Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Safari entre ennemis [Privé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Safari entre ennemis [Privé]
Ven 15 Aoû - 20:16
Safari entre ennemis



« C'est l'Histoire de la Vie ~ »
Mission entre méchants



La chaleur, l’aridité, la brousse subsistant avec un rien. Bon sang mais quel climat de chien. Là où d’autres se plaindraient de la pluie constante et froid glaçant renforcé par l’humidité ambiante, Gauthier n’appréciait pas le temps qui régnait en Afrique. Il n’avait jamais aimé la chaleur et depuis que Decay s’était éveillé, c’était encore pire. Mordred était un fier anglais, un pur qui ne jurait que par la pluie et l’humidité. Il ne sentait bien que sous un ciel bas et voilà qu’Adam l’avait mandé pour une hypothétique présence d’Innocence dans un des endroits les plus secs qu’il soit.

Ainsi il ne faisait que ronchonner à l’ombre d’un arbre. Ombre bien médiocre que celle-ci. La chaleur était telle qu’elle ne faisait trop rien, peut-être le protéger d’un coup de soleil tout au plus (si les Noés pouvaient en avoir). La déchéance mourrait de chaud et elle n’était même pas sûre d’être là pour une bonne raison. Enfin si, c’était une raison suffisante que de vouloir détruire un cristal divin mais état-il seulement réel ? Là était le point essentiel. Mais il était là, et il ne pouvait plus rien faire que soupirer encore et encore. Pour seule consolation peut-être il avait ses frères et sœurs ainsi que leurs si fidèles serviteurs, deux seulement en vérité et pelleté de Noés. On aurait pu se croire sur les côtes bretonnes quelques semaines plutôt. Si le Prince n avait dépêchait autant sur cette mince piste, on pouvait bien se dire que c’était qu’il y avait des raisons de croire en la véracité des dires des brooks de la région. Mouais, c’était un peu mince quand même.

Gauthier avait fermé les yeux, profitant d’un léger vent auquel il aurait pu affubler l’adjectif ‘Frais’. Il se mit à rêver d’une pluie salvatrice, d’une fraîcheur qui venait l’étreindre. Oh le bonheur que cela mais ce n’était malheureusement pas la réalité et il allait d’ailleurs falloir la rejoindre. Assez flemmardé, Mordred se leva en trombe et passa de l’ombre à la lumière chaude, brûlante du soleil africain. Et soudain, ave ce contraste certain, la soif l’étreignit. Il avait l’impression qu’il allait se dessécher de l’intérieur, qu’il allait finir rabougri comme une date sèche. De l’eau, heureusement qu’il en avait apporté avec lui et pendant qu’il cherchait sa gourde, il héla ses compagnons, sa famille.

« Il serait peut-être temps ...»

Il n’avait pas de gourde, rien, pas d’eau pour se rafraîchir. Malheur, Damnation !

« ...De se mettre en route. »

Penaud, il finit par ajouter, non sans une once de honte.

« Quelqu’un aurait de l’eau ? »
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Sam 16 Aoû - 21:18
Safari entre ennemis
feat. Noahs - Akumas
Détruisons l'Humanité. Vengeons-moi. Dominik Z.

Quelle idée d'envoyer une troupe dans le désert ? Désirait-il les tuer ? Les achever ? Les punir de quelque chose peut-être ? Quoiqu'il en était, Mieszko n'aimait pas la chaleur abondante. Il aimait voyager ! Oh ça oui, enfin, aimer était un mot bien trop fort. Disons qu'il appréciait tout juste à une juste valeur. Enfin. L'akuma se mit en route pour l'arche afin d'y aller plus rapidement. Tous avaient un point de rendez-vous commun. Et l'Ombre Rouge l'atteignit.

Qui il retrouva ? Ses « compagnons » de route, de missions. Des gens, des « maîtres ».  Lui, ne les portait pas dans son cœur, et ce n'était pas de sa faute. Il était incapable de contenir qui que ce soit dans cette pompe sanguine. Son père peut-être, dont le corps lui appartenait maintenant, mais... C'était l'exception qui confirmait la règle. Mieszko s'approcha de la petite troupe, et attendit. Il attendit simplement qu'ils se décident à oeuvrer. N'avaient-ils donc pas une Innocence à détruire ? Inutile de se presser, car à en regarder les alentours, il n'y avait pas l'ombre d'un exorciste ; l'amusement n'était pas de mise, dans cette mission, et c'était bien dommage. Enfin, l'amusement, maintenant vous savez à quel point c'est vite dit. Disons que c'était un but, une vengeance à prendre. Une de celles que l'on ne peut pas oublier du jour au lendemain, une de celle qui anime chaque jour de votre vie. Cette vengeance qui vire à l'obsession. Celle sans qui vous n'êtes rien.

Il jeta un œil à Gauthier qui – soudainement – se mit à parler. Simple formule de politesse, mais ses yeux vermillons se logèrent dans les pupilles de l'individu. De ce Noah. Il paraissait tellement idiot... Enfin. Avec Mieszko, tout le monde ne prend pour son grade. Néanmoins, ce qu'il dit n'était pas bête du tout. Il avait parfaitement raison de dire qu'il était temps de se mettre en route, et de trouver cette Innocence. Ceci ne serait pas une chose facile, mais c'est bien pour cette raison que le Comte Millénaire avait envoyé toute cette petite troupe.

Après la mission en Bretagne, près de la mer, voilà que le paysage changeait... Ils étaient aux antipodes. Mieszko eut presque envie de lâcher un soupir, mais il se retint, et ne laissa pour réponse qu'un visage impassible, sans expression aucune, comme il savait si bien le faire.

Puis il posa une question, et à la nature de celle-ci, Mieszko passa son tour. Après tout, lui, n'était qu'un akuma, il ne ressentait ni la faim, ni la soif. Cette mission serait moins pénible pour lui que pour d'autres. Un point positif. Mais bon ! Le polonais avait l'apparence de 42 ans. C'était affligeant, alors qu'en lui, respirait, vivait la jeunesse, en tout cas. Dominik était là. Dominik pensait. Dominik vivait dans ce corps, dans celui de Mieszko. Il avait su s'y faire. Avec le temps.

Père et fils réunit. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Haussant les sourcils et regardant ailleurs, Mieszko n'eut rien à dire. Après tout, ce n'était pas lui qui allait lui en apporter. Quelqu'un d'autre le ferait peut-être ? Après tout, il n'était pas le seul Noah ici. Et heureusement, sinon, il est bien possible qu'il meurt desséché, le pauvre « humain ».

S'il avait pu, il aurait rit. A la place de ça, l'Ombre Rouge ne fit que reporter son regard sur l'horizon.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Lun 18 Aoû - 15:01

Afrique


" Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique. "


Une nouvelle mission, chouette alors ! Après cette sortie à la plage, nous revoilà déjà sur le terrain ! Combien de temps depuis la Bretagne ? Une ? Peut-être deux semaines ? Allez savoir ! Les jours passent si vite quand on s'amuse. Lorsqu'on m'a dit que je repartais déjà en mission, je peux vous dire que mes yeux ont dû briller comme pas possible mais.. quand on m'a dit que c'était pour partir en Afrique.. Ouah ! Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine ! Il me tarde de voir ces nouveaux paysages, ces indigènes vêtus de peaux de bêtes et toutes les créatures qui peuplent ces terres. Bon, d'accord, on y va pour une innocence mais.. Autant lier l'utile à l'agréable ! Un aventurier se doit de tout explorer !


La mission avait été décidée le matin même, comme s'il n'y avait pas de temps à perdre dans la guerre et.. le Comte Millénaire avait raison. La guerre, c'est une aventure, si on laisse les ennemis prendre trop de terres, on perd ! C'était la même chose avec la colonisation et la découverte. Aujourd'hui, les Noés allaient prendre d'assaut l'Afrique et sa brousse !

Les petits pieds nus de l'enfant-machine foulaient la terre africaine, en même temps que ceux chaussés de nombreux descendants de Noés et d'autres Akumas. Elliot était quasiment sûr de tous les avoir rencontrés lors de la mission sur les plages bretonnes, même si.. même s'il n'avait pas vraiment pu se lier avec eux. Ah, si seulement Mathilde avait été là ! Le gamin aurait tellement voulu voir la jolie française à ses côtés en ce si joli jour ; sans doute aurait-elle grandement apprécié la beauté des lieux. Elle, l’Éternelle Rêveuse au regard angélique. L'Akuma l'aimait et l’idolâtrait, si vous saviez à quel point ! Il donnerait sa vie pour lui tirer un sourire, alors imaginez le sort de la personne qui la ferait pleurer.. Elle était sa maîtresse, mais surtout une personne de confiance.

Juste après avoir passé la porte de l'arche noire, Christopher sentit la morsure du soleil sur ses frêles épaules ; heureusement qu'il avait un chapeau ! Ivre de joie, l'Oiseau en Cage ne put s'empêcher de se mettre à parler, mais pas aux personnes l'entourant, ça non !

" Tu penses que les indigènes sont pareils qu'en Louisiane ? " fit-il, à Cody, " J'ai vu dans les livres que certains vivaient même nus.. Ouh ! Non non non ! Même en tant qu'aventurier, je ne veux pas voir ça ! "

Un rire sincère s'échappa de ses lèvres tandis qu'il laissait son fidèle compagnon s'envoler dans les airs. Ah ! Ses petits pieds allaient brûler sur ces terres arides, l'enfant en était presque certain ! C'était mille fois pire qu'en Bretagne ! Pour le moment, l'américain ne voyait pas grand chose - la plupart des herbes allant au-dessus de sa tête - mais poussé par sa soif d'aventure, il prit son élan et grimpa sur une pierre. Ah ! Chaud chaud chaud ! Il sauta plusieurs fois sur place, avant de tout oublier en faisant face à la beauté de ce monde.

Devant lui se dressait des arbres aux formes étranges, des broussailles dorées à perte de vue, de nombreux animaux vaquant à leur occupations ainsi qu'une vaste étendue d'eau brillante. Au loin, à l'horizon, une immense montagne était également visible. Prenant une immense bouffée d'air bouillant, le monstre clama :

" Bonjour l'Afrique ! Tes secrets seront bientôt miens ! "

Son unique œil brillait d'un feu aussi hardant que la température des lieux. Pourtant, l'Oiseau en Cage fut sorti de sa contemplation part une question de l'un des descendants de Noé.

" Quelqu’un aurait de l’eau ? "

Baissant le regard vers lui - ah, il était si grand depuis sa haute pierre ! - le petit blondinet n'avait malheureusement rien emporté pour eux ; une machine n'avait pas besoin de ce genre de choses. Les Akumas se nourrissaient de sang et de tragédies, pas d'eau et de caviar ! Néanmoins, il pouvait répondre à sa question.. d'une certaine manière.

" Maître Gauthier, j'aperçois un point d'eau droit devant nous ! " avait-il dit d'un ton plein de fierté, avant de se raviser, " Par contre, il n'a pas l'air désert.. "

Pour qui pouvait voir par-dessus les hautes herbes, on pouvait voir que quelques bêtes s'étaient attroupées autour du point d'eau afin de se désaltérer : zèbres, antilopes, mais également un éléphant isolé de sa horde. Et.. Qui dit proies, devait forcément dire prédateurs, sans doute cachés dans les fourrés.






Spoiler:
 
:: L’Oiseau en cage ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: L'Aventure !
Aime:
N'aime pas: avatar
Elliot C. Brooks:: L’Oiseau en cage ::



Elliot explore en #22427C

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 451 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Nora L. / Rusty O.
Masculin
▐ RPG Age : 13 ans à jamais.
▐ Personnalité : Aventureuse !
▐ Parcours RP :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Lun 18 Aoû - 19:32




MOJITO

Je levai un œil vers le soleil fou qui nous aspergeait de son étouffante chaleur, comme pour m'assurer qu'il était bien là. Pourtant, je n'avais pas besoin de cela pour le savoir. Je le sentais s'abattre sur chaque centimètre de ma peau. Même ma traditionnelle tunique ceinturée ne parvenait à me protéger de cette affreuse sensation. C'était un banal réflexe humain que je pouvais expliquer. Je regrettai bien vite mon geste d'ailleurs, tant la luminosité de l'astre me fit clore les paupières par son intensité. Voilà la preuve qu'être humain n'était jamais une bonne chose, hihihi !


Les plaines africaines s'étendaient à perte de vue. L'herbe carbonisée se mêlait à une terre ridée et craquelée par la sécheresse. Pour une fois, et par mesure de précaution, j'avais enfilé une paire de bottes de cuir noires. Les pieds nus sur un sol soumis à des températures aussi élevées, ce n'était pas prudent, hihihi ! Inutile de s'affaiblir sans raison. Ça ne dérangeait pourtant pas le petit Akuma aux cheveux d'or, juché sur son rocher tel un lionceau aux idées de grandeur. Mon crâne chauffait comme dans un four et il semblait que ma peau si desséchée se craquelait et me donnait l'impression de sentir chacune de mes énormes cicatrices s'ouvrir de nouveau. Ce qui, évidemment, n'arrivait absolument pas, hihihi ! Ma tête était la seule partie de mon corps proprement à nu, ainsi que mes mains, toujours parées de leurs griffes en acier finement forgé.


Malgré mon sens aigu de l'optimisme et de la bonne humeur, je parvenais difficilement à trouver autant de joie que le petit enfant sus mentionné. Le chaleur m'accablait, la soif me tiraillait – la soif humaine tout autant que ma soif de sang – et une présence me faisait perdre toute envie de sourire. Un peu plus loin se tenait fièrement Amorem. Pour une seconde mission en Famille, de quoi me réjouir et annoncer une folle aventure, l'euphorie tombait à plat. Si j'étais paranoïaque – et croyez-moi lorsque je dis ça, cela signifie que je le suis complètement, hihihi ! – je penserais que le Comte veut rabibocher l'Amour et le Traumatisme. Hihihi ! Si elle n'avait sans doute aucun a priori sur ce que j'incarnais, j'avais de mon côté de sérieux doute quant à la légitimité même de son existence.


J'essayais de passer outre sa présence et me focalisais sur les autres compagnons d'aventure : quelques Frères et Soeurs, et des sous-fifres aux caractères si différents. Si l'un paraissait totalement excité par la perspective de cette histoire que nous étions en train d'écrire sur les terres désertiques du continent africain, l'autre restait d'un œil maussade et sans un sourire. Nous étions là depuis plusieurs minutes déjà, à ne rien faire d'autre qu'à se familiariser douloureusement avec le climat, et personne n'osait parler le premier... moi y compris, hihihi ! En fait, je m'imprégnais de chaque odeur dans l'air, de chaque son vibrant à mon oreille. Il y avait toute une vie foisonnante autour de nous. Un écosystème stable et pourtant si vacillant. Le sang se déversait ici à grands flots et nul n'en pâtissait. Je me sentais bien ici, finalement ! Hihihi ! Nous étions au cœur même de cette règle qui faisait vivre les plus forts et mourir les plus faibles. Nous n'étions pas dans ces stupides contrées où l'homme, acculé par les protestations, fut forcé à créer des sociétés où le faible devait se sentir méritant de vivre tout autant que le fort. Il avait créé les lois, ces stupides bouts de papier qui écrasait tout ce pour quoi les lois de la nature œuvraient : la propagation des espèces dominantes et l'anéantissement des inférieures. Si l'être humain avait continué à vivre de cette manière, son espèce se serait éteinte voilà bien des siècles, hihihi ! Ici, nous étions libres, car nous étions ce que la nature avait fait de plus fort en ce monde !


C'est Mordred qui rompit le silence, s'attardant à un problème bien humain : la survie. Je devais avouer que j'étais moi-même enclin à goûter ne serait-ce qu'une gorgée d'eau fraîche pour me remettre d'aplomb. Je tâtais ma large ceinture de cuir mais n'y trouvai aucune gourde. Tant pis, hihihi ! Un Akuma garda le silence, et l'autre, toujours plein d'enthousiasme, s’enquit de lui répondre avant n'importe quel descendant de Noé. Voilà un serviteur tel qu'on devait en avoir. Pas comme cette autre machine au dédain proche de la provocation, hihihi ! Ce qui n'était pas très malin de sa part, puisqu'un seul mot suffisait pour le punir et soulager un apôtre du Comte Millénaire de la vexation de ne pas être traité à sa juste valeur. Mais était-il possible de faire souffrir de manière plus intéressante un Akuma ? Hihihi ! C'était une idée à creuser. Les explosions, moi, ce n'était vraiment pas ma tasse de thé !


« Maître Gauthier, j'aperçois un point d'eau droit devant nous ! Par contre, il n'a pas l'air désert.. »


J'étalais sur mon odieuse face un sourire enthousiaste. Heureusement que ce petit d'homme – et de matière noire, hihihi ! – était là pour ne pas plonger le petit groupe dans une ambiance proche d'une tragédie grecque. Je m'approchai alors de son rocher à travers les hautes herbes qui nous séparaient. Ma haute stature me permettait de voir au-dessus d'elle si je me portais sur la pointe des pieds : un petit coin de paradis était effectivement prêt à nous accueillir. Quant au reste... je m'en souciais autant que des pensées de nos compagnons à ce moment. J'entrepris de répondre au petit Akuma d'une voix fébrile et joyeuse, à l'image d'un clown de piètre performance.


« Un grand garçon comme toi a-t-il peur de quelques animaux aux dents longues ? » dis-je amusé en faisant en sorte de lui montrer les miennes, de dents. Je faisais évidemment référence à la machine à tuer qui sommeillait en lui : il pouvait anéantir toute la faune locale avant que nous n'atteignons cet oasis, s'il le voulait. Je restai au pied du rocher, devant le garçon et positionné dans la même direction. « Votre navire vous attend, Capitaine ! » ajoutai-je d'un ton marin, en tendant les bras au-dessus de ma tête.


Lorsqu'il fut installé sur mes épaules, je lui attrapai les mains et me mis à courir dans la broussaille en zigzaguant comme pour faire l'avion. Rires aux éclats et bonne humeur, c'était plus pour faire jaser les têtes d'enterrement derrière nous que pour mon propre plaisir personnel. Hihihi ! Après tout, nous vivions une excursion en famille. Nous nous aimions – du moins les aimais-je – et ne portions aucun jugement sur autrui – du moins ne portais-je aucun jugement sur autrui. En fait, la situation serait beaucoup plus agréable si tous les Noah étaient comme moi, hihihi !  Car en vérité, nous ne nous aimions pas tous, et beaucoup se plaisaient à juger l'autre. Moi, je vivais au gré de mes pulsions. Et ma dernière pulsion en date, c'était ce désir de faire l'avion dans la savane africaine avec sur les épaules le cadavre d'un enfant possédé par une entité maléfique. Je pouvais rayer cela de ma liste des choses à faire avant de mourir. Hihihi !


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mar 19 Aoû - 18:00












Cela faisait tout juste quelques jours que la mission en Bretagne s'était terminée ; et Bonnie n'avait pas encore eu le temps de s'en remettre. Les images étaient trop présentes, les souvenirs trop réels ; et le traumatisme qu'il avait engendré trop ancré dans son âme. Le choc avait été trop grand, trop soudain pour la pauvre humaine : jamais elle ne s'était sentie aussi faible face à Amorem. Si elle savait qu'elle ne pourrait rester de marbre face à l'Innocence — quoique l'espoir de garder son sang-froid lui avait caressé l'esprit ; jamais elle n'avait imaginé une telle réaction de la part de l'Entité, ni un tel écart entre leurs deux puissances. La prise de conscience était bien plus douloureuse que tout le reste : elle était désespéramment faible face à l'Amour de Noé qui, toutes sommes faites, pouvait la contrôler à sa guise, autant qu'elle le désirait. Sa pauvre conscience d'humaine n'y pouvait rien, et ce qu'elle avait réalisé ce jour-là était effrayant, terrifiant ; et la paralysait encore de peur. Bientôt, très bientôt elle n'en doutait plus ; Amorem effacerait l'humaine pour toujours. Adieu alors sa famille, ses moutons, son chien et son Irlande natale : à l'image du petit fragment d'âme humaine qu'il lui restait encore, c'est toute sa vie qui partirait en fumée, réduite à l'état de cendres et de poussières. Jamais le désespoir ne l'avait rongée autant que ce jour et, pourtant sur le point d'en faire pleinement partie dans un futur proche ; jamais elle ne s'était sentie si lointaine, si différente de ses frères et sœurs Noés. Elle était comme une âme esseulée et condamnée ; qui savait sa mort prochaine, pouvait même l'apercevoir s'approcher à grands pas : autours d'elle néanmoins, des barreaux de métal, de fer ou de sang l'empêchaient de s'enfuir. Ce n'était plus Amorem qui était prisonnière du corps de Bonnie : c'était l'Amour qui retenait l'Homme au creux de son jardin de roses ; rouges et épineuses.

Et comme pour la noyer un peu plus profondément encore dans son désarroi ; le Comte l'avait désignée pour faire partie d'une mission de dernière minute en compagnie de quelques uns de ses frères et de leurs fidèles akumas, très loin de là. L'ordre consistait à repérer, à trouver puis à détruire une possible Innocence, dont le signalement avait été fait quelques temps plus tôt, au cœur de la savane africaine.

Et c'est précisément là qu'elle se trouvait désormais. Seule et à l'écart du petit groupe, quelques mètres plus loin — ou peut-être moins, car tous ne marchaient pas à la même vitesse — elle avançait lentement, le regard éveillé sur le monde environnant, sans pour autant que la flamme de la curiosité — qui brillait habituellement dans son regard — ne scintille d'une quelconque façon. Elle était là sans être vraiment là, absente, discrète et silencieuse. Elle se contentait d'observer ce pays aux paysages et au climat qui tranchait singulièrement avec ceux de son pays. Même dans ses plus chauds été, l'Irlande ne se parait jamais d'un ciel si bleu et d'un soleil si chaud ; et c'est pourquoi elle avait tant de mal à le supporter. La peau blanche de Bonnie ne supportait aucunement le soleil, dont la morsure avait vite fait de la brûler si elle ne prenait pas les précautions nécessaires avant de s'y exposer. Passait encore celui de Bretagne, dont les rayons étaient moins agressifs et, quelque part, semblables à ceux du pays des fées ; mais l'astre africain était une véritable torture pour la peau diaphane de la bergère. Elle en avait les frais en posant le pied — que le malheur avait voulu qu'elle pose nu ! — sur le sol sec et aride du continent, et s'était aussitôt ravisée : bien décidée à ne pas céder à la tentation d'Amorem — dont la peau grise ne souffrait pas des coups de soleil ; elle s'était procurée une des tenues traditionnelles que les gens du pays portaient pour affronter l'étoile brûlante.

Aussi était-elle vêtue de voiles larges et colorés — qui n'étaient pas sans lui rappeler les couleurs de son pays — qu'elle nouait pour la plupart autour de son corps avant d'en passer d'autres par dessus, lâchés et plus amples, pour donner de l'épaisseur à l'armure de tissus et cacher les formes de son corps qu'elle n'aimait pas exposer. Pour lier plus solidement le haut et le bas, elle en avait noué un autour de sa taille. Par dessus le tout, couvrant sa tête ; un grand châle bleu parsemé de filaments dorés venait parfaire le tout, lui donnant l'allure d'une de ces princesses d'Arabie — ne manquait que les parures d'Or, dont elle s'était bien évidemment passée. Accrochés à ce qui lui servait de ceinture, une gourde et quelques objets rudimentaires ; tout comme une petite bourse au fond de laquelle s'entassaient quelques provisions — trois pommes, une pêche et quelques noix. Pas de quoi faire un festin, mais elle avait osé espérer que d'autres avaient prit de quoi se nourrir ; des fois que la mission ne dure plusieurs jours.

« Bonjour l'Afrique ! Tes secrets seront bientôt miens ! »

La voix enfantine de l'enfant-akuma, qui ne lui était pas étrangère, fit presque sursauter la blonde. Portant un regard vers lui, elle le vit apparaître des hautes herbes sèches, fièrement dressé sur un rocher brûlant, observant la nature qui s'étendait à perte de vue. Il avait l'air insouciant, enthousiaste, presque heureux ; et ça la rendait profondément triste. Ce n'était qu'une machine de guerre emprisonnée dans le cadavre d'un enfant qui avait eu le malheur de rappeler à lui une personne qui lui était chère ; et qui servait désormais d'enveloppe corporelle à ces monstrueuses créations du Comte, tout droit sorties de l'œuf. Et pourtant lorsqu'elle le regardait, elle voyait un enfant. Un enfant qui ne grandirait jamais, un enfant sans parents, un enfant avec du sang sur les mains, un enfant monstre mais un enfant quand même.

Et c'était insoutenable.

Elle détourna le regard et alla brièvement le perdre sur la nature sauvage qui grouillait devant elle et jusqu'à ses pieds. Une savane qui se peignait dans une nuancée de verts allant jusqu'au jaune des herbes défraîchies, une terre aride et craquelée par le manque d'eau mais entourée d'une plaine verdoyante dans laquelle se perdaient quelques arbres. Non loin de là, une petite étendue d'eau abreuvait un petit groupe d'animaux sauvages ; qui n'avaient probablement jamais vu d'hommes, puisqu'ils ne semblaient pas fuir à leur approche — alors qu'ils n'étaient pas des plus discrets.

« Quelqu’un aurait de l’eau ? »

Levant son regard l'apôtre qui demandait de l'eau, elle reconnu l'hôte de Mordred, dont elle ignorait d'ailleurs le prénom humain. Plus pour longtemps néanmoins, car l'akuma-aventurier s'empressa de répondre à son maître.

« Maître Gauthier, j'aperçois un point d'eau droit devant nous ! » s'exclama t-il du haut de son rocher. « Par contre, il n'a pas l'air désert.. »

Qu'il ne soit pas désert n'était pas vraiment un problème en soi, songea Bonnie. Non, le plus délicat dans tout ça, c'était les bactéries et les maladies que contenait peut-être l'eau — on n'était jamais trop prudent, et elle avait suffisamment entendu d'histoires morbides pour se méfier d'un point d'eau qui pouvait véhiculer elle ne savait quelle maladie. Certes, personne n'en mourrait — les noés étaient immortels ; mais leur organisme, resté humain, n'était pas insensible et immunisé pour autant. Si le Comte Millénaire lui-même pouvait souffrir d'un rhume, qu'en serait-il d'un virus inconnu... Il fallait être prudent. Et même si Bonnie n'aimait pas aider ses semblables ; l'hôte d'Amorem, pour ce qu'elle était strictement, n'y pouvait pas grand chose : c'était déjà une chance pour elle que l'Amour n'ait pas encore décidé de se manifester plus violemment que cela, c'était inutile de la contrarier en allant à l'encontre de ses principes.

Tandis qu'elle pressait le pas pour rejoindre le prénommé Gauthier, qui était en tête du groupe ; ce fut au tour de Traümo de se manifester ; et d'une bien curieuse façon. Approchant le rocher sur lequel trônait le petit enfant, il se dressa sur la pointe de ses pieds pour mieux apercevoir le point d'eau, puis s'exclama sur un ton amusé, presque aussi enfantin que celui du garçonnet :

« Un grand garçon comme toi a-t-il peur de quelques animaux aux dents longues ? » Bonnie le regarda faire, stupéfaite, captivée ; intriguée par cet apôtre qui déjà avait une première fois retenue son attention, en Bretagne. Étrangement, malgré son physique qui pouvait effrayer, son impressionnante stature et son regard indéchiffrable ; il dégageait quelque chose qui le différenciait des autres Noés. Pas quelque chose de visible, pas quelque chose qu'elle pouvait voir ou toucher ; mais quelque chose qu'elle ressentait profondément dans son âme ; comme si Amorem elle-même s'en était imprégnée. Et, paradoxalement ; il était peut-être l'apôtre qui témoignait le plus d'émotions et d'expressions humaines. C'est ce qu'il en ressortis d'ailleurs, à nouveau ; lorsque, tendant les bras à l'akuma, il le porta sur ses épaules ; zigzaguant comme un bienheureux parmi les hautes herbes, riant à gorge déployée. Ils avaient l'air de s'amuser comme des enfants ; comme une famille réunie pour d'inoubliables vacances.

Une famille à laquelle elle n'appartenait pas.

Détournant le regard de tristement joyeux spectacle ; elle acheva de parcourir les derniers mètres la séparant encore de Mordred. Arrivée à ses côtés ; elle détacha la gourde de sa ceinture et ; vérifiant au poids qu'elle était encore pleine, la tendit à l'hôte de la Déchéance.

« J'ai de l'eau. » lui dit-elle simplement, avant de poursuivre, un peu plus hésitante. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de boire cette eau là... » fit-elle en désignant le point d'eau plus loin. « Vous pourriez tomber malade... »

Et surtout, elle ne voulait pas prendre le risque inutile de devoir chasser les bêtes sauvages là où elles s'étaient attroupées — après tout, elles étaient sur leurs terres, et avaient tous les droits. Adam et Noé détestaient les Hommes ; pas les animaux. Ils avaient leur place dans le Nouveau Monde — et dans celui-ci aussi, évidemment —, et le respect commençait ici : passer son chemin plutôt que de les abattre inutilement.
Celle qui Aimait ♥

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Mener une vie paisible auprès de sa famille.
Aime:
N'aime pas: avatar
Bonnie R. O'CahanCelle qui Aimait ♥


:bonnie: ♥️

“ Bonnie parle en
#D87093 ”

▐ IRL Age : 25 ▐ Messages : 206 Féminin
▐ RPG Age : 17 ans
▐ Personnalité : Discrète — Curieuse — Absente — Amoureuse — Troublée — Passionnée — Minutieuse — Appliquée — Serviable — Solitaire — Silencieuse — Perdue — Douce — Délicate — Attachée à son pays — & more.
▐ Parcours RP :
{ R P S . D A N S . L' O R D R E .
C H R O N O L O G I Q U E }

Arche ; Cyclamën A. {12}
Angleterre ; Jodie D. {2}
Autriche ; Leander K. {5}
Intrigue Chap. II ; Côté Noés {3}
RP épistolaire ; Nína S. {1}
Kenya ; 5 Noés ; 2 Akumas {2}

† Mort †

OS Scénario ; Résurrection {1}
Norvège ; Cyclamën A. {8}
Arche ; Lena F. {7}
Arche ; Aloïs L. {9}
Intrigue Chap. IV bis ; Côté Noé {4}
Intrigue Chap. IV ter ; Côté Noé {1}
France ; Nora L. {8}
France ; Célania V. & Emy B. {4}
France ; Liam L. {2}
Allemagne ; Sheryl K. {1}
Russie ; Svanhólm I. {2}
France ; Aloïs L. & Svanhólm I. {0}
France ; Ophelia I. {4}

____________

OS Event {1}
Event Halloween P1 {2}
Event Halloween P2 {3}

810 pts RP + 200 pts HRP
= 1010 pts
Rang D.
Rang C dans 40 points.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mar 19 Aoû - 22:55




Comme la terre me paraît vile quand je regarde le ciel !


Saint Ignace de Loyola



La Lune avait passé une moitié de son visage blafard derrière un nuage, croyant ainsi surprendre la maisonnée des Noahs en plein sommeil. Mais non. Daret, elle, était toujours debout malgré l'heure tardive et jeta un coup d'oeil à l'astre lunaire la dévisageant quelques secondes avant de reprendre sa danse. Car la jeune noah dansait, incapable de tenir en place. Elle dansait en rangeant quelques affaires dans un tout petit sac, une sacoche plutôt, en prévision du lendemain. Il ne lui restait que quelques heures à dormir mais elle s'en fichait. Elle n'avait jamais eu besoin de beaucoup de sommeil. En passant, elle grattouilla Lièvre entre les oreilles. Lui non plus ne tenait pas en place. La journée du lendemain, en expédition avec plusieurs membres de sa famille et quelque Akumas s'annonçait pleine de surprises et de jeux en tout genre inventés ou non par la jeune fille de la Folie.

Le Comte était venu la trouver quelques heures plus tôt, dans le jardin alors qu'elle montrait les étoiles à Lièvre, lui racontant des histoires à rester éveillé allongé. Elle l'avait vu venir de loin. Difficile de le manquer en même temps avec le nombre impressionnant d'animaux l'accompagnant. Elle s'était levé d'un bond, avait sautillé jusqu'à lui et avait sauté dans ses bras, un grand sourire barrant sa face. Ils avaient marché quelques minutes, ou plutôt le Comte avait marché pendant qu'elle sautillait autour de lui, profitant de l'air frais de la nuit sans pour autant que cela soit désagréable. Puis le Prince lui avait annoncé qu'elle partait le lendemain pour l'Afrique, le Kenya plus précisément, pour retrouver une Innocence, en compagnie de quelques personnes. Elle avait alors cessé d'écouter, se perdant dans toutes les saveurs promises par cette petite escapade au pays tu soleil brûlant. Elle n'avait pas besoin de plus. Pour tout dire, il n'avait eu qu'à demander pour qu'elle accepte tout simplement. Elle ne pouvait rien refuser à celui que les animaux aimaient.


* * *


Elle était une des premières à être arrivée. Une des première à avoir passé la grande porte noire de l'Arche en direction de ces contrées qu'elle ne connaissait absolument pas, ces lointains pays dont elle n'avait entendu jusqu'ici que le nom.

Ce qui la frappa en premier ce fut la chaleur écrasante. Presque désagréable. Mais supportable néanmoins. Elle avait beau venir d'un pays bien plus froid que celui ci, les vêtements légers et le tissu couvrant sa tête (Ainsi très certainement que sa condition de Noah) rendait tout cela presque agréable. Mais elle se désintéressa bien vite de cette température inhabituelle pour elle.

Et ce qui lui fit oublié cette chaleur lui fit oublier tout le reste de ce qui l'entourait, occultant au passage toute personne ayant put être là avant elle.Le ciel. Le ciel immense et bleu, s'étendant à l'infini, tellement grand qu'il en donnait le vertige, agrandissant l'horizon et laissant se perdre les yeux encore et encore sans jamais donner le moindre repère. Oh bien sur il devait se couvrir de temps a autre de nuages. Mais pour le moment ce b'était qu'un immense morceau de bleu azur, si loin et pourtant si près.

Elle avait grandit dans un pays ou les nuages sont rois et où un temps de ce genre devait arriver aussi souvent qu'une légère bruine par ici. Et autant qu'elle apprécie les nuages et les dessins qu'ils pouvaient tracer partout où ils passaient, ils étaient encore bien loin d'offrir mieux que ce ciel. Peu importait la chaleur ou les hautes herbes noyant le regard de Daret qui ne pouvait rien voir à plus de deux mètres devant elle. Elle ne voulait pas voir
devant[/i]. Elle voulait voir[/i] là-haut. Du coin de l'oeil, elle avisa une branche.

Elle courut jusqu'à l'arbre, accrocha sa sacoche à une branche basse et en moins de temps qu'il en faut pour le dire elle grimpa se percher sur les plus hautes branches de l'être de bois et de sève. Lièvre perché sur sa tête, Chat Pelier déjà plus haut qu'elle et Chacal grimpant derrière elle, elle ne s’arrêta que lorsqu'elle ne put plus grimper. Alors elle s'installa et regarda le ciel, inconsciente de ce qui se passait autour d'elle, restant ainsi pour... Quelques secondes? Plusieurs minutes? Plus d'une heure? Elle n'en savait rien. Elle ne se lassait tout simplement pas de regarder ce ciel d'un bleu si profond, si ouvert. Si grand. A y perdre ses yeux dedans.


" Bonjour l'Afrique ! Tes secrets seront bientôt miens ! "

L'éclat de voix perça la petite bulle de Daret. Elle baissa les yeux sur ce qui se passait en contrebas. Le petit groupe devait presque être au complet. Akumas et Noahs. Ses nouveaux compagnons de jeux... Un sourire tira les lèvres de la Folie alors que son regard était attiré par un jeune garçon plein de vie, un Akuma certainement, perché sur un rocher, défiant de sa petite silhouette l'immensité de l'Afrique, épaulé mais inconscient d'un lionceau jouant gaiement avec un oiseau dont elle ne pouvait dire avec certitude l'espèce. Un camarade de jeu de choix... Aussi souple qu'un chat, elle se laissa glisser de sa branche.

Le temps qu'elle descende, reprenne sa sacoche et rejoigne les autres, des mots et une gourde avaient déjà été échangé et certains membres du petit groupe semblaient s'impatienter. Elle se demanda l'espace d'une seconde pourquoi vouloir se presser à tout prix, alors qu'il y avait ici un tel terrain de jeu. Puis son attention se reporta une nouvelle fois sur le jeune enfant partit sur les épaules d'un autre Noah  à la peau blafarde. Une petite moue jalouse se dessina l'espace d'un instant sur les traits fins de la jeune filles... Pour disparaître aussi vite. Elle avait tout le temps de jouer l'un ou l'autre. Ou les deux.

Les quelques paroles s'échangeant ne l’intéressant absolument pas, elle s'écarta un peu, le nez en l'air, toujours à fixer le ciel. Elle ne s'était pas encore perdue une nouvelle fois que quelque chose la heurta de pleine fouet. Elle tomba lourdement, sans pour autant se faire mal, plutôt surprise de se trouver ainsi interrompue. Elle leva les yeux pour voir, au milieu des herbes, le noah qui portait sur ses épaules le jeune garçon. Un sourire carnassier tira ses lèvres. Elle se releva, s'accroupissant, le regard toujours levé vers eux, et appuya doucement sa main sur la jambe du grand homme.


" - C'est toi le Chat. "

Et avec un sourire presque moqueur elle parti en sautillant, retournant vers les autres, cachée par les hautes herbes. Elle ne savait même pas s'ils la suivait. Pour tout dire elle s'en fichait, elle voulais simplement s'amuser un peu, que ce soit avec ou au dépend des autres. Elle alla se réfugier derrière une jeune femme qui, apparemment, n'était pas très à l'aise parmi cette petite famille, lui tournant autour en s’agrippant à ses jambes pour la mettre entre elle et ses deux compagnons de jeux. Levant une dernière fois sont regard au ciel, elle espéra que le temps resterait le même, qu'elle puisse profiter de cet immense bout de couleur, quitte à cuire plus d'une cellule de sa peau.


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mer 20 Aoû - 0:53

✖ Safari.
 Noés • Akumas

Une grosse ombre rieuse avait troublé son sommeil.

Depuis peu, Adam le surveillait. La chose était que lui et Feilen ne s’était jamais bien entendu, -enfin, il était vrai que Feilen ne s’entendait avec à peu près personne sauf certaines rares exceptions-, aussi, le Comte célèbre pour son âge venait de plus en plus souvent le visiter, lui le vilain petit canard, caché dans sa chambre si lointaine, enfoncée si profondément dans les ténèbres de l’Arche, qu’il était. Il songeait de plus en plus à fuir, Cyclamën, car lui non plus n’aimait pas trop le « Prince ». Faut dire qu’à chaque fois qu’il le voyait, rien de bon, sinon des regrets, ne se présageaient. Depuis peu, depuis la Bretagne donc, Adam le surveillait, son petit apôtre du Regret : inutile d’ajouter Feilen et Cyclamën à la liste des problèmes familiaux déjà bien fournies, alimentées notamment  par le Mythe et par l’Amour, pour n’en citer que certains, se disait-il. La solution était donc de garder le garçon à porter de mains, et puis surtout, le forcer à participer à la vie des Noés, à participer aux combats, à leurs combats. A force de côtoyer des monstres, des modèles d’intégrations même comme le Traumatisme ou la Déchéance, peut-être que le libraire lui aussi finirait par prendre goût à la guerre. Bah, elle avait un goût acide et métallique que l’Animae fuyait plutôt que savourait. Lui, il n’attendait qu’un moment de répit pour fuir dans sa Norvège antique, pour se cacher dans sa petite librairie et prétendre à jouer un rôle dont il n’avait plus l’empire. C’était bien regrettable que dans la réalité, les héros des livres n’existaient pas. On était rarement le héros de sa propre histoire ; on écrivait rarement sa propre histoire.

Quiconque lutte pour un idéal doit être prêt à mourir pour cet idéal, à souffrir pour cet idéal, à devenir un monstre pour cet idéal. Lui ? Il n’était pas vraiment prêt, non, en fait, il avait arrêté de lire à partir du mot « lutte ».

La Bretagne lui avait été bien source de cauchemars à notre petit anti-héros, comme promis et comme prévu, elle avait rudement bien joué son rôle : celui d’apporte son lot d’atrocités, de larmes et de « pourquoi » qui ne trouveraient jamais réponses. Cependant, elle avait eu l’effet positif mais pervers de rapprocher l’Entité et son hôte, confirmant donc la symbiose, le « gris » que formaient leurs curieuses Plumes assemblées. Cyclamën ne luttait pas contre Feilen, et Feilen ne tentait pas de consumer Cyclamën. Ce dernier avait conscience de la présence du monstre encagé, et lui laissait une certaine marge de liberté même. Il n’y avait guère que dans un cas où il lui interdisait de se manifester, mais il ne souhaitait pas trop y penser. Cela réveillait souvent une vieille douleur fantôme au niveau de son bras, et lui faisait se poser beaucoup trop de questions, troublant dans un cataclysme la tranquillité de son esprit. En fait, l’Animae se contentait de composer avec Feilen, et parfois, ce dernier daignait l’aider. En fait, le Regret aimait bien son Humain. C’était pourquoi les deux larrons pathétiques n’étaient pas vraiment heureux d’être là, devant la porte de l’Arche qui devait les amener, -ils ne savaient pas d’ailleurs, mais s’en foutaient complètement-, quelque part, je-ne-sais-où, pour détruire une innocence. Comble du mal être, en plus, ils devaient y aller, où plutôt rejoindre, car comme d’habitude l’Apôtre-qui-n’était-aimé-de-personne arrivait le dernier, après que tout le groupe soit parti, en famille. Oui, ils devraient côtoyer d’autres gens et il et il n’aimaient pas ça ; c’était sûrement le petit côté misanthrope de Feilen qui éclaboussait l’esprit du norvégien.

Il hausse les épaules, et, à contrecœur, franchi le portail.

Passé l’étrange sensation que provoquait les voyages avec l’Arche, -Cyclamën ne s’y habituerais probablement jamais-, le jeune homme fut accablé par la chaleur éttoufante qui régnait en ces lieux. Il ne savait pas vraiment où il était, mais à juger par la violence des coups que donnait le boxeur solaire, on était ici dans l’hémisphère sud du monde, dans une des régions arides où l’on se battait pour la moindre goutte d’eau, et où « orage » n’était qu’un mot qu’on utilisait dans les histoires pour endormir les enfants. Ses mèches grises volent alors qu’il tourne la tête autour de lui, admirant un paysage qui déjà ne fait que confirmer sa thèse : la végétation est ici à l’image de la terre, sauvage, chaude et craquelée. Dans le lointain, on devine la présence d’animaux, bêtes sauvages, proies comme prédateurs, mais ici il fallait de toutes évidences se méfier, on était jamais loin à ce que la proie devienne le prédateur, et inversement. Ironique, la porte se ferme derrière lui, comme un pied de nez pour lui dire « bonne chance, crétin ». Il souffle, las, et s’enfonce dans ce qui semble être la Savane.

Il y a des mots qui font vivre : le mot Chaleur en est un.

Pour le moment, il lui semblait plus que le mot chaleur voulait lui sauter à la gorge, le plaquer contre le sol, arracher sa jugulaire et faire un collier avec ses tripes, à notre pauvre écrivain. Belle, et somptueuse savane, mais surtout étouffante. Il marchait comme ça, depuis un moment déjà mais sans qu’il y est nécessairement le besoin de décrire un temps long, lorsqu’il aperçut, -enfin-, un groupe, hétéroclite, et intéressant. Il lui semblait sentir là le Traumatisme, la Désolation, la Déchéance, accélération légère de son cœur, et grognement mental de Feilen, l’Amour et même, et cette fois surprise délicieuse pour l’Entité et son hôte, la Folie. Daret était donc elle aussi là, ce qui pouvait probablement expliquer le fou rire incontrôlé d’Adam il y a un moment, quand il avait donné ses ordres. Au fond, lui aussi aimait quand même Feilen, puisqu’il avait fait participer Mader à cette petite mission, ainsi le Temps serait bien moins long. Cyclamën se surprit même à sourire, alors qu’il approchait, découvrant deux silhouettes supplémentaires en plus des 5 déjà cités, comme il ne sentait pas l’aura caractéristique des Noés, il en conclu que c’était des Akumas. Il haussa les épaules, laissant son esprit parcourir l’étendu poussiéreuse de terre pendant qu’il parcourait les derniers mètres le séparant de sa « famille ».

La peste noire entrait dans la ville avec le masque souriant de la contrainte.

Il parcourt les quelques mètres doucement, presque amusé. Caché derrière Bonnie, mais donc devant lui, la petite fille ne l’a pas vu. Cela ne l’étonnerait même pas qu’elle est déjà réussie à inventer un énième jeu, Daret était vraiment doué pour ça. Il s’accroupit doucement, toujours en silence, arrivé à sa hauteur. Il lui chuchote donc à l’oreille. « Bouh. » Et il éclate de rire, fière de sa blague totalement idiote et inutile. Comme un grand-frère stupide hun ?

Il la serre contre lui. Heureux de la retrouver, elle.

Hélas, il est obligé de se relever. « Bonnie. » Le ton est hésitant, il fixe la blonde, mal à l’aise. Elle arrivait toujours à avoir cet effet sur lui. Une nouvelle fois, Feilen lève les yeux au ciel. Heureusement pour le moment, Amorem ne semble pas être là. Alors, il reste dans sa cage, il se tait. Et puis, il est content de voir Mader, alors il veut bien se tenir à carreau. Pour le moment. « Mmmh. Bonjour ? » Son regard se porte sur Daret, à nouveau. « Bonjour à toi aussi, petite andouille, tu m’as manqué. » Il lui sourit, et ce sourire s’adresse autant à Bonnie qu’à la Tham. Simplement, Bonnie aussi lui avait manqué, quelque part, même si jamais il n’oserait se l’avouer.

Pour ce qui était des autres, il les ignore simplement.
#Family
இ La Plume Névropathe இ

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: s'isoler de l'humanité ;
Aime:
N'aime pas: avatar
Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


•• Fiche de présentation
•• Fiche technique
•• Banque
•• Fiche Relationship

« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 226 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
▐ RPG Age : 16 ans à jamais.
▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
{Intrigue} ; Vaporisation ; ‘Allemagne {60}
Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
Récupération ; ‘Tibet {20}
Dilatation ; ‘Arche {40}


Points RPs : 1090
Points hors-RPs : 210
Points totaux : 1200 {rang C}
Rang suivant {rang B} dans 300 points.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mer 27 Aoû - 15:59
Je ne veux pas y aller.

Hier, le Comte m'a « proposé » de partir en mission, pour récupérer une innocence, et la détruire. Détruire. Toujours le même mot. Mot porteur d'une promesse. Engendrer le désespoir. Alléchant. Quelque part au fond, je sens Arechi se réjouir à cette idée. Enfin, se réjouir est un grand mot. Disons qu'il a hâte.
Mais moi, William Edward Anderson, qu'est ce que je veux vraiment ? Depuis que je me suis éveillé, je ne suis plus le même, c'est évident. Et ce changement, radical, me fait du mal.

Je suis donc là, assis dans un coin de ma chambre. Les genoux pliés, ramenés devant mon visage, je pleure. Je ne sais pas quoi faire. Pourquoi agir ? Je suis un élu. Mais, élu par qui ? Par quoi ? Pour quoi ? Je n'arrive pas à comprendre tout ce qu'il m'arrive. Je veux rentrer chez moi, revoir le sourire tendre de ma maman et le regard amusé de mon papa, riant à l'une de mes bêtises.
Un nouveau cauchemar vient me pincer le cœur. Le feu. Partout, du feu. Ma maison et mes parents ne sont plus que cendres. Cette vision m'offre une nouvelle raison de pleurer. Mon désespoir est plus grand encore. Je n'envisage pas en voir le bout un jour.

Je sers Edgar contre mon cœur. Lui ne ressent rien, n'a peur de rien. Il n'a aucune conscience de ce qui l'entoure. Il ne se doute pas qu'un seul geste de ma part peut mettre fin à son existence. Je dessers mon étreinte et le regarde. Ses yeux faits de deux boutons, son nœud papillon, son petit haut de forme. Il a tout d'un gentleman, les émotions en moins. Je me mets à l'envier. Pourquoi ne suis-je pas une peluche ? Pourquoi faut-il que toute l'horreur du monde m'agresse ? Pourquoi n'ai je aucun répit, jamais ? Pourquoi Arechi m'a choisi. ? Je ne suis qu'un enfant. Dans un accès de colère, je me retourne et lance Edgar contre la grande horloge. Il retombe mollement, sur le côté et me fixe. Je me recroqueville dans mon coin. Mais son regard se fait insistant, et je n'ai plus rien pour me consoler. Je me lève donc et reprends ma peluche dans mes bras.

Je lève les yeux et fixe le cadran. La petite aiguille tourne inlassablement, fidèle au poste. A chaque secondes, quelque part dans le monde, une personne meurt alors qu'une autre vient à la vie. Ma pensée commence à s'égarer, mais je me rends compte qu'il est l'heure de partir. Je ne veux toujours pas y aller, mais ce n'est pas comme si j'avais le choix.
À contre cœur, j'attrape un sac. Dedans, je mets tout ce qui me passe par l'esprit. Des habits, une gourde d'eau, je ne sais même pas si elle est remplie ou pas, un chapeau, une paire de chaussures et bien entendu, Edgar. Je m'habille et sors de ma chambre.

Je ne sais pas où aller. Je suis ici depuis seulement trois jours, et me voilà déjà acteur dans un théâtre dont je ne connais pas le décor. J'avance au hasard, d'un pas lourd. Au fil des couloirs, j'entends des voix et aperçois des ombres. J'ai peur. Je sors Edgar de mon sac et le sers dans mes bras. Je devrais avoir honte, à mon âge, mais l’anxiété est plus forte. Finalement, je « la » vois. Je ne sais pas quel nom elle porte. Tout ce que je sais, c'est que c'est de cette façon que je suis arrivé ici. Je m'arrête devant, en proie à un dernier doute. J'inspire profondément, entre et la traverse.
En sortant, je passe devant l'un de mes frères. Ses cheveux sont blancs. C'est magnifique. Il ne me porte pas attention, il est perdu dans ses pensées. Je continue d'avancer et voit un groupe au loin. Je ne veux pas m'y mêler. Qu'aurais-je à y faire ? Je ne fais pas encore parti des leurs. Je ne les connais pas. Ils sont ma nouvelles famille. Une famille faite d'étrangers. Je reste de mon côté, immobilisé.

C'est à ce moment que je me rends compte d’où je suis. Mes yeux regardent alentours. Malgré la chaleur, un frisson parcourt mon dos. Ici, tout n'est que mort. Les terre en manque d'eau est craquelée, les herbes sont desséchées. Des bêtes vivent, mais elles peuvent se faire tuer à tout instant. Je sens une pensée pointer le bout de son nez, mais mon attention se porte sur autre chose.Quelque chose ne va pas. Quelque chose est différend. Je finis par comprendre. Mes larmes ne coulent plus. Il fait trop chaud, et mon corps préfère ne pas gaspiller l'eau. Soit. J'entends des rires et des exclamations. Je reporte donc mon attention sur le groupe. L'homme de tout à l'heure tient dans ses bras une petite fille, il a l'air heureux de la voir. Plus loin, j'aperçois un homme effrayant avec un enfant sur ses épaules. Et moi ? Pourquoi personne n'est content de me voir ? Pourquoi personne ne me remarque ? Ne me donne un tant soit peu d'amour ? Je les comprends, qui voudrait de moi. Je ne peux être aimé de personne. Je m'enveloppe de cette idée comme on enfile son manteau préféré et, resserrant mon étreinte sur Edgar, je m'approche du groupe.
Le Martyr ✟

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Hanter quelques maisons à droite à gauche.
Aime:
N'aime pas: avatar
William E. AndersonLe Martyr ✟
▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 73 Masculin
▐ RPG Age : 12 ans
▐ Personnalité : Mort
▐ Parcours RP : Will hantait en #cc99ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Sam 30 Aoû - 15:45
Safari entre ennemis



« C'est l'Histoire de la Vie ~ »
Mission entre méchants



L’eau, élément vital, élément si précieux qui avait permis la vie sur terre, et aujourd’hui encore, il était impossible de s’en passer. Alors pourquoi diable Gauthier n’avait-il pas pensé à prendre une gourde avec lui ? Bon sang, qu’est-ce qu’il pouvait être idiot par moment. Même une petite voix au fond de lui, insidieuse. Elle lui disait combien il était un incapable et que s’il continuait ainsi, il aurait vite fait de perdre son humanité au profit de l’esprit du Noé. La déchéance, ça allait vite, surtout si Gauthier lui tendait la main.

Une voix joyeuse, énergique, vint le cueillir alors qu’à l’ombre de son baobab le français tentait d’étouffer la voix horriblement mielleuse de Mordred. Il leva une tête ahurie vers celui qui le hélait et son regard se déposa sur un gamin, pas même un pré-adolescent, blond avec des yeux pétillants. Il sut au premier regard qu’il s’agissait d’un akuma mais il peinait à comprendre comment une machine normalement créée pour tuer et ne rien éprouver, pouvait ressentir ou du moins faire semblant de ressentir de la joie et de la vitalité.

« Maître Gauthier, j'aperçois un point d'eau droit devant nous ! Par contre, il n'a pas l'air désert.. ...»

Un point d’eau ? Gauthier ne l’apercevait sous son arbre ne créant aucune ombre. Oui, bon, pas étonnant qu’il ne voit rien, il était plus à ras que la terre. Par contre, l’enfant-machine était bien plus haut que lui sur son rocher si battu par la lueur céleste qu’il devait en être brulant. Et Elliot était dessus, pied nu, sans même broncher. Heureux être que la machine de matière noire. Par contre, l’intervention du gosse laissa l’hôte de la Déchéance dubitatif et lui arracha une moue étrange. Si l’étang n’était pas désert, des bêtes venaient y boire. Et qui, à part peut-être une hypothétique incarnation de la bestialité, voudrait y tremper les lèvres. Et puis même, si le savoyard allait y boire, sans craindre les quelques gnous ou zèbres, Mordred serait trop heureux de voir son hôte le faire et se délecterait de cela. Et Gauthier n’allait pas lui laisser le plaisir.

Mais l’Incestueux ne put pas même exprimer son doute quant à la proposition de son sous-fifre qu’il vit fondre dans les herbes hautes sur les épaules de … Traümo. Les mâchoires de Gauthier se dessoudèrent et ses lèvres formèrent alors un O parfait tant il était surpris. Etait-ce possible de traumatiser une machine ? Parce que bon, vu l’apparence physique de Goro et son mental assez … surprenant, il ne lui aurait pas été difficile de traumatiser n’importe quel humain, qu’il soit enfant ou adulte.

« J'ai de l'eau. »

Une douce voix, claire et magnifique, s’approcha du blond qui quitta son expression surprise sas toutefois percuter tout de suite quant à ce que lui disait Bonnie. Belle bergère que Bonnie, blonde et apparemment innocente. Si elle n’était pas l’incarnation de l’Amour, elle aurait pu être celle de la Beauté.

« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de boire cette eau là... Vous pourriez tomber malade... »
« Heu … Oui. Tu … vous avez raison. Ce ne serait pas prudent. »

Que de balbutiements pour répondre d’une façon des plus simples à cette jeune femme qui faisait partie de sa famille. Pendant qu’il attrapait la gourde pleine que lui tendait l’Amour, une jeune fille vint les rejoindre pour saluer Bonnie. Gauthier ne but pas goulument comme il l’aurait voulu mais avala seulement une gorgée. Ce n’était pas sa gourde et ce n’était pas très galant de vider la gourde d’une femme qui la lui avait tendue sans rien demander en retour. Il lui rendit le contenant en la remerciant sans bredouiller cette fois. Puis ils furent rejoints par un second invité, porteur du Regret, qui salua Bonnie, la Tham mais occultant totalement Gauthier. Bien, ces trois-là se connaissaient et commençaient à discuter. Le savoyard n’allait pas les déranger plus longtemps. Les saluant, Gauthier prit du large. Explorer l’oasis que lui avait indiqué Elliot lui plaisait assez. Mais avant de s’aventurer dans les hautes herbes, il fit un crochet par le lieu de leur arrivée. Un adolescent n’avait pas bougé et semblait prostré. L’Hôte d’Arechi, la Désolation.

« William, c’est ça ? Tu ne devrais pas rester là tout seul. On est une famille et même si je peux comprendre ce que tu ressens, rester seul ne changera rien. »

Sur ces paroles, il lui fit un signe de tête pour désigner l’étang derrière les hautes herbes. Il l’invitait à venir se balader avec lui mais aussi à parler. Gauthier aussi s’était senti si seul lorsque Mordred avait fait son apparition, il pouvait comprendre ce qu’Anderson pouvait éprouver. Sans même attendre une réponse de la part de la Désolation, il prit la route vers le point d’eau, l’obligeant à le suivre.

Decay criait en son for intérieur mais son hôte ne l’écoutait pas.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mar 2 Sep - 3:15

Capitaine


" N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-là nous y obéissons sans le savoir. "


Je n'ai jamais vu un lieu semblable à celui-ci avant aujourd'hui, foi d'aventurier ! Nous avons déjà visité les états-unis d'Amérique, une grande partie de la France et l'arche de Noé, mais jamais nos ailes ne nous avaient portées jusqu'en Afrique ; mieux encore, au beau milieu de la brousse ! Il y avait tellement de mammifères, d'oiseaux et de plantes à découvrir ici ; mais aussi, des populations ! Peut-être certaines sont anthropophages ? Ah, que j'adorerai converser avec eux pour connaître d'où leur vient le goût du sang humain ! Peut-être que le Comte Millénaire pourrait les engager, qui sait.. Moi aussi, au fond, je le suis un peu, ahah !


Du point de vue de l'aventurier miniature, boire de l'eau fraiche au beau milieu de bêtes sauvages n'était pas impossible. Il y avait surtout des herbivores et ils ne devaient pas craindre les hommes - pour ne les avoir certainement jamais vraiment côtoyés - et même si des carnivores venaient à traîner autour du point d'eau, Elliot n'aurait qu'à prendre son apparence d'oiseau géant pour les faire fuir ; au pire, même, les tuer. Cependant, il n'était pas très enclin à tuer des animaux sans défense. Cette expérience, il l'avait sans doute déjà fait dans le passé, et les mots de Lëo continuaient de lui tourner en tête par moments. Un conquérant doit parfois faire des sacrifices, mais lui, au moins, il éviterait de s'attaquer aux animaux ; enfin, tant qu'ils ne s'attaquaient pas à lui !

Tout ça pour en revenir au fait qu'il fallait bien - d'une manière ou d'une autre - s'abreuver. Cependant, les maîtres Noés ne semblaient pas vraiment de cet avis ; Christopher le vit facilement à leur tête, bien qu'il ne suivit pas la conversation qui en découla, car déjà quelqu'un se présentait à lui :

" Un grand garçon comme toi a-t-il peur de quelques animaux aux dents longues ? "

Baissant le regard vers son interlocuteur, l'américain mit un nom à cette voix : Goro Zumu, l'incarnation du Traumatisme, respecté de tous, à n'en point douter. Les yeux - enfin, l’œil ! - du petit homme se mit à briller, tandis qu'il cognait son poing droit contre son cœur, signe de bravoure.

" Oh non, Maître Goro, pas du tout ! Je ne crains rien ! "

Pas plus de vos dents aussi aiguisées que celles des fauves, aurait-il pu rajouter. Cependant, il craint de vexer Traumö en disant cela ; alors il se contenta d'afficher un sourire plus éclatant encore. Tiens, pourquoi tendait-il ainsi ses bras en l'air ?

" Votre navire vous attend, Capitaine ! "

L'invitait-il vraiment à monter sur ses épaules ? L'Oiseau en Cage hésita quelques instants, tirant une mine dubitative et penchant même un peu la tête de côté, comme aurait pu le faire Cody. Néanmoins, le petit homme ne se fit pas prier bien longtemps.

" C'est un honneur ! "

Ceci dit, il ne lui fallut que quelques secondes pour prendre place, là, bien assit sur les épaules du Noé. De cette position, Elliot pouvait voir par-dessus les broussailles ! Il se sentait un peu comme le roi du monde : le roi des Akumas ! Un monstre parmi les monstres ; mais quelle créature !

Lorsque Goro lui prit les mains et se mit à courir dans les hautes herbes, des éclats de rire s'échappèrent de la gorge du jeune Brooks ; très rapidement accompagnés de ceux de sa.. monture. Serrant ses doigts frêles sur les mains imposantes du Traumatisme, le petit garçon se sentait léger, aussi léger qu'une plume ! Pour un peu, il aurait presque pu en oublier sa condition et ce pourquoi il était réellement présent ici aujourd'hui. Si Emily avait survécu à cette mauvaise grippe sans l'intervention d'Elliot, jamais elle n'aurait pu se rendre ici ; et elle aurait pu son ami disparaître un jour, car elle n'aurait pas pu le suivre à cause de sa faible carrure. L'américain secoua la tête, comme pour évacuer ces brides de souvenirs appartenant à un autre temps.

Aujourd'hui, il n'était plus Emily Peterson, mais Elliot Christopher Brooks.

Puis là, tout à coup, en plein milieu de leur course, une bête féroce sauta d'un arbre pour dévorer tout cru les deux comparses. Un léopard ? Ah non, c'était Daret, l'hôte de la Folie de Noé. Le petit homme avait fait des yeux ronds de stupéfaction, avant de se mettre à rire ; toujours aussi surprit de sa soudaine apparition.

" C'est toi le Chat. "

Ces quelques mots, la fillette les avait prononcés tout en posant sa main sur la jambe de Goro, avant de s'enfuir en courant vers le reste du groupe. Tenté par le jeu, l'unique œil de l'américain se mit à briller, tandis qu'il se redressait et se penchait en avant pour croiser le regard de son mentor du jour.

" Dites ! On la prend en chasse ? "

Après tout, le Traumatisme s'était - d'une certaine façon - qualifié de prédateur aux dents longues. Quel piètre prédateur ne se lancerait pas à la poursuite d'un innocent petit lapin blanc ?

Sourire aux lèvres, le monstre n'attendit pas sa réponse pour descendre de ses épaules ; après avoir jeté un dernier coup d’œil aux alentours depuis sa hauteur. Une fois le pied de nouveau à terre, Elliot fut bien incapable de voir quelque chose, mais n'usa pas de ses ailes ; lorsqu'on est chat, on ne se perche pas ! Marchant furtivement dans les broussailles, l'enfant était incapable d'utiliser son flair comme un prédateur l'aurait fait, par contre, son ouïe était plus que fonctionnelle ! Non loin de sa position, le chasseur entendit des brides de conversations et commença alors à se diriger en leur direction. Le pas léger, l'enfant se faisait discret.

A seulement un mètre d'eux, toujours dissimulé, l'Oiseau en Cage parvint presque à les voir ; et reconnut la tignasse de Mader, mais également celle de la douce incarnation de l'Amour. Le regard brillant, le monstre sortit d'un coup ; mais se heurta à un poids de taille.

" Attra-hé ! Hé.. ... "

Oups ! Depuis quand il était là, lui ?

Sans que Christopher ne puisse s'en apercevoir - peut-être était-ce à cause de son œil invalide et de toutes ces herbes - un autre descendant de Noé avait fait irruption dans le petit groupe de jeunes filles, s'adressant à elles. Dans sa course, le monstre miniature lui était rentré dedans. Sur le cul - et c'était le cas de le dire ! - il sentit son cœur pourtant mort battre la chamade, nerveusement. Oh non, qu'est-ce qu'il ne venait pas de faire.. L'hôte du Regret allait-il lui faire payer un tel affront ?

" D-Désolé Maître Cyclamën je.. je ne vous avais pas vu.. Infiniment désolé ! "

Sa tête lui tournait un peu, mais il ne décrocha pas son regard du sien ; ni n'osa se relever. Aurait-il le droit d'être gracié ?






Spoiler:
 
:: L’Oiseau en cage ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: L'Aventure !
Aime:
N'aime pas: avatar
Elliot C. Brooks:: L’Oiseau en cage ::



Elliot explore en #22427C

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 451 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Nora L. / Rusty O.
Masculin
▐ RPG Age : 13 ans à jamais.
▐ Personnalité : Aventureuse !
▐ Parcours RP :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Jeu 4 Sep - 11:50




MOJITO

Le navire défiait les vagues avec audace et courage ! Le Capitaine hurlait sa joie et riait de bon cœur face à tant de puissance. Le bâtiment lui-même se moquait allègrement des flots contre lesquels il se heurtait. Rien ne pouvait les arrêter, ils allaient conquérir de nouveaux mondes, de nouvelles terres, découvrir de nouveaux peuples et apprendre de nouvelles cultures !


C'était évidemment sans compter sur l'apparition d'une petite gazelle bien intrépide au milieu de notre course, hihihi ! La puissance de mon corps la percuta et nous pûmes la voir tomber au sol, l’œil vague comme si l'information de l'impact n'était pas encore parvenu jusqu'à son cerveau. Je la toisai, surpris par sa petite taille et le sourire qui s'étira sur ses lèvres à ma vue. Je le lui rendis avec tout autant de sinistre. Loin d'ignorer son identité, je commençais à croire que le Comte Millénaire nous avait envoyé ici pour se débarrasser de la mauvaise graine du Clan : les enfants comme les deux qui m'encerclaient, et les boulets comme Amorem, dont l'existence restait dans le top dix des pires erreurs que le monde ait connu. Hihihi ! Celle qui venait d'apparaître était porteur du Fragment de Folie. Ce qui, en soit, expliquait assez aisément l'expression de son visage dégénéré, hihihi !


Je suivis d'un œil interloqué et amusé sa petite main se poser sur ma cuisse. Elle me fit « chat » et s'enfuit en courant et riant. Eh bien ! Notre escapade maritime était malheureusement terminée ! Elle fut brève, mais intense. Le petit Akuma fut de toute façon prompt à partir en chasse, et voulait créer une alliance avec son nouvel ami pour attraper la petite Daret. Hihihi ! Un akuma qui proposait une alliance à son maître... Hihihi ! Une personne réfléchie qui proposait une alliance à Goro Zumu ! Comme quoi, tout pouvait arriver dans ce monde, même les plus grandes absurdités. Il avait de la chance d'être mignon, avec sa petite voix rêveuse, son enthousiasme naturel et ses bandages qui masquaient sa difformité, hihihi ! Sinon, peut-être serait-il mort. J'étais plutôt de bonne humeur et voyait en ses paroles aucun affront ni aucune remise en cause de nos rangs respectifs : il n'était qu'un enfant assoiffé par le jeu.


Tandis que le petit Akuma faisait le tour pour attaquer l'arrière-garde, j'avançais furtivement de front. Une petite chasse improvisée ne pouvait me faire que le plus grand bien ! Dommage que la fin ne soit pas totalement prévue comme je l'imaginais : Adam ne serait vraiment pas fier si je lui ramenais une petite Daret Tham en charpie, et les quelques éléments manquants de son corps coincés entre mes dents, hihihi ! Je devais rester éveillé, parfaitement conscient que tout ceci n'était qu'un jeu d'enfants. Pourtant déjà, mon hôte s'agitait ! Il avait le puissant désir de plonger ses mains impures dans le sang de la Noé. Mais je ne devais pas ! Je ne voulais pas ! Elle était ma Famille, et jamais ! Ô grand jamais ! Je ne toucherai à un membre de ma famille... hihihi ! Tout du moins se présentait là la partie théorique de cette loi... Les pratiques sont toujours quelque peu divergentes. Hihihi !


Alors à quatre pattes dans les hautes herbes, j'avançais silencieusement. Je sentais sa présence grandir, son odeur s'amplifier, se mêlant à d'autres, plus âcres, plus douces ou plus enivrantes. J'entendais les voix prendre du volume. Combien étaient-ils ? J'espérais que le petit Akuma bandé trouve un moyen pour tous les occuper. Ce petit jeu avait assez duré. Une véritable chasse nous attendait. Mais j'espérais également qu'il me laisse la petite Daret... que je ne me retrouve en face d'une mauvaise surprise... hihihi !


Lorsque je fus tout près, je me relevai brusquement, lançai un début de rugissement et commençai à tendre le bras pour attraper la Folie et mettre fin à mon règne de Chat... Malheureusement... ma mauvaise surprise m'attendait. Chaque geste, chaque son et chaque émotion de mon être se figèrent de longues secondes. Ses cheveux étaient d'or, mais pas d'or blanc. Elle avait le beau visage de l'innocence et aucune trace de folie. Éclatante comme la rosée du matin, sa simple vue m'enivra tout autant que son parfum. L'homme était envoûté... le Noah était horrifié. La plus sale des situations de cette mission était en train de se dérouler... et si nous débutions... nous ne partirions jamais à la recherche de ce maudit Cristal « Divin ». Un sourire plein de fourberie se dessina sur mon visage tandis que je la toisais de mes deux mètres de hauteur.


« Douce Amorem... » entamai-je avant de saisir entre mes griffes d'acier une mèche de ses longs cheveux tombée sur son visage. Je la remis en place derrière son oreille et en profitai pour lui caresser la joue dans le même temps. « … ou peut-être devrais-je t'appeler Bonnie ? Celle qui nous répugne et maudit son héritage... hihihi... Je dois t'avouer que je réfléchis encore au traitement à t'infliger. Tu étais tellement belle sur cette plage... hurlant et pleurant de tout ton être contre l'Innocence. Hihihi... »


Je me tournai vers le reste de la bande en inspirant fortement. Il était temps que quelqu'un prenne des directives, et puisque personne ne semblait plus enclin que moi à prendre haut et fort la parole, je me désignai intérieurement et personnellement chef attitré de cette mission. Hihihi !


« C'est pourquoi j'aimerais qu'on se lance maintenant à la recherche de cette Innocence. Notre petite irlandaise ici présente... » dis-je en pointant Amorem du doigt, mettant au premier plan celle qui voulait s'effacer, « … Elle est un peu notre radar... hihihi ! Plus elle pleurera et hurlera... plus nous nous approcherons. Hihihi ! »


Je lui lançai un regard des plus noirs du coin de l’œil. Tout ceci n'était qu'une minuscule petite esquisse de schéma de début, hihihi ! Les autres ne devaient pas comprendre... et elle non plus d'ailleurs, hihihi ! Puis de contempler le reste de l'auditoire. Les cheveux blancs s'étaient tous réunis derrière Amorem... Et deux autres membres de la Famille s'éloignaient en discutant.


« Et eux s'en vont sans prévenir ! Vous pensez qu'ils veulent s'approprier tout le mérite ou qu'ils sont juste un peu stupides ? Hihihi ! »


Je lançai un regard vers l'équipe restante des cheveux blancs. L'Amour, la Folie, le Regret et un Akuma aventurier. Ça annonçait quelque chose de fabuleux ! Hihihi ! Ne restait plus qu'à savoir si ça allait être fabuleusement bon... ou fabuleusement mauvais. En tous les cas... je me promettais de déguster allègrement chaque minute de cette épopée, dans une famille aussi instable que celle-ci.


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mer 10 Déc - 19:18
L'échange de Bonnie avec Gauthier fut plus bref qu'elle ne s'y était attendue. Après l'avoir remerciée, il n'avala que ce qui sembla être une petite gorgée de la gourde avant de la lui rendre aussitôt, visiblement gêné à l'idée d'utiliser ses affaires ; quand bien même elle le lui proposait sincèrement. Elle ne s'était pas attendue à une telle réaction de sa part ; surprise en constatant qu'il était au moins aussi mal à l'aise qu'elle l'avait été en lui proposant son eau. Certes, il s'était vite reprit en la remerciant sans bredouiller ; mais l'hésitation dont il avait fait preuve avait suffit à Bonnie pour percevoir cette part d'humanité qu'elle se refusait de voir chez sa famille d'apôtres.

Elle n'eut pas le temps d'y songer davantage qu'une enfant arriva vers elle en courant, se réfugiant à ses côtés, agrippée à ses jambes telle une enfant ne se souciant guère de rien sinon de s'amuser - en l'occurrence, elle semblait tenter d'échapper à quelqu'un, mais de qui ? L'idée qu'elle puisse amener un autre de ses frères Noés à ses côtés ne réjouissait pas vraiment la bergère, qui se trouvait soudainement bien trop poussée au milieu de cette famille à laquelle elle se refusait d'appartenir. Elle regrettait presque d'être intervenue...

Étrangement, elle sent une présence s'approcher - plusieurs, à vrai dire, mais l'une se démarque en particulier - mais demeure incapable de l'apercevoir du regard : sans doute n'est-ce qu'Amorem qui avait sentit une entité fraternelle se profiler non loin de là ; l'humaine y était encore insensible, trop bouleversée par les récents événements pour prendre pleinement possession de ses pouvoirs d'apôtre.

Un rire, soudain et surgissant de derrière elle la fit sursauter et quitter définitivement ses sombres pensées. Se retournant, elle reconnu aussitôt la tignasse blanche de son frère du Regret, Cyclamën. Accroupit devant elle depuis qu'elle s'était retournée vers lui, il serrait la petite fille dans ses bras, visiblement heureux de la retrouver. Lui était parvenu à créer des liens au cœur de cette famille songea t-elle, tandis qu'il se relevait enfin, l'interpellant au passage en l'appelant par son prénom, le ton hésitant mais le regard fixé sur elle. Ce qu'elle semblait loin, leur rencontre...

« Mmmh. Bonjour ? » fit-il à la bergère, ce qui la surprit presque au vu du ton beaucoup plus chatoyant qu'il utilisa pour l'Incarnation de la Folie - ça ne devait pas être facile de vivre avec un tel Souvenir, se fit-elle comme réflexion. Avait-il oublié ce qu'il avait échangé, quand bien même c'avait été bref et maladroit ? Elle se contenta d'incliner poliment la tête pour répondre à l'interrogation du Regret, accompagnant son geste d'un léger, à peine audible : « Hi... »

Gauthier s'en était allé, se sentant visiblement de trop dans ce groupe qui semblait l'exclure volontairement ; ce qui mit Bonnie mal à l'aise, d'autant plus qu'elle en faisait partie. Elle voulu courir le rejoindre, mais le temps de s'en apercevoir, le jeune homme était déjà loin, discutant avec un autre petit garçon. Et en parlant de petit garçon, un autre fit brusquement son apparition, sans crier gare, dans le dos du Noé du Regret.

« Attra-hé ! Hé.. ... » s'exclama t-il joyeusement avant de réaliser ce qu'il considérait comme une grave erreur. Bonnie le détailla un instant et reconnu l'enfant akuma de plus tôt ; et soutenir son regard à la fois si noir et si innocent lui fut insoutenable et lui rappela un peu plus la condition dans laquelle elle même était. Qu'était-elle devenue ? Que faisait-elle ici ? Pourquoi ne pouvait-elle pas lutter ? Elle n'avait jamais, jamais demandé à ce que tout cela arrive...

« D-Désolé Maître Cyclamën je.. je ne vous avais pas vu.. Infiniment désolé ! »

Il craignait sûrement des représailles qui, Bonnie en était sûre, n'arriveraient pas. Sur les fesses suite au choc et n'osant pas se relever ; la bergère devança les actions des autres personnes présentes et s'avança vers le petit garçon pour lui tendre une main bienveillante ; tentant de dissimuler ce mal-être qu'elle ressentait pourtant à cause de lui, de ce qu'il était... était devenu, plutôt.

Seulement, à peine penchée vers l'enfant de métal ; un autre descendant de Noé surgit de la broussaille dans élan prédateur, avant de littéralement se figer devant la blonde qu'il fixa un instant. Puis un sourire, qui ne présageait rien de bon lorsque le visage du Traumatisme le portait ; se dessina sur ses lèvres.

« Douce Amorem... » commença t-il tout en saisissant une mèche de ses longs cheveux blonds, qu'il alla replacer derrière l'oreille de sa proie du moment - Bonnie en eut le souffle coupé et fut incapable de réagir, à son tour pétrifiée, intimidée et terriblement oppressée par la présence étouffante de son frère. « … ou peut-être devrais-je t'appeler Bonnie ? Celle qui nous répugne et maudit son héritage... hihihi... Je dois t'avouer que je réfléchis encore au traitement à t'infliger. Tu étais tellement belle sur cette plage... hurlant et pleurant de tout ton être contre l'Innocence. Hihihi... »

L'évocation de la plage transporta Bonnie au cœur de tristes et douloureux souvenirs qui achevèrent de briser la coquille fragile qui demeurait encore autour de son esprit ; cette petite coquille derrière laquelle elle tentait de cacher ses faiblesses et ses démons. Goro venait de la briser avec une aisance effrayante, dérangeante, tout en lui lançant un regard noir, comme pour contempler son oeuvre.

« C'est pourquoi j'aimerais qu'on se lance maintenant à la recherche de cette Innocence. Notre petite irlandaise ici présente... » dit-il en pointant Bonnie du doigt, pour la mettre au coeur de l'attention. « … Elle est un peu notre radar... hihihi ! Plus elle pleurera et hurlera... plus nous nous approcherons. Hihihi ! »

Humiliée, blessée au cœur et à l'âme, mal à l'aise et honteuse ; Bonnie ne put, malgré tous ses efforts, retenir d'amères larmes. Elle resta cependant droite et silencieuse, le visage fermé bien que rougit, les yeux fixant un point au loin, noyés mais empreints d'une lueur de mépris et de colère à l'égard du Traumatisme.

« Téigh go dtí ifreann. » murmura t-elle finalement entre deux sanglots silencieux, sans toutefois s'en cacher.

« Et eux s'en vont sans prévenir ! Vous pensez qu'ils veulent s'approprier tout le mérite ou qu'ils sont juste un peu stupides ? Hihihi ! »

Son moment de gloire fut néanmoins interrompu par un ordre, dirigé pour Mieszko, l'enjoignant à rejoindre les rangs du Comte pour une autre mission importante - pour laquelle il serait plus utile que s'il restait ici, dans ce groupe déjà bien complet. Adam ne voulait probablement pas risquer de perdre un de ses précieux akumas inutilement. C'est ainsi que sans un mot, égal à lui-même, Mieszko quitta les lieux, attirant au passage quelques regards sur lui, détournant ainsi l'attention de ceux qui fixaient encore la bergère et son auto-proclamé bourreau. Bonnie en profita pour sécher au mieux ses larmes, secouée par quelques hoquets mais retrouvant doucement ses esprits et sa robustesse apparente.

La journée s'annonçait terriblement longue...



Celle qui Aimait ♥

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Mener une vie paisible auprès de sa famille.
Aime:
N'aime pas: avatar
Bonnie R. O'CahanCelle qui Aimait ♥


:bonnie: ♥️

“ Bonnie parle en
#D87093 ”

▐ IRL Age : 25 ▐ Messages : 206 Féminin
▐ RPG Age : 17 ans
▐ Personnalité : Discrète — Curieuse — Absente — Amoureuse — Troublée — Passionnée — Minutieuse — Appliquée — Serviable — Solitaire — Silencieuse — Perdue — Douce — Délicate — Attachée à son pays — & more.
▐ Parcours RP :
{ R P S . D A N S . L' O R D R E .
C H R O N O L O G I Q U E }

Arche ; Cyclamën A. {12}
Angleterre ; Jodie D. {2}
Autriche ; Leander K. {5}
Intrigue Chap. II ; Côté Noés {3}
RP épistolaire ; Nína S. {1}
Kenya ; 5 Noés ; 2 Akumas {2}

† Mort †

OS Scénario ; Résurrection {1}
Norvège ; Cyclamën A. {8}
Arche ; Lena F. {7}
Arche ; Aloïs L. {9}
Intrigue Chap. IV bis ; Côté Noé {4}
Intrigue Chap. IV ter ; Côté Noé {1}
France ; Nora L. {8}
France ; Célania V. & Emy B. {4}
France ; Liam L. {2}
Allemagne ; Sheryl K. {1}
Russie ; Svanhólm I. {2}
France ; Aloïs L. & Svanhólm I. {0}
France ; Ophelia I. {4}

____________

OS Event {1}
Event Halloween P1 {2}
Event Halloween P2 {3}

810 pts RP + 200 pts HRP
= 1010 pts
Rang D.
Rang C dans 40 points.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mer 10 Déc - 21:53




On a de ces heures de dilatation où l'on dégorge
le trop plein de son cœur.


Victor Hugo, L'Homme qui rit



« Bouh »


Sursaut, incertitude. Déstabilisée par la surprise, Daret lâcha un petit cri apeuré, prise comme un lapin devant des phares. Cette sensation la marquais toujours par sa profonde vérité, son côté direct. Impossible de s'y soustraire totalement, impossible de l'ignorer, même si l'on pouvait faire semblant, ce que la jeune Noé ne faisait jamais.

Vivement, elle se retourna, prête à foudroyer l'impudent d'un regard boudeur, faussement fâché, animal boudeur cherchant à marquer sa fausse indignation d'un œil mauvais... Et se figea une nouvelle fois. De bonheur cette fois. Devant elle, accroupit, se trouvant donc à hauteur d’œil, se trouvait Cyclamën. Toute trace de bouderie disparut aussitôt des yeux de la fillette qui se jeta sur son frère et le sera fort contre elle. Leurs rencontres étaient, au gout de la Folie, bien trop rares et jamais elle ne gâcherait ne serai-ce qu'un instant passer avec lui avec une humeur autre que joyeuse. Surtout pas après cette journée étrange qu'avait été celle de l'Eveil du Regret.

De cette première rencontre depuis des années il ne subsistait dans l'esprit de Daret qu'un souvenir à moitié effacé, enchaîné derrière une porte fermée de lourdes chaînes. Cadenassée de Folie, pour ne pas laisser sortir le Loup dormant ou, infiniment plus inquiétante, Mader. Ne restait que les sourires et le soleil, la beauté d'une douce après midi d'été venant chatouiller la peau de la jeune Noé et une hirondelle, porteuse d'espoir et de joie.

Elle perdit, l'espace d'un instant, le regard du Regret qui, pendant une fraction de seconde, se tourna vers la jeune femme ayant servit de rempart à la Folie. Elle faillit laisser enfler une jalousie toute enfantine... Qui disparut presque aussitôt. Mettant à profit ce moment, elle grattouilla les facettes de Feilen entre les oreilles, pour remonter un peu l'humeur toujours noire du Noé, ignorante des regards que les autres pourraient lui lancer. Son pouvoir avait toujours été des plus étranges et certains avaient du mal à appréhender qu'elle interagissait ainsi avec des entités qu'ils ne pouvaient que deviner. Passant ses bras autour de la Biche du Regret, elle la serra doucement.

« D-Désolé Maître Cyclamën je.. je ne vous avais pas vu.. Infiniment désolé ! »


Elle l'avait oublié celui-là!! Tout comme elle avait oublié le jeu, qui lui était sortit de l'esprit dès que son regard s'était posé sur son frère. inquiète l'espace d'un instant, elle regarda autour d'elle à la recherche de Traumo, autrement plus inquiétant que le jeune Akuma, instable et sauvage. Elle n'aurai surement pas dût. Ce tour d'horizon lui montra que les environs commençaient à être peuplés et, pour chaque personne présente, plusieurs facettes étaient là. Elle avait toujours eu du mal avec les foules, trop d'émotions, trop de sensations. Trop d'informations.

Elle ne suivit absolument rien de la scène qui se déroula pourtant sous ses yeux, trop occupée à faire le tri dans ses pensées. La Biche, la Tortue et le Lapin appartenaient bien entendu au Regret. Le Mouton et le Papillons ne pouvaient être qu'à Amorem... Il lui semblait se souvenir que le Lionceau était du fait du jeune Akuma... Mais a qui donc étaient toutes ces autres facettes... Si elle n'avait voulu inquiéter les autres et, surtout, Cyclamën, la fillette se serait roulée en boule jusqu'à ce que la crise passe... Mais elle l'affronta ainsi, debout, le regard perdu dans le lointain, la main posée sur le flanc d'un Biche et un Lièvre posté au sommet de sa tête, qu'elle était la seule à pouvoir voir. Comme un rocher dans la tempête.

Le temps qu'elle reprenne ses esprits, ils avaient fait un bon de plusieurs longues secondes dans le futur, déroulant si proche et pourtant si loin de Daret une scène dans la pièce qu'ils étaient en train de jouer. Traumo, le regard mauvais, un éclat malicieux au fond des yeux, se tenait devant Amorem et Cyclamën. Immédiatement, la Folie remarqua que le Mouton, accompagnant l'Amour, boule de douceur, de joie et d'amour de la dénommée Bonnie se recroquevillait non loin de la jeune femme, apeuré, acculé devant la Hyène de Traumo. Amorem, elle, même si elle n'en avait pas l'air au milieu de toute cette agitation, était blême et n'allait, manifestement, pas aussi bien qu'elle aurait voulu le faire croire. Mais comment tromper quelqu'un qui peut voir de quel bois vous êtes fais d'un simple coup d’œil...?

Hors de la scène, jusque là spectateur muet à qui personne ne devait prêter trop d'attention, Daret s'approcha, aussi furtive qu'une ombre, à moins d'un mètre de ce groupe de gens si proches et pourtant si loin les uns des autres, sautillante et enfantine, toute en grâce naïve. Elle tendit la main et, du bout des doigts, accrocha les longs poils du Mouton, flattant sa laine, grattant les longs poils pour lui donner la force de tenir et de redonner le sourire à Amorem. Dans un même temps Lièvre, lui, frottait son museau à celui de la Hyène, ignorant du danger potentiel, baume sur les pulsions destructrices de Traumo.

Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça. Elle était, par essence, plus proche de Traumo que d'Amorem. Elle n'avait jamais été proche d'Amorem, pas spécialement, malgré le lien plutôt évident entre la Folie et l'Amour, qui aurait dut exister. Elle n'avait jamais pris la peine de se rapprocher de cette soeur si semblable et si différente de Feilen. Mais ce dernier semblait estimer la jeune femme et tenir à elle. Et cela suffisait à Daret. elle n'était pas sur que son intervention, bien que discrète, changerai grand chose, mais elle l'espérait. Elle aurait, dans l'idéal, voulut éviter de booster plus avant les facettes de sa famille sans leur accord mais, si cela se révélait nécessaire, elle le ferait.

avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Dim 4 Jan - 16:05

✖ Soleil.
 Noés • Elliot


Il y avait du monde, trop de monde. Des gens qui parlaient, des gens qui riaient, des gens qui avaient peur. Il y avait là aussi des gens qu’il appréciait, et des gens qu’il ignorait. Des gens, trop de gens, et d’information. Le sang, sur ces tempes, battaient fort. Tous ce petit monde haïssait, parlait, et vivait en groupe, et ça, c’était terriblement effrayant et insupportable. Car je le répétais, il y avait des gens, trop de gens, beaucoup trop pour l’apôtre du Regret. Il y avait trop d’informations à prendre, trop de visage à voir, trop de lumières et d’obscurités réunies en même temps. Alors, pour se calmer, il décida de prendre son temps. Sa main, sa nouvelle main glissa doucement dans son homologue, et doucement, se mit à taper la mesure. Ce geste le rassurait et le calmait. C’était un peu idiot, mais ça lui permettait de reprendre le pas sur les évènements, afin qu’il ne soit pas simple victime de ces derniers, mais bien acteur actif et volontaire. Entre la Peste et le Choléra…

Désolation.

Derrière lui, un enfant. Il était petit, il était pauvre et il lui ressemblait un peu. Il était triste et timide, et il lui ressemblait décidément beaucoup. Il aspirait à la Destruction, et il n’avait plus rien à voir avec lui. En retard, naturellement, lui aussi, Arechi se tenait derrière le porteur du Regret. Feilen n’avait jamais aimé ce dernier. Un peu comme Amorem, mais d’une autre façon, il ne s’occupait de rien sinon de lui. Il pleurait et il détruisait, et ne pensait pas à ce qu’il laissait derrière lui. Il ne pensait pas aux poupées de petites filles aux visages laminées, et il ne pensait pas aux puzzles aux pièces manquantes. Il ne pensait jamais aux espoirs brisés. Il était la Désolation, et ne vivait que pour ça. Cyclamën lui jeta un regard, curieux. C’était cependant un gamin : malgré le dégout évident que Feilen lui soufflait d’éprouver, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine empathie pour l’enfant. Comme l’Animae, ce dernier semblait tellement… Perdu. La main, inexorable entité dans la paume de sa jumelle, battait la mesure. Elle accéléra.

Déchéance.

Il lui semblait que tout tournait au ralenti autour de lui. C’était peut-être simplement dans sa tête. C’était peut-être aussi la cause de ce Soleil, tellement fort, tellement chaud, et tellement puissant, boule de gaz qui trônait au-dessus de leurs têtes. Tout allait moins vite, et l’atmosphère, étouffante, l’écrasait. C’était du coin de l’œil, maintenant, qu’il voyait l’autre, celui qui alla parler à l’enfant de la Désolation. Decay. Par nature, la Déchéance semblait lier au Regret. Pourtant, encore une fois, Cyclamën, plissant les yeux, ne put s’empêcher de dévier aux principes de base : au premier regard, il se mit à ne pas aimer ce grand personnage fin et long. Il avait quelque chose de reptilien, et il lui semblait pouvoir entendre d’ici, les claquements d’une langue tout aussi surnaturelle alors qu’il s’adressait au petit garçon. Le Libraire détourna le regard, et s’effondra, genoux au sol, par terre, dans la poussière. Le vent, dans ses oreilles, hurlait et faisait terriblement écho au tam-tam régulier de son cœur, et de sa main dans sa main. Le rythme s’accélérait, et tout allait plus lentement. Les gens, les voix, le Soleil. Il semblait au Norvégien que tout s’enfonçait dans de la terre glaise, dans une sorte de mélasse. Plus le bruit augmentait, bruit de guerre presque, plus les silhouettes devenaient floues. Bientôt, elles disparaitraient.

Oiseau.

Et la bulle dans laquelle il s’emprisonnait de plus en plus éclata. « Attra-hé ! Hé.. ... » Ses yeux, doucement, terriblement lentement même, se dirigèrent vers le sol. Il n’était plus par terre, Cyclamën était debout. Peut-être que rien ne s’était jamais passé. Peut-être même que toutes ces pensées qui avaient traversé son cerveau n’avait été que les fractions d’une seconde, et que son « absence » n’avait jamais été remarqué. Il s’en moquait.

Ainsi, le porteur du Regret contemplait la machine-enfant, qui, semblait-il, l’avait heurté. Pour dire toute la vérité, l’Animae ne l’avait même pas remarqué. En revanche, il était reconnaissant, paradoxe, envers l’enfant de l’avoir tiré de ses pensées. Comme il était parti, il aurait pu rester comme ça des semaines entières, à réfléchir sur le sens des autres, et à se ralentir le temps sans vraiment s’en rendre compte. Ou bien à l’étirer. C’était compliqué de regretter autant à ce point-là. Pour de vrai cette fois, il s’accroupit, jetant un regard malicieux à Daret. Ombre menaçante qui enveloppa le petit explorateur, mais qui pourtant, ne lui voulait pas de mal. Depuis Lucja, son rapport avec les machines s’était considérablement amélioré, et il devait même avouer qu’instinctivement, il aimait bien la bouille de l’enfant-machine, à mi-chemin entre la peur, la simple gêne et la curiosité malsaine. « D-Désolé Maître Cyclamën je.. je ne vous avais pas vu.. Infiniment désolé ! » Maintenant à sa hauteur donc, il fixa un instant l’unique œil de l’enfant : le Regret y brillait, assurément. « Cht. Ce n’est rien. » Il resta un moment silencieux, avant d’ajouter. « Et puis ne m’appelle pas maître. » Et un instant dans ses yeux, brilla une petite étincelle de tristesse. « Le Regret n’est le maître de personne… » Cyclamën soupira doucement, et se releva. Dans sa main cependant, résonnait toujours le bruit qui comptait les secondes. Le Soleil était là, lui aussi, terrible et qui lui résonnait sur la nuque.

Traumatisme.

Le crok-mitaine était là, lui aussi. Traumö, puisque c’était son nom, avait toujours été un sujet de curiosité pour Feilen. Il le fascinait autant qu’il le détestait. Si il existait bien un souvenir qui jamais ne regrettait, c’était bien lui. La Folie pouvait regrettait après tout, et devenir folle pour oublier. L’Amour pouvait regretter de pas être aimer, et aimer regretter en retour finalement. La Désolation, si on prêtait attention à ses larmes, pouvait regrette de détruire ainsi sur son passage. La Déchéance c’était pareil. Tous, pouvait éprouver, ou simplement s’approcher de l’idée de regret. Et surtout, tous, ils étaient encore un peu humains. Le Mythe, l’Envie… Tous vivaient encore avec dans l’esprit, leur humanité. C’était ça qui leur permettait d’avancer. Des erreurs du passé, on avançait vers l’avenir. Goro Zumu, lui. N’avait rien d’humain. Feilen s’était toujours demandé s’il n’y avait jamais eu un homme à l’intérieur de cette coquille. Si le réceptacle en lui-même n’avait jamais été pur. C’était la Question, et lui, il était la Réponse Traumö ne pouvait éprouver le Regret, il n’avait jamais été humain.

Pour cette raison…

Feilen n’avait jamais bien compris le lien, - si il existait -, qui le rattachait au chasseur. Et puis, il s’en moquait. Cyclamën, sans mot, écouta tristement le petit monologue de Goro. Cyclamën Animae n’était pas un chevalier. Cyclamën Animae n’avait aucun courage. Il se contenta de fixer ce qui restait d’homme à l’intérieur de la figure qui parlait, et il ne vit pas grand-chose. Il aurait bien voulu le toucher même, pour entendre la voix de ses souvenirs. Mais Goro Zumu ne valait pas la peine qu’on s’intéresse à lui. Il était humain par nécessité, et adorait son souvenir. Il était le Traumatisme. Quelque part, peut-être était-il jaloux d’Amorem. Feilen lui non plus ne se réjouissait pas de voir ainsi Amorem, contrairement à ce qu’on aurait pu penser. Etrangement, il en était venu à une sorte de possession de la haine pour l’Amour : comme si lui seul pouvait se permettre avoir le droit de la détester. C’était là son maigre empire, et l’idée qu’un autre puisse y mettre les pieds l’insupportait.

Une unique larme quitta discrètement le coin de l’œil du Libraire. Une larme qui symbolisait l’impuissance et la lâcheté, une larme pour la jalousie et pour la haine. Une larme d’empathie, et une larme de pardon. Pardon de ne pas être là, pardon de ne pas avoir de courage.

Dans sa main, plus que jamais, résonnait le bruit du tap-tap stressé. Le Soleil le brûlait surtout. Il était partout. Le Soleil au-dessus de leurs têtes qui les fixait, et qui, subtilement et inexorablement, semblait attiser le feu de leurs haines intestines. Le Soleil brûlant, mais pourtant froid. Le Soleil dans lequel se reflétait les larmes.
Brûlures.
இ La Plume Névropathe இ

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: s'isoler de l'humanité ;
Aime:
N'aime pas: avatar
Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


•• Fiche de présentation
•• Fiche technique
•• Banque
•• Fiche Relationship

« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 226 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
▐ RPG Age : 16 ans à jamais.
▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
{Intrigue} ; Vaporisation ; ‘Allemagne {60}
Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
Récupération ; ‘Tibet {20}
Dilatation ; ‘Arche {40}


Points RPs : 1090
Points hors-RPs : 210
Points totaux : 1200 {rang C}
Rang suivant {rang B} dans 300 points.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mar 13 Jan - 21:33
Je suis toujours immobile, ignorant les rayons du soleil. Peu m'importe de finir brûler. À l'instant présent, je veux juste partir d'ici. Je n'y ai pas ma place. Ni auprès de cette famille, ni dans la savane, moi le petit Londonien. Je devrais faire demi tour et rentrer. Peu m'importe la colère du Comte. Je suis sur le point de bouger lorsqu'une voix m'interpelle. C'est celle d'un homme. Elle se veut douce, et quelque part, je suis touché par cette intention.

« William, c’est ça ? Tu ne devrais pas rester là tout seul. On est une famille et même si je peux comprendre ce que tu ressens, rester seul ne changera rien. »

Je ne sais qui il est. Je me doute qu'il est mon « frère », mais rien de plus. Arechi me murmure un mot, un nom j'imagine. Decay. Voilà donc l'hôte de la Déchéance. Celui qui nourrit un peu plus mon Souvenir. D'ailleurs, tous les participants de cette mission ont un lien avec qui je suis. Si ce n'est l'Amour. Quoi que. À bien y réfléchir, un amour malheureux est le plus grand facteur de tristesse.
Je vois l'homme commencer à avancer et me décide à le suivre. Il a raison, rester seul ne changera rien. Mais c'est seul que je me sens le mieux. Je peux ruminer mes penser noires sans gêner personne. Ils ne le méritent pas. Personne ne le mérite. Les gens devraient être heureux, un point c'est tout.

Les grands jambes du Noé me force à marcher vite. Pourquoi faut il que je sois un enfant ? Ne puis je grandir, changer ? Je suis forcé à garder ce corps chétif. Même mon Souvenir s'en plaint. Au moins une chose sur laquelle nous tombons d'accord. Car s'il est vrai que je l'ai accepté ( en ai-je seulement eu le choix ? ) nous sommes souvent en conflit. J'espère que le temps pourra y faire quelque chose. Non. Je n'espère rien. Je n'en suis plus capable. Je suis semblable à ces machines de guerre que le Prince créé, une coquille vide, privée de son âme. J'envie presque l'enfant akuma qui nous accompagne. Lui a l'air heureux. Et même si ce n'est que feint, qui sait, c'est tout de même convaincant. Je jette un regard en arrière et m'arrête. Quelque chose ne va pas.

Le tableau que je vois n'a rien d'une famille heureuse et unie. L'homme aux allures de bêtes s'est approché de la jeune femme ressemblant à une poupée. Elle a quelque chose de mignon et de fragile. Le moindre mouvement brusque pourrait la casser. Et son interlocuteur n'a rien de délicat. Même sans savoir ce qui se dit, je peux sentir le malaise. La blonde est devenue plus pâle qu'un linge et le monstre arbore un sourire satisfait. Sans parler des mines des autres. L'homme aux cheveux blancs n'a pas l'air bien, presque coupable. Il n'y a que l'enfant qui semble ne pas s'occuper de ce qui l'entoure. Elle observe quelque chose qu'elle seule peut voir. Je crois même l'apercevoir en train de caresser le vide. Mais je n'ai qu'un seul œil valide, alors je ne suis pas sur de tout cela.
Je les fixe, ébahis. Je croyais être le seul à ne pas me satisfaire de cette sortie. Mais il faut croire que c'est un sentiment général. La parfaite famille dont parle le Comte ne serait qu'un masque qu'il nous force à porter ? Mon Souvenir sourit. Il aime ce qu'il voit. Il aime savoir que les gens souffrent. Il pourra leur parler. Il pourra leur faire du mal. Et peu à peu, il pourra leur montrer son monde noir et malsain. Je secoue la tête. Il en est hors de question. Je ne le laisserai pas sortir. Le monstre doit rester dans la cage.

La chaleur me fait tourner la tête. J'essaie de me ressaisir mais ai du mal. Je dois économiser mes forces et me concentrer sur notre objectif. Nous devons retrouver une Innocence. Je n'ai aucune idée de ce à quoi cela ressemble. Je retourne auprès de Decay et essaie de lui sourire. Ce n'est pas par affection, mais plutôt par politesse. Il s'est montré courtois alors que je n'ai été que froid. Mais quelque part, je trouve sa compagnie agréable. Enfin, je crois. Peut être est ce seulement parce qu'il est le seul à être venu vers moi.

« Merci. »

Je baisse les yeux vers le sol alors que mon Souvenir les lève au ciel.

«  Désolé de n'être que moi ».

J'imagine qu'il se préférait avec quelqu'un de plus causant, de plus joyeux. Ou simplement de plus amical. Qu'est ce que j'en sais en réalité. Pour qui suis je en train de me prendre à penser le connaître.

Arechi me déteste un peu plus.




Cadeaux ♥:
 
Le Martyr ✟

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Hanter quelques maisons à droite à gauche.
Aime:
N'aime pas: avatar
William E. AndersonLe Martyr ✟
▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 73 Masculin
▐ RPG Age : 12 ans
▐ Personnalité : Mort
▐ Parcours RP : Will hantait en #cc99ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Ven 16 Jan - 16:20


Safari entre Ennemis


Gauthier s’était retourné, avait fait quelques pas et fut pris d’un doute. Il n’avait pas entendu l’enfant, ni ses pas. L’avait-il froissé en l’abordant ainsi assez brusquement on pouvait le dire ? Est-ce que William s’était en quelque sorte braqué dans sa solitude et refusait de venir discuter avec lui, parce qu’il avait, entre autre, peur de lui ? Pourtant, le noble ne pensait pas avoir été froid, piquant ou brusque. Son ton avait été courtois voire chaleureux. Alors la seule explication à ce possible, hypothétique, refus de le suivre venait de cette chose qu’il avait à l’intérieur de lui. William savait qui Gauthier était, ce qu’il abritait et cela pouvait lui faire effroyablement peur. Il avait beau être l’hôte d’Arechi, ce n’était qu’un enfant.

Puis des pas derrière lui et il sut que le garçon le suivait, d’assez loin mais le suivait tout de même. Hemsworth ne s’arrêta pas avant le petit étang qu’il avait désigné et chercha un endroit où l’ombre pouvait les abriter tous les deux. L’endroit lui avait semblé frai de loin, car il y avait de l’eau. Mais il fallait avouer que ce n’était que moyennement le cas. Et parce que l’eau stagnait en grande partie, les moustiques voletaient à sa surface. Quel idiot il faisait.

Mais William l’avait rejoint, il n’allait pas repartir. Gauthier s’assit sur le sol poussiéreux en faisant attention à ne pas poser ses fesses sur une termitière. Alors l’enfant le remercia et le français ne comprit pas vraiment pourquoi. Merci de l’avoir sortit de ce mutisme et cette solitude dans laquelle il s’enfermait ? Merci, sûrement, d’être venu lui parler et de ne pas se cantonner aux personnes qu’il connaissait déjà bien mieux. Cela fit sourire Gauthier mais Will ne le vit pas, préférant planter ses yeux dans ce sol desséché.

« Désolé de n'être que moi. »

Un mur de solitude et de je-m’en-veux-pour-tout, n’est-ce pas ? Gauthier avait vu juste. Anderson était un solitaire, ça crevait les yeux. Mais pas un tueur qui le voulait bien. Il se détestait pour ce qu’il était. L’incestueux soupira et se releva pour que son interlocuteur lève les yeux.

« D’aucun dirait que c’est magnifique que tu sois toi. Certain d’entre eux, là-bas, celui qui est en moi. Mais c’est parce que tu porte un Noé. Juste pour cela. Et c’est ça qui te tracasse n’est-ce pas. » Tracasser. Ce n’était pas le mot approprier, non. « Je peux comprendre que tu ne sois pas capable de t’entendre ou même d’accepter la présence d’Arechi. Certain ici sont pareils. Moi le premier. Mais regarde Bonnie. » Il désigna de la main la belle blonde qui était effrayé par Goro. « Regarde-moi. Qu’est-ce que tu vois ? »

Sur ces mots, une troupe de zèbres sortirent de la broussaille pour venir s’abreuver à l’autre bout de l’étang, peu dérangée par la présence des humains. La réponse se trouvait là, sous ses yeux. Il fallait simplement les ouvrir et observer. Regarder ce petit qui peinait dans le troupeau. Le voir entourer de ce que ces animaux étaient pour lui : une famille.

« On a une famille, finit-il par dire. Comme ces zèbres là-bas. On est là pour se soutenir l’un l’autre. Ils ne s’en sortiraient pas seuls. Nous c’est pareil. Alors oui, cette famille on ne l’a pas voulue et ce n’est même pas la nôtre. Mais au final on est tous dans la même situation et on fait avec. Ces gens n’ont pas mon sang mais ils sont ma famille maintenant parce que je ne peux pas avancer sans eux, tu comprends ? » Il fit une pause avant de reprendre. « Tout ça pour te dire que rester à l’écart ne sert à rien. Et te morfondre sur ton sort non plus. On est là pour te soutenir si jamais il y en a besoin. »

Gauthier se tourna vers l’étang et s’accroupit au-dessus de l’eau. Les bras sur les cuisses, il se regarda dans l’onde. Là, au fond de lui, Mordred avait cessé de crier, de l’insulter. C’était le silence. L’Apôtre approuvait ce que son hôte disait parce qu’il ressentait la même chose vis-à-vis de ceux qui se cachaient dans les autres. L’hôte et le parasite étaient d’accord pour une fois. Et Gauthier s’en sentait apaisé. Pour un temps.

« Il faudrait peut-être commencer les recherches. On rejoint les autres ? »
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Mar 20 Jan - 9:42

Assaut


" Le soldat doit avoir assaut de lévrier, fuite de loup, défense de sanglier. "


J'espère vraiment ne pas avoir offensé Cyclamën, c'est que, je ne l'avais vraiment pas vu. Tous autant qu'ils sont, tous les maîtres Noés pourraient me réduire au néant rien que pour ça. Si j'ai peur ? ... Je n'ai pas à craindre mes supérieurs, mais, sans doute serai-je plus rassuré si Mathilde était à mes côtés ; ou s'il y avait d'autres Akumas. Pourquoi est-ce que Mieszko a dû quitter la mission ? Peut-être en a-t-il reçu une plus importante.. J'aurai bien aimé que nous parcourions la savane ensemble, à la recherche d'aventure et de nouvelles choses à voir. Mais ce n'est que partie remise ! Après tout, il m'avait promis de prendre la route, un jour, avec moi. J'avais si hâte ! Quelle aventure ce serait ! Enfin, tout du moins.. Si je terminais cette journée.


Ils étaient comme une troupe de lions, unis mais néanmoins féroces. Tout était calme, ils s'entraidaient mais parfois, il y avait des dérapages, comme avec le petit Akuma. Le chef de clan s'était lancé à sa poursuite dans les broussailles, et le lionceau s'était cogné à l'un des autres adultes. Soit cela passait, soit il se prendrait une bonne correction ; car c'est ainsi que fonctionnait la nature, ainsi que leur famille. Enfin, le mot était bien trop grand. Elliot ne faisait pas partie de la famille, il n'était même pas une pièce rapportée, seulement un larbin que l'on pourrait exécuter sans crainte des représailles. Mis à part Mathilde, qui donc irait pleurer sa disparition ? Des comme lui, il y en avait des tas ; et le jour où il serait détruit, un autre prendrait sans doute sa place aux côtés de sa belle. Le lionceau disparaîtrait et un autre finirait par naître. Ainsi était faite leur vie ; cruelle et sans pitié.

Le petit monstre s'était alors retrouvé sur les fesses après avoir percuté l'un des descendants de Noé. Terrifié et mal-à-l'aise, Elliot s'était très rapidement perdu en de nombreuses excuses ; après tout, on pouvait le faire s'autodétruire pour moins que ça. Néanmoins, le jeune homme finit par s'accroupir devant lui, sans lancer aucune haine traverser son regard et même, au contraire, de la malice.

" Cht. Ce n’est rien. " lui lança le Regret avant de s'arrêter un instant, " Et puis ne m’appelle pas maître. Le Regret n’est le maître de personne… "

Toujours aussi gênée et nerveux, l'Oiseau en Cage finit par hocher la tête, un fin sourire sur les lèvres ; avant de laisser son unique prunelle vaquer aux alentours. Ce n'est que là qu'il aperçu la main tendue de l'Amour. Quel honneur ! L'enfant-machine ne put que l'accepter, quand bien même les mirettes de la demoiselle étaient désormais posées ailleurs. Sans doute ne remarquerait-elle même pas qu'il avait finit par accepter son aide, tant son regard semblait terrifié.

" ... Merci, merci à tous les deux. " leur souffla-t-il alors une fois relevé, tout penaud.

La tête basse, l'américain sentit la présence toute nouvelle du Traumatisme. Celui-ci avait fini par les rejoindre et s'adressait désormais à Amorem, ou Bonnie ; celle qui lui avait tendu la main. Tout à coup, l'atmosphère se fit plus pesante, tandis que les mots de Goro se montraient terriblement durs envers la jeune femme. Le petit, lui, ne comprenait pas, ne pouvait comprendre ce qui animait cette querelle et, ne savait même pas si s'en était réellement une. Le lion le plus puissant feulait contre les plus faibles, peut-être pour les remettre dans le droit chemin. C'était étrange, compliqué ; surtout lorsqu'on appartenait pas à la même espèce.

Le pied du petit garçon finit par frotter le sol ; et son regard, se relever.

" C'est pourquoi j'aimerais qu'on se lance maintenant à la recherche de cette Innocence. Notre petite irlandaise ici présente... " fit la Réponse tout en désignant la bergère, " … Elle est un peu notre radar... hihihi ! Plus elle pleurera et hurlera... plus nous nous approcherons. Hihihi ! "

Est-ce que c'était une bonne idée ? Cela venait de la part d'un descendant de Noé, donc cela ne pouvait qu'en être une, mais ça s'attaquait à un autre. Ah ! Christopher avait l'impression que sa tête allait exploser, tant il était confus. D'un coup, il commença à regretter d'avoir été envoyé pour cette mission et ne pas être resté à Paris pour la journée. Heureusement, le chef finit par reprendre la parole et cette fois-ci, pas pour martyriser l'irlandaise.

" Et eux s'en vont sans prévenir ! Vous pensez qu'ils veulent s'approprier tout le mérite ou qu'ils sont juste un peu stupides ? Hihihi ! "

Depuis les hautes herbes, il était impossible au blondinet de voir plus loin qu'autour d'eux. Pourtant, celui lui suffit à voir qui manquait à l'assemblée : le Désespoir et la Déchéance. Sans doute étaient-ils partis en éclaireurs, à moins qu'ils n'aient eut besoin de s'isoler ? On les comprenait facilement, au vu des tensions qui régnaient dans le groupe. Intrigué suite à cette disparition, l'oisillon finit par retrouver sa forme intermédiaire pour s'envoler dans les airs sans prendre sa forme d'oiseau pour autant. A seulement quelques mètres du sol, dans les airs, Elliot ne mit pas longtemps à distinguer les deux silhouettes qui s'avançaient dans les broussailles. Au vu de leur orientation et des mouvements des hautes herbes, ils revenaient vers le petit groupe.

Le Capitaine songea alors qu'il serait bon de les informer de cette arrivée prochaine. Sourire retrouvé, le gamin leur lança de vive voix :

" Il semblerait qu'ils reviennent en notre direction ! "

Toujours dans les airs, l'enfant finit par poser son regard sur le reste de la savane, sur l'horizon. Non loin, un troupeau de zèbres se mit à courir jusqu'à un point d'eau. Dieu que la nature était belle ! Et, qui sait, peut-être que des prédateurs se cachaient dans les broussailles et que d'un coup, ils allaient attaquer leurs proies ! Lorsque cette idée traversa l'esprit de l'Aventurier, un sourire béat s'afficha sur son visage. Et le mieux - le mieux ! - ce fut lorsqu'une lionne finit réellement par sortir d'un coup des hautes herbes, chargeant avec d'autres de son espèce l'un des zèbres les plus faibles. Tous se mirent à courir en hennissant de terreur.

Cette vision ne put qu'offrir plus de vigueur au blondinet. Ensembles, ils allaient détruire cette fichue innocence de la même manière que les lions achevaient leur proie. Magnifique !

Remotivé à bloc, Christopher finit par revenir à la hauteur de ses supérieurs, sans pour autant se poser.

" Nous devrions nous mettre en route, si vous le souhaitez ! " proposa-t-il alors à l'Assemblée, " Je pars en éclaireur, afin de m'assurer de votre sécurité ! "

Puis, après avoir attendu un semblant de permission de la part des descendants de Noé, l'Oiseau en Cage prit sa forme finale pour laisser ses immenses ailes battre le vent, pour le porter haut dans le ciel. Ainsi, il pourrait voir loin devant lui, mais également tout autour de son groupe. Il était un Capitaine miniature, après tout, et devait protéger ses marins. ... Bien évidemment, ils étaient tous en réalité de grands chefs et lui, pas même un misérable mousse. Mais l'explorateur aimait à imaginer une telle vision ; rien qu'une fois.

Au péril de sa vie, Elliot Christopher Brooks les protégeraient ; tous.







Spoiler:
 
:: L’Oiseau en cage ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: L'Aventure !
Aime:
N'aime pas: avatar
Elliot C. Brooks:: L’Oiseau en cage ::



Elliot explore en #22427C

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 451 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Nora L. / Rusty O.
Masculin
▐ RPG Age : 13 ans à jamais.
▐ Personnalité : Aventureuse !
▐ Parcours RP :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Sam 21 Mar - 23:45




















Soudain, les broussailles se mettent à trembler et la respiration des plus fragiles se coupe. Mais au lieu d'un animal sauvage, c'est un massai haut en couleur qui vous rejoint. Si pour le coup, vous pourriez penser à l'arrivée d'un humain un peu trop curieux, le pentacle qu'il affiche sur son front vous dévoile sa réelle identité. Il est bref, et explique que Gauthier doit retourner immédiatement auprès du Comte, tandis que vous devez continuer la mission par tous les moyens.

Ils repartent alors côtes à côtes en direction d'une des portes de Road.


Machine du Comte
avatarAkumaMachine du Comte
...

▐ IRL Age : 27 ▐ Messages : 12 Masculin
▐ Personnalité : Machine du Comte.
▐ Parcours RP : ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Sam 21 Mar - 23:51




















Suite au départ de votre très cher compagnon, vous vous remettez tranquillement mais sûrement en route ; tout du moins, presque tous. Vous pensiez peut-être avoir une sentinelle dans les cieux, mais même l’œil le plus avisé d'un aigle n'aurait pu voir ce qui se dissimulait dans la brousse. Animées par l'innocence toute proche, un troupe de cinq lionnes vous a prit en chasse. Avant que vous ne puissiez votre rendre compte de leur présence, elles sortent de nulle part, dévoilant leurs crocs et leurs griffes ; mordant, frappant, cherchant à attraper vos gorges pour vous terrasser.

Leurs attaques ne sont pas semblables à celles de l'innocence, mais soyez malgré tout prudent.. Survivez !


Élu de l'Innocence
avatarExorcisteÉlu de l'Innocence
...

▐ IRL Age : 27 ▐ Messages : 4 Masculin
▐ Personnalité : Boku wa Exorciste.
▐ Parcours RP : ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Jeu 9 Avr - 18:40





Personne ne se lasse d'être aidé. L'aide est un acte
conforme à la nature.


Marc-Aurèle



Daret grattouilla Lièvre entre les oreilles, portant sa gourde successivement à sa bouche puis à son épaule, que son compagnon animal puisse, lui aussi, se désaltérer. Étancher la soif qui, sous le soleil de plomb, se faisait plus que jamais ressentir. L'astre du jour continuait à monter, écrasant les ombres, élevant la température a des sommet que jamais la petite finlandaise n'avais jamais connu. Elle ne but qu'une toute petite gorgée, connaissant malgré son inexpérience les danger d'un tel climat. Boire peu mais souvent. Et s'occuper de Lièvre et de Chat Pelier, quitte à passer pour une folle aux yeux des autres. Ils n'en avaient surement pas besoin, créatures immatérielles, mais le besoin venait d'elle. S'occuper, se concentrer sur ses amis pour occulter au moins un peu le nombre de personnalité qui se tenaient en lisière de son esprit, véritable zoo ambulant.

Si la température n'avait jusque là cessée de grimper, explosant le thermomètre, l'ambiance s'était rafraîchit, chutant de plusieurs degrés. L'altercation entre Traumo et Amorem, suivit du départ de Decay, avait enfoncé plusieurs des membres de l'expédition dans un silence muré d'animal revêche. Loin au dessus de leurs tête, un des seuls encore assez joyeux et énergique pour faire passer cette excursion pour autre chose que pour une corvée, l'Akuma au lionceau tournait, l'oeil vif, en alerte pour prévenir les Noés si un danger se profilait. Doutant un peu de sa capacité à voir à travers les hautes herbes de la brousse, Daret restait néanmoins proche de son frère.

Peu l'avait remarqué, mais le Regret avait lui aussi eu sa crise quelques instants plus tôt, une éternité lui semblait-elle. Inquiète pour Cyclamen, elle marchait au côté de la Biche du jeune homme, sans la toucher pour éviter de se montrer intrusive, essayant simplement d'apporter une atmosphère de calme, de réparer les fissures qu'avait provoqué la tempête qui avait fait rage. Trop fatigué par la chaleur étouffante pour sautiller, elle marchait néanmoins de façon étrange, presque en dansant, levant tout son poids en restant sur un pied avant de le poser loin devant elle. Avec un sourire espiègle et la langue tirée, elle se tourna vers le Regret, le regardant par dessus le col de sa Biche.

« Eh dis moi donc, grand frère, comment se porte ma chère Rift? Attention tu as intérêt à bien prendre soin d'elle, sinon je te tire les oreilles. »


Elle partit d'un petit rire cristallin. Rien a voir avec ses éclats et ses exubérances habituelles, mais une joie certaine était présente. Le Libraire lui avait manqué, avec son corps de squelette anorexique et ses allures d’épouvantail. Mais la chaleur commençait à peser à la Folie, qui but une nouvelle gorgée de sa gourde avant d'hésiter et de la proposer a ceux d'entre aux qui n'en avait pas. L'ambiance, toujours aussi fraîche, était tout aussi dure à supporter que les degrés en trop.

C'est alors qu'une boule de fourrure et de griffes bondit de la brousse, à seulement un jet de pierre de la petite Finlandaise, fonçant vers elle. Surprise tout d'abord, pensant à une plaisanterie du petit Akuma, un jeu, elle trébucha, tombant lourdement au sol tandis ce que la créature passait, fort heureusement, au dessus d'elle sans l'égratigner. Un mélange enfantin de colère et d'amusement naissait dans sa poitrine lorsqu'elle se figea net, les yeux rivés sur les quatre... Non cinq liones qui attaquaient à présent le petit groupe.

Le comportement était tout à fait anormal. L'attaque en groupe, concertée, était habituelle et une technique de chasse relativement basique. Néanmoins les félins auraient dut se tenir loin d'eux. Si ils n'avaient pas déjà eu à faire au danger que représentaient les humains, ils auraient dut, rien que par l'aura dégagée par les descendants de Noé, se tenir à distance respectable du groupe.

Le temps qu'elle se passe ces pensées dans sa tête, la lione ayant bondit par dessus elle s'était retournée et lui sautait déjà dessus. Frêle, la gamine fut clouée au sol, dans l'incapacité de bouger, plus à cause de la peur que par l'action de la lione. Les Noés étaient, malgré ce qu'il pouvait sembler, solides et bien plus fort que des humains normaux. Simplement trop surprise pour réagir, elle vit les crocs de la lione se rapprocher d'elle, accrochant au passage un éclat vert dans le regard du félin. Ce n'est qu'alors qu'elle compris. L'Innocence qu'ils avaient pris en chasse avait décidé de se défendre. Influence immonde elle avait sortie du cours normal des choses la paisible brousse, tranchant à travers les us et courûmes du monde dans lequel elle s'était invitée plusieurs milliers d'années auparavant.

La vague de colère qui déferla en elle était teinté d'une légère peur. Tellement infime que personne à part elle n'aurait dut la sentir mais présente néanmoins. La colère, elle continua d'enfler, encore et encore, comme si la simple présence de l'Innocence était devenu un outrage au monde dans lequel ils vivaient. Elle ne comprenait pas toujours tous les discours du Comte, mais restait convaincu que, même si eux étaient des monstres, l'Innocence aussi n'avait pas sa place en ce monde.

Daret sentit, en elle, se briser une barrière, créant une fissure à travers laquelle sa colère s'engouffra pour enfler encore, se répandant comme une lumière brûlante autour d'elle. Elle avait vécu telle situation une fois auparavant, créant autour d'elle une zone d'amotion, saturée d'une pensée ou d'un sentiment, intoxicant les veines et l'esprit des personnes se trouvant non loin. Influencées par l'Innocence, les liones ne devaient rien sentir mais toute personne se trouvant assez proche de Daret devait sentir une colère intense et pleine commencer à grignoter les limites de leur esprit ou les frapper comme un mur, les repoussant loin d'elle.

Elle même, néanmoins, n'avait aucune idée de qui se trouvait proche ou de comment cela les influencerait. Elle ne ressentait que sa colère, boostée continuellement par cette indignation ambiante, saturée. La main à plat sur le torax de la lione, elle poussa du plus fort de ses bras, se dégageant de l'étreinte du félin et bondissant à quelques pas. Les yeux fixés dans ceux de l'engeance créée par l'Innocence, elle bouillait, la rage chauffant son sang, le regard fou et la respiration sifflante. Elle ne pensait plus et, à moins qu'on l'interrompe, elle allait se jeter sur la lione sans même se soucier de savoir si elle serait blessée ou non.


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Safari entre ennemis [Privé]
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Safari entre ennemis [Privé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Barbara Wallace] Petit Week-End Entre Ennemis
» vente voyage privée à l'hotel Econolodge Inn & Suites 3* + Pass 4 jours aux parcs Walt Disney World®
» La haine entre supporters est trop forte
» [TUTO] Envoyer un message privé à un membre
» [TEST] Comparatif entre HD et HD2 ?

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Afrique et reste du Monde :: Kenya-
Sauter vers: