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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]

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Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Dim 5 Avr - 16:24
Périphérie de Paris. Matinée. 9h.
Intérieur.

Felix était assis. Là. Dans sa pièce unique, à peindre face à la fenêtre. C’était ainsi qu’il se sentait le plus inspiré. Il n’avait pas besoin d’un palace ou d’une vue à couper le souffle. Ce qui faisait le talent du franco-suédois c’était qu’il avait la capacité d’imaginer n’importe quoi et de le reproduire à la perfection. Enfin, seul lui était véritablement en mesure de le savoir car après tout ; il était le seul à pouvoir voir ses images mentales. Sinon, ce serait un phénomène plutôt inquiétant. Le Noé trempa son pinceau dans la peinture bleue qui était partiellement étalée sur son plateau, et se mit alors à dresser le physique d’une vague haute de plusieurs mètres. Aujourd’hui, il s’imaginait un tsunami, une catastrophe terrible… Qui tuerait un grand nombre de personne. Le tableau situerait l’angle de vue en hauteur et… Mis à part la vague et les victimes, tout serait en noir et blanc.

C’était grâce à ça que s’était fait repérer le jeune homme. Sa vision des choses, son côté dramatique et noir… Mais surtout la façon qu’il avait de contraster les éléments de tableau entre eux.

Le « paresseux » mit une bonne heure à faire les bases du tableau ; à savoir où chaque élément irait. Et lorsque cela fut fait, Felix décida de s’octroyer une pause. Il faisait beau dehors, et visiblement, il n’y avait qu’un vent frais. Il sortit alors comme il était habillé ; un simple pantalon marron remonté jusqu’au dessus des genoux et ses bretelles apposées sur un t-shirt troué d’un peu partout. Il venait d’une riche famille ; mais ici, il était chez lui et n’avait pas un sous, pas un sous qui venait de lui.

Mains dans les poches, un peu de peinture dessus, ornant ses doigts fins et pâles, l’hôte de Gloomy soupira à peine le pas de sa porte passé. Il fit une moue comme il en avait l’habitude ; ses yeux de merlans fris sondèrent les horizons, et lorsqu’il vit qu’il n’y avait strictement personne dans les environs, le jeune homme décida d’avancer et d’explorer calmement la périphérie de Paris. Le calme ne serait pas de longue durée, l’homme aux cheveux bleus le savait parfaitement ; néanmoins c’était un régale de pouvoir profiter du silence. Quand bien même ce n’était que quelques secondes. C’était ce qu’il était venu rechercher ici, un havre de paix. C’était plus que rare ce genre de moment…

Tranquillement, Felix sortit une cigarette du paquet qui trônait honteusement dans sa poche droite. Il l’alluma avec une allumette située dans sa poche gauche et tira alors quelques lattes dessus. Ses poumons allaient noircirent mais il s’en fichait. Felix n’avait pas la volonté de vivre longtemps alors bon… Quitte à vivre peu, autant le faire comme on le veut, non ? C’était un peu son Carpe Diem à lui.

Lorsque sa promenade fut terminée ; ainsi que sa cigarette, le franco-suédois monta sur le toit de ce qui ressemblait à un bidonville, mais qui était sa « maison » et s’installa confortablement pour entamer une petite sieste. Après tout, il était presque l’heure de manger, et il était désireux de s’endormir un peu ; ses nuits étant écoutées par sa passion. Felix partait du principe qu’il n’y avait pas d’heure pour peindre.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mar 14 Avr - 13:32

Promenade


" Dans un art de vivre accompli où alternent, selon un ordre éprouvé, effort et repos, sérieux et jeu, travail et plaisir, la promenade a également sa place. "


Lorsque je dois rester à l'arche toute la journée, je m'ennuie encore plus que lorsque mes parents me forçaient à rester dans l'épicerie quand il pleuvait. Parce que ces jour-ci, je pouvais discuter avec eux, dessiner, ranger les produits qui n'étaient pas à leur place, faire la connaissance des nouveaux habitants, voir les anciens reprendre toujours et encore les mêmes choses à manger. Même si j'étais enfermé entre quatre murs, je pouvais m'occuper facilement, je ne m'ennuyais jamais vraiment, enfin.. pas plus que d'habitude tout du moins. Je n'étais jamais tout seul. Et là, quand je suis dans la chambre qu'on m'a attribué - ou celle qui avait toujours été à moi - je suis tout seul, avec personne pour venir me parler. Alors, dés que j'en ai l'occasion, je trouve un peu de courage pour en sortir et.. affronter le monde.


Et c'est ce qu'il fit en cette belle journée de fin Aout.

Tout en remettant correctement en place une des bretelles de sa salopette, le Couvé avait choisi de quitter son petit nid douillet, afin d'arpenter les ruelles de l'arche. Où aller ? Ce n'était pas le jour où il rendait visiter à son ami Izû, et Cyclamën ne semblait pas être dans les parages.. Donc le petit homme se devait de partir à l'aventure seul, dans un pays qu'il ne connaissait pas. Mais où ?

Surprit par un bruit dans les couloirs, l'enfant hoqueta avant de se cacher pour ne pas qu'on le surprenne à vouloir quitter l'arche. Pourquoi faisait-il cela ? Tous les descendants de Noé avaient le droit de vaquer de-ci de-là comme bon leur semblait alors.. Pourquoi tant de crainte ? Peut-être était-ce encore à cause de l'éducation de ses parents, qui l'avait confiné dans un doux cocon pendant beaucoup trop d'années. Toujours était-il que cette présence incongrue avait effrayé le rouquin, qui posa bien vite ses mirettes en direction d'une petite tête blonde. Qui était-ce ? Lucas n'y reconnut aucun de ses nouveaux frères, ne ressentit la présence d'aucun souvenir de Noé. Était-il un Akuma ? Sans doute, même s'il ne semblait pas bien plus âgé que lui. On aurait dit une sorte de petit marin, sifflotant en même temps qu'un oiseau noir et jaune qui l'accompagnait.

Intrigué, le suisse le suivit du regard avant de le voir ouvrir une porte en particulier, comme s'il savait très bien où il se dirigeait. Ce ne fut que lorsqu'il disparu en un claquement de porte que le Vallélian se décida à le suivre. Mais une fois la dite porte passée, il n'y eut plus aucune trace du borgne, comme si ce dernier s'était envolé dans les airs ! C'était impossible, non ?

Tout en reprenant ses esprits suite à la disparition de l'enfant-machine, le Couvé reporta son attention sur tout ce qui l'entourait désormais. Une ville aux bâtiments hauts, de longues rues bondées de monde qui.. qui parlait français ! Comblé de chance, le marmot s'était retrouvé dans une ville dont il connaissait la langue ! Mais où était-il exactement ? Dans une ville française, suisse, ou bien encore belge ? Lucas n'aurait su le dire au premier coup d’œil, alors, comme un enfant qui aurait perdu sa mère, il traina doucement les pieds tout en esquissant un sourire penaud. Peut-être qu'un gentleman de la ville saurait lui indiquer le nom de cet endroit ?

" E-Excusez-moi.. ? " demanda-t-il en français.

L'interpellé s'arrêta suite au léger éclat de voix du rouquin. Était-ce un gamin des rues qui souhaitait avoir quelques pièces ? Vu ses habits un brin négligé, il aurait été tenté de répondre que oui, mais ses chaussures et ses cheveux étaient bien trop entretenus pour que ce soit le cas.

" Que puis-je faire pour toi, petit ? "
" Est-ce que.. vous savez où nous sommes ? "

Surprit par une telle demande, le français arqua un sourcil avant de finalement laisser un rire s'échapper de sa gorge. Quel drôle d'enfant !

" La belle ville de Paris, voilà où nous sommes ! " fit-il tout en riant une nouvelle fois, avant de se raviser, " Mais dis-moi, serais-tu de voyage pour demander une telle chose ? Tu as perdu tes parents ? "
" Oh, non, non.. ! Merci ! "

Et sans demander son reste, l'enfant disparu dans la foule, le sourire aux lèvres ; quand bien même tout ce monde ne le rassurait guère, il était dans la ville lumière. Paris ! Ah, s'il avait cru un jour y mettre les pieds !

Toute la journée durant, le Couvé arpenta les rues de la ville sans même ressentir un mal de pied, sans même pleurer une seule fois ! Il parvint à demander son chemin plusieurs fois, vit la Seine, la Tour Eiffel de loin, fit la connaissance de quelques enfants des rues puis.. s'éloigna un peu trop en voulant retourner à la porte de l'arche. Incapable de retrouver son chemin, Lucas avait trainé les pieds tout le reste de l'après-midi, s'éloignant plus à chaque pas du lieu qu'il convoitait plutôt que de s'en approcher. Il n'aurait su dire comment, mais très vite, les beaux bâtiments laissèrent place à des maisons de fortune. Et plus aucune trace de la Tour Eiffel, alors qu'au loin le soleil commençait à décliner dans le ciel, pour disparaitre à l'horizon.

Perdu, Lucas s'était perdu ! Épuisé et terrifié à l'idée de la nuit qui arrivait, l'enfant continua malgré tout sa marche, les bras entourant son corps comme lors d'une tendre étreinte familiale. Il aurait voulu cligner des yeux, et voir sa mère l'enserrer contre son cœur, et lui dire que tout allait bien, qu'il s'était simplement perdu sur le chemin du retour, à cause d'un chat qu'il avait essayé d'attraper.

Mais il n'y avait aucun chat, seulement de lourds sanglots.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Jeu 21 Mai - 23:46
Il aurait voulu dormir tranquillement. Il aurait voulu se reposer. Récupérer quelques forces avant de reprendre sa vie peu passionnante. Peu attrayante. Après tout, il n’était pas l’hôte de l’Ennui pour rien. Une chose était sûre ; celui qui était coupable de sa sieste écourtée aller payer le prix. Ouvrant les yeux, Felix se frotta les yeux, et chercha d’où venaient les pleurs de cet enfant inconnu. Les sourcils quelque peu froncés, un peu sur les nerfs, le franco-suédois se dirigea grâce à son ouïe. Ce qu’il trouva dépassa tout ce qu’il avait pu imaginer.

Voilà que Felix se retrouva nez-à-nez avec un enfant. Haut comme trois pommes, pleurnichant. Il ne fallait pas être intelligent pour deviner qu’il s’était perdu. Désemparé, le petit homme s’était laissé aller et – sous la panique – avait commencé à déverser des flots de larmes. Le petit homme ne parvenait pas à s’arrêter, et Felix comprit rapidement. Il sentit qu’il était comme lui. C’était un frère qui se tenait à ses côtes, un frère qui pleurait, qui était désemparé, triste. Le Souvenir de Noé de l’Ennui, Gloomy, ne pouvait pas ignorer cet appel de détresse provenant de l’un de ses frères.

« Hé bien, petit homme. Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu t’es perdu ? » lui demanda-t-il de sa douce voix.

Felix n’était pas très à l’aise avec les enfants mais il posa sa main sur sa petite tête et ébouriffa doucement ses cheveux. Une attitude que tout le monde aurait tendance à faire à chaque fois qu’il voit un enfant pleurer. Ce n’était même pas dis que cela allait rassurer le petit bout… Le Noé n’était vraiment pas doué. Il n’avait pas d’affinité particulière avec ce Noé-là, avec cette famille-là ; sauf peut-être Will. Elle était l’exception… Penser à elle lui fit du bien. Il sourit alors au petit ange.

« Je suis m’appelle Felix. Et toi ? Quel est ton petit nom ? » fit-il, toujours aussi doucement.

Il ne savait pas vraiment quoi faire de plus. Il l’aurait bien pris dans ses bras, mais ce petit enfant ne lui était pas familier ; quand bien même il était un membre de sa « famille ». Ses yeux gonflés par les larmes lui faisaient de la peine. Felix aurait voulu être plus gentil, il aurait voulu faire plus. Il ne pensait plus qu’à ça : réconforter cet inconnu.

« Aller, sèche tes petites larmes. » lui fit-il sur un ton un peu plus inquiet. Puis il prit l’une de ses petites mains dans l’une des siennes et la serra doucement pour lui montrer son soutien.

Que pouvait-il faire de plus ? Felix n’en avait aucune idée ! Il lui aurait bien proposé de le peindre, m’enfin… Un enfant, ça ne tient pas sur place ! Il faudrait déjà que le petit homme se calme, et après seulement, le franco-suédois pourrait aviser. Il était hors de question de le laisser dans cet état ; et puisqu’il était Noé, lui aussi, il saurait l’aider à retrouver son chemin.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Lun 25 Mai - 15:52

Chagrin


" Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. "


Je ne vais jamais réussir à rentrer à la maison, je ne vais pas réussir à retrouver la porte de l'arche, et je serai bloqué à tout jamais ici.. J'ai peur, j'ai vraiment très peur. Peut-être ma famille m'aura-t-elle abandonné d'ici à ce soir, parce que j'ai disparu et que je ne suis pas rentré. Je sais que certains de mes frères ou de mes sœurs parcourent le monde comme bon leur semble, vivent parmi leur famille de sang, mais.. moi je n'ai plus que l'arche et.. ça, tout le monde le sait. J'aimerai bien retourner voir mes parents mais.. j'ai peur aussi, vraiment très peur qu'ils ne m'aient déjà oublié, comme ils ont fait avec Fleur-de-Lys. Il faut.. il faut que je rentre à la maison.


Oui, mais laquelle ?

Tout était-il que pour le moment, le petit homme au visage couvert de morve et de douloureuses larmes n'avait aucun moyen de rentrer ; que ce soit à l'arche, et encore moins auprès de sa famille du coup. Sa ville natale est bien loin de Paris, il n'aurait jamais la force de retourner jusque là-bas ; puis, déjà qu'il n'était même pas capable de retrouver son chemin dans une seule contrée, alors ne parlons même pas d'autres villes ou pays. Impossible. Alors, terrifié, épuisé et tout tremblant comme un chaton abandonné, Lucas s'était laissé aller aux pleurs, sans se douter qu'ici, au beau milieu de ces maisons de fortune, l'un des siens l'observait.

Ce ne fut qu'au dernier moment que le Couvé remarqua sa présence, se sentant tout à coup plus rassuré, comme si Redemptio savait que désormais, il n'était plus tout seul. Pourtant, cela n'arrêta pas les larmes et les hoquets chagrinés pour autant.

" Hé bien, petit homme. Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu t’es perdu ? " lui souffla-t-il d'un ton réconfortant, tout en s'approchant de lui.

Doucement, le français posa alors sa main dans les cheveux du pauvre enfant, comme pour chercher à le rassurer. Les yeux embrumés et humides, le plus jeune des apôtres eut du mal à correctement voir son interlocuteur, mais finit par se frotter ses pauvres mirettes. Il fallait arrêter de pleurer maintenant, il n'était plus seul ; mais il pouvait toujours être abandonné.

" Je m’appelle Felix. Et toi ? Quel est ton petit nom ? " lui demanda-t-il simplement, avant de reprendre, " Aller, sèche tes petites larmes. "

Toujours en train de sangloter, le suisse prit de longues secondes avant de réussir à stopper les larmes qui coulaient le long de son visage. Même s'il était un peu rassuré désormais, il était toujours difficile de stopper tout ça en un simple claquement de doigts. Le pire, c'était sans doute ces hoquets douloureux qui déchiraient la gorge à chaque nouvelle larme versée ; et ce, même lorsque celles-ci cessaient d'apparaître.

Alors, une nouvelle fois, le petit hoqueta, avant d'enfin trouver la force de parler.

" M-Moi c'est Lucas. " lui répondit-il, la gorge encore nouée à cause du chagrin et de la peur.

Et hop, un nouveau hoquet, puis deux petites perles salées qui perlèrent de nouveau aux coins de ses yeux. Le jeune Vallélian chercha à tenir bon, mais lorsqu'il songea au chagrin qui l'avait habité encore il y a peu, et à l'angoisse terrible qu'il avait vécu au cours des dernières heures, les larmes reprirent de plus belle.

" J'ai.. j'ai pris l'une des portes de l'arche, puis.. puis je me suis perdu. J'arrive pu à y retourner.. " sanglota-t-il finalement.

Après tout, il restait un enfant.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mer 27 Mai - 13:04
« M-moi c’est Lucas. » fit alors le petit Ange qui pleurait. Il tentait tant bien que mal de calmer son flot de larmes ainsi que sa tristesse, mais le  « bébé Noé »  avait beaucoup de mal. Les enfants avaient tous du mal à gérer leurs émotions, et Lucas ne semblait pas en faire l’exception. Felix ne savait pas quoi faire… Il était réellement très peu débrouillard, et après avoir fait ses gestes de tendresses, il ne lui restait plus rien dans son sac ! Il fallait que le petit se calme ; sinon… Le peintre ne savait pas ce qui allait se passer. Felix n’allait tout de même pas demander à l’enfant de … De faire il ne savait quoi ! Il n’aimait même pas se battre lui-même, alors un enfant… Cela l’étonnerait très fortement.

Lucas hoqueta une nouvelle fois, et faillit presque pleurer. Instinctivement, et nonchalamment, son aîné essuya ces deux perles qui menaçaient de ramener le flot de larmes de son pouce. «Du calme, tout va bien, d’accord ? » Il aurait voulu rajouter qu’il était là mais n’osa même pas le faire. Pour qui allait-il passer ? Lucas était peut-être son frère néanmoins, il était également un étranger pour lui ! Que pouvait-on dire à un étranger ? Felix repensa à la venue d’Emile  chez lui et à cette toile qu’il avait faite en le peignant, lui et son chien. Buck, c’était ça ? Ce gentil homme était exorciste et tout son pouvoir semblait venir de son animal ; c’était bien étrange. Enfin… Les types parasites étaient rares, et en 3 ans, c’était probablement le deuxième qu’il voyait, si ce n’était pas le premier en vérité. Le type le plus répandu était le type équipement, et parfois, l’Innocence prenait une forme vraiment dangereuse, et Elle l’était d’autant plus dès lors qu’elle était maîtrisée.

« J’ai… J’ai pris l’une des portes de l’arche, puis… Puis je me suis perdu. J’arrive pu à y retourner.. » fit-il de façon saccadée avant de se remettre à sangloter.

Felix fit l’effort, devant tant de peine, de prendre le petit Lucas tout contre lui. C’était la première fois qu’il avait un contact avec l’un de ses frères, autre que Will. Il caressa doucement son dos, sans trop y aller fortement. Avec sa nonchalance naturelle c’était presque impossible. Il avait d’ailleurs besoin de cette dernière pour être aussi « invisible » qu’il en a l’air. Sa faible présence était bel et bien alimentée par sa nonchalance et son manque d’expression faciale.

« Tu sais où elle était avant que tu te perdes ? » lui demanda-t-il avant de remarquer qu’il s’était mis à bercer Lucas. Il l’écarta un peu de lui, après quoi, Felix rajouta : « Je pourrais peut-être t’aider à la retrouver, j’habite Paris depuis un petit moment. » lui fit-il en souriant, afin de tenter de le rassurer. Bêtement, il avait envie lui dire que s’il était sage, il allait lui acheter une glace.

Mais quel type d’enfants participant à la guerre pouvait bien en vouloir ?
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Dim 9 Aoû - 15:42

Chemin


" Chaque homme doit inventer son chemin. "


Enfin, je ne suis plus tout seul ; j'ai trouvé l'un de mes frères à un endroit où je n'aurai jamais pensé à le chercher. Peut-être qu'il est un peu comme un ange gardien, là pour me protéger et me ramener à la maison.. sinon pourquoi aurait-il été là à cet instant précis ? A ses côtés, je me sens un peu plus en sécurité, mais surtout.. beaucoup moins seul. Nous ne sommes pas encore rentrés à la maison pour autant, mais.. c'est toujours mieux que rien, oui. Il faut que je vois les choses du bon côté, pour pouvoir avancer avec plus de facilité. Félix va m'aider à retourner à la maison, et tout ira pour le mieux. Oui, j'en suis certain.


Comme un grand frère - ce que l'apôtre de la Lassitude devait être, d'une certaine manière - qui consolerait un plus jeune après une chute ou une bêtise, le jeune français passa ses doigts sous les eux rougis et un peu gonflés de Lucas, afin d'en sécher ses larmes. Hoquetant et cherchant à garder son calme, le rouquin se contenta alors de lever les yeux lorsque son ainé lui conseilla de garder son calme ; avant de lui dire que tout allait bien désormais. Maintenant qu'il était à ses côtés, le suisse ne risquait plus rien, il était en de bonnes mains ; tout du moins, il essaya de s'en convaincre. Alors, sans dire le moindre mot sur le coup, le petit homme hocha la tête tout en essayant d'esquisser un léger sourire sur ses lèvres tremblotantes. En soi, cela avait plus l'air d'une terrible grimace que d'une mimique joyeuse. Enfin, c'était toujours ça de prit, n'est-ce pas ?

Tout en cherchant à garder son calme, le Couvé raconta à son frère comment il avait fait pour se perdre.. avant de céder à de nouvelles et douloureuses larmes. Le sang-froid, ce n'était vraiment pas encore acquis. Alors, sans dire un mot, le dénommé Félix passa ses bras dans le dos du petit homme, faisant hoqueter celui-ci par la même occasion. Que faisait-il ? Quelque peu surprit, il leva alors les yeux vers celui de son ainé, avant de finalement se laisser serrer, posant sa joue contre son torse ; tout en y noyant quelques tristes larmes.

Il n'avait pas de raison de pleurer, il n'était plus seul.

" Tu sais où elle était avant que tu te perdes ? " fit-il avant de doucement le lâcher, " Je pourrais peut-être t’aider à la retrouver, j’habite Paris depuis un petit moment. "

Face au sourire de son ainé, le Couvé sentit son cœur doucement s'alléger ; tandis que sa mémoire, elle, fonctionnait à plein régime afin de se souvenir ce qu'il avait vu cette après-midi là. Tout en séchant ses dernières larmes, Lucas reporta alors son attention vers son frère apôtre.

" Je.. je me souviens juste de grands bâtiments et.. de gens très bien habillés.. " fit-il d'une petite voix.

Voilà les toutes premières choses qu'il avait vu en arrivant dans la ville par la porte de l'arche ; toutefois, il devait bien avoir vu quelque chose d'autre ? Bien sûr que oui ! Son sourire devint alors un peu plus grand.

" Mais j'ai aussi vu un très grand fleuve que j'ai traversé et.. au loin il y avait comme une espèce de truc qui déchirait le ciel, une genre de.. tour. "

La Tour Eiffel ; quand bien même il ne connaissait pas son nom.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Lun 17 Aoû - 11:31
Ce Noé qui était apparu aussi spontanément que de manière hasardeuse fit prendre conscience à Felix d’une somme non-négligeable de choses. Comme par exemple qu’il était finalement capable de douceur envers un « enfant ». Qu’il n’était pas que cet Autre-là. Et que si ses parents avaient été à même de faire un deuxième enfant, il aurait pu s’occuper de ce dernier ; que ce soit une fille ou un garçon. Soudainement, il l’aurait bien voulu ce petit frère, ou cette petite sœur, et il ressentit comme un immense regret. Felix enverrait une lettre à ses parents. Et si jamais pendant son absence ils avaient couvé un autre petit être humain sans même qu’il ne l’apprenne ?

Inconsciemment, il fit un transfert sur son jeune « frère ». Il le vit comme ce frère de sang qu’il désirait – désormais – plus que tout. A ce moment-là, ce dernier esquissa un sourire qui ressembla d’ailleurs plus à une grimace tant il était déformé par la tristesse qui n’avait pas perdu tous ses traits. Pourtant, après avoir expliqué comment il s’était perdu, Lucas se blottit contre son frère d’arme et spirituel, versant quelques petites larmes, tête apposée contre le torse de Felix. La Lassitude aurait voulu bercer l’enfant, mais il se contenta de soutenir sa tête, tout en caressant légèrement ses cheveux tandis qu’il lui demandait quelles étaient les dernières choses dont il se souvenait avant qu’il ne se perde.

« Je… Je me souviens juste de grands bâtiments et… De gens très bien habillés. » Jusqu’ici, cela pouvait correspondre au 16ème arrondissement, tout comme à d’autres ! Comme le 8ème et son Boulevard Haussmann que Felix connaissait parfaitement. Il ne pourrait pas partir de là ! Puis Lucas décrivit quelque chose d’autres « Mais j’ai aussi vu un très grand fleuve que j’ai traversé et au loin il y avait comme une espèce de truc qui déchirait le ciel, une genre de… Tour. » Evidemment, il évoquait la Tour Eiffel.

Dans sa tête, Felix fit le tri. Le problème c’était qu’il manquait de détails. Mais si son instinct disait juste… Il lui faudrait des détails sur les environs des rues, pas simplement les passants. « Qu’est-ce que tu peux me dire sur les bâtiments. Tu sais. Là où il y avait les gens très bien habillés. Les grands bâtiments tu les as trouvé très beaux ? » Si tel était le cas, alors Felix savait parfaitement dans quelle rue chercher. Le problème était qu’elle passait par plusieurs quartiers.

« Je pourrai t’aider à retrouver la Porte de l’Arche, je crois savoir où tu étais.[/color] » Lui confia-t-il avec un sourire.

Felix cachait profondément la douleur qu’il avait de penser à retourner près de cet appartement que sa mère pensait lui avoir confié. Que ferait-il une fois qu’il verrait ses grands bâtiments décorés ? Magnifiquement sculpté ? Il avait terriblement, et d’autant plus qu’un jour cet Homme revienne à lui. Savait-il pour cet appartement ? Felix était-il véritablement en sécurité ?

Des frissons d’horreurs parcoururent son échine, tandis qu’il du pâlir peut-être un peu.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Sam 29 Aoû - 18:23

Monde


" Il y a, entre Londres et Paris, cette différence que Paris est fait pour l'étranger et Londres pour l'Anglais. L'Angleterre a bâti Londres pour son propre usage, la France a bâti Paris pour le monde entier. "


Mon frère est là pour me venir en aide, je sais qu'il viendra à mes côtés jusqu'à la porte de l'arche et que peut-être, ensembles, on ira à l'arche et on prendra un bon repas que le Comte aura préparé. J'aime ces repas familiaux plus que tout, car il y a toujours une bonne humeur et des sourires partout ; enfin, presque chez tout le monde. Pourtant, étrangement, je n'avais encore jamais croisé Felix dans les couloirs de l'arche, avant de le rencontrer aujourd'hui à Paris. Peut-être est-il comme certains autres, qui ne viennent jamais, qui continuent à vivre chez eux, peut-être avec le reste de leur.. vraie famille. ... Est-ce que je le reverrai un jour après qu'il m'ait ramené à la porte ?


Durant sa petite aventure d’une après-midi, le petit homme avait vu bien des choses dans la grande capitale, dont des bâtiments plus grands que la moyenne, des monuments étranges et inqualifiables, ainsi que des personnes hautes en couleur ; cela changeait tellement de son petit Fribourg. De toute sa courte vie le suisse n’avait jamais connu pareil endroit, mai n’en avait encore visité aucun autre, bien trop trouillard pour ça, si ce n’était une plage un jour en compagnie de Cyclamën. Tout seul, la Rédemption était un apôtre qui peinait à prendre des décisions et à se faire une place dans le monde ; mais qui sait, peut-être qu’à force, ses frères et sœurs lui permettront de devenir quelqu’un de plus fort, avec une plus grand confiance en soi. Lucas pourrait marcher sur le monde et le parcourir sans craindre de se perdre ou de croiser des monstres.

Heureusement, son très cher frère Felix était présent pour lui remonter le moral et pour l’aiguiller ; et qui sait, lui l’aiderait sans doute à se faire une place dans cet étrange monde.

" Qu’est-ce que tu peux me dire sur les bâtiments. Tu sais. Là où il y avait les gens très bien habillés. Les grands bâtiments tu les as trouvé très beaux ? "

Face à cette question, le petit garçon ne put que hocher la tête. Il y avait de magnifiques bâtiments dans le quartier qu’il avait visité en premier lors de son arrivée dans la capitale française ; bien différents de ceux que l’on trouvait à Fridbourg. Tout était tellement différent ici !

" Je pourrai t’aider à retrouver la Porte de l’Arche, je crois savoir où tu étais. " reprit alors son frère.

Face au sourire que venait de lui offrir son frère, Lucas ne put s’empêcher d’en laisser un semblable étirer ses lèvres ; il ne risquait plus rien désormais. Plus de se perdre, ni de se retrouver tout seul.

" C'est.. c'est vrai ? " fit le petit garçon, les yeux brillants.

Ensembles, ils allaient pouvoir rentrer ! Attrapant doucement le tissu de ses propres habits, le Couvé chercha alors à se souvenir de l’endroit où il avait débarqué en sortant de l’arche.

" Là où j'étais.. les bâtiments étaient très grands, très.. hauts surtout. " fit-il tout en cherchant dans ses souvenirs, " De couleurs normales, avec des.. euh.. comme des barrières en ferraille devant les fenêtres et sur les balcons. Et de grandes fenêtres, je.. je crois. "

Perdu dans ses pensées, le rouquin finit alors par hocher de nouveau la tête, comme s’il était d’accord avec ses propres propos ; c’était bien ce qu’il avait vu en arrivant à Paris. Désormais remit en confiance, un large sourire traversait de nouveau le visage du suisse ; sans que ce dernier ne s’efface de nouveau. Plus de larmes, seulement des sourires.

" On va pouvoir rentrer à la maison alors ? "

Peut-être même le feraient-ils ensembles. Qui sait ?

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mer 2 Sep - 14:40
« Là où j’étais… Les bâtiments étaient très grands, très… Hauts surtout. De couleurs normales avec des… Euh, comme des barrières devant les fenêtres et sur les balcons. Et de grandes fenêtres, je… Je crois. »

Felix savait parfaitement où il était avant de se perdre, et ce quartier était celui qu’il connaissait le mieux ; évidemment, il aurait pu avoir un appartement là-bas. La porte était au 8ème arrondissement ! Et eux… Etaient tous les deux vers le 16ème. Felix eut presque envie de se décourager d’un coup… Comment l’enfant avait-il pu se perdre autant ? Le peintre poussa un doux soupire, et retrouva sa motivation en voyant que l’enfant souriait toujours. Le suédois dégagea l’enfant de ses bras et le redressa en même que lui se mit droit sur ses deux jambes. Lucas ne parvenait pas à cacher sa joie. « On va pouvoir rentrer à la maison alors ? » Ces derniers mots choquèrent presque le jeune homme. Comment pouvait-il considérer cette Arche de maison ?

Il est vrai qu’il était bien jeune pour faire partie d’une armée. Et Felix était curieux de voir comment il pouvait se battre. Laissait-il son instinct d’enfant prendre le dessus et survivre à grand coup de cris ? Ce serait le sous-estimer, il en était certain. Car – en y réfléchissant – Lucas avait – comme tous les Noés – un Souvenir inscrit en lui. Dont il était l’hôte et il était fort probable que ce dernier y soit pour quelque chose dans son combat et surtout dans ses victoires. Et sa survie. Néanmoins, Felix ne comprenait toujours pas comment un si jeune enfant pouvait se battre. Comment avait-il pu être choisi ? Il fallait bien du culot.

Surtout lorsqu’il était question du Souvenir de la Rédemption.

« Oui, on va pouvoir rentrer là-bas. Tu vas retrouver ton chez-toi. » fit-il avec un sourire chaleureux.  Mais jamais cela ne pouvait être la maison de Felix. Oh non jamais. Sa maison ; il l’avait perdu depuis bien longtemps. « En route, moussaillon ! »

Et ils se mirent à marcher, marcher, marcher.

Puis finalement, la voix de Felix se fit entendre. Il eut une idée pour distraire son jeune frère. Enfin, s’il pouvait véritablement l’appeler de la sorte. « Est-ce que ça te dirait de voir un tour de magie ? » Le jeune homme eut un bien large sourire rien que de penser à l’idée de sa farce. Le jeune garçon n’en reviendrait pas, c’était certain. Et peut-être qu’en retour, le suédois pourrait voir de quoi il est véritablement capable ?
Il le prenait vraiment pour un enfant, mais comment faire autrement dès lors que l’on le regardait ? Il était tout petit, et avait une tête vraiment trop adorable. Toutes ses mimiques rappelaient celles d’un enfant de bas âge comme le sien, et en plus de ça, il avait toute la personnalité de ce genre d’enfants !

« Tu risques d’être surpris par contre ! » lui confia-t-il.

Est-ce que l’enfant allait jouer le jeu et se « vengera » par la suite, ou bien pleurnichera-t-il ? Felix était sur le point de voir le véritable combattant que pouvait être Lucas, et il avait hâte…
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Ven 11 Sep - 13:35

Magie


" Le monde est sa propre magie. "


Avec Felix, on va retourner à la maison, avec nos autres frères et sœurs, avec tout le monde qui nous attend. Peut-être se sont-ils inquiétés après que j'ai disparu de l'arche comme ça sans crier gare, et qu'ils remercieront Felix pour ce qu'il a fait. Ensembles, nous allons rentrer à la maison et prendre un bon repas avec tout le monde, avec notre prince, et tout ira de nouveau mieux, comme si cette journée n'avait jamais existé, que je n'avais jamais pleuré parce que je m'étais perdu. Enfin ! Je ne veux pas que cette journée disparaisse, car je ne veux pas oublier mon frère, lui qui a été là pour moi et m'a aidé à retrouver mon chemin. Sans lui, j'aurai été perdu à tout jamais !


Lorsque le Couvé avait parlé - et parlait encore - de maison, c'était de l'arche des Noés dont il était question, et non pas sa petite épicerie familiale dans la belle ville de Fribourg. L'avait-il oublié ? Pas le moins du monde, mais.. depuis qu'il avait apprit l'existence de Fleur-de-Lys, le petit homme avait toujours eu du mal à considérer son chez-lui comme étant réellement.. sa maison. C'était plutôt celle de sa sœur, sa chambre, ses couvertures et peut-être même ses jouets ; Lucas avait eu beaucoup de mal à se faire à l'idée que quelqu'un d'autre avait pu vivre ici avant lui. Ou plutôt.. qu'on lui ait caché son existence si longtemps. Au fond, c'était peut-être cet incident qui l'avait poussé à suivre ces deux jolies bergères si facilement, fuyant cette maison qui n'avait jamais vraiment été la sienne. Pourtant, un jour, il retournerait voir les siens, sa maman, et son papa ; un jour, quand il sera prêt à croiser leur regard de nouveau.

Pour le moment, la seule maison que le petit Vallélian voulait rejoindre, c'était l'arche, afin de prendre un bon repas bien chaud à une table bondée de membres de sa fratrie. Un repas chaleureux où tous étaient conviés. Tous ? Oui, mais pas tous présents pour autant.

" Oui, on va pouvoir rentrer là-bas. Tu vas retrouver ton chez-toi. " souffla son si cher grand frère, " En route, moussaillon ! "

Sur le coup, la Rédemption tilta sur le " ton chez-toi " ; pourquoi Felix n'avait-il pas parlé de " notre chez-nous " ? Après tout, il était l'un de ses frères, il devait forcément avoir une chambre là-bas qui ne demandait qu'à être habitée.. Non ? Lucas n'eut pas le temps de réfléchir bien longtemps à la question, car ils finirent par se mettre en route main dans la main ; comme un grand frère guidant son cadet avec assurance, ou celui-ci suivant son ainé, le regard brillant de rêves et d'admiration. Ensembles, ils marchèrent longtemps, au point d'en quitter ce quartier malade et un peu mal-famé, au point de revoir les hauts et beaux bâtiments du grand Paris.

Ce ne fut qu'à ce moment-là que la Lassitude se fit entendre à nouveau :

" Est-ce que ça te dirait de voir un tour de magie ? "

Surprit, le rouquin releva alors la tête vers son interlocuteur, laissant entrevoir une petite étincelle curieuse dans ses mirettes brunettes. Un tour de magie ? Felix était-il un magicien ?

" Un.. un vrai de vrai ? " lui demanda-t-il alors, les yeux aussi brillant que mille petites étoiles, " Comme dans les spectacles de magiciens ambulants ? "

Oh, qu'il aurait aimé voir ça ! On parlait souvent de magiciens à l'école, lorsque Lucas s'y rendait encore.. mais jamais il n'avait pu assister à leur représentations dans le centre-ville. Trop dangereux, ce n'était pas des personnes de confiance, d'après le couple Vallélian ; alors à chaque fois qu'il y avait des spectacles en ville, Lucas devait se contenter d'écouter les histoires de ses camarades de classe le lendemain pendant la récrée. Une bien triste consolation.

" Tu risques d’être surpris par contre ! " préféra-t-il préciser.

Son frère lui souriait et lui, en retour, ne pouvait que faire de même. Un tour de magie, un vrai de vrai, enfin ! Il n'en croyait pas ses yeux.

" Je.. je n'ai pas peur ! " répondit-il alors d'une voix confiante, alors qu'un sourire trônait sur ses lèvres, " Montre-moi grand frère ! "

Car au fond, c'était ce qu'il était pour lui.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mar 15 Sep - 12:05
Felix n’avait jamais eu de petits frères, de petites sœurs, et aujourd’hui, voilà qu’il se retrouvait avec un de ses petits frères, celui que l’on avait choisi pour lui. Ce n’était pas un lien naturel, et le peintre le savait. Inconsciemment il ne pouvait pas lutter contre les enfants ; il viendrait à le découvrir, mais Lucas le mettrait sur la piste. Il pouvait prendre soin des autres enfants comme n’importe quelle autre personne. Le petit Lucas était terriblement attachant. D’autant plus que lorsque le suédois lui proposa un tour de magie, l’enfant réagit au quart de tour et – ses yeux étincelants de curiosité – paraissait tellement intéressé… Felix n’avait jamais suscité un aussi grand intérêt. Ses joues rosirent légèrement tandis qu’il se mit à réellement sourire.

Lucas lui inspirait la joie de vivre. Cela prenait le dessus sur tout le reste. Le fait qu’ils soient frère pour la guerre, peut-être même pour l’éternité alors qu’ils n’avaient pas le même sang. Pourrait-on dire que son amour pour Wilma était de l’inceste ? Non. Ils n’avaient pas le même sang. Intérieurement, il fut soulagé.

« Un… Un tour de magie ? » Fit-il avec un sourire. « Comme dans les spectacles des magiciens ambulants. » L’enthousiasme de Felix fut un peu entaché. Parce que non… Ce ne serait pas de cet acabit là. C’était uniquement sa capacité de téléportation. Felix n’avait pas d’autre don que la peinture. Il trouvait réellement que c’était un don, et il aimait se le dire ; cela lui donnait confiance. D’autant plus que son ami Emile lui avait fait beaucoup de compliments là-dessus, sur sa peinture, et il était même reparti avec son portrait !

Ce souvenir faisait chaud au cœur du Noé. Il avait pu se faire un ami… Un ami qui était venu de lui-même… Bon, après lui avoir renversé un café dessus, mais un ami tout de même. Pour la première fois, Felix avait l’impression que la chance tournait et que les choses prenaient une tournure à son avantage. Pour une fois, il commençait à aimer sa vie qui semblait tellement tumultueuse désormais !

« Pas tout à fait, mais tu vas aimer, je pense. » répondit-il à Lucas avec un immense sourire sincère. Et lorsque le petit ange lui répondit qu’il n’avait pas peur… Ce par quoi il terminait fit brûler son cœur de bonheur. « Montre-moi grand frère ! »

Comment pouvait-on emporter un enfant à la guerre ? Il était si adorable. Si angélique. Si doux. Felix jura de le protéger, lui plus qu’un autre. Bien qu’il y avait forcément quelqu’un d’autre chargé de le faire. Le suédois s’éloigna de Lucas en courant avec sa légendaire nonchalance. Il se pencha à en avant, se concentra, et courut nonchalamment en direction de son petit frère, et soudainement, sans prévenir ; Felix disparut. Pas de nuage de fumée. Pas de trou dans la terre, ni même un mécanisme pour le tirer au dessus du petit Noé.

Il n’y avait aucun trucage.

Le Noé de la Lassitude réapparut bien vite, et ce fut derrière la Rédemption. Felix tenta alors de l’effrayer en saisissant ses hanches délicatement. Tout doucement. « Je suis là ! » dit-il alors tout à coup pour le surprendre davantage.

Secrètement, il espérait ne pas mal faire les choses.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Jeu 24 Sep - 11:08

Magicien


" Si l'on apprend ce que sait le magicien, il n'y a plus de magie. "


Un tour de magie ? Un vrai de vrai ? Oh, je n'en ai encore jamais vu ! J'espère que Felix ne va pas vouloir me couper en deux ou me faire flotter dans les airs parce que sinon.. j'aurai vraiment très très peur ! Moi j'aimerai beaucoup voir un tour de passe-passe, comme.. s'il faisait disparaître une pièce de monnaie derrière mon oreille pour la récupérer dans sa poche ou dans le mienne, ou alors qu'il sorte un lapin de sa veste ; car il n'a pas de chapeau ni de haut de forme comme les magiciens en général. Oh ! Est-ce que le Comte serait capable de sortir un animal de son chapeau, ou un bouquet de fleurs ? Je suis certain qu'il est capable de le faire sans aucun soucis, tout comme Rätsel ! En fait, beaucoup de mes frères semblent être des magiciens.. il va falloir que je m'entraîne moi aussi !


Au fond, le petit homme avait beau se persuader que son grand frère était un magicien, ce dernier ne tarda pas à souffler que la vérité n'était possiblement pas aussi réjouissante ; mais dans tous les cas, Lucas risquerait d'apprécier son petit tour. Les yeux brillants, il fixa un long moment son camarade parisien jusqu'à ce.. qu'il ne le voit plus du tout. Plus de sourire, plus d'air malicieux, plus rien, pouf ! Comme s'il avait disparu dans un écran de fumée, sauf que là, il n'y avait rien, absolument rien, aucun tour de passe-passe, aucun truc. Felix avait disparu pour de bon, là, sous les yeux ébahis du suisse qui avait légèrement ouvert la bouche comme pour dire quelque chose ; mais que la surprise l'avait tellement prit de cours qu'il fut incapable de souffler quoi que ce soit.

Clignant des yeux un bon nombre de fois avant de réellement comprendre ce qu'il venait de se passer, le marmot ne put s'empêcher de pousser un cri lorsqu'il sentit une pression au niveau de ses hanches. On l'attaquait !

" Je suis là ! " siffla la voix du Magicien.

Trop tard ; inconsciemment, la Rédemption avait cherché à se protéger de cette attaque en agrippant les poignets de la Lassitude, les serrant avec force à l'aide de.. sa propre ombre. Toutefois, ça, le suisse n'y fit même pas attention - il n'était pas encore conscient de ses pouvoirs - et ne tarda pas à se retourner vers son grand frère, un large sourire sur son visage.

Tandis que l'ombre relâchait le captif.

" Ouah ! Ouah ! " s'exclama le petit homme une fois ses esprits trouvés à nouveau, " T'es un vrai magicien Félix ! Comment tu as fais ? "

Le regard plus brillant que jamais, le Couvé ne put s'empêcher de presque sautiller sur place, tandis que sous lui, son ombre semblait crépiter ; comme vexée d'avoir été ainsi trompée et agressée. Pourtant, Lucas - malgré la peur qui l'avait habité l'espace d'un instant - était désormais terriblement souriant.

Son frère était un grand magicien !

" Qu'est-ce que tu sais faire d'autre ? " reprit-il tout en souriant de plus belle, " Moi aussi je veux faire de la magie ! "

Il voulait être comme eux, il voulait les impressionner à son tour.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Ven 2 Oct - 18:32
Felix n’avait rien fais de mal, et pourtant, il eut la fâcheuse impression que tout allait tourner au vinaigre. La réaction de son « frère » eut pour effet de l’effrayer. Il ne s’y serait jamais attendu ! Des ombres vinrent entourer ses poignets et les serra fortement. Felix eut un hoquet de surprise, et presque de douleur. Toutefois cela ne dura que quelques secondes à peine : dès lors que Lucas se retourna, les ombres disparurent. Il ne comprit pas vraiment ce qu’il s’était produit. D’autant plus que le jeune garçon en face de lui ne donnait pas l’impression d’avoir été conscient d’avoir fait – lui aussi – de la « Magie. » Les mirettes du peintre clignèrent plusieurs fois d’affiliée. Est-ce que ce Noé n’était pas conscient de ses capacités ? Cela en avait tout l’air ! Mais le sourire qu’arborait les lèvres de Lucas valait bien la peine de passer outre ce questionnement et se réjouir. « Ouah ! Ouah ! » s’exclama-t-il. Rayonnant, le petit Lucas semblait totalement subjugué par les compétences de son frère. Pourtant, il n’avait aucun mérite.

Après une nuit de douleur et d’effroi, Felix s’était réveillé en étant capable de se « téléporter » ; le terme était très mystérieux, mais en soi c’était ça : il était capable de bouger son corps d’un endroit à l’autre sans qu’on le voit pendant la translation. C’était merveilleux. Lui-même n’avait pas conscience de la grandeur de cette capacité. Et n’avait pas conscience avant de se retrouver là où il le désirait : il ne « voyait » pas durant les petites secondes durant lesquelles il était « invisible » ; « inexistant. » Il n’y avait absolument rien de magique ; tout n’était que mystère.

Et pourtant.

« T’es un vrai magicien Felix ! Comment tu as fait ? » Comment lui expliquer ? D’un certain côté, il avait de lui livrer toute la vérité, et lui dire que lui aussi pourrait être capable de grandes choses « parce qu’il était un descendant de Noé » ; mais d’un autre côté, ce n’était qu’un enfant et qu’il soit prit dans la Guerre Sainte était une atrocité, Felix voulait conserver son innocence de petit garçon. Alors que faire ? « Eh bien, je me suis concentré et voilà ! Pouf ! » Son choix était vite fait, quand bien même cela le rendait ridicule. Toutefois, il ne laissa pas passer la chance d’expliquer à Lucas que lui aussi pouvait en être capable. « Et je suis sûr que toi aussi tu pourras faire de la magie si tu te concentres ! » Il devait être en mesure de pouvoir se protéger si jamais il avait un problème. A coup sûr, Felix culpabiliserait de ne pas l’avoir prévenu… Alors il l’avait fais. Il lui avait dit.

Les yeux du petit Lucas crépitaient de joie, il semblait passer un bon moment ! Felix était content de faire cet effet à quelqu’un d’autre que Wilma. Il se sentait utile, et cela lui faisait chaud au cœur de voir un enfant sourire de cette façon. C’était un merveilleux spectacle auquel assister et il comprenait petit à petit les sentiments de sa mère à son écart. C’était bon de voir un enfant, et même son enfant sourire. C’était peut-être la plus belle chose existant sur cette Terre.

La petite voix de son frère retentit. « Qu’est-ce que tu sais faire d’autre ? » Il ne laissa pas le temps à Felix de répondre qu’il enchaîna ! « Moi aussi je veux faire de la magie ! » Le Suédois rit : ce qu’il pouvait être adorable celui-là ! S’il pouvait, Felix serait bien tenté de l’adopter. Cette pensée le fit rire davantage. « Hélas, c’est bien tout ce que je sais faire ! » Il se frotta nerveusement les cheveux. Il se sentait ridicule. « Je suis sûr que tu peux en faire aussi, Lucas. Ca vient de là. » Il pointa son cœur. « C’est avec ton cœur que tu y arriveras. Et je suis même sûr que tu en as déjà fais sans le savoir. » Fit-il. Sous entendant bien entendu l’épisode datant de quelques minutes, à peine.

Felix l’invita à continuer à marcher ; la route sera longue. « Dis-moi, Lucas, qu’est-ce que tu étais venu faire à Paris ? » demanda-t-il souriant, curieux de tout savoir.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Lun 5 Oct - 19:17

Ombre


" L’homme est l’ombre d’un songe, et son oeuvre est son ombre. "


C'est incroyable, vraiment, ouah, j'ai du mal à en croire mes yeux ! Felix était là, juste devant moi, je le voyais, je pouvais le toucher puis pouf, il a disparu ! Et pas comme avec les magiciens derrière un écran de fumée, non non ! Il n'y avait rien du tout pour le cacher dans ses déplacements, rien ! Il a disparu, pour de bon, et s'est retrouvé juste derrière moi ! Je ne saurai pas dire s'il est juste devenu invisible ou s'il s'est déplacé si vite que je ne l'ai pas vu mais.. ouaaaah ! C'était un tour de magie du tonnerre ! Je n'avais jamais vu un truc pareil, je suis certain que tous mes copains à l'école n'ont jamais vu ça dans leurs petits spectacles de magie ! Ouah, ouah ! J'ai un frère qui fait des tours de magie géniaux !


Lorsque son frère lui avait donné le secret de sa disparition instantanée, Lucas avait tenté de faire de même, fermant les yeux tout en serrant les poings afin de se concentrer du mieux qu'il pouvait, mais.. il n'y eut aucun pouf. Le seul changement fut que les joues du suisse avaient rougit sous l'effort avant de foncer encore plus à cause de la gène ; il n'avait pas réussi et s'était sans doute rendu ridicule. Le jackpot, super ! Cette fois-ci, le français n'avait pas eu raison. Le Couvé s'était concentré du mieux qu'il le pouvait et pourtant, rien ne s'est passé, il n'a même pas bougé un petit peu ou commencé à disparaître, rien du tout du tout ! Pour le coup, il avait été un peu déçu. Par son grand frère ? Grand Dieu, non ! Mais pas lui-même, un petit peu.

Heureusement, ce triste sentiment ne resta pas bien longtemps à l’intérieur du corps du jeune Vallélian, car très vite, ce fut la curiosité qui le fit réagir de nouveau ; est-ce que son frère connaissait d'autres tours de magie ? Au fond, Lucas semblait être comme une fée, incapable d'avoir plus d'une émotion à la fois et qui les vivait intensément.

" Hélas, c’est bien tout ce que je sais faire ! " fit-il avant de se frotter les cheveux avec nervosité, " Je suis sûr que tu peux en faire aussi, Lucas. Ça vient de là. "

Et sur ces paroles, il pointa du doigt le cœur de la Rédemption ; qui ne fut s'empêcher de baisser les yeux tout en toisant sa poitrine d'un drôle d'air. De nouveau alors, il sentit ses joues s'empourprer.

" C’est avec ton cœur que tu y arriveras. Et je suis même sûr que tu en as déjà fais sans le savoir. " lui confia-t-il sans que l'enfant ne comprenne vraiment.
" Je.. euh.. je vais y réfléchir ! "

Sourire de nouveau jusqu'aux lèvres malgré son échec cuisant, le petit homme fut alors prêt pour reprendre sa route aux côtés de son ainé ; l'esprit occupé à chercher un tour de magie qu'il était capable de produire. Que savait-il faire mieux que les autres ? Lasser ses chaussures ? Non, il avait encore du mal.. Sauter à cloche-pied ? C'était trop banal ! Qu'importe le temps que le suisse prendrait, mais il finirait par trouver son tour de magie à lui, celui qui venait du cœur. Il le devait !

Mais soudain, il fut sorti de ses pensées par le français.

" Dis-moi, Lucas, qu’est-ce que tu étais venu faire à Paris ? "

Ah ! C'est vrai qu'il ne lui avait pas raconté son arrivée dans la ville des lumières ! Sourire toujours sur le visage, le Couvé attrapa alors la main de son ainé pour continuer leur route à travers les ruelles du beau Paris.

" Eh ben, je.. je m'ennuyais tout seul dans l'arche. " avoua-t-il, un peu penaud, " J'avais envie d'aller rendre visite à mon papa et ma maman, puis.. j'ai vu un drôle de petit garçon dans les couloirs. Pis, quand il a disparu à travers une porte, je l'ai suivi ! "

Aller jouer avec un nouveau copain aurait mille fois été plus facile que de rendre visiter à ses parents ; il craignait toujours de les revoir, de peur sans doute d'avoir été remplacé comme lui avait remplacé Fleur-de-Lys. Mieux valait cesser de penser à ce genre de choses et se canaliser sur l'étrange petit marin.

" Mais comme je l'ai pas trouvé.. je me suis promené tout seul ici, pis.. je me suis perdu. Et nous voilà là ! " fit-il d'un ton guilleret.

Après tout, c'était grâce à lui qu'il avait rencontré Felix.

Puis soudain, le petit homme eut un déclic en tournant à une intersection de rue, lorsque son ombre fut portée sur un mur. Mais bien sûr ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Le cœur battant la chamade, Lucas ne tarda pas à lâcher la main du français, avant de faire quelques pas en avant, en direction du mur ; et de son ombre.

" Oh, oh ! Et, et ! " s'impatienta-t-il finalement, trépignant sur place, " Je sais ce dont je suis capable de faire ! Ma magie à moi ! "

Ceci dit, il s'approcha de son double sombre et lui fit un signe de la main. Sur le coup, ce dernier ne bougea pas avant de répliquer quelques instants plus tard.. de l'autre main. Comme s'il avait fait un signe en retour, au lieu de tout simplement suivre les gestes exacts de son modèle. Riant aux éclats de son petit tour de magie, le Couvé ne tarda pas à faire signe à son ombre de ne pas bouger, puis parti en courant dans une petite ruelle. Ce ne fut que quelques instants plus tard - et après avoir jeté un coup d’œil à Felix - que l'ombre s'élança le long des murs.. avant de chuter.

Dans la ruelle d'à côté, le véritable Lucas était lui aussi tombé.. après avoir percuté quelqu'un dans sa course folle. Sonné, il mit quelques instants avant de lever la tête.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mer 7 Oct - 13:28
Cela brisa presque le petit cœur de Felix lorsqu’il vit Lucas essayait, serrer ses petits poings et se concentrer comme jamais. Rien ne se produisit. En tout cas, c’est ce qu’il cru. Soudainement son ombre commença à osciller, mais alors que le jeune Noé pensait ne rien être capable de faire, tout cela cessa bien vite. L’ombre finit par ne plus bouger. Et cela fit tilt dans l’esprit du Suédois ; Lucas pouvait jouer avec son ombre ! C’était un pouvoir d’une extrême dangerosité ! Il pouvait surprendre l’adversaire en lui faisant croire d’être inoffensif. Le peintre en fut étonné, voire même, il se mettait à admirer le jeune enfant ! Mais il ne le laissait pas triste sur une défaite cuisante et le rassura avant d’enchaîner sur quelque chose d’autre. Felix lui demanda tout simplement ce qu’il était venu faire à Paris. Un garçon comme lui… Tout seul. C’était plus que dangereux. Surtout en se perdant dans la périphérie ! « Eh, je… je m’ennuyais tout seul dans l’arche. J’avais envie d’aller rendre visite à mon papa et ma maman, puis… J’ai vu un drôle de petit garçon dans les couloirs. Pis, quand il a disparu à travers une porte, je l’ai suivi ! » Raconta-t-il. Cela fait lumière dans l’esprit de Felix ; lui aussi avait toujours ses parents, et lui avait le courage d’aller les voir. Même si sa démarche ne fut finalement pas concluante, il avait tout de même essayé. Cela fit comprendre à Felix qu’il devrait bientôt se rendre en Suède pour voir sa famille. Il devait dépasser ses craintes ; il pouvait se protéger, désormais. « Mais comme je ne l’ai pas trouvé… Je me suis promené tout seul ici, pis… Je me suis perdu. Et nous voilà là ! » Fit-il joyeux. L’enfant semblait passer outre les difficultés avec une facilité déconcertante.

« D’accord, d’accord. » Rit d’abord Felix. « Et je te ramènerai à cette porte, Lucas. La prochaine fois, on cherchera tes parents ensemble, tu veux bien ? » Lui proposa-t-il spontanément. Cela le surprenait, mais il avait envie de toujours voir un petit sourire sur son visage et des milliers d’étoiles dans ses yeux. Il se nouait à Lucas plus qu’il ne le pensait ; et cela l’effrayait un peu.

Tout à tout, sans crier gare, Lucas s’agita et attira l’attention du peintre. « Oh, oh ! et, et ! » Le jeune Noé tourna la tête vers lui, après être partie dans ses pensées, et lui sourire en lui demandant ce qu’il y avait. Qu’avait-il à lui dire ? « Je sais ce dont je suis capable de faire ! Ma magie à moi ! » La Suédois fut étonné et eut envie de voir. « Ah oui ? Alors montre-moi ! Aller, montre-moi, Lucas ! » Lui-même se prêtait à son jeu sans même s’en rendre compte, il avait envie de voir ce qu’il lui avait promis ; sa magie à lui, comme il disait.

Lucas se rapprocha de son ombre, et lui fit un signe de la main. Tout d’abord, Felix ne comprit pas ; ce ne serait qu’un simple coucou. Il fut presque déçu jusqu’à ce qu’il voit l’ombre répliqué… De l’autre main ! Son ombre lui avait rendu son salut à sa manière ; comme si elle était dotée d’une intelligence ! Un nœud se forma dans l’intestin du Noé ; c’était tellement surprenant qu’il en resta bouche bée ! Mais il fallait bien qu’il dise quelque chose… Cette découverte lui avait vraiment fait un étrange effet ; cela l’avait mis mal à l’aise. Ce qui suivit alla bien trop vite… Lucas ordonna à son ombre de ne pas bouger, et s’élança dans une ruelle. L’ombre le suivit, et elle tomba. Felix tressauta ; ce n’était pas bon signe ! Felix sentait le malaise d’ici et il espérait que c’était une mauvaise blague du petit. Pourtant, lorsqu’il courut et arriva dans la ruelle ; ce qu’il vit dépassa toutes ses espérances.

Là. Il était là. Face à lui. Ce Monstre avait rencontré Lucas, et l’avait fait tomber. Ses yeux avides et pervers le fixaient jusqu’à ce qu’il voit Felix. Et là. Son sourire fut horrible. Son sourire perfide transcenda le jeune Suédois. Tant d’horreurs lui revinrent en tête ; toutes ses fois où l’Outrage avait été commis. Toutes ses fois où il s’excusait et promettait de ne plus recommencer… Jusqu’à ce qu’il lui confie que c’était sa façon d’aimer. L’être entier de Felix tremblait, les images ne quittaient pas sa tête. « Ca fait un sacré moment Felix. » Commença-t-il. Et sa voix, sa voix résonna dans la tête de sa victime.  « T’as l’air de te porter à merveille. Ta mère m’a dit que tu étais partie à Paris… D’ailleurs, elle te fait la bise. » Fit-il de manière totalement détachée. L’Outragé ne pu s’empêcher de vomir. Il vomissait d’effroi, de panique, de peur, d’angoisse ; il vomissait à cause de toutes ses mauvaises choses que lui rappelait cet être abject.

« Bah alors ? » commenta-t-il. « Ferme-là. » Osa soudainement Felix.  C’était de trop. Cette vision. Cette situation, tout était de trop. « Ne le touche pas. » Continua-t-il. « Quoi… ? Mais c’est mal me con-… » Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase ; l’Enragé s’était téléporté jusque devant lui, entre Lucas et l’Outrageux, et lui envoya son point dans la mâchoire ; avec tout ce qu’il avait contenu durant toutes ses années. Durant tout ce temps. Le « pauvre homme » tomba raide sur le sol, sonné.

Dans la hâte, et la panique, Felix ramassa Lucas qui n’avait pas eu le temps de se relever. Il courut en le portant dans ses bras, comme un père sauve son enfant. Il courrait pour leur vie. Le Suédois courut sur plusieurs mètres, serrant fortement Lucas contre lui, les larmes dégringolaient sur ses joues ; il avait envie de disparaître. Il ne voulait plus exister.

A bout de souffle. Il posa son frère quelques rues plus loin, caché. Et reprit son souffle, main sur les genoux, debout. « Tout va bien, Lucas… ? » Souffla-t-il.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mar 3 Nov - 13:51

Conflit


" Elever des enfants est à la fois une joie et un conflit. "


Je suis sûr que je vais impressionner Felix avec mon pouvoir bien à moi, avec mes petits tours de magie ! Je n'y avais pas pensé, mais c'est vrai que je suis capable de jouer avec mon ombre ! Depuis toujours ? Je ne sais pas trop, mais au moins depuis que j'ai quitté ma famille, ça j'en suis sûr ! La première fois que j'ai remarqué ça, c'était quand j'étais dans ma chambre dans l'Arche, une nuit où je me sentais tout seul, une des toutes premières nuits passées loin de ma famille.. et c'est là que je l'ai vu bouger et me faire signe pour la toute première fois. Sur le coup, j'ai cru que je faisais un cauchemar, ou un drôle de rêve, mais au final, je n'ai pas vraiment eu peur, parce que.. parce que c'était moi ! Un moi tout noir. C'était bizarre, mais j'aime bien mon ombre.


Lorsque son grand frère lui avait dit qu'il pourrait l'emmener chercher ses parents, le suisse ne put s'empêcher de le toiser de grands yeux brillants et terrible expressifs ; des étoiles plein les mirettes. Personne ne lui avait encore proposé de retrouver ses parents depuis qu'il était arrivé au sein des Noés, et il fallait avouer que ça avait quelque chose de fort, de très fort même. De symbolique, presque. Aux yeux du petit homme, le suédois était comme un grand frère - il était son grand frère - mais c'était tout de même bien plus fort que ça, plus grand, plus beau ! A cet instant-là, le Couvé sut quelque chose au fond de lui : Felix serait toujours présent pour lui et ce, quelles que soient les circonstances.

Alors, Lucas se sentit pousser des ailes lorsqu'il la Lassitude le motiva à lui montrer son pouvoir. Le cœur battant, il s'était alors élancé dans les ruelles sans faire réellement attention à où il pouvait bien aller. Et c'est là qu'il tomba.

Les fesses par terre, la tête tournante, les larmes aux yeux et des étoiles dansant devant lui, l'apôtre de la Rédemption mit plusieurs secondes à reprendre ses esprits ; et son ombre, à regagner ses pieds et à se réfléchir sur le mur, comme elle aurait naturellement du être. Quelque peu sonné, l'enfant finit alors par lever le regard vers la personne qu'il avait percuté sans vraiment le vouloir, avant d'esquisser un petit sourire désolé. Un peu tremblant, il voulut s'adresser à l'inconnu pour s'excuser du petit accident, mais une voix familière mais indéchiffrable se fit entendre dans son dos, peu de temps après que l'inconnu se soit également mis à parler.

Interloqué, un peu surprit, le Couvé tourna la tête en direction de la rue d'où il était venu. Et c'est là qu'il remarqua que son grand frère était venu l'aider. L'aider à quoi ? A se relever, non ? Il y avait pourtant quelque chose d'étrange dans son regard.. de la colère ? Toutefois, il n'eut aucune réponse à ses questions ; les deux hommes semblaient en pleine conversation dans une langue totalement inconnue pour l'enfant. De l'anglais ? Non, il connaissait bien des mots mais là.. il ne comprenait strictement rien.

Puis d'un coup, l'Outragé ne fut plus présent dans le dos de l'enfant.. et se retrouva juste devant lui. Il avait utilisé son petit tour de magie.

" F-Felix.. Hé.. ? " souffla-t-il pour attirer son attention.

Aucune réponse, juste une action, violente : Felix vint coller son poing en plein dans le visage de l'inconnu, faisant hoqueter le suisse par la même occasion tandis que les ombres commençaient à s'agiter. Il avait peur. Dans la foulée, son grand frère l'attrapa dans ses bras et commença à courir dans les ruelles de la ville. De sa position, le rouquin put voir l'étrange homme encore à terre, jusqu'à ne plus du tout le voir.

La fuite dura un certain temps, jusqu'à ce qu'ils ne s'arrêtent au détour d'une ruelle. Le suédois était essoufflé et l'enfant, lui, ne trouva pas ses mots.

" Tout va bien, Lucas… ? "

Un peu perdu, le Couvé détourna légèrement le regard, avant de finalement hocher la tête ; il n'était que tombé sur les fesses, s'était un peu écorché les mains.. mais rien de particulier. Rien ne le tracassait vis-à-vis de cette homme.. hormis la réaction de Felix.

" Qu.. Qu'est-ce qui s'est passé.. ? " fit-il d'une petite voix.

Suite à ces mots, l'enfant reporta son attention vers son grand frère, tout en commençant à jouer avec ses mains. Il était stressé, vraiment.

" Je.. j'ai pas c-compris ce.. ce que vous avez dit.. " reprit-il finalement, terrifié, " Mais.. mais j'ai bien vu que tu-tu avais peur. Je.. Pourquoi ? "

Puis, tout à coup, l'espace d'un instant, le Couvé plongea son regard dans celui de son ainé ; tandis que ses prunelles passèrent instantanément du brun au doré. Un doré vif, et bien plus assuré que l'habituel regard de Lucas.

" Je laisserai personne te faire du mal. " lança-t-il finalement en anglais ; mais qui, il ? Redemptio, bien évidemment.

Personne ne s'attaque à un frère sans s'en mordre les doigts.

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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Lun 23 Nov - 11:40
Après la fuite qui avait nécessité beaucoup de force, Felix se sentait tout de même mieux ; plus loin il était de Lui, et toujours mieux il se sentirait. C’était incroyable à quel point le passé était toujours en mesure de faire mal, et d’autant plus lorsqu’il était encore un peu vif, comme une plaie entrain de cicatriser. Le peintre ne se sentirait désormais plus en sécurité dans Paris, aussi longtemps que le fantôme de cette épave traînait dans le coin. Il était tout à fait capable de recommencer, et de refaire vivre l’enfer à Felix ! Oh ça oui, c’était un grand malade, alors pourquoi pas ? Seulement, la fuite ne serait bientôt plus une solution du tout. Bientôt, il faudrait un moyen bien plus drastique que ça, pour venir à bout du problème. Le tuer hein ? Intervint le Souvenir. Oh non, Felix ne voulait pas en arriver jusque là. Non non non. Même si c’était une ordure, le Suédois ne pensait pas qu’il méritait de mourir ; personne ne méritait la Mort car elle était la pire des choses. Ne plus vivre, ne plus rien voir ni même ne plus rien connaître était une atroce punition pour le Noé. C’était bien le comble, oui, lui qui n’existe plus que pour tuer les humains.

« Qu…Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Interrompit Lucas. Felix tourna son regard effaré, apeuré vers lui. Il ne tremblait pas, mais il n’en était pas loin. Sa peau pâle essuya une goutte de sueur. Il était incapable de lui répondre tant ses pensées étaient parasitaires. « Je… J’ai pas c-compris ce… Ce que vous avez dit… » Fit-il, semblant terrifié. Les yeux de  Felix s’écarquillèrent davantage, non ! Il ne devait pas avoir peur. « Mais… Mais j’ai bien vu que tu-tu avais peur. Je … Pourquoi ? »

Oh le Suédois aurait tellement voulu lui expliquer, il aurait tellement voulu se confier à quelqu’un. Cela aurait soulagé sa peine, cela aurait cicatrisé la plaie ! Très certainement. Mais il ne pouvait pas confier à un enfant ce genre d’événement. Que penserait-il pas la suite ? Le monde était si sombre lorsque l’on ne se tenait pas du côté de la lumière… « Il m’a fait mal, il y a quelques années. Et en plus de ça… Il a brisé mes rêves… Lucas. » Commença-t-il. « Et il me traque, il… Il me suit partout, et désire me faire mal à nouveau… Tu comprends ? » Felix ne pouvait pas expliquer plus simplement que ce qu’il venait de faire, malheureusement, alors Lucas devrait être en mesure de réfléchir. Mais ce n’était pas un enfant bête, alors cela ne devrait pas poser de soucis du tout.

Soudainement, sans probablement que Lucas ne s’en rende compte ; sa peau changea de ton, et ses yeux, qui fixaient ceux de Felix, finirent par devenir dorés. Il avait compris et son Souvenir également. Il rejoignit son frère. Bientôt, deux être à la peau sombre et aux yeux lumineux se faisaient face. L’un deux pris la parole. « Je ne laisserai personne te faire du mal. » Les paroles furent anglaises ; c’était évident que cela n’était pas le petit Lucas qui ne parlait que français. C’était bien son frère. « Personne ne pourra m’atteindre tant qu’un frère se tient à mes côtés. » Répondit-il en souriant. Et la Lassitude ne pouvait être que contente que cela soit Redemptio qui se tienne là.

« Il paiera. » Fit-elle.
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Mer 20 Jan - 16:37

Protection


" Je remontais dans ma mémoire jusqu’à l’enfance, pour retrouver le sentiment d’une protection souveraine. Il n’est point de protection pour les hommes. Une fois homme on vous laisse aller. "


Y s'est passé quelque chose, quelque chose de terrible.. Je n'ai pu que rester là à les regarder se parler en anglais, sans vraiment comprendre ce qu'ils racontaient, mais.. mais j'ai senti la tension, j'ai senti qu'il y avait quelque chose dans l'air, comme avant un terrible orage. Je.. J'avais très peur à cause de ça, parce que les éclairs me font peur, tout comme le tonnerre. Enfin, là c'était clairement pas un orage comme on les connait, mais.. ça y ressemblait beaucoup, ça me faisait très peur. J'aurai aimé partir d'ici au plus vite, et ne plus revenir, rentrer avec Felix et recommencer à jouer avec les ombres. Cet homme me faisait peur parce qu'il faisait peur à Felix, puis.. tout s'est accéléré d'un coup. Ils se sont presque battus, puis nous on a fuit cet endroit. Loin de l'inconnu. Mais j'ai toujours peur.


Timidement, le petit homme avait réussi à demander à son ainé ce qu'il s'était passé et ce qui avait bien pu l'effrayer chez cet homme. Ce n'était qu'un passant, et il ne lui avait pas fait de mal ; c'était lui qui lui était rentré dedans, qui lui avait peut-être fait mal, qui l'avait dérangé de la sorte. Alors.. peut-être que Felix avait cru qu'il lui avait du mal, que c'était lui qui l'avait fait tomber par terre, qui l'avait peut-être même frappé, qui sait ? Lucas n'en savait rien, et c'est pour ça qu'il avait osé lui demander des explications ; après tout, c'était son frère, ils pouvaient tout se dire. Toutefois, ce que Felix lui raconta fit tressaillir le suisse : cet homme lui avait fait du mal, très mal même, avait brisé ses rêves, et le traquait désormais, pour lui faire de nouveau du mal. D'un coup, l'enfant se sentit alors prit d'un terrible sentiment d'angoisse : et si il lui avait fait du mal à lui ? Après tout, il était resté seul avec lui quelques secondes, il aurait très bien pu lui faire quelque chose. Oh, ses parents n'avaient pas si tort au fond : le monde était terriblement dangereux, les gens aussi, les monstres étaient partout.

Alors, le petit homme changea d'attitude tout à coup, laissant ses yeux passer au doré et sa peau au gris ; promettant à son frère que personne ne lui ferait jamais de mal tant qu'il serait à ses côtés. Si cet homme revenait, il n'hésiterait pas à user des ombres pour empêcher ce monstre de revenir ; Redemptio n'était pas un souvenir belliqueux, mais on ne s'attaquait pas à sa famille.

" Personne ne pourra m’atteindre tant qu’un frère se tient à mes côtés. " fit le souvenir qui sommeillait en Felix, " Il paiera. "

Face à ces paroles, l'apôtre de la Rédemption ne put s'empêcher de laisser un sourire étirer ses lèvres, tandis que l'une de ses mains agrippait celle de son ainé. Doucement, il vint alors serrer ses doigts, avant de finalement lever de nouveau le regard vers lui.

" Entre frères, on doit rester soudés. Toujours. " souffla Redemptio en retour.

Et à nouveau, ses lèvres s'étirèrent en un sourire plus grand encore, avant que petit à petit, ses yeux ne reprennent leur teinte habituelle, tout comme ses yeux. Tout était revenu à la normale, le calme semblait s'être de nouveau installé dans les ruelles françaises et ça, on ne pouvait pas espérer mieux.

" On.. On rentre à la maison, Felix ? " reprit-il alors en français.

Il était grand temps de retourner à l'arche ; loin des dangers de Paris.


Hrp:
 
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
Ven 22 Jan - 12:10
si que son teint naturellement pâle. Felix avait compris ce que tout cela avait signifié… Lucas le savait-il ? « On… On rentre à la maison, Felix ? » Demanda-t-il de sa petite voix. Le peintre ne pu s’empêcher de sourire. Alors il garda sa main dans la sienne, et l’engagea avec lui sur le chemin du retour. En espérant qu’il n’y ait plus aucune encombre. Que ce type ne se pointerait plus. En tout cas, désormais, Felix n’était plus seul, il était avec un frère, et aujourd’hui ; il rentrait chez lui. Lucas l’avait beaucoup aidé quant à l’acceptation de sa nouvelle maison. Toutefois, cela ne signifiait pas qu’il oubliait ses parents ; mais la situation restait continuellement dangereuse dès lors qu’Il vivait toujours. « Tu penses que le Comte te donnera des petits bonbons pour récompensé ton courage ? » Demanda-t-il en riant.

Le coeur léger, ils marchèrent dans tout Paris afin de retrouver la porte de l’Arche afin de retourner près de leurs frères et soeurs. La famille était grande et pour le moment Felix n’en connaissait que deux. C’était pour le moment bien assez, d’autant plus qu'il était réservé. Il aimait la solitude ; au moins, il n’ennuierait personne de plus que lui-même. Et encore. La peinture est un art qu’il lui plaît de cultiver. L’amélioration dans ce domaine était un objectif qu’il voulait véritablement atteindre. Peut-être que dans cette chambre que lui réserve le Comte il y a un chevalier où est posée une toile, le tout à proximité de peinture de bonne qualité aux multiples couleurs ?

Il l’espérait du plus profond de son coeur.
Finalement, tout deux trouvèrent la porte de Road, et tout deux rentrèrent chez eux. Sain et presque sauf. « Nous y voilà, Lucas. »
Hors Rp:
 
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Re: Celui qui écourte une sieste || [ PV : Lucas Vallélian ]
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