aura jamais. Tu as fini de croire, d'espérer. Fini d'interpréter, de supplier silencieusement. C'est terminé. Et pourtant le feu continue de brûler, plus ardent et vivace que jamais. Et pourtant tu laisses cette seconde part de toi prendre le dessus sur tes gestes. Ta main sur sa gorge, puis contre ses cheveux. Et c'est ton coeur qui, à présent, est victime de ce foyer incandescent.

Et bien sûr, elle ne reste pas stoïque. Ne peut rester de marbre face à ton poison, à tes menaces. Elle réplique, ne fait que jeter de l'huile sur un feu qui ne demande qu'à exploser. Tu l'observes, tu l'écoutes, et tu restes calme. Le plus possible. Mais cette bataille sera perdue d'avance et tu le sais. Tu as bien trop longtemps jouer, fait semblant. Tu ne pourras pas supporter davantage cette lancinante douleur.

« Pour qui me prends-tu ? »

Tu plisses les yeux, la toisant comme un animal en chasse. Un animal blessé voulant mourir avec fierté en se battant, et non en se terrant dans son antre.

« Mieux vaut pour toi que tu ne le saches pas. »

Ta voix n'a rien d'aimable. Rauque, froide. Aussi glaciale qu'elle l'a toujours été. Peut-être qu'il n'y a que comme ça qu'elle pourra comprendre.

« Je découvre que toi aussi tu cherches à protéger les tiens, l'évidence ne me pousse qu'à y être sensible. »

Sensible ? Elle ? Connait-elle seulement la signification de ce mot ? Tu ne veux pas vraiment y croire. Elle, la froide et inébranlable islandaise capable d'être sensible face à quelque chose qui te concerne ? Tu refuses d'y croire.

« Pourtant tu sembles croire que je serais capable de leur faire du mal. »
« Tu n'as jamais rien fait à mon égard qui puisse me faire penser le contraire. »
« Et cela mon cœur ne le supporte pas. »

Tu arques un sourcil. Elle parle de sensibilité puis de son coeur ? Elle est décidément étrange. Pas comme d'habitude. Et tu réalises alors une chose. Ton regard devient noir, plus sombre que la colère elle-même. Ton poing se serre, ton sang bouillonne. Et Joyd est à la porte.

« Arrête ça Nina. Tout de suite. Ce sera le dernier avertissement que je te donnerai. »
« Si réellement tu le souhaites, alors je m'en irai. »
« J'aurais aimé ne t'avoir jamais rencontré. »

Tu ne le penses pas entièrement. Ta vie serait devenue bien plus fade, bien moins amusante sans elle. Tu n'aurais jamais connu ce tumulte de sentiments. Mais en la rencontrant, tu as aussi connu l'ivresse de désir, l'ardente passion dévorante. Et la douleur consumant tout ton être.

« Mais comment t'arracher le cœur si tu demeures si loin de moi ? »

Quelque chose se brise en toi. Comme des chaînes qui auraient retenu ton âme, ton coeur d'agir. Joyd semble s'en aller, prendre congé, comme contraint, forcé. Tu la rejoins en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Tes doigts glissent sur son bras, l'enserrent. Tu crois recevoir une décharge électrique mais n'y prête pas attention. Tu la forces à se tourner vers toi, ta main glissant sur ses reins pour l'empêcher toute fuite.

« Tu n'imagines pas à quel point je te hais de tout mon être, Nina. »

Tes lèvres s'approchent, ne tremblent pas, et se posent sur les siennes. Un baiser que tu aurais souhaité dans de biens meilleurs conditions. Un baiser qu'elle aurait pu accepter. Et non pas un baiser volé. Tu ne la laisses pas s'enfuir. Plus que ta force de Noé, c'est celle de l'homme qui la retient. Celle d'un homme qui a sombré pour ne jamais retourner en arrière. Tes lèvres quittent les siennes, restent à proximité. Tu soupires contre elles, attrapant sa main pour la forcer à la poser sur ta poitrine, sur ton coeur.

« Arrache-le Nina. Maintenant. Accorde-moi cette dernière faveur... et abrège mes souffrances. » Tu recules, te résignant à la libérer de ton emprise, laissant toutefois ta main sur la sienne, posée sur ton coeur. « Ou alors pars, et laisse-le se consumer. »

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mer 15 Oct - 18:52



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

Njörd soupire sur Beja. D'une nuit printanière, l'air est frais, mais n'atteint pas les coeurs. Eux brûlent, et la Passion y avive sans fin la flamme.

Elle n'avait jamais été des plus expressives, mais pas le moins du monde insensible ; elle avait seulement appris à masquer ses émotions pour éloigner les menaces qu'elles attiraient, plus encore en temps de guerre, et davantage en tant que descendante de Noé. Cependant, aussi insaisissable semblait-elle être, la Skjaldmö était loin d'être invincible : le Destin était parvenu à la rattraper, en la privant une fois encore des siens, en effaçant l'image de sa mère sur cette terre. Alors le bouclier de pierre et de glace enveloppant son cœur et son âme se fit plus solide ; mais paradoxalement, l'infini tristesse qu'apportait la violente disparition la faisait se sentir plus humaine que jamais. Le désespoir et le chagrin, la rage et le remord ; la part sombre de ses sentiments depuis bien longtemps emprisonnés revoyait le jour, nourrissant d'une bien malheureuse manière son humanité. Son cœur battait à nouveau, et les larmes qui avaient cessé de couler depuis la réincarnation de Saga étaient revenues au soir du drame, chaudes et presque réconfortantes ; glissant sur ses joues dans le plus grand des secrets, pour y faire fleurir l'expression de ses sentiments.
Mais avec le recul, elle réalisait à quel point – et peut-être trop tardivement – elle laissait l'autre part de son humanité si convoitée s'échapper, en échouant quant à ouvrir son cœur à cet homme qui lui était pourtant si cher – plus qu'elle ne l'imaginait. Elle ne refusait pas de le faire, cela lui était simplement difficile, après tant de jours, de mois et d'années à n'apprendre qu'à se méfier, à s'endurcir pour ne faire plus qu'un avec les neiges de son pays natal. Et lui était un descendant de Noé, un acteur de cette guerre qui l'avait si brutalement séparée des siens. Ses mots étaient durs, et à ses yeux ignorant tout des maux de l'Islandaise, celle-ci les méritait.
Qu'en serait-il s'il avait su plus tôt ?
Elle devait s'efforcer de lui dire ; et peut-être comprendrait-il sa froideur et sa distance – du moins, elle l'espérait.

Mais il ne lui laissa pas le temps de lui expliquer, et tout s'enchaîna promptement sans qu'elle ne puisse résister.
Sa haine.
Sa poigne.

Ce baiser volé.

« Arrache-le Nína. Maintenant. Accorde-moi cette dernière faveur... et abrège mes souffrances. Ou alors pars, et laisse-le se consumer. »

Si la confusion était reine, la Cendrée n'était autre que son esclave ; et les vives émotions les coups de fouet. Le baiser l'avait bouleversée comme jamais, et les mots qui suivirent ne firent qu'accentuer le grand trouble qui la secouait. Elle resta longuement interdite, silencieuse et statufiée. Une statue, elle semblait l'être devenue ; tant le moindre mouvement lui était inconnu, et son souffle quasi-imperceptible – c'était à se demander si elle parvenait même à respirer. Depuis que leurs lèvres s'étaient séparées, les yeux ambrés de la jeune femme, rendus ronds par la stupeur, n'avaient de cesse de fixer celui qui était à l'origine de ses émois. De part son excès de lucidité, elle tentait encore de maintenir le peu d'impassibilité qui pouvait lui rester ; mais en vain, car bien plus grandes et supérieures étaient les émotions qui faisaient trembler tout son être.

Aussi ne souhaitait-elle pas les retenir, plus maintenant.

Sa main gardée captive s'échappa lentement mais sûrement, glissant sur le torse fiévreux de Tyki pour finalement s'en éloigner ; laissant paraître qu'elle renonçait à prendre ce cœur qui battait à tout rompre – si vivant, si humain –, autant que le sien manquait d'exploser au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Le silence perdurait ; elle attendait. Elle attendait que la souffrance infligée par sa patience devienne plus insupportable, pour que le remède n'en soit que plus efficace ; et le plaisir qu'ils y trouveront plus intense.
Délicatement, une main vînt de nouveau se poser sur le poitrail du Portugais ; bientôt suivie de l'autre qui osa à peine le toucher. En une douce caresse, elles frôlèrent son torse, s'attardèrent sur son cou pour monter finalement sur ses joues. Au rythme de l'ascension se brisaient les barreaux qui retenaient ses sentiments prisonniers, partant en fumée dans le feu ardent qui brûlait son corps entier.

Si Lui n'avait point hésité en venant assaillir ses lèvres, Elle en revanche tremblait ; mais ce n'était ni la peur ni le doute qui la faisaient tressaillir : seulement la frénésie et l'adrénaline qui s'apprêtaient à libérer la Passion dévastatrice.

Elle allait l'arracher.
Ce cœur chaud et palpitant.

« Que je le dévore s'il le faut. » murmura la Lionne d'Islande.

Alors elle l'embrassa.
D'abord farouchement, presque timidement. Du bout des doigts, elle osait à peine effleurer sa barbe. Puis la pudeur laissa peu à peu place aux désirs assumés, et ce fut chaque infime partie de ses lèvres qui agrippa les siennes, pour ne plus les lâcher le temps de cette passionnée et douce étreinte. Bien plus que cela, c'était une libération, un soulagement : toutes ses émotions trop longtemps réprimées qui en un baiser goûtaient à la Liberté. Un baiser si vivement animé par la force de sa colère, de sa rage et de sa tristesse, par l'exquise violence de la Passion ; et l'infini tendresse de l'Amour qu'elle lui portait. Ses mains froides et pourtant fébriles finissaient par s'égarer plus franchement dans la chevelure d'ébène de l'hôte du Plaisir, venant y trouver une chaleur follement humaine. Elles glissaient sur ses joues, sa nuque, sa gorge, ou même ses épaules tâchées par la suie – mais plus rien ne comptait à cet instant, et l'état dans lequel pouvait bien se trouver Tyki n'avait de toute manière aucune importance à ses yeux.

Elle l'aimait. Nína Siríussdóttir avait succombé.
Après tant d'années à s'y refuser, après l'avoir haï, lui ; c'était inespéré, et c'est sans doute pourquoi, aujourd'hui, elle puisait cet Amour inattendu et grandissant d'une source intarissable. Elle l'aimait et voulait le lui faire savoir ; ainsi l'un de ses désirs était qu'au travers de ce délicat mais enflammé baiser, les doutes qu'il pouvait avoir s'effacent à tout jamais.


Car toutes les bonnes choses ont une fin, et malgré elle, la jeune femme cessa de l'embrasser ; sans pour autant se dégager de leur étreinte. Front contre front, leurs lèvres s'effleurant ; elle entrouvrit les yeux, et laissa son regard dévier sur la main qu'elle avait à nouveau posé sur le cœur du Portugais, le désignant.

« Tant que je vivrai, rien ne pourra le consumer. » finit-elle par dire afin de briser le silence. Sa voix était basse, et son souffle encore haletant. Il n'était pas nécessaire qu'elle exprime cette promesse, mais elle voulait qu'il l'entende, qu'ils l'entendent. Tyki, mais surtout Joyd. Alors elle ajouta, à l'intention de ce dernier : « rien ni personne. »

Elle savourait chaque instant passé auprès de lui, dans ses bras, sentant son cœur battre contre sa main. Chaud et humain. Mais si ces caresses partagées formaient un aveu plus concret que les mots, la Skjaldmö à la chevelure d'or et d'argent souhaitait tout de même lui faire savoir à haute voix au combien elle aussi avait souffert. Au combien il ne devait plus douter d'elle.

Finalement, elle fit un pas en arrière, et s'éloignant de Tyki, elle lui tourna une nouvelle fois le dos. Ses iris fixaient l'horizon, là où les plaines s'étendaient à perte de vue ;  faiblement éclairées par la lumière de la Lune, mais suffisamment pour que l'hôte du Mythe les discerne.

« Je suis parvenue à quitter Reykjavík pour te retrouver car... » commença-t-elle à confier, pour le moins hésitante et troublée par les images qui tourmentaient constamment son âme ; et plus encore quand elle en parlait – pas même la beauté du paysage portugais ne parvenait à les camoufler. « Ceux qui m'y retenaient ne sont plus. »

Ma mère a été tuée, eut-elle souhaité dire. Mais si cette phrase taraudait ses pensées, elle était encore incapable de la prononcer de vive voix. On l'avait privée de son corps, Nína ne le voyait plus ; mais Invisible n'est pas Inexistant. Son âme perdurait ; elle en était certaine.

« Soulage un tant soit peu ma douleur, Tyki, ne me vois plus comme tu verrais un démon. » supplia-t-elle alors qu'elle lui faisait à nouveau face. « Regarde-moi. »

Se rapprochant de lui, elle leva une main qui vint lentement se poser sur sa joue ; et planta son regard dans le sien. La glace qui couvrait si souvent les traits de son visage avait disparu. Il n'y restait plus que la pureté de ses sentiments.

« Ou dis-moi comment te prouver ma bonne foi. »












NÍNA RUGIT EN THISTLE.
☩ La Lionne d'Islande ☩

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Mon but: Être libre à nouveau, et vivre en paix auprès des siens. || Actuellement : retrouver la trace de Siríus, Æsa et Myrkur.
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☩ NÍNA EST CONSIDÉRÉE COMME MORTE DEPUIS LE 27 JUILLET 18**. DEPUIS, ELLE CACHE SA RÉELLE IDENTITÉ ET SE FAIT APPELER EVE KIERKEGAARD. ☩

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STATUT STAFF : PRÉSENCE RÉDUITE
STATUT RP : EN PAUSE




« Maintenant que tu es réveillé, Mythe, tout semble différent. Le coeur bat comme toujours, mais cette fois hors de la course du temps. »

Augað mitt og augað þitt, og þá fögru steina. Mitt er þitt og þitt er mitt. Sérðu ekki við fæddumst til að standa hlið við hlið. TYNA'S THEME. ♡

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 1221 ▐ Autres Comptes : COMING SOON (mais pas trop soon quand même faut pas exagérer hein) ✖
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▐ RPG Age : 25 ans.
▐ Personnalité : Ténébreuse ✖ farouche ✖ solitaire ✖ bohème ✖ distante ✖ méfiante ✖ indépendante ✖ introvertie ✖ flegmatique ✖ intimidante ✖ impartiale ✖ impénétrable ✖ froide ✖ discrète ✖ douce ✖ subtile ✖ posée ✖ silencieuse ✖ vertueuse ✖ patiente ✖ humble ✖ pudique ✖ protectrice ✖ et bien plus encore.
▐ Parcours RP :


{ R P . E N . C O U R S }

Arche || Wisely Kamelot { 10 }
Irlande || Rusty O'Connor { 3 }
Arche || Tyki Mikk { 5 }
Angleterre || Yû Kanda { 1 }
France || Eugénie ; Nausicaa ; Maugrim ; Basile { 0 }

Prochainement : Eugénie ; Şehrazat ; Caleb.

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Mar 2 Déc - 12:27
mon coeur, arrache-le




Sa main s'échappe, ton coeur se contracte. A quoi t'attendais-tu, Tyki ? Un sourire amer déforme tes lèvres et tu te vois déjà partir, tu te vois déjà loin d'elle. A jamais. Mais sa main revient se poser sur toi, faisant s'envoler toutes tes intentions. Figé, les pieds ancrés dans la terre, tu ne bouges pas. Va-t-elle finalement te l'arracher ? Tu attends, impatient et résigné à ton sort. Mais ses mains remontent le long de ton torse, t'arrachant un battement de coeur, dérobé au passage. Ses mains, comme une caresse enneigée sur ta peau, rejoignent ton cou, tes joues. Qu'est-ce qu'elle fait ?

« Que je le dévore s'il le faut. »

Et, attirant ton visage vers elle, Nina t'embrasse. Tes yeux s'écarquillent, laissent place à une grande confusion, un trouble immense. Tes sourcils se froncent finalement, tes mains viennent planter leurs doigts dans ses bras. Aucun échappatoire possible. Tes paupières se ferment lentement alors que, ramenant son corps contre toi, le baiser s'intensifie. Fougueux, brûlant, passionné. Sincère. Et même si c'est trop beau pour être vrai, tu ne veux pas rejeter cette chance unique.

Bientôt, vous êtes contraints de rompre le baiser. Par manque d'oxygène. Par nécessité. Ce baiser vous aurait consumé, dévoré. La respiration légèrement saccadée par tant de passion, front contre front, tu finis par entrouvrir les yeux, soupirant doucement contre ses lèvres charnues. Sa main contre ton coeur, tu te refuses à prononcer le moindre mot qui pourrait gâcher ce moment qui n'appartient qu'à vous, avec pour seuls témoins la lune et les étoiles.

« Tant que je vivrai, rien ne pourra le consumer. » Ton regard se plonge dans le sien tandis qu'elle poursuit. « Rien ni personne. »

Tu scrutes ses iris. Elle ne te parle pas. Elle parle à Joyd qui, s'il était présent, afficherait certainement un sourire provocateur avant de se retirer. Et tu le sens repartir. Il n'est plus à la porte. T'accorderait-il une faveur en laissant le Mythe te conquérir ?

Nina finit par quitter tes bras. Bientôt, la chaleur de son corps est remplacé par un douloureux vide, froid et sombre. L'islandaise te tourne le dos puis finit par s'exprimer après un silence, expliquant les raisons de sa présence ici. Entre autres. Tu t'approches d'elle. Un pas, puis un autre. Et tu t'arrêtes lorsqu'elle te fait face. Va-t-elle te reprocher de t'être approché ?

« Soulage un tant soit peu ma douleur, Tyki, ne me vois plus comme tu verrais un démon. Regarde-moi. »
« Je te regarde Nina. Je n'ai fait que ça depuis tellement de temps. »

Elle vient poser sa main sur ta joue et tu l'observes longuement. Elle est magnifique. La glace a fondu pour laisser place à une femme ravissante, parée d'une robe unique. Celle des sentiments sincères.

« Ou dis-moi comment te prouver ma bonne foi. »

Tu restes silencieux un moment avant de poser ta main sur la sienne, fermant un bref instant les yeux pour profiter de cette caresse sur ta joue. Tu guides ensuite cette même main jusqu'à ton coeur, ton bras venant entourer sa taille pour la rapprocher de toi.

« Promets-moi que tu ne le laisseras à personne d'autre. » Tu te redresses pour glisser tes mains le long de ses bras, rejoignant ensuite ses hanches. « Promets-moi que tu ne laisseras ça à personne d'autre que moi. » Tu te penches vers elle, effleurant ses lèvres des tiennes. « Promets-moi qu'elles n'embrasseront que moi. » Et tu termines en posant ta main sur son coeur, malgré sa poitrine, tu t'en moques bien. « Laisse-moi être celui qui te l'arrachera comme tu es celle qui me privera du mien. »

Tes mains quittent son corps, tu fais un pas en arrière pour la laisser prendre tranquillement sa décision. Il n'y aura pas de retour en arrière possible. Parce que tu l'aimes. A en crever. Et que tu n'accepteras jamais qu'elle soit à un autre.

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Sam 20 Déc - 13:58



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

Il préféra en premier temps garder le silence, mais elle n'en était pas déçue, non ; elle était patiente. Cette absence de réponse – quand bien même la douce viking attendait celle-ci avec une envie éhontée – ne fut qu'un sacrifice pour son ouïe au bénéfice de sa vue.
Profitant de ce silence et tandis qu'il guidait sa main vers son cœur, son regard put se concentrer sur Lui, n'ayant de cesse de scruter chacun de ses mouvements, que ce fut le moindre battement de cils ou les infimes frissons qui parcourait encore ses lèvres marquées par les souvenirs indélébiles de la Passion.

Elle le dévorait des yeux. Sous la clarté de la Lune pleine en cette nuit printanière, l'horizon qui s'offrait à l'Islandaise portait seulement le nom de Tyki Mikk, depuis qu'ils avaient échangé ce baiser enflammé. Cette flamme qui les animait – un véritable brasier –, était si puissante, impérissable, que même la pluie n'aurait su l'éteindre. Il n'avait pas été allumé la veille tout comme cet amour n'était pas naissant : ils avaient toujours été ; l'étincelle n'attendait qu'un souffle chaud pour s'embraser. Un souffle qui vînt avec les caresses partagés, lèvres s'effleurant puis se bousculant ; lui ouvrant les yeux comme jamais. Leur premier baiser avait été cette goutte d'eau dans le vase qui retenait ses sentiments prisonniers, cette goutte de trop libérant alors une vague d'émotions, dévastatrice. Et aujourd'hui, elle réalisait : ce qu'elle ressentait pour lui sommeillait déjà dans son cœur depuis bien longtemps ; elle le savait, sans être apte à le comprendre. Sa conscience n'avait été que trop aveuglée par le mépris qu'elle ressentait envers un clan dont elle ne voulait pas faire parti – mais dont Lui en était un des plus dignes représentant. Lui qui l'avait arrachée à sa famille, Lui qu'elle avait tant haï, mais Lui qui en ce jour posait ses mains sur Elle tel aucun autre n'avait fait auparavant.

Et elle aimait ça. La Skjaldmö aimait cette manière qu'il avait de la retenir de ses mains que l'on devinait puissantes sans même les effleurer ; de glisser ses doigts dans le creux de son dos pour l'empêcher de fuir. Fuir, elle aurait pu le faire, peut-être même aurait-elle dû le faire depuis bien longtemps ; mais c'était désormais trop tard. Elle avait goûté à cette tendre ivresse et ne voulait plus s'échapper.

Puis il prit enfin la parole.

« Promets-moi que tu ne le laisseras à personne d'autre. »

Le cœur du Portugais cognait contre sa paume, elle le sentait battre si fort que ce fut comme si elle l'avait arraché : elle le serrait, là, entre ses doigts, encore brûlant, palpitant ; transpirant encore de son rouge passion. Ce cœur, il était désormais le sien, l'un de ses biens les plus précieux, et pour rien au monde elle ne le délaissera. Je te le promets.

« Promets-moi que tu ne laisseras ça à personne d'autre que moi. »

Et ses mains glissaient doucement sur ses bras ; toucher enivrant, excitant le grain de sa peau nue. Bientôt, ce seront ses hanches qui trembleront sous ces caresses. Il n'y avait que lui pour être capable de la rendre ainsi, fiévreuse comme elle ne l'avait jamais été – il était le seul, et le sera toujours. Je te le promets.

« Promets-moi qu'elles n'embrasseront que moi. »

Leurs lèvres se frôlaient à nouveau, mais demeuraient là incapable de forcer l'appui. S'attirant et se repoussant à la fois, elles semblaient danser, se provoquer, pour un jeu dangereux qu'elles ne partageraient avec aucune autre personne. Je te le promets.

« Laisse-moi être celui qui te l'arrachera comme tu es celle qui me privera du mien. »

Ces derniers mots sonnèrent comme l'ultime serment scellant pour l'éternité leur liaison. À l'image de ce qu'elle même faisait, Tyki vînt lui aussi ressentir les battements du cœur de l'hôte du Mythe au creux de sa paume, sa main venant épouser le galbe de son buste. À cet instant, elle sursauta, et par un vieil instinct souhaita reculer, s'éloigner de cet homme qui effleurait aventureusement son corps. Néanmoins, cet être-là n'était pas un parfait inconnu et c'est vraisemblablement pourquoi, après coup, la jeune femme resta impassible. Il fallait qu'elle s'habitue à ses contacts, à leurs caresses, elle qui avait toujours été si farouche, tant inaccessible qu'un fauve sauvage ; elle devait faire cet effort là, pour Lui.
Pourtant, lorsqu'il s'éloigna – peut-être avait-il ressenti la gêne de sa compagne –, Nína ressentit un étrange manque, celui de ces touchers nouveaux qu'elle redoutait tant. Elle aurait aimé le retenir, lui attraper les mains et les plaquer sur ses courbes pour que jamais elles ne s'en détachent. Mais tout ce qu'elle fit, c'est tendre le bras droit vers lui, et de nouveau poser ses doigts sur son torse. Elle s'était mise à aimer les placer là, sur son cœur, pour le sentir se contracter, et se rappeler à quel point lui aussi était humain.

Il y a quelques minutes encore, ils se défiaient, s'empoisonnaient par les menaces. Mais voilà que de la Haine à l'Amour il n'y avait eu qu'un pas, un unique palier invisible que les deux amants avaient franchi sans crier gare.

« Et tu disais me haïr...? » ironisa-t-elle sans le quitter des yeux, tandis que sa main glissait lentement sur cou. « Alors ne m'aime jamais, je t'en prie. »

Réduisant le vide qui les séparait, elle se rapprocha de lui avant de prendre la parole en un murmure ; la voix de velours, grave, mais délicate.

« Abhorre-moi jusqu'à n'en plus pouvoir, Tyki. » susurra-t-elle. La descendante de Noé, fauve qu'elle était, se mit à lui tourner autour, le pas lent, félin, presque lascif ; sans que sa main ne se détache de sa gorge ; et son regard ambré de tout son corps – transcendant l'âme-même de l'hôte du Plaisir. Elle semblait le ligoter de ses doigts, dessinant autour de son cou un cercle invisible duquel il ne pouvait s'échapper. « Torture mon âme sans remord... Déverse toute ta haine sur mon corps. »

Alors qu'elle se trouvait dans son dos, elle se stoppa. À la fois si proche et loin de lui, son corps semblait légèrement appuyé contre le sien, mais ne faisait que le frôler telle la caresse du blizzard islandais. Sa main droite, rejointe par sa gauche, quitta le cou de l'Aimé pour venir glisser le long de son échine. Elle n'avait pas oublié ce qu'il lui avait demandé de lui promettre.

« Tout mon être sera à toi, Tyki, rien qu'à toi, je te le promets. » chuchota-t-elle à son oreille. Sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, elle reprit. « ... Seulement si tu es à moi. »

Son corps se détacha finalement du sien ; la Lionne d'Islande s'éloigna, silencieuse. Après des mois passés à se sentir prisonnière, du clan Noé, de la Guerre sainte, de sa propre âme hantée par la Mémoire du Mythe ; cette nuit, elle était de nouveau libre. D'une part, elle se sentait aussi plus humaine que jamais, malgré le démon qui s'était emparée d'elle ; car aujourd'hui elle ouvrait les yeux, et découvrait l'un des sentiments les plus humains qui, jusqu'à présent, lui faisait défaut : l'Amour.

Alors qu'elle marchait, longeant les murailles du donjon de Beja, elle levait le menton vers la Lune : là haut, on y devinait Frigg tissant des nuages dans le ciel couvrant les deux amants.

Elle se retourna une dernière fois, tendre et malicieuse, venant capter le regard de Tyki ; avant de disparaître au coin de la ruelle.

« Tyki... »

Son nom était un soupire que murmurait le vent entre les feuillages ; un chant de sirène résonnant doucement avec la brise légère de la nuit.

Nína n'avait plus qu'une seule envie.
Lui.












NÍNA RUGIT EN THISTLE.
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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Jeu 1 Jan - 22:45
mon coeur, arrache-le




Tu la suis du regard, comme un prédateur regarderait son futur repas s'éloigner. Tes iris épousent la forme de ses courbes et tes jambes finissent par se mouvoir, te lançant à sa poursuite. Mais il n'y a aucune précipitation. Juste ce désir irrépressible, cette envie dévorante de ne pas vouloir la laisser s'évanouir dans la nature. Alors tu épouses ses pas, comme si tu étais un aimant attiré par un autre qu'on chercherait à éloigner de toi. Elle se retourne finalement, murmurant ton prénom avant de disparaître au détour du chemin.

Tu t'arrêtes, attendant une poignée de secondes. Tu soupires, t'orientant finalement vers cette muraille de pierre. Sans attendre, tu te colles à elle. Peu à peu, ton corps s'affaisse dans cette pierre seulement éclairée par la lune. Usant de tes capacités de Noé, tu avances d'un pas serein. Traverser les murs et autre matière est une chose aisée pour toi. On ne peut fuir le fantôme capable de traverser les murs. On ne peut s'extraire au Plaisir, Nina.

Tu réapparais de l'autre côté, t'extirpant du mur adjacent à celui où tu as disparu. Et tu la vois qui avance sans t'avoir encore remarqué. Quand c'est le cas, elle n'est qu'à quelques pas de toi. Une main dans ta poche, l'autre le long du corps, tu l'observes silencieusement.

« Tu croyais pouvoir m'échapper aussi aisément ? »

Tu romps cette distance qui vous sépare, te plantant devant elle. Elle est presque aussi grande que toi, mais tu restes le plus grand de quelques centimètres. Tes yeux s'ancrent aux siens, s'y plongent et s'y noient une énième fois. Ton bras remonte et tes doigts effleurent la peau nue de ses bras.

« Tu as fait la promesse d'être mienne, Nina. Alors n'espère pas un seul instant pouvoir te soustraire à moi. »

Tes doigts attrapent ses mains avant de s'entremêler à ses doigts. Ton front se pose contre le sien. Un moment de répit dans cette guerre. Un moment rien qu'à vous. Comme si le temps s'était arrêté. Un sourire au coin des lèvres, tu portes sa main à ton coeur.

« Vas-tu l'arracher, finalement ? C'est peut-être ta dernière chance. »

Vos regards se croisent, et tu ne résistes pas à cette délicieuse tentation : tes lèvres se posent sur les siennes. Et, ta main sur ses reins, tu l'attires à toi. Le destin a voulu que ce soit toi qui l'arrache à son foyer. Lui encore qui a voulu que ce soit elle qui t'arrache ta raison et ton coeur. Et maintenant vous êtes là, à posséder le coeur de l'autre.

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Re: “ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
Sam 3 Jan - 1:10



TYKI & NÍNA
« Doucement t'arracher le coeur. »

Elle s'éloignait, effleurant du bout des doigts les briques couvertes de mousses des murailles qu'elle longeait. Elle ignorait tout de la bâtisse qui entourait partiellement la ville, s'apparentant à une sorte de donjon ; il n'en restait là que les vestiges, et les signatures de guerres passées – que l'on devinait aisément humaines ; à en juger par l'absence de toute trace de matière noire. Des guerres d'Hommes, mais sans doute engendrés par des forces supérieures, comme il n'était pas rare de voir aujourd'hui : elle avait eu vent des vices de l'Apôtre du Désir, et de tous les conflits qu'il avait déclenché grâce à ses manipulations. Qu'en sera-t-il d'ailleurs de la réaction de ce dernier – qui n'était autre que le frère de Tyki –, quand il apprendra que son si cher et si noble cadet s'éprenait d'une modeste roturière du Nord ? Y songer fit s'étirer les lèvres de la jeune femme en un sourire infime : in fine, il était peut-être préférable qu'il ne le sache pas.

« Tu croyais pouvoir m'échapper aussi aisément ? »

Pénétrant tranquillement dans le village, ses pas se firent discrets ; sans que la Fauve n'ait à user de quelconque don de surhomme pour se faire silencieuse – à l'inverse du Portugais qui se tenait dans son dos.
Elle soupira.

« Tu as triché. » constata-t-elle, le ton calme et posé.

Nína le regardait passer devant elle, feutrée comme à son habitude. Et à leur habitude, leurs yeux n'avaient de cesse de se fixer, inlassablement, tant que leurs vies semblaient dépendre de ces regards langoureux. Les frissons que Tyki avait le don de provoquer chez elle se firent une nouvelle fois plus intenses quand, s'approchant, il vînt à nouveau caresser ses bras dénudés ; avec une délicatesse qu'elle seule pouvait connaître. Et elle demeurait droite, imperturbable. Quelque chose avait changé, cet amour brûlant avait fait fondre la pierre qui embaumait son cœur ; mais elle n'en demeurait pas moins cette femme flegmatique, d'apparence inébranlable, et glacée comme les terres qui l'avaient vu grandir.

« Tu as fait la promesse d'être mienne, Nína. Alors n'espère pas un seul instant pouvoir te soustraire à moi. »

La jeune femme était une descendante des vikings, une fière skjaldmö, et en tant que tel, l'on ne brisait pas une promesse ; on la tiendra, jusqu'aux portes du Walhalla s'il le faut. Et la distance ne pouvait rien y changer. Elle avait désormais cette sensation qu'ils ne faisaient plus qu'un ; il avait comblé un vide dans son âme et son cœur qu'aucune autre personne n'aurait pu rassasier.

« Mais je ne le veux pas. » lâcha-t-elle simplement, l'air que l'on aurait cru ailleurs – elle était seulement perdue, engouffrée dans le regard perçant de son amant.

Elle avait parlé avec son cœur, sans penser aux mots qu'elle emploierait, ils lui étaient venus le plus naturellement du monde. Non, elle ne voulait pas se soustraire à lui, jamais. Pour elle qui ne souhaitait pas mener une vie de descendant de Noé, l'avenir paru plus agréable quand elle songea à une éternité passée aux côtés de l'hôte du Plaisir. Celui-ci s'approchait un peu plus de Sa Fauve, laissant leurs front s'entrechoquer et leurs doigts s'entremêler. Leurs souffles se mélangeaient et les cœurs battaient à l'unisson. Elle savourait cette instant qu'elle aurait souhaité éternel.

« Vas-tu l'arracher, finalement ? C'est peut-être ta dernière chance. »

La main posée sur le cœur de son ravisseur remonta le long de son cou, pour que son index vienne finalement lui caresser les lèvres.

« Chaque chose en son temps, fáviti. » murmura-t-elle à son oreille.

Nína souriait, d'un sourire léger, presque imperceptible ; rare. Elle aurait pu le faire, elle n'avait qu'à planter ses griffes dans son poitrail pour lui extirper cette organe qu'elle voulait sien à tout jamais. Puis ils s'embrassèrent, longuement, alternant passion et douceur ; cédant une fois de plus à la tentation qui avait été bien trop forte pour leurs esprits échauffés. La chaleur s'emparait de leur corps dansant l'un contre l'autre, et aussi brusquement qu'il était venu éperonner ses lèvres, elle mit fin au baiser : en raison à cela, le son de pas s'approchant lui étant parvenu aux oreilles.

À Beja, il se faisait tard, mais vraisemblablement, quelques âmes rôdaient encore dans les ruelles de la cité. Et voilà que deux hommes arrivaient au loin, interpellant au passage l'incarnation du Plaisir. Par chance, les inconnus ne semblèrent pas avoir vu la femme qui accompagnait leur ami, sans doute cachée par la silhouette de Tyki. Elle ne souhaitait pas lui causer du tord, à lui qui au matin même voulait la chasser de ses terres comme elle avait pu le faire en Islande – et elle ne pouvait que le comprendre. Alors, profitant d'un moment d'inattention de la part de son amant, elle disparut dans l'ombre de la nuit ; laissant seul en compagnie de ses deux amis cet homme que son cœur avait choisi.








Merci pour ce RP, Tyki, vivement la suite. ♥
Nehal j'te ken en deux






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France || Eugénie ; Nausicaa ; Maugrim ; Basile { 0 }

Prochainement : Eugénie ; Şehrazat ; Caleb.

1420 points.

RANG D.

Rang C dans 2 combats.
Rang B dans 80 points.

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“ Doucement t'arracher le cœur. ” – pv Tyki Mikk
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