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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 What must I do, to tame you ?

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What must I do, to tame you ?
Sam 29 Aoû - 1:37


To me, you are still nothing more than a little boy who is just like a hundred thousand other little boys. And I have no need of you. And you, on your part, have no need of me. To you, I am nothing more than a fox like a hundred thousand other foxes. But if you tame me, then we shall need each other. To me, you will be unique in all the world. To you, I shall be unique in all the world... ▬ The Fox, The Little Prince



Dans les entrailles de Paris, une véritable procession d'enfants des rues de tout âge se faufile dans les passages étroits, à peine suffisamment larges pour laisser passer une calèche. Vu du ciel, ils ressemblent à une colonie de fourmis qui tracent leur chemin sans hésiter dans un labyrinthe miniature. Leurs éclats de rire rebondissent sur les façades des maisons abandonnées et montent jusqu'à la lune, qui commence doucement à amener la nuit.
La soirée promet d'être calme, aujourd'hui, à l'Abri. Aucun des réfugiés n'aura de cauchemars ce soir ; la disparition du petit nouveau, Auguste, la semaine dernière, a déjà été presque oubliée. À coup sûr, le marmot est parti vers d'autres horizons, en des villes où on l'embauchera peut-être dans quelque laiterie en temps que livreur. Ce n'est ni le premier, ni le dernier à quitter ses amis sans prévenir pour tenter de gagner sa vie ailleurs et refusant de dormir sur les pavés plus longtemps.

S'ils savaient... S'ils savaient où il se trouve vraiment.

Après quelques minutes, la foule d'enfants prend un tournant et se plie comme un serpent qui se glisse dans une lézarde, avant de marcher droit vers la palissade de l'Abri. Dans ce dernier, beaucoup sont déjà arrivés, et aux bruits audibles depuis la rue, on devine que cette nuit-là sera consacrée au sommeil uniquement, et pas à des jeux interminables qui se prolongent sous la flamme de la lampe.
Jules, lui, a fini sa journée depuis longtemps. Il a profité de l'absence d'un vicomte pour mettre son manoir à sac, et comme la demeure se situait en périphérie, le temps de faire le trajet avec les poches pleines de billets ne lui a pas donné l'occasion de faire grand chose d'autre, et il a préféré se rendre directement à la maison pour surveiller les retours de ses camarades. Actuellement, il est adossé contre la muraille, assis sur un tas de vieux coussins en plumes d'oies, et semble dormir. Hélène est à côté de lui, et s'est installée contre son épaule pour somnoler elle aussi. Tels qu'ils sont, on pourrait jurer qu'ils sont frères et sœurs, si on exclut le teint exotique de la fillette.
Un à un, les enfants lui passent devant et poussent avec précaution la lourde porte de bois, en pouffant et en se mettant le doigt sur les lèvres, à la fois soucieux de laisser le petit chef dormir et amusés par le jeu que cela constitue. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que l'Akuma ne dort jamais vraiment ; comment le pourrait-il, avec les journées et les nuits où il est obligé de voler, surveiller et chasser ? Ce serait impossible, humainement parlant, de tenir un rythme pareil ; il s'écroulerait de fatigue en moins d'une semaine ! C'est pour cela que, de temps en temps, Jules mime la sieste et se pose sur un matelas de l'Abri, un peu à l'écart, mais assez visible pour prouver au monde qu'il est capable de dormir et qu'en conséquence, il est bien humain.
Ainsi posté en face de l'entrée, il peut vérifier sans en avoir l'air qui sont ceux qui rentrent en premier et qui sont les retardataires en ouvrant légèrement les paupières. À chaque frimousse qu'il aperçoit entre ses cils, il se remémore son prénom et le retient en espérant que, au bout d'une certaine heure, il puisse se rendre compte plus facilement si l'un d'eux manque à l'appel.

On peut dire qu'il compte les moutons, en quelque sorte.
 

▬ On dirait que Roger est pas là.

En faisant mine de se réveiller, l'Akuma prend un air inquiet et s'étire en prenant garde à ne pas brusquer Hélène, qui se frotte les yeux en baillant. Elle ne songe pas à lui demander comment est-ce qu'il peut bien le savoir, vu qu'il vient de s'éveiller et qu'il n'a pas regardé à l'intérieur de l'Abri, mais même si elle se posait la question, elle mettrait cette incohérence sur le compte d'une forme obscure d'instinct, en toute naïveté, comme lorsqu'un enfant croit dur comme fer que ses parents savent d'où viennent toutes les étoiles du ciel. Le petit chef se relève, adresse un sourire dans l'encadrement de la porte aux membres de sa Couvée et se tourne vers Hélène en se grattant la tête.
 

▬ Je vais voir ce qu'il fabrique. Si y a un problème, tu siffles comme je te l'ai appris, d'accord ?

Rompue par la fatigue, la fillette ne répond que par un vague hochement de tête que Jules ne prend même pas le temps de voir ; il considère que son bétail est bien dressé, maintenant. D'un pas déterminé, il s'enfonce dans l'obscurité de la ruelle et disparaît soudainement, comme s'il avait traversé un mur. En ce début de printemps, l'air est plutôt frais, mais supportable ; le seul souci est un léger brouillard pénible qui se mêle au pénombre, et qui est malheureusement habituel dans cette zone de Paris. Au delà de trente mètres, tout est invisible et insondable, comme au fin fond des abysses.
Jules connaît bien Roger. Il sait parfaitement qu'il n'est pas du genre à passer la nuit ailleurs qu'à l'Abri, et que ce n'est qu'un retard parmi d'innombrables autres, mais il est bien obligé de se remuer. Lorsqu'il veut assurer son image de protecteur, il est contraint de jouer au papa-poule, de faire celui que tout inquiète, de se dévouer pour câliner un peureux et de se déplacer pour aller chercher un retardataire courageux. Il est persuadé – et il a raison de l'être – que s'il avait attendu encore une dizaine de minutes, Roger serait déjà devant lui. Mais que voulez vous ? Un berger a ses obligations, et surveiller un troupeau aussi important nécessite des sacrifices.
Mais Jules n'est pas agacé de tout ça ; il ne peut pas l'être, juste faire semblant si besoin est. Pour lui, quand l'appétit va, tout va, et ce n'est pas un peu de théâtre et de marche à pied qui va le faire sortir de ses gonds.

Et en parlant d'appétit...
Son dernier repas remonte à la semaine dernière, et même si des intervalles entre deux repas ont déjà été beaucoup plus longues, sa soif de sang commence à se faire ressentir. Lorsque cette pulsion lui prend, rien n'est visible à l'extérieur, mais tout change à l'intérieur ; ses tentacules s'agitent davantage, et il doit se retenir pour ne pas que son bec bave une substance étrange, mélange de salive et d'encre. Toutefois, il sait se contrôler, et il peut rester dans cette situation pendant des jours et des jours...
Mais ce soir, l'occasion est trop belle, et même s'il a toujours rechigné à tuer Roger, il faut savoir saisir sa chance.
Jules tend l'oreille. Devant lui, noyé dans le brouillard, des bruits de pas et deux voix se font entendre. Les sons, en faisant écho sur les murs de briques rendus humides par la brume, ont des allures d'hallucination, mais l'Akuma, habitué à reconnaître ses proies de cette manière, identifie immédiatement Roger. La personne à ses côtés sera l'entrée ; en comparant le son que produisent ses semelles par rapport à celles de sa future victime, il devine que sa deuxième collation est de petit gabarit.
Le démon s'avance et ne prend pas la peine d'être discret. Ils ne sont qu'à une vingtaine de pas de lui, de toutes façons, et leur silhouette commence à être visible. Sous ses paumes, ses tentacules secondaires se tortillent, prêtes à saisir, à traîner et à étouffer, tandis que dans son crâne, une autre, principale cette fois, se prépare à effectuer un large coup horizontal sur les deux enfants.
Qu'est-ce qui pourrait bien sauver ces pauvres humains, maintenant ?

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Re: What must I do, to tame you ?
Jeu 10 Sep - 19:41

Promenade


" La caresse d'une mère, une belle promenade, des heures émerveillées par des récits heureux agissent sur toute l'existence. "


Aujourd'hui, je vais aller faire une visite surprise à Félix, je suis certain que ça lui fera plaisir ! D'ordinaire, il est toujours tout seul dans sa petite maisonnette un peu en périphérie de Paris, et il ne vient presque jamais à l'arche.. c'est qu'il doit se sentir terriblement seul là-bas, même s'il est en sécurité maintenant que le monstre n'existe plus, enfin.. je ne peux que l'espérer. Je ne veux plus jamais avoir à faire à ce genre de créatures, non, non non.. un monstre parmi les hommes, pas même un Akuma.. Était-ce contre ça que mes parents cherchaient à me protéger, ce qui avait enlevé Fleur-de-Lys pour ne plus jamais la rendre à notre famille ? Je ne saurais le dire et.. je n'ai pas envie. Tout ce que je veux, c'est aller voir mon frère.


Sauf que comme lors de leur première rencontre, Lucas perdit son chemin.

Paris, cela n'avait strictement aucun rapport avec son petit Fribourg, où tout le monde se connaissait et où il était facile de se balader tout en trouvant son chemin. Paris, c'était une grande fourmilière, où personne ne semblait connaître le nom des autres passants et où tout le monde allait partout sans vraiment savoir où ils allaient. Un bon moyen de stresser pour le pauvre rouquin qui était habitué à toujours être couvé et avoir quelqu'un qui lui tient la main. Pourtant, cette fois-ci encore, il avait prit son courage à deux mains, comme lorsqu'il osait s'approcher d'un chien en laisse pour le caresser ; mais tôt ou tard, dés qu'il finirait par montrer les dents, le Couvé céderait à le panique et partirait au courant. Mais cette fois-ci, il ne le fit pas lorsque ses pieds foulèrent le sol parisien.

Manque de pot, il n'avait pas prit la même porte que le petit marin comme la dernière fois, et s'était retrouvé dans un quartier plus.. sombre, et beaucoup moins bourgeois. Impossible de savoir où il avait bien pu se trouver, ni même s'il était réellement à Paris ; mais les affiches collées et arrachées aux murs lui indiquèrent qu'il était - au moins - dans un pays francophone. S'avançant dans les ruelles sombres et peu pratiquées, le suisse chercha à garder la tête haute, regardant tout autour de lui à la recherche d'un visage familier. En vain.

" Y a-t-il quelqu'un par ici ? " demanda-t-il d'une petite voix, en français comme à son habitude, " Je.. je crois que je me suis perdu. "

Au fond, il espérait que Félix allait de nouveau apparaitre pour le guider.

Mais au lieu de son grand frère au nom de chat, ce fut un drôle de garçon perdu qui sortit d'une ruelle, pour le toiser d'un drôle d'air ; un peu comme s'il était tombé du ciel, et n'avait rien à faire ici. Ce qui, au fond, n'était peut-être pas faux. En trottinant, l'enfant des rues ne tarda pas à arriver à la hauteur du perdu, le fixant toujours du même air interloqué.

" Hé, qu'est-ce que tu fiches ici ? " lui lança le môme, " T'es tout seul ? "

Un peu surprit par une telle question, le Couvé jeta alors un coup d’œil derrière lui, comme pour s'assurer qu'il n'y avait bien personne dans son dos ; puis, une fois l'inspection faite et qu'il fut sûr qu'il ne racontait pas de bêtises, il se tourna de nouveau vers son interlocuteur, puis hocha la tête.

" Ah, j'vois.. " reprit-il alors, " Tes parents sont où ? "

Pourquoi cette question ? Pourquoi lui parlait-on de ses parents ? Ce n'était pas juste, il ne souhaitait pas y repenser, il était venu pour voir Félix.. pas pour se mordre les doigts pour avoir quitté son foyer. Un peu vexé et le cœur tiraillé, le rouquin baissa la tête tout en agrippant les bretelles de sa salopette ; tiens, l'une des deux était tombé de son épaule, il en profita pour la remettre en place.

" Loin.. très loin d'ici. " finit-il par répondre d'une voix tiraillée.

Même s'il n'y avait aucun sens caché derrière cette phrase, le gamin des rues y crut ; et au fond, sembla compatir pour le sort du rouquin. Au fond, il n'était pas mieux que tous les pauvres gosses qui habitaient la rue sans réellement le souhaiter. Quelques instants passèrent alors dans un lourd silence pesant, pendant lequel le suisse ne put s'empêcher de jouer avec la bretelle de salopette ; terriblement plus intéressante tout à coup que son interlocuteur.

Heureusement, ce dernier fit de nouveau par faire entendre le son de sa voix.

" Viens, j'vais t'emmener voir quelqu'un qui saura t'aider ! "

Surprit à nouveau, le Couvé releva la tête avant de laisser un petit sourire traverser son visage ; ce ne fut que là qu'il remarque que l'autre môme lui faisait signe de le suivre. Une fois que le petit roux eut trottiné jusqu'à son nouveau camarade, ils reprirent leur route dans le sens inverse du sien ; vers où ? Allez savoir.

" Au fait, moi c'est Roger ! Et toi ? "
" Lucas, je.. merci pour ton aide. "
" C'est pas moi qui faudra remercier ! "
" Ah.. Qui alors ? "
" Tu verras, on est plus très loin ! "

Pensif, le suisse se contenta alors de hocher la tête de nouveau, tout en regardant autour de lui, remarquant que les hauts bâtiments parisiens étaient plongés dans l'ombre dans ce quartier ; quelque chose qui ne pouvait que le rassurer, d'une certaine manière. Tant qu'il y en avait, Lucas ne risquait strictement rien, pas comme la dernière fois avec Félix. Rassuré, le pas du petit homme se fit alors plus sûr et beaucoup moins hésitant.

Et pourtant, un monstre se cachait dans l'ombre.

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Re: What must I do, to tame you ?
Ven 23 Oct - 0:36


To me, you are still nothing more than a little boy who is just like a hundred thousand other little boys. And I have no need of you. And you, on your part, have no need of me. To you, I am nothing more than a fox like a hundred thousand other foxes. But if you tame me, then we shall need each other. To me, you will be unique in all the world. To you, I shall be unique in all the world... ▬ The Fox, The Little Prince



   
 
▬ Tu verras, on est plus très loin !

Il s'avère que Jules s'est trompé.
Ils ne sont plus qu'à dix pas de lui, maintenant. Ses chaussures vernies claquent contre les dalles humides de la rue, et l'Akuma se fait rapidement repérer par ses proies. Roger, habitué à ce genre d'apparitions à l'improviste, reconnaît aussitôt la démarche droite d'enfant bien élevé de son Petit Chef qui se dessine dans l'obscurité.

9 pas.

Le regard mauvais de Jules transperce le deuxième arrivant pour l'identifier, captant le moindre filet de lumière pour visualiser son visage ; un visage rond, innocent, un peu effrayé, mais pour le Berger, une information cruciale lui saute aux yeux : cet enfant est un Noé.
Difficile de savoir comment est-ce qu'il sait instinctivement ce genre de choses. Peut-être est-ce une aura qui se manifeste lorsque les marques sur leur front ne sont pas visibles ? Il n'en sait rien, il s'en fout. Le fait est là : Roger est accompagné par un Noé.

8 pas.

Son premier réflexe est de ralentir. Il ne croise pas souvent ses maîtres. La dernière fois que le petit Akuma en a croisé, c'était... C'était il y a deux ans, dans l'Arche ! Après avoir tué une rue entière de Paris, il est passé y faire un tour, il a parlé avec quelques-uns, et, propre comme un sou neuf, il avait une allure de bestiau prêt à être acheté, une arme luisante qui brille devant les yeux de ses futurs acquéreurs. Mais ce jour-là, aucun Noé n'a voulu de lui ; il est donc parti. Seul, à travers le pays.

6 pas.

Son second réflexe est d’accélérer.
Les Akumas ont tous un instinct meurtrier. Tous. Plus ou moins fort, certes, mais aucun ne fait exception à la règle. Tous savent plus ou moins qu'ils sont des armes faites pour tuer, qu'ils sont faits pour dérober les âmes des humains, et qu'aucun Noé ne pourra jamais le leur reprocher, puisque c'est ce que les Noés veulent, de toute manière.
Pourquoi ce jeunot serait une exception ? Il en a vu d'autres. C'est un Maître. Il est devenu Noé pour éradiquer la race humaine.

4 pas.

Voilà ce qu'il pense, le Jules ; il sait que les Noés savent qu'il tue. Il peut craindre les policiers, les Exorcistes, d'autres Akumas, mais les Noés ne lui reprocheront jamais de dévorer des humains, même sous leurs yeux. Pas besoin de se stopper dans son élan pour celui là.

1 pas.

Il ne songe même pas que Roger pourrait être son frère, un ami, un cousin, un voisin, ou quoique ce soit d'autre qui ait de la valeur affectueuse. On n'aime pas un humain ; on s'en méfie, on le tue, on le comprend, on l'imite, on cherche à voler ses sentiments, mais on ne l'aime pas. C'est contraire à tout ce qu'il sait, à tout ce qu'on lui a appris en tant que démon.
 

▬ Ah, justement, Jules, je parlais de t-

Suivi d'un brusque cri de verre brisé, le bras droit du Petit Chef se tend droit devant lui et explose en une gerbe de morceaux qui s'éparpillent dans toutes les directions. De son poignet jaillit une tentacule noire comme le deuil, qui se fiche dans la gorge de Roger, juste en dessous de la mâchoire. Le coup était rapide, précis comme la langue d'un caméléon qui fauche un moucheron en plein vol. Jules ne se le serait jamais permis si il n'était pas aussi près ; il lui faut une certaine force pour transpercer de la chair humaine avec le bout d'un de ses bras, et même à une distance de quelques mètres, l'attaque est trop hasardeuse pour être tentée. Il faut être juste devant pour être sûr de ne pas se louper.
La tentacule s'enfonce. Roger tente vaguement de la saisir en vain ; le membre a perforé sa gorge et a continué son chemin presque jusqu'au cerveau, arrachant tout sur son passage. Pendant que des filets de sang s'écoulent par sa bouche et son nez, les yeux de l'enfant des rues roulent dans leur orbites. Une jeune vie et une confiance sans faille réduites à néant à cause du simple désir égoïste d'un démon.
 

▬ Krrr... Krr...

La suite du processus est simple. Lorsque Jules ne tue pas proprement, et qu'il ne peut pas manger sa victime tout de suite, il la place sur un toit, devant une gouttière. Son sang coulera le long du tuyau et tombera directement dans les égouts, sans faire de traces trop visibles. Le tout est de choisir le bon endroit pour ne pas que le sang goutte de partout ; un travail d'habitué.
Mais pour l'instant, pendant que Roger agonise au bout de sa tentacule, que son hémoglobine s'immisce doucement entre les mailles de fer du bras, et qu'il est légèrement soulevé à quelques centimètres au-dessus du sol, Jules se tourne vers le Noé, auquel il ne juge pas nécessaire d'adresser plus qu'une simple salutation :
 

▬ Bonsoir.



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Re: What must I do, to tame you ?
Mar 17 Nov - 15:26

Cauchemar


" L’histoire est un cauchemar dont je cherche à m’éveiller. "


J'aime pas trop parler à des inconnus, mais si ce sont des enfants, ça devrait aller et mes parents ne devraient pas avoir peur pour moi, pas vrai ? Les enfants, y a pas besoin de les craindre, il faut qu'on se serre les coudes ! Pis, je suis certain qu'une fois arrivé là-bas - où ça exactement ? Je sais pas trop, mais je suis certain que c'est pas ici - ça ira mieux, on va m'aider à rejoindre là où vit Felix, et tout ça ne sera qu'une mauvaise aventure. C'est qu'il doit m'attendre là-bas ! Bon, c'est sûr qu'il doit pas trop espérer me voir arriver aujourd'hui, parce que c'était censé être une surprise, mais mon grand frère Felix, c'est un magicien, donc je suis certain qu'il sait tout sur tout. Alors si je viens pas le voir comme j'avais prévu, il serait sans doute très déçu. J'espère que Roger et ce quelqu'un secret vont m'aider !


Un fin sourire sur les lèvres, le Couvé se mit alors à marcher aux côtés de cet autre petit garçon, un enfant des rues vraisemblablement ; et d'une certaine manière, vu l'état du rouquin, avec sa salopette trop grande et ses cheveux en baille, lui aussi avait l'air de vivre dans la rue. Depuis qu'il ne vivait plus avec ses parents, Lucas s'était un peu négligé physiquement, tout simplement car il profitait de sa liberté durement gagnée, mais également parce qu'il n'était pas vraiment capable de s'occuper de lui-même. Sans doute devrait-il aller demander à Adah ou bien à Anne de l'aider à mieux s'habiller, puis leur très cher Comte lui payerait sans doute de nouveaux habits, peut-être avait-il même déjà des choses pour lui. Enfin, ça, ce n'était pas important pour le moment, mais dans tous les cas, il ne pourrait pas rester aussi débraillé bien longtemps, surtout avec le Bal de Charité qui n'allait pas tarder à arriver.

Puis, au final, le suisse finit par croiser le regard sombre d'un nouveau protagoniste, à la carrure d'enfant de bonne famille, à des années lumières de ce qu'étaient Lucas et Roger. Peut-être n'avait-il fait que se perdre là, ou aimait-il juste jouer avec les enfants des rues avec leur esprit libre. Qui était-ce ? Le rouquin ne tarda pas à le savoir.

" Ah, justement, Jules, je parlais de t-... "

Sur le coup, le petit apôtre de Noé ne put s'empêcher d'afficher un sourire face aux paroles de son camarade ; alors c'était lui qu'ils devaient aller voir ? Il y songea un instant, mais un bruit de verre brisé et une forme noire vive le sortirent de ses pensées. Clignant des yeux, surprit, le jeune Vallélian ne tarda pas à reposer son regard vers son camarade de rue.. avant d'écarquiller ses pauvres pupilles brunes. Le coeur battant tout à coup la chamade, Lucas ne trouva aucun mot pour décrire la scène qui se déroulait sous ses yeux : Roger avait été attaqué par le nouvel arrivant, et du sang coulait désormais de ses yeux, de ses oreilles et de sa bouche.. ainsi que de sa gorge qui était désormais traversée par une sorte de lance, ressemblant plus à une tentacule noire de jais.

Même si le pauvre gosse s'agitait encore un peu, Redemptio sut au fond de lui qu'il n'y avait plus rien à faire, qu'il était condamné ; voire même déjà mort sans doute. Et l'autre, l'autre, le monstre qui avait fait ça.. il allait faire de même avec Lucas !

" Bonsoir. " fit l'enfant-monstre, en français.

L'apôtre de la Rédemption voulut fuir, partir loin d'ici, se cacher, aller pleurer, mais ses jambes ne lui répondirent pas ; au contraire, ses genoux finirent même par flancher et ses jambes ne tardèrent pas à claquer par terre, tout comme ses genoux. Pour éviter de s'écrouler totalement, les mains de l'enfant se posèrent par terre, tandis que son corps tremblait de toutes parts. Il avait peur, il était terrifié, dérouté, dégouté : le monstre allait venir le tuer, le dévorer, lui faire subir la même chose qu'à Roger. Alors, prit de panique et d'horreur, dans un nouveau soubresaut tremblant, le rouquin ne put s'empêcher de vomir par terre, avant de se recroqueviller sur lui-même.

Autour de lui, dans la petite ruelle, les ombres avaient commencé à s'étendre et à se rapprocher du marmot traumatisé, pour le protéger, l'empêcher d'être attaqué ; et en même temps, le monstre dut sentir une légère pression au niveau de ses chevilles. Les ombres l'avaient attrapé aux pieds, pour l'empêcher d'avancer.

" P-.. pou.. pourquoi.. p-pourquoi t'as.. t'as f-fais ça.. " s'étrangla l'enfant.

Il devait savoir, savoir pourquoi cet enfant s'était attaqué à son camarade, à cet enfant qui avait l'air de l'apprécier, de les apprécier tous les deux. Ce n'était pas normal, ce n'était pas normal du tout.

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Re: What must I do, to tame you ?
Mer 30 Déc - 23:57


To me, you are still nothing more than a little boy who is just like a hundred thousand other little boys. And I have no need of you. And you, on your part, have no need of me. To you, I am nothing more than a fox like a hundred thousand other foxes. But if you tame me, then we shall need each other. To me, you will be unique in all the world. To you, I shall be unique in all the world... ▬ The Fox, The Little Prince



Sans réagir, l'Akuma regarde le petit Maitre s'écrouler en guise de réponse à sa politesse : lentement, l'enfant se met à genoux, puis à quatres pattes, les mains et les jambes sur l'humidité sale de la rue. Pour un Noé, il n'a pas beaucoup de charisme, ni de classe ; habillé comme un porte-manteau, noir de crasse, voilà qu'il se met à se rouler par terre sans aucune raison. Le dos rond dans l'obscurité, il se met à gémir, à pleurer, à se remplir d'émotions.
Pathétique. On dirait un humain.
Le front assombri d'un froncement de sourcils – plus un réflexe de surprise qu'autre chose, Jules assiste avec une neutralité lourde de jugements à un triste spectacle ; son supérieur en train de régurgiter le contenu de son estomac sur le sol. Autour d'eux, le silence a le poids du plomb, l'ambiance s'alourdit, prend une gravité morbide, pesante. Il baisse les yeux ; à ses pieds, et autour du marmot, les ombres commencent à s'agiter. Elles agrippent ses chaussures, l'immobilisent, mais il n'y accorde pas une importance particulière ; une mouche aurait reçu plus d'attention. Comment pourrait-il s'inquiéter de cette évidente position défensive, lui qui ne peut pas avoir peur ?


▬ P-.. pou.. pourquoi.. p-pourquoi t'as.. t'as f-fais ça..

Ses soupçons se confirment, ce Noé est bien plus humain que les autres. Sa réaction, sa voix, ses pleurs, sa posture, tout indique qu'il n'a aucune idée de la nature de Jules, ni de son but. En voilà un sacré handicap, songe-t-il en débarrassant son front de toute ride. Pour lui, tout sentiment est un boulet que l'on traîne, et s'il le pouvait, il prendrait ce pauvre gamin en pitié pour avoir autant de chaînes au pied.
Réalisant soudainement qu'il va bien falloir lui expliquer son geste pour qu'il lui lâche les baskets, il répond :


▬ Parce que j'ai été créé pour ça. Si ça te répugne, j'en suis profondément désolé.

Désolé ? Bien sûr que non, qu'il ne l'est pas. Mais instinctivement, ses réflexes habituels, ceux dont il use pour converser avec ses moutons doués d'émotions, reviennent, apaisent le ton brutal de sa voix. Il se rend compte, au fur et à mesure, que cet enfant est un Noé bien plus fragile que les autres, plus fragile car plus humain, alors il faut y aller plus doucement. Mais de son point de vue, le fait qu'il se soit attaché à cet humain est toujours aussi impossible ; s'il est choqué maintenant, c'est parce qu'il ne supporte pas la vue des corps mutilés, et rien d'autre.
Pendant qu'il parle, sa tentacule s'élève et dépose le cadavre sur un toit, devant une gouttière, comme prévu. Comment s'appelait sa victime, déjà ?
Puis, son regard se pose de nouveau sur le Maitre, toujours par terre, dans la poussière, l'eau et le vomi. Répugnant.


▬ Tu devrais te lever, c'est sale, par terre.

Jules sait mieux que quiconque les conséquences dramatiques que peuvent avoir une hygiène déplorable sur une personne. Il en a déjà vu des dizaines, des garçons, des filles, des adultes, vieillards et jeunes, morts sur le pavé, rongés par les infections et les maladies. Ce serait dommage que ce petit nouveau s'éteigne pour une négligence aussi ridicule ; et puis, son devoir d'Akuma, c'est aussi de le protéger, non ?
Bloqué par les ombres, il avance son bras pour l'aider à se relever, mais celui-ci est trop court. Alors, avec un faible bruit de porcelaine rompue, la jointure de son poignet se casse, et allonge son bras d'environ 2 mètres, sa main gauche toujours vivante au bout de sa tentacule noire, comme un morceau de marionnette. Son visage, et surtout son regard, semblent déjà plus expressifs, bien que toujours relativement neutres ; ses pupilles trahissent une vague inquiétude, ainsi qu'une minuscule trace de sympathie.


▬ Je m'appelle Jules Wallenberg...

Les restes de son bras droit, éparpillés un peu partout sur les dalles, se regroupent et volettent autour de la tentacule tâchée de sang, rétractée près de son épaule. Gracieusement, une à une et en parfaite harmonie, elles s'assemblent, comme un puzzle, et de cet assemblage renaît son bras. Aussitôt recréé, il pointe son pouce vers lui, et dit :


▬ ...Et je suis un Akuma.

Il ose un sourire ; quitte à jouer à l'humain avec ce Noé, autant y aller jusqu'au bout.



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