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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]

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Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 10 Mar - 13:49
Comme chaque matin, je laisse mes deux amis à l'entrée des mines. Je leur fais un dernier signe et fais demi tour. Je me sens en pleine forme ! Alors je vais chercher un boulot.
Je fais le tour des boutiques et des marchands, puis des artisans, et enfin des maisons. Mais personne n'a rien à me proposer. Le peu qu'ils ont, ils considèrent que c'est beaucoup trop dur pour un petit comme moi. J'essaie de leur montrer que je suis fort, mais à chaque fois, ça se termine par une rire de mon interlocuteur, d'une caresse dans les cheveux, et d'un « rentre chez toi petit, ta mère doit s'inquiéter. ». Sauf que je n'ai pas de maman qui s'inquiète. Et je n'ai pas du tout envie de rester chez nous pour y être tout seul. Je sais !
Je me promène à nouveau dans les rues, mais cette fois ci, j'ai un nouveau but. Je suis à la recherche de mes compagnons d'aventure. Mais, où que je regarde, il m'est impossible de les trouver. Pourtant, j'ai cherché partout : le parc, les champs, dans l'arrière cour de la maison de Madame Andez... Il ne me reste qu'un endroit, et je n'ai pas vraiment envie d'y aller. Je n'ai pas envie qu'ils m'attrapent et me gardent prisonnier. Je me souviens de ce que  Momo disait à propos de l'école et frémis. Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et vais voir s'ils y sont.
Une fois devant la bâtiment, c'est la déception. Il n'y a absolument personne, ni aucun bruits. Peut être que ce que disait le mineur était vrai... ils mangent les enfants pas sages. Je ne cherche pas plus longtemps et fais demi tour en courant.
Arrivé dans le parc, je m'assois quelques minutes pour reprendre mon souffle. Ainsi, il n'y aura pas de pirates aujourd'hui. Nous ne partirons pas chasser des trésors, nous n'échapperons pas au Kraken. Je suis tout seul, encore une fois.
Je ramène mes jambes contre moi et pose mon menton sur mes genoux. J'en ai marre d'être tout seul, tout le temps. Et Tyki qui ne revient pas. Je sors le médaillon qu'il m'a offert de sous mon maillot et le regarde. C'est comme une promesse entre nous. La promesse qu'il va revenir. Mais ça fait longtemps maintenant. Il a dû m'oublier, c'est certain.
Un miaulement me tire de ma rêverie. Je cherche d'où est ce qu'il peut provenir, mais ne vois de chat nul part. Je me dis que je l'ai imaginé lorsque l'animal miaule à nouveau. Je me lève et regarde partout. Lorsque je le vois. Il est sur une branche d'arbre et appelle à l'aide.
Je ne sais pas très bien grimper aux arbres, mais ça me rend triste de le laisser tout seul, coincé là haut. Et puis, peut être que si je le descends, il va passer la journée avec moi. J'aurai un copain. Je me demande même si Crack et Momo serait d'accord pour le garder ?
Mais d'abord, il faut aller le chercher !
J'essaie d'attraper les branches les plus basses, mais ne les atteins pas. Il faut que je prenne quelque chose pour monter dessus. J'aperçois une terrasse et décide de prendre une chaise. Je la pousse jusque sous l'arbre, reprends mon souffle et grimpe dessus. J'attrape les branches et me hisse jusque dans l'arbre. À nouveau, je reprends mon souffle, fatigué par l'effort. Le chat n'est plus très loin maintenant et me regarde bizarrement.

  «  Tout va bien. »

J'essaie de le rassurer en lui montrant mes mains. Puis je grimpe doucement jusque lui. Mais une fois arrivé à son niveau, il prend peur et saute à terre. La rapidité brusque de son bond me fait peur çà mon tour et je tombe par terre.
J'ai mal aux fesses, et je suis sonné. Les larmes me montent aux yeux, et je n'essaie pas de les arrêter. C'est là que je le vois. Un petit garçon, pas beaucoup plus grand que moi me regarde. J’essuie mes larmes et le fixe à mon tour. Sous mon masque, mes joues sont devenus cramoisies.
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 10 Mar - 19:25

Chute


" Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. "


Papa et Maman me manquent.. Pourquoi est-ce que j'ai quitté la maison ? Je n'ai pas pensé à eux, à leur réaction, à ce qu'ils pourraient ressentir en se réveillant le matin. Ils avaient dû ouvrir les yeux, là dans ma chambre, avant de voir que j'étais parti. Je.. Je ne sais pas ce qui a bien pu traverser leur tête à ce moment là, je ne veux pas y songer. Depuis que j'ai appris l'existence de Fleur-de-Lys, j'avais peur qu'ils m'abandonnent à un moment où à un autre, mais.. c'est moi qui suis parti. Je n'ai pas pensé à eux.. Vont-ils chercher à me remplacer, ou à me chercher un petit peu ? Oh, ils me manquent tellement.. ... Il faut que je retourne à la maison, oui ! Ils faut que je les retrouve !


Voilà seulement quelques jours que le Couvé avait quitté son nid ; et ce dernier lui manquait déjà terriblement. Malgré ses plumes qui avaient fini par pousser, il était toujours incapable de prendre son envol.

Tout seul dans la chambre de la Rédemption dans l'arche, l'enfant s'ennuyait, se sentait terriblement seul ; quand bien même il savait que les siens n'étaient pas très loin. Mais il savait, le sentait quelque part dans son âme : l'un des membres de sa famille avait disparu. Oh, c'était déjà le cas alors qu'il vivait encore avec ses parents, mais là, au vue des rumeurs qui circulaient dans l'arche, Redemptio en était certain. Quelqu'un manquait à l'appel, plusieurs, même. Que s'était-il passé depuis qu'il avait été assassiné il y a des décennies de cela ? Il n'aurait su dire. Beaucoup trop de choses, sans doute. Des victoires, mais également des échecs. Car si tel n'avait pas été le cas, une telle ambiance si pesante ne régnerait pas dans les couloirs de leur foyer.

Il fallait qu'il retourne auprès de ses parents, à Fribourg. Eux seuls pourraient lui remonter le moral ; quand bien même il souffrait sans même comprendre pourquoi. Cependant, impossible de s'y retrouver correctement entre ces murs blancs. Il y avait tellement de portes, de destinations possibles ! Et son esprit avait oublié, Redemptio était tout aussi perdu que pouvait l'être Lucas. Alors, c'est une porte au hasard qu'ils ouvrirent ensembles.

Mais au lieu des grandes étendues vertes et boisées de Fribourg ainsi que ses maisons et sa rivière, c'est un étrange parc dans lequel mit pied le Couvé.

Interloqué, il se mit à avancer dans celui-ci, mains dans les poches ; tout en prenant soin de bien retenir l'emplacement de la porte pour rentrer à la maison. S'il n'était pas en Suisse, où se trouvait-il alors ? Une personne adulte aurait sans doute fait demi-tour pour poursuivre son but, mais un enfant comme Lucas.. non. Alors le voilà qui errait dans ce grand parc où quelques oiseaux venaient piailler au-dessus de sa tête, ainsi que des chats. Des chats-volants ? Non, grand dieu non ! Un pauvre greffier coincé dans un arbre à seulement quelques mètres de là ! Heureusement, un enfant grimpait déjà dans l'arbre pour lui sauver la mise et le ramener auprès de ses maitres. Enfin.. S'il en avait. Peut-être que le petit Vallélian pourrait le ramener à l'arche, histoire d'avoir un peu de compagnie, et de se sentir moins seul..

C'est un brusque " pouf " qui ramena le Noé sur terre, tandis que le félin s'échappait déjà dans le parc en courant ; après que le gamin se soit lamentablement retrouvé sur le sol.

" Ah ! Il est tombé ! " siffla-t-il entre ses dents dans sa langue natale ; surprit et inquiet à la fois.

Sur le coup, le suisse n'osa pas approcher l'enfant inconnu, de peur que ce dernier ne soit mort ; ou quelque chose comme ça. Puis, ce n'était pas dans ses habitudes de parler à des personnes qu'il ne connaissait pas, même si c'était des enfants. Mais peut-être qu'il s'était fait mal et cassé le bras en tombant de la sorte ! Puis là, leurs regards se croisèrent ; et le Couvé sut qu'il ne pouvait plus rester en retrait de la sorte.

Sourire aux lèvres, il s'avança alors en direction de l'enfant au masque, tout en jouant un peu avec ses doigts.

" Hé, dis, est-ce que tout va bien ? " reprit-il en français, avant de tenter quelques mots en anglais, " Pas.. blessé ? "

Ah, avec un peu de chance, il s'était retrouvé dans un pays francophone et pourrait aisément comprendre les paroles de son interlocuteur ! Sinon, ce serait plus du yaourt qu'autre chose. La main légèrement tremblante, Lucas osa finalement lui tendre la main.

Personne ne pouvait lui faire du mal, non, il n'était pas tout seul.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mer 11 Mar - 17:16
L e petit garçon s'approche lentement et me regarde. Il me dit quelque chose, mais je ne comprends absolument pas. Ouvrant de grand yeux, je le vois essayer une autre phrase, en changeant de langue je crois, mais là aussi, elle m'est incompréhensible.  Malgré ces petits soucis, je comprends son intention et lui montre que je vais bien. Puis je saisi cette main qu'il me tend, non sans être ému et gêné. J’époussette mes vêtements et lui souris. Puis je me souviens que mon masque ne lui permet pas de le voir, alors je le baisse quelques secondes avant de le remettre en place. D'ailleurs, il avait l'air intrigué par ce petit bout de tissue. C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui en porte. Mais j'en ai besoin. Si je l'enlève trop longtemps, les poussière rentrent dans mon nez et ma bouche et m'empêchent de respirer. Je ne sais plus qui m'a dit ça. Ce n'était aucun des trois mineurs avec lesquels je vis maintenant. Peut être que c'est plus ancien ? Je laisse mes interrogations de côté et regarde à nouveau le petit étranger.

  «  Merci ».

A son tour, il ouvre de grands yeux. Il ne comprend donc vraiment pas le portugais ? Le pauvre, il doit être effrayé. Comment s'est il retrouvé tout seul dans un pays dont il ne parle pas un seul mot ? Et où son ses parents ? Je pourrais peut être l'aider, comme avec le chat tout à l'heure. Et si vraiment, il est tout seul, on pourrait aller jouer ensemble. Je suis sûr qu'il ferait un super compagnon d'aventures. Et ensuite, je pourrais l'emmener à la boulangerie. Avec les petits économies que j'ai, je pourrais acheter un pain au chocolat qu'on se partagerait pour le goûter. Il faudra aussi que je lui montre le pendentif en métal que m'a offert Tyki. Et puis peut être même qu'il pourrait rester vivre avec nous ? Je suis presque sûr que Crack et Momo seraient d'accord. Mais comment réagirait Tyki s'il avait un deuxième enfant à s'occuper ? Et alors, est ce qu'il m'oublierait ? La jalousie vient montrer le bout de son nez, mais elle est vite remplacée par de l’inquiétude vis à vis de l’étranger. Il n'a pas l'air très à l'aise, et moi je ne dis rien depuis tout à l'heure. Mais comment lui dire tout ça ? Comment lui demander où est sa famille ? Je me frotte les cheveux, essayant de trouver une solution. Puis d'un coup, elle m’apparaît.
Je me montre du doigt, souris à nouveau et lui dit mon nom. Il n'a pas l'air de comprendre. Alors je recommence.

  «  Izû. »

Puis je le pointe à son tour, afin de connaître son nom. Je le fais autant de fois qu'il est nécessaire, jusqu'à ce qu'il me réponde. Lucas. C'est joli. Tout content, je tape dans mes mains en rigolant. Comme quoi, les mots ne sont pas si importants. Ce n'est qu'un jouet pour les grandes personnes.
En rouvrant les yeux, je vois quelque chose d'amusant. Derrière mon ami se tient le chat. Celui pour lequel je suis monté dans un arbre. Il est en train de se prélasser au soleil, comme un petit lézard. Je mets mon doigt sur ma bouche et fais signe à Lucas de se retourner. L'animal ne semble pas nous avoir vus. Tout doucement, je m'approche de lui. Loin de moi l'idée de lui faire du mal, oh non ! Je veux juste le prendre dans mes bras. Alors que j'y suis presque, le félin nous sent et part en courant. Je donne un coup de pied par terre et fais se soulever un petit nuage de poussière. Je tousse un peu, mais rien de bien grave.
Lucas est toujours là. Peut être que lui aussi voulait jouer avec le chat. Dommage. Je nous montre respectivement, avant de pointer les champs un peu plus loin.

  «  On va jouer ? »

J'imagine qu'il ne comprend pas, pas tout de suite. Mais bon, j'ai un peu d'espoir quand même. Alors, je lui tends la main et attends qu'il la saisisse. Au milieu des blés, on pourra faire plein de trucs trop bien, comme regarder les insectes ou jouer à cache-cache. Allez, dis oui, s'il te plaît.
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 17 Mar - 17:34

Rencontre


" Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre. "


Quel est ce drôle de pays où j'ai mis les pieds ! J'avais peur de me retrouver tout seul loin des miens, et voilà que je tombe sur un petit garçon ! Non, pire que ça, c'est lui qui m'est presque tombé dessus ! Bon d'accord, moi aussi j'aurai bien aimé apprendre à grimper aux arbres si j'en avais eu l'occasion mais.. Enfin, je ne serai pas tombé moi ! Enfin, je crois, eh ? Dans tous les cas, j'espère que ce petit garçon m'en apprendra plus sur ce drôle de pays où il fait chaud ; bien plus chaud qu'à Fribourg. Peut-être me suis-je retrouvé près des plages italiennes, non loin de ma famille ? Ceci expliquerait la chaleur ! Il faudra que je lui demande.. Enfin, si je comprends ce qu'il me raconte.


Ce petit homme tombé de l'arbre paraissait malade, avec son drôle de masque devant la bouche ; pourtant, Lucas ne craignit pas de lui tendre la main. Heureusement, l'inconnu sembla aller bien, et accepta cette main tendue tout en semblant lui offrir un sourire. Tout du moins.. Le Couvé eut l'impression d'en voir un, à travers le masque de son nouveau camarade ; tout ça grâce à l'expression qui traversait son regard. Alors, avec un peu de timidité, le cadet le lui rendit. Et là, là ! La petite tête blonde retira son masque, pour laisser son franc sourire apparaître au grand jour. Ah, qu'il était bon de voir une telle expression sur le visage de quelqu'un ! Cela réchauffa le petit cœur triste du jeune Vallélian. En ce monde terrassé par la guerre, il n'y avait rien de plus beau que les sourires de deux enfants ; quand bien même ces derniers ne se connaissaient ni d'Adam ni d’Ève ! D'ailleurs, le petit brun aurait bien aimé savoir dans quel pays il se trouvait, accessoirement.

Une fois le petit blond redressé, ce dernier entrouvrit ses lèvres pour souffler un mot, ou deux, voire peut-être même plus. Dans tous les cas, Lucas ne comprit strictement rien à ce que son camarade venait de lui dire ; se contentant de lui répondre par de grands yeux de bouillon et une grimace d'incompréhension. Oh ça, ça ne ressemblait pas vraiment à de l'italien ! Enfin, au fond, le petit homme ne l'avait entendu qu'une seule fois lorsque des voyageurs étaient de passage dans leur ville ; et que, forcément, l'épicerie de ses parents avait été une des escales. Mais dans quel pays s'était-il donc retrouvé alors ? Ce n'était ni la France, ni la Belgique ! Et c'était encore moins l'Allemagne ou les pays du genre ; parce que le petit avait déjà entendu des gens parler cette langue dans le village. Mais alors, où ? Pitié qu'il ne se soit pas retrouvé hors de l'Europe, très loin de son foyer !

A cause de cette barrière du langage, un silence gêné s'installa entre les deux mômes, laps de temps durant lequel l'un se frotta la tête tandis que l'autre grattait la terre de son pied. Et là, le blondinet a un éclair de génie. D'un coup, il se désigna du doigt, avant de dire quelque chose. Devant l'incompréhension du suisse, son camarade recommença.

" Izû. "

Suite à cela, le petit homme se livra à un drôle de manège. Après s'être visiblement désigné, il se mit à pointer le Noé du doigt, plusieurs fois. Et le Couvé supposa au bout de quelques tentatives qu'Izû devait être son nom et qu'en retour, il attendait le sien.

" Lucas ! " finit-il par lui répondre.

Qu'il est beau de voir que deux enfants incapables de se comprendre par des mots parviennent malgré tout à se lier ! Tout sourire, l'apôtre de la Rédemption n'attendit pas pour se retourner lentement lorsque son camarade lui fit signe de le faire dans le plus grand silence. Ah, le chat qui était dans l'arbre se tenait juste là, non loin d'eux, à se prélasser au soleil !

" Chat. " souffla-t-il dans sa langue, afin de désigner l'animal à son ami.

Comme un agent secret, Izû s'avança alors à pas de félins en direction du matou ; mais ce dernier se montra bien plus vif, et prit la fuite dés qu'il eut aperçu les deux canailles. Déçu, le Couvé tira la moue tandis que son camarade fit s'envoler de la poussière avec son pied, avant de tousser. Était-il malade ? Vraiment ? Le suisse aurait aimé lui demander, savoir pourquoi il cachait son petit visage derrière un masque ; mais c'était trop compliqué à formuler par des gestes. Une nouvelle fois, le blondinet dit de nombreux mots dans sa drôle de langue sans queue ni tête aux oreilles de Lucas. Puis, après un nouveau silence, un nouveau sourire se dissimula derrière son masque avant que sa main ne se tende en direction du petit brun. Que faire ? Où aller ? Il n'y avait plus de papa et de maman pour l'empêcher de partir jouer loin de la maison ; plus vraiment de maison non plus de toute manière, mais.. Oh et à quoi bon ! Lucas lui prit la main, pour toutes les fois où il avait dû rester en retrait.

Ensembles, les deux petits garçons quittèrent le parc, avant de passer un minuscule bout de pseudo-ville et puis de faire face à un immense champs doré. Le regard brillant, Lucas n'avait qu'une envie : courir parmi eux et disparaître, jouer et rire, respirer et vivre ! Sur un commun accord échangé en un regard, les deux enfants s'élancèrent main dans la main.

Au final, tant que l'on était bien accompagné, ce n'était peut-être pas si important de savoir dans quel pays on se trouvait.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Lun 30 Mar - 15:06
J'attends qu'il se décide, tranquillement. Peut être qu'il ne veut pas trop s'éloigner de sa famille, même si je ne vois personne aux alentours. D'ailleurs, le voilà qui fronce les sourcils. J'ai même l'impression de voir un voile de tristesse dans ses yeux. Est ce que j'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?
Avant que je puisse y réfléchir, Lucas saisit ma main et m'emmène dans les champs devant nous. Des étendues dorées à perte de vue, bordées par des fleurs et une forêt. Je le suis tout sourire, oubliant l'inquiétude et ses raisons. Comme deux enfants perdus, nous laissons derrière nous le monde des adultes et partons jouer. J'éternue quelques peu en passant au milieu des fleurs avant de m'adapter et d'oublier ces petits tracas. Je n'étais jamais été aussi loin tout seul. Enfin, je veux dire, sans aucun de mes trois amis.
Je m'accroupis entre les blés et cherche sur le sol des insectes et autres petites plantes. Je me demande si je peux lui apprendre quelques mots de portugais. D'ailleurs, le mot qu'il a dit tout à l'heure, chat, qu'est ce que c'était ? Je crois que c'était son mot pour dire chat, mais je n'en suis pas du tout sur. Il faudra que je lui demande. Ce pourrait être drôle d'apprendre une nouvelle langue. Même si je ne sais pas du tout laquelle c'est. Tyki, Crack et Momo seront surpris. Et fiers. Tout content, j'attrape un énorme scarabée et le lui montre.

«  Besouro »

Je pointe du doigt mon ami pour lui demander son mot à lui. Sûrement habitué maintenant, il comprend rapidement et me le dit. La sonorité me fait rire. C'est presque agressif. J'essaie de le répéter, mais je ne suis pas habitué. Il me faut plusieurs fois pour le prononcer correctement, ce qui me fait rire à nouveau. Puis je relâche l'insecte, et le regarde reprendre son chemin. Je continue de fixer le sol, suivant des yeux toute la vie qui s'y trouve. Je montre à Lucas une colonie de fourmis, puis un peu plus loin deux papillons. Ils s'envolent en vitesse, effrayés par le mouvement des blés. Je me relève et regarde mon ami, avant de lui indiquer la forêt, afin de continuer notre exploration.
Comme il l'a fait peu avant, j'attrape sa main et l'emmène. Nous croisons deux hommes travaillant. Je leur fais signe, timidement et continue mon chemin. Mais les hommes me parlent. Je ne sais pas quoi faire. Je ne les connais pas. Et je ne dois pas parler aux inconnus. Mais peut être que c'est important. Ils sont en train de travailler., ce ne sont pas des vagabonds. Je pense que ce n'est pas dangereux. Et peut être veulent-ils juste savoir où nous allons.
Un peu effrayé, je me retourne et les écoute.

«  Et bien, où c'est qu'vous allez com' ça ? »

Je pointe la forêt sans un mot.

«  C'est qu'c'est dangereux pour des p'tits comme vous. »

Plus attentif, j'écoute ce qu'il a à me dire. Je ne suis jamais allé dans les bois, et je n'ai pas envie de blesser Lucas.

«  Ya des bêtes sauvages là d'dans. »

Je hoche la tête pour lui montrer que je sais. Lucas attire mon attention. C'est vrai qu'il ne comprend rien. Je lui souris et prends congé des adultes.
Nous sommes partis pour une aventure. Ce n'est pas maintenant qu'il faut avoir peur.
Arrivé à l'orée des bois, je regarde à nouveau Lucas, savoir s'il veut vraiment y aller. C'est vrai que, vu de plus près, la forêt fait un peu peur.
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Ven 10 Avr - 0:58

Forêt


" On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt. "


C'est étrange, je ne m'étais encore jamais retrouvé tout seul dans un pays comme celui-là, dans un endroit où personne ne comprend ma langue, et où je ne comprends pas un traitre mot de la leur. Si je me perdais, je ne serai même pas capable de demander mon chemin et ce malgré mes quelques notions d'anglais ! Enfin, je n'ai pas besoin d'avoir peur d'être seul, non ? Parce que.. Parce que Izû est avec moi et même si je ne comprends pas ses mots, on se comprend malgré tout. Sans lui, je n'aurai pas connu les champs et la beauté de ce beau pays, j'aurai juste fais demi-tour pour retourner dans l'arche. Est-ce que.. je me suis fais un ami ?


Là, devant eux, se tenait un océan doré, animé par le vent léger et du pays. Sous les yeux émerveillés du suisse qui n'avait encore jamais vu de pareil spectacle, les herbes hautes dansaient comme des vagues rouleraient jusqu'à la plage. Il n'y avait pas de mot pour décrire une telle beauté. Était-ce ça, que de vivre un peu ? Lucas aurait été tenté de répondre oui.

Main dans la main, les deux petites âmes s'élancèrent alors gaiement dans les herbes hautes, ignorant les dangers et les abeilles qui pouvaient les piquer. Parmi les fleurs qui faisaient tousser et les épis qui grattaient la peau, les enfants avaient l'air de véritables aventuriers, découvrant une terre aux herbes aussi hautes que le plus grand des adultes. Peut-être se trouvaient-ils en Afrique, et qu'un lion allait surgir tout à coup pour les dévorer ! A cette pensée, le rouquin tressaillit, avant de se dire que son compagnon avait sans doute la peau trop claire pour être africain. Ouf, sauvé ! Mais qui sait quelles créatures allaient pouvoir les dévorer ?

Visiblement, il n'y aurait rien de plus que des fourmis parfaitement organisées ainsi que des libellules voletant dans le ciel. Accroupi comme son compagnon, le petit Vallélian l'observait titiller les herbes, à la recherche d'insectes. Et là, là ! Une énorme bête, aussi noire que la nuit, finit entre les doigts de l'enfant au masque.

" Besouro. " nomma-t-il avant de pointer Lucas du doigt.

Cette fois-ci, le descendant de Noé comprit tout de suite ce que son ami lui demandait : quel était le nom de cet insecte dans sa langue. Besouro, c'était étrange, imprononçable pour le rouquin ! Et il n'osait imaginer ce que ce serait pour Izû.

" Scarabée. " le désigna-t-il à son tour.

Suite à ça, la pauvre petite créature fut relâchée. Gorgés de vitalité par cette capture, les enfants reprirent leur route, désignant des fourmis, des papillons volant autour d'eux avant de s'enfuir dés le premier mouvement de leur part, ainsi qu'un oiseau qui prenait son envol depuis la branche d'un arbre. Car oui, ils étaient tout prés d'une forêt ! Et ce fut vraisemblablement là que souhaitait se diriger le blondinet.

Non loin se tenaient également deux hommes, en train de travailler la terre ; peut-être étaient-ils les propriétaires de ce champ ? Allez savoir. Dans tous les cas, ils finirent par s'adresser aux deux marmots et, le suisse, lui, ne comprit mot. Tout en affichant de grands yeux ronds, le Couvé toisa tour à tour les inconnus ainsi que son camarade. Qui disaient-ils ? Au vu des gestes d'Izû, sans doute parlaient-ils de la forêt mais.. Que pouvait bien se cacher derrière les mots ? Ah, le petit homme aurait tant voulu savoir, car cette forêt, comme toutes les autres, lui faisait peur. Ses parents lui avaient toujours interdit de se rendre dans la forêt, car des monstres s'y cachaient, le même genre de monstres qui avaient enlevé Fleur-de-Lys. Et Lucas, lui, ne voulait pas qu'on l'arrache à ses parents et pourtant.. on l'avait fait. Alors, est-ce qu'un simple amas d'arbre restait une source d'angoisse chez lui ? Assurément.

Légèrement tremblant, la Rédemption vint tirer la main de son camarade afin de lui faire tourner la tête. Devaient-ils vraiment se rendre dans cette forêt ? C'est qu'elle faisait vraiment peur, vu comme ça, mais qu'au fond.. le Couvé avait toujours rêvé sortir du nid, afin de voir ce qu'un lieu de cauchemar comme celui-ci pouvait lui offrir.

" Danger ? " demanda-t-il d'une petite voix tout en désignant la forêt de sa main.

Bien évidemment, il serait fort probable que son camarade pense qu'il donnait le mot pour désigner la forêt dans sa langue ; à moins que la crainte et la curiosité dans son regard ne le renseignent sur la vérité. Dans tous les cas, quelle que soit la décision de son compagnon, Lucas le suivrait.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mer 13 Mai - 14:37
Je lève la tête et étends mon regard sur la forêt qui me fait face. Elle est belle, luxuriante, fraîche. Elle doit regorger de trésors tous plus incroyables les uns que les autres. Mais ce n'est pas tout. Elle a un petit quelque chose de sombre, d’inquiétant, d'interdit. Je n'y suis jamais allé seul, et en meurs d'envie. Mais je ne suis pas seule. Et je ne veux pas faire de mal à Lucas. Lucas qui a l'air effrayé. Il tend son doigt en direction de la masse verte et parle. Bien entendu, je ne comprends pas le mot en tant que tel. Mais je comprends ce qu'il signifie pour mon ami. La peur, l'inquiétude, le danger.7
je pose mes deux mains sur ses épaules et lui souris. Essayant de lui transmettre un peu de réconfort. Je repense à Crack, Momo et Tyki, qui lorsqu’ils ont besoin de réconfort, prennent un verre de whisky. Je ne sais pas quel goût a le whisky, mais j’aimerais en avoir pour Lucas. Je ne sais pas si cela a réellement marché. Je prends sa main et nous entrons dans ce temps de silence. Je guette chacune des réactions de mon camarade. Nous ne nous avancerons pas trop, c'est certain. Mais je veux quand même découvrir le plus de choses. Et une fois sa peur passée, je suis sur que ce sera la même chose pour le petit Suisse.
Il lui faut juste le temps d’apprivoiser quelque chose d’enfouie au plus profond de son être.
Je suis désigne du doigt un oiseau perché en hauteur, inaccessible. Cette vision semble l'apaiser un peu. Une fois habitué, la forêt est moins effrayante et peut nous livrer tous ses secrets. N'est pas là c que cherchent à faire des aventuriers ?
J’effleure une fougère de la main. Et si je faisais un bouquet pour ramener à la maison ? Je pourrais aussi cueillir quelques fruits pour le dessert. J'en salive d'avance.
Une autre idée me vient. Et si on faisait une cabane ? Ça pourrait être notre petit chez nous à tous les deux. Notre repère d'aventuriers ! Notre port d'attache de marins en vadrouille. Enfin, si Lucas revient me voir, bien entendu. La peur de l'abandon me pince le cœur, mais je l'oublie aussi tôt.
Je désigne alors un arbre plus grand que les autres qui pourrait être parfait. D'autant plus qu'il y a un petit ruisseau juste à côté. Ce serait l'endroit idéal pour bâtir notre refuge.

  «  On pourrait faire une cabane ? ! »

Le Roux ouvre de grands yeux interrogateurs. J'ai prononcé trop de mots d'un coup. Cela me fait un peu rire, mais je retrouve bien vite mon sérieux. Comment lui faire comprendre mon idée. Il ne s'agit plus d'insectes que je peux lui montrer.
Mais je peux toujours essayer de le dessiner. J'attrape un bout de bois et trace sur le sol. Je ne suis pas un grand artiste, mais on peut distinctement reconnaître une maison.
Pour les deux silhouettes à côté, c'est un peu plus compliqué. Il faut chercher quelques secondes avant de comprendre que ce sont deux enfants, dont l'un porte un masque.
Je lui montre à nouveau l'arbre puis le dessin. Mes yeux pétillent d'excitation. Ce serait tellement merveilleux s'il pouvait me comprendre.

Un bruit nous interrompt. Un bruissement das les fourrés. Je me redresse en un instant et cherche des yeux d'où le bruit peut venir. Un buisson bouge. Je viens alors m'interposer entre lui et Lucas et attends.
© Halloween
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Lun 25 Mai - 2:21

Monstre


" Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. "


Tout est beau ici, et si différent de mon pays natal ! C'est tout aussi vert, quoi que toutefois un peu plus sec, puis il y a aussi des montagnes au loin, même si je doute que ce ne soit les Alpes. Dommage que je ne comprends pas la langue d'Izû, sinon, j'aurai pu connaître le nom de cette ville. Cela dit.. cela ne m'aidera peut-être pas à savoir dans quel pays je me suis trouvé, puis.. s'il me le disait dans sa langue, je ne comprendrai strictement rien ! Impossible pour moi de pouvoir savoir quel serait le mot dans ma langue. Ce n'est pas comme les scarabées, les chats ou bien encore les insectes. Peut-être que je le saurai plus tard, si je ne venais à ramener quelqu'un d'autre ici. Je suis sûr que Cyclamën saura où nous-sommes ! Il faudra que je lui demande à l'occasion.


Craintif à l'idée de traverser cette forêt si sombre, le Couvé avait parlé de danger tout en la désignant, quand bien même il savait très bien que son camarade ne comprendrait pas. Sans doute penserait-il même qu'il avait juste donné le mot pour la forêt, ou bien encore pour les arbres ; allez savoir ! Tout ce que Lucas sut à cet instant, c'était que le petit blondinet avait ressenti son mal-être, et avait tenté de le rassurer en posant ses mains sur ses épaules. Derrière son masque, il sembla même sourire, cela se voyait à ses yeux légèrement plissés et à la forme de son visage. Alors, parce que ce genre de mimique était toujours terriblement contagieuse, le rouquin en laissa une traverser le sien, avant de finalement reprendre courage. Il n'y avait pas toujours des monstres cachés dans la forêt ; Émile et Buck le lui avaient apprit.

Alors, main dans la main, les deux aventuriers s'engouffrèrent dans les bois, comme deux petits chaperons rouges imprudents.

La peur au ventre, le jeune Vallélian avait l'impression de tressaillir au moindre bruissement de feuille, mais commença petit à petit à se détendre en voyant à quel point la forêt pouvait être belle. Que ce soit les oiseaux sur les branches que lui montrait Izû, ou bien la lumière du soleil qui traversait les feuilles de la cime des arbres, voire même le vent qui s'engouffrait entre les troncs tout en produisant une certaine mélodie. Tout, tout y semblait tellement beau ! Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Il n'aurait su le dire, alors que la réponse était enfouie quelque part au fond de lui-même : ses parents, mais aussi Fleur-de-Lys. La peur des monstres, de disparaître, d'être oublié. Heureusement, la voix du petit portugais finit par le sortir de ses pensées, tandis qu'il montrait un arbre immense.

Le pire, c'est qu'il semblait avoir fait une phrase entière, obtenant pour toute réponse un Lucas faisant de gros yeux. Mais Izû regorgeait d'inventivité, et n'attendit pas un instant de plus pour prendre un bâton et griffonner quelque chose sur le sol. Curieux, le suisse toisa son camarade faire, sans trop comprendre.

" Dessin ? " demanda-t-il sur l'instant, avant de réagir au quart de tour, " Ah, non ! Maison ! "

Il n'y avait rien de mieux que le dessin et les images pour comprendre ! Ravi, Lucas afficha un large sourire, avant de sentir son cœur louper des battements quand quelque chose fit tressaillir un buisson. Véritable grand frère, le blondinet se plaça immédiatement devant son cadet, afin de le protéger ; tandis que ce dernier n'avait qu'une envie, celle de fuir le plus loin possible de cet endroit. Oh, la forêt n'était pas aussi accueillante que ça ! Quelque chose allait sortir pour les dévorer !

" M-Monstre ! " s'égosilla-t-il, terrifié.

Mais il n'y avait aucune créature cachée dans les buissons.

En effet, un oiseau sorti d'un coup tout en picorant le sol à la recherche de vers, manquant au passage de faire crier le rouquin de terreur. Lorsqu'il en eut trouvé un et qu'il remarqua les deux jeunes enfants, l'animal s'envola à tire-d'aile pour disparaître dans la cime des plus hauts arbres, sans doute pour le manger tranquillement ou le ramener à ses petits. Presque rassuré, le souffle irrégulier du Couvé se fit alors de nouveau entendre.

" Ah.. Ah.. Oiseau. " souffla-t-il nerveusement.

Encore tout tremblant, il finit par reporter son attention vers son compagnon de jeu, avant de se mettre à rire, de bon cœur. D'un oiseau ! Ils avaient eu peur d'un oiseau ! Au final, ils étaient sans doute tout aussi craintif l'un que l'autre et.. ça avait quelque chose de rassurant. Prêt à repartir à l'aventure, Lucas reprit alors la main d'Izû, pour l'entraîner jusqu'à l'immense arbre qu'il avait désigné auparavant.

Cette cabane n'allait pas se construire toute seule !

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Lun 29 Juin - 21:10
Le temps s'arrête, alors que j'attends. Quel monstre va sortir des fourrés. Je retiens ma respiration, et sens que Lucas fait la même chose derrière moi. Un oiseau apparaît, me faisait sursauter. Je le regarde picorer tranquillement, avant de lever les yeux vers nous. J'ai toujours les bras tendus. Il nous regarde et pars en volant. Je baisse les bras et soupire bruyamment. Ouf. Lucas parle et je lui réponds, entre amusement et soulagement.

«  Oui, oiseau. »

Puis nous rions tout les deux devant notre peur. C'était une belle frayeur quand même. D'ailleurs, je crois que l'oiseau était aussi impressionné que nous. Le pauvre. Mais je suis content que ce n'ait été que lui. Je ne sais pas ce que nous aurions fait si quelque chose de plus gros était sorti du buisson.
Lucas attrape ma main et commence à marcher. Je le suis, en regardant alentour. Non, on dirait que l'oiseau était la seule menace. Je me gratte les cheveux avec mon autre main, sans lâcher le petit français. Arrivés au pied de l'arbre, je lève les yeux. Vu de vrais il est encore plus grand. C'est super. On sera à l'abri là haut. Je tourne la tête vers mon ami qui hoche la tête. C'est parti.
Je remonte mes manches et commence à chercher des affaires autour de nous. Des branches, des lianes, des feuilles. Un peu tout ce qui me passe sous la main en fait. Je ramène tout ça devant le tronc. Petit à petit, le tas grandit. Lorsqu'il me paraît être d'une taille raisonnable. Je m'arrête et souffle. Avant d'essuyer mon front avec ma main. J'attends quelques secondes, pour surveiller mon état. J'ai un peu de mal à respirer, mais ce n'est pas grand chose. Aucune raison de m'inquiéter donc.

Un grondement sourd retentit. Je lève les yeux vers le ciel, toujours bleu. D'où peut il venir alors ? Je regarde Lucas et explose de rire. Mon compère a faim. Et moi aussi tiens. C'est que le temps passe vite quand on s'amuse. Je lui prends la main et l'emmène un peu plus loin, faisant demi tour. Tout à l'heure, j'ai cru voir un buisson avec des baies dessus. Lorsque je le vois, je les lui montre du doigts. C'est encore mieux que de simples baies, ce sont des framboises. J'enlève mon masque et le met dans ma poche, puis commence à manger, faisant signe à Lucas de faire pareil. Les fruits sont un peu acides, mais tellement bons. Ça calmera nos appétits. Je me lèche les doigts avec gourmandise, et mets quelques fruits dans mes poches. Ça fera un super dessert ce soir.

«  Framboesa  »

Je continue notre petit rituel, et lui donne le nom correspondant à la baie. Une fois le repas fini, je remets mon masque, et nous reprenons notre ouvrage. Il est l'heure de monter voir les branches de plus prêt. Je montre le haut de l'arbre et demande à Lucas s'il est d'accord.


Spoiler:
 
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Dim 16 Aoû - 23:24

Fruits


" Il y a un âge où le bruit plaît plus que la musique, et l'acidité des fruits verts plus que la saveur des fruits mûrs. "


Oh, nous avons eu peur d'un oiseau, un tout petit oiseau qui faisait du bruit dans un buisson et qui nous a effrayé ! A quoi pouvions-nous bien penser ? A un monstre couvert de poils et avec pleins de crocs ? Ah.. ah.. je crois bien que c'était ça, comme ceux dont mes parents cherchaient à me protéger, comme ceux qui se cachaient dans les bois proches de chez nous d'après leurs dires. Je n'ai jamais cherché à leur désobéir et à aller voir ce que cette forêt pouvait regorger, mais, qui sait, peut-être que ce n'était que des oiseaux, oui, des oiseaux comme ceux que nous venons de voir ! Peut-être étaient-ils juste un peu plus gros pour que mes parents aient peur de ça, oui.. oui ça ne pouvait qu'être ça. Les monstres, ça n'existe pas. ... Pas vrai ?


Heureusement, le monstre-oiseau fut très vite un mauvais souvenir, ou un remplacé par un bon moment, sujet aux rires et à l'amusement ; un oiseau, ils avaient été effrayés par un simple petit oiseau ! L’insouciance des enfants avait décidément de quoi faire sourire. Ensembles, les deux petits hommes se mirent alors à rire en voyant le volatile s'envoler, avant de finalement repartir vers une toute nouvelle aventure ; ou un nouveau chapitre de celle qu'ils avaient ouvert en se rencontrant. Il fallait désormais trouver de quoi construire une cabane et.. au fond, Lucas ne savait pas trop comment faire. Main tout d'abord ancrée dans celle de son ami, il l'observa alors ramasser des branches ainsi que des lianes : tout de quoi construire une magnifique cabane dans laquelle ils pourraient vivre de merveilleuses aventures ! Le regard brillant, il n'en fallut pas plus au suisse pour trouver un peu plus d'indépendance et aller chercher des morceaux de la forêt de son côté ; toutefois.. pas trop loin d'Izû non plus. Fallait pas déconner.

C'est alors que petit à petit, les deux mômes se mirent à ériger une pile de bric à braque au pied de leur arbre, avant de s'arrêter lorsque celle-ci eut atteint une taille raisonnable ; c'est qu'ils allaient devoir monter tout ça là-haut ! De nouveau aux côtés de son camarade, le Couvé afficha un drôle d'air lorsqu'il entendit sa respiration saccadée ; air inquiet qui se transforma en grimace lorsque son ventre se mit à grogner. Les deux aventuriers échangèrent un regard, avant de rire une nouvelle fois de bon cœur. Oublié les soucis, adieu les tracas ! Ils avaient bien le droit à une petite pause ! Ensembles, ils allèrent alors jusqu'à un buisson, couvert de nombreux fruits rouges et appétissants. Toutefois.. étaient-ils dangereux ?

Sur le coup, le suisse tourna la tête vers son camarade, afin de voir si c'était bien des framboises comme celles de l'épicerie de ses parents ; ou bien des fruits très nocifs qui causeraient leur mort. Mais vu comme son ainé se mit à manger après avoir retiré son masque.. Lucas ne se fit pas prier ! Son visage devint même vite rouge de jus.

" Framboesa. " siffla le petit homme.
" Oh, framboise ! " répliqua l'autre.

Les mots se ressemblaient beaucoup ! Comme c'était étrange.

Une fois ce repas terminé et des réserves faites pour plus tard, les deux petits hommes retournèrent à leur arbre, lui faisant très rapidement face. Sur le coup, le rouquin resta silencieux, toisant de ses petites mirettes les branches suffisamment basses pour grimper dessus ; mais possiblement dangereuses quand même. Son camarade, quant à lui, désigna les branches de sa main.

" Grimper ? " demanda-t-il à son camarade dans la foulée.

Il ne sut si son ami avait compris quelque chose, mais après un petit souris nerveux de la part de Lucas, il entama son ascension, peinant parfois à grimper, mais ne tombant jamais. Le Couvé, lui, resta un bon bout de temps à l'observer comme ça, avec ses grands yeux ronds incrédules. Grimper à un arbre ? Il ne l'avait jamais fait, trop dangereux. Ses parents n'auraient de toute manière jamais accepté. Mais aujourd'hui - aujourd'hui ! - il n'y avait personne pour l'engueuler ou pour l'empêcher de faire ce qui l'avait envie, personne pour le retenir ; ni, fatalement, personne pour le sauver en cas de chute. Mais ça, le petit bonhomme n'y pensa pas de suite.

Revigoré par cette liberté nouvelle, enfantine, vivante, le rouquin se mit alors à grimper à la suite de son camarade ; manquant très souvent de tomber, peinant à s'accrocher et à trouver des prises. Mais grimpant tout de même.

Il finirait tôt ou tard par rejoindre son ami en haut.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Dim 13 Sep - 16:05
Lucas me pose une question à son tour. Je ne la comprends pas, mais je peux la deviner à l'intonation de sa voix. Puis il me sourit. Je prends alors ça pour oui, lui souris en retour, et commence à monter. Ce qui en fait, n'est pas aussi facile que je pensais. Les premières branches sont un peu trop hautes pour moi, et je n'ai pas beaucoup de prises sur le tronc. Mais je ne me décourage pas, et quitte à me faire un peu mal, je m'accroche à l’écorce. Ça y est ! J'ai attrapé la première branche. Elle m'a l'air assez solide pour pouvoir m'appuyer dessus. Ce que je fais. Mais je n'avais pas vu la mousse. Je manque alors de glisser, me retenant de justesse avec ma deuxième main.
Le reste de l'ascension est presque aussi mouvementé, mais je continue. Je n'ai pas peur de tomber, a vrai dire, je n'y pense pas. Je jette un coup d’œil en arrière, et je vois que Lucas a commencé à monter lui aussi. Je l'encourage comme je peux et reprends où j'en étais.

M'y voilà ! Tout en haut. Ou presque. La cime de l'arbre n'est pas atteignable. Ou alors si, en allant tout au bout de la branche sur laquelle je suis assise. Mais bizarrement, je n'en ai pas vraiment envie. Je m'appuie contre le tronc et admire la vue que j'ai face à moi. Quand je vais raconter ça ce soir, mes mineurs ne vont pas me croire ! J'ai hâte de voir leurs têtes. Ou alors, peut être qu'ils vont me gronder. J'hésite un peu du coup. Et puis tant pis, la fierté l'emporte sur la peur. C'est décidé, ce soir je leur en parle à table. Je regarde aux alentours. La forêt est vraiment magnifique. Je ne comprends pas pourquoi je n'étais jamais venu. Et ce point de vu est parfait. Surtout qu'au milieu des branches, il y a assez de place pour faire notre cabane ! On sera tellement bien ici !

Je jette un coup d’œil pour voir où on est Lucas et l'encourage ! Il y est presque. Encore un petit effort, et il sera à mon niveau. Je le vois se stopper pour reprendre son souffle. Il n'a pas l'air vraiment à l'aise le pauvre. Ou alors, ce n'est qu'une impression.
Les jambes engourdies, je me lève et commence à déambuler sur la branche. J'enlève mes chaussures et mes chaussettes pour être sûre de ne pas glisser. L’écorce me fait un peu mal aux pieds, mais ça va en fait. Je continue d'avancer. Toujours plus loin. J'aperçois un nid, et me demande si je peux réussir à l'atteindre.
Mais Lucas me parle. Il n'a pas l'air bien. Pas bien du tout même. Je me retourne, et file à ses côtés en vitesse. Mais c'est trop tard. Alors que je lui tends la main, mon ami tombe.

«  LUCAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS »

Qu'est ce que j'ai fait ? Qu'est ce que j'ai fait ? Qu'est ce que j'ai fait ? Qu'est ce que j'ai fait ? Je descends aussi vite que possible, mais mes les larmes m’empêchent de bien voir. Il ne bouge plus. Qu'est ce que j'ai fait ?
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Lun 14 Sep - 11:48

Chute


" Plus on s’élève et plus dure sera la chute. "


Ouah ! Je n'aurai jamais cru que grimper à un arbre serait aussi difficile que ça, surtout que là, devant moi.. Izû grimpe comme un véritable petit singe, comme s'il avait déjà fait ça des centaines voire même des milliers de fois ! Moi, je n'ai jamais tenté de faire ce genre de choses parce que.. mes parents me l'avaient toujours interdit. C'était beaucoup trop dangereux qu'ils disaient, une mauvaise chute, même d'une petite hauteur, pouvait me tuer. Mais là, aujourd'hui, c'était différent, je n'étais pas tout seul, et si lui pouvait y arriver si facilement, je devrais en être capable moi aussi ! Alors, j'ai grimpé, grimpé de toutes mes forces jusqu'en haut ! Moi aussi, je voulais réussir à jouer comme ça mais.. hein ?


Lentement mais sûrement, le jeune Vallélian avait alors entreprit son ascension de l'arbre, cherchant sans cesse où poser les pieds sans tomber, tremblant à chaque craquement naturel des branches, manquant de tout lâcher lorsqu'une fourmi rouge le piqua à la main - quelle saloperie ! - mais malgré tout ça, il tint bon et, petit à petit, il commença à rattraper son camarade ; qui lui, était désormais tranquillement assit sur sa branche. Entre eux, il ne devait plus y avoir que deux mètres et pourtant, aux yeux du rouquin, il semblait y avoir des kilomètres, comme s'il était en train de gravir la plus haute montagne du monde, et qu'on l'attendait en haut pour prendre un bon chocolat chaud. Il ne pouvait pas abandonner ! Il devait réussir à rejoindre son ami ! Redoublant d'efforts, même s'il était en nage, le petit suisse continua alors de grimper.. lentement, mais toujours aussi sûrement ; tandis que son camarade, lui, se déchaussait afin de se promener sur les branches.

Problème : lorsque Lucas ne fut plus qu'à quelques centimètres de son aîné, un craquement sourd se fit entendre à ses oreilles constellées de tâches de rousseur. Tressaillant sur l'instant, le môme s'arrêta alors de bouger, avant de baisser les yeux vers le bois sur lequel il s'était hissé.. beaucoup trop fin pour supporter son poids, même plume.

" Izû.. ? Je.. La branche elle.. elle est en train de craquer.. Je.. je crois que.. qu'elle va céder.. " s'étrangla-t-il dans sa langue natale, quand bien même son camarade ne le comprendrait sans doute pas.

Terrifié et tremblant, le Couvé continuait d'entendre la branche craquer, petit à petit, de plus en plus fortement.. comme un arbre qu'on aurait entaillé à la hache et qui petit à petit commencerait à s'écrouler. Heureusement, la voix tiraillée du rouquin attira l'attention de son camarade malade, qui finit par se tourner vers lui. Voyant sans doute la panique dans son regard, le portugais se précipita alors en sa direction pour lui tendre la main.

Trop tard.

Crac.

Sur le coup, l'apôtre de la Rédemption ne se rendit pas réellement compte de ce qu'il se passait ; quand bien même ses yeux s'étaient écarquillés à cause du craquement sourd. Puis, sous lui, tout sembla s'écrouler, comme si plus rien ne le retenait désormais ; et.. c'était le cas. Vainement, et en criant de terreur, Lucas chercha alors à attraper la main de son ami, mais c'était déjà trop tard, sa silhouette devenait de plus en plus petite à mesure que le rouquin chutait dans le vide. Une vive douleur traversa alors le corps du petit homme lorsque ce pauvre bras cogna à une branche, ne ralentissant qu'un peu cette chute sans fin. Suite à ça, il ne fut plus capable d'essayer d'attraper la main de son camarade ; déjà, parce qu'il était beaucoup trop loin, mais aussi parce que son bras ne lui répondait plus.

Puis il y eut la collision de son dos avec le sol de la forêt, trop sec et dur pour pouvoir le réceptionner indemne. Ce fut à cet instant là que le Couvé arrêta de crier, tandis qu'autour de lui, tout devenait noir ; pire que ça, il fut certain d'être mort, là, après avoir fait une chute d'une dizaine de mètres. N'importe quel autre enfant serait mort à sa place mais.. lui était encore conscient, quand bien même il se sentit froid quelques instants, et que les battements de son cœur s'étaient arrêtés. Autour de lui, tous les sons semblaient comme.. assourdis, et même le hurlement d'Izû sembla lointain. Peut-être était-il allé chercher de l'aide.

Puis, soudain, tout sembla revenir.

La douleur vive dans tout son corps, le sang qui coulait de sa bouche et de ses oreilles, son bras tordu et visiblement cassé.. peut-être même comme tous ses membres. D'un coup, le Couvé recommença à respirer, le souffle haletant, et les yeux grands ouverts, comme s'il venait de se réveiller d'un cauchemar. Tremblant, terrifié, mais vivant, il tourna difficilement la tête vers son camarade.

Comment pouvait-il avoir survécu ?

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Dim 18 Oct - 17:26
Je manque de tomber plusieurs fois, mais je finis par toucher terre, indemne. En panique, je m'approche du corps de mon ami. Je l'appelle, mais reste sans réponse. Je pleure à gros sanglots, incapable de faire autre chose. Je n'ose pas le toucher, je n'ai plus de voix pour l'appeler. Je reste là, à regarder Lucas allongé sur le sol, immobile. Il est pâle comme la mort, et saigne. Et s'il était mort. Non. Oh non, par pitié. Non. Mes larmes augmentent à cette idée. Je n'aurais jamais dû faire ça. Je n'aurais jamais dû nous faire monter. C'était stupide. Je dois aller chercher de l'aide. Peut être que les adultes de tout à l'heure pourront faire quelque chose. Il faut que je le ramène au village. Il faut qu'il soit soigner. Il n'a pas le droit de mourir. Non.
Puis d'un coup, les feuilles crissent. Je relève la tête en vitesse et croise le regard de Lucas. Il est vivant. Il n'est pas mort. Je me précipite sur lui et le sers dans mes bras.

«  T'es pas mort Lucas. T'es pas mort. Pardon, Lucas. Pardon. Tout est ma faute. Je suis désolé. J'aurais pas du te faire monter. Pardon. Pardon. Pardon. Je .. Je suis content que tu ailles bien.  »

Je continue de pleurer, de joie cette fois. Et tant pis si j'ai l'air d'une fille en faisant ça. Je suis content, c'est tout. Je devrais me poser des questions sur ce miracle. Car c'est impossible. Il devrait être mort, la nuque brisé ou pire encore. Mais je suis bien trop heureux pour y réfléchir.

Mon ami pousse un cri et je dessers immédiatement mon étreinte. Je le regarde sous toutes les couture et alors je vois son bras. Il est pas dans le bon sens. Pas du tout même. Et l'angle qu'il prend est pas beau à voir. Je retiens un haut le cœur et essaie de regarder plus précisément sa blessure. On dirait qu'il y a quelque chose de bizarre sur son bras.

«  Aaaaaaah »

C'est son os. Son os sort de son bras. Et si. Et si cette blessure le tuait. Non. Non. Non. Je dois l'emmener au village voir un médecin. Mais peut être qu'il ne peut pas marcher. Et je ne peux pas le laisser tout seul comme ça. Et si un monstre venait ? Et si il se faisait enlever par quelqu'un de méchant ? C'est à moi de prendre soin de lui, et je n'ai décidément pas le droit de le laisser comme ça, tout seul et souffrant.
Je pourrais peut être aller lui chercher de l'eau. Je sais pas. Quand Crack était malade la fois passé, Tyki m'a dit qu'il devait beaucoup boire. Peut être que c'est pareil. Je sais pas. J'aime pas pas savoir ça. Je suis complètement perdu.

Je suis tellement concentré que j'en oublie presque Lucas. Ironique vu la situation. Je ne sais pas comment il réussit à rattraper mon attention, mais je le fixe alors, silencieux. Comment lui dire tout ça. Comment lui demander son avis. En fait, c'est pas marrant de pas parler la même langue. C'est même nul. Ça nous empêche d'avancer. Le petit étranger à l'air d'aller plutôt bien. A part son bras.
Oh mais, je sais ! La vieille Madame qui habitait à côté de nous m'avait parlé d'une plante une fois. C'était des grosses feuilles avec comme des petits dessins dessus. Elle m'avait mis ça sur mon doigts, quand j'avais fait tomber la théière très lourde dessus. Peut être que ça peut marcher un peu. Il aura moins mal. Et comme ça, on pourra aller au village pour voir le docteur.

«  Lucas... Euh. »

Je me gratte la tête, et cherche comment lui expliquer. Je montre alors son bras, grimace comme si j'avais mal et montre des feuilles à côté de nous avec un sourire. Je le fais plusieurs fois, variant à chaque fois un peu les gestes. Je ne sais pas s'il a compris ou pas, mais je dois aller en chercher. Je l'aide à s'asseoir contre le tronc, doucement, pour pas qu'il se fasse plus mal. Et puis, il a un peu l'air fatigué quand même. Enfin je trouve.

«  Je reviens tout de suite ».

Et je pars en courant, m'enfonçant dans les bois, à la recherche de cette drôle de plante.
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 20 Oct - 22:44
jeu dangereux




Partie. Évaporée depuis trop longtemps déjà.
Le Mythe s'en était allé de ta vie comme il y était entré ; telle une violente brise glaciale.
Nina n'était plus et la douleur, encore bien trop fraîche et poignante, ne cesse de torturer ce coeur qu'elle avait pourtant promis d'arracher. Et maintenant, enfermé dans la chambre du Plaisir, tes pensées se heurtent aux murs vides de couleurs, vides de cadres, de tableaux ; noirs et blancs. Et tu ne peux pas rester plus longtemps entouré par ce sentiment d'oppression, au coeur même d'un abysse plus ténébreux que la nuit. Il faut que tu sortes, que tu partes. Loin, très loin.

Lorsque tu quittes ta chambre, tu es presque persuadé qu'on te suit. Mais tu n'y accordes pas d'importance plus longtemps ; il s'agit probablement du fruit de tes divagations, de la folie s'emparant de toi pour te consumer dans ton intégrité. Joyd se réjouit-il de te voir lui céder un peu plus de place chaque seconde ? Tu t'en moques ; il pourrait tout aussi bien enfermer ton esprit à double tour quelque part dans ton propre corps que tu ne réagirais pas. Tu sens pourtant tout ton corps plongé dans une mélasse sombre et froide ; et tu t'enfonces progressivement, sans chercher à te débattre. Les armes ont été englouties depuis longtemps, ne reste que le soldat. Un soldat qui ne veut plus se battre. Un soldat que la haine dévore pourtant ; la douleur est pourtant encore trop vive pour que tu ne te lances à la recherche de cet Exorciste. Yû Kanda. Tu aurais sa peau, coûte que coûte.

Sans vraiment le réaliser, tu as franchi plusieurs portes et marché pendant de longues minutes. Lorsque tu daignes enfin accorder un semblant d'attention à ce qui se passe autour de toi, tu constates que le paysage ne t'est pas totalement inconnu ; le Portugal. Est-ce un hasard que tes pas t'aient conduit sur ta terre natale ? Ton subconscient rechercherait-il un quelconque réconfort en ses terres ? Ou auprès des amis que tu as laissés derrière toi ?

Il est vrai que ça fait longtemps maintenant que tu t'es absenté ; Crack et Momo doivent te penser mort. Et il ne manquerait plus qu'Izû s'en persuade également. Ta main trouve rapidement le chemin de ta nuque que tu masses distraitement. Est-ce vraiment le bon moment pour toi de réapparaître devant eux ? Sans doute pas. Ton état est bien trop instable psychologiquement ; tu pourrais éclater en sanglots tout comme entrer dans une colère noire -et meurtrière- à n'importe quel moment. Tu le sens ; tu n'as pas totalement le contrôle de toi-même. Un sourire ironique étire le coin de tes lèvres tandis que tu ris intérieurement de toi, des Noés même.

Un soupire franchit tes lèvres et tu fais demi-tour afin de repasser la porte t’ayant conduit ici. Cependant, tu entends un cri qui te stoppe dans ton élan. Tu relèves la tête, un sourcil arqué ; cette voix enfantine te rappelle celle d’Izû. Tu attends, attentif, mais rien d’autre. Est-ce encore ton imagination qui se joue de toi ? Tu pestes, émettant un grognement contrarié. Et, en passant près de deux hommes, tu captes leurs mots malgré toi.

« T’as pas entendu crier ? »
« Ouais, ç’doit juste être les p’tiots qui jouent l’bas. »
« Et si c’tait un monstre ? Faudrait pas qu’les parents y viennent nous y chercher des histoires. »
« On les a prév’nu ces p’tiots ! »
« Le p’tiot blond avec son masque sur l’gueule avait eu l’air d’comprendre p’rtant. »

Des monstres ? Des Akumas ? Et un petit blond avec un masque sur le visage ? Y en a pas cinquante, surtout pas au Portugal. Tu rebrousses chemin ; tu refuses de perdre une autre personne. Tu n’aurais jamais dû t’attacher à ces gens, et pourtant… Les paysans semblent vouloir attirer ton attention en beuglant dans ton dos, mais tu ne leur accordes pas la moindre once de réponse. Le pas rapide, tu t’enfonces dans la forêt sans hésitation. Et plus tu avances, plus tu sens une présence pas si étrangère que ça. Ce n’est pas l’aura désagréable d’un Akuma, c’est celle d’un Noé. Tu accélères encore plus le pas.

Soudain, surgissant de derrière un arbre, une tête blonde te rentre dedans ; son crâne percute ton estomac et te coupe le souffle un bref instant. Tu baisses la tête, tes yeux rencontrant ceux d’Izû. Vous devez probablement être aussi surpris l’un que l’autre. Toi de tomber sur lui aussi rapidement, et lui de te voir après tout ce temps. Et vêtu d’une chemise mal boutonnée mais plutôt belle et d’un pantalon de costume noir, les cheveux longs et débarrassé de tes culs de bouteilles te servant de lunettes. Qui ont disparu au passage. Tu poses rapidement un genou à terre, observant rapidement l’enfant ; il ne semble pas blessé, juste un peu sale ici et là. Rien de bien grave donc. Et pourtant, lorsque tes yeux retrouvent de nouveau les siens, tu y lis de l’inquiétude. Et du reproche ? Tu ne peux l’affirmer.

« Qu’est-ce que tu fais aussi loin du village ? La forêt est dangereuse pour ton âge, Izû. » Tu marques une pause. « J’ai entendu crier, tu t’es fait mal quelque part ? »

Ta main se perd dans ses cheveux blonds ; réflexe. Le revoir te fait un bien certain. Cependant, cette aura de Noé est toujours là. Et il est hors de question qu’Izû se retrouve impliqué avec un autre Noé. Votre relation à elle seule a été une erreur de ta part, pouvant le mettre en danger.

Si tu savais…




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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 3 Nov - 16:53

Retrouvailles


" Un enfant est un ignorant mais pas un aveugle. Quand on ne veut pas traumatiser ses enfants, on les traumatise quand même, parce qu’ils espèrent des retrouvailles qui n’arrivent jamais. "


Je ne comprends pas.. je.. j'ai du mal à me dire que je suis encore en vie, parce que.. parce que j'ai eu l'impression de mourir, c'est.. c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Tout est devenu noir.. je n'ai plus rien senti, je n'ai même plus eu mal.. puis tout est revenu d'un coup. Je crois que je.. je crois que suis mort l'espace d'un instant, mais.. mais que j'ai finis par me réveiller, je ne sais même pas comment c'est possible. J'étais mort, vraiment mort.. alors pourquoi est-ce que je suis de nouveau là ? Je.. je ne sais pas.. et.. je ne sais pas si je veux savoir. Je suis vivant, c'est.. l'essentiel.


Le corps encore totalement endolori, endormi, et pourtant terriblement douloureux, le petit homme fut incapable de bouger lorsque son camarade vint à sa rencontre. Tout ce qu'il put faire, fut de tourner légèrement le regard en sa direction, ainsi qu'un peu sa tête ; et ce, non sans une grimace douloureuse. Mais cette douleur, elle, ne fut rien à côté de celle que le rouquin ressentit lorsque son ami le prit dans ses bras. Tout son corps le faisait encore souffrir, et Lucas en souffrit tellement qu'il fut incapable de dire quoi que ce soit ; et ce même lorsqu'Izû se mit à lui parler. Il avait l'air de lui dire quelque chose d'important, peut-être, ou non ; dans tous les cas, le suisse ne comprenait absolument rien. Le seul et unique mot qu'il fut capable de déchiffrer, fut son nom, Lucas, répété plusieurs fois au milieu d'autres mots. L'enfant ne comprit pas, mais le Noé ressentit une partie de son regret.

En attendant, le portugais continuait de pleurer et de le serrer dans ses bras, tandis que le blessé - ou mort-vivant - continuait d'avoir mal ; et il du terriblement prendre sur lui pour être capable de pousser un cri, afin de faire comprendre à son ami qu'il souffrait. Au fond, Lucas ne savait pas vraiment où il avait mal, mais c'était comme si ça venait de partout. Heureusement, Izû ne tarda pas à le lâcher, avant de faire une terrible moue de dégoût. De là, le petit homme eut l'air perdu, et commença à regarder autour de lui, comme à la recherche de quelque chose. De quoi ? Allez savoir.

Doucement, le Couvé finit alors par lever sa main valide en tremblant pour attirer l'attention de son camarade de jeu paniqué.

" Lucas... Euh. " souffla-t-il alors, visiblement perdu.

Suite à ces mots hésitants, Izû se mit à jouer à un drôle de manège. Tout d'abord, il montra son bras, grimaça comme s'il souffrait, avant de finalement montrer des feuilles. Que voulait-il dire ? Allait-il le guérir avec les feuilles ? Ou les feuilles lui avaient causé des douleurs ? Visiblement - et après plusieurs mimes un peu différents - l'apotre de la Rédemption finit par cligner des yeux et un peu comprendre. En gros, son ami allait chercher des feuilles, pour le mal de bras ; même s'il avait mal partout, lui.

" Je.. D-D'ac.. cord.. " fit-il d'une petite voix.

Puis là, d'un coup, le petit homme partit en courant et Lucas, lui, ne put que l'observer disparaître dans les bois.

Les premières secondes, le rouquin ne bougea pas - ne le put pas - avant de commencer à observer la cime des arbres, puis les buissons, puis son corps blessé. Ce ne fut que là qu'il remarqua que son bras était tordu et couvert de sang ; pire que ça, un os déchirait même sa peau, tant la blessure était sévère. Les larmes aux yeux, il commença alors à sentir son cœur battre plus fort, et à avoir peur, terriblement peur même. Il voulait rentrer à la maison, fuir cet endroit, ne pas rester là tout seul dans les bois. Prenant alors sur lui, le Couvé chercha alors toutes ses forces en lui pour se redresser, assit par terre ; obligé de se mordre la lèvre pour ne pas hurler, tant chacun de ses membres, de ses os lui faisaient mal.

Tremblant comme jamais, l'apôtre de la Rédemption mit de nombreuses minutes à se relever totalement, et si au début, ses yeux étaient gorgés de larme, à la fin, il n'en était plus rien ; seule une lueur dorée brillait dans ses yeux. L'enfant qu'il était avait fini par céder la place à son côté noir, tandis que sa peau se couvrait de gris. Lucas n'avait pas été assez fort pour se redresser tout seul, et voilà que Redemptio se mettait en route dans les bois, une main portée à son bras meurtri et sanguinolent.

Longeant les arbres tout en regardant par terre, l'apôtre ne dit pas le moindre mot lorsqu'il suivit la piste de son ami parti cherché de l'aide ; car ce n'était pas lui qu'il pistait en réalité, mais l'un de ses frères. Un qui ne tarda pas à lui faire face, à l'orée du bois, le petit garçon malade dans ses bras.

" Qu'est-ce que tu fais par ici ? " demanda-t-il à son si cher frère disparu, en anglais, " Cela fait longtemps que plus personne ne t'a vu. "

Et lui ? Oh, ça devait faire presque une décennie, un peu moins tout de même. Joyd ne se souvenait peut-être pas, mais Redemptio, oui. Un temps révolu, oublié, dont Lucas n'aurait sans doute jamais idée.

Une autre époque, une seule et même guerre.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Jeu 3 Déc - 18:35
J'inspecte chaque végétal, chaque brin d'herbe, chaque feuille. J'ai un souvenir plutôt précis en tête, et je le garde bien en mémoire. Il ne faudrait pas que je me trompe. Il faudrait encore moins que j'empoisonne mon ami. J'ai un peu de mal à respirer, à cause de la course et des sanglots qui me secouent encore parfois. Je jette des coups d’œil derrière moi, essayant de repérer là d'où je viens. Est-ce que Lucas va bien ? Je dois faire vite, je ne dois pas me perdre. Je reporte mon attention droit devant et fixe le sol. Je dois trouver cette plante.
Mais au même moment, je percute quelque chose. Ou quelqu'un plutôt. Je recule de quelques pas, et me masse la tête. Je relève alors les yeux sur cette personne, me préparant à lui parler de Lucas, à lui demander de l'aide, et ce malgré ma peur de l'inconnu. Sauf que l'homme qui me fait face ne m'est pas inconnu. Pas du tout même. J'écarquille grand les yeux, incapable du moindre mot. Qu'est-ce que ? Qu'est-ce qu'il fait ici ? Ce n'est pas possible. Je dois être en train de rêver. J'ai du me prendre un arbre et me cogner très fort sur la tête. Tyki s'approche et passe sa main dans mes cheveux. Les arbres, ça ne caresse pas les têtes. Alors il est vrai. Il va bien.
Je sers les poings et baisse les yeux, me dégageant de sa main.

«  T'as pas le droit. »

Je sers les dents et essaie de ne pas pleurer.

«  T'as pas le droit de revenir après aussi longtemps, et faire comme si c'était normal. »

C'est pas ça que je devrais lui dire. Je devrais lui dire que je suis content qu'il soit présent. Que c'est Crack et Momo qui vont être surpris. Et que ce soir, on pourra faire un grand repas, avec les quelques pièces que j'ai précieusement gardées depuis son départ.
Mais non, tout ce qui me vient aux lèvres, c'est toute cette peur, toute cette colère que je ressens à son égard.

«  Tu m'as abandonné. J'étais tout seul. Tu as promis de pas m'oublier. Mais c'est ce que t'as fait non ? Tu m'as oublié. Sinon, tu serais pas parti aussi longtemps. »

Je relève mes yeux baignés de larmes vers son visage, et vide tout ce que j'ai sur le cœur. Ça n'a pas vraiment de sens je crois, mais peu importe.

«  J'étais inquiet, et très triste. Je.. J'ai cru. J'AI CRU QUE T'ETAIS MORT ! Ou que tu voulais plus de moi. Que j'avais fait une bêtise très grave. T'avais pas le droit. Je me moque de ton autre travail. T'as pas le droit de nous laisser comme ça. On n'est pas des vieilles chaussettes. »

Je m'approche et le sers dans mes petits bras, mettant de la poussière sur son pantalon et de la morve sur sa chemise.

«  Je t'en veux vraiment beaucoup. Mais je veux pas que tu repartes. J'ai vraiment eu très très peur. Tu repars pas. Pas sans nous. Pas sans moi. »

Je lève la tête et lui souris faiblement. Il me parle, et j'accepte les bras qu'il me tend. Je me souviens alors de Lucas. Avec Tyki, ce sera plus facile. Il va pouvoir le porter jusqu'à un médecin.

« Je me suis pas fait mal, c'est mon ami, Lucas. Il est là bas ! J'étais en train de chercher des herbes. Tu sais, comme celles que la voisine nous avaient données quand je m'étais fait mal au doigt ! Il faut aller le chercher Tyki ! »

Je parle très vite, et fais de grands gestes. Je sais pas trop s'il me comprend, mais on se met tout de même en route dans la direction que je lui indique. J'appuie ma tête contre son épaule et je ferme les yeux, bercé par sa marche. Des bruits attirent alors mon attention. Je me retourne et fixe, surpris, Lucas. Il est debout et à l'air d'aller mieux. Et il est … gris ?  
Il ne me regarde pas, et parle à Tyki, dans une langue bizarre. C'est pas la même que tout à l'heure je crois. Et on dirait qu'ils se connaissent ? Je ne comprends pas trop ce qu'il se passe, mais je suis rassuré de voir que mon ami va bien. Tyki, lui, n'a pas l'air d'être très très content. Alors je me fais tout petit, et ne dis pas un seul mot sur Lucas et le fait que ce soit mon copain. J'attends en silence de voir ce qu'il va se passer. Et puis, ce n'est pas très poli de couper une conversation. Surtout lorsqu'elle ne nous concerne pas.
Plusieurs questions me viennent en tête. Pourquoi Lucas ne me regarde pas ? Et comment est-ce qu'ils se connaissent ? C'est comme avec cette femme la fois passée, celle avec le robe blanche.
Mais la question la plus importante à mes yeux, et qui me brûle les lèvres c'est : Pourquoi est ce que Lucas est gris ?
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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Jeu 3 Déc - 23:18
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Il se débarrasse de ta main rapidement ; tu as envie de sourire, partagé entre l'amusement et la compréhension. Et pourtant, tu n'en fais rien. Il suffit de voir cet enfant, en face de toi, pour comprendre qu'il en a gros sur le coeur. Comment un si petit être, qui n'a connu ni guerre ni drame, peut-il dégager autant de tristesse ? Tu l'observes longuement, tes yeux se stoppant sur ses petits cheveux blonds en bataille. Puis il ouvre la bouche.

« T'as pas le droit. »

Tu ne réponds pas, observant silencieusement ses poings se serrer, écoutant sa voix se nouer ; il va pleurer. Par ta faute. C'est pourtant une promesse que tu t'étais faite non ? Ne jamais le faire pleurer. Tu as été idiot, tu ne le sais que trop bien. Mais comment pouvais-tu lui infliger la vision de l'état pitoyable dans lequel tu te trouvais ? Non, bien sûr que non.

« T'as pas le droit de revenir après aussi longtemps, et faire comme si c'était normal. »

Bien sûr que non. Si même un enfant peut le dire, peut le comprendre, pourquoi être revenu, Tyki ? Tu détournes le regard un bref instant ; que dire, dans ces moments là ? Tout avait été toujours très simple et naturel avec Izû, mais aujourd'hui, ça ne l'est pas.

« Tu m'as abandonné. J'étais tout seul. Tu as promis de pas m'oublier. Mais c'est ce que t'as fait non ? Tu m'as oublié. Sinon, tu serais pas parti aussi longtemps. »

Ton regard se pose sur lui. Les sourcils froncés, tu as énormément de mal à croire qu'il ait dit ça. Toi, l'oublier lui ? C'est tout simplement impossible. Et pourtant... tu fais le constat douloureux suivant : tu es parti pour une mission, et tu n'es jamais réapparu depuis. Combien de temps est-ce que ça fait ? Il y a l'éveil de Joyd, la perte de la première Arche, la réapparition du 14ème, les bals, l'attaque de l'aile américaine de la Congrégation, le sauvetage du gamin... et, surtout, la mort de Nina. Oui, il s'en est passé des choses. Et donc du temps.

« J'étais inquiet, et très triste. Je.. J'ai cru. J'AI CRU QUE T'ETAIS MORT ! Ou que tu voulais plus de moi. Que j'avais fait une bêtise très grave. T'avais pas le droit. Je me moque de ton autre travail. T'as pas le droit de nous laisser comme ça. On n'est pas des vieilles chaussettes. »
« Non, vous êtes mes amis. Mes précieux amis. »

Il tend ses bras, se blottissant contre toi ; ce geste chassant tes pensées sombres et néfastes. La chaleur de son corps d'enfant se diffuse en toi, comme si tu n'étais plus qu'un vulgaire cadavre glacé. Sa chaleur te redonne vie, un peu. Ta main se pose sur sa tête, la caressant doucement. Il peut faire ce que toi tu ne parviens pas à faire : évacuer, extérioriser cette peine, cette douleur.

« Je t'en veux vraiment beaucoup. Mais je veux pas que tu repartes. J'ai vraiment eu très très peur. Tu repars pas. Pas sans nous. Pas sans moi. »

Tu retiens une grimace ; tu ne pourras pas rester bien longtemps auprès de lui. Surtout que tu as juré d'avoir la tête de l'Exorciste qui a tué Nina. Un long combat va s'engager, et tu ne pourras pas le mener tout en restant avec Izû. L'emmener et le cacher quelque part est impensable. Il est bien plus en sécurité ici, avec Crack et Momo. Bientôt, le petit portugais relève la tête, affichant un sourire maladroit et timide que tu devines malgré son masque ; chose que tu as appris à faire et que tu n'as pas oublier. Tu le fais reculer un peu de sorte à pouvoir tendre les bras et l'attraper pour le soulever ; il est toujours aussi léger. Le calant contre toi, tu plonges tes yeux dans les siens.

« Arrête de pleurer, Izû. Ça me fait de la peine. » Tu esquisses un sourire avant de déposer un baiser sur son front. « Et si je te ramène plein de cadeaux, tu me pardonnes ? » Tu tapotes le bout de son nez. « Puisque tu n'es pas blessé, je vais te ramener auprès de Crack et Momo, et nous... »
« Je me suis pas fait mal, c'est mon ami, Lucas. Il est là bas ! J'étais en train de chercher des herbes. Tu sais, comme celles que la voisine nous avaient données quand je m'étais fait mal au doigt ! Il faut aller le chercher, Tyki ! »

Tu hausses un sourcil en le voyant faire tous ces gestes et t'expliquer son histoire, puis tu finis par céder. Cependant, un détail t'interpelle. Son ami s'appelle Lucas ? C'est loin d'être un prénom d'origine portugaise. Qui est ce gosse ? D'autant plus que la présence d'un autre Noé ne s'est toujours pas dissipée. Tu fouilles dans ta mémoire ; il y a bien un Noé répondant au nom de Lucas. Non, ce serait un malheureux hasard. Ce ne peut pas être le même Lucas.

Et, alors que tu avançais dans la direction indiquée par Izû, tu te stoppes net en voyant la silhouette en face de toi. Ce n'est pas tant le physique de la personne qui t'a stoppé, mais l'aura qui s'en émane. C'est bel et bien un de tes frères. Et c'est bel et bien le Lucas de "ta" famille. Tu plisses les yeux tandis que l'ombre tapie au fond de toi semble pointer le bout de son nez. Non, ce n'est pas Lucas. C'est Redemptio, murmure presque Joyd avec une pointe...d'amusement ?

La peau de Lucas est grise et, avant de pouvoir faire quoi que ce soit, Izû a déjà les yeux rivés sur l'Apôtre de Noé en face de vous. Mais Redemptio ne touchera pas un seul des cheveux d'Izû ; il devra te passer sur le corps.

« Qu'est-ce que tu fais par ici ? »

De l'anglais. Heureusement qu'Izû ne le comprend pas, c'est déjà ça de pris. Tu voudrais poser l'enfant au sol et lui demander de partir, mais qui sait ce que Redemptio fera ? Tu le détailles rapidement ; il est... blessé ? Et la régénération cellulaire ?

« Cela fait longtemps que plus personne ne t'a vu. »

Tu soupires, déposant finalement Izû au sol avant de le faire passer derrière toi. Tu reportes ton attention sur ton frère, empruntant donc l'anglais le temps de la conversation.

« Que dois-je en déduire ? Que tu t'inquiétais à mon sujet ? Trop aimable. » Tu esquisses un sourire malsain en désignant son bras du regard. « Ta régénération subit quelques contre-temps ? Ça t'apprendra à t'aventurer là où il ne faut pas, morveux. »

Tu tournes la tête vers Izû, te penchant un peu en adoptant une mine sérieuse.

« Il me semble avoir vu les feuilles que tu cherches à l'entrée de la forêt. Je vais emmener ton ami chez le médecin, mais les feuilles calmeront la douleur en attendant. Tu veux bien aller en chercher ? »

La question avait plus des allures d'ordre que de réelle question. D'autant que tu ne laisses pas le temps à Izû de discuter ou même répondre ; ta main se pose dans le creux de son dos et tu le pousses pour l'inciter à partir. Et vite. Tu regardes ce petit être décidément trop cher à ton coeur s'écarter du danger, un peu rassuré. Puis tu avances vers Redemptio, faisant craquer les articulations de ta main, souriant.

« Laisse-moi donc t'aider à remettre ses os en place, mon cher frère. »

Tu ne lui laisses pas le temps de fuir ; de toute évidence, avec un corps pareil, il ne peut pas être aussi rapide que toi, pas vrai ? Ta main empoigne son bras blessé sans aucune compassion ; les Noés ne sont pas insensibles à la douleur.

« Izû a vu ta forme de Noé. J'ignore sincèrement ce qui me retient de ne pas t'éventrer et de répandre tes entrailles dans cette forêt. »

Et c'est à Joyd de s'exprimer, sans que tu t'en rendes réellement compte.

« Tu ferais mieux de retourner dormir un moment, Redemptio. Tu n'as rien à faire ici. »




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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Ven 4 Déc - 1:48

Colère


" Qui apaise la colère éteint un feu ; qui attise la colère, sera le premier à périr dans les flammes. "


C'est étrange, vraiment étrange. Je vois à travers mes yeux, comme si c'était moi, parce que je sais que c'est moi, mais.. je n'ai pas l'impression que mes pas sont dirigés par ma propre pensée, comme si je marchais tout seul, comme si j'étais en train de rêver. Pourtant, j'ai bien l'impression que tout ça est réel ! Je suis dans la forêt, après que je sois tombé de l'arbre, mon bras me fait encore mal, mon corps aussi, un peu.. et puis voilà. Je sais que je suis Lucas Vallélian, je sais quel jour nous sommes et, euh, peut-être même l'heure. Alors, si je ne rêve pas, et que mon corps bouge tout seul.. est-ce que ça veut dire que je suis mort ? C'est.. C'est pas possible.. Hein ?


Lorsque l’apôtre de la Rédemption sortit de la forêt, tout en restant à sa lisière, il ne put que croiser le regard de son camarade de jeu, ainsi que de l'un de ses frères : Joyd. Il n'avait aucune idée du nom de son actuel réceptacle, mais celui de son souvenir, par contre, il l'avait retenu ; comme la plupart des autres, même si Lucas avait parfois du mal à s'en souvenir tout seul, sans son aide à lui. Parlons-en de lui, d'ailleurs, de ce Redemptio qui ne craignait pas de s'afficher face à un civil comme Izû. En réalité, il ne s'était en rien attendu à tomber nez-à-nez avec lui, pensant qu'il était parti pour la ville, ou bien dans la forêt à la recherche de feuilles. Bah, tant pis. Ce n'était peut-être pas si grave que ça, ce n'était qu'un enfant, il croirait sans doute à un tour, ou quelque chose comme ça. Lucas y aurait sans doute cru, lui, comme il avait été persuadé de la magie de Felix. Ce serait peut-être pareil.

Comme prévu, il lut donc de la surprise dans les prunelles de l'orphelin, avant de finalement remarquer la colère dans ceux du descendant de Noé ; tout ceci n'arrivait pas sans raison. Ces deux-là se connaissaient peut-être, qui sait. Un problème ? Pas aux yeux de la Rédemption, encore moins à ceux de Lucas. Il n'était pas de ces souvenirs belliqueux ; après tout, lui s'était bien lié d'amitié avec le dit Izû.

" Que dois-je en déduire ? Que tu t'inquiétais à mon sujet ? Trop aimable. lui lança le Plaisir non sans un sourire, avant de désigner son bras, " Ta régénération subit quelques contre-temps ? Ça t'apprendra à t'aventurer là où il ne faut pas, morveux. "

Il fallait avouer que sur un point, il avait raison : sa régénération prenait du temps, à cause de cette chute beaucoup trop haute pour un si petit corps. Lucas aurait du mourir, mais la mort n'était pas réellement permise à des êtres comme eux.

" Je vois que nous nous inquiétons tous d'une manière ou d'une autre pour nos frères et sœurs. " répliqua-t-il à ses remarques cinglantes, " Quand bien même ce n'est pas avec la même intensité. "

Au fond, ses paroles semblèrent même prendre un ton désolé. Il l'était.

En silence, la main toujours agrippée sur son bras meurtri et sanguinolent, le Couvé observa alors son aîné discuter avec l'enfant des rues, dans une langue étrangère. Peut-être aurait-il pu comprendre, il n'en savait rien, n'avait pas vraiment envie de savoir ; s'ils utilisaient le portugais, c'est qu'ils ne souhaitaient peut-être pas qu'on les comprenne. Enfin, surtout Joyd. Tout ce que le suisse put comprendre, fut que l'enfant allait être écarté de la conversation et ça, ça n'annonçait rien de bon.

A peine le petit malade fut-il parti que son protecteur fit craquer ses doigts, tout en s'approchant de Lucas. Ce dernier, malgré son assurance nouvelle, ne put s'empêcher de frémir intérieurement.

" Laisse-moi donc t'aider à remettre ses os en place, mon cher frère. "

Sur le coup, le rouquin se contenta de cligner des yeux, ne songeant pas un instant que son frère mettrait des gestes à ses paroles ; chose que bien sûr, il fit sans le moindre remord en empoignant le bras encore cassé de Lucas, qui ne put que serrer les dents en grimaçant. L'autre aurait surement hurlé et pleuré à chaudes larmes, lui essayait de garder son calme ; pourtant, autour d'eux, les ombres de la forêt semblaient commencer à poindre en leur directions.

" Izû a vu ta forme de Noé. J'ignore sincèrement ce qui me retient de ne pas t'éventrer et de répandre tes entrailles dans cette forêt. grogna-t-il comme un chien prêt à mordre, " Tu ferais mieux de retourner dormir un moment, Redemptio. Tu n'as rien à faire ici. "

Que s'était-il passé toutes ces années pour que leur famille soit aussi brisée ? N'étaient-ils pas censés se soutenir et se venir en aide ? Plutôt que d'imposer la souffrance et la peur ? Redemptio n'en avait pas la moindre idée.

" J'ai dormis beaucoup trop longtemps. " se contenta-t-il de souffler.

Oh, pourtant, là il aurait bien aimé retourner dans son sommeil de presque une décennie ; trop mal, sans doute. Où ? Il n'aurait pas été certain de la réponse. Et petit à petit, autour d'eux, les branches ombreuses des arbres se transformaient en doigts crochus, qui s'approchèrent, s'accrochèrent et serrèrent les chevilles de l'apôtre du Plaisir. Celui de la Rédemption ne voulait pas attaquer, mais si on s'en prenait à lui.. il n'hésiterait pas à riposter. Une mise en garde?

" Sache qu'il n'était pas dans mon intention de révéler mon identité à cet enfant. Il est notre ami, j'en ai l'impression. " finit-il par avouer, avant de baisser le regard vers son bras meurtri, " J'ai seulement senti ta présence après qu'on ait eu besoin de moi, alors je me suis lancé à ta recherche. "

Puis, sur ces mots, l'étreinte des ombres de la forêt se fit plus forte, tandis que celles environnantes continuaient de bouger, de s'approcher ; prêtes à protéger leur compagnon qui savait leur parler. Et Lucas, lui, plongea son regard doré dans celui de son frère.

" Est-ce vraiment moi la source de ta colère ? "

Des regrets, Tyki en avait ; il le sentait, au fond de lui, au fond de son être.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Sam 5 Déc - 12:46
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Ta main traverse son corps comme si elle avait plongé dans l'eau ; et c'est sans te soucier de cette apparence d'enfant que tu replaces ses os afin de permettre à la régénération cellulaire de terminer son travail correctement. Un corps d'enfant est un choix bien peu avantageux sur de nombreux points ; on peut difficilement compter sur les Noés ayant un corps d'enfant pour se battre. Mais il s'agit là des choix de vos entités, de vos souvenirs. Vous, en tant que simples réceptacles, vous n'avez guère le choix.

Mais peu importe.
A ton sens, Redemptio n'aurait jamais du s'approcher d'Izû. Aucun Noé ni Akuma n'en a le droit. Nina a été la première à s'approcher aussi près de l'enfant, et encore, tu ne lui avais pas laissé le loisir de converser avec lui. Quand bien même tu savais -tu sais- qu'elle ne lui aurait jamais fait le moindre mal. Un soupire franchit tes lèvres tandis que ta main quitte le corps de l'Apôtre. Ton regard froid se pose sur lui ; sa présence ici n'est décidément pas la bienvenue. Et même si Izû s'est amusé avec Lucas, tu ne peux pas tolérer qu'un Noé rôde autour de lui. Ta simple présence est un danger pour le petit blond, alors inutile de lui rajouter une épée de Damoclès supplémentaire au dessus de la tête.

Et, étrangement, tu sens quelque chose. Une pression, quelque chose de pesant au niveau des chevilles. Tu ne prends même pas la peine de savoir quoi que ce soit, restant immobile ; il s'agit sûrement de Redemptio.

« Sache qu'il n'était pas dans mon intention de révéler mon identité à cet enfant. Il est notre ami, j'en ai l'impression. »

Tu émets un grognement, comme celui d'un animal veillant sur sa progéniture. Il baisse le regard vers son bras encore tâché de sang. Il faudra trouver une explication à fournir à Izû. Le problème c'est qu'il n'est plus un petit garçon naïf. D'autant qu'il a vu la peau grise de Lucas ; quelle explication vas-tu pouvoir fournir ? Tu te redresses un peu, te pinçant l'arrête du nez en fermant les yeux, réfléchissant à tout ça.

« J'ai seulement senti ta présence après qu'on ait eu besoin de moi, alors je me suis lancé à ta recherche. »

Tu hausses les sourcils, posant ton regard sur ton frère Noé. Il s'est lancé à ta recherche ? Juste parce qu'il a senti ta présence ? Était-ce un besoin pour Redemptio de rejoindre Joyd, d'être avec lui ? Tu es surpris et tu as du mal à le dissimuler. Mais tu reprends bientôt tes esprits ; Redemptio aurait réagi de la même manière s'il avait été question d'un autre Noé.

« Hm, admettons. Après tout, j'ai moi aussi senti ta présence en arrivant dans la forêt. J'ai été absent longtemps, j'étais curieux de savoir ce qu'un Noé faisait dans les parages. »

Les prunelles dorées de ton frère se plantent alors dans les tiennes ; tu le dévisages en silence. Joyd est étrangement calme, et pourtant, tu devines un sourire malsain, noir.

« Est-ce vraiment moi la source de ta colère ? »

Ton coeur loupe presque un battement ; tu fronces les sourcils, émettant presque un grognement rauque. Il ne faut jamais réveiller une bête qui dort, pas vrai ? Et pourtant, tu parviens à te contenir, dieu seul sait comment. Tu détournes la tête, poussant un soupir ; après tout, il n'a pas tort. Tu te lèves, malgré cette impression d'être enchaîné.

« J'aurais préféré que tu en sois l'origine, oui. »

Tout comme tu aurais presque préféré qu'un autre Noé soit tué. Une douleur dans ta poitrine te fait grimacer puis sourire amèrement ; aucun Noé ne souhaite perdre un de ses frères ou soeurs. Et pourtant, toi, tu aurais tellement souhaité que ce ne soit pas Nina. Tu te passes la main sur le visage, inspirant profondément. Tu ne peux pas craquer devant Lucas, devant Redemptio. Au fond de toi, tu sens presque Joyd contrarié, alors évitons de jeter de l'huile sur le feu en abordant ce sujet.

« La régénération cellulaire va reprendre son cours normal. Tu devrais retourner à l'Arche. » Tu le regardes par dessus ton épaule. « C'est préférable pour tout le monde, mon frère. »




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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Mar 29 Déc - 0:12

Regret


" Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret. "


Joyd, ce nom ne me dit rien, et pourtant, j'ai l'impression de le connaître. Je ne comprends pas tout, même si j'arrive à distinguer tous les mots qui sortent de ma bouche et de celle de mon interlocuteur. C'est, euh.. plutôt la scène qui se déroule sous mes yeux et dont j'ai pas l'impression d'appartenir réellement que je ne comprends pas. C'est qu'il me faisait peur au début, à moi, cet homme qui avait agrippé mon bras et m'avait fait mal, très très mal, mais.. j'ai pas l'impression que j'étais censé ressentir ça. Je saurai pas dire, je saurai pas expliquer c'est.. bizarre, vraiment bizarre. Y a qu'une chose que je comprends, et que j'arrive à ressentir grâce à mon souvenir : c'est que cet homme est plein de regrets. J'aimerai pouvoir l'aider à aller mieux, mais je sais que ça ne marcherait pas. Je ne peux pas aider les gens qui vont bien, enfin.. physiquement.


Au fond, la Rédemption était venue à la rencontre du Plaisir sans se poser de questions, sans se demander qui était réellement le souvenir qui viendrait se mettre sur sa route ; cela aurait pu être n'importe qui, qu'il serait venu converser avec lui. Mais il s'était avéré que la personne rencontrée était Joyd, cet apôtre qui n'avait pas du passer à l'arche depuis le réveil de Redemptio ; ou tout du moins, ce dernier ne l'avait tout simplement pas vu. Et ça, Tyki ne put que l'affirmer, après tout, il avait été absent longtemps, et n'avait pas du être en contact avec l'un de ses frères depuis tout ce temps.

Toutefois, ce n'était pas réellement ça qui inquiétait le suisse, mais plutôt ce drôle de sentiment qui déchirait chaque mot prononcé par le portugais ; un intonation pleine de regrets.

" J'aurais préféré que tu en sois l'origine, oui. " avoua-t-il alors.

Tristement, le petit homme ne put s'empêcher de sourire, de cette mimique qui montre aux personnes en peine qu'on les comprend ; même si ce n'est pas toujours vrai. On essaye, et c'est toujours mieux que rien. Mais là, l'apôtre du Plaisir semblait tiraillé, alors qu'un rictus étirait ses lèvres et qu'une main se posait sur son visage, comme pour chasser de tristes pensées. Que se passait-il donc ?

Eh bien, l'enfant ne le saurait peut-être jamais, car son interlocuteur finit par lui tourner le dos.

" La régénération cellulaire va reprendre son cours normal. Tu devrais retourner à l'Arche. " souffla-t-il avant de lui jeter un regard par dessus son épaule, " C'est préférable pour tout le monde, mon frère. "

Est-ce une nouvelle menace cachée au sujet d'Izû ? Lucas n'en était pas certain, mais préféra éviter de rebondir là-dessus ; alors, il se contenta tout d'abord de soutenir son regard.

" Ne tarde pas avant de retourner à la maison, toi aussi. "

Et sur ces mots, le Couvé le laissa s'en aller comme Tyki semblait l'avoir décidé, en silence, sans même bouger depuis la lisière de sa forêt ; sa peau et ses yeux, reprirent quant à eux une teinte plus humaines.

Redemptio pouvait dormir un petit peu à nouveau.

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Re: Un ... Deux... Trois... Soleil ! [P.V Lucas]
Lun 11 Jan - 22:11
jeu dangereux




Il est sûr, voir certain, que tu n'apprécies clairement pas qu'un autre Noé puisse rôder autour d'Izû. C'est même étonnant que ta petite bande de mineurs ne soit jamais tombé sur un autre Noé, d'ailleurs. Au fond de toi, tu savais bien que ça arriverait un jour. Enfin, Izû a tout de même eu de la chance de tomber sur Redemptio, ou plutôt Lucas. Ils ont approximativement le même âge et, dans tes souvenirs, Lucas est un Noé très... humain, ironiquement. Tout simplement parce que l'hôte est encore un enfant, avec des envies d'enfant. Et puis, dans le fond, tu ne peux pas vraiment lui en vouloir, pas vrai ? Izû se sentait seul ; tu es parti tellement longtemps que tu as oublié pourquoi tu les avais quitté ce jour-là.

Le regard de Redemptio braqué sur toi, tu ne sors de tes songes que lorsque sa voix s'échappe de sa gorge.

« Ne tarde pas avant de retourner à la maison, toi aussi. »
« ...je ne promets rien. »

Pourtant, tu y retourneras. Tu ne saurais dire si c'est Joyd qui t'y pousse, ou si c'est simplement par "envie". En réalité, tu meurs surtout d'envie de retrouver l'Exorciste ayant fauché la vie de Nina. Adam pourrait bien dire ce qu'il veut ; ton choix est fait. Et tu ne permettras à personne d'autre de prendre la vie de ce misérable pantin de l'Ordre Noir.

Tu tournes les talons ; il n'y a plus de danger maintenant, pas vrai ? D'un pas assuré et rapide, tu quittes les lieux pour aller retrouver Izû. Nul doute que, avant de retourner à l'Arche, tu ne manquerais pas de passer un peu de temps avec lui. Après tout, tu le vois presque comme un fils, dans le fond. Tu n'as pas de réelle idée sur la manière dont lui te perçoit, mais peu t'importe. Il t'est bien trop précieux pour que tu acceptes de le perdre. Tu as déjà perdu Nina, hors de question de perdre un être cher de nouveau.

Tu aperçois la petite tête blonde à quelques mètres de toi. Tu ne peux t'empêcher de le regarder ; il a grandi, et il est devenu plus intelligent. Il voudra savoir pourquoi son nouvel ami est passé d'une peau d'ivoire à celle d'un ciel orageux. Il faudra lui mentir, et il se doutera certainement que tu ne lui dis pas tout. Tu soupires avant d'ourler tes lèvres d'un sourire ; c'est effrayant comme il grandit vite. Tu t'arrêtes en face de lui, t'accroupissant pour être à sa hauteur, et frictionnant ses cheveux de blé avec ta main.

« Lucas te remercie d'avoir joué avec lui aujourd'hui. Il était fatigué alors il est rentré. » Tu te lèves, lui tendant la main. « Rentrons à la maison, Izû. »

Ton prochain départ risque d'être douloureux. Après tout, tu as décidé de te lancer dans une "chasse aux sorcières". Qui sait comment tu reviendras ? Ou si tu reviendras. Après tout, ce Kanda a accroché deux Noés à son tableau de chasse. Et ce serait la dernière. Quitte à vous entre-tuer.

Et tu ne reverrais plus Izû.
Plus jamais.




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