Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Danser sous la pluie – Rowenna

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Danser sous la pluie – Rowenna
Lun 16 Mar - 18:26

Danser sous la pluie
Clap, clip, clap, petite pluie d'avril
Ta mélodie est un enchantement,

Perdue dans ses pensées, la jeune fille faisait face à la fenêtre. Les gouttes de pluie s'écrasaient sur la vitre tandis que, de l'autre côté, des nuages de buée se formaient sous le souffle régulier de la danseuse. Le clapotis de l'eau avait rendu la journée bruyante et les épais nuages gris voilaient le ciel qui aurait, sûrement, dû être bleu. Ses doigts dessinaient des formes indistinctes sur la vitre alors que ses yeux d'or semblaient tout aussi perdus qu'elle dans ses rêveries. Réellement, elle ne savait pas si elle était en train de rêvasser ou d'être éveillée. Les choses auxquelles elle pensait étaient si simple ; tout aurait pu être simple et normal en ce moment. Si les choses n'avaient pas dérapé comme maintenant, peut-être que la situation aurait été différente. Il ferait beau, les oiseaux chanteraient et les enfants des voyageurs courraient dans le jardin autour de l'auberge.

Clap, clip, clap, petite pluie d'avril
Larmes de joie, symphonie de cristal.

Au lieu de ça, il pleut. Les nuages crachent, les gouttes tombent et s'écrasent contre les vitres glacées dans un bruit sourd. On ne sait pas si la pluie cessera aujourd'hui. Peut-être durera-t-elle encore toute la nuit ? Peut-être s'arrêtera-t-elle ? Il pleut et les larmes des nuages ne s’arrêtent pas. Triste journée pour sortir faire quelques courses histoire de s'occuper l'esprit. Presque personne pour discuter, et pour parler de toutes sortes de choses. Rien, mais à part le bruit des gouttes s’écrasant avec violence sur les carreaux. C'était la fin de l'été. Les beaux jours allaient retomber, se raccourcir. Les feuilles des arbres tomberont, la pluie se cristallisera en de doux flocons blancs volant sans but précis. Tout serait blanc ; belle chose que l'hiver et ses jardins couvert de neige. Elle voyait les enfants courir en s'envoyant des boules de neige. Elle les voyait rire alors que Chappy resterait à l'écart de ce petit monde en enfonçant ses pattes noires dans le matelas cotonneux de la neige avant de se prendre une boule blanche dans la tête et de détaler à toutes pattes.
Un beau petit futur qu'elle s'était imaginée ; mais à cela, il manquait Lion, son Lion. Celui qui aurait eu des sourires à lui offrir et des choses tendres à lui dire. C'était lui, son futur. Lui et cette personne dans son ventre...

Dans l'orage philharmonique
Chaque goutte est une musique

La jeune fille sortit de ses pensées quand un bruit sourd retentit non loin d'elle. Ses yeux dorés se levèrent et elle ne vit rien d'autre que Chappy, assis sur le comptoir. Son regard las fixant chacune des personnes assises. Comme un chef surveillant son territoire ; Chappy surveillait les gens présents dans la salle. Cette petite scène tira un sourire à l'ancienne danseuse qui posa sa main sur l'épais pelage du chat. Un sourire aux lèvres ; sous sa main délicate le chaton se mit à ronronner. Sa tête se frottant contre les doigts de sa maîtresse, cherchant plus de contacts envers celle qui le cajolait.
Elle aurait tellement voulu être un chat ; un animal pas vraiment intelligent, mais pas bête. Elle aurait pu être tranquille ; quémander des caresses auprès de ses propriétaires pour avoir un peu d'affection. Et le reste de la journée, elle dormirait ou s'amuserait avec les enfants et les autres animaux. Une belle vie si elle eût été un chat.

Le léger tintement de la cloche signala l'arrivée d'une personne. Certaines têtes se tournèrent vers la jeune fille venant d'entrer alors que d'en profitèrent pour sortir après avoir laissé quelques pièces sur leur table. La pluie glissait par l'entrebâillement de la porte s'écrasant en grosses gouttes sur le sol en bois alors qu'une petite silhouette se faufilait dans l'Auberge, encapuchonnée et presque trempé jusqu'aux os. Chappy sauta du comptoir avant de se réfugier en une boule de poils tremblotants sur les genoux de sa maîtresse. Ses yeux posés sur la silhouette, la porte se referma derrière quelques clients inconnus. Mais la personne face à elle l'intriguait quelque peu. Quelqu'un était donc assez dérangé pour sortir par un temps pareil. Après tout le dîner n'était pas encore passé, et cette personne pouvait bien se reposer dans la petite auberge. La chaleur réconfortante que dégageait la cheminée serait bien utile en cette froide journée pluvieuse. On aurait presque cru à une journée d'automne tant le temps était mauvais.

Bonjour, Commença-t-elle un peu craintive. Ses joues était déjà teintée d'un rose peu voyant et ses mains caressaient irrégulièrement le pelage de Chappy. Elle ne se sentait pas vraiment à son aise face à cette inconnue.
La Danseuse en bleu

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Avoir une belle vie dans le futur.
Aime:
N'aime pas: avatar
Şehrazat G. FergusonLa Danseuse en bleu
Merci Mama pour le kit ♥️

Şehrazat danse en #BCA9F5

▐ IRL Age : 16 ▐ Messages : 83 Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Douce
▐ Parcours RP :
Jour de marché ; { Caem }
Regrets ; { Lily }
Broken Hearts ; { Soren }


3 / 3 — Indisponible pour rp

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Lun 16 Mar - 20:53
« Ils ont l'avantage ! » « REPLIS ! REPLIS ! » « On se disperse ! Quittez la ville ! Je répète ! Quittez la ville ! » « Repliez-vous ! » « Un Exorciste est tombé ! Ils sont bien trop nombrAAARGH ! » « Où sont les renforts ?! Putain, ils nous ont tous abandonnés ! »

Les ordres fusaient dans le golem qui me suivait à la trace, jusqu'à ce qu'une explosion ne mette fin à ses courts jours. La pluie se confondait aux larmes sur mon visage. Bordel, comment en étais-je arrivé là ? Une mission de routine qui avait viré au cauchemar. Une embuscade qui avait mis à feu et à sang tout Boston. On avait lutté autant que possible. Ou du moins, ils l'avaient fait. À quoi pouvais-je bien servir, moi, avec mes quelques mois de formation ? J'avais vu la mort se répandre partout autour de moi sans pouvoir l'empêcher.

« Vous donnerez votre vie au nom de cette guerre. »

Est-ce que les instructeurs la vivaient, cette guerre ? Je n'étais pas sûre qu'ils sachent ce qu'était une mission sur le terrain. Nous n'étions pas Exorcistes, nous n'avions que peu de moyens de défense. Et ma vie... j'y tiens ! Après tout, ce que je désirais surtout était de retrouver ma sœur, pas de me sacrifier au nom d'une guerre incompréhensible.

Et il fallut qu'il pleuve pour ne rien arranger. Comme si le ciel pleurait le drame qui se déroulait ici. Et cela rendait la fuite que plus difficile et incertaine. Je trébuchais, tombais, glissais et aurais sans aucun doute tourlambigander si le mot eût existé. Entre la boue et les gravas, je ne pensais jamais voir la fin de cette apocalypse. J'étais toute seule, et dans la panique, je n'arrivais pas à me souvenir des instructions. Je n'étais même plus sûre d'avoir eu des instructions en cas de replis des rangs. J'étais perdue et le Corbeau en charge de me tenir compagnie – parce qu'on ne laissait pas une pauvre novice sans surveillance chez Central – et le golem par lequel on me communiquait ordres et aboiements m'avaient abandonnée.

« Nous ne connaissons ni faiblesse ni apitoiement. »

Heureusement que le déluge cachait mes larmes. Même si personne ne me voyait, j'avais un peu honte de pleurnicher. En plus, je ne savais pas vraiment pourquoi. Peut-être n'y avait-il pas de raison suffisante. J'avais seulement vu des gens mourir, échappé moi-même de justesse à la mort, couru sur plusieurs kilomètres pour disparaître comme une lâche, et en plus je n'étais pas sûre du temps que je pouvais tenir encore sans aller aux toilettes. Peut-être que les raisons n'étaient pas encore suffisantes aux yeux de Central pour faire craquer les nerfs d'un être humain normalement constitué – voilà pourquoi je ressentais cette indescriptible honte... mais pour moi, cela me semblait particulièrement approprié. Comme quoi, Central était doucement en train de me forger un sale caractère.

Ce ne fut qu'une fois les mains écrasées dans l'herbe imbibée d'eau que je souris. J'étais même en train de rire, nerveusement. Bordel, j'étais vivante ! Bien vivante ! Fatiguée, mais même pas blessée. Mange-toi ça, Central ! Qui est la novice maintenant ?

« Si vous vous retrouvez seuls, rejoignez un point fixe et attendez-y les secours. »

Ce dont j'avais surtout besoin, c'était d'un abri. À quoi bon survivre à une attaque d'akumas si c'est pour rentrer avec la goutte au nez ? Alors je pris mon courage à deux mains, même si j'avais très envie de m'écrouler dans cette herbe fraîche pour y dormir de tout mon saoul, et partis vers la campagne, le plus loin possible de la ville. Le plus loin possible fut néanmoins très proche. Aucune importance, je n'étais même plus en état de m'en inquiéter. Je voulais juste me sécher et boire une boisson chaude – ou peut-être un verre d'alcool bien coriace si j'arrivais à me faire passer pour plus vieille que je ne l'étais. Il y avait cette petite auberge accueillante et rustique. Enfin, une bonne bâtisse de campagne quoi, à quelques kilomètres seulement de Boston. Mon paradis ! Mes yeux s'illuminèrent comme un ange devant le portail d'or.

C'est emmitouflée dans ma cape détrempée que j'entrai dans la taverne. Un lieu chaleureux plus accueillant à l'intérieur qu'il ne semblait l'être à l'extérieur. Frigorifiée, j'attendis que quelques personnes profite de mon entrée pour s'éclipser sous une pluie diluvienne, pour refermer la porte derrière eux. Quelques regards portés sur moi m'obligèrent à resserrer ma cape d'une main gênée, cherchant à masquer l'uniforme pourpre que je portais. Un seul bonjour pour me souhaiter la bienvenue, de la bouche d'une femme dont le physique, aussi beau qu'exotique, donnait à l'endroit une image paradoxale : on ne s'attendait pas à rencontrer une telle personne dans une auberge aussi typique. Je m'avançai vers elle, comptant sur sa seule politesse pour ne pas me tromper sur son rôle de tenancière.

« Euh... Bonjour... » entamai-je maladroitement face à elle, un fin sourire sur mon visage humide. « Quel temps, hein ! Je... »

Et puis un silence. Je ne pouvais pas prétendre m'être faite surprendre en chemin, puisqu'il pleuvait depuis plusieurs heures. Le mieux était de faire comme si je n'avais pas du tout l'intention de parler plus longuement de météorologie. Un petit gloussement gêné avant de reprendre.

« Avez-vous une table disponible ? Et... une chambre, tant qu'à faire. Je pense être coincée jusqu'au matin. »

Une voix tendue et épuisée. Devrais-je user de mon autorité religieuse pour avertir les gens des événements de Boston, pour leur interdire d'approcher de la ville jusqu'à ce que les Exorcistes et les Corbeaux les plus courageux aient rétabli l'ordre ? Bien sûr ! Et pourtant, aucun autre son ne sortit de ma bouche. Ah ! Les novices et le manque de confiance, hein...
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Sam 4 Avr - 12:26

Danser sous la pluie
Un petit sourire étira les lèvres de la fille aux cheveux bleus alors que la brunette s'avançait vers le comptoir. Elle semblait frigorifiée et ses vêtements collaient à sa peau à cause de toute cette eau accumulée au-dehors. Ses cheveux collaient son visage mais ça ne l'empêchait pas de paraître mignonne. Ses vêtements collaient à sa peau et dégoulinaient jusque par terre ; l'averse devait être horriblement forte pour que cette personne tremble autant sous sa cape. La chaleur du feu brûlant dans l'âtre, un lit douillet et un bon passage sous une eau chaude lui ferait le plus grand bien. La Turque n'allait pas laisser cette pauvre petite fille trempée jusqu'aux os comme ça, avec un peu de chance elle trouverait quelques vêtements seyants à la brunette pour qu'elle puisse faire sécher les siens durant la nuit. Enfin, la danseuse trouvera bien un moyen pour que l'(encore) adolescente trouve à se réchauffer. Peut-être même que s'il restait quelques petites choses elle pourrait lui offrir un chocolat chaud et des biscuits à la cannelle encore chaud. Rien que d'y penser elle avait faim...

Glissant, mordant, griffant ; le froid devait se glisser sur la brunette alors que ses vêtements trempés gouttaient sur le sol. Comme une seconde peau empêchant la brunette de bouger sous cette épaisseur de tissu mêlé a la froideur de la pluie. Bizarrement, elle sentait le froid qui émanait de l'adolescente. Même après quatre ans passés dans un pays où il pleut et ne fait pas toujours sec, elle ne put réprimer un frisson en pensant à ce que devait ressentir la brunette sous cette cape noire. Même emmitouflé dans un épais gilet en laine - bien qu'étant en été - la danseuse Bleue frissonnait de temps à autre, quand un client ouvrait la porte trop grand, laissant une bourrasque d'air balayer l'entièreté de l'échoppe.

Un peu gênée, la tenancière ne savait pas trop si elle devait parler ou non. Et la jeune brune l'était aussi, ou du moins elle le semblait. Plus nerveusement encore, elle caressait d'une main le chaton alors que la brunette face a elle semblait tout aussi perdue. Le visage trempé et des mèches collant sur les tempes de la plus jeune, la brune eut un petit sourire avant que le chat ne saute de ses genoux sur le sol.

« Avez-vous une table disponible ? Et... une chambre, tant qu'à faire. Je pense être coincée jusqu'au matin » elle paraissait tout aussi gênée qu'elle. Voir un peu moins puisque la Turque prenait déjà une légère teinte rosé sur ses joue et baissait ses yeux vers le carnet, peu rempli, des chambres prisent ou non.
« Hm.. Et bien.. La chambre trois est libre si vous vou.. elle releva les yeux vers la brunette... Si vous voulez... » la jeune fille baissa les yeux aussitôt qu'elle les avait levé, les joues légèrement rouges. Ce que son accent maternel pouvait se faire ressentir quand elle était gênée.

Sans attendre une seconde, la brunette descendit de sa chaise un peu maladroitement avant d'attraper une des clefs accrochées sur le mur. Elle avait, visiblement, dû aller un peu trop vite dans ses mouvements car elle ne se sentait pas très en équilibre sur ses deux pieds. Petite fleur perd son équilibre, reste stable, la tête haute et le dos droit. Sourit et apprend.
De nouveau elle se posta face au cahier et attrapa un stylo avant de poser ses yeux d'or sur l'adolescente, bien que son visage paressait curieuse, elle rougît de l'intérieur jusqu'à se brûler la peau.

« J.. Je suppose que  vous êtes seule..? ses mots étaient un peu maladroit au fil des phrases Ou alors des gens vont vous rejoindre ? P.. Peut-être voudrez-vous vous changer avant de manger ? » Trop de mots, la Turque parlaient trop vite et ses phrases étaient dans le désordre. Elle faisait une bien piètre tenancière bien que son fiancé ait toujours dit l'inverse

Si Lion était là, il aurait peut-être esquissé un doux sourire avant de venir à l'encontre des deux femmes pour aider sa fiancée dans sa tâche. Mais il n'était plus là, et Abraham était parti on ne sait où après un rapide bonjour à Şehrazat, ainsi qu'au peu de clients, avant de disparaître dans l'entrebâillement de la porte. Durant la journée il s'était mis à pleuvoir de plus en plus fort, et Abraham n'était toujours pas rentré. Il allait attraper un rhume... Le pauvre
Tapotant presque nerveusement ses doigts contre ses genoux, l'ancienne danseuse tortillait le tissu blanc de son haut entre ses doigts alors que ses yeux fuyaient presque ceux de la brune. Trop timide cette petite, on le lui a toujours dit....


.
.









♥ :
 

La Danseuse en bleu

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Avoir une belle vie dans le futur.
Aime:
N'aime pas: avatar
Şehrazat G. FergusonLa Danseuse en bleu
Merci Mama pour le kit ♥️

Şehrazat danse en #BCA9F5

▐ IRL Age : 16 ▐ Messages : 83 Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Douce
▐ Parcours RP :
Jour de marché ; { Caem }
Regrets ; { Lily }
Broken Hearts ; { Soren }


3 / 3 — Indisponible pour rp

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Ven 17 Avr - 18:55
Je n'arrivais pas à m'ôter ces images de la tête. Ce qu'il s'était passé à Boston ne ressemblait en rien à ce dont on m'avait parlée. On ne m'avait jamais préparée pour ça. Tous ces morts étendus au sol... sous les gravats de buildings en carcasses. Des pleurs, des cris, on appelait à l'aide. Des fois, on pouvait voir une main sous un bloc de béton, qui s'accrochait inlassablement à la vie... à la survie. Et puis les explosions, toutes ces machines du Comte qui répandaient la mort. Les Exorcistes impuissants et malmenés... et nous, les Corbeaux. On faisait beau pour la parade, mais notre utilité s'arrêtait là. Au moment de la guerre, nous n'étions que des enfants face à la violence du monde.

« Vous verrez des horreurs, mais vous ne les vivrez pas. »

Je luttais entre ma mémoire, lacérée et douloureuse comme une chair à vif et l'instant présent, ce calme et réconfortant présent. Que je l'aimais, celui-là ! Je regardais la femme qui m'avait accueillie sans vraiment la voir, déconcentrée par mon corps chancelant et mon esprit épuisé. Elle paraissait encore plus gênée que moi, un inconvénient assez dérangeant pour une tenancière, qui passait ses journées à accueillir des gens. À moins que ce ne soit moi ? Peut-être suis-je trop intimidante ! Qu'est-ce que j'aimerais être intimidante ! Je ne pense pas que ce soit ça non plus... moi et mon regard de chien battu, mes cheveux de chien trempé, mon odeur de chien mouillé... je pense pouvoir dire sans me tromper que j'inspire plus de pitié qu'autre chose.

On me tendit une clef, et je compris que j'avais raté un bout de la conversation. Mince alors ! Je devais avoir une chambre, ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Mais quelle chambre ? Flûte en bois, il faut que j'arrête de me parler à moi-même ! Je me saisis du trousseau avec conviction, pour ne pas montrer à quel point j'étais perdue. Cette femme qui plus est était intimidante, elle. J'étais un peu jalouse, mais fascinée également. Sa voix était aussi douce que son visage, aussi claire et unique que ses cheveux. Elle roulait, comme une brise légère sur les terres chaudes de l'Orient, grâce à cet accent que j'entendais pour la première fois.

« J.. Je suppose que  vous êtes seule..? »  dit-elle le plus simplement du monde.

« Si vous vous retrouvez seuls, rejoignez un point fixe et attendez les secours. »

Pour moi, ce fut pourtant un choc. J'étais seule... Merde alors ! Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ? Je ne savais même pas si j'avais assez d'argent sur moi pour payer cette aubergiste. Et si on m'abandonnait ? Après tout, des Corbeaux en formation, ils en ont tout le tour du ventre. Une de plus ou de moins, particulièrement une incompétente comme moi, ne changeait pas vraiment leur donne. J'avais baissé les yeux en entendant cette question, pour encore une fois parler toute seule, dans ma tête de linotte.

« … vous changer avant de manger ? » entendis-je en redressant brusquement la tête.

« Ah ! Euh... Non ! Enfin oui ! Non, c'est que... je n'ai pas d'autre vêtement, en fait. Mais ce n'est pas grave, c'est surtout la cape qui a tout pris ! Le reste devrait sécher rapidement. »

D'où venez-vous ? Comment une femme aussi belle et exotique finissait-elle tenancière d'une auberge perdue en Amérique ? C'est votre couleur naturelle, bleu ? sont les trois questions que j'avais le plus envie de lui poser. J'étais de nature joviale – comme si on ne l'avait pas compris ! – et curieuse. J'adore rencontrer de nouvelles personnes, surtout quand elles sont pleines de mystères comme celle-ci ! Mais je restais quand même timide, surtout quand j'étais déboussolée comme je l'étais à ce moment-ci, ou face à quelqu'un d'aussi fermé. Alors la seule question que je pus prononcer fut la suivante :

« Je peux aller m'asseoir ? »

Et de pointer une table du pouce. Comme si poser ses fesses sur une planche de bois demandait une autorisation officielle et un papier signé ! En posant cette question, je m'étais rendue compte de l'absurdité de la chose. Cette femme n'allait pas me demander de rester debout auprès d'elle pour lui tenir compagnie de toute façon ! Elle n'allait pas non plus, du moins je l'espérais, me l'interdire et me sommer de m'accroupir dans un coin de la taverne, telle une gueuse sale et puante.

Je lui souris bêtement, comme pour m'excuser silencieusement de ma bêtise, et ôta ma cape avant de me diriger vers la table ciblée, dévoilant ainsi mon tailleur pourpre, reconnaissable entre mille pour qui avait déjà croisé un membre de Central. Heureusement, dans ce trou paumé, ça ne pouvait pas être le cas. Je m'assis, jouant de la clef que l'on m'avait confiée entre mes doigts, avant de me rendre compte que je n'avais rien commandé, et que je n'étais même pas au courant de ce qui était au menu. Je me relève et retourne près de la femme, un sourire encore plus gêné sur la face.

« Au fait, vous avez un menu ou quelque chose comme ça ? »

Étourdie était un trop faible mot pour décrire le genre d'imbécile que je pouvais être. Quoi qu'il en soit, j'ai toujours eu un don naturel pour me faire remarquer lorsqu'il ne le fallait pas.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Sam 16 Mai - 14:49

Danser sous la pluie
Şehrazat se posait sans doute trop de questions. D'une part car on ne voyait jamais d’étrangers se promener sous la pluie, et d'autre part parce que la demoiselle semblait bien jeune pour rester seule par ce temps. Alors elle se demandait avant tout ce que faisait cette petite brune dehors, dans le froid à cette heure ? Mais elle était aussi rassurée que la jeune fille n'avait-pas pris un coup de froid, ou était tombée malade. Qui sait, avec cette averse il ne serait pas rare d'attraper on ne sait quelle maladie rien qu'en sortant quelques minutes.
La brunette semblait assez forte, ou du moins ce qu'il fallait pour supporter une averse froide sur elle sans se mettre à éternuer et à tousser comme une perdue. Courageuse petite créature qu'elle devait être. Sa cape était trempée, mais même si ses vêtements n'avaient pris que très peu l'eau ; elle devait avoir froid en sentant le liquide coller sa peau à travers le tissu qui la recouvrait. Elle même recouverte d'une épaisseur de laine bien suffisante, elle ne pouvait pas laisser cette demoiselle ainsi. Mais les dires de la plus jeune tentaient de prouver le contraire ; sans doutes qu'elle n'était pas pleine d'eau jusqu'aux os, mais elle devait avoir froid avec son visage et ses cheveux trempés. Elle lui apporterait une serviette pour qu'elle puisse s'éponger le visage si besoin-est.
L'aubergiste lui aurait bien posé quelques questions en plus -et elle pourrait toujours les poser plus tard ! - si la brunette n'avait pas posé à son tour une autre question. « Je peux aller m'asseoir ? » et cette question la fit sourire un peu. L'adolescente se sentait un peu bête d'avoir posé cette question d'après son sourire, mais aux yeux de Şehrazat cela ne la rendait que plus adorable ? . Elle se serait un peu identifiée à cette jeune fille si elle n'avait pas passé son enfance enfermée dans une prison sans portes de sortie.
Elle n'eut pas à répondre que la brunette était déjà partie s'installer sur une table non loin de là. Sa cape enlevée, l'aubergiste reconnu entre mille l'uniforme qu'elle portait.
De couleur pourpre, il lui seyait à merveille ; la petite dame avait déjà vu un uniforme semblable auparavant. Quand les "akumas" avaient attaqué l'auberge tuant son Lion. Il lui semblait qu'ils étaient des... Aigles ? Non, des corbeaux ! Un rapace qui vous tourne autour sans cesse pour finir par vous manger.
Un corbeau avec des ailes noires, des plumes lisses et froides sous la lumière de la lune et la froideur de la nuit.
Un rapace tournant autour de la mort et du malheur des autres, c'était ça un corbeau.
Mais, de ce qu'elle avait vu de la demoiselle, Şehrazat aurait du mal à imaginer que cette petite brunette - assez mignonne du point de vue de la danseuse, et sans doute de la plupart des personnes - soit un rapace. Non, elle l'aurait bien identifiée à une mésange. Une jolie petite mésange, pleine de vie et sifflotant gaiement en souriant. Un beau petit oiseau bleu dans les griffes des plus grands.
D'ailleurs, tout en songeant à ces doux oiseaux, la demoiselle s'était elle-même dirigée vers la cuisine, pour regarder quelques petites choses quand la brune revint vers elle, une moue gênée sur le visage.

« Au fait, vous avez un menu ou quelque chose comme ça ? » un menu... La fille aux cheveux bleus y avait pensé avant. Pour cette jeune fille, elle pourrait faire un peu n'importe quoi pour lui permettre de se réchauffer ; et puis l'Ottomane faisait de tout, mais on disait que les biscuits à la cannelle étaient les meilleurs selon les enfants des voyageurs. Reste à voir, les enfants aiment le sucre, et la fille aux cheveux bleus aime les épices de toutes sortes. « Pas... pas vraiment non fit elle en souriant doucement, elle devait se ressaisir mais il suffit de demander quelque chose, dans la mesure du possible et de la saison bien entendu, et vous l'aurez. » un sourire radieux avait éclairé son visage fatigué, elle s'était prise en main comme il le fallait. Et puis ce n'était pas cette jeune et jolie fille qui allait lui faire du mal.
Un nouveau sourire éclaira son visage alors qu'elle reposa ses yeux d'or sur la plus jeune ; presque mécaniquement sa main droite s'était posée sur son ventre légèrement rond - elle avait un peu mal au ventre ces derniers temps, rien d'extraordinaire, comme la plupart des femmes enceintes.
Elle ferait une bonne mère, mais avant tout, une excellente aubergiste même loin de son Lion !


.
.









♥ :
 

La Danseuse en bleu

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Avoir une belle vie dans le futur.
Aime:
N'aime pas: avatar
Şehrazat G. FergusonLa Danseuse en bleu
Merci Mama pour le kit ♥️

Şehrazat danse en #BCA9F5

▐ IRL Age : 16 ▐ Messages : 83 Féminin
▐ RPG Age : 20 ans.
▐ Personnalité : Douce
▐ Parcours RP :
Jour de marché ; { Caem }
Regrets ; { Lily }
Broken Hearts ; { Soren }


3 / 3 — Indisponible pour rp

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Jeu 18 Juin - 17:28
Je me remettais doucement des événements de Boston, enrôlée par le cadre chaleureux et serein de la modeste auberge.  Sa tenancière à l'allure si exotique n'y était pas pour rien. Son visage aussi doux d'une soie de Chine et ses yeux bienveillants avaient quelque chose de réconfortant pour moi, qui me faisait perdre le fil de cette dure et pénible réalité que j'avais vécu. Peut-être cette douceur, au goût d'épices orientales, était ce qui me rendait si maladroite : je n'étais plus accoutumée à la bonté naturelle, ni même à cette chaleur humaine qu'elle paraissait incarner sans même s'en apercevoir. C'est comme de vivre avec une meute de chiens, et se retrouver tout à coup face à un chat. L'approche est différente, et l'adaptation peut s'avérer compliquée. Et si Central apprenait que je les avais traités de chiens, même si ce n'était que pour moi-même puisque mes plus grandes conversations se déroulaient dans mon crâne, j'étais bonne pour quelques semaines de corvées ménagères dans les dortoirs... ou les toilettes. Pitié non, pas les toilettes des garçons !

« Pas... pas vraiment non... Mais il suffit de demander quelque chose, dans la mesure du possible et de la saison bien entendu, et vous l'aurez. » me répondit rapidement l'aubergiste en un sourire radieux.

Sourire qui, finalement, ne me mit pas plus à l'aise que cela. C'était très gentil de proposer aux clients de composer eux-mêmes leurs menus... mais prendre une décision, moi ? Et l'exiger ? J'avais beau être un Corbeau de Central, j'avais encore quelques progrès à faire en matière d'ordres et de comportement de péteux qui réclame et attend l'exaucement de ses seuls désirs. J'avais envie de rester une jeune femme tout à fait convenable, et non une harpie qui étrangle de ses serres les plus honnêtes petites gens. Et puis on écrasait pas dix-sept ans de timidité et un soupçon d'étourderie d'un revers de main, dut-ce ce revers être aussi violent que ceux de Central.

Enfin, peut-être que j'en faisais des caisses, quand même... Parce que là, la dame se contentait de me proposer de faire moi-même des propositions. Elle ne me demandait pas de taper du poing en aboyant des ordres. Si un jour, seulement, je parvenais à ne pas partir en élucubrations mentales pour un mot ou un autre, je considérerais avoir fait un grand pas en avant.

Je la regardais poser la main sur son ventre d'un air bête, de ces personnes qui donnent l'impression de vouloir réfléchir tout en en étant parfaitement incapable. Et puis j'avais remarqué que son ventre était un peu rond. Si elle était enceinte, c'était génial ! Ces petites joies de la vie me faisaient redevenir cette enfant de six ans qui s'extasiait devant une mouche en train de faire sa toilette. Mais je me commençais à me connaître, et je n'étais pas folle ! Si je faisais la moindre remarque, j'allais tomber à côté : en fait elle ne serait pas enceinte, mais seulement ballonnée après un trop copieux repas ou quelque chose dans ce genre là, et je me ficherais la honte une fois de plus. Et je n'avais pas envie de me mettre la tenancière à dos, pour finir par dormir recroquevillée sous un arbre dans le coin le plus paumé des Amériques !

Je serrai les fesses et remontai les yeux vers les siens pour répondre à sa demande :

« C'est que... je ne suis pas du coin, alors moi et les produits locaux disponibles... héhé... Un bouillon chaud ou quelque chose d'aussi simple conviendra parfaitement, merci ! Je vais... Oui, je vais aller poser mon sac et mon manteau dans la chambre pour les faire sécher, je reviens ! »

Après avoir tourné en rond quelques secondes au milieu de la salle pour trouver l'accès aux chambres, je m'y rendis et ouvrit la porte sur laquelle trônait le numéro trois. Un gémissement soulagée et extasié s'échappa de mes lèvres quand j'aperçus le lit douillet qui m'attendait. Je posai mes affaires, comme convenu, et lançai un nouveau regard au lit. Il m'appelait de sa voix de satin, et m'envoûtait pour mieux me séduire, le forban !

Un regard vers la porte que j'avais laissée entrouverte, un nouveau vers le lit, puis la porte, et le lit, et la porte, puis finalement le lit. J'avais bien quelques petites secondes à lui consacrer, après tout ! Aussi m'y assis-je... avant de laisser tomber mon corps de côté, les pieds toujours posés au sol. Puis de fermer les yeux, juste le temps de savourer le confort... juste une seconde... le temps de profiter... le temps de...

De m'endormir. En quelques secondes à peine, la chose était faite. Rien de tel pour me plonger dans un super cauchemar où les gens mourraient sous le coup des akumas et où moi, enchaînée à un arbre en forme de discobole grec, je les regardais mourir, impuissante. Les machines ne parlaient pas, par contre les humains au lieu de hurler comme ils savaient si bien le faire, couinaient comme des porcs qu'on égorgeait. Je ne sais pas si cela faisait sens... tout comme ma tenue orientale d'un bleu azur et mes orteils plein de vernis mal fait.

Un rêve de fille, quoi.
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Danser sous la pluie – Rowenna
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Danser sous la pluie – Rowenna
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Amfreville, sous la pluie.
» Rose sous la pluie
» Parades et spectacles sous la pluie
» Champ de course de Ghlin (Mons) Nocturne sous la pluie
» papillon sous la pluie

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Amériques :: États-Unis d'Amérique-
Sauter vers: