Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Dim 15 Fév - 14:45
La fête peut commencer
Jäger FT Brooks



Je m’étais enfin un pied à Paris. C’était la première fois que j’y venais, mais je détestais déjà cette ville qui - à l’instar de ses habitants ou de son architecture - était morne, terne et ennuyante.
Yo  ♪ Central, des sacrés emmerdeurs… M’envoyer faire ce détour par la France alors que ma mission en Libye vient à peine d’être accomplie, tout en me cachant la raison de ma venue… ‘foiré de Luverrier.
Les ordres sont les ordres Jäger.
Au lieu de m’ennuyer avec des choses que j’sais déjà, balance l’dossier de la mission ♪
Tiens, voilà ta cible.
Tsss… Que j'en finisse rapidement. Salut ♪
***
En fait on aurait soi-disant eu des info’s sur une potentielle présence d’une exorciste qui avait déserté. Trop de conditionnel, ça sentait la récolte d’information foireuse.. J’ai toujours été répugné par l’innocence chez l’Homme, elle avait don de me mettre sur les nerfs rapidement. On ne peut plus se permettre d’être innocent, naïf ou égoïste dès lors qu’on prend conscience dans quel monde sanglant nous vivons. En fait j’éprouvais plutôt un dégoût pour l’Innocence en général, celle qu’on incombe aux faibles, et celle qui a pour tâche de choisir les apôtres. Mais s’il y avait une chose que j’haïssais encore plus, c’était les pourritures de déserteurs. J’sais pas pourquoi elle a fui, tout ce que j’sais c’est que sa traque ne cessera qu’une fois qu’on l’aura ramené - du moins juste sa tête suffira. Cette idiote n’a pas conscience que ce monde repose sur ses frêles épaules d’exorciste ? J’aimerai tomber sur cette paria pour la traîner moi-même par la tignasse jusqu’à Central. Oui, j’espère que nos chemins se croiseront bientôt, Nora Lockwood.

Central, ou plutôt le Vatican en général a une multitude d’indics dans toutes les régions aux quatre coins du monde. Paris n’en faisait pas exception, cependant aucun n’a pu me prouver que Lockwood résidait encore en ce lieu. Dès lors la tâche qui m’incombait était - autant le dire - impossible. Une jeune fille châtain aux yeux bleus, il y a avait des milliers de parisiennes qui pouvaient correspondre à cette description.

J’ai essayé le commissariat mais aucune trace de Lockwood, c’était peine perdue de continuer à la chercher, je n’avais plus aucune piste. Sauf peut être l’hôpital central, la renégate pouvait très bien y être passée pour soigner d’éventuelles blessures, après tout elle vit dans un monde où peu de gens ne veulent pas lui faire la peau.

Le ciel était devenu gris, la pluie pouvait surgir à tout instant. Encore une fois pas facile de s’y retrouver seul dans Paris, j’essayais tant bien que mal de demander aux passants de me guider. Amusant la plupart bafouillaient ou restaient muets, ils semblaient tous effrayés par ma dégaine et ma cicatrice qui ne passait pas inaperçu. Tsss… Je n’avais pas de temps à perdre avec certains attardés, heureusement j’arrivais enfin à apercevoir l’hôpital. J’allais bientôt avoir la confirmation que j’avais perdu mon temps à Paris grâce à ces merdeux hauts placés au sein de Central.

Une fois rentré dans l’établissement, j ’aperçu une jolie brune à l’accueil qui pourrait peut être me renseigner.

Yo ma jolie ♪ J’ai besoin de savoir si vous avez vu ces dernières semaines cette femme.

Je lui tendis les deux photos de Lockwood qui accompagnaient le dossier qu’on m’a transmis, enfin non… car j’en ai tout de suite rangé une dans la veste que je prenais sous l'bras droit. Sur l’une des photos on la voyait clairement. Elle était mignonne, quel gâchis de devoir mutiler un si beau visage. L'Autre - celle que j’ai gardée dans ma veste - m’était inutile car elle n’était encore qu’une gamine lorsqu’elle a été prise,  sans doute une vieille photo de famille…  A chaque fois que je l’apercevais, je ne pouvais m’empêcher de repenser, ne serait-ce qu’un court instant, à la petite famille que nous formions avec Diane et Marco. Des souvenirs qui, tout comme ma présence à Paris, n’étaient pas nécessaires.

Je suis désolée, elle ne me dit rien… On voit des centaines de visages chaque jour dans cet hôpital alors vous comprendrez que…

Boum. Une explosion a retenti. Comme tous ceux qui étaient présents autour de moi, je fus surpris. Ce bruit… il ressemblait beaucoup à un projectile qu’on aurait tiré. Un projectile bien plus imposant qu’une simple balle… Un obus ?

C’était tout proche à quelques mètres, je me suis précipité vers les chambres des patients. Pour finalement les ouvrir une à une, celles de droite comme celles de gauche. La huitième porte fût la bonne, une fois la poignet tournée et la porte poussée, je me suis retrouvé face à un akuma. Oui comme je le pensais c’était un akuma qui venait de tirer. Et de part les cendres que j’observais sur le lit ainsi que le trou béant dans le mur, il venait d’assouvir ses pulsions en tuant.

Jäger soupira.

Il avait l’apparence d’un gosse, malgré sa transformation intermédiaire en akuma. Cependant homme, femme, enfant, qu’ils soient faits de chair ou non, peut importe je traite tous les parasites de la même façon.

En réalité depuis que Jäger avait croisé pour la première fois un akuma de niveau deux en Libye, il s’était questionné sur leur existence. Qui aurait cru que ces machines de guerre pouvaient ressentir les mêmes émotions que les nôtres. Ces démons sont nés de l’amour, du lien entre les Hommes. Levi, lui qui aujourd’hui n’a plus rien, aurait sans doute voulu ressusciter Diane s’il lui était arrivé un malheur cette nuit là. Cette nuit d’il y a huit ans que - sans doute - sa cicatrice ne cessera jamais de lui rappeler.

Très vite dans le feu de l'action, je lui ai envoyé ma veste que j’avais sous le bras. Ainsi son champ de vision obstrué, l’temps d’une petite seconde, m’avait suffit pour lui asséner un violent coup de pied sec dans l’abdomen qui eu pour effet de le propulser tout comme ma veste à travers la fenêtre située juste derrière lui. Pour le coup, le fait que son corps d'emprunt soit si léger a été à mon avantage.

Ah oui… Je venais de remarquer la présence d’une chialeuse à ma droite. Qui semblait encore abasourdie comme pétrifiée par la scène qu’elle venait de vivre. Elle n’avait jamais vu un Homme mourir sous ses yeux ? Peut importe, l’akuma allait revenir et elle me gênait à chialer en faisant la statue. Donc j’ai pris sa main gauche pour l’emmener en dehors de la chambre, mais dommage… Si elle voulait vivre, elle aurait déjà dû fuir car maintenant c’était trop tard.

Il pleuvait enfin.

L'Akuma était revenu.Cet hôpital allait visiblement devenir dans les minutes qui suivent un immense champ de bataille.



avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Dim 15 Fév - 18:23

Chute


" Une chute sans fin dans une nuit sans fond, Voilà l'enfer. "


Il a explosé, boum, comme un boulet de canon en plein dans une maison ! Comme les débris d'une maison, des morceaux poussiéreux de son corps étaient tombés, pouf ! Un vrai nuage de poussière, quel vieux tapis. Ses draps, ils pourront le secouer pendant des heures, mais personne n'arrivera à se débarrasser de cette crasse ! Pauvre petite Joséphine, elle va sans doute pleurer un bon moment, tant son cœur doit être brisé désormais. Si j'ai des remords ? Aucun, non, aucun ! Cet homme m'avait énervé et elle avait osé me toucher ; elle n'avait eut que ce qu'elle méritait. Si j'allais lui ôter la vie ? Peut-être, je n'en étais pas sûr encore.. Peut-être que si elle m'implore un peu ? Ah, ah ! Que je suis méchant !


Oh, le petit homme y était sans doute allé un peu fort. Vu la façon dont il avait repoussé la brunette, celle-ci en ressortirait peut-être avec quelques os cassés, ainsi que de nombreux bleus ; voire pire ! Dommage pour elle. Mais il ne fallait pas se frotter à Elliot Christopher Brooks et, encore moins à ses blessures. Cela ne la regardait pas, qu'elle soit doctoresse ou non. Lui, il ne lui avait pas demandé pourquoi elle portait des lunettes sur le visage ! Alors elle n'avait aucun droit de lui poser des questions, encore moins de coller son front au sien de la sorte. Impensable ! Alors, au fond, elle avait largement mérité de châtiment. Et l'autre, le vieillard, c'était encore pire, pire, pire. Il n'aurait pu terminé cette journée, pas après avoir insulté l'Aventurier de la sorte. Philéas n'avait mérité que la mort et, même après avoir intimé à sa petite protégée de fuir, tout était déjà trop tard.

Très vite, sa peau se couvrit de pentacles et son corps fut réduit à l'état de poussière. Un fin nuage de fumée toxique s'échappa de ses cendres, ce qui ne put que faire tousser l'enfant, trop fragile physiquement pour supporter ça. Et pourtant, malgré son air malade, il ne pouvait s'empêcher de sourire ; puis, lorsqu'il reporta son attention sur l'autre victime, l'américain put voir que celle-ci était revenue sur ses jambes. Un sourire traversa même son visage. Que les humains étaient étranges !

" J'espère que tu seras en paix, Elliot Christopher Brooks. "

Amusé et interloqué, l'Oiseau en Cage ne put s'empêcher de laisser un large sourire traverser son visage enfantin, tandis que son canon se dirigeait en direction de la jeune femme. Sa décision était prise ; à moins que.. Peut-être pouvait-il l'effrayer plutôt que de la tuer ? Oh, c'était tentant ! Un léger rire s'échappa alors des lèvres, tandis que ses puissantes ailes noires frappaient l'air infesté de poison.

" Je ne pouvais pas espérer meilleure vie que celle-là. Dommage que ce ne soit pas pareil pour toi, Miss Pâte de Fruits. "

Puis, suite à ces paroles, du bruit se fit entendre dans les couloirs ; mais tout comme les cris qui avaient suivi son coup de feu, il n'y fit pas attention. Pourtant, il aurait dû ! D'un coup, l'enfant-machine sentit qu'on lui jetait quelque chose dessus, comme un drap ; et tout devant noir. Incapable de voir quelque chose, le petit monstre se mit à agiter ses ailes et à bouger les bras, ne faisant que s'empêtrer d'avantage dans son piège. Comme un oiseau prit dans un filet, qui à force de vouloir fuir, ne faisait que se bloquer. Qui avait osé !

" Hé ! ... ! J'vois plus r-... ! "

Le pauvre petit n'eut même pas le temps de finir sa phrase qu'un vif coup le propulsa en arrière. Elliot en eut le souffle coupé, tandis que tout son corps percutait l'unique fenêtre de la pièce. Et, comme un oiseau sans ailes, il fit une chute libre jusqu'au plancher des vaches, éclatant tout son corps sur le sol, tandis que le monstre sentait certaines de ses fissures s'élargir avec douleur. Toujours emmétré dans ce tissu, le marmot mit de longues secondes à se redresser et à s'en dégager, le corps tout fébrile. Éprouvé, il ne put s'empêcher de lever une main à son visage, avant de vomir dans l'herbe ; puis de s'essuyer la bouche à l'aide de la veste qui lui avait servit de piège. Penaud et vacillant, le petit manqua de tomber à cause de l'herbe mouillée par la pluie après avoir fait quelques pas ; marmonnant des insultes à son assaillant invisible. Il allait le trouver, le tuer, lui faire payer !

Chancelant et les ailes encore tordues, l'Oiseau en Cage traîna les pattes jusqu'à l'entrée de l'hôpital d'où des personnes continuaient à s'enfuir ; tout en portant la veste de son agresseur sur ses épaules pour se protéger de la pluie battante estivale. Hargneux, le blondinet croisa le regard rougeoyant de son ennemi tandis que ce dernier s'engageait à l'extérieur, tout en traînant la Miss derrière lui.

" Tu vas.. payer pour ce que tu as fait, l'albatros ! " clama-t-il tout en le pointant du doigt.

Albinos. Albatros. C'était la même chose.

Clignant des yeux - enfin, de son unique œil tout du moins - il ne fallut que de quelques secondes supplémentaires à l'américain pour se rendre compte de qui il avait affaire ; ou plutôt, à quoi ressemblait la veste qu'il portait sur les épaules. Cette tenue bordeaux, cela ne pouvait qu'être un membre de Central ; pire que ça, un Corbeau ! Oh, Christopher s'était essuyé la bouche avec la veste de l'un d'entre eux ! Amusé, le petit en oublia presque sa colère pour laisser un rire s'échapper de ses lèvres.

" Ah, ah non, Corbeau. Tu es un des leurs n'est-ce pas ? " lui demanda-t-il avec une pointe de moquerie, " Je me suis déjà battu avec l'un d'entre eux, y a pas si longtemps que ça.. Un tout petit oisillon ! "

Tout en disant ça, l'Aventurier avait mimé la taille du gamin à l'aide de sa main ; qu'on ne voyait même pas à cause de la grande manche du Corbeau qui recouvrait son bras. Avec innocence, le jeune Brooks se balança alors d'une jambe à l'autre, avant de lancer :

" J'espère que tu sais mieux te battre que lui ! "

De toute manière, il n'avait pas d'autre choix s'il souhaitait retrouver sa veste. En plus de la médaille du vieux Phinéas, cela ferait un trophée au grand conquérant qu'était Elliot ! Oh, Mathilde serait sans doute très fière de lui !

Comment aurait-il pu se douter qu'il n'aurait fait que l'inquiéter ?







Spoiler:
 
:: L’Oiseau en cage ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: L'Aventure !
Aime:
N'aime pas: avatar
Elliot C. Brooks:: L’Oiseau en cage ::



Elliot explore en #22427C

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 451 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Nora L. / Rusty O.
Masculin
▐ RPG Age : 13 ans à jamais.
▐ Personnalité : Aventureuse !
▐ Parcours RP :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Mer 18 Fév - 16:13
Sacrifice
Jäger FT Brooks



Une atmosphère pesante venait d’imprégner les sombres couloirs d’hôpital. C’était la panique générale, des larmes, des cris. Les gens s’affolaient, se bousculaient, mais tous lutaient pour survivre. Rien de plus naturel, cet instinct qui nous pousse à sauver notre peau même si pour cela on doit en sacrifier beaucoup d’autres… Je le connais si bien… En fait, non. J’ai la sensation de côtoyer ce sentiment tous les jours, quand je me lève pour partir en mission sans réelles certitudes - quant au fait - de savoir si je me réveillerai aussi le lendemain. Bref, tout ça pour dire que c’était la jungle, ceux qui n’étaient pas en mesure de fuir périront ici même. Je songeais à attendre patiemment l’akuma dans la bâtisse, car dans ces sinueux et étroits couloirs j’avais ma chance. Cependant, l’affrontement risquerait de détruire une bonne partie de l’enceinte de l’hôpital ce qui provoquera la perte de plusieurs dizaines de civils malades. Pourtant il n’y avait aucune hésitation dans mon choix. Après tout, je donnais juste un petit coup de pouce au destin, la grande majorité allait passer l’arme à gauche de toute façon. Central a toujours considéré les pertes dans ce genre de situation comme des dommages collatéraux. Personnellement je voyais cela, à l’instar des feuilles tombant des arbres lors d’une bourrasque de vent, c’était inéluctable.   Certes, l’idée était justement de limiter au mieux les morts, car ils engendrent du chagrin, un chagrin si profond qu’il deviendra lui-même l’élément clés à l’élaboration de ces machines à tuer. Tout ça, j’en avais bien conscience.

Jäger, cet homme l’a toujours pensé, du plus lointain de ses souvenirs d’enfance jusqu’au moment où les anges sont venus l’emmener, il l’a toujours cru : « Pourquoi devrais-je me sacrifier pour tous ces gens qui me répugnent ? Alors que ma vie en vaut cent autres, cent des leurs. »


J’allais donc choisir cette option... enfin, avant que cette idiote n’intervienne. Elle m’a pris le bras, et m’a supplié de sauver tous ses patients. C’était surement une infirmière du coup. Comment dans une telle situation, peut-on penser à ses patients ? Ca m’était difficilement compréhensible. Elle passait la vie de ces malades avant la sienne. C’était… pathétique. Elle n’en avait pas conscience, le contexte était critique. Vaincre un akuma n’est pas envisageable sans innocence, alors un akuma qui a subi une évolution deux… Son manque de réalisme, m’exaspérait vraiment. Pourtant, à sa manière de parler elle avait l’air au courant pour les akuma… Alors elle devrait aussi savoir que je ne suis pas capable de tous les sauver, ce n’est ni dans mes cordes, ni mon rôle.

Dire que tout ça à la base, c’était censé être une simple récolte d’information sur Lockwood. Dans quel merdier, je me suis encore fourré. Sérieusement, ça ne peut arriver qu’à moi ce genre de merde.  

 S’il vous plait ! S’il vous plait aidez les !
Tais toi. S’il te plait, ferme la. Si tu continues…

C’est un cauchemar, dite-moi que c’est un cauchemar... Tout ça ne peut pas être réel… Pourquoi monsieur Grumph… Pourquoi aujourd’hui… Que quelqu’un nous vienne en aide s’il vous plait.

Je continuais de l’ignorer, mais elle pleurait, elle n’arrêtait pas depuis tout à l’heure. En plus de ça, elle me suivait comme une âme errante dans les couloirs, qui maintenant avait été totalement désertés. On entendait certains appels à l’aide, des cris, des hurlements d’agonies, qui précédaient de longs silences. Sauf que ces silences étaient brisés par cette chieuse qui me collait. Dans ce genre de situation, mon sourire niais et hypocrite que j’affichais habituellement, laissait place à une toute autre expression. Je devais réfléchir calmement, peser le pour et le contre, analyser et agir en conséquence. Je n’y arrivais pas à cause des pleurnicheries perpétuels de l’infirmière.

 On va tous mourir… Tous..
 Ferme la.. Ferme la.
Le premier, n’était qu’un murmure à peine audible.
 Quoi … ?
A cet Instant Levi se retourna pour la première fois vers elle.
Fais moi plaisir, tu veux. FERME TA GRANDE GUEULE, PISSEUSE !  

Après ça, elle m’a giflé. Et je n’ai pu me contenir, je le faisais déjà depuis plusieurs minutes. Un coup de poing sec dans l’estomac. C’était instinctif dès que j’ai senti la douleur.. ou plutôt la sensation de sa gifle sur ma joue. J’ai quand même bien modéré mon coup, pour ne pas qu’elle en meurt. Elle a juste perdu connaissance.  Et comme je ne suis pas totalement encore un monstre, j’ai pris soin de la transporter sur mon épaule ; tel un vieux sac dont on y met les patates, il faut dire que je ne la considérais pas bien mieux.  Qu’elle meurt ou non, ce n’était pas ma préoccupation. Cependant il fallait que j’éloigne l’akuma de l’hôpital, je lui devais au moins bien ça. On peut dire qu’en me convainquant, elle les a peut être tous sauvé.

A mon plus grand plaisir, quand fût le moment de passer les portes, le démon m’y attendait déjà. Non… Il ne me semblait pas voir un akuma me faire face, j’avais plutôt l’impression d’avoir à faire avec un stupide enfant. Un stupide gamin en colère parce qu’on lui aurait volé son goûter. Pourtant c’était bien un akuma. Celui là commençait vraiment à me plaire à force de me regarder de cet œil doré, comme s’il voulait me dépecer. J’avais soudainement très envie de lui arracher de mes mains cette pupille qui était - vraisemblablement - la seule qui lui restait.

Ce merdeux portait ma veste pour se protéger de cette fine pluie qui recouvrait le ciel. Ce qu’il ne savait peut être pas c’est que j’aimais beaucoup cette veste. Je repartirai donc avec même si pour cela je dois lui couper les bras… J’oubliais qu’il ne restait qu’une monstruosité, qu’un amas de pièces détachées métalliques.
Il riait.

  Ah, ah non, Corbeau. Tu es un des leurs n’est ce pas ? Je me suis déjà battu avec l’un d’entre eux, y a pas si longtemps que ça… Un tout petit oisillon ! … J’espère que tu sais mieux te battre que lui !
Et c’est lui qui dit ça… du haut de son mètre cinquante. Ce gamin… un drôle d’akuma. Cependant, autre chose m’intriguait plus encore.
  Oh c’est pas tous les jours qu’un akuma veut me taper la discute. Eh bien joué, tu l’as deviné ! Je suis bien un Corbeau. Sœur ? Frère ? Parents peut être ? ou alors un ami d’enfance ? Allez crache le morceau, qui ce gamin a tellement voulu revoir au point d'en faire un akuma et d'y laisser sa propre vie.. Eh pourquoi  pas  sa petite amie ?
A cet instant,de part son regard, il a tout de suite réagit. Alors j'ai compris.
 Ah c’est donc ça, il semblerait que j’ai moi aussi tapé dans le mille ! Oui après tout à l’âge où il est mort, c’est le début des premières petites amourettes de gamin.  Alors dis moi, ca fait quoi d’abriter son enveloppe.. celle de ton petit camarade ?

Cet akuma, était le premier que j’ai croisé pouvant ressentir des émotions proches de celles des Hommes. C’était peut être mon unique chance de pouvoir en apprendre plus à leur sujet, concernant leurs comportements. Il n’en a pas conscience qui sait… Je ne suis même pas certain qu’il se souvient de sa vie antérieure. De plus cet akuma ne ressemblait pas à toutes les autres machines à tuer, j’arriverai peut être à l’avoir par la ruse.

Jäger saisit Joséphine par le col de son chemisier qui se trouvait derrière sa nuque, et la projeta vers l’avant à destination de l’enfant qui se trouvait à peine 5 mètres de lui. Ce dernier eu juste le temps de l’intercepter, en tendant ses bras, bien malgré lui, car juste à la suite de ça, il recula de quatre, voir cinq pas pour finalement basculer - sous le poids de la jeune femme - tous deux se trouvaient au sol.

 Tiens, tout à l’heure tu voulais la tuer non ? Pour me faire pardonner de mon coup de pied, je te la laisse. Fais en ce que tu veux, libre à toi de l’exécuter. J’ai pas spécialement envie de me bat…

Il ne m’écoutait même plus. Il était obnubilé par autre chose? Qu’est ce qu’il regarde… Une photo ? Celle de ma veste ? Lockwood ?
Quand il leva les yeux vers moi, son regard était tout autre lui aussi.
Et la suite n'allait dépendre que de cet enfant.


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Sam 23 Jan - 22:29

Famille


" Nous ne discutons pas la famille. Quand la famille se défait, la maison tombe en ruine. "


Ouah, bordel, le con ! Il m'a jeté par la fenêtre quoi ! Si j'avais été un petit garçon comme les autres, la chute m'aurait sans doute tué ; veste ou pas pour me protéger. Ils ont quand même de sacrés bonhommes chez Central et l'Ordre Noir quand même, parce que je sais pas si à leur place j'aurai réussi à jeter un gosse par la fenêtre ; mais on ne parle pas de moi, je sais ! Eux, y sont censés être plein de bons sentiments et de toutes ces choses dégoulinante, que nous, Akumas, ont est censés être dépourvus. Enfin, on a des sentiments, je veux dire, mais pas comme eux ! On est pas mièvres et tout ça, on va pas avoir pitié, mais eux y devraient en avoir. La guerre a du les transformer en monstre, eux aussi. Ahah ! Et ce sont eux les gentils qui vont apporter le salut de l'humanité ? La bonne blague !


Ce fut alors avec un sourire large jusqu'aux oreilles que l'enfant-machine se décida à accueillir le corbeau sans veste ; ainsi que l'autre doctoresse qui semblait traumatisée par la perte de son si cher ami. Bah, c'était qu'un pauvre type de toutes manières, il avait eu ce qu'il méritait ! Il y avait des vermines comme ça, ayant fait la guerre ou non, qui ne devaient même pas avoir le droit d'atteindre un âge aussi avancé ! Pourquoi lui était toujours vivant et aussi mauvais alors que son âme, elle, Emily, avait périt alors qu'elle n'avait que dix ans ? Et Elliot, lui, treize ans ? De quel droit un vieux salopard comme cet homme pouvait avoir survécu toutes ces années ? Allez savoir. De toutes manières, il était mort maintenant, dans son lit comme le pauvre type qu'il était devenu ; ou avait toujours été. Et ça, ça faisait sourire le petit monstre avait encore plus de vigueur.

Envers et contre tout, Elliot déchanta bien vite face à la réaction de l'albinos.

" Oh c’est pas tous les jours qu’un akuma veut me taper la discute. Eh bien joué, tu l’as deviné ! Je suis bien un Corbeau. " répondit-il face à l'air brillant du gamin, " Sœur ? Frère ? Parents peut être ? ou alors un ami d’enfance ? Allez crache le morceau, qui ce gamin a tellement voulu revoir au point d'en faire un akuma et d'y laisser sa propre vie.. Eh pourquoi  pas  sa petite amie ? "

Surprit par de telles questions qu'il n'avait tout d'abord pas compris, l'enfant avait d'abord laissé son sourire se muer en une grimace étrange.. avant qu'elle ne se brise totalement face à l'évocation d'un rappel à la vie, et plus particulièrement de celui d'une petite amie. Elliot avait toujours profondément aimé sa cadette, et ça, il n'avait pas fallut être devin pour le comprendre.

" Ah c’est donc ça, il semblerait que j’ai moi aussi tapé dans le mille ! Oui après tout à l’âge où il est mort, c’est le début des premières petites amourettes de gamin.  Alors dis moi, ça fait quoi d’abriter son enveloppe.. celle de ton petit camarade ? "

De quel droit se permettait-il ?

Voyant rouge de rage, l'Oiseau en Cage sentit ses poings se refermer vivement, au point qu'il aurait pu s'en briser tous les doigts en un seul instant. Il allait abattre cet homme, sans lui laisser le temps de comprendre ; mais ce fut lui qui fut surprit. D'un coup, sans crier gare, le corbeau lui balança la rouquine. Elliot n'avait aucune envie de la rattraper, mais n'eut pas vraiment le choix, quand bien même on ne pouvait même pas parler de ça, plutôt.. d'interception. Joséphine lui était tombée dessus, et lui, fou de rage et de frustration, n'avait pu que tomber à la renverse, tandis qu'une feuille s'envolait dans les airs. Il aurait aimé leur hurler des insultes, leur cracher au visage son venin, mais autre chose attira bien vite son attention : le papier volant. Tous les enfants étaient facilement déconcentrés, et Elliot ne faisait pas acception à la règle parce que de la matière noire coulait dans ses veines. Interloqué, mais le sang toujours bouillonnant, il repoussa vivement la jeune femme sans vergogne, puis se redressa avant de se pencher vers la photo en noir et blanc, espérant découvrir le visage d'un éventuel amour de l'albatros afin de le retrouver et de le lui arracher juste sous ses yeux. Oh, ça lui ferait bien les pieds ! Il pourrait lui reparler d'amourettes comme ça, et on verra qui rira le dernier.

Toutefois, au lieu de tomber sur un portrait ou un couple, ce fut la photo d'une famille heureuse que l'américain découvrit : un père, une mère, et quatre enfants. Cette photo, Christopher l'avait déjà vue. Cette fillette aux cheveux noirs de jais et à l'air si innocent, il l'aurait reconnue entre mille, même avec des années en moins.

" Mais.. c'est.. Mathilde. " murmura-t-il tout en touchant son visage sur la photo de l'un de ses doigts, " Pourquoi.. est-ce qu'il.. "

Là, plus question de rigoler.

La pupille rouge - littéralement - l'enfant-machine sentit ses ailes déchirer à nouveau son dos, rejetant la veste du membre de Central par la même occasion. Sa peau reprit alors une teinte grise, significative de son passage au stade intermédiaire ; mais ce dernier ne dura pas longtemps. En l'espace d'un instant seulement, le monstre lâcha sa véritable nature prendre le dessus : adieu le petit enfant fragile qui vomissait pour un rien, c'était désormais un oiseau funeste de plus de quatre mètres de haut qui faisait face à l'albinos.

" Qu'est-ce que tu lui veux.. Hein ? " s'étrangla-t-il alors, avant d'ouvrir un large bec pour hurler : " Qu'est-ce que tu veux à ma maîtresse ?! "

Et sans laisser le temps à la doctoresse de s'échapper, il l'attrapa de l'une de ses serres et écraser son corps frêle sur le sol, d'une force telle qu'une rose de sang éclata sur la terre. Sans doute ne se relèverait-elle pas, la Joséphine, mais ça, Christopher s'en moquait bien.

" N'imagine pas pouvoir bénéficier de ma pitié, Corbeau. Répond-moi. " lança-t-il d'un ton froid qui ne lui était pas propre, " Qu'est-ce que tu lui veux ? "

Suite à ces mots, l'Oiseau en Cage planta son unique pupille totalement rouge dans celles de Levi ; à lui de jouer désormais. Son salut serait décidé en fonction de ses réponses.


Hrp:
 






Spoiler:
 
:: L’Oiseau en cage ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: L'Aventure !
Aime:
N'aime pas: avatar
Elliot C. Brooks:: L’Oiseau en cage ::



Elliot explore en #22427C

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 451 ▐ Autres Comptes : Allen W. / Aloïs L. / Beast B. / Elias B. / Nora L. / Rusty O.
Masculin
▐ RPG Age : 13 ans à jamais.
▐ Personnalité : Aventureuse !
▐ Parcours RP :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Quand un drôle d'oisillon croisa mâitre renard
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'oisillon et l'épervier (Fable 1)
» [REQUETE] garder le wifi en continu meme quand telephone vérrouiller
» [RESOLU] Quand mon tel est en veille, il ne sonne pas...
» TSR HD, c'est pour quand?
» La télé depuis quand ?

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Europe :: France-
Sauter vers: