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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]

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Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 20 Déc - 17:56


Vois la beauté du monde


Il pleuvait. L’averse ne semblait pas vouloir s’arrêter comme si une puissance supérieure eut ordonné que jamais elle ne cesse De grosses goutes battaient le pavé, s’infiltrant entre chaque bloc de granit pour créer ça et là des flaques de plus en plus étalées. Et d’autres endroits, un réseau complexe de canaux tout en horizontal et vertical se formait entre les pavés. Alors que le ciel était noir d’orage et semblait faire du jour une nuit sans fin, la vie avait, elle, renoncé à se poursuivre. Elle semblait s’être arrêtée tout bonnement. En ville, les commerces qui avaient pignon sur rue avaient vite fait de rentrer leurs étals et de faire comme tout un chacun. Les rues étaient désertes comme si cette pluie orageuse était les prémices du Déluge. Les gens les avaient fuis, s’étaient barricadés chez eux et attendaient auprès d’un feu chaleureux et convivial la fin de cet épisode.

Mais lui n’avait pas le droit à ce réconfort.

C’était comme si Dieu l’empêchait d’avoir ne serait qu’un rayon de soleil dans cette journée empreinte de désespoir de part son temps médiocre. Qu’il aurait voulu avoir un âtre près de lui pour oublier les évènements, pour ne penser plus à rien que cette sensation d’avoir chaud, de se sentir bien. Parce qu’il était évident qu’il n’allait pas bien. La pluie arrivait toujours à le surprendre comme cette fois à Munich. Mais à vrai dire aujourd’hui, il n’en avait cure, ne s’était même pas préoccupé des gouttes qui commençaient à enfler et à le tremper durablement. Il ne pensait pas à cela, c’était comme s’il ne s’en rendait pas compte et c’était en partie vraie. Détrempé, le regard rivé aux pavés qui défilait sous ses pieds, il avançait dans les rues désertes. Il errait.

Comme une âme en peine.

L’écarlate de ses yeux semblait terne comme du sang qui avait caillé ou coagulé pour former une croute sur une blessure. Une blessure qui, en l’occurrence, était béante. Il avait effectué sa mission et rentrait au Nid de corbeaux avec ses collègues mais son état d’esprit avait exigé qu’il soit seul. Et de toute façon, peu lui importait d’attraper le train ou non. Cette mission était foireuse et l’avait chamboulé. Accompagner des exorcistes dans une chasse à l’akuma était une chose mais ça devenait bien plus problématique quand des civils étaient directement menacés … et tués.

Pauvre gamine. Pauvres parents aussi. En y repensant, Josh déglutit, la gorge nouée. Un immeuble avait cédé sous les tirs répétés des démons, une fillette se trouvait en dessous et s’était fait ensevelir. Des parents éplorés avaient appelés à l’aide un homme en noir qui était présent : lui, Arryn. De là où il était, il pouvait entendre les cris et les appels au secours de l’enfant. Des appels qu’il croyait encore entendre, là, maintenant. Son âme ne pouvait pas laisser cette petite fille mourir sans qu’il ne fasse rien alors il s’était élancé et avait cherché sa position et déblayé rapidement quelques décombres.

Pour la trouver dans un état pitoyable.

Du sang maculait sa robe claire, ses cheveux étaient en désordres et couverts de poussière tout comme son visage qui était figé dans une expression atroce : la peur de mourir. Et ses yeux que Josh ne peinait pas à imaginer comme rayonnant de vie un instant avant, fixaient le vide, teintés irrémédiablement d’un éclat terne. Le corbeau avait été trop lent pour la sauver. Et il avait dû extirper un cadavre sanglant des décombres. Le regard hagard et les membres tremblants il avait ramené cette petite fille à sa famille sans un mot. Josh ne se souvenait même plus s’il avait versé une larme pour cette gamine et pour son sort horrible.

Fichue guerre.

Cette vision du cadavre encore chaud de l’enfant le hantait à chaque pas et il n’arrivait pas à se la sortir de la tête. Il était hanté par cet évènement et pour lui, plus rien ne semblait compter mis à part cette gamine. Alors que cette pluie pouvait cesser un jour, que les gens pouvaient ressortir de chez eux et remplir à nouveau les rues, il n’en avait rien à faire. Il n’y avait que le regret et la tristesse de n’avoir rien pu faire. Mais le destin décida qu’il était temps pour lui d’oublier cet ‘incident de passage’.

Perdu dans ses sombres pensées, il percuta quelque chose. Ou plutôt quelqu’un.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 20 Déc - 19:17

 

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Petite silhouette marchant d'un pas vif, comme pour essayer de filer entre les gouttes, Isleen se hâtait avec rage dans les rues qui avaient bercé sa jeunesse. Il pleuvait. À grosse goutte. Et elle était trempée. Voilà bien, un petit moment qu'elle avait quitté la gare avoisinante, et qu'elle marchait sous ce déluge qui ne semblait pas vouloir s'arrêter.
Pourquoi était-elle là ?
Il lui fallait rendre un dernier au revoir à sa mère, avant de partir définitivement à la Congrégation. Celle-ci serait sûrement surprise de la voir postée, dégoulinante d'eau, sur le seuil de la grande porte ouvragée de leur Manoir, alors qu'elle était partie en laissant un goût doux-amer dans la bouche de sa fille. Goût, qui adhérais fermement à sa langue, et qu'elle sentait dans sa gorge en déglutissant. Les adieux n'avaient pas été faits dans les règles de l'art : en hâte pour que la femme puisse prendre son train à l'heure. Alors, elle avait trouvé cette excuse, de vouloir allez récupérer les quelques affaires qu'elle n'avait pas prises.
Futile.
Faire un aussi long voyage, pour quelques bibelots, livres, vêtement, et on ne savait quoi d'autres encore ? Cela n'en valait pas la peine.
Mais l'Irlandaise s'était entêtée, le ton sec et l'allure altière. Ils avaient besoin d'elle, pourquoi ne pas lui accorder cela ? Alors finalement, on l'avait laissé faire sans plus de chichis, malgré les protestations.
La Famille, c'était sacré. Car derrière sa «raison», la vraie, la pure, la dure, était certainement facile à deviner. Peut-être était-ce ça qui lui avait permis de refaire l'aller-retour, Congrégation-Irlande. Très certainement. Mais elle espérait tout de même se l'être joué assez fine, pour que ça ne se remarque pas.
Après être descendus du train, quittant la douce tiédeur pour le climat froid et légèrement humide de sa patrie, elle avait pus marcher tranquillement quelque temps. Avant que l'averse ne la cueille, comme un fruit sur sa branche feuillue. Sauf que celui-ci, aurait accepté l'eau avec gourmandise. Sauf qu'elle n'était pas un fruit. Dommage.

Heureusement qu'elle avait pris un habit suffisamment épais, sinon elle serait à trembler de tous ses membres, incapables d'avancer. Bon, elle grelottait un peu, refermant ses bras autour de son buste, en une étreinte à elle-même pour se réchauffer comme elle pouvais. La capuche de son habit descendue bien bas sur son front, alors qu'elle baissait la tête en avançant à l'instinct. Les pavés irréguliers de la petite bourgarde se déroulais sous ses prunelles vertes, alors qu'elle gardais obstinément le menton bas, pour se protéger le mieux possible. Trop absorbée par sa marche rapide, elle ne prenait même pas le temps de découvrir les rues, les habitations, pressée par la pluie. Et puis, qui y aurait-il à regarder ? A part des bâtiments rendus grisâtre par l'écoulement d'eau sur leurs murs ? Des rues détrempées ? Strictement rien. Mais même sans ça, elle n'aurait pas pris la peine de relever la tête. Son objectif était simple : retrouver le Manoir le plus vite possible. Et surtout, se réchauffer. Car là, ça devenait franchement urgent. Elle sentait parfaitement chacun de ses membres entrain de s'engourdir, même sous l'effort qu'elle déployait à cet instant.
Pour une fois, elle maudit son peu de masse musculaire, regardant ses jambes sèches finis de ses pieds chaussés de bottes en cuir, se poser tour à tour sur le sol en une marche désordonnée. Comme si chacun de ses pas étaient déliés, oubliant toute élégance ou notions de régularité. Le bas de son corps semblait s'agiter follement, à un rythme farouche dicté par l'impatience. Si à ce moment-là, une personne avait osée pointer le bout de son nez par la fenêtre, elle se serait sûrement demandée si elle n'était pas folle.
Les bras resserrés autour de son buste, elle dénoua leur étreinte pour décoller les mèches humides collées à ses joues, et qui rendais la sensation plus que désagréable. Le carmin de ses cheveux était assombri par l'humidité dont ils s'étaient gorgés, les laissant dans un rouge sombre, presque brun. Aussitôt faits, ses doigts tirèrent sur le bout de ses manches pour couvrir ses mains, et elle reprit sa position initiale. Son fidèle sac de cuir rebondissant follement dans son dos, envoyant une sourde sensation à la chair sensible, sous l'épaisseur de vêtements, à chacun de ses impacts.
Isleen aurait très certainement continué sa route, sans se soucier des éléments qui l'entouraient à part l'eau et son inconfort si elle n'avait pas heurté quelqu'un. Ou plutôt quelqu'un la percuta.
Bref.
Dans tous les cas, l'impact fut rude, la faisant reculer de quelques pas, l'équilibre instable. Un peu hébétée, et désorientée, il lui fallut, un petit temps pour reprendre ses esprits. Et enfin relever ses prunelles vers la personne, prête à siffler une phrase bien sentie.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 22 Déc - 10:37


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Réflexe. La chose qui prouvait qu’il faisait partie de cette organisation qu’il haïssait tant. Malgré son état d’esprit maussade, ses pensées accaparées par la mort de cette petite fille, il avait tout de même réagit au choc physique avec la personne. Une main sortit de sa poche trempée pour venir attraper et s’accrocher à ce qui devait être un bras maigre et frêle. Il ne voulait pas que, à cause de lui, une personne chavire et tombe dans une flaque sale. Et ce malgré son humeur massacrante. Ainsi il leva la tête et ses yeux ternes vers le visage de cette inconnue. Ainsi son écarlate se heurta à un émeraude moucheté d’une jeune femme à l’expression outrée d’avoir était si brusquement bousculée sans aucune raison.

Son visage est sec, pratiquement sans aucune rondeur, ses yeux étaient brillants, d’une teinte particulière si attirante. Ses cheveux étaient trempés, d’un rouge assombri par la pluie les rendant plus bruns. Qu’ils étaient étranges ces deux individus sous cette averse qui n’en finissait pas. Elle avait l’air de vouloir lui sauter à la gorge tel un chat échaudé par ce déluge alors que lui, cheveux plaqués contre son front et expression hagard, était prêt à lui asséner une remarque fielleuse. Ce qu’il s’abstint de faire.

« Hé ! Vous pouvez pas … Non, je … désolé. »

Oui, il s’était rapidement ravisé. Ce n’était pas de la faute de cette jeune femme s’il lui était rentré dedans, littéralement. C’était lui qui était chamboulé, lui n’était pas dans son assiette et qui n’avait pas la tête à faire attention autour de soi. C’était uniquement sa faute, à lui seul. Il n’avait pas à s’en prendre à cette inconnue, cette belle inconnue. Ainsi cette pause dans sa phrase fut accompagnée par sa main froide et humide qui relâchait l’avant-bras de la femme avec une précaution mesurée comme si Arryn avait peur qu’avait sa brusquerie, ce bras à l’apparence si fragile s’était cassé. Mais bien heureusement, Isleen était plus forte qu’elle n’en avait l’air.

Voilà, il s’était excusé. Il n’avait pas de raison de rester là, à se faire encore plus tremper qu’il ne l’était déjà. Et pourtant …pourtant. Il ne pouvait pas détacher son regard de la silhouette fine de l’inconnue. Les gouttes de pluie ruisselaient sur son visage et avec ses cheveux détrempés, il avait l’air bien pitoyable, un peu comme un chien battu qui ne savait pas où aller. Et en vérité, c’était ça. Son moral était au plus bas et son apparence n’en donnait pas long. Et pourtant, il n’avait pas le tact de disparaître de la vue de cette fille d’Irlande, de lui épargner la vue de son être hanté. Non c’était comme s’il attendait une chose qui pourtant ne venait pas : cette réprimande qu’elle avait l’air d’air sur le point de formuler alors qu’il l’avait rattrapée.

Très étrange comme réaction, il est vrai. C’était comme s’il tendait le bâton pour se faire battre. Mais il y avait certainement un sens à tout cela. Un sens qui rejoignait encore cette mission foireuse. Jamais il n’y avait eu de réprimandes de la part des parents de la gamine, rien si ce n’est des larmes qui coulaient en abondance et la désolation immense de devoir faire le deuil d’une si jeune fille. Josh s’en voulait pour ce qui était arrivé et peut-être estimait-il qu’il était nécessaire qu’il soit déclaré par quelqu’un d’autre comme fautif pour justifier cette sorte de dépression dans laquelle il ne faisait que tomber.

Ainsi il attendait. Le plumage détrempé.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 22 Déc - 12:18

 

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Une main froide. C'est ce qui l'empêcha de finir sur le sol détrempé. Cette main, inconnue, qui enroulait ses doigts autour de son bras, l'entourant presque entièrement. Son membre constitué uniquement d'os délicat, et du peu de chaires qui s'y accrochaient désespérément. Alors que cette personne venait de la bousculer, tout aussi normalement, elle la rattrapait sans réel effort. D'un geste franc, réaction au problème qui se posait tout de suite. Pendant quelques secondes à peine, le temps de reprendre ses esprits et de quitter son état de confusion qui l'avait laissé hébéter et désorientée, elle était restée figée.
Puis, l'instinct, était venu, mettant son petit grain de sel. Ses yeux s'étaient alors relevés, pour toiser l'inconnu avec hargne, ses lèvres s'entrouvrant déjà pour feuler, cracher, siffler, comme le ferait un félin en furie.
Et elle avait croisé son regard.
Rouge, écarlate tout au plus, peu importais. Ce ne fut pas leur couleur pour le moins étrange qui l'interpella, mais leur expression. Un brin vide. Elle ne connaissait que trop bien cette étincelle terne, qui rendait toutes prunelles opaques, comme une couche épaisse qui voilait la vie qui avait dû un jour y exister. L'anéantissant ni plus ni moins, exterminant la moindre luminosité de ces confins, à ce jour, amer.
Si ses yeux étaient dans un piteux état, son apparence n'était guère mieux. Détrempé par la pluie, lui aussi, il, car c'était bel et bien un homme, faisait triste mine avec ses cheveux collant à son front et ses tempes. Elle le regardait sans rien dire, oubliant toute réplique sèche qu'elle avait voulu lancer, juste avant. Et la pluie continuait de se déverser, rideau humide de gouttes cristallines. Sa capuche, rejetée en arrière dans le mouvement brusque qu'elle avait effectué, laissait dévaler l'eau sur son visage désormais découvert. Et la main de l'homme enserrait toujours son bras, prise ferme mais désormais inutile.

« - Hé ! Vous ne pouvez pas .. Non, je .. désolé. »

Au premier mot prononcé, Isleen avait presque oublié de nouveau, toute neutralité, qui avait pourtant apaisé ses nerfs. Il osait la bousculer, en plus de cela, il se plaignait ? En l'espace de quelques secondes, la nervosité avait de nouveau tendu la moindre cellule de son mince corps engourdie par la dure morsure du froid et de l'humidité. Détrempant toujours et encore ses vêtements, et roulant sur sa peau désormais luisante d'une fine pellicule d'eau
Mais alors qu'elle s'attendait à la suite d'une tirade propre à tous les gens de mauvaise foi, le ton s'était adoucit, allant jusqu'à s'excuser. Elle avait bien entendu, ou ... ? Effectivement, elle ne rêvait pas, il venait bel et bien de prononcer « désolé ». Si elle savait réagir face à des reproches, cette situation était pour le moins inédite. Elle lui rappelait lentement une autre, bousculade du même genre, mais sous le doux soleil d'un printemps agréable.

Oh pardon ! Excusez-moi, j'aurais dû m'écarter, mais je pensais que vous le feriez. Vous allez bien ? Oui, tout va bien.

Ses lèvres qui s'étaient closes s'arrondirent légèrement, tandis qu'elle sentait la poigne enserrant son bras, la lâcher doucement. Comme si elle était une poupée de porcelaine qu'on aurait peur de briser en mille morceaux par un mouvement trop brusque. Mal calculé. Lentement, elle ramena sa main à l'endroit, ou juste avant des doigts entouraient encore sa chaire recouverte par son vêtement épais, et le massa doucement, bien qu'elle n'en ait pas eu besoin. Il n'avait pas été si violent que ça, excepté la bousculade assez rude. C'était juste un moyen pour elle de retrouver une certaine contenance, et aussi un réflexe. Comme lorsqu'on pousse un « aie » en se cognant quelque part, alors qu'au final, il n'y avait eu aucune douleur.
Le jaugeant une fois de plus, elle finit par oublier toute agressivité. Avec la tête qu'il tirait, il ne méritait pas qu'on l'enfonce davantage. Ce n'était pas de la pitié. Au contraire, elle abhorrait ça plus que tout au monde. Juste une manière, de l'aider plus qu'elle ne le ferait en lui crachant des méchancetés à la figure.

« - Ce n'est rien, j'aurais dû regarder devant moi. » Finit-elle par dire d'un ton mitigé.

La neutralité, pour de ne pas s'attarder plus avec lui, et la douceur dont elle ne pouvait se détacher. Un sourire aurait bien pu creuser la fossette dans sa joue sèche, il n'apparut qu'en un crayonner brouillons sur ses lèvres. À peine, une esquisse, ses commissures remontant seulement légèrement.
Face au regard terne du jeune homme, ses yeux pourtant encore légèrement voilés, faisaient l'effet d'être pleins de vie, brillants d'un éclat presque fiévreux. Peut-être était-elle plus vivante à ce moment-là, que lui ? Certainement, mais ça, elle n'aurait pu le dire.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 23 Déc - 12:00


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L’inconnue se mit à masser ce bras brusqué par le comportement de Josh et celui-ci, à la vue de ce geste banal, se mit à penser qu’il lui avait réellement fait mal, là, dans sa chair si fragile et fine. Pourtant aucune expression de douleur ne s’était invitée sur le visage fermé de la jeune femme. C’était un tout autre sentiment qui s’accrochait en ce moment à ses traits mais Arryn était incapable de le déchiffrer. Peut-être était-ce à cause de son esprit embrumé qu’il n’était pas capable d’user de l’un des  plus fondamentaux enseignements de Central : le déchiffrement complet de son interlocuteur. Ainsi, cette expression restait tout un mystère pour lui. Ce n’était pas de la colère liée à cette bousculade malencontreuse ni même une envie irrépressible de faire la morale. De la pitié alors ? Non il doutait fortement que cette sèche personne puisse avoir une quelconque pitié pour quelqu’un comme lui. On ne pouvait pas en avoir pour un fautif.

Mais l’inverse était-il vrai ?

Est-ce qu’Arthur ressentait ce sentiment à l’égard de la jeune femme ? Est-ce qu’il se sentait fautif et coupable vis-à-vis d’elle ? Assurément. Mais il ne pouvait pas plus dire s’il prenait en pitié cette frêle silhouette ou s’il devait regretter de lui avoir fait potentiellement mal. Puis comme une libération, la voix douce de la jeune femme parvint à ses oreilles, lui indiquant qu’elle-même s’étalait en excuse et faisait mine de se sentir tout autant fautive que lui ne l’était. Ce qui était vrai, pour tout dire.

A ce moment, Josh se sentit déboussolé. Lui qui n’attendait qu’une réprimande de la part de la belle inconnue se retrouvait dans une position où chacun était responsable de ce qui était arrivé. Et cette remarque de son interlocutrice ainsi que ce ton mitigé perceptible de tous le firent comme revenir à un état un peu plus normal, le faisant retrouver une certaine présence d’esprit. Et malgré tout, il se mit à éprouver de l’inquiétude pour la jeune femme.

« J’espère ne pas vous avoir fait trop mal au moins … je m’en voudrai. »

Sa seconde phrase avait été dite sans même qu’il ne s’en rende compte, comme si elle fut prononcée par autre chose que le cerveau. Par son cœur.
Ainsi il resta encore là, attendant une réponse qui serait sûrement tellement laconique tel un simple oui ou non. Les bras le long du corps, il se tenait droit dans cette pluie battante et ainsi il remarqua qu’il commençait à avoir froid, ses membres tremblants légèrement. Mais cette froideur et cette rigueur de corbeau lui sommèrent de résister à ce froid qui s’insinuait lentement en lui. Ainsi il se raidit, le faisant paraître plus grand que ce qu’il ne l’était et m’était au grand jour son mal aise quant à cette situation embarrassante.  

Qu’il était gauche cet écossais.

Puis plus par égoïsme que par préoccupation pour l’autre et surtout parce qu’ils semblaient tous deux près à rester des heures ici à se juger jusqu’à attraper la mort, le crow déclara sur un ton neutre et faussement désintéressé :

«Peut-être vaudrait-il mieux de chercher un abri si on veut continuer cette discussion.»

Si passionnante discussion en effet. Il semblait plutôt évident que la jeune femme ne voulait pas s’encombrer d’un tel incapable mais elle n’esquissait toujours pas de mouvement pour prendre congé, ce que Josh ne comprenait pas. Ainsi il l’invita en quelques sortes à faire un bout de chemin avec lui.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 23 Déc - 19:01

 

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Après avoir massé la zone faussement endolorie, ses doigts avaient de nouveau tiré sur le bout de ses manches, de manières à les couvrir de tissus. Recroquevillant ses petites mains en forme de poing faussement serrés, pour mieux les enfoncer dans leur abri épais et chaud. Agréable et rassurant, même si elle ressentait tout de même l'humidité qui filtrait de plus en plus.
La situation était franchement étrange. Il s'était excusé. Elle l'avait fait elle aussi. Le silence, enfin autant qu'il pouvait y avoir du silence sous une averse, s'éternisait de nouveau. Plus aucune parole n'était prononcée. Le langage des lèvres et des cordes vocales, était abandonné pour celui des yeux. Regard observateur, ceux qui jaugent, jugent.
La rousse s'efforçait de garder un masque neutre, mais on pouvait tout de même deviner son trouble. Ses prunelles, animées d'une lueur prudente, et ses sourcils détendus en un arc bas, parlaient pour elle.
Elle sentait parfaitement les yeux rouges - écarlates - de son vis-à-vis, ils essayaient, comme de décrypter la moindre de ses expressions. Raison de plus pour faire attention, et de rester impassible. Essayant vainement de détendre ses traits, elle finit par y arriver.
Son visage repris, sa tranquillité qui la rendait semblable à un masque de porcelaine. Celui d'une poupée, de celle qu'on construit à la chaîne. Banale, et qu'on aurait raté. Ses yeux avaient été mal soudés, et la chaleur avaient rendu le résultat flou, brumeux. Les joues d'habitudes remplies et agréablement rondes avaient été amaigries, par un quelconque défaut de structure dans la construction complexe qu'était le corps pâle, d'une poupée de porcelaine.
Cette même poupée, désormais animée, restait immobile. De nouveau tranquille. En face, l'homme détrempé venait de reprendre une expression moins abattue. Sans vraiment comprendre pourquoi, cela l'avait légèrement rassuré. Elle ne comprenait pas encore tout, et ne le saurait certainement jamais, notamment la raison de cet abattement nocif. Mais pour le moment, il semblait avoir retrouvé une meilleure mine, autant qu'on puise en avoir une meilleure, tout en étant trempé sous la pluie qui dévalaient en gros sillon disgracieux sur son visage.

« J'espère ne pas vous avoir fait trop mal au moins .. je m'en voudrai. »


En réponse, la rousse secoua légèrement la tête négativement. Non, elle n'avait pas mal. La chute sur le sol aurait été certainement le plus douloureux, s'il ne l'avait pas retenu. Donc non, à cet instant, elle n'avait pas mal. Tout allait bien. Enfin, si elle restait plus longtemps sous cette pluie torrentielle, là, elle allait certainement aller beaucoup moins bien. Un rhume était facilement arrivé, voir pire. Sa santé n'était pas excessivement fragile, mais Isleen ne préférait pas courir le risque.
Mais pour ne pas l'inquiéter plus que cela, vu qu'il semblait pris de quelconques remords, malgré le fait qu'elle ait endossé en partie, elle aussi, la responsabilité de cette fortuite bousculade, elle s'empressa de transmettre sa pensée de vive voix.

« Non, au contraire. Heureusement que vous m'avez empêché de chuter ... »


Cette fois, ses lèvres trouvèrent la force de s'étirer dans un petit sourire penaud. Mais un sourire tout de même.
Elle était incapable de ne pas sourire, au fond. C'était une expression naturelle pour elle, tout simplement. Si un jour, elle cessait de le faire, son visage perdrait certainement tout le peu de charme qu'il possédait jusqu'à alors. Certains minois, sont faits pour tirer une tête de six pieds de long. Et bien celui de l'Irlandaise, était fait pour sourire. Naturellement, et tout ce que l'on pouvait dire, c'est que cela lui allait à ravir.
Mais le froid rattrapa bien vite son expression qui s'effaça lentement, reste d'une vision comme onirique sur ses lèvres humides de l'eau qui y perlait encore.
Recroquevillant ses épaules, étriquant encore plus son buste, elle eut un bref frisson, avant de parcourir de nouveau du regard le bout de rue derrière l'homme. Celui-ci paraissait plus grand ; peut-être était-ce sa posture plus raide ? Qui croyait-il tromper ? Lui aussi semblait aussi atteint par le froid mordant qu'elle.
La seule différence résidait dans leur façon de le contrer.
Un peu gênée par la difficulté du dialogue, qui s'éternisait entre eux, elle ouvrit la bouche pour enfin s'éclipser, mais il la devança.

«Peut-être vaudrait-il mieux de chercher un abri si on veut continuer cette discussion


Avec n'importe qu'elle autre personne, elle aurait parié que les excuses n'auraient duré qu'un quart de celles effectuées. Face à une personne aigre, elle aurait clairement craché une réplique sèche. Face à quelqu'un de plus compatissant, elle se serait excusée elle aussi avant de partir sans un regard en arrière.
Mais face à Lui, elle ne comprenait pas. Il ne rentrait dans aucune de ses deux catégories qui comportaient pourtant foules de déclinaisons. Elle ne savait pas, et cela la perturbait légèrement, bien qu'elle ne le montrât pas.
Cette phrase, qui aurait semblé anodine dans n'importe qu'elle autre conversation, était une proposition. De ? Faire certainement un peu de route ensemble, du moins c'est ce qu'elle comprit, face au mot soigneusement prononcé d'un ton impassible.
Comme si rien ne l'atteignais.
Elle hésita franchement. Cela valait-il le coup d'accepter ? Le Manoir n'était plus très loin, elle pourrait simplement refuser et continuer sa route, comme si rien ne s'était passé. La générosité n'était pas son truc. Isleen le savait.
Tout excepté sur ses proches, la désintéressait totalement, au point qu'elle en paraissait sans cœur. Dite-lui qu'un tel à eu un bébé ? Et elle aurait exigé de le voir avec une tendresse étonnante. Un meurtre de jeune enfant en ville, des parents dévastés ? Aucune réaction, seulement un " oh, les pauvres ".
Pourtant, elle n'avait pas tout le temps de rester bloquer sous cette pluie torrentielle, comme l'avait fait savamment remarquer l'inconnu, et même s'il semblait avoir repris du poil de la bête, elle restait légèrement troublée. Peut-être, que si elle lui proposait de venir, elle pourrait savoir la raison de son état ? Sa curiosité déplacée la démangeait une fois de plus. Elle l'avait tue, jusque-là, mais comme une mauvaise herbe, elle revenait, plantant ses petites graines malfaisantes de plus en plus dans son esprit.
Bien. Sa décision était prise. Et elle pourrait enfin l'apaiser, comme on apaise une bête de sauvage d'un morceau de viande dégoulinant de sang.

« Effectivement. Le Manoir de ma famille n'est pas très loin, je m'y rendais, peut-être serait-ce le meilleur endroit pour la continuer. » Proposa-t-elle sans hésitation, roulant sur les syllabes avec une telle rapidité, qu'elle avait prononcé sa phrase d'une traite.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 26 Déc - 14:27


Vois la beauté du monde


Quelle rencontre étrange, étrange au possible et la conversation allait dans le même sens absurde que cette situation dans cette rue inondée. C’était à se demander comment deux personnes avaient pu trainer dehors par ce temps si maussade, dans la même ruelle et réussir à se rentrer dedans par mégarde alors qu’ils étaient les seules âmes qui vivent sur cette artère. Un signe du destin ? Certains auraient été en droit d’y croire mais Josh savait que ni lui ni Isleen n’étaient mus par cette fatalité qui, selon les tragédies, pesait sur tout un chacun. Lui avait reçu cette instruction à la fois si pieuse et si cartésienne de Central et n’était pas du genre à croire que le futur était déjà tracé et que cette rencontre était le fruit d’un quelconque plan d’une puissance supérieure.

Au contraire, il était déterminé à choisir lui-même la tournure que prenait cette conversation. Du moins si on pouvait l’appeler ainsi. C’était l’une des raisons pour lesquelles il avait proposé de trouver un abri. Et ce même s’il fallait avouer qu’il pensait à sa santé avant tout. La proposition fut accueillie avec une phrase rapidement dite, une proposition elle aussi qui, de par le ton, ne laissait pas le moindre doute.

Pourtant.

Josh se permit de douter de la proposition pourtant si honnête et bienfaisante de la jeune femme. Elle l’invitait dans … son manoir ? De deux choses l’une, Arryn fut surpris d’apprendre que cette belle inconnue appartenait à une quelconque famille noble ou très aisée. Mais il fut aussi surpris qu’on l’invite, lui, un fils de paysan et un corbeau de Central, dans un tel endroit alors qu’il avait l’air si miteux et qu’il venait seulement de faire la rencontre de cette irlandaise. Toutefois, force était d’avouer que la pluie battante était une très bonne motivation pour accepter cette proposition.

« Je ne doute pas qu’on y soit au chaud. Je vous suis ? »

La jeune femme acquiesça puis parti tout droit, dépassant rapidement l’oiseau de malheur qui dut se dépêcher de couvrir la distance qu’elle installait déjà entre eux. Ainsi le duo traçait la route sous une pluie qui ne voulait toujours pas en finir et qui menaçait de bientôt noyer le pavé. Ne sachant pas si la bâtisse était encore loin du lieu de leur étrange rencontre, Josh se dit qu’il valait peut-être mieux engager à nouveau leur discussion atypique.

«C’est peut-être un peu brusque mais puisqu’apparemment nous allons passer un peu de temps ensemble, fit-il en se retournant pour marcher à reculons devant la belle rousse. Je m’appelle Josh. Josh Arryn. »

Et il lui fit un sourire fin voire un peu timide. Mais il lui sourit tout de même.

Mais à marcher à reculons, il ne voyait pas où il posait les pieds et il se trouva que sur son chemin, une flaque un peu profonde trônait. Et il y mit inévitablement les pieds. Il partit à la renverse mais dans un mouvement que peu de personnes lambdas seraient capables de faire, il se remit sur ses pieds juste devant Isleen.
Et bien, s’il voulait se faire passer pour quelqu’un de normal, c’était raté.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 26 Déc - 17:57

 

Féach agus sílim



En attendant la réponse de l'homme, la rousse trépignait presque d'impatience, mais n'en montrait rien. Sa curiosité attisait un feu vif qui démangeait sa peau froide, comme une réaction à la morsure d'un quelconque insecte.
L'allergie à son esprit trop curieux pour son propre bien, et sa douloureuse morsure sur son esprit. Ses mâchoires s'étaient vivement refermées sur sa main, lorsque, sans méfiance, elle avait commencé à réfléchir sur la condition du jeune homme. Seul, assez éloigné des grandes villes, mouillé, et sans vêtement très adapté.
Il y avait de quoi s'interroger.
Alors les dents pointues et aiguisées s'étaient figées dans cette même main, mordant et blessant. Sa salive empoisonnée avait remonté le fil de ses veines, contaminant la moindre de ses cellules, désormais ardentes d'un besoin de savoir.
Oui, elle ne pouvait en vouloir qu'à elle-même. Elle s'était précipitée dans la gueule du loup, bien fait pour elle.
Alors qu'elle venait tout juste d'énoncer sa proposition, elle attendait déjà de pied ferme la réponse. Cela n'avait pas été une question de convenance, comme l'aurait voulu la politesse. Au moins pour s'assurer, qu'il soit d'accord.
Après tout, ils étaient des inconnus l'un pour l'autre. Elle ne le connaissait ni d'Adam, ni d'Eve, et lui non plus. Pourquoi accepterait-il, même pour un endroit chaud ? La méfiance faisait faire des choses inconsidérées, comme refuser une invitation comme celle-ci. Aussi tentante soit-elle.
Que savait-elle de lui, strictement rien. Le hasard était le maître du jeu, faisant danser ses pions au rythme de ses envies.
Ses caprices.
Mais malgré tout ses facteurs qui l'auraient poussée à la prudence, sa curiosité s'était revêtue de son gant de ferraille, jetant celui de velours derrière son épaule. Son ton avait été presque catégorique. Il n'énonçait aucune possibilité de refus.

« Je ne doute pas qu'on y soit au chaud. Je vous suis ? »


Isleen acquiesça d'un léger hochement de tête, sans prendre le temps de parler. Automatiquement, et après un dernier regard appuyé sur l'inconnu, elle avait filé en direction du manoir.
Ses muscles engourdis par le froid lui chauffaient douloureusement, alors qu'après un arrêt forcé et trop long, ils se remettaient en route. Lentement, mais sûrement.
S'arrêter ainsi n'avait pas été extrêmement positif, mais ce n'était pas le moment de se plaindre, même si elle aurait adoré le faire. Taisant les protestations de ses membres dans lesquels elle sentait des tiraillements, signe d'une fatigue bel et bien installée, elle continuait sa route, sans se soucier de savoir s'Il suivait ou non.
Peut-être qu'à un moment, elle avait tourné la tête vers l'arrière pour voir s'il ne se laissait pas distancer, et elle avait eu la bonne surprise de le voir suivre.
Ne jamais sous-estimer les gens petits.
Il était certes plus grand, mais de grandes jambes ne servent à rien, si l'on ne sait pas comment les utiliser correctement.
C'est ce que sa mère répétait inlassablement, elle-même pas très grande. Comparé à son père, qui était assez imposant. Enfin, il paraissait, car elle ne pouvait pas le confirmer d'elle-même ; sauf si elle le revoyait, ce qui n'arriverait certainement que dans encore quelques années.

« C'est peut-être un peu brusque, mais puisqu'apparemment nous allons passer un peu de temps ensemble, je m'appelle Josh. Josh Arryn. »


Avec surprise, l'inconnu l'avait dépasser avant de se mettre à marcher à reculons devant elle. Un froncement de sourcil lui avait peut-être échappé, en même temps qu'une expression amusée. Ce n'était pas très prudent de faire cela, surtout vu l'état des routes par ici.
Josh. C'était court comme prénom. Rapide et efficace.
Se forçant à adapter un rythme moins rapide, en diminuant le nombre de ses courtes enjambées, la rousse le regarda un instant, étudiant son petit sourire. Que d'amélioration. Elle répondit, en souriant doucement.

« Isleen Ní Súilleabháin. »


Elle avait bien essayé de garder son accent de côté, mais le naturel revient toujours au galop. Avec une expression piteuse, elle espéra qu'il ait au moins compris quelque chose de ses sonorités chantantes qu'elle venait de prononcer sans s'en rendre compte.
Un instant, ses yeux se plantèrent vers le sol, ou se trouvais une flaque, et vers laquelle, il marchais à coup sur. La rousse l'aurait certainement prévenus, si elle avait put, et avait eu l'envie surtout, mais c'était déjà un brin trop tard.
Elle l'observa sans ciller partir en arrière. Sachant qu'elle n'irait pas l'aider, elle comptais juste attendre qu'il se relève de sa chute sur le sol, si elle arrivait. Car, sitôt eut-il perdus l'équilibre, qu'il se retrouva de nouveau sur pied, juste devant elle.
Effectivement, il était beaucoup plus grand, si bien qu'elle du lever la tête pour voir son visage. Qui à ce moment même était un peu mortifié, comme s'il venait de faire une faute grave, et répréhensible, ce qu'elle ne compris pas.
Fronçant légèrement ses sourcils, elle ne commenta pas ce qu'il venait de se passer. Sa curiosité la taraudait encore, montrant les crocs devant se morceau de chaires fraîches et appétissantes, mais la rousse la bridait avec brio. Elle ne relâcherait le fauve, qu'une fois au Manoir, qui d'ailleurs n'était plus très loin.

« Nous sommes bientôt arrivés. » L'informa-t-elle, en le contournant.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 27 Déc - 12:20


Vois la beauté du monde


Alors que Josh allait inévitablement déraper et tomber à la renverse dans cette flaque crasseuse et pleine d’immondices, l’inconnue le donna son nom. Sèchement, sans forme de politesse ou autres mots pour encadrer les vrais éléments de réponse. Elle allait directement au but et Arryn aimait cela même si cela trahissait un esprit sûrement assez froid et calculateur. L’homme se surprit alors à l’imaginer dans les rangs de Central, à remplir les missions d’un corbeau. La belle irlandaise aurait sans doute fait un excellent élément. Et si elle avait participé à cette mission foireuse, aurait-elle sauvé l’enfant ? Aurait-elle fait comme lui et aurait-elle échoué à sa manière ? Non il ne fallait pas penser à cela. Seulement se concentrer sur ses paroles à la fois sèches et agréables à l’oreille.

Isleen … c’était un beau nom que Josh, avec l’aide de cet accent fort qui avait échappé de ses lèvres fines, aurait pu qualifier de typiquement irlandais. Mais pour cela, il n’avait pas besoin d’un nom ni d’un accent pour le savoir. Outre le cliché des cheveux de feu, si la jeune femme possédait un manoir dans les alentours, c’est qu’elle n’habitait pas dans un autre pays.

Puis il sembla chuter.

Avant de se rattraper bien sûr. Mais il fut surpris que sa vis-à-vis ne lui adresse ni un regard interrogateur ni une esquisse d’aide. Avait-il était trop rapide pour qu’elle ne puisse réagir ou avait-elle seulement décréter qu’elle ne l’aiderait pas comme lui l’avait fait juste avant ? Après tout ça n’avait peu d’importance. Si le Crow était réellement tombé et qu’Isleen l’avait rattrapé, il y aurait eu de fortes chances pour qu’ils finissent l’un comme l’autre sur le pavé, trempés et tâchés comme pas possible.

A la place de toute action, la belle rousse lui adressa simplement un froncement de sourcil, interrogateur ou inquisiteur ? Josh ne sut si elle était troublée par ce mouvement soudain ou si elle le réprimandait silencieusement de ne pas avoir fait attention. Mais alors qu’il se posait la question tout aussi silencieusement, Isleen lui indiqua qu’ils étaient bientôt arrivés. En effet, ils virent bientôt les grilles d’un portail finement ciselées et décorées et au loin, l’ombre d’une bâtisse d’une taille certaine. A cette vue, Josh éprouva un sentiment étrange. De la jalousie de n’être qu’un fil de campagnard et de n’avoir vécu que dans une ferme humble et simple ? Ou bien de l’émerveillement de voir tel édifice ? Sûrement était-ce un peu des deux. Il regarda longuement les grilles, laissant son regard se poser sur chaque relief, chaque ciselure puis finit par dire d’un air rêveur :

« Je n’aurai jamais pensé entrer dans un tel bâtiment. Enfin pas en étant civil et surtout pas dans de telles circonstances. »

Il ne s’était pas rendu compte de ce qu’il venait de dire et de ce que cela impliquait. Isleen n’était qu’une civile qui n’avait en aucun cas à savoir ce que tramait le Vatican. Et elle n’avait pas non plus à savoir que son invité était un suppôt de l’administration centrale. Mais comme s’il n’avait rien dit de compromettant, l’écossais se retourna vers la rousse et lui adressa un sourire rieur.

« J'ai des raisons de m’inquiéter au sujet de cette invitation ? »

Simple question rhétorique sans aucune importance et prononcée sur un ton léger. Josh n’attendait pas de réponse car il avait confiance en son hôte.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 27 Déc - 15:22

 

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Isleen aurait très bien pu décider de répondre plus doucement, bien que sa phrase ait été adoucie par son sourire, mais elle n'en voyait pas l'intérêt. À quoi bon ? Pour le moment, elle n'était pas tout à fait à l'aise.
Tout d'abord, car ses vêtements lui collaient désagréablement à la peau, et ses mèches à son visage. Elle fit d'ailleurs un léger geste pour les repousser de ses joues collantes d'eau, bien que quelques cheveux restèrent durement accrochés à sa peau. La sensation d'humidité persistait, accablante et insistante.
Mais ce n'était pas juste ça.
Pour le moment, même si elle était curieuse, elle restait légèrement froide. Ce n'était bien évidemment qu'une façade protectrice. Elle se montrait comme désintéressée, ce qui était faux, au vu de sa proposition.
Alors, pourquoi n'avait-elle pas fait l'effort de le prévenir ?
Elle savait désormais son prénom, très bien, c'était un pas en avant. Mais il restait tout de même un inconnu. Son geste de la rattraper était remboursé par l'abri qu'était le Manoir, qu'elle lui offrait. Elle ne cherchait pas plus loin.
Et de plus, si elle avait cherché à le rattraper, elle n'aurait certainement pas pu faire grand chose, à part tomber elle aussi. Les gens maigres ont certes beaucoup plus de force qu'on ne le pense, mais face à sa fatigue musculaire, ses pieds, même bien ancrés sur le sol mouillé, auraient très certainement décollé. Trop fine, trop légère. Un poids plume pas très utile comme encrage au sol.
En bref, cela n'en avait pas valu la peine, à ses yeux.
Encore plus, une fois qu'elle l'avait vu se remettre sur pied, seul, et extrêmement rapidement. Comme un réflexe bien huilé. Une machine qui réagissait par les commandes qu'on avait enfoncées dans sa puce, ici, sa cervelle.
La rousse n'avait pas posé de question, passant outre ce qu'il venait de se passer. De toute évidence, elle se renseignerait plus tard, mieux valais garder cela pour après, et se dépêcher d'aller au Manoir. C'était le meilleur à faire pour le moment, d'autant qu'elle commençait vraiment à fatiguer, peu habituée à fournir autant d'efforts. Elle ne tremblait pas, grelottais de froid tout au plus, mais l'impatience plus la lassitude n'était pas un bon cocktail.
Après avoir prévenu le brun de leur arrivée imminente, elle se permit de jeter un œil curieux au lieu qui avait abrité son enfance, son adolescence. Discrètement, pour ne pas éveiller de soupçons. Que penserait-il, s'il la voyait reluquer le bâtiment, comme si elle ne l'avait jamais vu auparavant ? Ce n'était pas très crédible.
Et au pire des cas, elle paraîtrait juste pressée de rentrée chez elle, tout simplement.
Sous ses yeux gourmands, et à travers les grilles espacées, elle redécouvrit les pierres grises qui formaient les murs de la grande bâtisse. Effectivement, le Manoir avait de l'allure. Élégant et racé, il imposait presque le respect.

« Je n'aurait jamais pensé entrer dans un tel bâtiment. Enfin pas en étant civil et surtout pas dans de telles circonstances. »


L'Irlandaise tourna un instant son regard vers lui, le visage neutre, alors qu'une nouvelle farandole de question apparaissait. " En étant civil " ? Que voulait-il dire par là ? Mais encore une fois, prudente, elle ne releva pas, préférant enregistrer l'information.
Elle plissa vaguement ses yeux, les gardant à demi-fermé, comme ceux qu'un félin en traque. Traque au renseignement. La bête de curiosité devenait de plus en plus instable, frappant, cognant les barrières qu'elle avait imposées à son esprit.
Elle sentait les parois qui tremblaient inlassablement, à chaque coup de son dur corps épais. Ses crocs raclaient le métal, le béton, le bois, tout ce qu'elle mettais sur son chemin.
Sauvage et enragée.
Mais le festin ne serait que plus délicieux, alors elle la brida, autant qu'elle le put.

« Alors, vous êtes chanceux d'avoir croisé ma route. » Fit-elle avec nonchalance, mais sans aucune trace de suffisance dans sa voix, comme on aurait pu le penser.


Sa route. Elle, avait un but. Revoir sa mère, et prendre quelques affaires, bien que cette raison ait été un prétexte. Lui, qu'avait-il ? À l'instant où elle l'avait heurtée, il lui semblait que Josh, ne faisait qu'errer comme une âme en peine.
Sans abris, sans vêtement pour se couvrir face à l'averse, les yeux vide, le visage hagard.
S'il avait eu un but réel, alors il n'aurait pas accepté sa proposition, préférant certainement continuer sa route, plutôt que de suivre une inconnue. Enfin, c'est ce qu'Elle aurait fait. Peut-être était-il différent, elle ne savait pas.
Mais elle espérait le savoir au plus vite.

« J'ai des raisons de m'inquiéter au sujet de cette invitation ? »


Elle ne répondit pas tout de suite, lui tournant le dos pour ouvrir le portail de la clé cachée dans une de ses poches, sous les couches de vêtements. Elle la saisit, l'extirpant de sa coque de chaleur humaine et textile, petite chose tiède et délicate qu'elle serra entre ses doigts froids.
Puis, bien vite, elle l'enfonça dans la serrure, déverrouillant le tout, et repoussant le portail qui glissa sans qu'aucun grincement ne vint troubler le silence des gouttes de pluie. Se retournant vers le jeune homme, ses lèvres esquissèrent un sourire malicieux, joueur.

« A vous de décider si oui ou non, vous avez des raisons de le faire. »


Elle ne répondait pas franchement. Peut-être la raison de cette offre soudaine d'hospitalité lui aurait glissé des lèvres, mais il n'en était rien. Il demanderait certainement cela bien assez tôt.
Avec un petit geste, Isleen lui fit signe de rentrer dans la propriété, gardant le portail suffisamment ouvert pour leur passage.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 28 Déc - 11:11


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Aucune réponse quant à ce lapsus malheureux du corbeau. Et Josh en fut quelque peu soulagé sans même le savoir. Si son hôte avait osé poser une question malencontreuse au sujet de sa fonction, son objectif dans ce monde troublé, le Pendragon en aurait été contrarié. Pas qu’il en aurait voulu à Isleen, non. Mais bien parce qu’il se serait maudit d’avoir était incapable de préserver un secret, le secret de tout corbeau. Et surtout parce qu’il se serait mal vu en train d’expliquer la dure vérité du monde à une civile. Tout comme il ne se serait pas vu refuser une explication claire et précise à la rousse.

Ainsi, bien qu’Isleen lui adressa un regard de félin, cherchant des informations, il n’y eu pas de question formulée de vive voix, rien qui empêchait l’écossais de répondre ou même de se rendre compte qu’il y avait une envie visible d’en savoir plus, bien plus. A la place d’une interrogation bien mal venue, la rousse préféra se dépeindre comme quelqu’un de charitable. Oui, il avait de la chance d’avoir croisé la route d’une telle personne. Parce qu’où est-ce que ses pas l’auraient-ils mené dans cette ville dont il ne connaissait rien ? Peut-être se serait-il perdu et n’aurait pas pu retrouver le chemin de la gare avant des heures et les conséquences n’en aurait été que pires. Quoi que … Là aussi, il allait rentrer on ne sait quand tout en inquiétant ses compagnons et affolant sa hiérarchie. Et puis au diable les contraintes ! N’allait-il pas passer un bon moment maintenant, près d’un âtre chaleureux, à oublier cet évènement malheureux qui l’avait tant troublé ?

« A vous de décider si oui ou non, vous avez des raisons de le faire. »

Les portes s’étaient ouvertes, l’invitant à entrer dans cette propriété déjà magnifique de l’extérieur. Et Isleen s’était tournée vers son invité, un sourire malicieux aux lèvres, révélant réellement pour la première fois autre chose qu’une froideur envers l’extérieur. Ses cheveux avaient repris, de force, une allure un peu plus convenable et ainsi, ils offraient une vue magnifique sur le visage à la fois pâle mais radieux de l’irlandaise. Arryn ne put s’empêcher de sourire timidement et peut-être même de rougir légèrement.
Il esquissa un pas, puis un second et alors qu’il dépassait le portail et arrivait à la hauteur de son hôte, il fit, toujours avec ce sourire aux lèvres :

« Je crois alors que je vais prendre le risque. »

Toujours mené par la belle rousse, Arthur appréciait les coupes délicates des arbres et arbustes du jardin, la disposition élégante des fleurs qui formaient un parterre. Puis, à mesure qu’ils arrivaient au niveau de la bâtisse, il observa ses formes, ses sculptures et décors, la finesse de son architecture. Et encore plus que lorsqu’ils étaient aux grilles, il en fut émerveillé. Quelle enfance de reine Isleen avait due avoir entre les murs d’un tel château. D’ailleurs, dans un trait d’esprit peut-être un peu trop étroit et confiné dans le cliché, Josh se demanda si la famille possédait des domestiques. Toutefois, il était trop bien élevé pour poser une telle question.

Puis ils arrivèrent devant les portes du manoir et l’Arryn ne put plus rien dire tant il était soufflé par le détail et qu’il appréhendait l’intérieur de la bâtisse.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 28 Déc - 16:18

 

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Tandis que le portail glissait, tournant dans ses gonds, en silence, elle observa une fois de plus le jeune homme. Ses yeux verts miroitaient d'un éclat vif, une étincelle d'intelligence malicieuse. Comme le sourire qu'elle gardait sur ses lèvres, creusant sa fossette dans sa joue sèche.
Toujours sans bruit.
Elle n'aimait pas parler pour ne rien dire, préférant se taire que de dire une bêtise. Quand elle ouvrait la bouche, elle restait souvent mesurée dans ses propos, du moins, avec les gens qu'elle ne connaissait pas trop. Face à des proches, elle pouvait devenir la pire des pipelettes. Mais là, c'était l'affection qui parlait.
C'était différent.
L'averse bien que plus légère, déversais toujours ses gouttes qui tombaient dans un flic floc régulier sur le sol déjà détrempé. Le mauvais temps passerait certainement le lendemain, ou plus tard, dans les heures à venir, cela dépendait.
Ses cheveux de nouveau cachés par sa capuche qu'elle avait remise en chemin, avaient un peu séché sous l'abri chaud du tissu épais, et reprenais peu à peu leur couleur naturelle ; un beau roux carmin. Bien qu'ils soient encore en mèche filasse, faute de volume dû à l'humidité, ils avaient meilleure mine, encadrant son visage de poupée, pâle pour ne pas dire blanchâtre.
Face au sourire timide qu'il lui adressa, elle retint un haussement de sourcil amusé. Mais mieux valais ne pas le froisser, surtout qu'il commençait à s'engager pour entrer dans la propriété des Súilleabháin.

« Je crois que je vais prendre le risque. »


Isleen laissa échapper un petit rire, qui aurait sonné moqueur à n'importe quelle oreille, mais pour elle, il n'en était rien.
Elle était juste ... amusée.
D'un timbre clair, pour ne pas dire cristallin, ce son roulait de sa gorge en notes mélodieuses. Il ne dura que quelques secondes, justes le temps d'exprimer son amusement, avant qu'elle ne rentre à sa suite, prenant le soin de refermer le portail derrière elle. La clé fit un léger cliquetis en verrouillant de nouveau le mécanisme de fermeture, et elle la faufila de nouveau dans sa poche, sous son long manteau épais, et ses tuniques masculines.
Et de nouveau, elle recommença à marcher le long du chemin de gravier qui crissait sous leur pas. Un sentiment d'impatience la prit au ventre, boule d'énergie qui la ragaillardit immédiatement, bien que son rythme de marche soit plus mesuré qu'auparavant.
Elle était de nouveau chez elle, cela ne servait donc à rien de se hâter au point de s'en faire mal, comme elle l'avait fait durant le chemin jusqu'au Manoir.
Bien sur, il restait le problème de la pluie, mais elle avait son vêtement pour la protéger, bien qu'il lui sembla qu'il faille le tordre comme un torchon de cuisine, pour en essorer toute l'eau qui l'avait imbibée.
Mais si elle s'était retenue à l'extérieur, cette fois, elle ne se retint pas de regarder partout autour d'elle d'un air curieux.
Son visage se tournait rapidement de chaque côté, découvrant les longues pelouses parfaitement entretenues du jardin entourant l'immense bâtiment. Les plantes soigneusement plantées avec harmonies, mélangeant leurs couleurs et leur forme pour avoir le meilleur rendu possible.
Les quelques arbres bien taillés encadrant la longue allée sur laquelle ils marchaient. Allée, elle-même, bien ratissée.
Elle eut presque mal au cœur en perturbant la surface lisse et impeccable que formaient les graviers, ainsi peignés par les pics d'acier de l'outil.
Et dire qu'elle avait vécu ici. Enfant, elle avait beaucoup questionné son frère pour savoir à quoi ressemblait le Manoir, et il lui décrivait du mieux possible. Au fil des années, il y avait de plus en plus de détails dans ses descriptions régulières, et elle arrivait le temps de quelques instants, à se représenter la bâtisse.
Mais ce qu'elle voyait était au-dessus de tout cela.
Tout en avançant, elle planta, enfin, son regard droit devant elle. Ils étaient bientôt arrivés. Le perron lui sembla extrêmement proche, et la porte de bois ouvragée, impressionnante par sa hauteur.
On y voyait même quelques carreaux de verres fragiles, colorés, représentant des dessins antiques. Les ancêtres de leur famille, famille qui perdurait depuis bien longtemps déjà.
Enfin, elle s'arrêta devant la porte, et lança un regard à Josh. Il semblait émerveillé, surprit, par tout ce qu'il voyait.
Comme elle, à vrai dire, sauf qu'elle, était censée habiter ici depuis des années.

« Si vous souhaitez pour une quelconque raison faire demi-tour, c'est maintenant ou jamais. » Fit-elle d'un ton taquin.


Elle lui adressa un simple sourire, puis toqua à petit coup sec sur le bois sombre. La réponse, vint assez rapidement, lorsqu'elle entendue la serrure de la porte cliqueter, et enfin un visage apparus dans l'entrebâillement de la porte.
Sa domestique, ou du moins, elle devinait l'être. Pas toute jeune, mais pas extrêmement vieille non plus. Blonde vénitienne, bien que des mèches grisâtres viennent parsemer sa chevelure ramenée en une coiffure traditionnelle. Ce devais être Binne, nommée ainsi pour sa douceur. D'après sa mère, ou du moins, ce qu'elle en disait, c'était la seule à avoir cette couleur de cheveux, dans le peu de personnels qui était au service de leur famille.
Dans tous les cas, la femme sembla extrêmement surprise de la voir, mais elle se reprit bien vite, repoussant la porte et attirant la frêle silhouette d'Isleen dans ses bras, et contre sa poitrine généreuse, se fichant pas mal qu'elle soit trempée ou non.

« Blathnat, vous rentrez tôt. »


Hochant doucement la tête, l'Irlandaise lui rendit son étreinte.
C'était bel et bien Binne, pas de doute. Le surnom ne trompait pas. Elle le lui avait attribué un jour, et depuis, elle la nommait ainsi. Cela ne la gênait pas, et même si elle avait passé l'âge, c'était toujours agréable à entendre. Surtout avec le ton maternel que la domestique prenait.
De même qu'elle ne la traitait pas seulement comme quelqu'un à leur service, mais comme un proche. Elle aimait cette femme, qui malgré les années, restait fidèle à leur famille. C'était plus qu'une relation employé-employeur, Binne faisait pratiquement partie de la famille. Différemment, certes, mais elle en faisait partie quand même. À sa manière, dirons-nous.
Enfin, la douce pression des bras de la femme se relâcha, et elle les invita à entrer à l'intérieur. Immédiatement, la douce chaleur du Manoir monta le long de sa peau gelée et humide.

« Je suis venue voir ma mère, ou puis-je la trouver ? »


Sa question resta légèrement en suspend, face au mouvement de tête négatif de la domestique.

« Madame à profiter de votre voyage ... Là-bas pour aller voir votre frère, elle nous à prévenus quelques heures auparavant. Mais n'y pensez pas, vous êtes trempées. » Souffla la femme avec un claquement de langue réprobateur à la fin de sa réponse.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 29 Déc - 19:15


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Une nouvelle fois, Isleen adressa un sourire accompagné d’une remarque à son invité. Elle semblait jouer avec lui, le tester. Etait-elle si intéressée de savoir si le corbeau était venu par simple opportunisme et confort personnel ou s’il y avait autre chose qui le motivait. Mais quoi donc ? Josh lui-même n’était pas sûr de pouvoir répondre à cette question si elle lui était posée. Pour lui la raison était claire et simple : il ne voulait pas attraper un rhume ou quelque chose du genre et il était aussi vrai que la jeune femme l’intriguait et cela jouait dans son action de venir au manoir. Il était curieux, tout autant que son hôte mais ne savait pas s’il pouvait exprimer au grand jour sa curiosité. Non, un Crow regarde, observe et tire des conclusions dans le plus grand secret. Il n’avait pas besoin de poser des questions ou d’entrer en contact avec la cible.
Toutefois, il fallait avouer que la belle Irlandaise n’était pas un être facilement déchiffrable. Lire en elle était un défi que même un corbeau aguerri ne pourrait relever qu’avec difficulté. Arthur ne savait pas comment prendre les remarques de la jeune femme, tout comme ses rires. Elle paraissait froide au premier abord mais était-ce réellement le cas ou cela faisait office d’une protection contre cet étranger qu’il était ? Et était-elle moqueuse dans les rires qu’elle avait laissé échappés comme dans ses sourires ? Isleen Ní Súilleabháin était une vraie énigme et cela envenimait encore plus le désir de savoir de son invité.

L’Ecossais ne répondit rien à l’ultime pique de la rousse qui d’ailleurs n’avait besoin d’aucune réponse puisque déjà on toquait à la porte. Un peu en retrait comme s’il voulait passer inaperçu, Josh observa la scène d’une moue neutre. Une femme d’un certain âge vint ouvrir aux arrivants. Elle aussi était rousse mais d’une couleur bien moins prononcée que celle de sa maîtresse. Car oui, il était plutôt évident qu’il ne s’agissait que d’une domestique. Puis alors que les deux femmes échangeaient des paroles, la servante prit Isleen dans ses bras, lui donnant une étreinte quasi-maternelle et alors le doute réapparu dans l’esprit de l’invité.

C’est pour dire, pour un ‘gueux’ tel que lui, il était évident qu’un noble, le maître, n’avait pas de contact si rapproché avec ses employés. C’était simplement une simple relation d’employeur à employé, une froide relation. Mais il était inculte et nourri par les clichés. Mais plus il s’avançait dans cette aventure plus il avait l’impression que les préjugés allaient tomber.

Aucune question sur la présence de cet inconnu dans la demeure ne fut posée, sûrement parce que ce n’était pas l’affaire de la domestique. Une réponse fut apporté aux interrogations d’Isleen et ce fut tout, la ‘Binne’ repartit on ne sait trop où, laissant sa protégée et son invité étranger seuls dans l’entrée. D’abord un silence pesant s’installa alors que Josh posait son regard ci et là, sur un meuble ou un vitrail. Où qu’il regardait, il y avait quelque chose à voir, c’était époustouflant. Puis finalement, avec un certain émerveillement dans la voix, Josh finit par dire :

« Ce sont vos ancêtres sur les vitraux ? Votre famille doit être assez prestigieuse pour s’étendre sur tant de générations. »

Sans le vouloir, un frisson le parcourut de haut en bas alors qu’il aurait voulu le réprimer pour ne pas paraître impoli à cause de tout ce que ce frisson impliquait.

Un peu gêné et grelotant comme un bébé, Arryn fit nonchalamment pour ne pas vexer son hôte :

« Peut-être y aurait-il un endroit où nous pourrions nous réchauffer et mettre nos affaires à sécher ? »


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 29 Déc - 21:58

 

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La chaleur de l'étreinte de sa domestique et celle du Manoir eu tôt fait de totalement la réchauffer, la laissant avec un sentiment d'apaisement, de plénitude. Elle était enfin chez elle, de nouveau. Juste pour quelque temps, avant de repartir, mais cela faisait du bien d'être de nouveau dans son chez-soi.
Pas qu'elle n'apprécie pas la Congrégation, elle n'y était restée pas assez longtemps, mais c'était différent. Froid, monotone. Face au Manoir rempli d'agitation, de bruit de cuisine, ou juste le silence apaisant, il n'y avait pas comparaison.
Elle s'était même sentie mal à l'aise, entourée par les murs froids de la base. Ils la fixaient avec dureté, l'oppressant dans leur froideur constante, coque de béton la maintenant dans leur étreinte solide. Mais ici, il n'y avait qu'une douce chaleur habitant son estomac et son cœur. Une douce impression de bonheur.
Alors qu'elle questionnait la femme, sur la présence de sa mère entre les murs du Manoir, la réponse fut négative. Ses sourcils se froncèrent. Brenna n'était donc pas là ? Partie voir son frère ?
Elle, qui avait fait tout ce chemin, pour rien au final, bien qu'elle soit heureuse de retrouver ses repères dans la demeure familiale. Ses lèvres laissèrent passer un discret juron en irlandais, tandis que la domestique s'éloignait de nouveau, vers les cuisines nota-t-elle en reconnaissant la direction pour l'avoir mainte fois empruntée, pour aller piquer des gâteau tout juste sortis du four avec son frère.
Isleen se retourna enfin vers Josh, qu'elle avait laissé de côté pendant quelques instants, le temps de ses retrouvailles avec la domestique. Silencieux, il avait profité de ce moment d'inattention pour regarder le hall d'entrée, et plus précisément, détailler les vitraux de la porte d'entrée.

« Ce sont vos ancêtres sur les vitraux ? Votre famille doit être assez prestigieuse pour s'étendre sur tant de générations. »


Lentement, elle se rapprocha de lui, gardant tout de même une certaine distance entre eux, et regarda, elle aussi les carreaux colorés. Les silhouettes de personnes se découpaient sur le rouge, bleu, et vert. Du plus ancien au plus récent, ils s'étalaient sur une bonne longueur malgré tout, signe de toutes les générations passées auparavant. On y voyait toute l'évolution, notamment dans les styles des vitraux.
Celui représentant son grand-père était représenté avec plus de finesse que les tout premiers.
Cela semblait certes logique, mais le voir était une toute autre chose. Elle s'estimait fière, d'être dans une famille qui remontait depuis fort longtemps. C'était un honneur, autant que comme l'avait remarqué, le jeune homme, un prestige non-négligeable.
D'autant plus, que la pureté de son sang, à cent pourcent Irlandais, ne pouvait pas être remise en doute. Toutes ses racines, son arbre généalogique était en partie représenté ici. Dés l'arrivé devant le Manoir, c'était une manière de montrer aux visiteurs, qu'ils n'avaient pas affaire à n'importe qui.
Avec un petit hochement de tête, elle répondit, après avoir laisser un temps de suspens.

« Effectivement, presque toute la lignée Súilleabháin est représentée ici. »


Presque. Car il n'y aurait pas assez de place pour mouler dans le verre toutes les têtes rousses de la famille.
Ses yeux dérivèrent à travers la pièce, qui n'était pourtant que le hall. Les boiseries sur les murs étaient lustrées, comme si elles venaient tout juste d'être dépoussiérées ou enduites d'un produit pour nourrir le bois.
Il n'y avait pas de doute possible ; sa mère, ou son père d'ailleurs, avaient très bon goût dans l'ameublement. Bien qu'elle soit sure que toute cette harmonie venait de la très brune, Brenna.
Elle avait hâte de franchir les portes menant au salon, ou juste de voir à quoi ressemblait sa chambre. Tout devenait extrêmement intéressant à regarder, à détailler. Et elle l'aurait certainement fait, retraçant les courbes d'un buffet étroit, plaqué contre un mur, si la voix du brun ne l'avait pas interrompue.

« Peut-être y aurait-il un endroit où nous pourrions nous réchauffer et mettre nos affaires à sécher ? »


La rousse se retint de pousser un son agacé. La curiosité de découvrir le Manoir avait surpasser celle d'avoir des informations sur son invité, si bien qu'elle ait très bien pu oublier totalement sa présence. Égoïste Isleen.
Dans un petit courant d'air, elle se retourna vivement pour se diriger vers une des portes, qu'elle ouvrit pour appeler suffisamment fort, la domestique, avec une certaine politesse.
Quelques instants plus tard, la femme revint, et enfin sembla remarquer le jeune homme.

« Binne, je te présente Josh Arryn, il sera notre invité jusqu'à qu'il émette le souhait de quitter le Manoir. Peux-tu aller préparer les appartements destinés à nos invités, et l'y installer ? » Demanda la rousse avec douceur, avant de rajouter, « Et faire chauffer de l'eau ? Je ne voudrais pas qu'il attrape une quelconque maladie entre nos murs. Et je suis totalement trempé. »


Le respect qu'elle démontrait était un peu étonnant pour toutes personnes extérieures, mais il en avait toujours été ainsi. Sa mère lui avait appris à bien traiter les gens qui travaillaient pour leur compte. Et c'est ce qu'elle faisait.
Avec un hochement de tête, la servante acquiesça, et s'engagea dans l'escalier menant à l'étage. D'un léger signe du menton, la rousse fit signe à l'inconnu de suivre la domestique, avant d'elle-même s'enfoncer dans la pièce, reliée au hall par la porte qu'elle avait ouvert juste avant.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 30 Déc - 18:39


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Prestigieuse lignée que celle des Sùilleabhàin. Josh aurait aisément pu compter les portails finement ouvragés tels des vitraux mais il n’en fit rien. L’impression de taille, de grandeur lui était bien suffisante pour estimer à quel point Isleen, cette femme qu’il avait pourtant rencontrée dans la rue d’une façon si peu commune, faisait partie d’une famille notable irlandaise. Plus il passait du temps en sa compagnie, plus les questions, les curiosités s’accumulaient dans sa tête. Jusqu’à peut-être ne plus pouvoir être retenues. Malgré cette volonté d’en découvrir plus au sujet de sa bienfaisante hôte, le corbeau commençait à se sentir oppresser par toute l’opulence du lieu. Les meubles aux bois nobles, les riches portraits qui semblaient le juger de leurs yeux caves et même cette chaleur qui enveloppait le manoir. C’était en autre pour cela qu’il avait demandé à changer de pièce en espérant moins ressentir cette désagréable sensation.

Ainsi Isleen appela la ‘binne’ qui accouru presque au gallot pour accomplir les désirs de son employeuse. Cheveux-de-feu présenta alors son invité à la domestique qui ne dit absolument rien quant aux choix de sa maîtresse d’inviter un total inconnu dans la demeure familiale. Mais après tout, ce n’était pas à cette femme, aussi douce soit-elle, de dicter le comportement d’Isleen. D’ailleurs, cette dernière fit très bien ressentir à Josh qui contrôlait ici en ordonnant une masse de chose à faire pour satisfaire les jeunes gens qu’ils étaient. La domestique ne dit rien et commença à gravir les escaliers avant de faire signe à un Arryn totalement dépassé par la vitesse avec laquelle s’enchaînaient le tout. Toutefois dans la précipitation, il n’avait pu que percevoir la curiosité avec laquelle son hôte découvrait, dévorait chaque recoin de ce lieu qui pourtant était son manoir. C’était comme si … elle en voyait les murs et les décorations pour la première fois.

Alors qu’il était à la moitié de l’escalier et allait disparaître dans les traces de Binne, Arthur se pencha par-dessus la rampe et héla son hôte.

« Isleen, il serait possible de discuter un peu plus tard ? fit-il rapidement avant de reprendre sa montée. Puis il se retourna à nouveau comme s’il avait oublié quelque chose. Oh et merci de votre hospitalité. »

La domestique ne l’avait pas attendu et s’était déjà éclipsée dans la chambre pour la préparer, laissant ainsi Josh dans un grand couloir percé de beaucoup de portes. L’Ecossais fut un instant perdu et regardait à droite comme à gauche tout en avançant pour tenter de retrouver l’endroit. Il n’y avait qu’une seule porte d’ouverte et il se dit que c’était celle-ci, ce qui fut en effet confirmer par la présence sur le perron de la douce femme. Sans un mot, elle le fit entrer dans la pièce où il découvrit un lit ouvragé, une cheminée où brûlait depuis seulement quelques instants une bûche ainsi qu’une porte qui donnait vers une petite salle de bain. Puis il fut laissé là pendant que la domestique allait faire chauffer l’eau pour le bain.

Cela ne dura pas longtemps et pendant ce court laps de temps, il en profita pour s’attarder sur la décoration de la chambre. Celle-ci était beaucoup moins importante que dans le hall d’entrée mais puisqu’il s’agissait d’une chambre réservée pour les invités et qu’il fallait leur montrer sa puissance, il y avait tout de même force meubles ouvragés et tableaux finement peints. Binne revint avec l’eau qu’elle s’empressa de verser dans la bassine en cuivre avant de conseiller à l’étranger de se dépêcher avant qu’elle ne refroidisse. Celui-ci acquiesça et se dirigea vers la salle de bain où il commença à enlever ce tissu humide qui lui collait à la peau.

Alors qu’il allait déposer son haut sur une chaise, il passa devant un miroir et étrangement, son regard fut happé. Ses cheveux avaient commencés à reprendre une apparence plus convenable mais l’homme qu’il avait en face de lui ne lui ressemblait pas, n’était pas conforme à l’idée qu’il se faisait de lui-même. Ses yeux étaient moins étincelants de vie, l’écarlate avait viré à un carmin sombre. Des cernes alourdissaient son regard et sa mine paraissait fatiguée, comme s’il était exténué par un évènement. Là seul dans cette salle de bain, la mélancolie et le regret l’avaient regagnés et il se mit à douter.

Déjà que ce reflet ne semblait pas être lui, le cadre qui entourait cette image était encore plus trompeuse. Le miroir laissait entrevoir l’arrière-plan, un carrelage immaculé, une baignoire en bronze, des meubles comme partout ailleurs dans le manoir. Cette salle d’eau valait à elle seule bien plus que la modeste ferme dans laquelle Arryn avait grandi. Dans son esprit, il se mit à douter et à regretter sa venue ici. Qu’il était bien loin de son chez soi paysan. Etait-il venu seulement par égoïsme ? Maintenant il commençait à en avoir le cœur net. Quels yeux émerveillés et jaloux il avait porté sur le manoir, quel désir de se réchauffer avait-il ressenti et quelle volonté d’en savoir plus sur cette magnifique Isleen avait-il éprouvé. Tous guidés par une volonté égoïste d’abandonner pendant quelques instants ce qu’il était.

Tout semblait si facile pour la Sùilleabhàin. Héritière d’une prestigieuse famille, son destin était tout tracé. Elle n’avait pas eu à endurer des épreuves comme la mort de ses proches, ne serait jamais enrôlé dans cette foutue guerre sainte. A la vue de l’Irlandaise, tout son passé lui revenait en pleine figure, le laissant hagard avec pour seul question à lui-même :

Qui était-il ?

Le fils de Lewis et Coleen Arryn, citoyens écossais travaillant durement la terre. Morts. Sa sœur lui était totalement inconnue et la seule attache qui lui restait avec cette famille qui donnait tant de légitimité avait disparue. Même son métier prônait l’effacement de la personnalité pour ne devenir qu’un pantin au service du Vatican. Il n’était rien, qu’un être perdu dans la masse qui avait besoin de reconnaissance, de devenir autre chose qu’un jeune homme incapable de sauver une enfant de la mort.

Alors que son regard s’attardait sur son reflet, celui-ci lui renvoya l’image de sa paume noircit par l’encre. Comme s’il le découvrait pour la première fois, il leva sa main et plongea son regard dans ce tatouage. Après de longues secondes à le regarder comme s’il ne l’avait pas déjà assez fait, il referma le poing.

Il devait devenir quelqu’un qui ferait honneur à sa famille.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 30 Déc - 22:52

 

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Elle s'était retenue à grand-peine de ne pas dialoguer en irlandais avec la domestique. En entamant sa demande auprès de la femme, elle avait bien failli tout ordonner dans la langue de sa patrie.
S'abstenant de le faire seulement pour leur invité. Mieux valais ne pas le perdre davantage en utilisant un langage qui lui était inconnu, en plus de cela. Déjà qu'il donnait l'impression de ne pas savoir ou donner de la tête.
Elle aussi, regardait un peu partout. Mais, au fond, qu'elle voie ou pas, elle serait toujours chez elle. La richesse de la décoration n'était qu'un petit, voir un gros plus. Elle ne l'étourdissait pas, bien qu'elle soit surprise de voir la beauté de l'ameublement.
Comme l'extérieur, l'intérieur dépassait ce qu'elle avait imaginé.
On le lui avait déjà dit que sa famille était influente ; la demeure familiale, un Manoir, en était déjà la preuve. Mais se le faire dire, était une toute autre chose.
Maintenant qu'elle le voyait de ses propres yeux, et non par le biais des paroles de son frère, ou d'un domestique assez patient pour ses enfantines questions, elle savourait tout cela comme on savoure une friandise qui vous fond avec délice sur la langue. La salive se mélangeait avec la douceur du bonbon, rendant le tout comme un nectar glissant avec gourmandise dans sa gorge, apaisant ses craintes et ses interrogations perpétuelles.
La pièce sentait bon le produit pour faire briller le bois, et les quelques fleurs fraîches, qu'elle apercevait dans un vase délicat, sur une console lustrée.
Après un autre regard circulaire, son regard était de nouveau tombé sur le brun.
La rousse ne savait rien de sa nationalité, elle ne pouvait donc pas dire s'il était simplement Britannique, ou autre. Certains, dit-on, porte leurs origines sur eux. C'était son cas ; avec sa chevelure d'un roux flamboyant, les préjugés font qu'on devine qu'elle vient d'Irlande.
Ou du moins, on le soupçonne. De plus l'accent qu'elle garde, malgré les années à parler le british n'aide pas non plus.
Binne avait encore une fois hocher avec douceur la tête. Son regard n'était pas éteint, comme ceux des domestiques qui ne se satisfont pas de leur rôle ; mais pétillant d'énergie, et on percevait une certaine chaleur dans le marron de ses yeux. Elle n'était pas frustrée de n'être qu'une domestique, et acceptait totalement ce que sa jeune maîtresse lui demandait.
Sa mère n'étant pas là, c'était elle qui avait les rênes de la maisonnée. Son autorité, même bel et bien là dans sa jeunesse, et sur leur personnel, avait été jusqu'à alors enfantine. Respectueuse. Cette fois, elle se conduisait comme elle se devait de l'être, surtout devant leur invité. Invité, qui ne reçus qu'un seul regard de la part de la domestique, sans plus qu'elle ne se pose de question.
Elle était d'une confiance sans borne, peut-être était-ce cela aussi qui la conduisit à partir au quart de tour, une fois sa requête prononcée. Ses gestes lui avaient été inculqués par l'habitude, et la rousse n'avait aucune crainte quant à la qualité de son travail.
Isleen avait-elle aussi, confiance en la femme qu'elle savait très pointilleuse quant à la perfection de ses travaux. Et la rapidité avec laquelle elle les faisait. Les automatismes certainement.
Tandis qu'elle s'était détournée, pour aller visiter le salon, la voix du jeune homme l'avait interpellée. Avec une pointe de curiosité à ce qu'il allait lui dire, elle s'était retournée suffisamment pour l'écouter. Il était à la moitié de l'escalier, suivant la domestique qui avançait d'un pas rapide.
Ce lieu était inconnu pour lui, bien évidemment qu'il allait se résoudre à la suivre. Surtout qu'elle n'avait pas pris la peine de le concerter, ordonnant avec un naturel flagrant, les choses à faire, allant jusqu'à lui faire signe de gravir les marches, dans le sillage de Binne.
Sur le coup, elle n'avait pas pris la peine de réfléchir, et s'en mordis presque la lèvre. C'était vraiment impoli, mais il était trop tard pour se flageller de ce qu'elle avait fait.

« Isleen, il serait possible de discuter un peu plus tard ? » Il s'arrêta un instant pour continuer de monter, et elle fit de même, tournant de nouveau le dos à l'escalier pour se concentrer sur la pièce qu'elle allait découvrir. Ce qu'elle fit, tout en entendant son remerciement, qui lui arracha un léger sourire, « Oh et merci de votre hospitalité. »


Alors, elle avait simplement répondu par-dessus son épaule un « Oui, ce serait possible » d'une voix assez forte pour être entendu, bien qu'elle sache qu'il s'était trop éloigné.
Puis, elle écouta les quelques restes de bruit de pas dans les marches, avant de pénétrer dans la pièce, une fois le silence établis. Le salon était plongé dans une demi-pénombre, si bien qu'elle dût cligner des yeux plusieurs fois avant qu'ils ne s'adaptent.
Une fois encore, la pièce était riche, meublé avec goût. Les meubles de bois lustrés à la structure élégante. Les éléments de décoration restaient sobres, sans être trop. Comparé au luxe ostentatoire du Hall, qui servait clairement de démonstration évidente de la richesse des Súilleabháin, on y ressentait plus une douce impression chaleureuse.
Peut-être était-ce l'acajou qui jouait dans cela, et la cheminée dans laquelle des flammes léchaient avec gourmandise les quelques bûches qui y avaient trouvé refuge. Un bien dangereux refuge pour elles, face à cet élément brûlant.
À même de réchauffer, le plus froid des cœur, à faire fondre la plus glaciale des glaces.
Les feux de cheminée lui rappelaient foules de souvenir, ou sa mère et son frère était présent. Mais son père, le grand Rodan manquait souvent à l'appel, pour ne pas dire tout le temps.
Mais le temps assagit tout, et la petite-fille qu'elle était, puis la jeune fille, avait rapidement compris que cela ne servait à rien de se plaindre. Ses pleurnicheries ne feraient pas revenir le passionné qu'il était.
Les absences continuelles pesaient lourd sur leurs esprits, si bien qu'à de nombreuses reprises ont l'eut cru mort, ou disparus. Tant de scénarios catastrophiques et désolants pour leur moral. Et puis, un jour, sur le pallier, sa grande silhouette flamboyante était à nouveau là, comblant le vide de ses récits tonnés de sa voix forte et impétueuse.
Il prenais son fils sur ses genoux, le petit Alastar qui lui contait avec fierté ses progrès dans, on ne savait quelle matières. Il embrassait sa femme, qui le menaçait en riant de lui fermer la porte au nez, la prochaine fois, en le voyant revenir comme une fleur.
Et, il caressait les épaisses mèches rousses-rouges de sa fille, soudain bien silencieux. Un silence gêné. Isleen n'avait pas grand-chose à dire. Que pouvait-elle raconter ? Elle ne lisait pas comme son frère, ne pratiquais pas de sport, ou du moins, pas intéressant pour un être aussi viril qu'elle pensait l'être son père.
Alors elle s'enquérait de ses découvertes, avalant ses histoires avec une soif de connaissance étonnante pour son jeune âge. Aussi intarissable que l'homme roux l'était avec son envie d'aventure. D'un certain coté, elle tenait ça de lui, ce besoin insatiable de savoir, d'apprendre.
Une fois ses prunelles vertes adaptées à la semi-obscurité régnante, elle se rapprocha des portraits sur un mur. Le Mur.
On y apercevait beaucoup de tableaux. Elle reconnaissait les traits de sa mère, ceux de son frère aussi. Les siens. Et enfin, sur le portrait de famille, elle voyait un grand homme. Roux. Pour ne pas dire rouge.
Rodan aux cheveux de feu.
Après l'épisode qu'elle nommait « miracle » pour elle-même, soit le fait qu'elle puise de nouveau voir, même à cause, ou grâce à une innocence, elle n'avait pas prêté grande attention au portrait du Manoir. Déjà, car ses yeux étaient encore fragiles, et, car les ragots avaient tellement enflé que les exorcistes avaient été prévenus assez rapidement.
Mais désormais, elle le voyait.
Effectivement, il était aussi impressionnant qu'elle le pensait. Pas de doute, Alastar tenait de lui. La mâchoire volontaire, le nez droit, et les pommettes saillantes.
Elle, lui devait sa chevelure aussi rougeoyante, et ses joues un peu sèches certainement. Sans compter l'émeraude de ses yeux. Son doigt se posa sur son propre visage, représenté et peint avec minutie sur la dernière toile en date commandée par sa mère. Il roula sur la matière sèche qu'elle sentait sous sa peau, caressant d'un geste presque aérien, les mêmes prunelles représentées.
Sauf que sur la peinture, elles demeuraient voilées, entachées par cette opaque couche qui était la cécité. Bien qu'elles gardassent leur couleur, leur aspect laiteux et inerte ne trompaient pas.
Totalement absorbée par les détails, et à dévorer des yeux le portrait de sa famille, elle fut sortie de sa quasi-transe par un petit tapotement sur son épaule.
C'était Binne.
Elle devait avoir finis de verser l'eau chaude pour leur invité, et était revenue la voir. La domestique savait certainement que se serait la première chose qu'elle ferait, serait d'aller voir les portraits du salon. Après tout, elle la connaissait depuis qu'elle était enfant, forcément qu'elle savait comment elle réagirait face à toutes les possibilités qui lui étaient offertes.
Sa première décision, avait donc été d'aller voir les peintures, oubliant le fait qu'elle avait toujours son manteau trempé sur elle.
Elle avait certainement laissé des traces boueuses sur le sol parfaitement propre, mais sur le coup, cela lui avait paru beaucoup moins important que son besoin impérieux de ... Voir.

« Blathnat, vous allez prendre froid. » Prévient la femme d'une voix douce.


Isleen hocha doucement de la tête, un peu absente, et se laissa guider à travers les couloirs du Manoir, par la main délicate sur son épaule, mais ferme. Elle la tenait, comme si elle craignait de la voir s'échapper.
Son manteau lui avait enlevé avec tout autant de douceur, avant de s'engager dans l'escalier, ainsi que ses bottes boueuses. Elle n'avait entendu aucun grognement, ni de plaintes. Juste un silence, et le bruissement de tissus, certainement de vêtements, qu'elle percevait à travers son cerveau embrumé.
Sa fatigue parlait, et l'emmenait dans ses limbes ou régnait en maître un brouillard au goût doucereux. En aucun cas, elle n'aurait eu l'idée de s'échapper de la prise qui la traînait presque sur la moquette du couloir. Un bruit de porte qui s'ouvre trancha la douce tiédeur qui montait dans la moindre cellule de son être, et une fois encore, de grandes et chaudes mains se posèrent sur ses hanches, indifférentes à ses tuniques mouillées qui les recouvraient. On la guida, à l'intérieur de la pièce, après que la porte, ce fut refermé sur elles.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 31 Déc - 16:01


Vois la beauté du monde


Son regard se détacha du miroir, de cette silhouette tors nu qui était lui sans l’être tout à fait vraiment. Même ce corps ne semblait pas être le sien. Loin était le temps où il n’avait que la peau sur les os. Même en aidant ses parents aux champs, il n’avait jamais été très musclé. Mais enfin ceux-ci daignaient prouver qu’ils existaient. Il commençait à ne plus être cette tige aussi mince qu’elle était grande, à devenir quelqu’un d’autre. Mais à quel prix ? Déjà son torse, ses bras, tout son corps se couvrait de cicatrices et autres marques provoquées par sa nouvelle fonction. Il en reconnaissait quelques unes et regrettait d’avoir été trop négligeant ou trop inconscient pour n’avoir su se préserver.

Il quitta des yeux ce reflet comme s’il le dédaignait, arrêta aussi de regarder avec une pointe de mélancolie ce tatouage qui était le sien pour finir par regarder la surface de l’eau qui trônait là, dans cette baignoire. Rien ne semblait pouvoir la troubler, la chambouler. Même alors que de la vapeur en émanait et doucement s’agrippait à son contact, elle semblait si calme. Comme si rien n’avait de prise sur elle. Chanceuse. On avait beau rentrer en contact avec elle, la faire devenir torrent, cascade, il y avait toujours un endroit où elle reprenait cette forme paisible et inerte. Les éléments n’avaient pas de prise sur elle, tout coulait. A ce moment-là, Josh aurait bien voulu être à sa place. Les évènements l’avaient happés, l’avaient prit dans leurs cours pour ne plus jamais le rendre à une vie normale. Distraitement, le corbeau rentra dans l’eau, la tête ailleurs.

Il se passa beaucoup de temps avant qu’il n’en sorte.

Il tâta ses vêtements et malheureusement, ils n’étaient pas secs, loin de là. Dans un soupir, il les amena dans la pièce d’à-côté où ils furent placés devant l’âtre qui brûlait faiblement. S’il devait sortir de cette chambre pour parler avec son hôte, ce ne serait pas avant longtemps. Mais à sa grande surprise, il trouva une chemise ainsi qu’un pantalon sur le lit. Binne l’avait-elle trouvé repoussant avec ses habits détrempés ? Josh ne se posa pas plus de questions et enfila ce qu’on lui présentait Alors qu’il regardait le bois brûler dans la cheminée tout en boutonnant sa chemise d’un blanc immaculé, il retrouva une vigueur nouvelle. Etait-ce la chaleur réconfortante de l’eau qui avait jouée ou bien était-il tout simplement plus détendu ? Certainement les deux. Une chose était certaine cependant, les démons qui l’avaient tourmentés il y a peu avaient disparus. Avant de quitter sa chambre, il passa furtivement devant un miroir et ne put être juge que d’une chose : il n’avait plus l’air d’un mendiant trouvé au bord de la route. Il semblait changé.

Ainsi il sortit dans le couloir et retrouva le chemin de l’escalier qu’il descendit doucement, ne faisant pas le moins du monde craquer une marche. Pas un bruit ne s’en échappa et cela était presque suspect. On aurait aisément pu croire qu’il cherchait à ne pas être vu, comme un voleur. Mais en fait, c’était parce qu’il ne voulait rien déranger dans cet endroit où tout semblait réglé.

Il trouva non sans mal le salon où il se dit qu’Isleen l’attendrait ou le retrouverait pour leur petite discussion. Le retrouverait plutôt. La belle rousse n’y était pas, comme personne d’ailleurs. Et cela laissa tout le loisir à l’Ecossais d’observer, encore observer. Le lieu était riche de meubles anciens et de tableaux mais à l’inverse d’avant, Josh n’en fut pas troublé. Là aussi un âtre diffusait une douce chaleur et près de celui-ci, Arryn découvrit un portrait de famille. Les Sùilleabhàin à n’en point douter. La dernière génération. Il y avait une petite fille au milieu, entourée par ses proches qui semblaient former une famille aimante. La rousseur de ses cheveux indiquait aisément à Josh qu’il s’agissait d’Isleen. Il devinait aussi que l’autre enfant devait être son frère mentionné précédemment. La jeune femme qu’était devenue Isleen ressemblait à cette mère peinte, les cheveux de feu en plus. Teinte qu’elle semblait avoir héritée de son père. D’ailleurs, Josh tillât. Dans la conversion entre la domestique et l’Irlandaise, jamais il ne fut mentionné la présence d’un quelconque père. Etait-il décédé ?

Josh resta longuement à observer cette peinture familiale, à enregistrer ce qui pouvait l’être. Il était même possible que pendant qu’il investiguait secrètement, son hôte l’ait rejoint.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 31 Déc - 19:38

 

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Les mains toujours posées sur ses hanches la conduisaient avec douceur vers elle ne savait où. Mais elle se rendait totalement face aux gestes précis et modérés de la domestique, qui la fit asseoir sur un matelas couvert de drap.
Elle les tâcherait certainement, et laisserait des tâches humides disgracieuses sur la literie élégante et immaculée à cause de ses vêtements trempés qui pendaient comme des loques sur son corps. Pendant qu'elle sentait la présence de la femme s'effacer à ses côtés, son regard se promena avec lenteur sur la pièce.
Sa Chambre.
Encore une fois, bien qu'elle l'ait déjà vue sous tous les angles, elle se permit de la redécouvrir. Pour le plaisir des yeux.
Elle n'était pas extrêmement décorée, face à tout ce qu'elle avait vu avant. Les murs, bien que pourvus de quelques éléments essentiels à une jeune fille normale, celle qu'elle n'avait pas été, du genre miroir, et quelques tableaux étaient là.
Mais c'était tout.
Pourtant, bien qu'elle ne puise pas voir durant la majorité des années qu'elle avait vécue ici, la qualité des meubles ou leur beauté n'avait pas été omise. Encore une fois, les coupes étaient raffinées, les bois bien entretenus et lustrés.
Le luxe n'était pas criant, c'était simple. Les couleurs de la pièce étaient douces, et extrêmement claires. Bien qu'elle sache que sa famille soit profondément attachée à leurs valeurs, elle avait eu toujours eu un léger doute. C'était profondément idiot ; mais vu qu'elle ne pouvait pas voir, qu'est-ce qui les auraient poussé à faire attention à la beauté des choses de son espace personnel ? Elle ne voyait pas, elle ne pourrait pas se plaindre.
De même que la qualité de ses vêtements.
Elle s'était déjà réprimander pour de telles pensées, après tout, sa mère n'aurait jamais fait cela. Mais que pouvait-on croire ou non, sans ses yeux pour appuyer nos déductions ?
Des pas la sortirent de ses pensées et de ses observations et elle observa la silhouette généreuse de Binne, occupée dans la salle de bain reliée à sa chambre. Les bruits de clapotis de l'eau qu'on verse dans un récipient vinrent jusqu'à ses oreilles, doux et apaisants.
Elle l'observa sans perturber le silence, cette femme qui les servait sans faillir depuis des années. N'était-ce pas humiliant d'être à la solde de quelqu'un ? Le ressentait-elle ainsi ? Elle ne savait pas vraiment. Encore une fois, ses réflexions sans réponses, la conduisirent dans cette zone étrange et brumeuse dans des méandres perdue, on ne savait où.
Son frère, en riant, appelait cet état, la fausse léthargie. Car dans ses moments-là, souvent quand elle était au coin du feu, ou dans un fauteuil, emmitouflée dans une couverture, elle restait immobile. À fixer un bout de vide, le regard terne, bien qu'avant, ce soit sa cécité qui le rendais ainsi. Une douce pression sur ses épaules la ramena une fois de plus, et elle scruta le doux visage devant elle, dont les lèvres bougeaient, et laissant échapper les sonorités de la langue anglaise, mélangé à la touche irlandaise.

« Votre bain est prêt, fhlaidh. » Lui dit-elle tranquillement.


Avec un léger hochement de tête, Isleen leva les bras pour permettre aux mains de la servante de lui ôter ses tuniques trempées. Enlever les épaisseurs, même si elles étaient mouillées, qui la couvraient fit passer un léger frisson sur sa peau pâle.
Ses mèches encore humides se collèrent à ses clavicules, glissant le long de son cou, et s'accrochant, comme prises d'une présence d'esprit, à la peau de ses épaules couvertes d'une fine pellicule d'humidité.
Son pantalon lui fut enlever de la même manière, sans qu'elle n'effectue aucun geste. La fatigue aurait été un mauvais prétexte, car même si ses membres étaient pris dans une mollesse certaine, elle aurait quand même pu le faire d'elle-même.
Mais, là, tout de suite, elle n'en avait pas eu envie. Tout simplement.
Et la domestique ne sembla pas s'en offusquer, vu qu'elle plia les affaires trempées, et quitta la chambre pour certainement aller les mettre à laver. La peau couverte de frisson, ne restant qu'avec le peu de reste de vêtement sur elle, la rousse se laissa tomber en arrière sur le matelas, fixant un instant le plafond. Lasse et fatiguée. Elle s'y laissa aller quelques instants , silencieuse, la tête lourde, puis se releva, malgré son crâne qui lui faisait l'effet d'un boulet qu'on traînait au bout d'une chaîne, ici son corps.
Ses jambes engourdies la portèrent avec lenteur jusqu'à la salle de bains, et elle marcha jusqu'à la baignoire. Elle porta une main à la surface de l'eau, et enfonça le bout de ses doigts à travers le liquide. L'eau était à bonne température, voir un peu trop chaude, mais ce n'était pas bien grave.
Laissant les derniers vêtements qui habillaient encore son corps au sol, elle passa une jambe par-dessus le rebord de la baignoire, et plongea son corps froid dans l'eau. Aussitôt, la matière l'engloutie, entourant sa peau, et la brûlant légèrement.
La température était trop élevée. Une désagréable sensation courait sur son épiderme. Cela la démangeait. Elle fut bien tentée de frotter les zones qui la picotaient, la lançaient ainsi, mais elle n'aurais récupéré qu'une peau rougis par les griffures de ses ongles pour essayer d'apaiser l'inconfort qu'elle ressentais.
Elle poussa un long soupir, et laissa le poids de son corps l'enfoncer encore plus dans l'eau brûlante, renforçant la démangeaison qu'elle ressentait, bien qu'elle passât outre, fermant ses paupières avec force pour l'oublier.
Et puis, elle se dissipa, comme si elle n'avait jamais existé, ne laissant que l'eau chaude, et rien d'autre. Gardant ses yeux fermés, Isleen prit une profonde inspiration et pinça son nez avant de partir en arrière, se laissant tomber au fond de la baignoire.
Elle ne resta pas longtemps ainsi, en apnée, et remonta lentement, expirant progressivement les bulles d'air qui remontaient avec des petits bruits étranges. Et quand elle reprit une inspiration, il lui sembla que l'air humide de la salle s'engouffrait en sifflant dans ses poumons.
De nouveau, des pas se firent entendre derrière elle, et elle ouvrit doucement ses yeux. À coup sûr, elle le savait, ce serait la fidèle servante. Les autres devaient être avec leur famille ; sa mère avait dû leur dire. Et ce n'était pas un cadeau négligeable.

« Je suppose que je suis revenue un peu pour rien, si mère n'est pas là. » Souffla-t-elle.


Un bruissement de tissus l'avertit que la domestique s'avançait vers elle. Effectivement, on lui saisit un bras, et un tissu savonneux passa dessus, l'enduisant de mousse parfumée. Elle se laissait faire ; se faisant l'impression d'être redevenue une enfant qu'on lavait, car il était incapable de le faire lui-même.
Après tout, c'était ce qu'elle avait fait depuis presque toujours, bien qu'elle fasse le plus gros seule. Il y avait toujours la présence rassurante de la femme à ses côtés, même dans l'intimité d'un bain.

« Certainement, mais cela me fait plaisir de vous revoir. Madame nous à prévenue que vous ne reviendrez pas avant longtemps, que désormais, cet endroit était votre nouveau "chez vous". » Le ton était légèrement amer, « Effectivement, j'ai été surprise de vous revoir, mais même si ce n'était pas pour nous voir personnellement, j'apprécie votre présence, blathnat. »


La rousse hocha lentement de la tête, s'abandonnant comme une poupée aux gestes habiles et doux de la domestique qui lui parlait de tout et de rien d'un ton doux.
Sa voix était relaxante, ce qu'elle disait n'était pas très important pour tout autre personne, mais pour elle, cela revêtait une valeur particulière. Entendre Binne parler de ses journées au Manoir était apaisant. Comme une musique aux notes harmonieuse, et les yeux de nouveaux fermés, elle se laissait simplement bercer.
Une fois le corps parfumé par la mousse, et les cheveux lavés de toute l'odeur humide de pluie qui restait accrochée à ses mèches, elle put sortir de l'eau, s'enroulant immédiatement dans une serviette chaude.
On l'avait certainement déposée sur un chauffage avant de lui apporter. Frottant avec des mouvements léthargiques sa peau rendue moite par l'eau du bain, et légèrement fripée sur le bout de ses doigts, elle se sécha convenablement.
Sur son lit des vêtements simples l'attendaient. Un simple pantalon, avec une tunique. Pas de vêtements féminins, elle n'aimait pas cela. Depuis toute jeune, elle estimait les robes plus encombrantes qu'autre choses.
Et puis, soyons honnêtes, elle se prendrait plus ses jambes dans ses jupons tous les cinq mètres. Pas très pratique, donc. Tandis qu'elle enfila ses affaires, la femme revint avec une serviette et se mit à frotter avec douceur ses mèches rousses-rouges pour les sécher.

« Où est l'invité ? » Demanda-t-elle par-dessus son épaule.

« Dans le salon, j'ai préparé une collation pour vous, mais je pourrais très bien faire autre chose si vous le désirez. »


Isleen hocha légèrement de la tête, et s'échappa de l'emprise des doigts et du tissu. Ses cheveux avaient retrouvé toute leur flamboyante couleur mêlant roux et rouges en même temps, dans un crescendo de mèches enflammées, et tombaient en vagues jusque dans le haut de son dos, bien que les mèches sur ses tempes soient légèrement ébouriffées.
Elle remercia la femme, qui ne répondit pas, se contentant de sourire avec douceur, et se retira dans la salle de bains, pour faire, elle ne savait quoi.
Pour le moment, elle devait penser à leur invité. Josh devait se sentir certainement perdu dans la grande demeure de la famille. Ainsi, elle quitta rapidement sa chambre, et marcha sans bruit dans le couloir, et descendit dans le même silence seulement troublé par le bruit à peine perceptible de ses pas, les marches de l'escalier.
La porte conduisant au salon était légèrement entrouverte, il devait être ici. Sa main repoussa le panneau de bois pour qu'elle puisse passer, en se faufilant habilement dans le maigre espace produit, tordant sa mince silhouette comme le ferait un chat de gouttière.
Effectivement, il était ici. Regardant le portrait de leur famille. Sans bruit, elle l'observa sans ciller. Presque amusé. Il ne semblait pas avoir sentis sa présence, trop absorbé par la peinture certainement, ou dans ses réflexions, elle ne savait pas trop.
Dans tous les cas, il lui semblait absent. Et elle allait se faire une joie de le réveiller.

« Le tableau de ma famille vous fascine à ce point ? » Son ton était amusé, et un sourire malicieux animait ses lèvres.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Jeu 1 Jan - 14:07


Vois la beauté du monde


« Le tableau de ma famille vous fascine à ce point ? »fit une voix derrière lui, dans l’embrasure de la porte devina-t-il. Cette voix, déjà il la connaissait et aurait pu aisément la discerner même dans une cacophonie. Il ne fut pas non plus surprit de l’entendre, là, juste près de lui mais à une distance tout de même convenable car après tout, n’était-ce pas lui qui avait demandé à avoir une conversation avec son hôte ?

Josh se retourna, quittant des yeux ce tableau pourtant si intéressant. Mais son regard trouva bien mieux. Si lui paraissait changé, comme s’il appartenait à une catégorie bien plus élevée que celle de sa naissance, Isleen déployait ce qui faisait d’elle l’héritière de sa famille. Pourtant, elle ne portait aucune robe de belles couleurs pas plus qu’elle n’était maquillée ou alourdie pour des bijoux tous plus voyants les uns que les autres. Non, elle était habillée de façon très sobre et n’avait pour seul atour que cette chevelure de feu … magnifique. Elle n’avait pas besoin de se parer de riches colliers ou de perles puisqu’elle avait ce cadeau flamboyant. S’ils paraissaient bruns avec la pluie, voilà qu’ils révélaient toute leur sublime. Josh, pendant un instant, ne put détacher son regard de cette masse à l’apparence indomptable et si chatoyante. Puis son regard dériva jusqu’aux prunelles si envoutantes d’Isleen qui contrastaient à merveille avec la teinte de ses cheveux. Les iris écarlate de Josh avaient un côté dérangeant que peu de personne pouvait apprécier. Mais ceux de l’Irlandaise étaient tout aussi particuliers mais bien plus apaisants. Arthur la regardait oui, mais le l’observait pas. Il n’y avait pas de décomposition de mouvements, d’analyse dans le regard qui lui portait. Il profitait simplement et lui adressait un regard amical.

« Vous ne vous doutez certainement pas de ce qu’on peut apprendre en observant les gens, fit-il dans un sourire gêné aussi bien par la question malicieuse de son hôte que par la vision sublime qui lui était donnée. »

Il quitta cette position inconfortable pour l’un comme pour l’autre à être debout, droit comme on lui avait apprit, pour venir s’installer dans un fauteuil à l’assise parfaite. Ainsi il était bien plus petit que son hôte, ce qu’il avait cherché à faire pour ne pas l’écraser sous leur différence de taille. Il s’en serait voulu si Isleen commençait à se sentir mal à l’aise chez elle. Arryn posa un coude sur l’accoudoir et ses doigts vinrent rejoindre son menton, comme s’ils cherchaient à caresser une barbe qu’il n’avait pas. Son regard vint à nouveau se poser sur ce tableau au centre de toutes les attentions puis finit par reprendre.

« Votre père est un père attentionné pourtant il a l’air assez fougueux et passionné par je ne sais quoi, commença-t-il avec une déduction venant plus de la non-mention de ce père dans la conversation. Il avait préféré se dire qu’il était absent plutôt que mort. Votre mère semble droite et douce à la fois, déduit-il grâce à ce visage beau mais sérieux. Et votre frère … Je pourrai dire qu’il est votre protecteur, un grand frère attentionné et toujours là pour vous, finit-il avec une pointe de mélancolie dans sa voix. Ce n’était pas de l’observation ça. Simplement l’extrapolation de sa propre expérience. Robb était son protecteur à lui et il s’imaginait que c’était aussi le cas pour Isleen. »

Le corbeau avait dit cela sur un ton assez neutre comme ne cherchait pas à impressionner sa vis-à-vis. Ce n’était d’ailleurs aucunement le cas. Remarquez aussi qu’il n’avait pas fait mention d’Isleen, il ne l’avait pas décrite dans son observation. Deux raisons à cela. Il ne voulait pas la froisser, surtout pas. Mais aussi, il avait bien plus de mal à tirer des conclusions sur la personne qu’il avait en face de lui. Elle était comme insaisissable. Ce qu’Arthur pouvait dire sur elle n’était qu’une carapace cachant tout ou partie de la véritable Isleen. Il ne savait rien d’elle, ne pouvait rien affirmer sur elle. Elle était un mystère.

Il changea alors subtilement de sujet pour ne pas que l’Irlandaise se vexe de cette étude poussée de sa famille. Le véritable sujet allait arriver et Josh l’avait préparé avec son petit tour désintéressé. Il n’était pas le seul à observer. Isleen aussi mais avec un regard bien moins extérieur. Elle semblait happée par ce qu’elle observait, découvrait. Et c’était une des grandes interrogations de Josh. Pourquoi ?

« C’est un peu étrange voire glauque dit comme ça mais … je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer ses regards que vous jetiez sur le manoir. Un peu comme si vous le voyez comme la première fois. Un peu comme moi en fait. Et je dois avouer que ça m’intrigue beaucoup. »


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Jeu 1 Jan - 17:01

 

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Ses yeux étaient posés sur le dos du brun, le regardant simplement, calmement. Il n'avait même pas sursauté ; avait-elle fait trop de bruit ? Avec des chaussures, certainement, mais là, elle était pieds nus sur le marbre du sol, sans tenir compte d'avoir une jolie tenue. Ses vêtements n'étaient pas excessivement extravagants, avec une coupe simple, banale, et par-dessus le marché, ils étaient masculins bien qu'ils soient adaptés à sa fine silhouette. Non, elle n'avait pas dû faire tant que bruit, et puis au fond, qu'il ait sursauté ou non revenait au même : maintenant, il savait qu'elle était là.
Son sourire malicieux toujours ancré sur ses lèvres, elle le regarda se retourner pour lui faire face. Comme à son habitude, Isleen avait laisser une certaine distance entre eux. Ni trop proche, ni trop près. Nous avons fait connaissance, mais il reste encore beaucoup plus à faire pour espérer apaiser ma méfiance. C'était ce que cette distance disait.
Bien qu'elle l'ait accueilli au Manoir, il était sûr qu'elle ne lui donnerait pas sa confiance. Et puis, franchement, il passerait la nuit ici, et puis après ? Ce n'est pas comme s'ils allaient se promettre de s'écrire suite à une rencontre et une amitié soudaine. Très soudaine.
En gros, c'était une connaissance d'un soir, comme une femme peut avoir un amant d'une nuit, juste une brève rencontre. Le lendemain, il repartirait, et tout continuera comme s'ils ne s'étaient pas rencontrés, ne laissant aucun souvenir particulier à part un sentiment d'agacement en repensant à cette bousculade.
Mais rien de plus.
Elle ne voyait donc pas en quoi lui faire preuve de confiance servirait à quelque chose. Pour le moment, il avait eu un air tellement piteux, qu'elle avait douté du fait qu'il puise être dangereux. Avec ses airs hagards, comment aurait-elle put le penser ? C'était inconcevable. Mais, elle ne savait pas ce qu'il était au fond, pour le moment, elle voyait en lui une personne assez calme. Peut-être se trompait-elle, peut-être était-il quelqu'un de rechercher et qu'elle l'hébergeait sans même le savoir.
Tout cela lui passait au-dessus de la tête. Elle était tellement détachée des autres. À un point qu'elle s'en fichait. Il pouvait très bien être recherché, ou juste perdus, elle n'en avait rien à cirer. Seul comptais le fait, qu'il soit là, dans son Salon, en train de la regarder avec lenteur.
L'eau chaude et les vêtements propres l'avaient vraiment changé. Si avant, il ressemblait à un pauvre homme récupéré sur une route, ce qu'il était au fond, maintenant, il paressait beaucoup plus ... Normal. Oui, c'était cela ; normal. L'éclat de ses yeux semblait apaisé. Elle ne put qu'en être rassurée. Les prunelles écarlate de Josh se posèrent, non, rencontrèrent les siennes, une fois de plus. Amicalement, simplement, sans observation ou jugement.
Car c'était ses regards scrutateurs qui l'avaient poursuivie partout ou elle allait. Même si elle n'avait pas eu le don de voir, elle les sentait avec ses sens. Voir avec ses sens. Même encore aujourd'hui, elle le faisait, car tous ses sens primaires améliorés face à la perte de sa vue étaient encore aussi développés qu'avant.
C'était dérangeant, mais elle s'y réhabituait. Peut-être s'évanouiraient-ils dans quelques années, quelques mois, quelques jours, mais pour le moment, son corps étaient extrêmement sensible et réactif à son environnement. Ouïe, goût, odeur, touchée. C'était un petit plus indéniable, et bienvenue.

« Vous ne vous doutez certainement pas de ce qu'on peut apprendre en observant les gens. »


Non effectivement. Elle ne savait pas. Elle n'avait jamais vu avant, et elle avait tout à réapprendre. Alors, si elle arrivait à entendre les moindres nuances des tons employés, des voix qui, quand elles étaient délicates semblaient comme une musique à ses oreilles face à celle grave donc elle percevait presque les vibrations. Comme un instrument dont on pincerait les cordes.
Les cordes vocales étaient l'instrument, et la voix, la musique. De cette musique, elle connaissait presque tout, la moindre nuance, ton, intonation.
Autant que les expressions, elle parvenait aisément à déchiffrer l'expression de quelqu'un grâce à sa voix. C'était si simple pour elle, si instinctif.
Mais quand elle devait essayer de comprendre le ressenti d'une personne avec ses mouvements, la tâche était beaucoup plus ardue. Le langage du corps était beaucoup plus compliqué ; et on parvenait aisément à cacher n'importe quoi, si on était un tant soit peut douer.
La voix aussi, elle pouvait être modulée selon ses envies, mais au fond, il y avait toujours un indicateur qu'elle entendait à la perfection. Ce, quelque chose, comme un tic, qui vous informe quand quelqu'un ment. Une habitude. Mordre sa lèvre, rougir, secouer ses cheveux, frotter son nez.
Certain avait des tremblements à la fin des mots, bégayait totalement, d'autre terminais leur phrase d'un ton sec, tranchant.
Tous les éléments étaient bons à savoir.
Alors, non, effectivement, elle ne savait pas ce que l'on pouvait apprendre en observant les gens, elle n'avait jamais eu l'occasion de le faire, et maintenant qu'elle le pouvait, la tâche était ardue. Et passionnante.
Elle continua de le regarder alors qu'il se déplaçait pour aller se placer dans un fauteuil. Son sourire malicieux s'affina, devenant plus rusé. S'il ne semblait clairement pas être d'une classe noble, il connaissait au moins les codes de conduite. Ainsi, elle marcha d'une démarche souple et décontractée, bien loin des roulements de hanches des jeunes femmes, et s'installa elle-même dans un de leur meuble, mais légèrement surélevé face au brun.
Croissant ses chevilles, en les étendant légèrement, tout en gardant le dos légèrement droit, elle le regarda encore une fois, tandis qu'il regardait de nouveau le tableau.
Yeux rouge vagabondant sur la peinture, Yeux Vert étudiant Yeux Rouge. En silence, elle attendit qu'il recommence à parler, pour certainement démontrer ce qu'il venait de dire.

« Votre Père est un père attentionné, pourtant, il a l'air assez fougueux et passionné par je ne sais quoi. » Encore une fois l'expression de la rousse changea, devenant attentive. Il ne connaissait rien de leur famille, et pourtant, il n'était pas si loin du compte. Était-ce donc ça, de savoir décrypter les gens grâce à l'observation ? « Votre mère semble droite et douce à la fois. Et votre frère ... Je pourrai dire qu'il est votre protecteur, un grand frère attentionné et toujours là pour vous. »


C'était tout simplement bluffant. Isleen était légèrement surprise, mais un air purement appréciateur se créa sur son visage à la place.
Elle n'était pas choquée, déconfite, ou réprobatrice à ce que l'on devine tout cela rien qu'en les regardant. Plus ... Satisfaite. Après tout, cela devenait de plus en plus intéressant, et il lui assurait sans le savoir, que ce qu'elle apprendrait, certainement, sur lui, saurait apaiser sa curiosité.
Où avait-il appris à lire ainsi dans les personnes, surtout ici, des personnes peintes, rien qu'en les observants ? Elle ne savait pas, maintenant. Mais le sauret très certainement, bientôt.
Insensible aux craintes intérieures du corbeau, elle n'était nullement froissée. Fascinée, serait le mot juste. Mais encore une fois, son visage, à part un air de chat qui vient de manger une souris, n'exprimait rien d'autre.
Et puis, il changea radicalement de sujet.

« C'est un peu étrange voire glauque dit comme ça mais ... je n'ai pu m'empêcher de remarquer ses regards que vous jetiez sur le manoir. Un peu comme si vous le voyez comme la première fois. Un peu comme moi en fait. Et je dois avouer que ça m'intrigue beaucoup. »


Il avait donc remarqué. En même temps, après ce qu'il venait d'analyser, comment aurait-elle put en douter ?
Elle avait tout de même espéré avoir été assez discrète, ce qui n'avait pas été le cas. Elle en fut un moment désappointé. Piégé par ses propres fautes. Finalement, peut-être n'aurait-elle pas du, laisser court à sa soif de découverte.
Mais, elle ne pouvait pas se voiler la face. Elle le découvrait, le redécouvrait, et point. Il n'y avait rien d'autre à expliquer.
Sauf ça. La cécité.
N'avait-il donc pas remarqué, lui qui était pourtant si observateur ? Ses yeux se tournèrent enfin vers le tableau. Vers son propre visage, ses yeux précisément. Pourtant, elle, voyait clairement la différence. Leur aspect terne sans vie.
Sa mère avait insisté ; pourquoi devraient-ils faire semblant ? Sa fille avait été aveugle, et alors ? Ainsi, le peintre avait dû se plier à peindre des yeux pâles. Mort. Des yeux de mort, qui ne voyaient pas. Rien de plus, rien de moins.
Avait-il vu, ou faisait-il semblant de ne pas voir ? Elle ne savait pas. Sa compétence à déduire avait été prouvée, alors pourquoi ... ? Peut-être qu'au fond, ce n'était si voyant, et qu'elle en faisait des montagnes pour rien.
Le cacherait-elle ? Le dirait-elle ? Aurait-il pitié, même si c'était du passé ? Et comment lui expliquer le « miracle » ? Dire qu'elle était, bien qu'elle ne se sente pas inclue dans se groupe, membre de l'ordre noir ? C'était trop compliqué. Mais, elle ne pourrait pas esquiver la question. Il attendait une réponse, à quoi bon se défiler ? Et puis, elle savait très bien, comment retarder le moment où elle le dirait.

« Et moi qui commençais à penser que vous étiez infaillible dans l'observation, ce serait presque décevant de votre part après vos déductions extrêmement juste sur les membres de ma famille. » Elle s'arrêta un instant, et appuya un de ses coudes sur l'accoudoir, pour jouer négligemment à enrouler une de ses mèches rousses autour de son doigt. « Jouons un à un jeu, Josh. Si vous trouvez, je vous donnerai l'information que vous voudrez, si vous ne trouvez pas, je vous le dirai et vous me donnerez une information sur vous. Si vous êtes d'accord, hochez simplement de la tête. Vous avez dix minutes à partir du moment que ce geste aura été réalisé. » Annonça-t-elle avec un magnifique sourire, illuminant son visage et creusant sa fossette.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 2 Jan - 11:53


Vois la beauté du monde


Rien ne transparaissait d’Isleen si ce n’est ce sourire qui n’évoquait à Josh que l’image d’un chat se pourléchant à la vue de la souris bien grasse qui ferait son diner prochainement. Mais il n’était sûr que cette vision soit la plus attirante pour lui. Et c’était plutôt simple à comprendre. S’il était un corbeau, il n’avait rien d’une souris tout juste bonne à chasser et à mourir pour un chat un peu trop taquin. Et l’idée que l’Irlandaise joue avec lui au point qu’elle se pourlèche ne lui était absolument pas agréable.

Après sa tirade sur la famille de la jeune femme, Josh avait reporté son attention sur celle-ci en particulier, affrontant avec courage cette expression de chasseuse patiente et omnisciente, simplement amusée par la futilité de sa proie. Isleen ne semblait pas outrée par cette démonstration étrange et malvenue il fallait être clair. Elle affichait juste à présent un petit quelque chose dans son regard qui laissait croire à son invité qu’elle était fascinée par ce qu’il venait de faire. Et en réalité, il y avait de quoi l’être si on partait du postulat que Josh avait déduit tout cela rien qu’en analysant la peinture. Mais ce n’était pas le cas. Il y avait beaucoup de suppositions dans les paroles de l’apprenti corbeau et il avait eu beaucoup de chances de taper dans le vrai. Surtout pour Alastar.

Bien. Arthur se félicita silencieusement de ne pas avoir mit Isleen mal à l’aise et de ne pas l’avoir perdu. Car c’était un exercice risqué. Elle aurait très bien pu se braquer et ne plus rien vouloir savoir, ce qui l’aurait grandement embêté pour la suite. Au contraire même, la rousse affina son sourire pour lui montrer qu’elle était encore plus amusée et qu’elle voulait l’être plus encore. Aïe ! Ce n’était pas très bon pour lui.

« Et moi qui commençais à penser que vous étiez infaillible dans l'observation, ce serait presque décevant de votre part après vos déductions extrêmement juste sur les membres de ma famille. »

Josh fit un instant les yeux ronds. Il aurait fait fausse route ? Non, elle-même lui confirmait qu’il avait raison sur ses proches. Alors que pouvait-il avoir oublié ? Il n’avait rien omis sur les proches de la jeune femme puisqu’il s’agissait d’elle en ce moment. On parlait d’elle seule et c’était là que résidait tout le problème. Josh était incapable de tirer des conclusions sur son hôte. Alors il fut légèrement assommé lorsqu’Isleen reprit :

« Jouons un à un jeu, Josh. Si vous trouvez, je vous donnerai l'information que vous voudrez, si vous ne trouvez pas, je vous le dirai et vous me donnerez une information sur vous. Si vous êtes d'accord, hochez simplement de la tête. Vous avez dix minutes à partir du moment que ce geste aura été réalisé. »

Oui, c’était très bien. Fais un joli sourire radieux pour lui montrer à quel point tu étais heureuse de bien cacher celle que tu es vraiment. Le jeu était simple : trouver la raison de tout cet émerveillement. Simple pour l’Irlandaise oui. Elle lui proposait beaucoup de temps, ce qui voulait dire que c’était compliqué à trouver et qu’elle était pratiquement sûre qu’il ne trouverait pas. Mais Josh était quelqu’un de joueur et qui n’abandonnait pas facilement. Alors soit. Il se tourna vers l’horloge pour voir que dans dix minutes, celle-ci sonnerait une nouvelle heure. Dix minutes alors. Bien.

Ainsi il hocha la tête.

L’observation commençait. Première supposition : Isleen n’était pas revenue depuis longtemps. Etait-elle partie en voyage pendant des mois des années au point de porter un regard neuf et vierge sur son manoir ? C’était possible. Et cela expliquait aussi la longue accolade avec la domestique et son désappointement de ne pas pouvoir voir sa mère. Il exposa sa première idée.

« Vous n’étiez pas ici depuis … »

Il ne continua pas. Au fond de lui, il savait que ce n’était pas cela la raison. Qui regarderait sa maison comme s’il la visitait pour la première fois alors qu’il y avait toujours vécu ? Et même si on était parti depuis des lustres, on ne perdait jamais cette sensation d’être chez soi quand justement on l’était. Une maison, on la connaissait comme sa poche. Rien ne nous était inconnu. Idée à oublier donc.

Dans son siège, il ramena ses coudes sur ses genoux et tout en croisant ses doigts, il posa son menton sur ses mains. Et fixa Isleen. Pendant de longues et précieuses minutes, il ne bougea pas. Pas plus qu’elle en vérité. Son sourire malicieux était la seule chose à laquelle il avait droit et ça ne l’aidait absolument. Alors que la fin approchait, il fut prit d’un doute alors que son regard dérivait vers les yeux éclatants de beautés de la jeune Irlandaise. Un doute sur ce qu’il avait vu précédemment.

Quittant sa position, il se leva comme s’il venait de trouver la réponse et se dirigea vers le tableau pour observer plus en détail cette jeune Isleen. Rien ne semblait différer mis à part l’âge. Et mis à part … ce regard étrange. Celui de la petite Isleen semblait plus vide, bien moins lumineux. Et si au départ Josh avait mit cela sur le compte de la représentation artistique, il n’en était plus aussi sûr. Les yeux du frère, à l’inverse, pétillaient de joie. Alors pourquoi ? Plusieurs fois il fit le chemin peinture-véritable Isleen jusqu’à émettre cette idée insensée.

« Vous étiez … aveugle ? »

Alors même qu’il se retournait pour faire face à Isleen et apprécier en direct la réponse de celle-ci, le gong avait retentit. Il avait été trop lent pour trouver cela.

‘Etiez’. Forcément. Elle ne pouvait pas l’être en ce moment-même sinon jamais elle ne l’aurait regardé avec tant d’insistance en ville. Et ses yeux avaient perdu cet horrible éclat de la cécité pour briller d’une lueur nouvelle et magnifiquement envoutante. Josh était sûr de ce qu’il avançait. Elle ne devait pas avoir retrouvé la vue depuis longtemps, ce qui expliquait à merveille ô combien elle s’ébahissait devant sa propre demeure, découvrant comme une nouveauté chaque meuble, chaque recoin. Restait alors un mystère à éclairer : comment ?

Arthur n’attendit pas l’acquiescement d’Isleen pour lui céder la priorité.

« J’ai été lent et l’horloge a parlé. Vous pouvez poser votre question, lança-t-il avant d’afficher le même sourire malicieux que la rousse. A condition que je puisse vous en posez une aussi. »


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 2 Jan - 14:39

 

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Effectivement, Isleen souriait. Avec ce naturel éclatant qu'on ne pouvait que lui envier. Pour rire, sa mère disait qu'elle était née avec le sourire à ses lèvres de poupon à la peau rose et fripée. Elle avait toujours eu cette expression, qui semblait si familière à ses traits.
Oui, elle était née pour sourire la fille d'Irlande.
Malicieusement, finement, avec un air rusé, éclatant, sarcastiquement. Mais le mieux restait quand elle les faisait doux, adoucissant ainsi tout son visage déjà empli de douceur.
Elle sentait le regard rouge du brun sur elle, certainement un peu désarçonné par son air amusé. Oh oui, elle s'amusait. Et son petit jeu était la promesse d'encore plus d'amusements. Mais jamais, elle n'avait pensé qu'il puise être vexé d'être considéré comme un amusement pour elle.
Encore une fois, l'égoïste jeune fille qu'elle était n'avait pensé qu'à sa propre satisfaction.
Et s'il refusait ? Il le pouvait très bien, mais malgré tout, elle sentait qu'il accepterait. Comment ? Sixième sens féminin, même si on pouvait dire qu'elle n'était pas la plus féminine des jeunes femmes, certainement, ou juste le fait qu'il venais de hocher de la tête.
Pendant qu'elle avait annoncé son petit jeu, il l'avait observé avec les yeux arrondis par la surprise, creusant encore plus son fin sourire rusé. Trouvait-il cela futile ? Peut-être pas tant que ça, sinon il aurait refusé. Mais au lieu de ça, il avait accepté, relevant son défi non dissimulé.
Trouverait-il ? Elle hésitait à se dévoiler sur les possibilités qu'il puise deviner. Mais après tout, pourquoi pas ? Il avait été assez doué jusqu'ici. Deviner ce qu'elle cachait n'allait certainement pas être insurmontable pour lui. Il suffisait juste d'avoir d'imagination concernant les hypothèses farfelues.
Mais avait-il assez le goût du risque ? Ce n'était pas tout le monde qui vous ferait une description détaillée sur votre famille, devant vous, et sans ciller, donc oui, il devait l'avoir un tant soit peu.
Les yeux écarlate s'étaient tournés vers l'horloge qu'elle avait délaissée, et enfin, le Jeu avait commencé.
Aussitôt, elle eut le plaisir de voir son visage se transformer en masque de concentration. C'était fou ce que cela transformait ses traits. Et ce n'était pas si déplaisant que ça. Savoir qu'il allait se torturer les méninges pour quelque chose d'aussi simple, pour elle, l'aurait presque fait ronronner comme un chat devant un bol de crème. Un joli chat roux, qui regardait l'homme brun comme une souris.
Si seulement elle avait su ... Elle l'aurait certainement regardé autrement, certainement. Mais son sens de l'amusement était tel qu'elle n'aurait pas fait de différence, et elle aurait agi de la même manière.
Le silence se creusait, seulement perturber par les tic-tacs incessants des aiguilles de l'horloge. Ses fins doigts caressaient l'accoudoir comme on caresse le dos d'un félin. Un peu plus, et on pouvait imaginer la bête de sa curiosité creuser le dos, une lueur gourmande dans ses prunelles aussi éclatantes que celles de sa maîtresse tandis que les doigts s'enfonçaient dans sa fourrure épaisse et sombre, touffue.
Tel maître, tel animal.
Elle s'était tellement déchainée que des touffes de poils noirs devaient être accrochés au barreau de sa cage en argent, vestige d'un abris sûr, d'une prison indestructible. Mais pas toujours. Essayer de retenir une bête, et elle vous sautera à la gorge, faisant casser cadenas, clé, barreau, fer. La rage d'un animal peut être destructrice. Elle le savait si bien, après tant d'années à la brider.
Enfin, il avait ouvert la bouche. La rousse haussa un sourcil, curieuse de savoir ce qu'il allait dire.

« Vous n'étiez pas ici depuis .. »


Et il referma la bouche bien vite. Elle en fut vaguement agacée. Sa réponse était fausse, bien évidemment. Dans sa tête, dans l'abri de ses pensées, elle raya la mention " première chance ". Oh, avait-elle précisé ceci ? Elle devait avoir, maladroitement oubliée ... Oups. Tant pis, le Jeu était lancé, il ne fallait pas l'arrêter pour une telle futilité.
D'autant plus que les secondes s'écoulaient, emportant les minutes les unes après les autres. Rapidement. Le temps passait si rapidement. Pour elle, il passait avec lenteur, rythmé des tic-tacs de l'horloge ancienne, et de ses aiguilles dansantes sur les indications.
Tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac ...

Avec ennui, elle appuya son menton dans le creux de sa paume, et commença à tapoter ses ongles en rythme sur l'accoudoir.
Patience, patience, il lui fallait patienter. Mais c'était assez dur, alors qu'elle était impatiente. On aurait presque pu entendre la bête japper, grogner. Alors que la rousse s'ennuyait ferme, elle remarqua un regard venant du brun.
Elle tourna légèrement son visage. Il la fixait. Cela aurait pu la mettre mal à l'aise, mais non, au contraire. Elle lui adressa un haussement de sourcil interrogateur, mais bien évidemment, il n'y répondrait pas. Non, il la regardait fixement. Sans ciller. Mais elle non plus ne bougeais plus, soutenant son regard, lui offrant presque sur un plateau d'argent, la solution.
Trouvera, Trouvera pas. Tout dépendait de lui.
Puis, il se remit en mouvement, quittant sa position immobile. Elle devina plus qu'elle ne le vit directement se diriger vers le tableau. Oh. Commencerait-il à trouver ? Tout de suite, son intérêt se réveilla. De nouveau, le silence se creusa, avant de se faire couper. Cette fois était-elle la bonne ? Elle l'espérait et le redoutait en même temps. Elle n'était pas mauvaise joueuse, qu'elle gagne ou perde ce petit défi, tout lui allait. Car il s'était pris au jeu, malgré qu'il ait pu le refuser, c'était déjà assez satisfaisant.

« Vous étiez ... aveugle ? »


Bingo. Il venait de trouver. Mais au même moment, l'horloge avait sonné le changement d'horaire. Son fin sourire s'était transformé en une petite moue. C'était un peu, embêtant. Il venait de trouver, mais en même temps, il l'avait dit à la fin du temps imparti.
La rousse en était vaguement exaltée. Il était réellement doué, finalement, il lui avait juste fallu dix minutes. Un esprit vif, et un bon don d'observation. Son invité devait être un peu spécial, vu ce qu'il s'était passé pendant le trajet. Elle enregistrait tout ce qu'il se disait, avez-vous déjà oublié ? Son oreille attentive avait déjà mis toutes ses informations dans des archives bien triées. Il était temps de ressortir tous ses petits dossiers sur un bureau imaginaire.

« J'ai été lent et l'horloge à parler. Vous pouvez poser votre question. » Comme-ci elle allait se gêner, bien évidemment qu'elle allait la poser. Elle en avait clairement le droit, c'était les règles, ses règles. Croyait-il qu'elle avait oublié ses propres rules ? Elle observa un sourire malicieux se creuser sur ses lèvres, et il continua, « A condition que je puisse vous en poser une aussi. »


Son nez se fronça légèrement. À quoi bon ? Elle pouvait bien lui accorder cela, après tout. Avec un geste nonchalant de la main, elle lui indiqua de nouveau le fauteuil, pour qu'il retourne s'y asseoir. Encore une fois, elle oubliait qu'il n'était pas obligé de se plier à ses ordres, alors disons que c'était une demande.
En restant dans la même position, qui faisant plus penser à celle qu'aurait put prendre un jeune homme installé avec une nonchalance certaine, et une décontraction étonnante, dans le fauteuil surélevé de la famille, elle ôta un instant son menton de sa main, pour pouvoir parler distinctement.

« Très bien, je vous accorde une question, vous le méritez après tout. » Annonça-t-elle comme si elle lui accordait une faveur, « Vous avez trouvé, effectivement, j'ai été aveugle pendant la majeure partie de ma vie. Maintenant, puis-je savoir la raison de votre présence par ici ? Sans compter que vous aviez l'air perdu, sans vêtement pour vous couvrir ni quelconque bagage, et l'expression de quelqu'un ayant vu un fantôme. » Elle énonçait les faits avec calme.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 3 Jan - 15:14


Vois la beauté du monde


La mine d’Isleen changea quasi imperceptiblement alors que son invité, son jouet, venait de trouver la bonne réponse et que le gong retentissait avec force. Josh ne sut si elle était irritée par sa réponse forcément juste ou par cette horloge qui avait le malheur de sonner en ce même moment ? Le chat aurait tellement voulu dévorer sa souris toute crue sans pouvoir lui laisser une chance de s’en sortir, n’est-ce pas ? Dommage. Mais jamais Josh n’aurait imaginé qu’elle lui pose une question si … personnelle et à laquelle il était si difficile de répondre. Dans un sens, cependant, c’était mieux ainsi. La balance serait un peu plus équilibrée. Parce que oui, la question que lui-même poserait serait tout aussi pénible à répondre. Mais priorité à la dame.

Celle-ci se fit plutôt impérieuse alors que son invité venait de trouver cette raison qui, avouons-le, était tout à fait incongrue voire même impossible. Elle lui fit signe de s’asseoir, ce qu’il fit bien évidemment, puis commença à s’expliquer. La façon dont elle répondit à la condition d’Arthur l’agaça légèrement. Il avait l’impression qu’elle le récompensait pour bien avoir effectué son tour. Et ça, ce n’était absolument pas plaisant. Mais soit, il passa outre et écouta le récit de la jeune femme pour tenter de comprendre.

Mais elle ne lui apprit rien d’autre si ce n’est que ce recouvrement de vue soudain était plutôt récent. Mais ça, il avait déjà pu l’observer par lui-même.

« Maintenant, puis-je savoir la raison de votre présence par ici ? Sans compter que vous aviez l'air perdu, sans vêtement pour vous couvrir ni quelconque bagage, et l'expression de quelqu'un ayant vu un fantôme. »

Le corbeau esquissa un rictus gêné, celui que l’on fait quand on souffre légèrement mais qu’on ne veut pas le montrer. Question épineuse. Et voilà que son interrogatrice la posait avec calme et sérieux. Aïe, il n’allait pas pouvoir s’esquiver sous peine qu’Isleen revienne à la charge.
Première tâche : Mesurer à quel point il pouvait lui faire confiance.

Un silence s’installa dans la pièce, à peine brisé par le tictac incessant de l’horloge. Comment pouvait-il inventer un récit qui soit crédible sans prendre trop de temps pour qu’il ne se discrédite pas tout seul ? Lui dire qu’il était un mendiant surprit par la pluie et qui donc, cherchait un abri jusqu’à la fin de ce déluge ? Non, c’était à jeter d’emblé. Il n’avait pas l’apparence d’un manant même s’il devait avouer qu’il faisait peur à voir, la mine déconfite à souhait et trempé jusqu’aux os. Les secondes devinrent des minutes et il s’enfonça dans son fauteuil en se maudissant. Plus le temps passait, plus il devenait futile d’inventer une histoire.

Et finalement, dans un long soupir, il rejeta sa tête en arrière et ferma les yeux. Au diable les contraintes si ce qu’il dit ne sort pas de ces murs.

« Je venais de la ville voisine pour prendre le train et rentrer chez … moi. Vous êtes peut-être au courant de ce qu’il s’est passé hier là-bas ? J’y étais lorsque cet immeuble s’est effondré et je n’ai pas pu sauver une gamine qui y était ensevelit alors que j’étais si proche d’elle. Et ça m’a fait un choc. Pas que c’est la première fois que je vois quelqu’un mourir. Mais c’était plutôt à cause de cette expression terrorisée qui s’accrochait à son visage, dit-il avec une lassitude certaine dans la voix. Enfin. Je dois vous ennuyer avec ça. Ce n’est certainement pas quelque chose à raconter dans un tel salon. »

Si depuis qu’il s’était plongé dans l’eau chaude du bain, il s’était peu à peu senti mieux, ce n’était que maintenant qu’il avait l’impression d’avoir lâché prise sur cette affaire. Il se sentait libéré. Mais à quel prix ? Avoir importuné une si belle femme qui, même si elle s’habiller comme un homme, ne semble pas prête à ce qu’on lui décrive la mort. De toute façon personne n’est préparé à ça et ne devrait jamais avoir à l’affronter.

Il soupira à nouveau avant de relever la tête, laissant ses prunelles écarlate venir à se mêler à l’émeraude de celles d’Isleen.

« Vous ne trouvez pas que votre guérison est étrange ? Il y a une raison médicale ou cela tient plutôt du miracle ? »

Le miracle était l’action de Dieu, tout comme l’innocence. Alors qu’Isleen le prenne comme elle le veut mais pour un initié aux secrets de l’Ordre Noir, cette guérison sonnait bizarrement. Vraiment bizarrement.


Spoiler:
 


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 3 Jan - 16:32

 

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Quand la curiosité se mêlait à ses choix, on pouvait dire qu'elle changeait. Cette envie pressante la rendait différente, plus directe et entreprenante dans ses mesures. Oublié, la jeune fille douce et rayonnante. La meilleure façon de faire face à une Isleen extrêmement sérieuse et d'attiser sa curiosité. Des fois, elle en devenait excessive, affichant une nonchalance qui faisait penser à de l'arrogance dans toutes ses formes, et devenait énervante au possible.
Loin d'être froissée, elle était plutôt ... Mitigée. Satisfaite de ce petit jeu, et irrité par, on ne savait quoi en même-temps. Elle n'était pas d'une grande mauvaise fois ; la preuve, elle était parfaitement ravie qu'il ait tout de même trouvé.
Sa main qui avait légèrement tranché l'air dans un mouvement élégant avait eu sa réponse, et le corps du brun, c'était déplacé pour aller s'asseoir sur le fauteuil indiqué. Encore une fois, elle ne se rendait en aucun cas, compte qu'elle pouvait être insultante. Comment pourrait-elle le savoir ? Ne pas voir les expressions des gens pendant des années avait un certain impact sur ses manières.
Étant donné qu'elle ne pouvait pas voir, elle ne pouvait pas remarquer les moues vexées, ou les crispations, signe que cela ne plaisait pas aux gens. Elle faisait selon son naturel, bien qu'elle ne soit pas du genre à réellement ordonner. Pour elle du moins.
Si elle pensait que ses indications étaient parfaitement neutres, elle ne l'était pas forcément pour les autres. Encore plus si vous restez une personne inconnue, elle ne portera aucune intention à vos réactions et vos gênes, étant donné que vous n'êtes pas dans ses priorités. Ses connaissances. Tout tourne autour de cela, sa difficulté à s'intéresser à l'extérieur.
Une fois qu'elle eut fini de poser sa question, elle put observer un rictus se créer sur le visage de son invité. Gêné, semblait-il. La question devait être gênante, personnelle. Après tout, en quoi cela la regardait-elle ? Aucunement. Néanmoins, elle avait besoin de savoir.
Il parut réfléchir à, que dire. Que dévoiler certainement. Cela ne fit que renforcer son opinion : il n'était pas une personne normale. Ou du moins, il n'était pas si innocent que ça.

Je n'aurais jamais pensé entrer dans un tel bâtiment. Enfin pas en étant civil et pas dans de telles circonstances.


Qu'était-il, s'il n'était pas civil ? Le mystère était total, et elle se ferait une joie de l'éclaircir. En tout cas, il était sûr qu'il cachait quelque chose, et qu'en ce moment même, il devait chercher ce qu'il pouvait se permettre de raconter.
Inventer une histoire ? Elle le sentirait directement, dans le ton de la voix, même s'il savait certainement bien contrôler son timbre.
Ses yeux verts le fixaient en silence, attendant qu'il délivre enfin les précieuses informations. Seconde après seconde, elle ne bougeait pas, soudain aussi immobile qu'un reptile qui attend qu'une proie passe devant sa tanière pour lui sauter dessus.

Et la gober entière, l'avalant progressivement et la digérant lentement pour en tirer toutes ses saveurs.

Enfin, il sembla décider à desserrer ses lèvres, la détendant en même temps.

« Je venais de la ville voisine pour prendre le train et rentrer chez ... moi. Vous êtes peut-être au courant de ce qu'il c'est passé hier là-bas ? » Il s'était passé quelque chose dans la ville voisine ? En tout cas, il semblait vu qu'il le disait. Mais étant donné qu'elle n'était arrivée que depuis peu, elle n'avait pas eu le temps de peut-être entendre cela. Et puis, elle ne s'y serait pas intéressé, tout simplement, « J'y était lorsque cet immeuble s'est effondré et je n'ai pas pu sauver une gamine qui y était ensevelit alors que j'étais si proche d'elle. » Ainsi, c'était donc ça. Alors que toute autre personne aurait du, en être affectée, le visage de la rousse n'exprimais rien. « Et ça m'a fait un choc. Pas que c'est la première fois que je vois quelqu'un mourir. Mais c'était plutôt à cause de cette expression terrorisée qui s'accrochait à son visage. Enfin. Je dois vous ennuyer avec ça. Ce n'est certainement pas quelque chose à raconter dans un tel salon. »


Elle se taisait, écoutant le dernier mot de la dernière phrase toujours avec attention. Pas la première fois que je vois quelqu'un mourir. Avait-il donc déjà vu la mort oeuvrer sur quelqu'un ? Il semblerait. Mais combien de fois ? Plus qu'une fois. On ne pouvait pas en parler avec autant de lassitude, mais lui le faisait.
Qu'avait-il vu pour éprouver cela face à la mort ? Elle se le demandait. Non, vraiment, c'était de plus en plus intéressant. Et il lui semblait qu'il ne lui disait pas tout. Elle le sentait.
Réussir à pressentir ce genre de chose ... Elle avait été toujours été quelqu'un d'instinctif : la preuve, elle avait dû faire confiance uniquement à ses sens pour vivre autant qu'elle le pouvait. Pourquoi c'était-il engagé à sauver un enfant ? À moins qu'il ne soit d'une bravoure, quelque peu idiote, un effondrement d'immeuble quand même ! Il devait avoir une bonne raison de le faire. Et cela ne rentrait pas dans les actions d'un civil, comme il le disait si bien.
Les informations se marquaient seules sur son grand tableau de pensées intérieures, marquées en lettres blanches sur fond noir.
Pendant qu'elle réfléchissait, les yeux rouges se relevèrent soudainement, la prenant quelque peu au dépourvu. Elle soutint son regard, sans ciller.

« Vous ne trouvez pas que votre guérison est étrange ? Il y a une raison médicale ou cela tient plutôt du miracle ? »


Il s'était enfin résout à poser sa question.
Pour elle aussi, elle était légèrement gênante. Que dire, que ne pas dire ? Que devait-elle dévoiler sans se mettre en danger ? Face à un inconnu, cette question pouvait se révéler beaucoup plus intéressée et dangereuse qu'on pouvait le croire aux premiers abords.
Sans détourner ses prunelles de celle du brun, elle réfléchit donc, laissant un petit blanc s'installer. Ce n'était qu'un retour de coup de bâton. Bien évidemment qu'elle s'était à peu près attendus à cela, mais son envie de savoir, avait été plus forte que sa prudence. En ce moment même, celle-ci grognait sur son inconscience chronique quand la curiosité faisait bouillir ses veines, une sorte de drogue naturelle à laquelle se shootait très souvent l'Irlandaise.
Pouvait-elle prendre le risque de laisser sous-entendre que l'innocence avait un rapport là-dedans ? Comment être sure qu'il n'était pas plus, dans le mauvais sens du terme, qu'un civil.
Il l'était, c'était sûr. Mais s'il n'était pas civil, qu'était-il ?
La question était là, tournant dans ses pensées, en se répétant dans une boucle inlassable. Cela faisait plus de quelques secondes qu'elle était silencieuse, sa réflexion rapide l'entraînant toujours plus loin. Comme elle le devinais, ses yeux devaient avoir pris cet aspect assez fixe, terne, comme lorsqu'elle réfléchissait à plein régime.
Alors finalement, elle plissa son nez dans une petite moue enfantine.

« Aucune raison médicale, du moins aucune que l'on puisse expliquer, ses fous sont encore avec leur théorie farfelue et improbable. Disons que c'est un miracle auquel j'ai du mal à croire. » Et effectivement, c'était le cas. Elle avait eu une assez longue période de déni concernant l'innocence qu'elle hébergeait maintenant. « Mais je ne vais pas m'en plaindre. Même si c'est une guérison inespérée, s'en est une tout de même. » Conclut-elle simplement.


Elle était restée calme, parfaitement maître d'elle-même. Mais le concernant, il restait encore des zones d'ombre qu'elle s'empressa de vouloir éclaircir en reprenant.

« Je suppose que quand vous avez essayé de sauver cette enfant, ce n'était pas en tant que civil, n'est-ce pas ? Quelqu'un de civil, ne ferait pas ça à moins d'avoir une bonne raison de le faire, plus ce que vous avez dit avant d'entrer au Manoir, j'en conclus donc que vous êtes autre chose. » Elle fit une pause. « Alors qu'êtes-vous Josh ? »

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 4 Jan - 15:30


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Elle réfléchissait, il ne fallait pas avoir subi un entrainement poussé de Central pour le remarquer. Le silence qui s’étendait dans la pièce suite à la question de Josh était grandement suffisant. Touchée aussi par la gêne de devoir répondre ? Cette fois-ci, Arryn se rendit bien compte qu’ils avaient tous les deux leurs petits secrets à cacher et que petit à petit, l’un et l’autre tentaient de percer les barrières que l’on dressait pour se prémunir. En outre, ce long blanc qu’Isleen laissait planer lors de sa réflexion laissait entendre à Josh que ça n’avait rien de médical ou de scientifique. La faute à un miracle alors ?

« Aucune raison médicale, du moins aucune que l'on puisse expliquer, ses fous sont encore avec leur théorie farfelue et improbable. Disons que c'est un miracle auquel j'ai du mal à croire. »

Du coup, Josh ne fut absolument pas surprit de la réponse qu’on lui apportait, loin de là. Il restait à présent à identifier la part du hasard et celle de l’Innocence dans tout cela. Par contre, il haussa légèrement un sourcil lorsqu’il entendit Isleen parler avec dédain des médecins. Ce n’était pas parce qu’il n’y avait pas de solution ‘normale’ à un problème qu’ils étaient forcément des incapables. Surtout que le monde avait fait d’énormes progrès aussi grâce à eux. Si Josh releva mentalement, il n’en fit rien paraître à l’extérieur, laissant son hôte continuer.

Elle ne mentait pas, il le sentait. Et c’était aussi renforcé par le fait qu’elle lui disait ce qu’il avait envie d’entendre, ce qui était le plus plausible aussi. La vérité, lui aussi la lui avait dite. En partie certes mais la vérité tout de même. Toutefois, Isleen en voulait plus, bien plus.

« Je suppose que quand vous avez essayé de sauver cette enfant, ce n'était pas en tant que civil, n'est-ce pas ? Quelqu'un de civil, ne ferait pas ça à moins d'avoir une bonne raison de le faire, plus ce que vous avez dit avant d'entrer au Manoir, j'en conclus donc que vous êtes autre chose. »

Une conclusion à en tirer : elle était très bonne observatrice aussi, mais sur un autre plan que Josh. Une bonne mémoire aussi. Mais cette curiosité qui l’accompagnait commençait, tout comme cette discussion, à peser à Josh qui aurait tellement voulu ne pas devoir se dévoiler. Ce n’était pas Isleen qui le tracassait, non. Mais plutôt ce qu’elle voulait savoir sans avoir conscience de ce que ça impliquait. Il lui aurait tout dit s’il le fallait, mais pas ça. Tout sauf ça, sauf la chose qui lui était le plus formellement interdit de dévoiler.

« Alors qu'êtes-vous Josh ? »

La rousse avait bien insisté, avec calme, sur ce mot : être. Et pendant un instant, Arthur fut désarçonné et quitta ce duel d’yeux pour reprendre un peu de contenance. Le chat qu’était l’Irlandaise devait se délecter. Elle avait acculé sa proie. Elle allait avoir ce qu’elle désirait tant.

Mais qu’était-il ?

Ce questionnement faisait ironiquement écho au trouble que le corbeau avait ressenti avec force dans la salle de bain juste avant. Pendant quelques fugaces secondes, son trouble revint et ses prunelles vinrent se planter dans le tapis, refusant de regarder encore celles d’Isleen. Josh se croyait plus fort que ça. Jamais il n’aurait pensé ainsi ployer sous une simple question. Mais il fallait être réaliste. La belle rousse avait frappé sans le savoir son talon d’Achille.

Qu’était-il ?

Il savait qui il était, d’où il venait, ce qu’il faisait et pourquoi il le faisait. Mais il refusait de l’admettre, simplement parce qu’il se croyait plus fort que ça. Assez fort pour résister à Central. Mais là, dans ce salon cosy, Isleen le perçait à jour et lui montrait toutes les illusions dans lesquelles il se berçait.
Nouveau soupir, plus long, plus las encore. Il n’allait pas essayer de lui mentir et tant pis si elle en était choquée. Après tout, n’était-ce pas elle qui voulait savoir ?

« Il se passe des choses dans le monde. Des choses que des gens décriraient comme sataniques, démoniaques ou divines dans le cas inverse.Il fit une pause comme si les mots que ses lèvres délivraient lui pesaient. Et je suis un homme que l’on emploie pour que cette dure vérité ne soit pas révélée à tous et ainsi permettre pendant quelques mois, quelques années peut-être, que le monde ne soit pas plongé dans le chaos. Je suis un limier, un chien de garde du Saint Siège. D’aucun dise de nous que nous sommes des charognards. Les Corbeaux. »

Il se tut, les yeux toujours rivés au sol. Il fallait espérer qu’Isleen ne soit pas une civile bavarde. Ou pas une civile tout court en fait. Il ne voulait pas voir l’expression de sa vis-à-vis, ne voulait pas la juger et se rendre compte qu’il avait fait une erreur en lui parlant de ça.

« Et quand je parlais de miracle tout à l’heure, c’est parce que Dieu n’est pas si étranger à ce qui se trame dans l’ombre. »


Merci Malcolm pour cette magnifique signa *w*
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