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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 7 Jan - 16:10

 

Féach agus sílim



Sa réflexion était rapide, entraînée par les années. Silencieuse. Certains se frottaient le menton, ou tiraient sur leurs vêtements. Certains se frottaient le menton, ou tiraient sur leurs vêtements. Elle, fixait le vide, comme si elle pouvait y trouver les réponses qu'elle cherchait.
Que dire ? Que dévoiler ? Que cacher. Elle le pouvait. Bon, elle n'était pas un as en masque d'indifférence, bien qu'elle se débrouille déjà assez bien pour le faire, mais mentir n'était pas un souci. Elle maîtrisait aussi parfaitement sa voix. En aucun cas elle ne la laisserait partir trop dans les aigue, accélérer, ou d'autres indications d'un quelconque mensonge.
Et même, ce n'était pas Elle. La rousse ne souhaitait pas lui mentir. Après toi, elle lui avait exhorté une partie de vérité, elle lui en donnerait une partie, elle aussi, ce n'était pas si compliqué que cela. Même si la question était gênante. Mais ne lui avait-elle pas posé une question gênante, elle aussi ? C'était comme la suite de son jeu, un coup de bâton qu'on lui rendait. Échange de coup, ici de question indiscrète, comme pour se narguer, se chercher, se provoquer.
Mais ce n'était pas cela. C'était juste, deux curiosités confrontées l'une contre l'autre, associée à deux paires d'yeux observateurs, et deux esprit réfléchis. C'était un peu comme un combat intellectuel, qui réussirait à décrypter parfaitement l'autre. Qui réussirait à découvrir son identité au de-là de celle des noms, prénoms, surnom et que savons-nous donc encore.
Avec patience, elle répondit tranquillement. Sa voix était parfaitement posée, ne laissant aucun doute planer sur ce qu'elle venait de dire. Après, restait à savoir s'il allait le croire ou non ? D'un autre côté, elle avait répondu le plus rationnellement possible, même si ce n'était pas la part entière de la vérité à laquelle elle avait été confrontée.
Exorciste, Innocence. Tout ça, tout ça.
Mais elle ne pouvait pas se permettre de laisser une information filer. Qui était-il ? On lui avait bien dit de se méfier, quand elle avait été à la Congrégation. Rester sur ses gardes, car n'importe qui pouvait abriter un akuma.
Pour le moment, elle n'était pas dans la crainte absolue de ses machines tueuses. Peut-être était-ce par ce qu'elle n'en avait jamais vu auparavant ? Jamais vu de massacre de masse, de population innocente. Oui, innocente dans toute cette guerre. Jamais affronté ses créatures du diable, non-pardon, du comte.
Isleen ne se sentait pas réellement concernée dans cette histoire. À vrai dire, cela lui passait au-dessus de la tête. Ils n'étaient que des inconnus, pourquoi devrait-elle se faire un sang d'encre pour eux ? Cela ne servait à rien, du moins selon elle.
Égoïste.
Quand arrêteras-tu de penser à toi ? Certainement jamais. On ne change pas du jour au lendemain, et ce n'est pas le fait de posséder une innocence qui la changera. Envers et contre tout. Ne cherchez pas à vouloir lui inculquer les notions de générosités ou de compassion. Cela ne servirait à rien.
Sa voix continuait son long discours, calme et ferme. Ses intonations fluides et musicales, grâce à l'irlandais roulaient sur sa langue, résonnant dans sa gorge comme une douce mélodie délivrée avec un débit quelque peu lent.
En aucun cas, on ne pouvait deviner qu'elle s'apprêtait à demander plus, toujours plus d'informations qu'elle avalerait avec un grand appétit digne d'un géant. Ou juste d'une bête affamée. Les deux se rapportaient, dans leur contexte. Elle finit par conclure d'un ton volontairement dur, implacable. Une question, qui sonnait obligatoire.
Ne te défile pas, se serait pire encore.
Qu'elle disait silencieusement. Le coup de grâce. Le félin sentait-il qu'il venait de finir sa proie ? Le piège était bouclé, et ses mâchoires s'ouvraient déjà sur des dents blanches et luisantes. À même de trancher la peau, et la chair délicate de la souris devant lui, qui le narguait de son fumet alléchant. L'odeur d'une proie délicieuse, pleine de sang, à la chaire juteuse et parfumée.
Oh oui, Josh sentait les bonnes informations à plein nez. Ses yeux écarlate s'étaient baissés sur le tapis, troublant leur duel de regard. Il semblait vraiment perturbé. Avait-elle tapé juste ? Certainement, très certainement, et ce constat n'en était que plus délicieux.
Le silence continua, s'effila, s'allongeant au fur à mesure.
Et.
Tic-tac, tic-tac, tic-tac, faisait l'horloge.
Elle ne le quittait pas du regard, le fixant toujours de ses prunelles vertes. Pouvait-il les sentir, pesant comme un poids sur lui ? Le sentait-il ? Et puis, enfin, il reprit la parole, comme s'il se forçait à parler.

« Il se passe des choses dans le monde. Des choses que des gens décriraient comme sataniques, démoniaques ou divines dans le cas inverse. » Isleen l'écoutait attentivement, le visage figé dans son masque neutre. « Et je suis un homme que l'on emploie pour que cette dure vérité ne soit pas révélée à tous et ainsi permettre pendant quelques mois, quelques années peut-être, que le monde ne soit pas plongé dans le chaos. » Le chaos ? Parlait-il de la guerre, dont on lui avait parlé ? « Je suis un limier, un chien de garde du Saint Siège. D'aucun dise de nous que nous sommes des charognards. Les Corbeaux. »


Les Corbeaux ... Quel nom étrange. Il faisait presque froid dans le dos. Doucement, une image d'un volatile noir comme la nuit lui vint à l'esprit, ses plumes lissées sur son poitrail luisant doucement de reflets bleutés. Ses yeux obsidiennes brillaient doucement, perles sombres perdues dans les plumes.
Les écarlates du garçon devant elle, étaient toujours perdus sur le sol. Y avait-il quelque chose d'intéressant dans le tapis recouvrant la pierre de leur Manoir ? Non. Avait-il autant peur de ses réactions, ou la gêne était-elle trop forte ?
Ses propres yeux descendirent sur le tapis, et elle contempla un instant les coutures compliquées, brodées au fil rouge, doré, argent, sur le tissu rouge. Des formes mélangées dans un joyeux méli-mélo, loin des broderies répétitives des tapis habituels.

« Et quand je parlais de miracle tout à l'heure, c'est parce que Dieu n'est pas si étranger à ce qui se trame dans l'ombre. »


Elle poussa un léger soupir. Néanmoins, elle avait la certitude qu'il n'était pas si civil que cela, comme elle l'avait devinée, et pire, ou mieux encore, il devait faire partie d'une partie quelconque des gens, connaissait toute ce fatras d'exorciste, akuma, ce genre de choses.
Précisément, elle ne s'y connaissait pas assez pour dire précisément, ce qu'il pourrait être dans cette fameuse organisation. Enfin, on lui avait expliqué l'essentiel. Peut-être que le mot Corbeau, associé à Crow, et marmonné avec un Central, avait été dit.
Voilà, elle s'en souvenait maintenant.
Un léger sourire dansa sur lèvres, les étirant, et elle se leva pour aller se mettre devant lui, se penchant légèrement et posant un doigt sous son menton pour lui faire relever le visage avec douceur.
Ainsi, elle le fixa sans ciller, toujours le sourire aux lèvres, ses mèches allant effleurer les joues du jeune homme, alors qu'elle le dominais légèrement, étant debout, leurs visages tout de même éloignés de bons centimètres.
Une fois assurée qu'il ne se dégagerait pas, mais en gardant tout de même son doigt à l'endroit où il était posé, Isleen finis par dire doucement, comme si elle chuchotais un secret.

« Ne baissez pas les yeux ainsi, vous allez me vexer. Il me semble que je ne vous aie pas tout dit. Peut-être est-ce une immense bêtise que de vous le dire, mais quelque chose me dit que je peux vous l'avouer sans avoir de quelconques soucis par la suite, du moins, je l'espère. Mes yeux, ne sont pas guéris d'un quelconque miracle, mais grâce à quelque chose. Et ce, quelque chose les habite désormais. Il me rend la vue. » Elle esquissa une fine moue, comme dégoûtée. « Mais me rend esclave d'un quelconque ordre. Pas pour le moment, c'est tout récent, mais je suppose que ce n'est qu'une question de temps ... Vous l'êtes, aussi, esclave, n'est-ce pas ? » Sa voix avait pris cette douceur caressante, apaisante.


Pourquoi lui faisait-elle à semi-confiance dans ce qu'elle disait ? Intuition. Et ses sens ne la trompaient que très peu. Presque jamais à vrai dire.

« Ne répondez pas si cela vous gêne, mais faîtes au moins l'effort de garder ce que je viens de vous dire pour vous. Les murs ont des oreilles, même ceux du Manoir de ma propre famille, et il vaut mieux être prudent, n'est-ce pas ? »


Maligne et nonchalante jusqu'au bout.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 10 Jan - 16:15


Vois la beauté du monde


Qui pouvait assurer que ce manoir n’avait pas d’yeux, pas d’oreilles, pas de surveillance accrue de la part de ces chiens de garde de Central ? Après tout, si Josh voyait juste, Isleen était une compatible avec l’Innocence et elle ne devait théoriquement pas être ici, du moins pas sans une autorisation, une sorte de permission de la part de la Congrégation. Et encore, même si elle l’avait, elle n’avait pas le droit de divulguer quelconque information au sujet de cette guerre de l’ombre. Josh en savait quelque chose. Alors il devait forcément y avoir des oreilles indiscrètes dans ce manoir. Se posait alors la question de savoir pourquoi il avait fait ça. Il lui avait dit toute la vérité, tout ce qu’il pouvait lui dire et plus encore. Il avait brisé son serment même si Isleen devait être une exorciste. Un mot pour répondre à cela :

La confiance.

Et pourtant, dans la position dans laquelle il était, on aurait pu difficilement croire qu’il éprouvait une quelconque confiance envers son hôte. Il semblait totalement désemparé, presque soumis à elle et incapable de montrer autre chose que cela. Prostré aurait pu être un mot convenant parfaitement. Et la belle Irlandaise venait pour briser cet état de siège mental. Impoli qu’il était, il lui montrait si peu de respect en refusant de la regarder droit dans les yeux en lui parlant. Mais alors qu’elle aurait pu s’en offusquer, elle n’en fit rien et préféra le rappeler à l’ordre d’une manière bien plus douce … et étrange de proximité. Alors qu’elle lui prenait doucement le menton pour le relever et qu’à nouveau le duel entre écarlate et émeraude reprenne, bien moins pesant. Ce n’était plus un duel, la tension avait disparue, du moins c’est ce qu’il semblait à l’Arryn.

« Peut-être est-ce une immense bêtise que de vous le dire, mais quelque chose me dit que je peux vous l'avouer sans avoir de quelconques soucis par la suite, du moins, je l'espère. Mes yeux, ne sont pas guéris d'un quelconque miracle, mais grâce à quelque chose. Et ce, quelque chose les habite désormais. Il me rend la vue. »

Question de point de vue. Les membres du Saint Clergé prenaient l’Innocence pour un miracle, un don de Dieu pour sauver l’Humanité. Certains la prenaient pour une fatalité, un don qu’ils n’auraient jamais voulu posséder pour diverses raisons. Et la moue que fit la jeune femme à la fin de sa phrase indiqua clairement au Pendragon que ce qu’abritaient ses yeux était clairement une fatalité.

Esclaves …

C’était une évidence mais pourtant Isleen préféra poser la question, ce qui troubla son invité. Il pouvait clairement se dire esclave de Central et pourtant, pourtant … N’était-ce pas lui qui avait ce choix si important et déplaisant aujourd’hui ? Il avait agi sous le coup de la colère, de l’envie de vengeance lors de ce jour maudit. Un choix irréfléchis il fallait l’avouer et la conclusion était simple.
Alors qu’Isleen lui indiquait qu’il n’était en rien obligé de répondre à cette question pour le moins déplacée, il souffla, le menton toujours pris dans cette douce étreinte.

« Oui … »

Cette fois, ses prunelles sanglantes ne cherchaient plus à fuir le regard d’Isleen, au contraire. Ce que la jeune femme lui avait révélé était très captivant. Et à la manière de son hôte avant, Arryn en voulait plus, avec avidité. Question sûrement déplacée à nouveau.

« Je peux vous demander ce que cachent vos yeux ? Je veux dire … ce que vous êtes capable de faire. »

Quelle chance qu’elle ait déjà activé son Innocence ? Toutes ou presque. Josh ne savait pas vraiment pourquoi il posait une telle interrogation. Il n’avait aucune raison valable de le faire et pourtant, il le faisait.

Il voulait apprendre à la connaître. Plus encore.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 10 Jan - 17:50

 

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Même si c'était risqué, elle avait préféré être honnête. À quoi bon mentir ? S'il avait été ceux-là, il n'aurait pas hésité à en finir, aux moindres doutes, n'est-ce pas ? Mais au contraire, il restait juste là, le regard fixé sur le sol, comme un enfant qu'on réprimande.
Avait-il peur ? De quoi ?
Sur le coup, elle n'avait pas réellement compris. Comment aurait-elle put comprendre ? La crainte du regard des autres, elle avait déjà connu ça, depuis si longtemps, que cela ne la touchait plus. Les remarques fielleuses, les regards appuyés. Tout cela lui glissait dessus, comme repoussé par une couche protectrice qui l'enroberait totalement.
Bien évidemment, quand on ne pouvait pas voir les expressions de mépris, celle de pitié, c'était beaucoup plus simple. Mais malgré tout, les premières années avaient été assez dures ; et maintenant, elle y demeurait insensible.
Bonne ou mauvaise chose, elle ne saurait le dire. Toutes ses histoires l'avaient rapidement désintéressé des personnes extérieures, voilà pourquoi elle se centrait sur ses proches. C'était aussi simple que cela, et depuis toutes ses années, cela continuait. Cela continuerait toujours.
Tout du moins, jusqu'à qu'elle apprenne à avoir de l'intérêt en écoutant des informations sur ce qu'il se passait ? Mais il ne fallait pas non plus rêver. Ses habitudes inculquées depuis son enfance, ne partiraient pas aussi vite.
Après quelques enjambées, son doigt avait glissé sous le menton du brun, pour lui faire relever le visage. Elle l'avait lentement observé, étudiant avec minutie ses traits, la courbe de ses lèvres, l'angle de son nez.
Auparavant, elle ne l'avait jamais vraiment regardé ainsi, se contentant d'une vague vue d'ensemble. Les premières impressions n'avaient pas été tendres, que se soit pour lui, ou pour elle. Si elle avait eu l'air franchement piètre, ainsi trempée, qu'aurait-elle put dire de lui ?
La chaleur du Manoir, celle des vêtements propres, et celle de l'eau.

C'était donc aussi simple de changer quelqu'un ? Avait-elle pensé, amusé.


Enfin, les yeux écarlate de Josh s'étaient relevés, en même temps que son visage. Avec lenteur, elle avait de nouveau plongé dedans, commençant un nouveau duel, qui n'en était pas vraiment un. C'était juste un long échange silencieux, alors que ses lèvres laissaient pourtant échapper des mots qu'elle avait soigneusement choisis au préalable, dans les méandres de ses pensées mélangées.
Pourtant, un moment, elle avait craint d'en avoir trop fait, ce qui aurait conduit à une malheureuse réaction de sa part : qu'il se braque.
Totalement.
Après tout, ils ne se connaissaient pas totalement, comment pourrait-elle connaître ses limites ? Comment saurait-elle si elle avait été trop loin ? Cela se serait certainement vu, mais désamorcé la situation aurait été une toute autre chose.
Aussi maligne qu'elle était, cela n'aurait pas été si simple que ça, surtout que ses propos n'étaient pas innocents. Esclave ... Un mot dur. L'était-elle vraiment ? Après tout, les esclaves n'étaient pas aussi bien logés, bien que sa chambre fît franchement austère. Les esclaves n'étaient pas aussi bien nourris.
Mais on lui avait ravi sa liberté de force, et cela lui suffisait. Oh, comme elle se serait passé de cette vue, si elle avait pu retrouver tout ce qui faisait sa vie d'avant. Les matins au lit, en se réveillant en entendant Binne ouvrir ses volets. Les déjeuners avec sa mère, les après-midis au soleil, et  quand elle sortait en ville, voir les habitants.
Tout cela n'avait pas de prix face à ce qu'elle considérait comme un avenir trouble et inintéressant. Dangereux, aussi.
Pendant le temps qu'elle avait passé à la Congrégation, avant de revenir ici, elle avait longuement pesté, loin de son attitude joyeuse et optimiste qu'elle avait le plus souvent. Elle avait ruminé sur tout cela, cette histoire abracadabrante, et surtout : sur l'Innocence qui lui ravissais tout ce qui comptais pour elle.
Sa famille ; selon eux, elle devait couper tout lien. Ses seuls amis, sa famille, se résumerait à la Congrégation. De la bile lui avait monté à la gorge. Faire une croix sur son passé ... Sa mère aimante et douce, son frère avec qui elle partageait tout, son père absentéiste mais passionné et affectif. Tout cela, elle devait l'oublier. Le passer à l'acide. Comme une pellicule qu'on tremperait dans du liquide corrosif. Ou, pire, la jeter au feu, en la regardant se faire lécher avec gourmandise par les flammes impatientes dans leur âtre. La pilule avait eu du mal à passer. Beaucoup de mal.
Son doigt toujours posé sous son menton, elle resta ainsi là, immobile comme cette poupée de porcelaine qu'elle devait devenir.

Fait-ci, fait ça.
Écoute-nous.
Ne désobéis pas.


« Oui ... »


À peine, un mot soufflé, presque faible, si elle n'avait pas été aussi proche. Elle bougea légèrement la tête, les pointes de ses mèches de feu frottant la joue du visage en dessous du sien. Oui ? Alors, se considérait-il réellement comme, lui aussi, un esclave, ou approuvait-il seulement son choix de prudence ? Alors que ce qu'elle venait de faire était franchement absurde.
Avouer cela, alors que quiconque pourrait l'entendre, ce n'était pas très malin. Sur le coup, elle n'avait pas réellement réfléchi.
Seulement, avouer.
Approuver, expliquer. Elle lui avait clairement expliqué ce qu'il se passait avec ses yeux. Ce qui les habitait, comme un monstre se cache sous votre lit. Près de vous, si proche que ses yeux brillent de sous le matelas, dans le noir. Et pourtant insaisissable, comme un fantôme qui vous filerait entre les doigts, imprévisible et capricieux.
Mais il reste là, près de vous, tapis. L'Innocence restait cantonnée dans ses yeux, endormie, elle aussi cachée dans ses prunelles, comme le monstre est caché sous votre meuble, sous votre corps.
Certain considérait ça comme un miracle ; elle, juste comme un parasite.

Elle pouvait voir, certes, mais à quel prix ?
Un prix beaucoup trop élevé pour elle.


«  Je peux vous demander ce que cachant vos yeux ? Je veux dire ... Ce que vous êtes capable de faire. »


Encore une question à peu près gênante. Le faisait-il exprès ? Pourtant, elle ne vit rien de tel, un indice qui lui aurait fait comprendre qu'il la posait en toute connaissance de cause. Non, il y avait juste cette lueur de curiosité, celle d'un intérêt éveillé.
Un instant, elle hésita entre la gêne, et la neutralité. Mais sans qu'elle ne puise l'empêcher, un vague air embêté passa sur les traits de son minois. Elle n'avait pas beaucoup avancé dans le maniement de son Innocence, de ses yeux. Leur effet restait flou, elle n'était pas vraiment avancée. À ce moment même, elle aurait été incapable de seulement l'activer.
Peut-être que ce parasite ressentait-il son interdiction à l'utiliser ? Son dégoût ? La boule amère qui jouait dans sa gorge ? Et la colère cachée de voir tout ce qu'elle aimait filer devant ses yeux, passant entre ses doigts comme du sable, et qui essayeraient vainement de l'empêcher de couler.
Doucement, elle enleva son doigt du menton du jeune homme, et marcha légèrement vers l'âtre, qu'elle regarda quelques instants, perdant ses yeux dans l'élément brûlant, qui dévorait en ronronnant les bûches de bois déposées sur la cendre contenue par la cheminée. Signe d'années d'utilisation. Après avoir de nouveau ordonné ses pensées, elle tourna de nouveau son visage vers lui, tournant dans le même mouvement son buste.

« Je n'en sais rien. Strictement rien. Au moment même ou je vous parle, c'est à peine si j'arrive à ressentir sa présence. » Il y avait une pointe d'on ne sait quoi dans sa voix. « Peut-être sent-elle mon dégoût, et peut-être est-ce cela qui la pousse à me bouder ainsi. Sans parler, que je ne suis pas du tout entraînée à tout cela. Mon corps est incapable de fournir de trop gros efforts. »


Elle était pathétique. Incapable de s'entendre avec la chose qui côtoyait son corps. Et puis, s'entendre était un bien grand mot. C'était un parasite ; pas une chose dotée d'esprit.
Une fois. Une seule fois, elle avait été capable de l'activer, et encore, ça n'avait été que l'affaire de quelques secondes à peine. Pendant ce moment-là, la colère et le besoin de sentir ce foutus truc agir, avait été tellement fort que ses pupilles avaient muté, à ce qu'on lui avait dit. Mais aussitôt, tout était parti.

Montre-moi que tu m'acceptes totalement, c'était ce que cela voulait dire.


Sur le coup-là, elle eut vaguement honte. Il aurait certainement voulu avoir une réponse plus intéressante, et elle lui servait ça. Un instant, ce fut trop, et elle détourna de nouveau ses yeux verts, comme incapable de soutenir son regard, et souffla.

« Mais il paraît que mes pupilles prennent la même forme que celles des serpents. »


C'était déjà ça. Un indice quelconque dans son utilisation, et une piètre information. Mais il devrait s'en contenter, car elle ne savait rien de plus, sur ce qu'elle-même, abritait.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 12 Jan - 16:26


Vois la beauté du monde


Gêne ? Etait-ce seulement cette expression qui était passée si fugacement sur le visage douce et fin de l’Irlandaise ? Pendant un instant, ce sentiment, cet embarra sembla s’être comme transférer au corbeau qui l’arbora aussi, peiné d’avoir dérangé la jeune femme. Il s’en voulut. Au fond de lui, il savait qu’il n’aurait pas dû poser cette question qui, de toute façon, ne le regardait pas. Quel idiot ce Pendragon. Pendant qu’il ruminait silencieusement son idiotie, Isleen avait décidé de prendre de la distance, entérinant définitivement le fait que Josh l’avait choquée, gênée, embrassée. L’Arryn, alors que son hôte se rendait devant l’âtre si chaleureux, se mordit la lèvre de contrariété. Il avait brisé ce moment qui pouvait être si intéressant, cette proximité que jamais il n’aurait pensé avoir avec Isleen simplement parce qu’il s’était montré trop curieux.

Puis, comme si la chaleureuse rassurante de la cheminée avait joué sur l’état d’esprit de la jeune femme, elle reprit, ses prunelles vertes venant à nouveau se plonger dans les écarlates de son vis-à-vis. Aucune animosité entre eux, plus de duel ni de jugement silencieux. Josh se perdait, se noyait dans l’émeraude d’Isleen.

« Je n'en sais rien. Strictement rien. Au moment même où je vous parle, c'est à peine si j'arrive à ressentir sa présence. »

C’était assez étrange. L’Innocence se faisait-elle donc aussi petite, invisible qu’elle le pouvait ? Pourtant, il s’agissait d’un symbiote, du parasite par excellence. De ce que Josh savait, dans ce cas-là, l’innocence et le compatible devaient vivre en symbiose puisque chacun était lié à l’autre. Ce qui n’était pas le cas avec une Innocence équipement. Alors pourquoi Isleen ne ressentait pas son cristal ? C’était un mystère qu’un simple corbeau ne pouvait élucider.

« Peut-être sent-elle mon dégoût, et peut-être est-ce cela qui la pousse à me bouder ainsi. Sans parler, que je ne suis pas du tout entraînée à tout cela. Mon corps est incapable de fournir de trop gros efforts. »

Dégoût. Voilà donc pourquoi la belle Irlandaise avait évoqué ce mot terrible qu’est l’esclavage. S’il était évident qu’elle se sentait esclave de cette guerre qui l’avait happé sans préavis, voilà qu’elle mettait un mot fort sur tout cela. Le dégoût. Qui dans ce monde qui était au courant de cette bataille acharnée ne ressentait pas du dégoût pour ce qu’il se passait ? Croyants comme athées étaient tous logés à la même enseigne. Les premiers devaient en vouloir à Dieu de ne pas les aider plus que ça, les seconds devaient être exaspérés d’avoir été enrôlés dans une guerre qui ne les regarde pas.

Mais il n’y avait pas que cela. Pour la première fois, Isleen se dévoilait, brisait sa gangue de protection. Elle paraissait faible physiquement, avec sa taille mince, cette petite taille. Mais pourtant, elle essayait de se cacher, de montrer qu’elle était plus forte que cela. Essayait seulement. Arryn l’avait bien vu lorsqu’il l’avait rattrapé dans la rue, avait vu comment elle s’était massée le bras après le choc. Et maintenant, elle avouait ce qu’elle était, que son corps n’était pas résistant. Josh comprit alors pourquoi elle se montrait si perspicace sur le plan intellectuel. Elle compensait.

« Isleen … Je m’en voudrai de vous avoir blessée avec une telle question. Après tout, ça ne me regarde pas. Pardonnez-moi de m’être montré si intrusif. »

Des syllabes, des mots, des phrases qui étaient sorties spontanément, sans raison apparente ou presque. Josh devait se faire excuser pour cela. Il avait contrarié, ne serait-ce que très légèrement, son hôte et ce n’était pas digne d’un invité, surtout dans une telle demeure. Isleen l’avait gracieusement accepté ici pendant quelques temps, ce n’était pas pour qu’il se montre ingrat et la froisse comme s’il était un rustre.


Spoiler:
 


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 13 Jan - 18:35

 

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Un air gêné avait rapidement passé sur ses traits, s'effaçant aussitôt, comme gommés avec dextérité par une gomme invisible. Son masque de neutralité s'était fissuré le temps de quelques secondes, quelques secondes de trop malheureusement.
Se détourner lui avait sembler le meilleur à faire, alors elle avait marché vers l'âtre, tournant son dos d'ou saillait certainement l'os de son omoplate à travers le tissu fin de la tunique. Les flammes, l'avaient hypnotisée, avec douceur, mais sans aucune compassion aucune.
Ses yeux avaient été capturés par les nuances qui jouaient dans cette représentation de cet élément brûlant. Dangereux à des moments. Chaleureux et réconfortant à d'autres. La danse des petites flammèches avait entraîné ses prunelles à les suivre, comme le pendentif, ou le quelconque objet que vous balance l'hypnotiseur devant le visage.
Sans chaîne, juste accrochées aux bûches en train de se faire consommer, comme des moules à leur rocher, elles dansaient en de lent mouvement sensuel. C'était un gracieux ballet lumineux. Orange, jaune, orange-rouge. Comme des ballerines habillées de ses teintes chaleureuses, faîte d'une matière qu'on ne saurait capturée.
Bel et bien là, et pourtant libre comme l'air. Si libre, si légère, qu'il leur fallait un point d'ancrage, pour ne pas s'envoler.
La bûche, le bois, était le leur.
Et le sien ?
Sa famille, ses proches, le Manoir. L'Irlande. C'était cela, son point d'ancrage. Sans cela, elle s'envolerait certainement comme pourrait le faire une feuille portée par le vent automnal. Que pouvait-elle y faire ? La séparation était irrémédiable, et elle avait déjà dû jouer des coudes pour pouvoir revenir ici. C'était sa petite victoire personnelle, mais que se passerait-il dans le prochain round ?
Les autres parties étaient presque perdues d'avance ; elle ne se faisait pas d'illusion, ça aurait été se faire du mal. Mais voilà, le mal était déjà bien ancré dans sa faible carcasse, elle-même si légère comme un souffle. Petite plume qu'un rien soufflerait comme un souffle violent arracherais un arbre à la terre nourricière.

Le dégoût, le rejet, le déni, l'envie de fuir loin de ça, loin de tout.


Mais elle ne pouvait pas faire la sourde oreille, même si elle en avait bien évidemment rêvé avec ardeur. On lui avait clairement dit que maintenant, elle était impliquée. Se sentait-elle impliquée ? Pas le moins du monde. Mais se rendaient-ils au moins compte ? C'était barbare. Déchirant. Car Ils avaient besoin de monde dans cette foutue guerre, Ils ne devaient rien dire et accepter sans broncher.
Le monde n'était pas bon, calciné sous les herbes verdoyantes, fissuré sous les belles places faites de pierres bien agencées.
Et il n'épargnait pas. Pourquoi l'aurait-il fait ?
Le regard de nouveau figé dans son masque neutre, celle qu'elle gardait en permanence, elle s'était retournée vers le jeune homme, l'inconnu, non Josh, toujours assis. Sa taille la tiraillait, alors qu'elle la tordait sans en prendre compte, sourde au protestation de ses muscles déjà bien fatigués à cause de sa marche folle.
Et elle avait avoué.
C'était déchargé de son fardeau.
Oh, cela aurait dû l'apaiser, mais au contraire, elle se sentait plus faible qu'avant. Comme démonté pièce par pièce, contrainte à enlever ses faux-semblants, ses masques neutres et impassible. Ses mensonges.

Sa fausse force.


Car, elle ne l'était pas. Physiquement parlant. Son intelligence vive rattrapait le reste, si l'on puis dire. Pour le moment, cela ne posait pas de problème. Mais le jour où elle devrait s'impliquer, sur le champ de bataille, car cela allait sûrement arriver, elle n'était pas dupe, combien de chance aurait-elle de s'en sortir ? Même entraînée ? Trop peu à son goût.
Un corps fragile ne pardonnait pas, qu'importe l'intelligence, qu'on possédait. Si les capacités n'étaient pas là, c'était définitivement foutu.
Comment penser autrement ? Elle était juste réaliste, pas pessimiste, et encore moins dépressive.

« Isleen ... Je m'en voudrai de vous avoir blessée avec une telle question. Après tout, ça ne me regarde pas. Pardonnez-moi de m'être montré si intrusif. »


Ses mots la sortirent de son silence borné. Ses yeux se relevèrent lentement, puis, rapidement, se posèrent de nouveau sur lui. Il s'excusait. Encore une fois. Était-ce une manie chez lui ? Mais, cela eut le don de l'amuser légèrement, la sortant de toutes ses sombres pensées.
C'était vraiment une étrange personne. On l'était peut-être tous à notre manière, mais Josh était vraiment étrange. Pas dans le mauvais sens, bien qu'il n'existât pas de bon sens au mot étrange. Juste, il méritait bien le fait qu'elle ait proposé de l'héberger. Il avait éveillé sa curiosité, avait accepté son jeu, et elle pouvait entretenir une discussion ma foi, intéressante, avec lui. Que demander de plus ?
Pas un instant, elle ne lui en avait voulu d'avoir posé une telle question. Peut-être avait-elle été embarrassée, mais jamais cet embarras n'avait été provoqué directement par lui. Juste un peu, dirons-nous. La gêne qu'elle avait ressentie à sa question, n'avait été qu'une partie de cette émotion soudaine.
Le reste la touchait directement.
Elle avait été gênée d'avouer qu'elle était juste, incapable.
Ainsi, ses yeux verts retrouvèrent cette lueur amusée qui les avaient déjà illuminés, pétillant avec cette joie et cette bonne humeur qu'on lui connaissait. Avec un petit geste de la main, elle balaya l'excuse avec nonchalance.

« Ce n'est rien. J'ai été tout aussi intrusive dans mes propres questions. » Un doux sourire flirta avec ses lèvres, les étirant avec douceur pour creuser sa fossette.


Elle ne s'excusait pas, elle constatait juste un fait. La rousse espéra vaguement que cela suffirait à apaiser son invité, après tout, elle s'en voudrait s'il restait aussi coincé pendant tout le reste de la soirée. Car l'heure qu'elle lisait sur l'horloge, était déjà assez bien avancée. Pas assez pour qu'elle ressente les quelques éclats de fatigues, mais il n'était pas très tôt non plus.
Et dire qu'ils n'avaient toujours pas mangé. Pour le moment, elle n'avait pas vraiment faim, mais peut-être que lui si ? Mieux valais demander.

« Hm, Binne nous a préparé quelques choses à manger, si vous le souhaitez. » Annonça-t-elle simplement, restant debout, au cas ou, il accepterait. Ainsi, elle n'aurait pas besoin de se relever pour appeler la domestique.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 17 Jan - 18:30


Vois la beauté du monde


S’excuser, toujours s’excuser. L’écossais ne s’en était pas rendu compte, ne pouvait pas s’en rendre compte comme s’il s’agissait d’une manie qui, de toute façon, nous ronge sans même que nous la remarquions. Deux fois qu’il s’excusait envers Isleen. Deux fois qu’il pensait bien faire parce qu’il pensait l’avoir froissée, aussi bien métaphoriquement que littéralement pour la première fois. Oui cela pouvait s’apparenter à une manie, un tic que l’on avait. Si ce n’est qu’il n’était pas vraiment du genre à se sentir responsable et fautif de tout ce qu’il faisait ou disait. Il devait avouer que c’était la personne qu’il faisait ça. Il ne souhaitait pas un instant que la belle Irlandaise soit contrariée par son comportement ou ses propos. Elle lui avait offert l’hospitalité mais il n’y avait pas que cela. Mais là encore, Josh ne savait quoi en pensait, ne savait que penser.

« Ce n'est rien. J'ai été tout aussi intrusive dans mes propres questions. »

Touché. Un point pour la dame. Josh sourit d’un sourire gêné, faisant écho à celui d’Isleen, qui se voulait, lui, apaisant et doux. Elle n’avait pas tort. C’était elle qui avait commencé, ce qui rappelait doucement au corbeau que se n’était pas à lui de s’excuser. Pas en premier du moins. Mais cette phrase, aussi apaisante soit-elle, ne jouait pas les prémices d’un quelconque repentir de la jeune femme. Elle jouait ? Le chat quoi elle faisait penser était-il en train de se délecter du malaise qui s’instillait dans le cœur du jeune homme ? Jouait-il avec lui en ne voulant pas s’excuser à son tour ? Ou s’estimait-il trop fier pour avoir à le faire ?
Josh arrêta ces futiles pensées. Il savait ce qu’était Isleen. En partie. Elle s’était découverte, montrée à lui rapidement, fugacement mais il avait vu, comme il voyait beaucoup de choses. Elle devait savoir qu’il n’était plus nécessaire de se cacher derrière sa muraille. Il fallait abandonner ce chat à qui elle laissait sa place pour reconduire les intrus. Josh l’avait percé à jour. Il n’y avait plus lieu de jouer un rôle, de faire croire qu’elle était forte. Mais pas seulement parce qu’il avait compris ce qui se passait. Mais bien parce qu’il la comprenait.

Mais en avait-elle conscience ?

Cette question resterait sans réponse, du moins jusqu’à ce qu’Isleen se décide à lui en apporter une de son plein gré. Josh n’allait pas se montrer déplacé une nouvelle fois. Aussi, cela relevait de l’intime. Et il n’était pas ce type de personne, n’était pas un proche. Il n’était qu’une seule et unique chose dans cette maison : un étranger.

« Hm, Binne nous a préparé quelques choses à manger, si vous le souhaitez. »

Maintenant que son hôte le lui disait, il voyait les quelques gâteaux qui étaient déposés là. Faim, oui il avait faim, un peu. Mais les paroles d’Isleen le rebutaient un peu. ‘’Si vous le souhaitez’’. Cela voulait-il dire qu’elle n’en toucherait aucun ? Josh ne se voyait pas franchement en train de manger devant elle. Il voyait ça comme un manque de respect.

Mais s’il était une chose que le sourire qu’avait eu la belle juste avant voulait dire, ce n’était pas pour un quelconque jeu. Elle essayait de le détendre, ce qu’il ne faisait pas. Quel idiot ! Ce n’était pas en refusant cette collation qu’il allait se détendre.

« C’est bien gentil à elle. »

Arryn se pencha pour attraper l’un des mets et le mit en bouche. Il ne put que savourer le sucré et l’équilibre parfait entre les saveurs. La Binne était un vrai cordon-bleu.
Finissant sa bouche, Josh revint à la charge avec ce sujet peu convenable qu’était les exorcistes et tout le reste. Tout ce qui concernait Isleen sans qu’elle le soit vraiment.

« Vous repartirez pour la Congrégation après je suppose ? Ce retour au foyer n’est pas définitif. Ce n’est qu’une étape, n’est-ce pas ? On est tous lié par le devoir de toute façon. Le devoir plus fort que les liens familiaux qu’ils s’imaginent. »

Ses derniers mots possédaient une note de rancœur et d’une certaine pitié envers Isleen. Qu’avait-il lui ? Il n’avait plus de foyer, celui-ci était parti en fumée. Il n’avait pratiquement plus de famille. N’en avait plus si ce n’est cette inconnue qui était sa femme. Il ne pouvait pas connaître le déchirement de devoir voir ses proches puis de les quitter sans peut-être jamais les revoir. Robb avait fait ça. Il l’avait quitté pour ne plus jamais le revoir, revenir le voir. Et si un jour, son grand frère était revenu à la maison pour la trouver en ruine, vide de toute vie avec deux pierres côte à côte dans le bout d’herbe de la cour ?
Non, il ne fallait pas y penser. Robb devait être mort ou loin. Il l’avait abandonné sans se retourner. Il l’avait oublié, les avait oubliés.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 18 Jan - 15:38

 

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Elle ne s'était pas excusée. À quoi bon ? Ce n'était pas pour une quelconque fierté à respecter, car sa dite fierté, elle avait dû la mettre de côté pour dévoiler le peu qu'elle avait monté sur elle. Et autant que tous les membres de la famille, sa notion de fierté était assez élevée.
La rousse n'en voyait juste, pas l'intérêt, tout simplement.
Ainsi, pas une once de prémisse de repentir n'avait franchi ses lèvres, se contentant de sourire avec douceur pour adoucir le tout. Comme on adoucit une tisane au goût acide, avec une cuillerée de miel. Au final, la boisson reste apaisante en elle-même.
Pourtant, suite au sourire gêné de son invité, n'avait-elle pas perçu un petit air courroucé ? Aurait-elle dû s'excuser pour la gêne qu'elle avait, elle aussi occasionnée ? À quoi cela aurait-il servi ? Pour les questions gênantes qu'elle avait posée, il lui en avait aussi demandé. C'était un échange juste, donc pourquoi aurait-il donc fallut en rajouter une couche.
Cela n'avait été qu'une justice bien méritée, sans avoir besoin de pardon, ni rien de tout cela. Un échange de bon procédé, un coup pour un coup. Une question gênante pour une autre.
Et il trouvait encore le moyen de s'excuser, alors qu'il n'en avait pas besoin. Soit, ça devait vraiment être une manie chez lui. Ou peut-être se sentait-il obligé d'avoir recours à ses manières, car il était ici, dans le Manoir des Súilleabháin.
Cette solution était assez vraisemblablement vraie, face au comportement du brun. Pourtant, s'il s'était plus détendu, elle n'en aurait été que plus satisfaite. Avoir quelqu'un de stresser face à vous ? Ce n'était pas très agréable, surtout qu'elle lui avait offert l'hospitalier, de l'eau chaude, des vêtements propres. Pourquoi se gêner avec des manières trop rigides ?
Au contraire de son rang, elle était parfaitement nonchalante, alors que les règles de tenue auraient voulu qu'elle se tienne mieux. Bah. Ils ne se reverraient plus, a quoi bon se tenir avec l'élégance et la supériorité qu'elle aurait du avoir ?
Ainsi, il avait une certaine chance d'un coté, outre le fait qu'elle l'ait recueilli pour la nuit. Isleen avait abandonné ses manières pour se permettre un comportement plus banal. Juste, une jeune personne curieuse, qui l'avait pressé de question, et jouer avec lui, même si c'était un jeu de prédateur face à sa proie. Enseignement de son père. Toujours avoir ce que l'on veut, et être vif d'esprit. Surtout avec son handicap, elle ne devait pas se permettre d'être faible dans un échange verbal.
Et elle s'était bel et bien amusée.
Mais face à l'heure, elle avait été obligée de se presser. Tant de temps, c'était déjà écoulé ? Que cela passait vite, face à la lenteur avec laquelle s'étaient déroulées les minutes du temps de réflexion de son invité. Elle entendait encore les gouttes qui frappaient modérément les carreaux des vitres. La pluie ne cessait pas, gardant sa rigueur à vouloir trempé tout ce qu'elle touchait. L'averse finirait certainement pendant la nuit, et le lendemain, on ne trouverait que des flaques sur les routes, simple vestige des trombes d'eau qui étaient tombées la vieille.
Bien que son estomac ne réclamât point de collation, elle demanda à son invité, si lui avait faim. La politesse voyons. Certes, elle avait abandonné ses manières trop droites, mais le « vous » , et la politesse étaient toujours de mise. Elle avait eu une bonne éducation, quand même, autant y faire honneur. Elle était alors restée debout, prête à rappeler la domestique pour lui demander un autre en-cas si celui déposé sur la table ne plaisait pas à Josh.
En y jetant un coup d'œil, elle reconnut les gâteaux qu'elle affectionnait tout particulièrement. Ce geste, de la part de Binne, la fit doucement sourire, sourire qui s'effaça doucement, même si ses ébauches restaient ancrées dans ses prunelles pétillantes.

« C'est bien gentil à elle. »


Visiblement, les gâteaux ne déplaisaient pas à son invité, qui s'en saisit d'un dans lequel il croqua. Lasse d'être debout, elle se déplaça vers un autre fauteuil, abandonnant celui surélevé dans lequel elle s'était installée à son arrivée dans la pièce.
Elle n'avait plus besoin de prouver quoi que ce soit. Ainsi, elle croisa ses jambes en tailleur, pour s'installer plus confortablement. D'une manière qui rappelait étrangement la position qu'aurait eue une petite-fille. Ses mains se posèrent automatiquement sur ses chevilles croisées, et elle regarda simplement Josh, qui visiblement s'apprêtais à parler de nouveau, après avoir fini sa bouchée.

« Vous repartirez pour la Congrégation après je suppose ? » Ses sourcils roux se froncèrent. Oh, il voulait donc continuer sur ce sujet ? « Ce retour au foyer n'est pas définitif. Ce n'est qu'une étape, n'est-ce pas ? » Elle hocha légèrement de la tête pour approuver silencieusement ses propos, écoutant la suite de ce qu'il allait dire. « On est tous liés par le devoir de toute façon. Le devoir plus fort que les liens familiaux qu'ils s'imaginent. »


Une petite boule d'on ne savait quoi, lui pris la gorge. Le devoir plus fort que les liens familiaux. C'était absolument faux. Mais elle ne pouvait pas le dire, ni l'exprimer, là-bas. Mais ici, ici, c'était autre chose. Elle disait les choses clairement, s'exprimais avec franchise, pour se résoudre à se taire dans cet endroit honnis. Qu'aurait-elle récolté à part des ennuis ? Certain ne pensait pas comme elle, et se sentait réellement impliqué dans cette guerre.
Elle ne comprenait pas. Peut-être était-ce car elle n'avait jamais perdu quelqu'un à cause des akumas, peut-être était-ce parce qu'elle n'en avait jamais vu un, qu'elle ne ressentais pas cette haine féroce. Elle était simplement indifférente.

Tout cela la laissait de marbre.
Le devoir avant la famille. Oublier son passé.

C'était impossible, elle y était trop attachée. Alors, elle jouerait certainement la comédie, faisant croire ce qu'elle voulait qu'ils croient, et pensant tout autre au fond. Ce n'était pas de l'hypocrisie, simplement de la défense. Elle n'était tout de même bête au point de crier aux alentours qu'elle n'en avait rien à faire.
Non, elle exprimait tout intérieurement, avalant ses rancunes au goût amer, comme celle de la bile qui lui aurait brûlé la gorge. Des phrases ravalées qui enflammaient sa langue incapable de les faire fourcher de ses lèvres pâles.
Un goût étrange envahit sa bouche, et elle avala sa salive avec une petite déglutition maladroite, avant de se saisir d'un gâteau dans lequel elle croqua furieusement. Elle mâcha rapidement, espérant que les saveurs sucrées de la pâtisserie qu'elle adorait feraient passer ce mauvais goût d'amertume. Et cela marcha, à son plus grand soulagement.
En quelques autres bouchées elle finit la douceur, avec plus de calme, et attrapa du bout de la langue, les quelques petites miettes qui s'étaient coincée à la commissure de ses lèvres.

« Oui, je suis obligé d'y retourner. » Confirma-t-elle, « J'ai gagné le droit de revenir dire au revoir à ma mère, et malheureusement, elle n'est pas présente. Donc, je pense qu'ils ont vu, cette visite d'adieu, comme une chance pour moi de tourner la page pour mieux me concentrer sur mon nouveau rôle. » Un drôle de sourire illumina ses lèvres. « Enfin, c'est ce qu'Ils pensent. Tout leur blabla, la Congrégation est ta nouvelle famille, laissez-moi rire. »


Tourner la page. Sa famille ne serait jamais cette organisation de barbare. Elle en avait une, et jamais elle ne la changerait. Jamais au grand jamais. Et pourtant, Ils n'étaient pas de cet avis.

« Jamais au grand jamais je ne serais d'accord avec cela. »


Jamais.

Si au début, elle avait vu l'Innocence comme une chance d'être de nouveau normale, toute cette belle illusion partait en morceau. Qui s'enflammais doucement dans l'air avec un crépitement avant de finir dans un panache de cendre qui elle-même se dissoudrait dans l'air. Un final éblouissant.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 19 Jan - 14:24


Vois la beauté du monde


Isleen semblait si certaine que ce n’était l’historie que d’une soirée, d’une nuit et qu’après elle tournerait la page, oublierait ce brun trop stressé, oublierait leur conversation. Pourtant, avec ce qu’ils avaient dit, l’un après l’autre, tout en se dévoilant à contre cœur, ne laissait présager qu’une seule chose que Josh, lui, voyait très bien. Cette discussion cesserait peut-être, cette proximité qu’ils partageaient dans ce salon à l’abri des regards se briserait peut-être. Mais le sort les liait. Pas de cette façon si rose ou tragique des contes, non. Ils étaient tous deux des victimes de la Guerre Sainte, l’un et l’autre refusant d’y prendre de part et qui pourtant ne pouvaient y échapper. Pire encore. L’une crierait peut-être haut et fort son indignation et sa volonté de ne plus rien avoir à voir avec ces choses ou se tairait et agirait tout de même, tandis que l’autre serait contraint de la surveiller pour ce manque d’implication dans la Guerre. Que la belle Irlandaise le veuille ou non, ils seraient certainement amenés à se revoir. Et Josh espérait sincèrement que ce ne serait pas dans la situation su-citée.

Avant qu’Arryn n’aborde le point sensible de la famille et du devoir, Isleen s’était glissée avec grâce jusqu’à un fauteuil qu’elle assiégea, lui imposant ses jambes et ses chevilles croisées. Une position tout à fait banale mais ne seyant pas à une conversation mondaine. Message très clair pour le corbeau : il devait cesser d’être si … tendu comme un bâton, si roide. L’exorciste avait quitté sa position dominante de maîtresse de maison, si jamais elle l’avait endossé. A son tour de redevenir plus normal. Il n’était pas en mission, il n’interrogeait pas un suspect. Il était simplement dans un salon avec une, il fallait l’avouer, très charmante jeune femme et il devait cesser de paraître si idiot.

Il n’affecta pas voir le malaise de son hôte après sa question et s’enfonça un peu plus dans son fauteuil, se laissant couler dedans, laissant son dos se déraidir.

« Oui, je suis obligé d'y retourner. »

Un simple acquiescement et pourtant, Josh sentait et savait que le cœur n’y était pas. Quitter son foyer était un déchirement, surtout si l’on savait qu’on ne le retrouverait pas avant longtemps. Mais on le retrouvait un jour. Pendragon avait enduré cette vision de devoir partir, tailler la route alors que dans son dos, le feu crépitait, faisait craquer la charpente et consumait tout ce que représentait un foyer.

« Enfin, c'est ce qu'Ils pensent. Tout leur blabla, la Congrégation est ta nouvelle famille, laissez-moi rire. »

Les mots d’Isleen vinrent tel un écho. Famille, la Congrégation en était une pour certain. Josh ne pouvait pas nier que Central pouvait l’être aussi pour d’autres. Il aurait dû être dans ce cas, prendre les bâtiments de Central pour ce qu’ils étaient pour lui, qu’il le veuille ou non : un foyer. Mais le sien, le seul, le vrai était parti en fumée et jamais il n’allait en retrouver un. Alors il comprenait on ne peut mieux l’Irlandaise.

« Jamais au grand jamais je ne serais d'accord avec cela. »

La comprendre, à nouveau.

« Je ne crois pas que la Congrégation puisse imposer ce genre de pensées. Pas à tous. Et quand bien même certains le pensent, c’est parce qu’ils le croient dur comme fer. Jamais la Congrégation ne pourra remplacer ce manoir dans votre cœur… commença-t-il avant de faire une certaine pause. Mais certains ont besoin de cela pour continuer à avancer. Savoir qu’ils ne sont pas seuls et que quelqu’un les attend. »

Ironie qu’un corbeau dise cela. Ils étaient si froids, si distants, si peu compréhensifs d’ordinaire. Mais Josh ne pouvait que comprendre cette envie de retrouver un endroit où se poser, se reposer et commencer une nouvelle vie. Et même si Central n’était pas propice à cela, il y aspirait toujours.

Si cette tirade exprimait son envie propre de pouvoir posséder la chance qu’il était donné à Isleen, elle portait aussi un message. Jamais la belle Irlandaise ne se sentirait chez elle là-bas, mais elle pouvait devenir une attache pour des gens qui en auraient besoin.

« Et même si on ne vous demande pas d’abandonner et d’oublier votre famille, il se peut que des liens se tissent là-bas et que l’Ordre apparaisse alors comme un second foyer. Du moins, j’ose espérer. Central n’est pas un endroit où de telles choses peuvent se passer … »

Ne pas prendre les choses avec fatalisme dès qu’elles se présentent à vous. Optimisme.


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Josh A. Arryn† Pendragon †

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mar 20 Jan - 21:08

 

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Comment aurait-elle put penser autrement ? Le déni n'était pas très glorieux, et pourtant, il était maintenant parti intégrant de son quotidien. Elle appréciait le jeune homme, à cet instant, même si apprécier était un bien grand mot. Mais, comment aurait-elle put avoir la preuve du contraire ? Que oui, ils allaient se revoir. Certes, maintenant qu'ils savaient leur rôle respectif, c'était plus simple à imaginer. Même si les possibilités qu'ils avaient de se recroiser étaient assez basses, selon elle.

Ce n'était qu'une nuit. Une nuit de secret dévoilé, de masques baissés, de discussions compliquées au milieu des jeux d'observation et de regards.


Rien que cela. Presque rien, et pourtant tout. Au fond, elle savait qu'elle y repenserait certainement à ce brun trop embourbé dans ses manières, raide comme un manche à balai ; et pourtant, à l'esprit vif et observateur. Elle se rappellerait de leur conversation, avec un petit sourire. Ce n'était que des suppositions, qui était-elle pour espérer savoir ce que le futur réservait ? Il échappait à tout le monde, même au plus puissant.
Pour le moment, elle savait juste qu'ils termineraient certainement cette discussion, puis iraient chacun de leur côté, le lendemain. Et comme prévus, ce n'aurait été qu'un instant par mis tant d'autres avec un inconnu, dont elle connaissait au moins le prénom et le nom. C'était déjà ça. Suffisant pour le reconnaître ? Pour se souvenir de lui ? Sa mémoire était assez performante pour s'en souvenir, mais elle, le voudrait-elle ? Se rappeler du brun devant lequel elle avait baissé ses murailles épaisses, ses côtes de mailles rongées qui pesaient lourdement sur son corps, invisible et pourtant là.
Il serait simple de lui faire croire qu'elle l'avait oublié, si effectivement, le futur leur réservait une nouvelle rencontre. Peut-être même, comme celle-ci, c'était déroulé ? Une simple bousculade dans la rue, sans pluie, cette fois, si la chance était avec eux. Elle était capable de mentir, efficacement. Mais pour le moment, ce n'était pas le sujet, alors elle remit ses petites réflexions de côté.
Elle était toujours installée de façon confortable, ses jambes repliées dans cette pose qu'utilisent les enfants pour s'asseoir. Peut-être que si elle se montrait plus décontracter, son invité ferait de même ? C'était une des raisons de son initiative, et aussi, car elle avait envie de s'asseoir ainsi, en toute liberté. Et c'était tout. Elle était libre de le faire ; à quoi bon se soucier des codes ? Elle les respecterait plus tard, le lendemain, mais ce soir, elle était trop lasse de se conduire droite, comme elle se le devait pourtant de l'être.
Ses crocs sauvages dans le gâteau avaient laissé des miettes sur sa lèvre inférieure qu'elle avait attrapée de la langue, se permettant de prendre une attitude totalement décontractée. Finalement, le brun sembla comprendre le message, car il s'était laissé aller en arrière dans le fauteuil ; petit geste anodin, mais qu'elle ne put que remarquer avec un éclat de malice dans les yeux. Bien évidemment qu'il avait compris le message, après tout, quiconque aurait pu interpréter sa soudaine nonchalance ainsi. Tout le monde ? Peut-être était-ce un peu exagéré, mais au moins il avait décrypté ce qu'elle lui avait transmis dans ses mouvements.
Si quelques minutes plus tôt, un éclat amer avait éclaté sur sa langue, et dans sa gorge, les éclaboussant d'une substance rance sur ses papilles sensibles, le goût était parti. Envolé grâce aux saveurs familières des petits biscuits préparés par Binne. Elle gardait le léger parfum sucré, délicieux. Autant que le feu de cheminée chaleureux, cela lui rappelait bon nombre de souvenir, remontant d'assez loin même. Si elle avait été seule, ou avec la domestique ou son frère, elle ne se serait pas gênée pour dévorer quelques douceurs de quelques bouchées gourmandes et affamées. Mais voilà, elle n'était pas seule, et pas en compagnie d'une personne assez proche pour se le permettre, malgré sa démonstration qui datait de quelques minutes auparavant. Et pourtant, ses petits bouts de pâte cuits la narguaient sur leur assiette blanche, délicate, décorée de peintures florales.
Mais l'heure n'était pas aux écarts de ce genre ; à vrai dire, le sujet était trop sérieux pour ses débordements. Hm, pas de doute que parler de tout ça allait lui retourner la tête pendant une bonne partie de la nuit. Quoique, une bonne partie ... ? La nuit en elle-même était déjà bien entamée. Alors disons, son sommeil en général. Cela la mettait légèrement sur les nerfs, surtout d'évoquer la famille, qui était désormais un sujet sensible tout autant que l'était son ancienne cécité, ou la pitié. Et la liste ne demandait qu'à s'allonger encore et encore, elle s'en doutait.

« Je ne crois pas que la Congrégation puise imposer ce genre de pensées. » Elle lui lança un regard torve, se désintéressant de ses pâtisseries chéries. Encore heureux qu'ils ne le peuvent pas. « Pas à tous. Et quand bien même certains le pensent, c'est parce qu'ils le croient dur comme fer. Jamais la Congrégation ne pourra remplacer ce manoir dans votre cœur. » Bien sûr qu'elle ne le pourrait jamais. C'était, cela lui paraissait logique. Égoïste. Pas un instant, elle n'avait pensé aux personnes, qui elles, n'avaient que la Congrégation. « Mais certains ont besoin de cela pour continuer à avancer. Savoir qu'ils ne sont pas seuls et que quelqu'un les attend. »


Quelqu'un sur qui compter ? Connaît pas. Peut-être, car il fallait déjà accorder sa confiance pour cela. Un rictus tordit un instant ses lèvres, suivit d'un léger haussement d'épaule. Ne connaissant pas réellement toutes les spécificités des corbeau, elle ne le considérait pas comme étrange à ce moment-là.
Juste censé.
À vrai dire, elle savait qu'il avait raison, il fallait le lui reconnaître, mais le dire était tout autre. Alors elle restait fermement plantée sur ses positions imaginaires. Non, elle ne s'attacherait point. Voilà.

Isleen Ní Súilleabháin ne le ferait pas.
Elle ne le pouvait pas.
Isleen ne le voulait pas.


Qu'importe si la solitude lui pèse ... Même si elle devait avouer que ça discussion avec la petite Asiatique l'avait vaguement apaisée tout de même ; il fallait se rendre à l'évidence, elle n'était pas faite pour rester seule, même si elle était pourtant décidée à le faire.
Le naturel revient toujours au galop, qu'on dit.

« Et même si on ne vous demande pas d'abandonner et d'oublier votre famille, il se peut que des liens se tissent là-bas et que l'Ordre apparaisse alors comme un second foyer. Du moins, j'ose espérer. Central n'est pas un endroit ou de telles choses peuvent se passer ... »


Au fond, elle était injuste. Bien évidemment qu'elle ne pourrait pas rester éternellement dans son coin, elle aurait besoin de sourire, de rire, de contact. De présence. Mais malgré tout, comme une enfant bornée et égoïste, elle restait persuadée que tout cela était injuste. Bien évidemment qu'elle savait qu'ils n'étaient pas responsables, mais c'était plus fort qu'elle.
Elle n'était pas réellement ainsi, mais pour le moment, c'était trop. Il lui vaudrait encore du temps, de l'apaisement.
L'Irlandaise, se pencha légèrement et saisit de nouveau une pâtisserie qu'elle fit tourner entre ses doigts pensivement, et avec adresse, ses yeux rivés sur ses mouvements circulaires qu'elle lui impulsait. Que répondre à ça ? Central était vraiment-ci terrible ? Elle n'en avait que vaguement entendu parler, mais tout ce qu'elle ne connaissait pas la rendait curieuse. Il serait certainement une des meilleures personnes à qui poser la question, mais voudrait-il en parler ?
Le temps des discussions plombantes était passé, et tout cela lui minait déjà sa nuit d'avance. Ce n'était pas un sujet agréable, autant pour lui que pour elle, c'était sûr. Un peu trop tendu, trop vécu.
Ainsi, elle décida naturellement de changer de sujet, esquivant savamment cette lourde chape de plomb avec adresse. Tout naturellement. Un petit sourire fataliste se créa sur ses lèvres.

« Vous avez raison, ce n'était vraiment pas approprié de ma part de me plaindre ainsi, veuillez-m'en excuser. » Avança-t-elle avec une note de prudence, « J'aurais bien aimé vous poser quelques questions sur Central, mais je ne crains que ce ne soit pas un sujet agréable pour vous, vraisemblablement. Et puis, les sujets aussi sérieux ne devraient pas être abordés aussi tard le soir, n'est-ce pas ? »


C'est ça, referme-toi sur toi-même. Protège-toi, méfie-toi. Fuit encore une fois. Quand comprendrait-elle ?
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 21 Jan - 15:21


Vois la beauté du monde


S’attendrir. Voilà ce à quoi Isleen devait s’attendre dans les prochains temps, à la Congrégation. Ce n’était pas une perspective enchantante pour la jeune femme, Josh le savait. Elle s’était livrée à lui en partie, dans une certaine intimité, dans ce manoir qui l’avait vu naître. Mais dévoiler la vraie Isleen, abandonner sa carapace, sa muraille, ne serait pas chose aisée. Josh avait évoqué cette possibilité de devenir un point d’attache pour d’autres mais à présent qu’il y repensait, cela prendrait du temps ou ne serait peut-être jamais possible. Il avait eu la chance de pouvoir connaître la véritable fille d’Irlande. Mais dans un environnement qu’elle réfutait, qu’elle honnissait, est-ce que quelqu’un d’autre pouvait avoir cette chance, ce plaisir d’apprécier celle qu’elle était vraiment ? Impossible à dire comme cela. Le destin jouerait s’il devait entrer en scène. Et lui seul serait le maître.

La main fine, agile de la jeune femme fendit l’air pour venir s’emparer d’un nouveau gâteau. Ils devaient lui rappeler son enfance, cet âge où l’on dévorait sans compter les friandises que notre mère – ou bien la domestique dans ce cas précis – préparait avec amour. Isleen joua fugacement et distraitement avec ce gâteau avant de l’entamer. Pensive. Le sujet abordé était encore sensible et cherchait-elle quoi répondre ? Arryn aurait pu dire qu’il n’y avait rien à répondre à cela si ce n’est acquiescer d’un air distrait ou réfuter totalement, nier tout en bloc.

« Vous avez raison, ce n'était vraiment pas approprié de ma part de me plaindre ainsi, veuillez-m'en excuser. »

Ce n’était pas à lui qu’elle devait présenter ses excuses. Le devait-elle seulement à quelqu’un ? Elle avait simplement compris qu’il ne servait à rien de se braquer sans même avoir expérimenter. La vie nous réserve toujours des surprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et Josh, par simple comparaison ignorante - il fallait l’avouer- était sûr que la Congrégation saurait lui réserver une bonne surprise. Plusieurs peut-être même.

« J'aurais bien aimé vous poser quelques questions sur Central, mais je ne crains que ce ne soit pas un sujet agréable pour vous, vraisemblablement. Et puis, les sujets aussi sérieux ne devraient pas être abordés aussi tard le soir, n'est-ce pas ? »

Pour la première fois dans la conversation, Isleen mentionnait à demi-mot l’heure avancée. Pendragon en fut d’abord dérouté, tournant la tête vers l’horloge pour constater, qu’en effet, il était déjà relativement tard. Et maintenant que cette chose fut constatée, il se rendit compte de la fatigue qui l’envahissait. Induite par l’heure découverte ou datant déjà d’avant ? Josh n’aurait su le dire. Quoi qu’il en soit, il trompa la fatigue arrivant à pas de loup avec un biscuit qu’il vint chercher dans un mouvement certainement trop avide.

Parler de Central, non en effet ce n’était pas vraiment une bonne idée, quelque soit l’heure. Bon nombre d’exorcistes haïssaient l’organisation et ce n’était pas pour rien. Alors moins Isleen en savait à son sujet, mieux elle se portait. Surtout qu’Arthur ne voulait pas que la jeune femme voit sa vision à son sujet changée par son récit des actions de l’Administration Centrale. Il n’avait pas une bonne opinion de ce qu’il devait faire et il ne voulait pas qu’Isleen ait cette même opinion à son égard. De l’égoïsme pur, oui.

« Ce n’est pas un sujet agréable pour qui que ce soit, j’en ai bien peur. Mais nous n’excellons pas en sujets agréables ce soir de toute façon. » Il eut un moment de relâchement qui fut accompagné par un bâillement bien involontaire. « Veuillez m’excuser. Il se fait tard en effet et je doute que les délicieux biscuits de Binne puissent nous tenir éveiller bien longtemps, haha ! »

Son regard se perdit dans les quelques braises incandescentes du foyer. Le feu lui aussi mourrait. La braise sanglante de ses yeux revint se plonger dans le jade de ceux d’Isleen comme si elle cherchait à s’y refroidir.

« Peut-être vaudrait-il mieux que nous prenions congé, non ? Je m’en voudrai si cette conversation se finissait mal … »



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Jeu 22 Jan - 19:02

 

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Sa rancœur restait profondément ancrée, mais sa raison était toujours bien là. Bien évidemment qu'elle ne ferait pas avancer les choses en restant seule, en ignorant le monde autour d'elle. Certes, elle le reconnaissait, mais de là, à leur porter de l'attention, il y avait une différence.
Certes, ce qui s'était passé avec la Chinoise avait été une exception. Au fond, il lui semblait qu'elles se comprenaient au moins un temps soit peu. C'était déjà une belle avancée. Un pas en avant. Vers ... ? Elle ne le savait pas encore, mais ça ne saurait tarder.
Ses doigts faisaient tourner le gâteau, dans un petit geste régulier, une simple torsion. La pâtisserie tournait donc, en de lent cercle régulier, comme un manège tourne autour de son axe. Ses yeux suivaient les mouvements, alors qu'elle restait pensive. Puis, lassée de ce petit jeu, elle l'amena près de ses lèvres pour planter fermement ses dents dans la pâte, croquant une pleine bouchée qu'elle mâcha avec délice. Elle adorerait toujours ses biscuits, qu'importe l'âge qu'elle avait ; il conserverait toujours ce bon goût sucré. Et la saveur, plus ténue, de son enfance, de ses souvenirs. Comme s'ils prenaient place dans le moindre élément de ce manoir qu'elle voyait.
Effectivement, elle était ici chez elle, dans son élément. Rassurée, entourée. Il était beaucoup plus simple pour elle de s'ouvrir aux autres ici, même si cela lui avait quand même coûté. Et dans un lieu inconnu tel que la Congrégation, bien évidemment que cela ne serait pas du tout pareil.
Le brun devait déjà s'estimer heureux, qu'elle abandonne ses masques. Peut était privilégier de cela. Très peu. Tout en finissant ce qu'elle disait, elle finit de manger son biscuit, prenant gare aux miettes, pour ne pas en mettre sur le tissu du canapé.
C'était étrange de s'excuser ; disons, qu'elle n'avait pas tendance à le faire souvent. Car elle n'était pas souvent dans des situations ou elle était en tort. D'habitude, elle était plus mesurée, plus calme, plus réfléchie. Mais tout était arrivé si soudainement qu'elle n'avait pas pris la peine de démêler tout ce bazar, et au final, elle s'était elle-même précipitée sur une pente raide. Enfin, pas si raide que cela. Juste un peu ardue.
Du coin de l'œil, elle regarda rapidement l'heure qui avançait au rythme des aiguilles qui tournaient sur les indications d'heures, lentes comparées à sa consœur qui elle bougeait à vive allure. Égrenant le temps qui passait, la nuit qui s'effilait, un souffle ténu qu'elle rendait, et qui se mêlait aux gouttes qui tombait encore sur la terre humide d'Irlande.
En face d'elle, son invité pris lui aussi un biscuit. Elle ne lui avait même pas demandé ce qu'il en pensât, mais s'il en reprenait, c'est qu'il ne devait pas trouver cela si mauvais que cela. Une ébauche de sourire se créa presque sur ses lèvres. D'une façon détournée, elle partageait une autre chose avec lui, que ses phrases dîtes tardivement ; ses pâtisseries préférées.
Elle regarda rapidement l'assiette, sur laquelle il restait encore un bon nombre de biscuits. La rousse eut presque envie d'en reprendre un, mais c'était fini pour ce soir ; sa petite fringale était apaisée. Elle avait toujours eu un appétit digne d'un moineau.

« Ce n'est pas un sujet agréable pour qui que ce soit. J'en ai bien peur. Mais nous n'excellons pas en sujets agréables ce soir de toute façon. » Elle ne put que lui adresser un léger sourire amusé ; c'est sur, les sujets de leur discutions était loin d'être agréable. Pourtant, elle avait trouvé cela intéressant, peu importe les gênes occasionnées. En face, le jeune homme laissa échapper un bâillement qui manqua de provoquer le sien, « Veuillez m'excuser. Il se fait tard en effet et je doute que les délicieux biscuits de Binne puissent nous tenir éveiller bien longtemps. »


Elle ne put qu'être d'accord avec lui. La domestique était un véritable cordon-bleu, mais les petites pâtisseries ne suffiraient pas à les garder éveiller. Encore, une boisson comme un thé certainement, mais il se faisait tard pour continuer à converser. Surtout que leurs principales interrogations, avaient semblait-il, été élucidées. La fatigue, commençait à se faire sentir, elle aussi. Mieux valais se reposer.
Avec un bref hochement de tête, elle acquiesça, ne cherchant pas plus que cela à commenter le sujet de central.

«  Je ne me voyais pas parler du temps dehors. Disons que cela n'a été qu'une malheureuse dérive dans nos sujets de conversation. » Lâcha-t-elle simplement, avec toujours ce léger sourire, quoique, un brin fatigué.


Les prunelles écarlate du brun se fixèrent dans les siennes, et encore une fois, elle soutint son regard. Pas d'animosité, de défi, de curiosité, d'observation. Juste une grande douceur, enfin de sa part. L'heure était passée des jeux. Elle était simplement fatiguée. Son sourire s'agrandit, creusant sa fossette dans sa joue déjà un brin sèche. Les quelques flammes encore vivantes, dansaient encore, laissant leur ombre parsemée la pièce, et le visage qu'elle apercevait devant elle. Aussi fatigué que le sien, et pourtant charmant, se fit-elle la réflexion.

« Peut-être vaudrait-il mieux que nous prenions congé, non ? Je m'en voudrai si cette conversation se finissait mal ... »

Y'avait-il seulement une seule raison pour qu'elle finisse mal ? Cette fois, elle resta légèrement perdue. Pour sa part, elle ne voyait pas comment une discussion presque finie pourrait virer au drame. Enfin, chacun voit les choses à sa manière.
Alors, elle déplia ses jambes, en les étendant légèrement devant elle pour les dégourdir, et finis par se relever. Effectivement, son corps lui semblait lourd, engourdis. Il était plus que temps qu'elle rejoigne ses quartiers, et se faufile dans ses draps pour une bonne nuit de sommeil. Jusqu'au lendemain, ou elle devrait repartir, et quitter l'Irlande, sa terre, jusqu'à une date indéterminée.
Ce rappel lui pinça douloureusement la gorge, mais elle s'empressa de le chasser de ses pensées. Son regard descendit une fois de plus, pour se poser une fois de plus dans celui de son invité.

« Effectivement, il se fait tard. Et je ne vois pas pourquoi elle se finirait mal, Josh. » Elle modula son prénom en roulant sur les syllabes. « Discuter avec vous à été très agréable, essayer de rester pour le petit-déjeuner, je ferais honte à notre hospitalité si vous repartiez le ventre vide, et vous pourrez profiter de la délicieuse cuisine de Binne. »


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 23 Jan - 16:17


Vois la beauté du monde


La fatigue s’emparait de l’un comme de l’autre, faisant ressentir une certaine lourdeur dans leur membres, dans leur paupières qui, s’ils ne cessaient pas bientôt leur conversations, risquaient de tomber et recouvrir leur yeux jusqu’au lendemain sans qu’ils puissent les relever, sans qu’ils veuillent le faire. Il était temps pour eux de se séparer de rejoindre leur chambre pour récupérer de cette journée éprouvante. Eprouvante en quoi d’ailleurs ? Que s’était-il passé de si fatiguant pour l’un comme pour l’autre ? Josh ne pouvait savoir pour Isleen mais il savait que, lui, avait accumulé une grande fatigue aussi bien physique que morale au cours de ces deux derniers jours. Il était grand temps de retrouver un lit confortable pour trouver rapidement le sommeil, ce qu’il n’avait su faire la veille.

« Je ne me voyais pas parler du temps dehors. Disons que cela n'a été qu'une malheureuse dérive dans nos sujets de conversation. »

Elle aussi séchait sur les sujets agréables à aborder. Et Arryn n’était pas vraiment sûr que le temps fasse partie de cela, surtout lorsqu’il était comme aujourd’hui. Et tous deux l’avaient expérimenté, jusque sur leur peau, dans les os. Et Josh ne souhaitait pas ressentir de si tôt cette pluie battante, glacée qui coulait incessamment sur sa peau, imbibait ses vêtements. Mais au final, cette pluie d’Irlande ne l’avait-elle pas amené à faire une belle rencontre ?

Une belle rencontre assurément. Coquasse aussi et pleine de mystères. Le mystère que chacun avait voulu percé, nourris par un désir étrange de vouloir savoir. A tout prix. Isleen et Josh se ressemblaient plus qu’ils ne pouvaient peut-être l’imaginer et cette volonté qu’ils avaient eu en était la preuve.

« Effectivement, il se fait tard. Et je ne vois pas pourquoi elle se finirait mal, Josh. »

Evidemment qu’elle ne pouvait pas le voir, le comprendre. Et cette phrase de la belle irlandaise fit réagir silencieusement Josh. Lui qui se savait si positif, optimiste, se mettait-il à voir les choses sous un angle différent ? Les restes du choc causé par la mort de la petite fille peut-être. Ou la volonté extrême de ne pas déplaire à son hôte, de ne pas la froisser. Mais pas seulement parce qu’elle l’avait accepté pour une nuit sous son toit.

Isleen s’était levée et pendant un instant, elle domina Josh sur terme de taille, de hauteur. Mais il n’y lut aucune volonté de se montrer supérieur, car il n’y en avait pas. Il n’y en avait jamais eu, il le voyait à présent. Elle évoqua cette agréable conversation, qui à plus y réfléchir, malgré les sujets abordés, l’avait été pour lui aussi. Alors que tout se révélait à lui en cette fin de soirée, il se leva pour saluer son hôte, répondant à sa proposition.

« Je serai heureux de pouvoir rester pour le petit-déjeuner. On se dit à demain matin du coup ? Il avait dit cela alors qu’il se rapprochait de l’embrasure de la porte. A nouveau ses yeux cherchèrent ceux d’Isleen et il lui adressa un sourire franc, grand. Bonne nuit, Isleen. »

Ses pas le portèrent alors vers l’escalier, puis il gravit ses marches, sentant toute la lourdeur de son corps. Il retrouva sans mal la chambre qu’on lui avait attribuée et s’y glissa sans un bruit. L’âtre qui brulait dedans avait empli la pièce d’une douce chaleur. Il remit une bûche pour raviver le feu, pas par besoin de chaleur mais parce qu’il était habitué à cette douce lumière, aux craquements des nœuds du bois. Il ne lui fallut pas longtemps pour se déshabiller et se glisser dans les draps blancs et légèrement plus frais que l’air ambiant.

Il repensa à cette journée, à cette rencontre, à ce qu’elle avait soulevé. D’un air distrait, il avait levé la main gauche et s’était mis à contemplé cet entrelacs qui se dessinait sous sa peau, indélébile. Comme l’amour que lui portait son frère. A jamais.

La dernière interrogation du jour avait été résolue.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 23 Jan - 17:38

 

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Oui, la fatigue était un être vivant, se nourrissant comme un parasite de l'énergie. L'épuisant petit à petit, tarissant le débit de cette étincelle de vie qui faisait bouger les corps des personnes, des animaux.
Et, elle arrachait cette vitalité directement aux veines des personnes. Effectivement, il se faisait tard, trop tard. Pas de doute que d'habitude, à cette heure, elle serait déjà couchée. Sereinement, avant, et en se tournant de droite à gauche sans trouver le sommeil, à la congrégation. Scène qui s'était répété chaque soir, si bien qu'elle eût cherché à s'épuiser d'une quelconque manière pour au moins dormir un peu.
Cette fois, cette lourdeur qui engourdissait ses membres lui sembla rassurante. Pas de doute qu'elle dorme rapidement, la tête vide de tout soucis, à part celui de son départ. Mais elle ne préférait pas y penser maintenant ; le repos avant tout.
Une fois debout, elle s'étira légèrement, comme un chat le ferait. Tordant son haut dans un bel arc rond, enfin, le plus rond que pouvait faire un dos cambré. Les yeux papillonnant face à ses paupières qui ne demandaient qu'à recouvrir ses yeux, jusqu'au lendemain, elle se força tout de même à finir sa proposition. Pourquoi pas après tout ? Il avait été d'une présence assez agréable et intrigante. Il avait répondu à ses quelques questions ; et puis, elle aurait vraiment fait honte à l'hospitalité familiale, et des Irlandais en général, en le laissant repartir le ventre vide.
Non, bien sûr qu'elle ne le ferait pas. Ce serait insultant.
Et puis, elle doutait qu'il aurait pu se faufiler hors du Manoir seul, de toute manière. Elle était la seule avec Binne, et les autres domestiques à posséder les clés. Et à moi qu'il ne s'adresse à la douce femme, elle non plus ne le laisserait pas repartir ainsi. Furtivement, comme un voleur. Connaissant la domestique, Isleen savait qu'elle serait la première à le prier de rester pour un repas. Son comportement maternel et protecteur était vraiment développé ; mais c'était aussi cela qui faisait son charme, ou du moins, sa qualité de domestique. Pas de doute qu'avec elle, vous pouviez être sûr qu'elle prendrait soin de vous. Elle le savait pour avoir été mainte fois malade, étant enfant, et à chaque fois, elle avait été dorlotée plus que coutume. Si bien, que malgré la fièvre et autres maux désagréables, le temps passé avec la domestique avait été très agréable.
Elle était la première à les gâter, quand ils étaient jeunes, elle et son frère. Pâtisserie glissée discrètement dans la poche, quelques bonbons en dehors des repas. Des vêtements lavés en cachette, quand ils les tâchaient accidentellement. Elle avait été presque une figure maternelle, au même titre que leur mère.
Donc oui, Binne ne serait pas très contente si elle n'avait pas fait l'effort de proposer à leur invité de rester au moins pour le déjeuner. Mais plus que l'approbation de sa domestique, ce qui comptait quand même pour elle, Isleen ne le voulait pas. Une première pour quelqu'un qui ne se souciait pas beaucoup des autres.
Alors disons que cette petite attention disparaîtrait bien vite.
Face à elle, le brun se leva aussi.

« Je serais heureux de pouvoir rester pour le petit-déjeuner. On se dit à demain du coup ? »


Il lui avait dit cela de dos, marchant vers l'embrasure de la porte, et elle le regardait simplement faire, silencieuse. Elle entendait à peine ses pas ; était-ce par ce qu'il était pied nus ? Puis, il se retourna et lui adressa un grand sourire, éclatant. La rousse en fut un moment surprise, mais ne put qui répondre avec sa douce fossette, même si le sien était plus en coin, et malicieux.

« Bonne nuit, Isleen. »


Auquel elle répondit en soufflant doucement, bien qu'il soit déjà parti, sa silhouette s'enfonçant déjà dans l'escalier.

« Bonne nuit à vous aussi. »


Son regard parcourut un moment la pièce, de nouveau et elle finit par se rapprocher du feu. Elle se saisit d'une poignée de sable qu'elle jeta négligemment sur les quelques flammes encore survivantes dans ce carnage de cendre noir, et du parfum de bois fumé. L'obscurité revint progressivement dans la pièce, au fur à mesure qu'elle laissait le sable coulé, filé d'entre ses doigts, et éteindre les flammèches. Les quelques lumières encore accrochées aux murs et aux meubles s'éteignirent dans un bruit étouffé.
Une fois qu'il ne resta que pour seule lumière, les rayons de la lune, et le claquement des gouttes sur les fenêtres, elle se releva pour se faufiler comme un chat de gouttière entre les portes menant au salon, les refermant silencieusement.
Le Un silence de mort régnait dans le Manoir.
Du lointain, on entendait les tic-tacs étouffés d'une horloge, les bruits des gouttes, un peu de vent, et c'était tout. Un calme plat, et pourtant vivant à sa manière. C'était si différent du néant silencieux de là-bas. C'était rassurant, agréable à entendre.
Sa fatigue se rappela à elle, et un bâillement lui échappa. Il était vraiment temps qu'elle monte se coucher. Le reste du chemin jusqu'à sa chambre se fit dans le noir, et le flou, et elle se laissa uniquement guider par son instinct développé au fil des années à se diriger dans le noir le plus total, tous les jours.
Son corps connaissait le chemin, ses habitudes, ses manies. Il connaissait le chemin, et la guidait sans que sa tête n'intervienne pour lui indiquer tel ou tel chemin. Elle marchait d'un pas rendu hésitant par la fatigue, un peu comme un automate conditionné.
Ce fut dans le silence le plus total qu'elle repoussa la porte de sa chambre, et se faufila à l'intérieur, dans ce manque de bruit, quasi-religieux. silence.
Sa chambre, ses affaires, sa maison, ses habitudes.
Le feu de cheminée de sa chambre était fini depuis bien longtemps, et il ne restait que des restes de braises rougeoyantes, et la lumière de la lune. C'était très bien ainsi.
Sans prendre le temps d'enlever ses vêtements, elle se glissa dans les draps froids, raides. Sans sa présence, il avait perdu leur souplesse. Elle le regretta un instant, et bougea légèrement pour mieux se placer sur le matelas qu'elle connaissait. Même l'odeur de sa literie était la même. Lavande.
Elle adorait cette odeur ; c'était rassurant.
Yeux fermés, esprit apaisé, elle s'autorisa à lentement s'endormir.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 25 Jan - 11:02


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De doux rayons percèrent par la fenêtre, s’insinuant innocemment dans la chambre qui n’était protégée par aucun rideau qui n’était de toute façon d’aucune utilité. Le soleil s’était engouffré dans la chambre sans pour autant en réveiller son occupant. Ce ne fut que lorsqu’il vint lécher sa peau, tenter de doucement s’insinuer entre ses paupières, que Josh esquissa un premier mouvement. Son premier réflexe fut d’ouvrir les yeux et rapidement il le regretta. Couché sur un côté, son visage était entièrement acquis au soleil, ses yeux aussi. La lumière, si douce au premier abord, les assaillit sans pitié, le laissant hagard, simplement capable de refermer bien vite ses paupières et de grogner légèrement en replongeant son visage dans l’oreiller pour se prémunir de cette agression matinale et hebdomadaire.

Il resta ainsi pendant un certain temps, la notion du temps lui étant comme étranger. Puis il retenta, plus doucement mais sûrement, d’ouvrir un œil. Plus d’agression, du moins elle était bien moins forte.  Alors le gauche suivit le droit et enfin Josh fut totalement réveillé. Il regardait par la fenêtre, appréciait cette finalement douce lumière qui filtrait à travers les branches d’un arbre. Le soleil était radieux. Comme sûrement la journée qui s’annonçait.

Il se leva avec lenteur sans que toutefois cela veuille dénoter une quelconque fatigue. Il n’en éprouvait plus aucune, il se sentait revivre. Sur le bord du lit il s’étira comme un chat et prit la direction de la fenêtre. Un grand ciel bleu seulement percé par un soleil radieux avait remplacé les gris nuages lourds de pluie. Du déluge de la veille, il ne restait que la terre humide encore. Après la pluie, le beau temps. Un temps aussi changeant qu’en Ecosse.

Arryn ouvrit grand la fenêtre, laissant l’air frai s’engouffrer dans la pièce, rouler sur son corps, le rafraichir. Il ne frissonna pas, profitant seulement de cette douce fraicheur matinale. Revivre était le mot le plus juste pour décrire son sentiment.

Il se passa un peu de temps avant qu’il n’entrouvre la porte de sa chambre, doucement pour ne pas la faire grincer, pour ne pas se faire entendre, ne pas réveiller quelqu’un. A pas de loup, il passa le couloir et descendit par les escaliers  qui n’émirent aucun son alors qu’il les traversait. En bas, il se retrouva face à un dilemme et une question idiote. Où devait-il aller pour le petit-déjeuner ? Enfin, où se trouvait la salle à manger ? S’il aurait pu se diriger les yeux fermés dans la ferme de son enfance, ce n’était clairement pas le cas ici. De ce manoir immense, il n’avait vu qu’une infime partie, et rien qui puisse l’aider dans cette quête étrange.

Mais bien heureusement, le messie se montra à lui sous la forme de cette bienveillante Binne. Elle lui adressa un sourire radieux, accueillant et se permit bien heureusement de demander :

« Je peux faire quelque chose pour vous, monsieur Arryn ? »

« Oui. Isleen m’a invité à partager le petit-déjeuner. Peut-être serait-elle déjà levée ou sinon, où pourrai-je l’attendre ? »

« Suivez-moi, s’il-vous-plait. La salle à manger est par ici. »

Ainsi la domestique prit du large, traversant les allées du manoir. Josh la suivit sans attendre, de peur de se perdre dans cette maison imposante. Non loin du salon, Binne ouvrit une porte et lui indiqua qu’il pouvait entrer. Sur la table, il y avait des monceaux de produits, allant du lait aux œufs ou même au lard. Du pain en abondance, de la marmelade.

Un repas de roi.



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 25 Jan - 17:38

 

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Comparé à ses réveils nerveux, ou elle se relevait rapidement d'un sursaut, dû à on ne savait quoi, celui-ci se fit en douceur. Le bruit d'activité venant de l'extérieur, et ceux d'oiseaux venant de la forêt entourant le Manoir, lui parvinrent, tranchant son sommeil réparateur.
Tout en sortant lentement de la brume sereine qui régnait encore dans son esprit apaisé, elle s'étira lentement, comme le ferait un félin. Longuement et voluptueusement, prenant bien son temps pour déplier, et dégourdir chaque partie de son frêle corps, caché par les draps.
Elle y resta encore un moment, dans son abri textile, au doux parfum de lavande, refermant ses yeux pour profiter encore de la quiétude qui régnait. Le silence, seulement meublé par les petits bruits qui lui parvenaient à travers les épais murs du Manoir.
Oui, c'était décidément un bon réveil, et à n'en pas douter, le fait d'avoir dormi dans ses draps n'était pas étranger à ce fait. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi reposée, deux semaines, ou un peu moins. Sa paresse la poussa à rester encore roulée en boule sur le matelas moelleux, profitant du moindre moment qu'elle pourrait encore passer dans son lit. Car le quitter, serait signifier le début de son retour à la Congrégation, à la seconde où elle poserait le pied par terre. Et rien que pour cela, elle souhaitait plus que tout rester ici, blottie.
Mais le devoir rattrape bien vite tous vos désirs, même les plus fous. Cette nuit, le Manoir avait hébergé un étranger ; et elle lui avait même proposé de déjeuner avec elle, ce matin. Devoir d'hospitalité oblige. Ce n'était donc pas pour traînasser au lit, malgré le fait que c'était une idée très tentante.
Avec un soupir dépité, elle finit par repousser les draps, et de se relever, l'esprit tout à fait réveillé. Ce qui était pratique, c'est qu'elle était alerte assez rapidement, le matin, alors que certains avaient besoin de beaucoup plus de temps. Comme Alastar. Son brun de frère était une véritable loque en se levant, incapable de faire une réflexion censée avant d'avoir but sa boisson du matin, un thé, ou du café, selon ce que les domestiques préparaient.
C'était tout juste s'il descendait les escaliers sans les dévaler tête la première, après un faux pas dans le vide. Bon nombre de chutes étaient arrivées ainsi, de bon matin, et ponctuées de crachat d'insulte tout bonnement impressionnant. Ouais, son frère était vraiment un cas, pensa-t-elle avec un fin sourire ironique.
Avant de descendre, elle prit son temps pour défroisser ses vêtements, tout en louchant sur son sac en cuir qui traînait dans la pièce, attendant d'être rempli de ce que la rousse aurait eu envie d'emmener ; c'était aussi une des raisons de son retour, non ?
Sa tunique avait repris un aspect à peu près lisse, et elle remonta simplement le bas de son pantalon marqué de nombreux plis, en l'enroulant jusqu'à ses genoux. Ni vu, ni connu. Une fois qu'elle jugea le tout satisfaisant, la rousse se permit de descendre, dévalant avec de petits bruits feutrés les marches froides de l'escalier.
Était-elle en retard ? Leur invité était-il déjà levé ? Le petit-déjeuner devait déjà être servi, vu l'agréable odeur qui flottait. Hmm. Un bon repas avec des plats traditionnels, fait par Binne. Encore quelque chose qui lui manquerait encore plus ; et qui lui avait drôlement manqué. Il n'y avait qu'elle pour réussir ses préparations ainsi. Son estomac, lui aussi ravi semble-t-il, en profita pour grogner légèrement.
Tout en marchant vers la salle à manger, la domestique apparue près de la porte menant à celle-ci. Oh. Josh devait donc déjà être en bas ; elle n'avait pas tant tardé que cela. Tant mieux, qu'elle hôte aurait-elle fait, si elle était arrivée beaucoup plus tardivement que ça ? La douce femme, lui lança un doux sourire, la regardant s'approcher pour remettre ses mèches rousses en place. Pas de doute qu'elle dût avoir une de ses crinières, de plus elle n'avait pas réellement pris la peine de faire plus que de s'occuper de ses vêtements.
Elle était encore chez elle, non ? Et puis, ce n'était pas comme-ci, c'était une personne avec laquelle elle devait démontrer son rang. Être parfaitement habillé et coiffée. Même sa mère se permettait de descendre dans sa chemise de nuit, pour les petits-déjeuners qu'elle avait partagés avec elle après avoir retrouvé la vue. C'était donc une habitude.

« Maidin Mhaith blathnat. Monsieur Arryn vient tout juste de descendre, vous êtes pile à l'heure. » Lança la domestique avec une note amusée.
« Dia duit a thabhairt duit freisin Binne. » Répondit-elle, en hochant légèrement de la tête, « Parfait, un instant, j'ai crû avoir trop tardé. »


Après un léger baiser sur la joue de la femme, elle entra aussi silencieusement qu'elle le put dans la pièce inondée par la lumière. Sur la table, effectivement, bons nombres de plat étaient posés ; petits gâteaux, confitures, et bien d'autres choses. Même si elle était habituée aux petits-déjeuners de cette envergure, elle suspecta Binne d'avoir écouté la fin de leur conservation. Pas de doute que la large gamme de plats proposés étaient destinés à impressionner, plus qu'il ne devait l'être déjà, l'invité.
Sacré Binne.
En tout cas, tout était parfaitement appétissant, mais son estomac resta sage, ne produisant aucun bruit qui aurait pu la gêner. Ses yeux verts tombèrent sur le brun, déjà dans la pièce, à contempler la table remplie de mets, et elle lança avec entrain.

« Bonjour Josh, j'espère que vous avez passé une bonne nuit. »



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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Ven 30 Jan - 16:48


Vois la beauté du monde


On l’interpela alors qu’il contemplait avec un certain nombre d’étoiles dans les yeux, tous les mets que Binne avait préparés pour cette occasion qui, au final, était aussi banal que le jour succédait à la nuit. Une voix douce, tintée d’un accent glissant mais agréable. Un doux accent gaélique. Si Josh se savait en Irlande, ce n’était pas cette information qui le guidait. Il parlait écossais et même s’il était évident que des différences se faisaient entre le gaélique écossais et l’irlandais, ils se ressemblaient, l’accent et la façon de prononcer les mots aussi. Rapidement, comme si elle lui était connue depuis toujours, Josh avait reconnu la voix douce, mélodieuse d’Isleen et s’était retourné sans la moindre once de surprise sur son visage ou même, plus tard, dans sa voix.

« Bonjour Josh, j'espère que vous avez passé une bonne nuit. »

Le souvenir de cette nuit lui revint en mémoire. Une réminiscence quasi-mélancolique. A l’instar de la jeune femme sur le matin, lui aussi aurait bien voulu rester dans la douce chaleur des draps, baigné par ce rayon de soleil bienfaiteur. Mais tous deux avaient dû quitter la sécurité du lit pour des raisons diverses. La plus simples : parce qu’ils ne pouvaient plus y rester. Néanmoins, ce souvenir restait agréable. Et Josh ne se souvenait que de peu de fois où il avait si bien dormi. Et ce n’était certainement pas à Central.

« Bonjour Isleen. J’ai très bien dormis, en effet. Ça fait du bien de se sentir à nouveau reposé et détendu. Vous aussi, vous avez bien dormi ? »

Elle aussi paraissait reposée, fraiche. Envolée la fatigue de la veille au soir, celle qui les avait poussés à couper court à leur discussion. Les tracas liés à son retour forcé à la Congrégation semblaient eux-aussi avoir été mis en sourdine. Mais nul doute qu’ils referaient surface au moment du départ.

Pendant un instant, le regard de Pendragon dériva jusqu’à la table où il contempla une nouvelle fois ce qui risquait de la faire ployer sous le nombre. Il n’avait pas faim, pas encore. Mais la gourmandise se faisait sentir et honnêtement, ç’aurait été dommage que le café ou le thé refroidisse. Il invita alors son hôte à se mettre à table. L’un en face de l’autre, mais pas en bout de table qui aurait laissé une certaine distance entre eux, ils commencèrent le repas. Un café bien noir pour Josh, pas qu’il en avait besoin pour se réveiller (il l’était parfaitement) mais parce qu’il aimait cela. Assez étrange pour quelqu’un qui raffole de crème fouetté.
Entre deux bouchés de pain tartiné de confiture, il demanda avec un intérêt certain :

« A quelle heure part votre train pour la congrégation ? »

Cette question n’était en rien désintéressée, Isleen aurait presque pu le sentir. La raison de cette demande ? Il espérait pouvoir l’accompagner jusqu’au quai et que donc, leurs trains respectifs ne soient pas trop distant niveau horaires. Il n’avait pas envie d’attendre seul longtemps sur un quai de gare. Mais plus que tout, il voulait profiter de la présence de la belle rousse le plus longtemps possible.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 2 Fév - 20:19

 

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Le doux parfum de la domestique avait envahi ses sens, légère odeur apaisante et rafraîchissante ; la peau sous ses lèvres commençait à marquer les quelques irrégularités de l'âge, mais conservais sa douceur.
Après avoir embrassé la joue de Binne avec douceur, elle était donc entrée pour retrouver son invité déjà entré dans la salle. C'était drôle de voir la salle à manger aussi remplis de plat, mais pas désagréable. Heureusement que ça n'arrivait pas tout le temps, sinon elle ne souhaitait pas imaginer sa masse graisseuse après des repas aussi complets.
Quoique ; elle était plus du genre à beaucoup brûler les calories, sans même pratiquer. L'activité cérébrale, répondait-elle à son frère, quand il désespérait de voir ses abdos commencer à s'estomper. La chance d'avoir une bonne constitution, qui vous rend pourtant sèche comme un clou, se fit-elle avec un brin de lassitude.
Ouais ; elle et les formes, ça fait deux. Mais, la fille d'Irlande ne prêtait pas attention à cela. Sans le savoir, son sourire suffisait à habiller son visage de tous les artifices dont les femmes se paraient ; le rendant lumineux, agréable.
Isleen, tout simplement.
Lentement, son regard avait rapidement parcouru la silhouette du brun, ne cessant de découvrir quelques détails qui lui avaient échappé pendant la nuit passée. À la lumière du jour, il semblait réellement bien taillé, en plus de sa grande taille.
Sa malice était rapidement revenue, laissant échapper une phrase légère, comme elle savait si bien le faire. Et elle fut à peine surprise, de voir son invité se retourner, sans qu'il ne paraisse lui aussi surpris. Elle s'était pourtant efforcée d'être silencieuse, mais l'occasion avait été trop bonne. Et puis ; cela ne l'étonnait pas tant que ça. Pas de doute qu'il devait avoir des sens assez aiguisés.

« Bonjour Isleen. » Elle fit un léger sourire, « J'ai très bien dormis, en effet. Ça fait du bien de se sentir à nouveau reposé et détendu. Vous aussi, vous avez bien dormi


Effectivement, il semblait avoir meilleure mine qu'hier, même après son passage à l'eau chaude et les vêtements secs. Comme elle à vrai dire. Ce réveil avait été doux, et particulièrement agréable. Pendant les semaines passées là-bas, elle ne, c'était jamais senti aussi reposé et détendu. Mais une seule nuit ne suffirait pas à combler tout le retard de sommeil qu'elle avait encaissé ; c'était tout de même un petit regain d'énergie de gagner. Malgré les ennuis, et ses obligations, elle avait pu profiter de son sommeil comme il se le devait, apaisée par l'odeur de lavande flottante dans la literie. On n'était jamais mieux que chez soi.

« Très bien, c'est un bonheur que de retrouver son lit. » Elle bascula légèrement la tête sur le côté, faisant glisser ses mèches à moitié démêlée sur son épaule.


La rousse omit volontairement le « même pour une nuit ». Il ne fallait tout de même pas repartir sur d'aussi mauvaise base, alors qu'ils venaient tout juste de se lever. Et elle ne se sentait pas d'humeur à supporter un sujet aussi ... Bref. Pour le moment, elle se sentait juste agréablement optimiste, alors autant en profiter avant que son humeur ne se noircisse.
Elle suivit un instant le regard de son invité qui avait dérivé sur la table couverte de mets, et accepta joyeusement sa proposition de prendre place à table.
À petit pas agile, elle s'était glissée sur sa chaise attribuée depuis son plus jeune âge, invitant simplement Josh à s'installer en face d'elle.
À quoi bon manger chacun a un bout de l'immense meuble ? Après tout, elle ne sentait plus la nécessité de mettre autant de distance entre eux. Encore, avec quelqu'un d'autre, elle aurait respecté les usages, mais elle n'estimait pas en avoir besoin avec Arryn.
Tout simplement.
Après tout, elle s'était montrée plus que décontractée hier, ce n'était pas pour passé à une attitude guindée ce matin, non ? Et si elle l'avait invitée pour déjeuner, c'était juste pour passer un autre bon moment avec lui inconsciemment, même si elle se cachais sous son excuse d'honte à l'hospitalité.
Cachotière.
Pourquoi s'en cacher ? Le corbeau l'intriguait. Même après sa curiosité quelque peu apaisé, il n'en restait pas moins un sujet intéressant à observer. Lui-même si calme et observateur.

« A quelle heure part votre train pour la congrégation ? »


La question lui fit relever le nez de sa tasse de thé, d'ou s'échappais une fine volute de fumée. Le liquide parfumé était extrêmement chaud, et elle aurait presque laissé échapper une expression douloureuse quand elle avait plongé avec imprudence ses lèvres dedans. Oui, penser à tout cela la rendais trop distraite.
Face à elle, ledit corbeau mangeais avec appétit une tartine. Elle-même avait quelques morceaux de pain, même si les plats salés lui faisaient de l'œil. Mais ce matin-là, sur la table, le sucré était à l'honneur. Certainement Binne qui avait dû hésité sur les goûts de leur invité, ainsi, elle avait préféré se tourner vers quelques choses de plus habituel pour ses papilles.

« Il part vers dix heures, et le vôtre ? » Demanda-t-elle un brin amusée.


Bien évidemment qu'elle avait senti ce qu'il avait voulu innocemment demander. Souvenez-vous ; l'analyse des tons employés lui était totalement acquise. Ses yeux glissèrent vers l'horloge non loin. Il lui restait suffisamment de temps pour se préparer, et de rejoindre la gare ; elle ne se faisait pas vraiment de soucis pour cela. La fille d'Irlande continua à picorer ses tartines, avec l'appétit d'un moineau, en attendant la réponse de Josh.

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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 4 Fév - 14:40


Vois la beauté du monde


Chacun s’était adonné avec joie à ce petit-déjeuner copieux mais non moins délicieux. Une tasse d’un breuvage bien chaud, quelques tartines, et voilà le parfait commencement pour un jour qui s’annonçait, du moins jusqu’à présent, radieux. Alors que Josh dégustait son pain couvert d’une confiture délicieuse, à la fois si sucrée et si acide, Isleen buvait tranquillement son thé. Josh avait posé sa question, relançant sans le vouloir et sans même s’en rendre la conversation d’hier, ce sujet si piquant qui les titillait tous les deux. Sa vis-à-vis leva le nez de sa tasse comme l’aurait fait un chat avec son bol de lait si on le hélait. Josh la crut tout d’abord surprise de cette question, peut-être même tendue de devoir relancer leur discussion sur la pénibilité de leurs fonctions. Mais non, il s’était trompé. Décidément, il avait encore beaucoup à apprendre sur Mademoiselle Isleen.

Elle lui répondit si calmement, légèrement amusée par cette question. Avait-elle comprit où Arryn voulait en venir sans qu’il le mentionne ? Sûrement. Très probablement même. Un point pour la dame. Elle, au moins, savait déchiffrer son interlocuteur. Mais ce n’était pas plus mal. Elle ne s’était pas offusquée de la question qui lui était posée, c’était donc qu’elle était d’accord. Enfin sûrement.

« Un peu près à la même heure il me semble. On pourra aller à la gare ensemble, vous en pensez quoi ? »

Isleen ne put qu’acquiescer. Au vu de sa réaction d’avant et de leurs horaires si rapprochées, elle pouvait difficilement refuser. Et puis, dire qu’ils allaient se séparer devant le manoir puis faire route chacun de leur côté et se rencontrer à nouveau sur les quais, ce n’était pas crédible. Absolument pas. Ainsi ils terminèrent leur petit-déjeuner tranquillement tout en parlant, cette fois, de la pluie et du beau temps. La veille était bien loin, oui.

La matinée n’était pas bien avancée alors ils discutèrent encore un peu après le repas puis Isleen alla se préparer pour le voyage du retour. Josh ne pouvait pas en faire autant. Il avait seulement un sac avec lui, contenant beaucoup de choses qu’Isleen n’aurait certainement pas acceptée de voir dans sa demeure. Ses lames de combat étaient de ces objets, ainsi que son écharpe pourpre qui était superflue en cette saison. Et leur tenaient compagnie les talismans qui étaient si intrinsèquement lié à la fonction de Corbeau. Des instruments de mort pour la plupart, rien qui soit digne d’être sorti ici. Ça n’aurait fait que rendre plus vivant le repoussement qu’aurait éprouvée au bout de quelques semaines Isleen. Aucun exorciste appréciait les corbeaux. Du moins avant la belle irlandaise …

Ils se retrouvèrent dans l’entrée pour faire le voyage jusqu’à la gare ensemble. Josh avait salué chaleureusement Binne, la remerciant pour ce qu’elle avait fait, pour le repas aussi. Puis il attendit Isleen devant la porte encore fermé du manoir. Lorsqu’elle arriva, il lui sourit et dit :

« Prête ? »

Simplement à faire la route avec lui. Il se doutait qu’elle n’aurait voulu pour rien au monde retourner à la Congrégation. Mais peut-être que la présence de l’écossais, quelques minutes encore, pouvait adoucir la perspective du départ.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Sam 7 Fév - 18:19

 

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Après que son thé fut suffisamment refroidi, elle en but quelques gorgées, avant de reposer sa tasse et de s'attaquer à ses bouts de pain beurrés.
Le bon pain du boulanger du village ; elle le reconnaîtrait entre milles. Décidément Binne devait s'être levé vraiment tôt, pour en plus, être passé voir l'artisan ce matin, tout en leur préparant le petit-déjeuner. D'un autre côté, c'était son rôle de domestique, mais Isleen ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle s'était vraiment surpassée dans la mesure ou elle était pratiquement seule au Manoir. Sans aucun autre employé de sa famille pour l'aider.
Elle nota mentalement qu'elle devrait la remercier, mais pour le moment, elle préféra croquer avec enjouement dans son pain croustillant sous la dent. Hmmm. Un délice. Pile cuit comme il le fallait ; bien que son frère grognât souvent comme quoi, la croûte était trop brûlée.
Incapable de reconnaître les bonnes choses.
Le repas se passa dans un silence approximatif, au rythme des mâchoires qui s'agitaient, et des gorges qui avalaient café, thé, ou des bouchées mâchées avec délice. Enfin, pour sa part, elle ne pouvait que trouver la nourriture de chez elle délicieuse. Mais pour ce matin-là, elle avait mis de côté son goût pour le salé dés le matin, pour du sucré plus basique.
La question de Josh lui avait fait lever le nez de sa tasse, pendant qu'elle trempait ses lèvres dans le liquide parfumé après avoir soufflé doucement sur sa surface. Pour s'assurer de ne pas se brûler comme avant. Un brin paresseusement, elle avait relevé son regard vers lui.
Oui, elle avait été amusée par sa question. S'il souhaitait cacher ce qu'il avait en tête ; c'était raté. L'Irlandaise voyait clair dans sa petite question, ce qui lui laissait un doux arrière goût.

« Un peu près à la même heure, il me semble. » Elle haussa un sourcil, « On pourra aller à la gare ensemble, vous en pensez quoi ? »


Avec un doux sourire, elle avait acquiescé d'un simple signe de tête. En même temps, si leurs horaires étaient si proches, elle ne se voyait pas refuser cette proposition. Et puis, faire la route avec le corbeau lui paraissait effectivement une bonne idée. Elle appréciait réellement sa compagnie ; un petit miracle, vu qu'ils ne se connaissaient que depuis hier.
Le reste du petit-déjeuner se passa tranquillement, et elle reposa sa tasse désormais vide sur sa coupelle avec délicatesse, ne produisant qu'un petit bruit. Son estomac apaisé, elle se sentait revigorée. Plus son réveil pour le moins agréable, elle était parfaitement de bonne humeur. Même l'idée de son départ ne l'entachait pas vraiment.
Enfin, cela viendrait plus tard. Quand elle devrait tourner de nouveau le dos au Manoir pour repartir à la Congrégation. Là, c'était sûr que son optimiste redescendrait crescendo ; même si elle s'abstenait bien évidemment de le montrer. Car, en plus, elle n'avait pas pu revoir sa mère, ce qui lui laissait un petit goût amer en bouche, et une irritation qui ne demandais qu'à gratter la couche de bonne humeur qui recouvrait ses pensées.
Après s'être levé de table, et discuté un peu avec son invité, la rousse avait rejoint ses appartements, prenant son temps, et résistant à l'envi de flâner dans les pièces. Même s'il n'était pas extrêmement tard, mieux valais ne pas traîner. Surtout qu'elle n'était pas seule ; raison de plus de ne pas le faire, en plus de la pique que cela réveillerait dans son ventre.
Tout en inspectant sa chambre à la recherche de quelques affaires qu'elle pourrait prendre, elle retardait lentement l'échéance, même si ce n'était que de quelques minutes. Lentement, elle se saisissait de quelques objets, de-ci de-là. Un livre en irlandais ; un vieux médaillon avec les initiales de la famille dessus ; des bricoles inutiles, mais qui sur le coup lui semblait extrêmement importante. Elle fourra aussi dans son sac de cuir quelques vêtements de plus, choisissant par la même occasion ceux qu'elle mettrait pour repartir.
Ses doigts parcouraient les piles d'affaires dans la grande armoire d'acajou, tâtant les matières et les formes ; aucun vêtement féminin n'habitait les étagères. Quelques-uns de-ci de-là, et c'était tout. Une tunique plus à même de convenir à une jeune femme, quelques autres hauts.
Mais ce n'était pas ce qui l'intéressait en ce moment même. Ses mains se saisirent par habitude de quelques vêtements qu'elle enfila rapidement, lissant les plis et les arrachant comme elle le pouvait. Ses bottes lacées suivirent rapidement, toutes écorchées au bout.
Elle devrait les changer à force, mais elle était trop attachée à ses fidèles bottes en cuir qui la servaient sans faillir. Quand il le fallait, elle les emmenait chez le cordonnier, les entretenais correctement ; mais pour le moins de monde, elle ne les changerait.
Une fois que tout fut en ordre, même sa chevelure peignée correctement cette fois, après maint petit glapissement de douleur après que les dents de l'objet se soit arrêtées dans un nœud, elle sortis enfin de sa chambre.
Presque à reculons, pour profiter encore de la douce tiédeur de la pièce, de l'agencement familier de ses meubles, du parfum qui y flottait. Elle le savait, qu'elle ne reviendrait que pour peu de temps, mais elle ne pouvait s'empêcher de ne pas vouloir repartir.
Elle ne se saurait pas cru aussi faible. Pourtant, elle était parfaitement consciente de la situation. Et la voilà en train d'essayer en vain de ne pas se laisser appâter par les endroits plus que familier qui peuplais le Manoir.
C'était dur. Elle parcourut avec lenteur le chemin jusqu'à la porte d'entrée, la grande porte ouvragée et vitrée de ses fameux vitraux familiaux. Avec de petit pas silencieux, elle finit de descendre les marches, s'arrêtant près de Binne pour l'enlacer avant de partir. Les bras de la domestique se refermèrent sur elle, la berçant dans une étreinte maternelle. Quelques secondes, elle resta nichée, le visage contre le cou de la femme, qui lui murmurait quelques phrases en irlandais.

« Tabhair aire duit féin, Blathnat. » Une main douce se posait sur sa joue, la caressant comme on apaise un enfant.
« Tabhair aire duit féin chomh maith. Abair hello mo mháthair nuair a fhilleann sí. » Répondit-elle, avant de planter un autre baiser sur la joue fatiguée de la femme, et de se séparer avec réticence de ses bras acceuillants.


Enfin, elle se retourna vers son invité qui patientait encore. La rousse prit une petite inspiration, avant de marcher vers lui, sac sur l'épaule, mèche carmines sautillantes au rythme de ses pas énergiques.
Une fois près de lui, il sourit doucement. Sourire auquel elle ne put que répondre, bien que le sien soit un peu plus forcé, même si elle n'en montrait rien.

« Prête ? »


Elle tourna rapidement son visage pour scruter une fois de plus le hall, et Binne qui les regardaient avec un léger sourire complice, toujours posté au bas de l'escalier. Une étincelle maternelle dans ses doux yeux. La fine main d'Isleen tâta la poche de son pantalon, sentant la bosse habituelle : les clés du Manoir.

« Prête. » Souffla-t-elle en réponse.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 8 Fév - 11:20


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Un ultime regard en arrière, la vision d’une femme aimante l’encourageant, tout cela fut décisif pour Isleen, pour qu’enfin elle se sente en partie seulement prête à repartir pour la Congrégation, à laisser cette maison qui lui était si chère derrière elle. Pour un temps du moins. Elle reviendrait, c’était sûr ou presque. Les instances de l’Ordre Noir n’étaient pas aussi strictes et dénuées de bons sentiments comme celles de Central. Si Isleen avait encore de la famille, on l’autoriserait à la revoir, à lui dire que tout va bien, à demi-mot seulement, avec un sourire forcé pour que la famille ne s’inquiète de rien et pense qu’elle vit une vie heureuse là où elle est à présent. Même si ce n’était que du faux, du toc, ça lui permettrait de revoir la douce Binne, sa mère aussi sûrement et peut-être même son frère ou son père.

Ainsi la belle Irlandaise répondit à la question par le même mot, seulement changé d’intonation. Ce n’était plus la peine d’attendre ici. Plus ils resteraient dans ce hall, plus la volonté, la résolution de partir s’estomperait. Josh connaissait cela. Quel déchirement cela avait été lorsqu’il avait été pris sous les ailes d’un corbeau, dans les ruines même de sa maison en feu et qu’il avait fallu la quitter. Ses nouveaux compagnons ne l’avaient pas ménagé et étaient partis rapidement sans l’attendre. Il ne fut que forcé de les suivre, dans un dernier regard en arrière et un poids immense sur le cœur.

Ainsi il poussa de lui-même les portes du manoir et attendit la belle rousse à l’extérieur. Elle le rejoignit rapidement et ainsi ils partirent pour la ville, la gare. Le chemin fut assez morne, dénué ou presque de paroles. Peut-être parce que Josh ne voulait pas troubler Isleen, il ne préféra rien dire, la laissant sûrement relancer la conversation lorsqu’elle serait prête. Du coup, le couple traversa les rues à présent pratiquement sèches sans un mot et ils arrivèrent à la gare. Ils prirent les billets pour leur train respectif et s’assirent sur un banc du quai. Le soleil laissait ses doux rayons chauffer légèrement le duo. Une belle matinée d’été.

Arryn profita de la vue, des oiseaux qui chantaient joyeusement, des doux rayons de soleil mais bientôt, il se sentit obliger de briser ce silence car pour lui, partager ses derniers instants avec Isleen dans le silence n’était pas concevable.

« Vous m’aviez l’air assez proche de votre frère sur le tableau. C’est marrant, il faut croire que tous les grand-frères sont des confidents et les meilleurs amis lorsqu’on a besoin d’eux. J’espère que vous le reverrez bientôt … »

Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait dit cela. Est-ce que ce paysage estival le rendait nostalgique et accentuait son besoin de revoir son frère ? Ou peut-être voulait-il simplement en savoir plus sur cet Alastar qu’Isleen n’avait pas mentionné alors que justement, ils semblaient si proches.
Peut-être que Josh voulait, par le biais des paroles d'Isleen, retrouver ce lien qui unissait une fratrie et se prouver que lui-même ne l'avait pas oublié. Et qu'aussi sûrement Robb non plus, où qu'il pouvait être.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Dim 8 Fév - 15:35

 

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Le doux regard de la domestique, son sourire chaleureux. Oui, il lui fallait au moins ça pour qu'elle puise repartir, même si cela ne fit qu'augmenter son envie de rester. Mais elle ne le pouvait pas. Que cela lui plaise ou non, elle avait des obligations.
Genre, revenir à la Congrégation. De toute façon, elle n'osait pas imaginer ce qu'il se passerait si elle leur faisait faux bond, sur ce coup-là. Des choses pas très jolies certainement, et elle n'était pas prête à s'exiler avec seulement ses affaires sur le dos, et nul endroit ou aller. D'autant plus que le monde n'était pas très sûr. Elle le voyait d'un autre œil, avec sa nouvelle condition. Mais pourtant, cela ne l'effrayait pas. Disons que cela l'embêtait juste.
Après avoir détaillé de nouveau le hall, retraçant tout ce qu'il y avait à voir, et plongeant une fois de plus dans le regard maternel que lui donnais Binne, elle put se détourner. Lentement, avec réticence, mais elle le fit. Elle avait ses faiblesses, n'était pas aussi forte que l'on le pensait d'elle ; mais elle devrait bien encore jouer le jeu.
Son caractère était sa force. Alors elle devrait bien passer au-dessus. Elle le pouvait ; c'était juste extrêmement dur de renoncer à tout cela. Elle l'avait fait une première fois, quelques semaines auparavant. Mais le fait que sa mère l'accompagne avait apaisé les choses.
Maintenant, elle était seule, avec Josh qui l'attendait. Sa mère partis, Binne qui l'encourageais du regard. Dans un souffle indistinct, elle lui avait répondu. Plus vite, ils seraient partis, moins se serait difficile de s'arracher au Manoir et les souvenirs qui y prenaient place. Elle reviendrait. Un jour, peut-être dans des mois, des années ; mais elle reviendrait.
Sur cette pensée revigorante, elle se tourna vers le corbeau qui venait d'ouvrir lourdes portes ouvragées. Le pas décidé, elle se glissa, elle aussi à l'extérieur, prenant soin de ne pas regarder par-dessus son épaule. Gardant obstinément la tête tournée vers l'extérieur qu'elle voyait au travers des grilles entourant la propriété de l'ancienne famille irlandaise.
Le trajet jusqu'au portail se fit rapidement ; elle, voulant mettre le plus de distance possible entre la bâtisse et elle. Les graviers grissaient sous leur pas ; mais cette fois, elle ne prêta pas attention aux marques qu'ils laissaient. De toute façon, la surface avait déjà été troublée hier ; qu'ils la troublent encore plus revenais au même.
Sa main avait trouvé la clé, enfouis dans la poche de son pantalon, et elle avait déverrouillé le portail, et le refermant avec le coup de poignet de l'habitude. Une fois au-dehors des grilles, elle s'autorisa à jeter un dernier regard au fier Manoir.
Quelques secondes à peine, et elle se détacha de cette vue pour suivre son compagnon de route qui s'engageait déjà sur la route vers la ville. Ils ne parlèrent pas vraiment ; qui y avait-il à dire ? Pas grand chose. Encore une fois, elle ne se voyait pas discuter du temps, donc elle préférait nettement le silence.
Silence seulement ponctué du bruit de leur pas sur les pavés. De-ci de-là, des flaques s'étalaient, la terre était elle-même détrempée. Mais tout serait déjà sec en début d'après-midi, voir plus tôt.
Quand ils étaient enfant avec son frère, les nuits de pluies, ils s'arrangeaient pour sortir assez tôt et s'amuser dans les flaques sous l'œil affectueux des domestiques. Ses matinées étaient ponctuées de rire, de bonne humeur. Et de vêtements mis à laver pour en effacer les taches de boue, avant qu'ils ne se changent pour rejoindre leur mère au déjeuner.
Presque comme des enfants normaux, même si son grand-frère la guidait et la tenait par la main, pendant leur amusement. Sa main enserrait fermement la sienne. Comme hier soir, son corps connaissait parfaitement le chemin qu'elle avait emprunté tant de fois durant. Le pas léger et énergique, elle gardait une allure modérée.
Cette fois, ils avaient le temps. Le soleil brillait doucement, matinal. Une petite brise agréable flottais, caressante. Dans les rues, les habitants commençaient à s'agiter ; sortant des maisons aux murs désormais secs, se baladant sac à la main. Quelques enfants s'amusaient à sauter dans les flaques restantes dans le creux des pavés, en piaillant joyeusement. Quelques visages familiers la saluèrent d'un signe de main, d'un sourire, auquel elle répondait avec bonne humeur.
A force de marcher dans les rues, ils arrivèrent enfin à la gare. Quelques personnes s'agitaient déjà sur les quais, valise à la main. D'un petit coup d'épaule, elle remonta son sac sur son épaule, habituée à son poids.
Surtout qu'avec ce qu'elle avait emmené en plus, il avait bien pris un petit kilo. Mais rien de trop lourd non plus pour elle ; et quand bien même cela aurait été trop lourd, elle n'en aurait rien montré.
Les billets achetés, ils allèrent s'asseoir sur un banc du quai, et elle reposa sur le sol son chargement avec un petit soupir. Bien installée dans le meuble d'extérieur, elle en profita pour s'étirer légèrement, profitant de la douce lumière qui inondait la région d'Irlande. Après la pluie, le beau temps.
Fermant à demi ses yeux comme le ferait un félin, elle profitait de cette chaleur ambiante, qui réchauffait lentement la terre de sa patrie. Du bruit que produisaient les discussions entre voyageurs, les chants d'oiseaux. Et la voix de Josh, qui venait de lui parler.

« Vous m'aviez l'air assez proche de votre frère sur le tableau. » Lentement, elle tourna son visage vers lui, « C'est marrant, il faut croire que tous les grand-frère sont des confidents et les meilleurs amis lorsqu'on a besoin d'eux. J'espère que vous le reverrez bientôt... »


Un brin perplexe, la rousse l'écouta sans rien dire, tournant de nouveau son visage vers le quai d'en face. Elle fixa un bref instant, un lampadaire rouillé. Une mère et son enfant. Une jeune femme à l'air anxieuse qui regardait l'heure toutes les deux minutes.
Son frère. C'était un peu son tout. Ils se connaissaient par cœur, jusqu'à la moindre faiblesse. Effectivement, Alastar était son confident, celui auquel elle racontait tout. Absolument tout. Et c'était aussi le meilleur ami qu'elle n'ait jamais eu.
Le regard toujours fixé loin devant elle, elle répondit simplement, après un petit blanc.

« Oui, nous sommes très proches. » Répondit Isleen avec douceur, sa voix se teintant de tendresse quand elle parlait de son brun de frère, comme de chaque membre de sa famille, « En même temps, n'est-ce pas un peu leur rôle ? D'êtres des confidents et des meilleurs amis, ou d'être juste là quand on a besoin d'eux ? » Question un peu inutile. Mais elle ne voyait pas son brun comme un membre de la famille distant ; et puis, qui pourrait lâcher les membres de sa propre famille ? Certainement pas elle. « J'espère aussi que je le reverrais. »


Elle tourna son regard vers le corbeau, et lui offrit un doux sourire, son minois auréolé de soleil qui se perdait en reflets dorés dans ses mèches carmine, et ses cils cuivrés. Illuminant par la même occasion les quelques tâches de bleu piqueté dans ses yeux verts.
Rayonnante, comme le soleil d'Irlande. Respirante, la douceur, la chaleur, dont savait faire preuve cette région au habitant accueillant.
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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 9 Fév - 14:08


Vois la beauté du monde


Une réponse laconique lui fut donnée. Après tout, y avait-il d’autres réponses à donner ? Ce lien qui semblait unir Isleen à ce frère que Josh ne connaissait qu’en peinture, l’écossais le connaissait bien et le partageait avec son propre grand-frère, du même âge qu’Alastar d’ailleurs. La question en elle-même était idiote. Non, pas idiote mais inutile. Il avait très bien analysé ce tableau qui dépeignait les Suilleabhain. Il avait été capable de déceler le plus grand secret d’Isleen, avec un peu d’aide il était vrai, mais ainsi, la proximité qui unissait la rousse et son frère ne lui avait pas échappé. Ce n’était même pas une interrogation qu’il avait dite, juste une affirmation. Peut-être pour meubler le silence allez savoir.

En repensant à Robb, Arryn plongea son regard dans sa paume gauche ouverte vers le ciel. Sa peau était par endroit noire d’encre et ces tâches formaient un motif. L’âme même de la Bretagne : un entrelacs celte. Si les tatouages n’étaient certainement pas bien vus par les gens de la haute parce qu’il était synonyme de délinquance et de mafias, pour Josh il signifiait toute autre chose. Il symbolisait le lien qu’il partageait avec son frère et même après ces deux années sans l’avoir vu ni même avoir eu de ses nouvelles, il ne cessait de croire qu’un jour il reviendrait. Simplement parce qu’il lui était impossible d’imaginer que Robert l’ait abandonné pour quelque chose qu’il trouvait plus important que la fraternité.

Il ne répondit pas à Isleen simplement parce qu’il n’y avait rien à dire. Elle avait raison et il le savait avant même d’avoir posé sa question. Il était simplement heureux de voir que la belle irlandaise connaissait elle aussi la joie que d’avoir un frère avec qui on peut tout partager. En fait, était-ce seulement concevable qu’une fratrie ne puisse s’entendre ? Aux yeux d’Arthur, non.

Ainsi les minutes passèrent et chacun profitait de la chaleur douce du soleil. La veille et son averse, non son déluge, étaient bien loin. Puis le train se fit entendre, d’abord au loin, puis de plus en plus proche. L’heure de se quitter était venue. Isleen embarquerait en première direction la Congrégation. Tous deux se levèrent du banc et regardèrent la locomotive entrer en gare. Ils allaient devoir se dire au revoir. Oui, au revoir seulement parce qu’il était impossible pour Josh d’imaginer que plus jamais il n’allait la revoir.

Les portes s’ouvrirent mais la belle Irlandaise ne montait pas dans le wagon et ça n’allait pas être Josh qui allait la pousser à partir. Alors qu’il repensait à cette rencontre bien étrange, à ces moments qu’il avait partagés avec Isleen et à cette conversation qui aurait pu être gênante dans d’autres circonstances mais qui ne le fut pas sûrement parce qu’il s’agissait d’eux, d’elle, de lui, il fit assez peu convaincu :

« Peut-être faudrait-il y aller, non ? A ce moment, le train siffla pour signaler son départ prochain. Bon voyage, Isleen. »

Un grand sourire de sa part et la rousse s’éloigna vers le train. Ce n’est que seulement que lorsqu’elle lui tourna le dos que Josh se rendit compte à quel point son absence allait se faire sentir, déjà maintenant d’ailleurs. Une chose lui apparaissait clairement à présent. Une chose que peut-être il s’était refusé de voir parce qu’il était son invité, parce que ce ne pouvait pas être possible en si peu de temps.

« Isleen ! »

Elle montait déjà sur la première marche, valise à la main quand il l’interpella et courra à sa rencontre. Sur cette marche, elle était aussi grande que lui et ils se regardèrent dans les yeux comme ils l’avaient fait tant de fois le soir dernier.

C’était évident maintenant.

Déjà elle lui manquait alors qu’elle n’était pas encore partie. Déjà il désirait la revoir. Il l’aimait. Se foutant bien de la réaction que pourrait avoir la magnifique fille d’Irlande, ses lèvres allèrent chercher celles douces d’Isleen dans un premier baiser. Il sembla durer une éternité pour Josh qui finit par reculer légèrement sa tête et la poser contre le front de la rousse.

« J’espère te revoir bientôt, Isleen ... »


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Lun 9 Fév - 21:41

 

Féach agus sílim



Isleen souriait. Comme elle le faisait à chaque instant joyeux qu'elle vivait. Une expression, une brève étincelle qui vous donnait envie de faire de même. Un sourire délicat ; qui fleurissait comme un bouton de rose s'ouvre avec douceur, creusant un petit creux adorable dans sa joue pourtant en lame de couteau.
Au début, ses commissures se relevaient à peine, avant que ses lèvres ne s'étirent plus franchement. Cette fois, ce n'était pas un sourire forcé, comme à leur départ du Manoir. Non, il était lumineux, emprunt de bon sentiment. Pas seulement, car elle parlait de son frère, qui l'emplissait toujours d'un sentiment de tendresse fraternelle. Mais aussi, elle offrait ce sourire à Josh, tout simplement.
Avec sa bienveillance habituelle aux personnes qu'elle appréciait. Du moins ; elle commençait à réellement apprécier le corbeau. Il avait su berner la plus grande partie de sa méfiance, mais un long chemin restait encore à faire s'il souhaitait réellement compter pour l'Irlandaise.
Le soleil dansant toujours sur sa peau, elle n'avait pas attendu de réponse de sa part. Il n'y en avait pas. Du moins, cette fois. Tout le monde ayant au moins connu cette confiance entre frères et sœurs, devaient au moins comprendre ce rôle que détenait votre ainé. Vous guidez, vous accompagnez. Sécher vos larmes, petit sillon salé glissant sur vos joues rebondies de petit-enfant, et celle retenue par vos cils d'adolescent. Qu'importe votre âge, ils seraient .
Confident de vos moindres secrets, meilleurs amis. Oui, la famille était importante. Pour Isleen, Alastar avait été son guide, alors que la vue lui faisait défaut. Il lui prenait la main, veillant à faire attention à la petite rousse qui le suivait docilement. Il avait été son soutien ; surtout face aux enfants du village. Celui qui lui lisait des histoires le soir, l'emmenait se balader dans les bois, l'aidait en général.

Elle lui donnait une totale confiance.


Un peu comme un phare dans une mer noire et mouvementée, il avait été sa lumière pour la mener à bon port.
Bien évidemment qu'elle souhaitait le revoir ; comment ne pas penser autrement ? Malgré les nombreux portraits de lui, rien ne valait le fait de le voir en face-à-face. Retracer ses traits adultes du bout des doigts, les effleurer. Caresser le courbe de son nez, si semblable à celui de son père. Le menton volontaire. La tignasse noire ébouriffée. Il devait avoir encore mûri depuis. Son père aussi, le revoir ne serait pas de trop. Enfin avoir en face, yeux dans les yeux, cet intimidant homme au récit incroyable.
Voir sa mère avait été un bonheur incroyable. Enfin pouvoir regarder les traits de sa génitrice. Ses yeux encore abîmés avaient débordé de larmes retenues. Si au début, elle avait pensé à un merveilleux miracle, elle avait vite déjanté.
Son compagnon de route se taisait toujours ; et elle faisait de même de son côté. Simplement profitant du réconfort des rayons de lumière jouant sur leur silhouette installée sur le banc. C'était reposant, et agréable. Une douce tiédeur, et le bruit étouffé aux alentours. Une normalité bienvenue ; pas de discussions sérieuses et tortueuses. Elle savourait juste ce petit moment de quiétude volé, et la présence du corbeau à ses côtés.
Puis. Le train arriva, après que son arrivée soit annoncée par les bruits caractéristiques de la lourde machine de fer. Il allait falloir qu'elle se lève pour rejoindre la Congrégation. Une lourdeur sans nom s'était prononcée dans ses membres, la gardant pied campé au sol, et le corps toujours confortablement installé dans le banc.
Elle ne voulait pas bouger. Pas maintenant. Pas tout de suite. Mais il le fallait. Ce train était le seul en direction de là-bas de toute la journée, et elle avait un délai serré. Donc le rater serait vraiment une mauvaise idée.
Toutefois, le regard toujours vague, et le visage perdu, elle ne bougeait toujours pas, sourde au coup de sifflet. Et aux interpellations en irlandais des employés censé aider les gens à trouver leur compartiment. Non décidément, bouger serait trop compliqué. Mais elle ne put se résoudre à rester ici, alors que les autres voyageurs embarquaient petit à petit, s'engouffrant dans la coque de métal, une fois que le train fut arrêté, et immobiliser depuis quelques bonnes secondes.
Les portes s'étaient ouvertes. Et l'Irlandaise hésitait. Comment devait-elle lui dire au revoir ? C'était gênant ; elle se rendait seulement compte qu'elle ne le connaissait pas assez. Une poignée de main ? Trop formel. Un baiser sur la joue ? Trop privé. Non décidément, rien ne lui allait. Finalement, ce fut le sujet de son questionnement qui la tira de ses interrogations.

« Peut-être faudrait-il y aller non ? » Le train siffla à nouveau, comme affirmant ses paroles. « Bon voyage Isleen. »


Un grand ( et beau ) sourire se dessina sur les lèvres du corbeau, et la rousse ne put qu'y répondre, avec une réponse soufflée, un « Merci » aérien. Se baissant pour ramasser son sac à ses pieds, elle le remit sur son épaule, soufflant sous son poids. Avec un dernier regard, et un nouveau sourire plus doux, elle s'éloigna en direction du train, regagnant le brouhaha qui régnait sur les quais. Plus personne ne montais ; elle arrivait certainement pile au bon moment. Presque inconsciemment, elle pressa le pas pour ne pas arriver trop tard non plus. Question de principe.
Une fois devant la bête de ferraille, elle posa son pied botté sur la première marche, se hissant déjà pour monter à l'intérieur. Ce qu'elle allait faire, si un cri ne l'avait pas retenu. Josh.

« Isleen ! »


Elle se retourna en l'entendant appeler son prénom, ayant juste le temps de voir sa grande silhouette courir vers elle. Sur cette marche, ils faisaient la même hauteur.
Sur le minois de l'Irlandaise s'étalait une moue perplexe. Pourquoi l'avait-il appelé ainsi ? Elle eut très vite sa réponse. À peine, ses yeux avaient croisé ceux écarlate de Josh, qu'elle sentit un contact sur ses lèvres.
Quelque chose de doux. Une petite pression. Ses prunelles vertes s'étaient écarquillées, elle avait certainement lâcha un « hmppf » étouffé. Elle fixait, sans pouvoir faire autrement, les paupières closes du corbeau.

Il l'embrassait.
Josh.
Josh l'embrassait.


« J'espère te revoir bientôt, Isleen ... »


Finalement, il se recula, pressant son front contre le sien, alors qu'elle restait toujours déstabilisée. Pour l'avoir surprise : il l'avait surprise. Sa contenance s'était évaporée face à ce contact trop privé. Trop intime. Ils ne se connaissaient que depuis hier, et il se permettait déjà de faire cela ? Sans qu'elle ne puise se retenir, sa main vola dans l'air, sifflante.
Lui aussi du être surpris, autant qu'elle l'avait été à son baiser, lorsque la main de la fille d'Irlande percuta sa joue. Pas excessivement violemment, mais assez pour faire résonner un claquement sec, et laisser une marque clairement visible, et qui devait déjà le chauffer, sur sa joue.
Réflexe.
Elle qui était bien plus que satisfaite de leur discutions amicale, lui voulait plus, visiblement. Mais pour qui la prenait-il ? Son bras toujours levé s'abaissa lentement, et elle les croisa sur son buste mince, ses mèches carminent dansantes autour de son visage pâle. Pourvu d'une expression sévère et austère à cet instant, glacial. Si loin de son chaleureux sourire d'auparavant. Ses prunelles vertes brillantes d'un éclat farouche, elle lui adressa une œillade furieuse.

« Visiblement, nous n'attendons pas les mêmes choses de notre prochaine entrevue Josh. Portez vous bien. En toute amicalité. » Siffla-t-elle durement.


Ses sourcils cuivrés toujours légèrement froncés, elle les relâcha néanmoins, et effleura du bout des lèvres la marque de sa main sur la joue du corbeau. Un contact papillon, aérien et doux. Comme elle, petite poupée de porcelaine, ou juste un petit oisillon léger. Lui tournant de nouveau le dos, elle finit de gravir les quelques marches et s'engouffra dans le compartiment à sa droite, gardant obstinément la tête droite.  Et elle ne se retourna pas. C'était franchement bête, de se quitter dans de telles conditions, mais ce qu'il avait fait était franchement déplacé. Trop pour qu'elle l'accepte sans broncher ; pourtant pas violente pour un sous, elle n'avait pu retenir sa main de claquer comme un fouet. Quelques restes d'instincts féminins, certainement. Mais en même temps, elle l'appréciait tout de même. Trop pour partir la tête haute, et l'œil furieux. Pas assez pour s'excuser réellement. Alors elle avait tranché, entre les deux, espérant que le corbeau se rendrait compte de son comportement déplacé. Surtout s'ils se revoyaient. Mais en attendant, il aurait le temps d'y réfléchir. Dans tous les cas, sa légère colère s'apaisa lentement pour laisser place à une mélancolie étrange. Le train démarra à nouveau, l'emportant loin de son pays et de ses repères. Sa famille qu'elle laissait une fois de plus derrière elle, partant de nouveau à la Congrégation. Mais elle reviendrait. C'était une promesse. Revoir sa mère, Binne, son frère. La famille avant tout, et son doux pays. Derrière les vitres, le soleil jouait encore. Les oiseaux voltigeaient. Les gens s'agitaient. Inconscient de tout ce qui se cachait dans l'ombre ; inconscient, mais si vivant. Vivant sans la peur au ventre, sans se douter. Elle n'était pas effrayée ; elle n'avait pas peur, pas encore. L'ennui prévalait sur la possible peur qu'elle aurait ressentie. Mais il le fallait ; c'était son obligation.
Avec un soupir, elle s'était laissée tombé dans un siège, le même dans lequel elle s'enfonçais plus confortablement, fouillant déjà son sac pour y trouver son livre en irlandais.
Et le train se remit en route doucement, partant avec lenteur, pour finalement prendre de la vitesse au fur à mesure des mètres qui passaient, l'arrachant au paysage quotidien, à la normalité.

Féach leat go luath, Éire.


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Re: Féach ar an áilleacht an domhain [Isleen]
Mer 11 Fév - 14:11


Vois la beauté du monde


Réflexe si prévisible. En tant que Corbeau, Josh aurait du se rendre compte qu’Isleen aurait une réaction de ce genre, après son acte plutôt déplacé. L’esquiver aurait été facile, s’il avait été conscient de ce qui allait arriver. Et pourtant, ce ne fut que là justice. Il n’aurait rien fait pour éviter cette main qui tranchait l’air en direction de sa joue. Peut-être parce que son subconscient reconnaissait avoir fait quelque chose de mal, d’importun et que cette gifle n’était que la juste réponse à cela. Ainsi un claquement sourd retentit sur le quai, laissant les témoins surpris par ce geste peu anodin qui faisait écho à un autre bien moins normal et justifié.

Josh fut légèrement surprit par cette main qui vint à la rencontre de sa joue avec violence. Isleen avait reculé, lui aussi, sous le choc et la surprise. Ce fut comme un électrochoc, comme s’il reprenait ses esprits. Pendant quelques fractions de secondes, il ne comprit pas, restait hébété avant de comprendre son geste déplacé.

« Visiblement, nous n'attendons pas les mêmes choses de notre prochaine entrevue Josh. Portez vous bien. En toute amicalité. »

Des paroles dures mais totalement justifiées. Josh avait baissé la tête, honteux de son acte et prenant les mots d’Isleen comme lui venaient, avec toute leur violence. Une certaine déception s’ajoutait à cette honte, celle de voir que la belle Irlandaise ne partageait – pas encore – les mêmes sentiments que lui. Mais après tout, lui n’était qu’un étranger pour elle, un simple inconnu qu’elle avait invité pour un soir seulement par pitié. Il n’avait pas illuminé sa journée comme elle l’avait fait pour lui. Elle ne s’était pas tout de suite senti mieux, libéré d’un poids alors qu’elle parlait avec lui.

Puis un doux contact.

Un baiser sur sa joue violentée comme pour apaiser la douleur diffuse qui la parcourait. Arthur ne comprit pas tout de suite ce geste. Isleen semblait si outrée par son comportement, les sourcils froncés, les bras croisés dans une position accusatrice. La logique aurait voulu qu’elle tourne le dos et entre dans le train sans le regarder, concluant leur rencontre d’une façon brutale mais méritée.
Pourtant, elle lui adressait tout de même un doux baiser comme si ce qu’il avait fait été pardonné … ou presque. Josh leva des yeux étranges vers elle. Mais il n’y avait pas d’espoir qu’il soit pardonné pour le moment. Il ne dit rien. Il n’y avait rien à répondre, seulement à se repentir. Mais le train allait partir, trop peu de temps pour s’expliquer. C’est donc à contrecœur qu’il vit Isleen s’éloigner dans le wagon jusqu’à ne plus la voir.

Puis la porte se ferma, le laissant seul sur le quai. Le train siffla puis commença son long chemin. Josh resta longtemps sur ce quai à réfléchir à ses actes. Il se savait amoureux de la belle Isleen mais cela ne justifiait rien. Etait-ce pour lui prouver quelque chose ? Pour lui montrer qu’il l’aimait et qu’il ne voulait pas être oublié si facilement comme l’invité d’un soir qu’il était ? Ou bien encore pour lui prouver que, lorsqu’elle serait plus familière des corbeaux, lui n’était pas pareil, bien différent ?
Egoïsme pur.

Son train arriva alors en gare et il monta dedans sans vraiment en être conscient. Il s’installa dans une cabine puis ne cessa de regarder par la fenêtre à se demander quand est-ce qu’il allait pouvoir la revoir, comment leurs retrouvailles allaient se passer et comment il allait présenter la chose pour s’excuser le plus platement possible.

Mais jamais il ne s’imaginerait les circonstances dans lesquelles ils allaient à nouveau se revoir. Pour lui, tout aurait changé.



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