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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Une famille absente - PV : Izû

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Une famille absente - PV : Izû
Dim 1 Mar - 12:18


UNE FAMILLE ABSENTE


PV ABEL & IZU - PORTUGAL


Abel avait le poing serré, les dents de sa mâchoire du bas venaient doucement grincer contre celle du haut. Il était frustré, il venait tout juste de quitter le bureau d'un collègue qui ne lui avait offert qu'un faux espoir détruit concernant l'emplacement de sa fille. Elle était la seule chose qui lui restait et qui lui permettait de croire. Il ne s'imaginait plus avoir une vie simple, belle et avec le moindre espoir de changement. Elle était la seule. Quel âge avait-elle maintenant ? Pratiquement 20ans. Lorsqu'il avait cru la perdre elle n'en avait que 2. Elle devait avoir changé, tellement changé. Peut-être qu'elle ne souvenait même pas de lui. Avait-elle oublié son père, sa mère et tous leurs beaux souvenirs ensemble ? Peut-être qu'elle le fuyait ? Peut-être qu'elle ne voulait pas le rencontrer alors qu'il la cherchait désespérément.

Il traîne les pieds, fixant le sol, plus boudeur qu'en colère, il y avait cru, il pensait que le moment des retrouvailles était enfin là. Il aurait voulu la retrouver, la regarder, l'admirer même. Ressemblait-elle à sa mère ? Ou plutôt à lui son père qui n'avait pas été capable de se rendre compte de sa survie avant quelques années ? Il se sentait coupable d'avoir pu la croire morte, il se sentait coupable de ne pas avoir été présent pour la protéger. Il aurait dû être là, il aurait dû les protéger toutes les deux. Il secoue la tête, il ne doit pas penser à ça, il ne devrait jamais repenser à cela, mais la culpabilité agit comme une drogue, elle fait souffrir, mais vous ne pouvez pas vous empêcher d'y revenir encore et encore. Elle vous empoisonne l'esprit jusqu'à ce que vous deveniez fou, abandonnant face à votre regret.

Abel était à présent perdu dans les rues d'une ville portugaise dont il n'avait pas retenu le nom, trop occupé à espérer retrouver sa fille. Une jeune femme aux cheveux roses hérité de sa mère était pourtant plus visible que n'importe qui. Mais peut-être qu'elle était réellement morte, peut-être qu'elle n'avait pas survécu, peut-être qu'il l'avait perdu elle aussi. Il secoua légèrement la tête, il ne pouvait pas imaginer cela. Il continua sa route, ne faisant pas plus attention au paysage qu'aux personnes autour de lui. Il voulait seulement rentrer et oublier cette journée et cette phrase qu'il avait entendue quelques heures plus tôt : « Nous l'avons perdu. » Soudain, comme si le hasard souhaitait le faire souffrir ou bien le consoler, des bruits d'enfants résonnèrent dans la rue. Abel chercha du coin de l'oeil d'où pouvait provenir ces sons. Il posa alors les yeux sur un petit parc où jouait une bande d'enfant.

Un léger sourire pris le visage d'un brun et il s'arrêta un instant, ses longs cheveux bruns dans le vent et ses yeux rouges presque nostalgiques. Il s'avança alors dans le petit parc, trouvant un banc libre pour s'asseoir et regarder les enfants jouer. Il n'avait jamais pu voir sa fille faire cela alors aujourd'hui il en profitait un peu, comme s'il pouvait imaginer le visage de sa fille sur l'un de ses enfants.

« Abby, tu me manques. »
Damoclès

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Re: Une famille absente - PV : Izû
Mar 3 Mar - 21:34
Je m'étire et ouvre les yeux. Crack et Momo sont déjà en train de s'habiller. Ils me sourient et me saluent. J'enfile ma veste en frissonnant. La matinée est fraîche. Nous déjeunons en silence, tous plus ou moins réveillés. À mes côtés, une place est restée vide. Ça fait longtemps qu'on n'a pas revu Tyki. Les mineurs n'en parlent pas, mais il suffit de les regarder pour deviner qu'ils sont aussi inquiets que moi.
Je les accompagne jusque la mine, où je leur dis au revoir. Ils plongent dans les entrailles de la Terre, en compagnie d'une dizaine d'autres gueules noires. J'attends de longues secondes, puis finis par faire demi tour. Les mains dans les poches, je me demande ce que je vais pouvoir faire. Je n'ai pas très envie de travailler. Et après les crises que j'ai faites la fois passée, je préfère ne pas recommencer. Je blanchis en me souvenant de la sensation d'étouffement.
Je ne suis plus très loin de la maison, lorsque j'entends des rires. La bande d'enfants avec laquelle j'ai joué la dernière fois arrive en courant vers moi. Le chef, le plus grand, me regarde avec un air de défi.

 «  Et bien moussaillon, on essaie de déserter ? »

J'ouvre de grands yeux, cherchant à comprendre le sens de sa phrase. La fille derrière pouffe dans sa main, alors que son petit frère lui tire la manche pour lui demander ce qui est drôle.

 «  Aujourd'hui, on est des pirates. Alors, ça te dit ?
- Oui ! »

L'autre garçon me tend alors un vieux bout de tissue. Je le saisis et le tourne dans tous les sens, cherchant quelque chose de marquer.

 «  Ça, c'est notre signe. Ça prouve que tu fais partie de l’équipage. »

Mon cœur se pince et mes joues prennent un couleur rosée en entendant ces mots. Je fais partie de leur équipage. J'ai des amis vers lesquels me tourner si ça ne va pas. Je ne suis pas tout seul. Crack, Momo et Tyki vont être content de l'apprendre. Enfin, si Tyki revient. Je sers le chiffon en regardant le sol. Une main posée sur mon épaule vient me tirer de ma rêverie. Je relève la tête et croise le regard interrogateur du petit chef. Je lui souris sous mon masque pour lui montrer que tout va bien. Mais l'inquiétude est toujours présente.

 «  Au fait, on t'a pas demandé ton nom. »

Et je n'ai pas pensé à le leur donner. Je ne pensais pas les revoir. D'ailleurs, je ne les avais pas croisés jusque là. Je crois qu'ils vont à quelque chose appelé école. Momo dit que l'école, c'est comme une prison pour les enfants, sauf qu'en plus, on y mange ceux qui sont pas sages. Et à chaque fois, Crack lui tape l'épaule en disant que c'est pas bien de mentir et que je vais croire ces propos. Mais je suis un grand garçon, alors je sais que ce sont des bêtises. Enfin, j'évite quand même de passer trop près de l'école, on n'est jamais assez prudent.

 «  Je m'appelle Izû. Et vous ? »

Le Capitaine me présente tour à tour les membres de notre équipage. Il s'appelle Marco, l'autre grand garçon aux cheveux noirs s'appelle Enrico. La fille se nomme Francesca, et son petit frère Mathéo. Lorsque les présentations sont finis, ils partent en courant et en hurlant, et je les suis.
Nous jouons ainsi un long moment. Parfois, je m'arrête le temps de reprendre mon souffle ou de faire passer une quinte de toux. Mais je retourne bien vite dans notre aventure.

Nous affrontons une mer déchaînée. Marco, en bon capitaine, nous donne des ordres clairs sur les gestes à effectuer si nous voulons sortir de là vivants. Mais horreur ! Là, au milieu des flots apparaît le Kracken. Il nous attaque avec ses tentacules, menaçant de nous faire chavirer. Heureusement, nos puissant canons, et l'adresse d'Enrico nous permettent de nous en sortir, faisant fuir le monstre. La mer se calme et le beau temps semble pointer le bout de son nez. Nous accostons sur une île déserte.

 «  Il y a sûrement un trésor ! » crie Marco.
« Et peut être des cannibals... » ajoute Francesca.

J'ai un peu peur à l'idée de croiser des sauvages voulant me manger tout crû. Mais je reprends mon courage. Un pirate n'a peur de rien !

 «  Moussaillon Izû.
- Oui Capitaine ?
- Vous et le moussaillon Mathéo allez inspecter cette partie de l'île, pendant que le canonnier Enrico et moi même inspectons cette partie. Quand à vous, vigie Francesca, vous allez garder le navire. Qui sait, peut être que le Kracken pourrait revenir. »

Nous lui répondons tous en cœur.

« A VOS ORDRES MON CAP'TAINE ! »

Je prends la main du petit Mathéo, et nous partons explorer notre bout d'île déserte. Il s'agit en réalité d'un petit parc. Mais je suis certain que nous allons y trouver pleins de trésors.
Soudain, mon compagnon moussaillon tend le doigt devant lui en me regardant.

 «  Diiiiiiiiiiiis. Tu crois que le monsieur là bas c'est un crannibale ? »

Je lève les yeux en direction du bout de son doigt. Un homme se tient face à nous. Il fait peur et à l'air ailleurs. Je n'ai pas envie de rester là, et encore moins de lui parler. Mais un pirate n'a peur de rien. Et aujourd'hui, je suis un pirate. Alors, si c'est un cannibale, je dois avertir le Capitaine. C'est avec une voix peu assurée que je m'adresse à l'enfant.

 «  Mathéo, va dire à Marco qu'on a trouvé un habitant de l'île. Et on dit cannibale. Pas crannibale. »

Il hoche la tête et part en courant en direction du reste de la bande.
Moi, je reste là, à fixer le monsieur. Il ressemble un peu à Tyki. Enfin, Tyki avec des cheveux longs,et sans ses lunettes. Je ne sais pas si c'est à cause de cette infime ressemblance, ou si je suis inquiet par l'air triste que prend son visage, mais je m'approche à petits pas.

 «  Tout va bien Monsieur ? »

Je reste à bonne distance de lui, intimidé par cette aura qu'il dégage. J'espère de tout mon cœur que ce n'est pas l'un de ses sauvages voulant me manger.



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Re: Une famille absente - PV : Izû
Sam 21 Mar - 10:27


UNE FAMILLE ABSENTE


PV ABEL & IZU - PORTUGAL


Abel prenait le temps d'observer chacun des enfants, un léger sourire pris naissance sur ses lèvres, il aurait voulu que sa femme soit là, mais impossible. Son sourire disparu, Eden. Il oubliait presque de lui adresser la moindre pensée chaque jour cherchant à fuir la douleur de son absence, la douleur de sa culpabilité. Il savait que ce n'était pas vraiment de sa faute, mais il se sentait mieux en pensant que si. Cela lui donnait une excuse pour ne pas l'oublier complètement. Il caressa alors du pouce l'anneau qui entourait encore son index. Il n'avait jamais réussi à l'enlever, il ne le pouvait pas tout simplement. Il aurait pu, il aurait pu tenter de trouver une autre femme, faire de nouveaux enfants et se créer une nouvelle famille, mais une tragédie comme celle-ci marque aussi bien le corps que l'esprit et il avait perdu tout envie de jouer au mari fidèle et au père aimant. Il cherchait encore le moyen de surmonter cela.

Alors qu'il ne s'y attendait pas vraiment, il aperçut deux enfants, ils étaient si petits que même lorsqu'il était assis il faisait prêt de deux têtes de plus qu'eux. Il les observa l'un et l'autre, le plus petit était brun et il s'échappa en un coup d'oeil pour rejoindre l'autre partie de la bande, quand au deuxième, il était un peu plus grand, les cheveux blonds et le visage barré par un masque, comme ceux que les médecins portent en cas d'épidémie. Etait-il malade ? Abel ne se risqua pas à engager la conversation avec lui, cela pourrait lui rappeler bien trop de souvenirs douloureux, mais c'était sans compter sur l'enfant qui se rapprocha à petits pas de lui. Les yeux rouges de Damoclès ne montraient que calme et détachement, il ne savait plus afficher autre chose sur son visage que cette émotion apparu après destruction de sa vie tout entière.

« Tout va bien Monsieur ? »

Je hausse légèrement un sourcil à la question. Les enfants avaient toujours eu cette facilité à lire les adultes. Les parents pensent que leurs enfants ne savent rien et qu'ils ne comprennent pas, mais ils ressentent avec tellement plus de force ce que les autres refusent de montrer. Il avait toujours été impressionné par cette faculté et encore aujourd'hui il se demandait encore comment cet enfant avait pu lire sur son visage presque stoïque qu'il n'était pas dans un de ses meilleurs jours. Il sourit de nouveau avant de poser ses coudes sur ses genoux pour s'abaisser presque à la hauteur de l'enfant et pour se rapprocher ne serait-ce que légèrement de lui. Il était plutôt effrayant, un visage pâle, deux yeux sanglants et rieurs et un rictus sur les lèvres.

« Non petit, pas vraiment. »

Il n'avait jamais aimé se confier, mais il n'avait jamais pu mentir non plus. Et puis cet enfant n'était pas un de ses collègues de central, il avait l'air si innocent, si heureux dans sa situation présente, malgré la chose qui l'obligeait à porter ce masque. Il le savait, les enfants étaient si forts et leur volonté d'être heureuse inconsciente et si présente est une chose que tous les adultes devraient désirer. Abel le fixait de ses deux pupilles rouges en se demandant comment était sa fille à cet âge là. Quel âge avait-elle aujourd'hui ? Presque 20ans ? Il ne l'avait pas connu au même âge que ce garçon. Il ne l'avait jamais entendu parler, quelle voix pouvait-elle avoir ? Il se souvenait seulement de ses cheveux roses qu'elle devait à sa mère et ses deux yeux presque rouges qui montraient bien évidemment qu'elle était sa fille.

« Et toi alors, pourquoi est-ce que tu viens parler à un vieil homme au lieu de t'amuser ? »

Damoclès

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Re: Une famille absente - PV : Izû
Mer 13 Mai - 14:36
J'avais vu juste. Je m'inquiète un peu plus, malgré moi. Je me rapproche d'un tout petit pas. Je ne dois pas parler aux inconnus, c'est vrai. Mais celui là m'inspire confiance. Un peu. Et ce serait déplacé de fuir en courant maintenant. Je fronce les sourcils au fur et à mesure que je déroule le fil de mes pensées. Et sa question me prend de court. Je sursaute presque. Je recule d'un pas, effrayé par sa voix grave. Pourtant, je ne sens aucune méchanceté, aucune menace dans ses mots. Alors je me détends un peu sans pour autant bouger.

 «  euh ... »

comment lui répondre ? Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Je l'ai fait, c'est tout. Je ne vois pas en quoi je suis obligé de me justifier. C'est bien un truc d'adultes ça. Toujours tout expliquer. Toujours chercher une raison partout. Alors que je n'ai fait qu'un pas vers un homme attristé.

 «  Je ne sais pas. »

je hausse alors les épaules. Que dire de plus.
Les enfants avec lesquels je jouais reviennent en courant vers moi. Je les avais presque oubliés. Ils restent à bonne distance  du sauvage présumé, effrayés. Matéo dit quelque chose en nous pointant du doigt, mais il est trop loin pour que je puisse l'entendre.
Je leur fais un signe de la main, et pourtant, ne les rejoins pas. Je ne veux pas laisser le Monsieur tout seul avec sa tristesse. Et je ne peux pas non plus l'amener jouer avec nous. Je reste immobile, tiraillé entre deux choix, deux envies, avant de finalement agir.
Je cours vers mes camarades et leur explique eu quelques mots la situation. Puis je retourne au près de l'homme et m'assois sur le banc à ses côtés, en prenant garde de rester à bonne distance.

Au diable les adages de Tyki. Il n'a qu'à être là. Comment un père absent peut il encore se considérer comme tel ? Je sers mes petits poings de colère et deux larmes roulent le lond de mes joues. Ma gorge se sert m'arrache une quinte de toux.
L'homme s'inquiète et s'enquiert de mon état, mais je recule avant qu'il ne puisse me toucher et lui montrer que tout va bien.
Alors que je suis celui qui est allé vers l'autre, me voilà maintenant muet de timidité. Une phrase, une seule, parvient à sortir.

 «  On ne devrait pas laisser les gens tristes tout seuls. »

Et un sourire.
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Jeu 18 Juin - 23:00

Une famille absente.
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« Je remplace ma perte par une douleur constante. Je m'enferme dans une carapace pour ne pas laisser sortir cette douleur qui m’emprisonne. »
Sa réponse fait sourire Abel. Il a toujours apprécié la compagnie des enfants, même si cela n'est jamais vraiment été réciproque. Il est un de ses hommes qui n'aurait jamais su vivre sans enfants, mais que personne n'imagine père. Un de ses hommes que l'on pense trop froid, trop peu intéressé par autrui, un homme qui ne saurait pas parler avec un être si petit. Son physique impressionne souvent les enfants et il leur fait peur, cela le fait rire et en même temps l'attriste. Les questions sont trop nombreuses dans sa tête, il se demande si sa fille aurait eu peur et si jamais en la retrouvant, elle a peur de lui, elle refuse de l'approcher ? Il aurait prêt du double de son âge et il ne saurait pas comment parler avec une jeune femme de 20ans. Comment pourrait-il s'y prendre ? Les enfants sont plus simples, ils n'ont pas de pensées compliquées ou de rancœurs. Ils arrivent toujours à trouver un bon côté à ce qu'il leur arrive. Il regarde alors l'enfant se retirer pour retourner avec ses amis. Les hommes ne devraient pas grandir. C'est naïf de penser que des enfants pourraient créer un monde meilleur, mais il aime à imaginer que le manque de responsabilité leur promet des jours meilleurs que ceux des adultes.

Il le voit alors revenir, surpris, il hausse un sourcil en voyant le reste de la bande aller jouer plus loin. Il reprend alors sa place, adossé contre le banc, son bras allongé sur le dossier d'une manière nonchalante et il laisse l'enfant prendre place à ses côtés en souriant. Lorsque l'enfant se met à tousser, son visage se transforme, il a soudain peur, comme aurait peur un père pour son fils malade. Il se voit en ce garçon, même si sa maladie n'est pas visible, même si sa maladie est cachée, même si sa maladie n'est apparue que plus tard, il se sent impuissant comme il l'a été, le jour où les premiers symptômes sont apparus. Il voudrait pouvoir aider l'enfant, mais il n'ose pas, ses gestes son maladroit et l'enfant recule. Lorsque la quinte de toux se calme, Abel reprend sa place sans que l'inquiétude ne quitte ses yeux.


« On ne devrait pas laisser les gens tristes tous seuls. »

Abel sourit, un sourire triste et léger.

« Est-ce que tu parles de moi ou de toi, quand tu dis "gens tristes" ? »

Il semblait avoir pensé à des souvenirs douloureux, comme ceux que je me ressasse jour après jour. La tristesse ne devrait être possible que pour les adultes.

« Si tu veux me parler, tu le peux, je ne suis pas vraiment doué pour étaler mes sentiments, mais je sais écouter. »

L'homme resta attentif, il souhaitait vraiment redonner le sourire à cet enfant. Peut-être qu'il souhaitait juste un moyen de prendre son rôle de père, ne serait-ce qu'un instant, ou souhaitait-il réellement que cet enfant lui sourit encore une fois. Il ne le savait pas et il se fichait de ses raisons, il voulait aider ce petit garçon.


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Re: Une famille absente - PV : Izû
Ven 10 Juil - 15:45
« E st-ce que tu parles de moi ou de toi, quand tu dis "gens tristes" ? »

Je rougis jusqu'aux oreilles et baisse les yeux sur mes mains. J'attrape un bout de mon pantalon et le tord dans tous les sens, comme pour évacuer ma gêne. Comment il arrive à faire ça ? Je n'y ai pas pensé en parlant, mais il a raison. Quelque part, je parle de moi.

« Si tu veux me parler, tu le peux, je ne suis pas vraiment doué pour étaler mes sentiments, mais je sais écouter. »

Je pince les lèvres et fronce les sourcilles, me refermant sur moi même un peu plus. Je ne veux pas l'inquiéter. Et puis, ce ne serait pas quelque chose de bien. Je vais l'embêter avec mes histoires. Mais il a l'air sincère en me disant ça. Et puis, il ne sait rien de moi, ça pourrait être plus facile. Un peu. Non, je n'ai pas le droit. Et pourtant, j'ouvre la bouche et commence à parler, sans vraiment réfléchir à ce que je dis.

«  C'est à cause d'un ami. Un ami très proche. Il... Il est parti. Et ... »

Une larme roule sur ma joue et tombe sur mes habits, à mon grand étonnement. Puis une deuxième. Bientôt, mon petit corps est soulevé par les sanglots. Mes phrases sont un peu plus décousues, coupées par mon chagrin.

«  Il me manque. Il... me manque... beaucoup. Et je sais pas.... s'il... va bien. J'ai... J'ai... J'ai peur. Je veux pas... qu'il m'abandonne. Je... veux... pas... être …. tout seul. »

Je pleure à chaudes larmes, me frottant les yeux. J'arrache mon masque, qui manque de m'étouffer et laisse aller mon chagrin. Je ne veux pas être tout seul. Pas encore. Bien sûr, il y a toujours Crack et Momo. Mais, qui me dit qu'ils ne vont pas me laisser eux aussi. Je ne suis qu'un poids pour eux, car pas assez fort pour travailler. Ou alors, ils vont être tués à la mine.
Et Lucas ? Est-ce qu'il va continuer de venir me voir ? Ou il va se lasser, et me laisser tout seul. Je ne veux pas. Je ne veux plus. Des mots me reviennent à l'esprit, portés par la voix douce et maternelle d'une femme. «  Tu ne seras jamais tout seul mon petit Izû. Maman et Papa seront là pour te protéger ».
Une douleur me prend dans la poitrine, redoublant mes pleurs. Je me penche en avant et laisse aller tout mon chagrin. Je ne vois pas le visage de l'homme. Je n'entends pas ses mots. Je n'entends que cette voix du passé, et cette même rengaine. «  Maman et Papa ». Je ne me souviens pas d'eux. J'ai l'impression de n'avoir jamais vécu avant de rejoindre ma petite troupe de mineurs. Mais ces mots sont là pour me prouver le contraire. Et me prouver qu'aussi fort qu'on aime quelqu'un, on peut l'oublier.

«  Il …. va. Il va. M'oublier. »

Non. Il a promis. Il m'a promis. Mais cette promesse me semble tellement loin. Comme appartenant à un autre monde. Une autre époque..
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Jeu 20 Aoû - 14:51

Une famille absente.
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« Les enfants sont une faiblesse qu'ont tous les adultes saints. Je ne peux rester sans faille face aux pleurs d'un enfant qui souhaite que je le réconforte. »

Le visage d’Abel semble rester impassible, froid, mais dans ses yeux une tristesse prend doucement place. Il se sent soudain impuissant, faible et inutile face aux pleurs de cet enfant. Il ne peut rien faire. Il aurait voulu le prendre dans ses bras, le bercer doucement pour qu’il puisse reprendre son calme, mais il ne le peut pas. Cet enfant n’est pas le sien, cet enfant, il ne le connaît pas et ce geste pourrait être très mal interprété. Il se contente alors de rester immobile, écoutant les paroles de l’enfant qui semble torturé par l’absence d’une figure paternelle. Le brun s’imagine alors sa fille dans le même état et si jamais elle pensait que son père avait réellement voulu l’abandonner ? Et si jamais elle pensait que son père l’avait tout simplement oublié ou que ses parents avaient souhaité l’abandonner ? La culpabilité refit surface dans le cœur du père et il ne put s’empêcher de compatir à la douleur de cet enfant. Après tout lui aussi avait été abandonné lorsqu’il était plus jeune par son père, il ne comprenait toujours pas ce choix, mais il ne pouvait pas continuer à en vouloir à un mort.

« Tu sais petit, si cet ami t’aimait vraiment, il ne pourra pas t’oublier. On n’oublie jamais un enfant que l’on aime. »

Il parlait en connaissance de cause. Il ne pouvait pas oublier sa fille et il n’oubliera certainement pas les pleurs de ce garçon. Les adultes ou au moins les plus saints ont tous cette faculté de vouloir venir en aide aux enfants surtout lorsqu’ils en ont vraiment besoin. Peut-être n’est-ce dû qu’à leur bouille véritablement adorable ou bien au fait qu’ils soient plus fragiles, mais Abel était une de ses personnes qui ne pouvaient pas abandonner un enfant lorsqu’il en a besoin comme ce jeune garçon.

« J’ai eu une fille lorsque j’étais plus jeune, mais le destin a voulu qu’elle me soit enlevée lorsqu’elle n’avait que deux ans. Je ne sais même pas si elle se souvient de moi ou si elle sait seulement que j’existe, mais malgré ça, je ne peux pas arrêter de la chercher. Je suis sûr que ton ami, même s’il n’est pas là pense à toi. »

Il ne connaissait pas son ami, mais si jamais un homme avait été capable de prendre un garçon tel que lui sous son aile et lui avait offert de l’amour, cet homme devait être quelqu’un de bien. Abel espérait vraiment que quelqu’un du même gabarie avait prit soin de sa fille, car ce qui importait plus que le fait que sa fille se souvienne de lui, c’est qu’elle soit heureuse et en bonne santé, il pourrait ainsi la retrouver et le revoir ne serait-ce qu’une fois, même s’il le sait, en tant que père, il ne pourrait pas s’empêcher de vouloir faire partie de sa vie.

« Au fait, je m'appelle Abel et toi ? Je ne voudrais pas t’appeler petit ou gamin durant tout le reste de notre discussion. »

Il lui tendit alors la main, seul geste qu’il était capable de faire en espérant ne pas effrayer l’enfant.


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Re: Une famille absente - PV : Izû
Ven 25 Sep - 20:18
Je pleure a chaudes larmes, impossible de m'arrêter. J'ai l'impression que ça fait des années que je n'ai pas eu un tel chagrin. Tout ce que j'ai gardé au fin fond de moi ressort. Toute la peur, toute la peine, toute la douleur. J'ai été abandonné, une deuxième fois. Ou du moins, c'est le sentiment que j'ai. Je n'arrive plus à croire qu'il va revenir. La Comédie a assez duré. Alors je pleure. Un chagrin de petit garçon, avec avec eau salé, morves et lourds sanglots.

« Tu sais petit, si cet ami t’aimait vraiment, il ne pourra pas t’oublier. On n’oublie jamais un enfant que l’on aime. »

Je relève les yeux, et essaie de m'essuyer le visage, mais c'est peine perdue.

«  C'est vrai ? »

L'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre me rassure un peu – à croire que je ne suis pas encore tout à fait prêt à oublier cette promesse – mais pas suffisamment pour arrêter mes larmes. Je continue de pleurer, me frottant les yeux avec mes manches, encore et encore. Ils doivent être tout rouges. J'ai mal d'ailleurs, mais je m'en moque. L'homme continue de parler, et j'essaie d'écouter ce qu'il a à me dire. J'étais là pour ça au début. Pour l'aider, parce qu'il avait l'air triste. Et au lieu de ça, je me suis mis à pleurer, devant un inconnu. Je ne suis qu'un bébé. Heureusement que mes amis ne me voient pas, ce serait la honte sinon. Ou alors ils s'en prendraient au monsieur. L'effroi de la scène me stoppe net dans mon sanglot, et je manque de m'étouffer bêtement.
J'entends son histoire, et les larmes reprennent d'elles mêmes. Mais ce n'est plus ma douleur, c'est celle de quelqu'un d'autre. Celle de cet homme qui semble n'avoir jamais pleuré.

«  C'est horrible. »

J'ai envie de lui demander s'il a réussi à la trouver, s'il a des indices pour cela. J'en oublie même Tyki. Ma pensée est toute entière dirigée vers cette jeune fille perdue. Pauvre Papa. Je culpabilise alors d'en avoir voulu à mon ami mineur. Peut être que lui aussi est triste comme ça. Peut être qu'il veut vraiment revenir, mais ne peut pas. Je ne suis qu'un petit égoïste.
Je me rends compte que mes larmes se sont stoppées, et j'essuie alors mes joues pour la dernière fois j'espère. Je sursaute même à sa question, que je trouve inattendue.

«  Euh … »

Alors que je viens de me confier à Abel, lui donner mon prénom me semble quelque chose d'impossible. Ce qui est ridicule. Je saisis la main qu'il me tend, et la secoue doucement. Ma petite paume disparaît dans la sienne, immense, ce qui me fait sourire. Il a la peau chaude, ce qui est étrange pour un cannibale aux allures de vampire.

«  Je m'appelle Izû. »

Je lui souris une nouvelle fois, revigoré par cette chaleur. Je retire ma main et la cache dans ma manche, rougissant d'un coup. Un silence se fait. Je cherche quelque chose à lui dire. J'ai envie de lui demander s'il a une femme, mais connaissant la vérité pour sa fille, je ne préfère pas. En fait, j'ai envie d'en savoir plus sur son enfant, mais ce n'est pas correct.

«  Vous.. Vous faîtes quoi comme métier ? »

Je lève les yeux vers lui, et attends sa réponse. Le soleil tape de plus en plus fort, et je regarde avec envie l'ombre d'un arbre un peu plus loin. Il faut aussi que je surveille l'heure. Je ne dois pas être en retard pour la sortie de la mine. Mais on dirait qu'on a encore un peu de temps. Alors je peux lui poser des questions. Mais peut être qu'il ne veut pas. Je me reprends aussitôt, quelques secondes à peine après lui avoir demandé.

«  Vous n'êtes pas obligé de répondre. Je ne dis pas ça parce que ça ne m’intéresse pas. Mais si vous … enfin. Peut être que vous ne voulez pas en parler. Je sais pas. C'est comme vous voulez. Mais si vous préférez, on peut aller marcher. Ou alors on peut manger un quelque chose. »

Mon estomac vient de gronder, me rappelant que je n'ai toujours rien avalé depuis le petit déjeuner. Mais je n'ai rien pour payer quoi que ce soit. Je sonde mes poches, à la recherche d'une pièce qui pourrait traîner, mais je ne trouve que le médaillon en argent. Ce ne sera pas suffisant.

«  On peut aussi aller jouer ! Enfin, si vous voulez bien sûr. »

Je me rends compte que je n'arrête pas de parler depuis tout à l'heure, qui plus est pour dire des choses inutiles, sans lui laisser le temps de placer la moindre phrase.


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Re: Une famille absente - PV : Izû
Jeu 29 Oct - 15:18


Une famille absente


PV ABEL & IZU - PORTUGAL


Abel n'était pas vraiment à l'aise de parler de sa fille Abby, mais il voulait réussir à trouver les mots pour cet enfant, pour le réconforter, même si son expérience dans le domaine était quasi inexistante. Les mots du garçon pour décrire son passé firent sourire l'ancien CROW, pas parce que sa douleur avait disparu, mais parce qu'il était touché par l'empathie de cet enfant. Il n'avait jamais connu ça à Central, tous sont si renfermé, si inhumain. C'est le métier qui fait ça. Il n'avait jamais entendu un de ses collègues prononcé le moindre mot sur la mort de sa femme et la disparition de sa fille. Il avait juste su qu'il devait se remettre au travail et cela le plus rapidement possible.

L'enfant glissa alors sa petite main dans la sienne et la sensation de tenir quelque chose de si fragile entre ses longs doigts apporta un peu de baume au cœur du cannibale désigné par les enfants. Il était rare dans son métier de pouvoir interagir avec des gamins, même si Central est connu pour recruter les futurs corbeaux très jeunes, on n'avait en aucune façon le droit de les traiter comme de simples enfants faibles et fragiles. Ils étaient des soldats, du moment où ils entraient jusqu'à leur mort. Abel était horrifié par cette pratique maintenant qu'il avait été père, mais lorsque c'était lui qui longeait ces couloirs il s'était simplement accommodé à ce sentiment de n'être plus que de la chair à canon. Le garçon se présenta après quelques minutes d'hésitation et finalement il commença à poser des questions, ce qui fit sourire de plus belle le géant.

« En réalité Izû, je fais un métier top secret. Un peu comme un agent secret, même si c'est bien plus ennuyeux. »

C'était vrai d'une certaine manière, même si la vérité était moins exaltante.

« Et ne t'inquiète pas, ça ne me dérange pas de répondre à tes questions, du moins dans la mesure du possible. »

Le brun se redressa sur le banc avant de finalement se lever, de ses 2m05 il était véritablement géant face au petit garçon, mais il était habitué à surpasser les autres par sa taille, même les adultes plus âgés que lui. Il ne cherchait pas à intimider l'enfant alors même s'il était très grand, il se munit d'un léger sourire pour lui parler.

« On pourrait aller chercher à manger si tu veux, je ne connais pas bien l'endroit, si tu peux me guider ça serait mieux. »

Son ton était doux, ou du moins le plus possible avec sa voix grave et il tentait avec toutes ses paroles et tous ses gestes de ne pas intimider l'enfant.
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Dim 3 Jan - 15:55
Je l'écoute me répondre, une fois que j'ai fini de parler. Son métier vient mettre des étoiles dans mes yeux. Agent secret. Je suis sûr que c'est pas ennuyeux, et qu'il dit juste ça pour pas que je retienne. Parce que je dois pas savoir. C'est trop secret comme il a dit. Mais il peut me faire confiance, je ne répéterai pas. J'ai pas répété quand la fois passée Tyki a demandé qui avait abîmé sa chemise, alors que je savais que c'était Momo. Alors quand il s'agit de quelque chose de top secret, bien sûr que je ne répète pas.
La suite de ses mots me rassurent un petit peu. C'est vrai que je suis quand même allé trop loin. La curiosité est un vilain défaut. C'est mon copain qui me l'a dit, c'est sa maîtresse qui leur a enseigné ça. Je ne sais pas trop ce que c'est qu'un défaut, mais je sais que c'est pas très bien. Et puis, moi j'aime pas quand on me demande des choses auxquelles j'ai pas envie de répondre. Alors c'est la même chose pour les autres, non ? Surtout Abel, qui a plein de secrets. Et il m'en a dit plusieurs ! Mais ça veut dire que je n'ai pas à savoir les autres. En tout cas, même si ça ne le dérange pas, je vais faire plus attention. J'ai pas envie de le rendre triste. Ou de le mettre en colère. Un léger frisson me prend quand j'imagine le Vampire s'énerver. Il doit faire très peur quand même.
Lorsqu'il se relève, ça vient confirmer mes pensées. Il est vraiment grand. Et il doit faire vraiment peur. Je n'ai pas envie d'être ses ennemis quand il part en mission secrète pour aller sauver des princesses ou voler des documents secrets. Comment je sais tout ça ? C'est des dames la fois passée qui en ont parlé, quand je livrais le journal. L'une a dit « Oh oui ! Je vais enfin pouvoir lire la suite de mon feuilleton. Le beau Thomas était en train de voler des documents pour arrêter une guerre et retrouver la femme de sa vie. » J'ai pas trop compris pourquoi c'était aussi important qu'il retrouve la femme de sa vie. En fait, je ne sais pas trop ce que ça veut dire que femme de sa vie. Mais tant pis. Ce n'est pas le plus important pour l'instant.
Je me concentre de nouveau sur mon nouvel ami, juste à temps pour le voir sourire. Il a vraiment l'air gentil quand il fait ça. Et il ressemble à Tyki encore plus.


«  On pourrait aller chez la boulangère là bas ! Ou alors, on peut aller chez le vieux Monsieur Jim. Il fait des gâteaux encore meilleurs ! »

Je me souviens qu'il m'en avait donné un une fois, après que je l'ai aidé. Mais je ne sais pas s'il nous le donnera cette fois ci. Je peux toujours lui dire que je reviendrai travailler. J'ai pas envie qu'Abel me le paie. C'est pas correct.
Excité comme une puce, je reprends sa main et l'emmène à ma suite. On se faufile dans la foule. Moi je passe inaperçu, mais c'est pas trop le cas du Vampire. En même temps, il est tellement grand ! Et puis, c'est un inconnu ici. Nous, quand on est arrivé, ça a été difficile de nous faire accepter. Il ne faudrait pas que ça créé des problèmes. Je pourrai toujours dire que c'est un ami des mineurs. Ça fera une excuse.
Je me souviens tout à coup que les copains doivent me retrouver dans le parc. Ils vont penser que j'ai été mangé ! Oh là là, mince. Il faut que je leur dise. Mais je crois que c'est trop tard, puisqu'on est dejà un peu loin du parc. Et puis, je peux pas laisser Abel comme ça tout seul d'un coup. Surtout que si je pars, il n'aura plus d'excuses. Et les gens vont faire des problèmes. Tant pis pour la bande. Et puis, on va peut être les croiser en marchant dans les rues. Vu que je me suis arrêté au milieu du chemin, un monsieur râle, et je baisse les yeux mal à l'aise. Je lui réponds pardon, mais aucun son ne parvient. C'est juste du silence. Je relève la tête vers Monsieur Abel et lui pose une question. Mais cette fois ci, tous mes mots font du bruit.


«  C'est quoi que vous aimez manger le plus ? Parce que si ça se trouve, vous allez pas aimer ce que je veux vous montrer ! Et ce serait bête quand même. »


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Souvenir troublant face à la réalité [PV : RIT]
Mar 12 Avr - 15:16


Une famille absente


PV ABEL & IZU - PORTUGAL


Il écoute la douce voix de l’enfant qui lui répond, il a soudain l’impression que le monde entier est différent, que derrière cette guerre avec laquelle il a grandit, un monde bien plus doux, bien plus supportable existe et qu’il en a été privé toute sa vie. Oh il ne regrette pas sa vie de CROW, parce que si ce monde peut exister, c’est bien grâce à la congrégation, à Central et à tout ce qu’ils font pour garder la population à l’abri et loin de tous ces massacres ou au moins du mieux qu’ils le peuvent. Pourtant aujourd’hui il se sent chanceux de pouvoir effleurer cette vie si simple, cette vie de civil où il aurait eu le droit de pleurer la perte de sa fille. Ou il aurait eu le droit de faire une pause dans sa vie pour pouvoir se reconstruire et non pas faire ce qu’il a fait, ignorer la douleur du mieux qu’il le peut pour se relever et continuer à travailler. Il n’a jamais prit le temps de souffrir de sa perte, il n’a jamais eu le temps de se rendre compte qu’il était veuf et de la vie que cela implique, il n’a jamais eu le temps de penser à ce qui pourrait advenir de lui après avoir tout perdu. Il n’a fait que se plonger tête baissée dans le travail et l’espoir de retrouver sa fille et qu’elle l’attend peut-être même quelque part.

Il n’a jamais connu une vie simple et pourtant en cette journée, il peut se permettre de se relâcher, d’imaginer un peu ce qu’il aurait pu être s’il n’était qu’un homme parmi tant d’autre. Aujourd’hui il peut se permettre d’être totalement lui-même et plus simplement le membre de Central qu’il s’est forcé à être durant prêt de 18ans maintenant, cet homme qu’il a tenté de rester pour oublier sa douleur et son chagrin sans vraiment jamais y arriver. Il se permet alors de prendre la main de cet enfant et de l'écouter lui et sa belle naïveté. Il a comme l’impression de renaître, mais il le sait tout cela ne durera pas. Il devrait rentrer au plus vite au QG et reprendre le travail. Ignorer le coup bas que vient de lui faire une fois de plus la vie et reprendre ce rôle qu’il joue à présent à la perfection. Aujourd'hui il se permet de sourire face aux autres, après tout peu importe, ici il n’est personne.

Oh il sait que peu importe où il va il attire l’attention, il est grand, bien trop grand et ses yeux rouges terrifie sur son visage pâle avec ses longs cheveux noirs qui lui donne réellement des airs de vampires ou de cannibales comme l’ont appelés les enfants dans le parc. Cela le dérangeait lorsqu’il était plus jeune et qu’il se souciait encore du regard des autres, mais il a apprit à s’en servir comme d’une aide pour sa vie. Après tout il n’y a que ceux qui ont réellement vu derrière son physique et qui ont apprit à voir l’homme derrière le monstre qui mérite réellement qu’il s’intéresse à eux. Et puis une autre chose, personne ne lui cherche jamais d’ennuis grâce à cela et ça lui a évité de nombreux problèmes dans la vie, parfois sans qu’il ne le sache. Qui chercherait des ennuies à un géant de 2m après tout ? Et puis il se connait, il sait qu’il est loin d’être ce lui que les gens imaginent lorsqu’ils le voient pour la première fois. Certains se poussent même sur son passage pour éviter de lui rentrer dedans de peur de le voir s’énerver alors qu’en réalité si cela venait à arriver, il ne ferait qu’une chose : s’excuser poliment même s’il n’est pas en tord dans la collision.

Pourtant cela n’empêche par un homme de râler parce que le jeune Izû s’est arrêté face Abel au milieu de la rue. Une douce colère l’envahit alors qu’il remarque le malaise de l’enfant, il a apprit à contrôler sa colère, mais il y a bien une chose qu’il ne supporte pas et se sont bien les gens qui s’en prennent aux plus faibles et surtout lorsque cela concerne les enfants. Peut-être seulement parce qu’il est parent lui-aussi ou simplement parce qu’il est comme cela, en tout cas il lance un regard noir à l’homme, un regard qui se veut terrifiant pour une fois. Il a apprit à user de son apparence plutôt que de ses poings lorsqu’il faut se montrer intimidant, après tout son physique lui permet de ne pas avoir à recourir à la violence et ça lui convient parfaitement.  Pourtant dès que l’enfant lui adresse de nouveau la parole, son visage s’adoucit et un sourire y prend de nouveau place, il ne veut pas l’effrayer après tout.

« Hum … J’aime tout ce qui est très sucrée. Sinon je mange de tout, sauf des enfants bien sûr … »

Un sourire rieur prit le visage d’Abel alors qu’il plantait son regard dans celui de l’enfant avec une joie qu’il se redécouvrait.
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Ven 29 Juil - 17:57
Tu ris aux éclats après la phrase d'Abel. Tu ne t'y attendais pas vraiment, et le trait d'humour comme la surprise avaient fonctionné. Tu essaies de retrouver un semblant de sérieux pour savoir où tu vas emmener ton ami. Si lui aussi aime les sucreries, ce devrait être plus facile. D'ailleurs, tu trouves ça un peu bizarre qu'il aime les choses sucrées, comme un enfant. Tu te demandes s'il ne répond pas ça exprès pour te faire plaisir. Puis tu réalises qu'en fait, ce n'est pas si extraordinaire que ça en a l'air.

« Je sais où on peut aller alors ! »

Direction la boutique du vieux Jim. Tu as confiance en lui, et tu sais qu'il pourra te faire l'avance de quelques biscuits. Tu ne lui a jamais fait faux bond, ce n'est pas aujourd'hui que tu vas commencer. Et puis, il est gentil le vieux Jim. Un peu bougon, mais c'est amusant de le voir râler. Tu te demandes s'il ne va pas être trop méchant avec Abel. Dans le doute, tu préfères le mettre en garde.

« Le vieux Jim, parfois il dit des choses méchantes. Mais il les pense pas. Faut pas lui en vouloir. »

Tu hausses les épaules doucement et souris avec les yeux, avant de te remettre en route. Il y a beaucoup de monde dans les rues, à tel point que tu te demandes comment c'est possible. Il doit y avoir une animation quelque part. Où alors il est arrivé quelque chose de mal. Tu penses immédiatement à tes amis de la mine, la respiration un peu plus saccadée que d'ordinaire, mais les gens ont des visages normaux voir heureux.

Tu te dis qu'il vaut mieux éviter les grandes rues et passer par les petits chemins. Surtout que le Vieux Jim, il habite au bord de la ville. Tu t'arrêtes quelques secondes, et visualises le chemin. Il ne faudrait pas vous perdre, ce serait bête quand même. Et puis, tu ne voudrais pas énerve Abel. Même s'il n'a pas du tout l'air méchant. Pas avec toi, en tout cas. Tu tournes à droite, dans une toute petite ruelle assez étroite. L'endroit n'est pas dangereux pour autant. En vérité, aucun endroit ici n'est dangereux. La ville n'est pas assez grande pour attirer les voyous.

Au bout du chemin, vous arrivez sur une route encore plus peuplée. Et il va falloir la traverser. Tu hésites un peu. Tu n'aimes pas quand il y a beaucoup de mondes comme ça. Tu as peur de te retrouver tout seul, au milieu de tous ces adultes. Léger comme tu es, il suffit d'un tout petit mouvement du foule pour que tu te retrouves plus bas sur la chaussée.
Tu décides alors d'attraper la grande main d'Abel.

« C'est pour pas vous perdre. »
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Dim 9 Oct - 12:31


Une famille absente


PV ABEL & IZU - PORTUGAL


Ses yeux rouges se posent sur l’enfant qui rit et son coeur se serre, ce rire, celui universel des enfants lui rappelle celui de sa fille, ce petit gloussement adorable qu’elle poussait quand il lui faisait des grimaces. Il avait mis longtemps avant de pouvoir l’entendre parce qu’il était effrayé, terrorisé à l’idée de faire peur à sa fille avec cette apparence qui terrifie, pourtant ce petit bout de même pas deux ans n’a jamais montré la moindre peur face à lui, face à ses deux mètres et son allure de monstre. Elle riait, ses yeux rouges eux aussi s’illuminant d’une joie sans limite face à l’amour de son père. Même après tant d’années il n’a jamais oublié sa frimousse, ses mimiques d’enfants qui commençait déjà doucement à avoir un sale caractère. Peut-être l’avait-il trop gâté, peut-être lui avait-il laissé trop de liberté, mais que pouvait-il faire d’autre, le travail prenait déjà une trop grosse partie de sa vie, impossible qu’en rentrant il puisse la punir pour quoi que ce soit.

L’inquiétude de l’enfant lui fait pousser un petit rire presque inaudible. Il est rare de voir des enfants s’inquiéter pour des adultes, surtout pour si peu. Ça l’adoucit et en même temps il se met à se poser des questions. Il a comprit assez rapidement qu’Izû était très certainement un orphelin en l’entendant parler de son ‘ami’ qu’il considère très certainement comme un père. Vit-il tout seul ? A-t-il faim ? Il est facile de deviner qu’il a une certaine faiblesse quand on voit le masque sur son visage et les cernes sous ses yeux, il est plus difficile de voir la force qui se cache pourtant en lui, cette force qu’il a sûrement dû développer par lui-même pour compenser cette faiblesse, pour ne pas être un poid. Abel le comprend et c’est pour cela qu’il ne cherche pas à couver l’enfant comme son coeur lui dit de le faire, c’est pour cela qu’il ne laisse pas l’inquiétude se lire sur ses traits, seulement sa joie.

Je ferais comme si je n’ai rien entendu si jamais ça arrive.

Ignorer les insultes. Ignorer les sous-entendus derrière les mots, l’inspecteur en était passé maître, pour son propre bien. Parce qu’au fond la personne qui l’a le plus critiqué avec les années, c’est bien lui-même. Pour avoir tout gâcher. Pour être si faible. Pour tout ce qui avait pu arriver dans sa vie. Il n’y a jamais plus cruel que soi-même. Il s’est longtemps détesté pour la mort de sa femme, se détruisant petit à petit de l’intérieur alors que le deuil le rongeait et le plus difficile était de devoir faire comme si de rien n’était lorsqu’il retournait travailler. Il a cru perdre la raison durant des semaines, peut-être la perdait-il réellement en réalité, il se souvient de les voir, toutes les deux, Eden lui reprochant de ne pas avoir été là ce jour-là, que par sa faute, par son absence sa fille est morte bien trop jeune. Il a su quelques temps plus tard que tout cela n’était lié qu’à sa maladie, que ce n’était pas le chagrin qui le poussait à se détester, mais son esprit malade.

Une main se glisse dans la sienne et il baisse les yeux vers Izû qui s’explique. La sensation le remue. Cette main si petite dans la sienne, cette main d’enfant qui le tire à travers la foule. Cette main d’enfant qui lui rappelle les balades qu’il faisait avec sa fille.

Je ne te lâcherais pas, Ab … Izû.

Sa vision se trouble, les traits de l’enfant se déforment alors qu’il revoit ceux de sa fille, ses cheveux roses foncés attachés en deux couettes pas à la même hauteur. Il n’avait jamais réussi à les aligner, mais elle refusait toujours que sa mère les remette en place, tellement heureuse que son père la coiffe lorsqu’il était là, tellement heureuse qu’ils puissent enfin passer du temps ensemble avant qu’il ne reparte. L’inspecteur cherche dans sa poche la boîte à cigare qu’il y cache précieusement avant d’en sortir d’une seule main une des gellules. Il l’avale et les larmes qu’il a refusé de laisser couler pour ne pas inquiéter l’enfant disparaissent. Son traitement. Il a failli l’oublier avec tout ça. Les traits d’Izû apparaissent et ceux d’Abby s’évaporent comme s’il n’avait jamais été là. La réalité apparaît pour faire disparaître le délire qui doucement avait commencé à prendre place.
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Re: Une famille absente - PV : Izû
Ven 4 Nov - 17:50
Ta main est toute petite dans la sienne, et ça te fait bizarre. Ça te rappelle Tyki, et les promenades que vous faisiez. Quand tu n’étais pas sur ses épaules ou dans ses bras, il te tenait par la main. Il avait toujours peur de te perdre.  

« Je ne te lâcherais pas, Ab … Izû. »

Tu hoches la tête, à moitié tiré de tes pensées. Il s’est trompé mais tu n’y prêtes pas attention. Tu as peur que « Ab » renvoie à quelque chose de triste. Quelque chose de passé et dont il ne voudrait pas se souvenir. Alors tu ne dis rien, Izû, tu restes silencieux.  Pourtant, tu vois bien qu’il ne va pas bien. Il sort une boite de ses poches et y prend un gellule. Est-ce qu’il est malade ? Tout ça ne te regarde pas, mais tu as quand même envie de savoir. Tu es inquiet pour Abel.

Mais lui semble aller mieux et te sourit de nouveau. Tu y réponds, sans arrêter de t’inquiéter pour autant. Tu ne veux pas que le Monsieur soit de nouveau triste. Il ne faut pas, non. C’est pour ça que vous allez manger des biscuits chez le Vieux Jim. Et Abel en aura deux fois plus, comme ça il ne sera plus triste. Ce n’est sûrement pas si simple, bien sûr. Mais ton petit esprit de petit garçon est persuadé que cette idée est la bonne. Alors tu presses le pas, petit à petit.

Vous traversez la foule et tu ressers la pression sur la main de l’Homme. Tous ces grandes personnes, ça te fait un petit peu peur. Tu es tout petit parmi eux, à la faute aux carences. Mais tu ne pleures pas Izû, tu ne trembles pas. Sinon, tu ne deviendras jamais un grand garçon. Et que diras Tyki lorsqu’il reviendra si tu es toujours un bébé.

« C’est pas très loin, on devrait bientôt arriver. »

Tu relèves la tête vers ton compagnon, comme pour vérifier qu’il est toujours là. Tu espères que ça ne le fatigue pas trop de marcher tout ça. C’est qu’il est très pâle quand même. Peut être que c’est à cause de Ab ? Alors tu te dis qu’il faut le faire parler. En plus, s’il parle, tu pourras être sûr qu’il est toujours là. Même s’il tient ta main, tu as besoin d’être rassuré, Izû.

« C’est comment là d’où vous venez ? »
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Re: Une famille absente - PV : Izû
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