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 Des coquelicots à perte de vue

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Des coquelicots à perte de vue
Jeu 11 Sep - 13:59
Enfin. Je suis enfin moi-même. Je ne sais pour quelles raison, mais la Désolation a décidé de me laisser un peu de temps libre. Me voilà redevenu le petit garçon insouciant que j'étais. A nouveau je peux voir les couleurs. Je peux sentir les odeurs. Et je souris même aux gens.
Pour profiter le plus possible de cette joie retrouvée, j'ai décidé de voyager. Sans trop savoir où j'allais, j'ai fait un sac, j'ai enfilé des habits légers et colorés, loin de mes tenues habituelles, pleines de dentelles et entièrement noires. Je cours dans les couloirs et rejoins l'un des portails de Road en vitesse. Je ne sais pas où il mène, mais cela m'est bien égal. Je le traverse. Et comme d'habitude, ce mal me prend. Mais cette fois, je ne vomis pas. J'ai juste la nausée, et elle passe très vite.

Je suis dans un petit village. Les murs des maisons sont blancs. Il y a des fleurs aux balcons. Des femmes portant des robes pleines de froufrous et de toutes les couleurs dansent. Je me joins à la foule et les regarde faire. Elles tournent dans tous les sens, tapant des talons sur le sol. Un groupe d'homme les accompagne au chant et à la guitare.
Soudain, l'une d'elles me prend pas la main et m'inclue dans la ronde. Je ne sais pas danser. Je n'ai jamais su danser. Mais la frénésie de la musique m’entraîne, et je me mets à tourner sur moi même en riant, les bras écartés, le visage levé vers le ciel. J'aimerais saisir l'instant. Qu'il dure pour toujours. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Les femmes s'arrêtent en même temps que la musique. Je m'en rends compte et m'arrête aussi. En suit une salve d'applaudissement à laquelle je me joins. C'était magnifique.
Je souris à l'assemblée et repars en courant. Je dévale la rue principale du village, saluant les passants. Puis j’atterris sur une grande place. Aujourd'hui, c'est jour de marché. Mon seul œil valide est écarquillé. Je fais le tour des étales et fixe toutes ces images dans ma mémoire. Les commerçants m'abordent, mais je ne comprends pas leurs langues. J' hausse donc les épaules en les gratifiant d'un sourire. Je déambule entre les gens. Ma joie déborde un peu trop et je finis par rentrer dans un jeune homme. Il semblerait que ma force soit plus forte que ce que je pensais, car le jeune homme est tombé à terre. Oh non. Pourvu qu'il n'est pas mal. Je le regarde des pieds à la tête, cherchant les traces d'une quelconque blessure.. Des cheveux couleurs de jais encadrent un visage pâle. Ses yeux sont d'une couleur que je n'ai jamais vu chez un être humain, d'un dorée époustouflant. Ils ont l'air triste. Et cette mélancolie m’atteint comme un coup dans le ventre. Je fixe mes chaussures. Non, je ne dois pas céder. Tout va bien. Il fait beau. Les gens sont adorables. Et Arechi n'est toujours pas la. Je redresse la tête et lui fais mon plus beau sourire, tout en lui tendant la main. Il l'a saisit et je l'aide à se relever.

« Je suis désolé Monsieur, j'espère que vous n'avez rien.. Passez une bonne journée »

Puis je continue mon chemin. Je finis par quitter le village. Il est entouré de champs de coquelicots, comme milles petites tâches rouges. J'ai le souffle coupé devant la beauté du lieu. J'aurais dû emmener Edgard, il aurait adoré, et cela l'aurait sorti de ma chambre, entièrement noire. J'enlève mes chaussures et marche dans les prés. Je prends mon temps. Je veux me souvenir de la sensation de l'herbe sous mes pieds, de mes mains caressant les fleurs, de l'air venant doucement effleurer mon visage, faisant bouger mes cheveux.
Je finis par m'allonger et fixe le ciel. Quelques nuages se déplacent avec paresse. J'essaie d'y voir des formes. Puis je ferme mon œil. J'écoute les bruits autour de moi. Le bourdonnement des insectes. Les voix étouffées qui me parviennent du village. Le vent qui s'engouffrent dans le champs. Tout est calme.
Immobile, le sommeil vient me cueillir. Je fais un rêve doux et agréable. Une dernière pensée jaillit dans mon esprit avant que les bras de Morphée se referment sur moi. Je sais enfin ce qu'est le bonheur.

Au fond, tout au fond, sans que je puisse l'entendre, une phrase retentit, comme sonne le glas.
Tu ne sais rien petit homme.




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Re: Des coquelicots à perte de vue
Lun 15 Sep - 12:37
Coquelicots à perte de vue
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La mission en Espagne s'était parfaitement déroulée. Après tout, dès lors qu'il était question de surveillance, Alexander excellait. Tant qu'il ne fallait pas se battre, le jeune homme se sentait plus ou moins à l'aise. Ce n'est pas non plus comme si tout cela lui plaisait, mais disons que s'il voulait survivre et gagner sa croute, il n'avait pas vraiment d'autres choix... N'allons pas non plus dire que cela avait été une mission plus que contraignante ; Alexander n'avait eu qu'à faire une ronde autour de la ville de plusieurs kilomètres et questionner habilement les hautes personnalités de la ville espagnole dans laquelle il se trouvait. Nom qu'il fut presque incapable de prononcer. La langue espagnole n'était pas des plus facile, surtout concernant sa prononciation. Mais cette chaleur... Cet air frais et étranger lui faisait le plus grand bien ; même s'il devait s'hydrater régulièrement pour ne pas sentir une mal de tête pointer le bout de son nez. L'anglais était hypersensible en tout point.

Cette ville, ce village dans lequel se trouvait le jeune homme était en fête. Il ne savait pas précisément ce qu'ils fêtaient mais voilà qu'ils dansaient depuis plusieurs minutes. Enfin, c'est bien ce que se doutait Alexander, car plus loin, on entendait la musique hispanique, et les rires, ainsi que les chants. Tout ceci fit apparaître un sourire – malgré tout triste – sur les lèvres de l'exorciste qui avait retiré son uniforme, étant donné que la mission était terminée, et qui l'avait rangé dans son baluchon. Ainsi donc, il portait sa tenue élégante, ( cf. tenue de la référence Gilbert Nightray. ), une éclatante chemise blanche, recouverte d'une veste, d'un blaser noir comme les ténèbres. Il portait son chapeau, noir encore, décoré de plumes bleues. C'est vrai que la chaleur frappait et qu'il devrait probablement bientôt retirés tout cela, mais il n'en avait pas envie, tenant le coup sous le sol qui frappait les ruelles.

Ses pas l'emmenèrent sur une grand place où un marché avait lieu. Les étales faisaient le tour du lieu... La majorité des ventes tournaient autour des fruits et légumes, de la fraîcheur et des spécialités espagnoles. Malheureusement, Alexander n'avait pas exactement un esprit aventurier ; l'inconnu l'effrayait et le mettait bien rapidement mal à l'aise. Car il ne savait pas comment se comporter. Et c'était une gêne énorme pour lui ; car le comportement en dit beaucoup sur la personne, l'individu que l'on voit agir ; beaucoup plus que les mots... Les actes parlent. Et l'anglais ne désirait pas tarir sa réputation d'aristocrate. Il ne voulait pas salir la mémoire ni l'honneur de ses défunts parents. Ainsi que leur éducation.

Voilà ainsi un énorme fardeau sur ses frêles épaules.

Tandis que le jeune homme s'approchait d'une étale, quelqu'un lui rentra violemment dedans. Une bousculade qui fit tomber l'aristocrate sur son fessier. « Aïe ! » fit-il dans ta chute. Car non seulement, la chute fut rude mais tout autant que le choc. Une grimace s'inscrivit sur le visage de l'anglais, tandis que le responsable s'excusa en lui tendant la main. Alexander accepta alors celle-ci, et se releva.

« Je... Ça aurait pu être pire. Merci, jeune homme. » répondit-il poliment, les joues roses de « timidité ». « A vous aussi. » ajouta-t-il dans un souffle alors que l'inconnu était déjà parti.

Il ne savait pas qui s'était mais leur rencontre fut foudroyante. Alexander le suivit du regard et finit par le suivre totalement, se mettant à marcher pour rester discrètement derrière lui et savoir où précisément où il comptait aller. L'anglais voulait à tout pris savoir qui était cet homme aux vêtements si colorés. Tranquillement, l'inconnu pris la direction de la sortie de la petite ville, ce qui permet à Valshe de se rencontre compte que la ville est entourée de champs de coquelicots aussi beaux les uns que les autres.

L'inconnu retire ses chaussures et prend le temps de marcher dans les champs, comme s'il voulait savourer chaque secondes de chaque minutes... Comme Alexander voudrait être capable de faire une pareille chose. Malheureusement le Spleen omniprésent l'en empêche. Soudainement, l'inconnu s'allonge dans le champ, disparaissant ainsi du champ de vision de l'anglais. Alors celui-ci se mit en marche afin de le trouver.

Bientôt, il arriva à ses pieds, face à lui.

« E-Excusez-moi... » commença-t-il doucement. « Je... C'est bien vous qui m'avez renversé, n'est-ce pas ?  » continua-t-il peu sûr de lui. « Je crois que vous avez fais tomber ça. » fit-il en lui tendant l'objet.

Comme façon d'aborder les gens, Alexander était certain qu'il y avait mieux... Seulement, il n'était pas sûr d'en être tout à fait capable.
 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Ven 26 Sep - 17:33
Mon rêve se déroule tranquillement. Je me promène dans Londres et il pleut. Mais ce n'est pas triste. Je suis toujours le même, je souris et ris. Je me faufile avec habilité entre les passants, connaissant ma ville natale par cœur. J'entre dans les boutiques et achète livres et vêtements. J'observe tout ce qui m'entoure. Mais ce que je ne vois pas, c'est qu' Arechi guette dans chacune des ombres, attendant le bon moment pour me faire souffrir.

Une voix me tire de mon réveil. J'ai la vague impression de la connaître. Je fronce le nez et ma frotte les yeux, ou du moins celui de gauche. Lorsque je l'ouvre, je peux voir le jeune homme de tout à l'heure en train de me fixer. Je panique et me relève en vitesse, me cognant à son front par la même occasion. Mais je fais pas attention à la douleur. Je suis assailli par des questions. Ou suis-je ? Comment ai-je atterri ici ? Qui est cette personne ? J'ai l'impression de l'avoir déjà vu, mais pourquoi ? Serait il un homme du Comte venu me chercher ? Ou alors l'un de mes parents qui sait que je suis en vie ?  Je suffoque. Ma tête me tourne. Finalement, je retombe lamentablement sur mes fesses. Devant mes yeux, une petite fleur de coquelicot à survécu à mon sommeil et mon agitation. Je la fixe et trouve dans sa beauté la sérénité dont j'ai besoin. Mon cœur se calme et ma respiration reprend son cour normal. Je la regarde encore quelques secondes, puis me souviens du jeune homme aux cheveux de jais. Je me souviens aussi, que si je le connais, c'est parce que je l'ai renversé au marché.

«  Je suis navré, je ne voulais pas vous faire mal, une nouvelle fois. »

Décidément, je n'engendre que des catastrophe aujourd'hui. NON WILL. Tu l'as juste un tout petit peu frapper, ce n'est pas une catastrophe, on se calme.
Je mets ma main devant mon œil pour mieux le voir. Il me tend une chose. Je mets quelques instants à reconnaître ma montre. Oubliant mes bonnes manières, je me précipite dessus et vérifie qu'elle n'a rien. Je ne me souviens pas de l'avoir emmenée. Au contraire, je la laisse un fond d'une boite, au fond d'un tiroir de mon bureau. Je ne l'aurais jamais prise. Surtout un jour comme aujourd'hui. Cette montre était celle de mon père. Il me l'avait donnée quand je n'allais pas bien, pour que je me souvienne que même s'il ne pouvait être à mes côtés, il m'aimait. J'y tiens énormément. C'est la raison pour laquelle, malgré mon envie de destruction, je l'ai emmenée avec moi ce soir là.
Mes mains commencent à trembler. Une première larme coule doucement le long de ma joue. Je l'ouvre avec mille précautions et aperçois la photo. Elle nous représente mes parents et moi. Je devais avoir 8 ans. J'ai l'air tellement heureux. Mais ce bonheur n'a rien de comparable avec celui que j'ai ressenti tout à l'heure. C'est un bonheur pur, presque serein. Alors celui que je m'efforce de ressentir depuis ce matin est précipité. Je menais une lutte contre le temps, profitant des quelques secondes de paix accordées par mon Souvenir. Cette image vient porter le coup de grâce à mon enthousiasme.
J'oublie tout ce qui m'entoure, que ce soit l'homme, la nature, le vent ou la chaleur du soleil. Je rabats mes jambes contre mon torse et enfouie mon visage dans mon pantalon. J'aperçois la jolie fleur qui m'avait redonné espoir et la piétine dans un geste de colère. Puis je me cache, honteux de ce geste. Elle ne m'avait rien fait. Je me suis juste cru supérieur, car je suis un homme. Ceci est une preuve de mon orgueil. Je suis misérable.
Arechi est satisfait. J'ai réussi à me désoler tout seul. Il n'a rien eu à faire. Ou du moins presque rien. Il a juste mis la montre dans ma veste, curieux de voir comment je réagirai.  Il ne dit rien. Il reste juste là. S'il pouvait exister par lui même, il s'agenouillerait à mes côtés et me prendrait dans ses bras. Son geste n'aurait rien de chaleureux, il serait juste exécute, plus par pitié que par compassion. Il ajouterai une phrase toute simple, tel que « Tu as enfin vu le monde comme il est. » ou « Je t'avais prévenu. »
Mais nous sommes obligés de partager ce même corps que je maltraite. Alors il n'en est rien. Je reste seul, à me lamenter sur mon existence, et celle de l'humanité.
Mais je me trompe. Je ne suis pas seul.




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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mar 30 Sep - 21:39
Coquelicots à perte de vue
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Si Alexander pensait que le jeune homme allait lui sourire et simplement reprendre sa montre ; il se trompait. Tout d'abord, il mit un temps avant d'ouvrir son œil valide et il paniqua dès lors qu'il vit l'anglais. Leur front se heurtèrent ; enfin, la tête de l'inconnu rencontra celle d'Alexander. Celui-ci baissa la tête, et recula un peu, d'un ou deux pas en tenant sa tête. Le choc fut terrible pour lui ; hypersensible. « Aïe ! » avait-il fait sous le coup. Il gémit un peu, et se frotta le front en regard l'inconnu qui semblait ne pas être – le moins du monde – touché par l'acte qu'il venait d'exécuter. Il venait de frapper – certes involontairement – quelqu'un ! Alors que ce dernier se perdit dans ses pensées ; l'anglais racla sa gorge, pour tenter de le ramener à la réalité. Rien n'y fit. Alors il patienta, attendit pour lui rendre cette montre qu'il avait tout simplement laissé tomber.

Finalement, le « borgne » le regarde ; il semble se souvenir, et alors, à ce moment-là, du haut de ses fesses, il s'excusa. Des excuses qui semblaient absolument sincères, et qui calmèrent le poète. Il n'était pas méchant ; mais il n'avait pas apprécié son comportement. Oh, il y avait probablement des explications à tout ça. C'était bien certain. Cependant, la bonne conduite était une chose essentielle pour Alexander. Et si lui faisait un effort ; alors les autres le devraient aussi. Enfin, il le pensait simplement. Jamais il ne se permettrait de le dire, de faire une remarque. Car il savait – au fond de lui – qu'il n'y avait pas mort d'homme.

« Il n'y a aucun mal. » lui fit-il en souriant ; relativisant, comme chaque fois.

Il lui tendit sa montre que le garçon prit sans politesse aucune. Puis il partit à nouveau de ses délires. S'il le jeune homme n'était pas pressé de rentrer avec la Congrégation, c'était bien pour ne pas retourner dans sa cage sombre. Il voulait retrouver son « inconnue ». Sa petite blonde. Une chose qu'il pensait fort dans son crâne, sans pour autant l'avouer. Sans pourtant lui avouer ce désir de la faire sienne. Serrant des poids, il n'avait pas d'autre choix.

« Si vous n'avez plus besoin de moi, je vais disposer, Monsieur. » fit-il en grinçant des dents.

Dieu qu'il détestait les formules de politesses face à ceux qui ne l'étaient pas. Il avait ses raisons OUI. Mais .. AH. La dualité était là. Il voulait lui en vouloir ; il était légitime de le faire ! Mais Alexander ne pouvait pas le détester. Il n'y arrivait pas. Le jeune garçon semblait tourmenté !

« Cependant, si vous avez besoin de mon assistance, je suis là. » rajouta-t-il, avant de tourner le dos, et de commencer à marcher.

Si jamais cet inconnu désirait les services de l'ancien aristocrate ; alors il suffisait de les lui demander. Une simple demande, et Alexander tenterait de le réconforter.  
 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Jeu 2 Oct - 22:03
Il ne faut pas qu'il parte. Je ne veux pas. D'abord, car j'ai été d'une impolitesse impardonnable, et que je dois réparer cette erreur. Mais aussi car je ne veux pas être seul. J'étais ici pour profiter du soleil et des foules. Je voulais me faire des amis. Et l'homme que j'ai face à moi correspond tout à fait. En plus, il semble habité par la mélancolie. Hors, qui mieux que moi pourrait le comprendre. Il a besoin de moi et j'ai besoin de lui. Il faut qu'il reste. Je dois le retenir. Mais d'abord, je dois sortir de tout ce noir qui m'entoure. Je dois me ressaisir. Je dois repousser mon souvenir. Il est nécessaire que je trouve quelque chose de positif. Mais ce serait trop long et je n'ai pas le temps.
Tant pis, j'affronterai le monde ainsi, chargé de tristesse. Ce n'est pas comme si c'était la première fois. Et c'est loin d'être la dernière.  J'espère ne pas l'éloigner plus encore de moi en lui montrant cette partie détruite de mon âme. Mais je ne peux pas être plus monstrueux que je ne viens de l'être. Et puis, s'il part, ce sera la preuve irréfutable que je ne suis plus fait pour être humain, et que je devrais laisser une place complète à mon double. Je suis prêt à prendre le risque, à tenter le tout pour le tout. Je n'attends plus rien de ce monde. Je n'ai plus espoir, et encore moins foi en quelque chose. Quant à ce monde, il n'a pas besoin de moi.
Dans un geste souple, je me lève et me précipite sur lui. Je le prends dans mes bras, au niveau de la taille.

« Attendez. S'il vous plaît. Ne... Ne me laissez pas. »

Ma voix est déchrante. Je ne veux pas le lâcher.  C'est loin de mes habitudes, mais depuis ce matin, je semble être quelqu'un d'autre.

«  Je ne voulais pas. Vous savez, je ne suis pas comme ça d'habitude. Alors, par pitié ne m'en voulez pas. »

J'ai peur qu'il disparaisse si je dessers mon étreinte,comme s'il n'avait été qu'un rêve, un piège de plus créé par Arechi. Et pourtant je retire mes bras, lui rendant sa liberté.

«  Pardonnez moi. Mais … il fallait que vous le sachiez. Ne me jugez pas, pas tout de suite. »

Je fixe mes pieds, mes joues prenant une couleur cramoisie. Arechi hésite. Il a honte et en même temps, il est d'accord avec moi. Jugez les personnes sur une première impression est tout ce qu'il y a de plus humain, et donc d'inutile. Même si cette première impression se trouve souvent être la bonne.

Je relève la tête et vois qu'il est toujours là. Sa présence, la confiance qu'il m'accorde me tire une larme. Mon cœur se serre d'émotion. Je voudrais lui sauter au cou, redevenant peu à peu le petit garçon que j'étais, mais j'ai peur qu'il n'aime pas. Et je le comprends. Je suis insupportable. D'abord je le fais tomber. Lui montre une facette de ma personnalité qu'il ne reverra peut être jamais. Puis je le frappe. Je suis discourtois. Et finalement, je l'enlace avant de redevenir timide. À sa place, mon inconstance me taperait sur les nerfs.
Je mets mes mains dans mon dos et crois les doigts, espérant qu'il n'en ai rien. Espérant qu'il saura voir mes bons côtés. Qu'il voudra bien de moi.

« Vous m'avez proposé votre aide, et je l'accepte. S'il vous plait. »

S'il vous plaît, prenez moi dans vos bras. Ou frappez moi. Mais faîtes quelque chose. Ne restez pas muet. Ne me laisser pas seul. Pas maintenant.
Il faut que je termine ma phrase. Mais ce que je veux me semble trop flou. Je regarde la montre. Non, je sais ce que je veux. Je veux une famille. J'ai trouvé un père en la personne de Aloïs. Mais rien ne m’empêcherait d'avoir un frère. Et si jamais il refusait, peut être pourrais-je trouver un ami. Mais une telle requête ne se fait pas. Elle naît après avoir passé des moments complices. Et j'ai peur d'être incapable d'une telle chose.
Ma phrase est toujours en suspens, pesante par son absence.

«  J'ai besoin de vous pour... pour …. pour visiter les environs. »

Il suffit de m'écouter pour comprendre que je mens. Mais aucune autre idée ne m'est venue.




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Re: Des coquelicots à perte de vue
Sam 4 Oct - 15:37
Coquelicots à perte de vue
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Alexander avait tourné le dos à son interlocuteur, partant. Il ne pouvait en rien forcer l'enfant à parler  si l'envie ne le prenait pas. Mais en vu de son état ; il était bien possible que ce soit vital. Il était évident que le jeune garçon était au bord de la rupture ; quelque chose était lourd, et pesait sur ses épaules. Pour le temps que l'anglais serait là, il voudra bien porter un peu ce poids, afin de soulager l'enfant. Il pouvait comprendre mieux que quiconque la trop forte douleur dans la poitrine, ainsi que les pensées terrassantes... Terrorisantes ; celles qui ne lâchent rien. Et celles dont l'intensité monte en flèches. En un mot ; l'horreur.

Soudainement, deux bras vinrent entourer sa taille et un corps le serrer contre lui. Une présence... C'était l'enfant qui venait le retenir ; il lui demanda de ne partir. De ne pas le laisser. Alexander savait ô combien la solitude était déchirante, et d'autant plus dans un état de faiblesse. L'enfant continua. Il se justifia en disant qu'il n'était pas comme d'habitude, sous entendant ne pas être dans un état normal. Il avait peur qu'Alexander lui en veuille. Il ne le connaissait pas. Depuis Rayn, Alexander tentait de prendre sur lui ; de ne pas porter le malheur des autres, même si bien entendu, l'empathie était là, de mise, et plus forte que lui.

Crispé, Alexander n'a pas osé bouger. Qui sait de quoi il est réellement capable ? Il ne le connait ni d'Eve, ni d'Adam.

Finalement, l'étreinte se retira, et Alexander ; les joues légèrement rosit par le contact humain qui le met rapidement mal à l'aise - et la cause varie selon le contexte - il fait face à l'enfant. Ce dernier s'excuse une fois encore. Et cette tristesse qu'il perçoit dans ses yeux le ramène à Rayn et ses yeux secs après leur étreinte.

« Je ne suis pas permis de juger. » fit-il, avec un maigre sourire.

Les joues de l'enfant deviennent rougissent, tandis qu'il baisse le regard sur le sol. Alexander attendit, comme il venait de le faire. Attendre. C'était à l'enfant, de parler, de lui dire ce qu'il voulait, ce qui n'allait pas. Et il le fit. Alexander lui avait proposé son aide, et le jeune garçon l'acceptait. C'était donc parfait. L'anglais hocha la tête ; il était d'accord, évidemment.

L'ancien aristocrate se fit silencieux.Attendant. Encore et toujours. En vérité, il tentait de ne pas se laisser submerger, et de garder ses distances. L'empathie était bel et bien là. Et il luttait contre elle. Cependant, il sentit que quelque chose clochait ; il ne passa pas à côté du mensonge que vint lui dire l'enfant. Tout ça uniquement pour visiter les environs ? Le prenait-il pour un espagnol ou bien ?

« Je ne suis navré, mais je suis anglais, pas espagnol. Je ne connais absolument pas les environs. » fit-il simplement, un peu froid. « Et je doute fortement que ce soit la raison pour laquelle tu es dans cet état. Que se passe-t-il ? »

Ce n'était pas la peine d'avoir des diplômes en masse pour comprendre que l'enfant avait mentit. Puis l'anglais se rendit compte qu'il ne s'était pas présenté. Poliment il tendit sa main au petit homme, et se rattrapa.

« Enchanté, en tout cas, de te rencontrer. Je suis Alexander. »

Moins on donnait d'informations, moins on était proches de son interlocuteur n'est-ce pas ?
 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mer 8 Oct - 22:47
Il sait que je mens et mes paroles l'ont vexé. Je voudrais répondre à sa question, mais il en est hors de question. Être un Noé inclus des secrets et des tabous. Et révéler les raisons de mon mal en font partie. Et puis, je ne veux pas l'inquiéter. Je ne veux pas partager mon fardeau avec lui. C'est ma douleur, mon désenchantement. Il a le droit de voir le monde en couleur si tel est son souhait. Je ne suis personne pour lui imposer quoi que ce soit. Je me résous donc à mettre fin à ce lien qui naissait. À moins que ce n'était qu'une illusion, un espoir créé par mon esprit torturé.
Tant pis, ce sera pour une autre fois. Je recommence à broyer du noir, me lamentant sur mon incapacité à vivre avec le genre humain, alors qu' Arechi se lamente sur ma non-excellence pour les mensonges. C'est alors que je vois une main. Une main tendue, sans animosité ni quoi que ce soit ne négatif. Et un prénom, Alexander. Un joli prénom pour dire vrai. Je ne réfléchis pas et saisis cette main. Mes doigts ont l'air minuscules et cela me fait rire en mon fort intérieur. Même si j'ai tendance à l'oublier, je suis un enfant. Je fixe l'anglais et lui réponds avec un sourire timide.

«  Edward, enchanté de même. »

Pourquoi lui donner mon deuxième prénom ? Je ne sais pas. Peut être qu'ainsi, je le protège de William. Et je cache un peu plus la vérité. Sa gentillesse fait grandir ma culpabilité. Il a le droit de savoir. Mon Souvenir m'empresse de le lui dire. Je sais pertinemment pourquoi. Lui révéler une telle chose me donnera le droit de le tuer. Et Arechi adore faire du mal. Il adore aussi plonger les autres dans le désespoir. Je secoue la tête avec énergie. Pas aujourd'hui. Cette journée est la mienne. Du levée du soleil à son coucher. Je fais ce que je veux. Et aujourd'hui, je ne veux plus être un pantin pathétique. Je veux être heureux. Et je veux être ami avec Alexander. Et pour cela, je dois répondre à sa question, tout en restant évasif, lui cachant la stricte vérité.

«  Je suis désolé pour mon silence, une pensée ne voulait pas me lâcher. Pour répondre à votre question, je ... »

Les mots me manquent pour décrire mon état. Je ne veux pas l'inquiéter. Je en veux pas non plus lui donner d'indice quand à mon secret. Que c'est dur la vie de Noé. C'est une raison de plus pour rester « chez moi » et ne jamais sortir. Pourtant, tout ce qui m'entoure vient contredire cela. La chaleur du soleil sur mon visage, le vent faisant bouger mes cheveux, les coquelicots caressant mes mollets, et surtout, lui, cet homme me faisant confiance, m'offrant quelque chose de magique.

«  Je suis atteint de mélancolie. Je vois tout en noir, malgré moi. Et cela me fait du mal. Mais je vais mieux maintenant, merci beaucoup. »

C'est vrai. Je vais mieux. Je reprends conscience de l'environnement autour de moi. Je reprends conscience de mon humanité. J'envoie Arechi loin au fond de mon âme et ne lui accorde plus aucune importance. Je sens mon petit corps se réchauffer peu à peu. Mes épaules deviennent plus légères, mes lèvres se tendent en un sourire. Je redeviens le petit William. Ou plutôt, le petit Edward. Un petit garçon comme les autres.

« Puisque nous ne connaissons pas les environs, pourquoi ne pas les visiter ensembles. Enfin, si cela ne vous dérange pas bien sur. »

Je ne suis pas particulièrement curieux vis à vis du village. Rien ne m’empêchera de revenir un jour. Mais je veux passer du temps avec lui. Je veux découvrir sa façon de penser. Et rien de mieux que partir à l'aventure ensembles pour accomplir une telle chose.




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Re: Des coquelicots à perte de vue
Dim 12 Oct - 15:06
Coquelicots à perte de vue
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Ainsi donc, le jeune garçon s'appelait Edward. C'était anglais, évidemment, et cela ne serait pas passé inaperçu à qui que ce soit. Que venait faire un anglais ici ? En Espagne. C'était plutôt curieux. Un homme désirant voyager ? Ce petit homme n'avait même pas 16 ans. Il en était même plutôt loin. Tout cela n'avait aucun sens. D'autant plus que ses parents ne semblaient plus être là. Tout ça sonnait bien louche à l'oreille d'Alexander. Il profita du silence du gamin pour réfléchir. Lui qui, d'habitude, était plutôt naïf, aujourd'hui il parvenait à déceler les mensonges. Grandissait-il enfin ? Ses 18 ans approchaient à grand pas et Alexander était bel et bien pressé de les avoir. Partant totalement dans ses pensées, l'anglais finit par penser à son retour à la Congrégation ; un retour qu'il ne désirait pour rien au monde. Il avait la sensation d'être attaché, tenu en laisse sans cesse, et il n'aimait pas ça. S'il s'éloignait trop on tira la laisse et une pression se faisait sur sa jugulaire. Une pression douloureuse qui lui faisait comprendre qu'il devrait rentrer.

Cette angoisse ne cessait jamais de l'habiter. L'aristocrate en avait assez de celle-ci, cependant, elle ne semblait pas vouloir le quitter, comme des microbes qui proliféraient dans un organisme, au chaud. Une tanière beaucoup trop confortable pour en changer. Voilà qu'il ressentait ce même sentiment. Il avait envie de profiter de l'air pu, de voir de nouveaux paysages. Pourquoi ne pas en profiter après chaque mission ? Une fois encore, il y avait cette laisse. Cette même laisse qui l'étouffait...

Parfois, il se demandait pourquoi l'Innocence l'avait choisi. Il n'avait rien d'un combattant, et n'avait aucune philosophie quant au futur de l'Humanité. C'est vrai que l'aristocratie était plutôt nombriliste... Alexander n'avait pas eu le moyen de se questionner sur les autres ; Autrui qu'il ne rencontrait que dans sa demeure. Autrui qui était plutôt bête et riche. Un détails bien embêtant dès lors qu'aucune conversation ne pouvait s'établir. Et cela fut toujours ainsi. La mort de ses parents n'était – finalement – qu'un mal pour un bien ? L'anglais se gifla mentalement. Ces deux êtres-là lui manquaient terriblement.

Heureusement, la voix d'Edward se fit entendre ; et il s'excusa d'avoir été trop silencieux. Alexander, d'un mouvement de tête, lui fit comprendre que ce n'était en rien une catastrophe. Après tout, lui même avait été absorbé par ses démons. Puis soudainement, Edward avoua être mélancolique. La mélancolie était considérée comme une folie. Comment pouvait-il dire ça ? Alexander hocha la tête. Lui-même atteint par le Spleen Baudelairien comprenait parfaitement.

« [color=#4169E1]Je vous comprends. Je suis habité par le mal des poètes romantiques.[/i] » Cela revenait au même, c'était simplement dit différemment. « Le tout est de s'occuper l'esprit. De parler, d'observer, de tenter de comprendre, de réfléchir. C'est pour cela que j'écris des poètes. Vous devriez essayer. » lui conseilla-t-il, mentant à moitié. S'il écrivait des vers c'était parce qu'il aimait ça. Et puis, il ne pouvait lutter contre cette inspiration qui venait sans cesse à lui. Il devait être aimé des Muses pour cela, car cela lui semblait tout à fait incroyable.

Edward l'invita, par la suite, à découvrir le paysage alentour. Ce pourquoi Alexander aimait bien ce « travail ». Il n'était pas derrière un bureau, et quand bien même il était sensible à l'inconnu, en un sens, cela lui plaisait de le découvrir. De le révéler. « Vous m'en voyez ravi, Edward. Je vous suis. » répondit-il.

Alors il suivit l'enfant. Qui se mit à en marche. Ainsi, l'anglais n'avait pas à faire attention à quel chemin prendre, il lui suffisait de garder l'enfant en ligne de mire et tout irait bien. Alexander pouvait ainsi donc penser librement et réfléchir, comme à chaque instant de sa petite vite d'exorciste. Ses pensées se dirigèrent vers le deuxième anglais, celui duquel il se rapprocha, un peu, restant légèrement en retrait mais sur le côté ; donnant ainsi l'impression de marcher réellement à côté de lui.

Cet enfant avait tout ce qu'il avait de plus étrange à ce monde. Un œil bandé, une petite ossature, et une mine – selon ses dires – plutôt noircie par ses pensées sombres. Alexander lui posa une question, par simple curiosité.

« Comment vous êtes-vous blessé à l’œil ? C'est plutôt rare, de n'avoir qu'une seule pupille valide. » demanda-t-il. « J'espère, en tout cas, ne pas ramener à la vie certains fantômes bien enterrés... » rajouta-t-il, tristement, s'en voulant un peu d'avoir fait son curieux et culpabilisant d'avance pour sa question déplacée. Mais il mourait d'envie de savoir, de connaître cette réponse qu'il ne pouvait déduire, deviner.

Ce petit garçon lui rappelait le petit homme qu'il fut dans son enfance. Intriguant, mystérieux, mais pourtant si simple d'apparence.  
 
[/quote]
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Sam 18 Oct - 18:17
Tout est élégant chez lui. Sa façon de s'habiller, d'agir, et même ses mots. Le mal des poètes romantiques. Il souffre du même mal que moi. La différence, c'est qu'il sait bien le dire. Alors que je ne suis qu'un enfant. Et malgré mon rang et mon éducation, mon vocabulaire reste limité. Non. Ce n'est pas la seule différence. Lui a toujours vécu avec son mal. Alors que de mon côté, j'ai longtemps connu la joie avant de me le voir imposé. Mais je ne dois pas y penser. J'ai décidé d'envoyer mon Souvenir loin, alors je ne vais sûrement pas lui redonner l'occasion de revenir.
Son conseil me fait réagir. Il n'a pas tort. Je n'y avais pas pensé. Ou du moins, pas en de cette façon la. A mes yeux, ou du moins aux yeux de William, l'occupation n'est qu'un moyen d'oublier se condition de mortel. Elle est donc dérisoire et pathétique. Cependant, je note ça dans une partie de mon esprit. Si je suis occupé, au lieu de passer mes journées dans un coin de ma chambre, tout ira pour le mieux. Et pourquoi ne pas reprendre la musique ?

Il accepte de m'accompagner. Je lui adresse donc un grand sourire et me mets en route. Je marche doucement, pour ne pas le perdre. Il est évident qu'il est de faible composition. Et puis aussi, je ne veux pas paraître discourtois ou lui taper sur les nerfs. Alors je prends sur moi. Mais j'ai envie de courir dans tous les sens, de tourner et de rire. Du coin de mon œil valide, je le vois se rapprocher. Ce qui me fait un peu plus plaisir. C'est un peu idiot, mais ce geste me donne l'impression qu'il est vraiment avec moi de son plein gré et non seulement pour me faire plaisir. Je sens son regard sur moi, ce qui me fait sourire. Je l'intrigue, c'est évident. En même temps, je devais m'y attendre. Je suis loin d'être « banal ». et puis, lui aussi m'intrigue. Que fait-il ici en Espagne, alors qu'il ne semble pas aimer les foules ? D'où lui vient son mal ? Des dizaines de questions tentent de franchir la barrière de mes lèvres, mais je les retiens. Tout cela ne me regarde pas. Et il est hors de question que je fasse quoi que ce soit de déplacé, pas encore une fois. Je ne veux pas tout briser maintenant.
De son côté, une question finit par sortir. Une question qui me fait sourire. Et les mots qui la suivent me font rire. Il prend milles précautions pour ne pas me faire mal. Se gentillesse me paraît adorable. J'aimerais beaucoup être comme lui. Mais je sais qu'une fois que j'aurai passé à nouveau les portes de l'Arche, je redeviendrai William, et peu à peu je laisserai place à Arechi. Mais pour l'instant, j'ai une réponse à donner.

«  Il n'y pas de problèmes, ne vous inquiétez pas. J'ai perdu mon œil dans un bête accident. On faisait une promenade a cheval avec mes parents, dans un forêt non loin de chez nous. Un animal est passé entre les pâtes de ma monture qui a été prise de panique.ensuite, tout est allé trop vite. Je suis tombé et ai reçu un coup de sabot. Voilà, fin de l'histoire. »

Je me tourne pour lui sourire, afin qu'il ne s'inquiète pas. Ce n'était qu'un accident, et il a du arriver à ne nombreuses autres personnes dans le monde. Et puis, ce n'est qu'un œil, j'aurais pu y perdre la vie.
Nous continuons notre ballade et atteignons le village. Le groupe de danseurs de tout à l'heure est là et me fait signe. Je les entends parler, mais ne comprends pas un seul mot. Je leur fais donc signe à mon tour, mais ne les rejoins pas. Je suis toujours captivé par mon compagnon. Et de nouvelles questions apparaissent. Dont une qui me semble importante.

«  Y a t'il un lieu que vous voudriez voir ? Ou alors, nous partons pour une véritable aventure ? »

Je saute dans tous les sens. Aventure. Ce mot a un effet magique. Aventure. J'attrape un bâton traînant par terre, il sera mon arme de fortune. Qui sait peut être aurons nous des ennemis à combattre. J'imagine déjà les dragons gardant prisonnières des princesses aux robes couvertes de dentelles.
Dans mon enthousiasme, je pose une deuxième question. Bien vite, elle est rejoint par les nombreuses autres.

«  Vous êtes déjà venu ici ? D'ailleurs pourquoi être en Espagne ? Vous êtes en vacances ? Et d'où venez vous ? Enfin, je veux dire, de quelle partie de l'Angleterre ? Vous y avez de la famille ? Peut être que nos parents étaient amis, ce serait une drôle de coïncidence, vous ne trouvez pas ? »

Je n'arrive à me stopper qu'au prix d'un grand effort. Je me stoppe nette dans ma course et le fixe. Avant de reporter toute mon attention sur mes pieds. Je lâche ma nouvelle arme et tord un pan de ma chemise dans tous les sens. Trop d'enthousiasme tue l'enthousiasme Edward. Tu devrais le savoir !

«  Je suis désolé, j'ai été un peu … dépassé. Vous n'êtes pas du tout obligé de me répondre. »




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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mar 21 Oct - 20:04
Coquelicots à perte de vue
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Les deux hommes s’étaient mis en marche. Ils marchaient à une allure plutôt lente, comme de vieilles personnes qui voulaient simplement prendre le temps de vivre. Aujourd’hui, Alexander voudrait prendre ce temps-là. Se reposer un peu, prendre le temps de savourer ces instants où il n’y avait aucun Spleen, malgré cette rencontre étrange avec Rayn. Aujourd’hui, il parvenait à l’envoyer au fin fond de son âme, et ne penser plus qu’au paysage qu’ils allaient, Edward et lui, découvrir. Il n’avait tout spécialement hâte, les paysages n’évoquaient que très peu de choses pour lui. Il ne cherchait pas à les mémoriser, simplement à les découvrir. Ses poèmes ne parlaient pas d’endroits extérieurs, mais de sentiments et de cavités intérieures.

Finalement, Alexander avait posé une question qui l’avait tiraillé pendant de longues minutes. Pourquoi n’avait-il qu’un œil ? Sa question lui semblait intrusive, alors l’anglais s’excusa si cela lui faisait du mal. Edward ne semblait pas le moins du monde chagriné. Il lui sourit juste après lui avoir répondu. Visiblement, cette perte d’œil était due à un accident regrettable et idiot. Une promenade à cheval qui avait mal tourné. « … Wouah. » souffla Valshe. Ce fut tout ce qu’il pu dire sur l’instant ; prit par surprise. Il ne s’attendait pas à ça, à une simple chute qui avait mal tourné. Il s’était plutôt attendu à une bagarre, une prise d’otage… Que savait-il encore ? Mais non. Cela n’avait été de ce genre là. L’anglais secoua la tête ; cette guerre semblait pourrir sa tête, et son esprit. Comment avait-il pu penser que quelque chose d’aussi horrible avait pu arriver à cet enfant ?

« Vous avez été courageux pour parler de cet incident avec le sourire. Je suis soulagé que vous l’avez bien vécu. » Même si toute cette histoire – au fond – était étrange. Enfin. Il ne reverrait plus jamais cet enfant après cette entrevue ; alors il se ficha de la véracité de ses propos.

La promenade continuait. Ils atteignirent le village, et les danseurs étaient là. Des danseurs. Ils parlèrent, et ils semblaient que ni l’un ni l’autre ne comprirent ce qu’ils dirent à ce moment-là. Alexander leur sourit soudainement en leur faisant un geste de la main, pour les saluer. Edward lui demanda s’il était intéressé par un endroit en particulier, ou bien s’ils partaient pour une folle aventure. « Allons-y pour l’aventure. » Pour la première fois depuis un moment, Alexander rit sincèrement. Soudainement, l’autre anglais s’agita et ramassa un bâton qui traînait par terre, le poète fut interrogatif sur son comportement, puis il haussa les épaules ; tandis qu’à ce moment même il fut bombardé de questions.

Valshe écarquilla les yeux, et ne savait plus où se mettre.

« Eh bien… Je suis venu pour voyager. » commença-t-il en mentant. Il ne pouvait tout simplement pas lui dire la vérité. « Oui, vous avez vu juste. Je suis originaire d’un petit village à côté de Londres. » Petit village, c’était vite dit. C’était plutôt la périphérie de Londres, ou un peu plus loin. Quelque chose de près de la capitale sans pour autant être ennuyés par le bruit et les conduites folles. « Et vous ? » fit-il, sans même relever le fait qu’il ait parlé de parents. Alexander n’avait plus les siens. « Ce serait curieux en effet que finalement, nous nous connaissions. » fit-il. Avec un sourire en coin.

Edward s’excusa par la suite. Alexander lui fit comprendre que ce n’était rien, en quelques mots. Après tout, c’était toujours mieux de discuter plutôt qu’il y ait un énorme et lourd silence.

« Que faites-vous ici ? Vous aussi êtes venu pour le tourisme ? » lui demanda-t-il alors que le silence avait commencé à s’insinuer entre eux.
 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mar 28 Oct - 19:10
Spoiler:
 

Je ne l'ai pas offensé. Au contraire, il a répondu à mes questions. Ainsi, il a grandit aux alentours de Londres. C'est étonnant que je ne l'ai jamais croisé. Pour autant, Londres est une grande ville, et les familles nobles y sont nombreuses. Ce n'est pas donc pas si surprenant que ça. Et le fait même que je m'en étonne montre que je suis encore un enfant. Pour dire la vérité, tant mieux. Si pour une fois, je peux arrêter d'être réfléchi et raisonnable, alors autant en profiter. Mais je dois tout de même faire attention à ne pas faire de bêtises.
Je suis à nouveau perdu dans mes reproches, laissant le silence s'installer. Alexander vient m'en tirer doucement, me posant une question. Une question toute simple. Mais ma réponse sera lourde de conséquence. Je ne sais pas pourquoi je suis ici. Je suis venu car j'avais envie de sortir. Et que je suis en Espagne, c'est purement un hasard. Mais dire une telle chose va paraître stupide. Un anglais ne vient pas jusqu'ici juste parce qu'il avait « besoin de prendre l'air ». De plus, je suis tout seul, je ne peux donc pas prétexter un voyage en famille. Quand à faire du tourisme … à nouveau, je suis tout seul, sans parent aucun. Il faut que je trouve. Le silence est toujours là, de plus en plus pesant. Finalement, une idée me vient.

«  Je suis venu voir une tante vivant dans les environs. Sur le chemin du retour, j'ai voulu profiter encore un peu du paysage, et je suis venu ici. Après tout, L’Angleterre et L’Espagne ne sont pas à côté ».

Je souris en penchant la tête sur le côté. Je suis un piètre menteur, mais pour une fois, mon histoire est crédible. J'espère qu'il me croira. Il le faut. Et puis, ce n'est pas tout à fait faux. Ces deux pays sont éloignés l'un de l'autre. Et même si je peux emprunter l'Arche, je ne suis pas sur de pouvoir revenir ici un jour. Quand à la vielle tante... je ne connais pas vraiment ma famille, alors qui sait.

Ce n'est pas tout ça, mais nous avons une aventure à reprendre. Je ramasse mon arme de fortune et reprends le chemin. Je déambule à droite et à gauche, regardant de tous les côtés. Décidément, le paysage que m'offre le village n'a rien à voir avec la brume Londonienne. Et si celle ci me correspond parfaitement bien, les couleurs chatoyantes que je peux voir me font du bien. Nous passons devant quelques petites boutiques. Je m'empresse de coller mon visage aux vitrines. De l'autre côté, c'est un véritable paradis pour tout petit garçon qui se respecte : une confiserie. Le vendeur me voit et me donne un sourire amusé. Je voudrais y aller. Mais je ne peux pas le faire alors que je suis accompagné. Ce n'est pas très poli. La tentation se fait plus forte.
Je me retourne vers mon ami et le regarde tout gêné.

«  Euh … enfin.. est ce que ça vous dérange si on s'arrête ici quelques instants. »

Je fixe mes chaussures et frotte le sol de ma chaussure.

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Re: Des coquelicots à perte de vue
Jeu 6 Nov - 9:57
Coquelicots à perte de vue
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Le garçon n’était pas venu pour le tourisme, ni pour quoique ce soit d’autres. En fait ; il était venu voir sa tante, une qui vivait dans les environs. Puis il a voulu profiter de la vue au retour. Il se justifia en disant que c’était parce que l’Angleterre n’était pas à côté de l’Espagne. C’était certain. En un sens, c’était parfaitement logique. Mais une tante espagnole ? Dans une famille d’anglais ? Elle ne devait pas être bien vue. Enfin, ce n’était pas ses affaires après tout. Lui n’avait plus de famille ; enfin, il pourrait en avoir une : mais des personnes éloignées. Qu’il ne connaissait pas plus que ça. Et honnêtement, Alexander ne supportait plus l’aristocratie. A quoi bon ? Vivre dans l’aisance, et dans la foule… Ce n’était pas pour lui ; cela ne l’avait jamais été.

Qu’en était-il du jeune garçon ? Savait-il ce qui l’attendait ? Il était tellement jeune… Jeune. Alexander tilta soudainement. Cependant, il demanda tranquillement.

« Et tu es venu tout seul ? » Brutalement, le vouvoiement était partit. « Je… Veuillez m’excuser. Je voulais pas vous tutoyer. » ajouta-t-il presque à la suite.

La peur prit l’anglais qui tenta de camoufler la chose. C’était totalement suspect ! Qu’un jeune garçon – il n’avait même pas 15 ans ! – comme lui vienne tout seul dans un pays étranger… Sans personne aux alentours. Les enfants en aristocratie n’étaient-ils pas la prunelle des yeux de leurs parents ?

Ils passèrent devant plusieurs boutiques, après avoir assisté à un paysage à couper le souffle. L’Espagne était un beau pays, mais rien ne pourrait remplacer sa très chère Angleterre. Puis Edward se met à regarder la vitrine d’une confiserie. Le visage collé contre la vitrine ; l’enfant semble les vouloir plus que tout. A quoi bon se méfier ? Il semblait évident que le jeune garçon était totalement innocent. Après tout, Skin Boric, le Noé de la Colère les aimait plus que tout ; pourtant… Il était loin d’être un ange. Qu’est-ce qui justement l’innocence d’Edward ? Le fait qu’il ne lui veuille pas de mal ; en tout cas, aucun geste n’avait trahi une potentielle envie de le tuer : lui, l’exorciste.

L’enfant se retourna. La mine désolée. Il était gêné. Il lui demanda si cela le dérangeait qu’il y rentre. L’anglais lui sourit et fit non de la tête afin de le laisser rentrer dans la boutique. Il n’y avait rien de mal à vouloir se faire plaisir de temps à autre. Alexander l’attendit alors ici ; dès lors que l’enfant rentra dans la confiserie. Pendant ce temps, le poète sortit son Innocence. Non activée. Elle ressemblait à un cadenas et une petit clé liés ensemble. Attaché, indéniablement, et jusqu’à la fin. L’utilité ? C’était comme si cet objet avait toujours été destiné à être Elu de Dieu ; une Innocence, ayant la capacité de combattre le mal.

Alexander la tripota. Jouant avec, patientant sagement.

Sans qu’il ne sache pourquoi, il appréhendait quelque chose. Mais quoi ? Il n’avait aucune raison réelle de stresser. D’angoisser. Il n’y avait aucun danger imminent, ou un quelconque enjeu dans le fait d’attendre. De demeurer face à cette boutique, seul.

 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mar 11 Nov - 17:45
Sa question m'a  presque fait sursauter. Où sont mes parents. Une forme de tristesse me prend, alors que je fixe le sol. Mais ce n'est pas la Désolation. C'est plutôt de la mélancolie, de la nostalgie. Je mets ma main dans ma poche et sers la montre de mon père. Ils me manquent, c'est certain. Mais je n'ai plus de droit de penser à eux. Surtout avec ce que je leur ai fait. Je n'ai plus qu'une seule famille, les Noés. Et même si cela me déplaît, je dois faire avec.
Je ne réagis pas en l'entendant me tutoyer, car cela ne me dérange pas. Je lui souris pour lui montrer que tout va bien. Par contre, je me sais incapable de faire de même. Du moins, pour l'instant.

Il sourit lui aussi, attirant mon attention, et me fait ainsi signe que je peux entrer. Je me précipite donc à l’intérieur de la boutique, courant presque, malgré les quelques minuscules mètres qui m'en sépare. Là bas, c'est tout un nouveau monde. C'est le Pays des Merveilles de tout enfant qui se respecte. Je déambule dans les rayons fixant chaque récipients avec attention. C'est qu'il s'agit de faire le bon choix. Je n'avais pas prévu de faire des courses, je n'ai donc pas pris beaucoup d'argent. Je sors les quelques pièce traînant au fond de mes poches et les comptes. Mais d'ailleurs. Je suis en Espagne. Va t' il accepter des livres Sterling ? J'en doute. Il va falloir que je ruse. Mais pour le moment, je dois choisir quelque chose. J'admire ces œuvres d'art que sont les sucreries. Les couleurs sont chatoyantes. Les papiers ont l'air soyeux. Chaque bonbon est plus beau que son voisin, plus appétissant. Je reste de longues minutes ainsi, les yeux écarquillés. Puis le vendeur s'approche de moi. Il me parle. Je ne comprends pas un seul mot, mais j'imagine qu'il me propose son aide. Je lui souris et lui fais signe que non. Je sais ce que je vais prendre. J'avise de grandes sucettes et les lui désignent du doigt.

« Je vais vous en prendre deux s'il vous plaît. »

Il ne comprend pas non plus l'anglais. Je fais donc le signe deux avec mes mains. Il les saisit en riant. Puis, il me fait une remarque. J'imagine que c'est quelque chose comme quoi j'ai fait un bon choix. A moins qu'il ne parle plus pour lui même que pour moi. Je m'en veux de ne parler qu' anglais, et un peu français. En rentrant, il faudra que j'arrange cela. J'imagine que dans l'immense bibliothèque de l'arche, il y aura bien un livre pour apprendre l'espagnole. Ou alors, je demande aux autre Noés, et pourquoi pas aux akumas. Je continue mon petit tour d'inspection, vérifiant qu'il n'y a rien d'autre qui pourrait me plaire.

En passant devant la vitrine, je fais signe à  Alexander. Mais il ne me voit pas. Il est perdu dans ses pensées. Ou plutôt, dans la contemplation d'un objet. Une migraine sourde me prend. Arechi est dans tous ses émois. Pourquoi ? Ce n'est qu'un cadenas. Rien de plus banal. Je ne prête pas attention à son excitation. Pourquoi se met -il dans un état pareil ? D'autant plus que c'est soudain. Je plaque mes mains sur les oreilles. Il m'énerve. Je le hais. Et je hais cette douleur lancinante qui prend de plus en plus d'ampleur. Le vendeur s'approche et met sa main sur mon épaule, inquiet. Je le repousse avec violence.

«  Ne me touchez pas. »

Ma voix est sifflante. Elle est un mélange de colère et de souffrance. Il ouvre de grands yeux ronds et me fixe. Je dois avoir l'air d'un enragé. Je lui souris, mais ne lui offre qu'un rictus froid.

«  Oups. »

Je prends mon paquet, jette l'argent sur le comptoir et sort. Je m'approche lentement du jeune homme et lui tend l'une des deux sucettes.

«  J'en ai prise une pour vous. »

Mon sang bat mes tempes. Ce doit être le soleil, tout simplement. Et puis, manger ne m'aurait pas fait de mal. Je crois que cela fait deux jours que je n'ai rien avalé. Je sors donc la friandise de son paquet et la croque. Quand ma maman était fatiguée, elle mangeait un peu de sucre.
Au même moment, le vendeur sort en trombe de son magasin. Il a découvert que ce n'était pas de la monnaie espagnole. Et il est furieux. J'attrape la main d'Alex et part en courant. J'aperçois une petite rue dans un coin et tourne. Puis je me plaque contre le mur. L'homme passe en courant, mais ne nous aperçois pas.
J'ai le souffle court et la tête me tourne. Je m'assois sur le sol, tentant tant bien que mal de reprendre ma respiration.

«  Je crois qu'il ne sait pas quoi faire de livres Sterling. »

J'ai un petit rire. Mais je le coupe bien vite. Un poings de côté me lance, et mon mal de tête lui fait écho. En rentrant, il faudra aussi que pense à prendre soin de mon corps. Je suis beaucoup trop faible pour de telles choses.
Je m'effondre sur le côté et roule sur le dos. Nous sommes à l'ombre, et c'est seulement maintenant que je me rends compte à quel point le soleil était chaud. J'en suis certain, c'est cette chaleur qui cause ma migraine. Je suis épuisé.

«  Est ce qu'on pourrait faire une petite pause ? S'il te plaît. »
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Sam 15 Nov - 14:22
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La contemplation du cadenas lui prit de longues minutes. Ce fut durant tout ce temps qu’il se perdit dans son passé. Dans le souvenir de ses parents, de leurs cadavres découverts dans l’annexe de la maison ; tout deux enlacés, ils seraient presque morts de leurs blessures le sourire aux lèvres. Ils étaient morts ensemble, chez eux, et leur fils avait découvert leur cadavre. Comment avait-il pu s’en sortir ? Cela restait un mystère certain. Comment cela se trouvait-il qu’il était un compatible ? C’était d’autant plus mystérieux. Il n’était bon qu’à écrire de la poésie. Et à rien d’autres ; implicitement, ce jour-là, on lui avait demandé de se battre, de donner sa vie pour celles des autres. Mais il n’en était pas le moins du monde capable. Enfin, lui ? Combattre avec ardeur l’ennemi ? Le tuer sans pitié ? Alexander n’était pas cet exemple de virilité, bien qu’on le lui demande, que l’on en rêve. Lui aussi en rêve. Lui aussi aurait aimé naître autrement.

Il aurait aimé être un peu plus sûr de lui ; afin d’avoir une vie plus calme. Le tourment du doute, et de la constante remise en question était une chose absolument abominable qu’il n’était plus en mesure de faire disparaître. Il aurait tellement voulu être  cet homme fier et robuste. Beau et que l’on pourrait envier. Mais que pourrait-on envier à ce misérable petit homme ? On le dit incapable de protéger une femme. Tout au plus, ce serait à elle de le protéger ! Lui, si chétif, et si petit.

Si pitoyable. Il serra les dents, serrant dans sa main cette Innocence qui lui avait donné un pouvoir comme les enfants pourraient en rêver.

Soudainement, la voix d’Edward le sortit de ses pensées ; le jeune anglais sursauta. Le jeune enfant lui avait prit une sucette. « Oh… Je. Il ne fallait pas. Mais… Je. Merci ? » Et voilà que le poète était totalement déstabilisé ; il n’était pas habitué à autant de considération. Lui offrir une sucrerie. C’était enfantin, mais par simple principe ; c’était tellement attentionné. Alexander n’en revenait pas. Edward sort la sucette et la met dans sa bouche ; commençant à la déguster. L’exorciste aurait voulu en faire de même ; mais il n’eut pas le temps. Le vendeur était sortit de son magasin et semblait hors de lui ! Que s’était-il donc passé dans la boutique pour qu’il soit dans cet état ?

L’Ombre n’eut pas le temps de réfléchir à quoique ce soit alors que l’enfant saisit sa main et se mit à courir. Fuir ? Alexander n’était pas persuadé que ce soit la meilleure solution. Il n’avait jamais été très courageux. Il n’avait jamais été très frauduleux, et encore moins courageux. Défier l’autorité était – pour lui – une abomination. Tout petit, lorsque sa sœur faisait une farce, il ne pouvait pas la couvrir ; bien souvent, elle lui faisait la tête. Mais il n’y pouvait rien ; l’idée d’une punition, et même l’idée de décevoir lui était insoutenable.

Plus vite qu’il ne le pensa, ils se retrouvèrent tous les deux dans une ruelle, perpendiculaire à la rue où se trouvait le magasin. Les deux garçons, essoufflés, reprirent leur souffle ; Alexander était à terre, assis, contre un mur, tandis qu’Edward était assis, lui aussi. « Je crois qu’il ne sait pas quoi faire des livres Sterling. » Aussi surprenant que cela puisse être ; Valshe se mit à rire, avec franchise. Comme un enfant complice d’un autre, ayant aimé ça : cette course, cette adrénaline. « Il ne sait probablement pas ce que c’est. » rajoute-t-il, allongeant ses jambes, et collant sa tête contre le mur, regardant le ciel bleu.

Edward se coucha sur le dos, Alexander ne le verra que plus tard, et lui demanda de faire une pause. L’autre anglais lui répond dans un souffle. « Bien sûr. » Lui-même est fatigué par cette petite course. C’est surtout l’adrénaline qui l’a épuisé. Il n’a jamais eu l’habitude d’avoir à courir. Tout ce qu’il aimait c’était écrire. « Faites-moi signe quand vous désirerez repartir. » fit-il.

Alexander ferma ses yeux, la bouche entrouverte. Sa tête fut soudainement submergée de souvenirs ; la dernière fois qu’il a couru, c’était pour Rayn. Pour lui voler ce baiser… Mais de nombreux flash vinrent interrompre ce moment doux ; où Alexander s’était remémoré ce baiser volé ; sentant les lèvres de la jeune femme tout contre les siennes ;  par d’horribles souvenirs. La mort de ses parents. Comment se faisait-il que cela l’envahissait à ce point ? Ces pensées, ces souvenirs intrusifs étaient douloureux.

Le poète en eut un hoquet de surprise. Les yeux écarquillés, il avait ramené sa tête dans la position de base, et fixait le mur en face de lui. Bouche entrouverte. Valshe reprit son souffle, inspirant profondément.

Que lui arrivait-il ?


 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Mar 2 Déc - 23:21
Je fixe le ciel, admirant la course lente des nuages. On dirait tout un troupeaux de moutons paresseux. Je ris doucement devant cette image, retrouvant mon âme d'enfant. Je croque dans un bout de ma sucette et savoure le goût sucré dans ma bouche. Manger couché n'est pas bon, voire même dangereux, mais je m'en moque. Je retrouve mon souffle peu à peu, pourtant je reste ainsi. Alexander m'a dit de prendre mon temps, alors je le fais. Je profite de chaque seconde qui m'est offerte loin de mon malheur quotidien. Puis je ferme les yeux et me concentre sur mon mal de tête. Je n'arrive pas à le faire partir, et je ne le comprends pas vraiment. Pensant d'abord que c'était la chaleur, j'ai maintenant quelques doutes. Il se peut que ce soit Arechi qui me fasse payer mon impertinence. Je l'ai battu, en quelques sortes, et ça ne lui a certainement pas plu. Je le déteste. Tout est de sa faute. J'inspire profondément et rouvre les yeux. Je dois l'oublier pour l'instant.

Petit à petit quelque chose me trouble, venant casser ce moment d’insouciance. Un je ne sais quoi. Comme si un malheur venait de se passer. Pourtant, tout va bien. Nous sommes hors de danger. Il me faut un peu de temps pour comprendre que si le danger est passé, il n'est pas loin pour autant. J'entends le jeune homme respirer. Son souffle est saccadé. Je me lève précipitamment pour lui venir en aide. Mais mon mal de tête tente de m'en empêcher. Je tangue légèrement et manque de trébucher. Finalement, je retrouve l’équilibre et me dirige vers mon compagnon.
Je suis devant lui et pourtant, il ne me voit pas. Il est absorbé par un souvenir désagréable, une peur viscérale, incontrôlable. Je dois l'aider. Mais j'ai peur de le toucher. J'ai peur de l'effrayer en le sortant trop brusquement de son cauchemar, j'ai peur de le casser comme un poupée de porcelaine. Je dois prendre le risque. J'approche ma main de son épaule puis me ravise. Je m'avance vers lui et le prends dans mes petits bras. Je le sens sursauter, mais je ne lâche pas prise pour autant.

Finalement, je me recule et lui adresse un sourire maladroit. Je n'ai jamais été doué pour réconforter les gens, et plus encore maintenant que je suis Noé. Je ne suis qu'un égoïste, concentré sur mon propre malheur, sans prendre le temps de voir que les autres souffrent aussi. Je lui prends les joues et pousse doucement sa tête vers le haut.

«  Fixe les nuages, laisse les t'apaiser. »

Je me rends compte de la stupidité de mes propos et rougis. Je me lève en vitesse et lui tourne le dos. Il ne doit pas voir ma gêne. J'ai bien trop d'orgueil. En fait, je suis comme tous ces hommes que William méprise. Je remords un bout de ma sucette, quelque peu vexé d'être aussi humain. Et puis, peu importe en fait.  Toujours de dos, je recommence à lui parler, mais je marmonne plus qu'autre chose.

«  Il m'arrive aussi d'être hanté, parfois. Je regarde le ciel et ça me calme. Car mon trouble n'est pas grand chose face à l'immensité de ce qui nous entoure. Mais pour toi, c'est sûrement différent. »

Lorsque je me retourne vers lui, il semble plus serein. Mais pour autant, il n'est pas encore hors de danger. Je reviens près de lui, et m'assoie à ses côtés. En mettant ma mains dans mes poches, je sens ma montre. Je la sors et le tourne entre mes doigts. Elle aussi a le don de me calmer. Elle est chargée de souvenirs agréables, et d'autres plus tristes. Mais tous me forment et me rappellent qui je suis. Pour l'instant, il me semble qu' il en a plus besoin que moi. Je la pose sur ses genoux et fixe mes pieds.

«  Je te la donne. Je sais que pour toi elle ne représente rien, mais j'aimerais que tu la gardes. Lorsque tu seras à nouveau troublé par le passé, regarde là. Elle te rappellera ce moment. La brise qui secoue nos cheveux, les nuages qui avancent paisiblement, et les coquelicots. Et de fil en aiguille, tu penseras à d'autres choses agréables, j'en suis certain. »

J'attrape une mèche de cheveux et joue maladroitement avec, mes joues à nouveau rouges et brûlantes. De nouveau, je réalise que c'est très très orgueilleux de penser que mon souvenir aura autant d'importance à ses yeux. Pourtant, j'aimerais y croire. J'aimerais croire qu'il m'aura toujours en mémoire et que ces quelques images pourront lui faire du bien. La montre va me manquer. Mais je suis content que ce soit lui qui l'ait et non Arechi.
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Jeu 4 Déc - 17:09
Coquelicots à perte de vue
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Il se souvint de cette nuit abominable. Cette nuit qui le rendit orphelin. La perte de ses parents avait été réellement destructrice. Et comme si la perte en elle-même n’avait pas suffit ; il avait même vu leurs corps dépourvus de vie. Ce qu’il avait retiré de la main de son père fut son Innocence. Alexander se souvenait très bien de la raison qui l’avait poussé à le prendre ; cet objet-là. C’était parce que cela resterait un des seuls souvenirs concernant ses géniteurs. Qu’avait-il d’autre à part une maudit écharpe bleue ? Il n’avait pas la force de la porter tous les jours. Il était épuisé par la douleur et le souvenir. L’anglais désirait simplement que ses parents lui fichent la paix. Ils étaient morts, bordel, morts ! Ils n’étaient plus sur cette terre et ils ne reviendront jamais.

Edward vint face à lui. Face à Alexander ; lui-même ne semble pas très en forme. Tous deux étaient pitoyables et cela fit sourire l’anglais. Soudainement, l’enfant passa ses bras autour de l’exorciste ; celui-ci sursautant sur l’instant, mais finit par s’habituer et eut presque envie de fermer les yeux et de se laisser aller. Si seulement ce n’était pas un inconnu. Si seulement, Alexander n’avait pas cette obsédante pensée paranoïaque anxieuse… Si seulement, il parvenait à simplement se détendre et profiter.

L’enfant lui accorda un conseil d’or. Après s’être reculé et lui avoir souris. Valshe le regardait. Il s’était senti plutôt étrange lors de l’étreinte et… Son Innocence avait lancé de petites décharges dans sa main. Qu’est-ce cela voulait-il dire ? Probablement que Locked Tight était endommagée. Il faudrait qu’il voie ça avec Komui. Enfin, sous le conseil de l’autre anglais, le poète se mit à regarder / admirer l’immensité du ciel, parsemé de nuages. Le ciel était bleu clair et les nuages blancs ; digne du plus beau dessin d’un enfant. La voix d’Edward se fit de nouveau entendre. Il raconta alors que lui aussi est hanté parfois ; malgré le silence d’Alexander, l’enfant continuait à parler. Il raconta que le ciel le calmait.

« C’est triste que votre vie soit déjà tâchée… Un enfant – sans vouloir vous offenser – ne doit faire que rêver. » Il pencha sa tête sur le côté et lui sourit.

Edward s’assit aux côtés du poète. Il sortit une montre de sa poche et la fit tourner entre ses doigts. Etait-ce un objet auquel il tenait ? Comme le cadenas et la clé de Valshe ? Alors il la posa sur les genoux du bouclé aux yeux d’ambres. Ce dernier écarquilla les yeux, de surprise. Il lui dit alors qu’il la lui donnait. « Je. Non. Je ne peux pas accepter. » fit-il en l’interrompant. Mais Edward continua sa phrase, sa tirade. Expliquant qu’il en avait plus besoin que lui. Alexander rougit. Cette montre lui ferait oublier le passé, en lui remémorant cet instant avec lui. Avec ce ciel, cette brise et ces coquelicots. L’anglais sourit. « Je… Je ne sais pas comme vous remercier. Vous ferez un honnête et grand homme. J’en suis persuadé. » répliqua-t-il en saisissant timidement l’objet.

« En tout cas, je me sens beaucoup mieux. Merci infiniment pour votre conseil ; il fonctionne à merveille. » le remercia-t-il.

Edward a rougit. Et se mit à tortiller une mèche de ses cheveux, visiblement mal à l’aise. Cela fait sourire d’autant plus Alexander. Car lui aussi était mal à l’aise ; dans un bon sens. Il était réellement touché par cette attention que l’enfant avait envers lui.

« Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ? » lui demanda-t-il gentiment. « J’aimerais vous rendre la pareille. » termina-t-il dans un sourire sincère.

Alexander se sentait redevable. Et puis… Il a toujours aimé satisfaire les autres.

 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Lun 15 Déc - 11:48

Y  a t' il quelque chose que je puisse faire pour vous ? J'aimerais vous rendre la pareille.

Je reste silencieux en écoutant ses mots. Je ne vois pas ce qu'il pourrait faire pour moi. À part peut être tuer mon Souvenir. J'ai presque envie de rire en y pensant. Personne ne peut tuer la Désolation. Encore moins un jeune aristocrate anglais. Nous sommes condamnés à vivre ensembles. Mais je sais que nous finirons par nous entendre. Tout n'est qu'une question de temps.
Je continue de chercher ce qu'il pourrait bien faire pour moi, quand une idée jaillit. Je la trouve
naïve, alors je la repousse. Mais elle m'obsède. C'est plus fort que moi, il faut que je l'exprime.

«  Vous pouvez peut être faire quelque chose. »

Je rabats mes genoux devant moi et les entoure des mes bras, avant de fixer Alexander.

«  Déjà, vous avez le droit de me tutoyer. »

Je lui souris doucement puis me lève. Je lui tourne de nouveau le dos. C'est beaucoup, beaucoup trop gênant de lui demander une telle chose. On dirait l'une de ces demoiselles amoureuses des romans à l'eau de rose. Tant pis.

«  Promettez moi que nous allons nous revoir ».

Je murmure ces mots, espérant qu'il les ait tout de même entendus. Car cela me tient réellement à cœur. J'espère le revoir un autre jour. J'espère repasser des moments aussi joyeux que ce que nous avons déjà partagés. Je me retourne en un bond et lui tends la main.

«  On retourne en exploration ? »

J'espère qu'il se sent mieux. J'espère aussi que le vendeur n'est plus dans les parages. Je ne serai jamais capable de courir une deuxième fois. Je m'approche du bord de la ruelle et regarde à droite puis à gauche. Aucune trace de l'homme. Très bien. Nous pouvons repartir à l'aventure. Il y a encore de nombreux endroits à visiter. Nous pourrions aussi aller dans les bois. Ou alors retourner auprès des danseurs. Ils avaient l'air si gentils. Peut être que je pourrais apprendre leur langue. Au moins comment dire bonjour et au revoir. Oui, la journée est loin d'être finie.
Mais quelque chose se passe. Quelque chose craque et se casse.

Ça suffit.

Mon Souvenir se rebelle. Je crois que sa patience à atteint ses limites. Et de mon côté,  J'ai baissé ma garde. J'ai laissé la porte grande ouverte, permettant au loup de sortir. Être un enfant ne lui convient pas le moins du monde. Être heureux encore moins. Le bonheur n'est fait que pour les faibles. Ce n'est qu'une carotte qu'on leur fait pendre au bout du nez pour qu'ils oublient la cruelle vérité.  Il ne me contrôle pas, et je garde apparence humaine, alors que je sais très bien qu'il en est capable. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'aime pas cela.  C'est comme si j'abritais une bombe à retardements. Je ne veux pas revivre le cauchemar de Londres. Je ne veux pas blesser le jeune homme de la même façon que je m'en suis pris à Rayn.
Plus rien n'est pareil. Tout semble être en noir et blanc, à nouveau. Alexander ne doit pas savoir. Il ne doit pas voir. Je dois être la même personne, le même petit garçon. William se doit garder le masque d'Edward.

Et pourquoi ? Pourquoi ne pas tout lui dire ?

Toujours les mêmes mots. Porteurs d'un futur bien funeste. Je refuse. Que je sois privé d'un pseudo bonheur passe. Mais je refuse que tu ne t'en prennes à lui.

Tu es bien trop naïf. Ton ami n'est pas celui que tu crois.

Ma migraine augmente. Je sais maintenant que cela est de sa faute. Mes soupçons étaient donc fondés.  Je vais devoir écourter cette journée avant qu'il ne fasse quelque chose que je pourrais regretter.

Avant que TU ne fasses quelque chose.


Perdu dans un combat que seul moi peut voir et entendre, j'oublie tout ce qui m'entoure.
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Dim 11 Jan - 22:46
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Le jeune garçon était d’une douceur sans égale. Alexander ne voyait en lui qu’un jeune aristocrate en devenir ; plein de gentillesse et d’altruisme. Si seulement, il savait… Si seulement il parvenait à savoir que cet enfant à qui il fait face est un tueur. Un monstre. Un de ces humains qui orchestrent le mal et sèment la terreur ainsi que le désespoir. Mais Alexander n’en savait rien et n’en saurait jamais rien… Il n’avait pas suffisamment d’expérience pour déceler et surtout dissocier les Noés des êtres humains « normaux ». L’anglais se prêtait à rêver que les Grands Exorcistes ; tels Allen Walker, par exemple. Cependant, il se fourvoyait entièrement mais n’en avait pas connaissance.

« Vous pouvez peut-être faire quelque chose. » amorça l’autre anglais. Le poète lui accorda toute son attention.  « Déjà, vous avez le droit de me tutoyer. » Les yeux ambres de l’exorciste s’écarquillèrent. Voilà ainsi donc un immense honneur. Un aristocrate ne se laisse pas aussi facilement tutoyer. Peut-être était-ce la jeunesse qui permettait une pareille permission. Valshe en était tellement abasourdis, qu’il ne put que s’incliner légèrement en guise de réponse.

Il eut envie de lui demander si c’était bien tout ce qu’il avait à lui demander mais le « déjà » en début de phrase lui laissait à penser que la véritable demande allait arriver. Ce qui fut réellement le cas. Et cette demande était tout à fait surprenante pour l’anglais. Jamais on ne lui avait accordé autant de mérité, autant d’attention et d’affection ; surtout aussi rapidement. Un honneur, une nouvelle fois. « Je… » Il toussota. « Ce serait un honneur que v… Te revoir, Edward. » Alexander lui adressa un de ses plus beaux sourires.

La sincérité était belle et bien là.

« On retourne en exploration ? » lui demanda-t-il. Alexander hocha simplement de la tête pour lui répondre.

Cependant, à cet instant-là quelque chose se produisit à l’intérieur d’Edward et l’anglais le sut ; il le vit. Le jeune garçon se figea littéralement sur place. Il se fit pâle et c’était comme si quelque chose à l’intérieur de lui-même venait de se briser. Comme s’il venait de se remémorer quelque chose l’empêchait de vivre normalement. Comme s’il se rappelait une triste nouvelle… Une terrible chose à faire, ou une terrible chose qui est survenue quelques temps plus tôt.

« Edward.. ? » l’appela Alexander, pour le ramener, lui qui semblait totalement ailleurs. « Edward… Est-ce que tout va bien ? » Il posa sa main sur son épaule et le secoua un peu. « Edward ! Répondez-moi, enfin ! » fit-il avec un ton plein d’inquiétude.

Que diable se passait-il ?

 
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Re: Des coquelicots à perte de vue
Dim 15 Fév - 21:38
C'est lorsqu'il me touche que je me rappelle sa présence. Il était complètement sorti de mon esprit, remplacé par mon Souvenir. Il me regarde inquiet. Je ne sais depuis combien de temps je suis prisonnier de mes pensées, mais à voir son visage, cela a duré. Je sens qu'il a envie de faire quelque chose, mais il ne peut pas. Et il ne doit pas. S'il m'aide, Arechi va lui en vouloir, et lui faire du mal. Je me souviens de la jeune Bookman, de la souffrance tirant ses traits, du plaisir ressenti à la voir ainsi. Mon estomac se retourne, dégoûté. Puis, un frisson remonte le long de mon dos. J'ai froid alors que je suis en plein soleil.
Je regarde autour de moi. Toute la beauté des lieux à disparu. Ce n'est plus que noir et blanc. La musique est devenue bruit. Dans les ombres, je crois voir mon Souvenir. Il est là, tapi quelque part, il attend. Je dois lutter, mais je n'en ai plus la force. Après tout, je ne suis qu'un petit garçon.
Les larmes de montent aux yeux. Pour une fois, elles sont sincères. Ce n'est pas qu'un symptôme de ma nouvelle vie de Noé. Ce sont des larmes de tristesse. Mais aussi de colère. Je suis en colère contre moi même. Car je suis incapable de maîtriser cette partie de moi même.
Sans oublier que je suis coincé. Je ne peux pas prendre l'Arche, ce serait beaucoup étrange. Et je ne peux pas partir d'ici, n'ayant pas la monnaie adéquate. En puis, au moins je verrai d'être humain, au mieux je me porterai. Sans oublier l'Anglais. Il voudra certainement m'accompagner. Je lui ai menti, lui disant que je revenais d'un voyage. S'il voit que je n'ai aucun bagages, ce sera suspect.
Je serre les poings, faisant entrer mes ongles dans ma paume. La douleur me permet de rester lucide, de ne pas céder à la colère, à la rage. Je le déteste, Alexander. Pourquoi fallait il qu'il soit aussi gentil, aussi courtois, aussi semblable à ce que j'aurais pu être. Je déteste tous ceux qui vivent ici, avec leurs sourires, leur joie, leur bonheur. Je déteste ce village, ces fleurs aux balcons, ces champs de coquelicots. Je déteste Arechi. Et par dessus tout, je me déteste.

Je sais que cela ne sert à rien, mais je ne peux m'empêcher de ressentir tout cette haine, toute cette colère.  Une image me vient à l'esprit, prenant toute la place. Les maisons sont en feu, les gens baignent dans leur propre sang. Alexander y est. Dans ses yeux, plus aucune trace de vie, mais de l'incompréhension. Je regarde mes paumes, poisseuses, couvertes de ce liquide si répugnant. Je sens les traits de mon visage se tirer un large sourire. Laisse moi faire.
Le retour à la réalité est brutal.

« NON. »

Toutes les émotions ressentis disparaissent pour laisser place à la panique. L’Aristocrate s'approche de moi, mais je le repousse. Je heurte le mur derrière moi, et entoure mon corps frêle de mes mains. Ça avait l'air si réel. Je regarde dans tous les sens, hébété. Rien n'a changé. Je n'ai rien fait. Ce n'était qu'on cauchemar. Un cauchemar éveillé. Le souffle court, je reporte mon attention sur mon ami. Il est au sol, à nouveau. C'est le moment de m'enfuir. Je n'aurai plus aucune autre chance.
J'ai honte d'avoir une telle pensée. Je n'ai pas été éduqué de la sorte. Un Anderson ne s'enfuit pas comme un voleur, encore moins en ayant mis un ami à terre.  Je frappe le mur derrière moi du poing, m'entaillant la main. Peut importe, ce sera cicatrisé d'ici ce soir.
Il faut que j'agisse, que j'arrête de réfléchir.

«  Pardon. »

C'est tout ce que je dis. Aucune parole de plus ne traverse mes lèvres. Je le regarde, les yeux baignés de larmes, le cœur serré par les regrets,  avant de partir en courant. Il faut que je retrouve l'Arche. Il faut que je rentre.
J'ai été stupide. Comment ai-je pu croire que je pourrai passer une journée normale. Comment ai-je pu croire qu' Edward pouvait exister. Il n'y a que moi, William. Et Arechi.
Je dévale les rues, trébuche. La douleur est bien là, mais je l'ignore et repars de plus belle.
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