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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 London- (happy) meeting in the haze •• feat William.

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London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mer 10 Sep - 20:21

William & Rayn

Le sifflet du train à vapeur était dérangeant. Un son aigu, strident, qui vous sifflait les oreilles. C’était tout du moins ce que pensait une jeune femme blonde au manteau sombre en descendant de celui-ci à l’instant où ses pieds rencontrèrent le sol de Londres. Ses tympans pulsaient encore quand elle franchit le seuil de la gare, lui permettant ainsi de voir l’étendue de dalles grises de la capitale anglaise et comme le soulignait la vieille dame au double menton et à l’immonde chapeau avec qui elle avait partagé son compartiment, il faisait sacrément moche à Londres. La nouvelle arrivante fit lentement glisser son regard sur son nouvel environnement autrefois familier, et le mémorisa. Chaque pas, chaque botte qui claquait dans une flaque résonnait en elle comme une onde. Londres avait changé depuis sa dernière visite et cela ne l’étonna guère. Le monde n’attendait personne pour évoluer. D’un geste sec, elle remonta le col de son manteau avant de se mettre en route, inhalant par la même occasion les fragrances de cette ville qu’elle avait déjà traversé il y a des années auparavant. Eilis fut la première à franchir le seuil de Londres, se régalant de son architecture et de ces hommes au si haut chapeau et de ses dames si élégantes avant de déchanter en rencontrant ces dames de Whitechapel ; un lointain souvenir maintenant qui pourtant remontait aujourd’hui à la surface, mais qu’importe, ce n’était plus son domaine. Maintenant, Rayn, car tel était son nom, admirait la beauté de ces individus en silence, connaissait les noms de ces beaux vêtements et ne souhaitait plus rejoindre le groupe restreint de ces élites qui appréciaient parlementer et discuter philosophie et esthétisme plutôt qu’aimer. Combien de leur roman narrait l’intelligence de l’homme et la superficialité de leur épouse, concédant à leurs époux le droit de les ridiculiser par le simple fait que leur éducation leur avait enseigné. La blonde ne se reconnaissait pas en eux. En même temps comment le pouvait-elle ? N’était-elle pas même l’incarnation humaine du non-attachement ? Le savoir, la connaissance, l’Histoire étaient le plus important. Rayn avait presque tout appris de ce lieu, toutes les contraintes sociales, de bases aux plus farfelus … Comme celle exigeant de photographiant un individu venant de passer à vie à trépas. Mais au côté de son mentor, la blonde avait appris à ne plus se poser de questions sur quoique ce soit.

Si cela n’avait tenue qu’à Rayn, jamais elle n’aurait remis un pied à Londres, où cette brume éternelle lui humidifiait le visage, cette ville aux tons gris, terne. Et parfois, des vitrines plus splendides les unes que les autres. Elle se souvenait d’une boutique en particulier, juste à côté d’un cordonnier de très bonne réputation, un petit magasin de jouet où séjournait de nombreuses poupées de porcelaine dans la vitrine, toutes plus magnifique les unes que les autres. Des dames. Des magnifiques dames comme celle qu’avait attendu la petite Caroll ce jour-là. Mais Rayn le savait, ses pieds ne la conduisaient pas devant la jolie boutique, mais bien à une auberge. La moins chère possible. Car la blonde était de mauvaise humeur.

De très mauvaise humeur.

La demoiselle n’avait certainement pas prévue, quand elle avait le choix d’observer les noah, que la tâche serait aussi ardue. Le début d’une histoire drôle : une blonde qui part à la recherche des êtres les plus puissants, presque intouchable et surtout inconnu à travers le monde. Et si elle tentait tant bien que mal de garder constance, elle bouillonnait à l’intérieur, grinçait des dents et se frottait la tête à en être décoiffé. Ses recherches l’avaient conduite à Londres, mais malheureusement pour elle, l’argent n’était pas une chose avec laquelle elle était familière. Ce n’était pas comme si elle avait choisi d’intégrer la Congrégation de l’Ombre, avec leur logement tout frais payer, non bien sûr que non ! Rah ! Elle pestait et s’insultait de tous les noms et si Rayn n’avait pas une certaine contenance, nulle doute qu’elle aurait donné plusieurs coups de pied dans le vide en hurlant son agacement. Mais lever la jambe trop haute, c’était très impoli. Déjà que son manteau ressemblait à celui d’un homme, si en plus elle se permettait ce genre de choses, elle risquait fortement de se faire remarquer, ce qui n’était pas envisageable. Mais elle pestait. Et maudissait les Noah. Surtout eux pour dire vrai ! Elle maudissait leur naissance, leur ascendance et surtout elle maudissait son ignorance.

Et être ignorant de quelque chose, pour une bookwoman, c’est extrêmement frustrant. Surtout quand on habite le corps de Rayn.

Dans un énième pestage mentale – et je maudis ce foutu comte et son gros derrière pas foutu de rester cinq minutes au même endroit, et … – la blonde percuta quelqu’un. Faute numéro un : elle avait perdu le contrôle de son environnement. Faute numéro deux : elle avait percuté quelqu’un. Cette fois, Rayn lâcha un puissant soupir d’agacement avant grimacer d’énervement. Elle avait besoin d’un bon café. Avec du whisky dedans. Elle baissa la tête et vit un enfant … Elle avait percuté en plein fouet un enfant. La blonde repris constance et lui offrit un sourire contrit. « Désolée, je ne regardais pas où j’allais. Est-ce que tout va bien ? » Elle se pencha en avant, fléchissant les genoux pour être à la hauteur du garçon. La demoiselle eut un léger mouvement de recul, comme un sursaut, en voyant le visage bordé de larmes. L’avait-elle blessé par inadvertance ? La bookwoman lança des coups d’œil autour d’eux, aucun adultes ne semblaient prêter attention à eux, ils étaient comme enfermé dans une bulle que personne ne voyait. De temps à autre une femme leur accordait un regard rempli d’une curiosité malsaine avant de reprendre sa route, oubliant bien vite les deux êtres qui n’allaient guère bousculer sa vie.

Rayn se releva et fixa le visage de l’enfant. « Où sont tes parents ? » Où sont les adultes responsables de toi ? Ceux qui sont sensé t’aimer ? Il semblait évident qu’aucun adulte n’accompagnait le jeune garçon.
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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mer 10 Sep - 22:24
Je hante les couloirs de l'Arche. Je ne sais pas quoi faire. Mon corps est tout ankylosé à force de passer des heures recroquevillé dans un coin de ma chambre. Il faut que je marche. Mais c'est tout. Je n'ai pas d'autre but. Je m'ennuie. L'ennuie. Encore une preuve du vide de nos existences. Nous naissons, nous nous ennuyons, et nous mourrons. Certains trouvent le temps de se divertir, mais c'est pour mieux oublier ce néant.
Je me cogne aux pensionnaires de l'Arche. Sans un regard, je continue, marchant sans but. Je ne sais pas quoi faire. Mes pas me mènent jusque la bibliothèque. Elle est immense. Elle est belle. Mais elle est remplie de monde. Et surtout d'akumas. Et je ne veux pas les voir. Ils me considèrent comme leur maître ou je ne sais quelle imbécillité. Je ne veux pas. Je ne suis rien. Je ne suis personne. Je ne suis qu'un être misérable qui a osé venir au monde, et que le monde précipite vers sa fin.
Je fais donc demi tour et retourne dans ma chambre. Mais c'est trop tard. J'ai trouvé quelque chose que je veux faire. Je suis un être faible, et je veux pouvoir me divertir pour oublier ma finitude.
Je me déshabille et change de tenue. Si je sors, je dois être présentable. Sûrement les restes de ma vie d'avant.

C'est tout de noir vêtu que je quitte la pièce et me dirige vers l'un des portails créés par Road. Je sais où trouver des livres de qualité. Je me souviens d'une librairie dans les rues de Londres. Mon père m'y emmenait souvent. Je sens mes larmes doubler à cette idée. Mon souffle se coupe, je tombe à terre et me recroqueville. Pourquoi ai-je fait cela ? Pourquoi les ai-je tué ? Tout cela est la faute d'Arechi. Je me frappe les tempes à l'aide de mes petits moings, désespéré. Comment haïr un étranger qui pourtant fait parti intégrante de vous ?
Je reste des longues minutes ainsi, ou je longues heures, qui sait. Assis dans un couloir. À me morfondre sur mon sort. Puis plus rien. Le vide. Arechi a pris le dessus. Lui se moque de mes parents. Certes, il est la Désolation. Mais ce désespoir là ne le touche pas. Il ne connaît pas mes parents. Pour lui, c'est ma tristesse qui est pitoyable. Lui qui n'a qu'une famille artificielle ne comprend pas. Il se lève et reprend mon chemin. Moi, je suis tout au fond de mon âme. Et j'y suis bien. Le poids que le souvenir fait peser sur mes épaules disparaît lorsqu'il prend le dessus. C'est lui qui l'endure, ce n'est plus moi. Je profite de ce répit de courte durée.
Nous atteignons le portail. Là, il me cède la place. Il sait qu'il ne peut sortir comme ça. À moins de semer la mort. Mais un enfant seul, face aux foules, c'est pur folie.
J'inspire profondément, et traverse le portail. De l'autre côté, je n'ai pas le temps d'apercevoir quoi que ce soit que déjà je vomis, appuyé contre un mur.

Je finis par me redresser et hume l'air si particulier de Londres. Aujourd'hui, il fait gris. Pour tout le monde, c'est une horreur. Pour moi, c'est beau. C'est le temps qui me convient parfaitement. Tout est gris, morose. La brume fatiguée s'est posé sur la capitale anglaise. Je suis bien. Mes larmes coulent toujours, mais elles se font plus rares.
J'empoigne ma sacoche et sors de la ruelle. Mais bien vite, je fais demi tour. Il y trop de monde. Trop de mouvements. Trop de couleurs. Je ne suis pas sorti depuis que je suis devenu cette créature condamnée à une mélancolie éternelle. Enfin, je ne suis presque pas sorti. J'ai du participer à un safari en Afrique, en compagnie des autres Noés. J'en garde un souvenir amer.
Je balaye l'air de mes mains, pour faire disparaître cette nouvelle vague de tristesse. Non. Je ne dois pas céder. Je n'ai que faire de cette famille. Je n'ai pas de famille. Je suis William Edward Anderson. Je suis la Désolation. Et surtout, je suis perdu au milieu de Londres.
Je prends mon courage à deux mains, et m'engage dans la foule. Malheureusement, la vie a décidé que j'étais un jouet vraiment divertissant et refuse de me laisser en paix. C'est donc dès mon deuxième pas que j'entre en collision avec une personne.
Je sens la colère m'envahir, là encore ce sont les restes de ma vie de petit noble digne et fière. Qui a osé me faire tomber ? Mais le soupir d'agacement que j'entends vient porter un coup fatal à cette colère, et fait disparaître par la même occasion le peu de courage que j'avais. Et voilà, à nouveau, mes larmes coulent. Je fais ce qui est mal. Je prouve que l'homme ne peut vivre avec ses semblables. Je prouve que je ne suis fait pour rien à part pleurer dans un coin de ma chambre à attendre ma mort.
Mais la voix qui me parle est étrangement douce. Et les yeux qui me fixent chargés de sollicitude.
Et cette question. « Où sont tes parents ? »
Dans les tréfonds de mon âme, je sens Arechi se complaire de cette situation. Tu sais ce que tu dois faire. Il te suffit d'une toute petite phrase. Fais la culpabiliser. Fais la souffrir.

« Mes parents sont morts. »

Des mots lâchés du bout des lèvres. Une voix triste et sourde. Des larmes qui redoublent de puissance, intarissable. Là, au milieu du chemin et des passants, face à une femme que je ne connais pas, je laisse place à la Désolation.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Jeu 11 Sep - 13:49

Ses genoux commençaient à la tirer, s’ankylosant douloureusement, et pourtant, la blonde ne se releva pas. Son regard était figé, observant l’enfant qu’elle avait bousculé dont les larmes avaient redoublé d’intensité, son sourire s’était alors fané dès que les mots du garçon transpercèrent la brume pesante de Londres. Oh. Un orphelin donc. Elle se sentit désolée pour lui, après tout, qui pouvait bien souhaiter la disparition de ses parents. Puis elle réalisa que son analyse était erronée, bien des enfants dont elle avait croisé le chemin auraient donné leur propre vie pour se débarrasser de leurs immondes géniteurs. Mais cet enfant, ce garçon, ne faisait vraisemblablement pas partie de cette catégorie. Mais elle ne se sentit que désolée pour lui … Elle avait croisé au fil de sa courte vie d’innombrable orphelins, ses propres parents étaient certainement plus de ce monde, alors elle ressentait quelque difficulté à vouloir le plaindre ou à être gênée par la situation. Néanmoins, ce qui l’inquiétait – l’agaçait ? – était les larmes de l’enfant, beaucoup trop présente au goût de Rayn. C’était cette souffrance qui invoquait le comte et créait ces horribles machines de guerre … Ironiquement la blonde vint à se demander lequel des deux parents prendraient le corps et la vie de l’enfant si cela venait à arriver. La mère et sa douceur maternelle ? Ou bien le père et sa fierté patriarcale ? Rayn ne se doutait pas une seconde de qui était ce garçon, sinon peut-être qu’elle ne se serait pas laisser aller à ce genre de pensées toutes plus inutiles les unes que les autres. La brume avait légèrement humidifiée ses cheveux, elle pouvait sentir ses pointes légèrement ondulées, annonçant la prémisse d’un frisotis. Il était sans parents. Il était habillé en noir … De ce fait il était certainement encore en deuil. Rayn se releva et étira légèrement ses genoux, leur offrant la délivrance dont ils avaient besoin. Le garçon était bien habillé, et au vu de ses manières, la blonde aurait presque pu parier qu’il était d’origine aisée. Et pourquoi pas l’un de ces fils de Lord qui pullulaient à Londres, eux et leur regard tellement hautain. C’était triste évidement, un enfant orphelin était toujours quelque chose de triste, mais cela ne la touchait guère plus que cela.

Lui était certainement riche et avait des tuteurs. Il apprendrait plus tard à mentir et à se pavaner, parlant philosophie et négligeant sa dame. D’autres orphelins n’avaient pas cette chance. Peut-être que ce garçon deviendra un être amer et odieux, ou un homme doux et plein de bonnes attentions envers ceux qui goutèrent à son malheur. Mais cela ne la regardait pas. Il n’était pas de son domaine, pas pour le moment du moins. Un petit soupir lui échappa avant de sourire en coin et de poser sa main sur son épaule, même si ce garçon n’était pas l’une de ses cibles, elle pouvait au moins faire en sorte qu’il soit au chaud, chez lui. « Très bien. Où se trouve ton tuteur alors ? Tu n’es tout de même pas sorti tout seul. » Elle entendait d’ici son mentor grincer des dents, hurlant que le gamin n’était qu’un pleurnichard et qu’elle, elle tombait dans le piège de la femme faible face aux enfants. Mais elle le voyait aussi parfaitement prendre la main de l’enfant et l’emmener en grommelant une quelconque insulte. Ce vieux bougre avait tout de même un fond humain quand cela n’empiétait pas sur son travail. La blonde serra la main sur cette épaule frêle et gracile. Un enfant … Un simple enfant. De son autre main, elle rabattit sa manche sur la paume de sa main et passa le tissu sur les joues encore rond du garçon, avant de sourire plus franchement, gentiment. « Je m’appelle Rayn. Tu retiendras ? Rayn. Et toi mon petit ? »

L’une des règles les plus importantes quand on était bookman était d’attiré la sympathie d’un groupe pour mieux l’intégrer. Mais il fallait savoir mesurer habilement ces liens que l’on créé. Rayn devait paraitre aimable, briser cette barrière de l’inconnue parlant à un autre inconnu pour pouvoir atteindre son but. Et après elle partirait, ne restant – elle l’espérait du moins – dans la mémoire de l’enfant qu’une femme blonde au visage floue l’ayant une fois ramenée chez elle. Elle ne le plaindrait pas. Il ne devait pas s’attacher. Elle repassa une seconde fois le bout de sa manche sur les pommettes du garçon avant de lui tendre la main l’invitant silencieusement à la prendre. « Je vais te ramener chez toi. Ce n’est pas bon pour un jeune garçon d’être dehors par temps humides. » Et les cheveux de Rayn ne pouvaient que le confirmer. Au loin, la blonde entendit Big Ben hurler de toute sa voix et elle se releva instinctivement, son regard dirigé vers le son sourd. C’était la première fois que Rayn l’entendait. Un nouveau fait historique à Londres, englobant toute une population. Elle décida qu’elle n’aimait pas ce son avant de retourner son attention sur le garçon pleurnichard.

Son instinct de bookman ayant repris quelque seconde le dessus, Rayn ressenti un profond agacement à la situation, il était vrai que prendre soin du garçon l’éloignait de son but initial mais rapidement elle reprit le dessus sur ses émotions négatives. Ce n’était qu’une ou deux heures de perdus. Après toutes ces heures, ces jours, ces semaines à courir après ces satanés crétins incapables de vivre sédentairement plus de deux jours, une ou deux heures n’étaient rien du tout. Elle retendit sa main lentement. « Allez. Dépêchons, tu vas attraper froid. »






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Ven 12 Sep - 13:16
Ça n'a pas marché. Au contraire, elle a l'air plus agacée qu'autre chose. Elle ne parle pas, perdue dans ses pensées. Je n'ai pas envie de parler. Ce serait inutile, je n'ai rien à dire. Encore un défaut de l'être humain. Une raison de plus de vouloir le chaos et la destruction. Je la regarde, essayant de mémoriser chaque partie de son visage. Ses cheveux sont d'un joli blond. L'air si particulier de Londres fait déjà effet, ses pointes commencent à friser. Je descends et fixe ses yeux. Ils sont magnifiques. Oscillant entre le vert et le bleu, sans jamais prendre parti. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai toujours aimé les yeux. Ils sont la porte vers l’âme des gens. Comme deux puits sans fond nous donnant accès à quelque chose d'insondable. Ses pommettes sont rosées. Serait-elle coquette ? Ou alors, c'est le froid qui leur donne cette couleur ?

Je n'ai pas le temps de m'attarder sur le reste de son visage, car ses lèvres s'agitent. Mon tuteur ? J'ai presque envie de rire à cette idée. Quelle tête ferait-elle face au Comte ? Pourrait-elle devenir une Noé ? Rejoindre cette famille. Je ne souhaite cela à personne. Malgré tout, je me demande quel souvenir pourrait vouloir d'elle. À l'entendre soupirer, on devrait créer le Souvenir de l'Impatience. Ou alors, la curiosité. Je ne sais pas d’où me vient cette idée. Peut être de son regard si particulier qui semble vous transpercer de part en part. Je frissonne. Et si elle découvrait ma véritable identité ? Que devrais je faire alors ? La tuer. Quelle bonne idée.
Elle essuie mes larmes. Peine perdue ma chère. Puis reprend la parole, puisque je ne dis toujours rien. Jolie prénom. S’appeler « pluie », c'est étrange, mais ça me plaît. Il n'y a rien de plus beau que la pluie.  Elle le laisse rien derrière elle, comme pour laver nos pêchés. Elle est purificatrice. J'aime son prénom. Par contre, j'aime beaucoup moins la suite de sa phrase. « mon petit ». Pour qui se prend elle.
En mon sein, Arechi est tout aussi indigné que moi. De quel droit me prend elle de haut, jusque par ce que je suis un enfant ?
Elle essaie habilement de s'attirer mon amitié, mais ne récolte que mon mépris. Une hypocrite de plus dans ce bas monde. Je sais pertinemment qu'elle n'a rien à faire de mon nom. Elle ne cherche qu'à se sortir du pétri dans lequel elle s'est mise. Une fois qu'elle sera débarrassée de moi, il ne lui faudra pas plus de quelques secondes pour m'oublier. Je ne suis pas pessimiste, non, je suis lucide. Tout le monde pense marquer les esprits, mais c'est faux. Ils ne sont qu'un visage de plus. Pathétique, n'est-ce pas ?

Elle continue de me parler, mais je n'ai que faire de ce qu'elle me dit. Je me moque de savoir qui elle est. Je me moque de connaître son avis sur le temps qu'il fait et ses effets sur ma santé. Je fais ce que je veux. Et pour l'instant, je ne veux rien. Je veux ce que veut Arechi. Et lui, tout ce qu'il veut, c'est la faire souffrir. Mais pas physiquement, non. Il veut lui montrer à quel point la vie est vaine et désespérante.
Mais voilà qu'elle fait quelque chose d'étrange. Big Ben sonne, rien de bien anormal. Mais elle se redresse et le fixe. Inquisitrice du monde qui l'entoure. Ce geste me conforte dans mon idée. Elle n'a que faire de qui je suis. Pourtant, dans cette position, elle me fait penser à l'un de ces animaux  vus en Afrique. Un tout petit rire sort de mes lèvres.
Je saisis la main qu'elle me tend et me lève, puis enlève la poussière de mes vêtements.

«  C'est … aimable... de votre part, mais je ne veux pas rentrer chez moi. Et mon « tuteur », n'aimerait pas que des inconnus sachent où il habite.
Par contre, c'est peut être moi qui peut vous aider. A voir votre réaction devant la mélodie de Big Ben, vous n'êtes pas d'ici. Je peux peut-être vous renseigner si vous cherchez un lieu précis. »


Je m'interromps. Je n'ai plus l'habitude de parler autant. Ma voix est roque, à force de passer mes nuits à hurler. Je lève mon unique œil vers elle, et la fixe intensément.

« Alors, ou voulez vous aller ? »

La Désolation a laissé la place à la curiosité. C'est vain, pitoyable. Mais après tout, il n'y a pas de mal à vouloir s'amuser de temps en temps. Même si je suis l’hôte d'un souvenir morose, je reste un enfant. Et les enfants, ça aime jouer.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Ven 12 Sep - 23:42

Sale gosse. Rayn se retenait difficilement de ne pas lui mettre un coup sur la tête et de le trainer par le bras en le sermonnant, lui soulignant que pour un gosse de riche, il se montrait guère courtois. Depuis quand les enfants avaient un pareil orgueil ? N’avait-il donc jamais appris à respecter ses ainés ? La blonde n’arrive pas à ressentir d’autres émotions que l’énervement quand elle l’entend rire face à Big Ben. Ce garçon qui ne daignait pas se présenter se moquerait-il d’elle ? Vraiment ? Et les larmes continuaient de couler, encore et encore. Et puis enfin il ouvrit la bouche, communiqua avec elle. La main de la blonde lâcha la sienne pour se poser sur sa hanche, l’autre restant proche de son sac. Curiosité. C’était ce qui s’éveilla chez elle en cet instant présent. Un tuteur qui refusait de communiquer son adresse ? Un garçon qui pleurait à ne plus s’arrêter ? Au fond d’elle, la bookwoman senti qu’il y avait un problème mais à cet instant elle ne sut quoi. Alors doucement, elle classa ses informations et se promit de s’y plonger plus tard. Seule. Pour le moment, elle se devait juste d’écouter le flot de paroles de cet enfant. « Ton tuteur est un abruti. On ne laisse pas un gamin dehors seul par un temps pareil. » La blonde en avait perdu son langage, se laissant aller au rythme de ses pensées. Oh si seulement elle savait, si seulement la blonde avait su que le tuteur de ce jeune garçon n’était autre que l’être qu’elle recherchait le plus en ce monde, comment réagirait-elle ?

Sans doute qu’elle se mettrait à le suivre pour tenter de remonter enfin aux sources.

Un autre point attire l’attention de l’historienne … Depuis combien de temps l’enfant s’était enfermé dans un mutisme ? Depuis combien de temps pleurait-il pour que sa voix soit ainsi ? Elle n’avait jamais entendu pareil voix pour un enfant. Sauf quand il était question d’un enfant au bord du désespoir et de la mort.

Un être qui savait que le monde ne lui apporterait plus rien.

Rayn eut un léger froncement de sourcil alors que ses yeux tentaient de percer les mystères qu’entouraient le garçon en face d’elle. Curieux. Ce garçon était curieux. La curiosité devait être l’un des premiers piliers de son clan. Elle ferma les yeux. C’était ainsi qu’elle mémorisait le mieux les choses, dans un noir total … Et doucement elle rouvrit les yeux, ses iris entrant à nouveau en collision avec l’humidité ambiante. S’il voulait discuter, être curieux, elle pouvait l’être aussi. Très facilement. « Mélodie hin ? Nous n’avons pas vraiment la même définition de ce mot. Honnêtement, on dirait seulement un immense gong, un bruit envahissant la cité de Londres et la retenant éveillée. » C’était du bruit. Juste du bruit. Le bruit de ces hommes qui désiraient marquer l’Histoire. C’était assourdissant et angoissant. « Les mômes de notre époque ne savent plus ce qu’il y a de beau ! » Elle secoua la tête avec désespérassions. La carte de la gentille ne marchait pas avec lui, alors Rayn décida d’agir normalement. C’était encore le mieux à faire.

« Je devrais répondre à un malpoli qui ne se présente pas à une dame qui lui a offert un prénom ? Ce tuteur mériterait un coup de pieds au derrière pour oublier de t’éduquer les bases. » Si elle savait. Combien de fois mentalement, la blonde rêva de botter l’arrière train du corpulent comte pour l’avoir fait courir à travers plusieurs pays sans jamais mettre la main sur cet individu. Et pourtant encore elle répondit « La dernière fois que mes pas m’eurent conduit ici, il n’y avait pas cet horrible tintamarre. Est-ce que les Anglais ont besoin de ça pour se rappeler l’heure du thé ? » Rire des coutumes anglaises avaient été pendant longtemps un de ses jeux préférés avec son maitre, pourquoi s’en priver aujourd’hui. « Je ne cherche rien en particulier. Peut-être un magasin de jouets qui hante mes souvenirs. Rien de plus. Mais si tu es décidé à parler mais que tu refuses de me dire où je peux te reconduire, est-ce que je peux au moins te payer un chocolat chaud ? » Ainsi elle pourrait elle-même se réchauffer autour d’un bon Irish Cofee. Ou un Irish Tea si véritablement, Rayn n’avait d’autre choix que de devoir supporter les mœurs anglaises. Elle pourrait bien payer ces petits produits de luxes pour pouvoir avoir la joie de se réchauffer avant de peut-être se rendre dans ce magasin.






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Sam 13 Sep - 18:16
Je l'ai vexée. Rien de plus normal. Je ne sais plus comment être gentil ou courtois.
Mon tuteur, un imbécile. Si seulement elle savait. Pas que je ne l'aime pas. Mais je ne comprends pas. Enfin si, je comprends. Enfin, je crois. J'arrête immédiatement d'y penser, car une migraine pointe le bout de son nez.
Elle est enfin elle même. En colère certes, mais sincère. C'est une qualité que j' apprécie grandement. Même si elle est souvent synonyme de stupidité. Mais ce n'est pas la cas de la jeune femme. Elle a l'air intelligente, très intelligente même. Peut être trop. Je reste donc sur mes gardes. Je continue de l'écouter, réagissant à chacune de ses remarques. Ma pensée ne va pas plus loin, je n'en ai pas la force.
Le Big Ben, du bruit. Je ne suis pas d'accord. Il a une mélodie qui lui est propre. Certes, dissonante, mais malgré tout, il y a quelque chose d'émouvant dans ces notes. « La retenant éveillée ». J'aime beaucoup cette idée. Rayn me plaît de plus en plus. Je tique à sa phrase suivante. Bien sûr que je sais ce qui est beau. Le bleu est beau. La pluie est belle. La littérature anglaise est spectaculaire. La musique classique est fantastique. Beethoven, Chopin, Sati, Debussy. Et elle, elle est belle aussi. Mais je ne lui en tiens pas rigueur, ce n'est pas de sa faute, elle est en colère. Méfie toi, tu t'impliques. M’impliquer? Mais non. Me méfier ? De quoi. D'une jeune femme qui m'intrigue. Quel rabat joie. Tu veux m’empêcher de m'amuser. Pourtant, tu devrais y trouver ton compte. Plus j'en sais sur elle, plus je pourrais la précipiter dans le noir et le désespoir.
Malpoli. Non, je suis juste... timide, et troublé. Et puis, comment me présenter à elle. Je m'appelle William E. Anderson. Mais depuis peu, je suis l'hôte d'Arechi, le souvenir de la Désolation. Et depuis, je ne sais plus qui je suis. Si elle m'avait rencontré avant, elle n'aurais jamais su me reconnaître aujourd'hui. Non, je ne suis plus la  même personne.
D'ailleurs, suis-je encore humain ? Non, je ne pense pas. Je ne supporte pas mes semblables. Je ne supporte pas ce qui fait le propre de l'humanité. Je ne ressens plus les sentiments qui sont la base de la communication. Décidément, non, je ne suis plus humain.
Mais je ne suis pas Noé non plus. Enfin, je n'espère pas. Je ne veux pas devenir Arechi. Je ne veux pas le laisser prendre le dessus. Je veux rester libre. Par pitié. Je ne veux pas non plus prendre part à cette guerre. Je ne la comprends pas. Ces enjeux sont futiles. Tout ce qu'il y a de plus humain. Et puis, si nous tuons l'humanité, où vais je trouver de nouveaux jouets ?
La nausée me saisit. Non, je ne dois pas y penser. Je respire profondément, essayant de retrouver mon calme. Mais c'est peine perdue. L'effroi me saisit. La panique aussi. C'est ça, laisse les t'envahir. Non, je ne veux pas. Je voulais lire, c'est pour cela que je suis ici. Je ne veux plus passer mes journées dans un coin à pleurer. Je veux retrouver la beauté. Je veux sentir l'air extérieur. Ah quoi bon ? Tu sais très bien que c'est inutile. Tu es tout aussi pitoyable que ces personnes que tu condamnes. Tu es encore beaucoup trop humain.
Tais toi. Tais toi. TAIS TOI.
Elle me regarde, l'incompréhension se lit sur son visage. Mes mots ont dépassé ma pensée.

« Ce n'est pas à vous que je parlais, pardonnez moi. »

Peu m'importe si elle me prend pour un fou. Il s'est tu. Il m'a obéi. Mais il est toujours là. Il guette dans un coin de mon âme, près à me faire vivre un enfer, à nouveau.
Il faut que je lui réponde. Il faut que je lui parle. Mais je ne me souviens plus de ses dernières paroles. Je cherche, réflechissant intensément. Elle m'a invité à quelque chose, mais je ne sais plus quoi. Un chocolat. Oui, elle veut m'inviter à boire quelque chose de chaud.

«  Merci de votre invitation. Je l'accepte avec plaisir. Je pense savoir où nous pouvons aller. »

Je me retourne et attaque ma route. Puis je m'arrête et la regarde dans les yeux.

 «  Une dernière chose. Je m'appelle William Edward Anderson. Mais appelez moi Will, s'il vous plait. »

J'apprécie beaucoup mon prénom. Mes parents m'ont appelé ainsi pour William Shakespeare, une écrivain pour lequel j'ai un immense respect. Mais je ne le mérite pas. Je l'ai déjà dit, je ne suis qu'une créature de plus dans ce bas monde.
Nous déambulons dans les rues de Londres. Les gens nous dévisagent. Non. Les gens me dévisagent. Elle, semble passer inaperçue. Comment fait-elle ? Comment y arrive t' elle ? Et pourquoi suis-je le centre d'attention des foules. Il n'ont donc rien à faire. Leur vie est vide à ce point. Je sens la colère poindre. Je ne suis pas un phénomène de foire !
Soudain, je sais. Je comprends. Mes larmes continuent toujours de couler. Il faut que je les arrête. Mais comment ? Je n'ai jamais réussi à le faire. La fois passée, c’était malgré moi. Je me concentre. Inspire. Expire. Finalement, je m 'arrête et ferme les yeux. Je revois le visage tendre de ma mère. Et celui aimant de mon père. Ils me sourient. Je dois faire pareil. J'essaie de me souvenir de leur amour. J'essaie de me souvenir des berceuses qu'il me chantaient quand je me réveillais après avoir fait un cauchemar.
Au bout de quelques minutes, lorsque je rouvre les yeux, j'ai réussi. Mes larmes ne coulent plus. Mais je suis toujours triste. Désolé, mais les miracles n'existent pas.

« Pardonnez moi. »

Je reprends ma route, et nous entrons dans un café. Il est plutôt confortable. Je m'installe à une table, à côté de la fenêtre.
Ça y est. Londres a enfin tenu sa promesse. Dehors, il pleut. Cette vision me fait sourire. Décidément, j'aime la pluie plus que tout.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Dim 14 Sep - 14:37

Rayn avait l’impression d’assister à un conte dont elle ne pouvait retrouver le titre. Elle entendait dans le fond de son être cette agaçante boite à musique dont on tournait inlassablement la manivelle, encore et encore … Ce son, terriblement dissonant, qui faisait rire les enfants et face à elle, un singe savant qui se mettrait à faire d’innombrable acrobaties. Et alors que ses joues s’empourprèrent à cause de l’atmosphère de Londres, l’histoire débuta. Il était une fois un garçon seul et triste, aussi triste que Londres elle-même en ce jour de brumes. Aussi triste que les pavés gris de la ville au clocher assourdissant. Et en face de cet être désespérément triste, l’inhumanité vêtue de rouge dans un long manteau noir. Triste histoire. Triste conte. Comment se terminerait donc ce conte ? Rayn n’était ni Hans Christian Andersen ou Charles Perrault pour le deviner. Et ni l’un ni l’autre ne semblait vouloir partir … Alors, le rideau ne devait certainement pas encore tomber. Mais tomberait-il une fois qu’ils auront chacun repris leur chemin ? Ou à l’inverse, ce conte continuerai et comme tout compte qui se respecte, un marionnettiste invisible s’amuserai à les faire se mouvoir, se désarticuler … De la même façon que l’Histoire était tissée. Destin, Comte Millenaire, Noé, Dieu, Hasard … Qu’importe comment les individus nommaient ce phénomène, il était présent en ce monde. Et si pour se libérer de ce comte, Rayn devait trancher ses fils qui la retenaient habilement à ce sadique invisible ? En soit l’enfant n’était pas laid ! Il était même mignon. Si Rayn avait pu un jour avoir un fils elle aurait aimé qu’il ait les mêmes joues rondes et innocentes du garçon qui se trouvait devant lui. Vingt-cinq ans. Rayn pouvait voir autour d’elle des filles de son age avec leur bébé dans leur bras tous les jours. Qu’il était triste d’être femme et bookman.

Le garçon souffrait mentalement, elle pouvait le voir cet instant précis. Il s’énervait. S’agaçait tout seul. Et il hurla. Il lui hurla des mots, tentant de réclamer un silence au sein de cette ville bruyante. Rayn fut surprise et le montra. Etait-ce à elle qu’il hurlait ces mots si durement prononcé ? Si douloureusement ? Qui es-tu ? Puis il la regarda et compris. Le garçon comprit qu’elle avait entendu ces mots qu’il aurait certainement souhaités gardé intime. Il s’excusa. Platement. En utilisant le vouvoiement et une formule de politesse. Faisait-il parti de ces fous qui entendaient des voix qui les poussaient à commettre des actes irréparables ? Ou faisait-il parti de ces êtres qu’elle recherchait. Le vieux bouc lui avait dit : ils ont toutes les formes du monde, ils sont possédés par une âme … Rayn pourtant balaya d’un revers de la main ces idées. Un enfant était un enfant, agneau de sacrifice du comte ou non.

La blonde posa doucement sa main sur sa tête et lui sourit doucement. « Ne t’inquiète pas, boy. Moi aussi il m’arrive parfois de me hurler dessus sans raison apparente. » Elle toqua doucement sur le front de l’enfant à trois reprises. « Cela veut simplement dire que tu réfléchis énormément et que parfois, tes pensées ou ton cœurs prennent le dessus. » Et c’était vrai. Ce n’était pas rare de voir ce genre de situation.

Le garçon était bien de Londres. Il mena la route, guidant la femme. Avant de se stopper et de se présenter. « Une dernière chose. » Un sourire en coin apparu sur le visage de Rayn, c’était que ce garçon avait un peu d’arrogance en lui. « Je m’appelle William Edward Anderson. Mais appelez-moi Will, s’il vous plait. » « Will hin … Très bien, boy, si c’est ce que tu souhaites. »

William Edward Anderson.

Il s’était présenté comme n’importe quel noble le ferait, cela la confortait dans son idée. Anderson. Un dérivé d’Andersen, surement un descendant d’un viking danois ayant conquis l’Angleterre au Xème siècle. Un nom conquérant.
Edward. Un prénom royal. Combien de rois nommés ainsi, l’Angleterre eut pour souverain ? Devait-elle compter les Edward – ou Edouard – précédent la conquête de Guillaume Ier ? Beaucoup trop indubitablement. Edward III était peut-être le plus marquant de tous … Ses ambitions déclenchèrent après tout la fameuse guerre de cent ans qui opposa Angleterre et France et dont les chamailleries n’ont pas cessé au fil des années. Un prénom qui signifiait « Gardien des richesses » non ? Ses parents devaient considérablement l’aimer pour le porter garant des richesses de ce monde : argent et amour.
Et puis William. Guillaume le Conquérant fut renommé William en Angleterre. Le conquérant … Celui qui marqua le tournant pour l’histoire royale britannique, un normand ayant fière allure. William, plus souvent adapté en Bill par les Américains. Mais les Américains étaient l’exemple même du mauvais goût … Bill. Et pourquoi pas Bip tant qu’on y était ? Et puis surtout, William Shakespeare. Cet agaçant dramaturge dont on vantait les mérites pour ces pièces extraordinaires, dont la ô combien détesté Roméo et Juliette. Qu’est-ce que Rayn pouvait haïr cette pièce. William, le protecteur

Boy, tes parents étaient vraiment fou de toi.

Rayn décidda qu’elle aima ce prénom. Et remercia le ciel qu’il ne se pose pas la question sur l’absence de son nom de famille.

Londres est triste, sinistre, fade. Les habitants vous ignorent tout en étant curieux. Curiosité malsaine. Et après les dames se régalent en narrant leurs petites aventures en prétendant avoir une vie des plus palpitantes, ou bien en faisant la charité bien que le cœur n’y soit pas. Et ces messieurs, en fumant leur brandis, discuteraient. Et tout serait fade, néanmoins leur usage de mots techniques qu’eux même ne comprennent pas feront passer ces hommes pour des êtres savants. Rayn détestait véritablement Londres. Et ses cheveux détestaient l’atmosphère de Londres. Et encore une fois, la blonde ne put qu’admettre que Londres était une ville qui représentait à merveille le petit William. Et les gens le regardèrent, lui, le petit pleurnichard.

Les larmes ne sont un sujet à moqueries. Personne n’aime que l’on se moque de soit quand on pleure. Mais les hommes sont idiots. Peut-être que finalement, c’est le Comte qui était dans le vrai.

Puis il arrêta de pleurer, après s’être concentré, comme pour chasser ces larmes dévastatrices. Et s’excusa. Encore. Rayn pensa un instant qu’elle devait être véritablement mal élevée pour ne pas penser à s’excuser dès qu’elle en avait l’occasion.

Le café était charmant, tout à fait adorable. Rayn se retint de verser une petite larme de souffrance vis-à-vis de son portemonnaie. Pauvre argent … Pourquoi fallait-il que le cacao soit un produit dit de luxe. La blonde s’installa en face de lui, profitant tout de suite pour passer commande : un chocolat chaud pour le petit et un Irish Cofee pour elle. S’il n’avait pas, un thé banal mais à la place du lait, un fond de whisky. Le serveur légèrement décontenancé acquiesça avant de partir. La bookwoman posa son regard sur son cadet avant de tourner la tête vers son observation. Il pleuvait. Rayn lâcha un petit sourire en coin … Elle n’en était pas heureuse mais venir à Londres sans subir le fléau de la pluie, cela aurait été presque un manque de politesse de cette cité. « Au moins, Londres a tenu ses promesses touristiques … Tu ne penses pas ? » Elle se retourna vers le jeune garçon et fut surprise en le voyant sourire.

Rayn avait le sourire facile, mais c’était bien la première fois qu’elle vit. Elle eut un léger rire qu’elle tenta de camoufler avec sa main. « Et bien tu vois, Boy, tu es beaucoup plus mignon quand tu souris. » Lentement elle posa son doigt sur sa joue avant de le retirer. « Fais ça plus souvent. »

Le serveur arriva et déposa les précieuses boissons. La blonde se régala avec la sienne, sentant l’alcool lui réchauffer le corps de part et d’autres. Alors qu’elle avalait une gorgé, ses yeux se posèrent sur le cadet et doucement, Rayn déposa sa tasse et la serra de ses deux mains, les réchauffant. « Tu dois vraiment beaucoup aimer la pluie n’est-ce pas ? » … La pluie. Rain. Rayn. Son esprit dériva quelque seconde envers l’homme qui l’avait baptisé en son âme et conscience. « Je suppose que lui aussi … » Peut-être que finalement, ce vieux grincheux lui manquait ? Avait-elle envie de le revoir après tous ces mois ?

C’était mal. Elle avait tissé des liens et était en train d’en tisser avec cet enfant. Elle le regarda longuement avant de poser sa tête dans le creux de sa main. « Dis moi Will, pourquoi étais-tu dehors ? » Elle lui offrit une pichenette. « Si tu réponds à mes questions, je répondrai au mienne … Et uniquement si tu abandonnes ce ridicule vouvoiement. » Elle n’était pas assez vieille pour être appelé vous par une désormais connaissance.






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mar 16 Sep - 22:06
Je rougis. Non, je ne suis pas mignon. Je ne suis rien. Pourtant, ses mots me réchauffent le cœur. Je suis incapable de sourire plus souvent. Je voudrais lui expliquer, mais je ne peux pas. Je n'en ai pas le droit. Pourtant j'aimerais tellement me confier à quelqu'un. Quelqu'un qui me comprendrait. Les seuls qui pourrait m'apporter leur aide, c'est ma « famille ». Mais tous semblent fous. Ou torturés. Et je ne veux pas leur parler. Je ne me sens pas bien avec eux. Alors qu' avec elle, il y a quelque chose, sans que je ne le comprenne vraiment. Mais, non, je ne peux décidément pas. En plus, ce serait la condamner à mort, et je ne veux pas.
Ma boisson arrive. Je l'attrape et plonge mes lèvres dans le liquide sucré, sans même attendre qu'il refroidisse. Il est moins bon que celui que j'avais chez moi. Mais je l'apprécie quand même. Le goût réveille en moi une myriade de souvenirs qui me font l'effet d'un coup de poings. Je venais souvent ici, car mon papa travaillait pas loin. Je reprends le contrôle de mes émotions et bloque ces souvenirs. Juste à temps pour entendre Rayn me parler.
Aimer la pluie ? Plus que tout. Mais je n'ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens. Et puis, je vais passer pour un fou si je lui parle de cela. Pourtant, je suis curieux de voir sa réaction si je le faisais. Elle murmure, mais je devine de suite que ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Elle a été happée par l'un de ses souvenirs elle aussi.
Cependant, elle revient vite vers moi. Et me fixe intensément. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire. Je reprends donc une gorgée de chocolat. Grand dieu que c'est bon.
Finalement, elle pose une nouvelle question. Je suis persuadé qu'elle lui brûlait les lèvres. Que je lui pose des questions ? Je n'en ai aucune. Je ne veux pas savoir qui elle est. Non. Ce n'est pas ça. Il est mieux pour elle que je ne m’intéresse pas à sa personne. Car plus j'en saurais sur sa vie, plus je voudrais lui montrer à quel point elle est pathétique. Arechi se tend à cette idée. Une multitude de questions me viennent à l'esprit, par sa faute. Il veut lui faire du mal. Nouvelle raison de le haïr.

« Je veux bien répondre à vos... à tes questions. Mais à laquelle, car vo.. tu m'en as posé plusieurs. »

Je la vois faire la moue, et ne peux retenir mon rire. Il n'est pas très fort, mais il est franc.

« Je me moquais de toi. Oui, j'aime beaucoup la pluie. Elle est source de pureté.
Si je suis sorti, c'était pour acheter un livre. Et puisque je ne sais pas lequel exactement, j'avais prévu de me promener dans les rayons d'une librairie, de laisser son odeur m'enivrer et finalement d'en prendre un au hasard. »


Ma réponse semble lui convenir. Je ne lui dis pas toute la vérité. A quoi cela lui avancerait de savoir que je passe mes journées recroquevillé dans un coin à pleurer sur le sort de l'humanité et que j'ai enfin trouvé quelque chose d'autre à faire, même si ce répit ne sera que de courte durée. Je bois une nouvelle gorgée, et cherche une question à lui poser.

«  Rayn n'est pas ton véritable prénom, n'est ce pas. » Elle se tend de l'autre côté de la table.
«  Je ne veux pas connaître le nom que t'as donné tes parents. Je ne veux pas non plus savoir pourquoi tu en as changé, ce ne sont pas mes affaires. Je veux juste savoir, pourquoi Rayn ? Toi aussi tu aimes la pluie ? Ou c'est un pur hasard. »

Au fond de mon âme, le Souvenir est hors de lui. Tu es mauvais petit homme. Ce n'est pas comme ça que tu réussiras à la torturer. Tu es indigne d'être mon hôte. Une deuxième conversation se créer, mais elle est silencieuse cette fois ci. Tu penses vraiment que j'ai choisi ?

Je suis fière de moi. J'ai réussi à me rebeller contre mon parasite, agissant contre son gré. Mais je redoute sa contre attaque.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Jeu 18 Sep - 11:47

Dans sa nature de bookwoman, Rayn faisait partie de ces femmes que l’on pouvait considérer comme pétillante de curiosité. Et, malgré une éducation qui l’avait poussé à connaitre de très grand classique, la demoiselle se permettait de se dérober aux règles du « beau » que tout le monde admirait tant dans cette fin XIXème. Ne pas aimer Balzac, c’était un peu comme ne pas aimer Delacroix. Tout simplement impensable. Mais c’était justement parce que Rayn se trouvait hors du temps, seule observatrice, qu’elle se permettait ces écarts de goûts. Après tout, en tant que membre du clan bookmen, il était de son devoir de recueillir le plus d’information possible. Pour le moment, sa curiosité avait jeté son dévolu sur ce jeune garçon, le petit pleurnichard rougissant aimant la pluie, et le dévorer jusqu’à ce qu’elle sache tout ce qu’il y a à savoir, rognant jusqu’à la moelle la moindre partielle d’information. Il était rare qu’un individu attire autant d’intérêt pour un bookman, surtout quand celui-ci s’éloignait de sa mission. Est-ce qu’au fond, Rayn ne trouvait pas cela étrange qu’alors que ses pas qui suivaient la trace du clan Noé la conduisirent vers cet enfant tout à fait hors norme, différent des autres ? En vingt-et-un ans, la blonde avait vu bien des « morveux » chouinant dès que papa et maman avaient le dos tourné pour un peu d’attention. Et pourtant, le garçon en face d’elle n’en faisait pas parti, indubitablement.

Rayn était satisfaite alors que ses lèvres trempaient à nouveau dans le liquide amer, fort et chaud. William semblait apprécier le chocolat autant qu’elle. C’était une vraie malédiction que cette si douce friandise soit un produit si cher, bien qu’il commence à devenir de plus en plus populaire. Un enfant avec les papilles qui s’émoustillent était toujours de meilleur humeur et plus apte à coopérer qu’un enfant grognon. « Je veux bien répondre à vos … à tes questions. Mais à laquelle, car vo… tu m’en as posé plusieurs. » Rayn eut un légèrement pouffement de rire qu’elle tenta de cacher derrière sa main. C’était adorable à voir.

Ce garçon était adorable ! Bien différent du garçon qu’elle rencontra plus tard en France …

Son rire la ravie aussi. Léger mais bien présent. Elle-même était une enfant qui aimait rire, quand elle n’était pas en train de râler sur un point x ou y. Et il l’écouta … La pluie source de pureté, c’est ça ? Un sourire se dessinait sur mon visage alors que je l’écoutais patiemment, le visage dans le creux de ma main et mes jambes croisées. Rayn voyait plutôt la pluie comme englobant le monde, ne faillant jamais à sa mission et disparaissant dès que son travail est terminé. La pureté. Oui, la pluie nettoyait tout sur son passage, absolument tout … Nettoyant la terre comme fit le grand Déluge et emportant avec elle tous les maux de la terre. Enfin, pour elle c’était surtout un cauchemar pour ses cheveux et le merveilleux jeu qu’était celui de sauter dans les flaques et de « valser » sous la pluie. Et puis « Si je suis sorti, c’était pour acheter un livre » Oh. Un lettré. Rayn laissa échapper un petit sourire géné. Si sa culture littéraire était phénoménale, il n’en restait pas moins qu’elle préférait les livres dont les romances étaient exagérées.

Après tout, un bookman n’a pas le droit de toucher à la mort, alors il faut bien compenser.

Elle l’écouta encore avant de reprendre une gorgé. « Quand la pluie se sera un peu calmé nous passerons par cette Librairie alors. » elle le désigna soudainement avec sa cuillère, tout en haussant un sourcil. « Mais tu es encore trop vieux pour dénigrer les joies de l’enfance ! Donc tu te prendras aussi un jouet. » que l’on ne payera pas. Mais elle n’était pas obligée de le préciser.

Mais William réussi à s’attirer à nouveau les soupçons de la bookwoman à l’instant même où il rouvrit la bouche. « Rayn n’est pas ton véritable prénom, n’est-ce pas. » Une affirmation. Pas une question, une affirmation. Elle dut l’admettre, la bookwoman de son niveau eut un léger reflexe de surprise avant de se détendre. « Je ne veux pas connaître le nom que t’as donné tes parents. Je ne veux pas non plus savoir pourquoi tu en as changé, ce ne sont pas mes affaires. Je veux juste savoir, pourquoi Rayn ? » Rayn. Rayn le fixa un temps, le laissant terminé, l’interrogeant sur la pluie.

Caroll était en quelque sorte décédée. Elle n’existait plus et n’avait plus à exister. A chaque nom, une nouvelle personne apparaissait. Il était vrai que la question était surprenante … Le petit William gardait son allure de noble et était terriblement perspicace. La blonde ferma les yeux un moment, un vague sourire aux lèvres. Comment lui expliquer que ce n’était pas « nouveau nom » pour Caroll. Mais bien une nouvelle identité. Même si l’âme restait la même, la complexité du bookman faisait qu’en changeant de nom, les bookmen renonçaient totalement à leur ancienne vie. De ce fait, non Rayn n’était pas le prénom initial de ce corps, mais oui, elle était Rayn. Elle avait déjà renoncé à énormément de vies. Elle entre ouvrit les yeux. Il voulait une réponse.

Elle allait lui en offrir une.

« Tu as l’œil. Il faut dit qui de sensé appellerai son enfant Rayn. » un petit tacle pour son mentor, un tout petit. « Pour autant, je ne l’ai pas choisi. Je m’appelle Rayn car quelqu’un a décidé de me nommer ainsi. Cela n’a rien à voir avec une affection quelconque avec la pluie. Tout du moins, dans mon cas … Peut-être que cette personne, elle, aime la pluie. » Elle termina son verre, l’alcool lui brulait la gorge mais elle adorait cette sensation. Elle reposa sa tasse un peu brutalement en reprenant son souffle avant de sourire. « Mais la pluie est avant tout passagère. »

Elle leva le doigt, son visage sérieux. Les yeux des hommes sont le reflet de l’âme. Les yeux des bookmen se doivent d’être des miroirs parfaits, de refléter le regarde l’autre. « Je suppose que l’on peut considérer que c’est à mon tour de te poser une question, Boy. »

Et sa question, elle l’avait. Depuis le début. « Parles moi de ton tuteur. » puis elle reprit un air joueur et agita le doigt. « Attention, grande sœur peut deviner quand tu mens ! »
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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mer 24 Sep - 13:55
Elle me propose de m'accompagner à la librairie. Si ça peut lui faire plaisir. La pauvre va devoir attendre des heures. Mais je l'ai prévenue. Elle tient aussi à ce que je m’achète un jouet. Mais enfin, je suis grand ! Et puis, je ne peux pas accepter tout ce qu'elle me propose. Ce serait me servir d'elle, rappelant ainsi que je suis profondément humain. Je crois que … Non, ce ne serait pas raisonnable ! Mais je crois que Edgar ne serait pas contre un compagnon. D'ailleurs, je me demande si je l'ai pris avec moi. Je jette un coup d’œil à mon sac. Je n'ai pas l'impression. Edgar. Mon plus fidèle ami. Le dernier. Il fait partie des quelques affaires que j'ai sauvées du feu ce soir là. On verra bien le moment venu si quelque chose me plaît, si je trouve un digne partenaire pour mon confident.
Mais il faudra que je rende la pareille à Rayn. Je refuse d'être comme tous les autres. Je refuse de n'être qu'une sangsue de plus. Je pourrais lui acheter un livre. Je me demande quels genres d’œuvres elle aime ?

Ses mots qui suivent me glacent. Sous couvert de paroles chaleureuses et amicales, elle me pose LA question. Echec et mat . J'ai trouvé cela divertissant. Mais j'ai perdu. Je suis coincé. Je me suis engagé à y répondre. Je me suis fait avoir comme un débutant. Si mon esprit s'agite, je n'en montre rien. En bon petit noble que je suis, je cache tout de mes sentiments. Si mon trouble peut se lire sur mon visage, c'est fini. Je luis souris, mais suis plus froid. Ne pas lui mentir. Je n'en avais nullement l'intention. Elle veut une réponse ? Elle en aura une.

« Mon tuteur ? Il est très étrange tu sais. Il n'a qu'un seul but, c'est détruire l'humanité... »

C'est la raison pour laquelle je le suis. Je le trouve débile, je n'aime pas la « famille » qu'il m'impose, je n'aime pas ses manières qui sont loin d'être celles d'un gentleman, mais son but n'est que le chaos, et j'aime cette idée. Il n'y a rien de mieux que le néant. L'homme est sa propre maladie. Et il est trop stupide pour s'en rendre compte. Elle me dévisage. Il est vrai que j'ai suspendu ma phrase, absorbé par mes pensées.

« … Il ne faut pas le croire. Et il ne faut pas lui en vouloir, il est à moitié fou. »

Ça aussi, j'en suis convaincu. Le comte a perdu la raison depuis des années déjà. Il suffit de le voir fondre en larmes ou rire sans aucune explication pour le savoir. Et pourtant, je ne l'ai vu que deux fois. La première lorsqu'il est venu me chercher, la seconde quand il m'a envoyé en Afrique. Arechi rit. Je crois que lui non plus n'aime pas le Prince.

Une personne rentre dans le café. Un courant d'air chargé d'humidité se faufile dans la pièce et me fait frissonner. Je regarde ma tasse, vide.

« Garçon ! Nous reprendrons la même chose, s'il vous plaît. Je t'offre à mon tour une boisson, Rayn. »

J'observe le nouveau venu, le dévisage presque. Ses yeux, sa barbe, ses manières. Il me semble familier. Je sens ma sueur se glacer dans mon dos. Non, je ne le connais pas. Si je suis sur mes gardes, et c'est pour deux raisons. Tout d'abord, je viens de dire du mal du Comte, et je sais pertinemment qu'il le saura. Je ne sais pas comment, mais il le saura. Il nous surveille, j'en suis convaincu. Il n'aime pas que sa « famille » parte trop loin. La deuxième raison, c'est que je suis censé être mort. Et je n'aimerais pas être reconnu. Il est vrai que je n'ai rien à voir avec l'enfant que j'étais, mais je dois quand même rester vigilant.

Le serveur nous apporte nos boissons. Je le remercie, puis jette un coup d’œil par la fenêtre. La pluie continue de tomber. Et le vent s'en est mêlé. La foule court dans tous les sens, cherchant un abris, affolée, pathétique. Je crois que je vais acheter plusieurs livres, afin de ne plus sortir de ma chambre. Je me demande si je peux aussi trouver quelques partitions. J'ai l'impression qu'il y a des mois que je n'ai plus touché un piano, et son contact mon manque.
Je reporte mon attention sur Rayn. Elle ne me lâche pas des yeux, patiente. Il faut que je trouve une deuxième question. Cherchons.

« Pourquoi t’intéresses tu autant à mon tuteur ? Et attention, mon aussi je saurai si tu mens, grande sœur.  »

La partie reprend.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Ven 26 Sep - 0:50

Jouer était une chose qu’un bookman savait faire à merveille. C’était comme une seconde nature pour eux … Il développait avec une grande facilité tout l’éventail du terme jeu. Et petit à petit, Rayn commençait à retrouver son rôle d’historienne, d’enregistreuse ... Le jeu avait été long et la blonde avait pris énormément de plaisir à jouer au chat et à la souris avec ce jeune garçon qu’elle trouvait véritablement attachant. La blonde avait parlé, amené la souris là où elle aurait dut se trouver, lentement, doucement. Les bookmen possèdent plusieurs visages. Qui aurait cru que Rayn serait obligé d’être naturel pour obtenir les informations qu’elle désirait ? Cet enfant la captivait. Il savait. Il comprenait. Il cachait quelque chose. William était intriguant. Elle sait qu’elle l’a désarmée mais son visage ne montre presque rien. Et puis il sourit. Rayn lui rend, son menton appuyé sur le dos de sa main. Et elle attend, patiente. Son sourire est froid, est-il vexé ? Rayn s’excusera en lui dérobant deux livres. Elle observait son visage, les muscles de ses mâchoires.

Elle se délecta de la réponse. « Mon tuteur ? » Cette simple phrase éveilla tous ses sens. Elle était une enfant, la prédatrice se délectant en observant sa proie. Le chat blond s’apprêtant à déguster son met le plus délicieux. « Il est très étrange tu sais. » Oh elle n’en doutait pas une seconde au vu du peu qu’elle en avait entendu parler. « Il n’a qu’un seul but, c’est détruire l’humanité … »

Cette simple phrase eut l’effet du bombe au sein de la bookwoman, bien qu’extérieurement elle ne laissa rien paraitre si ce n’est un sourire satisfait. Détruire l’humanité. Détruire l’humanité. Elle ne connaissait pas beaucoup d’hommes du grand monde ayant ce genre de fantasme décadent. Etait-ce donc ça, cette sensation depuis qu’elle l’avait rencontré ? Celui de toucher enfin au but, de le frôler du bout des doigts ?

Sa langue passa doucement sur ses lèvres, recueillant par la même occasion l’alcool. Peut-être était-ce le gout de l’ivresse qui lui offrait cette impression ? Néanmoins, Rayn avait l’impression de toucher enfin au but. Cet enfant était tellement cruel de laisser sa phrase ainsi en suspens.

« Il ne faut pas le croire. Et il ne faut pas lui en vouloir, il est à moitié fou. » Et toi, de quel côté te portes tu ? Rayn était une bookwoman, par sa nature, elle avait vu la bêtise de l’homme plus que n’importe quel individu lambda en une seule vie. L’histoire et l’observation étaient son quotidien. Alors qu’un courant d’air fait frissonner l’enfant, la blonde ne réagit pas, bien trop perdu à l’observer. Comme si le monde extérieur ne comptait plus. Et pourtant, son cerveau réfléchissait à deux cent à l’heure, mémorisant tout ce qu’il y avait à savoir. Tentant de mettre en relation des faits et les mots de William. Elle ne réalisa pas non plus que son jeune invité venait d’appeler le garçon pour être resservi.

Un petit sourire en coin fit son apparition. Il agissait déjà comme un adulte qui prenait part aux responsabilités alors qu’il n’était qu’un enfant. Elle ne quitta pas du regard, observant ses réactions face au nouvel arrivant. Décidément ce garçon avait quelque chose à cacher. Et plus que tout il venait d’inviter une femme de vingt-cinq ans à boire un verre … Elle en pouffa de rire, légèrement bien entendu, elle ne voulait pas être expulsé du bâtiment. L’enfant reste sur ses gardes, vérifie. Si Rayn connaissait la raison de ces agissements, la blonde lui aurait susurré à l’oreille, doucement, calmement, pour le rassurer que oui, un être tel que le Comte Millénaire devait certainement avoir des yeux partout dans le monde au travers de ses précieuses machines de guerre. Ce fut l’un des derniers avertissements d’Elias et elle le retenait.

Une nouvelle tasse de thé et d’alcool apparait devant la blonde et, sans remercier le serveur, elle reprend une gorgée. Elle attendait. Elle attendait que la parte reprenne tout simplement. Et il ne fit pas attendre plus longtemps. « Pourquoi t’intéresses-tu autant à mon tuteur ? Et attention, moi aussi je saurai si tu mens, grande sœur. »

Rayn met sa main devant sa bouche et retient un petit rire. C’était un coup finement joué de lui renvoyer son « grande sœur » au visage. Néanmoins le jeu étant le jeu, la blonde se devait de répondre. Et puis après tout, s’il était ce à quoi elle commençait à douter, il n’y avait rien de mal à se distraire. La vie pouvait être étonnement longue quand on s’ennuyait.

Elle garda un temps de pause, buvant calmement sa boisson. Lentement, la chaleur de l’alcool réchauffait son être, lui faisant légèrement rougir les joues. Un cocon doux et chaleureux l’entouraient, le mauvais temps ne l’atteignait déjà plus. Rayn ouvrit les yeux et fixa le garçon lentement. « Je suis … Comment dire. » Elle posa son doigt sur son menton et fit semblant de réfléchir, son sourire toujours présent. Elle savait pertinemment comment se présenter. « Je suis une sorte de conteuse. Je cherche des choses, je les regarde et après je narre des histoires. » Elle s’amusa à faire bouger sa cuillère comme le maestro bouge sa baguette.

« Et pour dire vrai, pour l’instant, j’ignore si tu es un petit chaperon rouge ou un méchant petit loup caché derrière un très beau déguisement. » Elle fit la moue. « Grande sœur n’aime pas être indécise ! » puis elle se pencha en avant et lui fit une pichenette sur le nez. « Mais ne t’inquiète pas … »

Son visage se transforma, devenant sérieux, son sourire beaucoup plus joueur. « Avec moi, les secrets sont si bien gardé que même la torture ne me ferait pas céder. » Car tel était le devoir du bookman. « Et puis on ira quand même à la librairie ! »






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mar 30 Sep - 15:43
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Si elle continue de me mettre des pichenettes à tout va, mon nez va finir par être tout rouge.  Mais je n'y prête une attention que passagère. Je reste bloqué sur ses mots. Raconter des histoire, je ne savais pas que c'était un métier. Ce doit être une façon cachée de me dire qu'elle raconte l' Histoire. Étrangement, je trouve que ce métier lui convient parfaitement. Cela explique sa curiosité pour moi. J'aimerais beaucoup faire un tel métier. J'ai toujours aimé le savoir. Avant, je dévorais les livres, quelques soient les sujets. La suite de ses mots me fait l'effet d'un électrochoc. Elle a compris. Elle sait que je suis un Noé. Et sa comparaison me révèle qui je suis vraiment.

 «  Je suis le petit chaperon rouge servant de masque au grand méchant loup. »

Je ne me rends pas compte que je prononce ces mots à voix haute. C'est exactement ce que je suis. Je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit. J'étais le parfait personnage de conte. Et voilà qu'un jour cette méchante créature, ce Souvenir, est venue taper à ma porte. Et depuis, il n'est pas parti. Il est toujours là. Tapi dans mon ombre. Mais je lui suis reconnaissant. Grâce à lui, je vois le monde tel qu'il est réellement, dans toute sa laideur et sa noirceur.

Dehors la pluie semble avoir cessé. Dommage, pour une fois que le monde m'offrait quelque chose de beau et d'agréable. Mais je suis quand même soulagé. Nous allons pouvoir sortir. Je n'aime pas être enfermé. Rectification. Je n'aime pas être enfermé avec des gens.
Je paie nos consommations et l'invite à sortir. Elle se retient de rire. Pourquoi ? Suis je aussi ridicule ? Ou alors ce sont mes manières de petit Lord qui l'amusent ? Ce doit être cela oui. Je la comprends, un enfant qui agit de la sorte, payant les consommations, agissant comme un adulte, ce doit être drôle. Elle est jolie quand elle rigole. Je ne comprends pas pourquoi elle est seule. Elle est belle, intelligente, intéressante et grandement cultivée. Bah, tout cela ne me regarde pas. Mais je veux savoir, un petit peu.
Lorsque nous sortons du café, je suis à nouveau pris de malaises. Les gens sont de retour. Et avec eux, les odeurs suffocantes, les couleurs aveuglantes et les paroles blessantes. Je chancelle, mais retrouve vite l'équilibre. Rayn me regarde, inquiète.

 « Tout va bien, ne t'inquiète pas. Je n'ai pas été au contact de la foule depuis longtemps. Par conséquent, je vis sa présence comme une agression permanente. Mais je vais bien.»

Il est évident que je mens. Une migraine me prend, tirant mes traits. J'ai du mal à rester debout. Je respire profondément. Je ne peux rien y faire, seul le temps fera passer mon mal. Une larme, tout à fait justifiée coule le long de ma joue.
Finalement, redevenant un enfant, faible et souffrant, je tends ma main à Rayn, espérant qu'elle la saisisse.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mar 30 Sep - 18:19

Rayn était une forme de grand méchant de conte. Bien entendu, elle n’avait pas de crocs acérés, du sang sur les mains, mais elle avait sa petite fierté de méchantes. Rayn était un renard habillé de rouge, son but était de manipuler les esprits pour obtenir ce qu’elle désirait, en bon bookwoman qu’elle était. Ils marchaient entre les cadavres de l’histoire, les ignorants, ne tendant pas la main. Ils étaient des renards sans pitié, des hiboux en soif de connaissances. Ils étaient des machines de l’histoire. Peut-être que finalement, le clan bookmen était le plus inhumains, oubliant leur essence même et développant un dégout pour cette race qui se trouve être la leur. Mais Rayn était une mauvaise bookwoman. Elle cédait. Elle cédait beaucoup trop facilement à la tentation, comme en Suisse où tout cela n’aurait jamais dû apparaitre. Mais Rayn chassa ses souvenirs de sa tête, rien ne c’était passé là bas. Rien ne devait s’être passé. Absolument rien. Son attention se reposa sur l’enfant en face d’elle. Adorable, la bouille ronde. Tout ce qui faisait un enfant. Cet enfant qui lui livrait le monde sur un plateau en or. Cet enfant qi se figea soudainement, tendu, avant de libérer ce qu’elle avait toujours voulu savoir. « Je suis le petit chaperon rouge servant de masque au grand méchant loup. »

La blonde ne retint pas son sourire. Enfin, elle les avait trouvés. Elle n’était plus sur une piste sans fin. Maintenant elle savait, elle se détendit et sourit gentiment. « C’est une bonne chose pour moi. Tu sais ce qu’est un Bookman ? C’est quelque chose de très intéressant. » Terriblement intéressant, surtout pour elle. Ce n’était que le début mais maintenant, la blonde avait véritablement l’impression de commencer sa quête. Son travail. « Je suis là pour écrire l’Histoire. Je m’occupe de la guerre Sainte, mais de votre point de vue. J’observe avec une parfaite neutralité. Donc s’il te plait mon William, aide moi dans mon travail. D’accord ? » C’était une requête demandé en souriant, penchant légèrement la tête.

Elle n’était pas l’ennemi du Comte. Mais Alexander l’était lui. Elle chasse cette idée de la main.

Rayn n’entend plus la pluie tomber sur la ville de Londres. C’est fini, au même titre que son coup de maitre, c’était la fin. La pluie avait accompagnée, bercée leur discussion et maintenant il était temps de tenir des promesses. Une librairie et un magasin de jouets. La blonde eut un petit rire en voyant l’enfant payer pour elle, véritablement typiquement anglais. Agir en véritable noble, alors qu’en Suisse elle rencontra un homme qui rejetait cette éducation, c’était véritablement quelque chose d’unique. Ce monde était rempli d’êtres uniques. La blonde se demanda si son exorciste était similaire à William quand il était plus jeune. Puis nous sortons, l’air humide agressa Rayn qui soupira. Ses cheveux n’allaient véritablement pas apprécier tout ça. Ses soucis capillaires disparurent soudainement quand elle vit son cadet chanceler avant de retrouver son équilibre. Etait-ce du à sa nature de Noé ?

Il lui expliqua que tout allait bien. Qu’il n’avait plus le contact de la foule. Depuis combien de temps n’était-il pas sortie de chez lui ? Alors qu’elle, elle passait vie dehors, entouré de gens. Mais aux yeux de bookwoman, ce n’était qu’un odieux mensonge. Une larme reprit et timidement, elle vit une main se tendre vers elle. Et c’est avec toute la douceur dont elle était possible qu’elle la pris et la serra. « Tu n’as plus besoin de me mentir. Tu peux tout me dire. Je ne suis pas ton ennemie, d’accord ? » Elle n’était pas non plus son alliée, mais elle ne pouvait s’empêcher de le trouver adorable. Elle était faible face aux enfants. Elle avança doucement, gardant sa main dans la sienne.

Elle se demanda comment l’extérieur les voyait. Un fils et sa mère ? Une sœur et son frère ? Elle n’en avait aucune idée. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle tenait une main d’un enfant et lui prodiguait de la chaleur. « Je serai là maintenant. »






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Jeu 2 Oct - 23:08
Sa main est douce et chaude. La mienne en revanche est froide comme celle d'un mort. Et c'est vrai. D'un certaine façon, je suis mort ce soir là, pour renaître de mes cendres tel le phénix. Mais alors que le phénix renaît aussi beau et lumineux, je suis resté entaché de ces cendres.
Nous avançons dans les rues de Londres, silencieux. Je me demande à quoi elle peut penser. Pour ma part, je réfléchis à ses paroles. Elle m'affirme qu'elle sera toujours là. Mais je sais que c'est faux. C'est le plus ignoble des mensonges. Une fois que nous aurons fait nos achats, nous nous quitterons. Je retournerai à l'Arche broyer du noir. Elle partira à travers le monde pour trouver de nouvelles histoires à raconter. Je lui en veux de me mentir. Et en même temps, ses paroles m'ont fait plaisir. Et une partie de moi aimerais les croire. J'aimerais croire que nous nous reverrons, qu'elle sera une véritable grande sœur comme elle l'affirme. Mais c'est faux. Si je ressens une once de colère elle est rapidement remplacée par cette mélancolie si particulière. Non. Ce n'est pas de la mélancolie. Celle ci est une forme de tristesse sans raison particulière, ce qui la rend encore plus dur à vivre. Alors que je sais très bien ce qui me chagrine. Je ne veux pas la quitter. Je ne veux pas rentrer à l'Arche. Je veux fuir. Fuir cette guerre et le Comte. Mais ce serait vain. Il ne lui faudrait même pas quelques secondes pour le retrouver. Et je ne veux pas encourir le risque d'être puni. Et encore moins celui d'être connu comme un traître. Je suis lâche. Mon Souvenir s'est trompé.
Et puis, si je fuyais, où irais-je ? J'ai mis le feu à ma maison. Je suis officiellement mort. J'ai bien un oncle, Charles, mais je ne sais pas où il se trouve, ni ce qu'il est devenu. Et je ne pourrais pas retourner le voir comme s'il ne se serait rien passé. Je ne peux pas le mettre en danger. Et surtout, je ne serai qu'un fardeau. Je ne sais pas vivre avec les autres. Ma compagne la plus fidèle s'avère être la solitude.

Je ne regarde pas où nous allons, lui faisant confiance. Si elle me parle, je ne l'entends pas. Je suis bien trop perturbé par toutes ces idées. Je me prends les pieds dans quelque chose et trébuche. Mais comme elle me l'avait promis, elle est là pour me rattraper. Je suis profondément ému, alors que la situation est tout ce qu'il y a de plus banal. J'ai envie de la prendre dans mes bras, mais suis trop timide pour le faire. Après tout, nous ne nous connaissons que depuis quelques heures même pas. Et puis, j'ai comme l'impression d'être épié. Je refuse qu'elle devienne la cible de la colère du Prince. Cet imbécile.

Je lui souris pour la rassurer, et nous reprenons notre chemin. Nous arrivons devant la boutique de jouet, et toute mon inquiétude disparaît. Un nouvel éclat prend place dans mon unique œil valide. J'avais oublié à quel point ce pouvait être beau. Alors qu'il y a peu, je refusais d'envisager l'idée même d'acheter quoi que ce soit, à l'instant présent, je veux absolument tout. Si ce n'est les poupées. Elles sont pour les filles.
Je lâche la main de mon amie et entre en courant dans le magasin. Je parcours les rayons, alerte. Il me faut absolument un compagnon pour Edgar. Mais pourquoi pas aussi ce jeu d'échec. Et ce mobile. J'adore cet ours en peluche. Et ce train en bois.
Je me stoppe net. Je l'ai trouvé. Le jouet parfait. C'est une peluche de lapin. Elle est entièrement blanche. Ses yeux sont faits de deux petits boutons noirs, sa truffe est bordées. Ses oreilles sont immenses et retombent mollement de chaque côté de son visage. Au milieu se trouve un petit haut de forme bleu, assortis à un nœud papillons un peut plus bas. Le couturier lui a même donné une veste en queue de pis. C'est lui que je veux. Il ira parfaitement avec Edgar. Je saute sur place devant mon nouvel ami, rempli d'excitation. Je n'ose pas le toucher. Finalement, je me décide et approche mes mains tremblantes du jouet. Lorsque je le saisis, j'ai un choc. Il est encore plus doux que ce à quoi je m'attendais. Je sursaute en entendant la voix de Rayn.

« Il te plait ?
-Oui, merci beaucoup ! »


Cette fois ci, toute gêne a disparu et je lui saute au cou pour lui donner une gros câlin chargé d'amour. Puis je tourne sur moi même en riant, faisant voler le lapin au dessus de moi.
Je dois lui trouver un prénom. Je m'arrête de bouger et réfléchis, serrant mon petit compagnon contre mon cœur. Il est déjà tout chaud. C'est certain, c'est lui qu'il me faut. Mais je n'ai aucune idée de prénom. Pour Edgar, je l'avais nommé ainsi pour l’écrivain Edgar Allan Poe. Je pourrais donc l'appeler Allan. Non, j'ai une meilleure idée. Je vais l'appeler Rayn. Mais je veux que ce soit un garçon. Je sais !
Je me retourne vers la jeune femme.

«  Excuse moi. Heu... enfin.... comment s'appelle celui qui t'a rebaptisée ? »

Je fixe mes pieds, sentant mes joues en feu.

« Grincheux. »

Je ris devant sa réponse. D'accord. Grumpy sera parfait. C'est même très mignon. Et ça va très bien avec Edgard.

«  Bienvenue Grumpy. »

J'ai l'impression que mon cœur va exploser devant tant de bonheur.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Ven 3 Oct - 20:47

Minuscule. C’était une minuscule petite main qu’elle tenait dans la sienne. Rayn réalisa que William était un peu petit pour ses douze ans, une petite main froide qu’elle tenta tant bien que mal de réchauffer avec la sienne. Cette main aussi froide que Londres elle-même. La blonde ne dit plus rien, elle avance seulement … Elle sent que l’enfant ne l’a pas cru mais il y avait du vrai dans ses paroles. Son travail était d’observer les siens, elle ne serait donc jamais véritablement loin. Il lui suffisait juste de la trouver et elle serait là pour l’écouter, enregistrer, le cajoler. Rayn serait proche, toujours très proche, jusqu’à la victoire d’un des deux camps. A cet instant, Alexander n’était qu’un soldat dans cette guerre, un soldat qu’elle ne verrait jamais, plus jamais. Qu’elle n’observerait pas, ses yeux rivés sur le dos des Noé, analysant et observant, enregistrant … Comme la bookwoman qu’elle aurait dut être. La blonde se sentie soudainement soulagé d’avoir choisi cette aspect de la guerre, comme si son instinct l’avait préservé d’une énième souffrance inutile.

Le garçon semblait perdu, triste. Doucement Rayn pose son regard sur le sien avant de se mettre à serrer sa main doucement, plus fortement en lui offrant un sourire chaleureux. Ils avaient le choix, une librairie ou un magasin de jouets. La blonde valorisa les jouets, cet enfant avait grand besoin de retrouver le sourire et il n’y avait rien de mieux qu’une multitude de jouets, véritable paradis de l’enfance pour se faire. Manquant de trébucher, Rayn le rattrape de justesse et s’abaisse légèrement en lui offrant un sourire rassurant « Et bien Will, fais attention. Je n’ai pas du tout envie que tu te fasses mal. » Et c’était vrai, le but étant bien entendu de faire sourire William et non pas de le voir se remettre à pleurer. La femme qu’était Rayn ne supportait pas voir les enfants pleurer, c’était un fait. Nice détestait ça, Leah … Toutes. Les enfants étaient quelques choses de sacrés qu’elle n’aimait pas voir touché. Il lui sourit, la blonde lui rendit.

Et enfin, le magasin de jouets des souvenirs de Rayn réapparait, coloré, brillant et lumineux. Comme dans ses souvenirs, la vitrine offre un autre monde de l’autre côté, un véritable paradis. Sur une chaise, dans la vitrine, une jolie dame de porcelaine. L’une de celle que Caroll adorait tant. Un sourire tendre se fendit sur son visage, les poupées étaient encore plus belles qu’auparavant. La blonde se régalait de la vue. Comme une douce friandise qui fondait sur sa langue. Rapidement, Rayn ouvrit la porte du magasin faisant retentir la cloche, un vieil homme à la moustache touffue et au visage bienveillants accueilli les nouveaux venus. Rayn salua d’un geste de la tête alors que le plus jeune était déjà partie en exploration de ce lieu fabuleux.

Le vieil homme fixa l’enfant avec un regard doux et tendre. C’était une sorte d’ode à la jeunesse qui se passait sous ses yeux. Rayn remercia le ciel qu’il existe en ces lieux des havres de paix tel que celui-ci. William semblait revivre, observant, se délectant des peluches et autres jouets. Quand il se stoppa soudainement devant un lapin en peluche blanc qu’il observa avec les mêmes yeux qu’un enfant de 12 ans devrait avoir. Quand il se saisie de l’objet de son observation, la blonde ne put s’empêcher un petit rire attendri. Lentement, elle s’approcha et se pencha à sa hauteur pour regarder le lapin. « Il te plait ? » C’était une question rhétorique, l’amour de l’enfant se sentait dans son œil visible. «Oui, merci beaucoup ! » Et il lui saura au cou, la serrant, lui offrant une étreinte qu’elle lui rendit en souriant. Il était adorable. Puis William se mit à tourner sur lui-même en jouant avec son nouvel ami, son nouvel animal en peluche. Le marchand me fit un sourire entendu avant d’aller préparer la caisse. La blonde, elle, sorti son porte-monnaie de sa poche et se prépara à payer quand la petite voix de William attira son attention. «Excuse-moi. Heu … enfin … comment s’appelle celui qui t’a rebaptisé ? »

Rayn fut quelque peu surprise et réfléchit quelque instant. Ce n’était tout simplement pas envisageable qu’elle lui donne le nom actuel d’Elias, et lui-même changerait de nom au bout de quelque temps. Et le décrire comme le vieil ours mal léché qu’il était n’était pas non plus quelque chose à dire à un enfant de douze ans d’origine aristocratique. Elle opta donc pour quelque chose qui le caractérisait tout autant. Avec un sourire en coin et un froncement de nez, la blonde lui offrit une réponse « Grincheux. »

Et c’était là le nom qui lui allait le mieux et de loin ! Elias ? Non, il aurait dut se nommer Grincheux. Ou grumpy comme s’amusait à nommer l’enfant son lapin. Pauvre gosse, il ignorait avec quel handicap ce petit lapin partait dans la vie. Rayn ri légèrement avant d’aller payer le lapin – qui sait, ce gamin aurait pu soudainement avoir envie de payer aussi le lapin et ça, Rayn ne pouvait l’accepter. Puis elle lui reprit la main doucement mais certainement en faisant un signe de la main au marchant. « Maintenant, on va aller faire un tour dans une librairie comme convenu. » Et pendant que lui choisirait un ouvrage – de son age, elle l’espérait – la bookwoman mettrait tout doucement quelque livre dans son propre sac avant de partir comme si rien n’était. La culture coutait si chère de nos jours. L’atmosphère de la librairie était totalement différente, beaucoup plus sérieuse, studieuse, avec ces nombreux ouvrages poussiéreux. Même le vendeur avait besoin d’être dépoussiéré. « Allez, file trouver ton bonheur encore une fois avec Mister Grumpy. »

Ah ! Elle lui ressortirait quand elle reverrait le vieil ours mal léché.






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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Sam 4 Oct - 13:40
Nous ressortons de la boutique. Je tiens toujours Grumpy contre moi, le serrant fort pour ne pas le faire tomber sur le sol boueux. Je n'ai pas le temps de redevenir morose que déjà nous entrons dans la librairie. La boutique est pleine de poussière, ce qui vient rajouter une odeur à celle déjà envoûtante des vieilles pages jaunies. J'inspire à pleins poumons. J'adore cette odeur. Elle est chargée de promesses. Elle est aussi chargée de souvenir. Je balaie cela de la main et commence à déambuler au travers des rayons.
Je suis beaucoup plus calme que dans la boutique de jouets. Cela n''empêche pas mon regard de pétiller d’intérêt. Je promène mes doigts sur les rayons, caressant les couvertures. Puis je reviens à l'avant de la boutique pour inspecter les nouveautés. Conan Doyle. J'ai l'impression d'avoir déjà entendu ce nom quelque part. Des nouvelles policières ? Bien.
Je continue, posant les livres sur une table se trouvant là. Je les prends plus ou moins au hasard. Soit parce que la couverture me plaît, ou parce que l'auteur est comparé à mes favoris. Je reprends un exemplaire de chaque œuvre de Poe. J'aime vraiment cet homme. J'y ajoute Hamlet de Shakespeare. Au tour des œuvres étrangères. Baudelaire. Il me suffit de quelques lignes pour le trouver passionnant. Le spleen ? Plutôt intéressante comme idée.

Lorsque je vois la taille de la pile formée sur la table, je regrette de ne pas avoir pris un sac. Le commerçant aura bien quelque chose à me proposer. Il faut aussi que je trouve un livre pour Rayn. Je le lui ai promis. Et je tiens toujours mes promesses. Tu m'avais promis de la détruire petit homme. D'accord, je tiens presque toujours mes promesses. Je me demande quelle histoire pourrait lui plaire. Quel auteur fait battre son cœur. J'imagine que voir l'Histoire n'a rien de bien joyeux. Elle ne doit donc sûrement pas lire des œuvres graves telle Richard III.
De plus, c'est une femme. Elle aime donc les romans à l'eau de rose, ou du moins elle y est peut être sensible. Pour autant, je ne la vois pas lire Roméo et Juliette. Il me faut retourner dans les livres étrangers. Je trouverai ce que je veux parmi les écrivains français. Ils sont de loin les meilleurs. Enfin, après Poe et le grand William. Pourquoi pas Zola ? Oula non, c'est loin d'être gai. Hugo ? Non plus. Je vais bien finir par trouver. Il ne faut pas se décourager. Verlaine. Il semble correct. Et sa poésie est élégante. Pourtant, je  n'ai pas le sentiment que cela pourrait lui plaire. Rien ne m'empêche de le prendre pour moi. Il vient donc s'ajouter à la pile. Je sais. J'ai trouvé le livre qui pourrait lui plaire. Les hauts de Hurlevent des sœurs Bronte. C'est une histoire d'amour. Un peu grave certes, mais pas trop non plus pour être ennuyante. J'espère que cela va lui plaire. Je l'ajoute au milieu de la pile, l'air de rien. Elle ne doit pas savoir, c'est une surprise.

Le vieil homme au comptoir écarquille de grands yeux en me voyant. Il est vrai que l'amas de livre est presque aussi grand que moi. J'ai même du poser mon nouveau compagnon pour pouvoir les porter tous. Il ne bouge pas. On croirait qu'il a vu un fantôme. Oh je sais. Il a du me reconnaître. Si je ne venais pas souvent ici quand j'étais enfant, mon père lui le faisait. Et je suis son portrait craché. La panique m'envahit peu à peu, mais je n'en montre rien. Je regarde derrière moi et constate que Rayn est absorbée par quelque chose. Parfait, elle ne doit pas voir ce qu'il va suivre. Je reporte mon attention sur le vendeur, et lui souris, mettant mon index devant ma bouche. Mon sourire est parfaitement faux et fait peur à voir.

«  Sssh. Si vous dîtes quoi que ce soit à qui que ce soit, je vous fais tuer vous et toute votre famille. Est-ce bien clair ? »

j'arbore toujours mon petit masque de gentil petit garçon, mais ma pupille luit d'un éclat malsain. Je prends une jolie petite voix pour lui parler. Il hoche la tête de haut en bas.

«  Très bien, ce sera notre petit secret alors.»

Je prononces ces derniers mots en riant. Je suis un monstre. Le plus ignoble des êtres humains. C'est  parfait puisque je ne suis plus humain. Rayn revient.  La voir me rappelle qui je suis, ou du moins qui j'étais. Mon geste me dégoûte un peu plus. Pourtant, je n'ai pas le choix. On a toujours le choix. Je sais. Mais que puis-je faire d'autre ? Il faut que j'arrête d'y penser. Sinon, elle va se douter de quelque chose. Il faut que je redevienne le mignon petit garçon de la boutique de jouet. Et ce n'est pas aussi compliqué. Il me suffit de revoir la peluche pour être à nouveau émerveillé. Pourtant, c'est émerveillement n'est pas le même. Il est plus …. fade. C'est trop tard. Je suis heureux, mais sous ce bonheur ma mélancolie a repris sa place.


Nous sortons de la boutique. Je porte un sac bien trop lourd pour moi, mais ne me plains pas. Ce serait très mal venu. Dans le ciel, le soleil commence à montrer le bout de son nez, réchauffant doucement le brouillard Londonien. Qu'allons nous faire maintenant ? Notre programme n'allait pas plus loin. Il serait donc légitime de nous quitter. Mais je n'en ai pas très envie. Je veux rester avec elle. Au moins jusque ce soir. Il faut que je trouve quelque chose d'autre à faire. Je regarde alentour. Il n'y a rien. Rien pouvant m'offrir une excuse pour la retenir à mes côtés. Je voudrais lui faire visiter Londres, mais ce serait beaucoup trop risqué. Mon cœur se sert. Mes mains tremblent. Je pose mes sacs et deviens immobile. Je suis lamentable. J'essayais de trouver une excuse alors que dire la vérité serait plus simple. Et je suis pathétique de me mettre dans un tel état pour une jeune femme que je connais à peine.
Elle s'agenouille devant moi et me demande ce qui ne va pas. La pauvre, je dois commencer à l'énerver. Je voudrais tellement lui expliquer. Lui dire que ce n'est pas ma faute. Que tous ces sauts d'humeur me sont imposés. J'aimerais aussi lui dire que je tiens à elle. Mais les mots restent coincés dans ma gorge. Et son regard inquiet me fait mal.
Prenant mon courage à deux mains, je me jette dans ses bras et lui révèle tout. Et tant pis si elle me trouve ridicule, ou si le Comte me punit après cela.

«  Je veux rester avec toi, au moins jusque ce soir. Je suis désolé d'être aussi instable, je dois être insupportable. Mais ce n'est pas ma faute. Tu sais très bien que je suis un Noé. Et le souvenir dont je suis l’hôte n'est pas des plus agréable. Je suis la Désolation. C'est pour cela que je pleure. C'est pour cela que je n'aime pas les hommes. Ils sont vaniteux, puérils. C'est pour cela que ma voix est éraillée, car je passe mes nuits à hurler. Mais je t'en prie, ne me considère pas comme un monstre. Ne m'abandonne pas. »

Mes paroles sont désordonnées. Mais elles sont sorties. J'ai dit ce que j'avais sur le cœur. Mon pouls s'accélère. Je voudrais que le temps s'arrête. Je ne veux pas entendre sa réponse, j'en ai bien trop peur. Je voudrais revenir en arrière. Que cette journée n'ai jamais existé. Que je sois toujours dans ma chambre à broyer du noir. Car maintenant que j'ai goûté à la joie, je ne veux plus m'en passer.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Dim 5 Oct - 14:00

Le saviez-vous ? Un enfant reste un enfant, même devenu soldat et inhumanité par son entourage. Si un enfant vient un jour à prendre les armes pour se battre, il ne deviendra pas une machine à tuer, juste un être brisé. Rayn avait pu observer cette réalité auprès de son ancien mentor. Regarder des enfants, ramasser des armes sur les défunts et se jeter corps et âme dans une guerre qui ne devrait pas être la leur, c’était l’une des dures visions de ce monde. Rayn se souvenait des poings serrés de son maitre face à cette vision, de cet air sombre … Le vieil ours pouvait tolérer bien des choses, mais voir des enfants agir ainsi, contre leur propre nature, l’insupportait. Rayn réalisa qu’elle avait ce même malaise en observant du coin de l’œil le jeune Noé. Douze ans et déjà plongé dans une guerre meurtrière qui se résoudra par l’éradication de son clan ou à l’élimination de l’humanité. Ce n’était pas un poids qu’un enfant seul pouvait porter.

Mais son cœur se réchauffa en voyant l’enfant serrer Grumpy. Grumpy. Grincheux. Elias. Cet homme qui haïssait voir un enfant souffrir, Rayn espéra du fond du cœur que ce petit lapin grincheux et fort élégant protège l’enfant contre son malheur,  même si ce n’était que pour quelques heures. Qu’il sert cette peluche contre lui, contre son giron et qu’un sourire illumine ses petites lèvres. La librairie semble être aussi un havre de paix. L’ambiance n’est plus aux éclats de joies ou aux rires, mais au calme et délectation. Chacun prend le chemin qu’il désira suivre dans ses rayons, à la recherche de leur petit bonheur certainement. La blonde voulait un livre de conte pour enfants, un livre intelligent, bien amené … Elle laissa tomber rapidement Charles Perrault, beaucoup trop enfantin pour un garçon comme William ! Elle eut un petit rire en imaginant son visage outré. Du coin de l’œil, la plus vieille le voit prendre une pile de livres, dont du Shakespeare – Rayn grimaça – et fut rassurée dans on idée. Charles Perrault, c’était définitivement non.

Les frères Grimm peut-être ? Leur plume était fraiche, agréable, bien que légèrement vide d’intérêt parfois. La blonde reposa le livre en reliure de cuire et chercha encore. Quand on était devenue une adulte, se replonger dans ses plaisirs d’enfances était compliqué, surtout pour une bookwoman qui reniait petit à petit sa vie passée. Rayn hésita avec Lewis Carroll mais encore une fois, ne fut pas convaincu. Elle avait aimé ces histoires, mais c’était devenu un cadeau banalisé. Rayn ressenti soudainement la tension montante dans la librairie mais ne se sépare pas de sa vitrine. Elle ne fit que tendre l’oreille, doucement. Quoiqu’il se passe en ces lieux, elle n’avait aucun droit d’intervenir, la blonde devait laisser l’histoire faire les choses, agir. Elle écoute, doucement. En tournant les pages d’un livre sans intérêt. Le bookman avait un total contrôle sur son environnement.

L’homme est terrifié. Les Noé peuvent se montrer terrifiants. Mais il vivra, il pourra rentrer chez lui et respirer l’air de ce monde. Les yeux de la blonde se posèrent quelque seconde sur la silhouette malheureuse de l’enfant. Parfois pleurer est une bonne chose. C’est sur cette pensée que Rayn attrapa un recueil en reliure de cuir bleu sombre aux lettres argentés qu’elle posa sur la table avant de glisser dans son sac plusieurs romans à l’eau de roses qui feraient honte à n’importe qui. Mais qu’importe ! Personne ne regardait, et elle avait besoin de ces romans. Il fallait oublier l’exorciste avec ses cheveux ondulés et aux lèvres de rêves. La blonde récupère l’ouvrage posé sur la table et va le payer avant de suivre l’enfant en dehors de la boutique.

Londres n’était toujours pas en leur faveur.

L’enfant était chargé comme un bœuf et elle hésita à lui proposer de l’aide. Mais les petits hommes se vexaient beaucoup trop facilement pour leur propre bien. Pourtant, il ne semblait plus si heureux que ça, bien au contraire, il semblait envahi par des sensations que l’on pourrait décrire comme négative. Et ce n’était pas quelque chose de compliquer à comprendre. Puis il s’immobilisa et posa ses sacs. Rayn, qui avait déjà fait quelque pas se retourna en le fixant, sans comprendre. Avait-il mal quelque part ? Ses bras avaient-ils besoin de repos ? Il observa son environnement, les alentours. « William ? » Elle s’inquiéta un peu. La blonde était faible face aux enfants. Lentement elle s’approcha et s’agenouilla devant le garçon. Le choc fut brutal et Rayn manqua de tomber en arrière sous l’intensité de l’étreinte du plus jeune. Ses bras la serraient comme si elle allait disparaitre, alors, penaude, la blonde lui rendit doucement, caressant ses cheveux.  

« Je veux rester avec toi, au moins jusqu’à ce soir. » La blonde l’écoutait, doucement, passant une main réconfortante dans ses cheveux. « Je suis désolé d’être aussi instable, je dois être insupportable. » Doucement, la blonde lui chuchota des paroles réconfortantes. « Mais non Will. Je suis toujours là non ? » « Mais ce n’est pas de ma faute. Tu sais très bien que je suis un Noé. Et le souvenir dont je suis l’hôte n’est pas des agréables. Je suis la Désolation. »

La Désolation. Rayn écoutait, attentivement, la plainte épuisée de l’enfant. Depuis combien de temps ressentait-il le besoin de se livrer, de hurler son malheur ? Son mal être ?

« C’est pour cela que je pleure. C’est pour cela que je n’aime pas les hommes. » Un point commun avec les trois quarts du cercle bookman. « Ils sont vaniteux, puérils. C’est pour cela que ma voix est éraillée, car je passe mes nuits à hurler. » Et quand te reposes-tu petit homme ? « Mais je t’en prie, ne me considère pas comme un monstre. Ne m’abandonne pas. »

Combien de temps avait-il attendu une personne pour se délivrer ainsi ? Une bookwoman avait été sa libération. La blonde ne le lâcha pas, tentant tant bien que mal de l’apaiser comme le faisait sa propre mère quand elle était encore Caroll. Puis doucement elle se détacha et le regarda. « Allons trouver un endroit où dormir ce soir. » Un sourire, un réconfort.  Elle ne pouvait pas se permettre de laisser un enfant seul ce soir. Pas cet enfant. Doucement elle se releva et ramassa les sacs de l’enfant avant de lui prendre la main. « Je ne pourrai pas être à jamais à côté de toi. Mais tu es un Noé et je suis une bookwoman, tu as la capacité de me localiser et je suis liée aux tiens. Si tu veux me voir, si tu veux me parler, viens à n’importe quelle heure me trouver. D’accord, boy ?» C’était une promesse réalisable. Absolument possible, c’était son devoir de veiller sur eux en quelque sorte.

Rayn pénétra une auberge et réserva une chambre avant de monter à l’étage, découvrant la chambre. Elle posa les sacs dans un coin et invita le plus jeune à s’asseoir sur le lit. « J’ai encore un cadeau pour toi et Mister Grumpy. » Et lentement elle ressorti le recueil bleu nuit aux lettres argentés et lui tendit en s’agenouillant devant lui. « Tu es encore un enfant quoique tu veuilles dire, alors j’ai tenu à t’offrir ça. Ce sont les contes d’Andersen, un écrivain danois. Ils sont assez matures pour toi tout en gardant leur magie. »

Doucement la blonde posa sa main sur celle de William et la posa sur l’ouvrage. « Certains de ces contes sont tristes. Très tristes, marquant la dure réalité de la vie. Alors tu pourras pleurer, librement, de ton désir à toi et pas à cause d’un Noé quelconque. Et parfois tu souriras. Et tu penseras à moi. »

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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mar 7 Oct - 21:48
Elle reste là, ne m'abandonne pas. Au contraire, elle me réconforte. Sa main caresse mes cheveux. Durant quelques secondes, je retourne en dans le passé et revois des visages. D'abord celui doux de ma mère puis celui souriant de mon père. C'était juste avant que je devienne Noé, juste avant que je ne les tue. Le mouvement de Rayn me ramène dans les rues de Londres. Ses yeux sont chargés de tendresse. Son sourire me réchauffe et me réconforte ainsi que ses mots. Elle m'a accepté, et ce malgré ma monstruosité. Je la vois ramasser mes affaires et me tendre une main, que je saisis. Cependant, mon esprit est ailleurs.
Arechi hurle dans mon âme. Il voudrait reprendre la place qui lui est due. Effacer mon erreur. Une nouvelle migraine accompagne cette rébellion. Tu es faible, petit imbécile. Tu devais la faire souffrir, pas en faire ton ami. La souffrance est ton fardeau, pas le sien ! Et même si tu devais le partager, ce ne serait pas de cette façon. Tu es comme tous ses humains que tu crois détester, pitoyable !
J'essaie de ne pas l'écouter et sers Grumpy un peu plus fort. Pourtant, je sais qu'il a raison. Je ne devrais pas embêter la jeune femme avec cela. Il a aussi raison vis à vis de ma faiblesse et de mon humanité. Mais lui aussi est semblable aux humains, la preuve en est de cette colère qui semble sans queue ni tête. Même si je le subis, nous avons des points communs et je sais qu'avec le temps nous deviendrons amis. Mais pour l'instant, je dois essayer de l'oublier. De plus, je sais qu'il ne sera pas le seul à me gronder. Lorsque le Comte va apprendre que je me suis confié et que je me suis plains, je suis prêt à parier que ça ne va pas lui plaire.

Perdu dans mes effroyables pensées, je ne vois pas que nous arrivons dans une auberge, ni même dans une chambre. Ce n'est que lorsque je m'assois sur le lit que je le réalise. Rayn est agenouillée face à moi et elle me tend un livre. Il est sublime. La couverture est d'un bleu nuit, sertie de lettres argentées. Je suis touché quand je comprends qu'elle me l'offre. Et plus encore quand je réalise qu'elle ne l'a pas pris au hasard, mais qu'au contraire, elle a cherché à trouver une œuvre qui me ressemble. Et ses mots me font comme un coup dans l'estomac. Elle m'offre la liberté.
Rendu muet par l'émotion, je me penche en avant et pose un baiser sur sa joue. Mes lèvres bougent, formant le mot « merci » mais aucun son ne sort.
Puis je me souviens de mes achats et file fouiller dans les sacs. Finalement, je sors l'ouvrage et lui tends, un sourire de fierté sur mon visage.

« Moi aussi, j'ai un cadeau pour toi. C'est un livre des sœurs Bronte. J'espère qu'il va te plaire. C'est une histoire d'amour un peu compliquée. Je me suis dit qu'un livre grave ne te plairait pas, tu as du voir suffisamment d'horreur en étant Bookwoman. »

Je la vois saisir le livre, en caresser la couverture. Ses yeux pétillent d'excitation. Je suis content, j'ai bien choisi et lui ai fait plaisir.
Arechi se met une baffe. Il est temps de prendre les choses en main. La douleur se fait immense, comme si une personne m'enfonçait une aiguille dans le crâne. Je prends mas tête entre mes mains et me retiens de hurler. Rayn s'approche inquiète, mais je recule en titubant. Non. Pas maintenant. Je ne dois pas le laisser venir, il va lui faire du mal. Mais le Souvenir est plus fort que moi, et tout devient noir.





Il enlève les mains de sa tête et semble aller mieux. Mais lorsqu'il regarde Rayn, ce n'est pas la même personne. Quelque chose de malsain luit au fond de ses yeux. Il arbore un sourire à la fois triste et cruel. Puis peu à peu, de nouvelles couleurs apparaissent sur son visage. Son teint devient gris, ses yeux dorés et des croix noirs prennent place sur son front. Le petit garçon a laissé place au Noé. Le monstre est sorti de sa cage.

«  Bonsoir »

Sa voix est plus sombre, plus mélancolique. Après tout, être la Désolation laisse des marques. Il s'avance de la jeune femme et la fixe. Puis secoue la tête et hausse les épaules.

«  Décidément, je ne comprends pas ce qu'il peut vous trouver, vous êtes on ne peut plus banale. »

Il s'assoit sur le lit et la toise d'un air supérieur. Parfois, William se dit que son Souvenir s'est trompé. Il n'est pas la Désolation, mais l'Orgueil. Ou la Cruauté. En tout cas, il est détestable.

«  Vous savez, il va vous oublier. Il fait semblant de vous adorer, mais ce n'est que circonstanciel. D'une certaine façon, il n'a pas le choix. Et puis, vous ne pourrez pas non plus tenir votre promesse. Il ne s'en est pas encore rendu compte, mais l’éternité, c'est long. Et vous ne serez pas toujours là. »

Un rire sort de ses lèvres. Mais il sonne faux. Pourtant, le petit Noé a raison. Son hôte n'a pas encore réalisé qu'il vivrait pour presque toujours et qu'il devrait donc dire adieu à ses amis un par un. C'est là le plus grand défaut de l'humanité: il est mortel. Et ce sera le plus grand désespoir du petit homme : il se retrouvera tout seul un jour ou l'autre. Sans qu'il veuille l'admettre, c'est aussi la plus grande peur de son Souvenir.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Mer 8 Oct - 20:51

Rayn voulait le voir heureux. Juste parce qu’elle le souhaitait, parce qu’il était un enfant et que les enfants ne devraient pas être amené à s’affronter dans cette guerre. Elle aurait souhaité le croiser en tenant la main de sa mère ou de son père, souriant innocemment, riant même ! Loin, très loin de cette guerre, si loin que cela n’aurait été que l’écho d’un drame ; le destin en avait voulu autrement. Tout ce qu’elle avait à faire était de prendre soin de ce petit, de cet enfant. Jusqu’à ce qu’elle doive partir. Surement la fin de sa vie, de son existence. Ce moment restait indistinct. Rayn n’aurait su dire si elle allait mourir demain ou un autre jour, elle n’était qu’une Bookman Junior, elle n’était rien d’autre que l’ébauche d’un savoir éternel. Un jour peut-être, la blonde recevrait ce titre auquel elle était destinée. Peut-être. Rien n’était moins sûre depuis sa rencontre avec cet Anglais, en Suisse. Rayn avait souhaité rire ! Qui aurait cru qu’une Galloise s’enticherait d’un Anglais ! Un véritable comble ! Mais Alexander n’était pas là et il ne serait jamais là.

Rayn était seule.

Tout du moins pas totalement. En face d’elle se trouvait cet enfant Noé, cet enfant perdu entre ses valeurs et son essence. Elle observait, silencieusement et avec un certain plaisir le visage de l’enfant s’éclaircit avant de sentir une pression de lèvres sur sa joue. Rayn ferma un œil et ri doucement, entendant le merci silencieux. Puis il se précipita pour fouiller dans un de ses sacs, sous l’œil curieux de la blonde qui leva un sourcil. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire ? Puis il se retourna, un sourire fier, son œil pétillant avant de tendre un ouvrage à la blonde. Celle-ci lui prit doucement, curieuse et regarda la couverture alors qu’il soulignait que c’était un présent de sa part. Adorable. « C’est un livre des sœurs Bronte. J’espère qu’il va te plaire. C’est une histoire d’amour un peu compliqué. » Une histoire d’amour un peu compliqué ? Oh par tous les bookmen, elle allait dévorer ce livre sans la moindre hésitation. Certes, c’était un niveau littéraire au-dessus de sa lecture fétiche mais tant que l’amour y était compliqué. Ses yeux pétillaient d’excitation et si elle n’avait pas été un minimum éduqué, elle se serait jetée dessus à l’instant même. « Je me suis dit qu’un livre grave ne te plairait pas, tu as du voir suffisamment d’horreur en étant Bookwoman. » Il était intelligent. Ce n’était pas comme si elle en avait douté à un moment mais oui. Il était intelligent.

Rayn s’attarda sur le livre, doucement, lentement. Prenant plaisir à sa lecture. Mais un hurlement de douleur lui fit lâcher le livre précipitamment. Le garçon se tenait la tête, souffrait, hurlait. « William ! » Rapidement la blonde fit un pas vers lui avant de poser sa main sur son épaule … Et l’atmosphère changea. Elle le ressentit de tout son être, comme un frisson glacé lui traversant le corps et lentement elle se releva. La blonde se remet droite et retire sa main, toisant du regard l’individu qui se trouve présent. Ce n’était pas le petit William. Rapidement son teint change de couleur pour cette couleur si caractéristique.

Rayn ne peut réprimer un grognement d’agacement.

« Bonsoir » Noé. Le garçon s’avança, la regarda, tenta de la déchiffrer. Avec arrogance et dédain. « Décidément, je ne comprends pas ce qu’il peut vous trouver, vous êtes on ne peut plus banale. » Rayn esquisse un mouvement de dédain, un petit sourire apparait alors qu’elle croise les bras. « Sache, boy, que pour un membre de mon clan, cette banalité est obligatoire. Ce que tu me fais n’est qu’un compliment. » C’était un jeu dangereux que de parler ainsi à un Noé, et elle le savait pertinemment. Mais il était la Désolation. Il était les larmes sur les visages des enfants lors des guerres.

Elle ne l’aimait pas.

Le garçon alla s’assoir sur le lit, orgueilleux et puissant. Comment un si petit corps pouvait être si agaçant soudainement ? Rayn comprenait là l’essence d’un Noé. Son pouvoir ne venait pas de la personne étant né en ce monde mais de quelque chose de bien supérieur. « Vous savez, il va vous oublier. » Rayn ne le quittait pas des yeux et s’appuya contre le mur, droite, inflexible et soutint son regard. « Il fait semblant de vous adorer, mais ce n’est que circonstanciel. D’une certaine façon, il n’a pas le choix. Et puis, vous ne pourrez pas non plus tenir votre promesse. Il ne s’en est pas encore rendu compte, mais l’éternité, c’est long. »

Ce Noé faisait de l’esprit maintenant ? L’éternité était évidemment une notion sans fin. « Et vous ne serez pas toujours là. » Rayn pencha la tête un moment. Longtemps. Le dévisageant. Qu’espérait donc ce gamin sorti de nulle part ? L’effrayer ? La rendre malheureuse ? N’avait-il pas conscience de ce qu’elle était ? « Dis moi, Boy, sais-tu ce qu’est un bookman ? Ou du moins un membre de ce clan ? »

La blonde se détacha du mur, s’approcha et se mit à sa hauteur, le regardant dans les yeux. Puis elle se pencha en avant et lui cracha son existence au visage. « Je suis un être destinée à tomber dans l’oubli, mon unique mission est d’écrire l’histoire, de la regarder, de l’observer. Je suis destinée à vivre seule et avec un temps limité. Mais ne t’inquiète pas sieur Noé, si c’est l’éternité que tu veux, tu l’auras. Mais je pense que cet enfant aura éteint son esprit pour te laisser le monopole. Et tu seras seul, éternellement seul ! »

La gifle partie toute seule. Elle regarda la peau grise de la Désolation rougir légèrement. La tension était palpable, son agacement de même. « Et ça … C’est pour avoir choisi pour hôte un enfant qui n’avait pas à subir tes caprices. »

Caprice. Les Noés étaient capricieux.

La blonde inspira. Expira avant de s’asseoir à coté et de croiser les jambes, lentement mais surement. « Je suis là pour observer ton camp. Si tu veux t’amuser à me dévaster, fait donc ! Mais ma mission est bien là, de ce fait William pourra me voir. » Tu es le seul qui ne pourra pas tenir de promesses.

Etait-elle folle ? Un Noé aurait pu la tuer tout de suite et maintenant pour cet acte. Mais le fait que ce Noé ait le visage de William la rassurait quelque peu.






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Sam 11 Oct - 16:29
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Il ne bouge pas, ne réagit pas. Il semble mort. Pourtant, la colère bout en lui. Mais il sait qu'elle ne serait que puéril. Pourtant, il a envie de se laisser aller. Cela fait trop longtemps qu'il est coincé au fond de l'âme du petit garçon. Il veut s'amuser un peu. Et puis, il doit rattraper l'erreur que William a commise. La femme ne doit pas savoir pour son existence. Il doit donc la tuer.
Il la regarde et part dans un fou rire. Il est là sur le lit, à se tenir les côtes. Pourtant, il en ressort une aura malsaine. Finalement, il se redresse et essuie son œil. Puis il la fixe.

«  Vous êtes … amusante. »

Il se lève et retire sa veste. Puis il défait ses boutons de manchettes et remonte ses manches jusque ses coudes, laissant apparaître de nombreuses cicatrices. Enfin, il défait le nœud autour de son cou et la aussi, enlève quelques uns des boutons.

«  Je vais vous faire comprendre ce qu'il en est de s'en prendre à un Noé. »

Il penche la tête sur le côté et lui sourit. Puis il joint ses mains et murmure un mot, inaudible. Alors, sortant du sol, un homme apparaît. Il est grand et fin. Il porte un costume trois pièces noir. Il pourrait avoir l'air d'un homme normal et banal. Mais il n'a pas de visage. Ce n'est qu'une étendue blanche. Il ne fait aucun son. Au contraire, tout semble anormalement silencieux, pesant.  Arechi est toujours souriant. Il s'approche doucement de la jeune femme. Puis, il joint à nouveau les mains et murmure un autre mot. Cette fois ci, il parle un peu plus fort. A moins que ce ne soit l'ambiance qui permette de le rendre audible.

« Tourment. »

Ce n'est pas un homme qui sort de terre, mais un serpent. Personne n'a le temps de bouger, qu'il mord Rayn, puis il disparaît. L'enfant retourne alors s’asseoir sur le lit.

«  Ne faites pas cette tête voyons, vous n'allez pas mourir. Vous allez juste avoir un peu mal. Et peut être quelques nausées. Si cela peut vous consoler, dites vous que c'est ce que je ressens quand je suis en compagnie d'humains. Et c'est ce que j'ai fait découvrir à William. »

Il est satisfait de lui. Il a fait ce qu'il voulait. La jeune femme va souffrir, et va avoir peur. Quand à son hôte, il va se haïr plus encore d'avoir permis une telle chose. D'ailleurs, en parlant d’hôte, il commence à s'agiter. Il n'est pas content. Peut importe, puisqu'il n'est jamais content.
Le Noé ferme les yeux et fredonne une comptine. Sa voix se fait enfantine, répugnante. Des larmes coulent. Pour ajouter à l'horreur de la scène, il enlève son cache œil et laisse place au trou béant.

«  Vous savez, je trouve ironique qu'il manque un œil à notre ami. À la place, cette tâche noire, cette absence. Elle colle parfaitement à ce que je suis. »

Sa phrase n'a aucun sens. Il faudrait être dans sa tête pour la comprendre. Ou alors, qu'il daigne aller jusqu'au bout du raisonnement. Mais il ne le juge pas nécessaire et reprend sa comptine.
Face à lui, la jeune femme souffre, de plus en plus. Il attend que la douleur ait atteint son apogée pour la tuer. Il voudrait presque qu'elle le supplie de l'achever, mais il sait qu'une telle chose n'arrivera pas. Elle est beaucoup trop intelligente.

Puis le jeune Noé hurle, à nouveau. Il est effrayé, paniqué. Son petit corps tremble. L'absence d'une raison évidente pour son mal être rend la scène encore plus étrange. Il se prend la tête dans les mains et hurle une dernière fois.



J'ai repris le contrôle. J'ai réussi. J'ai été plus fort que mon Souvenir. J'ai puisé cette force dans l'amour de Rayn. Dans les mots qu'elle m'a dit. Et dans ceux qu'elle a adressé à Arechi. Et aussi, de la voir au sol comme cela. Je me précipite sur elle. Mais je ne peux rien faire. Le poison est dans ses veines. Et même si je sais pertinemment qu'elle n'en mourra pas, je m'en veux. Tout est de ma faute. Depuis le début. Si je ne lui avais pas parlé, si je n'avais pas accepté de partager un chocolat avec elle, elle ne serait pas par terre dans un tel état. Je lui prends la main et pleure. Mon chagrin est légitime. Je veux m’excuser mais bafouille.

«  Je suis désolé. Tout est de ma faute. Je suis beaucoup trop faible. »

Finalement, je juge que le mieux est de partir, de la laisser en paix. Elle n'a pas a enduré la cruauté de mon Souvenir, ni la colère du Comte. J'ordonne à l'homme sans visage de la prendre dans ses bras et de la poser sur le lit. Puis je la couvre avec la couverture et fais disparaître le golem.
Je me rhabille correctement, prends mes sacs et sans même la regarder, murmure un adieu et pars.
Je quitte l'auberge en courant, serrant Grumpy dans mes bras, inconsolable.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
Dim 12 Oct - 21:31

Observer son environnement, l’engloutir, le faire sien. Regarder l’histoire sans jamais y prendre part, c’était la mission de la blonde en tant que Bookwoman. Et alors que sa main la chauffait, qu’elle regardait la marque sur le visage du Noé de la désolation, la blonde se demanda l’espace d’un instant si tout ceci était bien. Si tout ceci était correct, si c’était le chemin qu’elle aurait dut suivre. Ou qu’à l’inverse, Rayn n’aurait jamais dut quitter le giron de son maitre et continuer à le suivre, comme la petite fille qui lui tenait la main pour tenir debout face à ce monde. Rayn avait eu la vanité de croire que l’enseignement de son maitre était suffisant pour la tenir en tant qu’observatrice des Noé. Elle avait pitié de la solitude de cet être, au même titre qu’elle-même devait faire pitié à bien des individus. Elle ne le supporte pas.

Mais c’était donc ça un Noé. L’humain et l’essence, parfois opposé, parfois allié. Un humain qui trompait sa propre nature et se mettait à tuer sa propre espèce, selon la volonté de quelque chose qui se trouvait enfoui dans leur sein. Rayn se demanda si c’était le cas pour tous les Noé. Le fou rire de cet être envahi la salle, il se tient les côtes, se fond dans son hilarité alors que la jeune femme reste droite. Ses yeux ne le quittent pas une seconde, attendant ses réactions. Il est bruyant. Et comme entendant ses pensées, l’enfant se met à alors debout en essuyant son propre œil.

Il la complimente tout en la fixant avant de retirer sa veste. Rayn ferme les yeux en baissant légèrement la tête. « Désolée, le compliment ne peut être rendu. » Et pourtant, certains Noé devaient se trouver véritablement à mourir de rire. Mourir de rire. Un sourire file doucement sur ses lèvres en repensant à cette phrase … Que ce serait ironique qu’un Noé tue par le rire. Comment se nommerait celui-ci ? De l’Allégresse ? Un Noé qui trouverait que le bonheur se trouve dans la mort, dans la libération ? Le garçon releva ses manches et ses bras apparurent à la bookwoman, souillé par la présence de cicatrice. Rayn ne relève pas, à quoi bon ? Elle avait vu bien d’autres horreurs au fil des ans. « Je vais vous faire comprendre ce qu’il en est de s’en prendre à un Noé. » Un sourire amusé. « Véxée à cause d’une petite claque Sieur Noé ? Ou bien vous sentez vous en danger face à une observatrice de l’Histoire ? »

Elle allait trop loin. Elle le savait. Mais elle n’éleva pas la voix, cela n’aurait servis strictement à rien de s’énerver. Peut-être que la blonde allait mourir ici-même ? Comme c’était étrange. Silencieux et étrange. Rayn eut une pensée pour Elias, le pauvre aurait pris le temps de la sauver et de l’éduquer pour rien. Elle s’autorisa des pensées d’affections envers ce mentor qui l’avait recueilli, doucement, comme au son d’une flute. Elle repensa à ces nuits où elle dormait contre l’adulte, loin de tous ces monstrueux cauchemars qui lui faisaient horreur enfant. Puis le visage de l’Anglais de Suisse s’imposa dans son esprit et son sourire s’agrandit bien que plus doux.

La blonde ne bougea pas, resta figé sur place. Avait-elle peur de mourir ? Avait-elle peur de disparaitre ? En théorie, ce genre de questions ne devraient pas avoir lieu … Un bookwoman était hors de l’humanité, il n’avait rien à laisser derrière lui, rien à regretter. Pourtant, son cœur se serra. Elle fixa l’invocation de ses yeux verts. Il n’y avait pas d’yeux pour lui rendre. Elle était face à la neutralité absolue, au visage de la mort. Un masque parfait … Elle pencha la tête doucement … Cet être lui fait froid dans le dos et en même temps il lui ait familier. C’était donc cette créature qui allait ôter la vie de la jeune femme ? « Tourment ».

Une vive douleur pris la blonde à la cheville et elle baissa ses yeux pour voir un serpent entourant sa bottine, ses crocs plantés dans sa chaire. Elle grogna un instant, fermant un œil, avant que la créature ne disparaisse. L’enfant – Le Noé – reparle mais elle ne l’écoute qu’à moitié. Comme si les paroles d’un être aussi capricieux et inintéressant que cette créature pouvaient l’intéressé dans le cas présent. « Beaucoup de salives pour pas grand-chose ».

Pourtant doucement son genou fléchit alors que son visage se déforme et que ses membres se mettent à trembler. Avec une lenteur mécanique, l’articulation entra en contact avec le plancher alors ses mains tentent de la soutenir. C’était désagréable … c’était douloureux. C’était comme si elle était sur le point de fondre … Son sang s’était transformé en lave en fusion et ce fut avec difficulté que la plus vieille retint un gémissement de douleur. Ses dents s’étaient déjà enfoncées dans la chaire de ses lèvres, les blessant au sang alors qu’indubitablement son corps se rapprochait du sol. Sa tête lui tournait. Et au-delà de cette souffrance, une comptine pour enfant.

London Bridge is fallin’ down.

C’était désagréable. De se dire que soit même il y a de ça des années, nous chantions cette chanson, cette petite comptine. Mais Rayn se souvient de l’echo de la voix de la petite fille qui la chantait, sur une balançoire, poussée par son grand frère. La souffrance envahit tous ses sens, la dévora.

London Brige is fallin’ down, fallin’ down fallin’ down

Sa raison s’écroulait. Son esprit ne réagissait plus aux choses simples. Sur le sol, Rayn hoqueta de douleur retenant difficilement des sanglots. Mourir, envahi par les souvenirs, envahi par sa propre vie. Quelle ironie pour un être telle qu’elle ?

My fair lady.

Rayn entend les rires de la petite fille ayant fini sa chanson résonner dans sa tête. Elle n’entend pas les hurlements du Noé paniqué, effrayé par sa propre personne. La blonde ne se rend pas compte que l’enfant tente de redevenir maitre de lui-même. De combattre ce Noé. Les affres de la douleur sont tels que la blonde ne rend compte de rien …. Sauf de ces violentes agressions. Le poison. L’arme des femmes.

La blonde voulu mourir de rire.

Et alors qu’elle se retrouva dans les draps chauds d’un lit, un enfant se mit à fuir la triste réalité de son existence en serrant contre son giron l’une des marques de l’enfance. Rayn renonça et se mit à pleurer sa douleur. Elle avait mal. Tellement mal.

Rayn aurait tellement souhaité mourir de rire.






Merci Jane & Tyki mes amours

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Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
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Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




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Re: London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
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London- (happy) meeting in the haze •• feat William.
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