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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]

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Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Jeu 11 Sep - 19:22
Ténèbres et Lumière
feat. R. Bookman Junior
Aller au devant de ses craintes. A. V. Rockwell

Une nuit courte, une fois encore. Morphée avait abandonné – une fois de plus – le jeune anglais à ses dépends, et la nuit avait été loin d'être réparatrice. Il en avait pris l'habitude et c'était bien ça le soucis ; son corps manquait de repos : et ses articulations lui étaient douloureuses. Le Spleen n'avait pourtant aucune aide à recevoir pour démolir ne serait-ce que le moral d'Alexander. Toujours bas – enfin, rarement haut si vous préférez – celui-ci ne faisait pas défaut au jeune homme. A jamais fidèle, hein. Soupirant, et sortant de son lit qui ne l'avait pas accueillit comme il l'aurait du, le poète s'habilla d'une simple chemise et d'un pantalon. Cette tenue lui allait parfaitement, de plus sa veste de bonne qualité – pour ne pas dire excellente – que ses parents défunts lui avaient offerts ne pourrait que s'allier à la perfection avec tout ceci. Une tenue qu'il portait habituellement sans aucune originalité, n'ayant franchement ni l'envie ni le temps de se fournir de nouveaux colifichets.

Passant rapidement sa main dans sa crinière d'ébène, l'anglais se recoiffait nonchalamment afin d'avoir un air « correct » à l'extérieur de sa chambre. Quand bien même il ne cherchait pas à se démarquer des autres, il tenait malgré tout à être propre sur lui, et présentable. Cela faisait partie de son éducation, et il tenait à la garder intact – plus ou moins – en l'honneur de ses parents.

D'ailleurs, à cette pensée, il eut envie qu'ils soient tout deux fiers de ce qu'il était devenu. Un jeune garçon indépendant et qui était engagé dans une Guerre Sainte pour sauver l'humanité toute entière. Peut-être bien qu'il risquait sa vie, cependant... Sa vie avait été décidée ainsi le jour où il fut décelé Compatible. Un mot bien lourd aussi bien de sens que de responsabilité. C'était également un statut rare... Et il devait se l'avouer : il aurait tellement préféré que tout ça ne lui arrive jamais. Son rêve n'était pas de sauver les autres, mais de leur raconter des histoires aux travers de ses poèmes. De les faire voyager au-delà des mots, du sens brute, et des rimes.

Le Destin était terrible avec nous, dans bien des cas. Et ce changement brutal de chemin avait dérouté Alexander pendant plusieurs jours. Il avait pris son temps pour s'en remettre, ce jeune garçon était hypersensible, les choses étaient plus compliquées pour lui. Plus douloureuses, plus difficile à vivre. Car il ressentait absolument tout en fois mille. Chaque jour de sa vie était un pur enfer.. Et il ne pouvait rien y faire. Fichue mélancolie qui sévissait. Seule la mort était son remède hein ? Les Noés et les Akumas se porteraient bien volontaire pour lui rendre service le jour où il n'en pourra plus.

« Aller, mets-toi en route, Alexander. » fit-il pour lui-même, pour se motiver.

Car voilà qu'une importante mission de reconnaissance lui avait été confiée. En Suisse ; voilà où désormais il devait se rendre : il ne remercierait jamais assez l'Arche pour lui simplifier la tâche. Il fut alors transporté jusqu'à une petite rue discrète. Il en sortit, et épousseta ses vêtements ; simple réflexe. Une enfance bercée dans l'aristocratie donnait des réflexes et des habitudes plutôt perçus comme appartenant à un type de personne qualifiée de narcissique. Alexander n'était absolument pas ce type de personne ; il en était d'ailleurs très loin.

Soupirant, une fois encore, l'anglais sortit de sa ruelle et se mit à faire le tour de la capitale Suisse. Visiblement, il n'y avait rien de particulier ici.. Ainsi il se mit malgré tout à arpenter Genève en long, en large, et surtout en travers. Ce fut lorsqu'il abandonna sa mission de « surveillance » et qu'il n'eut absolument rien trouvé de louche, que le jeune homme porta son attention sur une jeune personne, une jeune femme qui était entrain de lire. Soudainement, sa curiosité le piqua au vif.

« E-excusez-moi... » tenta-t-il, timide, et d'une petite voix. « V-votre livre... M'intrigue.  » fit-il.

Ce fut comme s'il s'était interrompu... Mais non. Sa phrase était ainsi. Il désirait en savoir plus sur son livre, et sur la personnalité de cette personne. Son introversion exacerbée l'avait arrêté avant qu'il n'aille plus loin, qu'il ne développe sa question, lui confère plus de profondeur...  
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Jeu 11 Sep - 20:52

Rayn ne pensait pas trouver autant de repos sur le sol suisse. Cela fait déjà bien une semaine qu’elle avait pénétré ces terres, et elle devait avouer avoir pris un certain plaisir à l’instant même où ses pieds passèrent la frontière. C’était agréable de ne pas avoir à se méfier des évènements. La Suisse faisait partie de ses pays connus pour n’être rarement – si ce n’est rarement – mêlé aux conflits extérieurs. Aux yeux de la blonde, c’était comme si le Comte n’avait pas d’emprise sur ce pays. Douce illusion, elle le savait bien entendu ! Rayn était persuadée que quelque machines de guerres se trouvaient exactement dans la même rue qu’elle, marchant, attendant leur heure. Mais ce n’était pas son problème et cela ne le serait jamais probablement. La bookwoman savait qu’il y avait deux bookmen infiltrés dans l’Ordre Noir, tous les bookmen en avaient conscience, mais cela ne signifiait pas qu’ils devaient partir en vendetta contre un Comte dodu et puissant. Quoique … Si elle pouvait enfin trouver ce fameux comte dont le postérieur n’est égale que la place de Montmartre cela lui retirerait une grande épine du pied. Traquer l’intraquable, c’était presque comme être aveugle dans une vaste salle vide. On se sentait impuissant, terrorisé et surtout seul. Mais c’était là la place du bookman en ce monde. Seul. Toujours très seul.

Mais heureusement, Rayn avait trouvé un moyen d’échapper à ce sentiment de solitude dérangeant au fil des années. Lire. Tel était son bon plaisir. Au certes, elle fut bercée par d’innombrable livres d’histoires – tous cruellement attaqué par son mentor – des encyclopédies, des romans épiques, de la poésie … Mais il existait en ce monde un style romanesque qui lui plaisait plus que les autres, quelque chose dont elle rougissait de honte en sachant pertinemment qu’une fille de sa culture ne devrait pas apprécier. Et pourtant, c’était un plaisir coupable. Rayn adorait les romans à l’eau de rose, beaucoup trop exagéré pour être réaliste et dont la niaiserie aurait tué le plus valeureux des hommes. Elle aimait cette exagération abusive, ces phrases sans fond qu’elle ne cessait de lire, ces clichés répétés encore et encore. C’était exquis. Tellement ! Elle qui n’avait pas le droit à l’amour conjugal se rattrapait en lisant l’extrême romance niaise. A l’inverse, elle ne pouvait avouer publiquement qu’elle crachait sur certaines grandes histoires d’amour littéraire : Roméo et Juliette ? Tch, deux gamins égocentriques et capricieux. Lancelot du Lac et Guenièvre ? Encore une qui a épousé un type pour son argent avant d’aller voir son amant tiens. Mais n’allez pas dire qu’elle n’aimait pas la littérature ! Ô comme elle aimait Baudelaire ! Ou Le songe d’une nuit d’été … Ca c’était une pièce où Shakespeare ne décevait pas notre bookwoman !

Mais là, pour l’heure, son désir n’était porté que pour ce nouveau roman qu’elle avait acheté en Autriche. Un auteur français qui plus est. La blonde caressa doucement le cuir du livre avant de l’ouvrir là où se trouvait la petite ficelle. Bien. Où en était-elle déjà ?

Ah oui ! Joséphine interrogeait ses sœurs sur son amour défendu avec le fils de sa belle-mère, Guillaume, qui entretenait une relation avec la cadette de Joséphine, Giselle, sans que notre vaillante héroïne ne le savent … Tout ça dans un contexte moyenâgeux tout à fait agréable, avec des envolés lyriques toutes plus ridicules les unes que les autres. Mais qu’importe. Oh ! Mais ! Non ? Il allait oser la courtiser alors que Giselle se trouve dans la salle d’à côté ? Non ? Si ?

Quand tout à coup, « E-excusez-moi … » Ses yeux ripèrent. Elle perdit sa ligne. Rayn perdit son rythme de lecture et elle ne saurait jamais si Guillaume allait oser dire à Joséphine qu’il ressentait quelque chose envers elle – bien que cela ne soit que manipulation abjecte ! Non, Rayn voulait la voir dans les bras de Sir Edward, un Duc de Buckingham – avec le même état d’esprit. La blonde serra le livre entre ses mains alors qu’une grimace se forma sur son visage angélique. Qui ? Qui avait osé ? Rayn regarda l’importun en le fusillant du regard, l’amabilité du requin blanc en manque de nourriture pouvait aisément se lire sur son visage. Un homme. Si celui-ci avait osé l’interrompre pour lui demander l’heure, elle allait le « V-votre livre … M’intrigue. »

Le reflexe fut immédiat, elle éloigna le livre de la vision du jeune homme et blanchit nette. Non. Non. Personne ne devait savoir ! C’était son secret ! Que pourrai donc penser cet illustre inconnu en sachant qu’une jeune femme de son statut – inexistant soit disant passant – lisait de tel roman ?! Damnation ! D’ailleurs cet illustre inconnu appartenait à l’ordre. Elle fit une moue agacée et tenta de lui envoyer des ondes négatives. « En quoi je vous prie ? » Elle réfléchissait déjà à une parade … Elle pouvait le faire passer pour une œuvre de Dumas ? Et s’il demandait à lire ? Oh mon dieu, elle était finie ! « Ce n’est qu’un roman et vous m’avez couper dans ma lecture » et ça devrait être passable de peine de mort ça Monsieur ! Bien entendu elle ne le dit pas. Mais c’est qu’il ne semblait pas partir pour autant. Elle lâcha un soupir et se massa les tempes, bon la blonde allait devoir faire preuve d’énormément d’imagination pour réussir à cacher son penchant honteux. « Que voulez-vous savoir sur mon livre ? » pas le contenu. Pas le contenu.






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Jeu 11 Sep - 22:59
Ténèbres et Lumière
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Les mots lui manquaient. Sa bouche était si sèche... Un goût amère sur la langue. Acide, une sensation douloureuse, désagréable. Il regardait cette jeune femme qui venait à l'instant de transformer l'expression de son visage en une bouille affreuse. Si Alexander n'avait pas encore compris qu'il l'avait dérangée, avec un pareil faciès, il ne pouvait plus que le savoir. De quoi le faire culpabiliser et le renvoyer dans ses buts. Oh non, elle n'avait pas besoin d'employer certains mots pour clarifier encore plus les choses ; tout était clair, comme de l'eau de roche, d'ailleurs. Cela eut pour effet de jeter un froid. Il est vrai que c'est rarement agréable de se faire interrompre dans une lecture cependant, l'anglais s'était excusé avant de poser sa question. L'exorciste avait fait preuve de politesse ! C'était peut-être bien remarquable pour un exorciste.

Son regard... Etait digne de deux révolvers que l'on pouvait braquer sur un innocent. Alexander eut exactement ce ressenti. Un danger imminent, comme si la jeune femme  allait lui sauter au coup pour l'étrangler. Il n'avait fais que lui poser une simple question ! … En y réfléchissant, Valshe comprit que c'était peut-être bien ça le problème. Aurait-il du poser une question... Plus sophistiquée ? Enfin ?! Que venaient faire là toutes ses pensées ? Il voulait la paix, un silence d'or dans sa tête, et cesser de toujours réfléchir à une alternative qu'il aurait du prendre. Cela ne menait qu'au regret... Et le poète en avait bien des tonnes, à force de réfléchir, penser aussi inutilement qu'à l'instant présent.

En attendant, lorsque la concentration d'Alexander revint, il avait noté la « disparition » du livre, et la jeune femme avait changé d'expression. Une certaine pâleur avait fait acte de présence sur son visage. Elle montra les crocs, désirant renvoyer Alexander dans ses buts, exécutant une cinglante réplique. « En quoi je vous prie ? » L'anglais cligna plusieurs fois des yeux, comme s'il avait mal comprit... Pourtant, elle venait bel et bien de lui jeter ces mots à la figure. Et Alexander n'était pas de ceux qui savaient riposter, qui avaient leur langue bien pendue ! Oh loin de là ! Le jeune homme s'écrasa davantage, se tassant presque littéralement. Ses deux sourcils partirent en flèche, lui donnant un air triste. Comme on aurait dis un enfant que l'on venait de punir...

Cependant, cet homme avait bientôt 18 ans... « Ce n’est qu’un roman et vous m’avez couper dans ma lecture » rajouta-t-elle alors tandis que l'anglais se faisait parfaitement silencieux face à elle. Sans pour autant la dévisager. Son regard ambré était toujours planté de ses prunelles émeraudes. Aussi envoûtantes étaient-elles, cela n'empêcha pas le jeune homme de s'excuser platement. « Je... Veuillez m'excuser, je vous prie. » finit-il avec une sincérité à couper le souffle.

Un soupire se fit entendre de la part de la jeune blonde. Comme si « finalement » elle avait décidé d'être gentille. D'être agréable, aimable. Mais juste pour cette fois, hein ! Cela y ressemblait... Peut-être se détendait-elle, remarquant que sa réaction avait été exagérée en tenant compte de la situation dans laquelle elle était ? Peu importait, car le résultat était tel qu'elle lui demanda ce qui l'intéressait sur le livre qu'elle dévorait avant que le jeune homme ne l'interrompe. A vrai dire, Alexander comptait presque sur la jeune femme pour faire la discussion toute seule... Bon, c'est vrai que c'était plus osé, au vu du dérangement encouru. Mais... Mais l'anglais était introverti, et être avenant n'était sa tasse de thé !

Il semblerait pourtant qu'il allait devoir faire un effort.

« La couverture en cuir semble magnifique. » fit-il avec un sourire, et une expression presque lumineuse. « Mais on dit qu'il ne faut jamais juger un livre sur sa couverture. » continua-t-il, insinuant que la jeune femme n'était peut-être pas si méchante, et brute qu'elle le laissait paraître. « De quoi parle votre livre ?  »

Oh elle n'avait pas a développer ! Il voulait simplement connaître le thème, pas forcément l'histoire entière car, il aurait peut-être envie de le dévorer à son tour dès lors qu'elle lui en aurait appris davantage sur le manuscrit. Ce fut d'ailleurs à ce moment que le jeune homme remarqua qu'il ne s'était pas présenté ; faisant – ainsi là – preuve d'une impolitesse sans nom. Ce qui n'était absolument pas dans ses habitudes.

« Oh, et veuillez me pardonner pour mon impolitesse. » Il tendit sa main. « Je m'appelle Alexander. Et je suis ravi que vous n'ayez pas fuis devant ma tenue.  » Un véritable sourire illuminait son visage.   
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Ven 12 Sep - 0:34

Il y eut un petit moment de flottement, où les deux individus se dévisageaient comme attendant quelque chose. Non, il n’attendait tout de même pas que ce soit elle, la dérangée, qui commence la conversation ? Tout de même pas ? Il n’avait pas ce culot ? La blonde aurait souhaité être à cet instant précis un rottweiler, juste pour avoir légalement le droit de lui mordre le bras. Au moins, une bonne chose était à tirer de cet instant, s’il ne parlait pas dans les dix secondes à venir, Rayn avait tout à fait le droit de s’en aller la tête haute et le visage indigné, marmonant à tout va qu’il n’était qu’un malotru qui ne désirait qu’empêchait une dame aux cheveux parfaitement entretenus (nda : pour toi Alois si tu passes un jour par ici) de lire son livre savant. Dix … Il ne semblait pas vouloir parler ? Neuf. Tout ça s’annonçait parfaitement bien ! Huit. Bon peut-être que son intervention était un message subliminal pour sous-entendre à la bookwoman de se remettre au travail ? Sept. Impossible, la blonde ne croyait pas à toutes ces salades … Ce n’était qu’une coïncidence, bien entendu. Six. Ca y est, elle pouvait commencer à grogner librement et montrer son agacement ! Cinq. Oui ! oui ! Plus que quelque secondes et tout ça serait terminé, son honneur serait sauf ! Qua- « La couverture en cuir semble magnifique »

Non. Pourquoi ? Avait-elle tué tant de mondes dans une vie antérieure pour que son karma soit ainsi ? La blonde aux yeux vert retourna fixer le visage de l’illustre inconnu et retint un soupire. Et puis, il eut un véritable retournement, ou tout du moins aux yeux de la demoiselle. Il se mit à sourire ! Bien qu’elle ne l’ai pas explicitement pensé, Rayn avait cru que son interlocuteur était une espèce de peureux qui se serait excusé à la moindre occasion, voire qui aurait versé une petite larme. Mais non, il souriait. L’exorciste radiait même. Sa surprise se marqua sur son visage. « Mais on dit qu’il ne faut jamais juger un livre sur sa couverture. » Et pourtant, dans le cas présent, elle souhaitait de tout son cœur que ce soit le cas. Mais il lui semblait presque agréable ce garçon, plus jeune qu’elle indéniablement. « De quoi parle votre livre ? » Non. Pas ça. Il l’avait demandé ! Véritablement elle s’estima maudite. La blonde, blanche et la bouche en cul de poule regarda le ciel comme si elle était sur le point de fondre en larmes. Plus jamais elle ne lirait ce genre de roman en public ! Plus jamais ! Rayn retenta néanmoins de retrouver une certaine prestance et fit un sourire gauche. « Oui. La couverture est vraiment d’une très grande qualité. Je l’ai acheté en Autriche mais c’est un auteur français. » Oui, et elle y avait mis le prix ! Foutu système d’impression. Rayn avait la mauvaise habitude de dépenser son argent dans des livres en oubliant régulièrement d’en garder un peu pour pouvoir elle-même se loger.

Mais pour le moment la demoiselle tournait autour du pot de façon presque habile. Une légère rougeur apparue sur ses joues avant qu’elle ne se mette à serrer son précieux ouvrage. Il lui suffisait simplement de dire que c’était un roman narrant une histoire d’amour impossible. Et c’était plus ou moins ça après tout …

Rayn soupçonnait fortement Giselle d’être tombée enceinte hors mariage ! Et bien entendu l’enfant serait de Guillaume. Est-ce que Joséphine tolérerait cet acte diffamatoire envers sa famille ? Est-ce que Guillaume épouserait Giselle ? Ca plairait bien à Rayn, ainsi, Joséphine pourrait courir à Buckingham dans les bras de son anglais. Mais c’était une toute autre histoire. Mais cet exorciste inspirait presque la confiance. Presque. Il ne fallait pas exagérer non plus, elle traquait ses ennemis et n’avait aucune envie de subir un interrogatoire. « C’est une histoire d’amour … impossible. Et romanesque. » Elle se mit à tripoter les pans de sa robe, ce n’était clairement pas le moment pour lui de poser plus de questions. « C’est inspiré de Baudelaire … Si vous connaissez. » Mensonge éhonté ! Mais c’était pour son propre bien.

« Oh et veuillez me pardonner pour mon impolitesse » Rayn redevint un bulldog en lui rappelant cet acte, le fusillant du regard avant de voir la main tendue. Elle fit une moue dubitative avant de soupirer et lui rendre son sourire, s’apaisant enfin. Ce n’était qu’un homme et il ignorait qui elle était. Qui plus est, Rayn avait réussi à l’éloigner de son roman, c’était l’essentiel. Elle lui serra, appréciant cette poignée de main plutôt qu’un geste digne des plus grands gentlemen. « Je m’appelle Alexander. Et je suis ravi que vous n’ayez pas fuis devant ma tenue. » Alexander, c’est ça ? Cela sonnait aisé. Terriblement aisé. Pour autant elle lui sourit. « Appelez-moi Rayn. » C’était ainsi qu’elle pouvait se présenter. En tant que Bookman et non en tant que personne. Elle agita son livre en face d’elle avec un sourire narquois. « Et bien, juger un homme sur son apparence, c’est comme juger un livre sur sa couverture n’est-ce pas ? C’est d’une idiotie sans nom ! » Son sourire dévoila ses dents et, joueuse, elle lui donna un léger coup de coude. « Et puis, notre ami Baudelaire précédemment cité n’avait guère l’air d’un gentil homme ! Et pourtant, admirez son talent ! Sans oublier ce cher Shakespeare ! On ignore même à quoi il ressemblait. Si ça se trouve il n’était qu’un clochard lettré ! » Et elle qui était souriante et soudainement bavarde, qui ressemblait à une jeune femme comme les autres – quoique montrant facilement son mauvais caractère – était en fait un être qui oublier son manque de liens dans des navets.






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Lun 15 Sep - 19:22
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La curiosité était un vilain défaut, c'est bien vrai, néanmoins, Alexander ne pouvait pas y résister.  En vérité, qui était capable de ne pas céder à cette... Tentation de savoir des choses qui ne nous regardent pas. Il est vrai que le contenu du livre de la jeune femme ne regardait en rien le jeune anglais. Seulement, voilà, la couverture était si jolie qu'il n'avait pas pu se retenir une seule seconde. Ainsi, il l'avait commenté et avait demander de quoi parlait le dit ouvrage. A partir de cet instant, quelque chose se produisit chez la jeune femme. Elle sembla pâlir, et regarder le ciel – la bouche entrouverte – comme si elle implorait une puissance supérieure. Comme si elle demandait des explications, crachait sa surprise sur Dieu. Si Alexander avait été quelqu'un de plutôt extraverti, il aurait pu rire, au lieu de ça ; il fit simplement comme si de rien n'était, gardant sa réaction intérieure. Pour lui, tout seul.

Assez rapidement, la jeune femme reprit une expression presque normale ; elle sourit et réagit alors à l'affirmation du jeune homme. Elle dit alors que le livre a été acheté, mais qu'il est malgré tout d'un auteur français. Ce qui n'est pas si anodin que ça ; le commercer d'ouvrages est plutôt répandu, d'autant plus que certains sont à bas prix pour ceux qui n'ont pas les moyens, mais qui en ont l'envie. Même si l'anglais était aristocrate, descendant direct, il comprenait parfaitement ceux qui n'avaient pas les moyens, et ne s'offusquait pas de voir un ouvrage à bas prix, en revanche ; la qualité laissait à désirer.

L'exorciste est tout ce qu'il y a de plus doux, de plus compréhensif. Et pour toute réponse, Alexander hocha la tête, pour montrer qu'il avait entendu et compris. Les joues de la jeune femme se mirent à rosir, et même si l'anglais semblait s'en être aperçu, il fit simplement comme si de rien n'était. Mais il était persuadé que cela cachait quelque chose, il ne savait justement pas quoi précisément... Peut-être le découvrira-t-il durant la conversation ?

Il y eut un petit silence, une fois encore, cependant il n'y avait aucun mal à ça, n'est-ce pas ? Surtout lorsque c'est la première fois que l'on converse avec une personne. Sagement, Alexander attendit une réplique de la jeune blonde ; celle-ci fini par venir. « C’est une histoire d’amour… impossible. Et romanesque  » Alors qu'elle triturait les pans de sa robe, elle rajouta. « C'est inspiré de Baudelaire... Si vous connaissez. »

… Ce fut à cet instant que les yeux d'Alexander se mirent à briller. Scintiller ? Baudelaire, mais qui ne connaissait pas ? Certainement pas lui car il était le poète le plus accroché à ses textes ; et il semblait les comprendre mieux que n'importe qui ; surtout les textes sur le Spleen, ce qu'il vivait chaque jour. Il voulu répondre à toute vitesse, de façon très énergique, mais le jeune homme se retint. De quoi aurait-il l'air s'il se mettait à agir de la sorte, hein ? Le prendrait-elle pour un fou ? Probablement que oui... Mais qui sait vraiment ?

« Baudelaire est un de mes poètes préférés. » commença-t-il avec un sourire. « Les Fleurs du Mal est mon recueil favoris, si vous connaissez.  » rajouta-t-il, et bien sûr qu'elle devait connaître. « Quant aux histoires d'amour inspirés de Baudelaire, ne vous attendez pas à ce que cela se termine bien.  » fit-il en riant légèrement avec sincérité et bonne humeur.

Alexander semblait métamorphosé. Lui qui d'habitude ne parle à personne et reste si sombre et si triste.. Désormais – enfin, aujourd'hui, et en présence de cette jeune femme – il semblait lumineux et plein de gaieté. Comme si elle parvenait à lui faire oublier la vie, et ses lourdes responsabilités en un simple sourire, en quelques mots à peine... C'était une chose qui ne lui était encore jamais arrivé, et il avait un peu de mal à y croire. Enfin... Il faut bien une première fois à tout, n'est-ce pas ?
Et lorsque vint les présentations, l'anglais fut agréablement surprit de voir qu'elle lui serra la main ; c'est vrai que ce n'était pas quelque chose qui – normalement – se faisait avec une jeune femme... Cependant, le jeune homme n'avait pas le courage et encore moins le culot de lui faire la bise, de plus... C'était une parfaite inconnue.

Enfin, une inconnue qui finit par décliner son identité. « Appelez-moi Rayn. » Ce fut succin. « Enchanté. » Mais au moins, l'échange avait été équivalent. Elle lui avait donné son nom, un prénom particulier sans pour autant que cela ne gâche sa beauté. Puis elle étala sa pensée ; elle la partagea, même, et semblait sur la même longueur d'onde qu'Alexander ; juger sur les apparences étaient un réel acte de stupidité, et cela montre parfaitement la superficialité de l'individu qui se permet le jugement. Une fois encore Alexander hocha la tête, voulant dire « Je suis entièrement d'accord avec vous. », avec un sourire, discret, sur les lèvres. Cependant, il fut surprit et rougit lorsqu'elle lui donna un coup de coude amical.

Lorsqu'elle vint à parler de ce poète qu'aimait tant Alexander, celui-ci se permit de commenter. « Oh, il était simplement mélancolique. Enfin, je ne l'ai pas connu personnellement. Vous, oui ? » fit-il pour « blaguer » un peu ; faire un trait d'humour, comme on disait chez lui à la bonne époque. « Quant à Shakespeare, le mystère qui planait autour de lui ne faisait que le rendre plus... Impressionnant. Intriguant. On a encore plus envie de le lire dès lors qu'on le sait. Vous ne trouvez pas, Rayn ? »

Il lui lança un franc sourire.

« D'ailleurs, si vous deviez me citer votre auteur favoris, quel serait-il ?  »  
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Mar 16 Sep - 16:18

En tant que membre à part entière du clan des bookmen, Rayn avait certaine connaissance sur la hiérarchie du groupe de central et des bases sur le fonctionnement de l’Ordre. De ce fait, elle savait ce qu’était qu’un exorciste et ses fonctions. De même qu’elle savait comment l’ordre arrivait à disposer à sa guise de ces croisées parlant pour une nouvelle guerre sainte. Son mentor lui souffrait à l’oreille que peu d’exorcistes avaient choisis le chemin de la congrégation par choix et que bien souvent, la contrainte fut la seule raison de leur présence. Mais ce n’était pas eux que Rayn devait observer, ce n’était pas eux le centre de son attention mais bel et bien le camp adverse. Et pourtant, dès que la blonde eut prononcé le nom de Baudelaire, le visage de son interlocuteur se métamorphosa. Etait-ce véritablement le même homme ? Un exorciste ? Suffisait-il vraiment d’un petit rien pour le rendre si « heureux » ? Rayn était humaine donc savait globalement comment son espèce fonctionnait, pourtant à cet instant, ce fut comme la découverte d’une toute nouvelle personne. Un sourire fleurit sur le visage de la demoiselle face à cette réaction. Il y avait quelque chose de mignon dans le comportement de ce garçon. De même qu’elle fut grandement reconnaissante à ce garçon de ne pas lui avoir embrassé la main ou toute autre fadesse dont elle avait horreur.

Elle commençait à le trouver agréable ce petit exorciste. Néanmoins, elle désira pousser le jeu un peu plus loin « Vous n’êtes pas très original ! Tout le monde aime Les Fleurs du Mal. Et pourtant je trouve ses petits poèmes en prose tellement plus impressionnant. Avez-vous lu « L’Etranger » ? » « L’Etranger », le premier poème du recueil. C’était Elias qui l’avait forcé à lire du Baudelaire la première fois et en pointant ce poème du doigt, il lui avait dit que ceci était un bookman. Voulait-il par-là que l’étranger était exactement ce que devait être le bookman et que Baudelaire s’était inspirée d’une rencontre avec un Bookman ? Elle ne le saurait certainement jamais.

Quoique. Cela ne l’étonnerait guère que Lui ait rencontré Baudelaire. Il en était bien capable.

Le garçon était heureux de parler littérature et par cet aspect, cela faisait plaisir à Rayn. Après tout, rien ne disait qu’elle était forcée de s’enfermer dans une bulle hermétique à tout contact humain durant cet enregistrement de l’Histoire. Et puis ils en revinrent à Baudelaire. « Oh, il était simplement mélancolique. Engin, je ne l’ai pas connu personnellement. Vous, oui ? » Elle lâcha un petit rire ; lisait il dans ses pensées ? Mais elle ne laissa pas retomber la perche. « Oh ! Si je l’avais rencontré, croyez-moi que j’aurai adoré observé sa relation des plus houleuses avec sa compagne ! » Elle restait une femme qui appréciait cet art qu’était le commérage dans le fond.

« Quand à Shakespeare, le mystère qui planait autour de lui ne faisait que le rendre plus … impressionnant. Intriguant. » Rayn grimaça. Si elle avait été bookwoman à cette époque, nulle doute qu’elle aurait été voir cet homme pour lui dire sa façon de penser. Vraiment, comment cela se faisait il que le reste du monde soit tellement en opposition avec ses goûts ? C’était un complot ! « On a encore plus envie de le lire dès lors qu’on le sait. Vous ne trouvez pas, Rayn ? » « Je n’apprécie guère l’ensemble de ses œuvres. En fait, je crois que je n’aime pas beaucoup cet homme, l’idée qu’il se fait de l’amour m’énerve prodigieusement. » Elle camouflait son mécontentement derrière des jolies phrases. C’était rare qu’elle fasse cette effort.

Puis il sourit. Et Rayn attendit en lui rendant son sourire. « D’ailleurs, si vous deviez me citer votre auteur favoris, quel serait-il ? » Rayn ne répondit pas tout de suite. Je ne saurai vous dire, moi humble narrateur, si Rayn réfléchissait à une réponse ou si elle se demandait simplement si elle devait répondre. Se livrer ainsi était contre les règles, mais après tout elle pouvait mentir. Rayn regarde le garçon à nouveau … Elle le prenait en sympathie ce petit exorciste. « Mon mentor m’a fait adorer Voltaire et son ironie. De plus j’apprécie sa théorie, quand il écrit que l’homme ne nait ni bon ni mauvais mais neutre. » Un enfant naissait bookman.

Puis elle retourna vers lui, s’offrant réellement à la conversation. « Mais plus que tout, j’adore Edgar Allan Poe ! Oh, comme j’en ai tremblé en lisant Le chat noir. Et bien entendu c’est impossible de savoir s’il s’agit véritablement d’une vengeance ou bien simplement du fantasme de cet homme qui est devenu au fil des jours un véritable ivrogne ! » Mais bien entendu, elle cacherait avec plaisir qu’autre Edgar Allan Poe, ses romans préférés étaient bien entendu ceux qu’elle prenait le plus à lire : les romances exagérées. « Je trouve que les romanciers britanniques ont ce petit quelque chose avec le fantastique que d’autre non pas … Regardez Lewis Caroll » caroll « Et son délicieux Alice aux pays des merveilles ! Je pense que le monde a besoin de cette fantaisie ! »

Et elle fixa quelque seconde son insigne.

« Je pense que le monde a besoin d’héros fantastique aussi. »
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Sam 20 Sep - 22:14
Ténèbres et Lumière
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Baudelaire ! Ah ! Si un jour on lui avait dit qu'il rencontrerait une aussi jolie jeune femme ; tout aussi cultivée que resplendissante, Alexander vous aurait dis que ce serait bien trop beau pour être vrai. Rares étaient les personnes qui avaient su piquer sa curiosité à vif, et … Là, Rayn avait visé dans le mille. Il avait suffit d'un nom, d'un mot... Pour captiver le jeune homme. Baudelaire était tout ce qu'il avait. Les Fleurs du Mal étaient bien entendu le recueil le plus célèbres du poète, mais il était évident que c'était aussi et surtout celui qui parlait le plus à l'anglais. Il avait lu toutes ses créations. Toutes lui avaient parlé, cependant ; un seul Spleen était resté ancré en lui, encré... Au plus profond de son âme ; « Quand le ciel bas et lourd pèse comme couvercle / Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis / Et que l'horizon embrassant tout le cercle / Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; ». C'était – bien entendu – son préféré. Celui qu'il n'oublierait jamais... Ces mots étaient si justes, et si bien pesé, qu'il lui aurait été difficile de ne pas se voir au travers des vers. C'est ainsi qu'il eut compris le mal qui le sévissait chaque jour... Un mal qui cessait dès lors qu'une forte présence – lumineuse – apparaissait près de lui.

Une personne telle que celle de Rayn.

Alors, quand elle lui fit remarquer qu'il n'était pas très original, que tout le monde aimait ce recueil – il en déduisit qu'elle aussi, l'aimait – et qu'elle trouvait que ses poèmes en prose – tels que « l'Etranger » – étaient plus impressionnants. Elle n'avait pas tord, au fond. Ils étaient plus courts et, malgré tout, tout aussi intenses que ses poèmes. Cet homme était un véritable artiste et il le demeurera aussi longtemps que des êtres comme Alexander et Rayn aimeront et respecteront ses œuvres. Il vivra à jamais à travers les cœurs et les âmes de ses lecteurs.

« J'ai – en effet – lu, « l'Etranger », un condensé de ses Spleens, selon moi. Petit, mais tout aussi intense. Vous ne trouvez pas ?  » Il souriait toujours. « On remarque bien dans ce petit poème que l'étranger ne l'est pas parce qu'il vient d'un autre pays, mais parce qu'il est différent fondamentalement. Il est « extraordinaire », au sens propre du terme. » Pause. « Quand pensez-vous, Rayn ?  »

Après tout, le terme extraordinaire disait tout. Il était plus qu'ordinaire, et plus qu'ordinaire correspondait tout à fait à la différence elle-même. Enfin... Il n'était pas là pour étaler sa culture, pour ne serait-ce l'impressionner. Avec cette jeune femme, il aimait tout simplement discuter, et pour le moment, cela lui suffisait. Elle était... Elle aussi différente des jeunes femmes qu'il avait connu tout du long de son enfance. Grâce à l'Ordre, c'était terminé les princesses et filles à papa qui ne cherchent que la fortune et l'homme élégant. Toutes celles-ci étaient creuses et ne connaissaient rien à rien. Ce n'était en rien réducteur ; ce n'était que la vérité sur celles qu'il avait eu le courage de rencontrer.

L'aristocratie rime parfois avec culture, lorsque les parents gèrent l'éducation de leurs enfants et puis les femmes... Ah les femmes ! Alexander rêvait d'une femme cultivée et caractérielle. Celle qui défend ses opinions, et ses valeurs tout autant que sa place dans le monde. Celles qui se rangent et obéissent n'ont rien d'intéressant, malheureusement, et encore moins celles qui servent leur mari. D'ailleurs, ce fut comme la jeune femme lisait dans ses pensées, car dès lors qu'il blaguait sur une potentielle rencontre avec le poète, celle-ci se mit à parler de relation. C'est vrai que Baudelaire eut une compagne ; une muse. Dont il s'occupa.

« Oh, vous aimez ce genre d'histoires ?  » fit-il pour la taquiner, simplement.

La conversation dériva sur Shakespeare. Un personnage que la jeune femme n'aimait guère, à en croire la réaction qu'elle eut face aux paroles de l'anglais ; ce qu'elle aimait le moins était sa vision de l'amour. Pourquoi ? Il voulait en savoir plus ! Alors le lui demanda ; « Dites m'en plus, Rayn. Qu'est-ce qui vous dérange dans sa vision de l'amour ?  » Il était sincèrement captivé. Il voulait en savoir plus, prolongé cette discussion... Elle en disait trop peu ! Elle devait à tout prix développer.

Puis la jeune femme répondit à la question de l'exorciste. Une réponse qu'il allait aimer. Car elle disait que son mentor l'avait fait aimer Voltaire et son ironie. Il n'avait pas excessivement lu ses œuvres, mais il le connaissait de nom. La réputation de cet homme en tant que membres des Lumières de la littérature avait fait beaucoup pour lui. D'ailleurs, la théorie que Voltaire avait lancé... Sur le fait qu'un homme naît tout simplement neutre était... Intéressante. « Voulait-il dire – par là – que seule l'expérience de la vie, propre à l'individu, le rendrait soit bon, soit mauvais ?  » demanda-t-il, afin de savoir s'il avait parfaitement compris.

Mais avant qu'il ne puisse rajouter quelque chose, la jeune femme continua sur sa lancée, dévoilant son véritable auteur favoris. Edgar Allan Poe. Un auteur que l'anglais ne connaissait que de nom.

« Je dois admettre que là, vous m'entraînez sur un chemin inconnu, Rayn.  » Il haussa les épaules, plaidant coupable. « Qu'en est-il du Chat noir. » La littérature était le territoire d'Alexander, mais beaucoup plus celui de Rayn qui connaissait tant de choses... Lui n'était que spécialisé en poésie, si on pouvait le dire...

Là encore, elle parla de quelque chose que ne connaissait pas spécialement la littérature fantastique anglaise.

« Le monde aurait besoin de rêver... ?

Puis soudainement, quelque chose d'étrange se produisit. La jeune femme fixait la partie gauche de sa poitrine, celle d'Alexander, son buste, si vous préférez ; là où siégeait l'insigne. Lorsqu'elle avoua ; « Je pense que le monde a besoin d'héros fantastiques aussi.  » Il était désormais plus que clair que la jeune femme savait, connaissait les exorcistes. Elle cautionnait leur rôle. Enfin... Si toutefois le jeune homme n'interprétait pas à mal ses paroles.

« Le monde a tout simplement besoin de héros... De modèles. Et d'espoir. J'espère réaliser leurs espérances... J'aimerais... Être plus qu'un simple pion sur un échiquier. Mais nous sommes humains, nous ne serons jamais rien de plus.  »

Triste réalité.

« Comment avez-vous obtenu toute cette culture littéraire ? Depuis votre plus jeune âge vous lisiez ? C'est une passion ?  »

Il aimerait tellement comprendre... Savoir. C'est tout ce qui le maintenait en vie.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Mer 24 Sep - 13:10

La Suisse était peut-être véritablement un havre de paix loin des conflits. Sa discussion avec ce garçon était véritablement palpitante et très intéressante. Elle aimait l’écouter parler encore et encore et surtout, elle prenait plaisir à se dire que ce jeune homme souriait grâce à elle, la Bookwoman de vingt-cinq automnes. Rayn ne pouvait qu’être ravie ! Alexander était vraiment de bonne compagnie, malgré qu’il ait osé la déranger durant les merveilleuses aventures de Joséphine. Elle lui pardonnait cet acte cruel qui devrait être puni de peine de mort, après tout il ne savait pas. Et plus que tout, il semblait avoir totalement oublié l’existence de ce petit roman, lui rendant sa bonne humeur. Tant que personne ne savait, son monde était comblé. Mais ça, bien entendu, c’était avant qu’elle n’arrive en France et qu’un singe bleu se décide à la pourchasser. Mais pour l’heure, tout cela n’était pas encore arrivé. Et puis elle devait admettre une chose … Alexander ne prenait pas la mouche pour deux sous quand on en venait à balayer d’un revers de la main leur gout. Combien d’hommes lui avaient rie au nez avec mépris quand la blonde avait soulignait que « non », elle ne partageait guère leur avis sur tel ou tel sujet. Non vraiment, Alexander deviendrai un homme des plus merveilleux.

Il affirma avoir lu « L’Etranger », pour le bonheur de la blonde qui accueilli cette nouvelle avec un sourire enchanté. Elle n’avait rien contre Les Fleurs du Mal, les femmes sont terriblement bien représenté à travers ces vers mais à trop en parler, cela devenait tout simplement ridicule. « Un condensé de ses Spleens, selon moi. Petit, mais tout aussi intense. Vous ne trouvez pas ? » Il souriait et elle lui rendit. « Cela prouve juste que ce qui est petit peut être tout aussi intense ! Imaginez ! Un jour nous trouverons une œuvre sublime dans un mot ! les mots sont déjà un vrai cadeau du ciel après tout. Vous ne trouvez pas ? Cette faculté à communiquer ? Un jour, on s’extasiera sur un mot ! Amour peut-être ? Désarroi, funeste, fantaisie … » Sa propre bêtise la fit rire.

Mais il ne s’arreta pas. « On remarque bien que ce petit poème que l’étranger ne l’est pas parce qu’il vient d’un autre pays, mais parce qu’il est différent fondamentalement. Il est « extraordinaire », au sens propre du terme. » Rayn le fixa et son immense sourire devint un petit sourire en coin.

Oui. Les bookmen étaient extraordinaire au sens propre du terme. Des étrangers qu’importe leur patrie, sans aucune attache. Différent du voisin d’à côté. « Qu’en pensez-vous Rayn ? » Si elle en avait eu le droit, la blonde lui parlerait de son hypothèse. Elle se contenta de faire ce petit sourire en coin, malin et joueur. Et préféra dériver légèrement le sujet. « Si j’osais, je vous comparerai au Fou du « Le Fou et la Venus ». A la recherche de l’idéal que l’homme ne peut atteindre. » C’était presque une métaphore de son rôle d’exorciste. Elle le réalisa après coup … Mais avant tout ce poème était une ode au poème à la recherche désespérée du Beau et du Parfait. Inaccessible.

Et il la taquina à nouveau sur la relation de Baudelaire et de sa campagne. « Oh, vous aimez ce genre d’histoire ? » Elle leva les mains, prenant une mine peinée « J’avoue ! Je suis coupable ! J’adore ce genre d’histoires, je suis une véritable commère. Mais ce sont les histoires d’amour compliqués qui apparaissent comme les meilleurs ! Avez-vous lu « Un hémisphère dans une chevelure » ? Comme de simples cheveux de cette femme qui l’aime le font voyager d’une passion sans fin ? Ah ! Mon cœur de fille romantique en chavire. »  Elle n’avait avoué qu’à moitié ses délicieux penchants pour les romances exagérées. C’était un excellent point selon elle, plus qu’excellent même.

Quand la discussion tournait autour de Shakespeare, la blonde était agacée. Elle ne l’aimait pas. En fait, si elle en avait eu l’occasion, elle lui aurait botté le derrière. Alors que tout le monde vantait sa vision de l’amour ! « Dites m’en plus, Rayn. Qu’est-ce qui vous dérange dans sa vision de l’amour ? » Et il ne semblait pas dire ça pour la critiquer ou l’agresser. Non il semblait véritablement intrigué par son avis. La blonde haussa les épaules avant de l’avouer. « L’amour pour Shakespeare est un caprice. Toutes ces pièces narrent l’amour de la même façon ! Un caprice ! N’est-ce donc pas réducteur que de voir l’amour ainsi, Alexander ? Bon, bien entendu, l’homme aime égoïstement et par caprice … Mais je déteste la façon dont cela est présenté ! Roméo et Juliette est pour moi la pire démonstration d’amour ! Ce sont des gamins ! Comment de tels gamins peuvent connaitre quoique ce soit à l’amour ? Ce n’était juste qu’un caprice. Et cela est parfaitement montré dans Le Songe d’une nuit d’été, seulement dans cette pièce, cette aspect de caprice est assumé, voilà pourquoi j’aime cette pièce. » Rayn reprit sa respiration, se rendant compte qu’elle avait parlé sans s’arrêter. Elle n’avait rien à perdre après tout, mais tout de même …

C’était la première fois depuis bien longtemps que la blonde se livrait autant sur un roman. Et cela s’annonçait dangereux.

Et pourtant, cela ne faisait que continuer dans ce danger. Elle s’était livrée, avait dévoilée ses amours secrets : Voltaire, Edgar Allan Poe … Mais elle ne pouvait pas s’arrêter. Dès qu’il posait une question, elle voulait y répondre, irrémédiablement. « Oui. Je pense que c’est cela. Rousseau affirme que l’enfant né bon dès sa naissance et que c’est le monde qui le perverti. Je trouve cela absurde. Comment un enfant venant de naitre peut être bon ou mauvais. Non, il est neutre. » Neutre comme un bookman. « Avez-vous déjà vu un bébé Alexander ? C’est son éducation qui fait de lui un gentil homme ou un petit arrogant. »

Et il glissa sur Edgar Allan Poe. Ses premiers amours, ses premiers fantasmes. Elle eut un petit rire taquin en lui redonnant un petit coup de coude « Un anglais qui ne connait pas Edgar Allan Poe ? Attention Alexander, je vais croire que vous venez d’une autre planète. Enfin ! Si Baudelaire est connu sur cette planète, cela me convient ! » Il plaidait coupable en haussant les épaules. Et il lui demanda pour Le chat noir. Elle plissa les yeux et hésita … avant de sourire pleinement. « Ouvrez vos oreilles Alexandre, je vais vous parler du maitre du fantastique anglais ! Mais attention, je parle bien entendu du sens « fantastique » où l’on ignore si cela est réel ou irréel. » Beaucoup faisait la confusion.

La blonde s’installa confortablement, s’asseyant sur sa cuisse pour mieux le voir et usa de ses mains pour raconter l’histoire. Cette histoire de cet homme qui avait un amour incroyable pour les amoureux et pour sa femme mais malheureusement, un jour, perdit son travail. Cette histoire où l’on observait un homme bon devenir un être ignoble allant jusqu’à énucléer son propre chat – son animal préféré – puis de le pendre à l’arbre du jardin. Ce même homme, qui de remord, adopta un autre chat ressemblant à son ancien, trouvé dans une taverne. Ce même chat avec une tâche que l’homme voit de plus en plus comme l’arbre où était pendu le chat. Et, dans un acte de cruauté immonde, il tua sa femme et la cacha dans les murs du sous-sol. Et alors qu’il pensait son acte définitivement caché, le chat miaula derrière le mur, dévoilant la présente de sa femme … Etait-ce une vengeance de ce pauvre chat qui subit divers sévices ou simplement la folie d’un homme ayant sombré dans l’alcool et la bétise ?

Elle continua de parler de Poe et de son écriture complexe et cristalline. Cette écriture qui respirait la peur et la malice.

« Le monde aurait besoin de rêver … ? »

La blonde le regarda un instant, sérieusement, profondément. Elle dévisagea le garçon avant de sourire doucement. « Oui. Le monde a besoin de rêver. Le monde a besoin de s’émerveillé. » Même les bookmen connaissaient cette réalité.

Et il sut qu’elle savait ce qu’il était. Un sourire tendre et rassurant se dessina sur le visage de l’ainée. Elle n’avait pas beaucoup d’affection pour le Vatican mais ce garçon était loin d’être un idiot capturé par un groupe abruti par des dogmes. Il la regardait aussi. «Le monde a tout simplement besoin de héros … de modèles. Et d’espoir. J’espère réaliser leurs espérances … J’aimerais … Être plus qu’un simple pion sur un échiquier. Mais nous sommes humains, nous ne serons jamais rien de plus. »

Elle le regarda longtemps avant de lui prendre les mains et les serrer. « Nous sommes tous un pion sur un échiquier beaucoup plus grand que nous. Parfois même sans nous en rendre compte … Et pourtant chacun d’entre nous sont les héros de notre propre histoire, d’une ligne directive. Si tu suis ton chemin et tes idéaux, tu illumineras des autres sentiers. » Elle avait abandonné le vouvoiement. Exceptionnellement.

En tant que bookwoman, elle le savait. Elle voyait tous ces hommes. Un homme, une histoire. Ce n’était pas sa spécialité mais elle savait que certains bookmen se penchaient dessus.

« Comment avez-vous obtenu toute cette culture littéraire ? Depuis votre plus jeune âge vous lisiez ? C’est une passion ? »

Rayn le dévisagea avant de sourire doucement. Elle repensa à ses nombreuses heures de lectures. Lire, c’était comme une seconde nature. Comment lui dire ? « Au début, je n’étais pas une grande lectrice … En fait ça m’ennuyait plus qu’autre chose. » Et pourtant elle en était là aujourd’hui. « Plus qu’une passion, c’est surtout mon mentor qui m’y a poussé. Et après c’était une sorte de curiosité ! »

Oui c’était ça. La curiosité






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Mer 24 Sep - 20:06
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La conversation semblait interminable. Tantôt Alexander parler, tantôt Rayn lui répondait, et inversement. Chacun alimentait la discussion à tour de rôle, et s'il avait quelques instants de silence ; c'était tout simplement pour mieux répondre. Jamais le jeune anglais n'avait connu une personne telle que Rayn. Une femme aussi cultivée était un diamant plus brillant, et plus précieux que les autres. Une pureté que tout le monde voudrait. Enfin, c'était l'avis de l'exorciste qui se retrouvait fascinait par la personnalité que Rayn lui montrait. Cultivée. Souriante. Taquine. Mystérieuse. Il y avait de quoi rester accrocher, et de quoi être captivé ; entièrement. Cette personnalité-là semblait si rare... Introuvable. Et pourtant. Et pourtant ! Alexander venait de le faire. De trouver quelqu'un de la sorte. A cet instant, il s'avoua chanceux d'avoir eu l'idée, l'intuition d'avoir à interrompre la jeune femme dans sa lecture.

Non pas qu'il était rare de lire. Il était rare... De le faire à l'extérieur. Sur un banc, là où Rayn est. Si rare de profiter à la fois de l'air frais, mais aussi de sa lecture. On pourrait penser que la lecture est un acte solitaire, et par définition ça l'est. On est seul à tenir ce livre qui nous appartient, cependant... Le faire à l'extérieure, c'est partagé son expérience ; encore faut-il que quelqu'un vous interrompe... Hm ?

La question était sur la lecture d'une prose de Baudelaire. Une prose qui fut très connue, car première œuvre des Spleens de Paris. Un recueil qui n'était pas forcément connu, car écrasé par la célébrité des Fleurs du Mal. Un ouvrage, un recueil aimé à la hauteur de sa qualité. Il était également celui qui avait le plus plu au public. A la société, au peuple. Il y avait bien plusieurs raisons. Mais il était futile de les énoncer. Ce pourquoi la discussion tourna autour du fait que ce n'était pas la quantité qui faisait l'intensité. Rayn en était tout à fait d'accord. Elle poussa même l'idée un peu plus loin encore. Une idée qui n'était pas tout à fait idiote, cependant, difficile à réaliser. Les mots étaient ce qu'ils étaient ; ils avaient la même valeur. Néanmoins, c'était le contexte et la prononciation, le don donné, qui leur conféraient autant d'intensité.

Alors qu'elle exagéra, et donna plusieurs exemple de mots, Alexander joins son rire au sien. A cet instant précis, on aurait dis deux amis de longue date, qui ne s'étaient revu depuis un moment. Comme si... Quelque chose de particulier s'était tissé entre eux durant tout ce temps. Et c'était encore plus particulier, lorsque l'on savait qu'ils ne « connaissaient » que depuis à peine quelques minutes. Une vingtaine peut-être. A tout casser, mais certainement pas plus.

Après coup, il pensa... S'il y avait un mot sur lequel on pouvait s'extasier, lui choisirait « Rain ».

Et tandis qu'il exposa son idée sur la prose de Baudelaire concernant « l'Etranger », la jeune femme le fixa, et sourit en coin. Comme s'il avait dit quelque chose de... Plutôt drôle, mais simplement au niveau de la situation. Comme si cela sous entendait qu'elle aussi... Elle l'était ; « Etrangere ». Enfin, il chassa cette idée de sa tête car elle n'avait pas de logique et il n'avait aucune preuve ( tout du moins pas assez ) pour prouver – aux yeux de la jeune femme – qu'elle était extraordinaire. Encore fallait-il qu'elle ne le sache pas ; mais ça, Alexander ignorait qu'elle savait. Qu'elle savait qu'elle était extraordinaire : elle était Bookman. Cela faisait tout. Et dès lors que le jeune anglais l'apprendra ; il finira par savoir le sens véritable de son sourire en coin.

D'ailleurs ; elle ne répondit même pas. Comme si le rictus avait amplement suffit. Elle dévia sur autre chose. Une comparaison. Pour elle, le jeune homme était un être qui cherchait l'idéal. Un idéal inatteignable. Cela rendit le jeune homme sceptique. « Qu'est-ce qui vous fais dire ça, au juste ?  » Comment pouvait-elle dire ça, alors qu'ils ne se connaissaient pas ? Par quel moyen avait-elle pu arriver à cette conclusion ?

Le sujet vint alors sur la vision de l'amour. Une chose dont Alexander ne désirait aucunement parler. Enfin, il était intéresser par la vision de Rayn, évidemment, mais il ne voulait pas parler de la sienne. Alors, il l'écouta. Tout simplement. Elle conclu évidemment à une vision de l'amour erroné de la part de Shakespeare ; que l'amour n'était pas un caprice. Pour se faire, elle cita deux œuvres de cet homme, deux œuvres célèbres qui plus est. Roméo et Juliette ; dont elle parla en mal. Deux enfants qui vivent l'amour tel un caprice. D'ailleurs, il y eut une affirmation qui le fit sourire ; « Ce sont des gamins ! Comment de tels gamins peuvent connaître quoique ce soit à l'amour ?  » C'est vrai. Ils étaient jeunes ; mais pour certains, le véritable amour ne s'explique pas. Est-ce une façon de dire qu'ils ne savent rien à l'amour et donnent une mauvaise excuse pour s'expliquer ? Est-ce une manière maladroite et enfantine de se défendre ? Probablement les deux. « Tu ne peux pas comprendre » ; voilà ce que cela pourrait vouloir dire.

« Et quelle est ta vision de l'amour ? Diffère-t-elle à ce point de la vision de Shakespeare ? » lui demanda-t-il après qu'elle eut terminé sa tirade.

La discussion dériva sur la vision de l'homme dès la naissance. A chacun sa perception c'est bien vrai, néanmoins, il y avait des choses à ne pas dire. Comment l'enfant pouvait-il naître et être déjà... Vile. Ou excessivement gentil ? Bon ou mauvais ? Le patrimoine génétique définissait déjà énormément de choses, c'est vrai, cependant, certaines et beaucoup d'autres même se créaient avec  l'expérience de la vie.Surtout l'opinion, et ce qui – du coup – nous influence. Tant que l'on ne connait pas ; on ne devrait tout simplement pas juger. Sans ce jugement, l'Homme ne serait ni bon ni mauvais. Mais Rayn avait  raison, bien souvent, c'est l'éducation qui fait tout. On y obtient des valeurs. Une vision de la vie. Celle de nos parents ; en général.

La pensée de bébé le ramena quelques années en arrière, où parents et petite sœur étaient encore en vie. Cette même petite sœur nommée Rose... Qui est morte. Son regard s'assombrit durant quelques secondes à peine. La taquinerie de Rayn le ramena à la réalité bien rapidement. Un anglais qui ne connaissait pas Edgar Allan Poe était visiblement surprenant. Probablement ? Qui sait ? Elle blagua là-dessus et encore un peu attristé par le flash back, Alexander ne fit que sourire à nouveau. Alors elle lui raconta l'effroyable histoire du Chat Noir. Une histoire étrange et déroutante. A tel point qu'elle effraya Alexander. Il comprenait soudainement beaucoup mieux pourquoi il ne connaissait pas.

Dans son milieu... C'était tout à fait normal. Enfin, ce n'était pas pour rabaisser. Bien au contraire. L'aristocratie était – dans bien des cas – faiblarde et stupide.

« Voilà pourquoi je ne connais pas. Dans mon milieu, auquel j'appartenais – il insista sur le passé de ce verbe – les autres ne parlaient que de romans à l'eau de roses, et quelques fois de poésie. Mais c'était rare. Puis ils parlaient de choses... D'adulte. Que je n'aurais pas pu comprendre selon eux. Enfin.  » Il lui sourit davantage. « Malheureusement pour moi, j'ai l'incroyable capacité à envier les autres. Alors je vous le dis, j'aurais voulu avoir votre vie. Enfance. Enrichir sa culture dès son plus jeune âge sans passé par les invitations et la rencontre de personnes étroites d'esprit et mesquines devaient être des plus agréable.  »

Il aimait bien parler, il aimait se comporter avec politesse ; mais il y avait un juste milieu qu'il tentait d'atteindre. Rayn termina par faire l'éloge de la plume de Poe. Et selon elle ; le monde aurait besoin de rêver, et de s'émerveiller. Ce n'était pas faux. Alexander se mit alors à parler de héros, de modèles et d'espoir. De réalisation d'espérance... Suite à quoi il y eut un petit silence. Quelque chose de discret, mais bien présent. Puis la jeune femme prit les mains du jeune anglais ; ce qui le fit rougir. Rosir. Car il avait dévié sur les pions. Et ce qu'elle dit... Ce fut comme pour le rassurer. Durant cette tirade ; Alexander remarqua qu'elle l'avait tutoyé. Une chose qui semblait s'être faite de manière tout à fait naturelle.

Cela ne gêna pas le jeune homme. Le rose de ses joues s'accentua un peu plus ; mais c'était bien tout.

« Chacun est véritablement capable de tout ça ? » demanda-t-il, plutôt sceptique. Enfin, c'était uniquement parce qu'il n'avait aucune confiance en lui.

Et elle répondit à sa question. Une fois encore vint l'image du mentor. Le rôle du mentor. Qui était-il ? Cela l'intriguait. Il était curieux de savoir. Visiblement, elle n'avait pas toujours aimé la lecture. Son mentor l'y avait poussé ; puis plus tard ce fut la curiosité qui fit tout. Humain.

« Votre mentor... ? Hm, d'accord. Vos parents étaient trop occupés à travailler pour ça ? » demanda-t-il ; curieux.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Ven 26 Sep - 10:17

C’était un échange, une discussion, un dialogue. Et Rayn commençait à véritablement apprécier ce moment, bien au-delà de Rayn, de la bookwoman. Non la blonde, du fond de son être, jubilait dans cette conversation qu’elle n’aurait jamais pensé avoir avec cet exorciste. Il semblait plus jeune qu’elle et pourtant, elle se laissait aller à cette vague de mots, de phrases. C’était quelque chose de relativement rare pour les membres du clan bookmen de se laisser envahir par ces sensations, cette affection naissance. C’était tabou, interdit. Cet acte était la raison d’énormément de remontrances, de déception pour son clan. Elias serait certainement furieux en la regardant ainsi s’extasier sur des livres et se laisser aller. Mais elle ne faisait rien pouvant la compromettre pour le moment. Rien absolument rien … Certes, elle se laissait aller par sentiments, mais pour le moment, la bookwoman était sauve, que ce soit dans son intégrité ou son travail. Sa première erreur fut de sous-entendre qu’elle savait ce qu’il était, qu’elle en avait conscience. Peu de personnes pouvaient le savoir, le public étant souvent tenu à l’écart de ces faits – bien que Rayn trouve cela tout simplement stupide … Sans entrer dans les détails, si la population était au courant qu’un gros tas s’amusait à ramener les morts à la vie en tuant le malheureux souhaitant la résurrection, sans doute que la situation serait bien différente. Mais cela n’était que son avis.

Mais en regardant le jeune exorciste, la blonde le reconnu. Elle était ravie que ce garçon ait osé s’approcher d’elle, la déranger durant ce moment intime, dans cette bulle qu’elle s’était formée sur ce petit banc suisse. Rentrait-il de mission ? C’était la question qui lui frôla l’esprit. Elle se demanda s’il avait dû combattre des akumas et – bien qu’elle tentait de le nier – elle s’inquiéta légèrement de son état. Rayn se demanda si tout c’était bien passé pour lui ou s’il n’avait pas été blessé. A priori non, mais elle savait mieux que personne que certains travails obligés à passer outre la souffrance pour continuer à avancer. Mais lui, au lieu de retourner à la citadelle était venu à elle.

Elle s’en sentait flattée.

Alexander était certainement un véritable admirateur de Baudelaire, peut-être même qu’il aurait adoré de faire sa connaissance. Rayn dériva à nouveau sur Elias et à sa supposition comme quoi cet homme bougon avait rencontré Baudelaire. La blonde se persuada que son interlocuteur adorerait parler à son vieux mentor de Baudelaire et connaître des faits intimes de son génie. Enfin, encore il aurait fallu que son vieux mentor ne soit pas un vieil ours mal léché. Pour autant, Alexander semblait suivre sa théorie du mot, du beau mot. Il en ria légèrement, au rythme de sa tirade. Ils n’étaient plus deux inconnus assis sur un banc, en Suisse. Ils n’étaient plus ces deux étrangers, froid et distant. Autour d’eux, des hommes et des femmes passaient, marchaient, parfois même leur accordaient un regard, mais jamais au grand jamais ne pouvaient décrocher un sourire ou bien simplement s’asseoir et discuter avec un inconnu. Rayn et Alexander avaient brisé la barrière de l’inconnu.

Ils étaient deux enfants jubilant gaiment. Deux enfants bruyant et n’hésitant pas à parler. Ces petits bouts de rires et d’exclamations qui réchauffaient le cœur de la bookwoman.

Cette innocence qui poussera Rayn à parler et inviter cet enfant pleureur à Londres. Qui la poussa à se déboiter l’épaule pour le ouistiti bleu à Paris.

Le mot qu’elle aimait, qui aurait pu avoir cette puissance lyrique aurait été ce qu’elle partageait à cet instant avec cet ancien inconnu : « Rire ».

De plus, la blonde était prête à parier que le rire d’Alexander pouvait être rare, de ce fait précieux. Le rire était ce petit éclat précieux que l’on peut recueillir au creux de sa main et garder contre son cœur pour se réchauffer doucement. Elle décida de garder le rire d’Alexander pour elle – presque égoïstement – parce qu’elle l’appréciait. Alexander qui découvrirait peut-être un jour sa réalité. Après tout, deux bookmen se trouvaient à la congrégation alors, sans doute qu’un jour il comprendrait. Une illumination lui viendrait et il comprendrait que cette femme banale sur son petit banc en Suisse n’était rien d’autre qu’une illustre Bookwoman. Puis il oublierait son visage, car tel est le destin des bookmen, se faire oublier. Rayn eut envie, néanmoins, que lui se souvienne un peu plus longtemps d’elle.

Que Rayn s’inscrive dans cette histoire à travers une personne.

Il ne revint pas sur « L’Etranger », laissant la blonde déviait la question comme bon lui semblait. Mais son compagnon sembla soudainement sceptique, lui demandant comment elle pouvait avoir une telle conclusion ? Comment elle, l’étrangère, pouvait le comparer à ce fou pleurant aux pieds de sa Vénus, lui suppliant un amour infini. Le poète à la recherche éternel du beau. Rayn s’autorisa un temps d’arrêt, réfléchissant à ses mots. Les pesants. Elle l’avait compris en lui parlant, par sa culture, son accent anglais, ses manières. Sans doute que pour un individu lambda, tout cela aurait été compliqué, mais pour un membre du clan des historiens de l’ombre, c’était presque une évidence. Presque. Rayn s’avouait que son analyse avait été plus simple à travers ces discussions palpitantes dans lesquelles elle prenait énormément de plaisir.

Elle le fixait, le dévisageait, avant de sourire doucement. « Parce que vous êtes un anglais lettré et intelligent. » C’était quelque chose de dur à expliquer sans entrer dans les détails, lui expliquait qu’elle entendait cet accent nasale des anglais, sa façon de se tenir, de s’exprimer, de s’extasier. Lui expliquer serait long et peut-être qu’il voudrait mettre fin à cette discussion. Et Rayn n’en avait tout simplement pas envie. « Mais ne vous inquiétez pas, nous courons tous vers un idéal qui ne veut pas de nous. » Les exorcistes tentaient de sauver le monde, Baudelaire courait avec le beau, les bookmen couraient derrière une histoire sans fin. Et le Fou rêvait de son amour pour la Déesse. C’était en quelque sorte une triste réalité. Et l’amour n’avait pas sa place quand on courait derrière quelque chose, ou tout du moins, il était rarement heureux.

L’amour.

Alexander l’avait laissé parler de l’amour, de sa vision sur Shakespeare, sans jamais l’interrompre, sans jamais faire de remarque. Mais si les bookmen possèdent une connaissance sans fond, l’Humain reste encore un vrai mystère pour la jeune bookwoman – qui ne prétendrait jamais connaître l’Homme. « Et quelle est ta vision de l’amour ? Diffère-t-elle à ce point de la vision de Shakespeare ? ». Rayn eut un petit mouvement de recul, de surprise face à sa question. Et si l’abandon de ce vouvoiement gênant lui faisait plaisir – beaucoup trop plaisir – elle se sentie légèrement perdue face à la question et lui accorda un sourire contrit. L’amour.

En tant que bookwoman, Rayn ne connaissait pas l’amour. Elle ne savait rien de ce sentiment sauf de vagues souvenirs de l’affection débordante que le petit Rhian offrait sans fin à la jeune Caroll. Cette touche de chaleur. Bien entendu, elle avait « aimé » Elias, mais cela n’avait rien à voir avec l’amour comme il le sous entendait … Rayn ne savait pas. Et sans doute qu’elle ne le saurait jamais.

Pas d’amour, pas de maternité.

Être une femme-livre possédait des inconvénients. Aux yeux de Rayn, il s’agissait du tout premier. Elle joua vaguement avec une mèche de cheveux avant de tenter une réponse. « Celui qui n’a pas connu l’amour ne peut pas parler d’amour … » Et c’était pour cela qu’elle lisait encore et encore ces romans qui dégoulinaient de ce sentiment. Ce trop-plein comblait son vide évident. Son manque. « Pourtant … Parfois, j’aime m’imaginer l’amour. » Oui, elle était une femme, une simple femme. Ni plus intelligente qu’une autre, pas plus froide qu’une autre … Alors parfois, la nuit elle s’autorisait à rêver, à imaginer. « J’imagine que c’est chaud. Douloureux et délicieux. Je pense que quand on est amoureux, le monde extérieur n’existe plus. Ne compte plus. » Elle regarda Alexander et lui sourit, peinée de sa réponse. « J’aurai voulu être plus claire. Pour moi l’amour c’est quelque chose de passionné, de beau, de merveilleux. Et en même temps cela peut-être une arme terrible. » Combien de personnes avaient assassiné par amour ? Avaient appelé le Comte pour espérer retrouver l’amour ? « C’est pour cela que je n’aime pas Shakespeare … Si l’amour n’était qu’un caprice, une pulsion soudaine où l’on agit simplement parce que l’on estime que l’on veut quelque chose et qu’elle nous ait dut … Je pense que je serai profondément déçue. » Après tout, au premier acte, ce crétin de Roméo se pavanait de son amour pour une autre fille que Juliette.

C’était étrange de parler ainsi d’amour, la blonde n’y était bien évidement pas habituée. Elle en avait parlé avec Elias, bien entendu mais celui-ci l’avait mis en garde : un cœur amoureux n’est plus objectif. Mais Rayn se posa une question, toute bête. « Et toi ? » Toi.

Néanmoins, si Alexander ne releva pas sa tirade sur l’enfant, la blonde remarqua son regard. Sombre. Des souvenirs remontaient vraisemblablement. Elle s’en voulu de le faire souffrir indirectement alors elle enchaina, le taquina sur Poe. Certes il était américain mais tout de même. Sa popularité sur le sol du Royaume Unie n’était plus à prouver. Et son sourire revint, pour le plus grand contentement de son interlocutrice blonde. Et elle se régala de chaque mimique de son visage au fil de son récit. Que c’était jubilant de voir que ses mots touchaient, qu’elle arrivait à raconter une histoire qui lui avait véritablement plus. Et pourtant, elle espérait avoir capté son intérêt. Qu’un jour, en marchant dans une librairie et voyant les lettres argents « Edgar Allan Poe » sur une reliure en cuir noir, Alexander aurait la curiosité de prendre ce livre et de l’ouvrir, de le lire, de le dévorer.

C’était du moins ce qu’espérait Rayn. « Voilà pourquoi je ne connais pas. Dans mon milieu, auquel j’appartenais » le passé ne passa pas inaperçu aux oreilles de la blonde. « les autres ne parlaient que de romans à l’eau de roses, et quelques fois de poésie. » La blonde s’offusqua. Il n’y avait aucun mal à parler de romans à l’eau de roses, bien entendu ! Aucun même. Elle bouda légèrement, faisant la moue. « ils parlaient de choses … D’adulte. Que je n’aurais pas pu comprendre selon eux. » Ah. Donc il avait véritablement vécu dans un monde aristocratique. Ce monde arrogant où l’on pavane ses enfants comme de merveilleuses petites poupées savantes avant de les renvoyer dans leur chambre pendant que Monsieur fumait un brandis en parlant politique et madame cancanait avec ses « amies ». Ce n’était certes pas une vie des plus illustres mais au moins, le temps que cela avait duré, il était choyé par ses proches.

Avant d’être pris par l’ordre. Au même titre que Rayn, choyée jusqu’à ce qu’un akuma dévaste son village et qu’un bookman au caractère de putois la sauve.

Elle rendit vaguement le sourire à Alexander. « Malheureusement pour moi, j’ai l’incroyable capacité à envier les autres. Alors je vous le dis, j’aurais voulu avoir votre vie. » Rayn arrêta soudainement de sourire. En fait, sans doute que ses propres yeux s’assombrirent au fil de sa phrase, soulignant qu’il aurait aimé son enfance, avoir la possibilité d’enrichir sa culture pour éviter ainsi les déboires aristocratiques. Et pour la toute première fois, Rayn eut envie de le gifler. Fort. Pour lui remettre les idées en place. Mais elle ne le fit pas, tout simplement car sans s’en rendre compte, Rayn s’était attachée à ce garçon. En à peine quelque minutes, elle ne voulait pas lui faire du mal. Mais elle ne répondit pas. Elle ne pouvait pas répondre. Et que répondre à cela ? J’ai perdu toute ma famille quand j’avais quatre ans, j’étais si jeune que je ne me souviens même pas de mon nom de famille. Et c’est à peine si les visages de mon frère et de ma mère sont encore visibles dans ma mémoire. Ensuite j’ai passé ma vie à admirer le monde et la bêtise de l’homme, le voir s’entre-tuer, avec pour unique compagnie un mentor qui s’inquiétait pour les plus jeunes et que – bien que je « l’aimais – n’ai jamais réussi à comprendre. J’ai vu des enfants mourir, des parents se suicider, des hommes assassiner sans raison apparente. Oh, et je n’ai pas le droit d’avoir une vie de femme. Pas d’amour, pas d’enfants, pas de mémoire à léguer. Je suis destinée à m’effacer dans l’histoire.

Non elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait tout simplement pas. C’était elle qui enviait le monde. Les civiles. Et pourtant, cette vie – cette soif de connaissance – elle l’avait embrassé à plein bras. Sans doute parce qu’elle n’avait plus que ça, qu’elle n’avait connu que ça. Et que Rayn avait peur de l’inconnu. Caroll était bien trop loin pour ressortir.

Mais lui était encore Alexander. Et alors qu’elle voyait ses joues s’empourprer alors qu’elle lui tenait les mains, elle recommença à sourire. C’était qu’il était mignon quand il rougissait. Mais encore une fois il fit preuve de scepticisme. « Chacun est véritablement capable de tout ça ? » Oh mon dieu ! Typiquement anglais. Mais il avait raison, tout le monde n’en était pas capable. Les bookmen étaient exclus de cette réalité bien entendu mais lui, il le pouvait. Elle lui serra les mains un peu plus fort. « Tout le monde. Tu peux faire ce que tu souhaites de ce monde. Il faut juste que le veuille et le souhaite. Si dès le début tu n’y crois pas, cela ne sert absolument à rien. » Se serait comme se jeter du nid sans battre des ailes.

Or quand on était un exorciste c’était essentiel de croire un minimum en soit. Rayn pencha légèrement la tête en souriant. « Je te fais confiance pour me protéger. D’accord ? » Bien évidement c’était générique. Dans un sens, elle lui soufflait qu’elle croyait en lui et en son devoir d’exorciste. Qu’elle lui confiait sa vie.

A chacun son devoir. Mais Alexander posa une question sur son mentor, lui demandant un peu de sa vie. Un peu d’elle. De partager son existence avec lui. Elle ne devrait pas, ô non, elle n’aurait jamais dit. Mais sottement elle plongea. Ou devrai-je dire qu’elle était déjà immergé et que finalement, cette eau qui l’entourait et qui la serrait ne lui apportait que réconfort et chaleur. La chaleur. Elle aimait ça. La blonde lui lâcha doucement les mains et les posa sur ses genoux avant de baisser légèrement la tête.

« [color=salmon)Alexander, rappelle-toi ça : il ne faut jamais envier ce qu’on ne connait pas.[/color] » elle tapota son index contre son insigne d’argent, souriant tristement. «Quand une personne connait « ça », c’est souvent parce qu’elle a croisé le chemin un jour de quelque chose que personne ne devrait croiser. J’ai perdu énormément. Et j’ai accepté de continuer à perdre. Alors non. Ne m’envie pas. »

Il n’y avait rien à envier chez elle si ce n’est sa capacité à s’énerver pour un rien. « La seule chose qui doit compter ce sont les pas que tu fais aujourd’hui. Mon mentor est juste celui qui m’a éduqué quand je me suis retrouvée seule. »

Toute seule.

Au fond de son âme, elle entendait encore les hurlements et les larmes de la petite fille de quatre ans et impuissante, elle la regardait. Seule. C’était peut-être pour cela qu’elle aimait tant parler avec Alexander, parce qu’elle avait l’impression d’être moins seule. « Je suppose que toi aussi, tu as dû être tout seul ? »

Elle tombait. Rayn tombait dans un jeu dangereux. Elle se dévoilait, elle en disait trop.

C’était interdit. C’était déconseillé. C’était contre sa nature de bookman.

Mais à cet instant elle ne s’en rendait pas compte.



Spoiler:
 






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Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Sam 27 Sep - 11:16
Ténèbres et Lumière
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Aller au devant de ses craintes. A. V. Rockwell

Il aurait du lui dire. Dès le dès le début, il aurait du lui confier qu'il était loin d'être comme les autres. Il aurait du lui dire qu'il était exorciste et revenait de mission. Elle aurait peut-être fui... Mais cela aurait peut-être été mieux pour elle. Car Alexander était un jeune garçon très intelligent. Et même s'il posait des questions étranges comme « Comment en es-tu arrivée jusque là ? » ; parlant à la fois de sa méthode de raisonnement, mais aussi de son passé ; il voulait avant tout être certain de ce qu'il parvenait à déduire. La science du comportement n'existe pas encore ; mais Alexander y croit dur comme fer. Le regard, les yeux, les maisn, la gestuelle... Les sourires... Tout, absolument tout... Pouvait permettre de savoir ce qui siégeait dans le crâne, dans l'esprit de ce lui qui est à l'origine de ce comportement, de cette attitude. Beaucoup de monde sait que le regard est la fenêtre de l'âme. Cet homme qui a dit ça... Jamais on aurait pu croire que c'était véridique à ce point-là. Qu'il était évident, que l'un comme l'autre ; Rayn et Alexander : connaissaient parfaitement cette phrase. Cette idée. Cette idée reçue même. Elle est tout simplement vraie.

Mais revenons-en au pourquoi Alexander désire être certain de ses théories, et ses déductions à propos des autres. C'est tout simplement parce que le jeune anglais n'avait aucunement confiance en lui. Rien que le fait de se dire avec des qualités ou de se « vanter » lorsqu'il réussit quelque chose fera de lui un vaniteux. C'était une idée sur laquelle, il bloquait, sans pouvoir s'en défaire. C'était même si lui n'avait droit à aucun bénéfice, n'avait droit à ne rien réussir ; à n'être que rien. Un pathétique poète romantique, empathique, très intelligent. C'était peut-être déjà trop ? Pour la puissance supérieure qui gère ce monde. C'était inexplicable, cette gêne incommensurable dès lors qu'il accomplit quelque chose. Battre un ennemi. Ecrire un poème. Déduire quelque chose de maigres indices. Tout ce qui pourrait paraître exceptionnel aux yeux des autres... Alexander trouve ça... Gênant. Oui, le mot le mieux choisi est sûrement celui-ci. La gêne est quelque chose qui parcourt très souvent le jeune homme.

Il se trouve presque indigne de vivre. Et alors que l'on aurait pu croire que le rôle d'exorciste corrigerait cette pensée, en le rendant utile et plus puissant que n'importe quel autre humain basique... Cela n'en fit rien. Car cette nuit où il devint Elu de Dieu, comme certains le disent, et le pensent, il perdu beaucoup de lui. Après sa petite sœur, vinrent ses parents. Le repère de sa vie venait de s'effondrer, et il avait encore un peu de mal à agir comme si de rien n'était. Et aussi surprenant que cela pouvait être ; il n'avait pas ce malaise depuis qu'il était à ses côtés. Peut-être bien parce que la discussion était enivrante ? Intéressante, et que la jeune femme était captive ? Peut-être que c'était plus que tout ça. Mais si ça l'était, l'anglais n'en avait absolument pas conscience. Du moins, pour le moment...

« Rayn » ; Ce prénom évocateur de beaucoup de choses. A tel point qu'Alexander ne pouvait pas toutes les traiter maintenant. Car d'autres viendront sûrement après, accompagnées d'un sourire heureux. Un rare sourire de pur bonheur. Pour elle. Grâce à elle.

D'ailleurs un sourire ponctua sur ses lèvres. Et si ce sourire était apparu, c'était grâce à Rayn. Car elle vint à le complimenter. « Parce que vous êtes un anglais lettré et intelligent. » Cela lui faisait presque plaisir. Car c'était ainsi qu'il se voyait, enfin, croyait se voir ; mais depuis qu'elle le voyait comme ça... Cela le rassura sur sa vision des choses. Il n'avait pas peut-être pas tout perdu. Il en rit légèrement et surtout nerveusement. Ses pupilles scintillaient. Alexander ne savait quoi lui répondre ; c'était inhabituel pour lui. « Vous n'êtes pas mal dans votre genre, vous savez ?  » fit-il maladroitement. Il rougit, en voyant, en prenant conscience de sa maladresse. « Je veux dire... ! Hum. Vous êtes cultivée et intelligente. Je crois que bien souvent les deux vont ensemble. Et je crois que chez vous c'est inné. » avoua-t-il.

Puis vint quelque chose de surprenant, une fois encore. Rayn avait cette... Aura, cette capacité ? A dire les choses vraies de manières spontanées. Comme si – une fois encore – c'était inné chez elle. Cela faisait grandir en Alexander le sentiment d'avoir une jeune femme exceptionnelle sous ses yeux. Là, rien que pour lui. Un tête à tête qui durait depuis plusieurs minutes déjà, et il avait totalement perdu la notion du temps qui passe. Comme si c'était elle qui la lui retirait. Tant elle était captivante.

Une fois encore ; la vérité sortit de sa bouche. Une Vérité, même. Comme si elle était faite pour ça, raconter des vérités. Visiblement, et très probablement sûrement, tout le monde courait après un idéal que l'on n'aurait jamais. La fatalité, cette fois-ci, sembla se mêler à la véracité. Le sentiment – qui s'en dégagea – fut à la fois délicieux et douloureux. C'était beau et triste. Spleenien si l'on voulait inventer un mot, à la hauteur de cette définition. Alexander savait parfaitement qu'elle n'avait pas tord, et lui-même courrait après un idéal qu'il n'aurait pas. Très probablement la paix dans son âme.

C'était – à chaque fois – comme un torrent. Violent et lancinant. Comme si ce passé ne pouvait le laisser partir ; une fatalité à laquelle il ne pouvait échapper. Cependant, l'espoir n'était pas entièrement perdu. Car il ne pourrait peut-être jamais se débarrasser de cette peine, ce Spleen en lui, néanmoins, il semblerait que quelqu'un puisse le faire à sa place. Après tout ? N'appelait-on pas cela l'Amour ? Un Mythe selon qui ne l'avait encore jamais connu. D'ailleurs, le sujet fut lancé là-dessus ; après que la jeune femme ait parlé de la vision erronée de Shakespeare, voilà qu'Alexander lui avait demandé son avis sur le sujet ; sa vision de l'amour. La sienne. Il avait envie de la connaître. Il ne savait pas exactement pourquoi ; mais c'est ce qu'il voulait savoir avant tout. Là, en premier lieu, il désirait avoir la réponse plus que tout. C'était la curiosité, évidemment mais il était certain qu'il y avait quelque chose derrière. Peut-être un espoir d'avoir la même vision qu'elle ?

Un autre point commun.

Il y eut un petit instant entre le moment où Alexander avait posé sa question et celui où la jeune femme lui répondit. Elle tortilla une mèche de ses cheveux, et l'anglais ne pu s'empêcher de la regarder faire ; comme inspiré. Mais l'idée qu'elle lança n'eut pas le sens qu'Alexander avait espéré. Elle n'avait rien de positif – pour une fois – quand bien même on parvenait à sentir cette véracité ; encore et toujours présente. Rayn voyait tellement juste, lorsqu'elle dit que celui qui n'a pas connu l'amour ne peut savoir ce que c'est. Néanmoins, Valshe parvint à trouver quelque chose de positif. Dans ses mots. Son cœur n'avait jamais aimé. Et – aussi stupide que cela pouvait paraître – l'anglais en fit une déduction qui lui plu ; la jeune femme était donc seule, à cet instant même ? Bien entendu, ce qui suivit ne fut plus vraiment positif. Enfin. Il se demanda simplement ; comment – cette jeune femme – pouvait être aussi fabuleuse, et magnifique sans jamais avoir pu trouver quelqu'un pour l'aimer ? N'y avait-il donc personne à la hauteur, ou bien personne ne venait à elle ?

Alexander ne savait pas – et cela n'avait pas changé depuis quelques lignes – que Rayn était une bookman, et que... L'amour est interdit. Tout ce qui peut la dévier du droit chemin est prohibé. Aussi difficile, et inhumain que cela semble être. « Pourtant, parfois j'aime m'imaginer l'amour... » Cette phrase redonna espoir au jeune garçon qui se fit à nouveau attentif. Il la regardait toujours, mais cette fois-ci, il regarda la jeune femme dans les yeux. Avaient-ils la même vision ? Les battements de cœur d'Alexander s’accélérèrent. A tel point que si l'on le voyait à nu, en se rapprochant, et regardant précisément son torse au niveau du cœur, juste sous son pectoral gauche ; on pourrait remarquer – à peine – sa cage thoracique bouger sous le rythme fou et intense, endiablé, que le palpitant venait de prendre.  

La réalité sortit alors. Des lèvres de la jeune femme qui se confiait. Chaud. Douloureux et délicieux. Monde extérieur inexistant. Puis elle rajouta que pour elle, l'amour était quelque chose de passionné, de beau et de merveilleux. Mais que c'est également une arme terrible. Ainsi donc, voilà pourquoi elle n'aimait pas la vision de Shakespeare, car même si l'amour était un sentiment égoïste ; elle serait profondément déçue de voir que l'amour était un caprice. Elle avait raison. Et ce n'était pas une nouveauté ! Enfin, avait-elle vraiment raison ? L'anglais n'en savait rien, cependant... Cependant, il avait la même vision qu'elle, peut-être à quelque chose près.

Elle lui retourna la question. Oubliant le fait précédent concernant l'absence d'envie de parler de sa vision de l'amour, Alexander se confia – à son tour – à elle.

« Je pense de la même façon. » débuta-t-il. « L'amour est un sentiment contre lequel on ne peut pas lutter. C'est fort, et le bénéfice, le bonheur, qui en découle ne peut pas être ignoré. A en voir la tristesse du monde, on est irrémédiablement attiré par ce... positif. C'est peut-être en ça que Shakespeare voit l'amour comme un caprice. Car pour lui c'est aussi un exutoire ? Peu importe. N'en parlons plus ! » fit-il en terminant sur un rire. « A mes heures perdues – car c'est tout ce qui me reste – j'écris des poèmes ; car je suis poète romantique. Et si je devais décrire ce qu'est l'amour pour moi... Ce serait reprendre vos mots. Et en ajouter d'autres. Chaleur. Douceur. Douleur. Délice. Passion. Faiblesse. Force. Merveille. Beauté. Bonheur. Et tendresse. » Ses joues rosirent tandis qu'il s'exprima. Dévoiler quelque chose qui lui appartenait, sa pensée, était une chose qui le rendait honteux. Par simple crainte de paraître idiot, et de le savoir.

Cependant, c'était comme si Rayn était capable de voir le positif de la vie, car Alexander n'eut pas le temps de repenser profondément à Rose ; la jeune femme se permit d'occuper ses pensées en enchaînant sur Poe, et le taquiner là-dessus. Ce qui fit réapparaître son sourire. Cette Rayn avait une capacité à le faire sourire, et le faire se sentir bien... Dans ses bottes, dans sa peau, que le jeune homme commençait à se poser des questions. L'avait-elle ensorcelé ? Cette pensée le fit rire intérieurement ; car jamais il n'avait pensé à la science occulte, et n'avait eu – également – de pensées aussi... Egardées. Presque stupides. Etranges. Enfin. Peut-être qu'un jour, le jeune homme serait tenté de s'aventurer sur la plume d'Edgar Allan Poe ?

Le garçon appréciait le changement dès lors qu'il lui était bénéfique.
Qui n'appréciait pas de nouveaux voyages ; la découverte de nouveaux horizons ?
Ah, la curiosité.

Néanmoins, quelque chose changea. Dès lors qu'Alexander se mit à parler de son passé. Le monde aristocratique auquel il avait fait « partie », préférant écrire ses poèmes dans sa chambre car se trouvant affreusement différent des autres. Les expressions de la jeune femme changèrent ; elle fit d'abord la moue avant de sourire... Mais un sourire presque fantomatique ; vague. Cependant, Rayn le perdit aussitôt que l'anglais lui avoua envier sa vie. Une vie qu'il ne connaissait pas ? Vouloir pourquoi Alexander ne désirait pas trop parler, voilà pourquoi... Il était introverti et solitaire. Car si tout allait pour le mieux au début, la suite se gâtait forcément. Il faisait preuve de maladresse ; car très peu habitué à parler à des inconnus, et se permettait de dire des choses qu'il aurait mieux fait de taire. Comme l'idiotie qu'il venait de dire.

Oh, il ne fallait pas avoir plus de 130 de QI pour comprendre qu'il venait de faire une bêtise. Le visage de la jeune femme s'était transformé. Ses yeux aussi... Ils connurent les mêmes horizons ténébreux que ceux d'Alexander. L'anglais le vit. Il y eut un lourd et long silence au cours duquel la mine de Valshe se fit triste. Et il s'en voulu. Il comprit qu'il avait fait une irrémédiable erreur et que le passé de la jeune femme ne devait pas être absolument rose. Son regard dévia, et rencontra la route, le chemin à côté du banc. Allait-il de nouveau pouvoir la regarder en face ? Même s'il en était peut-être incapable ; il devrait se forcer. Au moins pour lui changer les idées comme elle le fit.

Alors Alexander releva le regard, lorsqu'ils parlèrent des héros. Des capacités de chacun. Lorsqu'il posa sa question. Est-ce que tout le monde était capable de ça ? Ses mains étaient dans les siennes et la jeune femme s'était remise à sourire. Pourquoi ? A cause du rose sur ses joues ? Il la sentait ; cette chaleur qui parcourait son visage. Elle lui serra davantage les mains, comme pour accentuer ce soutient qu'elle lui donnait. Soutient qui réchauffait ce cœur glacé, et triste, que possédait le garçon. Elle affirma alors qu'il en était – lui-aussi – capable. Il sourit alors, avec confiance ; comme si tout ce que disait cette femme était... La vérité vraie. Depuis le début... Il croyait en ce qu'elle lui disait. Même si évidemment, tout ceci n'était que sa vision. Mais la chaleur avait envahi le cœur d'Alexander, et il avait envie de lui faire confiance ; il lui faisait confiance. Alors que quelques minutes avant, ce n'était qu'une inconnue.

« Je te fais confiance pour me protéger. D'accord ? » rajouta-t-elle.

Le message qu'il perçu lui fit plaisir. Peut-être n'avait-il pas tout compris mais il savait qu'elle lui faisait confiance – comme elle venait de le dire – et qu'elle croyait en lui. Avait-elle donc réellement su qu'il était exorciste ? Enfin... Peut-être savait-elle pour la Guerre ? Et tout ce qui se tramait ? Alexander se demanda quel rôle la jeune femme pouvait bien posséder. Curiosité, une fois encore.

« Tu peux compter sur moi, Rayn. » Ce fut à cet instant qu'il se mit à la tutoyer. Evidemment, il s'en rendit compte. Aussi étonnant que cela pouvait paraître, Alexander se sentait à l'aise avec cette idée. Il se souvint alors de Nora. Sa confidente, rencontrée sur un champ de bataille. Une exilée. Qu'il avait tenté de tutoyer sans jamais le pouvoir. Elle lui avait permit de la vouvoyer. Car à ce moment-là, l'anglais n'avait pas conscience qu'avec les amis, ailleurs de l'aristocratie quand bien même c'était une femme... Il ne fallait pas la vouvoyer. Même si tout était différent, ici, car l'Amour est roi de toute proximité. Ici, la tutoyer n'est pas un manque de respect. Ici, c'est une preuve de proximité. Ce fut comme si, abaissant une barrière, Alexander s'était également permit de le faire. Comme si tout ce temps, inconsciemment, il n'avait rêvé que de se rapprocher d'elle.

La discussion changea de sujet. Car Alexander avait posé une question sur le mentor de Rayn. Car il voulait en savoir plus sur elle. Il voulait partager avec elle les ébauches du passé. Comprendre qui elle était, pourquoi elle était là, sur ce banc en Suisse, et comment elle en était arrivé jusqu'à la jeune femme que l'anglais avait le bonheur d'avoir sous les yeux. La jeune femme lui donna une leçon, comme une mère pourrait le faire à son enfant, et cette comparaison le mit mal à l'aise. Non seulement parce qu'il ne souhaitait pas ce lien avec la jeune femme mais aussi – et surtout – parce que sa mère n'était plus. Ayant lâché ses mains, les ayant posé  sur ses genoux, elle avait baissé la tête en lui disant qu'il ne devait pas envier ce qu'il ne connaissait pas. L'index de la jeune femme vint tapoter l'insigne de la Congrégation, l'insigne d'Exorciste. Elle continua alors ; « Quand une personne connaît « ça », c'est souvent parce qu'elle a croisé le chemin, un jour, de quelque chose que personne ne devrait croiser. J'ai perdu énormément, et j'ai accepté de continuer à perdre. Alors, non. Ne m'envie pas. »

Ses paroles sonnèrent comme un glas pour le jeune homme. Alors voilà. Son passé. Elle avait croisé la route d'un Akuma, c'était clair et net. Elle rajouta que tout ce qui comptait, qui devait compter, étaient les pas qu'il faisait aujourd'hui. Son mentor était pour elle comme un père ; car il l'avait éduqué. Enfin, après quoi il la laissa seule.

Ce qui se produisit par la suite était étonnant. Le jeune homme prit délicatement une main de Rayn afin de la faire se lever, de force, sans pour autant se montrer brutal ; il insista simplement un peu plus pour qu'elle soit debout. Lui-même ne parvenait pas à croire qu'il avait eu à la fois cette idée, et cette envie. Doucement, l'anglais plaça une main dans le dos de la jeune femme, et l'attira à lui pour une étreinte chaleureuse. Elle n'était ni amicale, ni amoureuse. Il voulait simplement lui apporter du réconfort.

Car il la comprenait ; lui aussi s'était retrouvé seul, avec pour seule famille la Congrégation de l'Ombre. La jeune femme lui retourna sa question  d'une manière originale : « Je suppose que toi aussi tu as du être tout seul ? »

Alexander la garda contre elle, sans pour autant l'emprisonner. Si elle désirait sortir de ses bras, alors elle  pourrait. Tandis qu'il raconta rapidement son histoire.

« En effet. Une horde de démons... Détruisit ma maison. Et tua mes parents. » Les mots furent durement choisi. Clairs, et bruts. « J'ai eu la « chance » d'avoir la présence d'un homme de l'Ombre. Il m'a emmené à ma nouvelle « maison », et... Je fus Choisi. » La tristesse résonnait dans ses paroles. « Sans rien avoir voulu de tout ça... » Termina-t-il.

L'émotion vint alors. Mais il retint ses larmes. Hypersensibilité. Empathie. La vie émotionnelle chez l'anglais était difficile. Cependant Rayn lui donnait la force d'affronter tout ça. Rayn lui donnait la force de vivre.

Rayn faisait beaucoup...
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Lun 29 Sep - 17:39

C’était un garçon, à n’en pas douter une seconde. Bien entendu, par cette affirmation, Rayn allait bien au-delà du plan anatomique. Bien entendu, il était de sexe masculin, celui qui affirmait voir une femme pourrait être facilement accusé de folie ou de cécité. Alexander était un garçon, aux petites bouclettes brunes – que Rayn trouvait tout à fait charmantes – aux épaules droites, au visage fin mais la mâchoire déjà bien dessiner. La pomme d’Adam était ressortie aussi, soulignant le fait que la puberté s’était déjà bien installée. Mais physiquement il n’était pas encore tout à faire « homme ». Cela se voyait à sa motricité. Rayn était prête à parier sa main gauche qu’il allait encore prendre quelque centimètre et que la carrure de ses épaules allaient s’affermir. Il resterait certainement svelte mais au vu de sa profession, il serait remarquablement bien entretenu. Son visage dessinerait sa maturité évidente et Rayn osa se demander s’il aurait un jour la ride du lion ou les pattes d’oies. Il n’était pas encore totalement homme, mais il ferait parti de ces hommes beaux et élégants, aux regards mélancoliques. Enormément de femmes le trouveraient séduisants et à cette idée, Rayn ne put s’empêcher de ressentir un léger agacement. Comme si elle ne désirait guère partager ses discussions avec une autre femme. Mais même si Alexander n’était encore qu’un jeune homme, un garçon, il n’en restait pas moins quelqu’un d’extrêmement mature. Du moins, pour le peu qu’elle le connaissait, Rayn s’était surprise à aimer ses mots, ses formulations et son esprit. Quel âge avait-il ?

Etait-ce la vie qui l’avait rendu ainsi ou était-ce sa propre culture ? Elle n’en savait rien. Bien entendu en tant que fils d’aristocrate, ses parents veillèrent certainement à son éducation, mais il était plus que cela aujourd’hui. Exorciste. Rares étaient ceux qui l’étaient par choix, par dévotion. Avait-il choisi la voix du combattant de l’ordre par conviction religieuse ? Elle avait entendu de sombres rumeurs à propos d’exorcistes créer à partir de modifications génétiques … Faisait-il parti de ces hommes qui avaient abandonné leur humanité pour protéger le monde ? Il n’était pas encore tout à fait un homme, il le deviendrait certainement, rapidement. Mais mentalement il était déjà accompli. Il avait des qualités et des défauts dont Rayn ne pouvait se vanter de connaître après seulement ces intenses minutes de discussions, il était peut-être même complexé. Mais pour Rayn il y avait déjà beaucoup de grands en lui. Elle le voyait dans ses yeux. Si malheureusement les yeux des Bookmen devaient-être des miroirs reflétant les sentiments des autres, ceux d’Alexander étaient le reflet de son âme. Et elle aima plonger dans cette âme. C’était reposant, apaisant. Il n’était pas parfait – et dieu merci ! – mais c’était bien ainsi. Si elle avait eu l’occasion, elle aurait aimé s’y enfoncer complètement, s’y enfouir et fouiller tous les moins recoins, tous les moindres dossiers le concernant.

On ne refait pas la curiosité bookman. Seulement la blonde n’arrivait pas à savoir si elle avait réussi à garder le contrôle, si ses yeux n’avaient été que le miroir de l’autre ou bien si elle s’était abandonnée à ce bien être. Il n’y avait pas de pression avec cette discussion. Ils étaient juste deux être s’abandonnant à une discussion, sortant de leur vie. L’un exorciste, l’autre bookwoman. Deux chemins tracés dans le malheur de la vie, la poussière et la mort. Rayn était maintenant une adulte, elle ne pleurait plus sur les morts. Quand son regard fixait un champ de bataille, une exécution, une atrocité humaine, elle ne ressentait plus la peine, la douleur, la détresse de l’homme face à sa propre horreur. Elle ne pouvait plus. C’était évidemment un spectacle toujours dur à regarder mais elle s’était faite à cette idée : le monde se déteste.

L’Homme ne peut aimer son prochain, les idéologies ne peuvent vivre en harmonie en ce monde, la paix n’est plus envisageable, le monde courait à sa propre perte et c’était les Hommes qui en étaient les principaux responsable, le Comte n’était peut-être pas si loin de la vérité finalement. Toutes ces idées que Rayn avait gravées sur son cœur après avoir tant pleurer sous le regard d’Elias qui ne pouvait la consoler de la vérité semblait s’effacer le temps de cette conversation. Elle avait l’impression avec Alexander de revoir l’Homme, et se rappelait qu’on ne pouvait pas mettre toute l’Humanité dans le même panier. Qu’on ne pouvait juger le choix d’un homme qui pensait protéger sa patrie, sa famille, ses amis. Et puis il y avait aussi ces personnes, comme Alexander, que Rayn voulaient découvrir. Avec lui à ses côtés, elle se sentait comme n’importe quelle femme et c’était un sentiment qu’elle chérit par la suite.

Plus tard, Rayn réalisera que les sourires d’Alexander lui donnaient beaucoup de plaisir. Ces sourires qui semblaient rares au premier abord et qu’il lui offrait à elle, l’étrangère de passage dans sa vie. Elle ignorait seulement comment elle pourrait l’effacer de sa mémoire comme tous les autres. Comme c’était intriguant. Il rit aussi, légèrement à sa remarque, quand elle lui exposa comment elle le voyait, nerveusement et dans ses yeux, elle y vu une ébullition. Elle continua de sourire doucement ne s’attendant pas du tout à la suite des évènements. « Vous n’êtes pas mal dans votre genre, vous savez ? » Rayn releva brusquement la tête. Surprise du compliment. Véritablement surprise. Il se mit à rougit avant d’enchainer « Je veux dire … ! Hum. Vous êtes cultivée et intelligente. Je crois que bien souvent les deux vont ensemble. Et je crois que chez vous c’est inné. » Elle rougit. Véritablement. Totalement désemparée. Ce n’était pas la première fois qu’un homme – ou un garçon qu’importe ! – lui faisait un compliment. Quand elle était Nice, les soldats passaient la plupart du temps à remercier et complimenter leurs infirmières. Voire même tenter de les séduire, alors cela apparaissait plus comme un jeu. Mais à cet instant, c’était un compliment qui la touchait directement, elle, et non pas un rôle.

La blonde posa ses mains froides sur ses joues chaudes pour tenter de cacher ses rougeurs et se retint un gémissement plaintif. Ce n’était guère bon pour son travail de recevoir ainsi de tel compliment. Elle regarda ses genoux distraitement. « M-Merci. » Le caractère de chien avait quand même ses quelques petites failles dans le fond. Le seul homme lui ayant offert ce compliment était son mentor, bien que la formulation soit quelque peu différente. Mais c’était immédiatement suivi d’un coup de journal sur le crâne.

Mais Alexander ne la rabrouait pas, ne lui donnait pas de coup qui la ferait hurler comme un bulldog pendant des heures et des heures. Il l’écoutait tout simplement. Ô peut-être qu’un jour, la relation sera telle qu’elle pourrait agir ainsi sans prendre le risque de le faire fuir. Peut-être même serait-il amusé par le caractère de la demoiselle ? Et sans s’en rendre compte, petit à petit, Rayn visualisé la possibilité d’une nouvelle rencontre, d’un nouvel échange. D’un lien se formant. Et ce n’était pas bien. Cela dépassait le cadre de son statut, de son rang. Mais étrangement elle semblait s’en moquer. Comme c’était ironique pour une chroniqueuse de l’histoire de perdre la notion du temps simplement en parlant un peu avec un autre individu. Non, ce n’était pas réellement « un autre individu », c’était Alexander. Peut-être qu’avec un autre homme, Rayn aurait déjà abattu son livre sur le crâne de l’opportun avant de s’en aller en bougonnant. A ces côtés c’était comme si la fatalité de la vie ne comptait pas, cette discussion prenait le pas sur tout ce qui les entourait. En extrapolant la situation, Rayn pourrait affirmer qu’un meurtre aurait eu lieu à côté d’elle qu’elle ne l’aurait tout simplement pas vu ni entendu.

Comme il était bon de s’oublier un tant soit peu dans une discussion, dans une personne. Car c’était ce qui se passait, Rayn s’oubliait à travers cet illustre inconnu dont elle buvait les paroles. La blonde s’en abreuvait. Alors quand ils parlèrent d’amour, indirectement Rayn fit la comparaison. Dans la littérature, elle retrouvait souvent cette expression : s’abreuver d’amour. Il y avait là cette forme mythique de l’amour qu’elle aurait aimé relever, profitant par la même occasion pour faire une dédicace aux deux cupidons du forum qui lisent ce rp et dont les lecteurs riront bien en lisant cette phrase. Quand Rayn exposa son point de vue, elle eut peur que leur vision de cette chose abstraite soit différente. L’amour était un sujet qui réunissait tellement de monde que parfois, un écart pouvait être terrible. Elle attendait, pleine et entière qu’Alexander lui expose tout ce qu’il y avait à savoir de son point de vue sur l’amour. Alors qu’elle exposait sa vision de l’amour, son désir de l’amour, la blonde avait vu qu’il écoutait avec attention. Rayn lui redonnait cette attention, attendant avec une certaine peur, en se mordant l’intérieur de la joue. Elle avait envie d’avoir cette même vision. Alors quand il commença à s’exprimer, Rayn sentit un sourire fleurir sur ses lèvres.

Globalement, Alexander et Rayn attendaient la même chose de l’amour.

A quelque petits détails prêts. Rayn se demanda si elle voyait l’amour comme un exutoire et ne sut y répondre. La bookwoman devait bien avouer qu’elle n’avait pas assez de connaissance sur la question pour seulement se permettre d’avancer. Et elle se demanda s’il avait déjà aimé une femme. Platoniquement ? Sensuellement ? Passionnément ? Charnellement ? Rien ne le laissait voir, et cela lui déplut. Elle retint les mots en mémoire, les fusionnant avec son être. Irrémédiablement attiré par ce positif. « A mes heures perdues – car c’est tout ce qu’il me reste – j’écris des poèmes Rayn n’avait jamais vraiment prêté attentions aux poètes amateurs. Et pourtant pour la première fois, quand il prononça ses mots, elle fut véritablement intéressée, ses yeux brillants de curiosité, pétillaient. Un poète romantique. Elle avait envie de gouter à son aventure, à ses voyages, à ses expériences à travers ses poèmes. Puis il énuméra chaque point de l’amour à ses yeux. Chaleur, douceur, douleur, délice, passion, faiblesse, force, merveille, beauté, bonheur et tendresse. Et si les joues d’Alexander avaient pris une teinte rosée, ceux de la blonde n’étaient guère mieux. Ce n’était pas rare qu’elle rougisse en lisant un poème, d’émotion ou de gêne face à une exposition de la sensualité. Ce fut presque au bout des lèvres qu’elle posa sa question « J’aimerai beaucoup les lire ».

C’était un moyen pour elle de mieux le connaitre.

Rayn repris un peu contenance avec Edgar Allan Poe – l’un de ses nombreux époux qui s’ignoraient – passant du rougissement à cette passion sans fin. S’il le fallait, la blonde se jura de forcer le jeune homme à lire en l’enchainant à une chaise. Et même si elle ne le disait pas ouvertement, elle aimait le voir réagir à ses frasques et passions. La discussion n’en était que plus intéressante. Alors pourquoi devait-il se sentir envieux de ce qu’il ne connaissait pas ? Peut-être était-ce là son plus gros défaut. Il ne savait aimer ce qu’il avait. Rayn non plus néanmoins. Elle se savait vivante, cultivée et avec un fort caractère, tout à fait délicieux soit disant passant, mais de là à embrasser sa condition de bookman comme si cela était la meilleure chose au monde … Il fuit son regard et à cet instant précis, Rayn lui en voulu. Il n’avait pas fuir son œuvre, il devait assumer. Rayn ne voulait pas être ignoré, pas par lui. C’était douloureux d’être ainsi fuit alors que les minutes précédentes avaient été si intense. Et il releva le regard, il l’affronta. Et Rayn en sourit de soulagement. Il l’affrontait. Rayn aima ça.

Alors oui, elle pouvait lui faire confiance quant au sort de l’humanité. Elle pouvait espérer de voir ces guerres cesser, son clan disparaitre et peut-être un jour, retourner sur sa terre natale sous un nom perdu. Rayn savait pertinemment qu’avoir ce genre de pensée était une très mauvaise chose, mais à cette instant elle n’était plus Rayn la boowoman, mais simplement Rayn, la femme. Et elle souhaita lui faire savoir, avec ses mains qui serraient les siennes, cette chaleur que l’espace de quelque instant, ils partageaient. Ils avaient été des inconnus. Ils ne l’étaient plus. « Tu peux compter sur moi, Rayn. » Et elle sourit. Je sais. C’était ce qu’elle aurait voulu dire, mais ce n’était pas nécessaire. Il le devinerait, Alexander était plus qu’intelligent pour ce genre de chose. Il la tutoyait et en pris plaisir. Au fond d’elle, quelque chose hurlait à Rayn de fuir et de ne jamais se retourner, de ne plus rester en présence de cet personne, de ne pas s’attacher à elle, de ne pas respirer à travers elle. Maintenant. Rapidement. S’éloigner, redevenir ce qu’elle était. Mais elle combattait cette voix. Elle ne voulait pas. Rayn désirait entendre encore ce tutoiement.

Et dieu qu’elle trouvait son prénom beau quand c’était cette voix qui le prononçait.

Un mur avait été franchi, un mur avait été brisé. A partir de cet instant, et Rayn le savait, il n’y aurait plus de vouvoiement, mais un discours plus intime, plus proche, grâce à l’utilisation de ce « tu ». Tu est beau. Tu est magique. Et c’était avec joie qu’elle le laissait entrer dans son monde, son intimité. Les mots étaient véritablement magiques.

Rayn avait eu l’occasion de refermer cette barrière, de mettre un terme à cette relation qui prenait des dimensions qu’elle n’aurait jamais cru quand ce jeune homme vint lui demander ce qu’elle lisait. Elle aurait pu se taire, inventer une histoire, déformer la vérité mais non. Elle lui avait dit. Sa vie avait croisé des akuma qui avaient à jamais changer le cours de son existence. Et sans Elias, elle serait morte. Elle aurait pu lui inventer une excuse, que sa sœur avait rappelé son défunt époux et qu’elle avait été sauvé par ces exorcistes. Néanmoins elle en profita pour lui faire une remarque désagréable : ne jalouse pas ce que tu ne connais pas. Avec cette phrase, elle se posait en ainée, ce qu’elle était indubitablement, mais aussi elle se vengeait de ce pincement au cœur quand il avait détourné le regard. C’était puéril mais c’était là son exutoire. Ne me fuit pas. C’était ce qu’elle aurait voulu lui ordonner. A la place elle se confia, à demi-mot, lentement. C’était dur de regarder un exorciste, c’était dur de regarder Alexander, dans ce genre de situation. Mais elle le faisait quand même, elle ressentait un peu de soulagement.

Rayn ne s’attendait pas à la suite des évènements, allant encore une fois de surprise en surprise. Rayn sentit une chaleur englober sa main et lentement, l’exorciste la fit se lever. Ce n’était pas brutal mais sa poigne exprimait clairement qu’il n’accepterait pas un refus dans cet acte. Et avec la même douceur, l’anglais enserra sa taille, posant une main sur son dos et l’attira contre son torse. Rayn n’osa pas réagir sur le moment. A cet instant précis elle remarqua la différence de taille, elle se sentie minuscule et vulnérable contre son giron. Et pourtant en même temps c’était chaleureux, réconfortant. Doux. Elle aima cette étreinte réconfortante et en silence elle l’en remercia. Ils étaient si proche, tellement proches. La petite blonde sentit son souffle alors qu’il narrait son histoire, une histoire tout aussi triste de ce qu’elle attendait. « [color==#4169E1]En effet, une horde de démons … détruisis ma maison. Et tua mes parents. J’ai eu de la « chance » d’avoir la présence d’un homme de l’Ombre. Il m’a emmené à ma nouvelle « maison », et … Je fus Choisi. » Rayn écoutait doucement.

La blonde posa ses mains sur ses bras, les caressant doucement. Elle voulait se montrer comme une présence réconfortante, chaleureuse, humaine. Au fond, elle était triste. Véritablement triste. « Sans rien avoir voulu de tout ça … ».

La blonde se figea. Elle sentait l’émotion dans la voix de son interlocuteur, elle sentait sa douleur et sa tristesse. Rayn réagit à l’impulsion. La blonde passa ses bras autour de sa nuque, se mettant sur la pointe des pieds et le serra de toutes ses forces, son front reposant contre son épaule. Elle se voulait réconfortante, rassurante. Il n’était pas seul, elle ne voulait pas qu’il pense être seul. Elle-même n’avait pas eu le choix. Et pour la première fois depuis des années, elle voulut pleurer. Pleurer sur ce monde, pleuré sur sa situation, pleurer pour Alexander. Elle retint un sanglot dans sa voix alors que l’épaule du jeune homme s’humidifiait légèrement. Elle tenta de parler, vaguement vainement. Alors elle chuchota. « J’aurai voulu avoir le choix, moi aussi … ». Rayn avait conscience d’être ingrate et de mentir. Elias lui avait donné le choix, elle l’avait dans un premier temps repousser avant de retourner vers lui, car il était tout ce qu’il avait et qu’elle voulait se plonger dans cet existence.

Pourtant elle avait eu l’impression que le destin la poussait vers cette voie. Et c’était injuste.

L’étreinte dura quelque secondes, voire minutes. Rayn avait perdu la notion du temps, profitant de cette chaleur débordante.

Lentement elle se dégagea et reposa ses pieds douloureux sur le sol avant de sourire et de renifler. Ce n’était pas très charmant mais elle en avait besoin. Elle s’essuya les yeux d’un revers de la main, l’autre restant sur le bras d’Alexander et lui offrir un sourire humide. « Je suis désolée. Ce n’est pas vraiment quelque chose de correcte que de craquer comme ça. Ca ne se fait pas. » Et pourtant elle avait envie d’y replonger, encore. Parce qu’elle s’était sentie bien, heureuse, comprise. Parce qu’on ne l’avait pas serré ainsi dans des bras depuis des années.

Rayn se rendait compte de la bêtise qu’elle faisait. Car c’était une bêtise, une énorme bêtise aux yeux de son clan. Mais elle n’y pouvait rien.

Elle était Irrémédiablement attirée par ce positif. Par Alexander.






Merci Jane & Tyki mes amours

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La Demoiselle Bookwoman

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Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.


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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Lun 29 Sep - 23:19
Ténèbres et Lumière
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Aller au devant de ses craintes. A. V. Rockwell

Un échange, qu'est-ce ? Un envoi de donnée, réciproque ? Un échange, une modification puis un retour ? Une alimentation simultanée ? C'était tout ça à la fois, et Alexander le savait parfaitement. Ce qu'il vivait avec la jeune femme. Elle semblait tout aussi captivée que lui par la discussion. Les sujets choisis. Ils avaient tant en points communs ; mais tant de différences. Pour eux ; les opposés s'attirent et qui se ressemblent s'assemblent, marchaient. Jamais l'anglais n'avait connu de telle femme. Il se répétait, inlassablement, dans son esprit : mais c'était comme s'il ne parvenait pas à s'y faire. A y croire ; tant la beauté de cette femme est éblouissante. Puissante. Chaleureuse. Sa présence était un bonheur à l'état pur, et encore ; il n'y avait eu aucun contact physique ! C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que le poète aimait cette « relation » qui s'était construite en quelques minutes à peine. Rapidement, la jeune femme s'était mise à le taquiner, et lui donner des coups de coudes. Ils riaient tout deux, ensembles ; se comprenant parfaitement. C'était comme si deux âmes venaient d'entrer en symbiose par simple contact visuel.

Deux individus qui – pendant tout ce temps – s'étaient cherchés, attendus. Puis finalement trouvés. Si la théorie des âmes sœurs étaient possibles, réalistes et prouvable ; alors il est presque certains que les deux jeunes personnes le découvriront dans les années qui suivront. Leur lien n'est en rien anodin. Une pareille puissance n'a lieu d'être que lorsqu'il y a une attache fondamentale, profonde. Presque... Comme si elle était innée, et n'avait attendu que la rencontre pour se structurer. Un pareil événement n'arrivait probablement jamais dans la vie de personnes humaines. C'était... Quelque chose de très rares. Car lorsque l'on demande si un homme ( ou une femme ) a connu le Grand Amour ; bien souvent, certains ne le pensent pas. Comme s'ils étaient passés à côté consciemment, jouant la sécurité de l'instant. Comme si puissance affective rimait avec instabilité. Même si on ne trouve jamais l'Amour, quelqu'il soit. Intense, ou non. Ceux qui pensent que l'on choisi qui l'on aime... Se mettent le doigt dans l’œil et jusqu'aux orteils.

On dit que le hasard fait bien les choses ; n'est-ce pas ? Et cette rencontre en est le fruit. Une rencontre qui n'aurait pas eu lieu si – cette fois-là – Alexander n'avait pas pris son courage à deux mains. S'il n'avait pas abordé la jeune femme en question ; Rayn, la fabuleuse. Passionnée de romance. Mais ça... Le poète ne le sait pas. Et ce n'est pas une honte ; lui, l'hypersensible. Le poète romantique. N'aurait pas honte d'aimer une femme passionnée de romance. Ce processus était d'ailleurs en route ; lentement, sûrement ; comme s'il avait d'abord eu le besoin de se protéger. Comme si... Dès le début, il avait tout compris. Il avait eu le coup de foudre, et l'avait refoulé. Car Rayn est une jeune femme magnifique. Cultivée. Comme déjà dit. Dans sa robe, elle est femme. Et Alexander les respecte plus que tout. Ses cheveux blonds comme les blés lui rappellent les champs qu'il voyait de la fenêtre de sa chambre. Cette pureté, et ce naturel tant recherché. Ses pupilles émeraudes lui rappellent la pierre précieuse : la pierre de Jade. Deux prunelles qui brillaient d'intérêt et de passion dès lors qu'elle parlait de lecture. D'Egdar Allan Poe. Cet homme à la plume si particulière. Ses mains sont douces. Et leur contact est agréable ; désiré. Voulu. Encore... Il voudrait les serrer entre les siennes ; comme pour les protéger. Comme pour la protéger. Ce petit bout de femme. Si fort et si fragile à la fois.

Il avait vu les ombres qui avaient parcourus son regard. Et comme elle lui avait laissé le suggérer, son passé était loin d'être blanc comme neige. Et que justement, Alexander lui donnait de la couleur. Il suffisait de voir ses joues dès lors qu'il l'avait complimenté – certes maladroitement. Tout d'abord, la jeune femme avait soudainement relevé la tête ; comme si … Cela n'aurait jamais pu arriver autrement que par lui. Sortir que de sa bouche. A lui, et lui seul. Ses joues... Alors qu'il terminait sa phrase, se teintèrent d'une couleur sanguine. Une couleur qui lui allait à ravir, et qui embellissait son visage déjà magnifique. L'effet que l'anglais eut escompté le fit sourire. Avec malice. Pour une fois. Il était à l'aise. Pour une fois, il faisait les choses comme il le voulait. Disait ce qu'il avait envie de dire. Cette femme lui donnait la force de beaucoup de choses ; et surtout d'être lui-même. La jeune femme posa ses mains contre ses joues, montrant sa gêne. Elle était adorable à agir de la sorte.

Jamais Alexander n'avait – consciemment – fait rougir de jolies jeunes femmes. Et c'était un plaisir sans nom. S'il le pouvait ; si elle le lui permettrait... Alors chaque jour serait garnit de tendresse et d'amour. Il en avait envie. D'être cette source qui fait naître un sourire. D'être ce facteur qui joue beaucoup, et qui déclenchent encore tant d'autres choses. Une réciprocité. Des étreintes, encore et toujours... Peut-être... Peut-être même un baiser ? Doux. Sincère. Pur. Intense. Jamais les lèvres du jeune homme n'avait croisé celles de qui que ce soit. Jamais... Hormis ici, Alexander n'y avait pensé. Et encore... L'idée venait simplement d'être caressée. Timidement. Jamais d'ailleurs... Il n'oserait. Ici, embrasser la jeune femme. Pas avant de … Non non ! L'anglais s'interdit alors toutes pensées plus profondes. Si jamais il venait à imaginer une quelconque scène, il perdrait le fil de la discussion, elle penserait qu'elle l'ennui, et tout dégringolerait. De plus, tout ça ne passerait pas inaperçu, car le pourpre envahirait ses joues. Cela causerait des questionnements de la part de Rayn, qui ne le manquerait absolument pas...

Que penserait-elle alors si déjà il y pensait ? Non. Ce n'était pas le moment. Il devait se contenir un minimum, le jeune homme devait être descend. C'était peut-être un de ces plus gros défauts... Valshe faisait attention à son allure, à son physique. C'était stressant pour lui. Déjà qu'il n'avait pas confiance en lui ; comment pourrait-il faire face au monde alors qu'il n'est pas propre, et mal coiffé ? Comme quoi... L'aristocratie lui collait encore un peu aux basques. Cela ne lui plaisait guère... D'antan, il ne l'appréciait pas, et rien n'avait changé depuis tout ce temps. La mort de ses parents n'avait rien arrangé. Ce n'était pas parce que l'on naissait dans un monde que l'on était fait pour celui-ci. Cela marche parfaitement avec Alexander qui n'a jamais su y trouver sa place. Plus jamais... Plus jamais il n'aura de contact avec les aristocrates. C'était quelque chose qui le rebutait.

Et d'autant plus depuis qu'il avait rencontré Rayn. Il n'y avait aucun besoin d'être de la Haute pour être intéressant. Bien au contraire. Il avait appris – avec l'expérience – que les riches étaient creux, et que les moins aisés s'étaient forgés une carapace mais cachaient une grande richesse intérieure. Il n'y avait qu'à voir Nora. Bohême de Montmartre, la jeune femme avait su apprendre à vivre seule, sur les chemins tortueux. Alors que tout le monde devait probablement être à sa recherche. Cette pensée fit naître une angoisse. Cependant, le regard de la jeune femme balaya complètement celui-ci.

Et puis, ils parlaient d'amour. Les deux jeunes gens avaient cette même vision – ou presque – de ce qu'était ce sentiment. Un sentiment capable de beaucoup de choses, et surtout de changement.

Ce qui le surprit, fut qu'elle releva le fait qu'il écrive des poèmes. Cette chose le fit rougir. Beaucoup étaient ceux qui voulaient lire la poésie... Celles des amateurs un peu moins. Et voir ainsi la jeune femme intriguée, cela lui fit chaud au cœur. Simplement ; il espérait qu'il ne soit pas décevant. Car le manque de confiance était permanent. Et tout ce qu'il désirait ; c'était briller. Que Rayn le fasse briller.  Qu'il l'éblouisse presque autant qu'elle le faisait. Il avait envie qu'elle ait la possibilité de lui donner confiance en lui. En plus de sa rencontre avec elle, ce serait la plus belle chose qui pourrait lui arriver. Avec cette confiance, et cette absence de vanité ; Alexander pourrait faire énormément pour elle. Enfin... Il remarqua alors qu'il pensait déjà à un futur qui n'était peut-être pas possible.

La réciprocité ? Quant était-il de son côté ? Avait-elle ce... Ce nuage chaud qui naissait dans la poitrine ? Ces multiples – et folles – envies ? Des projets, des expériences à vivre à deux. Elle pourrait lui conseiller de nouvelles lectures... Et lui, lui dédicacerait des poèmes. Intérieurement, il rit, tant sa pensée était clichée. Mais elle était bienveillante. Et ce fantasme lui fit du bien, l'espace d'un instant. Mais trop s'avancer risquait d'apporter la souffrance, la désillusion, et il fallait à tout prix qu'Alexander sorte de tout ça. Ce n'était pas bon pour lui. Ce n'était bon pour personne. Il ne savait pas, il ne savait rien quant à la réciprocité de cet amour naissant. Et n'étant qu'un amateur, le jeune homme ne pourrait le savoir qu'avec une preuve concrète...

Ce qu'elle dit alors surprit le jeune homme ; « J'aimerais beaucoup les lire. » Ce dernier aurait pu s'étrangler avec sa salive sous le choc. Était-elle sérieuse ? Elle l'était ! Elle l'était ! Il hocha la tête. « Je n'ai pas carnet sur moi. Cependant, si on se retrouve, je vous l'apporterais. » ; il sourit, timide. L'idée de la revoir était délicieuse alors qu'il ne l'avait pas encore quitté.

« T'arrive-t-il d'écrire, Rayn ? De composer ? D'écrire tes pensées, plutôt que de lire ? » demanda-t-il sans prévenir, curieux.

Puis il y eut cette continuité concernant la capacité de protection d'Alexander. Qui lui promettait de la protéger ; elle pouvait compter sur lui. Mains dans les mains. C'était comme s'ils avaient fait un pacte. Une promesse que le jeune anglais devrait à tout prix tenir. Une promesse qui les unissait. Une union. Cela fit rougir Alexander une fois encore. De plus, le tutoiement avait pris effet et cela les rapprochait d'autant plus. Une proximité à la fois abstraite mais aussi concrète. Une fois encore... Ce fut un délice de le remarquer. Rayn souriait. Elle sourit. Et il comprit qu'elle savait qu'il pouvait compter sur une elle. Une confiance. Beaucoup de choses se créaient en peu de temps c'était déroutant. Déstabilisant. Cette jeune femme qu'il ne connaissait qu'à peine... Désormais, il la voyait tout autrement. Comme s'ils avaient été des amis de longue date. Qu'ils venaient de se retrouver. Comme des âmes sœurs qui se retrouvaient dans cette vie, dans cette époque.

C'était quelque chose de fou, d'incroyable. Tout comme ce qui se produisit par la suite. Cette étreinte. Jamais il n'aurait cru être capable d'une pareille chose.

Jamais auparavant il n'avait ressenti ça. Cette chaleur humaine contre lui. Enfin, il y avait eu celle de sa mère, mais... Cela ne comptait pas. Je veux parler de cette sensation lorsque l'on a un corps d'autrui contre soi. Comme Alexander tient Rayn contre lui. Avec douceur ; et délicatesse. Tendresse. Le but n'avait pas été de la brusquer mais bien de l'inviter. Et ce que la jeune femme prodiguait à l'anglais était indescriptible. Parce que le corps qu'il tenait ne faisait que pas que le réchauffer. Ce corps-là... Celui d'une femme. De cette femme. Lui faisait du bien ; c'était une présence agréable et si ce contact avait pu être éternel : Valshe n'aurait pas été gêné. Il était difficile pour lui de définir précisément ce qu'il ressentait. Si – comme l'amour – l'anglais devait considérer cette étreinte, et ce qu'elle lui prodiguait avec quelques mots ; et simplement des mots il dirait : douceur, bien-être, soutien, présence, réconfort.

Contre Rayn, contre son épaule, et sa chevelure ; il sentit son odeur. Cette odeur enivrante qu'il ne serait pas capable d'oublier. Qui viendra dans ses rêves et qui l’obnubilera. « Hanté par le souvenir d'une femme, un jeune poète se lance à sa poursuite. » Cela sonnait bien. Ce que Rayn fit, sa façon de réagir... Fut comme une goutte d'eau qui fait déborder le vase. Alexander s'était retenu, contenu de tout son cœur, de tout son corps, et de tout son être. Mais dès lors que la jeune femme passa ses bras autour de son cou, se mettant sur la pointe des pieds, et le serrant de toutes ses forces, apposant son front contre son épaule ; Valshe ne pu se contenir davantage. Les larmes perlèrent, et elles ruisselèrent lorsqu'elle compatis. « J'aurai voulu avoir le choix, moi aussi... » On sentait la fatalité ; une fois encore.

Néanmoins, il ne fut pas le seul. Quelques minutes après, alors que le silence régnait ; Rayn se dégagea de son emprise, doucement, comme à contre-cœur. Elle sourit... Mais renifla. L'expression d'Alexander se transforma en une surprise sincère. Venait-elle de pleurer pour lui ? A cause de lui ? Il tenta de ne pas culpabiliser... Sans même qu'il ne s'en rende compte ; Rayn le changeait. Cette dernière essuya ses yeux. Elle s'excusa alors ; « Ce n'est pas vraiment quelque de correct de craquer comme ça. Ca ne se fait pas. »

Au diable les représailles eut-il envie de lui dire. Mais il sourit, simplement. Il aurait voulu poser une main délicate sur celle qui était encore sur son bras, cependant, il n'osa pas. En revanche, ce qu'il fit... C'est bien de poser une main sur la joue de la jeune femme, de Rayn, et d'embrasser son front. Comme un baiser de protection, de soutien... Il y donna tout.

« Je ne juge rien, ni personne. » fit-il en riant. « Je ne suis guère mieux.  » Pu-t-il articuler, finalement, en plongeant son regard dans le sien et retirant doucement sa main.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Mar 30 Sep - 15:02

Quand les lèvres d’Alexander se posèrent sur son front, Rayn sut immédiatement qu’elle aurait dû fuir dès le début. Ou tout du moins partir, là, maintenant, sans jamais se retourner.

Comment en était-elle seulement arrivée là ?

Ce n’était qu’une journée banale, qui avait commencé comme toutes les autres. Elle avait hurlé son mécontentement, son incapacité à mettre la main sur le clan Noé, son échec dans sa mission en tant que Bookman. Si seulement elle avait eu la possibilité d’infiltré l’arche de la même manière que les bookmen de l’Ordre. Elle les aurait observés, impartialement, jouant son rôle d’historienne de l’ombre. Seulement, le Comte ne fonctionnait pas ainsi. Rayn ignorait même jusqu’à l’identité des membres de ce clan, l’agaçant encore plus. Alors elle avait craqué et avait pris un jour de congés, oubliant le temps qu’une journée son devoir, son identité et se plongeant dans le cœur d’une Joséphine désespérément amoureuse, éprise d’un homme qui ne la méritait pas et pourtant Rayn enviait ce personnage de fiction aux traits extrêmement exagérés. Ce genre d’œuvre était souvent critiqué par le public, on se moquait des improbabilités des scénarios, de la niaiserie évidente et des phrases recyclés encore et encore. Mais pour un cœur n’ayant jamais gouté à l’amour, pour un cœur comme celui de Rayn qui ne touchait l’amour que du bout des doigts dans un lointain souvenir, un souvenir cadenassé dans un coin de son âme dans une boite de fer qu’elle ne peut ouvrir au risque de trahir tout ce qu’elle était devenue.

Ces précieux souvenirs des jours heureux dans son petit village au Pays de Galles. Avec ses deux parents, sa mère stricte mais juste et son frère. Son frère aux yeux rouges, pestant contre le soleil et boudant pour un rien.

Ces romans étaient ces exutoires, ses compensations. Et puis, la blonde se devait de l’avouer, elle était totalement prise dans l’intrigue une fois qu’elle avait commencé la lecture. C’était pour cela qu’elle n’était pas aimable quand quelqu’un venait la déranger, osait détruire ce moment d’humanité. Mais avec Alexander ce fut différent. Terriblement différent. C’était certes une invasion, une intrusion mais dès le début il chercha à briser cette limite qui définissait des amis et des étrangers. Le faisait-il consciemment ? Ou bien était-ce une impulsion sur le moment ? Une envie soudaine ? Rayn aurait voulu qu’il fuie au début mais il était resté, là, à ses côtés. Et la blonde s’était rendu compte au fil de la discussion qu’elle ne lui aurait pas pardonnée si maintenant, il venait à prendre la fuite. Peut-être même en qu’elle en serait dévastée. C’était un éphèbe et, sans véritablement le reconnaitre, elle voulait qu’il garde son regard rivé sur sa personne uniquement. Elle avait envie de voir encore cette illumination dans son regard quand ses yeux se posaient sur elle, elle avait envie de ces mots, de ses compliments. Elle était en danger à ses côtés, elle le savait depuis le début, une petite voix lui soufflait au creux de son oreille tous les risques de cette discussion. Mais elle l’avait chassé, dévorant chacune de ses paroles. Elle en frissonnait de joie, retrouver des sensations d’adolescentes.

Rayn eut envie de capturer ce garçon et de le garder pour elle, qu’il lui parle encore et encore. Elle aimait voir ses lèvres se mouvoir, l’entendre produire des sons. Elle avait envie d’être les mots qu’il disait. C’était instable, dangereux et elle aurait dut avoir peur. Mais pour le moment, alors que ses pieds se laissaient tomber dans une chute libre, elle n’eut pas peur. Parce qu’inconsciemment elle s’accrochait au corps d’Alexander, à ses mots, à e qu’il lui apportait. Etait-ce donc ça ? L’amour ? Rayn ne voulait pas y penser, ne voulait pas le réaliser. Tomber amoureuse suite à une discussion, ce n’était pas pour elle ! Elle n’était pas si sensible … C’était ce qu’elle croyait. C’était bien trop banal d’être sentimental.

Alors pourquoi arrivait-il si facilement à la faire rougir comme une fille découvrant l’amour pour la première fois ? Pourquoi avait-elle eu envie qu’il l’embrasse alors que- Non. Non elle devait chasser ses idées.

Elle se laissait bien trop facilement envahir. Rayn n’avait bien entendu pas choisi cette situation. Elle n’avait pas choisi de sentir son cœur se gonfler. Un jour, dans très peu de temps, ce garçon serait un homme. Et jalousement, elle voulait que cet homme la regarde. Elle voulait qu’Alexander ne l’oublie jamais. En fait, si la blonde avait été honnête avec elle-même, elle se serait avoué qu’elle aurait aimé être la première à partager ce genre de sentiment avec ce garçon. Rayn, la forte et fière Rayn, celle qui hurlait quand elle en avait envie, jurait quand elle était énervée, pestait comme la dernière des charretières, se sentait vulnérable et aimait ça. Elle avait envie de se perdre entre ses grandes mains, entre ses mots. Ses rires et sourires.

Elle aurait dut fuir !

Elle aimait tellement cette sensation qu’elle en avait mal. Elle l’avait vu sourire à sa gêne, à ses rougeurs. Il avait vu prendre plaisir à la voir dans cet état, de se rendre compte que c’était lui qui l’a rendait ainsi. Alexander était celui qui la flattait, la complimentait et elle, elle rougissait. Elle répondait à ses mots par des gestes et des réactions. La gestuelle, c’était un domaine dans lequel elle excellait, beaucoup plus qu’avec l’utilisation des mots. Avec des gestes, il était possible d’exprimer n’importe quoi, avec des mots Rayn se trouvait maladroite. Elle n’arrivait jamais à exprimer véritablement les choses, ce qui n’était pas véritablement un drame, vu qu’elle était sensée ne ressentir que le minimum vital. Or à côté d’Alexander, elle aurait souhaité être plus habile, moins maladroite. Tant de chose qu’elle n’était pas. Pour partager ce qu’il arrivait à lui faire ressentir dans le creux de son ventre. Elle se sentait terriblement sotte, ce qu’elle ne voulait justement pas au côté de cet homme.

Mais en même temps, la chaleur de ses joues lui montrait l’effet qu’il lui faisait. Cette envie présente et dévorante. Rayn était plus agée, elle aurait dut avoir conscience de ce qu’il se déroulait sous ses yeux, au fond d’elle. N’était-ce donc pas ironique ? Elle, la bookman, n’avait pas les capacités de comprendre ce genre de choses !

Plus tard elle aurait envie de pleurer en riant sur sa personne. Elle était tellement ridicule. Tellement idiote. Comment Elias avait pu seulement l’estimer prête ? Oh comme il devait avoir honte.

Rayn n’était pas une gentille femme. Tout du moins si dans la plupart des cas, elle passait au dessus de tout – après tout, ce n’était que de l’encre sur du papier – à cet instant précis, la blonde jalousa toutes les femmes qui rougirent de la bouche de ce garçon. Une sombre ombre s’emparait de son cœurs alors que la bookwoman s’hurlait intérieurement de partir. Elle le devait coute que coute mais n’en fit rien. Elle n’en avait pas envie. Plus envie. Tout ce que Rayn désirait c’était d’être encore choyé par des mots doux. Doux. Elle aurait dut réaliser à cet instant. Mais non. Tout ce qu’elle souhaitait c’était l’écouter encore et encore, parler d’amour et de poésie, de maladresse et de tendresse. Ce petit aristocrate qui s’était laissé envouter petit à petit par la blonde. Rayn savait qu’il lui arrivait de plaire aux hommes – qui n’étaient pas trop compliqué et qui toléraient ce manque de poitrine évident – et parfois elle en avait joué. Alors elle savait reconnaitre certains signes. Et voir Alexandre la regarder de cette manière lui donnait des ailes. L’aristocrate trouverait donc son bonheur parmi le bas peuple … Car malgré tout ce qu’elle ressentait, Rayn ne pouvait accepter, bien qu’elle le désirait, une nouvelle rencontre avec le jeune homme. Elle était persuadée à cet instant que ce n’était rien.

Rien d’autre qu’une belle histoire. Idiote !

Il parlait d’amour. Elle aimait cette vision. Elle aimait. Elle aima rougir de plaisir en l’entendant dire être un poète. Et elle osa poser cette question, elle quémanda ces poèmes, balayant d’un revers de la main ses affirmations précédentes. Ne pas le revoir ? A cet instant précis c’était tout simplement impensable. Rayn devait revoir Alexander, au risque de se faire submerger par des sentiments qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne contrôlait pas. Au risque de souffrir. Son cœur manqua de s’éclater de joie quand il l’autorisa à pénétrer dans son monde. « Je n’ai pas de carnet sur moi. Cependant, si on se retrouve, je vous l’apporterais. » Pas tout de suite, pas maintenant. Mais un jour elle pourrait. Un jour ils partageraient ces poèmes et écrits. Rayn voulait lire l’amour selon Alexander. Elle voulait combler son vide à travers Alexander, sans se rendre véritablement compte de ce qu’elle faisait. Elle le désirait juste. « T’arrive-t-il d’écrire, Rayn ? De composer ? D’écrire tes pensées, plutôt que de lire ? »

Elle aurait dut se taire ! ne pas franchir cette limite.

Pourtant elle lui sourit, doucement, avant de battre des pieds dans le vide. « Je ne suis pas poétesse. Je n’en ai pas les capacités. Mais pour moi il me suffit juste de regarder un paysage pour trouver de la poésie, alors mon imagination devient poète ! » Elle avait pas besoin de mots pour comprendre son imaginaire, son esprit. « Mais j’écris. J’écris dans un petit carnet tous mes souvenirs, toutes mes recherches, comme pour me rassurer quant à ma place dans l’histoire » La frayeur de disparaitre était extrêmement présente avec la jeune bookwoman.

Et dans ce carnet, ce soir, elle écrirait sur les mains d’Alexander. Sur sa promesse de la protéger. Bien entendu, pour Rayn, il sous entendait de protéger l’humanité, mais une partie de son cœur désirait que cette promesse ne lui soit fait qu’à elle. Ils n’étaient plus des inconnus. Rayn ne sut exactement comme définir cette relation, mais elle était bien présente, ici, forte. Puis il l’étreint. Et c’était bon. Terriblement bon. Elle aima se sentir petite, elle aima sentir sa poitrine contre son torse, son souffle, son odeur. Elle aima tout ça, plus qu’elle n’aima jamais rien. Elle aurait souhaité rester ainsi toute sa vie, dans ces bras cajoleurs et rassurants. Que c’était bon. Que c’était exquis. Etait-ce ce que ressentait Joséphine quand elle voyait cet homme et qu’il la prenait dans ses bras ? Elle ne pourrait pas l’oublier, elle ne pourrait pas le rayer de sa vie. C’était impossible. Tout en le pensant, une autre partie d’elle-même tentait de relativisé. Ce n’était que ce moment, qu’une minute. Mais les larmes de son homologue lui déchirèrent le cœur. Elle ne voulait pas l’entendre pleurer. Jamais. Pas alors qu’elle-même craquait contre lui.

Elle eut un petit rire en voyant la surprise sur le visage d’Alexander quand il vit les larmes aux yeux de la jeune fille. Il était soucieux d’elle, de son état, de sa vie. Rayn aurait voulu replonger dans cette étreinte, mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas.

Elle s’excusa simplement, penaude, de la situation. Mais lui, lui, il lui répondit avec un sourire et il osa bien plus qu’elle ne le cru. Sa joue sentit la chaleur de la main, de cette grande main si protectrice. Rayn sentait la pomme contre sa j oue, son pouce contre ses pommes, ses doigts à proximité de son oreille et de ses cheveux. C’était chaud. C’était délicieux. Rayn pouvait même se reposer contre cette main. Elle ferma ses yeux humides, profitant simplement avant de sentir son cœur s’arrêter tout aussi violement. Sur son front, les lèvres d’Alexander.

Ce contact chaud. Doux. Réconfortant. On ne faisait pas à une inconnue. On ne pouvait pas faire ça à une inconnue. Elle sentie protégée. Elle voulut protester alors qu’il s’éloignait de son front, elle voulut le supplier de recommencer. Ses yeux rencontrèrent les siens. Il ne regrettait rien, il assumait entièrement cet acte. « Je ne juge rien, ni personne. » Il eut un petit rire qui finit de mettre à mal la jeune fille. « Je ne suis guère mieux. ».

Sa main se retirait de sa peau. Elle avait l’impression désagréable de perdre sa chaleur. Presque immédiatement elle posa sa propre main sur celle d’Alexander pour retrouver ce contact contre sa joue, s’appuyant contre elle. Elle avait envie de pleurer.

Elle pleurait.

Elle avait perdu. Elle avait tout perdu. Elle sut à cet instant précis qu’elle aurait dut fuir et ne jamais revenir. Rayn était perdu entre des centaines de sentiments contradictoires. La blonde se mordit la lèvre inférieure. C’était tellement douloureux et en même temps elle en avait besoin. Rayn voulait se sentir protéger, perdre pied, qu’on lui dise qu’elle n’avait plus besoin d’agir comme une bookwoman, ne serai-ce que quelque instant. Elle avait perdu. « Juste. Juste encore un peu. S’il te plait. »

Elle était faible, elle avait failli à sa mission. Rayn savait qu’elle devait fuir cet homme le plus rapidement possible.

Elle tombait.






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Mer 1 Oct - 23:05
Ténèbres et Lumière
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Aller au devant de ses craintes. A. V. Rockwell

Comme une fleur qui s'épanouit. Comme le soleil qui se lève. Comme un enfant qui se réveille. Comme un souffle qui perdure. Comme une valse. Comme une caresse. Et comme des paupières qui se referment ; l'amour naissait. Dans chacune de ses cellules, l'amour semblait pousser, arrosé ; abreuvé grâce à la pluie. Non. Rain. Que dis-je ; Rayn. Ses yeux. Ses gestes, ses mimiques. Son être entier. Il tombait pour elle. Pour Elle, cette jeune femme dont la couleur des cheveux rappelaient le soleil. Et ses yeux brillants représentaient une étendue d'eau. Oh, comme il pourrait faire l'éloge de sa beauté et – à chaque fois – changer d'élément comparatif. Comme il aimerait lui murmurer à l'oreille ô combien elle est resplendissante. Non, Rayn n'est ni belle, ni magnifique. Elle est resplendissante ; stupéfiante. S'il avait pu louer toutes ces qualités dès leurs premiers regards... Il l'aurait fais. Elle était cette délicate rose qu'il voulait cueillir. Qu'il voulait chérir, et dont il désirait prendre soin. La voir pâlir, et perdre ses couleurs avec elle. Et seulement avec Elle.

Leur étreinte n'avait rien arrangé. Tout s'était amplifié. Oh, c'est vrai que le coup de foudre était bel et bien là. Mais l'amour arrivait. Il arrivait à grand pas, et dès lors qu'elle s'était accrochée à lui. Peut-être même avant ; néanmoins, ce fut véritablement à cet instant qu'il comprit qu'il était entrain de tomber. De tomber amoureux de cette resplendissante jeune femme. Probablement trop bien pour le petit poète qu'il était. Cet ancien aristocrate. Lui qui avait abandonné ses titres. Oh, il pourrait dire tant de choses ! Justifier pourquoi elle, et pourquoi maintenant ! Lui qui – il y a quelques temps – ne savait guère si les femmes ou les hommes pourraient lui convenir. Ce dernier avait compris que les femmes – aussi cristallisées dans ces écrits – lui faisaient tourner la tête. En particulier cette jeune personne. Au sourire ravageur.

Elle était l'essence même de la douceur. De l'élégance. Dans cette robe qui lui allait si bien. Elle avait tout l'air d'une Princesse. Pas une de celles des contes de fées, bien sûr que non. Elle était délicate et mature. Cultivée. Oh, comme il aimerait l'avoir le matin à ses côtés. La regarder dormir ; puis voir ses yeux s'entrouvrir et ses pierres de jade s'illuminer de vie. Il avait envie de s'imaginer saisir son corps contre le sien, et l'étreindre tendrement. Savourer son odeur. La chaleur émaner de son corps, et sa soyeuse chevelure caresser son visage... Dès lors qu'il glisserait ce dernier contre son cou...

Alexander venait de quitter le monde humain, et se situait désormais dans les nuages.

Ce fut la voix de la jeune femme répondant à sa question qui le ramena sur terre. Le jeune anglais lui avait demandé s'il lui arrivait d'écrire. Et plongeant son regard dans le sien ; il l'écouta attentivement. « Je ne suis pas poétesse. Je n'en ai pas les capacités. Mais pour moi il me suffit juste de regarde un paysage pour trouver de la poésie, alors mon imagination devient poète ! » Voilà que l'anglais s'était mis à boire ses paroles. Il se retenait ; il mourrait d'envie de se focaliser sur le mouvement de ses lèvres, savourer la tonalité de sa voix. « Mais j'écris. J'écris dans un petit carnet tous mes souvenirs , toutes mes recherches, comme pour me rassurer quant à ma place dans l'histoire. » Quand bien même, il était moins concentré sur ce qu'elle disait, car son attention ne pouvait pas se scinder parfaitement en deux, Alexander avait bien entendu. Bien écouté.

Elle écrivait. Souvenirs. Recherches.

Il désirait savoir. Entrer dans son monde comme il lui permettait de rentrer dans le sien. Se faire plus intime. Mais rester mystérieux l'un pour l'autre.

« Un jour, j'aimerais pouvoir lire ce que tu écris. Si tu me le permets, bien entendu.  » Il la tutoyait, mais malgré tout, on sentait – derrière – le respect.

Valshe avait finalement pu trouver l'intermédiaire. Celui qu'il n'avait pas su avoir lorsqu'il avait rencontré, connu Nora Lockwood. Cette exilée, encore et toujours. Il pensait beaucoup à elle ; sans quiproquo, ni même arrières pensées. Cela prouvait simplement que tout était différent avec Rayn. Cette aisance, cette facilité qu'il avait à la tutoyer, à lui faire face. A l'écouter. A l'aimer. Peut-être que ce soir elle y écrirait quelques lignes. Si jamais elle voulait se souvenir de lui. De cette après-midi ; où tout fut bouleversant. Inattendu.

Lui. Il composera sur elle. Il livrera tout ce qui siègent en son cœur, en sa tête. Sa beauté. A quel point elle est époustouflante. A quel point, son cœur bat lorsqu'il la regarde. A quel point, il meurt d'envie de la serrer tout contre lui et ne jamais plus la lâcher. A quel point, elle l'obsède, hante ses pensées. Elle est là, dans sa tête, dans son cœur, et dans ses veines. Alexander a la jeune femme dans la peau. C'est comme si le sentiment ne faisait plus qu'un avec lui ; image étrange. Pourtant, c'était comme si... Comme si subitement, avec une étreinte, elle était devenue son oxygène. Sa raison de vivre. Comme si dès lors qu'ils se sépareraient – ô Tristesse ! – sa vie reprendra sa teinte grisâtre. Oh... C'était même sûr. Comme si son cœur le lui dictait : « Alors que le blond s'éteint, et disparaît / Toute ta vie, et ton horizon perd son attrait. »

Si seulement Rayn pouvait venir avec lui. Jamais plus il ne lâcherait sa main... Il savait d'avance que la séparation serait déchirante. Il l'avait su dès lors qu'elle avait quitté ses bras. Une fois encore dès lors qu'il avait embrassé son front.

Jamais il ne pourrait oublier cette prise de conscience. Et encore moins cette jeune femme. Rayn. Pour l'éternité ; graver dans sa mémoire. Cette étreinte, forte, réelle et prolongée. Intense alors qu'elle avait serré son corps contre le sien. Sa poitrine contre son torse. Sa tête contre son épaule. Ses bras autour de sa nuque. Son cœur avait manqué plus d'un battement à cet instant. Un plaisir incommensurable ; innommable. Puis il avait embrassé son front. Délicatement. Doucement. Au cas où, elle n'en avait pas l'envie, et ne lui donnait pas la permission. Mais... Il l'avait eu. Et alors que le jeune homme retirait doucement sa main de la joue de Rayn ; cette dernière la lui reprit, et la colla contre sa joue, une fois encore. Hésitante, elle fit ; « Juste. Juste encore un peu. S'i-te-plaît. »

Pendant un court instant ; la vie d'Alexander cessa d'exister. Pendant un court, son cœur ne battit plus. Pendant ce laps de temps, il reçut un choc. Positif. Une émotion. Qui dépassa toutes celles qui avaient ressenti. Et pourtant... Pourtant, cette émotion là, il l'avait déjà ressenti. La surprise. La bonne surprise. Celle que l'on voudrait qui arrive plus souvent. Tellement plus souvent. Des larmes ruisselèrent sur le visage de la jeune femme, celles-ci touchèrent la main de l'anglais. Quelques frissons le parcoururent.

Souriant. Et prenant une profonde respiration, il se lança.

« Que le Diable m'emporte, qu'importe si je sombre.
Ma cause est juste et son regard est transperçant.
Que je sois sa Lumière, ou le contraire, son Ombre ;
Elle mérite le bonheur le plus renversant.

Son sourire est la plus belle merveille que j'ai pu voir jusqu'à présent,
A côté, l'astre solaire jalouse sa poésie, et son éclat d'émeraude ;
Quand bien même, ses yeux versent des larmes en torrent,
Elles subliment ce visage, et sa mine penaude.

Sa main si douce tient la mienne, et je me compte les secondes.
Celles qui me séparent d'un futur désastreux, où la Guerre fait rage.
Tel un éclair fendant un firmament, détestable,  immonde.

Sous lequel la Terre subit le plus terrible des orages.
S'il y avait un dernier vœu à faire ; le jeune anglais serait prêt.
Une vie sans ce désir, sans ce délicat et doux baiser...
 »

L'anglais ; doucement, rapprocha son corps du sien. Ses joues rosies par le poème improvisé qu'il venait de sortir. Lentement, le jeune homme posa deux des doigts de sa main droite – l'index et le pouce – sur le menton de la jeune femme. Approchant son visage. Le gardant à une distance raisonnable. Une dizaine de centimètre. « Serait une calomnie. »

Poliment, la regardant dans les yeux ; il lui demanda sincèrement.

« Puis-je ? » Fit le Fou qui s'était épris de la Déesse.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Jeu 2 Oct - 15:31



Si lui était heureux, pour Rayn, c’était le début d’une longue et terrible descente en enfer.

Comment avait-il décrit l’amour ? Quel avait été ses mots ? Rayn s’en souvenait encore, ils n’avaient été qu’un amas de mots qu’elle avait englouti, comme pour se repaitre de sa voix. Chaleur, douceur, douleur, délice, passion, faiblesse, force, merveille, beauté, bonheur. Tendresse ?

Avec cet homme, Rayn avait eu de la chaleur, de la douceur. Cette étreinte n’était pas rude, tout au contraire. Ses bras autour de son corps lui avaient fait découvrir de nouvelles sensations. Celle d’être vulnérable et surtout d’aimer ça. Cette sensation avait puissante, destructrice même. Et c’est à ce moment-là que le délice fit son apparition. Avez-vous déjà ressenti cette plénitude ? Cette sensation d’être complète, d’être là où vous auriez toujours dut être ? Ce désir d’appartenir à l’autre et que l’autre soit à vous, égoïstement. Rayn n’avait jamais caché être égoïsme alors oui. Elle voulait que ce délice qu’il lui procurait, cette chaleur dans le bas ventre, son cœur qui battait si vite … Que tout cela continue encore et encore. Qu’elle se laisse bercer par ces merveilleuses sensations, la force de ses bras. Rayn voulait lui faire découvrir la passion. Celle de l’amour, des étreintes, des corps. La blonde aurait souhaité qu’il ne jure que par elle. Egoïstement. Puérilement.

Mais il y avait aussi autre chose, autre chose de beaucoup plus terribles. C’était douloureux, déchirant. Sa poitrine semblait vouloir exploser, s’arracher. Elle aurait voulu se plier en deux et hurler de douleur. Mourir semblait tellement plus doux à côté de cette gorge qui se compressait, son cœur qui s’écartelait. C’était tellement horrible, tellement effrayant ! Un millier de couteaux la poignardant à la seconde, lui coupant le souffle, lui arrachant toute raison de respirer. Ce qu’elle faisait à cet instant, c’était sombrer dans sa propre faiblesse. Elle s’éloignait de ce qu’elle était ! Et c’était entièrement de sa faute ! Uniquement de sa faute !

Qui était-il pour oser venir chambouler ce qui avait été sa vie durant ces onze dernières années ? Qui était-il pour seulement la détourner de son objectif ! Etait-ce un moyen pour la congrégation d’avoir des informations sur les Noé ?

Toutes ces idées plus ridicules les unes que les autres s’emmêlaient dans sa tête. Rayn tentait vainement de justifier ces élans de sentiments, ces sensations inédites. Oh, comme elle aurait aimé que son Maitre soit là pour la sortir de ce mauvais pas. De l’arracher de les bras de ce jeune homme, de lui interdire de se rapprocher à nouveau de la blonde. De se prendre une soufflante, d’être injurié s’il le fallait mais qu’il la sauve de cette situation désastreuse dans laquelle elle s’était plongée avec délice au départ. Rayn avait peur. Terriblement peur. Peur de lui et surtout peur d’elle-même. De ce qu’elle ne connaissait pas. La blonde s’abstint de commentaire quand il lui demanda de lire son petit carnet qui recensait chaque souvenir qu’elle désirait garder contre son sein.

Il ne pourrait jamais. Elle ne pouvait pas prendre le risque de lui laisser entrevoir le savoir des bookmen, se serait un parjure. Et pourtant, si elle avait pu, Rayn aurait laissé cet Alexander découvrir jusqu’au fondement même de son âme. Elle lui accorda un vague sourire, refusant de répondre. Non. Il ne pourrait pas lire ses écrits. Il ne pourrait que les imaginer. Créer une Rayn qui lui serait parfaite, mais ce ne serait pas elle. Car Rayn n’était pas parfaite, elle était insupportable avec un caractère difficile à vivre. Lui semblait doux. Doux et gentil, tendre. Rayn aimait tellement la pression de ses mains sur son dos …

Elle tombait. Profondément et avait peur de ne plus pouvoir en sortir. Qu’il la retiendrait prisonnière de son souvenir. Rayn savait qu’elle était en train de perdre. De rendre les armes, de se laisser disparaitre totalement. Il était fort probable qu’elle se serait laissé aller aux désirs de ce garçon s’il lui avait demandé. Il lui aurait pris la main et elle l’aurait suivis sans hésitation tout en sachant que ce qu’elle faisait été mal. Et qui sait ? Peut-être que la douleur se serait atténué à ces côtés, qu’elle en aurait oublié le reste comme il en avait déjà été le cas. Mais c’était impossible. Elle commençait à l’aimer.

Non.

Ce n’était que de passages ! Ils se connaissaient à peine. C’était pour cela que cette main sur sa joue était tellement délicieuse, parce que c’était un sentiment, une sensation qui lui était inconnu et que cela la grisait. Pour cette unique raison. Rien d’autre, c’était impossible.

Impossible.

Alors pourquoi ne pouvait-elle se résoudre à le laisser s’éloigner ? Que cette main qui encadrait son visage s’éloigne d’elle. Elle le voulait tellement. Elle voulait tellement qu’il l’aime. Et elle se perdait.

C’était comme tomber dans une eau profonde et sombre après avoir fait une chute. Le choc est brutal, tellement douloureux. L’air vous manque et pourtant vous vous sentez enfoncé dans les profondeurs d’un abysse qui vous ait inconnu. Et lentement, vous voyez la lumière du jour disparaitre alors que les ténèbres vous avalent.

C’était fini.

Le visage d’Alexander était souriant. Rayonnant. Eclatant. Rayn n’avait aucune idée de ce qui l’attendait mais le regardait. Attendant sagement sa sentence.

« Que le diable m’emporte, qu’importe si je sombre
Ma cause est juste et son regard est transperçant.
»

La blonde ne compris pas tout de suite, l’interrogeant du regard. Etait-ce des vers ? Elle ne les connaissait pas. Qui donc les avait écrit ?

« Que je sois sa Lumière, ou le contraire, son Ombre ;
Elle mérite le bonheur le plus renversant.
»

C’était une de ses créations. Il lui récitait un de ses poèmes. Et ce fut avec une presque certitude que Rayn supposa qu’il l’improvisait, qu’il lui dédiait. Son cœur explosait contre sa cage toraxique, ses joues s’empourprèrent. Les vers, un à un, la charmait. Elle aurait souhaité lui rendre cette affection sans fin, sans détour. D’assumer entièrement ces étranges papillons maudits qui pénétraient son antre.

Il assumait.

Alexander lui prit le menton entre les doigts, alors que – les joues roses – elle fixait le regard de ce garçon. Son regard était doux. Merveilleux. Il était merveilleux. Leurs visages s’approchaient lentement, si lentement, à chaque centimètre, Rayn renonçait à tout pour lui. Tout ce qu’elle voulait c’était ses lèvres contre les siennes. Mais la bookwoman s’éveilla. « Puis-je ? » ces quelques mots furent le déclic. Rayn cligna des yeux avant de les ouvrir d’horreur en réalisant ce qui allait se produire. Elle aurait laissé l’espoir d’un amour à un homme.

Elle s’était figée. Immobile elle attendit quelque secondes. Les sillons de larmes avaient séché, laissant là le visage d’une femme peu gâté par la vie. Il ne méritait pas de tomber amoureux d’une femme telle qu’elle, il méritait tellement plus. Lentement Rayn leva la main et lui éloigna la sienne alors qu’elle libérait l’autre de son étreinte. Il ne devait plus y avoir de contact.

Plus jamais.

Elle le regarda. Longuement. Elle avait envie de le graver dans sa mémoire. Avant de sourire tristement en penchant la tête, fuyant son regard. « Ce serait une triste chose si tu venais à tomber amoureuse d’une bookman. » Il fallait tuer la bête avant qu’elle ne devienne trop forte pour les engloutir tous les deux. « Et puis, tu trouveras une jolie fille de ton âge. » L’égorger, l’enterrer. Pour que jamais plus elle ne revienne.

« Je dois partir maintenant. Au revoir » Et elle tourna les talons. Précipitamment. Rapidement. Partir. Fuir ! Loin.

Avant qu’elle ne veuille le garder contre elle par caprice.

Avant de verser encore des larmes par caprices.

Par caprice.

Dieu qu’elle détestait William Shakespeare.






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Jeu 2 Oct - 20:47
Ténèbres et Lumière
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Que le Diable m'emporte, qu'importe si je sombre. A. V. Rockwell

Comment avait-il pu en arriver jusque là ? Comment ? Qu'avait-il fait ? Il n'avait rien vu venir. Vraiment. C'est vrai qu'elle avait fini par être plutôt étrange, mais qui ne l'était pas ? Qui, qui était parfaitement normal ?! Et qu'était-ce que cette normalité ?! Pourquoi... Pourquoi avait-il fallu que cela se passe ainsi ? Pourquoi avait-elle décidé de fuir... ? Loin. Loin de lui. Loin de ce cœur qu'elle venait de piétiner. Pour quelles raisons ?

Oh, Rayn qu'essaie-tu de fuir ? Serait-ce Alexander ou bien toi-même ?

Les larmes ruisselant sur ses joues ; l'anglais fixa l'endroit où elle était quelques instants avant. Puis regarda l'horizon ; celui vers lequel elle traçait son chemin. Sans lui. Non.. Pas sans lui.
Revenons quelques secondes avant.

* * *

L'amour était là ; chez lui, et chez elle. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir. Elle le dévorait des yeux, et lui aussi. Chacun buvant les paroles de l'un et de l'autre. Une réciprocité sans doute aucun. Ils parlaient poèmes, écrits, puis vint l'amour. Puis vint les petits secrets et une intimité voulant se faire une place. Une intimité digne d'être. Mais sans savoir vraiment pouvoir ; alors qu'Alexander le lui demanda s'il pourrait lire ce qu'elle écrivait, intrigué par ses compétences... Ce fut à cet instant qu'il se posa une question : que se passait-il ? Auparavant, elle avait été plutôt souriante, et investit. Et là... Là elle était totalement réservée, comme si elle cachait un lourd secret. Quelque chose de difficile à porter... Un fardeau, un épuisant fardeau.

Comme réponse. Alexander n'eut qu'un sourire. Un simple sourire. Un sourire qui ne lui disait rien qui vaille tandis qu'elle se faisait silencieuse. C'était comme une porte qui se ferme. Une de celle qui claque. Violemment. Laissant derrière elle un sillon de poussière et une brise étouffante. Son absence de réponse et se simple sourire qu'il ne pouvait s'empêcher de fixer, ses lèvres-là, le rendait malade. Sa pompe sanguine se crispait dans sa poitrine. Une douleur effroyable. Une première fois, là encore.

Une douloureuse première découverte...

Oh cela n'allait pas être la seule ; il pouvait en être sûr. Simplement, il ne s'y attendait pas, et vous non plus... Vous ne vous y attendiez pas. Personne... Ne pouvait prévoir. Personne.

Vint alors l'instant poétique et romantique. Qui aurait fait craquer n'importe quelle fille, c'est ce que vous pensez n'est-ce pas ? Alexander improvisa son poème à la perfection ; aucune erreur de rime, rien. Une poésie charmante et douce. Élogieuse. En l'honneur de cette jeune femme à qui il faisait face. Rayn. Oh Rayn. S'il pouvait, il te dédicacerait chacun de ses mots, le moindre de ses souffles, sa respiration, son attention, son amour ; voire même son être entier. L'hypersensible ne faisait pas les choses à moitié...

C'était un point positif. Ces émotions. Cette intensité ; simplement quand c'est positif.

Positif. Négatif. Inversion. Chute.

Rayn rougit plus qu'elle n'aurait réellement du pouvoir. Ses yeux le fixaient toujours, et cela semblait lui faire plaisir. Semblait. Cependant, elle sembla prendre également conscience de la situation. De ce baiser qui approchait. Mais rien. Rien du tout. Elle ne fit rien. Comme si... Elle en était parfaitement insensible. Comme si soudainement, tout cela n'avait plus d'importance. Alexander ne savait simplement pas à quel point tout ceci en avait... Cela avait beaucoup trop d'importance aux yeux de Rayn, de sa situation, de sa vie.

Elle le repoussa ; avec douceur, néanmoins. Saisissant ses mains et les éloignant d'elle. Pupilles écarquillées. Elle semblait avoir compris où tout cela les menait. Elle ne semblait finalement pas le vouloir. Pas comme il l'aurait cru.

Elle fuyait.

La jeune femme le regarda. Silencieuse. Ce fut long. Son sourire fut soudainement accompagné de tristesse, puis elle baissa la tête. Le fuyant. Sa voix se fit entendre. Enfin. Enfin ! Il allait peut-être avoir une explication. Car silencieux lui aussi, il s'était mis à la regarder. Les larmes lui montant aux yeux aussi rapidement que le firmament devint détestable, immonde. Ironie du sort, pas vrai ?

Comment tout pouvait changer aussi brutalement que ça ?

« Ce serait une triste chose si tu venais à tomber amoureux d'une bookman. » Ses mots lui firent l'effet d'un poignard dans le cœur. Elle continua. « Et puis, tu trouveras une jolie fille de ton âge. » Ce fut l'achèvement. « Je dois partir maintenant. Au revoir. » fit-elle, avant de tourner les talons, et de s'enfuit.

* * *

Fixant le sol, là où elle avait été... Alexander tentait d'accuser le choc. D'assumer cette peine qui le submergeait. Mais c'était trop douloureux. Il était pathétique. Pathétique. Pleurer, pour une jeune femme qu'il ne connaissait à peine. Dont il était tombé amoureux. Oh... Le coup de foudre. Surprenant, et déroutant. Intense. Douloureux. Et injuste. Pourquoi frappait-il maintenant ? Pourquoi pas plus tard ? Hm ? Pourquoi elle... ?

Cette femme si compliquée. Si... Époustouflante.

Larmoyant, Alexander serra des poings, tandis que sa belle s'éloignait au pas de course. Puis regarda l'horizon ; celui vers lequel elle traçait son chemin. Sans lui. Non.. Pas sans lui. Aussi fou que cela lui parut. Une bouffée d'adrénaline le submergea ! Inversion. Négatif. Positif. Il pouvait encore. Il y avait un espoir. Il lui suffisait de se mettre à courir.

Ce fut exactement à cet instant que la pluie tomba. Fine... Mais pourtant existante.

Ce fut aussi à ce moment-là qu'Alexander se mit à courir. Elle était loin. Néanmoins, rien n'était perdu. Rien ! Cet espoir fou et naïf... Il l'avait dans les veines.  Tout comme cette jeune femme. Rayn. Petit à petit, il vit sa silhouette au loin. Rapidement, il fut derrière elle. Saisissant son bras... Se fichant parfaitement qu'elle soit une bookman ou non. Valshe lui fit faire demi-tour, avec force, mais sans brutalité. Certes il lui imposait le mouvement, mais sans lui faire le moindre mal. Oh jamais il ne pourrait la blesser consciemment.

La fixant droit dans les yeux. L'anglais prit son courage à deux mains. Et posa une fois encore sa main sur sa joue, tandis qu'il posa l'autre au niveau de sa chute de rein. A cet instant précis, il l'attira à elle, et délicatement, déposa ses lèvres contre les siennes. Timidement. Doucement. C'était presque un effleurement...

Ce baiser... Ce baiser signifiait beaucoup.

Il se fichait pour qui elle voulait se faire passer pour sa mission. Il se fichait de son nom, même si Rayn était vraiment sublime, il se fichait de... De ce qu'elle devait faire dans la vie. A cet instant il voulait simplement la serrer contre lui, et faire perdurer ce doux contact. Ce premier contact. La chaleur envahit son cœur, plus que jamais. Sa cage thoracique toute entière. Son être... En lui-même. Les frissons parcouraient son échine et la moindre parcelle de sa peau. Tandis que dans son ventre, ce fut le plus parfait et le plus beau des feux d'artifice.

Il aimait Rayn pour ce qu'elle était. S'il y avait une chose sur laquelle elle n'avait pas menti et qu'il savait parfaitement. C'était ses goûts et la personne qu'elle lui montra aujourd'hui. Ce fut trop sincère pour un vulgaire masque de Bookman.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Ven 3 Oct - 13:37



Au fur et à mesure que ses talons claquaient sur les dalles suisses, Rayn se rendit compte qu’elle commençait à haïr ce garçon qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam et qui avait osé la tenté de ce fruit défendu. L’odieux serpent qui tenta la femme, qui séduisit la naïve petite femme qui se croyait à l’abri de tout mais dont la curiosité fut sa perte. Rayn voulait vomir. Sa tête lui faisait mal, ses entrailles la blessaient, son cœur se déchirait. Elle le haïssait. Elle l’aimait. Elle le haïssait.

Si l’amour était si douloureux, elle comprenait le déchirement des poètes, qui ressentaient la vie d’une intensité beaucoup plus impressionnante que le commun des mortels, elle comprenait les larmes et les hurlements des veuves quand impuissantes, elles serraient dans leur bras le corps décharné de leur époux suite à une guerre. Ce spectacle dont elle avait été tellement habituée … Elle ne voulait pas être femme de soldat. Elle ne voulait pas être femme d’exorciste, elle ne voulait pas perdre l’homme qu’elle aimait. Puis elle se rendit compte. Encore. Le poison était dans ses veines, le poisson lui avait déjà pris le cœur. Il lui avait pris son cœur ! Avec une autorité qui avait contrasté avec la douceur de ses gestes, la tendresse de ses mots. Elle succombait. Non. C’était déjà trop tard. Maintenant, elle devait l’oublier, l’enfermer, l’éloigner.

Le faire disparaitre de son esprit. Le tuer mentalement. Ainsi elle serait veuve dans son sein. Ainsi, elle serait sevrée de ces sentiments qu’elle voulait plus que tout oublier.

Tout était de sa faute.

Elle avait fuis. Rayn n’avait pas voulu voir son visage, n’avait pas voulu le voir blessé par sa faute. Elle doutait de pouvoir se le pardonner. Alors elle avait fuis. C’était un mot qu’elle commençait à trouver doux à l’oreille. Après tout un bookman passait les trois quarts de son temps à fuir. Observer et puis fuir le lieu, reniant ceux qui se sont attachés à ces êtres de l’ombre. L’ombre. Elle voulait voir Elias. Rayn ressentait le besoin de se fondre dans quelqu’un, de recevoir du réconfort. Est-ce que son maitre lui offrirait ça ? Ou devait-elle espérer ce luxe des bras de l’homme qu’elle avait rejeté ? Maudit soit il !

L’ironie fut à son comble, à son apogée, quand il commença à y avoir une fine pluie. Assez pour la tremper, trop peu pour se confondre avec des larmes.

La puie. Rain. Rayn.

La blonde ralentit le pas, écoutant les clapotis de la pluie, ses pas contre l’eau. Ses cheveux s’humidifiaient. Elle avait envie qu’il pleuve une averse, une véritable, la trempant, l’englobant et que cette pluie emporte avec elle ces sentiments dont elle ne voulait pas. Et puis un nouveau choc et sans doute parce qu’elle était perdue dans ses pensées, elle n’avait pas entendu ces pas se rapprocher au pas de course. Son bras subit une nouvelle étreinte. Et alors qu’on la forçait à se retourner, elle recroisa à nouveau son visage. Ce visage qu’elle voulait oublier ! Rayn désira retira son bras, violement, lui montrer qu’elle n’avait pas succombé. Qu’elle n’était pas amoureuse ! Que ce n’était qu’un moment de faiblesse de sa part.

Mais elle n’eut jamais eu le temps.

Sur son visage, le contact rassurant de sa main, sur sa hanche, sa chute de reins, l’autre. Cette chaleur était de retour. Et un fantasme enfui dans le sein de la jeune femme éclata. Il éclata à l’instant même où des lèvres se posèrent sur les siennes. Timidement. Doucement. Il l’embrassait, elle la bookwoman.

Ce fut bon. Tellement bon. Rayn en oublia le monde, juste cette bouche contre la sienne. Mais ce n’était pas suffisant. Elle voulait plus tellement plus. Ce premier contact, ce n’était pas assez, ce n’était plus assez. Lentement, ses mains se posèrent sur son torse – fort – avec presque timidité alors qu’elle embrassait d’elle-même ses lèvres, doucement en tentant de se mettre à sa hauteur. Ses mains glissèrent lentement, sur les pectoraux, les épaules, la nuque. L’apportant à elle, l’enfermant dans cette étreinte de jeune femme. Des frissons lui parcouraient l’échine, l’eau trempait les deux corps. Rayn ressenti le besoin d’aller plus loin alors que ses doigts rencontrés ses cheveux ondulés. Elle embrassa la lèvre inférieure, doucement. Possessivement. Elle marquait son territoire. Son bas ventre rugissait, était bouillant. Voilà. C’était ça. Ces étranges sensations, ces sentiments, tout cela venait d’une bête, une bête qui prenait naissance dans cette douce chaleur et qui rugissait dès qu’il en avait l’occasion.

Ils étaient indécents. Impudiques.

Et visiblement ni l’un ni l’autre ne semblait s’en soucier.

Mais elle fautait. Rayn voulait aller plus loin dans ce baiser, se montrait présente et obstinée. Elle s’éloigna à peine quelque centimètre, juste pour mieux recommencer. Elle fixa son visage et sourit doucement. Lentement. Puis elle embrassa son menton doucement, son nez, ses lèvres.

Tu es dans l’erreur.

Elle se figea. Les lèvres devinrent de glace, la sensation grisée devint un froid terrifiant, ce fut répulsif. Rayn se recula soudainement et l’eau qui tomba du ciel eut l’effet d’une douche froide. Elle avait craqué. Elle avait succombé. La blonde passa sa manche sur sa bouche, comme pour s’éloigner de cet enchantement, de cette sensation. Elle le regardait avec horreur.

Pourquoi voulait-il la faire tomber ? Il l’aimait ? Ou la haïssait-il ?

Rayn recula. D’un pas. De deux pas. « Ne recommence jamais ça ! » Le ton était effrayé mais aussi autoritaire. Elle avait un bras en avant comme pour le retenir. Elle ne voulait pas. Elle ne pouvait pas. « Tu es un exorciste, tu côtoies des bookmen alors n’oses même pas retenter quoique ce soit ! »  La panique emplissait ses yeux.

Elle regardait cet être qui était responsable de son changement. La pluie les agressait tous les deux, soudainement plus virulente. Elle recula encore d’un pas, puis d’un autre, marquant cette différence, cette scission nette.

« Je ne veux plus te voir ! » lui hurla-t-elle au visage. Et alors qu’elle tentait de le repousser, de se faire haïr. Elle ne voulait pas qu’il revienne. Elle ne pouvait pas le laisser revenir. Son nom allait hanter l’univers de Rayn, la dévorer, enfanter une créature immonde. Démoniaque.

« Disparais. »  






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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Sam 4 Oct - 0:18
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Si un jour on lui avait qui qu'embrasser quelqu'un provoquait ce genre de situation ; Alexander ne l'aurait jamais cru. Et pourtant... Pourtant ce fut un réel délice que de poser ses lèvres contre les siennes. Celles de Rayn. La tenir tout contre lui. La serrer contre lui, et savourer cette... Présence savoureuse, chaude, et possessive. Les frissons parcoururent de nouveau son corps entier. L'anglais voudrait que cela ne cesse jamais. Que ce qu'elle lui faisait ressentir là tout de suite ne disparaisse jamais... Que chaque instant, cela prenne ses intestins, tout autant que son cœur, ta tête, et son être entier. Comment pouvait-elle désirer rester seule tandis que lui. LUI était là, pour elle. Tombé pour elle. Il voulait être là pour elle, à chaque instant, à chaque moment différent mais encore plus dans les moments de bonheur. Il voulait... Il la plus que tout au monde. Et tantôt elle le fuyait, tantôt elle se laissait aller dans ses bras.

Qu'y avait-il à comprendre dans ce comportement qu'elle laissait transparaître ? Que devrait faire Alexander ? Il ne pouvait la rejeter et il ne voulait pas. Plutôt qu'on lui coupe le souffle que de la laisser partir. Même si présentement, c'était bien Rayn qui le lui prenait. Embrassant ses lèvres, répondant à son timide baiser par une déferlante de passion. Elle l'aimait ; il pouvait le sentir, c'était inexplicable. Comme si leurs esprits, et leurs âmes ne faisaient plus qu'un. Comme s'ils étaient réellement connectés.

Inexplicablement, et tantôt qu'elle se collait encore plus à lui, passer ses mains sur son buste, puis autour de son cou, Alexander la colla davantage à lui. Savourant la moindre parcelle de ses lèvres embrassant les siennes. La pluie venait se mêler à eux, ruisselants sur leur visage, entre leurs bouches scellées par la passion et l'abandon de l'être qu'ils étaient chacun indépendément. Elle ne sembla pas vouloir arrêter, embrassant le menton d'Alexander, puis son nez, et termina sur ses lèvres. Une fois encore, comme si elle ne pouvait plus s'en passer. C'était tellement réciproque. La passion s'était immiscée dans le corps de l'anglais. Cependant, une fois encore ; il se prit une douche glaciale. Douloureuse. car la jeune femme finit par se retirer de ses bras, reculant de quelques pas. Puis elle passa sa manche contre sa bouche, l'essuyant. Comme si... Comme si ces baisers les avaient rendues impures. Comme s'il fallait à tout prix qu'elle les nettoie, et fasse comme si de rien n'était. Elle venait d'effacer son passage. Le message était on ne peut plus clair ; Alexander devait se l'avouer. Désormais, elle le fixait avec horreur.

Comment pouvait-elle ? Comment pouvait-elle l'embrasser aussi passionnément puis ensuite lui jeter un pareil regard ? Se moquait-elle de lui ? Non ! NON ! NON ! NON ! NON ! Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait tout simplement pas lui faire ça. C'était pas son genre... Quel genre était-elle alors, Alexander ? Toi, le professionnel du comportement, hein ? Que faisait-elle, hinc et nunc ? Elle te fuyait, voyons. Ouvre donc les yeux. La passion consume son coeur sans qu'elle ne puisse rien y changer. Qu'en était-il alors de lui ? NE PENSAIT-ELLE DONC QU'A ELLE ? Et lui alors, hein ? N'avait-il pas mal de s'être épris d'une de cette jeune femme ? Oh, bon sang, bien sûr qu'elle était fabuleuse ; bien sûr qu'elle l'aimait... Mais elle était bookman. Et visiblement, cela lui empêchait d'être avec lui de la façon dont tous les deux le voulaient.

Pourquoi ? Pourquoi vouloir faire si mal ?

Ce fut comme si elle venait de planter son coeur à l'aide d'un poignard parfaitement aiguisé. Et ce n'était pas la première fois. Valshe ne pourrait pas lui courir après éternellement ; un jour son coeur n'en pourra plus et il cessera tout simplement de battre. Comme ce fut le cas lorsqu'elle se mit à vociférer.

« Ne recommence jamais ça ! » Il accusa le coup. Haletant. Déchiré. « Tu es un exorciste, tu côtoies des bookmen, alors n'oses même retenter quoique ce soit ! » Encore une lame. Déchirant son âme. La lacérant de part en part. Il retint ses larmes, tandis que ses traits se crispèrent. Sa respiration se fit difficile. « Je ne veux plus te voir ! » Ce bras devant l'empêchait d'avancer. Elle voulait le maintenir éloigné.  Eloigné d'elle. Son coeur lui faisait un mal de chien, et il eut envie de vomir.

« Disparais. » fut le coup fatal.

Lorsqu'il se mit à la regarder droit dans les yeux, plutôt que de regarder ses lèvres prononcer ces mots ; il vit qu'elle s'était éloignée de lui. Qu'elle était paniquée, terrifiée.

Alexander ne voulait pas partir, ni même sortir de sa vie. « Rayn, je.. » articula-t-il difficilement. « Je ne retenterai plus rien, puisque tu me le défends. » continua-t-il, sûr, persuadé qu'elle l'aimait autant que lui l'aimait. Cette passion dévorante. Elle était belle et bien existante. « Si tu veux vraiment que je disparaisse, je le ferai. Je ne suis pas là pour te briser. Pardonne-moi pour le mal que je t'ai fais, d'accord ? » enchaîna-t-il, tentant de reprendre son souffle, même cette phrase lui parut absurde. « Mais je suis là, je suis là pour toi Rayn. Ne l'oublie jamais. Jamais. »

L'anglais se fit droit, une mine triste inscrite sur le visage.

« Je serai toujours là pour toi. » assura-t-il.

Parce que je t'aime lancèrent alors ses yeux. Ses mêmes yeux qui lui suppliaient de pas partir. Qui lui suppliaient de... De revenir. Malgré tout.
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Re: Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
Sam 4 Oct - 23:03



Rayn était une fragile petite chose. Fragile, vulnérable et horrible. Les bookmen n’avaient pas de liens avec le monde, ils étaient de simples observateurs n’ayant aucun droit de se nommer eux même « humains ». Et l’humain en face de lui, cet être avec un cœur qui battait, le regardait comme si on venait de lui arracher cet organe pulsant. Comme si on lui enfonçait lentement un poignard dans le dos. Mais il subit, en silence, ces agressions verbales, cette haine envers sa personne. Il n’avait rien fait. Alexander n’avait rien fait si ce n’était tombé rapidement amoureux d’un être qui ne méritait pas tant d’affection. Il était tombé amoureux de l’inhumain bookman. Et Rayn n’avait rien d’autre à lui offrir en échange, et elle se rendit compte ironiquement qu’elle tentait de protéger l’inhumain qui se trouvait en elle. Que c’était risible. Elle voulut exploser d’un rire sans joie, en pleurant encore et encore.

« Rayn, je … » Non ! Non. Il ne devait pas parler, il ne devait rien dire où elle allait céder. La blonde se boucha les oreilles précipitamment. C’était douloureux. Sa voix était douloureuse. Elle le faisait souffrir ! « Je ne retenterai plus rien, puisque tu me le défends » Déteste-là. Tout serait tellement plus simple s’il venait à la haïr, à la rejeter. A lui jeter son inhumanité au visage. « Si tu veux vraiment que je disparaisse » NON. « je le ferai. Je ne suis pas là pour te briser. Pardonne-moi pour le mal que je t’ai fait, d’accord ? » Cela sonnait faux. Quel mal ? C’était elle le monstre qui se jouait de lui, qui lui plantait ses griffes pour mieux les retirer à vif ! Elle était ce monstre dégoutant. « Mais je suis là, je suis là pour toi Rayn. » Non. Non il ne devait pas.

« Ne l’oublie jamais. Jamais. »

Elle devait oublier. Tout, absolument tout. Tout s’écroulait autour d’elle.

« Je serai toujours là pour toi. »

Elle tourna les talons et s’en alla. Elle courait aussi vite que ses pieds le lui permettaient, elle s’éloignait à jamais de cette source de chaleur et tentait vainement d’effacer son regard. Il lui disait je t’aime. Alexander n’avait rien dit, pas une seule fois, il ne l’avait que sous-entendu. Mais ses yeux, ce regard qu’elle eut le temps de croiser, lui hurler un amour sans fin.

Rayn pleurait en courant, laissant des larmes se déverser aux côtés de l’eau salé. Elle devait tout rayer. Tout oublier. L’effacer à jamais de sa mémoire, il n’était qu’un pion sur l’échiquier, de l’encre sur du papier. Il l’aimait. Je t’aime.

Dieu que c’était douloureux, insupportable, déplaisant.

Je t’aime.












Je t’aime.






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Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
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Ténèbres et Lumière ne font pas bon ménage. || [ PV : Raynette Bookman Junior ]
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