Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. DEMON WARS
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Fête au village

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Fête au village
Dim 15 Fév - 23:16
Je fouille dans ma valise, à la recherche d'une tenue convenable. Kala me regarde faire, amusée. J'essaie les robes les une après les autres, noue des rubans, enfile des chaussures. Mais rien ne me semble adéquat. Ce soir, je ne fais pas que me promener. Ce soir, je vais à une célébration. La veille femme a tenté de m'expliquer ce que son village fête, mais mon espagnol étant très mauvais, je n'ai pas tout compris. Tant pis. Le plus important, c'est que je vais rencontrer pleins de mondes. J'ai tellement hâte.

Après des heures d'essayage, je n'ai toujours pas trouvé ce que je pourrais mettre. Surtout que je n'ai plus beaucoup de temps. Kala se lève alors, et sort une jolie robe en laine d'un placard. Elle m'explique qu'elle était à sa mère, qui lui a donné à peu près quand elle avait mon âge. Elle m'en fait maintenant don. Je ne sais quoi dire, ni quoi faire. Je comprends que cette robe est très importante. Sans oublier qu'elle est absolument magnifique. La moitié inférieur du jupon est couvertes de motifs chatoyants. Le reste du jupon est d'un rouge éclatant. En haut, c'est une chemise blanche avec des manches bouffantes. Je ne peux retenir ma joie et saute dans les bras de mon amie.
Elle m'aide à l'enfiler. La robe en elle même est assez lourde. Mais avec les nombreux jupons en dessous pour lui donner du volume, je me demande si je vais réussir à marcher. Elle est aussi un peu grande pour moi. Mais il a suffit d'un ruban mis en ceinture pour camoufler cela.
Mon amie m'aide ensuite à attacher mes cheveux. Elle me fait une tresse qu'elle ramène en couronne autour de ma tête. Lorsque je me retourne, je peux voir de la fierté et je la joie dans ses yeux. J'ai l'impression qu'elle me considère comme sa propre fille. Bien entendu, j'en suis heureuse. Mais j'ai déjà une maman. Et je sais que je vais devoir partir d'ici. J'oublie cette idée, et chasse avec elle les mauvaises ondes. Rien ne doit gâcher cette soirée.
Je reporte mon attention sur l’énorme tas de linges et d'autres affaires que j'ai créé au centre de la pièce. Sous une chapeau, j'aperçois mon appareil photo. Je me rends compte que je ne m'en suis toujours pas servi. Pourquoi pas commencer aujourd'hui ? Je le mets en place et l'essaie avec ma Maman d'un soir. Je suis loin d'être à l'aise avec l'appareil, mais le résultat me satisfait.

J'entends des voix dans la rue. La fête a déjà commencé. Kala essaie de me mettre en garde, vis à vis des inconnus, mais je ne l'écoute pas. Je suis bien trop absorbée par ce qui m'attend dehors. Et puis, des inconnus, j'en ai déjà croisés et tout s'est toujours bien passé.
J'attrape mon sac et le remplis de trucs plus ou moins inutiles. Puis le pied de l'appareil photo sous le bras, je sors. J'entends la vieille femme me crier un truc, mais je comprends pas. Ce devait être une dernière recommandation.

Dehors, tout n'est que couleur, lumières et rires. Les hommes, comme les femmes, portent des tenues magnifiques. Je me glisse dans la foule, à la recherche d'un endroit où je pourrais installer mon stand de photographie. Je finis par trouver un petit coin idéal. Il est éclairé par un feu, et il y a un mur de maison assez clair. Je ne sais pas ce que vont rendre les images avec de telles conditions, mais j'ai hâte de voir.
Quelques personnes, curieuses face à tout mon bazar s'approche timidement. Je les encourage à venir se placer contre le mur, à l'aide de gestes et de grands sourires. Lorsque je vois leur visage s'illuminer face à leurs clichés, je ne peux me retenir de rire. Ce n'est pas de la moquerie. C'est plutôt un mélange de joie et de gêne. Car, peu à peu, je suis devenue le centre de l'attention de toutes ces personnes. Et je n'en ai pas l'habitude. C'est un peu désagréable, sans vraiment l'être.
Alors, sans un bruit, je profite d'un moment de flou pour m’éclipser en silence et me fondre dans la masse des gens.

Un mouvement de foule me fait trébucher. Je me retiens comme je peux à l'homme devant moi. Rouge comme une tomate, je m'excuse de la gêne occasionnée, les yeux rivés sur mes pieds, remarquant ainsi qu'ils sont nus. Ce devait ça la dernière phrase de Kala, «  Tu n'as pas mis de chaussures ». Et c'est sûrement à cause de ça que j'avais aussi froid. Je comprends mieux. Cet éclair de génie me fait lever les yeux, retombant nez à nez avec l'homme bousculé. Enfin, nez à nez... C'est vite dit. Je suis fascinée par son regard. Je ne comprends pas ce qu'il exprime, mais je n'arrive pas à le quitter des yeux. Il faut que je le dessine. Ou mieux encore. Il n'a pas l'air péruvien. C'est donc en anglais que je lui demande, sans aucune gêne ni crainte :

 «  Accepteriez vous de vous faire prendre en photo ? »



© Halloween







Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Dim 22 Fév - 15:20




APERITIF

Des collines verdoyantes, des ruines majestueuses, quelques villages pittoresques, et des festivités. Partout, des festivités ! Tout avait commencé par une mission de routine, de reconnaissance : les indices d'une Innocence qui en réalité n'existait pas. Cela arrivait souvent. Hihihi ! Quelle importance ! Cette enquête n'avait constitué que les prémices de ma grande épopée. Vous savez comment les choses fonctionnent : je croise un joli corps, je le suis, je le chasse, je le châtie, parce que je l'aime bien, hihihi ! De fil en aiguille, je m'étais retrouvé dans un village qui se préparait à faire la fête. C'était splendide ! Hihihi ! Les gens s’affairaient aux derniers préparatifs dans les cris, les chants et la bonne humeur. Leurs sourires étaient d'ailleurs contagieux, je ne pus m'empêcher d'afficher le mien sous une large capuche de tissu noir et épais.


Des ruelles étroites et colorées, des maisonnettes toutes plus rustiques les unes que les autres et des costumes traditionnels amples terminaient de peindre la fresque de cette journée. Au sein de la foule qui gonflait de minute en minute, ma haute et large silhouette capée dans son habit noir me poussait presque à ne pas me sentir à ma place. Hihihi ! Mais puisque j'étais ce que j'étais, et qu'ils n'étaient que quelques piètres hommes, ma place était naturellement là où je le décidais. Et puis, j'étais repu pour une bonne partie de la soirée. Ce péruvien m'avait donné du fil à retordre, jusqu'à ce que ce soit son cou qui se torde entre mes mains, hihihi ! J'avais pris un grand plaisir à utiliser sa cuisine, rudimentaire mais chaleureuse et authentique. Le repas fut exquis. Malgré cela, je ne me plaignais pas de voir défiler devant moi toutes ces recettes ambulantes. J'étais comme une jeune fille de campagne partie faire du lèche-vitrine en ville. Hihihi ! Au pire, je repartirai l'esprit plein de merveilleux fantasmes et de grandes idées. Au mieux, ma faim dévorante me rongerait d'ici peu, et j'aurais alors tout le loisir de sélectionner mon repas dans ce fabuleux menu !


Une faim dévorante... Elle n'était pas synonyme de cannibalisme et d'horreur, ne vous méprenez pas. Elle peut simplement représenter l'horreur. Hihihi ! Peut-être faim est-il un terme inapproprié ? Peut-être devrais-je parler de soif ? Cette soif de sang qui me donnait mal au crâne et m'asséchait la gorge comme si l'on y avait plongé un brasero. Mais je préférais parler de faim, car j'aime cuisiner mes proies, hihihi ! Faire monter en eux l'angoisse et la tension... leur donner une chance pour la réduire à néant... voir leurs visages se tordre d'agonie et de désespoir. Je me délectais de toutes ces choses, de ces marques que je laissais sur leurs corps et dans leurs esprits. Je me nourrissais de ces cicatrices qui les réveilleraient au beau milieu de la nuit, après plusieurs jours, plusieurs mois, plusieurs années. Hihihi ! De leurs pleurs quand, sous les draps, ils s'empêcheront de fermer les yeux pour ne pas voir l'infâme visage de leur perdition.


Je reniflais leurs parfums de joie et d'allégresse. Ci et là, une effluve de peine me faisait frissonner, celle d'une âme tourmentée qui cherchait en cette soirée la possibilité de délaisser ses tourments. Et moi... j'étais celui qui se chargeait de rappeler qu'on ne peut leur échapper, hihihi ! Parfois, il fallait beaucoup de patience et de volonté, mais je suis plutôt quelqu'un qui aime prendre son temps. Ha ha ! J'aurais du emmener la petite Iris-Pia avec moi ! La petite enfant aurait pris grand plaisir à se trouver ici, et nous aurions pu jouer avec nos petites marionnettes jusqu'au matin. Mais les affaires d'akumas et leurs missions ne dépendaient pas de moi. Aussi restais-je seul, à camoufler mon visage autant que possible pour ne pas (encore) transformer cette joli fête de village en chaos innommable. J'eus également une pensée pour un Frère disparu dont c'était le pays natal. Le pauvre petit avait succombé à ses faiblesses humaines, hihihi ! Je devais avouer que ces Exorcistes avaient fait un travail propre et net sur son corps.


Perdu dans mes multiples pensées, je ne revins à la réalité que lorsqu'un corps en chute tire sur ma bure pour se rattraper. Je lui évitai de finir piétinée sous la foule d'un mouvement de bras. La jeune fille aux cheveux trop blonds pour être péruviens était aussi nus pieds que moi ! Une habitude que j'avais prise chaque fois que je découvrais un nouveau pays : fouler son sol le plus naturellement possible. Hihihi !


Son regard se leva sur moi. Sa petite taille lui permettait de parfaitement distinguer mon visage sous la capuche. Elle dégageait une forte aura d'innocence et d'insouciance. Je souris de mes dents limées, mes petits yeux gris rivés sur elle. C'est dans un anglais parfait qu'elle s'adressa à moi.  C'est vrai que je ne présentais pas réellement le type péruvien. Mon sourire s'étala un peu plus avant que je ne réponde. Déjà, des milliers de scénarios différents traversaient mon esprit, et ma gorge commençait lentement à se nouer...


« J'ai bien peur de ne pas avoir le genre de visages que la population aime voir chez eux. Hihihi... Mais je relève le défi ! Montrez-moi donc comment vous parviendrez à me magnifier, mademoiselle... »


Je posai ma large main blafarde sur son épaule pour l'encourager à me conduire. Dès qu'elle eut le dos tourné, mes prunelles étincelèrent d'une flamme avide et malsaine et mon sourire se crispa en un rictus sadique. Voilà qui risquait de m'amuser... hihihi !


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Fête au village
Lun 9 Mar - 14:54
Spoiler:
 

Je frissonne lorsqu'il pose sa main sur mon épaule. Je ne suis pas vraiment habituée aux contacts physiques. Et encore moins avec un inconnu. Mais j'oublie bien vite ce petit tracas, faisant attention où je mets les pieds. Je ne voudrais pas que quelqu'un me marche dessus. Je réfléchis aussi à comment je vais le « sublimer », pour reprendre ses mots. Ce n'est pas vraiment ce que j'ai envie de faire. J'ai envie de le prendre tel quel, dans sa différence. C'est vrai que son visage fait un peu peur, mais alors ? À quoi bon m'attarder sur cela ? Surtout qu'il en dégage une beauté particulière. Une forme de bestialité et de sauvagerie. Je me dis qu'une telle personne doit être redoutable lorsqu'elle s’énerve. Un peu comme Maman en fait. Sauf qu'elle ne s’énervait jamais.
Je bifurque dans la rue et arrive là où j'avais installé mon appareil, pour voir, horrifiée, les gens jouer avec. Je tiens énormément à cette machine et je ne sais pas quand est ce que je pourrais en trouver une nouvelle. Alors je m'approche en courant presque et en faisant de grands signes. Un peu comme pour effrayer les oiseaux.

 «  C'est fragile, faîtes attention ! S'il vous plaît ».

ils me regardent avec des grands yeux ronds, remplis d'incompréhension, puis de peur. Je comprends mieux pour les gens parlent de « barrière » de la langue. Jusqu'ici, je n'avais jamais été gênée. Mon Australie me manque un peu. Ils ne font bientôt plus attention à moi et reprennent ce qu'ils faisaient. Au bord des larmes, je vais vérifier qu'ils n'ont rien cassé.

Un enfant vient tirer le bout de ma robe pour me donner une fleur. J'imagine que c'est pour s'excuser. Alors je l'accepte, lui souris et la mets dans mes cheveux, touchée par l'attention. Puis, je me souviens de l'homme m'accompagnant et lui fais signe. C'est lui mon modèle ce soir, les autres attendront. Je suis tout de même surprise de voir l'effet que je leur fais, moi, le petite étrangère.
Il se place où je lui dis et me regarde. J'enfile ma tête sous l'espèce de petit rideau et commence les réglages. L'intensité du feu a baissé depuis tout à l'heure, il faut donc que je fasse attention. Je farfouille dans mon sac, à la recherche de deux trois accessoires qui pourront m'aider.

 «  J'y suis presque »

Un tout petit murmure, presque plus pour moi que pour lui. Un dernier truc ici, un autre machin là. Clic ! C'est tout bon. Je vérifie que le cliché ne soit pas flou, avant de lever le magnésium au dessus de ma tête.

 «  On ne bouge plus. »

Un flash de lumière, et le cliché est dans la boîte. Je le sors et regarde. Comme je le voulais, ses pupilles luisent légèrement, faisant ressortit l'intensité de son regard. Je pourrais essayer de repasser de la peinture sur sa tenue, pour contraster encore plus avec sa peau.

Fière de moi, je montre la photographie à mon modèle. Un nouveau portrait qui rejoindra ma petite galerie. Car je n'ai pas envie de le lui donner, comme je l'ai fait pour les autres. Et il n'avait pas l'air de vouloir une photo de lui. En même temps, il se voit dans les miroirs et les reflets de l'eau. Alors, à quoi servirait une image de lui même sur un meuble, à part prendre la poussière ?

 «  Vous m'avez offert quelque chose, à moi de vous rendre la pareille. Qu'est ce qui vous ferait plaisir ? »

Je replace une mèche de cheveux qui essaie de s'enfuir de ma couronne et lui souris.



© Halloween







Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Dim 15 Mar - 0:43




APERITIF

Je restai silencieux et insensible aux scènes qui se déroulaient sous mes yeux. Le temps d'un court trajet, la main sur l'épaule de la jeune fille comme le geste d'un vieil ami, je me contentai de savourer l'instant. La chaleur de sa peau sur ma paume, son parfum enivrant mon cerveau et aiguisant mes sens. Hihihi ! Ma gorge se serrait un peu plus. Ma bouche était une grotte asséchée qu'il allait me falloir abreuver. J'aurais pu m'éclipser et me trouver une réelle proie avec laquelle assouvir ces pulsions qui faisaient battre mon cœur au rythme de celui d'un drogué en manque de sa came. Mais... jouer le jeu était si plaisant... hihihi ! Je me cantonnais au rôle que l'on m'attribuait : celui de l'unique à saisir dans une seconde de sa vie, figée sur la papier. Ce n'allait malheureusement pas être la meilleure de mon existence, ha ha ha !


J'étais un pantin au service de cette jeune femme extravertie. Aussi restai-je stoïque lorsqu'elle accourut pour sauver son matériel. Sa douceur était contagieuse. Elle touchait les personnes de qui elle approchait, ce qui lui valut de recevoir une mignonne petite fleur de la part d'une main frêle et innocente. Hihihi ! Un signe de sa part et j'approchai, toujours aussi fermé, un simple sourire énigmatique sur le visage, comme celui d'un homme qui n'attendait que les instructions pour faire plaisir à une inconnue. J'étais... assez différent de cela, en vérité, hihihi ! Je me sentais comédien dans un théâtre de boulevard. On m'installa tel quel devant un drap grossièrement tendu. Quelle agréable sensation que de se jouer des gens ! On est là, sous un rideau de fausseté et de manières étrangères. On les regarde sourire, se satisfaisant d'avoir le contrôle. On les voit se complaire dans cette supériorité illusoire. Tout se passait comme elle l'entendait... alors elle souriait, elle montrait sa gaieté, sa gentillesse. Mais si... un seul pas de travers devait survenir... alors ce serait la panique ! Hihihi !


Un flash vint éblouir mes yeux d'aigle, et ne pus m'empêcher de cligner des paupières quelques secondes durant afin de reprendre mes esprits. Enfin... le peu d'esprit qu'il me restait. Hihihi ! Voilà bien longtemps que j'avais perdu mes esprits, semés tout au long de ma vie pour tracer un chemin macabre à travers le monde, jusqu'à une petite maison maudite au cœur de l'Angleterre.


La jeune photographe à la chevelure de blé vint fièrement me montrer son œuvre d'art. Contrairement à ce que beaucoup de monde pouvait sans doute imaginer, porter le regard sur mon propre visage ne m'affectait aucunement : je n'étais ni écœuré par cette vue, ni fier de ma prestance ou de ce qu'il incarnait. Bon... en fait, j'étais plutôt fier de ce qu'il incarnait. Mais à ce moment là, je n'y accordais aucune importance. Hihihi ! Tous mes sens étaient en alerte, depuis l'instant où celle qui s'était portée volontaire pour être ma prochaine proie s'était approchée.


 «  Vous m'avez offert quelque chose, à moi de vous rendre la pareille. Qu'est ce qui vous ferait plaisir ? »


Il ne m'en fallut pas moins pour étendre le plus grand des sourires sur ma face couturée. Merveilleux ! Voilà qu'elle me faisait explicitement part de son approbation pour la suite des événements, hihihi ! Je posai à nouveau ma main sur son épaule, mais celle que je n'avais pas encore dévoilé. Celle dont les dernières phalanges portaient des griffes d'acier acérées et que j'avais pris soin de masquer sous ma cape de voyage. Puis de me pencher vers elle, mon sourire carnassier tout près de son oreille.


« Jouer à cache-cache... Hihi... Un... Deux... Trois... »


Je me relevai sans la quitter des yeux, sans effacer ces dents de la vision que je lui offrais, mais en quittant son épaule, mes griffes glissant lentement sur le tissu de sa robe.


« Eh... réveille-toi ! Il ne te reste plus que cinq secondes... HIHIHIHIHI ! »


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Fête au village
Mer 18 Mar - 21:27
HRP:
 

Tout se passe bien. J'attends sa réponse, mon esprit vagabondant déjà sur d'autres sujets, à la manière d'un papillon. Le regard dans le vague, je sens sa main avant de la voir, me rétractant inconsciemment sous la pression. Je ne suis vraiment pas quelqu'un de tactile, alors qu'il l'est un peu trop. Son souffle vient caresser ma gorge et je devine qu'il veut me parler. J'ouvre de grands yeux lorsque j'entends ses paroles. Un cache-cache ! Mais quelle bonne idée. Toute une foule d'idées de cachettes me viennent. Mais elles s'envolent d'un coup lorsque je vois son visage. Je n'ai jamais jugé les gens par leur faciès, jamais. Et je ne porte pas beaucoup d'attention aux expressions qu'ils peuvent avoir. Mais à ce moment précis, je ne peux faire autrement. Un sourire malsain, sauvage, parcourt son visage. Je me fige et essaie de comprendre.
Alors je vois sa main, et les griffes métalliques qui la terminent. Mon cœur s'affole et mon esprit aussi. Pourtant, je reste immobile. Je ne sais comment, mais j'espère que rien de tout cela n'est vrai. Sa phrase vient immédiatement me contredire, me glaçant le sang. J'ai peur. J'ai affreusement peur. Mais je n'ai pas le temps d'y penser.

Sans un regard en arrière, je pars en courant au milieu de la foule, essayant de les éviter, son rire résonnant indéfiniment dans mes oreilles. Je manque de tomber à cause de l'un d'entre eux. Me voilà en train de maudire les habitants, alors qu'il y a peu je les admirais. À aucun moment, je ne pense à demander de l'aide. Alors que tous ceux qui m'entourent pourraient faire quelque chose. Je ne sais pas si c'est parce que je n' y pense pas ou parce que je veux les laisser en dehors de tout ça. Pire que mourir, vivre avec des morts sur la conscience. Je pencherai pour la première option, car à cet instant précis, plus aucune de mes pensées ne s'envole comme un insecte, je suis concentrée sur la situation présente, plus que je ne l'ai jamais été.
Il faut que je me cache. Il faut que je me cache. Mais je ne trouve rien de satisfaisant. Je tourne tout de même dans un ruelle sur ma droite. Je suis contente d'être pieds nus. Des talons m'auraient ralentie dans ma course. Le souffle court, je continue de prendre des rues au hasard. Les gens me regardent passer avec curiosité. Je ne les vois pas. Le sourire de l'homme me hante, m'empêchant de voir correctement où je vais.
A force de tourner dans tous les sens, me voilà revenue au point de départ. La panique et le désespoir m'envahissent un peu plus, alors que des larmes coulent sur mes joues. J'ai beau regardé dans tous les sens, je ne le vois pas. Je suis affolée, au milieu d'une foule faisant la fête. Je suis coincée. Alors je m'accroupis contre un mur et me bouche les oreilles, fredonnant une petite musique douce. Son rire est toujours dans ma tête, ainsi que son sourire.
Comme pour conjurer un mauvais sort, je prie pour que tout cela ne soit qu'un cauchemar, me balançant d'avant en arrière. Je continue de pleurer comme une enfant, les sanglots s'ajoutant aux tremblements de peur, secouant mon petit corps. Tous passent autour de moi et personne ne semble faire attention.
Je regrette d'être partie de chez moi, car ici il n'y a personne pour me protéger. J'aimerais sentir les bras de ma Maman m'entourant, l'entendre me chanter une berceuse pour me réconforter. Puis Andrew me raconterait une histoire et alors je pourrais dormir, serrant je ne sais quelle peluche contre moi.

Les yeux toujours fermés, j'attrape un bout de ma robe afin de le tordre dans tous les sens et compte jusqu'à dix, doucement, espérant retrouver mon calme. Une fois le chiffre atteint, je me relève. Mes mains tremblent toujours et pourtant, j'essuie mes larmes et me retourne avant de pousser un hurlement. L'homme, le monstre se tient devant moi, plus assoiffé que jamais. Je lui jette au visage la première chose à portée de main et rentame ma course.
© Halloween





Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Sam 4 Avr - 13:48




PLAT

Ah ! Comme je pouvais le sentir ! Ah ! Comme je pouvais le voir ! Ses sens s'affoler. Son esprit s'embrumer. J'entendais ses poumons s'agiter, brassant l'air à toute vitesse. Et son cœur... Ah, son cœur ! Il pompait le sang comme jamais ! Du sang ! Du sang ! Vite, il fallait du sang au cerveau ! Pour mieux réfléchir ! Et aux muscles pour mieux fuir ! Allez, corps, esprit ! Dépassez vos limites et sauvez-moi la vie ! Hihihi ! Je m'en délectais d'un sourire qui, bien que sincère, restait tout à fait humble et sans prétention. L'organisme humain était tellement passionnant ! Jamais je ne pourrais me lasser de l'entendre fonctionner, s'activer et mettre les vapeurs pour faire toujours plus. Hihihi ! Jamais je ne pourrais me lasser de l'admirer et de l'étudier... tout en détail... Ha ! Ha ! Ha ! Et si j'allais étudier celui-ci qui s'enfuyait déjà au loin ?


Ouin ! Ouin ! Ouin ! Elle s'enfuit ! Pauvre petit Goro, il perd sa petite proie ! Hihihi ! Je pris une grande bouffée d'air pur et m'élança dans la foule comme une ombre immense, silencieux et calme. Nul besoin de courir... elle me tomberait dans les bras. Nul besoin de chercher et nul besoin de s'affoler. Tout vient à point à qui sait attendre... Et j'aimais particulièrement les choses lorsqu'elles étaient à point. Hihihi !


Je marche, encore. La foule ne s'agite plus dans un chemin tout tracé. La petite tête blonde s'était arrêtée. Elle était à n'en point douter dans un petit coin renfermé... recroquevillée et gémissante. Ouh ! Comme c'était excitant ! J'étais un enfant à Pâques. Au milieu de mon grand jardin, il me fallait retrouver mon petit œuf d'or. Hihihi ! Une seule différence pourtant : je savais parfaitement où se trouvait mon petit œuf. Au milieu de la foule, j'arrête mes pas. Je ferme les yeux et souris. Le souffle calme et profond. Je ressens chaque vie autour de moi. Chaque cœur qui bat à l'unisson. Une parfaite harmonie qui me donnait des spasmes nerveux, comme si je devais résister au son strident d'une griffe sur un tableau noir. Mais dans cette paix joviale, un petit tambour résonne. Il grandit et grandit. Il se rapproche. Un crescendo qui devenait assourdissant, recouvrant tout l'orchestre des rues.


D'un bond je surgis entre deux passants, le bras en avant. Ma main se referme sur un bras et ma poigne la stoppe immédiatement dans sa course. Mieux encore, je la tire vers moi et l'enlace entre mes bras puissants. Impossible pour elle de résister. Mes griffes d'acier lui caressaient les cheveux. Autour de nous, la foule commençait à s'agiter.


« Chut... chut... Calme-toi, voyons... On dirait que tu as vu un fantôme... Hihihi ! »


Le Leurre faisait toujours son petit effet, hihihi ! Une petite illusion de ma silhouette et ils revenaient dans les jupons de tonton Goro en pleurant. Je continuais à lui caresser le crâne du bout de mes doigts armés, prétextant l'étreinte pour la garder prisonnière dans mon étau. Si les passants venaient à trop s'en mêler, la situation pouvait vite dégénérer... pour moi comme pour eux. Hihihi !


« Tu ne voudrais pas que ces gens meurent à cause de toi, n'est-ce pas... ? C'est une si jolie fiesta ! Hihihi.... Rappelle-toi ce gentil petit garçon qui t'offrit une fleur. Il nous observe... je sens son doux parfum à des kilomètres à la ronde... hihihi... S'il en vient à te croire en danger... je l'éventrerai et j'exposerai son corps mutilé juste là-bas, tu vois ? Oh, et je ferai en sorte qu'il reste vivant le plus longtemps possible. Il ne faudrait pas qu'il rate son moment de gloire, hm ? Hihihi... »


Ma voix s'était éteinte progressivement, d'une voix enjouée à un murmure menaçant. Je relâchai la jeune fille et m'accroupis devant elle, un sourire radieux aux lèvres et les mains sur ses épaules.


« Regarde-moi... Regarde-moi ! Hihihi ! Ris avec moi... Montre à tous ces gens que tu es heureuse d'être avec moi. Ou je les ferai tous tués. Ha ! Ha ! »


Mais progressivement, j'enfonçais dans la chair de son épaule mes griffes acérées.


« Ha ! Ne crie pas ! Ne crie pas ! Ris avec moi... hihihi ! Ou alors crie, si tu veux. Je m'en fiche ! Après tout si tu cries, toi tu seras libre. Promis ! Mais le Pérou va connaître une sacrée chute démographique. Hihihi ! »


Je sens l'acier déchirer la chair, vibrante dans mes doigts. Et je jubile. Et je jubile ! Hihihi ! Quelle fantastique fiesta.


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Fête au village
Sam 2 Mai - 22:58
J e cours sans regarder autour de moi. Comment a t' il fait pour me retrouver ? L'objet l'a t' il touché ? Est il juste derrière moi ? Comment vais je réussir à fuir une bonne fois pour toute ? Alors que des centaines de questions jaillissent dans mon esprit déjà embrouillé, je rentre dans quelqu'un.  Et pas n'importe qui. Je m'apprête à bredouiller des excuses lorsque je me rends compte de la situation. Me voilà prise au piège dans les bras de celui auquel j'essaie d'échapper. Il me somme de me calmer, comme un père consolant son enfant ayant fait un cauchemar, caressant même mes cheveux. Sauf qu'il est le cauchemar.
Je suis incapable de reprendre mon souffle. Je suis incapable de réfléchir correctement. J'essaie de me débattre, mais c'est peine perdue avec ma petite force. Il me parle à nouveau et vient nourrir ma panique. Si je fais quoi que ce soit, il s'en prendra à eux. Des civils. Des innocents. De pauvres gens qui n'ont rien à voir dans tout ça. Mais d'ailleurs. Qu'est ce que tout ça ? Un malade qui me coure après. Mais c'est tout. Je n'ai rien fait pour. Je voulais juste profiter de la fête et immortaliser un visage atypique. Je ne  suis qu'une petite idiote. Je pensais être prête à affronter le monde, mais j'en suis incapable en réalité. Je ne suis qu'une rêveuse.
Je réprime un haut le cœur en mettant des images sur ses paroles. Et mes larmes coulent plus encore alors qu'elles devraient s'arrêter. Je ne veux pas. Je refuse qu'il ne leur arrive quoi que ce soit. J'essaie de le dire, mais aucun son ne sort de ma bouche. Mes lèvres ne font qu'articuler une prière en silence. Il s'accroupit face à moi, faisant de son mieux pour être certain que je le vois. Je ne le lâche pas du regard et essaie d'oublier ceux qui nous entourent, ce sera plus facile pour me concentrer. Il me regarde avec avidité et suffisance. Il a gagné, et il le sait.

Je renifle bruyamment et essuie une dernière fois mes larmes. Ses mots m'ont éteinte. Plus aucune pensée ne traverse mon esprit. Je ne souhaite même plus survivre. Plus rien. Plus que du vide. Un vide béant qui me ronge de l'intérieur, faisant de moi une poupée sans vie. Je ne sens pas la morsure de l'acier dans ma chair. Je n'entends pas les murmures de la foule se demandant ce qu'il se passe. Les yeux baissés vers le sol, c'est à peine si je respire. Et une idée, une seule idée me vient. Une idée toute simple. Une idée facile.
Je souris à mon bourreau et passe ma main sur sa joue mutilée. Quelle étrange sensation qu'une peau abîmée. Il a l'air surpris. Ou alors ce n'est qu'une illusion. Un masque qu'il porte pour mieux se moquer de moi. Peu m'importe. J'inspire calmement et arrive enfin à articuler une phrase.

Je ramène ma main contre ma poitrine et reste là, le fixant. Je suis redevenue sereine et ai accepté ma mort. C'est triste, c'est vrai. Mais entre ça et le massacre qu'il propose... Et puis, quand on y regarde de plus près, j'ai déjà parcouru un petit bonhomme de chemin. J'ai rencontré des gens incroyables. J'ai vécu des aventures magnifiques. Certes, pas autant que je l'aurais voulu. Mais c'est toujours mieux que rien, non ? Alors si je le dois, je suis prête à mourir. Et puis, personne ne sait ce qu'il nous attend « après ». Alors, quelque part, une forme de curiosité m'habite.

  «  La mort doit être une aventure extraordinaire, vous ne pensez pas ? »

Je ferme les yeux sans m'arrêter de sourire. Les murmures se taisent peu à peu, et le foule nous oublie, se concentrant sur la fête. J'écoute tous ces bruits qui m'entourent, les gravant dans ma mémoire une dernière fois. Les pas rapides des enfants. Les voix lasses des mères. Celles graves des hommes. Les éclats de rire, les sanglots d'un amour impossible, les cris de joie, et surtout la musique. Je me concentre et peux entendre les rythmes des corps qui dansent. C'est beau. C'est enivrant.

Non, vraiment, je ne regrette pas. Quel meilleur endroit pouvais-je avoir pour mourir ?
© Halloween





Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Lun 25 Mai - 14:58




TROU NORMAND

Odeur printanière, l'énergie de la jeunesse... Et cette jeune fille en fleur qui s'épanouissait devant moi ! Hihihi, quelle beauté ! Voilà. Ma gorge était sèche et mes muscles tressaillaient à l'idée de me jeter sur elle. Je me fichais bien de ce qu'elle était, de ce qu'elle pensait, de ce qu'elle combattait. Le seul combat que je menais était contre moi-même, hihihi ! C'était mon instinct, mes pulsions contre ma raison... Il fallait que je la tue, que je plonge mes mains dans ses entrailles encore tièdes, que je me repaisse de son sang... Mais je ne pouvais pas ! Il ne fallait pas ! Non, non, non ! Hihihi... Je devais la garder, comme une précieuse petite poupée. Parce que je m'amusais tellement avec elle, hihihi! Elle était si belle derrière son rideau de larmes. Je peignais de mes yeux le plus doux des tableaux. Aussi n'avais-je pas imaginé un seul instant le voir s'éteindre sans que je n'y fasse rien, subjugué que j'étais par la langoureuse douleur qui traversait son corps et son âme.


Pourtant son visage s'irradia d'un doux sourire... et sa main vint caresser ma joue, comme celle d'une fille aimante envers son pauvre père malade ! Je fronce mes sourcils, quelque peu surpris par ce changement de ton soudain. Ne manquerait plus qu'elle me fasse une belle demande en mariage péruvien, hihihi ! En tout cas, je ne souriais plus... Quelque chose se tramait dans l'air. Notre bulle avait encore renforcé sa membrane, et plus personne ne pouvait interrompre cette union si particulière de deux âmes incompatibles.


Ses larmes avaient arrêté de couler. Son souffle était calme et reposé. Elle me fixait du regard, aussi ne pouvais-je défaire le mien : c'était un défi qu'elle me lançait, et je me devais de le relever avec brio, hihihi ! Sans cela pourtant, j'aurais levé les yeux au ciel et soupiré avec mépris. Le coup de l'acceptation de la mort, on me l'avait déjà faite. Bien souvent ce n'était qu'un masque, pensant que ceci me déstabiliserait. À force, on s'y fait, hihihi ! On attrape ce masque à plein main, on l'arrache de leur visage et on l'écrase en un coup, les yeux éblouis par le désespoir qui se dessine dans les leurs.


« La mort doit être une aventure extraordinaire, vous ne pensez pas ? » lança-t-elle alors, comme envahie d'un souffle divin et philosophique.


Elle ferme les yeux et je lève les miens au ciel, pour enfin laisser aller mon mépris. Ce n'était même pas drôle. Voilà que je me retrouvais blasé ! Hihihi ! Moi, blasé ! Au beau milieu du Pérou, en plein milieu d'une fête de village. C'était un comble qu'il me fallait bouleverser. Après tout... j'étais celui qui avait les cartes en main, je ne devais pas la laisser dominer le jeu par sa soi-disant malice. Si elle faisait ça pour m'empêcher de la tuer – comme c'était un peu le cas, je devais bien l'avouer, hihihi ! – je pourrais lui rendre tout de même service et lui trancher la gorge proprement et immédiatement. Hihihi ! J'en mourrais d'envie... si seulement elle pouvait prendre conscience de toutes ces images qui me traversaient l'esprit... et qui nous mettaient tous deux en scène. C'en devenait presque indécent tant elles m'émoustillaient ! Hihihi !


Mais si elle acceptait réellement sa mort, je ne voudrais pas lui faire le plaisir d'accorder cette faveur. Après tout, il est tout à fait logique de pousser le malheur des suicidaires à bout, en les obligeant à vivre encore et encore. Hihihi ! Il fallait qu'elle comprenne bien ma façon de penser... aussi la tins-je plus fermement par les épaules et levai les yeux au ciel, le visage exagérément marqué d'une moue lasse et faisant semblant de réfléchir à ses paroles. Puis de reporter mon attention sur elle.


« Je ne crois pas non... » murmurai-je en hochant la tête de droite à gauche. « Et je vais te dire pourquoi... » lançai-je toujours plus doucement, avant de reprendre une voix normale. « La mort, c'est... la fin d'une bougie. Quand celle-ci arrive à son terme, elle s'éteint et ne laisse rien derrière elle : ni flamme, ni chaleur, ni odeur... La vie, c'est tout ce processus qui mène à l'extinction de la bougie. C'est la flamme et sa chaleur, sa lumière. C'est la cire qui fond et coule comme ces jolies larmes que tu retiens, hihihi ! Et ce qu'il y a de beau dans une bougie... c'est qu'elle n'est pas figée. La flamme peut vaciller. On peut la réduire ou la faire exploser. On peut en produire beaucoup de fumée ou peu. Mais jamais... jamais, on ne peut ralentir sa course jusqu'à l'extinction... à moins de l'éteindre nous-mêmes. Hihihi ! Alors tu vois moi... je suis un enfant face à une bougie. Je contemple ta flamme. Je joue avec, je la réduis à presque rien, puis je la refais jaillir de plus bel. Et comme un enfant, peut-être déciderai-je de t'éteindre quand j'en aurai suffisamment profité. Mais honnêtement... » repris-je en un murmure, agitant les doigts devant mon visage pour lui dire d'approcher le sien. « … je commence à peine à m'amuser... hihiHIHIHI ! »


Je me redresse brusquement et remets mes vêtements en place.


« Bien ! » lançai-je d'une voix forte et enjouée. « Tu sais quoi ? On va inverser les rôles ! Toi tu prends ça ! » Je lui mis dans la main un long couteau joliment ouvragé, que je sortais de ma bure. « Tu me chasses, tu me trouves, tu me plantes. Hihihi ! Laisse-moi seulement préparer le terrain ! » ajoutai-je avant de claquer des doigts.


Un dôme obscur se forma tout autour de nous. Au milieu du village, trente mètres de diamètre se retrouvaient plonger dans l'obscurité d'une nuit de pleine lune. À l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur, la panique écrasa la population locale. Je souris et commence à me dérober dans cette foule aux abois. De loin, je lance un dernier message à la jeune fille en marchant à reculons : je fais mine de planter un couteau, je montre quelques péruviens autour de moi, puis je lève les pouces, le tout accompagné de grimaces de satisfaction.


Une bien étrange manière de dire : Et si tu veux planter quelques villageois au passage, ce serait sympa !


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Fête au village
Jeu 18 Juin - 19:00
J'attends, calme et sereine. Mais rien ne vient. Je commence alors à m'interroger. L'aurais-je lassé ? Va t' il s'en prendre à quelqu'un d'autre ? Je revois les images de l'enfant massacré et ouvre les yeux en vitesse. Il est toujours concentré sur moi. Mais il a l'air différent, comme agacé, méprisant. Tant mieux ou tant pis ? Que dois-je en penser ? D'ailleurs, a quoi penser tout court. Je croyais que ma vie allait prendre fin, et je suis préparée à cela. Alors pourquoi s'est il stoppé ?
Comme pour répondre à mes questions muettes, il se met enfin à parler. Et l'ironie du sort vient presque me gifler. Nous avons donc la même façon de concevoir la vie. Même si je n'y ai jamais vraiment réfléchi, je me retrouve dans ses explications. Sauf qu'une fois la bougie éteinte, je suis persuadée qu'il y a autre chose. Mais quoi ? Là est le mystère.
Il se relève, et me tire une grimace de douleur en enlevant ses griffes de mon épaule. Je recommence alors à respirer et ramène ma main sur ma plaie. Elle saigne quand même pas mal. Et si je connais plein de trucs, je suis une véritable novice en médecine. Il faudrait que tout cela prenne fin rapidement pour que je puisse me faire soigner. Mais il l'a dit lui même. Il a encore envie de s'amuser. Alors jouons. Jouons jusqu'à l’épuisement.
Il me tend un énorme couteau, un peu trop lourd pour moi. Pendant qu'il continue de parler, j'admire l’œuvre d'art que j'ai entre les mains. Chassez le naturel et il revient au galop. Le manche est magnifique, couvert de gravures.
Je n'ai pas le temps de m’étendre un peu plus sur ce petit divertissement, car tout devient noir. Je lève les yeux au ciel, cherchant la cause  d'un tel phénomène. Comme unique réponse, le visage satisfait de mon bourreau.
Oh. Je m'en doutais déjà quelque peu suite à la course poursuite, mais je suis de nouveau tombée sur quelqu'un d'extraordinaire, à la manière de Ryuji ou d'Aniel. Je les croise vraiment tous. Fascinée malgré moi par la situation, un sourire étend mes lèvres. Sourire qui devient rire devant les  grimaces qu'il me fait. Toute peur ou panique a disparu de mon esprit. Après tout, la seule menace pour le moment c'est moi, non ? Ou a t' il l'intention de tricher ?

Je reste immobile, le temps que mes yeux s'habituent un peu au noir environnant. Je n'y vois pas grand chose, mais c'est toujours mieux que rien. Contrairement à la foule, je n'ai pas peur du noir. J'ai toujours vécu la nuit, alors ça ne me fait aucun effet.
Je commence à avancer, doucement. Je me concentre pour ré-invoquer les souvenirs de la soirée et visualiser les rues telles qu'elles étaient. Ça marche plus ou moins bien. Car si j'ai une bonne mémoire, je n'ai pas eu le temps de regarder dans tous les sens. Et la panique ambiante ne m'y aide pas beaucoup non plus. Dans leur fuite, les gens ont fait tomber de nombreuses choses à terre. Je trébuche alors, et m'écorche les pieds. Mais je continue. Nous avons attaqué une partie, nous devons la finir. Quel qu’en soit les conséquences.
Une chose bouge sur ma droite. Le temps que je regarde, il est déjà trop tard. Était-ce lui ? Ou était-ce un simple villageois, apeuré. Je ne dois faire aucune erreur. Je ne dois faire de mal à personne. Je ne sais même pas si je serai capable de lui faire du mal à lui.
Resserrant l’étreinte sur l'arme entre mes mains, je reprends ma marche, avançant droit devant moi.

  «  Au fait. Nous ne nous sommes pas présentés. »

J'essaie de parler le plus fort possible pour qu'il m'entende, ou qu'il soit. Ce dont je n'ai pas du tout l'habitude. Enfin, je crois que ce n'est pas ce soir que je vais pouvoir m'attacher à mes habitudes...

  «  Je m'appelle Lily. Et vous ? Oh, ne vous inquiétez pas, je doute que cela m'aide à vous trouver. Dîtes vous plutôt que je suis horriblement curieuse. »

Je ris légèrement en disant cela. C'est certain que pour être curieuse, je le suis. Je me demande bien qui, dans une telle situation poserait encore de telles questions.  Elle a pas tout son esprit la petite. Jamais les paroles de ma voisine n'auront été aussi justes.

  «  J'ai une autre question. Non. En fait, j'en ai plein. Mais une à la fois, non ? Comment avez vous réussi à faire une telle chose. Je vais peut être vous paraître folle, mais c'est incroyable. Et fascinant. »

Arrivée à une intersection, je tourne à gauche et continue d'avancer, écoutant le moindre bruit, la moindre respiration. Quelqu'un me bouscule et je tends alors l'arme devant moi. Par chance, je n'ai touché personne. Pas encore. Mais je sais que ça viendra. Alors je m'y prépare aussi.

  «  Je ne suis pas folle. Je suis juste différente. »

En réalité, je suis un peu plus que cela. Mais c'est beaucoup trop compliqué pour en parler en chassant quelqu'un dans le noir, non ?.
© Halloween





Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Mer 8 Juil - 16:54




TORD-BOYAU

Une belle promenade sous un clair de Lune, dont les rayons ressemblaient à s'y méprendre à ceux d'un soleil maladif... hihihi ! Partout les gens hurlent et piétinent, se bousculent et reviennent à cet instinct le plus primaire du chacun pour soi. Mon espagnol était particulièrement grossier, aussi ne m'arrêtai-je pas pour questionner un habitant local... mais je restais sceptique sur l'utilité de fuir et de hurler face aux ténèbres. Hihihi ! Qui peut donc avoir la brillante idée de fuir pour échapper à la tombée de la nuit ? Je comprendrais plutôt la panique des gens qui, à l'extérieur de ce dôme obscur, ont vu une demi-sphère englober une part de leur village, de leurs amis, de leur famille.


Les rues devenaient peu à peu désertes et le silence de plus en plus pesant. J'adorais cela, hihihi. Sous ma bure se dessinait le fin sourire de ma satisfaction. J'étais peu à peu plongé dans mon élément. Tout me laissait croire que la vie de cette jeune demoiselle allait arriver à terme. Elle jouait à un jeu dont elle ne connaissait aucune règle... puisque c'est moi qui les écrivais au fur et à mesure. Hihihi !


« Au fait. Nous ne nous sommes pas présentés. »


Je l'entends qui s'adresse à moi, à ma gauche, plus ancrée dans les ténèbres que moi, qui arrivais à la frontière de ma propre fortification. Je m'arrête et ferme les yeux, comme pour savourer le moment où sa voix voluptueuse caresse mon oreille sensible.


« Je m'appelle Lily. Et vous ? Oh, ne vous inquiétez pas, je doute que cela m'aide à vous trouver. Dites-vous plutôt que je suis horriblement curieuse. »


Je souris à l'entente de ce joli mot : « horriblement ». Que savait-elle de l'horreur, elle dont le visage peignait la pureté des anges, et l'esprit flirtait avec l'innocence de l'enfant ? Hihihi... Je ne réponds pas et me contente d'avancer en direction de sa voix, silencieux comme le vent, prudent comme la proie que je m'efforçais à être. Hihihi... Comme c'était stimulant ! Et en même temps... je ne m'amusais pas autant que je l'avais espéré. Cette gamine prenait une assurance qui m'irritait, et jouait un jeu qui me ne me plaisait guère : celui de l'imperturbable. C'était à peu près similaire au jeu de la résignation, qu'elle avait joué un peu plus tôt en pensant sa mort toute proche. Maintenant, plutôt que de rester la jeune fille perturbée dont la vie ne tenait qu'à un fil – un lourd fil tissé de tortures et de longues minutes d'agonie, certes, mais un fil tout de même, hihihi ! – elle préférait se montrer forte, presque une égale à moi, qui aurait ses chances de rivaliser.


Amatrice, hihihi !



« J'ai une autre question. Non. En fait, j'en ai plein. Mais une à la fois, non ? Comment avez vous réussi à faire une telle chose. Je vais peut être vous paraître folle, mais c'est incroyable. Et fascinant. »


Je soupire et souris à la fois. Ne jamais passer à côté des bienfaits de la flatterie. Hihihi ! C'est que j'avais mon petit orgueil, il fallait bien l'admettre ! Et en même temps... elle s'enlisait dans une platitude déconcertante. Et si j'allais lui faire face, aurait-elle le même détachement à me planter ce couteau dans les tripes, ou allait-elle redevenir celle qu'elle est vraiment lorsque la réalité lui ferait face ?


Je la vois au loin, à un carrefour, elle prend le chemin opposé au mien. Je la suis, masqué dans l'ombre.


« Je ne suis pas folle. Je suis juste différente. »


Je contourne par de petites ruelles, incapable de la perdre grâce à son odeur. Cette senteur d'Occident si particulière dans un monde isolé. J'avais la gorge sèche et les traits crispés. Il était temps de finir tout cela. Je tourne à une ruelle, puis une nouvelle. Me voilà nez à nez avec celle qui pointait un large couteau dans ma direction.


« Tu es juste... comme tout le monde. » soufflai-je alors même que je lui faisais tout juste face.


Tout se déroula en un instant, j'avais débarqué et lancé ma phrase. Puis un sourire rapide, à peine une seconde. Je saisis son poignet et tire d'un coup sec. Son arme déchire ma peau et ma chair. Elle entaille mes muscles et perce mes entrailles. Je me mis à rire à gorge déployée, toussant et crachotant. Je fais tourner le couteau dans ma chair sans relâcher la prise de la jeune fille. Qu'elle soit témoin de sa première expérience, elle qui souhaitait être une égale. Hihihi ! Le sang coule le long du manche et envahit ses mains et les miennes. J'en crachote également, dans des toux entre deux rires hystériques. Ma bouche est pleine de mon propre sang, je m'en délecte. Je survivrai... hihihi !


Puis mon rire, toujours aussi puissant, se transforma. Il devint de plus en plus aigu, de plus en plus sinistre, de plus en plus fluide. En quelques secondes à peine, il s'était métamorphosé en un cri strident et surnaturel. Le  Cor de Chasse allait faire son œuvre et immobiliser quelques minutes la jeune fille. Retirant en un cri semblable à l'extase la lame plantée dans ma chair (en fait, c'était un peu de l'extase, hihihi!), je pris la fuite à travers les ruelles escarpées du Pérou.


Il n'avait jamais été question de tuer, ou de dévorer. Le seul but que je visais, toujours, était celui de laisser une marque... Une large trace de sang dans l'esprit de chaque proie. Si vraiment la dénommée Lily était « différente », comme elle aimait le dire, alors peut-être aurait-elle pris plaisir à sentir mon sang couler sur sa peau de soie, sa lame percer ma chair et déchirer mes muscles... peut-être était-elle déjà en train de me poursuivre, excitée par les sensations de mon hurlement. Peut-être avais-je réveillé un monstre. Ou peut-être n'était-elle qu'une enfant, perdue dans un monde qu'elle ne comprenait pas, qu'elle ne comprendrait jamais. Là où elle chercherait sa place et errerait pour l'éternité. Celle qui fait semblant, et qui pleure la vérité. Ou peut-être... peut-être... était-elle assez stupide pour ne vraiment pas s'attacher à toutes ces choses que nous venions de vivre... Hihihi ! En tout cas moi, j'en avais pris un grand plaisir.


Je me dirigeai vers la porte menant vers l'Arche la plus proche. Il me fallait me soigner, car demain est un nouveau jour. Et chaque jour offre son nouveau lot. Hihihi...


avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Fête au village
Dim 12 Juil - 16:43
Je continue d'avancer, à petits pas. Il n'a répondu à aucune de mes phrases. Peut être m'a t' il laissée seule ? Qui me dit qu'il ne triche pas, qu'il est sorti de ce noir pour aller commettre le massacre tant attendu. Je panique un peu et tourne le regard dans tous les sens, persuadée qu'il n'est plus là. C'est à ce moment qu'il apparaît, face à moi.
Si je sursaute en l'entendant, c'est la seule chose que je suis capable de faire. Car ce qui suit se passe très vite. Trop vite. L'homme m'attrape le poignet d'un geste sec et plante l'arme dans quelque chose de tendre. Presque aussitôt, un liquide chaud coule sur mes mains. Je comprends ce qu'il fait et essaie de l'en empêcher, de lutter. Mais je ne suis pas assez forte. Pas du tout même. Alors je ne peux que subir sa folie.
J'ai envie de lui parler, ou plutôt de hurler. De lui dire d'arrêter, qu'il va finir par se tuer. Lui demander pourquoi il fait ça. Mais je suis trop confuse pour formuler la moindre phrase. Je suis juste concentrée sur toutes ces sensations. Les chaire que je mutile, le sang qui coule sur mes mains, la respiration de l'homme sur mon visage, ses mains sur mon poignet, sa toux atroce, mon cœur qui bat beaucoup trop fort pour ma petite poitrine, la sueur qui coule le long de mon dos. Tout cela forme un horrible mélange qui couvre la moindre pensée, la moindre émotion. Je ne suis plus qu'un animal, privé de sa conscience.
Il rit. Comment peut il rire alors qu'il est en train de mourir. Quel homme est fou à ce point ? Ou déconnecté de ce qui l'entoure. Est ce qu'il ne ressent pas la douleur ? Son rire me glace le sang et me vrille les tympans. Toujours incapable de la moindre action, c'est à lui d'agir. Il enlève enfin l'arme de son flan. Je me sens alors légère, et en même temps terriblement lourde. Je l'entends partir et lève les yeux en sa direction.

La lumière revient à la normal, et la foule se précipite à l’intérieur de l'ancien dôme, cherchant à protéger les éventuels proches pris a piège. Quelqu'un me bouscule, mais je ne réagis pas. Je fixe mes mains. Je n'ai même plus la force de pleurer. Je regarde, c'est tout. Je n'entends plus rien, je n'ai plus conscience de ce qu'il se passe autour de moi. Je suis concentrée sur cette couleur vermeille, sur cette chaleur macabre, et sur l'arme toujours entre mes doigts.
Mes jambes flageolent et je tombe sur le sol. Quelqu'un m'attrape le bras. Quelqu'un me parle, d'une voix douce et rassurante. Quelqu'un me met une couverture sur les épaules. Je relève le menton et vois Kala, la mine inquiète. Je fais des vas et viens entre son visage et mes mains. Elle me sourit, comprenant mon mal et me caresse la joue.

«  Ça va aller. »

Non, ça ne va pas aller. J'ai faille tuer un homme. Et maintenant que l'horreur de l'instant est passée, je suis envahie par une autre sentiment. Une autre impression. Quelque chose de dégoûtant. J'ai aimé. Je n'ai pas aimé tuer ou blesser. Mais j'ai aimé la sensation de la chaire. La chaleur du sang. C'était nouveau, c'était étrange, mais c'était agréable. Je retiens un haut le cœur avant de me lever, avec l'aide de mon amie.

Arrivée chez elle, je me déshabille. J'enlève une à une les pinces de mes cheveux et les libère. La vieille femme me lave les mains et le visage. Elle nettoie ma plaie à l'épaule et la bande. Je reste silencieuse, comme éteinte. Enfin, je m’effondre sur le lit, épuisée. C'est un sommeil sans rêve qui m'attend.

Le lendemain, je fais mes sacs et repars. Je n'ai plus rien à voir ici, et je ne veux pas rester. J'embrasse mon amie et lui promets d’écrire. L'homme qui me servira de guide est prêt. Il prend mon énorme valise et la met dans sa charrette. Un dernier câlin, un dernier adieu et je quitte le village, direction le Mexique. Dans ma besace, un nouvel objet a rejoint ma collection. Et j'espère du fond du cœur que je n'aurai jamais à revoir son propriétaire pour le lui rendre. Enfin, je crois.





Merci ♥:
 

L'Enfant de la Lune

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Découvrir le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Lily PennyworthL'Enfant de la Lune

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem


Lily rêve en #FF6699


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 499 ▐ Autres Comptes : Laoghaire & Cie
Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Coupable
▐ Parcours RP : EN PAUSE
13/4 Indisponible.

www ۞ Sehrazat [7]

www ۞ Anne [7]
www ۞ Aloïs & Emile [1]
www ۞ Maugrim [10]
www ۞ Maugrim [1/3]
www ۞ Mary [15/3]
www ۞ Elliot [3/3]
www ۞ Maugrim & Oliver

www ۞ Sheryl [1]
www ۞ Oliver [5]
www ۞ Rhian


www ۞ Anne, Phoenix, Célania
www ۞ Maugrim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Fête au village
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Fête au village
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» REILLANETTE , le VILLAGE DE TIDOU , EXISTE
» construire son village de sylvanians
» Le Gaumont Disney Village classé 1e par Le Figaro
» VENTE VILLAGE LEMAX NOEL HALLOWEEN
» Un village hippie va disparaître

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Amériques :: Autres pays-
Sauter vers: