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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Drame à Southwark

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Drame à Southwark
Jeu 7 Aoû - 19:40
Je commence à m’impatienter. Cela fait trente minutes que j'attends, debout dans le froid. Ma respiration fait des petits nuages de buée. La neige tombe en flocons réguliers. Les quelques passants ne me prêtent aucune attention. Des spectateurs sortent du théâtre. Je suis dans le quartier de Southwark à Londres. J'observe la foule, espérant y voir le visage de cet homme. Comment s'appelle t' il déjà ? John? Lewis ? Non, c'est un nom commençant par M. Mélanie ? Quelle drôle d'idée. Je sens la colère bouillir en moi. Je finis par m’asseoir sur le bord de la tamise. Il faut que je reste calme. J'inspire et expire. Ce que ce fleuve peut puer. J'inspire et expire. J'ai besoin de parler à cet homme.

Il m'avait reconnu. Ou plutôt, il avait reconnu le corps de Michael. Il m'avait abordé, me demandant des nouvelles. Il m'avait fallu du temps pour me souvenir. On avait habité en bas de chez lui durant quelques mois. Je n'avais pas répondu du suite. Je m’apprêtais a partir, lorsqu'il m'avait dit qu'il savait peut être quelque chose sur mon meurtre. Il m'avait donc donner rendez vous ici, ou j'attends depuis maintenant quarante minutes comme un imbécile.

Soudain, j'entends parler derrière moi. Il est enfin la. Je me relève en souplesse, puis me retourne. Devant moi se trouve l'homme, accompagné de sept de ses acolytes. Je n'y prête pas attention.
Il commence à me parler de tout et de rien. Je n'écoute pas. Je préfère me concentrer sur la neige qui tombe. Je remarque peu à peu que les hommes l'accompagnant se rapproche discrètement, jusqu'à me bloquer, m'empêchant de fuir. Je n'en avais pas l'attention de toute façon. J'inspire et expire. Garde ton calme. Concentre toi. Écoute ce qu'il dit. Et puis non en fait. Il est toujours en train de raconter sa vie, et son business. Je l'entends dire mon prénom, mais ne relève pas. Il peut dire ce qu'il veut sur moi, je m'en moque. Je regarde le ciel. La nuit est en train de tomber. D'ailleurs, il n'y  presque plus personne autour de nous. Au loin, j'entends des personnes rire. L'une des compagnies de théâtre doit représenter une comédie. Ah le théâtre. Les grandes tragédies. Les monologues. Les rimes. Il fallait reconnaître que tout cela avait un certain style. L'homme m'interpella.

« Tu m'écoutes ? »

J' hoche la tête, vaguement convaincant.

« Je disais, t'es pas très loquace. Et puis t'as l'air tout triste. Bon, tu vas le dire, le deuil tout ça... mais bon... »

Déjà, je ne l’écoute plus. Puis ses amis rient.

« Qu'as tu dit ?

- J'ai dit que tu avais l'air plus fort. Avant, tu pouvais pas faire un pas sans ton frère. Et tout le temps en train de chouiner comme une fille. Ou de rire comme un imbécile. »

A nouveau, ses amis rient. Je sens mes poils se hérisser le long de ma colonne vertébrale. Je dois garder mon calme. Je dois garder mon clame. Mais, c'est de plus en plus dur. Il ose insulter Michael. J'inspire et expire. Puis je me reconcentre sur son monologue.

« De beaux muscles, vraiment. Mais ce n'est pas ça qui va nous empêcher de te tuer. »

A ce moment là, une forme primitive d'étonnement doit se lire sur mon visage.

« Je t'en prie, t'as quand même pas cru que je savais quoi que ce soit. Tout ce que je voulais, c’était t'emmener dans un endroit moins fréquenté, et prendre ces jolies bottes, ce jolie manteau, et cette jolie dague. »

Une dague ? Ah oui, je l'avais achetée hier. Ça peut toujours être pratique.
Sur ses mots, ses hommes me saisissaient. Je ne pus réprimer un rire.

« Qu'est ce qu'il y a ? »

Hum. Serait-ce une once de peur que j'entends au fond de sa voix ?

« Tu me fais attendre comme un imbécile. Tu me mens. Tu oses critiquer mon frère. Et tu penses vraiment que je vais te laisser me tuer et partir comme si de rien n’était ? Vous êtes vraiment pathétiques. »

Au bout de quelques minutes, le combat est fini. J'ai face à moi huit cadavres, dont un très très amoché. Il fallait que je me calme, ce n'est pas de ma faute. Je remets mes cheveux en place et enlève la poussière. Son prénom me revient en tête. Il s'appelait Mathew. Je fixe les corps. Que vais-je en faire ? Je réfléchis, lorsque j'entends un bruit venant de ma droite. Je regarde et vois une jeune femme. J'ai l'impression de la connaître, mais je balaie cette idée d'un revers de la main. En quelques secondes, ma décision est prise. Je me précipite sur elle. Un seul objectif en tête : sa mort.
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Re: Drame à Southwark
Jeu 23 Oct - 9:31




Hereata avançait fièrement dans les rues de Londres, les bras chargeaient de paquets de cafés.

Comme elle ne pouvait pas s'approcher d'une cafetière sans que le malheureux appareil explose, ( mais qu'on ne pouvait pas non plus freiner sa bonne volonté envahissante ) les scientifiques de l'ordre noir avait trouver la parade : La fille des îles serait chargé du réapprovisionnement entre deux livraisons du précieux nectar. En effet, il arrivait assez souvent que les fèves de cafés viennent à manquer et que faute de leur drogue habituelle, les hommes de Komui sombrent, tout comme leur responsable, dans un état végétatif proche de la léthargie.

Avec l’excentrique vanuatane, ce n'était plus le cas. La demoiselle prenait son « travail » très à cœur et dès qu'elle voyait le niveau s'approcher de la zone rouge, elle courait en racheter chez le meilleur torréfacteur de Londres . C'est ainsi que notre héroïne était passée du statut de nuisible à celui de sainte dans le cœur des blouses blanches.

Et tout à l'heure, alors qu'elle venait tout juste de rentrer de mission, l'adolescente c'était aperçue qu'encore une fois on frôlait la panne sèche. Alors envolée la fatigue ! Son rapport au grand intendant expédié, la voici en route pour la boutique de Coffee & bean à l'angle de Southpark et de John's Avenue.

Comme d'habitude, la transaction fut rapide. Mister Palingthon avait déjà préparé les sacs ( le brave homme avait une sorte de flaire pour savoir le jour où la brunette passerait, ou bien il était vachement prévoyant) et après avoir payé, la jeune fille refit le chemin inverse en chantonnant.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes quand soudain une odeur. Une odeur qu'hereata connaissait bien. Rien à voir avec l'odeur de poulet de chez bones ou de brioche de chez Miss Pétunia. C'était une odeur de fleurs. L'odeur de sa couronne. Et cela ne voulait dire qu'une seule chose : Akuma !

L'exorciste fronça les sourcils. Sur le qui vive. Où était il ? Où était le monstre ?

Prudente, la jeune fille décida de quitter l’artère principale pour les ruelles moins fréquentées. En cas d'attaque , il ne fallait pas que des civils soient visés. Si l'agent du comte voulait s'en prendre à quelqu'un, il suivrait sans doute l'uniforme rouge et noir de l'ordre.

Alors qu'elle battait prudemment en retraite dans l'ombre des bas fonds. Un bruit attira son attention. Un Cri. Celui d'un homme. Non , de non !

La demoiselle lâcha ses paquets pour foncer vers l'endroit d'où ça provenait. Malheureusement, elle arriva trop tard.

8 corps atrocement mutilés gisaient dans une ruelle. Une forme noir en tenait un 9ém, immobile.

«  Innocence, Activation ! »


Il y eut un flash. L'exorciste venait d'activer sa couronne de fleur et 40 lianes virevoltaient autour de sa tête en claquant avec agressivité. Leur propriétaire était furieuse. La machine allait le payer très cher. Parce que c'était bien une machine dont il s'agissait, n'est ce pas ?
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Re: Drame à Southwark
Mer 5 Nov - 12:44
Alors que je me précipite sur elle, quelque chose bouge au niveau de son visage. Des grosse tiges vertes en sortent. Je m'arrête soudainement et la fixe. Je me souviens d'elle. C'est la jeune femme de l’île de Pâques. La jeune exorciste qui m'a laissé la vie sauve. Toute personne normale hésiterait à la tuer et repartirait en sens inverse. Mais pas moi. Je me fous de tout ça. Elle n'avait qu'à me tuer. En même temps, je lui suis … reconnaissant de ne pas l'avoir fait. Je me souviens de sa force et devine le combat comme perdu d'avance. Mais je ne peux pas reculer. Et puis, quelque chose en elle m'intrigue. Ce qui m'énerve un peu plus. Je décide de ne pas prendre mon aspect de monstre tout de suite. Elle est certes plus rapide, mais reste encombrante. Et qui sait, peut être que des passants vont nous apercevoir. Il vaut donc mieux rester discret pour l'instant. Qui plus est, peut être fera t' elle preuve de pitié si j'ai l'air humain. Heureusement que le corps de ne reflète pas l’âme.

Perdu dans mes étranges pensées, j'en oublie presque la jeune femme. Pourtant, elle est toujours là, prête à se défendre. Je reprends ma garde et la jauge du regard. Je ne sais où attaquer. Au moindre de mes mouvements, elle va m'attraper avec l'une des lianes, et je serai fait comme un imbécile. J'aime pas ça. Pas du tout même. La peur vient, remplaçant peu à peu la colère. Je secoue la tête. Je ne dois pas me déconcentrer et attaquer. Car pour l'instant, j'ai l'air d'un parfait idiot à rester statique.

J'empoigne ma dague et la lance sur elle, visant son visage. Je sais très bien que cela ne servira à rien, mais j'essaie toute de même. Suivant mon arme, je cours vers elle et me jette au sol, espérant la faire tomber en frappant ses pieds. Alors que je ne suis plus qu'à quelques centimètres d'elle, et que par je ne sais quel miracle, mon idée semble sur le point de marcher, je me stoppe dans mon action, et tombe lamentablement sur les fesses. Je la reconnais vraiment. Je sais pourquoi j'avais cet espèce de malaise depuis le début. C'est elle. C'est la jeune femme de mon rêve. Alors elle existait pour de vrai. Elle n'était pas que le fruit de mon imagination.
Je suis envahie de choses bizarres. Mes mains tremblent. Ce que je pense être mon cœur fait des bonds. J'ai le ventre noué. Il faut que je bouge. Il faut que je l'attaque. Mais mon corps refuse de bouger. Non. Ce n'est pas mon corps. C'est mon esprit. Le corps de mon frère est tout à fait prêt à se battre. Il est une machine construite pour cela. Mais moi, Sebastian Abbot, je refuse de le laisser faire. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est plus fort que moi. Je suis rattrapé par ce sentiment que j'ai toujours trouvé ridicule et stupide, l'amour. Ça m’énerve. Pourquoi fallait-il que ce soit elle ? Je fais quoi moi maintenant ? Je me relève et lui demande pardon, lui déclarant tout mon amour ? Elle n'est pas débile. Et elle ne mérite pas un monstre pour amoureux. Il vaut mieux que je me batte et que je meure.
Mais je suis toujours paralysé. J'essaie de lui parler, d'expliquer la situation. Mais mes paroles sont incompréhensibles. Un ramassis d’imbécillité.

«  euh .. enfin... mmh... euh .. »

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Re: Drame à Southwark
Lun 1 Déc - 21:31
Les lianes claquent autour du visage de la jeune exorciste tandis que le monstre de matière sombre se dresse face à elle. Chose surprenante, il ne reprend pas son aspect d'akuma. Pense t il que cela va déconcerter la prêtre noir? Qu'elle ne le frappera pas s'il présente un visage humain? Si c'est le cas, c'est une grave erreur.

Il y a quelques mois de cela, Hereata aurait hésité. Elle se serait laissé berner. Voir, la demoiselle serait tomber dans ce piège grossier. Mais depuis, beaucoup de chose avait changé. Elle d'abord. La vanuatane avait muri à une vitesse vertigineuse. Son sourire n'était bien souvent plus que de façade.  Au fond , elle c'était endurci. Même si le feu sacré et la joie de vivre continuaient toujours à bruler derrière ses prunelles caramels.

Et puis il y avait eu l'accident de la gare, le chat monstrueux dans le train et la plage de Bretagne. Cela avait définitivement réduit à néant sa naïveté. Elle avait appris

Alors la fille à la couronne de fleurs s’apprêtait à frapper fort, attendant le bon moment pour l'attaquer. Prendre l'initiative. Ne pas laisser à l'autre le temps de faire d'autre victimes.

Mais celui qui se trouve en face d'elle ne bouge pas. Il semble vouloir la jauger du regard. Cherche t il à découvrir une de ses faiblesses? Voir si son effet fonctionne. A moins qu'il prépare son attaque, utilisant une de leurs techniques complétement tordue.

Hereata ne bouge pas non plus. Elle retient son souffle. Dans la ruelle, seuls s'agitent les lianes d'innocence qui se tordent et se tortillent comme des serpent lui donnant un air de gorgone végétale.

Soudain un mouvement. un objet fuse. L'exorciste le dévie, sacrifiant au passage une de ses tentacules. Mais son attention a été détourné. L'autre en a profité. Il l'attaque. La fille est surprise. Elle recule d'un pas. L'autre se jette à ses pieds , sans doute pour la faire tomber. Hereata voit le coup mais sait qu'elle ne peut l'éviter. Il est trop tard. Le temps que son cerveau donne l'ordre à son corps de sauté, il sera trop tard. Elle n'est pas assez rapide.

Mais au moment où tout semblait perdu, l'autre se casse lamentablement la figure sur ses fesses. Juste devant la fille à la couronne de fleurs.

La demoiselle en reste stupéfaite. A tel point qu'elle perd toutes ardeurs au combat. Elle ne sait plus quoi faire. Il a l'air si maladroit. Un peu fragile, un peu perdu. Dans son imagination , l'ilîenne lui trouve des airs de chiot pataud. Et puis il la regarde avec un tel regard... des yeux à la fois triste et remplis d'incompréhension. Complétement perdu.

Celui qui a l'aspect d'un jeune homme semble vouloir lui parler mais être trop gêné pour dire quoi que ce soit. Rêve t elle? N'est il pas entrain de rougir? Est ce possible pour un objet mécanique? En tout cas , ce qui est certains, c'est qu'il bafouille:

«  euh .. enfin... mmh... euh .. »


Impossible de l'attaquer. C'est trop tard , l'adolescente ne voit plus la machine , elle est focalisé sur l'humain.

Pire, Hereata se penche même vers lui en demandant d'un air inquiet:

" Euh... ça va? Tu t'es pas fait mal?"

Alors que 10 secondes plus tôt , elle était prête à se livrer avec la créature du comte à un duel à mort, voici la porteuse d'innocente qui s'enquiert de l'état du postérieur de son adversaire. Comme disait maman: chassez le naturel et le voici qui revient au triple galop. On ne la refera pas.

Elle lui sourit même comme pour mieux le réconforter.

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Re: Drame à Southwark
Lun 15 Déc - 11:33
J e suis toujours à terre, incapable du moindre mouvement. Tu peux me tuer. Mais non, tu te baisses et t'inquiètes pour moi. Pourquoi faut-il que tu sois aussi jolie ? Aussi gentille ? Aussi humaine ? Pourquoi faut il que tu sois une exorciste ? Mais surtout, pourquoi faut il que moi, je me retrouve à être sentimentaliste ? C'est ironique que je sois enfin capable de ressentir maintenant que je suis condamné à être un machine, un être porteur de mort.
Je suis coincé. J'ai envie de t'aimer. J'ai envie d'être comme tous ces hommes que j'ai vu heureux en compagnie d'une dame. Je me rends compte maintenant à quelques points j'ai été stupide de penser que je pouvais être satisfait de ma sociopathie. Pourquoi faut il que je m'en rende compte au pire des moments ? Et enfin, pourquoi faut il que je sois toujours en vie ? Tu mérites mieux que moi. Tu mérites Michael.

L'incompréhension dans tes yeux me fait mal. Tu ne te souviens pas de moi. Je n'étais qu'un rêve pour toi. Alors que tu fus le déclencheur de quelque chose pour moi. Je te hais de m'avoir rendu aussi faible. Oui, je te hais autant que je te désire. Je voudrais te voir morte de la même façon que je voudrais retoucher tes cheveux, enlacer ton corps et déposer un baiser sur tes lèvres. D'un seul et même geste, tu m'as montré le bonheur et m'en as interdit l'accès.

Je tends un main tremblante vers ton visage et caresse ta joue. Ta peau est aussi douce que dans mes souvenirs. Je pourrais tout abandonner pour toi. Je pourrais céder là, maintenant. Je pourrais saisir cette chance que tu me tends sans t'en rendre compte. Mais je n'ai pas le droit. Je suis le fruit d'une abomination. Le fruit d'un sacrifice que je me dois d'honorer. C'est pourquoi je dois te tuer.

«  Je suis désolé. »

Je t'embrasse une dernière fois. Puis je me lève et me recule. Je ferme les yeux, vide mon esprit et fais taire mon cœur. Ce cœur que je pensais inexistant. Doucement, je prends ma forme de monstre. Peu importe si des passants me voient, je n'aurai qu'à les tuer. Akuma, je redeviens moi même, ne ressentant plus rien, si ce n'est la honte de m'être laissé emporter de la sorte. Je te regarde avec mes yeux d'automates et ne vois rien d'autre qu'une ennemie comme une autre. Une femme que je dois abattre pour aider le Comte à gagner cette guerre. L'exorciste redevient une anonyme parmi tant d'autre. Elle n'est plus que celle qui m'a épargné sur l'île des colosses.
Alors, sans aucune pensées, je l'attaque, m'apprêtant à faire fondre une pluie de coups. Au fond de moi, sous cette carapace de chair putride et d'os, je sens que quelque chose s'est cassé à jamais. Elle aurait dû me tuer.
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Re: Drame à Southwark
Sam 20 Déc - 18:20
Hereata hésite. Elle est un peu perdue face à l'étrange attitude de l'akuma. D'un coté elle meurt d'envie de lui tendre une main secourable pour l'aider à se relever, de l'autre, une petite voix gémit qu'il s'agit d'un monstre, une machine du comte. Mais ce murmure est si faible. Il a déjà perdu la guerre. L'exorciste n'a plus aucune envie de se battre.

Même l'innocence n'est plus aussi offensive. Les lianes cascades le long de sa tête de temps en temps agitaient de soubresauts. Comme de la répulsion.

Alors qu'elle se penche vers lui pour voir s'il ne s'est pas fait mal, l'homme tend une main tremblante vers le visage de la jeune fille. Cette dernière a un léger mouvement de recul. Mais non. Il ne lui veut aucun mal. Au contraire il lui caresse la joue avec une étrange tendresse. Ses longs doigts sont étrangement chaud. Est ce normal pour un akuma? Ou est le sang de ses victimes qui les maculent qui donne cette impression de vie?

Hereata ne sait pas. Elle est vraiment perdu. En plus, plus elle le regarde et plus le visage de cet individu lui dit quelque chose. Comme si elle l'avait déjà rencontré. Comme si elle le connaissait. Mais c'est si flou. Comme dans un rêve. L'exorciste essaye de se souvenir, mais à chaque fois la réminiscence s'échappe, glissant entre ses doigts comme de l'eau.

Le temps semble se suspendre les figeant ainsi penchés l'un vers l'autre.

C'est alors que l'inconnu murmure:
« Je suis désolé. »

Puis dans un geste aussi inexpliqué que soudain leurs lèvres se rencontrent. Ils s'embrassent. Hereata ouvre de grands yeux surpris, puis se laisse aller fermant les yeux. C'est si agréable. Mais là encore un sentiment de déjà vu étreint son cœur et une inquiétude sourde gronde. Mais la fille des îles n'y peut rien. Elle a presque l'impression de tomber amoureuse. Non... en fait elle est déjà amoureuse. Est ce possible? Cela est un horrible blasphème.

Quand elle s'en rend compte, la vanuatane prend peur et recule. En face d'elle la machine a visage humain en profite pour se relever. L'expression de son visage a changé. Non en fait c'est tout son corps qui change. Hereata reconnait aussitôt cette forme. Comment aurait elle pu l'oublier?

"Toi."

Le mot résonne déchirant. Il y a une forme de désespoir dans cette simple syllabe. De colère aussi. L'exorciste sait enfin à qui elle a affaire. Il s'agit de l'akuma de l'île de pâque celui qui avait attaqué seth, puis elle même. Celui qu'elle avait épargné. La jeune fille frémit d'horreur. Elle sent son cœur se briser.

L'autre profite de son émoi pour l'attaquer. Mais Hereata n'a plus aucun esprit combatif. Elle n'arrive même pas à parer les coups qui pleuvent sur elle en pluie. La douleur est terrible. Mais rien n'égale celle qui lui cisaille la poitrine. Elle a mal. Si mal. Comment l'amour peut il autant faire souffrir?

La seule chose que la combattante de l'ordre arrive à faire, c'est se recroqueviller sur elle même en fermant les yeux. De lourdes larmes coulent sur ses joues.
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Re: Drame à Southwark
Dim 28 Déc - 21:08
Spoiler:
 

L a machine frappe à l'aveugle. Mais nombre de ses coups évitent la jeune femme, comme s'il ne voulait pas lui faire de mal. Le voilà qui fait du sentimentalisme, c'est pitoyable. Le monstre e, vomirait s'il le pouvait. Mais il a autre chose en tête. Le petit bout d'être humain et à terre, recroquevillée, toute tremblante. Pauvre petite âme. Elle n'aurait pas dû s’éloigner aussi loin de chez elle.
L'akuma s'approche lentement et lui tourne autour, se faisant prédateur. Finalement, il s’accroupit devant elle et attrape un mèche de ses cheveux. Il la fait tourner entre ses griffes, et remonte doucement jusqu'au visage de la femme où il essuie ses larmes. Finalement, il tire un grand coup dessus et force l'exorciste à le regarder.

«  Vous auriez du me tuer. Car si lui est rempli d'amour, je ne suis qu'un monstre. »

Il la prend à la gorge et la soulève. Il aime tout cela. Il aime voir la panique dans son regard. Et serait ce de la tristesse ?  Elle lui parait aussi légère qu'une poupée de chiffon. Elle suffoque entre ses mains. Tellement légère qu'il la lance contre le bâtiment sans aucun effort. Il rit et s'approche de nouveau de la femme. Il va pouvoir la paralyser, afin d'être sur qu'elle ne bougera pas.
Des voix le détourne de son objectif. Le spectacle est terminé et la foule quitte le théâtre. Il jette un regard à la petite chose au sol.

«  Tu vas devoir attendre avant de mourir. »

Puis il se tourne et avance en direction des spectateurs. Il ne doit pas laisser de témoins. Et puis, ce sera amusant. Un sourire carnassier aux « lèvres », il marche rapidement. Il ne compte pas utiliser ses canons. Ce sont des armes beaucoup trop barbares. Non. Il veut voir l'éclat de la vie quitter leur regard.
Un enfant s'approche et le pointe du doigt. Il doit le prendre pour un acteur. Le monstre s'agenouille et murmure « bouh » avant de tuer le petit.
Au fond, Sebastian est satisfait de la situation. Cela laisse le temps à son aimée de fuir et de vivre. Et puis, il n'en a rien à faire des autres. Il n'aime pas les gens.
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Re: Drame à Southwark
Mar 14 Avr - 17:52
« Assez. Que cela cesse. S’il vous plaît. Arrêtez. »

Ce sont là les seules choses qu’Hereata arriva à murmurer tandis que l’akuma s’acharnait sur elle.

L’adolescente était encore sous le choc de la terrible révélation.

Elle refusait de la croire. Elle n’avait qu’une envie, fermer les yeux très forts. Ce dire que ce n’était qu’un rêve. Un affreux cauchemar. Quelque chose qui ne peut exister. Ignorer la douleur. Ignorer la tristesse qui lui broyait le cœur. Elle voulait encore espérer.

Mais tout son être meurtri lui hurlait qu’elle avait tort. Lui hurlait que c’était la réalité. La sombre et dure réalité. Qu’elle devait faire face, se battre ou périr.

Mais à quoi bon ? à quoi bon se battre ? Qu’elle utilité ? Pour quel résultat. Elle n’avait pas progressé d’un poil depuis son arrivé à l’ordre. Elle… elle était incapable de quoi que ce soit. Même de ramener du café…

C’est un sentiment amer que de gouter à l’impuissance. D’autant plus amer qu’on a grandi sans même imaginer qu’une saveur aussi aigre pouvait exister.

Soudain, on l’attrapa rudement par les cheveux. La machine l’obligeait à se lever, à quitter son état de prostration. En fait , la créature semblait prendre plaisir à torturer sa victime. Il l’obligea à le regarder en lui sifflant ses mots au visage :

« Vous auriez du me tuer. Car si lui est rempli d'amour, je ne suis qu'un monstre. »

Hereata ne sut que répondre. Elle ne comprenait pas de quoi il parlait. Les mots se bousculaient sur ses lèvres sans vouloir sortir tandis qu’au contraire, ses larmes coulaient à flot.

Là, au fond de sa mémoire, remontait la nostalgie des jours anciens. Enfin, pas si ancien que cela. A cet instant précis, quasiment aux portes de la mort, la fille des îles aurait tout donné pour revenir un an en arrière et se retrouver à nouveau auprès de ses parents. Dans le chaud cocon familial.

L’innocence n’aurait jamais dû la choisir. L’ainée des deux Montcalm n’aurait jamais dû rejoindre l’ordre noir. Elle aurait dû rester au Vanuatu. Grandir, se marier, avoir des enfants qui à leur tour aurait eu des enfants. Là était sa place.

Sans doute lasse d’un adversaire si peu combatif, l’akuma saisit la jeune fille par la gorge et commença à serrer. La faisant de plus en plus suffoquer. Comme un poisson hors de l’eau, hereata cherchait de l’air, se débattant comme elle pouvait. Mais le monstre était bien trop fort.

La preuve en était, d’un coup puissant il la lança contre un mur , comme si elle ne pesait rien. Sur de lui. Il s’approche de nouveau, comme pour l’achever. Mais brusquement, il s’arrête. Ses yeux rouges flamboient de malignité.

« Tu vas devoir attendre avant de mourir. »

Que voulait-il dire ? À moitié sonné, l’exorciste n’avait pas entendu les voix. Mais en voyant arriver un couple de jeunes gens et leur fils dans l’impasse, elle comprit. Les théâtres ! A cette heure si, les représentations se finissaient. Des civils innocents rentraient chez eux. Adultes, enfants, personnes âgées. Chaque spectateur pouvait devenir une proie pour cet être qui n’avait d’humain que l’apparence.

Hereata tente de hurler pour les avertir. Mais en lui serrant la gorge, l’akuma lui a broyé les cordes vocales. Elle tente de bouger. De l’arrêter. Mais impossible. Son corps lui fait si mal. Trop tard. La chose s’éloigne déjà. Droit sur les passants qui s’arrêtent pour le regarder avec curiosité.

La membre de l’ordre noir les supplie intérieurement de fuir. De passer leur chemin. De faire demi-tour. De s’éloigner loin. Le plus loin possible.

Et la bête tua l’enfant.

Le cri de sa mère raisonna dans la ruelle vrillant les tympans de l’îlienne. Cette dernière ne pouvait détacher ses yeux de ce petit corps sans vie. De ce petit être qui aurait pu être son frère.

Son esprit vira au blanc. Et puis la colère arriva, la submergeant littéralement.

Comme l’expression physique de cette rage, les lianes qui auréolaient sa tête se couvrirent d’épines acérées. Elles se ruèrent sur l’akuma et s’enroulèrent autour de lui tentant de lacérer, de le perforer de toute part. Elles tourbillonnaient, claquaient, fouettaient le métal. Certaines s’agrippèrent à lui comme pour mieux l’empêcher de s’échapper.

Même si le corps de sa porteuse était dans un piteux état, l’innocence ne laisserait pas cette mort de trop impunie, d'autant que ce geste d'une monstruosité sans nom venait de relancer l'esprit combatif de l'exorciste;

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Re: Drame à Southwark
Ven 12 Juin - 16:42
Spoiler:
 

Je savoure l'instant, me délectant des moindres détails. La chaleur de la peau de l'enfant, son regard curieux puis horrifiés lorsque mes mains se sont posées autour de son cou, le craquement de sa nuque, le dernier souffle de vie passant ses lèvres. Et enfin, la panique et la tristesse. Le hurlement de détresse de la mère, le silence choqué du père.
J'ai à peine le temps de me redresser, que déjà, l'attaque de la jeune femme m’atteint. Ses lianes m'entourent et me lacèrent, plus agressives que jamais. Derrière moi, à portée de mon bras, les parents entourent le corps de l'enfant et le berce doucement, les joues baignées de larmes. Mais je n'ai pas le loisir de les contempler, j'ai une menace à éliminer. La jeune femme n'a pas l'air en forme, même si son Innocence se fait agressive. C'est presque à se demander lequel des deux contrôlent l'autre ?
J'empoigne l'une des lianes, me blessant la main et tire, forçant la jeune femme à trébucher, si ce n'est tomber. En réalité, je ne vois pas la suite, les lianes se faisant un peu trop présente autour de mon visage. Il est temps d'utiliser ces horribles armes que je possède. Visant les tiges je tire, essayant de me défaire de l’étreinte. Je ne sais pas si c'est la matière noire, ou la puissance des coups, mais ça semble être efficace. Les lianes arrachées se tortillent sur le sol, à la manière de gros serpents grotesques. Je m'approche de la jeune femme, réfléchissant à comment je vais pouvoir lui faire du mal, comment je vais pouvoir utiliser à bon escient ce qui m'entoure. Je n'ai plus d'arme en dehors de mon corps, et l'ayant déjà affrontée, elle doit se souvenir de ma façon de procéder. Elle ne se laissera jamais toucher. Il va donc falloir ruser et trouve d'autres alternatives. Jusqu'au moment béni où elle manquera d'attention. Il faut aussi que je réfléchisse à un moyen de sortir d'ici si le combat devient trop dangereux pour moi. Et il le deviendra, c'est certain. Elle est plus forte que moi, c'est évident. Mais je dois me défendre en attendant le moment opportun. Je ne dois rien lâcher, et je dois l'abîmer le plus possible.
J'esquive, difficilement, l'attaque de la jeune femme et essaie d'attaquer à mon tour. Mes gestes ne sont pas vraiment censés ou ordonnés. Il sont juste là pour occuper l'espace et l'instant, et essayer de la toucher. Tant que je bouge, ses lianes auront du mal à me suivre. Ou du moins, c'est ce que j'espère, ce dont j'essaie de me convaincre.  
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Re: Drame à Southwark
Mer 8 Juil - 12:20
Dans l’esprit de l’adolescente se mélangeait les visions d’une plage , d’une mare de sang, du visage des membres de sa famille, du corps d’un enfant, d’une gare dévastée, du dernier repas avec yulius, des bons moments passés avec les membres de l’ordre noir, du rire chaleureux de l’homme de son rêve, du terrible chat géant du train , de sa discussion avec Komui, de la promesse de l’akuma qui avait torturé Monsieur Alexander, des larmes d’Azya, de la détermination de Lëo et du sourire de Nora.

C’était une cacophonie de sentiments contradictoires qui se reflétait sur son visage. Hereata riait et pleurait tout en même temps murmurant une litanie sauvage qui déchirait le cœur et l’âme de la fille des îles tandis qu’elle chargeait l’akuma.

« Mon Dieu… délivrée moi de cette douleur. De cette douleur insoutenable qui me broie le cœur. Pourquoi ? Qu’ai-je fait ? Pourquoi cela me fait si mal ? Pourquoi ces morts ? Pourquoi cette haine ? Pourquoi ce sang ? Pourquoi je l’aime ? Je ne comprends pas, je ne comprends. Mon Dieu, aidez-moi. Aidez moi, aidez moi, … Aidez nous »

Chacun de ces mots lui vrillait la gorge. Sa voix était roque et faible, comme un souffle. Chaque expiration était un supplice.

Un liquide chaud coula doucement sur ses lèvres, l’interrompant. Le goût était cuivré. C’était du sang. Son sang. Elle était blessée au front. Et ce n’était pas sa seule plaie. Son flux vital s’écoulait de son corps par de multiples endroits. Son corps mutilé était à l’agonie. Elle souffrait dans sa chaire. Vu son état c’était d’ailleurs un miracle que l’exorciste tienne encore debout.
Certes les lianes d’innocence qui ne tentaient pas de lacérer l’akuma la soutenaient. Mais en réalité, seule l’opiniâtreté de la jeune fille la gardait consciente. Pourtant, malgré toute sa détermination, l’adolescente ne pourrait plus faire face longtemps à ce monstre dénué d’âme qui se débattait comme un beau diable.

Soudain quelque chose la tira violement en avant. La vanuatan trébucha. Une de ses lianes s’enroula autour de sa taille, lui évitant de tomber à genoux, au pied et à la merci de son ennemi. Mais il s’en était fallu de peu.

Hereata le savait. Si cette créature la touchait, elle serait perdue. Car la porteuse de la couronne de fleur se souvenait que trop bien des effets du pouvoir de la matière sombre manipulée par cet être. Alors son instinct de survie lui hurlait de fuir. Toutefois elle restait. Elle ne pouvait abandonner ces civils exposés à la folie du monstre.

Mais ces mêmes êtres humains qu’elle souhaitait protéger de toute son âme, l’empêchaient de se défendre. En effet, la fille des îles ne pouvait user de ses attaques les plus efficaces. L’homme et la femme étaient trop proches. Il y avait trop de risque de les blesser. Sans parler que n’importe qui pouvait arriver, attirer par le bruit.

Si seulement, elle pouvait appeler du renfort. Alors il ne lui resterait plus qu’à résister et retenir la créature en espérant qu’ils arrivent assez tôt pour sauver la population..

Mais ce n’était pas chose faite.

Tout en continuant à déchaîner les lianes, hereata glissa sa main dans son sac à la recherche de son golem. A tâtons, il était impossible de le trouver. Il devait être au fond de la besace. Et l’autre qui ne lui donnait aucun répit pour prendre le temps de le chercher.

Car de nouveau l’akuma venait de tirer violement sur une des lianes qui l’encerclaient.

La brune gémit en titubant.
Non, elle ne pourrait vraiment plus tenir longtemps. Il était trop tard. Les larmes redoublèrent sur ses joues.

Mais alors que l’ilienne était sur le point de perdre tout espoir, ses doigts se refermèrent sur une fiole. Au toucher, elle la reconnue. Berny, un des scientifiques de l’ordre noir la lui avait offerte après l’incident du réfectoire. C’était une potion d’angélisme. Selon le binoclard, si une personne la buvait, elle ressentira aussitôt un bien-être total et une envie d'être bon envers les autres. L’adolescente l’avait acceptée avec joie imaginant déjà comment l’utiliser pour faire le bien autour d’elle.

Seulement dans cet instant critique, le contact froid du verre lui donna une toute autre idée. Encore un de ces concepts saugrenus qui caractérisaient Hereata. Pourtant, cette fois, c’était une question de vie ou de mort.

La fille des îles décida de jouer pour le tout. Elle prit une grande inspiration et se lança.

L’exorciste révoqua ses lianes d’innocence qui disparurent dans un « plop » sonore.
Normalement déséquilibré l’akuma allait lui tomber dans les bras. Elle comptait sur l’effet de surprise pour lui enfoncer le goulot de la fiole dans la bouche et l’obliger à ingérer son contenu. La jeune fille n’aurait qu’une seule chance de réussir. Elle n’était même pas sûre que la création des blouses blanches marcherait sur un serviteur du comte.

Tant pis. C’était la solution de la dernière chance car son échec se solderait irrémédiablement par sa mort


Potion d'angélisme:
 
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Re: Drame à Southwark
Ven 10 Juil - 19:32
Elle est en train de mourir. Je vais gagner. Pauvre idiote. Elle est trop faible. Trop humaine. Elle est remplie de sentiments, la pauvre. Elle a été détruite de voir qui j'étais. Elle a été détruite de voir la mort de l'enfant. Et maintenant, elle est incapable de quoi que ce soit, à cause de ces mêmes personnes qu'elle essaie de sauver. Ce que la vie peut être cruelle. Et ironique. Un immense sourire barre mon visage. Elle continue de m'attaquer, mais se force baisse de minutes en minutes. Elle s'éteint comme la flamme d'une bougie. Ses lianes se font moins nombreuses, et viennent la soutenir. Mais elles sont toujours aussi agressives. Je les évite avec difficulté, essayant de trouver une ouverture. Si je la touche, c'en est fini d'elle.
Du coin de l’œil, je vois l'exorciste fouiller dans son sac. Et merde. Elle va appeler de l'aide, comme la fois passée sur l'île. Il faut que je l'en empêche. Je m'approche une peu plus d'elle. Je suis retenue à quelques centimètres de la jeune femme seulement. Je peux presque la toucher. Presque. Mais surtout, je peux voir à quel point elle est blessée. Son teint est pâle, ses lèvres rouges de sang, ses yeux paraissent s'éteindre peu à peu. J'ai envie de hurler de rage, mais mon corps de machine m'en empêche. Car c'est comme ça. Un akuma ne tombe pas amoureux d'une exorciste. C'est interdit.
Quelque chose cède sous mon poids et je manque de tomber. Mais la jeune femme me rattrape. J'essaie de me débattre, mais n'en ai pas le temps. Presque immédiatement, elle me met quelque chose aux lèvres. Je les pince aussi fort que je peux. Je ne sais pas ce qu'elle fait. Et j'ai peur. Et si c'était un poison ? Ou de l'innocence liquéfiée, pour me détruire de l’intérieur ?
Le liquide coule dans ma gorge et je sens l'étreinte de la jeune femme se défaire. Elle s’effondre sur le sol alors que je m’éloigne d'elle rapidement. Je tousse et crache sur le sol. Elle a bien failli m'étouffer la bougre. Je reviens vers elle et lui envoie un coup de pied dans les côtes.

«  C'était quoi ça ! Réponds ! »

Je suis pris de vertiges et tombe à genoux, à ses côtés. Ma vision devient flou, et pourtant j'ai l'impression qu'elle sourit. Je reprends aspect humain et tombe allongé. J'ai du mal à respirer. Et puis tout s'arrête. Je n'ai plus mal nul part. Je me sens juste... différent. Plus humain.
Je me redresse en vitesse et regarde autour de moi. Je manque de vomir devant le corps de l'enfant. La jeune femme me tire la manche. Je me retourne en vitesse vers elle et sens les larmes me monter aux yeux.

«  Je... »

Ma gorge se noue. Je la prends doucement dans mes bras, et enlève délicatement les mèches de cheveux de son front collé de sueur. Je la sers doucement contre moi et pleure en silence. J'ai envie de lui dire un millier de choses, mais je suis incapable du moindre mot. Je l'embrasse, toujours en silence et commence à fouiller dans son sac avec une main. Il est hors de question que je ne la lâche. La jeune femme ferme les yeux, doucement.

«  Non. Non. Non. Non. Non. Reste avec moi. Je t'en prie ».

Je lui gifle doucement les joues. Elle ne doit pas s'endormir. Elle ne doit pas mourir. Par pitié. J'attrape enfin ce que je cherchais. Je sors une tortue de son sac et la tape sur le sol pour l'allumer. Une voix finit par me répondre.

«  Il faut que vous veniez de toute urgence. Votre exorciste est en train de mourir. Venez, par pitié.
- Qui êtes vous ?
- ON S'EN FOUT DE QUI JE SUIS ! ELLE EST EN TRAIN DE MOURIR !
- On envoie du renfort, ne bougez pas. »

Il veut que j'aille où ? Je jette l'objet sur le sol et caresse les cheveux de mon exorciste.

«  Ils arrivent. Tu vas t'en sortir. Promets le moi. »

Pour seule réponse, la respiration saccadée de la jeune femme. J'essuie mon visage avec ma manche et essaie de lui expliquer. Mais mes phrases sont coupées par mes sanglots. Je ne sais même pas si ce que je dis à un sens.

«  Je … suis … désolé. Je ne …. voulais pas. Mais...  je n'ai pas le... choix. C'est comme si... comme si mon corps agissait tout seul. Je …. t'aime. Je t'aime tellement. Je ...  ne peux pas .... m'arrêter de penser à toi. Et ... ça m’énerve. Je n'ai ... jamais rien ressenti. Alors pourquoi....pourquoi.... ce serait différent .... avec la femme d'un rêve. Pourquoi.»


Des voix et des bruits de pas raisonnent un peu plus bas.

«  Ils arrivent. Tu es en sécurité maintenant. »

Je l'embrasse une dernière fois et la pose sur le sol délicatement avant de me lever en vitesse, le visage baigné de larmes, les mains couvertes de sang.


HRP:
 
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Re: Drame à Southwark
Sam 11 Juil - 10:34
Ses forces l'abandonnaient peu à peu. Mais il fallait qu'elle tienne. Son plan avait marché. Elle avait réussit à glisser la fiole entre les dents de l'akuma. Mais il se débattait. Il était le plus fort. Hereata n'avait plus la force de lutter. Son étreinte se desserrait. D'un coup, le monde s'assombrit. Elle tituba

Le monstre en profita. Il réussit à la repousser. Le flacon échappa des mains tremblantes et couvertes d'entailles de la fille des îles. Il tomba, se brisa sur le sol rependant les quelques gouttes qui restaient à l'intérieur sur le sol. Le liquide était doré. Dans l'esprit embrumé d'hereata cela faisait comme un petit soleil sur le pavé noir.

Elle même vacilla et sombra dans les ténèbres.

Une douleur intense la réveilla. Non un ensemble de douleurs dont une et plus aiguë que les autres. Son ventre, son ventre lui faisait mal. Et quelqu'un hurlait de rage. C'est trop loin. Elle ne comprenait pas. Elle ne voulait pas comprendre. L'exorciste refermit les yeux.

On la prennait doucement. Quelque chose de chaud glissa sur sa joue. C'est de l'eau. Des larmes. Hereata rouvrit avec difficulté ses yeux caramel. Il était là. À genoux à ses cotés, c'est lui qui pleurait. C'est lui qui la berçait dans ses bras comme un enfant. L'homme de ses rêves. Elle lui sourit. Elle murmura tendrement :
« Tu es revenu. »

Elle voudrait le prendre dans ses bras. Le consoler. L'adolescente n'aime pas voir les gens pleurer. Le jeune homme repoussa délicatement une de ses mèches de cheveux. Le cœur de la demoiselle se gonfla d'amour. Ô temps, suspend ton vol.

Et puis soudain, elle reprit conscience de la situation.

Non. Si cet être faisait ça, ce n'était pas par amour. Ni parce qu'il est bon et doux. Ce n'était pas vrai. Une illusion éphémère. Il était juste sous l'emprise de la potion. Il restait... un monstre.

Cette nouvelle plongée dans la réalité glaciale tira des larmes à la vanuatane.
De nouveau elle avait mal. Elle avait froid. Elle était fatiguée. Elle voudrait dormir. Dormir pour oublier. Chasser de sa mémoire le comte, les noés , les akumas, la guerre... à jamais. Mais pour toujours, garder en mémoire cet homme qui...

De nouveau l'esprit de l'exorciste plongea dans les ténèbres bienveillante de l'inconscience.

On la reposait sur le sol. De nouveau son dos était en contacte avec le pavé glacé de Londres. À coté d'elle, quelqu'un se leva. Comme par réflexe la main de la fille des îles se tendit pour se refermer sur les doigts couvert de sang du brun . Avec difficultés, elle murmura son nom :
« Sebastian. »

sa peau était chaude. Comme si c'était un être vivant. Déstabilisant.
De nouveau l’îlienne se sentit fatiguée. Elle lutta contre les ténèbres. Elle lutta contre le sommeil.
Car il fallait qu'elle le fasse. Qu'elle mette en œuvre le plan soufflait par son inconscient :
«  Sebastian... ne part pas. Aide moi... aide moi à mettre fin à cette guerre... je t'en supplie... »

Sa gorge lui faisait mal. Elle ressentait encore les pressions des doigts de l'akuma. Ces phalanges que sa mains affaiblies tentaient désespérément de retenir. Ne pas y penser.

« Tu peux sauver des vies... nous sauver... me sauver... s'il te plaît. »

Elle prit une grande inspiration, tentant en vain de se redresser. Trop faible. Mon Dieu donnez moi la force de tenir jusqu'au bout :
« Je t'en supplie... dis moi où je peux trouver les noés ? Où sont ils quand ils ne sont pas dans leur arche ? Comment peut on les joindre pour enfin mettre fin à ce conflit qui nous fait tant de mal.»

Coup de bluff à nouveau.

La potion d'angélisme devrait délier la langue de l'akuma. Dans l'optique de vouloir l'aider, il allait sans doute lui révéler où se trouvait la cache secrète de ses maîtres. Un avantage certain pour les exorcistes qui n'avaient que trop souvent subi des attaques dans leur propre Q.G.

Hereata n'était pas fière de se subterfuge. Ce genre de chose elle ne l'aurait jamais fait avant de devenir exorciste. Même il y a 2 heures à peine. Mais c'était une chance. Une chance à saisir. Pour l'ordre, pour l'humanité, pour leur avenir à tous.

La demoiselle ne quittait pas des yeux son ennemi. Dans ses yeux caramel dansait la lueur de l'espoir.    

décompte de la potion d'angélisme: 1/7 posts
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Re: Drame à Southwark
Mar 21 Juil - 2:27
HRP:
 

Sa main glacée attrape la mienne. D'abord immobile, je finis par faire volte face. Je sais que je devrais partir. Si je reste, je suis en danger. Mais je ne peux me résoudre à l'abandonner. Et encore moins maintenant que nos mains se tiennent. Je reprends ma place à ses côtés. Les bruits de pas dans la rue voisine se rapprochent avant de continuer leur chemin. Ce ne sont pas les renforts. Pas encore. Un nouveau sanglot me brise lorsqu'elle prononce mon nom. Le nom de l'être qui l'aime. Et celui du monstre qui était en train de la tuer. La culpabilité grandit un peu plus, alourdissant le fardeau sur mes épaules.
Chacun de ses mots est un calvaire pour elle. Sa voix est rauque, abîmée, fatiguée. Je me défais de l’étreinte de ses doigts pour attraper ma veste laissée à quelques centimètres. Je la lui pose sur les épaules avant de la prendre de nouveau dans mes bras. Elle est tellement pâle, tellement froide. J'ai l'impression de tenir une poupée contre moi. Un poupée que j'ai cassée.
Je l'écoute jusqu'au bout, et mes larmes reprennent. Je n'ai aucune idée de comment je pourrais l'aider. Je ne pourrais jamais lutter à ses côtés. C'est impossible. Je suis un akuma, une machine créé pour tuer. Une machine censée être sans scrupule. Une machine sans liberté.
Elle finit sa phrase et j'ai l'impression de mourir d'un coup. Non. Je ne peux pas trahir les Noés. Si je fais cela, je suis condamné à coup sûr. Le Comte le saura. Il sait toujours tout. Et pourtant, me voilà en train de réfléchir à la question, de rassembler mes souvenirs. Un à un, je repasse tous les moments passés en compagnie de descendants. Je possède des noms, des visages, mais aucune information supplémentaire ne m’apparaît.

«  Je... Je ne devrais pas faire ça. Je vais me faire tuer.  »

J'hésite. Puis je pose mon regard sur son visage. Tout mes doutes s'envolent aussi tôt.

«  Je n'ai pas beaucoup d'informations. Je ne sais pas où ils vivent. Mais j'ai des noms, des descriptions. Je ne pourrai pas faire plus, je suis navré. »

Pourquoi est-ce que je m'excuse ? Pourquoi est-ce que j'ai autant envie de l'aider, alors que me condamne par là même ? Pourquoi je n'ai pas honte d'un tel geste, d'une telle action ? L'amour rend imbécile.

«  Il y a Nathanel. Je ne sais pas quel souvenir il incarne. Il porte des habits colorés et se comporte comme un enfant. Mais il sait être pire qu'un monstre »

Pire que moi. Nathanel m'a d'abord énervé. Oh que oui. J'étais à l'Arche depuis peu, je m'en souviens très bien. Et puis, nous avons combattu côte à côte en Bretagne.

«  J'ai rencontré une akuma venant de chez vous. A croire que vous aussi créez des monstres. »

un léger rire s'échappe de ma gorge, mais je le retiens aussi vite. Je devrais avoir honte de faire preuve de sarcasme à un tel moment. Surtout que mon aimée n'y est pour rien. Elle non plus n'est pas libre. Elle non plus n'a pas choisi de se battre.

«  Il y a un petit akuma, un enfant. Je crois qu'il s’appelle Elliot, mais je ne suis pas sûre. Il porte un bandeau sur l'un des yeux. »

Lui aussi, je m'en souviens. Je l'ai croisé en Bretagne. Puis peu après, c'est lui qui m'a donné des indications pour retrouver ce petit exorciste en Russie.
J'essaie de trouver d'autres souvenirs, mais tout s'embrouille dans mon esprit. Je me souviens de cette Noé avec qui j'ai mené la chasse en Russie. Non. Je ne pourrai jamais la trahir. Pas elle. Il en est hors de question. De même pour Scar. Il est mon seul ami. Il est hors de question que je parle de lui. Je me mords la joue pour retenir mes paroles.

« Et puis, il y a moi. Et c'est tout. Je n'ai vu personne d'autre encore. Tu t'en doutes, mais je ne suis pas très … adroit pour me rapprocher des gens. »

Je vois déjà les ennuis pointer le bout de leur nez. Mais quelque part, je me dis que je n'ai fait que donner des informations sur des akumas. Ou presque.
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Re: Drame à Southwark
Mar 18 Aoû - 16:14
Durant tous son listing, l’exorciste avait lutté.

Lutté contre la douleur, lutté contre le sommeil, lutté contre le désespoir.

C’était dur. Une torture inhumaine. Mais elle devait le supporter. Encore un peu, encore un tout petit peu. Pour ses amis, sa famille, l’humanité, Dieu ou qui que soit d’autres que ces informations pourraient sauver.

Malheureusement les confessions de son bourreau ne lui apportèrent rien.

Bizarrement, Hereata semblait même en savoir plus sur les noés et les akumas que l’être qui se faisait appelé Sébastian. S’en était presque drôle.

Non, plutôt ironique. Un petit pied de nez du destin avant peut être la fin. Car elle sentait le froid qui engourdissait doucement ses membres. La blessée savait que cela n'avait rien à voir avec la température extérieure.

Et dire qu'elle était seulement sortie pour acheter du café.
Son inconscient se demanda d'ailleurs comment ferait les blouses blanches sans leur précieuse drogue. River allait encore devoir secouer le grand intendant durant toute la nuit. Johny ferait peut être une syncope.
C'est perturbant comme dans un moment pareil, on essaye de se raccrocher au petit tracas du quotidien.

Une douleur la fit grimacer, la rappelant sur terre. Il fallait chasser ses pensées. Ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur son sort. Elle était encore dans les bras d’un assassin.

C’est à ce moment-là que le brun conclu :
« Et puis, il y a moi. Et c'est tout. Je n'ai vu personne d'autre encore. Tu t'en doutes, mais je ne suis pas très … adroit pour me rapprocher des gens. »

A ces mots, Hereata le regarda avec pitié.

Elle aurait presque pu oublier ce qu’il était. Presque pu le croire humain, fait de chair et de sang. Pu le présumer vivant, comme elle. Mais non. Ce n’était là aussi qu’un mensonge. Le cadavre de l’enfant qu’il avait massacré de sang-froid était là pour le rappeler à la pauvre jeune fille.

Ce jeune homme à l’air triste qui la serrait doucement n’était qu’une machine. Une abominable création du comte conçu à partir de l’âme d’un défunt emprisonnée dans un corps de métal portant en guise d’habits les chaires mortes d’un être humain. A cette pensée, la demoiselle se sentit nauséeuse.

Puis soudain, l’ilienne se trouva injuste.
Non, elle ne devait pas laisser la colère lui faire perdre de vue la vérité. Car comment lui jeter la pierre ? Après tout il n’était qu’une victime lui aussi. La victime du comte qui avait profité de la naïveté ou la faiblesse d’un être qui aimait assez cette âme pour pouvoir la rappeler alors qu’elle était partie dans l’au-delà. Ce garçon n’avait pas demandé à être là, ni à tuer… c’était tout simplement malheureux.

Et hereata pleura.

Soudain, des pas précipités se firent entendre. Des bruits de bottes. Cette fois c’était bel et bien les membres de l’ordre noir qui arrivaient.
La jeune fille lâcha la main de l’akuma et le repoussa doucement. Dans un murmure, elle lui dit :
« Je… je sais que je ne devrais pas… que je devrais te … te retenir. Tu vas sans doute faire… du… faire du mal à d’autres. Mais je… je ne peux m’y résoudre. Au fond de moi, je sais … je sais que tu es quelqu’un … de bien. »

Sa respiration était un peu sifflante, elle dû reprendre son souffle :
« Alors … pars… je prierais pour le salut de ton âme … et… ton pardon.. »

Puisant dans ses dernières ressources, l’exorciste embrassant la joue de la machine du comte, y laissant une marque sanglante. Mais épuisée par cet effort, elle sombra pour de bon dans un comas profond.

décompte de la potion d'angélisme: 2/7 posts
Et voilà qui met fin à notre rp. :feels:
J’espère que cela t'as plu autant qu'à moi. Merci, merci, merci mille fois. Au plaisir d'en refaire un autre... plus tard?
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