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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)

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Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Dim 17 Aoû - 22:59
Les galas de soirée

« Et l'ennui frappe à ma porte ... »



Acte I, Scène 1 : La salle de balles

"Connaissez-vous les dernières essences à la mode ? / - Rose de Damas, je crois / - ... vols à Londres deviennent plus fréquents / - ... prise de conscience de l'être empirique ... / - Danserez-vous avec moi, ce soir ?
- Hm ... ?"

Enfin, il pose son regard sur autre chose que la foule. Enfin, il daigne émettre un son, lui l'homme adossé à ce pilier de marbre poli. Haut de stature, impressionnant homme au regard sombre, malgré le bleu pastel et pur qui s'en dégage. Caché sous ses lunettes, l'homme dans l'ombre regarda cette main tendue vers son visage. Main gantée de soie blanche, main fine et élégante, sur laquelle trônait en ses doigts deux bagues aux joyaux sublimes de par leur éclat, mais grotesques de par leur taille. Doucement, le regard pastel remonta jusqu'au visage adolescent d'une haute famille de la bourgeoisie italienne. Dents blanches certainement traitées par l'un de ces procédés dits ancestraux, lèvres pourpres lui souriant à cœur joie, le natif russe ne sut que faire sur l'instant. La renvoyer gentiment, en espérant qu'elle n'insiste point, ou bien se plier à la demande d'une capricieuse demoiselle en manque de mâle d'exception ? Car Valiere connaissait cette effrontée. Cela faisait trois soirées de charité ou salons que la demoiselle réclamait ses faveurs, après maintes échecs, qui furent comblés par d'autres innocents bellâtres. Détaché, fatigué de cet acharnement belliqueux à son encontre, l'homme ne bougea que sa tête, pour en fait regarder un garçon aux cheveux blancs. Son "partenaire", donné par l'ordre. Le désignant d'un regard à la jeune femme, il répondit d'un ton froid, mais charmant :

"Je m'excuse de devoir encore vous repousser, mais là n'est pas ma place, sur ce fin carrelage. Je suis sûr que mon compagnon de soirée se fera un plaisir de vous accompagner. Il est bien meilleur danseur que moi."

Et ainsi, bras à présent décroisés, Valiere s'enfuit dans un autre coin d'ombre, afin de laisser le dénommé Zedd se faire assaillir par la croqueuse d'innocents. Débarrassé de ce poids, ses pas le menèrent plus haut, sur les escaliers bondés d'invités de la haute société. Pavanes en robes de soirée coûteuses, cannes aux sculptures d'ors et joyaux, moustaches cirées ... que d'effusion de richesses et bombances de ventre cachés sous des plastrons ou corsets trop serrés. Il détestait cette ambiance, lui l'ancien orphelin, fils présumé de paysans. Se fondre dans la masse avec ses grands airs n'eusse pas été difficile, récupérer les renseignements adéquats sur le le chef de famille Kamelot, le fut un peu plus. En plein Berlin, tout pouvait changer en un instant. Les humeurs, étaient comme les poissons offerts sur les étals : classées de la plus pourrie à la plus fraîche. Les personnes quand à elle, étaient comme le temps, dehors : pluvieux. Faux rires, mines attristées par on ne sait quelles affaires, ces hautes classes paraissaient insipides, vides.

Venir ici sur demande du Vatican, avec en collaboration, l'aide des exorcistes l'avait agacé. Il ne supportait que très peu les porteurs d'Innocences, qui eux-mêmes ne portaient pas les membres de Central dans leur cœur. Pourtant, il cautionnait ceux de l'Ordre Noir, ceux qui n'étaient pas compatibles, simples et directs. Alors que l'on lui refile un exorciste en mission importante l'énervait grandement. Depuis le début de leur cohabitation, dans cet appartement de Berlin, Valiere ne s'était pas vraiment montré tendre avec le jeune homme, l'ignorant la plupart du temps, pour ne pas dire qu'il en oubliait son existence quand il n'avait pas besoin de lui. Enfin ... il se montrait plutôt attentif à ses besoins et lui expliquait avec la patience qu'il fallait les ordres de missions, ainsi que les plans. Ils étaient dix sur ce coup. Trois traqueurs, Zedd, le russe, deux autres membres des CROW, un exorciste de plus et deux civils dans le coup. Les trois autres étaient postés aux alentours du manoir berlinois, attendant qu'un faux mouvement de la part de leurs ennemis se fasse. Mais d'abord, il fallait que l'impassible homme de l'Est repère le chef Kamelot. Il était ... en train de danser avec une femme à la cinquantaine d'années, gloussant comme une dinde. Dégoutant. Il s'obligeait à danser avec ce sac de plumes, digne d'un paon en pleine période de rut ? Heureusement que le russe n'était pas de ces classes là, il aurait déjà vomi quatre fois son déjeuner. Ainsi, il redescendit, après s'être présenté plusieurs fois sous sa fausse identité, afin de rejoindre l'exorciste qui apparemment, était presque tiré vers la sortie par sa partenaire de danse.

"Excusez-moi, mademoiselle ... mon associé est demandé par le preste envoyé de Rockfeller. Affaires ennuyantes de commerce et de bourse, qui ne seront pas à votre goût, malheureusement."

Lissant sa fausse moustache, en offrant un chaleureux sourire à la capricieuse enfant, celle-ci lâcha prise en observant cet homme à l'accent russe prononcé à juste dose, et à la longue queue de cheval lui tombant sur l'épaule. Un peu le style venant des colonies d'asie, mais avec cette touche dure et forte de l'Est. Un met de choix, en somme, qui lui échappait encore une fois. Alors qu'ils partaient loin de leur agressive croqueuse, Valiere s'adressa à Zedd, en sifflant avant entre ses propres dents.



"Les femmes de la haute ... un ramassis de mièvres biches engrossées."

Remettant son nœud en place tout en dégageant d'un petit souffle les mèches tombant sur ses yeux, il s'adressa ensuite à Zedd d'un ton sec et distant.

"J'ai trouvé Kamelot. Il va falloir encore faire le beau danseur car la valse viennoise va commencer. Sur du Saint Saëns, vu les premières notes. Vous connaissez, j'espère. Attention à vous, les chaussures des femmes sont de bien plus redoutables armes que les revolver."

Et avant d'entendre la réponse de son "associé", il se dirigea vers un groupe de demoiselles, main tendue et l'autre posée sur son torse, son pastel iris planté dans leurs yeux insipides de riches. Enfin armé de sa partenaire de danse, Valiere déploya ses pas de danse, toujours plus rapides, valsant vers la droite, dans une volée de robe rouge, cheveux blonds et noirs entremêlés. Chaque rythme était suivi, se coupant soudainement par un arrêt vers la gauche quand s'adoucirent un instant les notes, tournoyant sans cesse, sa partenaire contre son torse. Palpitante, enivrée, la demoiselle ne pouvait que suivre le rythme imposé, en manquant de défaillir tant la chaleur montant en elle se faisait étouffante. Le magnétisme était en marche et déjà, elle était la proie de cet esprit noir ... Le meilleur moyen d'atteindre Kamelot, était de se faire voir, après quelques paroles placées sous sa couverture d'Igor Dvořák. Devenir un commerçant, un partenaire de choix pour un quelconque investissement autre que ce piètre gala. Être un homme possédant mines de diamants et gisements de charbon, voilà qui servait au profit, au financement des sombres desseins des Noés. Une couverture habile et bien ficelée, qui n'avait laissé aucune trace faussaire aux yeux de chaque parti. Papiers en règle, identité préparée, tout avait été monté, ainsi que les fausses possessions, que ce soit sur encre ou bien sur le sol. Après tout, il fallait être rusé, contre Sheryl Kamelot ... et ... étourdir pour mieux frapper, n'est-ce pas chère danseuse, perdue entre les bras de ce manipulant russe ?

© Chieuze

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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Jeu 21 Aoû - 9:14




J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.


Léon-Paul Fargue




Le temps qui passe est une chose bien étrange. Regardez votre montre et sortez jouer dehors avec des amis puis rentrez et regardez l'heure. Bien. Maintenant faite de même mais, au lieu de sortir vous amuser, restez assis à ne rien faire d'autre que fixer le mur. Voyez vous la différence? Le temps file lorsqu'il est partagé, à une vitesse parfois impressionnante. Car pour la même mesure de temps, il y a plus de monde à l'utiliser. A différent degrés parfois.

Ce soir là, Zedd, bien qu'entouré de dizaines, peut être de centaines, de personnes, s'ennuyait ferme. Il avait toujours eu du mal avec les personnes possédant plus de bien matériels que d'amis. Il n'avait, dans l'essentiel de sa courte vie, jamais été à ce genre de soirées. Mais les quelques hommes, ressemblants à ceux qu'ils voyait ce soir, qu'il avait un jour ou l'autre croisé au détour d'une pièce ou d'une rue, ne lui avaient jamais rien inspiré d'autre que le mépris le plus profond.

Il poussa un profond soupir et trempa ses lèvres dans le verre de vin qu'il tenait de la main droite. Cela non plus il n'avait jamais été fan. Néanmoins si l'on mesurait la qualité d'un vin à son amertume celui dont il tenait un verre à la main devait être d'une exeptionelle qualité. D'un certain côté, il était presque content que cette atmosphère lui soit aussi déplaisante. Ainsi, il pouvait se concentrer sur sa mission.

Il était arrivé quelques jours plus tôt dans cette grande ville où était sensé se tenir un gala de charité. Il en aurait pleuré de rire. "Charité". Si ces braves gens souhaitaient être charitables, qu'ils sortent, fasse quatre pas dans la rue et donne leur bourse bien trop pleine au premier passant vêtu de ces vêtements trop amples ou trop serrés, ces pauvres braves gens qui se battent au jour le jour pour trouver de quoi tenir la fin du mois sans se serrer la ceinture en priant pour que la personne à laquelle ils devaient des rentes soit clémente envers eux. Il était donc arrivé et avait passé le reste du temps avant ce grand soir enfermé dans un petit hôtel à planifier la soirée avec ses comparses. Quelques traqueurs, des agents de Central et d'autres Exorcistes. Bien qu'il ait put discuter avec les uns et les autres, c'est avec celui qui allait partager la partie du plan à laquelle il participait avec lequel il avait passé le plus clair de son temps.

Le regard du jeune comédien glissa sur Valiere, sans s’arrêter sur lui. C'était pourtant bien lui qu'il regardait, sans en avoir l'air. Semblant parfaitement à l'aise, l’apathique bonhomme avait engagé une conversation avec une jeune femme cherchant apparemment ses faveurs. Il fallait bien le reconnaître, le russe était bel homme. Grand, la peau pâle et le regard froid, il s'était habillé pour l'occasion, tout comme Zedd, de vêtements de fine facture.

Le temps qu'il fixe son attention ailleurs pour ne pas paraître s’intéresser de trop près à son coéquipier, déjà la jeune femme qui parlait à ce dernier s'approchait de lui. A son air, il sut immédiatement qu'elle était déçue de voir s'échapper le grand gentilhomme russe, que Zedd vit monter calmement un escalier bondé.

" - Bien le bonsoir monsieur. Votre ami, après m'avoir poliment, pour la troisième fois, refusé cette danse, m'a invité à venir voir de mes propres yeux l’étonnant danseur que vous êtes. "

" - Veuillez pardonner mon ami. Je craint bien qu'il ne soit que trop raisonnable et souhaite éviter d'enlever a d'autres si charmante compagnie. Après tout La parfaite raison fuit toute extrémité Et veut que l'on soit sage avec sobriété. "


Il avait répondu du tac au tac, sans marquer la moindre hésitation. Elle ne sembla pas étonnée, après tout elle n'était pas sensée savoir qu'il n'était qu'un garçon du peuple, un comédien qui plus était, sans le sous et vivant aux dépends d'une association mondiale secrète menant une guerre contre une famille plusieurs fois millénaire...


" - Eh bien monsieur que voilà de bien jolis mots, même si quelques peu durs envers votre ami. Si vos pieds sont aussi agiles que votre langue, je pense que lui en tout cas aura bien fait de me tourner vers vous. "

" - Il s'agit de théâtre mademoiselle. Molière pour être plus précis. Vous aurez put le remarquer à mon accent, je suis français d'origine et la langue de mon pays m'est chère. Si vous voulez bien me faire l'honneur... "


Il lui tendit la main, ouverte, paume vers le haut, comme le voulais son rôle. Le rôle du Bourgeois. Un des plus simples à interpréter, même si Zedd avait toujours eu moins de mal avec celui du fou, ou du valet malicieux riant parfois aux dépends de son maître. Mais pour ce soir, il était le Bourgeois, propre sur lui, pas de version burlesque. Légèrement imbu de lui même, sur de lui, ce qu'il n'avait aucun mal à faire passer à travers ses yeux. S'ennuyant ferme dans sa petite vie bien rangée et ne cherchant qu'une jeune demoiselle candide pour égayer sa vie. Une vie presque aussi grise et vide que la voie de sa cavalière.

Ils commencèrent à danser et, bien vite, Zedd recommença à laisser, discrètement pour ne pas se faire reprendre par sa cavalière, son regard vagabonder dans le reste de la salle. Une salle haute en couleur pour des gens aussi vide que leur vie d’ennui toujours et toujours plus poussé à ses extrêmes...

Lorsque la musique s’arrêta un bref instant, la jeune femme et lui se séparèrent. Il la salua d'un léger mouvement de buste, main sur le coeur. Cela faisait toujours son effet, un faux semblant de joie, d'honneur fait à celui qui s'incline par l'autre. La jeune femme souriait et l'emmenant un peu à l'écart, commença à parler de choses et d'autres. Sans trop prêter attention, Zedd maintenait la conversation à son minimum, la relançant régulièrement pour qu'elle ne comprenne pas son petit manège. Elle lui avait pris le bras et avançait avec lui vers la sortie lorsque Valiere vint le tirer de cet enfer d'ennui.


" - Excusez-moi, mademoiselle ... mon associé est demandé par le preste envoyé de Rockfeller. Affaires ennuyantes de commerce et de bourse, qui ne seront pas à votre goût, malheureusement. "

Il s'écarta et s'inclina une nouvelle fois doucement, s'excusa et emboîta le pas à son partenaire. La remarque du russe le fit à peine tiquer. Selon lui, pas une seule personne ici n'avait qu'une seule fois réellement commencé à vivre. Il était idéaliste, qu'y pouvait il... Pour lui cette existence emmitouflée dans de beaux draps trop serrés et vêtements plus coûteux que le repas de trois familles n'était qu'une vaste farce, une comédie plus travaillée encore que celles qu'il avait put voir des années durant. Seul les plus habités des spectateurs pouvaient voir si quelqu'un jouait la comédie. Et pas une seule personne ici ne semblait être vraiment la personne qu'il se prétendaient.


" - J'ai trouvé Kamelot. Il va falloir encore faire le beau danseur car la valse viennoise va commencer. Sur du Saint Saëns, vu les premières notes. Vous connaissez, j'espère. Attention à vous, les chaussures des femmes sont de bien plus redoutables armes que les revolver. "

Avant que le jeune Exorciste n'ai put prononcer le moindre mot, son lugubre compère se dirigeait déjà vers un groupe de jeunes femmes, conquérant dans son royaume. Avec sa beauté pâle et ses manières châtiées, il était déjà roi du bal. Néanmoins à être trop froid il risquait d'en faire fuir lus d'un, et pas forcément les bons... Suivant l'exemple de son "ami" il se trouva une cavalière. Petite, plutôt maigre, elle venait de se voir arrachée son interlocutrice précédente et cherchait, dans un instant de doute, quelque chose pour s'occuper. Pour a tout prix éviter de devenir le mouton noir, celle qui restait là sans rien faire. Alors un doux sourire, Zedd s'approcha d'elle, main offerte, l'autre sur le coeur. Elle lui sourit et pris sa main.

La dance n'était pas simple. Mais, sans atteindre les sommets de son coéquipier russe, Zedd se défendit bien, réussissant à faire passer un bon moment à sa cavalière sans pour autant en déchaîner les passions. Lorsque la danse s'interrompue, il alla chercher deux verres, pour lui et pour sa cavalière. Il lui tendit et, de nouveau près a entreprendre une discutions sans fond ni forme, sans vers ni prose, il s'astreint néanmoins a rester et faire bonne figure.


" - Eh bien monsieur, vous êtes bien bon danseur et assez gentilhomme pour penser à ramener un verre à votre demoiselle après une danse si rythmée. Mais dites moi, il me semble avoir, à vos quelques mots, compris que vous n'étiez pas d'ici. "

" - Vous aussi êtes douée. Surement bien plus que je ne le serais jamais. En effet, je suis français de naissance. Néanmoins les grands artistes n’ont pas de patrie, si l'on peut considérer la gestion d'une firme nationale comme un art. "

" - Eh bien! Molière et Corneille sont bien connus, mais pour connaître les mots de monsieur de Musset vous devez surement vous aussi vous intéresser de près a la scène de ce grand art qu'est la Théâtre. "


[/b]
Pour un peu Zedd en aurait lâché son verre. Finalement ce gala pourrait peut être s'avérer plus intéressant qu'il ne le pensait.



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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 15 Oct - 11:59
Les galas de soirée

« Tièdes souvenirs, amers dans ma bouche. La situation se retourne ... »



Acte I, Scène 1 : La salle de balles

Ils sifflent. Tous. Comme des oiseaux exotiques repeints de couleurs bariolées, afin de paraître plus rare que les autres. Leurs plumes artificielles tombent ou serait-ce leur duvet qui laisse place aux apparats d'hiver ? Ce qui était sûr, ce fut que dans cette grande cage de marbre aux milles lueurs de lustres, régnait un corbeau aux longues et intimidantes plumes de jais. Ce plumage voletait, caressait la nuque tendue de la colombe trop blanche qu'il tenait entre ses pattes. Colombe était un bien trop noble oiseau pour caractériser cet être à la robe de plumes et diamants. Pigeon fut le mot approprié, au vu de son manque de grâce qu'à chaque fois, l'oiseau de mal se devait de corriger en douceur et en sensualité. La main sur le bassin se pressa et l'entoura avec ferveur, geste qui eut pour but de redresser la croupe de l'oiseau peu habitué à la vraie danse. Ceci se fit sans mal car la demoiselle se pressa un peu plus contre son torse musclé et s'agrippa avec fermeté à son épaule droite sous le coup de la surprise. Elle ne put s'empêcher en cet instant de croiser le regard ferme de son partenaire, d'un bleu de glace et ce qu'elle vit la bouleversa. Ces iris perçants laissaient transparaître une certaine mélancolie. Charme qui vous donna envie d'enlacer, de caresser ce visage perdu dans un océan de malheurs.

"Monsieur Dvorak ... quelque chose vous tracasse ?"

Les mots résonnèrent dans le coeur du russe, tel un tambour de guerre rappelant à ses combattants de reprendre leur position sur le champ de bataille. Tiré de sa nostalgie, il le fut. Violemment. Le visage qu'il avait imaginé et les rires dont il s'était souvenu, envolés. À ce même moment, la musique s'était arrêtée et tout le monde s'applaudit, comme l'exigeait l'étiquette. Valiere regarda un moment l'air inquiet de sa partenaire, un air qui lui disait de venir dans ses bras afin qu'elle réchauffe et fasse fondre ce pic fiché dans son coeur. Mais elle ne pouvait pas. Aucune ne le pouvait. La seule marque d'affection et de remerciement qu'il fit, eut été cette prise de main, de la caresser de ses larges doigts puis de l'embrasser sur le revers ... jusqu'à glisser ses lèvres sur le bout de son index et de son majeur. Beau, attirant, mais froid calculateur, le Crow des pays froids n'aimait plus mais savait se faire aimer.

"L'inquiétude est belle chez une femme. Elle prouve la force de ses sentiments premiers. Mais que cela ne reste pas en vous, car je ne veux point que vous vous faniez trop vite par ma faute. Je vous remercie pour cette danse et au plaisir de vous revoir"

Un salut, main sur le coeur, paupières closes et sourire charmeur. Et ainsi, il s'était planté sans nul doute, pour quelques mois tout au plus, dans l'âme encore innocente de cette dame. Puis le corbeau s'en alla, son rideau de plumes dansant dans son sillage. Lâcha-t-il lui aussi quelques plumes que le groupe de badauds riches nouvellement formé, prit entre ses doigts, à mesure qu'il s'éloignait ? Au vu de leurs regards enflammés, qu'est-ce que vous, lecteurs, pensez ? Mais revenons-en à l'objectif de cette soirée : annihiler temporairement les agissements de Kamelot. Cependant, quand l'imposant russe aux cheveux corbeau jeta son regard des froids du nord, il vit que le chef de famille avait disparu. Ce détail mit la puce à l'oreille à l'homme sous couverture qui, dans un geste de réflexion, remonta ses lunettes. Où était-il passé ? Avait-il préparé une contre attaque au cas où des ennemis s'aventureraient, face à, il faut le dire, idiote ouverture sur son mur de défense ? Auquel cas, il allait falloir s'attendre à l'arrivée d'un impromptu et improviser quelque peu.

"Igor ... !"

La voix familière qui venait de l'appeler le tira de sa réflexion intense et d'un léger coup de tête, son regard se porta vers la source. Il vit Zedd en compagnie de sa partenaire d'un soir, qui était aussi l'acharnée voulant à tout prix obtenir ses faveurs. Il fut juste un signe, cigarette en main pour leur signifier qu'il se retirait sur la terrasse. Un sourire puis il s'en alla, suivi d'une présence peu joyeuse. À mesure qu'il avança sur cet extérieur, la présence se rapprochait, pesait sur ses larges épaules. Dans le reflet de son briquet d'argent, il le vit, cet être à l'oeil rougeoyant. Un akuma. Il ne devait pas être le seul. Seul point positif, c'est qu'il n'avait pas encore remarqué Zedd.

"Zavez du feu ?
- Bien sûr, tenez", dit-il d'un ton tout à fait charmant et plus raffiné que son quémandeur.

Le monstre humanisé tira une cigarette de son boîtier et prit nerveusement le briquet. Le regard se porta de droite à gauche et pas un remerciement ne se fit entendre. L'homme partit comme ça, en laissant en plan le russe et son briquet. Juste un grognement en guise de réponse. Comportement de viking mal léché. Non, il avait senti une Innocence, maintenant c'était sûr. Quelque chose se tramait et il n'aimait pas ça.

"Monsieur Kamelot ne pourra pas vous recevoir. Cependant, son confrère le peut."

L'homme à la porte de la terrasse s'inclina. Vu son manque de manière face à l'agitation qui se jouait, c'était un autre akuma. Bon dieu ... ça sentait le roussi. Sans attendre, Valiere siffla longuement pour alerter un des traqueurs postés à l'extérieur et dit :

"Alors dans ce cas, allons chercher mon associé, et si possible l'arracher aux tendres bras de sa compagne"
En espérant que celle-ci ne veuille pas les suivre

Et ainsi, il s'avancèrent tous deux dans la salle comble, Valiere ou Igor si vous préférez, d'un pas lent et lourd, qui en comparaison de celui nerveux et inconstant de son accompagnant faisait plus imposant. Prévenir Zedd, seule chose à faire. Le ralentissement permit au russe de se trouver dos à l'akuma et d'un geste de doigt, le Crow tapota sur son verre droit de lunette pour prévenir l'exorciste du danger qui les guettait. En espérant qu'il se souvienne du code ...


© Chieuze

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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 15 Oct - 15:03




Par ma foi ! Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien.


Molière, Le bourgeois gentilhomme




Une seule présence peut faire basculer un moment. Une seule personne à un seul instant peut suffire à changer le cours des pensées, à transformer une soirée d'un ennuie mortel en pièce de théâtre, comédie réaliste se jouant sans scène ni conscience, avec des acteurs s'ignorant eux même. Le jeune femme discutant avec Zedd était de cet acabit. De ce genre de personne qui, bien que discrètes, ont du poids dans la vie.

D'une vingtaine d'années, les cheveux d'un blond assez clair, elle était parfaitement à l'aise dans la soirée bourgeoise, en fille de bonne famille. Mais étrangement, elle n'inspirait pas le mépris que les gens biens nés provoquaient en général chez le comédien. Elle avait quelque chose de vrai, de sincère. Une espèce de flamme, attirant à elle l'attention de l'Exorciste. Elle avait un il ne savait quoi. Et par sa seule présence avait transformé la soirée.

La multitude de convives, agaçant de faux semblants et d'ignorance, s'étaient transformés, devenant un simple décors, un contexte dans lequel se jouait une pièce dont ils ne savaient rien. Une pièce sans public et sans acteurs, à base seulement de mini-scènes, sans actes. Un couple se disputant ici, deux amis riant à gorge déployée, enivrés par l’alcool, les yeux dans le flou et le mot facile. Tout les rôles imaginables de toutes les pièces passées et à venir se trouvaient ici, dans ce bâtiment. L'acidité joyeuse de Scapin, les colères d'Alceste, la douce innocence d'Imène, la stupidité grotesque d'Argon... Tous dans un coin différents, jouant leur rôle à la perfection sans même le savoir. Et, loin de tout cela, assis sur deux chaises surplombées par une immense fenêtre, le comédien et sa conquête d'un soir riant au dépend des acteurs, de leurs comédies et de leurs drames, témoins pas si silencieux d'un spectacles hallucinant de vivacité.

Une seule présence peut faire basculer un moment. Une seule personne à un seul instant peut suffire à changer le cours des pensées, à transformer une soirée commençant à devenir agréable, la ramenant à l'amère réalité. Ancrant sur la scène des formes sombres, un décors différents. Transformant la moitié des convives en atrocités mécaniques avides de mort et de souffrance, arrachant le visage de sa compagne pour en faire un masque sur lequel s'affichait un rictus cruel et sadique.

Valiere venait de passer au loin avec un simple signe de main en direction de l'Exorciste, une cigarette, petite mais visible, entre ses doigts. D'un signe de tête, Zedd lui signifia qu'il avait compris, notant au passage l'homme a l'allure peut engageante qui suivit son compagnon. Il rangea l'information dans un coin de sa tête, sans pour autant s'inquiéter. Il n'avait jamais vu un membre de Central en action mais du peu de temps qu'il avait passé avec son compagnon, il savait qu'il saurait se débrouiller si un problème survenait. Et puis aussi proche de lui, Zedd ne prendrait que peu de temps à intervenir si besoin.

Son attention se retourna sur la demoiselle assise à sa gauche. Un sourire presque triste vint tirer les traits de l'homme en armure. La partie douce et charmante de la soirée touchait à sa fin. L'on allait quitter la comédie pour glisser doucement vers un drame en trois actes. Sans un mot, il se leva et invita sa partenaire à retourner danser. Sans montrer que cela serait surement la dernière danse qu'ils partageraient. Une valse, au rythme que pouvait deviner le comédien derrière le rideau des conversations.

Le retour de Valiere coïncida a quelques secondes près avec la fin de la valse. Concentré sur le membre de Central, il maintint néanmoins un semblant de conversation avec sa compagne qui, il le voyait du coin de l'oeil, lui jetait un regard mi inquiet, mi agacé. Il lui jeta un sourire contrit, en guise d'excuse, comme un jette un désolé sincère, en sachant parfaitement qu'on ne va pas arrêter pour autant. Le signe de main que lui adressa son comparse accentua le léger malaise qu'il avait ressentit en sachant qu'approchait la fin de la partie joyeuse de la soirée. Ici commençait le cauchemars. Il s'excusa auprès de sa cavalière, avec un air contrit qui n'était pas feint. Il aurait adoré continuer cette soirée en sa compagnie, néanmoins le devoir appelait à grand cris et sons de cors. En quelques enjambées il fut auprès de Valiere.

" - Eh bien ça y est Igor, nous allons enfin pouvoir discuter affaires ? "

Voix forte, portant juste assez pour que les personnes proches l'entendent. Ainsi on ne s’inquiéterait pas de l'absence de deux invités, même s'ils prenaient du temps. On ne savait jamais, peut être devraient ils continuer à jouer la comédie plus tard, mieux valait rester dans leurs rôles. Valiere l'homme d'affaire froid et rafiné, Zedd le bourgeois bon vivant à grands cris. Bien entendu, il avait aussi parlé de manière a ce que l'homme les menant à leur hôte l'entende, comprenant ainsi qu'il était le partenaire du membre de Central. Bien que son jeu soit parfait, le rôle n'étant pas très compliqué, Zedd se demandan si l'autre avait compris qu'il était Exorciste. Jouant avec sa chevalière, il suivit les deux hommes.

Son Innocence n'avait rien de discret et il valait mieux attendre d'être dans un endroit moins fréquenté s'il souhaitait l'activer. Un homme en armure noire ne passe pas vraiment inaperçut, même dans un endroit si bondé. Surtout dans un endroit si bondé. Ce fut au détour d'un couloir qu'il trouva l'opportunité qu'il attendait. La salle était assez petite, totalement vide. Les bruits de la fête, à travers plusieurs murs épais, ne s'entendaient presque plus. La sensation familière, comme s'il rentrait chez lui, là bas en France, coula en lui alors que son corps se couvrait des plaques noires de son Innocence. Presque simultanément, la Hallebarde de la Flamme de l'Ouest vint se loger dans sa main, sa lame brûlant d'un feu froid et pâle. Un pied en avant, l'autre en arrière, sur deux lignes différentes, le corps de profil, il envoya la pointe de son arme de ficher dans le ventre de l'Akuma qui, surpris par la lueur brillante de l'Activation, venait de se retourner. Sans avoir le temps de prendre sa forme démoniaque, les traits à peine déformés par une transformation naissance. Zedd avait eu de la chance sur ce coup là, si l'autre avait eu le temps de se transformer, le jeune comédien aurait eu bien plus de mal à se débarrasser de l'engeance mécanique. Désactivant la Flamme de l'Ouest, pour économiser ses forces et couvrir son dos des plaques manquantes, il se tourna vers son coéquipier.

" - Il est temps de s'y mettre, je vous suis. "


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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Jeu 16 Oct - 20:11
Spoiler:
 

Je ne sais pas pourquoi je suis ici. Enfin si, je sais très bien la raison de ma présence. Le propriétaire des lieux, Sheryl Kamelot m'a invité à venir passer une soirée. D'après lui, c'est pour faire connaissance, car après tout je « fais partie de la famille maintenant ». Ce que je ne saisis pas, c'est pourquoi j'ai accepté. Pourtant, je savais très bien que je n'aimerais pas.
J'observe la foule et ce que je vois me dégoûte toujours plus. Ils sont tous là, baignant dans leur hypocrisie. Des hommes et femmes de la haute société. A mes yeux, ce ne sont que des rats. Ils n'ont aucun honneur. Ils sont détestables, pitoyables. Ils dansent, boivent et rient. Mais aucun de leur geste n'est naturel. Tout est calculé, réglé au millimètre près. Je peux presque voir les fils guidant leur gestes. Je reste dans mon coin, silencieux, n'espérant qu'une seule chose : me faire oublier. Mais il semblerait que je ne sois pas si bon. Une vieille dame vient me voir. Elle me parle mais je ne l'écoute pas. Sa voix est insupportable. Et la dame est immonde de laideur. Couverte de fard et d'artifices pour cacher sa vieillesse, telle une métaphore de l'humanité. La voir me rappelle les vers d'une pièce de Musset. Lorenzaccio, si je me souviens bien. « l'Humanité souleva sa robe et me montra, comme à un adepte digne d'elle, sa monstrueuse nudité. »
Lorsqu'elle me prend les joues pour les tirer, c'en est trop pour moi. Je lui tape les mains et la fixe de mon seul œil valide. Je veux la voir mourir, noyée dans son propre sang. Arechi bout au fond de moi. Lui aussi ne supporte pas un tel comportement.

«  Osez me toucher encore une fois et je vous jure que vous le regretterez ».

Ma voix est froide et ne correspond en rien à celle d'un petit garçon. Je lui adresse une grimace qui se veut un sourire et quitte la pièce. Du couloir, j'entends une musique se jouer. La danse Macabre de Saint Saëns. Et je suis près à parier que ces imbéciles tournent et s'amusent. Leurs stupidité me fait rire. Un rire froid et cruel. Il est vite étouffé par les larmes prenant place sur mes joues. L'humanité telle que nous la connaissons touche à sa fin. Elle est plus futile et ridicule que jamais. Et personne en peut plus rien faire pour elle. C'est pour cela que je soutiens le Prince. Je veux les voir mourir tous autant qu'ils sont.

Je m'affaisse sur le sol et pose ma tête sur mes genoux. Je souffre. Et mon mal n'a rien de physique. Il ne peut être soigné. Des voix et des rires me parviennent de la salle, venant accentuer mon malaise. Je leur en veux de vivre. Mais plus encore, je m'en veux de leur en vouloir. Ce n'est pas leur faute. Ils jouent le rôle qu'on leur a écrit. Ils sont prisonniers de leur condition, de la même façon que je suis prisonnier de mon Souvenir. Prisonnier est peut être un grand mot. C'est alors que je me souviens de Rayn. De son sourire et de sa gentillesse. Mais surtout, de comment j'ai failli la tuer sous l'impulsion d'Arechi. Non, je suis bel et bien prisonnier de ce monstre.
À bout de force, je me relève et erre sans but dans les couloirs. Mes pas me mènent au bureau de mon hôte. Je ne devrais pas entrer. Mais je suis encore beaucoup trop humain. Et l'un des plus gros défauts de l'humanité est sa curiosité. J'entre donc et aperçois une bibliothèque. Je promène mes petits doigts sur les couvertures, les caressant doucement.

Un bruit sourd me tire de ma rêverie. Qu'était-ce ? Je m'inquiète pour rien. Le manoir n'abrite que des aristocrates imbéciles et des êtres sans âmes. Je n'ai rien à craindre. Pourtant, j'ai comme un mauvais pressentiment. Sois prudent. Bien sur que je serai prudent. J'aperçois un coupe papier sur le bureau et m'en saisis. Je sais très bien qu'il ne me sera d'aucune utilité si je suis en mauvaise position, mais j'essaie tout de même de me convaincre du contraire.
À pas de loup, je sors de la pièce et regarde à droite puis à gauche. J'aperçois des silhouettes. Ce sont que deux hommes de la réception. Pourtant, quelque chose ne va pas. Il me faut quelques secondes pour découvrir ce qui me tracasse. À leur pied se trouve une dépouille. Je lâche un soupir. Voilà donc la vérité. Ces deux personnes sont des akumas ayant perdu le contrôle. Gardant « l'arme » dans ma main, je m'approche lentement d'eux. S'ils sont incapables de se tenir correctement, ils ne nous sont d'aucune utilité. J'arrive face à eux et les fixe du regard. L'un est brun et semble n'avoir jamais souris de sa vie. L'autre a d'étranges cheveux blancs. Il est à moitié transformé en machine, son corps luisant de noir. Ma voix se fait murmure pour leur donner l'ordre. En faisant une telle chose, j'use et abuse de mon pouvoir. Je suis répugnant.

«  Auto-drestruction. »

Rien ne se passe. L'effroi me saisit peu à peu. Ce ne sont pas des akumas. Alors qui sont-ils ? Et qui ont-ils tué ? Je ressers mon poings autour du coupe papier et tente de garder contenance. En donnant cet ordre, je me suis trahis. Ils savent qui je suis, alors que pour ma part, je ne sais rien d'eux.

«  Qui êtes vous ? »

Alors que mon intonation était froide et cruelle il y a encore quelques secondes, elle est maintenant apeurée et vide de toute assurance. Une larme roule le long de ma joue avant d'aller toucher le sol. Après tout, je ne suis qu'un enfant.




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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Jeu 30 Oct - 11:12
Les galas de soirée

« Le jeu d'acteur est difficile et demande assiduité, bien qu'il ne soit pas reconnu à sa juste valeur. »



Acte I, Scène 2 : Sanglante découverte

«  Auto-drestruction. »

Les mots furent comme claquement de fouet sur la chair faite peau, pour ainsi dire insipide voir inefficace pour les deux hommes. Mais les mots résonnèrent, encore et encore, tel l'écho d'une sirène sonnant l'alerte. Zedd avait pourtant suivi à la lettre les recommandations, suivi les signes et travaillé proprement, lacérant de sa hallebarde ce corps qui à présent, gisait inerte à leurs pieds. Cela détacha un très faible sourire au russe. Oui, il appréciait tout de même les exorcistes dans le fond ... quand ils savaient faire leur travail comme Ajay. Et il fallait avouer que ce blanc, autant de cheveux que de peau, était dans cette catégorie. Précis même si encore en voie de le devenir encore plus, acteur dans l'âme (caractère qui manque gravement à son camarade hindi par contre), cet homme avait le don d'amuser intérieurement Valiere. Ainsi comprenait-il pourquoi dès le départ Central avait voulu en faire un partenaire en phase de test. Laissant ses doigts remonter ses lunettes sur son nez et tête baissée, l'on pouvait très certainement le prendre pour un espèce de sombre despote contenté par le travail de son bras droit, mais au moins, ils avaient le champ libre pour continuer leur mission et cela était le plus important. Despote aliéné ou non. Mais comme dit avant, cette voix résonna. La voix d'un enfant froid, sans teint. Sans innocence. Et le russe pivota, lentement pour presser la tapisserie du sol sans le moindre bruit de craquèlement. Silence lourd s'empara de ce couloir. Un blanc, en somme toute. Parce qu'il y avait de quoi rire, quand on était un humain. Mais un Central avait de la retenue quand un Noé le prenait pour ... un akuma. Bon, il était vrai qu'on ne lui avait jamais fait le coup.

"Un apôtre novice."

Ce fut ce que susurra de sa voix grave l'homme de l'est en plantant son regard de métal dans celui de son acolyte. Certes, il savait que Zedd avait eu la même réflexion. Mais cela lui vint aux lèvres, comme l'on lirait une sentence à un guillotiné. Sans autre mot, Valiere se tourna complètement vers le garçon qui leur brandissait avec absurdité un simple coupe papier. Nul doute qu'il s'agissait de la personne qu'ils auraient dû soi disant rencontrer à la place de Kamelot. Après tout, quel autre Noé ferait acte de présence, autre que son commanditaire ? Il observa donc ce petit être qui il y a encore quelques instants était prêt à les faire exploser il y a encore quelques secondes, toutes tripes ou systèmes mécaniques dehors. Maintenant, ce n'était qu'un gosse apeuré et pas vraiment sûr de lui. Autant en profiter. Enfant ou pas, c'était un Noé donc une menace pour les deux intrus. Depuis tout à l'heure, le russe avait un main dans la poche de son veston. Le but n'était pas de se reprendre une cigarette, mais d'attraper sa chaîne fine pour la faire voler dans un geste preste du poignet. La longue et fine couche de métal siffla tel un lasso lancé à la conquête d'un mustang pour finalement attraper un mètre plus loin la surface non couverte par les mains, du poignet de la lame tenue par le petit noé. Il l'enlaça en plusieurs roulements avant de devenir prise ferme sur l'objet tenu comme menace. À la question il répondit par cette esbroufe

"Nous sommes des assassins, monsieur."

Et d'un geste sec il retira l'arme des mains du jeune garçon pour la faire voler jusqu'à lui et ainsi d'en emparer. Jouons la finaude pour le moment, se disait le russe. Après tout, le petit était encore sous le choc et il valait mieux prendre ce facteur en compte pour se faire passer pour de bons samaritains. Le natif des zones froides regarda un moment l'arme sans grande conviction, vu que pour les tuer, il aurait fallu planter la pointe et donc les charger.

"Nous avons eu vent que des hommes étaient ici pour attenter à la vie de l'organisateur de cette soirée. Bien entendu, nous avons sauté sur l'occasion pour obtenir ce bon pécule, n'est-ce pas ... Philippe ?"

Se la jouer professionnel et voir si l'enfant allait tomber dans le panneau. Au pire, il fallait utiliser le shibari bane se trouvant dans son autre poche si jamais, il chargeait. Mais c'était aussi le meilleur moyen de donner l'alerte aux possibles autres akumas présents à cette soirée. Le russe regarda Zedd d'un air un peu détaché, mais néanmoins sérieux, attendant sur cette simple seconde qu'il réponde du tac au tac. Que les acteurs entrent en scène. Tenus par des fils ou non, les marionnettes de cette pièce vont se mouvoir et certaines risqueraient bien de choir de l'estrade ...


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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Dim 9 Nov - 16:19




Quoi de plus complet que le silence ?


Honoré de Balzac




Contretemps. Le temps en suspension où tout semble figé. Où les mots ont un poids effroyable dans un silence de mort et où les actions de chacun peuvent faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Ou arracher un des plateaux et propulser le monde dans un chaos assez impressionnant pour qui ne s'y prépare pas.

Les mots qui avait retentis derrière les deux hommes étaient de ces mots qui peuvent faire plonger un instant dans l’éternité figée du moment où les cœurs s’arrêtent et tombent dans la poitrine leur servant habituellement de refuge. La première phrase avait fusée dans un souffle, un murmure, une simple caresse vocale claquant pourtant comme un ordre impérieux. Sentence de mort, elle n'avait eu aucun effet sur les deux hommes de l'Ordre qui, se retournant lentement, découvrir l'homme, le Noé très certainement, leur faisant face.

Il était enfant. Chétif, presque frêle comme si le moindre souffle de vent avait suffit à l'emporter au loin, son cache-œil, sinistre, mettait en valeur son seul œil valide, dénué de toute innocence et de toute la joie qu'on les enfants de cet âge habituellement. L'Exorciste en aurait presque eu pitié de voir que certains Apôtres étaient si jeune, arrachés bien trop tôt a une vie qui avait dut, a un moment, leur sembler brillante et joyeuse, comme pour tous les bambins du monde. Presque. Trop concentré sur l'instant présent, l'Homme en Armure ne voyait devant lui qu'un Noé, une machine à tuer plus cruelle encore qu'un Akuma, froide et calculatrice. La seconde phrase qui sortie des lèvres de l'enfant était prononcée sur un ton bien plus proche de ce qu'aurait été la même réplique dans labouche d'un enfant de son âge.

« Qui êtes vous ?»


La peur sourde perçant dans ces trois mots fit tinter deux certitudes aux oreilles de l'Exorciste comme autant de cloches de verre sur lesquelles on aurait frappé du plat d'un couteau. Premièrement, l'Apôtre ne l'avait pas vu utiliser son Armure, ce qui aurait été un signe immédiat de son appartenance à l'Ordre et les auraient plongés dans une situation délicate et sanglante. Secondement, la personne faisant face au Comédien n'était pas habituée à combattre. La peur, loin de le placer immédiatement en état d'alerte, le rongeait, rendant ses mouvements faibles et hasardeux.

Il était sur le point de se mettre en garde lorsque Valière entra en action. Restant un peu en retrait, il laissa son camarade faire son petit numéro, sentant la tentions monter a mesure que le temps passait. Désarmer ainsi un Apôtre était risqué, si l'on en croyait le caractère impétueux de la famille du Comte Millénaire. Mais, même s'il avait réussi a se contenir, ses yeux s'agrandirent, presque imperceptiblement, lorsque le russe abatit sa dernière carte en un monstrueux coup de bluff.

« Nous avons eu vent que des hommes étaient ici pour attenter à la vie de l'organisateur de cette soirée. Bien entendu, nous avons sauté sur l'occasion pour obtenir ce bon pécule, n'est-ce pas ... Philippe ?»

« Ouais boss.»


La réplique avait fusée, ajustée à la perfection. Même si le coup de bluff du membre de Central l’impressionnait, Zedd ne sortirait pas de son rôle d'acteur et comptait bien maintenir l'illusion aussi longtemps que nécessaire. Il avait immédiatement opté pour l'archétype de l'homme de main un peu stupide. L'outil qui se bât à la place du patron, rôle qui irait surement mieux à Valière. Adoptant un attitude la plus patibulaire possible, il se plaça un peu en retrait de son compagnon, prêt à bondir au moindre mouvement suspect de leur ennemi.

Sous son calme apparent, doublé d'un côté un peu imbécile, le cerveau du Comédien tournait à cent à l'heure. La stratégie de Valière pouvait se révéler payante et leur faciliter grandement la tâche, leur évitant un combat surement bien plus dur que celui de tout à l'heure, mais elle pouvait aussi s'éventer très rapidement. Avisant d'un œil les issues possibles, l'Homme en Armure tentait de se forger, dans sa tête, un plan B au cas où il faille agir rapidement et en minimisant les risques. Placé en retrait de Valière, il était devenu un simple rôle secondaire, proche du figurant. Invisible à qui ne prêtait pas attention. Et prêt à agir au moindre signe de son comparse.

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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 12 Nov - 18:28
Je ne vois pas venir le coup me désarmant. S'il m'effraie un peu plus, il vient aussi titiller mon Souvenir. Il n'aime pas que l'on se joue de lui de la sorte.  Mais pour l'instant, je m'en moque. Je ne veux qu'une seule chose, c'est pouvoir repartir comme si de rien n'était. Mon petit corps est pris de tremblements. Je sais qu'ils sont imperceptible, mais j'ai tout de même honte de me mettre dans un tel état. Je reste immobile alors que mon cerveau tourne à toute vitesse. Je dois découvrir qui ils sont. Je dois trouver le moyen de me sortir de cette situation. L'un des deux hommes, celui qui a l'air de n'avoir jamais souris, parle. Il m'annonce qu'ils sont tous les deux là pour protéger le maître de maison de celui gisant au sol. Je n'ai donc rien à craindre d'eux. Son comparse vient confirmer ses dires.

Je devrais me sentir rassurer. Je devrais les remercier et les emmener dans la salle pour qu'ils puissent manger quelque chose Et pourquoi pas les faire rencontrer Sheryl afin qu'ils reçoivent une récompense.
Oui, je devrais. Mais pour cela, il faudrait que leur histoire soit vrai. Hors, je n'y crois pas un seul instant. Sheryl, en danger ? Je ne connais pas grand chose de cet homme, mais je sais qu'il est extrêmement fort. Ce n'est donc pas la pauvre petite créatures chétive que je vois sur le sol qui aurait pu lui faire du mal. Et surtout, la maison est remplie d'akumas. Personne n'aurait eu l'idée de demander des renforts auprès d'humains. J'ai un point commun avec Arechi. L'un comme l'autre, nous détestons être pris pour des imbéciles. Il faut donc qu'ils paient cet affront. Je n'ai pas le choix. Je n'ai jamais eu le choix. Dès que j'ai cédé à ma curiosité, je me suis condamné. Je m’étire tout doucement et mets mes mains derrière mon dos.

«  Ce n'est pas bien de mentir. Pas bien du tout même. Des adultes tels que vous devraient le savoir, non ? »

Je penche la tête sur le côté et leur adresse un sourire. Mais ce n'est qu'un rictus froid, une grimace. Mon œil valide prend un teinte dorée. Je murmure un mot. Un seul. Presque rien pour ainsi dire.
Une silhouette sort de mon ombre. Un grand homme habillé de noir et ne possédant pas de visage. Je ne peux pas les vaincre seuls. Il faut que je trouve du renfort. Mais si je pars en courant maintenant, il ne leur faudra pas longtemps pour me rejoindre. Et mon invocation n'est que défensive. Elle n'est qu'un bouclier. Elle pourra les occuper quelques temps, mais pas assez. À mon goût. J'invoque donc l'un de ses petits frères. Je ne dois pas les gâcher. Je n'ai le droit qu'à trois essais. Sortant de nul part, un serpent noir apparaît devant moi et glisse se cacher dans un coin. Il va attendre le bon moment pour agir.

«  Les enfants adorent jouer, c'est bien connu. Pour autant, ne m'en voulez pas, mais j'ai d'autres choses prévues. Je vous laisse en profiter tous seuls, petits chanceux que vous êtes. »

Puis je pars en courant, déambulant dans les couloirs. Il faut que je trouve quelqu'un de toute urgence. Je ne suis pas au meilleur de ma forme et courir ainsi va vite m'épuiser. Pour autant, je ne peux pas revêtir ma peau de Noé pour l'instant. Pour peu que je croise l'un des invités de mon hôte.



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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 10 Déc - 14:30
Les galas de soirée

« Le mensonge est une parole bien plus douce que la vérité. »



Acte I, Scène 2 : Sanglante découverte

Car l'on le sait, la vérité est un tranchant bien douloureux. Toute entité qui vécut son instant de gloire lors d'une pièce de théâtre vous le dira. La première amante de Dorian Gray le confirmera, depuis les abysses poisseux de la Tamise. Croulent les complaintes, assassinent les esprits vengeurs. Ils sont oeuvres de l'humain, du littéraire en quête d'idéal extrême. Humain qui cherche à se retrouver dans ses limites les plus acerbes. Zedd joue son rôle comme le fait le russe. Il s'imposa une personnalité de fond, qui sur un décor de scène put se révéler dévastateur. Quand à l'ennemi, il se mit à gronder. Ou plutôt à craqueler. De toute son entité de glace, on sentit la montée de ses griffes. Choix peu judicieux et perspective qui ne fit qu'attiser le sadisme du Corbeau. Un Noé reste un Noé. Il était Homme arraché à son bonheur, mais en rien vertu et bon sens. Cette entité représente simplement un souvenir dans son extrême. Intrigante chose, évolution insensée de l'âme. Mais dangereuse quand celle-ci se retrouvait entre les mains d'une supposée innocence. Mains dans le dos, sourire singulier aux signes impétueux d'amusement. Valiere devenait aussi froid et dur que pouvait l'être ce supposé Noé. Et en ces murs bercés de quelques notes de valse, la voix tonna alors qu'en face se profilait leur prochain ennemi :

"Vous ne savez rien des plans de Monsieur Kamelot et tête baissée, vous spéculez. La spéculation est le jeu du menteur. Et en tant que mercenaires de renoms, Philippe et moi pouvons agir sur le fait que VOUS êtes le traître ..."

Oui, il allait falloir jouer sur cela et faire croire à l'assemblée entière que ce qui se trouva incarné en un enfant, était en fin de compte le traître. Et retourner ainsi ces imbéciles d'akumas posés dans chaque coin de ce lieu contre leur supposé maître. Regard en coulisse jeté au blanc exorciste, l'implacable et sombre Central se mit à sourire en coin. Dans sa main, se tenait une arme. Et sous cette arme, plaqué contre le gant, un Kureha Nenki. Il suffisait de donner à présent l'alerte, à quelques mètres de là ...

"Philippe ... peux-tu prévenir nos invités de la présence d'un tueur en utilisant ce qui est là ... ? À moins que tu aies une meilleure idée."

Car non loin d'eux sur une petite table, était posé un cendrier empli de ... cendres. Logique. L'en se jetant quelques unes de ces poussières de mégots, l'on pouvait créer un semblant de traces de lutte. Valiere aurait bien voulu se dévouer, mais il ne pouvait se risquer à tourner le dos à la chose d'ombre qu'il visait. Ce serait donner du pain béni à l'ennemi. Mais cela n'empêchait en rien l'albinos de trouver meilleure chausse à son pied. De plus, leur agresseur prenait la fuite. Donc ... allier foule dispersée, peur du tueur, plus une explosion ferait une couverture parfaite. Malheureusement, Valiere n'avait pas vu l'élément serpent, ce qui pouvait se révéler fatal.

"On va bien voir si tu aimes jouer, petit ..."

La voix grave et rocailleuse retentit en un claquement sec, tandis que l'ombre s'avançait vers le supposé mercenaire. Les deux êtres se tenaient prêts et sans doute si la chose avait eu une raison, elle aurait rit au nez du russe. Un simple humain s'attaquant à un être fantastique, à quelque chose qui le dépasse ... Cependant, il était Corbeau. Noir et cynique comme les charognards qui portaient ce nom. Charognard qui avait faim, faim de jeu. Une explosion du Shibari sur le sol qui tremble ... les murs lâchèrent poussières et peintures. Valiere venait de frapper le sol de cette onde explosive. Fermeture de rideau.

Acte I terminé, le deuxième acte peut commencer, chers intrigants.


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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 18 Fév - 3:33




Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge.


Abraham Lincoln




L'immobilité avait saisit la scène, figeant les trois acteur dans une absence de mouvement en trois part, chape épaisse troublant l'esprit du Comédien. Comme un mécanisme grippé ses mains, bien cachées derrière son dos, se tenaient prêtent à intervenir au moindre signal. A la moindre rupture dangereuse de cette étrange immobilité en trois parts.

La première, surement la plus simple à identifier, était l'absence classique de déplacement chez les trois hommes de la pièce richement décorée. Aucun ne se déplaçait, toisant les deux autres d'un regard. Les pieds vissés au sol comme des statues, ils semblaient fais de pierre, rocs dans la tempête qui s'agitaient dans leur trois cerveaux.
La seconde partie de l'immobilité ambiante était plus subtile. Plus insidieuse. Lorsque qu'un être humain en rencontre un autre, il envoie quantité de signaux par son visage et sa gestuelle. Le langage corporel. Alors qu'à trois ils auraient dut envoyer des signaux saturant l'ambiance de quantité d'information, les deux membres de la Congregation et le jeune Noé se tenaient dans une immobilité corporelle parfaite, les rapprochant d'autant plus des statues et des gravures courant à travers l'immense demeure.
La troisième, enfin, était presque imperceptible. Zedd, lui, ne l'avait absolument pas remarquée et, insouciant de cette troisième part d'immobilité, focalisait son attention sur le malaise provoqué par les deux autres. Inconscient de l'immobilité d'un animal effrayé, coincé par ses prédateurs, l'absence fébrile de mouvement cherchant à disparaître qui brillait pourtant dans les yeux du jeune Noé.

«  Ce n'est pas bien de mentir. Pas bien du tout même. Des adultes tels que vous devraient le savoir, non ? »


Le cerveau de l'Exorciste, prêt à exploser, tournait à cent à l'heure pour décider ce qu'il fallait comprendre, jusqu'où le jeune garçon avait vu dans leur jeu. Ils ne savaient rien de lui, si ce n'est qu'il appartenait à la famille Noé. Pour le reste, aucune information ne s’offrait à eux. Que ce soit ses pouvoirs, son âge, son caractère... Rien, pas le moindre petit indice auquel se raccrocher.

Un autre mot sortis de la bouche de l'enfant, presque un souffle, un murmure. Apparus de nulle part, un homme immense et monstrueux se dressait à présent devant les deux compères. Estomaqué, le Comédien regarda l'ombre sans face s'avancer à pas pesants vers eux, se plaçant entre les deux membres de la Congrégation et le Noé, comme un bouclier d'un noir mat. Du coin de l’œil, il sembla à l'Exorciste en Armure qu'une autre ombre disparaissait en un éclair, se cachant dans les replis de la pièce mais, son attention concentrée sur le géant sans visage et son champ de vision obstrué, il ne pouvait en être sur...

Ses mains repassèrent devant lui dans une amorce de garde. Mieux valait être préparé. Les pieds légèrement écartés, il se préparait déjà à faire ce qu'il faisait le mieux. Encaisser les coups avec son Armure.

«  Philippe ... peux-tu prévenir nos invités de la présence d'un tueur en utilisant ce qui est là ... ? À moins que tu aies une meilleure idée. »


Zedd faillit tourner son regard avec un temps de retard mais la simple hésitation de son geste pouvait passer pour une réticence à détourner le regard du géant noir. Il amorça un mouvement pour obéir à Valière. Le corbeau avait sa confiance en tant que partenaire et il n'avait aucune raison de ne pas obéir, pour rester dans son rôle...

Il suspendit son geste avant même qu'il ne le commence vraiment et se tourna vers son compagnon, sans tourner le dos à l'engeance que la Noé avait faite apparaître. Le plan du Corbeau avait une faille. Une faille énorme. Il voulait, a ce que pensait Zedd, retourner les convives contre un de leurs hôte. Pourtant, quelque choses en lisière de la pensée du Comédien lui soufflait qu'il serait impossible de mettre se plan à bien.

«  Il lui suffira d'une injonction pour détruire tout Akuma se présentant devant lui et éventer notre couverture. Mieux vaut agir discrètement et l’empêcher de trouver de l'aide. »


Il avait parlé à mi-voix, assez bas pour que seul Valière l'entende. Il se tourna néanmoins ers le jeune garçon pour être sur que celui-ci ne les avaient pas entendu. Mieux valait éviter de lui donner des informations...

Le Comédien écarquilla les yeux. Devant lui ne se tenait que le vide. Le Noé s'était déjà enfuit. Étouffant un juron, Zedd se jeta en avant, passant à côté de l'ombre immense. Pret à activer son armure, il espéra néanmoins que Valière occuperait assez l'engeance pour qu'il passe sans l'activer. Ne surtout pas donner plus d'information que nécessaires... Espérant que son compagnon comprendrait pourquoi il se devait de rattraper le plus vite possible leur adversaire et pourquoi sa stratégie ne marcherait pas, il se jeta à la poursuite du jeune Noé.

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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Mer 11 Mar - 18:34

✖La Porte des Enfers.
Valiere • Zedd • William • Cyclamën


« Wyrda ! »

Un grand manoir, Berlin. Cœur de l’Allemagne, joyaux fleurissant d’un pays en pleine croissance économique. Un homme et un drôle d’oiseau conversent dans une chambre austère : à la richesse du lustre on devine la richesse supposée de l’homme. Il se trouvait que l’homme n’y était en rien responsable de sa richesse : c’était plus de la procuration. Au vide de la chambre, on devine aussi l’amour de l’homme pour les choses simples : un simple lit, une armoire. Quelques livres qui traînent en peu partout, et un bureau et une chaise, chaise sur laquelle il est assis. Cyclamën Animae n’aimait pas l’argent mais il en reconnaissait les mérites. L’écrivain en lui se révoltait et aimait à prôner ce fameux dicton : « l’argent ne fait pas le bonheur ». L’homme pragmatique et cynique en lui reconnaissait en revanche que si l’argent ne faisait pas le bonheur, elle y contribuait quand même en partie : du moins permettait-elle d’éviter nombre de problèmes ennuyeux. L’argent, c’était la différence entre lui, bien au chaud dans une chambre éclairée et le ventre rempli, et l’Autre. L’Autre qu’on pouvait apercevoir par la fenêtre, affamé et perdu dans la nuit ; l’Autre donc, c’était tous ces petites gens pauvres, tous ces miséreux qui trainaient devant le manoir comme autant d’insectes attirés par la lumière d’une bougie. C’était même très drôle quand on y pensait : en pendant cruel à l’agitation qui devait régner dans la plus grande des débauches dans les salles sous ses pieds, on pouvait voir devant les portes de la riche demeure se pressant la fine fleur de l’aristocratie des pauvres de Berlin : la suprême boue des pestiférés qui tous venaient pour avoir les miettes des festivités qu’organisaient Sheryl. Festivités auxquelles bien sûr, ils n’étaient pas invités. Cyclamën lui aussi ne s’y trouvait pas : pourtant, Sheryl, lui, il l’avait invité. C’était la faute à Sheryl et au Comte s’il était ici d’ailleurs. Rien de bien glorieux. Une histoire qui commençait par « famille-intégration » et qui se terminait pas « on-ne-discute pas ». Cyclamën s’était laissé surprendre une des rares fois où il avait été à l’Arche, et cette fois, ses excuses n’avaient pas été suffisamment convaincantes. On l’avait gentiment envoyé en Allemagne, afin de se « sociabiliser » un peu avec les grands de ce monde.

Distraitement et insensible aux bruits qui régnaient pourtant dans la maison, l’Animae, armé d’un petit crayon, écrivait sur une feuille blanche. Aux nombreuses semblables couvertes de ratures qui fleurissaient un peu partout sur le bureau, on devinait qu’il était très concentré. Rift lui tenait compagnie : parfois, le petit golem à l’apparence d’hirondelle prenait la parole et dans un langage aussi compliqué qu’Absurde, commentait les lignes que sa Plume venait de faire naître. En général, l’oiseau se bornait à faire son « wyrda » petit cri de signature qui ne rappelait en rien l’hirondelle. Cyclamën ne s’en offusquait pas.

Au début certes, Sheryl avait été plutôt ennuyant, pour ne pas dire carrément invasif : il avait fallu prendre part active à ses « ballets » et ses « bals » qu’il organisait et qui ne correspondait pas du tout à l’Incarnation du Regret. Feilen au fond de l’écrivain, semblait en être terriblement amusé, mais le réceptacle lui, détestait absolument toute cette aristocratie et cette élite hypocrite. En plus, il était mauvais danseur, et tenait fort mal la conversation. Très rapidement, Sheryl ne l’avait plus forcé à participer à ces soirées, le priant même expressément parfois de « rester dans ses quartiers ». Comme ce soir d’ailleurs, où on lui avait fait très clairement comprendre que sa présence n’était en « rien » requise à la fête qui se donnait chez la demeure Kamelot. C’était dans le dernier étage de la masure que Cyclamën avait fait son nid : un étage quasiment abandonné car trop vieux, quasiment oublié car trop loin, quasiment effacé car trop laid. C’était en bref parfait pour le Libraire. Ici, on ne trouvait guère que quelques chambres de domestiques en plus de la sienne, et la plupart du temps, on le laissait tranquille. Le Comte lui avait seulement dit de rester quelque temps avec Sheryl, dans l'espoir sans doute que ce dernier déteindrait sur le porteur de Lund, aussi, Cyclamën comptait rester encore une semaine ou deux et puis disparaître de nouveau : cette fois, il comptait voyager, et si possible, se faire oublier par et oublier la Guerre Sainte. Il ne doutait pas que si on avait besoin de lui, on le lui ferait savoir. En attendant ? La journée, il sortait parfois et trainait dans Berlin, avec l’arrogance et la résignation de celui qui se sait immortel contre sa volonté. La nuit, il se réfugiait dans sa tour d’ivoire, avec Rift pour seule compagnie, et il écrivait. Il écrivait un peu pour tout et pour rien : il racontait sa journée ;  décrivait et imaginait une vie aux visages qu’ils avaient croisés, évoquait le battement de la pluie contre les carreaux d’une fenêtre… Par exemple, là, il évoquait le garçon.

« Wyrda. » Cyclamën, lâchant son crayon et son travail, posa les yeux sur son hirondelle. Cette dernière, cadeau de sa petite sœur d’abord, puis rendue vivante par le Comte ensuite, lui mordilla doucement la main. Il caressa affectueusement l’oiseau, et celui-ci, prenant probablement le geste pour une invitation, vint se loger dans son cou, rassurante petite boule chaude pulsatrice. Dans cette position, Cyclamën arrivait même à entendre les mécaniques mystérieuses qui animait Rift, probablement elle-aussi à base de matière noire. Il haussa pour lui-même les épaules : il était vrai qu’ici, la plupart des domestiques étaient des machines, idiots et banals niveaux un. Il reprit son travail.

Le garçon était lui aussi un Noé. Cyclamën le connaissait depuis la mission-Afrique, mais il ne lui avait jamais parlé directement. Plutôt petit et timide, il possédait un bandeau qui dissimulait un de ses yeux et comme le Libraire, il semblait avoir enfermé en lui des souvenirs et des ombres du passé douloureux. Cyclamën ne connaissait pas son prénom : il était vrai que jamais il n’avait tenté le moindre contact, mais l’écrivain était comme ça ; il préférait discuter avec les gens à travers la blancheur d’une feuille, dessinant leurs divers portraits avec sa Plume. Contrairement à son cas considéré comme perdu, Sheryl devait avoir encore de l’espoir pour le gamin : tous les soirs, celui-ci était prié d’être bien habillé et élégant, afin de pouvoir se pavaner ensuite au milieu de toutes ses belles dames du monde d’en-haut. Nul doute qu’il devait être en ce moment même emprisonnée dans les bras d’une duchesse, à parler de choses mignonnes et exemplaires, de piano et de promenade, comme le petit garçon riche et bien élevé qu’il se devait d’être. Cyclamën le plaignait, vraiment.

Il avait toujours été un très mauvais comédien : les pièces, il préférait les écrire plutôt que de les jouer.

De nouveau, Rift gigota contre Lui. Cette fois, il tiqua : il devait y avoir quelque chose qui troublait l’oiseau. Il délogea gentiment de son abri ce dernier, et se leva, pensif. Si bien évidemment, il était sous forme humaine, il hésitait à sortir de sa chambre. En effet, habillé d’un pull grossièrement tricoté et les cheveux (gris et longs) totalement emmêlés, il risquait fort de faire « tâche » dans une soirée où ils seraient tous formellement vêtus à la perfection. C’est alors que Rift se posait sur son épaule qu’il prit sa décision : rien ne l’empêchait finalement, d’ouvrir simplement la porte. Son étage n’était pas concerné par la fête. Et puis, quelque chose n’allait pas : son instinct de Noé était dérangé. Feilen en lui, il le sentait, s’éveillait doucement. Le combattant en lui avait bien une idée sur la « chose » qui pouvait provoquer pareil effet, pour avoir une fois senti sa morsure : Innocence. Le problème ? C’est que maintenant, ça avait disparu : l’impression avait été très brève. Maintenant, il ne sentait plus rien, or, sa curiosité brûlait en lui.

Il soupira, et lentement, Rift sur l’épaule, il se dirigea vers la porte.
COMédIE.
இ La Plume Névropathe இ

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: s'isoler de l'humanité ;
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Cyclamën Animaeஇ La Plume Névropathe இ
○ l'Incarnation du Regret ○


•• Fiche de présentation
•• Fiche technique
•• Banque
•• Fiche Relationship

« Cyclamën écrit dans son coin en #9933ff »

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 225 ▐ Autres Comptes : — Caleb
Masculin
▐ RPG Age : 16 ans à jamais.
▐ Personnalité : scellée et endormie.
▐ Parcours RP :
{Memento Mori}

— Abandonnés ;
étraNGE ? {10}
(neige) {20}
folie (douce). {80}
chat (perché ?) {20}
Tourisme. {20}
vacances (à l'étranger). {10}
Contrary. {60}
Rêverie. {10}
alcohol is bad (bad (bad)) {30}

— Apéritif ;
Liquéfaction ; ‘Norvège {50}
Sublimation ; ‘Autriche {70}
Ionisation ; ‘Arche {120}
{Intrigue} ; Solidification ; ‘France {40}
{Intrigue} ; Condensation ; ‘France {20}
Fusion ; ‘Arche {20}
Contamination ; ‘Irlande {10}
{Intrigue} ; Vaporisation ; ‘Allemagne {60}
Déionisation ; ‘Norvège {130}

— Amuse-bouche ;
Transfusion ; ‘Norvège {10}
Injection ; ‘Norvège {70}
Surjection ; ‘Islande {80}
Bijection ; ‘Tibet {30}
Extraction ; ‘Arche {10}
Récupération ; ‘Tibet {20}
Dilatation ; ‘Arche {40}


Points RPs : 1090
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Points totaux : 1200 {rang C}
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Re: Première pièce : Danse Macabre (P.V : Zedd et William)
Ven 13 Mar - 15:44
Spoiler:
 

Je continue de courir dans les couloirs, peu à peu essoufflé, à la recherche de quelqu'un pouvant m'aider. Lorsque je me souviens de lui. Je ne le connais pas vraiment. Mais il est ici depuis quelques jours, et n'est presque jamais sorti. Je me souviens aussi l'avoir croisé lors du Safari en Afrique, la première fois que je sortais depuis... depuis l’Éveil. C'est lui qui s'était amusé avec la petite fille. Il faut que je le retrouve. Il me sera plus utile que les Akumas, ces machines sans cervelles. Il ne risque pas de faire un bavure.
J'évite les serviteurs et continue mon chemin. Peu importe ce qu'ils penseront de moi, ils ne valent pas mieux que les machines du Comte. Par contre, je ralentis en voyant des convives. Je leur adresse un sourire parfait et repars. Il ne faut pas les alerter. Sheryl ne doit rien savoir. Personne ne doit savoir. J'entends un juron derrière moi. L'un des deux imposteurs ne doit pas être loin. Il faut que je me cache, que je le sème, que je me joue de lui. Me rappelant mes longues parties de cache-cache, je regarde de tous les côtés pour trouver le meilleur endroit. Mais tout ceux que je vois me paresse trop évidents. Et m'éloignent de mon but.
Une jeune femme un peu débraillée sors d'une porte dérobée dans le mur. Voilà enfin la sortie que je désire. Je me faufile par l'ouverture et prends garde à bien la fermer derrière moi. Face à moi, un grand escalier, direction les toits. C'est parfait. C'est là-bas que je le trouverai. Ou du moins, que j'espère le trouver. Je l'ai entendu parler avec Sheryl, refusant l'une des luxueuses chambres, cherchant du calme.
Je grimpe et grimace en entendant les marches grincer. Pourvu que la porte ait retenu les sons. M'accrochant à cette idée, je me décide à courir jusqu'en haut.
Je manque de tomber, mais me rattrape sur un pan du mur, m'entaillant la paume de la main. Ça fait mal. J'en ai marre. Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi a t' il fallu que ce soit moi qui les trouve ? Pourquoi pas un autre Souvenir, plus fort, plus mature ? J'essaie d'être un adulte, mais ne suis qu'un enfant. Un enfant qu'on a forcé à grandir trop vite d'un seul coup.
J'essuie mes larmes et continue de monter. Ce n'est pas le moment pour me plaindre. Mon assaillant n'est pas loin derrière moi. Qui sait ce qu'il pourrait m'arriver. Et malgré les souffrances, malgré la peur, malgré le Désespoir, je veux rester en vie. Arechi me pousse à me surpasser. Je peux sentir sa colère, mais il la retient. Il sait qu'elle ne sert à rien. Que je ne ferai que me braquer un peu plus, misérable petite chose que je suis. Je vois la porte de sortie. J'y suis presque. Derrière se trouve mon plus précieux allié.

M'y voilà enfin. Je quitte les escaliers et arrive dans les combles. Personne en vue. Tous les serviteurs sont en bas, en train de travailler. Au moins, si le combat doit se dérouler ici, rien ne viendra nous déranger. La réception du Désir ne sera pas interrompue.
Je cherche des yeux l'hôte du Regret, je ne connais même pas son nom, lorsque j'entends une porte s'ouvrir derrière. Je me retourne, prêt à lutter pour ma vie, mes yeux déjà dorés. Mais c'est l'homme que je cherche. Je me précipite vers lui, tremblant à moitié. Je suis tellement soulagé de le voir. Je reprends mon souffle et essaie de lui expliquer. Mais mon discours est décousu, confus.

  «  Deux hommes.... Des ennemis.... Danger... »

Ma tête tourne et je m'appuie contre le mur derrière moi pour ne pas tomber. Des papillons noirs viennent danser devant mes yeux. Je n'ai plus le choix, si je veux rester debout, il va falloir que je me transforme. Arechi sourit, heureux d'entendre une telle nouvelle. Prendre ma forme parfaite ne veut pas dire que je vais lui laisser la place. Mais c'est un début. Il sait que je vais finir par partir me cacher tout au fond de mon âme, et attends patiemment cet instant. Il ne s'est pas battu depuis qu'il s'est réincarné et commençait presque à s'en ennuyer. Voilà pourquoi je le déteste.
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