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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Un tour de manége sur la grande roue de la vie

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Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Mer 27 Aoû - 17:48








«  MAMANNNNN ! Le gros chien !!! Il Fait peur !!!! »

Un gamin, à peine moins âgé que lui, passa en trombe à côté d’Ilias pour aller se réfugier dans les jupes de sa mère en couinant. Ses beaux vêtements et ses souliers vernis étaient en total opposition avec les guenilles et les babouches fatiguées du petit alexandrin. Tout comme leurs attitudes. Le  bourgeois tremblait de peur en pointant du doigt la grosse bête, tandis que le traine misère restait à la contempler, une lueur de respect dans le regard.

Quelques minutes plus tôt le jeune égyptien faisait tranquillement les poches de quelques gogos.
Il faut dire que les siennes sentaient vraiment le vide. Son pognon avait fondu comme neige au soleil depuis qu’il avait quitté le pensionnat, c’est-à-dire il y a un peu moins de deux mois. L’enfant avait bien tenté de se montrer économe, mais à son âge, quand on est en pleine croissance, on a faim tout le temps. Et le chapardage ne nourrit pas toujours son homme.

Alors quand sa route avait croisé celle d’une fête foraine, le pickpocket n’avait pas hésité : Les gens qui s’amusent surveillent bien moins leurs portefeuilles, c’était l’occasion rêvée de faire des affaires. C’est ainsi qu’Ilias avait en un après-midi réunit assez de petites coupures pour se rendre jusqu’à Paris et même se payer un peu de bon temps sur le champ de foire. Notamment grâce au portefeuille bien rempli d'un drôle de bonhomme à haute forme et redingote blanche qui a lui seul avait doublé la mise des vols du jour.

D’abord, commençons par manger ! Et quoi de mieux pour un  estomac affamé qu’un de ses délicieux Hot-dog dont l’odeur lui chatouillé les narines depuis son arrivée ? Après avoir payé le forain, l’enfant alla se mettre au calme à la lisière d’un bois. A deux pas des attractions. De là il pouvait observer tous son content les lumières de la fêtes et écouter la musique entêtante et les cris des montreurs de monstre.

Deux ou trois familles avaient elles aussi choisi ce cadre pour leur pic nique dominicale. Les enfants jouaient tandis que les parents se reposaient à l’ombre des grands arbres.  

C’est alors qu’un bruit dans les fourrés avait attiré l’attention du jeune Caïd ainsi que celle d'un gamin qui jouait avec son cerf volant juste à coté de lui.

Au début, on ne voyait que les yeux bleus de l’animal qui luisaient dans les fourrées. Puis l'imposante bête sortit de sa retraite, superbe de noblesse. Ses poils blancs semblaient de ceux que rien ne peut souiller, tel le pelage de l’hermine bretonne. Sa carrure avait des proportions formidables. Elle imposait le respect dans le cœur des humains ou pour les plus faibles la peur.

C'est cette dernière qui s'abattit sur le groupe derrière Ilias. Une véritable débandade, un sauve qui peu général qui fit prendre leurs jambes à leurs cous à ses petites familles bien propre sur elle. Tous criaient au loup.

Moins de  5 minutes après l'apparition du canidé, il ne restait plus personne, mis à part l'égyptien, restait seul debout à la lisière des bois, son hot dog dans la main droite et sa main gauche dans sa poche.(c) Never-Utopia
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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Jeu 28 Aoû - 0:40



I Was Born For This


« Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant. »




Pourquoi ne t’enfuis-tu pas ? Aurait-elle voulu lui chuchoter, d’un ton tendre et incertain à la fois. Pourquoi ne t’enfuis-tu pas quand tu me vois ? Un Loup ne peut parler, malgré toutes les bonnes intentions du monde qui l’y poussent. Un Loup se pose juste là, dans une ruelle sombre à attendre que son sort s’effondre, sans pour autant espérer le baiser tendre d’un amant, ni même celui d’un enfant. Et pourtant…Et pourtant…

Dieu sait que ce loup là a besoin de ce garçon innocent.

Mercy se regardait dans le miroir de l’Arche, après cette brève rencontre entre le petit prince perturbant et le Loup la dominant. Il n’avait pas fui, le petit homme des prairies, le petit voleur des ruelles, il n’avait pas fui, au contraire. Alors, Mercy s’en était approchée, ou bien était-ce lui ? Lui et ses petites mains dans sa fourrure, lui qui caressait son crâne puis ses oreilles, lui qui ne s’effrayait pas de son aspect de grand méchant loup. Mercy avait aimé ce contact, trop à son goût, assez pour ressentir le regret du départ.

Il lui rappelait ce souvenir perturbant. Le souvenir de son petit prince disparu dans le temps.

La descendante de Noé observait ses mains, elle voulait les siennes, elle voulait se croire un peu mère, obtenir cette tendresse enfantine. Il n’y avait rien de malsain, dans son esprit, juste une douleur amère. Mercy savait que plus elle passerait du temps avec lui, plus sa gorge se serrerait au point que les larmes lui monteraient aux yeux. Malgré cette connaissance de sa sentence, elle avait pris ce petit livre, et elle était revenue sur ses pas, ou en tout cas sur ses pattes. La seconde rencontre s'était déjà faite, néanmoins, Mercy avait toujours peur d'être rejeté par le petit homme. Les mots ne venaient pas à sa gueule, tandis qu’elle sentait l’air. Il était rare qu’elle puisse reprendre forme humaine ou forme canine à son souhait, car Savage n’était pas des plus en accord avec son humeur du moment. Néanmoins, l’animal avait ses phases d’hibernation, de repos profond, durant lesquels Mercy se sentait plus libre, quoique hanter par la possibilité de réveiller l’Entité. L’angoisse était sa pire ennemie, autant que son envie.

Mercy laissait des traces lourdes dans la mousse tendre. Son flair l’avait mené non loin d’une fête foraine. Cela lui rappela l’Énigme, l’énigmatique énigme et son enfant. L’enfant lui-même dans l’homme, et la femme dans la demoiselle. Mais Mercy ne préférait pas y penser, ou plutôt, elle était bien trop idiote pour se focaliser sur deux idées. Elle préférait celle mystérieuse mais heureuse de la rencontre, d’une nouvelle rencontre avec le petit homme.

Tu lui rappelles tant cet enfant, le sais-tu ?

La louve avait pisté l’orphelin, puis posa le livre de contes au sol, avant de doucement apparaître. Pas assez doucement, malheureusement. Et malgré la débandade, lui, il ne bougeait toujours pas…Le loup se rapprocha donc, pointa son museau et l’instinct animal fut vite réprimer par Mercy, autant que possible, pour ne pas dévorer le met du damoiseau. Après tout, il paraissait si maigre…Si fragile à ses yeux. Mercy était idiote, pour vouloir le protéger ainsi, le couver, Mercy était futile, pour tenter de se rapprocher en tant qu’humaine avec un livre.

Elle était maladroite de nature, crédule et trop pure.

Tu t’éloignas à contre cœur de l’enfant, voulant l’aborder bien autrement. Tes pattes laissèrent place à des bras et des jambes. Tes yeux fades prirent la place de ceux qui transcendent. Ils sont pourtant pareils, bien moins puissants que ceux de la Bestialité. Ton pelage blanc laissa place à la robe longue et mordorée, quoiqu’un peu usée, qui voilait tes formes et tes poignets. Tes doigts attrapèrent le livre aux pages peu finies, et tu sortis de nouveau de la lisière du bois, les cheveux lâchés, un peu désordonnés, des brindilles faisant des nœuds entre eux.

Mercy se trouvait idiote. Elle n’aurait pas du avoir cette idée, ce manque certain au creux du cœur. Elle ne pouvait pas se permettre telle pitié, juste pour un orphelin qu’elle voudrait couver. Mais sa tendresse appelait la tendresse, et elle posa son corps à un mètre du petit homme. Ilias. Elle connaissait son prénom. Ilias. Un si doux son. C’était un petit qui sortait du lot, dans ce pays, c’était un garçon adorable à ses yeux attendris. Mercy posa le livre sur ses genoux, devait-elle réellement se dévoiler ? Il allait partir, elle n’aurait du, et pourtant…Et pourtant…

Elle espérait secrètement.

Son regard se porta sur les attractions, puis revint aux grands yeux du petit homme. Elle entama donc, par sa crédulité coutumière.

« Bonjour. » Tant de bizarreries dans sa voix, d’hésitation. La zélandaise étira un lent sourire peint de son rouge à lèvres. Elle dénotait à côté de lui, ça la mettait mal à l’aise, elle aurait voulu le mettre en confiance…Et elle se séparait d’un gouffre immense.

« Ou plutôt ; je te salue de nouveau. »

C’était mal, si mal pour elle-même et lui, ce qu’elle faisait. Mercy ne pouvait s’en empêcher, jamais. Elle se rapprocha, à côté de l’enfant debout.

« J’ai apporté un conte dans mes bagages. »

Elle souleva le livre pour appuyer son propos puis le lui tendit avec délicatesse, l'iris pétillante d'une certaine malice. Un peu de temps aux côtés de l'enfant, encore un peu, juste un peu. C'était une sorte de bulle d'oxygène, mais aujourd'hui, peut-être pas. Son angoisse l'empoigna, quand elle entendit des pas. Et son coeur se mit à palpiter. On aurait dit une fille prise à faire une bêtise. La bêtise de s'intéresser à un jeune humain, hors du temps, hors des batailles, du Comte, de l'Ordre et du firmament.

Terrible bêtise que celle d'aimer.

Codage par Bambi.

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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Mar 2 Sep - 18:30
Oh ! Là-bas ! Il y a pleins de couleurs, et plein de gens ! Et de la musique ! Je suis si impatiente d'y être ! Nyun !
Une de mes mains serrait très fort celle de mon papa. Il semblait lui aussi observer les environs, il cherchait peut-être quelque chose … Mais moi, je veux aller là-bas ! Là où il y a un carrousel !

Je commence donc à tirer sur ma prise quitte à faire semblant d'avoir une force incroyable capable de mener mon paternel là où je le voulais. Celui-ci à l'air de s'être rendu compte de ma demande pour enfin me suivre à allure modérée, il ne faudrait tout de même pas que je me cogne contre un inconnu …

Nous sommes enfin arrivés devant le grand manège aux allures de boite à musique saupoudrée de magie ~ Je souriais comme enchantée par toute la mécanique dorée du carrousel : Les chevaux sont si beaux … Il faut absolument que je monte dessus au prochain tour ! Nyun !

Vœu aussitôt pensé, vœu aussitôt réalisé ~ Nathanael s'était absenté quelques instants pour aller prendre deux places. Nyun ! Il est chouette mon papa ! C'est le meilleur ! ~ ♥


Après un magnifique moment passé sur le carrousel, j'avais envie de sucré … Autant aller compléter ce nouveau souvenir par une glace, ou bien une gaufre ! Nyun ~ ♥

Je repère assez vite une marchand de glace, non loin de nous. Il avait l'air débordé par sa jeune clientèle … Je me retourne vers mon papa puis lui dit que je vais aller chercher nos glaces en me faufilant ~ J'aime prendre cet avantage là de ma petite taille !

Je suis déjà partie que je ne lui ai pas demandé quel parfum il voulais … Tant pis, je vais prendre euh … Chocolat ! Puis je prendrais Vanille-Fraise … Et si il veut ma glace, alors je lui donnerais !
J'arrive donc à passer sans difficulté devant beaucoup d'enfants de mon âge, c'est déjà mon tour ~

« Que veux-tu ma mignonne ? »


« Chocolat ! Et, une autre Vanille et Fraise Monsieur ! »

« Tes parents sont là ? »


« Nyun ! Mon Papa ! »
dis-je en pointant du doigt celui-ci.

J'attendais donc en sautillant sur place les deux glaces. Ce sera tellement bon, et puis froid ! J'ai hâte ! Nyun ! Les voici ! C'était rapide !
Je prends donc les entremets de crème glacée puis je me retourne vers mon papounet qui se devait de payer ~

Nyun ? Il en met du temps … Tant pis … Je commence à boulotter la glace au chocolat …
Quelques secondes plus tard, les deux adultes ont l'air d'être mal à l'aise. Mon héros du jour se penche sur moi puis me dit d'une voix discrète mais enjouée ~


« On fait la course jusqu'au petit parc à trois ! Eins ~ Zwei ~ DREI ! »

Nyun !! Une course ! Chouette chouette chouette ! Hi hi hi ~ J'adore mon papa ! Il est vraiment trop cool ! Je ne m'ennuie jamais avec lui !
C'est plutôt dur de courir avec des glaces dans les mains … J'en ai fait tomber une, celle au chocolat … Tant pis.
Durant notre course, une foule de personne semblaient fuir du Parc … J'ai perdu ma deuxième glace lorsqu'une de ces personnes m'est rentrée dedans. Mais tant pis ! Il faut que j'arrive la première, nyun ! Mon Papa a vraiment de l'avance sur moi … Oh … Il a même gagné … Il m'attendait.

Je le rejoins à petits pas, un peu déçue de ne pas avoir gagné cette fois. Mais ce n'est pas grave, je lui pardonnerai contre un câlin, nyun ! Arrivée à sa hauteur, j'observe ce qu'il se passait devant moi : On dirait qu'un garçon était en compagnie de sa Maman … Puis elle semblait lui avoir lu une histoire, ou bien n'avait-elle pas encore commencé ?

Moi aussi … Je veux une histoire … Je me collais quelques seconde à Nathanael avant de le questionner du regard : « Dis … Je peux y aller ? J'aimerais tellement écouter une histoire … Nyun … ». Habituellement, j'aurai entrepris ma marche pour les rejoindre mais … Mais il découlait une aura particulière de cette femme encore inconnue à mes yeux … Puis ce garçon, qui était-il lui aussi ?
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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Mar 2 Sep - 23:13







Fête foraineHeureux les simples d’esprit, or, je suis heureux, donc je suis simple d’esprit ! À moins, que ce ne soit vous !



Heureux, j’étais heureux comme un enfant. L’enfant qui sommeil en chacun de nous, était parfois dans un sommeil éternel. Pauvre gens que ceux là. Moi, cette âme est réveillée, plus que cela épanouit. Elle voulait le crier sur tous les toits. Au lieu de cela, on marche fièrement, ma fille et moi, se frayant un chemin parmi clients, forains et bandit de petit chemin. Cette ambiance de fête interminable que prenaient ces foires les jours d’ouvertures, le rendait encore plus heureux. Certes, ces premières années de cette expérience de vagabond des routes accompagné de ces cruels parents avaient été difficiles, voir horrible. Mais, c’est dans un de ces lieux que je suis né pour de vrai, le jour de ce feu, de cet incendie de ce feu de joie. Une  de ces flammes c’est implanté dans son cœur.

Voir les jongleurs, les monstres de foire, la femme à barbe, la roulotte de la voyante, les marchands de confiseries et tout le reste lui donnait envie de retourné un jour sillonner les routes en leur compagnies. J’aurais aimé faire vivre cette vie à ma fille. Qui d’ailleurs semblait me tirer vers le lieu de sa convoitise. Quand je la vis, j’accélérai le pas. Ces si noble créature de bois empalés d’une barre de fer et condamner à avancer en ce balancent de haut en bas en tournant perpétuellement en rond paré de ces celles d’or et d’argent. LE CARROUSEL !

Hop ! On arrive, je prend un petit ticket pour chacun et tel deux cavaliers de la plus noble patrouille allemande, on chevauche chacun son destrier. Moi, je prends le plus blanc de tous pour aller avec ma tenue et elle, un noir. L’un côté de l’autre, on ne compte ni les secondes, ni les minutes, ni les tours. On profite de chaque mouvement comme on profite de chaque instant.

Une fois sorti, ma poupée voulut d’une glace. Elle pris juste le temps de me faire part de son projet d’aller en acheter et parti comme une flèche pour s’en procurer deux. Alors qu’elle se faufilait, je passe entre les enfants et les parents essayant tant bien que mal de suivre ma perle. C’était difficile, de sa petite taille, elle contournait les autres avec aisance. Moi j’était obliger de m’imposer par quelques phrases de politesse.

« Pardon ! Ma fille est là bas ! Excusez moi ! Vous connaissez les enfants, tellement impatient ! »

Je ponctue ces phrases de sourire hypocrite qui disparaissent dès que je me retourne. Les humains devraient se courber devant moi, sauf que avec cette peau blancharde presque trop normal et pas assez original, je ne peux imposer un réel respect. Et ma peau grise risque de faire fuir tout le monde et même les forains. Bref, au passage, je sentis une main presque experte entrer dans la poche de ma veste et me soutirer mon porte feuille bien rempli. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace, et pour le coup, je savais en faire des grimaces. Vous vous passerez d’une démonstration. Seulement, le petit malin avait vite fait de se cacher parmi le reste de ses congénères. Je n’avais pas le temps de me tourner, que l’ingrat marchand de glace osa me demander des sous alors que je venais de me faire subtiliser ma fortune.

J'ai quelque chose dans ma poche mais ma poche est vide.
Qu'est-ce que c'est ?

Mimant de chercher l’argent, je fais une moue désolée.

« Oh ! Vous m’excusez, je ne peux vous payer en argent. Par contre, je peux vous payez en service, je suis un grand magicien. »

Il sembla consterné par mes propos. Avant qu’il ne puisse répliqué quoique ce soit, je lui fais une seconde proposition.

« Ou alors, j’ai une quantité astronomique de sucette dans ce… Chapeau ! »

Je le prend dans ma main et le secoue devant lui, les confiseries montèrent jusqu’à en déborder. Mais, le salopiot semblait ne pas être intéresser une nouvelle fois. Je remet mon chapeau faisant tombé une ou deux sucettes et lui demande une minute. Je me met à la hauteur de ma fille et lui chuchote.

« On fait la course jusqu'au petit parc à trois ! Eins ~ Zwei ~ DREI ! À la revoyure, les amis. »

Je lui lève mon chapeau, lui fait mon plus grand sourire et part en courant. Des "au voleur !" fusèrent. D’un geste précis de mon parapluie, j’écris au sol en un éclair : « Interdiction de suivre Nath et Wendy ! » Je l’écris trois fois de suite pour couvrir mes arrières et nos poursuivants ne rencontrèrent que des barrières invisibles. De mes grandes jambes, je dépassai ma fille. J’ai gagné. Mais, je ne faisais plus attention à cela.

« C’est lui, le gamin qui ta chiper ton portefeuille ! » lui parla son cher souvenir.

Je fis un sourire, voler par un gamin habiller de la sorte était un vrai honneur. En voila un enfant qui a du goût, pas autant que ma fille, mais tout de même.

« Dis … Je peux y aller ? J'aimerais tellement écouter une histoire … Nyun … »

Une histoire ! Ou ça ! Il fallu que je me tourne vers a fille pour voir qu’elle m’éteignait et ensuite voir où elle pointait son doigts. C’était la jolie femme au forme plus voluptueuse que ces brindilles osseuses que son les femmes qui constituent mes habituelles conquêtes. Une chose était sûre, elle était semblable à ma personne. C’était l’une des miennes, l’une qui me tient compagnies dans l’arche. Elle n’arborait pas ses habituels stigmates, tout comme moi. Et si en plus, elle raconte des récits et des contes, elle était on ne peut plus intéressante. Elle semblait vouloir commencer son monologue dans lequel un héros risque de mourir. Que c’est excitant !

Sans demander de reste à ma fille, je la prend par la main et me dirige vers la conteuse. Je fis assoire Wendy prés du voleur et je me plaçai derrière lui. Il semblait impatient d’entendre le récit. Profitant de ce moment d’inattention, je glissai mes doigts de fée pour récupérer ma propriété, le bout de cuir qui enfermait les biftons. Au passage, une jolie flûte passa dans mes mains, ou dans ma manche. Je la le lui rendrait après, enfin, peut être. Pour l’heure, on attendait le conte. Jambes en tailleur, je me balançai d’avant en arrière.

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Nathanael dit des conneries en #ff00ff
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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Sam 6 Sep - 4:23








Quand la majestueuse créature disparut dans les fourrés, le cœur dIlias c'était serré.


Il aurait voulu que l'énorme bête blanche aux yeux bleus reste plus longtemps avec lui.
Pourquoi? Il ne savait pas. Il la trouvait juste belle, ou plutôt fascinante. Comme on l'aurait fait devant le spectacle à la fois grandiose et terrifiant d'une tornade ou d'une éruption volcanique, L'égyptien était resté là à la contempler sans rien dire. Pour lui, ce loup était comme l'incarnation vivante de la nature sauvage et indomptée comme elle aurait du le rester. Une sorte d'allégorie en chair et en os. Libre et sans collier.


Mais la formidable bête c'était éclipsée et l'enfant était resté seul.


Enfin, juste quelques instants.
Une fée vint le rejoindre. Du moins c'est ainsi qu'il qualifia cette nouvelle apparition émergeant de cette forêt aux merveilles : Une belle dame à la chevelure blonde portant une robe de princesse. Certes, ses cheveux étaient mêlés de brindilles et de feuilles, sa vêture élimée, mais diable! A l'époque ou nous vivons, les êtres féériques devaient être tellement malmené par la science et la religion qu'on ne pouvait les lui reprocher. Et Ilias , ayant gardé une âme pure face au fantastique, n'était pas enfant à en faire la réflexion.


Au contraire, ses yeux brillaient, pleins d'étoiles; ému par la beauté fragile de la dame, si différente de celle du canidé et pourtant, sans trop que le gamin sache pourquoi, si proche.


Il lui sourit. Elle lui sourit.


Sa voix se fit entendre, comme venant d'un autre monde, d'un autre temps :


« Bonjour.  Ou plutôt ; je te salue de nouveau. J’ai apporté un conte dans mes bagages. »


Elle lui tendit un livre. Le jeune garçon le prit délicatement, sans un geste brusque pour ne pas rompre le charme. Puis, avec le sérieux des enfants , il observa l'ouvrage.

C'était un présent inestimables. Certes, on voyait qu'il avait servi. Il avait été lu et relu. Sa couverture n'était ni d'or, ni d'argent. Ses pages étaient cornées par endroit. Il n'avait donc aucune valeur marchande. Et pourtant c'était une pièce d'une rare beauté car on l'avait aimé.


L’égyptien releva la tête pour chercher du regard l'assentiment de la belle dame. Pouvait il l'ouvrir? Oui.


Alors le garnement s'assit sagement dans l'herbe en tailleur, tout ému et tourna la première page. Son geste était quasi religieux. Prenant son temps, il caressa le papier de la page des titres du bout des doigts.

Le grain du papier était doux. On aurait dit qu'il chantait; impatient d'être décrypté.

Puis soudain, le gamin hésita. Le doute voila ses traits. De nouveau ses yeux cherchèrent ceux de la douce apparition. Les trouvant, il lui murmura doucement, en tendant le livre ouvert:


-Voudriez vous bien le lire pour moi, jolie dame?


Jusqu'à maintenant, personne en lui avait lu une histoire. Sa mère était morte à sa naissance. Nehal était partie trop tôt. Sophia n'aimait pas lire. Pour Ilias, la lecture avait toujours était qu'un plaisir solitaire. Aujourd'hui, il voulait le partager avec cette belle fée des temps anciens.

Écouter les mots et leur interprétation sortant de la bouche d'une inconnue. Les sentir prendre vie puis retourner au néant sans être figés dans le marbre d'une feuille blanche. Savourer leur éternité éphémère.


Comme attirait par la promesse du conte, deux autres personnages se joignirent à l'enfant au turban et à la belle Shéhérazade blonde.

Se tenant par la main, ils vinrent s'asseoir devant la lectrice.
La petite fille, menue comme un oiseau, délicate comme une fleur, s'installa à droite de l'égyptien. Elle aussi était très jolie, mais elle semblait trop sage pour vraiment intéresser Ilias. L'homme qui l'accompagnait s'installa derrière l'orphelin. Ce bourgeois était quand à lui intéressant. Grand, excentrique et aux atouts tapageurs, il attirait l’œil. On sentait émaner de lui quelque chose de bizarre. Certes, le pickpocket reconnut une de ses victimes du jour. Mais qu'importe. Comme ils s’installèrent tous les deux sans faire de bruit, il en s'en inquiéta pas plus que ça.


Tout ce qui comptait, c'était l'histoire qui allait bientôt naitre sur les lèvres peintes de rouge de la femme qui lui faisait face. Déjà fasciné, Ilias cala ses mains sous son menton et attendit en fermant les yeux afin de savourer le moment.(c) Never-Utopia
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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Lun 8 Sep - 20:23



I Was Born For This


« Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant. »




Avait-elle rêvé ce jugement ? Avait-elle imaginé ce bruit de pas inconstant ? Mercy ne voyait aucune forme, et elle espéra que ses iris lui avaient joué un tour, comme toujours. Comme lorsque ses paupières se plissent, avant de s’assoupir, déformant la réalité pour laisser apparaître les montres du passé, le flou insondable de cette nuit d’été. Elle espérait, car après tout, que faire d’autre ? S’enfuir avec l’enfant, le garder pour elle ? De la bile remonta dans sa gorge à cette idée ; voleuse d’enfants…Elle se dégoûtait à cette simple idée créée par son inconscient.

« Voudriez-vous bien le lire pour moi, jolie dame ? »

Mercy glissa son regard sur la source de ses pensées, sur ses petites mains qui lui tendaient son livre. Ilias n’était pas effrayé, Ilias avait cette innocence et cette affection enfantine qui la rendaient heureuse, et la faisaient pleurer. Car cette candeur, cette confiance si simple, elle ne la reverrait plus, chez le défunt qui la hantait. Car ce côté ingénu, il n’existait pas, ni chez le Comte, ni chez les Exorcistes, ni dans la Guerre Sainte. Il n’y avait rien, juste une ignoble boue dans laquelle chacun s’adaptait à sa façon, ou bien s’y noyait sans espoir d’y échapper. La zélandaise ne savait pas dans quelle catégorie elle se trouvait. Mais certainement de ceux qui mourront sans qu’on ne les pleure. Qu’on ne les pleure réellement. Alors oui, juste un instant, se laisser bercer par l’idée que ce petit garçon si atypique, pouvait la sortir de cet état d’esprit, vivre autrement que dans l’angoisse et la peur du lendemain…

Mercy étira un sourire, à la fois hésitant et heureux, heureuse de ne pas se savoir de trop aux côtés du garçon. Mais pouvait-elle réellement reprendre ce livre, lire pour lui ? Ô, elle le voulait, et sa main attrapa l’ouvrage, et elle répondit avec taquinerie, lui retournant sa politesse.

« J’en serais ravie, joli petit homme. »

Ses canines se découvrirent, un sourire qui disparut en ressentant une présence. Non. Non ses iris ne lui avaient pas joué un tour…La femme détourna le regard pour le poser sur les nouveaux arrivants. Sur tous les frères et sœurs qu’elle portait en son cœur, sur tous les êtres qu’elle côtoyait plus ou moins de près ou de loin, il fallait que cela tombe sur le père et la fille Elmsley. Pas qu’elle les détestait, au contraire, bien au contraire, mais il s’échappait de ce Noé quelque chose d’effrayant et de fascinant à la fois, et sa fille…Une akuma. Une fille. Il a un enfant, son enfant. Mercy sentit sa gorge se serrer ; pourvu que Savage ne lui fasse rien, pourvu qu’elle reste en son sommeil. Mercy pinça ses lèvres, pour qu’on ne nota pas le tremblement.

Tes iris fixaient les nouveaux arrivants s’installer. Tu ne disais mots, par peur de rompre le charme, par peur de te dévoiler, par peur d’éveiller une Savage qui n’aurait pas apprécié tout cela. Tu aurais voulu garder Ilias et partir. Tu avais peur. Peur pour toi. Peur pour lui. Peur que ton rêve soit brisé, plus facilement que du verre. Et ta peur te faisait pâlir, tandis que tu serrais le livre dans ta main. Mais tu gardais contenance, Mercy, tu restas droite, l’œil interloqué par le vol de l’Enigme et le gamin qui ne le notait pas…Tes lèvres s’ouvrirent enfin. Mais pas pour raconter, juste éberluée par le retournement de situation. Tu savais l’Enigme et sa fille atypiques, dans leur façon d’agir, impossible à cerner, mais de là à les voir s’installer…

Elle rit. Un léger rire, partagé entre la nervosité et le côté saugrenu de la situation. Un enfant. Un enfant humain, à côté d’une Akuma qui pourrait le massacrer. Qui se fait voler par un Noah qui pourrait l’annihiler et elle qui pourrait le dévorer, au lieu de raconter. Mercy posa sa main sur ses lèvres pour cacher son sourire. La zélandaise reposa son regard sur son frère Noé, sur sa fille, et sur le petit garçon des rues. Petit Prince.

« Excusez-moi… » Elle se racla la gorge, et évita ces regards fixés sur elle, elle évita d’attraper le petit garçon dans ses bras pour le protéger de tous ces maux, protéger cette fragilité que les deux autres et elle-même avaient abandonné. Mercy se plongea dans les pages, pour ne pas oser poser les yeux sur son confrère. Et dans un même temps…Elle appréciait cet intérêt qu’on lui portait, à elle, l’enfant qui était obèse, la laideron qui a toujours eu peur des moqueries. Mais elle avait peur, peur que son conte ne plut pas et surtout, de raconter le mauvais…Son doigt tremblait en même temps qu’il tournait les pages abîmées, en espérant ne pas tomber sur celui qui l’avait le mieux inspiré.

C’est une énigme bien gardée.

Mercy trouva enfin quoi raconter, espérant que cela irait à ses spectateurs. Elle ferma le livre sur son index, entourant de son bras son propre ventre, comme pour se protéger et se rappela de la politesse du moment.

« Monsieur Elmsley, Mademoiselle Elmsley, quel plaisir de vous savoir en ces lieux. »

Et elle gardait jalousement le nom du petit homme…Après tout, Nathanael avait sa fille, elle avait le droit de se mentir et de l’imaginer son fils. Jalousie. Mercy se dégoutait de cette pensée, mais ne présenta pas pour autant le petit homme à ses côtés. Un sourire naquit sur ses lèvres et elle rouvrit son livre à la bonne page, pour mieux le retourner et découvrir le dessin sur la page de droite, pointant les détails, et en particulier l’animal de son doigt vernis. Finalement, autant s’enfermer dans son rôle préféré, le rôle d’une conteuse qui d’une voix sulfureuse et secrète présentait l’ami du moment.

« Il était une fois, un crocodile du Nil. Ce crocodile là, il n'avait pas de famille. Juste une idée, l'idée de voler. Lorsque le soleil se levait, ses yeux dorés se posaient sur l'horizon. Et il rêvait. Il se voyait couvert de plumes d'or, il s'imaginait flotter sur des cieux rouges, il dansait sur les aurores, et reflétait le jour. Mais lorsque le soleil s'en allait vers d'autres contrées, il voyageait en son sein. Il naviguait sur ses chemins brûlants, embrassait la Lune et se glissait dans les bras d'un Univers. Et chaque nuit, il retournait aux confins des eaux. Un manège, une pensée qui le faisait vivre et pleurer, rire et chanter. Mais... »

Sa voix se fit plus sombre tandis qu’elle tournait la page pour glisser son doigt sur les lignes et sur les cornures de celle-ci.

« L'Aube s'est tut, le Soleil s'est perdu, la Nuit a disparu. Il ne reste rien, plus rien. Et pourtant, il continue de rêver. » Un mince sourire et elle continua d’une voix plus chantante. C’était un art, et une difficulté à porter les bonnes intonations sur les bons mots, juste pour capter l’attention du public. Ses yeux scintillèrent d’une lueur enfantine. « Un jour, le Ciel baissa son illustre regard sur le crocodile du Nil. Il se demandait pourquoi un si petit être avait la futile idée de vouloir s’envoler et se couvrir de plumes. Il lui lança un mauvais tour, pour le remettre à sa place, pour montrer que seuls les oiseaux pouvaient parcourir ses courbes et ses vents : Crocodile, pourquoi rêves-tu ? Nage dans tes eaux boueuses plutôt que me regarder, sais où est à ta place et où est la mienne. » Son regard se peina. « Mais le Crocodile ne pouvait baisser les yeux, et le Ciel se mit en colère. »

Mercy ferma le livre, connaissant la fin du conte par cœur. Sa voix peinée raconta la suite, imaginant la scène du conte saugrenu qu’elle récitait. « Il envoya ses enfants pour punir le reptile et lui faire baisser les yeux. Les cigognes lui prirent ses écailles. Les rossignols lacérèrent sa chair. Les vautours lui prirent ses pattes griffues. Les corbeaux lui volèrent ses crocs. Bientôt, il ne resta plus rien du crocodile, sauf ses yeux pour pleurer et sa carcasse douloureuse…Mais il ne cessa jamais de rêver. » Mercy posa ses mains dans l’air, pour rendre plus vivant son propos, et son regard si triste devint plus vivace.

« Le Ciel comprit. Le Ciel s’en voulut. Il avait tout pris au Crocodile du Nil, et ce dernier continuait de rêver, de le regarder. Il descendit donc de son zéphyr, et caressa le corps vide du reptile. La chair revint. L’eau se fit plus vive. Les crocs réapparurent, plus brillants que jamais, et le Crocodile put de nouveau marcher. Ciel, toi qui m’a puni, pourquoi me rends-tu ce que tu m’as pris ? Lui demanda-t-il. Le Ciel répondit avec toute la douceur du monde : malgré tout ce que tu as souffert, tout ce que je t’ai fait, tu as continué à rêver…Je ne peux te prendre cette idée, tu es plus faible et plus fort que moi à la fois. Je m’avoue vaincu. Mais je ne peux te donner des ailes, Crocodile, alors continue de rêver, continue et ne t’arrête pas, toi qui m’a appris à aimer. »

Mercy reprit son souffle, même si ça n’avait pas plu, elle s’était donné, et cela faisait depuis bien longtemps qu’elle n’avait raconté un conte. Son regard satisfait et éveillé, vivace de ce qu’elle a toujours adoré, se posa sur son petit public, mais désormais, elle ne savait plus quoi dire si ce ne fut un : « Merci, de m’avoir écouté. »



Codage par Bambi.

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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Mer 10 Sep - 19:25
Mon Papa, il est si gentil ! Il m'a pris par la main pour m’amener aux côtés du jeune garçon et de la jolie dame. J’observais un court instant le garçon qui semblait être plus âgé que moi d'apparence … Mais mon regard se déplace vite sur la charmante Dame … Il n'avait pas vraiment de ressemblance, pourtant, ils avaient l'air si complices … Neee …

Voici que le silence est présent, mais l'inconnue rit doucement … Je penche ma tête à droite, me demandant pourquoi une telle réaction ? Perplexe de savoir si c'était de la moquerie ou bien autre chose, de la gêne peut-être ? Et pourquoi pas simplement du bonheur ? … Hum … Peut-être bien oui ! Nyun !


« Excusez-moi… » fit-elle avant de se racler un peu la gorge.

Pour lui montrer que je ne lui en voulais pas, je lui montre mon plus beau sourire ~ A moi aussi ça m'a fait ça lors de mes premières apparitions sur scène ! Nyun ~ Moi, je veux juste écouter une histoire ! Je suis certaine que tu sais bien le faire ça, comme toutes les mamans du monde même ! Tout pareil ! Montre-nous comment tu racontes un conte ~

La Dame semblait chercher un petit peu dans le livre. Ma curiosité dirige mon regard sur les pages du livre, mais je n'ai pas eu le temps voir quoi que ce soit que la charmante inconnue ferme l'ouvrage puis prends la parole.


« Monsieur Elmsley, Mademoiselle Elmsley, quel plaisir de vous savoir en ces lieux. »

Je tourne ma tête de l'autre côté, toujours l'esprit hanté de questions : Comment sait-elle notre nom ? Puis pourquoi elle est contente de nous voir ? Et et et, pourquoi que nous et pas le garçon ? Elle ne l'aimait pas ? Ou alors c'est autre chose … Je ne sais plus moi à la fin … Je laisse tomber, l'adulte est trop mystérieuse pour moi. Tient, elle ré-ouvre le livre ! Chouette chouette chouette ! Je suis prête à changer de monde ~


« Il était une fois, un crocodile du Nil. Ce crocodile là, il n'avait pas de famille. Juste une idée, l'idée de voler. Lorsque le soleil se levait, ses yeux dorés se posaient sur l'horizon. Et il rêvait. Il se voyait couvert de plumes d'or, il s'imaginait flotter sur des cieux rouges, il dansait sur les aurores, et reflétait le jour. Mais lorsque le soleil s'en allait vers d'autres contrées, il voyageait en son sein. Il naviguait sur ses chemins brûlants, embrassait la Lune et se glissait dans les bras d'un Univers. Et chaque nuit, il retournait aux confins des eaux. Un manège, une pensée qui le faisait vivre et pleurer, rire et chanter. Mais... »

La petite fille était comme absorbée par les mots que prononçait la belle femme. N'ayant aucun mal à imaginer le paysage que lui offrait la voix de l'inconnue, à imaginer le crocodile nageant dans le Nil, ou bien à imaginer le temps passer au fur et à mesure que les divins sons sortaient de la bouche de la Conteuse. Ce dernier mot créa un petit sursaut chez Wendy, à la fois inquiète et impatiente de savoir la suite.


« L'Aube s'est tut, le Soleil s'est perdu, la Nuit a disparu. Il ne reste rien, plus rien. Et pourtant, il continue de rêver. »

Phrase compliquée pour la petite fille akuma … Pourtant, grâce au ton utilisé, Wendy avaient pû comprendre toute la gravité de la chose ainsi que sa profondeur.


« Un jour, le Ciel baissa son illustre regard sur le crocodile du Nil. Il se demandait pourquoi un si petit être avait la futile idée de vouloir s’envoler et se couvrir de plumes. Il lui lança un mauvais tour, pour le remettre à sa place, pour montrer que seuls les oiseaux pouvaient parcourir ses courbes et ses vents : Crocodile, pourquoi rêves-tu ? Nage dans tes eaux boueuses plutôt que me regarder, sais où est à ta place et où est la mienne. »Son regard se change afin d'être plus triste« Mais le Crocodile ne pouvait baisser les yeux, et le Ciel se mit en colère. » 

C'est alors que la conteuse referme le livre, geste qui étonna Wendy …
Nyun ? Tu ne veux pas finir l'histoire ? Elle est déjà finie ? Neeee … Non, ce n'est pas possible !


« Il envoya ses enfants pour punir le reptile et lui faire baisser les yeux. Les cigognes lui prirent ses écailles. Les rossignols lacérèrent sa chair. Les vautours lui prirent ses pattes griffues. Les corbeaux lui volèrent ses crocs. Bientôt, il ne resta plus rien du crocodile, sauf ses yeux pour pleurer et sa carcasse douloureuse…Mais il ne cessa jamais de rêver. »

Voilà que la jeune femme, dans une grande maîtrise, exécute un autre geste qui plongea Wendy encore plus profondément dans l'histoire. Touché par un déferlement de sentiments, notamment celui de la tristesse et du regret.


« Le Ciel comprit. Le Ciel s’en voulut. Il avait tout pris au Crocodile du Nil, et ce dernier continuait de rêver, de le regarder. Il descendit donc de son zéphyr, et caressa le corps vide du reptile. La chair revint. L’eau se fit plus vive. Les crocs réapparurent, plus brillants que jamais, et le Crocodile put de nouveau marcher. Ciel, toi qui m’a puni, pourquoi me rends-tu ce que tu m’as pris ? Lui demanda-t-il. Le Ciel répondit avec toute la douceur du monde : malgré tout ce que tu as souffert, tout ce que je t’ai fait, tu as continué à rêver…Je ne peux te prendre cette idée, tu es plus faible et plus fort que moi à la fois. Je m’avoue vaincu. Mais je ne peux te donner des ailes, Crocodile, alors continue de rêver, continue et ne t’arrête pas, toi qui m’a appris à aimer. »

Wendy continuait à imaginer tout cela avec toutes les couleurs du monde … Mais elle redescend sur Terre que l'on pourrait nommer : Réalité.


« Merci, de m’avoir écouté. »

Une simple phrase qui avait toute la prestance d'un salut d'artiste au moment de la fermeture de rideau. La première chose que Wendy fut est d'applaudir l'inconnue avec joie. Le sourire était présent sur son visage innocent.


« Nyun ! J'adore cette histoire ! Puis, le crocodile est si gentil ! Puis le Ciel est si méchant ! Oh que oui ! Méchant Ciel ! Nyun ! »

Elle se lève, secoue un peu sa robe, d'un air révoltée. Elle prend une grande bouffée d'air, imite le vol d'un oiseau avec ses bras puis court autour du seul petit groupe encore présent au Parc. Elle s'amusait tellement, elle avait vraiment aimé cette histoire même si elle allait crier son mécontentement par rapport au pauvre crocodile :


« Et bah moi, je suis aussi un crocodile ! Mais j'ai des ailes ! Nyuuuun ~ Et jamais le Ciel ne fera quoi que ce soit ! Nyun !»

Oui, le Ciel ... Elle l'aimait bien juste pour pouvoir y voler de temps à autres … Pourtant elle le détestait aussi, pour une simple raison : Dieu y règne.
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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Sam 13 Sep - 23:09







Conte et MagieHistoire vécue



Cette journée avait tout d’une journée parfaite. J’étais avec ma fille, un petit étranger voleur, une conteuse canine, des gens qui cri au loup, des friandises, des forains et une flûte en or. Avouez qu’il y a de quoi ne pas s’ennuyer ! Et la journée ne fait que commencer. Toujours avec ce petit mouvement de balancier, je scrutais chaque regard que portait la Noé sur le petit voleur. Un regard qui en dis long, ce regard qui semble vide, inanimé, cette mèche de chandelle calciné qui n’attend qu’une once de chaleur.

Quel comble ! Lire sur une conteuse comme dans un livre ouvert. Celle-ci s’excusa comme si elle avait remarqué qu’on la scrutait. Ce qui semblait normal quand on va raconter une histoire. Cette petite timidité qui se dégageait d’elle, que c’était mignon. Je la trouvais tellement charmante.

« Monsieur Elmsley, Mademoiselle Elmsley, quel plaisir de vous savoir en ces lieux.
- De même, très chère Demoiselle Ys ! »

Que ça faisait plaisir que quelqu’un était content de nous voir sans nous demander de faire un tour de magie. En tant que Noé , les gens ont pour habitude de fuir, quand à mes frères, ils sont parfois un peu réticent en sentant le poids de ma présence. Que je les comprends. Puis, d’un coup, une transformation s’effectue. Un regard posé sur le premier mot du récit et son regard se mit à briller. La mèche venait de s’enflammer et elle flamboyer ardemment. Une monté d’assurance se fit sentir. Mercy Ys était redevenu le loup qu’elle cache. Et comme on éteint une bougie, je renvoie Rätsel au plus profond de moi-même, lui interdisant de me dévoiler la fin de cette histoire.


« Il était une fois, un crocodile du Nil. Ce crocodile là, il n'avait pas de famille. Juste une idée, l'idée de voler. Lorsque le soleil se levait, ses yeux dorés se posaient sur l'horizon. Et il rêvait. Il se voyait couvert de plumes d'or, il s'imaginait flotter sur des cieux rouges, il dansait sur les aurores, et reflétait le jour. Mais lorsque le soleil s'en allait vers d'autres contrées, il voyageait en son sein. Il naviguait sur ses chemins brûlants, embrassait la Lune et se glissait dans les bras d'un Univers. Et chaque nuit, il retournait aux confins des eaux. Un manège, une pensée qui le faisait vivre et pleurer, rire et chanter. Mais... »

Le changement de ton avait eu son effet, le frisson semblait parcourir chacun des dos qui se tenait devant cette voix douce et claire qui envoyer avec une force chaque syllabe. Et au détour de chaque point, de chaque virgule, on s’imagine les innombrables chemins que peuvent empreinte les lettres. C’est alors à la conteuse de nous guider main dans la main dans ce dédale d’imagination. Elle était un peu magicienne, et elle le faisait à la perfection.


« L'Aube s'est tut, le Soleil s'est perdu, la Nuit a disparu. Il ne reste rien, plus rien. Et pourtant, il continue de rêver. Un jour, le Ciel baissa son illustre regard sur le crocodile du Nil. Il se demandait pourquoi un si petit être avait la futile idée de vouloir s’envoler et se couvrir de plumes. Il lui lança un mauvais tour, pour le remettre à sa place, pour montrer que seuls les oiseaux pouvaient parcourir ses courbes et ses vents : Crocodile, pourquoi rêves-tu ? Nage dans tes eaux boueuses plutôt que me regarder, sais où est à ta place et où est la mienne. Mais le Crocodile ne pouvait baisser les yeux, et le Ciel se mit en colère. »

Chacune de nos respiration accompagnait les pas du crocodile jusqu’à venir nous toucher au cœur et nous attrister. Elle ferma le livre, comme pour cacher la fin, comme si elle inventait les péripéties au fur et à mesure. Et d’une fluidité parfaite, elle laissait couler le Nil.


« Il envoya ses enfants pour punir le reptile et lui faire baisser les yeux. Les cigognes lui prirent ses écailles. Les rossignols lacérèrent sa chair. Les vautours lui prirent ses pattes griffues. Les corbeaux lui volèrent ses crocs. Bientôt, il ne resta plus rien du crocodile, sauf ses yeux pour pleurer et sa carcasse douloureuse…Mais il ne cessa jamais de rêver. »

« Le Ciel comprit. Le Ciel s’en voulut. Il avait tout pris au Crocodile du Nil, et ce dernier continuait de rêver, de le regarder. Il descendit donc de son zéphyr, et caressa le corps vide du reptile. La chair revint. L’eau se fit plus vive. Les crocs réapparurent, plus brillants que jamais, et le Crocodile put de nouveau marcher. Ciel, toi qui m’a puni, pourquoi me rends-tu ce que tu m’as pris ? Lui demanda-t-il. Le Ciel répondit avec toute la douceur du monde : malgré tout ce que tu as souffert, tout ce que je t’ai fait, tu as continué à rêver…Je ne peux te prendre cette idée, tu es plus faible et plus fort que moi à la fois. Je m’avoue vaincu. Mais je ne peux te donner des ailes, Crocodile, alors continue de rêver, continue et ne t’arrête pas, toi qui m’a appris à aimer. »

À mieux y penser, je me reconnaissais dans ce reptile mal chanceux. Comme moi, il avait de quoi rêver, de quoi se construire un avenir. Comme moi, la vie m’a tous retirer ne me laissant que mes yeux pour pleure. Comme moi, on lui avait offert une revanche, une seconde chance. Je passa une main dans ses cheveux noirs, elle ne sembla pas l’avoir remarquer. Mon rayon de lune était subjugué. Les fibres passant entre mes doigts me réchauffaient le cœur.

Les applaudissements me firent tout doucement atterrir, ajoutant les miens à ceux déjà existant.

« Nyun ! J'adore cette histoire ! Puis, le crocodile est si gentil ! Puis le Ciel est si méchant ! Oh que oui ! Méchant Ciel ! Nyun ! »

Je me rendis compte que je ne souriais pas. Je me ressaisit rapidement et montre toute mes dents devant tant d’innocence.

« Et bah moi, je suis aussi un crocodile ! Mais j'ai des ailes ! Nyuuuun ~ Et jamais le Ciel ne fera quoi que ce soit ! Nyun !
- T’inquiète pas ma chérie, si le Ciel est méchant avec toi, on le tuera tout les deux. Hein ! »

Une autre main passa dans ses cheveux.

« Oh ! Je crois que tu as un truc derrière l’oreille ! » De derrière cette délicate oreille je fis sortir une jolie sucette bariolé et multicolore. « Tiens ! »

Je me retournai vers la conteuse. Je passa une main derrière mon oreille et en fit descendre une petite rose rouge que je lui tends.

« Je crois que j’ai la main verte ! » Une fois offerte, je me tourne enfin vers le petit voleur. « Et toi ? Qu’est ce que tu cache derrière tes oreilles ? » Je refis la même opération, la main toujours derrière son crâne je rajoute : « Ouh ! Y a des choses là dedans ! Attends ! »

Là je sort deux objets, une sucette identique à celle que ma fille à dans sa bouche et un instrument doré.

« C’est pas souvent que les lutins cachent ce genre de choses chez des petits enfants ! Choisis lequel tu veux ? »
Un sourire totalement satisfait lui fut donné en plus. C’était tellement excitant de mettre le petit garçon devant le fait accompli.


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Re: Un tour de manége sur la grande roue de la vie
Mer 17 Sep - 13:42
Le petit garçon écouta l'histoire avec sur son visage l'air grave et sérieux des enfants qui oublient le monde qui se trouve autour de lui pour se plonger corps et âme dans un conte. Il ferma même les yeux comme pour mieux visualiser la scène.

Cela se passait en Égypte, sa terre natale. Ilias revoyait très bien les bords du nil qui s’inondait durant la période humide pour laisser une terre rouge et fertile derrière lui. Derriére ses paupières closes, il revoyait les forêts de joncs qu'on ne pouvait parcourir qu'à bord de petites embarcations à fond plats. Le garçonnet y était tellement qu'il sentait l'odeur de la vase, la chaleur du soleil sur sa peau mordorée et entendait le cri des canards sauvages. La voix de la conteuse se mél harmonieusement à toutes ses sensations :


« Il était une fois, un crocodile du Nil. Ce crocodile là, il n'avait pas de famille. Juste une idée, l'idée de voler. Lorsque le soleil se levait, ses yeux dorés se posaient sur l'horizon. Et il rêvait. Il se voyait couvert de plumes d'or, il s'imaginait flotter sur des cieux rouges, il dansait sur les aurores, et reflétait le jour. Mais lorsque le soleil s'en allait vers d'autres contrées, il voyageait en son sein. Il naviguait sur ses chemins brûlants, embrassait la Lune et se glissait dans les bras d'un Univers. Et chaque nuit, il retournait aux confins des eaux. Un manège, une pensée qui le faisait vivre et pleurer, rire et chanter. Mais L'Aube s'est tut, le Soleil s'est perdu, la Nuit a disparu. Il ne reste rien, plus rien. Et pourtant, il continue de rêver. »

Le cœur d'Ilias se serra. Pauvre crocodile. Lui il avait ses frangines, il avait ses amis. Mais le reptile n'avait rien. Il devait se sentir bien seul. Alors pourquoi n'est il pas parti pour découvrir le monde. Peut être était il trop vieux? C'est sans doute pour cela qu'il en pouvait pas bouger et qu'il rêvait de voler.

Le conte continua:

« Un jour, le Ciel baissa son illustre regard sur le crocodile du Nil. Il se demandait pourquoi un si petit être avait la futile idée de vouloir s’envoler et se couvrir de plumes. Il lui lança un mauvais tour, pour le remettre à sa place, pour montrer que seuls les oiseaux pouvaient parcourir ses courbes et ses vents : Crocodile, pourquoi rêves-tu ? Nage dans tes eaux boueuses plutôt que me regarder, sais où est à ta place et où est la mienne. Mais le Crocodile ne pouvait baisser les yeux, et le Ciel se mit en colère.  Il envoya ses enfants pour punir le reptile et lui faire baisser les yeux. Les cigognes lui prirent ses écailles. Les rossignols lacérèrent sa chair. Les vautours lui prirent ses pattes griffues. Les corbeaux lui volèrent ses crocs. Bientôt, il ne resta plus rien du crocodile, sauf ses yeux pour pleurer et sa carcasse douloureuse…Mais il ne cessa jamais de rêver. »

Ilias voyait tout. La peine du crocodile, la méchanceté du Dieu , la cruauté des oiseaux. Il serra la mâchoire et les poings. Ah , s'il avait été là, il aurait chasser les volatiles à coup de pierre et aurait pansé les blessures du saurien avant de le prendre sur son dos pour lui montrer le monde, qu'il avait raison de rêver comme ça. Mais l'histoire n'était pas fini.

« Le Ciel comprit. Le Ciel s’en voulut. Il avait tout pris au Crocodile du Nil, et ce dernier continuait de rêver, de le regarder. Il descendit donc de son zéphyr, et caressa le corps vide du reptile. La chair revint. L’eau se fit plus vive. Les crocs réapparurent, plus brillants que jamais, et le Crocodile put de nouveau marcher. Ciel, toi qui m’a puni, pourquoi me rends-tu ce que tu m’as pris ? Lui demanda-t-il. Le Ciel répondit avec toute la douceur du monde : malgré tout ce que tu as souffert, tout ce que je t’ai fait, tu as continué à rêver…Je ne peux te prendre cette idée, tu es plus faible et plus fort que moi à la fois. Je m’avoue vaincu. Mais je ne peux te donner des ailes, Crocodile, alors continue de rêver, continue et ne t’arrête pas, toi qui m’a appris à aimer. »

Quand le conte fut fini, Ilias ouvrit les yeux et resta songeur en contemplant le ciel moutonneux. Puis il applaudit la conteuse et lui sourit. C'était vraiment une chouette histoire. Il s'en souviendra longtemps.

À coté de lui, la petite fille déclara résumant ce qui semblait être la pensée de tous ici:

« Nyun ! J'adore cette histoire ! Puis, le crocodile est si gentil ! Puis le Ciel est si méchant ! Oh que oui ! Méchant Ciel ! Nyun ! »

Ilias hoche de la tête. Il est d'accord:

“ C'est un mauvais Dieu, égoïste et pitoyable. Il ne mérite pas se titre pour avoir eu un tel comportement et ne même pas être capable d'offrir des ailes à une de ses créatures. Le crocodile devrait se trouver un autre Dieu. Plus fiable en qui ils puissent avoir confiance. Et même, si le ciel le considère comme plus fort, prendre sa place en le tuant, lui prendre son pouvoir et devenir une déité à son tour comme les statues qu'on trouve dans les temples anciens. “

Mais la petite ne l'écoute plus. Elle est partie faire l'avion en gazouillant quelques phrases sans queues ni têtes auxquelles son père répond. Ilias lui se lève, et prit d'une impulsion soudaine, il rejoint d'un bond la belle fée pour passer ses bras autour de son cou et lui coller un baiser sur la joue comme il l'aurait fait à l'une de ses sœurs. Doucement il remercie la belle dame.

Puis se rendant compte de son geste infantile, le gamin lâche la blonde pour battre en retraite. Le rouge aux joues. Ce n'était pas digne d'un chef de bande que de bécoter les troubadours, aussi doués soient ils. Mais avant qu'il est pu s'enfuir pour de bon , le bourgeois à haute forme l'intercepte.

Il commence par offrir une rose à la dryade, tirée de derrière une de ses oreilles,avant de se tourner vers lui en disant:
« Et toi ? Qu’est ce que tu cache derrière tes oreilles ? Ouh ! Y a des choses là dedans ! Attends ! »
Il fit le même geste, sauf que cette fois si , c'est une sucette et une flûte dorée qui apparurent entre ses doigts.

Ilias pâlit, portant sa main à son cou. Sa flûte... elle n'était plus là. Ce maudit lui avait voler! L'autre se gaussa en demandant:

« C’est pas souvent que les lutins cachent ce genre de choses chez des petits enfants ! Choisis lequel tu veux ? »

Le gamin pâlit de colère et gronda entre ses dents avant de se jeter sur lui:

“ C'est à moi! Rend la moi! Elle est importante! C'est ma marraine qui me l'a donné”

Mais l'adulte était bien plus grand que lui et l'instrument de musique restait hors de portée au plus grand dame d'Ilias . Il avait beau sauté, l'autre réussissait toujours à esquiver. Sans autre solution, le pickpocket décida de recourir à la force. Il tira son stylet de sa manche et menaça le voleur:

“On arrête de jouer. Rend la moi où je te plante. Ok pépére? “

Et le jeune brigand était on ne peut plus sérieux. Il avait déjà tué des hommes pour moins que ça.


HRP: voili, voilou, j'espére que ça vous plait. excusez pour la mise en page et les fautes, mais étant sur tablette, c'est dur de relire.


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