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[FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Jeu 16 Oct - 22:56

Selyan & Leo

Aujourd’hui tout allait être différent.

Leo avait mal dormi. C’était quelque chose de très rare quand on connaissait la demoiselle blonde, combien de fois avait-on été obligé de venir la tirer du lit pour espérer la voir émerger avant midi ? Quand elle se faisait réprimander, la blonde prétextait un travail qu’elle avait dû finir tard dans la nuit ou bien simplement une analyse de journaux –savoir démêler le vrai du faux était un travail très ardu et il fallait s’exercer tous les jours, s’insurgeait-elle quand elle le pouvait – ou tout simplement un livre. Mais la vérité était que Leo vénérait ces journées où elle pouvait se prélassée dans un vrai lit et tentait d’en profiter au maximum. Un matelas, une couette et un oreiller et la blondinette était comblée. Mais cette nuit, malgré le confort minimum du petit logement, elle n’avait pas pu dormir, car aujourd’hui était une journée cruciale. L’une de ces journées qui vous agressent l’estomac, vous le tords et vous donne la nausée. Avait-elle peur de cette journée ? Oui bien évidement. Elle avait toujours été en compagnie du vieil ours, c’était lui qui lui avait tout appris. Lire, écrire, compter, soigner … Il avait pris soin de faire d’elle ce qu’elle était aujourd’hui.

Et ce soir, il n’y aurait plus de petit bulldog et de vieil ours. Il n’y aurait plus de chamaillerie.

Leo serait morte. Elle serait seule.

La blonde soupira et se tourna dans son lit, regardant le plafond de bois tachés et poussiéreux. Le soleil avait déjà montré ses premiers rayons depuis une petite demi-heure. Et pourtant elle ne désira pas sortir du lit, elle profita encore un peu. D’être Leo. Elle n’avait bien entendu plus l’âge d’aller en chouinant dans le salon ou dans la chambre de son maitre, prétextant avoir fait un cauchemar ou de se sentir malade pour ne pas dormir seule, mais savoir qu’il y avait une présence était rassurant. Ce soir, il n’y aurait personne pour râler si elle venait à avoir pris un tapis de mousse confortable, ne laissant que la terre rugueuse au vieil homme. Leo grogna et mit son oreiller sur sa tête avant de grommeler. « j’veux pas m’réveiller … ». Sa voix était plaintive, immature. Etait-elle vraiment prête à quitter le giron protecteur de l’animal rabougris ? Il semblerait. Il l’avait décidé. Leo allait continuer sa voix pour devenir une bookwoman accomplie, abandonner le rang des juniors, renoncer à l’Humanité.

Elle avait longuement réfléchi à sa voie, en fait, elle le faisait depuis maintenant des années. Encore et encore, elle avait réfléchi pour finalement trouver. Au moins l’adrénaline de cette mission là l’aiderait à avancer et à la rendre plus mature, plus forte. Dans le coin de la petite chambre, une rapière. Elle avait mis du temps à apprendre l’art de l’escrime et honnêtement, cela fut un vrai calvaire. Mais on ne survit pas si on ne sait pas se battre, il avait toujours été très clair dessus. La blondinette fronça les sourcils en pestant. « Vieux con d’ourson … » Oh ! Elle s’en souvenait encore de ses bleus. De ses trop nombreux bleus. Il était véritablement sans pitié le chacal !

Leo soupira et se décida à s’asseoir … Perdu dans ses pensées, le soleil s’était levé … Quelle heure était-il maintenant ? Neuf heures ? Les couvertures étaient tombés sur ses genoux, faisant frissonner la blonde qui s’entoura à nouveau de ces précieuses couettes. Par la corne de Cornouaille ! C’était qu’il faisait terriblement froid aujourd’hui ! La blonde se pencha sur le lit et attrapa deux grosses chaussettes de laines qu’elle enfila prestement avant d’aller à la fenêtre qu’elle frotta pour retirer la buée. Par les cheveux de Bookman … Il avait neigé. Il avait neigé pour cette journée ! Le monde n’était-il pas plein d’ironie ?

Leo posa son front contre la vitre en serrant les draps autour d’elle. Elle voulait aller jouer dans la neige, courir, sourire, balancer une boule dans le visage grincheux de son maitre. « Il va falloir grandir Leo … » Elle se retourna, en fixant la porte. Elle ne pouvait pas empêcher l’inévitable. Alors elle y alla, lentement, ne prenant pas encore la peine de s’habiller, son pantalon et sa chemise lui tenaient chaud.

Lentement elle ouvrit la porte et pénétra le petit salon en tentant de démêler ses cheveux avec ses doigts, la couette sur les épaules. Elle fit un pas. Deux pas. Ses yeux se posèrent sur lui.

Le dernier jour commençait.

Elle ne parla pas tout de suite. Leo se mordit la lèvre inférieure puis elle se résigna. « Bonjour Selyan … »






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Dim 19 Oct - 19:00

Départ


" Les hommes rêvent du retour plus que du départ. "


Voilà presque vingt-et-un an que j'ai récupéré la petite Caroll au détour d'un village en ruines, presque la moitié de ma vie. J'ai sauvé la sienne et l'ai eue sur le dos pendant tout ce temps. Comment avais-je fait pour ne pas craquer avec une apprentie pareille ? Faut dire que je n'avais pas forcément été gâté. Certains ont des gosses qui ont été choisis pour leur capacité, moi je l'ai trouvé dans un arbre. Qui sait, j'avais peut-être en réalité récupéré un singe à l'allure un peu plus humaine que les autres primates de son âge.. Cela aurait expliqué bien des choses. Enfin, tout cela allait prendre fin aujourd'hui. Leo n'était pas encore prête à devenir mentor à son tour, ni même à se revendiquer bookman – ou woman – mais il était l'heure qu'elle tente son premier vol. Aujourd'hui, nos chemins vont se séparer.


Le soleil était levé depuis de nombreuses heures maintenant et sa lumière brillait sur la couche infinie de neige qui s'était déposée durant la nuit. Quel spectacle ! Enfin..

La Norvège, quel pays ennuyeux lorsqu'on y songeait un peu. Les gens étaient lents, vivaient dans des contrées froides et au fond, semblaient vivre très bien de cette manière. Tout ce blanc, toute cette pureté disséminé dans les rues et les toits de la ville, ça, tout ça, ça n'attirait pas l'Ombre ; malgré tout, cela ne voulait pas dire qu'elle était absente de ces lieux. Il fallait juste être capable de lui courir après et s'il y avait quelque chose à savoir après les bookmen, c'était qu'ils ne courraient pas après les guerres, mais que ces dernières venaient à eux. Comprenaient par là qu'ils n'ont jamais vraiment besoin d'aller loin pour tomber sur des conflits humains ; il y en a toujours, partout. C'est inévitable et cela caractérise tellement bien la race humaine. L'humanité était perdu et ça, depuis fort longtemps. La Mémoire de l'Ombre l'avait comprit depuis son plus jeune âge.

Assit sur un fauteuil à feuilleter un journal local, le vieil homme ne put s'empêcher de soupirer. Au fond, là, il ne lisait qu'un mot sur deux, voire même, un sur trois. Son regard ne captait pas avec facilité les mots qui même leur sens : il les voyait tous, mais n'en lisait que très peu. Son esprit était habité par de plus sombres pensées.

" Les nouvelles sont fades par ici. "

Pourquoi avait-il dit cela ? Cherchait-il seulement à se convaincre de quelque chose ? Pourtant, Selyan n'était pas du genre à être émotif, c'était même tout le contraire. D'une certaine manière, il aurait dû être heureux de cette journée à venir : son apprentie allait enfin quitter le nid pour la toute première fois. Il n'aurait pu à l'avoir sur le dos, pourrait enfin retourner auprès de l'Ombre qu'il avait délaissé depuis si longtemps et pourtant.. ce n'était pas aussi simple que ce qu'il avait pu imaginer au cours de toutes ces années. C'était comme lâcher un enfant dans la nature et de lui demander de survivre quoi qu'il arrive, tandis que lui, son responsable, parcourrait le monde sans même se soucier de son sort. C'était impossible et pourtant, il devait s'y soumettre.

Car tel était le devoir de tout bookman qualifié, ce qu'il était.

Un bruit de porte poussée sortit Selyan de ses pensées, le forçant fatalement à quitter son journal des yeux pour poser son regard sur la nouvelle venue. Cela ne pouvait qu'être elle. Il y eut quelques secondes de silence, avant que la jeune fille enroulée dans son énorme couette ne se décide à le saluer.

" Bonjour Selyan … "

Pour toute réponse, son maître lui adressa un signe de tête avant de reporter son attention sur son journal. Cette journée ne devait surtout pas être différente des autres, pourtant..

" Tu n'es pas aussi matinale d'habitude. Ne m'dis pas que tu r'commences à faire des cauchemars comme quand tu étais p'tite. "

Pourquoi faire référence au passé dans un moment pareil ? C'était totalement ridicule et d'une certaine manière, cela étonna le bookman lui-même ; bien qu'il n'en montra rien. Tournant l'une des pages de son journal - toujours aussi vide d'informations qu'il y a quelques minutes, mais étrangement tout à coup très intéressant à regarder - Selyan désigna alors du doigt une table à manger présente dans la pièce.

" Y a des gâteaux là, si t'as faim. Me demande pas ce que c'est, j'en sais rien. " maugréa-t-il dans sa barbe, " Leur bouffe est bizarre ici de toute manière. "

Tout aussi étrange que leurs nouvelles étaient fades et dénuées d'intérêt. Pourtant, cette journée n'avait rien à voir avec eux.




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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Lun 20 Oct - 2:21

Vingt et un an. C’était le nombre d’années qui s’étaient écoulés depuis sa rencontre avec cet homme. Vingt et un ans que la petite fille l’avait suivi partout, la petite fille devenant jeune fille pour finalement devenir femme. Leo était consciente qu’à son âge, cela faisait bien longtemps que les femmes avaient quitté le cocon familial pour prendre leur envol, se marier, fonder une famille … Mais Leo ne faisait pas partie de ce groupe d’individu, elle ne faisait que les regarder de loin. Elle avait eu vingt-cinq ans quelque mois auparavant. Déjà. Elle ne s’était pas rendue compte que le temps s’était écoulé si rapidement ... La petite blonde avait encore l’impression que c’était hier que Selyan tentait désespérément apprendre une poésie pour faire travailler sa mémoire – poésie qu’elle n’avait bien entendu pas voulu apprendre. Tout au long de ces derniers mois, Leo l’avait charrié, lui faisant sous-entendre qu’elle allait certainement lui manquer le jour de son départ, que c’était même sûr ! Aujourd’hui elle en doutait. Son maitre était un bookman avait un très bon niveau, l’un des meilleurs aux yeux de la jeune femme. Il ne l’avait prise sous son aile que parce qu’il se devait de former un successeur.

Leo aurait voulu lui ressembler, être dans la perfection. Elle s’y était rapprochée ! Sa mémoire était irréprochable, ses soins de bonnes qualités, elle savait rester impassible face au reste du monde, mais elle n’était pas encore parfaite. Elle était faillible. Le vieux grincheux était-il déçu de ce qu’elle avait fini par devenir ? Une « bonne » disciple, une bonne bookwoman, mais loin d’être aussi parfaite que lui. Combien de fois avait-il râlé qu’il aurait préféré un garçon plutôt qu’une petite fille ? Emmitouflée dans sa couette, Leo paraissait encore plus petite qu’elle ne l’était et son regard regardait l’homme qui avait posé son regard sur elle quand elle pénétra dans la salle. Elle le salua, il lui rendit un signe de la tête quand de retourner lire le journal. Le Norvégien n’était pas une langue que la jeune femme maitrisait encore parfaitement bien.

Rien ne devait être différent et pourtant tout l’était. La blonde repositionna sa couverture doucement avant de se rendre vers la table. « Tu n’es pas aussi matinale d’habitude. » Un vague sourire lui échappe qu’elle cache grâce aux plis de la couette … Il était vrai que l’on était bien loin de ses horaires habituelles. Pourtant elle se força à grogner. « Pour une fois que je me lève tôt tu trouves encore le moyen de te plaindre … Vieux bouc. » Tout devait être naturel. Normal. Leo passait le plus clair de son temps à râler, surtout au réveil … Ne pas le faire serait indiquer à ce bookman expérimenté qu’elle était réveillée depuis bien plus longtemps, s’il ne l’avait pas déjà deviné. « Ne m’dis pas que tu r’commences à faire des cauchemars comme quand tu étais p’tite. »

Si c’était le cas, tu me laisserais rester ? Elle ne le regarda pas, écoutant simplement les feuilles de journal se tourner une à une. Il ne devait y avoir aucune information intéressante. Elle avait vingt-cinq ans et au fond d’elle, Leo ne voulait pas partir. « Je n’ai pas beaucoup dormi. C’est un grand jour pour moi. » Elle tentait tant bien que mal d’être neutre tout en étant enthousiaste – ce qu’elle n’était absolument pas pour le moment. Leo pouvait encaisser bien des choses, mais pour le moment elle avait juste terriblement fin. Oh, elle ne doutait pas une seconde qu’un jour elle s’habituerait à l’absence de Selyan à ses côtés, mais se lancer dans ce grand monde était une chose qui l’effrayait. La mort, les cris, le sang … Tout ce qu’elle détestait, elle aurait à l’affronter seule et la tête haute, impartiale face à la vie et à la mort.

« Y’a des gâteaux là, si t’as faim. Me demande pas ce que c’est, j’en sais rien » Et il râla, encore, dans sa barbe. Décidément le vieux loup ne changerait jamais. Leo prit une chaise et attrapa un de ces fameux gâteaux alors qu’elle l’entendait à nouveau maugréer. « Leur bouffe est bizarre ici de toute manière. » Leo ricana avant de croquer un coup dans le gâteau. Fade avec un arrière-goût de mures . Pas excellent mais mangeable. Pâteux aussi.

C’était l’un des avantages à avoir vécu sur les routes et dans des camps d’infortunes sur des champs de batailles, Leo n’était pas difficile et mangeait ce qu’on lui servait. Sauf le poisson. Ca, jusqu’au bout, elle aurait ces étranges créatures en horreur. Mais tout cela serait fini ce soir. Elle ne serait plus infirmière sur les champs de batailles, elle n’aurait plus à consoler des familles comme devait le faire une bonne chrétienne. Elle ne dormirait plus non plus dans un lit et recevrait des gâteaux. La bouche pleine, la blonde tenta d’articuler une phrase. « Ché auchi ‘on que ce que tu cuish’ne toi »

Se séparer ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas le droit de continuer à le charrier.

Difficilement, elle avala le gâteau avant de boire de l’eau chaude pour faire passer le morceau. L’eau lui réchauffait le corps lentement. Leo poussa un soupir de soulagement avant d’aller se trainer avec sa couette dans un fauteuil en face de son mentor. « Tu sais, si ce n’est pas intéressant, ça ne sert à rien de continuer, les informations n’apparaitront pas comme par magie. »

Elle lui prit des mains et tenta vaguement de déchiffrer le gros titre. Langue de barbare. En se concentrant, elle fit la moue, les joues légèrement gonflés … Pourquoi cette langue-ci lui semblait si compliqué. Certains mots se confondaient avec l’Allemand pourtant. Avec un soupir elle posa un journal et s’étira. En temps normal, elle lui aurait demandé où est-ce qu’ils allaient de rendre. En temps normal.

Elle se souvenait de quand elle était encore Nice. Malgré qu’elle était une adolescente, jamais la blonde n’avait autant demandé d’attention.

Elle ne voulait pas poser la question. Il était encore trop tôt.

Doucement elle se pinça la lèvre inférieure.

« Il a neigé cette nuit. » Elle releva la tête et le regarda. « On pourra aller acheter à manger en ville et profiter un peu du paysage ? Qu’est-ce que tu en dis Grincheux ? »

Et surtout, n'oublie pas que tu ne dois rien ressentir Leo






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mar 28 Oct - 13:52

Départ


" Les hommes rêvent du retour plus que du départ. "


Même cette journée ne commence pas comme toutes les autres. Rayn n'a jamais vraiment été du matin, bien au contraire. De nombreuses fois, je devais la jeter du lit pour que nous reprenions la route ; chose que bien sûr, Madame n'appréciait pas du tout. Tout ça pour en venir au fait qu'aujourd'hui, elle n'agissait pas de la même manière que ces vingt-et-unes dernières années. Moi non plus, peut-être, je n'en savais rien. Tout ce dont je suis actuellement certain, c'est que cette journée sera bien différente de toutes celles qui avaient précédé.


Le vieux bookman ne trouvait absolument rien d'intéressant dans ce journal imprimé du matin et voilà que son apprentie déboulait de sa chambre. D'une certaine manière, cette arrivée inopinée avait tout d'un signe du destin ; enfin, si on croyait à ce genre de futilités. Du point de vue de Selyan, tout ce qui arrivait n'était qu'une suite d'évènements aléatoires et n'avaient rien à voir avec le destin. L'humanité n'était pas devenue aussi pourrie et corrompue car telle était sa destinée, mais à cause des actes de cette race aussi cupide que stupide. Bien évidemment, les archivistes se détachaient du lot, n'appartenaient pas vraiment à cette grande famille ; et d'une certaine manière, on pouvait dire que le vieil homme avait sauvé Caroll le jour où il l'avait trouvé dans son arbre après la destruction de son village. Il espérait lui avoir arraché son humanité et.. lui avoir ainsi permit de mener une vie loin de l'Ombre.

Enfin, sans doute la jeune femme ne comprendrait jamais cela et pour le moment, ne se gênait pas de lui faire comprendre sa façon de penser.

" Pour une fois que je me lève tôt tu trouves encore le moyen de te plaindre … Vieux bouc. "

Ah, décidément, lorsqu'il était question de râler, l'élève dépassait souvent le maître. Si Selyan était devenu ce qu'il était aujourd'hui, c'était grâce - ou à cause ! - de son très cher mentor ; et il en valait aujourd'hui de même pour la jeune Leo. Sans même lever les yeux de son journal, la Mémoire de l'Ombre finit par pester :

" C'était simplement un constat. S'tu veux m'entendre râler, tu vas être servie. Sale petite peste. "

Toujours aussi bougon qu'à son habitude, le turc finit par tourner quelques pages de son ouvrage - ou torchon, au choix - avant de s'inquiéter sur les rêves de la jeune galloise. Enfin, c'est sans doute un grand mot pour une simple question. La jeune femme se contenta alors de répondre que la nuit avait été courte pour elle : aujourd'hui était un grand jour. Toujours occupé à déchiffrer le norvégien, le maître ne fit alors que hocher la tête, pensivement ; même si son esprit n'était en rien tourné vers l'actualité locale. Alors intimée par les paroles de son mentor, Leo finit par aller se prendre à manger à l'endroit désigné par ce dernier. Il ne pensait pas qu'elle apprécierait la nourriture, mais c'était tout ce qu'il avait eut sous la main.

Toujours aussi délicate qu'à son habitude, la blondinette clama quelque chose, mais la bouche pleine. Le maître préféra alors ne pas relever et continuer à lire ; tout du moins.. jusqu'à ce que son journal ne disparaisse de son champ de vision.

" Tu sais, si ce n’est pas intéressant, ça ne sert à rien de continuer, les informations n’apparaîtront pas comme par magie. "

Lassé, le vieil homme sentit ses sourcils s'affaisser et ses yeux se plisser, tandis que son regard se posait sur son apprentie. A cet instant précis, il aurait tout donné pour lui foutre un bon coup de journal sur sa sale petite tête arrogante. D'autant plus qu'elle tenta de déchiffrer les mots écrits dans le journal et tira une tête à coucher dehors. Comment pouvait-il seulement regretter son futur départ ?

" Sait-on jamais. " maugréa-t-il, " C'est toujours plus intéressant que de t'entendre parler la bouche pleine. "

D'une main, la Mémoire de l'Ombre récupéra le journal sans pour autant se lever de son fauteuil ; c'était toujours plus intéressant que de s'attarder sur le cas de sa disciple. Quand bien même cette dernière était aussi collante qu'une puce sur le poils d'un vieux chien.

" Il a neigé cette nuit. On pourra aller acheter à manger en ville et profiter un peu du paysage ? Qu’est-ce que tu en dis Grincheux ? "
" Fine déduction, Sherlock. "

Pas sûr qu'elle comprenne la référence ; l'homme que Selyan venait de citer n'était que le personnage de fiction d'un jeune auteur dont le bookman avait connu la première œuvre il y a peu. Sans doute disparaitrait-il dans l'oubli. Levant les yeux de son journal, il finit par demander :

" Tu serais prête à affronter le froid ? "

Elle qui semblait frigorifiée rien qu'à mettre un pied dehors ; un rictus presque moqueur traversa alors le visage de la Mémoire de l'Ombre. Haussant les épaules, il ne s'arrêta pas en si bon chemin :

" Enfin, d'toute façon, si on veut bouffer un truc potable, y a pas le choix. " fit-il avant de se lever, " Mais va falloir que tu mettes un truc plus chaud sur le dos. "

D'un geste las, l'archiviste jeta alors son précieux journal sur le fauteuil où il était encore assit il y a quelques instants. Affronter le froid serait sans doute moins redoutable que de rester entre quatre murs avec son apprentie ; surtout pas aujourd'hui.




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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Ven 28 Nov - 11:48

Quand elle eut neuf ans, quand Leo se nommait encore Eilis et qu’elle apprenait avec difficulté les rudiments de son nouveau travail … La blonde avait tenté d’appeler son mentor « daddy ». Pendant cinq ans, l’homme l’avait éduqué, choyait, protégeait. Pourtant, bien que plusieurs fois, en souriant, la petite eut envie d’hurler le daddy avec joie, jamais ces mots ne sortirent de sa bouche. Ils étaient bookmen. Il ne l’aimait pas, elle ne l’aimait pas. C’était leur boulot. Ils étaient mentor et élève et c’était extrêmement douloureux. Alors Eilis écoutait simplement ses leçons, apprenant de cet homme qui continuait à avancer à ses côtés. Elle l’affectionnait, elle s’entendait bien avec – expression à prendre avec des pincettes, leurs disputes pouvaient faire trembler les murs de leur maison. Et puis Rena avait pris leur place. Plus studieuse, plus sérieuse. Et Eilis parti se morfondre au fin fond de son âme.

Leo mâchait bruyamment cette nourriture norvégienne. Elle ruminait alors que ses dents s’entrechoquaient sur la nourriture disposée. Oh, la blonde avait entendu le sale petite peste et son doux regard lui offrit un regard courroucé lui proposant poliment d’aller se faire mettre dans un pays ayant la réputation d’être tolérant face à l’amour entre deux hommes. Selyan râlait dès le matin, c’était un talent inné ! N’avait-il donc jamais reçu de récompense pour cette force de caractère ? Pourtant elle ne souleva pas et commenta la nourriture. Aussi délicieuse que celle généralement préparé par cet homme à la peau sombre. Selyan était beaucoup de choses : un excellent professeur (plutôt mourir que de l’avouer à voix haute), un excellent bretteur, un excellent bookman … Mais un excellent cuisinier ? Jamais. Une fois, la blonde eut peur que sa nourriture était vivante … Depuis Leo avait investi dans quelque livres de cuisines en langue germanique. L’autre, était en train de lire un journal.

Elle osa lui prendre son journal. Mais tout était calculé ! En privant son maitre de son arbre de prédilection contre elle – maitre bretteur et maitre dans le coup de journal sur la tête – la blonde avait assuré sa protection. « Sait-on jamais. » Il se moquait d’elle là ? « C’est toujours plus intéressant que de t’entendre parler la bouche pleine. »

Leo eut un regard outré ! Lui, le rustre de l’ombre osait lui faire remarquer ses mauvaises manières ? Peuh. Qu’il se plaigne à l’éducation qu’il lui avait donnée. Leo pesta avant de croiser les bras … Et le démon récupéra son bien. Non. Elle ne devait pas s’énerver aujourd’hui. Leo voulait que cette journée se passe relativement bien même si son caractère contrastait avec son attitude habituelle. Elle voulait faire de cette dernière journée quelque chose de sympathique.

Elle voulait sortir. Profiter de la neige. Elle lui proposa de sortir.

« Fine déduction, Sherlock. » Elle fronça les sourcils. Va coucouche panier Leo. Qu’est-ce qu’il pouvait être énervant ! Et puis Sherlock ? N’était-ce pas un roman qui se trouvait dans la liste de lecture qu’elle avait fait suite aux conseils du vieillard ? A cet instant, elle ne savait plus. Leo allait renoncer et retourner dans sa chambre se recoucher. Finalement, elle n’était bien que sous ses couettes ! La chaude douceur de ses couettes, la berçant comme les bras maternels d’une mère aimante.

Elle fit volte-face et se dirigea en pestant vers sa chambre. « Tu serais prête à affronter le froid ? » Leo se stoppa et se retourna. C’était une plaisanterie ? Elle devait partir au plus tard ce soir, bien sûr qu’elle était prête à affronter le froid. Il eut ce rictus moqueur qui fit poussa la blonde a lui répondre en tirant la langue. Mature ? Très peu. Mais c’était Selyan, elle pouvait tout se permettre. « Enfin, d’toute façon, si on veut bouffer un truc potable, y’a pas le choix. » fit-il en se levant. « Mais va falloir que tu mettes un truc plus chaud sur le dos. ». Leo le fixa longuement avant de sourire. Elle était contente. Selyan cédait de temps en temps à ses désirs, mais jamais de façon direct, il détournait son désir pour le retournait à son avantage mais tout cela convenait à cette femme. Elle avait grandi avec, avait appris à le connaitre. « Evidemment, je ne vais pas sortir dans le froid et la neige en pyjama. Crétin d’ours »

Et sans lui laisser le temps de réagir elle pénétra dans sa chambre et troqua son pyjama de tissus contre des vêtements en laines et de cotons. C’était un luxe qu’ils s’étaient permis, ou tout du moins qu’ils avaient pu se permettre. Elle enfonça ses pieds dans des bottes – certes d’hommes mais on ne chipotait pas avec le froid – et mis son manteau sur ses petites épaules. Elle fit glisser ses doigts sur la table de nuit, prenant son ruban qu’elle mit dans sa bouche alors que ses mains tressaient des cheveux de part et autres de sa tête. En sortant de sa chambre, la blonde fit une queue de cheval haute et alla ouvrir la porte de leur demeure sans regarder son mentor. « Allez, dépêche-toi Grincheux. Avec un peu de chances, il y a un marché aujourd’hui et on payera moins cher. »

Leo n’avait aucune idée à quel point elle allait manquer d’argent par le futur.

Elle fit un pas. Deux pas à l’extérieur. Puis elle se figea et fut prise d’un violent frisson qui lui parcourra l’échine dorsale. Immédiatement ses genoux se mirent à claquer et elle se frotta les bras. « Bordel ! Il fait froid par les cornes de Cornouailles ! »







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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Dim 30 Nov - 15:55

Froid


" Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. "


Plus j'y pensais, et plus je me demandais ce que nous étions venus foutre dans un pays aussi froid et aussi reculé de l'Europe. Il n'y avait pas terrain plus neutre et plus minable pour faire des adieux et au fond, je me demande si ce n'est pas ce que nous avions cherché. A partir de là, Leo n'aurait plus qu'à aller où elle le désire. Soit elle pouvait prendre la mer pour quitter le semi-continent, soit le train pour se diriger vers l'Asie ou retourner dans le cœur de l'Europe. Ce n'était plus à moi de décider de ses destinations, même si ce n'était pas encore une véritable bookman pour autant. Elle doit faire ses preuves et j'espère qu'elle ne pas me revenir dans les pattes en chouinant parce que la vraie vie est trop dure.


Qu'est-ce qu'il se mettait le doigt dans l’œil.

Comme toujours, les paroles de Selyan avaient mis son apprentie en rogne, et cette dernière s'était même dirigée vers sa chambre sans demander son reste. On aurait pu croire qu'elle allait s'habiller sans faire de chichis, mais ça, c'était sans connaitre le caractère borné de la blondinette. Ce genre de réactions, cela voulait sans doute dire qu'elle ne sortirait pas avant l'heure du repas du soir. En vingt-et-un ans passés à ses côtés, chacune de ses réactions semblait si prévisible aux yeux du bookman. Et au fond, il savait pertinemment que la demoiselle ne fuirait pas ainsi une journée dehors, surtout pas après l'avoir proposée. Elle était comme un chat qui grattait une fenêtre pour sortir et qu'une fois qu'on l'avait ouverte, prenait bien son temps avant de se rendre dehors. Si on le brusquait, il risquerait de retourner se lover sur le canapé. Avec la galloise, c'était un peu pareil ; sauf que son mentor ne se gênait pas pour la brusquer.

Mais dans tous les cas, il n'avait pu lui refuser une excursion dehors, malgré la neige et le froid ; ce serait la toute dernière. Malgré ses airs bourrus, la Mémoire de l'Ombre avait parfaitement conscience que ce jour n'était pas comme les autres. Nécessaire, malheureusement ; pourtant, cette journée aurait dû être normale. Ils étaient bookmen et leur destin était de se séparer, un jour ou l'autre. Et nous y voici.

" Evidemment, je ne vais pas sortir dans le froid et la neige en pyjama. Crétin d’ours. "
" Qu'est-ce que tu baragouines encore ? ... "

Trop tard, la voilà déjà partie.

Roulant des yeux tout en poussant un soupir, Selyan finit par se diriger vers le porte-manteau pour attraper sa veste, noire et avec une grande capuche pour se couvrir la tête. Une fois celle-ci enfilée sans grande conviction, il enroula son cou d'une grosse écharpe de laine blanche ; craignant malgré tout, au fond, que ce ne soit guère suffisant pour affronter l'air glacial de Norvège. Enfin, c'est toujours mieux que rien.

Puis les minutes passaient, bien trop au goût du vieil ours.

" Bouge un peu ton cul Leo, on a pas toute la journée. " maugréa-t-il tout en haussant le ton pour qu'elle l'entende depuis sa chambre.

C'est qu'elle savait se faire attendre ; sans doute faisait-elle même exprès de prendre tout son temps pour lui casser les pieds. C'était bien dans ses habitudes et dans sa façon d'être ça, tiens ! Son apprentie allait encore le mettre en colère sans même être dans la même pièce que lui, c'était un monde ça quand même. Puis là, elle finit par sortir de sa chambre, tout en s'attachant les cheveux avec le plus grand soin. C'était pas ça qui allait la protéger du froid, ça, c'est sûr.

" Allez, dépêche-toi Grincheux. Avec un peu de chances, il y a un marché aujourd’hui et on payera moins cher. "

Lassé, le turc laissa ses paupières s'abaissa dans une mine déconfite. Se moquait-elle réellement de lui, là ? Cela faisait de longues minutes qu'il l'attendait là et madame osait faire une remarque. Tout en s'avançant vers elle, il lui lança un cinglant :

" C'n'est pas moi qui ait dû aller me changer. "

Et une petite claque derrière la tête, pour agrémenter le tout.

Si ça ne tenait qu'à lui, il lui aurait également mis la tête dans la neige pour lui refroidir les idées, mais ne souhaitait tout de même pas que Leo se prenne une pneumonie. Il n'avait pas passé de si longues années de sa vie avec une gamine insupportable si c'était pour qu'elle claque au premier gros coup de froid rencontré. Le vieil homme se contenta alors de ranger ses mains dans les poches de sa veste, après avoir bien sûr remonté sa capuche sur sa tête.

L'apprentie fut la première à affronter le froid, tandis que son mentor l'observait d'un œil fatigué depuis l'entrebâillement de la porte.

" Bordel ! Il fait froid par les cornes de Cornouailles ! "
" C'est toi qui a voulu sortir, j'veux pas t'entendre râler. "

Une fois son venin craché, la Mémoire de l'Ombre s'aventura lui aussi dans le froid, ne mettant pas longtemps à dépasser la jeune fille, avant de se stopper dans la rue, pieds dans la neige.

" Mais c'est vrai que ça caille, bordel. "

Au moins, ils étaient d'accord sur une chose ; pour une fois.

Sortant ses mains de ses poches, il n'en fallut pas plus au râleur en chef pour s'allumer une cigarette. Déjà, parce qu'il l'avait bien mérité au vu de ses efforts, mais aussi parce que ça risquait de le réchauffer un tant soit peu. Sans attendre une minute de plus les pieds figés dans la glace, il se mit alors en route, clope au bec.

" Magne toi, tu vas geler sur place sinon. "

Quelle idée, tout de même, que d'affronter le froid par un jour comme celui-ci. Pourquoi avait-il accepté la requête de la bookman junior ? Il ne lui devait pourtant rien, bien au contraire, c'était plutôt à elle de faire des concessions pour tout ce qu'il lui avait offert au cours de sa vie ! Enfin, cela restait malgré tout à débattre. Ces vingt-et-une dernières années avaient dû être un calvaire pour l'un comme pour l'autre, cela devait se valoir. Tout du moins.. dans les faits. Mais pourquoi fallait-ils qu'ils se promènent, ici ? Il n'y avait absolument aucun fait notable à retenir, rien, pas la moindre petite ligne historique à coucher sur papier.

Si ce n'était que cette terre abriterait la séparation d'une élève et de son maître.




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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mar 2 Déc - 18:39

Leo était une femme, une jeune femme. Selyan était un homme ou plutôt, selon notre blondinette un vieil abruti d’ours mal léché qui passe plus de temps à râler qu’à respirer. Nous, humble lecteurs et observateurs de cette étrange relation pouvons reformuler ainsi : qui bene amat, bene castigat ou qui aime bien, châtie bien. Il y avait un peu cet univers comique, burlesque entre ces deux individus ayant vécu si longtemps ensemble. Vingt et un ans de cohabitation et les deux énergumènes passaient plus de temps à tenter de se tordre le coup mutuellement à travers diverses joutes verbales qu’à réellement communiquer. Une mauvaise relation ? Bien entendu que non … Je crois. L’un comme l’autre avait un besoin à combler en usant l’autre, alors ils se montraient cette affection comme ils le pouvaient. Le plus dur était de savoir si véritablement, ce lien pouvait aller au-delà de la séparation et d’un titre gravé sur leur âme. Tourner le dos, s’éloigner, renoncer à l’unique famille jamais possédée. Car tel était le cas ! Le vieil ours, la blondasse et le squatteur avaient formé une famille, certes différentes mais il s’agissait de la leur.

Et Rayn, bien loin de Leo, gardait un bon souvenir de ces moments en « famille ».

Mais Leo, au fin fond de cette Norvège qui lui faisait trembler les genoux, était bien loin de se douter de tout ce qui lui arriverait. Et bon sang, si la blonde avait su le froid de canard qu’elle aurait à affronter, elle aurait « pris toute la journée » pour reprendre l’expression de son ainé pour se préparé. Et investie dans des vêtements bien plus chauds encore. Mais les remarques – les râleries – de Selyan ne comptaient pas. Si vous étiez l’un des soldats que Leo avait pris soin de soigner et que vous veniez à la questionner sur son vieux maitre elle vous répondrait avec plaisir que râler est comme une seconde nature, même quand il n’y a pas de raison de le faire Selyan se mettait à râler. Suite à cela, vous hurleriez certainement de douleur à cause d’une épaule violement remise en place par l’espèce de médecin en manque de nicotine.  

La claque derrière sa tête était comme une caresse. Ne me regardez pas comme ça ! Selyan exprimait ses sentiments comme il le pouvait après tout. Bien qu’il aurait certainement voulu l’assassiner indirectement au fond de lui avec une rencontre fracassante entre sa tête et la neige, tout en passant par une petite pneumonie. Ah ! L’amour familial !

« C’est toi qui a voulu sortir, j’veux pas t’entendre râler. » C’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Leo lui lança un regard peu avenant en lui tirant la langue. Langue qu’elle ramena bien rapidement dans sa bouche au vu du froid ambiant. Ne pouvait-il donc pas se réjouir et marquer ce jour d’une pierre blanche ? Après tout, elle s’était levée tôt ! N’était-ce donc pas un miracle à célébrer ? Non, môssieur Selyan restait un ours quel que soit les circonstances. Mais Leo ne releva pas … Aujourd’hui était sa dernière journée et encore une fois, elle se força mentalement à faire un effort. Un tout petit effort pour que tout ce passe bien et que son âme de bookwoman retienne un bon moment en compagnie du vieil homme. Et pourtant, un autre miracle eut lieu en ce jour de neige : « Mais c’est vrai que ça caille, bordel. » « Vas-y, dis-le encore que j’ai raison, j’adore ça. » Elle esquissa un petit rire, sachant pertinemment qu’une claque risquerait encore de tomber.

Dès l’instant où elle fut dehors, l’humeur de Leo s’était tout de suite améliorée. Il faisait froid, elle grelottait, mais il neigeait et ça, elle adorait ça. Et puis elle pouvait encore profiter encore un peu de l’odeur de cigarette ; Leo adorait l’odeur – bien qu’elle se soit étouffée le jour où elle tenta d’en fumer une (dérobée à un certain ours) – et il n’était pas rare quand elle était petite qu’elle prenne le manteau de son mentor pour dormir pour profiter de l’essence de tabac encore présente.

« Magne toi, tu vas geler sur place sinon. » Elle roula des yeux et tira sur un bout de son écharpe pour la faire glisser de son cou avant de se la mettre. « Ouais ouais. Je sais. Avance grand père, sinon on m’accusera de ne pas avoir aidé une personne âgée en difficulté ! » La petite blonde fit quelque pas en avant – histoire d’éviter toute tentative de baffe derrière la tête – et s’étira avant de mettre ses bras derrière sa tête. Dieu qu’elle avait froid mais bon sang qu’elle était bien. Elle qui avait si peur ce matin, elle qui ne voulait pas entendre parler de séparation, elle qui voulait redevenir une toute jeune enfant pour retourner se cacher dans le giron de son maitre. Etait-elle finalement réellement prête ?

Leo s’accorda de jeter un coup d’œil en arrière, fixant la silhouette de cet homme qui lui avait tout appris, dans le bon et mauvais sens du terme. Par les cornes de Cornouailles, elle ne voulait plus jamais avoir à parler de  cette chose avec lui. C’était bien trop traumatisant. Elle tourna le tête vers lui : « au fait, tu as pensé à prendre l’argent pour le marché ? » C’était tout de même essentiel pour le bon fonctionnement de courses.

Puis elle se stoppa et se retourna complètement en le fixant longuement. Si elle venait à poser la question, Leo savait pertinemment qu’il trouverait un moyen de changer de sujet ou de la tourner en ridicule. Elle commençait à le connaitre par cœur : ses mots gentils comme cruels. Et Selyan était souvent plus cruel que doux. « Alors, je suis prête. »

Elle l’avait posé en affirmation, c’était vrai. Pourtant il s’agissait bien d’une question.






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mer 10 Déc - 23:48

Réalité


" Les histoires sont là pour nous rappeler qu'il y a plus et autrement que la réalité, ou sinon comment ferions-nous pour changer la réalité ? "


J'avais beau la charrier sur à peu près tout ce qui était possible d'exister ou sur tout ce qui pouvait bien sortir de son agaçante petite bouche, mais là, elle avait marqué un point. Les températures excessivement froides de Norvège m'avaient surpris, tout simplement parce que je n'avais pas grandis dans un tel environnement. Enfin, ce n'est pas comme si j'étais resté longtemps dans mon pays d'origine. Quand on est un archiviste, on ne se soucie pas d'où on va, ni même si on en a vraiment envie : on le fait, un point c'est tout. Parfois, je songeais au fait qu'au fond, nous n'étions pas si différents des soldats ; même si l'humanité avait fini par nous oublier. Des soldats de l'Ombre, dont les noms disparaitraient en même temps que leur dernière étincelle de vie. Voilà ce que nous sommes, nous, les bookmen.


Dans toutes les situations, Selyan était toujours le premier à râler sur le pourquoi du comment d'une situation et si ce n'était pas le cas, soit le bookman n'était pas présent ou son apprentie avait parlé avant lui. Il n'y avait, bien évidemment, aucun pour rattraper l'autre. Gölge avait été un animal qui montrait facilement les crocs durant sa tendre enfance, son maître ne lui avait pas apprit la patience ni le calme et comme une sorte de tradition, il ne l'avait pas fait non plus avec la jeune femme. Pourtant, tant qu'ils trouvaient la force de râler et de contester le monde, cela signifiait d'une certaine manière que tout allait bien. Tant qu'ils étaient capables de porter ce genre de jugement sur l'humanité et ce qui l'entourait alors, la vie continuerait son cours.

Alors se plaindre du froid n'était vraiment pas une chose dont le râleur professionnel put se passer. D'une main experte, il remonta même sa capuche sur sa tête, afin d'éviter de prendre froid. Il n'y avait pas lieu d'habiter dans des terres aussi reculées ; même l'Ombre ne voudrait pas mettre les pieds ici. Et il la comprenait.

" Vas-y, dis-le encore que j’ai raison, j’adore ça. "

D'une humeur massacrante à cause du froid, la Mémoire de l'Ombre lança un regard exacerbé à son apprentie, mais cette fois-ci, tint sa langue. Il se contenta juste de grommeler dans sa barbe tout en reprenant son chemin ; finissant malgré tout par intimer à Leo de le suivre, ou sinon, le gel se chargerait d'elle.

" Ouais ouais. Je sais. Avance grand père, sinon on m’accusera de ne pas avoir aidé une personne âgée en difficulté ! "
" T'en fais pas pour moi, j'suis pas prêt de passer l'arme à gauche, surtout pas à cause du froid. "

Il aurait pu la frapper, mais avec les années, la jeune femme avait apprit des futures réactions de son maître : en seulement quelques pas, elle l'avait devancé. Clope toujours au bec, Selyan se retint de ne pas la caler en plein dans la tignasse blonde de son apprentie ; qui, en soit, aurait prit feu aussi rapidement qu'un fétu de paille. Mains solidement ancrées dans ses poches, le vieil homme se remit alors en route, ne tardant pas avant de croiser la route du marché.

Malgré le froid, il y avait du monde dehors, comme si celui-ci n'incommodait personne dans la ville ; mis à part eux. Des fous, selon son point de vue.

" Au fait, tu as pensé à prendre l’argent pour le marché ? "

Suite à cette question, un léger rire s'échappa de la gorge du maître, tandis que ses pieds s'enfonçaient dans la neige, pour ne plus marcher, et que des cendres tombaient de sa cigarette rougissante. Il ne lui adressa qu'un regard, hautain.

" Et toi, t'en as pris ? " répliqua-t-il d'un ton presque moqueur, " Il va falloir y penser, maintenant. Je ne s'rai plus là pour subvenir à tes besoins. "

La jeune femme ne devait pas avoir le moindre sous sur elle et pourtant, elle toisa son maître d'un regard profond, comme si quelque chose allait finir par franchir la barrière de ses lèvres. Quelque chose de fort. Rapidement. Maintenant.

" Alors, je suis prête. "

Surprit, la Mémoire de l'Ombre en perdit son sourire, se contentant de fixer la jeune femme durant de longues secondes. Était-ce une question ? Son intonation signifiait sans doute que non, mais une chose dans son regard mit le doute à son mentor. Pourquoi poser cette question maintenant ? Pourquoi dire ça ? Voulait-elle partir, là, tout de suite ?

La discussion était devenue sérieuse, en une fraction de seconde seulement.

" En es-tu vraiment sûre ? "

D'une certaine manière, Selyan réagissait là comme un père craignant de laisser son enfant affronter le monde et quitter le nid. Mais jamais il ne pourrait se l'avouer, car il n'était qu'un bookman et elle.. également.

" Je n'sais même pas si tu serais capable de te débrouiller tout seule dans ce marché, sans mon aide. " pesta-t-il tout en lui tapant le front de ses doigts, " Es-tu réellement prête à partir, petite sotte ? "

Bien sûr, il était évident qu'il ne retarderait pas le départ de la jeune femme, sauf si cette dernière tenait à rester à ses côtés plus longtemps. Après tout, c'était son  destin, son choix, sa vie. Vraiment ?




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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mer 17 Déc - 12:27

Leo ne l’avouerait jamais, mais elle avait toujours aimé marcher aux côtés de son mentor. Ou un peu en avant quand la menace éminente d’une claque se rapprochait à vitesse grand V. La petite blonde avait appris indirectement de Selyan que ces petits moments simples étaient leur unique moment de répit. Des morts, des meurtres, des enfants anéantis, le sang … elle l’avait vu tout au long de sa courte vie. Ce sang qu’elle haïssait et qui souillait les mains de l’homme. Alors marcher, juste marcher, tout près du vieil ours la faisait sourire. Le plus souvent intérieurement, elle avait une réputation à tenir tout de même. C’était son petit bonheur à elle. Un jour marcherait-elle aussi au côté d’un élève tout en râlant ? Râler. Signe de bonne santé dans sa famille. Tant que l’un des deux continuaient de râler tout allait bien dans le meilleur des mondes. L’équilibre qu’ils avaient créée – si nous pouvions appeler ça un équilibre – était sauf. Et cela remplissait le cœur de Leo.

La petite blonde avait cessé depuis déjà bien longtemps de questionner Selyan sur sa famille. Qu’en savait-il de toute façon ? Il avait juste récupéré une petite fille qui échappa de peu à la mort. Selyan et même le squatteur étaient devenus sa famille. Famille qu’elle n’allait pas tarder à quitter, une famille qui ne serait que les fragments d’un souvenir et de liens brisés. Alors la petite femme profitait de l’instant présent.

Et qu’est-ce qu’elle aimait avoir raison !

C’était assez rare comme ça pour le marquer d’une pierre blanche et de charrier encore et encore son ainé avec cette réalité. Ils marchèrent dans le froid de la Norvège – comment pouvait-on supporter un tel froid ?! – le sourire de la blonde, victorieuse, faisant écho au grognement de l’ours. Elle était de tellement bonne humeur qu’elle le taquina même sur son âge. « T’en fais pas pour moi, j’suis pas prêt de passer l’arme à gauche, surtout pas à cause du froid. » Si Leo avait été Rayn, elle lui aurait souligné qu’il pouvait mourir à tout moment avec le job qu’ils avaient choisi. Mais Leo avait encore cette naïveté émanant des juniors toujours à la charge de leur maitre. Elle rit en se frottant sous le nez. Oui, il n’y avait pas à s’inquiéter du mentor pour elle. « T’es pire qu’un cafard ! Increvable. Si ce n’est pas inadmissible ? »

A cette époque, Leo n’envisageait pas que son maitre qui avait survécu au monde, qui était médecin, qui était une ombre, pouvait seulement mourir.

En marchant en avant, Leo sentait les ondes meurtrières de son maitre, lui faisant lâcher un petit rire. Le faire râler et pester était un sport dans lequel elle excellait. Et c’était encore mieux quand Selyan n’arrivait pas à l’énerver en retour. C’était une petite satisfaction personnelle. Avant un départ, c’était une bonne chose que de se dire au revoir ainsi ! Les rues du marché étaient bombées de mode. Enfin … Pour un temps aussi froid, Leo fut presque impressionnée de voir autant de monde. Pourquoi était-il venu en Norvège déjà ? La petite blonde regardait avec attentions les commerçants de nourritures chaudes quand elle lui demanda s’il avait pensé à prendre de l’argent.

La blonde s’attendit au pire quand elle entendit le rire de son mentor et laissa une grimace – qui vous aurez fait rire – en se retournant légèrement. Un petit regard hautain lui répondit. Zut, il n’avait pas dit son dernier mot. « Et toi, t’en as pris ? » la réponse était non, mais le ton moqueur de son maitre la poussa à faire la moue plutôt qu’à répondre. C’était aussi un moyen d’éviter la question après tout. « Il va falloir y penser, maintenant. Je ne s’rai plus là pour subvenir à tes besoins »

Les cendres rougis de sa cigarette tombèrent sur le sol enneigé pendant qu’elle le regardait. Oui. Il ne serait plus là pour penser aux étourdissements de la jeune femme qui n’était finalement concentré que dans son travail. Etait-ce à cause de cette phrase que Rayn était toujours en train de courir après l’argent ? Après tout, c’était un moyen de se rattacher au passé. Mais Leo croisa les bras et fit une moue boudeuse. Elle se promit mentalement de n’avoir besoin de personne pour l’argent. « J’y penserai tête de raton laveur ! » Mauvaise réponse. Pourtant ce rappel de son départ, le sous entendu de ce qui notera la fin de cette relation … Il lui avait dit qu’il était l’heure, qu’il était temps.

Alors elle le demanda. Comme un coup de tonnerre brisant le fourmillement de bruit chaleureux autour d’eux.

Celui qui deviendrait Elias en perdit son sourire, fixant son élève de longue secondes. Leo lui soutint le regard tout en se mordant l’intérieur des jours. Il eut fallu un claquement de doigts pour que le petit bonheur de la blonde s’en aille, chasser d’un revers de la main par le devoir des bookmen.

« En es-tu vraiment sûre ? »

Dire que Leo fut surprise aurait été un euphémisme. Qu’il venait, lui, à lui poser cette question … Elle espérait au contraire qu’il la rassure sur ce point. Ne lui a-t-il donc pas dit de partir ? Etait-ce un moyen de lui tendre la perche, de lui permettre de rester ici avec lui ? ou de la tester en tant que membre du clan bookman ? Leo aurait voulu lâcher un triste rire … Que c’était compliqué de comprendre ce que voulait dire son mentor.

Plonger dans ses pensées, la petite blonde ne vit pas que son mentor s’était rapproché. « Je n’sais même pas si tu serais capable de te débrouiller toute seule dans ce marché, sans mon aide » fit-elle en tapant son front de deux doigts. Leo le regardait, sans comprendre. « Es-tu réellement prête à partir, petite sotte ? »

Non

Leo souhaita pouvoir pleurer.

Mais était-ce le froid ou son éducation ? Elle ne versa pas une goutte. Elle se contenta de fixer son mentor. Elle aurait souhaité rester, continuer à se chamailler avec lui encore. Continuer cette vie qu’elle avait toujours connue. Continuer de rire, de râler, d’apprendre. Parce qu’elle l’aimait vraiment dans le fond, cet homme qui l’avait éduqué. Mais avant tout cela, Leo avait embrassé la voie des bookmen, elle avait accepté tout ce qui devait être fait. Oublier, renier, endormir … Et s’il lui avait dit qu’elle pouvait … c’était qu’au fond elle devait en être capable. Leo n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, du chamboulement que serait Rayn sur son existence. De ce que Selyan allait créer. Lentement elle prit cette main qui avait trouvé son chemin sur son front et la serra longuement. Elle souriait. Tristement mais souriait. Sohan lui manquait soudainement. « Je suis trop vieille maintenant. Alors prête ou pas prête il faut que je parte. Je ne peux pas t’encombrer plus longtemps. » Son sourire triste tenta de se transformer en un sourire joueur. « On a tous les deux besoins d’un bon bol d’air frais ! »

Comme elle aurait souhaité rester. Dans le giron de celui qui se rapprochait le plus d’un père. Leo n’avait eu que lui. Lentement elle prit cette main et la posa sur sa tête. Juste quelque instant. Sentir cette chaleur sur le cuir chevelu de la blonde de vingt cinq ans.

Puis elle la retira et continua son chemin. « Bon … les courses … »

Les dernières courses ensemble.






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mar 30 Déc - 1:05

Courses


" Aux courses, les petits tuyaux font les grandes misères. "


Est-elle seulement capable de prendre son envol, maintenant, un jour seulement ? Je me suis posé la question plusieurs fois au cours de ces derniers mois, sans que je ne puisse réellement trouver de réponse. La garder à jamais à mes côtés était impossible, bien sûr, mais j'étais incapable de savoir si elle était prête à partir, aujourd'hui. S'en sortirait-elle seule dans la nature ? Survivrait-elle seulement ? Que pourrait-il bien lui arriver ? Je n'osais l'imaginer et au fond, je n'avais pas à le faire. Leo est une apprentie bookman, et moi, son maître. Ce genre de craintes sont proscrites, pourtant..


Après vingt-et-une années de route, l'heure des séparations approchait à grands pas ; combien de temps avant que le maître ou l'élève ne mettent un terme à cette journée ? L'un des deux finirait par briser ce dernier jour, pour s'élancer de son propre chef vers cette nouvelle vie. Mais qui ? Serait Selyan qui tournerait les talons en premier, au risque de brusquer son apprentie ? Après tout, peut-être n'était-elle pas véritablement prête à prendre son envol, mais si elle l'était.. Serait-ce elle qui lui tournerait le dos, au risque de ne plus jamais revoir l'homme qui l'avait élevé ? Qui serait le premier à se décider ? La question avait effleuré l'esprit de la Mémoire de l'Ombre, avant de finalement disparaitre ; qui vivra, verra.

Dans tous les cas, pour le moment, la jeune femme ne semblait pas prête à lâcher son maître ; le collant même aux basques comme le pire des chewing-gum fondu à cause du soleil. Sans doute prenait-elle un malin plaisir à pourrir ces derniers instants en compagnie de son mentor.

" T’es pire qu’un cafard ! Increvable. Si ce n’est pas inadmissible ? "

Capuche toujours relevée sur sa tête, le vieil homme finit par tourner un regard las en direction de son apprentie ; malgré les rires de cette dernière. C'est avec un ton presque léger que Selyan avait alors soufflé, avant de reprendre sa route :

" Ferme-la donc p'tite tête. "

Mais la blondinette n'était pas prête de se taire.

Alors qu'ils semblaient enfin prêts à repartir, Leo avait soufflé quelques mots qui avaient presque coupés le sifflet de la Mémoire de l'Ombre. S'estimait-elle prête à prendre son envol ? Il n'en était pas certain.. Après tout, cette pauvre gamine n'avait même pas pensé à prendre de l'argent pour faire les courses ; comptant ainsi sur l'entière participation de son mentor. Lorsqu'elle se retrouverait seule, personne ne lui viendrait en aide, surtout pas lui. Alors, sans l'ombre d'un doute, Selyan avait remit en question toute l'éducation de son apprentie ; ou tout du moins, surtout sa capacité à survivre en milieu hostile, seule, sans son maître. Si elle venait encore à hésiter alors, la demoiselle resterait sans doute à ses côtés, pour quelques jours, semaines, ou mois. Cela ne servait à rien de pousser un oisillon du nid si ses plumes n'avaient pas encore poussées. Qu'en était-il de la jeune archiviste ?

Pour toute réponse, la galloise ne dit mot, se contentant de fixer les prunelles de son mentor comme un chien qu'on aurait puni. De ses mains frêles, elle finit par attraper la sienne, avant de laisser un sourire traverser son visage de poupée. Étrange ; quelque chose avait changé dans son regard.

" Je suis trop vieille maintenant. Alors prête ou pas prête il faut que je parte. Je ne peux pas t’encombrer plus longtemps. " souffla-t-elle, non sans un sourire, " On a tous les deux besoins d’un bon bol d’air frais ! "

D'une main, celle de Selyan vint se poser sur la tête de la jeune femme ; qui d'un coup, sembla les plonger des années en arrière. Avaient-ils vraiment, au fond, l'apparence d'un père et d'une fille ? L'espace d'un instant, il resta silencieux, laissant ses doigts glisser sous quelques mèches de cheveux ; un sourire sembla presque étirer ses lèvres.

Puis un souffle s'en échappa.

" C'est ton choix, Leo. "

Avait-elle seulement entendu ces quelques mots ? Allez savoir. Tout ce dont le bookman était certain, c'était du changement radical d'attitude de la part de la jeune femme ; qui une fois défait de l'emprise de son mentor, reprit son chemin sans même l'attendre.

" Bon … les courses … "

Sans trainer un instant de plus, le turc se mit également en route.

Une fois dans le marché - qui n'était pas si noir de monde que ça, malgré la neige - la Mémoire de l'Ombre finit par s'arrêter. Mieux valait partager les tâches s'ils voulaient retourner rapidement dans leur lieu de séjour ; au chaud, loin de toute cette glace et de cet ennui terrible. Après avoir mis une main à sa poche, Selyan en sorti quelques billets de la devise locale, ainsi que des pièces de monnaie. Cela devrait sans doute suffire. Sans demander son avis à son apprentie, il lui prit alors les mains.

" Tiens, prend ça. " lança-t-il tout en lui donnant de l'argent, " Débrouille-toi pour te dégoter de la viande, pas un de leurs poissons fumés là, un vrai truc à bouffer. Je me charge du reste. "

Parce qu'en plus de tout ça, les norvégiens mangeaient vraiment des trucs louches.

Mais avant même de pouvoir tourner les talons dans le marché, le vieil homme sentit qu'on tirait le tissu de sa veste. Sur le qui-vive, les yeux plissés, il tourna la tête en direction de son agresseur.. qui n'était autre qu'un enfant, caché derrière un énorme bouquet de fleurs. L'ours se détendit alors immédiatement, le toisant cette fois-ci d'un air surprit.

" Mister Selyan ? "
" Ja ? "
" Det er for deg ! "

Sans avoir totalement comprit les paroles du marmot, la Mémoire de l'Ombre accepta le présent que celui-ci lui avait tendu. Alors comme ça, c'était pour lui ? Il y avait une carte glissée dans le bouquet mais ça, il n'y fit même pas attention.

" Hm, takk. " se contenta-t-il de répondre, tout en donnant une pièce de monnaie à l'enfant des rues.

Ravi, le petit homme disparut aussi rapidement qu'il était arrivé, laissant là un Selyan un peu lassé avec un énorme bouquet de fleurs. Il les toisa l'espace d'un instant, avant de les refourguer dans les bras de sa si chère disciple.

" Tiens, cadeau. Les laisse pas crever. "

Puis, comme si rien ne s'était passé, l'Ombre reprit son chemin.





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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mer 31 Déc - 0:21

« Ferme-la donc p’tite tête. »

Un énième sourire et un autre petit rire. Leo pensait que la notion de bonheur pouvait se résumer à ça finalement … Quelqu’un qui serait passé à côté n’aurai pas compris l’enchantement de la jeune femme. Mais elle qui avait grandi avec lui, qui pouvait se vanter de le connaître avait entendu la légèreté de la voix de son ainé. Lui aussi, dans un sens, profitait de leurs derniers instants ensemble. Le père et la fille comme l’exprimait si bien les personnes avec qui ils avaient travaillé au fil des ans. Leo n’avait pas de modèle masculin … Son père n’était qu’un vague souvenir et elle n’avait que de son frère des yeux rouges et un prénom. Selyan avait pris cette place, Selyan s’était imposé sans le vouloir comme la figure paternelle de la jeune fille. Certes, les règles avaient été mises dès le début mais cela n’empêchait pas l’enfant qu’elle avait été de parfois s’imaginer une vie de famille avec l’homme qui se trouvait à ses côtés. Elle s’était même mise à la cuisine pour leur survie commune que diable ! Il était vrai que la petite fille qu’elle était digérée très mal le jus de chaussette … Au moins là, tout allait bien.

Ils avaient leurs habitudes, leur fonctionnement. Tout ça qui allait être brisé par les simples mots d’une jeune femme cherchant le réconfort. Le réconfort de cette main qu’elle avait elle-même mise sur sa tête, à la recherche d’une source de chaleur. Leo allait partir. Leo allait disparaitre dans les confins de l’âme de cette femme pour laisser place à une autre identité. La blonde profita quelque instant, les yeux fermés, de cette main sur sa tête. Doucement les doigts se faufilaient entre ses mèches, c’était léger, presque imperceptible mais elle le sentit. Un sourire fleurit sur ses lèvres alors qu’en face d’elle l’homme lui offrait un simili de sourire. Et puis un murmure qui lui retourna l’estomac. « C’est ton choix, Leo ». La blonde entre-ouvrit les yeux. Oui … Son choix. C’était elle à l’instant qui avait fait le choix de partir, de ne plus revenir, de tourner le dos à ces journées d’été, à son enfance.

Il était temps que la jeune fille de vingt-cinq ans s’en aille.

Elle lui retira la main et se retourna pour reprendre la route. Les courses mes aïeux ! Il était hors de questions qu’ils mangent encore quelque chose d’exécrable … Les Norvégiens se nourrissaient véritablement bizarrement. Il fallait dire, Leo avait toujours été la première à tester les spécialités locales. Malheureusement son fragile estomac ne supportait pas forcément toutes les recettes plus ou moins étranges que l’on pouvait trouver en Europe. Mais c’était elle qui faisait la cuisine, elle en avait donc tout pouvoir. Même quand Sohan était encore là, elle le forçait à manger ce qu’elle, elle cuisinait. Le plus âgé sembla bien décidé à suivre son élève dans les recoins de ce marché. La neige avait repoussé les plus valeureux, laissant un marché relativement clair de monde pour le plus grand bonheur de Leo. La petite blonde ne supportait pas d’être collée aux autres …

Elle regarda son mentor pour lui demander ce qu’il souhaitait manger quand Selyan lui prit les mains et y mit des pièces de monnaies. Le froid du métal sur sa main la fit frissonner. Ou était-ce le contact avec son mentor ? Elle l’ignorait. « Tiens, prend ça. » Leo jeta vaguement un coup d’œil sur l’argent, comptant combien cela faisait. « Débrouille-toi pour te dégoter de la viande, pas un de leurs poissons fumés là un vrai truc à bouffer. Je me charge du reste. »

De la viande donc ? Leo grimaça … Elle n’avait aucune envie de manger du mouton. Et le renne était beaucoup trop dur pour ses dents. Elle se demanda l’espace d’un instant si elle arriverait à trouver du porc ou bien du bœuf. Elle aussi voulait manger de la vraie viande. La blonde allait filler quand un gamin vint avec un énorme bouquet de fleurs dans les bras et tira sur sa veste. La Blonde se pencha sur le côté pour mieux voir le gamin … Qu’est-ce qu’il voulait ? La blonde s’offusqua en voyant une pièce de monnaie disparaitre dans les mains de l’enfant, mais s’abstint. Ce n’était pas son argent ! Leo regarda le bouquet avant de se mettre à sourire de toutes ses dents. « Et bien … Je ne savais pas que tu étais si populaire. Tu m’as caché des choses ! Comment se nomme belle-maman ? » Bien entendu elle plaisantait … Selyan et une femme ? Elle ne l’imaginait même pas !

Selyan regarda les fleurs un instant avant de les mettre dans les bras de sa disciple sans aucune pitié. « Tiens, cadeau. Les laisses pas crevé. » Et sans demander son reste il s’en alla. La blonde allait protester quand elle se ravisa en grognant dans sa barbe inexistante … Comme si cela allait fonctionner contre Selyan ? C’était une espèce de vieil ours mal famé. La blonde pesta avant de regarder le bouquet … La commanditaire devait vraiment affectionner Selyan pour lui payer des fleurs en hivers. Elles avaient dut être horriblement chère. La blondinette les senti avant de sourire. « Ouais … j’les laisserais pas mourir. » Après tout, il les lui avait offert.

En avançant, Leo jeta la petite carte. De toute façon elle ne comprenait pas le norvégien … et lire des mots doux pour son mentor. Brrr ! Elle en frissonnait d’horreur. La blonde se dirigea vers le boucher qui semblait ravie de voir la petite blondinette apparaitre devant son étalage. « Oh ! Dette er den lille Leo ! » Oui. A vos souhaits. « Hej ! Som …. Gris ? » fit elle en hésitant sur les mots. « Jeg fikk min kjære. Hvor er faren din ? » Faren. Il demandait pour Selyan ? Mais comme si la petite blonde connaissait assez de mots pour tenir une discussion ! « At Hjem. » L’homme la regarda encore un peu avant de lui tendre le paquet de viande en souriant. La blonde regarda les deux morceaux avant de donner l’argent. « Takk din far fra meg. Han gjorde så mye for oss. ». La blonde n’avait rien compris mais acquiesça poliment.

Puis elle s’en alla, les bras chargés du bouquet de fleur et de la viande. Quand elle vit le dos de son maitre, elle se précipita en souriant avant de s’arrêter derrière lui et de lui donner un petit coup de pied au derrière. « Hey ! Le boucher de remercie. De quoi ? J’en sais rien. Et j’ai du porc, je crois que c’est deux côtes. » Elle remonta à ses côtés en souriant avant de se mettre devant lui. « Et bien et bien … Des fleurs, des remerciements du boucher … tu me caches une liaison secrète avec l’entièreté du village ? »

Elle ricana avant de regarder autour d’elle.

Leo avait envie de préparer quelque chose de spéciale ce soir … Pouvait-elle trouver des épices ?








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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mar 13 Jan - 17:23

Remerciements


" Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. "


Quelqu'un m'offre des fleurs, devant Leo en plus, si ça c'était bien ma veine. Je n'ai que faire de ce genre d'attention, surtout de la part d'une personne qui n'est même pas capable de me donner son nom et qui utilise un gamin des rues pour arriver à ses fins. Mais le pire, vraiment le pire, c'est que l'autre ait été là quand c'est arrivé. Même si nos chemins doivent se séparer aujourd'hui, elle n'est pas prête d'oublier cette mésaventure. Je vais en entendre parler jusqu'à ma mort, de ces foutues fleurs et de cette admiratrice secrète. Fallait que ça tombe sur moi. Bordel.


La jeune femme aurait put disparaitre dés que son maître lui avait donné de l'argent, mais non, il avait fallut qu'elle reste plantée là comme un piquet. C'est que ça lui allait bien, avec son air d'ahurie qu'elle gardait le plus clair de son temps sur la tronche. Pourtant, là, Selyan aurait vraiment aimé qu'elle déguerpisse au plus vite. Des fleurs. C'était un monde tout de même ! Qui pouvait bien être assez dérangé pour lui faire pareil cadeau. Il n'en voulait pas. Si la Mémoire de l'Ombre les prit dans les bras, ce ne fut pas pour cette femme secrète - enfin.. espérons que ce soit une elle et pas un il - mais pour que ce petit garçon des rues n'ait pas d'ennuis. Pour le remercier il lui offrit même une pièce ; à contre-cœur.

Puis il y eut un silence, durant seulement quelques secondes ; le genre de calme avant une puissante tempête possédant - bien sûr - un prénom féminin. Leo. Le plus terrible des ouragans qui soit.

" Et bien … Je ne savais pas que tu étais si populaire. Tu m’as caché des choses ! Comment se nomme belle-maman ? "

Saloperie de gamine.

Lorsqu'il posa son regard fatigué et ses paupières lourdes en direction de son apprentie, il ne sut ce qui le retint de ne pas lui mettre une bonne claque. Son bon sens, sans doute. Pourtant, cela ne l'empêcha pas de lui fourrer le bouquet dans les bras et de lui intimer de ne pas les laisser crever. Elle était bien capable de ça, non ?

" Ouais … j’les laisserais pas mourir. "
" T'as plutôt intérêt. Et je veux pas t'entendre faire de commentaire. Jamais contente cette gosse. Aucune reconnaissance. "

Tout en lui parlant, le vieil homme avait marmonné dans sa barbe négligée tout en tournant les talons. Il n'y avait pas lieu de le mettre en rogne pour si peur.

Afin de se changer les idées, la Mémoire de l'Ombre profita du départ momentané de Blondie pour aller faire des courses de son côté. Que pouvait-il prendre comme assortiment ? Des pommes de terre, ça allait bien avec toutes les sortes de viande ça ; et en plus, c'était pas compliqué à préparer. De toute manière, ici, ils n'avaient pas grande chose d'autre et leurs légumes étaient hors de prix. On avait quand même vu mieux pour un dernier repas mais, ça aurait pu être pire. Dans tous les cas, la jeune femme n'avait pas intérêt de se plaindre, sinon, elle mangerait ses précieuses fleurs pour le diner. Ça lui ferait les pieds, tiens. Mais pour une fois, Selyan était prêt à faire un effort et à oublier leurs petites querelles habituelles pour passer.. une dernière bonne soirée en sa compagnie.

Le turc aurait pu songer à ça et broyer un peu du noir, si son apprentie n'avait pas fait irruption dans ses pensées ; une nouvelle fois. C'est un coup de pied dans les fesses qui lui fit tourner la tête et, presque attraper le manche de son arme pour se défendre. Décidément, dés qu'il songeait à se montrer clément avec elle, cette petite sotte foutait tout par terre.

" Hey ! Le boucher de remercie. De quoi ? J’en sais rien. Et j’ai du porc, je crois que c’est deux côtes. " souffla-t-elle, non sans un sourire, " Et bien et bien … Des fleurs, des remerciements du boucher … tu me caches une liaison secrète avec l’entièreté du village ? "

Mais qu'elle était lourde cette gamine, avant son rire, son rire ! Insupportable. Comment avait-il fait pour le supporter durant toutes ces années ? Il aurait mieux fait d'être sourd que de l'entendre dire des inepties pareilles.

" J'pense que c'est plutôt pour l'argent que tu lui as donné qu'il t'a remercié. Il est pas con, ça vient pas de tes p'tites poches ça. " lui souffla-t-il de sa voix d'ours tout en lui mettant un vif coup de patte derrière la tête.

Suite à ce geste d'affection, le bookman reporta son attention sur le reste du marché. Que leur manquait-il ? Ils avaient de la viande et de quoi accompagner. Des épices, peut-être ? Pour lui, du sel et du poivre suffisaient amplement, mais connaissant les goûts de sa disciple.. elle en voudrait sans doute plus. La barbe, il ne s'y connaissait pas du tout là-dedans. Demandez-lui quel médicaments donner à un malade, ça, oui, mais quelles herbes foutre sur un morceau de barbaque, ça, c'était impossible.

Alors, une nouvelle fois, il s'en remit entièrement à son apprentie.

" J'ai pris des patates. Rend-toi utile et prend ce que tu veux d'autre pour accompagner avec l'argent qu'il te reste. " lui lança-t-il pour toute informations, " Moi j'rentre. J'me les gèle. "

Puis, mains dans les poches, sans même l'aider à porter les fleurs ou bien la viande, la Mémoire de l'Ombre tourna les talons et s'en alla. Il avait suffisamment joué aux personnes sociables pour la journée ; un fauteuil au chaud et un journal ennuyeux l'attendaient, ainsi qu'un bon repas en perspective.

Leo avait intérêt à se grouiller.





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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Ven 30 Jan - 15:29

Selyan était une sorte de créature à part du monde. Il était l’un des plus grands représentants de son clan, l’un des plus impressionnants. Du moins, aux yeux de Leo, et de Rayn aussi, Selyan était ce qui rapprochait le plus du rang de Bookman. Du vrai Bookman. Il était si … neutre. Alors quand l’enfant réussissait à le faire sourire ou – le plus souvent – le faire sortir de ses gonds, c’était une véritable victoire. Le mini-ouragan lui en avait fait voir de toutes les couleurs, se rebellant, grognant, prenant ses mauvaises manières. La petite Eilis qu’elle avait été ne l’avouerait jamais, mais elle adorait l’entendre grogner dans sa barbe alors qu’elle le serrait contre elle et que son odeur de cigarette l’entourait. Carrol avait renoncé à sa vie. A sa famille. A ce frère dont les yeux écarlates hantaient toujours Rayn. Mais elle avait gagné cet homme qui avait changé de nom en même temps qu’elle.

Mais Leo n’aurait jamais accueilli de « Belle-mère » ou quoique ce soit d’autre chez elle. L’enfant avait déjà dut partager son père avec ce squatteur qui avait osé l’appeler Grande sœur.

Grande sœur …

Leo n’avait jamais été une grande sœur. Et en y réfléchissant bien, alors que son petit nez se froissait et qu’elle faisait la moue, Leo ne pouvait que nier d’avoir affectionné d’avoir eu un petit frère. Sa famille. Son étrange, très étrange même, famille. Un père bougon qui distribué des coups de journaux aussi rapidement qu’un coup de fusil partait, un frère androgyne aux manières féminines et elle … cette espèce de tornade impulsive qui nourrissait ces incompétents. Alors qu’elle avançait dans cette neige, Leo se laissa aller à des pensés qu’elle n’aurait pas dut avoir : est-ce que Sohan mangeait à sa fin ? Est-ce qu’il était au chaud ? Est-ce que Selyan arriverait à se nourrir sans elle ?

Tch.

Selyan râlait encore. Encore et toujours. Et ces derniers râlements faisaient sourire comme une sale morveuse de douze ans la jeune femme. « J’pense que c’est plutôt pour l’argent que tu lui as donnés qu’il t’a remercié. Il est pas con, ça vient pas de tes p’tites poches ça. » Un coup de patte bien placé illustra sa phrase, coupant le souffle de la pauvre malheureuse qui chouina en se frottant sa pauvre tête en lui lançant un regard de bulldog. La blondinette lui tira la langue – son âge ? vingt-cinq ans. Oui oui, tellement mature, je vous l’accorde – pendant que son mentor laissait son regard se perdre sur le marché. Pendant ce temps, la jeune femme pestait de s’être fait avoir le premier jour. Elle avait tenu relativement longtemps tout de même. Malheureusement pas toute la journée, mais c’était déjà ça.

Un dernier coup de patte, c’était toujours ça.

Le mentor tourna son regard vers la blonde qui lui lançait toujours de terribles regards meurtriers, mais rapidement, alors que son mentor parlait, elle eut un sourire plus que victorieux, de félon. « J’ai pris des patates. Rend-toi utile et prend ce que tu veux d’autre pour accompagner avec l’argent qu’il te reste. » Oui. C’était une victoire. Selyan s’en remettait à ses talents de cuisinière, c’était tout de même jouissif ! Elle ricana mentalement. « Moi j’rentre. J’me les gèle. »

Pardon ? Quoi ?

Selyan, les mains dans les poches, sans même penser de la débarrasser des fleurs ou de la viande, le rustre de l’Ombre tourna les talons et s’en alla. Leo fixa son mentor et père d’adoption s’en aller, son œil tiquant violement. Vraiment ? Vraiment ? Leo tapa du pied – elle aurait voulu que cela soit violent malheureusement la neige amortie la chute – et poussa un rugissement d’agacement. Leur sortir père/fille tombait donc à l’eau à cause de l’asociabilité de cette espèce de … de … d’ours ! Cet animal grognon était certainement reparti hiberner. « IDIOT ! MECREANT ! DEMON ! » Les Norvégiens regardaient la demoiselle s’énerver qui commença à jurer en Gallois. Elle qui physiquement se mêlait parfaitement au décor devenait soudainement une étrange créature. Un elfe mécontent ? Non véritablement l’enfant était ridicule.

Surtout qu’ils prévoyaient certes un repas pour le soir, mais la blonde réalisa qu’ils n’avaient rien à se mettre sous la dent pour le midi. Jeuner n’arrangerait pas l’humeur d’ours de son mentor, ça, c’était forcément à éviter. La blonde soupira et tourna son attention vers son argent. Soit ! Elle devait déjà faire des courses pour l’espèce de monstre aigri. Et avec le peu qu’elle disposait, il faudrait faire quelque réserve. Bien. Soit. La guerre de la négociation était déclarée.

~

La porte de la petite maison s’ouvra avec fracas laissant voir un pied. Dehors, une blonde rouge écarlate et essoufflée légèrement couverte de neige et portant avec difficulté des provisions. Leo entra et s’avachit contre la table dans un grognement avant de tenter de virer ses chaussures avec le pied. Lentement elle alla fermer la porte en trainant les pieds avant de fusiller l’espèce d’ours mal léché. « M’aide surtout pas vieux con. Blaireau. Enfoiré pas foutu de bouger … » La blonde posa la viande et lui lança le bouquet au visage. « Ca tu le met dans l’eau. »

La blonde alla vers la petite cuisine et mit du bois dans le feu avant de sortir une plaque. « Pour midi, on mangera léger. J’ai négocié des œufs. Par contre pour ce soir j’ai pris un peu de sel, un peu de poivre et j’ai réussi à négocier trois champignons ! Admire le talent vieux con ! » Elle sortit les deux œufs et les cassa. « Tu vas faire comment quand je ne serai plus là sérieusement … J’vais crever d’inquiétude à t’imaginer crevant de faim ou mangeant tes trucs bizarres. »

Elle se retourna vers lui. « Epluche les patates, comme ça on gagnera du temps pour ce soir. »






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Dim 8 Fév - 17:55

Repas


" Le monde appartient à ceux qui n’ont pas d’heure fixe pour les repas. "


Pourquoi lui aurai-je laissé le choix de me suivre ou non à la maison tout de suite ? Pendant quelques heures encore, elle était mon apprentie dévouée ; elle pouvait bien aller chercher quelques ingrédients pour le repas du soir. Ça n’allait pas la tuer, qu’elle se bouge un petit peu le cul. De toute manière, lorsqu’elle se retrouvera toute seule il faudra bien qu’elle soit capable de se débrouiller de son propre chef, sinon Leo n’irait pas bien loin de la vie. Ce serait tout de même un peu le comble de voir qu’après vingt-et-un passés à l’éduquer, elle vienne à crever de faim sur un trottoir, incapable de se trouver de quoi manger. Ça me ferait les pieds quand même. Quel comble ! Mais venant de cette petite tête vide, ça ne m’étonnerait même pas. Enfin, dans tous les cas, là, elle n’a pas intérêt à revenir sans quelque chose à se mettre sous la dent. Parce que des patates et de la barbaque c’est bien bon, mais sans sel ni poivre, c’était du gâchis. Qu’elle se grouille bon sang !


Lorsqu’il avait quitté son apprentie, le vieil ours mal léché l’avait bien entendu beugler dans sa langue natale, se doutant pertinemment qu’elle devait l’insulter. Face à ces douces paroles sans doute bien fleuries, Selyan se contenta de répliquer avec un geste grossier de la main, qu’il lui avait adressé sans même se retourner dans sa direction. Si elle le voyait, tant mieux pour elle, sinon, tant pis ; au moins il avait cherché à faire passer son message. La pomme ne tombait jamais bien loin du fruit, n’est-ce pas ? Presque en colère, le turc continua alors son chemin peu laborieux dans la neige, pestant plus d’une fois contre ce froid qui lui mordait le visage comme le plus enragé des clébards miteux. Etrangement, l’archiviste se surprit à vouloir entrouvrir ses lèvres pour s’adresser à la blondinette qui trainait toujours dans ses pattes, quand bien même elle était restée au marché. Lorsqu’elle serait vraiment loin de lui, sans doute lui faudrait-il un temps d’adaptation avant de se faire à la chose. Après tout, la galloise avait partagé sa vie entière à ses côtés ; ce qui faisait la moitié de la sienne pour le vieil homme. Et ça, c’était sacrément long. Déroutant également.

Cherchant à se changer les idées, la Mémoire de l’Ombre fit tout pour arriver le plus rapidement possible dans la maison dans laquelle ils séjournaient depuis quelques temps. Une fois à l’intérieur, les pieds trempés, il n’attendit pas un instant pour s’allumer un bon feu dans la cheminé ; qui réchauffa la pièce à vivre en seulement quelques minutes. Décidément, il n’y avait rien de mieux que la chaleur. Fichu pays enneigé à la con.

Durant de longues minutes, Selyan resta là dans son fauteuil à contempler le feu qui brulait avec acharnement, l’air pensif ; à quel point aller changer sa vie avec le départ de Leo ? Se sentirait-il seul ? Soulagé ? Ou bien alors inquiet ? Après tout, il n’aurait pas souvent de ses nouvelles, mis à part éventuellement par lettres. Mais ce n’était qu’une apprentie, un membre des bookmen, pas même une goutte d’encre dans l’histoire, seulement une plume. Si une plume était brisée, on en reprenait une autre sans même éprouver le moindre remord. On pouvait être lassé pendant un temps de l’avoir perdue, mais la nouvelle ferait très bien l’affaire également. Voilà tout ce qu’ils étaient : des plumes dont on ne pouvait pleurer la perte. Pourtant, on aurait pu croire qu’ils étaient des êtres humains comme les autres – Gölge y avait cru durant sa petite enfance – mais il n’en était absolument rien. Personne ne se souviendrait jamais de leur passage sur terre ; tel était leur destin.

Perdu dans ses pensées, l’homme aux pupilles presque d’or finit par somnoler, puis par s’endormir ; combien de temps ? Allez savoir, on ne s’en rend jamais compte. Ce fut un vif bruit de porte claquée qui le tira de ses songes. Il ne pouvait y avoir qu’une personne qui rentrait de la sorte.

" Ah ben quand même, t'en as mis du temps. " lui lança-t-il, quand bien même sa paix n’avait été que de trop courte durée ; et qu’il n’avait aucune idée du temps que Leo avait passé dehors.

La porte finit alors par se refermer avec douceur, tandis que la silhouette de la blonde finit par se dessiner dans la pièce à vivre ; le regard encore plus noir qu’à son habitude. Oh, son maître avait encore une fois réussi à la mettre en colère. On ne les changerait plus !

" M’aide surtout pas vieux con. " pesta-t-elle comme à son habitude, avant de lui balancer les fleurs au visage, " Ca tu le met dans l’eau. "

Pour qui se prenait-elle ? Et pourquoi lui avait-elle balancé ses fleurs à la tête ! C’était un monde, tout de même ; quelle sale gamine. Le vieux aurait sans doute râlé vis-à-vis e son éducation, si ce n’avait pas été de son ressort. Enfin, il avait tout fait pour qu’elle soit aussi bien éduquée que lui. Ce qui.. au fond.. n’était sans doute pas la meilleure des choses à faire.

" J’les aurais offertes à quelqu’un d’autre, si j’avais su comment tu en prendrais soin. " maugréa-t-il derrière ses fleurs.

Ceci dit, la Mémoire de l’Ombre se leva pour aller chercher une sorte de vase de fortune, avant de le remplir d’eau fraiche. Aucune idée si ces bestioles avaient besoin de quelque chose en plus pour survivre, mais c’était déjà bien suffisant. Le reste c’était à Leo de s’en occuper ; il avait bien mieux à faire que de faire attention à des fleurs provenues d’on-ne-sait où. Tout en faisant ça, Selyan dut également écouter les jérémiades de son apprentie :

" Pour midi, on mangera léger. J’ai négocié des œufs. Par contre pour ce soir j’ai pris un peu de sel, un peu de poivre et j’ai réussi à négocier trois champignons ! Admire le talent vieux con ! " fit-elle avant de casser des œufs, " Tu vas faire comment quand je ne serai plus là sérieusement … J’vais crever d’inquiétude à t’imaginer crevant de faim ou mangeant tes trucs bizarres. "
" Tu veux p’t’être un bon point pour tes bonnes actions ? Ou que j’te félicite en te tapotant la tête ? "

Quelle crétine. Mais ce n’était pas tout ! Il ne fallut que quelques secondes pour que la galloise ne se décide à reprendre la parole, au grand damne de son maître.

" Épluche les patates, comme ça on gagnera du temps pour ce soir. "

Face à un tel ordre, le vieil homme laissa ses paupières s’alourdir et sa mine afficher un air las. Ce fut comme si les rôles avaient été inversés : lui l’apprenti et elle le mentor. Quel foutage de gueule ! Blasé, le turc baissa les yeux vers les patates, avant de pester :

" Comme si j'avais que ça à foutre. "

Car bon, là, tout ce dont il avait envie : c’était de manger un bon repas, puis de faire une sieste tant qu’on y était. Et pour les œufs, Leo n’avait sans doute pas besoin d’un maitrise en cuisine pour les faires ; et encore moins d’un assistant. De plus, pour les pommes de terre…

" J’suis pas l’plus doué en cuisine, mais si j’coupe les patates maintenant, elles vont s’oxyder p’tite conne. " lui fit-il remarquer avec assurance, " T’auras qu’à t’en occuper ce soir si tu t’ennuies. Moi, cette après-midi, je dors. Demain ne s’ra pas de tout repos. J’te conseille de faire de même. "

Car demain, il serait temps de dire adieu à leur mode de vie sédentaire ; pour reprendre la route. Chacun de leur côté.





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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Mar 7 Avr - 3:09

Ils s’étaient chamaillés. Encore une fois. C’était un peu leur marque de fabrique, et au fond d’elle, alors qu’elle préparait le repas, le cœur de la future Rayn s’était gonflé d’une joie sans fin. Pendant près de vingt-et-un ans, tout cela avait été son quotidien. Selyan et ses plaintes incessantes, la félicitant rarement ou peu – ou de façon totalement détourné, il fallait être un maitre dans la matière ou s’appeler Leo pour le remarquer – mais c’était son quotidien. Selyan était sa famille, il était le père dont elle ne se souvenait plus. Sohan aussi avait eu son importance dans sa vie, il était une sorte de petit frère … Dieu, elle avait considéré Sohan comme étant un membre de sa famille … Leo se claqua le front face à cette idée. Elle n’avait pas le droit de penser ainsi, bien entendu. Mais ni Selyan ni aucun autre bookmen n’avaient encore la possibilité de lire dans les pensées, la laissant libre d’imaginer ce qu’elle désirait.

Selyan la charia, lui proposant un bon point pour ses bonnes actions, bien que sa voix se moquait ouvertement de la jeune adulte. La blonde lui répondit en tirant la langue alors qu’elle cassait les œufs. Bien, entendu Selyan s’opposait à toute forme de travail et alla même attaquer la blonde dans son propre domaine. « J’suis pas l’plus douée en cuisine, mais si j’coupe les patates maintenant, elles vont s’oxyder p’tite conne. » Et bien entendu, l’insulte resta en travers de la gorge de la plus jeune qui se mit à violement grimacer avant de se retourner et de fusiller du regard son ainé. « Tu sais ce qu’elle te dit la p’tite conne, vieux débris ? » Plein de mots d’amour. Encore une énième dispute. Il était presque possible de se demander comment l’un comme l’autre avait fait pour ne pas tuer un malheureux patient par accident. « T’auras qu’à t’en occuper ce soir si tu t’ennuies. » « Bah oui tiens, ce sera encore à moi de me taper le sale boulot hin. » « Moi, cette après-midi, je dors. Demain ne s’ra pas de tout repos. »

Ah. Oui. Demain. Un œuf failli se briser à la mention de cet évènement.

Elle l’avait presque oublié. Mais comment oublier quelque chose qu’Elias était ravi de voir arriver : le départ imminent de son ô combien agaçante disciple. Le cœur empli de joie de la blonde sembla soudain se teindre d’une couleur plus sombre. C’était un fait inévitable pourtant, elle-même avait pris grand soin de souligner son départ. Pour le bien de Selyan, pour son propre bien, elle devait partir. « J’te conseille de faire de même. »

Leo lui tourna le dos, veillant sur ses œufs qui chauffaient doucement. Elle avait brisé la coquille et jeté au feu ce qui aurait pu être plus tard des poussins. Elle allait briser le lien avec Selyan pour se jeter dans le feu d’un univers qu’elle ne maitriserait jamais complètement alors qu’elle aurait pu être une civile comme les autres. Quelle ironie. Pourtant, à cette heure, cette voie lui convenait. Leo se sentait bookwoman. Elle sortit deux assiettes en terre cuite et y glissa les œufs avant de se retourner et de poser les deux assiettes sur la table, cherchant des yeux les couverts. « Je te l’ai dit, c’est léger ce midi, on se gavera ce soir … Ecoute moi quand je parle. »

Un œuf chacun. C’était léger, mais avec l’argent qu’ils possédaient, c’était déjà beaucoup. Selyan cesserait certainement de jouer les médecins itinérants après son départ, retournant trainer avec les criminels et autres personnes de mauvaises fréquentations. Depuis qu’elle était à ses côtés, il avait toujours fait attention à l’éloigner de ce monde, sauf quand il n’y avait véritablement rien d’autres à observer. Ce qui faisait d’elle une jeune femme extrêmement pure malgré les outrages qu’elle avait vu de ses yeux. La guerre ne rendait pas l’homme plus beau, bien au contraire. Elle lui tendit une fourchette et un couteau.

Faire une sieste. Leo n’avait pas véritablement envie de dormir. Le temps passerait plus vite. Ils se réveilleraient pour préparer le repas une dernière fois et partiraient se recoucher chacun de leurs côtés. Leo s’installa et attaqua son œuf. D’abord le blanc, toujours le blanc. « Tu commences à être vieux … Tu devrais peut-être prendre un autre apprenti pour te tenir compagnie. » La blonde n’aimait pas cette idée mais pourtant elle la formula alors qu’elle engouffrait un morceau de blanc d’œuf tout en veillant à ne pas éclater le jaune. Mais Selyan avait quarante-huit ans, il était encore puissant, rapide, imposant, charismatique, mais ils ignoraient tous les deux si l’âge aurait raison de cette prestance naturelle ou non. Selyan était regardé, Leo l’avait toujours su. Il était l’exemple même du père de famille célibataire, intelligent, un peu grognon, puissant, qui faisaient rêver ces dames dans leur chaumière. La blonde ne pouvait s’empêcher de s’esclaffer quand elle entendait une dinde prendre son maitre pour ce qu’elle n’était pas. Leo leva les yeux vers son maitre : avait-il été déjà amoureux ? Attiré par une femme ? Naïvement, Leo avait toujours répondu à ces femmes qu’elle ne souhaitait pas de belle mère et qu’elle était très bien ainsi avec Selyan.

Mais au fond elle n’en avait aucune idée.

Elle savait de son maitre ce qu’elle avait appris en vingt-et-une année de vie commune. Soit peu sur sa vie d’avant. Toute sa vie était tournée vers son maitre, Selyan ne lui avait accordé que la moitié de la sienne. Ironiquement, il était en âge d’être le père biologique de la demoiselle. « Oye. » Elle attira son attention alors qu’elle mâchouillait vaguement un nouveau morceau d’œuf. « T’as déjà été avec une femme ? Ou amoureux ? Ou simuler ? Ou une connerie dans le genre … tu m’as compris quoi. » Comme dans les romans qu’elle adorait lire. Elle s’attendait déjà à être envoyé sur les roses mais qu’importe.

Elle continua de manger le blond, lentement, profitant de ce repas. Puis il ne resta que le jaune, isolé dans son assiette de terre cuite. La blonde fit rouler sa fourchette entre ses doigts, sa main droite soutenant sa tête. Ses yeux se posèrent sur le visage de son vieux maitre. « Je peux dormir avec toi ? »

Elle venait de crever le jaune d’œuf.






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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Lun 20 Avr - 23:49

Sieste


" Le marin se distingue par son aptitude à pratiquer la sieste à toute heure, en tous lieux, par tous les temps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre. "


Oui, ce sera encore à Leo de s'occuper du sale boulot, d'éplucher et de couper les pommes de terre, de faire son boulot d'apprentie quoi. Demain, je n'aurai plus personne pour préparer à manger et faire toutes ces corvées ingrates, autant qu'elle s'en occupe une toute dernière fois. Oui ça lui a fait les pieds durant toutes ces années, elle a râlé plus d'une fois, continue à le faire encore aujourd'hui mais.. c'est un enseignement comme un autre. Si je l'avais chouchouté et lui avais fais passer tous ses caprices, elle serait incapable de s'en sortir seule aujourd'hui dans le monde qui nous entoure. Peut-être que c'est le lot d'un père que de devoir se montrer ferme avec ses enfants, pour leur permettre de s'envoler de leurs propres ailes. ... Bordel, qu'est-ce que je raconte.


A ses yeux, ce n'était que des calomnies ; mais plus l'ours songeait à ces quelques mots, plus il se rendait compte de leur réalité. Bordel.

Plus la Mémoire de l'Ombre observait ces œufs pitoyables en train de cuire, plus il se disait qu'en réalité, sa sieste l'aiderait juste à tenir jusqu'au repas du soir. Dans un monde qui tournait rond, on était pas censés prendre les repas copieux le matin et le midi, et manger léger le soir ? Bien sûr que si, c'était un fait, tout le monde savait ça. Mais la blondinette avait décidé que ce midi ce serait des poussins pas encore nés, et rien d'autre ; et Selyan n'avait rien à dire là-dessus. De toutes manières, il avait bien trop faim pour attendre que les pommes de terre cuisent, tout comme la viande. Alors ce serait des œufs, voilà tout. Et, visiblement, la galloise comprit le désarroi de son maître.

" Je te l’ai dit, c’est léger ce midi, on se gavera ce soir … Écoute moi quand je parle. " lui lança-t-elle comme une vieille femme.
" Plus tu parles, moins j't'écoute. "

Suite à ça, la jeune femme lui tendit des couverts ; et il s'étonna qu'elle n'ait pas tenté de le poignarder avec. Cela n'aurait été qu'un juste retour des choses face aux paroles de l'ours mal léché ; quand bien même de son point de vue à lui, elles étaient nouées d'un sens hors norme. Qui était le maître, après tout ? Perdu dans ses pensées, fatigué, Selyan se mit alors à manger son repas dés qu'il lui fut servi dans son assiette. Bordel, heureusement qu'il y avait du pain et des gâteaux dégueulasses pour se remplir l'estomac, sinon, il serait mort sur le coup.

" Tu commences à être vieux … Tu devrais peut-être prendre un autre apprenti pour te tenir compagnie. " fit Leo, la bouche à moitié pleine.

Blasé, fatigué, la Mémoire de l'Ombre leva le regard en direction des mirettes de la blonde. Se foutait-elle vraiment de sa gueule ? Demain, il serait enfin tranquille, seul, avec plus personne sur le dos ; et il comptait bien en profiter un bon petit moment.

" Vu comment j'en ai chié avec toi.. " commença-t-il, avant de soupirer, " Tu pigeras quand t'auras ton propre apprenti, un jour. "

Un rire s'échappa alors de ses lèvres, avant qu'il ne mordre dans une miche de pain un peu trop sèche à son goût. Décidément, rien ne tenait la route dans cette baraque ; surtout pas la nourriture.

" 'fin faudrait déjà que tu en trouves un capable de te supporter. "

Et tac, encore un petit pic lancé.

Plus il y songeait, et plus Selyan se disait que son apprentie devait recevoir un prix pour le nombre d’inepties désaltérées à la minute. Comment pouvait-on poser autant de questions ? Certes, elle était une bookwoman, et c'était dans sa nature ainsi que dans son éducation de faire ça mais.. pourquoi fallait-il qu'elles soient toutes aussi dénuées de sens et.. inutiles ? Enfin, ça, cela restait du point de vue du turc.

" Oye. " fit-elle à son intention tandis qu'il mangeait un autre morceau de pain, " T’as déjà été avec une femme ? Ou amoureux ? Ou simuler ? Ou une connerie dans le genre … tu m’as compris quoi. "

Il avala de travers.

Manquant de recracher tout ce qu'il avait en bouche ainsi que dans l'estomac - en soit, pas grand chose - l'ours fut obligé de boire un verre d'eau dans l'instant pour éviter de s'étouffer et de crever comme un chien. Fébrile, il lança un regard noir à Leo.

" Putain. " pesta-t-il dans sa barbe, " Ça va pas de d'mander des trucs pareils alors qu'j'suis en train de bouffer ? T'as vraiment un grain Leo. "

Et comme à son habitude, bien sûr, il ne lui donna aucune réponse.

Pourquoi l'aurait-il fait ? En quoi sa jeunesse la regardait-elle ? Certes, de mémoire, il avait bien eut quelques déboires durant son adolescence - comme quoi, personne n'était parfait - mais les dire clairement de vive voix à son apprentie ne ferait que la pousser dans une voie qu'il ne voulait pas qu'elle emprunte. Si Selyan n'avait pas été un bookman parfait depuis le jour où son maître l'avait prit sous son aile alors.. qu'en serait-il de la sienne ? Il n'osait l'imaginer, et reprit son repas sans dire un seul mot. Malheureusement, lorsque l'ours finit par se lever pour débarrasser la table, la gamine revint à la charge.

" Je peux dormir avec toi ? "

Toujours plus lassé, un long soupir s'échappa de ses lèvres.

Sur le coup, la Mémoire de l'Ombre resta silencieux, mettant son assiette et ses couverts dans le lavabo, avant de se laver les mains. Quel âge avait son apprentie pour lui demander des trucs pareils ? Bordel, elle n'avait plus quatre ans ! Alors, aigri, énervé, fatigué, mais également un peu attristé, Selyan se dirigea vers sa chambre.

" J'vais aller me coucher. " lui lança-t-il sans même lui adresser un regard, " Histoire d'récupérer face à la nuit d'merde que tu vas m'faire passer. "

Quand bien même ce serait la toute dernière. Cette nuit-là, le vieil homme ne dormirait pas, mais ce ne serait en aucun cas le forfait d'une couverture volée ou d'un bras étalé sur son visage ; oh non, rien de tout ça..

Ce serait leur dernière nuit.





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Re: [FLASH BACK] Two (different) roads •• feat Elias.
Sam 25 Avr - 13:48


Selyan était un ours. Un ours des montagnes qui avait longtemps été seul avant d’accueillir à ses côtés la petite fille qu’elle avait été. Avait-il été heureux à ses côtés ? Avait-il accepté l’enfant à ses côtés ? Jamais Leo n’avait osé demander pourquoi cet homme l’avait sauvé d’une mort certainement éminente. Selyan, Romuald à l’époque, l’avait emmené loin de son pays natal, l’avait préservé de la mort, lui avait montré une autre facette du monde. Et de tout ce qu’elle avait vu, les horreurs dansaient encore autour d’elle. La mort était omniprésente, les hommes aimaient faire couler le sang : que ce soit par honneur, amour, fidélité … Mais Romuald l’avait sauvé. Non pas par honneur, par amour ou fidélité. Et cela avait longtemps rongé l’enfant de ne pas savoir pourquoi cet espèce de brute l’avait enlevé à son funeste destin. Puis, au fil des années, la blonde s’était faite à cette idée. Il était simplement comme ça : abrupte, agressif, grognon, méticuleux, sans tact … Mais il l’avait élevé, il lui avait enseigné son savoir, ses connaissances, l’escrime, la médecine, différentes langues. Il avait été patient dans le fond. Alors Leo souriait quand il ne pouvait pas la voir … Elle souriait en regardant ce dos et ses larges épaules. Parce que dans le fond, elle l’adorait, quoi qu’il fasse, Leo était toujours restée à ses côtés, faisant de son mieux.

Mais Leo allait disparaitre. Leo qui l’aimait tant allait être reléguée à une nouvelle place, loin dans son âme, au plus profond des méandres de sa mémoire pour laisser place à une nouvelle entité. Et pour la première fois, elle en avait un peu peur.

Quand elle leva la question de l’apprenti, la blonde retint presque un sourire amusé face à sa réponse. Elle aurait dut s’en douter après tout, « Vu comment j’en ai chié avec toi … » Un lourd soupir continua sa phrase. « Tu pigeras quand t’auras ton propre apprenti, un jour. » Son propre apprenti. Leo posa sa  joue dans le creux de sa main en fixant son mentor ; est-ce que son propre apprenti s’attacherait ainsi à elle ? Est-ce qu’il voulait dire par là qu’il était dur de trouver un nouvel apprenti après avoir laissé le sien prendre son envol à cause du fil rouge qui se tissait entre les deux ? Un vague sourire se dessina sur le visage de la jeune femme … Elle allait certainement chercher beaucoup trop loin. Un léger rire fit écho à son sourire. « ‘Fin, faudrait déjà que tu en trouves un capable de te supporter. » « Je ne me fais pas trop de soucis tu sais … » elle haussa les épaules avant de rire légèrement. « Si toi tu as réussi, tout le monde le peut après tout … Il ne reste plus qu’à savoir si je serai aussi râleuse que toi ou non. »

Elle eut un rire franc quand il s’étouffa avec sa nourriture quand elle lui demanda pour ses relations. Un vrai rire, qui la poussa à se tenir les côtes alors qu’il manquait de tout recracher, ignorant le regard particulièrement sombre de son mentor. Un dernier rire, une dernière moquerie. Encore. Les voix qui mourraient dans le silence froid de cette sombre journée norvégienne. Il râla, lui renvoya une réponse sèche et ne répondit pas alors que Leo se frottait les yeux pour retirer les perles salées qui commençaient à apparaitre aux coins de ses yeux. Il ne répondit pas.

Il y avait eu bel et bien quelque chose dans sa vie qui pourrait s’assimiler à de l’amour ou à une relation charnelle. Mais Leo n’en saurait pas plus. C’était la règle : la vie de son mentor ne la concernait nullement.

Que cela soit son passé en tant que Bookman, le mentor de ce dernier ou sa vie avant son apprentissage, Leo ne savait rien. Quand elle était plus jeune, elle s’amusait à l’interroger dans le lit, le questionnant encore et encore, les yeux brillants d’étoiles. Son mentor pestait mais parfois, parfois, il se laissa aller et pour obtenir le silence de son élève, lui offrait de maigres informations. Bordel et Ottoman étaient les seuls indices qu’elle possédait mais les chérissait plus que tout, car à travers ces maigres mots, son mentor continuait d’exister dans l’Histoire. Et après ces innombrables interrogations, elle dormait contre lui, souriante, satisfaite. Et son maitre râlait. Il la laissait faire mais râlait … C’était une relation qu’elle avait chéri, elle avait été heureuse. Evidemment rien n’était facile avec Selyan, tout prenait des proportions qu’elle ne comprenait jamais. Et parfois, elle se demandait s’il était vraiment fier de ce qu’elle devenait, de ses capacités, de ses compétences. Mais n’obtenant jamais de réponse, Leo chassait de la main ces idées … Ce que Rayn serait tout simplement incapable de faire.

C’était leur dernière nuit en tant qu’élève et mentor. Selyan débarrassait la table alors qu’elle fixait son dos. Ce dos si large qu’elle avait toujours regardé. Les mots lui avaient presque échappé, résonnant dans leur petite maison de Norvège. Un long soupir lui répondit avant d’être suivi par un lourd soupir pensant.

C’était la dernière. La toute dernière.

« J’vais aller me coucher. » Il ne la regarda pas alors qu’il se dirigeait vers la chambre à coucher. « Histoire d’récupérer face à la nuit d’merde que tu vas m’faire passer. »

Leo sourit doucement, alors qu’elle se levait pour finir ce qu’il y avait à faire. Ce sourire que Selyan ne vit jamais, ce sourire plein de reconnaissance, de nostalgie et de tristesse. C’était la dernière nuit. « Je n’en doute pas une seconde … »

Cette nuit, Leo dormirait avec son mentor, poserait sa tête contre son bras et chercherait cette chaleur qui lui était tant familière. Cette nuit, cette toute dernière nuit, Leo se laisserait envelopper par l’odeur du tabac froid, par cette respiration lente. Cette nuit, Leo ferait certainement un rêve merveilleux. Elle profiterait de cette nuit. Car dès le lendemain, Leo sera morte. Elle se ferait remplacer par une nouvelle personne, par une nouvelle entité. Demain, plus personne ne les confondrait avec un père et sa fille. Demain, tout serait terminé.

Alors elle voulait profiter de cette dernière nuit.


End.







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