Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
« A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Mer 8 Oct - 18:28
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Paris. Ruelle quelconque.
Il n'y avait plus que la solitude pour guérir ce pauvre cœur entaché de rejet, et peine. Il était celui qui fut repoussé. Il était le poète détruit par sa Muse. Mais pas encore ce Prince d'Aquitaine à la tour abolie, pourtant son luth constelé portait le soleil noir de la mélancolie. Son étoile vivait encore, loin de lui, mais Alexander devinait sa poitrine, et son ventre se soulever avant de s'abaisser et de recommencer. Cette femme qui lui manquait tant alors qu'il ne la connaissait pas ; ni d'Adam, ni d'Eve. Pourtant, cette même femme avait prit son cœur. Elle l'avait pris et avait sauté à pied joint dessus.. Après l'avoir enflammé. Oh, bien sûr que c'était arrivé à des milliers d'hommes ; tous connaissaient plus ou moins les femmes et s'y étaient attendu. Tous sauf Alexander Valshe Rockwell qui avait préféré se donner corps et âme dans la chute libre, lui qui avait préféré jouer la carte de la naïveté plutôt que de chercher à se protéger. Lui qui préférait mille fois ressentir des choses plutôt que de s'enfermer dans sa coquille. Désormais, cette dernière était entièrement brisée, et il était à nu. Victime des moindres tourments de la vie. Du moindre petit alizé, à la plus virulente des tempêtes. Non, elle n'y était pas allée de mains mortes, et il n'y avait eu aucune raison à tout ça. Alexander n'avait eu aucune explication. C'était peut-être ça le pire. L'absence d'explication. Cela avait été comme si... Comme si elle avait été quelqu'un pendant un moment, avant de se changer en quelqu'un d'autre. Ce fut déroutant pour le jeune homme ; lui qui cherchait encore une explication plausible à tout ça. Elle était bookman, oui.

Et alors ?

Alexander partait du principe que rien ne pouvait empêcher l'amour. Et il l'avait senti. Il avait senti tout ce que Rayn avait ressenti dans ce baiser. Cet unique et seul baiser qu'ils avaient échangé. Il parvenait à garder parfaitement à l'esprit ce contact. Ses lèvres-là, ; il lui suffisait de se concentrer et le jeune homme parvenait à les sentir... Comme s'il revivait la scène. Simplement, à chaque fois, cela cessait dès lors qu'il arrêtait d'y penser et sinon... Cela durait indéfiniment. Tournant en boucle dans sa tête. Alexander avait soif de ce baiser. Il en voulait encore et toujours plus. Rien ne pourrait plus jamais lui suffire. Il n'y avait que la bouche de Rayn qui pourrait étancher sa soif d'amour... Et de tendresse. L'anglais voulait son corps contre le sien. Il la désirait plus que n'importe qui. Plus que tout. A chaque battement de cœur, l'être tout entier du poète hurlait sa peine et sa douleur ; couplées à l'absence insupportable de la jeune bookwoman.

Le jeune homme avait donc décidé de s'allier aux différents méandres qu'engendrerait l'alcool sur son esprit. Pour éviter les moindres soucis, le jeune homme se dirigeait vers une auberge reculée de tout ce petit monde qui rimait avec soucis ; les aristocrates. Oh, s'il avait pu deviner qu'un jour il irait dans un lieu aussi peu... Valorisant, il vous aurait rit au nez. Sans le moindre doute. Cependant, et désormais, il n'était plus que l'ancien aristocrate, le dévalorisé. Le brisé. Celui qui ne tenait plus debout. Celui qui avait envie de dormir pour l'éternité, s'endormir sans jamais se réveiller. Ou tout simplement éviter de penser. De penser à Elle ; elle avait été son plus grand bonheur jusqu'à présent mais également sa plus grande peine. Sa plus grande douleur. Aussi triste que cela pouvait être.

Ce soir, il s'assit sur une chaise à une auberge dont le nom lui importait peu. Ce soir, il allait boire sans compter. Il se fichait du prix que cela allait coûter. Tout ce qu'il voulait c'était arrêter de penser à elle. Elle était toujours là. Rayn. Rayn. Rayn. Rayn. Elle hantait ses pensées, douloureusement, et sans arrêt. En ce moment, il n'y avait aucune mission, et Alexander était simplement parti de la Congrégation de l'Ombre prétextant d'aller sur la tombe de ses parents. Pff ! Quelle idée. Ils n'en avaient toujours pas, car leur légitime héritier ne s'était pas encore occupé de cette affaire. Parce qu'il ne voulait pas affronter le passé. Il n'en avait pas la moindre envie. Il y avait des choses plus importantes à faire ; comme sauver le monde. C'était pour cette raison qu'Alexander venait de commander sa première boisson alcoolisée.

Il la bu d'une traite. Cependant, Rayn était toujours là. 21 passées d'au moins 30 bonnes minutes... Voilà qu'il était déjà à son deuxième verre de vin, bien décidé à la retirer de sa tête, si toutefois il voulait encore servir la Congrégation de l'Ombre. Pourtant, il contempla la rougeur du vin... Cette robe magnifique et délicate qui se déposait sur l'intérieur du verre. Robe... Délicate. Rayn. Rouge. Rayn. Il bu plus lentement cette fois-ci, s'imagina être Roméo buvant un poison. Pourtant... Pourtant Alexander n'en mourut pas. Triste réalité.

Par la suite, il finit par demander une bouteille complète plutôt que de quémander au serveur toutes les... Misérables minutes de sa vie qui s'écoulait. Et l'alcool sembla l'avoir transposé dans un autre univers. Un univers plus calme, comme s'il... Flottait dans l'univers.

« Rayn... » murmura-t-il pour lui-même, ailleurs, fixant son verre à moitié vide... Ou à moitié plein.

Puis Alexander rit aux éclats, sans même savoir pourquoi.  
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Mer 8 Oct - 21:40



Combien de fois avait-elle entendu de part et d’autres de ses voyages que la France était un pays merveilleux ? Combien de fois ? Une dizaine ? Une centaine ? Et bien aujourd’hui, Rayn était prête à recevoir ces individus et à leur dire sa façon de penser. La France. Un pays merveilleux ? Certainement pas !

Tout d’abord elle n’avait rencontré aucun Noé sur ces terres, rien ! Non véritablement, sa mission était un échec sur les terres du camembert, elle envisageait même de retourner sur le sol britannique. Ensuite, on l’avait volé, chose merveilleuse n’est-ce pas ? Détroussé par une bande de morveux en couche culotte haute ! Elle ! L’élève d’Elias … S’il venait un jour à entendre parler de cette affaire … Et le pire ? En voulant sauver le singe bleu, elle s’était déboité l’épaule. Et maintenant elle devait se coltiner un gamin hybridé avec un singe lui vouant un amour chevaleresque et voulant suivre ses traces. Enfin la blonde devait bien reconnaitre une chose à cette situation : elle en avait oublié son anglais aux lèvres si désirables, si brulante, si envoutante, si … Stop ! Son esprit recommençait à divaguer, c’était mauvais. Allongée dans sa chambre de l’auberge – qu’elle ne comptait pas payé – la blonde grimaça de douleur en se tenant l’épaule. Bien qu’elle at été remise en place, la douleur la tenait éveillée. Ou bien était-ce la peur d’entendre à nouveau le singe bleu sur son projet de bookman ?

La blonde en frissonna d’horreur. Il ignorait tout de cette « profession ». Absolument tout. Rayn poussa un énième soupir en s’asseyant difficilement sur son lit. Devenir bookman c’était renoncer à énormément de choses. La chaleur humaine, les caresses de l’affection. Il n’y avait rien de tout ça sur le chemin de son clan. Juste la froideur de la neutralité. Il était impossible de se fondre dans le bien être de la subjectivité. Tout était impossible. Rayn serra les poings contre ses genoux avant de mordre sa lèvre inférieure. Elle avait besoin de prendre l’air. Non.

Elle avait besoin de boire un verre.

Mettre une robe était de l’insensé avec son épaule démise. Alors la bookwoman opta simplement pour une chemise rouge qu’elle rentra dans un pantalon retroussé aux jambes, des chaussettes marron montantes et ses bottines. Ainsi, elle n’avait aucun geste brusque à faire. Elle ne prit pas non plus la peine de se coiffer, laissant sa tignasse blonde libre, si ce n’est ces deux tresses. Elle enfila une veste et une gavroche avant de descendre, sa rapière à la ceinture. Après tout, elle restait une femme et même blessée une telle arme pouvait calmer la communauté masculine de toutes démonstrations d’affections charnelles quelconques. Surtout depuis que les prostituées étaient traqués par cette police des mœurs. Encore une idée typiquement française. « Ils ont intérêt d’avoir du whisky … ». L’auberge n’avait rien de chic, rien de beaux, voir mal famé, mais au moins elle pouvait y séjournait comme bon lui semblait. La gratuité était une chose qu’elle s’octroyait, et si les gérants étaient faciles à berner, c’était mieux.

Lentement, la blonde s’installa au comptoir et demanda un bourbon. Ce n’était pas le moment de froisser ces messieurs de la France en utilisant le nom anglais de ce liquide ambré. Lentement, elle fit valser le liquide dans le vert, se délectant de la couleur. Comme ceux de cet Anglais. Avant de boire, rapidement. S’enivrer plus vite, plus rapidement. Rayn ne buvait pas pour se réchauffer mais pour oublier ce gamin qui voulait l’impossible, pour oublier la douleur de son épaule et pour oublier ces lèvres contre les siennes. Rayn était une femme accomplie. Rapidement ses lèvres ne lui auraient plus suffit. Alors qu’elle bue son deuxième vert, la blonde se félicita d’avoir mis fin à cette relation. « Il est mieux sans moi. » Et sans doute qu’il avait déjà tourné la page. La jalousie lui étreignit le cœur alors qu’elle vidait son troisième verre qu’elle claqua contre le comptoir.

Aux diables toutes ces pétasses.

Déjà, une légère couleur rouge apparaissait sur le visage de la blonde. Elle ne tenait pas énormément l’alcool avec son petit gabarit mais c’était ce qu’elle souhaitait. Elle avala encore un verre … Puis un autre. Déjà ses yeux se perdaient dans la brume, la bouche entre-ouverte quand un rire la sortie de ses pensées. Elle tourna la tête et se figea. Ce corps, ce visage, cette voix. Pourquoi ? Pourquoi ?! Elle aurait pu fuir, rapidement, monter dans sa chambre et s’y enfermer jusqu’à ce qu’il soit parti pourtant elle ne pouvait éloigner son visage de lui. L’alcool lui laissait une sensation de bien être, de chaleur, d’ivresse. Est-ce cette ivresse qui la fit descendre de son perchoir et approcher légèrement, le pas un peu hésitant, vers cet homme. Rayn aurait pu partir bien entendu. Cela aurait été tellement simple.

Au lieu de ça elle lui frappa avec sa main valide l’arrière de la tête, aussi fort que son état d’ébriété lui permettait. « T’es trop jeune pour te saouler Boy. » disait une femme pour le moins proche de cet état.

Elle devait être triste à voir, une femme qui buvait. N’était-ce donc pas un triste spectacle ? « Tu me suis ou quoi ? »

Je t’avais dit de laisser mon cœur en paix.






Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Mer 8 Oct - 22:42
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Alexander bu une gorgée de plus. Il fallait qu'il oublie. Qu'il oublie pour une soirée, juste une, qui il était et ce qu'il avait à faire dans sa vie. Cette dernière qu'il tentait de mener à bien sans pour autant réussir là où cela comptait le plus. Il avait fuit la Congrégation, ce soir. Pour un moment de paix. Un moment de répit où il pourrait se retrouver... Savoir... Ce qu'il voulait précisément et ce qu'il comptait le plus.

« T'es un abruti Valshe... » murmura-t-il pour lui, juste après avoir prononcé le nom de cette jeune femme qui lui faisait tourner la tête.

Il souriait désormais comme un abruti, regardant le fond de son verre. Il dévorait des yeux son verre, comme si... S'il était totalement ailleurs et l'environnement l'entourant n'avait plus aucune importance. Pour preuve, Alexander n'avait pas vu Rayn se poser au bar, et c'était très probablement parce qu'elle était parfaitement méconnaissable : au revoir la robe rouge ! Au revoir féminité ! Elle buvait un scotch, un [i]whisky, un bourbon. Plusieurs verres d'ailleurs. Pourtant, elle avait posé son verre violemment sur le bar, et pourtant, il n'avait rien entendu. Son cerveau avait décidé d'ignorer inconsciemment ce stimulus. Pour le protéger.

Pourtant... Pourtant lorsqu'il se mit à rire. Elle l'aperçu. Elle. Rayn. Elle avait tourné la tête, comme dérangée. Et elle s'était avancée vers lui. Mais Valshe n'avait rien vu venir, et encore moins le coup derrière la tête. Une petite frappe rien de bien méchant ; cependant cela le fit sursauter, car il ne l'avait pas entendu venir. L'alcool... Cela avait un effet dévastateur à la fois sur le cerveau et sur le fois. Toutefois, l'anglais n'était pas un habitué, pour tout dire, c'était la première fois qu'il buvait et ce Bordeaux n'était pas si mauvais que ça. Il n'était sûrement pas son plus grand fan, néanmoins... Ce vin lui faisait du bien.

Il regarda alors la personne qui était venu à sa rencontre. Tout d'abord, il ne la reconnu pas. Puis finalement ; le pic qu'elle lui envoya... Sa voix. Tout revint et cela lui fit l'effet d'une bombe : « T'es trop jeune pour te saouler, Boy. » Il fronça les sourcils, affrontant son regard. Il sourit alors, pouffant légèrement. C'était bel et bien l'hopital qui se fichait de la charité. Oh, comme l'alcool rendait agressif... Il aurait tellement voulu lui rétorquer qu'elle n'avait eu qu'à ne pas le repousser, ou bien ne pas naître tout court. Et alors, Alexander ne serait pas là ; à se saouler pour l'oublier.

Cependant, cela ne pu sortir. Il l'aimait déjà beaucoup trop pour lui dire une chose pareille. Il avait peut-etre un côté agressif dissimulé... Mais jamais ô grand jamais il ne pourrait s'en prendre à elle. « Tu me suis ou quoi ? » lui demanda-t-elle. Pour toute réaction, Alexander secoua sa tête de gauche à droite. Alors c'était ça ? Sa facette ? Paranoïaque. « Quand tu m'as demandé de te laisser partir, je l'ai fais. Tu t'souviens ? » fit-il normalement, la regardant droit dans les yeux.

Alexander la défiait. Autant, à leur première rencontre il avait été faible. Naïf et s'était laissé faire, mais désormais il avait... Un certain nombre de grammes d'alcool dans le sang et il n'avait pas envie de recommencer l'expérience de la voir partir ! « Allez ! Assis-toi. On va fêter nos retrouvailles ! Aller ! Et t'as pas le droit de me frapper ou de me faire la tête, d'accord ? » fit-il. Valshe avait très très chaud mais il ignorait ce phénomène qu'il expérimentait pour la première fois. L'alcool lui montait aux joues. D'un geste de la main, il l'invita à s'assoire, puis finalement, il se leva et tira la chaise en arrière. « Si Mademoiselle veut bien se donner la peine. » lui fit-il en riant, le sourire aux lèvres. On aurait dis deux amoureux qui se retrouvaient, et qui rigolaient.

Mais en vérité, c'étaient deux amants déchirés de ne pas pouvoir être avec l'un et l'autre comme tous les deux le désiraient.

L'anglais vint se rassoire en face d'elle. Eméché comme jamais, celui-ci était méconnaissable. Simplement parce qu'il semblait heureux. Lui, le poète romantique, mélancolique et victime du Spleen baudelairien. « Que fais-tu à Paris ? » demanda-t-il curieusement, et ayant soudainement repris son sérieux.

Enfin... Dans sa tête, c'était tout particulièrement le bazard. Il avait devant lui la femme qu'il aimait plus que tout, et ... Et il tentait de la retenir d'une quelconque façon que ce soit. Parce qu'il voulait, une fois encore, se perdre dans ses yeux océans. Une fois encore, il voulait pouvoir admirer sa beauté sans égale, et une fois encore... Alexander voulait entendre cette voix qui le faisait voyager plus que n'importe quel vers de Baudelaire.
[/i]
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Jeu 9 Oct - 13:27



Ses cheveux étaient les mêmes. Désordonnés, en batailles, ondulés. Un peu sec mais terriblement attirant. Rayn se gifla mentalement, oui décidément, boire n’était pas forcément une bonne chose, surtout quand elle se décidait à boire le même soir que cet homme – ce garçon, elle rectifia mentalement – dans la même auberge de piètre qualité. Le sort s’acharnait véritablement contre elle. Le coup ne devait pas l’avoir sonné, non seulement elle avait un certains nombres de verres d’alcool dans le sang, mais en plus elle avait frappé avec sa main faible – la gauche étant hors service pour bonne conduite. Mais lui ne semblait pas satisfait de ce coup. Ses sourcils étaient froncés, l’affrontant du regard. C’était la première fois. La première fois qu’il osait lui tenir tête face à l’une de ses actions, qu’il ne se pliait pas, qu’il restait digne et droit. Du moins autant qu’un homme ayant abusé de vin pouvait se tenir droit. Puis un sourire se dessina sur son visage et un éclat de rire. Rayn sentit soudainement son visage se déformer d’énervement alors que ses doigts tiquaient. Il se moquait d’elle ?! Ce saoulard se moquait d’elle ? Un individu externe aurait ri aussi de la situation – votre narrateur adoré aurait ri de la situation et serait certainement mort à l’heure qu’il ait – mais personne ne prêtait attention à ces deux individus.

Alcoolisés.

A sa question, le brun hocha la tête de droite à gauche, accusant le coup. « Quand tu m’as demandé de te laisser partir, je l’ai fait. Tu t’souviens ? » Il avait arrêté de rire mais Rayn avait toujours envie de lui arracher les yeux de ses orbites. L’alcool avait un léger effet agressif sur la blonde. « Tch. Le hasard fait vraiment mal les choses alors. » Lui avait prononcé sa phrase normalement, tout en la fixant. Elle, elle pestait, la main sur sa hanche, maudissant ce destin qui les lié sans jamais les libérer. Oh elle aurait pu remonter dans sa chambre, il ne l’aurait jamais vu. Il ne l’aurait jamais su.

Mais Rayn avait quelque gramme d’alcool dans le sang, alors sa logique était partie aux oubliettes. Alexander – non ! Le gamin la défiait, il ne détournait pas le regard, subissait sans rien dire. Cela en était presque gênant. La blonde attendit quelque seconde et capitula, bien décider à retourner boire – sans sa chambre cette fois-ci. Mais l’exorciste n’avait pas l’air d’accord. Soudain un nouveau sourire – l’alcool le rendait beaucoup trop souriant pour le pauvre cœur de la blonde – avant une nouvelle exclamation. « Allez ! Assis toi. » Pardon ? N’avait-il rien compris à leur dernier échange ou l’alcool l’avait définitivement éloigné du droit chemin. Certes, c’était elle qui était venu à cet instant présent mais elle comptait bien repartir ! « On va fêter nos retrouvailles ! Aller ! Et t’as pas le droit de me frapper ou de me faire la tête, d’accord ? » La blonde s’offusqua. Non mais … « Je vais me gêner tiens ! C’pas un gamin qui va m’donner des ordres ! » L’échange continuait. Elle ne le contrôlait pas. Déjà sobre, elle avait du mal à résister face aux sourires de son compagnon, alors ivre … Bien qu’elle tentait de garder contenance, elle n’allait certainement pas quitter cet endroit. Ses joues étaient rouges. Tellement rouge. Presque autant que les siennes. « Si Mademoiselle veut bien se donner la peine. » Il lui poussa la chaise. En riant.

Rayn eut aussi un petit rire, passant de l’énervement à l’exaspération amusé. Elle ne pouvait rien y faire. Elle souffla un peu « Quel idiot. » avant de s’assoir en face de lui, en croisant les jambes. Rayn pouvait se le permettre, elle portait un pantalon. Elle fit signe au serveur de lui apporter son alcool à cette table et se délecta à nouveau de son précieux liquide ambré, tout en gardant un œil sur le garçon en face d’elle. C’était dur à admettre mais il lui avait manqué. Terriblement manqué. Il était trop jeune pour voir les désirs humains, beaucoup trop gentil pour oser la voir d’un mauvais côté … Mais les barrières qu’elle avait élevé pour le protéger lui, pour la protéger elle, s’effritaient peu à peu.

Rayn vit le vin et pouffa de rire avant de le designer avec son verre. « Et bien, même l’alcool tu restes un aristocrate chéri … Du vin. Rien que ça. C’est avec de la bière ou du bourbon qu’on arrive à oublier sa misère ! » Elle regarda son verre avant de le boire lentement mais d’une traite. Elle ne voulait pas savoir pourquoi il était venu se saouler dans une auberge telle que celle-ci tout simplement parce qu’elle se doutait de la réponse et la redoutait particulièrement. Mais lui en avait décidé autrement bien entendu … Une nouvelle question fut posée, cette fois, elle ne venait pas de la bouche de la blonde. La curiosité s’entendait d’ici, malgré le visage presque sérieux de son interlocuteur. Ce qu’elle faisait à Paris.

Rayn s’appuya contre le dossier de sa chaise, son verre contre sa lèvre et sembla réfléchir quelque instant à sa réponse. Ce qu’elle faisait ici … Un sourire se dessina sur ses lèvres, doucement. « Comme d’habitude gamin. Mon travail. Le même travail qui m’avait poussé à me rendre en Suisse. » Elle fit tourné le liquide dans son verre avant de lacher un grognement. « Mais évidemment il a fallu que je me coltine un chevalier servant emplie de culpabilité décidé à me suivre partout sur cette planète. Foutu France. » Il fallait qu’elle trouve un moyen de se débarrasser de ce ouistiti bleu. Et rapidement. Il était tout simplement hors de question que celui-ci devienne son élève ou quoique ce soit d’autre. « Enfin … ça reste mignon de sa part. » Les gamins étaient mignons de nature.

« Et toi ? Qu’est- qui t’amène dans cette merveilleuse capitale qu’est la France ? Akuma ? Noé ? S’il y a des Noé, cela pourrait fortement m’intéresser. » Elle ne se cachait plus de ne pas connaître leur existence, elle lui disait ouvertement.

Cela ne servait plus à rien, elle lui avait dit. Je suis une bookwoman.






Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Jeu 9 Oct - 19:32
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Dire que sa présence ne lui faisait strictement rien était un pur mensonge, évidemment. Cette présence, cette allure... Tout lui rappelait la Suisse et c'était déchirant. Cette jeune femme ; ayant bu, était parfaitement méconnaissable. Elle avait changé pour un pantalon, une chemise et ce truc sur sa tête. Ses longs cheveux blonds descendaient en cascade et il arrivait au jeune homme de les admirer. Ceux dans lesquels il rêvait d'y glisser une main... Deux tresses encadraient sont fin visage, ainsi que quelques mèches couvraient son front. Elle était rayonnante. Bon... Alcoolisée, certes, mais toujours aussi belle. Alexander nota un nouvel effet du à l'alcool ; les envies incontrôlées. Evidemment, il ne parlait pas de celles de vomir, ou les plus stupides. Mais celle... Qui entraînait une certaine... Proximité ? Clairement, il avait envie de l'embrasser. Et plus évidemment, mais... Ca. C'était humain non ? Il tenta de ne plus y penser ; d'autant plus que c'était la première fois qu'il la ressentait cette envie.

Il ignora la réplique de la blonde lorsqu'il lui répondit qu'il n'avait fais que lui « obéir » et qu'il  ne la suivait donc pas. Et bien, vraiment ? La suite, elle ? Elle serait capable de le tuer ! Il en était sûr ; Rayn avait tellement d'emprise sur lui. Sauf ce soir, parce que l'alcool lui donnait la force - l'inconscience -  de lui tenir tête et de s'affirmer. Et elle aussi, visiblement, avait beaucoup trop bu. Il ne la croyait pas si brutale, et pourtant... Pourtant elle était ainsi. Et aussi paraxodale que cela pouvait être ; Alexander aimait ce côté caractériel qu'elle avait. Elle l'avait traité de « gamin » mais Rayn devait savoir qu'il était bientôt un homme. A tel point que l'on pouvait facilement arrondir. « Alors défoule-toi sur moi, si cela peut t'aider à te sentir mieux, j'en serai ravi. » fit-il tout simplement, avec un sourire charmeur et une fois assis en face d'elle, levant son verre et buvant une bonne gorgée de son vin qu'il avait choisi au hasard... Vraiment. Ce soir, il pouvait boire n'importe quoi.

Puis soudainement, elle pouffa de rire et désigna sa bouteille de vin. « Eh bien, même avec l'alcool tu restes aristocrate chéri... Du vin. Rien que ça. C'est avec de la bière ou du bourbon qu'on arrive à oublier sa misère ! » Alexander se retint de la fusiller du regard et ne fit que lui envoyer un sombre regard. Chéri ? Mis à part, les doux frissons et le plaisir associé à cette appellation, l'anglais n'avait ressenti que de la colère. Il ne savait pas pourquoi il était dans cet état, pourquoi il était aussi agacé, de mauvaise humeur. Valshe n'avait qu'une honteuse envie ; c'était de saisir le visage de cette jeune femme et de l'embrasser à pleine bouche. Histoire de lui faire comprendre qu'il brûlait d'amour fou pour elle. « Je n'ai jamais voulu être aristocrate, contrairement à ce que l'on peut penser... Chérie. » Cette euphorie qui l'avait auparavant envahi s'était évaporée. Cela voulait-il dire qu'il avait l'alcool mauvais ? « Ca a ses avantages. Mais je n'ai jamais su en profiter. » ajouta-t-il en sous entendant qu'il était un parfait idiot. Tant de personnes pouvaient le jalouser, et le haïr pour sa classe sociale, et d'autant plus en sachant qu'il n'en profitait pas.

Ils burent, silencieusement, de leur côté. Avant qu'Alexander ne pose sa question. Un silence alcoolisé. Cependant, sa présence... Sa présence lui faisait un effet étrange. Il parvenait à la savourer, mais d'un autre côté... C'était insupportable. Ses lèvres qu'il ne pouvait atteindre, ce corps entier qu'il ne pouvait prendre contre lui... C'était trop douloureux, et l'alcool lui faisait oublier cette douleur. Alors il bu. Encore et encore. S'arrêta dès lors qu'il lui demanda ce qu'elle faisait à Paris. Et c'est en prenant appui contre le dossier de sa chaise, le verre au bord des lèvres que la jeune femme pu lui répondre. Elle en souriait. Mais c'était un sourire qui cachait de mauvaises choses. Tout comme l'alcool. Une beauté épineuse.

Cependant, Rayn répondit à sa question. Elle n'oublia pas de l'appeler « gamin », comme pour placer une barrière entre eux que l'alcool allait s'amuser à détruire. Elle travaillait. Comme toujours ; oui. Elle évoqua la Suisse. Alexander en eut un pincement au coeur. Comment pouvait-elle faire référence à tout ça... Sans rien montrer ? Etait-ce cette personne qu'elle était réellement ? Est-ce que l'alcool montrait le véritable visage des gens ? Sur Alexander... Cela marchait à moitié, alors cela voulait dire que chez Rayn, là, maintenant, il y avait la moitié de son comportement, de son attitude qui était sincère ? L'anglais ne la connaissait pas assez pour ça. Malheureusement.

Par la suite, elle évoqua un chevalier servant qui la suivait partout, et elle ne manqua pas d'insulter la France. Chose qui rendait le poète parfaitement indifférent. Il se fichait parfaitement de ce pays. Il n'y était venu que pour se saouler, parce que ... Parce que c'était le premier lieu qui lui était passé par la tête dès lors qu'il avait prit l'Arche. Il prit les remarques pour lui. Même si ce n'était pas pour lui ; mais l'alcool limitait son raisonnement, et brimait son intelligence. On ne pouvait pas être parfait. L'exorciste partit dans ses pensées sans même écouter la fin de ce qu'elle avait à dire à propos d'elle. Ses remarques suffisantes ne lui étaient plus supportables. Trop fragile, le jeune garçon cherchait un moyen de se protéger. D'elle, et de la vie. Des émotions. L'alcool lui mettait les nerfs à vif, et c'était d'autant plus douloureux de l'affronter.

Elle. Cette femme qu'il aimait. Mais sans cesse, elle le rabaissait et il avait simplement l'air d'un enfant aimant sa mère... Ou une adulte quelconque. Tout ça le mettait mal à l'aise.

Alexander revint sur Terre lorsqu'elle lui retourna la question. Sans prendre de gants, elle cita les akumas et les Noés, ajoutant que s'il connaissait certains emplacements de Noé, elle voudrait bien leur localisation. Et puis quoi encore ? Rayn le prenait pour le Père Noël ou bien ? « Rien du tout. Je suis là par le plus grand des hasards. J'ai fuis la Congrégation pour ce soir, prétextant d'aller sur la tombe de mes parents. » fit-il en regardant son verre. Puis il leva les yeux vers elle. « Tombes qu'ils n'ont pas, évidemment. J'ai menti. » Alexander se décontracta, malgré le sujet de conversation, et s'appuya contre son dossier, un bras sur le dessus de la chaise. « Mais si jamais je croise un Noé, je t'enverrai une lettre. Promis. » lui fit-il avec un sourire amusé avant de boire une nouvelle gorgée, d'un énième verre qu'il s'était servi.


Ô jeune femme - Déesse - à la chevelure rappelant les blés,
La mort au creux de tes bras serait si douce, ton absence me tue.
Je t'en prie, prends-moi contre toi, et couvre moi de baisers.
Car, et c'est ainsi, les bras de Morphée ne me suffisent plus.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Ven 10 Oct - 14:14



Rayn n’avait aucune prédisposition à l’alcool. Il était fort probable que si elle n’avait pas été une bookwoman, jamais elle n’aurait bu une goutte d’alcool. Ou peut-être si, avec ses amies qu’elle se serait fait au fil des années, un jour l’une d’entre elles aurait proposé de gouter ce que les hommes appréciaient tant et la blonde y aurait trempé ses lèvres avant de grimacer de dégout et éclater de rire. Rhian aurait entendu sa sœur rire et serait venu voir la source de ce boucan et lui aurait fait l’une de ses éternelles leçons de moral qui se terminaient dans un sourire. Mais Caroll n’avait pas grandis comme elle aurait dut. Elle avait trouvé son salut dans l’éducation que lui avait apporté une espèce de vieux grincheux, et parfois ce vieux grincheux prenait un verre pour se détendre. Se relaxer. Leah avait voulu essayé, mais c’était Nice qui avait véritablement commencé à boire de temps en temps. Son maitre n’en savait rien, il ignorait qu’après une bataille rude, la blonde buvait un irish cofee, oubliant quelques instants les injustices de ce monde. Mais ce monde existait car les hommes le peuplaient et le rendaient ainsi. Et tous les verres du monde ne pourraient effacer cette réalité … Alors Rayn ne pouvait pas se noyer dedans.

Ce soir avait été juste une soirée de trop. Celle où la douleur de son épaule était fraiche, celle de voir un enfant vouloir suivre ses pas. Celle où le visage de William, du Noé réapparaissait. Celle où Alexander lui manqua le plus. Quelle injustice. Elle qui ne voulait que dormir paisiblement … Alexander n’avait pas changé depuis leur rencontre en Suisse, absolument pas. Si ce n’est qu’il semblait plus sûr de lui – une petite voix souffla à la blonde qu’il s’agissait surement des effets de l’alcool – et cela lui plut. Ce garçon prenait-il plaisir à la séduire ? Presque mécaniquement, doucement et discrètement, un petit bout de sa langue vint lécher l’ouverture de ses lèvres.

Elle avait soif.

Ses sourires étaient de ces hommes qui connaissaient leur pouvoir de séductions, ce sourire charmeur lui fit vaciller le cœur. Rayn eut une pensée pour toutes ces femmes qui s’étaient perdu dans ses yeux en espérant son affection, ses baisers. « Alors défoule-toi sur moi, si cela peut t’aider à te sentir mieux j’en serai ravi.. » Avait-il conscience du sous-entendu que pouvait avoir sa phrase ? De l’invitation sous-jacente ? Il but le liquide bordeaux et elle fixa cette gorge qui avalait le vin. Si Rayn n’avait pas été une fille « bien élevée » sans doute qu’elle l’aurait au pied de la lettre et aurait déjà repris possession de ses lèvres tout en lui enseignant quoi faire de ses mains. Elle lui aurait montré que le monde pouvait n’appartenir qu’à eux deux …

La bookwoman claqua sa langue contre son palais en se rendant compte de ses divagations, les chassant bien rapidement. Alors elle le charria sur son gout prononcé pour le vin. Le chéri lui avait échappé et plus tard la blonde se rendrait compte que ce simple mot avait créé une tumulte dans le cerveau du garçon qui le fusilla du regard. Mais sur l’instant elle ne lui rendit qu’un petit sourire amusé, les yeux à demi-clos en collant sa joue contre le verre, soulageant ses joues rougissantes avec le froid du verre. « Je n’ai jamais voulu être aristocrate, contrairement à ce que l’on peut penser … Chérie. » Rayn gloussa. De la même manière que William avait réutilisé le grande sœur, Alexander avait réutilisait ce mot qui aurait dut désigner deux personnes partageant un amour libre. Mais ils n’étaient pas libres, chacun avaient ses obligations … « Trésor, c’est bien connu, personne ne choisit son lieu de naissance et encore moins sa famille ! » Trésor. Rayn avait toujours détesté que l’on la nomme ainsi par le passé … Avec ce mot, il  y avait comme une barrière de l’âge qu’elle voulait imposer à Alexander. Encore. Trésor, tu es trop jeune pour la femme que je suis. Cela aurait été parfait si elle-même croyait en ces mots. « Ca a ses avantages. Mais je n’ai jamais su en profiter. »

Rayn râla et claque son verre sur la table avant de faire la moue. « Foutaise foutaise foutaise … » répétait-elle en agitant la main encore et encore. « Les gens ne se rendent compte jamais de rien. Tu as utilisé ce statut comme bon tu l’entendais, en le jetant à la poubelle ou autre – je n’en sais fichtrement rien – mais tu l’as fait. Donc tu en as profité ! Les gens pensent toujours qu’ils n’ont jamais profité des choses, mais si ! Seulement ils en ont profité selon les moyens qu’on leur offrait et selon le temps qu’ils en désiraient. » Et elle continua à marmonner dans la barbe qu’elle n’avait pas, reprenant des tiques de son ancien maitre. « Le reste, ça s’appelle des remords. C’mieux que des regrets. » Et ils burent. Encore. Avant que la question ne se tourne vers le travail.

Elle pouvait se montrer odieuse bien évidement. Rayn était une bookwoman, elle connaissait presque tous les travers de l’homme. Mais la blonde en profitait pour décharger toute cette frustration dont il en était coupable. Selon la blonde bien entendu. C’était lui – et lui seul – qui l’avait fait tomber dans un tourment des plus désastreux pour sa carrière. C’était lui et qui avait fait battre des sentiments qu’elle ne voulait pas. Pourtant il sembla s’agacer. « Rien du tout. » La blonde fit la moue. Il aurait pu au moins lui donner quelque informations pour s’excuser de l’avoir détourné du droit chemin. « Je suis là par le plus grand des hasards. J’ai fuis la Congrégation pour ce soir, prétextant d’aller sur la tombe de mes parents.. » Rayn écoutait en faisant tourner son alcool. Elle avait peut-être assez bu pour ce soir ? La demoiselle savait pertinemment bien qu’il était orphelin, alors elle ne fit aucune remarque. « Tombes qu’ils n’ont pas, évidemment. J’ai menti. » La blonde reposa son verre. Doucement. Son visage était devenu fermé, sérieux. Elle voulait le gifler. Lui s’appuya contre le dossier, un bras par-dessus la chaise. « Mais si jamais je croise un Noé, je t’enverrai une lettre. Promis. » il s’amusait de sa bétise. Un Bookman n’avait pas de boite aux lettres où recevoir du courrier. Du moins un bookman dans les normes. Il but.

Encore.

Rayn posa son verre et fit signe qu’on lui apporte de l’eau. Elle voulait encore boire, elle se savait déjà presque ivre, mais ivre-morte ça non. Elle ne le voulait. Elle appuya son visage dans sa main, le fixant. « Oye. Gamin. Tu veux une gifle ? » Il l’énervait. Etait-il si saoule que ça pour ne pas se rendre compte de sa bétise. « T’es leur gosse, ils t’ont aimé. T’attends quoi pour faire un geste pour eux ? Que le Comte t’anéantisse et que les Noé dansent sur ton cadavre ? » Elle se retenait d’hurler, elle tentait de rester le plus neutre possible. « Arrête de fuir ton passé. Il est là. Si tu veux vraiment effacer tout ce qui te rallie à ton passé devient un bookman ! » Le dernier mot avait été craché.

Rayn avait vu la bêtise humaine. Elle la côtoyait tous les jours depuis plus de vingt et un ans. Mais elle avait vu aussi les Hommes pleurer, souffrir, se redécouvrir. Elle serra les poings sur la table. « Mais crois-moi, Bookman, c’pas vraiment la profession la plus humaine. Mais si tu ne veux pas de passé, viens ! Ils t’accueilleront avec plaisir. »

Elle n’était pas devenue bookwoman par choix, mais elle avait aimé ça. Elle avait aimé grandir avec quelqu’un pour la choyer, apprendre découvrir. Mais elle n’était qu’une ombre de ce monde.

« Mais ne pas avoir de passé, c’est ne pas avoir d’avenir »







Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Dim 12 Oct - 15:03
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Oh, comme ils étaient tous les deux pathétiques, ces deux-là, à se crêper le chignon indirectement. Avec simplement des mots. Pourquoi ne pas exprimer toute cette passion qui déchire leurs entrailles avec des gestes ? Non, oh non, Alexander n'avait aucunement le désir, l'envie, de la frapper, de lui faire mal. Toute cette altercation lui faisait mal. Les mots qu'elle lui envoyait étaient bien trop dur à encaisser. Petit à petit, l'anglais allait se calmer. Rayn lui faisait mal, et bien entendu, ce n'était qu'arrivé à ce point qu'il le comprit. Arrivé là qu'il en eut marre, qu'il fut fatigué. De se battre contre ce démon en lequel elle s'était transformée. Ce démon qui prenait plaisir à le dévorer des yeux. A regarder le moindre détail de cet anglais. Ce dernier n'avait absolument rien vu, et ne comprendrait probablement à quel point sa phrase, et ce sous-entendu presque flagrant la jeune femme aurait eu envie de le prendre au premier degré. Le pire était peut-être que c'était ce qu'il aurait voulu. Il l'aurait voulu s'il avait eu l'impureté d'y penser. S'il n'avait pas eu la bonne conscience de refouler tout ce désir qu'il avait pour elle. Elle et elle seule.

Savait-elle que depuis la Suisse, le jeune anglais n'avait pas regardé une seule femme ? Pas même par curiosité ou pour leur sourire. Non pas qu'elle l'avait dégoûté, loin de là ; Rayn l'avait envoûté. Cette sensation – en vu du contexte – tout bonnement atroce de lui appartenir, à elle, et elle seule. Le rejet était mille fois plus difficile ainsi. Il lui appartenait, enfin ! Pourquoi, pourquoi ne voulait-elle donc pas de lui ? Oh, bien entendu, « Je suis une bookman » ne suffirait plus. Non, il voulait une autre explication, une autre confrontation. Celle qui ne pourrait jamais aller cueillir. Non. Car elle connaissait cette force avec laquelle elle pouvait repousser. Rejeter. Cette même force qu'elle avait eu en Suisse ; lorsqu'elle avait séparer leurs lèvres, rompu ce contact qu'il ne voulait pas, qui ne pouvait pas sortir de sa tête. Un baiser, son premier baiser.

Il jalousait le moindre homme qui posait ses yeux sur elle. Il voulait... Alexander voulait avoir la légitimité de la « posséder ». Mais... Mais elle brandissait cette barrière entre eux, celle de l'âge. « Gamin. » hein ? Ne disait-on pas que l'amour n'avait pas d'âge ? Oh... Si Rayn ne l'avait pas embrassé de la sorte, en Suisse, vers ce banc, Valshe aurait retenu immédiatement la leçon ; il aurait comprit que c'était peine perdue. Cependant ! CEPENDANT ! Elle l'avait fais. Elle l'avait embrassé. En tant que Bookman, si on ne peut pas construire quoique ce soit avec quelqu'un, on ne prend pas la peine d'embrasser qui que ce soit, n'est-ce pas ?

Que valait ce baiser à ses yeux ? Alexander mourrait d'envie de le savoir. De savoir quelle importance il avait pour elle.

Rayn était incroyablement mature, et intelligente. Elle avait sa vision des choses et la partageait alors le monde entier lors de discussion. Et cela touchait tout et n'importe quoi. Quand ils en vinrent aux sujets du statut « aristocrate » de l'anglais, et lorsqu'il rétorqua qu'il n'avait pas choisi, la jeune femme lui répondit avec beaucoup d'énergie. Il ne savait – d'ailleurs – pas quel mot donner pour ce ton qu'elle utilisa. Tout ça avait un soupçon de fatalité. Comme toujours. Aurait-il s'y attendre ? « Trésor, c'est bien connu, personne ne choisit son lieu de naissance ni sa famille ! » Alors pourquoi il semblerait qu'elle lui en veuille ? Pourquoi était-elle aussi agressive avec lui ? Oui, en effet, ils s'étaient embrassés, et puis quoi ? Alexander mourait d'envie qu'elle le lui dise. Tout ce qui navigue dans sa tête. Ce qu'elle pense réellement de tout ça ; plutôt que de s'amuser à jouer la fière.

Quand bien même elle riait, parfois. Mais c'était comme si elle se moquait de lui. Alors l'aristocrate se fit silencieux. Il se renferma. Il écouta la suite, lorsqu'elle réagit à ces paroles lorsqu'il dit qu'il n'avait jamais profiter de ce rang. Elle ne le croyait pas. Agitant sa main, elle sembla balayer son discours ; « Foutaises, foutaises, foutaises. » Alexander grinça des dents, la regardant. Que savait-elle de sa vie ? Rien visiblement. Elle n'avait pas pris la peine de le connaître. Elle ne savait rien. Rien. Rien. Rien. De la sorte, Alexander se rassura, se sentit inatteignable cependant, ce qui suivit fut le pire. Son verre avait claqué sur la table. Presque aussi fort que sa langue contre son palais quelques instants plus tôt. Cette femme était violente, au fond. Elle lui fit la morale, une petite leçon de vie. Selon elle, il avait profité de son statut. Cela avait été inévitable. Que ce soit pour le jeter, ou bien autre chose. « Le reste, ça s'appelle des remords. C'mieux que des regrets. » La fin de ce « discours » fut ponctué par les deux individus buvant.

Lorsque le sujet du travail fut abordé ; lorsqu'Alexander révéla – avec inconscience, avec insolence – la raison pour laquelle il était ici, cela sembla agacer Rayn. Ce qui eut pour effet d'achever le jeune anglais. Posant son verre, la jeune femme le regarda, le visage fermé. Elle venait de retrouver tout son sérieux. TOUT son sérieux. Elle fit signe ; et on lui apporta de l'eau. Oh, tiens, elle cessait de boire ? Alexander venait de terminer lui aussi. L'alcool n'avait plus aucun goût, et ses intestins – surtout son foie – ne semblaient plus désirer cette saveur. Rayn posa son visage contre sa main, dans sa main, et elle le fixa.

Serait-ce déplacé d'avouer à quel point il avait envie de l'embrasser, là maintenant ? « Oye, Gamin. Tu veux une gifle ? » Il aurait voulu réagir, mais son sérieux à lui aussi était là. Il la regarda, avec ce regard sombre qu'il a toujours eu. Le mélancolique. Celui atteint par une flèche lumineuse dénommée Rayn. Alexander fit alors simplement non de la tête. Alors, une fois encore, la morale tomba, aussi lourdement que l'épée de Damoclès. Elle lui dit, sérieusement, qu'il était leur enfant, et qu'il était temps de faire un geste pour eux. Dans un flash, il aperçu le carnage dans la petite maison à côté de la leur. Un cabanon ? Peut-être, il doutait. La jeune femme lui envoya à la figure qu'il devrait arrêter de fuir son passé. Qu'il était là et qu'il était temps qu'il fasse avec. Et que s'il voulait se débarrasser de celui-ci, il n'avait qu'à devenir bookman. Elle insista lourdement sur le dernier mot. Bookman. Pour terminer comme elle ? Certainement pas. Elle continua, disant que Bookman n'était pas la profession la plus humaine. Elle termina là-dessus. « Mais ne pas avoir de passé, c'est ne pas avoir d'avenir »

Tout cela sonna tel un glas. « Rayn... » fit-il doucement, pour avoir son attention complète, plus que maintenant. Plus encore. Il voulait qu'elle le regarda dans les yeux. Une larme perla du coin de ses yeux et roula sur sa joue. Puis cette dernière s'écrasa sur le sol dans un « ploc » discret. Elle avait tout comprit. En un instant, elle avait comprit qu'il fuyait ce passé trop lourd à porter. Il se fichait totalement de ces envies de lui tenir tête. Elle l'avait touché en plein cœur, c'était comme s'il était à nouveau sobre. « Tu as parfaitement raison... » Alexander dit ça dans un souffle. Comme s'il venait simplement de voir la réalité.

Tout ça n'aura été qu'inconscient.

« Je suis un idiot. Un parfait idiot. » malgré la larme qui avait roulé sur sa joue, le jeune anglais semblait sourire. « Je ne fais que des conneries... A commencer par renier mes parents, et tomber amoureux de toi. Finalement, la seule solution trouvée est de venir me saouler. » Il la regarda, avec un regard plein de compassion. Et elle, alors ? Pourquoi se saoulait-elle ce soir ? Que vivait-elle ? Il avait envie de savoir. Au diable les représailles. « Pourquoi es-tu là à te saouler, Rayn ? Que t'arrive-t-il ? » La question était différente de sa raison professionnelle. Ici, il désirait une réponse personnelle. Une Vérité. Cette Vérité qu'il attendait tant.

C'était clair et net ; Alexander avait l'alcool mauvais.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Lun 13 Oct - 2:25


Rayn n’écrivait pas parce qu’elle le devait ou le pouvait, mais parce qu’elle savait. Il n’y avait aucune contrainte dans ses actions et dans ses choix, pour en arriver là où elle en était, la blonde avait pris des décisions, certaines plus dures que d’autres, certaines demandant des sacrifices, des mutilations de sa propre personne. Mais elle les avait faits en ayant conscience de ce à quoi elle renonçait. L’enfant de quatre qu’avait recueilli le bookman avait eu le choix, son mentor ne lui avait jamais mis le couteau sous la gorge pour l’obliger à le suivre. Non, cette voix lui avait semblé beaucoup plus attrayante. Moins seule. En suivant la voix de l’observateur neutre, l’enfant avait été au côté pendant vingt-et-une années d’un homme qui prenait soin d’elle, qui l’avait éduqué. Si elle avait choisi de ne pas suivre cette route, peut-être que Caroll serait toujours là, mais elle aurait été une misérable orpheline incapable de se souvenir même de sa date de naissance et de son nom de famille. Peut-être serait-elle mariée ? Avec son premier enfant en route ? Ou bien serait-elle morte dans un coin de campagne sans que jamais personne ne prenne la peine de se pencher vers elle. En acceptant de suivre cet homme, l’enfant accepté cette vie d’indifférence de son plein gré, il s’agissait de son choix, de sa vie, elle se posait en observatrice libre et loin de la cruauté de l’homme. Elle le voyait mais ne le touchait pas. Elle y prenait presque goût. Presque plaisir.

Elle faisait partie des Ombres de ce monde, elle n’était que le pâle reflet de l’être humain, un être inhumain, une sorte de démon répugnant qui se glissait dans l’ombre de l’existence humaine pour mieux l’observer. Rayn était le démon d’Alexander. Et lui, représentait tout ce qu’elle avait toujours tenté de fuir. Rayn était cette tentatrice, cette être sulfureux qui envahissait l’esprit du garçon pour mieux s’y installé. Il l’aimait. Il l’avait embrassé. Et Rayn s’était sentie prisonnière de cette prison nommé amour. Elle n’en avait jamais voulu, l’affection que lui avait apporté son mentor suffisait, les vagues souvenirs de tendresses de son enfance perdu lui avaient suffi. Alors pourquoi aujourd’hui ressentait-elle le besoin de ressentir l’expression des sentiments de cette personne ? Rayn aurait souhaité le dévorer, sentir ses lèvres sur les siennes, ailleurs. L’ivresse faisait travailler son imagination, l’illusion devenait presque réelle. Et elle, comme tout bon démon qui se respectait, le détruisait à petit feu.

Odieuse femme.

Lui, se contentait de subir, en silence, son visage se fermant de plus en plus, s’agaçant. Rayn voulait qu’il la haïsse autant qu’il semblait l’aimer, qu’il la rejette de sa vie, qu’il soit le coup de poignard pour l’odieux monstre qu’il avait en face de lui et qui avait les traits d’une femme. Tout serait terriblement plus simple s’il venait à rejeter son horreur au visage de la jeune femme. Et elle, grâce à l’ivresse, s’énerverait. Ils se disputeraient peut-être, violement surement, et ils se quitteraient en mauvais terme, à jamais. Il la garderait en mémoire comme cette femme arrogante, suffisante qui avait profité de sa bonté alors qu’elle se noierait dans l’obscurité de son devoir. C’était ainsi que cette valse aurait dut se jouer depuis le début. Chacun retournerait à son monde. La tentation de le retrouver serait même veine, vu qu’elle ignorait même jusqu’à son nom de famille.

Sous son regard courroucé, les deux amants bafoués allaient redevenir de parfaits étrangers.

C’était ce qu’elle espérait. Il ne devait pas rester dans ce monde, dans son monde alors que son mentor se trouvait aussi dans cette ville. N’était-ce donc pas ironique ? Son monde chamboulait ! Avait-il été seulement stable un jour ? Ils buvaient. L’ivresse tordait ce monde. Ils étaient tordus. Rayn voulait gouter à la vie d’une femme entre les mains de cet homme. Mais il n’était qu’un enfant fuyant son passé, un enfant ayant peur de son passé. Et cela l’énervait aussi profondément. Tellement. L’eau était fraiche, l’eau lui permettait de tenir sa tête hors de ce phénomène. L’amour. Elle voulait le gifler par amour, le tordre par amour, l’embrasser par amour et se donner par amour.

Quand elle le menaça d’une gifle, le visage de l’Anglais reprit son sérieux et, comme un enfant, il secoua la tête négativement. Lentement. Son regard était redevenu celui de Suisse, ce regard qu’elle avait tenté de faire fuir derrière un masque de joie là-bas et de colère ici. Pauvre Alexander, marionnette désarticulée entre les mains d’une femme maladroite, infâme et indécise. L’aimait-il donc tant que ça pour ne pas repousser cette bookwoman ? Elle était tellement énervée. Mais qui était-elle pour parler ? C’était sa propre honte qu’elle projetait à travers la colère qu’elle éprouvait à cet instant, elle, l’enfant qui n’avait pas daigner vérifier si ses proches étaient honorés dignement. Elle avait tourné le dos à son passé, à son existence. Rayn avait accueilli cette absence de futur et de passé les bras grands ouverts. Alexander était ce qu’elle enviait parfois, était ce qu’elle aurait souhaité être. Sans pour autant avoir le désir de combattre sous la bannière du Vatican, la blonde aurait pouvoir aimé si librement, si simplement que lui. Elle aurait souhaité lui dire d’aimer ceux qu’il devait aimer sans restriction et d’assumer son passé.

Triste discours venant d’un membre du clan bookmen.

Pourtant, alors qu’elle ne s’y attendait pas, que la jeune femme s’attendait à une remarque cinglante, à un rejet, à la fin de cette histoire, elle observa simplement un homme qui semblait soudainement loin de l’ivresse. Fut-elle choquée ? Oui. Sans aucun doute possible. « Rayn … » La blonde aurait souhaité ne jamais entendre son prénom prononcé ainsi. Pourquoi devait-il rendre toujours les choses plus compliqués qu’elles ne l’étaient déjà ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement la repousser ? La blesser ? Qu’elle-même cesse d’être obsédée. Il versa une larme, une seule mais cela était suffisant. Elle regarda ailleurs, refusant de croiser son visage, les bras fermés. Elle le fuyait à nouveau indirectement. « Tu as parfaitement raison … » Dans un trait d’humour, Rayn aurait pu dire dans un sourire en coin qu’évidement, elle avait toujours raison, pour apaiser cet atmosphère dont elle ne voulait pas. Mais cela aurait été déplacé, cela aurait été l’ouverture sur de nouvelles dérives. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, malgré l’alcool, elle voyait bien que tout était à refaire, encore une fois. « Je suis un idiot. Un parfait idiot. »

Rayn le regarda en coin. Il souriait. Oui. Oui tu es un idiot.Il se plaignit des conneries qu’il avait fait … L’utilisation de ce terme la fit sourire légèrement, il avait beau être du beau monde, le beau corbeau aux vers délicats savaient utiliser le langage des hommes. Pourtant un petit bout de phrase attira son attention, lui faisant ouvrir grand les yeux, brisant son masque de bookman « ... tomber amoureux de toi. » Jamais encore l’un ou l’autre l’avaient avoué à haute voix. C’était comme un accord tacite, un silence nécessaire à sa survie. Y penser était une chose, y mettre des mots en était une autre. C’était offrir à l’abstrait un passage vers le concret. Alexander venait d’avouer aimer cette femme au cœur de pierre. Elle eut envie d’éclater de rire, un triste rire. Et elle se rappela de sa rencontre avec le Noé de la Désolation. Oh comme elle avait souhaité mourir de rire.

Oh comme elle souhaitait pleurer contre son mentor au risque d’être banni.

« Pourquoi es-tu là à te saouler, Rayn ? Que t’arrive-t-il ? » Il plaisantait ? Cela ne pouvait être qu’une blague de mauvais goût ! La blonde bu de l’eau, encore. Comme pour se nettoyer de cette situation. Elle voulait partir mais sa tête lui tournait. Elle voulait courir mais il était inévitable qu’elle sombre. Quitter ce lieu dans cet état ? Peu envisageable. Dans son état la blonde aurait été dans un état désastreux et ne pourrai se protéger contre qui que ce soit. Il n’y avait plus rien à dire et pourtant … « Si tu pleures, qui séchera les larmes de la fille que tu auras ? » Elle aurait voulu passer sa main sur sa joue pour lui essuyer cette larme mais qui était-elle pour ce genre de choses ? Pour seulement oser ? La fille qu’il aimait ? A la bonne heure ! Il ignorait tout d’elle, elle n’était qu’un fantasme de jeune homme. C’était tant ce qu’elle espérait. Qu’il divague, que ses paroles d’amour, que cette déclaration ne soit rien. Que ce ne soit que les mots d’un ivrogne. L’alcool ne l’aidait véritablement pas.

« Je bois car j’ai une épaule démise. » Supprimer la douleur n’était pas une raison suffisante de se saouler ? D’oublier le monde extérieur ? C’était ce qu’elle voulait au début, calmer cette douleur, se réchauffer et plonger dans les bras de Morphée pour ne se réveiller que le lendemain matin.

« Je bois parce qu’un crétin de gamin de douze ans a un béguin pour moi » Et son rentre dedans était terrifiant. Elle n’avait pas assez des beaux yeux d’Alexander pour lui faire la cour, il fallait que le responsable de cette blessure veuille jouer les chevaliers servants.

« Je bois car ce même gamin veut devenir un membre de mon clan » Et qu’elle ne comprenait pas son choix. Il semblait clairement avoir des choses à faire, alors pourquoi se tourner vers cette profession pour le moins réfractaire. Rayn n’avait pas non plus envie de devenir un maitre ou quoique ce soit d’autre !

« Je bois parce qu’un Noé a failli avoir ma peau à Londres. » William, pauvre William. Lui qui ne lui voulait aucun mal avait fini par rendre la bookwoman si faible qu’elle n’avait plus aucune emprise sur son environnement. Et ce livre qu’elle avait toujours, elle ne l’avait même pas encore lu. Ce gamin avait eu sa vie entre ses mains.

« Je bois car je vais certainement décevoir l’homme qui a pris du temps à m’éduquer aussi » Décevoir Elias était sa hantise première. Il aurait dut être l’homme la comprenant le mieux mais il était l’homme qui l’effrayait le plus. Pouvait-il seulement la guider sans la juger ou devait-elle lui aussi le voir comme un homme à ne pas pleurer quand son heure viendrait ?

« Je bois parce que je n’ai aucune emprise sur mes putains de sentiments alors qu’on est au milieu d’une putain de guerre sainte. » Elle avait posé son verre violement. Enervée contre elle-même. Elle haletait légèrement et attendit un peu avant de reprendre son sérieux. Elle remit une mèche de cheveux en ordre derrière ses oreilles avant de le regarder.

« Je bois car tu es là. »

Elle était ivre. L’ivresse avait toutes les excuses du monde.






Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Lun 13 Oct - 16:20
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Hiding yourself in the dark, staying all alone under the Rayn.
“Call out for me.”
Keeping silence everyday, trying to change yourself once again.
But you are doing it in vain.



Même si Alexander avait cessé de boire, l'alcool – et en un sens heureusement – lui faisait toujours un effet du diable. Sa tête lui tournait un peu, et parfois, il arrivait à sa vision qu'elle se trouble durant à peine une seconde. Bien souvent, il clignait des yeux le plus discrètement possible, pensant que la netteté reviendrait par elle-même. Ce qui était le cas. Le flou n'était pas que visuel. Même dans sa tête c'était le bordel, un capharnaüm comme jamais l'anglais n'en avait encore connu. Tantôt se baladaient les pensées relatives à ses désirs sexuels enfouis, à ces envies qu'il ne pouvait – en aucune façon – exprimer. C'était difficile de refouler, totalement tous ces parasites qui pullulaient  sous son crâne ; d'autant plus qu'il avait « l'objet de ses désirs » juste sous les yeux. Cette jeune femme. Rayn. Et pourtant, cela pourrait être surprenant, car elle n'était pas dans une tenue qui la mettait en valeur. Pas de robe. Juste un pantalon, et une chemise. Ainsi qu'une gavroche. Elle était masculine. Et où était passé sa part de féminité ? Elle était là. Toujours là. Ses lèvres... Son nez. Son menton. Ses yeux, et ses cheveux. Et encore plus ses mains. Alexander se prit sur le fait entrain d'imaginer la douceur de sa peau. Ses joues rougirent légèrement, mais cela ne se fit peut-être pas ; car ces dernières étaient déjà pourpres à cause de l'alcool ingurgité.


When I see you crying broken thoughts,
My heart is screaming Forge-Me-Not
Don't you remember me ? Break the glass you have to be true,
Stop being false 'cause you just have to write your own story.


Les autres pensées navigant dans son esprit ; concernaient le passé. Ce baiser-là qu'ils avaient échangé. Il l'obsédait comme un fantôme hantant de vieux lieux abandonnés depuis des années. Cette pression exercée sur sa bouche... Sa lèvre inférieure, il lui arrivait de la ressentir à certains moments. Même quand il n'y pensait pas franchement. Ce genre de contact lui manquait. Il ne lui manquait que lorsqu'il pensait à elle. L'amour était une folie pure. Comment pouvait-il rencontrer quelqu'un et … Ne plus vouloir que cette personne-ci et pas une autre aussi rapidement que ça ? C'était dingue. Fou. Insensé. Il ne voulait plus qu'elle, et pourtant... Alexander ne savait pas qui exactement Rayn était. Il avait pu obtenir des renseignements sur les bookmen. Rayn n'était même pas son véritable prénom. Quand bien même, il était magnifique aux yeux de l'exorciste. La cristallisation de l'être qu'elle était – cette jeune femme blonde – s'était faite depuis le premier regard. Depuis les premiers mots, les premiers échanges. Il semblait que plus rien ne puisse empêcher ça. Au plus grand malheur des deux amants. Cependant, l'anglais ne pouvait pas lutter contre ce sentiment. Contre ses sentiments. Il n'avait jamais eu aucune maîtrise ; et cela n'allait pas être une chose faisable aujourd'hui. Ou bien on pouvait dire adieu à toute logique.


Open your eyes.
Now realize.
Be the one that you want to be, I scream for you.
You will scream for me.



Troisième type de pensées... Les plus sombres. Là, Alexander passait un cap. Les sombres pensées, celles relatives au désespoir le plus intense, à la douleur vive, et lancinante. Un univers dans lequel il était là, seul, sans amour, sans positivité. La noirceur omniprésente, et omnipotente. Un monde où n'existe que la pénombre et où la Lumière n'a pas sa place. Où Rayn n'était pas. Où la poésie n'était pas. Il n'y avait plus que le Néant et l'anglais était en plein dedans. Des pensées vides, ou une absence de pensée suivait ce cap là. L'ancien aristocrate se déconnectait, mais revenait plutôt rapidement ; à chaque fois que Rayn parlait, ou qu'elle posait bruyamment son verre sur la table. Imperceptiblement, le jeune homme sursautait. Parfois, il se demandait pourquoi réellement il l'aimait. Il faisait le listing de tout ce qu'il aimait chez elle, et c'était à chaque à ce moment qu'il se souvenait exactement pourquoi. Ce cœur de pierre... Ce démon, cette jeune. Il l'aimait de plus profond de son cœur, parce qu'elle avait une culture littéraire qui savait laisser les autres sur le derrière, qu'elle était jolie, drôle, et ouverte d'esprit. Il y aura plein d'autres raisons qui s'accumuleront au fur et à mesure si Rayn le lui permet, lui ouvre les portes de son Univers, de son Monde.

Le soucis était de savoir quand. L'amour n'est pas éternel. Surtout pas lorsqu'il est meurtri à chaque instant, à chaque nouvelle rencontre. C'est un système de défense naturel et humain. En un sens, et pour certains cas, heureusement.


Clouds are coming all around,
In your world, dreams are fading away.
"Can't sleep no more."



La jeune femme ne dit rien. Pendant un long moment. Tantôt elle regardait Alexander, tantôt elle le fuyait du regard. Comme incapable de faire un choix. Plonger au creux de ses bras ou bien courir en sens inverse ? Les deux étaient tentant, il fallait l'admettre. Cependant, si elle continuait de la sorte, l'anglais ne pourrait plus l'aimer. Trop blessé. Meurtri. Son coeur ne voudrait plus battre pour elle, ni même pour lui. Néanmoins. Néanmoins ! Elle eut une réaction ; « Si tu pleures, qui séchera les larmes de la fille que tu auras ? » Il la regarda. Que voulait-elle précisément dire par là ? Enfin, pour l'instant, peu importait... Quand bien même il sentait une vérité sous jacente. Il ne saurait expliquer. Alexander lui répondit, sans la moindre hésitation.« Je suis plus fort lorsqu'il s'agit de porter les autres. Alors je serai parfaitement en mesure de sécher les larmes de cette fille-là. » Il parla comme si cette hypothétique femme était Rayn.  


Days go by ; you are going down
You are holding walking in the wrong way. Turning your all mind to grey.
Living your life is all that you can do.
Hold my hand and watch us become blue !



Finalement, et c'était presque inespéré, Rayn répondit à sa question. Il nota, accusant le choc à chaque fois. Son épaule était démise, elle se faisait harceler par un gamin qui voulait être bookman, elle avait failli mourir – et la surprise ainsi que la peur de la perdre se voyait sur le visage de l'anglais – à cause d'un Noé à Londres. Elle buvait parce qu'elle n'avait aucune emprise sur ses sentiments alors que la Guerre Sainte ravache la planète. Elle buvait parce qu'il était là. Cette derrière phrase fut un nouveau poignard en plein coeur. Comment pouvait-elle continuer à agir de la sorte...? A le renvoyer dans ses buts, à lui faire mal. Aussi mal que ça. Savait-elle ce qu'elle lui faisait réellement ? Alexander se doutait bien que non. Il baissa les yeux, tristement. Que pouvait-il faire face à ce coeur de pierre ? Il avait espéré qu'elle craque... Comme en Suisse, c'est vrai. Mais comment pouvait-il faire autrement ? C'était impossible ! La jeune femme l'obsédait ! Constamment ! C'était un pur bonheur ainsi qu'une abandomination ! S'il était lâche et... Egoïste. Faible. Tout ce que vous voulez ; Alexander aurait mis fin à ses jours depuis un bon moment. Mais c'était loin d'être son cas ; contrairement à ce que l'on pouvez penser de lui.


And when the gates are closing, I am still waiting behind you.
I love you for who you are, so now come up through !



Il était fatigué. Jouant à faire tourner son verre sur la table, Alexander fixait ce dernier. « Ca devrait être une honte d'être aussi idiot. » L'alcool faisait toujours effet, heureusement. Alexander parlait avec franchise sans pour autant peser ses mots. Tout comme la jeune femme le faisait. « Il serait peut-être temps d'oublier. » fit-il ainsi, utilisant plutôt le verbe oublier que celui de laisser tomber. Elle l'aurait pris pour un enfant, une fois encore ; et elle aurait eu raison. « Mais j'aurais aimé que tu me parles plus franchement plus tôt. Cela aurait évité cette scène, ici. » Ce fut à ce moment précis qu'il leva le regard vers elle. Elle avait le mal d'amour. Le jeune homme l'avait comprit, parce qu'elle fut franche. Et qu'il ressentait cette même chose. La différence était que lui, quand bien même cela le mettait dans une posture délicate – puisqu'elle était bookman et lui exorciste – Alexander assumait parfaitement cette passion.

« Je suppose que si je propose une étreinte, tu vas me gifler ? » Malgré tout, il voulait être là pour elle. L'écouter raconter sa peur alors qu'elle avait frôlé la mort, et l'écouter rapidement tout ce qu'elle avait sur le coeur. Sécher ses larmes, l'épauler, la tenir dans ses bras et lui redonner le sourire.

Parce que quoiqu'il fasse ; il l'aimait.


And when your mirror ends up breaking
There is nothing else for you to take
And it is time to let go, stop faking.
I will be there for you.

avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Mer 15 Oct - 11:50

Renonce.

Renonce à cette femme, reprend ton chemin de soldat divin, renonce à tout ce qui t’attache à cette femme blonde vêtue de rouge. Oublie sa voix, oublie ses yeux, oublie la Suisse, reprend ta route, celle de l’auto-destruction imposé par tes croyances. La guerre était là, tous les deux étaient enfermés dans cette guerre. Lui en était un soldat, elle un simple observateur neutre couvant du regard ses ennemis. Rayn n’était rien d’autre qu’un brouillon d’homme, dont les sourires n’étaient que façades et manipulation. Il ne fallait pas griller une couverture ou tout était finie, c’était l’une des premières leçons de son maitre. Et avec cet homme – ce garçon – la blonde perdait toute crédibilité. Comment pourrait-elle seulement se déclarer neutre si elle vivait une relation totale avec un exorciste ? Avec l’ennemi du camp que la bookwoman observait. Il était immature, il ignorait quoi faire, ce qu’il devait faire ! Aimer une femme telle qu’elle ? Cela ne devait pas être fait, ne devait pas être imaginé. Alexander avait des femmes, des veuves, des damoiselles, des enfants à sauver. Le monde à sauver. Elle, même après la fin de cette guerre, même si l’humanité venait à gagner face aux ténèbres de son propre cœur, elle continuerai d’exister, changeant de nom. Comment se nommerait-elle ? Giselle ? Edelle ? Emelie ? Lux ? Sans doute qu’Elias prendrait plaisir à la renommée. Mais lui, lui il vivrait. Si la guerre se terminait, s’il venait à survivre, il reprendrait le cour normal de sa vie.

Renonce.

Rayn ne pouvait le nier, elle voyait bien les blessures qu’elle créer, qu’elle aggravait au fil de ses mots. L’alcool n’aidait pas, l’alcool n’aidait jamais, et leurs sentiments et impressions étaient multipliés par dix. Mais qu’importe, demain Rayn aurait tout oublié, Rayn ne pleurerait pas. Elle ne devait pas pleurer pour un homme. Pas pour lui, surtout pas pour lui. Lui qui avait touché le cœur de la bookwoman et qui le faisait saigner. Il était immature, maladroit, sentimental, mélancolique … Comment une femme comme Rayn – tellement expressive, violente, fougueuse, souriante – avait pu s’amouracher d’un garçon pareil ? Mais l’alcool lui brouillait ses sens et dieu que cela lui facilitait la tache. Elle devait le faire se décrocher, l’éloigner définitivement. Avec son maitre, son mentor, celui qui avait tout donné à Rayn, à Paris, cet amour que lui portait Alexander lui rappelait la voix qu’elle avait choisie. Elle était touchée, elle se plaisait à imaginer un homme la désirer. Mais il devait abandonner, l’abandonner elle et se tournait vers une gentille fille bien douce qui ne lui voudrait aucun mal (cf Nina. Je devais faire cette dédicace. Riez un bon coup, ça détendra l’atmosphère). Les sentiments étaient malléables. Ils s’effaçaient avec le temps … Seulement la blonde étant ce qu’elle était, elle ne pourrait l’oublier. Elle serait avalée par ses souvenirs, car les membres du clan des bookmen n’oublient jamais. Et c’était parfois un véritable calvaire.

Pourtant il tenait bon sous ses agressions, restant debout, affirmant sa position. « Je suis plus fort lorsqu'il s'agit de porter les autres. Alors je serai parfaitement en mesure de sécher les larmes de cette fille-là. » Rayn acquieça silencieusement. C’était vrai. Dans son cas, quand elle avait cédé aux larmes, ses mains – ses grandes mains – lui avaient apporté du réconfort. Et juste après il l’avait embrassé. Timidement. C’était elle qui avait mis la passion, indécemment. Ses lèvres s’entre-ouvrirent légèrement comme pour retenter de retrouver le contact et ses joues se tintèrent. L’alcool n’aidait en rien, absolument en rien. Elle aurait souhaité plus. Elle aurait voulu soulager des pulsions primaires, avec lui et uniquement lui. Les relations platoniques n’étaient pas véritablement quelque chose qui attiraient cette femme. Mais elle était restée fière, impassible. Du moins elle essayait, désespérément. « Alors cette fille sera heureuse avec toi. Affirme juste toi un peu plus ou elle te bouffera. » Elle tentait de placer cette barrière à nouveau, relancer cette affection vers quelqu’un d’autre , vers une potentielle jolie exorciste. Il devait bien y avoir des filles de son âge à la congrégation non ?

Renonce.

Elle lui avait dit pourquoi elle buvait, pourquoi elle se saoulait, pourquoi elle s’abandonnait à l’alcool. Douleur, peur, gêne, colère. Alexander avait réagis à chacune de ses phrases. Elle aurait voulu lui dire de renoncer à tout pour devenir bookman, ainsi, il aurait été à elle. Mais c’était impossible ! Ah ! Rayn ! Petite gamine possessive et égoïste. Lui, renonçait enfin. « Ca devrait être une honte d’être aussi idiot. » Rayn afficha sa surprise d’un coup, ne comprenant pas le sens premier de la phrase. Pourquoi s’insultait-il si soudainement ? Ah ces hommes, tellement incompréhensibles. « Il serait peut-être temps d’oublier. » Oublier. Elle avait gagné. Une bien amère victoire mais c’était mieux ainsi … Essentiellement pour lui. « Mais j’aurais aimé que tu me parles plus franchement plus tôt. Cela aurait évité cette scène ici. »

Etait-ce le fait d’avoir atteint son objectif ? Elle l’ignorait mais Rayn se détendit, reprenant son visage serein. Elle s’autorisa même une moue et une voix plaintive de petite fille. « Je t’avais prévenu ! En plus tu as notre petit héritier et notre grand patron chez toi, tu aurais dût t’en douter ! » Rayn boudait. Soudainement. Elle croisa les bras et détourna la tête les joues gonflés. Un changement radical. Elle respirait enfin, ce garçon ne serait pas enchainé à elle, il arrêterait de souffrir inutilement par sa faute. Elle, ce n’était pas grave, elle était adulte et bookwoman, elle pouvait travailler avec te étouffer ses sentiments pour le bien de sa mission. Je crois. Elle se mit à sourire avant de se pencher en avant sur la table en levant le droit. « Et puis tu es beau garçon ! Tu trouveras une jolie femme. A forte poitrine ! » L’alcool l’a libéré, elle s’autorisa même un petit rire. Il irait bien. Cet amour-là irait bien.

« Je suppose que si je propose une étreinte, tu vas me gifler ? » Rayn se figea sur sa chaise, en le fixant. Cela aurait été la dernière marque d’affection. Une toute dernière fois, Rayn avait aussi besoin de cette dernière étreinte … Et l’alcool effacerai tout, absolument tout. La blonde lui accorda un sourire avant de se lever, s’approchant de lui et s’installa en face de lui, le fessier contre la table. De son bras valide elle l’attira contre elle doucement et lui caressa les cheveux. Une dernière fois. Personne ne ferait attention à eux, personne ne les jugerait ici.

Personne ne regarderait. Elias n’étaient pas là. Les Noé n’étaient pas là. Et par les cheveux de bookman, que cela lui faisait du bien de sentir cette tête contre sa poitrine. L’alcool lui faisait ressentir ça comme un délire.

« Tout ira bien … » Elle l’aimait, elle le montrait doucement grâce à tout ce whisky. Une femme qui boit c’était moche. Mais avec cette impression d’être libérée de tout, il n’y avait rien à craindre. Elle posa son menton contre sa tête. Une dernière fois. Une toute dernière fois.

Ou pas.






Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Mer 15 Oct - 13:30
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Sa raison abdiquait. Elle ne pouvait plus soutenir cette violence dans ces mots et se rejet que Rayn tentait d'obtenir. Cela ne servait à rien de se faire souffrir pour une femme qui – de toute évidence – ne voulait pas de vous, et ce, quoiqu'elle vous ait fait. Alexander n'était pas le genre d'homme à s'entêter indéfiniment. Il savait lâcher prise, quand bien même avant ça, il insistait un peu. Il ne voulait simplement pas le regret ne rien avoir tenté pour l'avoir pour lui, et lui seul. Maintenant, il savait. Alexander savait pertinemment que c'était terminé. Jamais plus il n'y aurait une chance pour qu'il se passe quoique ce soit d'autre entre eux. Un baiser. Juste un baiser. C'était tout ce qu'ils avaient partagé, et ce sera tout. Rien de plus, rien du moins. Quoiqu'on fasse, on ne peut pas réécrire l'histoire. Il n'oubliera pas. Ni Rayn, ni la Suisse, et encore moins le baiser. Elle était peut-être un femme-livre et le portera dans sa tête tout au long de sa vie ; cependant, la jeune femme avait pris son premier baiser. Et ces premières fois, on ne les oublie pas. Car elles nous forgent, et sont – la plupart du temps – d'excellents souvenirs. L'exorciste n'oubliera pas non plus Paris. Ni même cette soirée. Aussi déchirante fut elle.

Pour une fois, les deux jeunes gens tombèrent d'accord. Alexander était plus fort lorsque cela concernait les autres. Rayn en hocha la tête, silencieuse, comme s'il n'y avait rien à rajouter. Elle sembla hésiter, ou quelque chose d'autres ; ses lèvres s'entrouvrirent et ses joues rosirent davantage. Visiblement, elle semblait penser à quelque chose. L'anglais n'eût pas le courant de lui demander, tout était trop douloureux. « Alors cette fille sera heureuse avec toi. Affirme-toi juste un peu plus, ou elle te bouffera. » Il rit nerveusement, pas sincèrement. En réalité, il se moquait de lui-même. Elle avait parfaitement raison. Il devait s'affirmer. Il hocha simplement la tête. Tristement. Quand bien même il trouvait un sous-entendu dans sa phrase. Comme si... Elle parlait d'eux. Parce que c'était une chose vraie ; elle lui marchait sur les pieds, et sans aucun remord. Ni même regret.

Alexander annonça alors qu'il renonçait à elle. Enveloppant tout ça de jolis mots et de jolies phrases. Elle fut surprise. Puis sereine. Elle avait comprit, et se détendait. Cela se voyait, elle osait le montrer. L'ancien-aristocrate lui sourit tristement. Il ne savait faire que ça, après tout. « Je t'avais prévenu ! En plus, tu as notre petit héritier et notre grand patron chez toi, tu aurais dû t'en douter ! » Comme si c'était une évidence... Tout était plus difficile dès lors qu'on aimait. S'il pouvait, il l'oublierait entièrement ! Mais il ne pouvait PAS. Ne pouvait-elle donc pas le comprendre ? Il n'était maître de rien, de rien du tout. Ce fut comme si elle avait deviné ses pensées, car elle se mit à bouder, détourna la tête en ayant gonflé ses joues. Il soupira, simplement ; pour toute réponse.

Puis elle sourit. Se pencha vers lui et affirma : « Et puis, tu es beau garçon ! Tu trouveras une jolie femme. A forte poitrine ! » Il rit. Sincèrement. Il en rit. Discrètement. Valshe se racla la gorge pour reprendre son sérieux. Puis il s'expliqua. « Je suis plutôt intéressé par ce qui se trouve dans la tête. » fit-il en pointant son crâne. « Mais si jamais j'ai besoin, ce sera un gros lot de consolation. » disant ça sur le ton de la plaisanterie, il tenta de sourire le plus sincèrement possible, jouant la comédie. Comment pouvait-il dire ne pas aimer les fortes poitrines sans y avoir goûté ? Cela aurait été digne d'un enfant, et Rayn lui faisait comprendre comme elle le pouvait : il devait grandir.

Il était même temps de grandir.

Lorsqu'il lui proposa une étreinte, un « câlin », la jeune femme sembla se figer. Comme s'il avait pu dire la chose la plus surprenante au monde. Pour la deuxième fois, au moins ; Alexander avait pu la surprendre. Si seulement cela avait été voulu... Pourtant, ce fut au tour de Rayn de le surprendre. Elle se mit à sourire. Et s'approcha de lui, il la regarda, la bouche entrouverte, montrant clairement sa surprise. Rayn se plaça entre lui et la table, appuyée contre la table. Elle était si proche, et si lointaine à la fois, et cette proximité physique lui rappela la Suisse ainsi que leur toute première étreinte. Celle-ci non plus, Valshe ne l'oublierait pas.

Doucement, il posa sa tête contre elle. En dessous de la sienne, voire même au niveau – ou presque – de sa poitrine. Alexander avait accès aux battements de cœur de Rayn. Tout était parfaitement normal ; elle était détendue. Et la douce mélodie de son cœur lui fit fermer les yeux tandis que la bookman lui caressait doucement les cheveux, le rassurant. « Tout ira bien... » Lentement, il plaça ses bras autour d'elle. Ils furent installés tel un voile ; légers. Ainsi, elle pourrait rompre ce contact dès qu'elle le voudrait. Il suffirait alors qu'elle bouge un peu et l'anglais retirerait ses bras. « Je suis désolé de t'avoir importuné. » fit-il à voix basse. Il aurait voulu la vouvoyer pour installer une plus grande distance ; cependant, c'était bien trop dur. C'était bien assez douloureux ainsi.

Il avait renoncé à Elle. Ce Fou qui n'atteindra jamais cette Déesse.

Rayn posa son menton contre sa tête. Alexander frissonna. C'était agréable, comme étreinte. La jeune femme dégageait une chaleur qui réchauffa le cœur de l'anglais, tandis que sa raison lui hurlait d'arrêter tout ça. De sortir de ses bras. Et de partir, sans plus jamais revenir. « J'espère qu'il ne vous arrivera rien. Je veux bien oublier cette Histoire. Néanmoins, on ne peut pas effacer les promesses. Et j'ai fais celle de vous protéger. » Même si l'humour, la taquinerie avaient été présent ; l'exorciste avait été sérieux, et il voulait qu'elle le sache.

Il l'avait fais. Il l'avait vouvoyé...

Ce fut trop douloureux pour son pauvre cœur « d'enfant ». Les larmes coulèrent le long de ses joues tout à bord doucement, puis à flot. Ses yeux se rouvrirent, tandis qu'il pleurait silencieusement, se mordant la lèvre inférieur pour se contenir au maximum. Mais en vain. Fichue hypersensibilité. Fichu Alexander. Eh merde, merde, merde. Je suis une fois encore pitoyable... Je ne suis qu'un crétin, doublé d'un incapable... Respirant lentement, il tentait de masquer son état. Pour qui passerait-il encore si elle le découvrait ? Mais certaines larmes avaient « entachés » la tenue de Rayn.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Ven 17 Oct - 23:45


Le monde ne tournait plus rond depuis tellement longtemps. Et pourtant, pour la première fois depuis bien des années, Rayn avait eu l’impression de perdre pied, de ne plus maitriser cette valse incessante qu’elle dansait avec la vie. Pire ! Qu’elle n’était plus la meneuse et se laissait guider. Cet Alexander avait été une véritable menace pour sa santé mentale. Mais maintenant tout était définitivement terminé …

Il n’y aurait plus de batailles à mener, il s’était laissé convaincre. L’exorciste avait baissé la tête face à l’ennemi et l’avait laissé prendre sa place en tant que maitre du jeu. Quand elle lui avait dit – ordonné – de s’affirmer, il se mit à rire nerveusement. Rayn ne releva pas cette action mais silencieusement elle se dit qu’il devait véritablement apprendre à s’affirmer, ou tout du moins ne plus baisser la tête face à un être tel que Rayn dans le futur. La blonde savait pertinemment qu’elle pouvait dès lors agir comme elle le désirait, il le laisserait faire. Et dans le fond cela lui déplaisait. Alexander devait apprendre à ne plus plier l’échine face à qui que ce soit, il devait apprendre à dire non, serrer les poings … Et ne montrer ce côté doux uniquement quand il le pouvait, le devait. Ainsi il serait plus heureux. Il aurait le contrôle de sa destinée. C’était du moins ce que pensait la blonde et au fond, elle ignorait véritablement si elle avait raison. Rayn voulait juste le savoir souriant pour l’avenir.

Puis il renonça. Tout simplement.

C’était mieux ainsi, il devait l’avoir réalisé. Elle n’était qu’un amour de jeunesse, une passade, la première femme que l’on aime de tout son cœur. Elle était touchée et aurait souhaité lui dire qu’elle retournait ses sentiments mais à la place, elle lui offrit des sourire. Rayn serait là, dans sa tête, cette demoiselle assise sur un banc en Suisse, tentant vainement de lire un roman à l’eau de rose. Et si le hasard le permettait, un jour elle le recroiserait, lui ne se souviendrait pas tout de suite d’elle, mais elle prendrait le temps, elle, pour regarder l’homme qu’il serait devenu. L’espace d’un instant, Rayn referait surface et affectionnerait ce petit moment avant de reprendre son chemin. Celui du tréfonds de l’âme de la jeune fille, au côté de Caroll. Il soupira, encore. Combien de fois soupira-t-il ce soir ? L’alcool l’empêcha de compter correctement. Il était triste, il était malheureux. Et c’était elle, le démon, qui l’avait rendu dans cet état.

Elle voulut détendre l’atmosphère, le faire rire. Elle réussit dans sa mission. « Je suis plutôt intéressé par ce qui se trouve dans la tête. » Rayn exagéra son roulement d’yeux et sourit. « Ah mon gars ! Il en existe des filles comme ça. Il faut juste les trouver ! Une tête remarquablement bien faite et un corps de rêve, ça existe. » Il était vrai qu’avec son merveilleux petit bonnet, Rayn ne pouvait prétendre illuminer Paris de sa présence. La nature n’avait guère était généreuse avec la jeune fille, si cela n’était pas malheureux ? « Mais si jamais j’ai besoin, ce sera un gros lot de consolation » Rayn se figea et le regarda avant d’exploser de rire. Qui aurait cru qu’il aurait été capable de ce genre de plaisanterie ! Tout changeait. Lentement.

Rayn avait pourtant accepté l’étreinte. Une dernière fois. Il était surpris, c’était tout à fait normal. Ne s’était-elle donc pas efforcée de le repousser comme s’il n’était rien à ses yeux ? N’avait-elle pas tout tenté pour lui faire comprendre que les chances qu’une relation ait lieu étaient proche de l’impossible ? Il avait tout fait, tout amener. Rayn avait volontairement tout détruit. Ce fut douloureux, ce fut écrasant. Mais elle le fit, parce qu’elle était une de ces adultes terrifiées par l’inconnu qu’elle ne maitrisait pas. Tout ce qu’elle pouvait faire maintenant, c’était profiter de son ivresse pour passer du baume son propre cœur et lui montrer un petit peu de tendresse. Ils ne se quitteraient pas fâchés. Elle ne pouvait pas le quitter fâché. Et dire qu’elle avait tout fait pour qu’il la déteste à l’instant même où ses yeux se poseraient sur elle.

C’était chaud, le contact était agréable. Des bras l’enserrèrent, elle le laissa faire. Il en avait besoin. « Je suis désolé de t’avoir importuné » Elle ne répondit pas. Il n’y avait rien à répondre, elle était autant coupable que lui, si ce n’était plus. Ils s’étaient attirés comme deux électrons, et au lieu de tout de suite le protéger, le repousser, elle était tombée dans un gouffre dont elle avait du mal à sortir. Elle avait été la cause de son malheur. Il ne devait pas être désolé, sa colère envers la blonde aurait même été justifiée. Alors elle ne disait rien, elle ne faisait que passer doucement sa main sur sa tête, ses doigts entre des mèches. Elle bougea légèrement sa tête, posant sa joue contre le crâne du garçon, pliant légèrement le dos. Pauvre Alexander. Il n’aurait jamais du passer par toutes ces épreuves.

Et pour la première fois, ce fut lui qui imposa cette barrière, cette froideur de l’étranger. « J’espère qu’il ne vous arrivera rien. » Du vouvoiement. Il l’avait vouvoyé. C’était étrange, très désagréable … Au point qu’un frisson remonta lentement le long de son échine. C’était écœurant. « Je veux bien oublier cette Histoire. Néanmoins, on ne peut pas effacer les promesses. Et j’ai fait celle de vous protéger. » Et elle avait fait la promesse de le croire, mais il était tellement simple pour un bookman de balayer d’un revers de main toutes ces choses. Il ne pourrait pas la protéger malheureusement. Comment pourrait-il ? Il était humain, il ne pouvait pas être là à chaque instant où elle se mettait en danger. Mais la promesse était globale. Alexander avait promis de la protéger et pour ce faire, il fallait éliminer la menace. Et elle, elle devait survivre.

Rayn n’avait pas arrêté son mouvement rassurant tout du long. Elle ne pouvait pas. « Le monde est vaste, exorciste. Terriblement vaste. » Lentement elle sourit et approcha son visage du sien, une main posée sur sa tête, découvrant les larmes du garçon. « Alors, n’oublie pas de toujours regarder derrière toi ce que tu laisses, et profiter des rares moments de bonheur que te permettront cette guerre. » Elle n’avait pu utiliser le vouvoiement, c’était au-dessus de ses forces. Pourtant elle souriait encore, avec plus de détermination. Elle leva le poing et le serra devant lui. « Protège ceux qui te rendent heureux, qui font que tu te retournes quand ils t’appellent ! Protège les avec tes mains. » Puis lentement elle se releva, tout en le fixant. La blonde était presque assise sur la table pourtant, cette position inconfortable ne l’a dérangé pas. «  Je n’oublierai pas le nom de l’exorciste Alexander, tout est là-dedans. » fit-elle en se tapant la tempe avec son index. « Alors, toi, tu peux oublier sans risque. D’accord ? »

Oui. Elle garderait tout en elle, au fond de son cœur. Elle préserverait ses souvenirs du froid. Mais pour lui tout irait pour le mieux maintenant. Pour son statut de bookwoman, tout irait bien.

Ce serait douloureux. Terriblement douloureux. Mais tout irait bien.

« If there's a day when I am not the same, not human anymore,
Would you still be here with me; would you still love me as you did before ? »


But, yes. Of course.

Elle se releva pour partir, lui offrant un dernier sourire en penchant légèrement la tête. C’était fini. C’était douloureux.

You know nothing Alexander.

Rayn était saoule.
[






Merci Jane & Tyki mes amours

Cadeaux :feels::
 

Merci Rusty c'est trop gentil ;o;:
 
La Demoiselle Bookwoman

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
Rayn Bookman JuniorLa Demoiselle Bookwoman

• R A Y N 'S V O I C E •

FPBRRS

« Je suis le crayon qui t’inscrit dans l’Histoire. Je suis la disciple de l’Ombre et par extension je suis coupée du monde. »
_______

_______

Mae tarddiad diflannu
But the soul remains the same.
Rayn Bookman Junior.




Rayn narre en SALMON

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 203 Féminin
▐ RPG Age : 25~
▐ Personnalité : un mot = Rayn
▐ Parcours RP :
Spoiler:
 

___________________
Points rp : 770
Points Event : 40
Points HR : 150
Points Intrigue : 140
Points totaux : 1100
Rang Actuel : D (C dans 2 ms)
Points avant le prochain rang : 400
Conditions réalisées : 0


INDISPONIBLE POUR RP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Lun 20 Oct - 11:24
A la Tienne !
feat. R. Bookman Junior
J'ai plongé au cœur des Enfers. A. V. Rockwell

Finalement. Il avait renoncé. Cet homme-là, l’amoureux. Il avait renoncé à cette femme qui lui faisait tourner la tête et le cœur. Cette femme qui l’avait charmé au premier regard. Ah, ça, Cupidon ne l’avait pas raté. Pourtant, il semblerait que la deuxième flèche n’était pas destinée à Rayn. Alors pourquoi en était-il tombé amoureux ? Pour un premier amour désastreux, comme les plus célèbres poètes ? Alexander ne voulait pas faire partie des maudit, et malgré tout, c’était bel et bien le cas. Parce qu’il était né poète. Et subissait sans cesse le Spleen Baudelairien ; sauf quand elle était là. Notion qui ne serait bientôt plus d’actualité. Bientôt, elle partirait et pour toujours. Et il ne voulait pas. L’anglais ne voulait pas, il aurait voulu ; une fois encore, l’arrêter. La stopper d’une main, comme il l’avait fais en Suisse. Néanmoins, il ne pouvait pas. Il ne pouvait plus. Elle lui avait fait dire qu’arrêter, elle l’avait fais renoncer. Parce que c’était ce qui était le mieux, elle l’avait deviné avant lui. Valshe mit un moment avant de comprendre. Cette fois-ci, c’était rentré dans son crâne, et cela n’en sortirait plus jamais.

Une fois encore, il soupira.

Il n’était pas heureux, c’était évident. Cela irait mieux demain ; comme on dit. Alexander savait parfaitement que cela ne passerait pas. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être que l’an prochain, l’anglais pourrait espérer reprendre sa vie. Mais une passion dévorante, comme celle-ci, ne s’éteignait pas en une nuit. Toutes ses sensations, qu’il avait ressenties dans ce baiser lorsqu’elle lui avait répondu avec entrain, passion, et sentiments. Ce feu d’artifice qui avait envahi son ventre… Ses entrailles, et son bas ventre ( qu’il avait ignoré ). S’il avait été plus grand, plus adulte, plus… Au courant des pratiques. Peut-être que tout ceci se serait déroulé autrement. Peut-être qu’elle aurait voulu de lui. Et non de l’enfant qu’il était. Mature pour son âge, peut-être… Mais elle avait beaucoup plus d’années que lui. C’était une femme, une vraie. Et tout ce à quoi il ressemblait c’était un enfant de huit ans voulant sortir avec une pré-pubère de quatorze ans. Parce qu’il l’admire. Alexander était tout aussi pitoyable.

Cette pensée lui fit l’effet d’un poignard dans le cœur.

Mais c’était la triste réalité, celle qu’il avait finalement vu. Probablement au plus grand bonheur de Rayn. Elle avait un prétendant de moins… La joie, n’est-ce pas ? En tout cas, elle paraissait plus détendu depuis qu’Alexander lui avait fais comprendre qu’il la laissait voguer au loin. « Ah mon gars ! Il en existe des filles comme ça. Il faut juste les trouver ! Une tête remarquablement bien faite et un corps de rêve, ça existe. » Oui. Elle. Il ne voulait pas de grosses poitrines, celles qui tombaient dès qu’on les déshabillait. Il chassa cette image de sa tête. Hypothétique poitrine, mais quand même. Bien trop cru pour son imagerie « d’enfant. » La jeune femme, suite à la réaction d’Alexander de cette blague qu’il s’était forcée de sortir, écarquilla les yeux, figée, surprise. Puis elle s’esclaffa.

Vint l’étreinte, accompagnée de larmes et de barrières. Cette fois-ci, les rôles s’inversèrent. Alexander lui plaqua une barrière au visage. Le vouvoiement. Déchirant. Mais nécessaire. Les larmes coulèrent encore plus. Tout était soudainement trop douloureux pour qu’il le supporte encore. Alors l’anglais commença à fermer les portes de son cœur, à se barricader. Valshe enferma le tout dans un coffre qu’il jeta au plus profond de son âme ; là où rien n’y personne ne pourrait le retrouver. Et à ce moment, et seulement à ce moment ; Alexander ne sentit un peu mieux. Coupable, de tuer, d’étouffer un amour, mais un peu plus libre. Plus léger. Désormais, il pouvait respirer et c’était tout ce qui comptait. Il voulait respirer, allait mieux, oublier. Presque sincèrement. Mais il était tellement triste de devoir faire une croix sur cet amour qui, il le savait tout au fond de lui, était un des plus puissants qu’il connaîtrait… Peut-être qu’un jour, Alexander parviendrait à l’occulter ? Alzheimer viendrait peut-être le cueillir.
Rayn, la galloise, la muse, la Déesse « câlinait » toujours l’anglais. Le poète. Le fou. Elle l’appela « exorciste ». Une nouvelle lame, mais dans l’abdomen cette fois-ci. Douloureuse et lancinante, la douleur apparut. Elle lui donna des conseils ; il devait toujours regarder derrière lui, voir ce qu’il laisse, et profiter des instants – aussi courts soient-ils – de joie. Il devait protéger ceux qui le rendent heureux. Elle se releva par la suite ; alors le poète brisa l’étreinte définitivement. Le départ venait. Petit à petit, mais bientôt il serait là. De nouveaux poignards à la main. Alexander le voyait venir, gros comme une maison. Joignant le geste à la parole, la jeune femme fit ; « Je n’oublierai pas le nom de l’exorciste Alexander, tout est là-dedans. Alors, toi, tu peux oublier sans risque, d’accord. » Pensait-elle vraiment ce qu’elle disait ? Oublier. Croyait-elle vraiment qu’il pourrait l’oublier, ELLE. Il voudrait tellement en être capable. Mais le douloureux souvenir remonterait à la surface à multiples reprises dans bien des cas.

S’il vivait ; c’était pour elle. S’il se battait ; c’était pour elle. S’il tuait ; c’était pour elle.

Alexander devrait trouver une nouvelle raison de se battre. Le poète, l’hypersensible, celui qui… Ressentait tout en grand. Tout en plus fort, et plus rapidement, du coup, devrait trouver une meilleure raison. Quelque chose qui avait avoir avec un idéal, et non un sentiment. Car les sentiments sont dévastateurs ; il en faisait les frais aujourd’hui.

Finalement, la jeune femme se dégagea. Puis elle partit. Aussi simplement que ça. C’était la dernière fois qu’il la voyait. Rayn lui sourit, en penchant la tête. Il lui rendit son sourire, les yeux tristes. Lorsqu’elle quitta l’auberge, le jeune homme s’effondra sur la table, peu importait  les apparences. On le prendrait pour un saoulât qui avait trop bu. Contrairement à ce qu’il pensait ; les gens avaient suivi la scène. Et le barman lui offrit un verre de whisky ; double. Puis, tapotant son épaule, il le soutint. Alexander le remercia et prit le temps de boire ce dernier verre. Dont il admira la couleur, et sombra dans les méandres alcoolisés une fois encore. Une fois de plus. Jusqu’à être ivre mort.

Il monta dans une chambre qu’il prit. Ne sachant pas comment il pourrait la payer. L’argent de ses parents ? Bien…

Ou bien partir comme un voleur. Après tout, il n’avait plus aucune « classe », ni aristocratie. Il n’avait tout simplement plus aucune valeur.

Alexander n’était plus rien.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: « A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
« A la tienne, Désespoir ! » || [ PV : Rayn Bookman Junior ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» MA VIE POUR LA TIENNE de Jodi Picoult
» Pâques Chrétienne
» [Picoult, Jodi] Ma vie pour la tienne
» Amis du désespoir.
» [Film] Ma vie pour la tienne

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Europe :: France-
Sauter vers: