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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix

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"Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Lun 28 Sep - 17:19
Tu te retournas dans le lit en grognant, passant une main sur ton visage alors que les premiers rayons du soleil transperçaient sans la moindre pitié les rideaux un peu trop fins pendus à ta fenêtre. Tu enfouis ton visage dans l'oreiller en plume sur lequel ta tête reposait dans l'espoir de pouvoir replonger dans la douce ignorance que t'offrait le sommeil. Durant de longues minutes, tu restas immobile sous l'épaisse couverture qui recouvrait ton corps des épaules aux pieds, espérant vainement que Morphée accepterait de te reprendre entre ses bras. Mais il fallait que tu te rendes à l'évidence ; tu n'allais pas pouvoir te rendormir, l'agacement que tu ressentais présentement était bien trop fort pour te permettre de replonger dans l'insconscience. Tu allais donc devoir quitter ton lit et trouver quelque chose pour occuper ta journée. Cela faisait maintenant trois jours que tu avais pris connaissance du décès de ton père et tu avais quitté l'Arche où tu avais passé le plus clair de ton temps jusque-là, incapable de contrôler tes émotions et de réfléchir à la situation de manière lucide. Tu n'avais pas pris le temps de prévenir qui que ce soit, prenant quelques robes sous ton bras et quelques autres objets de première nécessité. Puis tu t'étais réfugiée dans la demeur familiale qui se situait en Angleterre, peu désireuse de croiser le moindre visage – familier ou non – pour une période indéterminée. Tu n'avais pas envie de parler, tu n'avais pas envie de recevoir les regards pleins de pitié de tes semblables. L'isolation semblait donc être la meilleure solution pour éviter tout cela. Il ne t'avait d'ailleurs pas fallut longtemps pour te décider à partir et la résidence de famille de ta mère t'était apparue comme une évidence.

Enfin, là n'était pas la question. Toujours étendue sur le matelas, tu pris le temps de t'étirer sous les draps avant de rejeter la couverture au pied du lit. Un frisson te parcout des pieds à la tête lorsque la fraîcheur environnante de la demeure s'enroula autour de ton corps frêle. Tu te dépêchas de quitter le lit pour te diriger vers une chaise qui se trouvait non de la fenêtre, attrapant d'un geste vif la robe de chambre qui était posée sur le dossier. Tu l'enfilas rapidement, puis te mis en quete de tes pantouffles, qui se trouvaient sous ton lit, mais que tu eus un peu de mal à trouver néanmoins. Une fois tes pieds bien au chaud, tu pus enfin sortir de ta chambre pour te rendre dans la cuisine. Lentement, tu descendis les escaliers en nouant la ceinture de ta robe de chambre. Une fois arrivée au rez-de-chaussée, tu bifurquas sur la droite et traversas la large salle à manger. Tu poussas une lourde porte en bois qui, une fois totalement repoussée, dévoilant une cuisine lumineuse et bien fournie. Le soleil brillait intensément à l'extérieur, baignant ainsi la cuisine dans une lueur chaleureuse et rassurante. Tu n'étais cependant pas d'humeur à apprécier le beau temps ; cela faisait quelques jours que tu dormais mal – depuis la réception du courrier de ta mère – tu avais donc des cernes assez marquées sous les yeux. À cela s'ajoutait le fait que tu ne parvenais pas à lâcher ta peine, que tu la laissais s'enraciner en toi telle une mauvaise herbe. Ce fut donc avec les sourcils froncés et en grognant que tu pénétras dans la cuisine, te dirigeant vers les étagères. Tu farfouillas un moment avant d'en sortir une tasse en porcelaine et une théière. Tu remplis le dernier récipient d'eau chaude avant de la mettre à chauffer rapidement, puis te mis en quête de feuilles de thé.

Une fois que tu mis la main dessus, tu les déposas sur la petite table en bois qui trônait au centre de la pièce. Tu attendis quelques minutes et, enfin, la théière se mit à siffler, te signalant que l'eau était à la bonne température pour ton breuvage matinale. Tu te dépêchas de verser l'eau bouillante dans la tasse et d'y jeter le thé. Tu t'assis sur le rebord de la table alors que tu laissais le thé infuser, ton regard se perdant dans le vague alors que tu plongeais dans tes pensées une nouvelle fois. Tu ne savais pas trop quoi faire de ton être maintenant, la nouvelle que tu avais reçu t'avait définitivement boulversée. Tu n'avais pas envie de parler, tu n'avais pas envie de sortir, tu n'avais pas envie de faire quoique ce soit. Tu avais juste envie de te cachr sous une couverture et d'attendre que cela passe, de pouvoir ruminer tes sombres pensées comme bon te semblait. Tu avais d'ailleurs, en cet intant précis, très envie d'abandonner ton thé dans la cuisine et de te cacher au fond de ton lit. Tu avais, cependant, conscience que ce n'était pas un comportement très sain, tu ne pouvais pas te laisser aller à ces envies futiles ; cela ne te ferait plonger qu'un peu plus profondément dans tes tergiversations néfastes. Tu laissas un soupir s'échapper d'entre tes lèvres entrouvertes. Et aussitôt que ce soupir sortit de ta bouche, une sonnerie stridente te fit sursauter. D'un bon, tu te remis sur tes pieds. Tu fronças les sourcils, restant un moment immobile, interloquée. Tu n'attendais personne, tu n'avais invité personne.

Tu ne pouvais toutefois pas laisser sans réponse la personne qui avait sonné à ta porte. Lentement, sans même prendre le temps de te donner un air plus présentable, tu te dirigeas dans l'entrée et ouvris la porte. Quelle ne fut pas ta surprise de voir la personne qui se cachait derrière le large panneau en bois. « F-Félix ? » Car il s'agissait bien de ton plus précieux ami. Il se tenait devant toi, l'air un peu surpris – à cause de ton apparence négligée très certainement. Toi-même, tu n'en menais pas bien large ; tu avais la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Tu fis un pas en arrière, l'invitant silencieusement à rentrer, étant donné que la surprise t'avait volée ta voix. Tu passas une main rapide dans ta chevelure emmêlée, grimaçant légèrement lorsque tes doigts se coincèrent dans un nœud relativement coriace. Tu t'empressas alors de laisser ta chevelure verdâtre tranquille jusqu'au moment où tu pourrais trouver un peigne. Une fois que Félix fut rentré, tu refermas la porte derrière lui. Sans dire un mot, tu repartis en direction de la cuisine, l'attrapant doucement par le bras. « Désolée, Félix, je ne suis pas en très grande forme, on peut dire. Suis-moi dans la cuisine, on y sera plus confortable et, si tu en as envie, je te ferai une tasse de thé. » Tu lâchas son bras distraitement en poussant la porte de la cuisine. Tu attrapas ta tasse de thé tiède et bus le tout d'une traite. Tu reposas la tasse vide sur la table et fixas ton ami d'un regard inquiet. « Loin de moi l'idée de te chasser ou de ne pas te faire sentir le bienvenu ici, mais qu'est-ce que tu fais ici ? » Tu croisas tes bras sous ta poitrine, attendant avec une certaine appréhension sa réponse.


Le Vilain Petit Canard

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B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 157 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Ven 2 Oct - 18:30
Toutes les tragédies nous prennent de court. Toutes, sans exception. Elles sont déroutantes. Transcendantes. Et un changement s’opère toujours après l’une d’entre elles. Parfois, même, cela touche l’entourage. Cela fait s’effondrer des murs et parfois même un univers, une vie entière. Alors on préfère l’isolement, la solitude à la présence des autres ; pensant que c’est mieux ainsi. Que le mal ne guérira qu’avec le temps et que seul ce dernier peut soulager tous les maux ; même les plus rudes. Ce jour-là, Felix avait naïvement cherché Wilma dans toute l’Arche ; il y était venu pour elle et ce jour-là, il ne la trouva pas. Ce fut réellement en vain que sa recherche se termina. Sans même qu’il ne puisse l’expliquer, le Suédois n’appréciait guère. Il sentait que quelque chose ne tournait pas rond, car si elle avait été mandaté par le Comte à détruire une Innocence ; il l’aurait su. Elle le lui aurait dit : car elle lui dit tout. Même sans qu’elle ne s’en rende compte, d’ailleurs. Simplement que Felix est très observateur et qu’il parvient à déceler lorsque la jeune femme lui cache des choses. Des états d’âme, par exemple. Mais aujourd’hui, elle avait tellement désiré cacher sa peine qu’elle avait totalement disparue. Cela n’était clairement pas bon signe, et il n’avait pas le temps de remuer terre et mers pour la retrouver ; il devait penser intelligemment !

Où pouvait-elle bien être ? Certainement pas en Allemagne, désormais il pouvait l’accompagner : alors elle lui aurait dis. Soudainement, cela fit tilt dans son esprit et il su. Sans qu’il ne sache encore comment il venait de faire ; il su. Felix utilisa une des portes de Road, et se dirigea en Angleterre, dans cette maison qu’elle possédait. L’angoisse était tordante, tant elle l’assaillait. Il avait envie de se rouler en boule et que cela passe. Mais il prit son courage à deux mains et réfléchit. Elle lui avait déjà parlé quelques fois de cette maison, elle lui avait dit où elle se trouvait et comme par hasards ; il avait du mal à s’en souvenir. La panique l’empêchait de pouvoir se concentrer. De sa voix fluette, il l’appela, tentant de hurler. « Wilma ! » C’était ridicule… Tellement ridicule. Si la jeune femme voulait s’isoler, jamais elle ne répondrait à son appel. Cependant, petit à petit, Felix se souvenait qu’elle se trouvait dans un quartier un peu riche de Londres, une maison qu’il devrait reconnaître car elle lui en avait déjà parlé…

Ce fut une fois devant qu’il su qu’il était à la bonne adresse. De plus son nom était inscrit sur la boîte aux lettres. Bêtement, il espéra qu’elle fut seule. Felix était facilement gêné de montrer ses émotions à plus d’une personne à la fois. Une fois devant la porte, il inspira profondément, et toqua. Il expira et attendit. Les secondes qui s’écoulèrent lui parurent une éternité. Il sourit lorsque Wilma lui ouvrit la porte, mais déchanta lorsqu’il vit l’état dans lequel elle était ; détruite. Puis surprise. « F-Felix ? » S’étonna-t-elle. Silencieusement, elle se recula et le fit entrer. Rapidement le peintre fut mal à l’aise, paraissant intrusif… L’amour qu’il éprouvait pour elle lui avait donné des ailes en le faisant se sentir privilégié. Elle ne voudrait probablement pas qu’il reste ici trop longtemps… Il eut un air triste, tandis qu’elle se recoiffait. La jeune femme le prit soudainement par le bras, en le conduisant gentiment dans la cuisine ; « Désolée, Felix, je ne suis pas en très grande forme, on peut dire. Suis-moi dans la cuisine, on y sera plus confortable et, si tu en as envie, je te ferai une tasse de thé. » Il hocha simplement la tête. Silencieux, ne sachant pas trop quoi dire. Wilma le prenait au dépourvu. C’était une nouvelle facette qu’il découvrait d’elle. Car voilà qu’elle bu sa tasse de thé d’une traite. Cette image qu’elle donnait d’elle ; Felix ne l’avait jamais vu. Il était d’autant plus inquiet que lorsqu’il la recherchait. A présent, il avait son amie en face de lui, et il avait son mal-être sous ses yeux. C’était d’autant plus douloureux. La jeune femme avait lâché son bras depuis qu’ils étaient entrés… Mais lui sentait toujours sa main sur son bras.

Il avait une gigantesque boule au ventre, cela lui tordait les intestins. Il n’avait toujours pas parlé depuis qu’il était entré. Il ne savait quoi lui dire. La seule chose dont le Suédois rêvait était de la prendre contre lui. De la serrer fort, et de la rassurer, peu importait de quoi elle souffrait ; Felix serait là. Il resterait là.

Il l’aimait si fort que s’il pouvait ; il volerait ses douleurs et sa peine pour la soulager.

Sa voix l’arracha à ses rêveries ; « Loin de moi l’idée de te chasser ou de ne pas te faire sentir le bienvenu ici, mais qu’est-ce que tu fais ici ? » Voilà donc une question à laquelle il devait à tout prix répondre. Wilma croisa ses bras sur sa poitrine, attendant, visiblement une réponse. « Je… » Il hésita, puis décida de vider son sac. Même si la vérité était parfois incroyable et difficile à croire : elle valait bien plus que le mensonge. « Je voulais te voir aujourd’hui, et je ne t’ai trouvé nulle part. Alors je me suis inquiété, c’est évident. Je me suis mis à ta recherche, et je suis venu jusqu’ici pour te trouver. Je savais que quelque chose ne tournait pas rond, alors j’ai fais au plus vite, Wilma. » Dehors, les nuages gris de l’Angleterre amenèrent la pluie ; Felix l’avait échappé belle. « Que se passe-t-il … ? Que t’est-il arrivé pour que tu en viennes à t’isoler autant, sans prévenir… ? » Sans me prévenir aurait-il voulu dire.

Sa voix tremblait un peu sous l’inquiétude, tandis que ses yeux commençaient doucement à se gorger de larmes. Il se contenait au maximum. Parce que c’était un homme. Parce qu’il voulait être viril. Parce qu’il voulait lui montrer que pour elle, il pouvait être fort.

Parce qu’il voulait prendre soin d’elle.
Parce qu’il l’aimait.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Dim 4 Oct - 1:03
Tu avais le coeur lourd entre tes côtes. Il était terrible, comme bourré de plomb et chaque battement qu'il devait effectuer semblait lui être difficile. La venue de Félix en ces lieux, cependant, semblait avoir soulagé – ne serait-ce qu'un tout petit peu – la lourdeur de ton coeur. Tu avais été incapable de lui sourire lorsque ton regard s'était posé sur lui, ce qui témoignait de ton malaise actuel ; d'habitude, quand tu apercevais ton jeune ami, tu étais incapable de retenir l'immense sourire qui voulait déchirer ton visage, tu avais le regard brillant de joie et les joues rougies par le plaisir. Aujourd'hui, ton visage était resté bien pâle, ton regard vide de la moindre émotion et tes lèvres étaient restées pincées dans une moue fatiguée et contrariée. Même ton prénom qu'il avait laissé échapper dans un souffle n'avait pas été suffisant pour te dérider. Oubliée était cette journée que tu pensais emplie de solitude, maintenant que ton ami était là. Tu n'avais pas l'envie d'affronter la compagnie des autres, tu n'avais pas envie de parler ou quoique ce soit d'autre. Pourtant, pour Félix, tu étais bien prête à faire des efforts et oublier tes désirs égoïstes de la journée. Avait-il besoin de ton aide d'une quelconque manière ? Si oui, tu ne pouvais pas le laisser dans le besoin, tu ne pouvais l'ignorer. Mûe par l'envie de bien faire, tu l'avais attrapé par le bras pour le tirer avec toi dans ta cuisine, lui promettant une bonne tasse de thé chaude si le coeur lui en disait. Tu l'avais libéré de cette étreinte chaleureuse, quoiqu'un peu tendue, dès que tu avais pénétré dans la pièce bien éclairée. Tu l'avais observé par dessus le rebord de ta tasse, le regard hagard. Tu avais reposé ta tasse sur la surface boisée, puis avais croisé les bras sous ta poitrine. Tu lui avais demandé avec le plus de délicatesse possible ce qu'il venait faire ici, intriguée par sa venue inattendue. Mais, sur le coup, tu ne t'étais pas sentie très subtile ; tu avais plus l'impression d'être quelqu'un voulant chasser un invité indésirable. Alors que c'était loin d'être le cas !

Félix n'avait jamais été – et ne sera jamais – à tes yeux, un intru dont tu voulais te débarrasser, une compagnie indésirable qui accompagnait le moindre de tes pas. Sa présence avait toujours été désirée. Et même en ces jours sombres que tu traversais, la vue du jeune homme suffisait à t'alléger d'un poids beaucoup trop lourd pour tes frêles épaules. Cependant, ce n'était pas suffisant pour te faire oublier ta peine, cette douleur lancinante qui transperçait ton être à chaque seconde qui passait. À cela s'ajoutait la mine perturbée du franco-suédois. Tu ignorais ce qui avait bien pu le secouer à ce point pour que tu puisses le lire sur les traits tirés de son visage. Était-ce ton apparence négligée, ton apparente désinvolture qui cachait ton chagrin ? Tu ne doutais pas que ton comparse pouvait sans le moindre problème voir que tu souffrais intérieurement ; il ne te connaissait que trop bien, il lisait en toi comme un livre ouvert. Et si, à ce jour, cela ne t'avait jamais vraiment dérangé, tu commençais à douter du bienfait de cette capacité qui semblait lui être propre. Félix était bien trop altruiste, il allait probablement tenter de porter ton fardeau pour te soulager. Si l'intention du jeune homme était bonne et sincère, tu ne pouvais pas pour autant le laisser faire ; ce n'était pas son boulet à traîner, tu devais le faire toi-même, ne pas le laisser porter seul le point de ces sentiments destructeurs qui s'étaient enracinés dans ton coeur. Il s'agissait là de ton fardeau et non celui de Félix, tu devais le protéger de ce qui te rongeait. Lui qui était si doux, si tendre avec toi … Tu ne pouvais lui imposer cela. Chaque seconde qui passait te semblait plus difficile à supporter, chaque minute qui s'écoulait ton envie de détruire grandissait, chaque heure qui défilait ne faisait que creuser un peu plus l'énorme trou qu'avait laissé derrière elle la disparition brutale de ton père. Tu ne pouvais laisser ton ami souffrir comme tu souffrais.

Et même si cela faisait plus mal encore, cela voulait dire que tu devais garder la tête haute quand il te faisait face, ne pas le laisser voir à quel point tu pouvais être mauvaise lorsque la douleur se faisait trop grande. Tu ne voulais pas perdre toute l'estime qu'il pouvait te porter, tu ne voulais pas voir disparaître la lueur chaleureuse au fond de son regard lorsqu'il te regardait, tu ne voulais pas que son sourire – si doux, si chaud – quitte le coin de ses lèvres. S'il ne souriait pas aujourd'hui, tout perturbé qu'il semblait être, tu n'avais qu'à t'assurer qu'il sourirait demain. Tu soupiras à cette pensée ; comment allais-tu bien pouvoir t'y prendre alors que le seul fait de quitter ton lit semblait être un effort insurmontable ? Tu n'eus guère le temps d'y réfléchir. La voix frêle et hésitante de ton ami perça le bref silence qui s'était installé entre vous, te forçant à te concentrer de nouveau sur la situation actuelle. « Je ... » Tes sourcils se froncèrent ; il n'était pas dans les habitudes de ton semblable d'être hésistant en ta compagnie. Tu lui avais toujours affirmé qu'il pouvait tout te dire, te confier. Avais-tu l'air si pitoyable qu'il se sentait incapable de te dire ce qu'il avait sur le coeur ? Tu sentis ta gorge se nouer, te sentant soudainement très mal à l'aise. « Je voulais te voir aujourd'hui, et je ne t'ai trouvé nulle part. Alors je me suis inquiété, c'est évident. Je me suis mis à ta recherche, et je suis venu jusqu'ici pour te trouver. Je savais que quelque chose ne tournait pas rond, alors j'ai fait au plus vite, Wilma. » Frénétiquement, tu clignas des yeux alors que tu sentais les larmes monter à tes yeux. Ton intention n'avait jamais été d'inquiéter le jeune homme, mais il semblait que cela importait peu en cet instant ; dans ta précipitation, tu n'avais pas songé à le prévenir. Il aurait très certainement apprécié … Mais plus que cela encore, toute l'attention qu'il te portait te touchait profondément ; avant Félix, il n'y avait jamais eu que ton père pour s'inquiéter à ton sujet. Et maintenant que celui-ci n'était plus de ce monde, il n'y avait plus que Félix. « Que se passe-t-il … ? Que t'est-il arrivé pour que tu en viennes à t'isoler autant, sans prévenir … ? »

Tu avais entendu le reproche qu'il avait probablement désiré garder silencieux ; pourquoi ne l'avais-tu pas prévenu, lui, ton unique et meilleur ami ? La précipitation, encore une fois. Tu n'avais pas réfléchis lorsque tu avais quitté l'Arche. Une moue contrariée tirant tes traits fatigués, tu ancras ton regard dans celui de Félix. Tes yeux s'écarquillèrent légèrement lorsque tu vis les larmes que le jeune homme refusait de laisser couler. Ton coeur se serra. Tu laissas tes bras retomber le long de ton corps et fis quelques pas dans sa direction, capturant ses doigts frais dans ta main droite. Tu les serras tendrement contre ta paume. « Je suis désolée, Félix. J'espère que tu voudras bien me pardonner ... » Tu t'interrompis quelques secondes, cherchant tes mots pour transmettre au mieux les sentiments intenses qui t'habitaient. « J'ai quitté l'Arche dans la précipitation et je n'avais pas l'esprit très clair. Si j'avais été lucide, crois bien que je t'aurais au moins laissé un mot … Mon intention n'était pas de t'inquiéter ou de te tenir à l'écart. » Tu lâchas ensuite sa main et tournas les talons pour te diriger vers le comptoir où tu avais abandonné ta théière un peu plus tôt. « Mets toi à l'aise, Félix ! Assis-toi et laisse-moi un peu de temps pour refaire du thé. » Tu emplis une nouvelle fois la théière d'eau avant de la déposer sur le feu. Attendant que l'eau se mette à bouillir, tu jetas un coup d'oeil désintéressé par la fenêtre et haussas un sourcil lorsque tu constatas qu'il s'était mis à pleuvoir ; ah … le climat londonnien était si changeant. Tu attrapas la théière d'un geste sûr quand celle-ci se mit à siffler bruyamment et sortis une tasse pour ton interlocuteur. Tu posas sa tasse juste en face de lui, puis versas l'eau chaude dans le récipient en porcelaine. Tu repris ensuite ton ancienne tasse pour te servir une nouvelle fois. Les sachets de thé toujours posés sur la table, tu en attrapas un que tu laissas tomber dans la tasse du jeune homme avant de faire la même chose pour toi. Tu t'assis ensuite face à lui, sur la seconde chaise en bois qui entourait la petite table. Tes doigts s'enroulèrent autour de la tasse en porcelaine. « J'ai reçu, il y a quelques jours, une … très mauvaise nouvelle. » dis-tu en guise d'introduction pour expliquer ton étrange comportement.

Tu plongeas ensuite ton regard dans ta tasse, observant l'eau de la tasse se colorer lentement. Tu ne savais comment lui expliquer la situation. Les mots te fuyaient alors que ta gorge se nouait douloureusement. Tu te râclas la gorge, désireuse de faire passer cette désagréable sensation. Lorsque celle-ci persista, tu ne t'en formalisas pas et pris de nouveau la parole, évitant soigneusement de croiser le regard de ton interlocuteur alors que tu sentais que les larmes menaçaient de couler à nouveau sur tes joues pâles. Et dire que tu avais tant pleuré ces derniers jours, tu n'avais pas pensé qu'il te resterait assez de larmes pour pleurer aujourd'hui encore. « Je … Hm. C'était une lettre de ma mère. Elle m'a écrit pour me dire que … hm … » Tu t'interrompis un moment, un peu perdue. Une larme coula sur ta joue, alors que tes doigts serraient fermement ta tasse, au point que tes mains en tremblaient. Tu ne savais pas comment dire la chose, mais tu devais pourtant la dire, tu ne pouvais laisser Félix s'inquiéter pour toi sans connaître la cause de ton chagrin. Ce fut alors sans la moindre subtilité que tu lui annonças la nouvelle. « Vati. Il est mort. D'une pneumonie. Le médecin ne s'est aperçu de rien et … voilà. » Vati était ainsi que tu avais appelé ton père dans ton enfance et que tu avais continué à l'appeler lorsque vous n'étiez que tous les deux. Jamais encore ne l'avais-tu désigné de manière aussi familière devant quelqu'un d'autre. Mais cela importait peu à présent. Il était mort, après tout. Tu pris une rapide gorgée de ton thé pour calmer tes nerfs qui menaçait d'exploser. Tu frottas, ensuite, tes yeux d'une main maladroite pour chasser les larmes de ton regard. Tu posas ton regard – triste et fatigué – sur le visage familier de ton ami. « Je suis partie précipitamment après avoir … détruit la moitié de ma chambre. J'espère que tu n'as pas eu à voir ça, Félix, j'espère que, si tu as été voir dans ma chambre, des Akumas sont passés avant pour ranger le bazar. Enfin ... » Tu lâchas un soupir. « Avec … ce qu'il s'est passé avec William, puis ça … J'avais vraiment besoin de partir quelques temps. Je suis vraiment désolée de ne pas t'avoir prévenu, Félix, mais je n'ai pas vraiment réfléchi ... » Tu bus une nouvelle gorgée de ton breuvage, baissant honteusement le regard sur le bois de la table. Tu avais l'envie presque irrésistible de lui exposer, soudainement, la profondeur de ta peine et de ta douleur, de lui dire à quel point tu en voulais au monde entier sauf à lui, à quel point tu avais envie que d'autres souffrent à ta place. Tu fis de ton mieux, cependant, pour rester stoïque, peu désireuse de perdre l'estime de ton si cher camarade.


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B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 7 Oct - 15:08
Il lui était totalement impossible de cacher ce qu’il ressentait au plus profond de lui. Il lui était impossible de ne pas lui faire  la remarque d’un certain abandon. Elle avait décidé de partir sans même le prévenir, il s’était senti délaissé. Et cela lui avait donné l’impression qu’il ne comptait finalement pas tant que ça pour elle. Cela lui avait pincé le cœur. Et finalement, lorsqu’il vit qu’elle lui avait ouvert la porte, et l’avait laissé entré… Felix s’était trouvé stupide. Et face aux mots de son amie ; le peintre se trouva encore plus stupide que d’habitude. « Je suis désolée, Felix. J’espère que tu voudras bien me pardonner. » Lui demanda-t-elle, alors qu’elle s’était avancée vers lui, et avait saisit sa main glacée. Cette dernière fut serrée tendrement. « J’ai quitté l’Arche dans la précipitation, et je n’avais pas l’esprit très clair. Si j’avais été lucide, crois bien que je t’aurais au moins laissé un mot… Mon intention n’était pas de t’inquiéter, ou de te tenir à l’écart. » Expliqua-t-elle, retourna à sa place, le cœur lourd. Wilma lui demanda alors de se mettre à l’aise, de s’assoir et d’attendre qu’elle fasse du thé ; ce qu’il fit bien calmement, les neurones qui travaillaient, avec toute la nonchalance dont il était capable de faire preuve. Silencieux pendant quelques instants, il finit par parler. « Je ne t’en veux pas, Wilma. Mais. J’ai eu terriblement peur, je ne te le cache pas. Tu comptes beaucoup pour moi. » Avoua-t-il.

La jeune Allemande prépara du thé, remplissant une théière d’eau et la posant sur la gazinière. Dehors il pleuvait ; c’était un temps parfait pour la nostalgie et boire le thé en charmante compagnie. Cela éviterait que le Spleen ne tombe sur leur tête. Wilma servit le thé comme il se devait, et Felix hocha la tête. « Je te remercie. » Fit-il poliment. Sa voix ne tremblait plus, il s’était totalement calmé. L’avoir en face de lui le rassurait, et quoiqu’il puisse arriver ; tant qu’elle était à ses côtés, il savait que tout irait bien. Bientôt, elle fut en face de lui ; les deux tasses de thé fumaient, et le silence régna ; jusqu’à ce qu’elle raconte finalement ce qu’il s’était passé ses derniers jours.

Le rythme cardiaque de Felix s’accéléra. « Vati. Il est mort. D’une pneumonie. Le médecin ne s’est aperçu de rien, et… Voilà. » La nouvelle sonna comme un glas. Son père était mort. Son père était mort. Cette phrase tournait dans son esprit, inlassablement, durant quelques secondes. Ce fut un véritable choc. Cet homme auquel elle portait énormément d’amour, et d’attention venait de quitter le monde des vivants avec une des pires morts qui soit. Il a suffoqué jusqu’à ne plus pouvoir vivre… Et Wilma n’était pas là lorsque cela est arrivé. Felix déglutit. Tandis qu’elle essuyait ses larmes et bu une gorgée de thé. Le peintre fit de même, silencieux. La jeune femme continua son récit ; qu’y avait-il à dire ? « Je suis partie précipitamment après avoir… Détruit la moitié de ma chambre. J’espère que tu n’as pas eu à voir ça Felix , j’espère que, si tu as été voir ma chambre, des Akumas sont passés avant pour ranger le bazar. Enfin… » Il y était allé. Il avait tout vu, et c’est lui qui avait fait en sorte que cette dernière soit rangée à son retour. Felix avait ressenti toute la peine de Wilma lorsqu’il avait pénétré dans la pièce qui était désignée comme sa chambre dans l’Arche. Il s’était si mal senti… Il avait étouffé. Dans cette atmosphère de douleur. « Avec… Ce qu’il s’est passé avec Willam, puis ça, J’avais vraiment besoin de partir quelques temps. Je suis vraiment désolée de ne pas t’avoir prévenu, Felix. Mais je n’ai pas vraiment réfléchi… » Elle s’excusa une nouvelle fois.

Felix posa une main sur la sienne, et la serra doucement. Tendrement, pour lui montrer son soutien. « Ce serait mentir si je disais que je te comprenais, Wil. Mais crois-moi que j’imagine ce que cela peut faire de perdre un repère, un pilier de sa vie. » commença-t-il. Sa main serra davantage celle de son amie. « Je ne sais pas ce qui pourrait alléger ta peine, mais je vais tenter ceci : dire ce que je ressens. » Il bu une gorgée de thé avec sa main libre et continua son récit. « La vie est horrible, Wil. On naît seul, et on meurt seul. Il paraît que nous n’en avions qu’une ; alors faisons de notre vivant ce qu’il faut pour être heureux. Sèche tes larmes, ton père ne voudrait pas que sa disparition soit un si lourd fardeau pour toi. Je ne le connais pas suffisamment pour dire ça, mais je sais que si je vois ma fille trop longtemps pleurer ma mort ; je voudrais que quelqu’un change ça. Que quelqu’un lui redonne le sourire. » Il serra davantage sa main ; il avait peur de faire des choses de travers, mais n’avait pas envie de ne rien dire. « Pleure aussi longtemps que tu le voudras, mais sur mon épaule. »

Felix lui adressa un sourire pour la réconforter ; maladroitement. « La mort d’un des notre est affreux. Je n’aime pas la guerre, et je n’aime pas la vengeance mais… » Se força-t-il à dire, sous entendant que quelqu’un devrait le venger. Quelqu’un désireux de le faire. Il n’avait pas connu William, cependant, sa disparition avait crée un vide en lui. Quelqu’un manquait. Mais quelqu’un allait bientôt naître et le remplacer. Ce vide serait bientôt combler… Aussi difficile à admettre que c’était.

« Je ne t’en veux pas le moins du monde… J’étais mort d’inquiétude. Et… Je suis ravi que tu m’aies ouvert ta porte. J’ai eu si peur qu’il te soit arrivé quelque chose… » Se Confia-t-il sans avoir lâché sa main. Il ne quitta pas sa belle des yeux, ses yeux étaient tristes et restaient quelque peu gorgés d’eau salé, mais il avait un sourire malgré tout. Il fallait qu’elle surmonte cette obstacle.

Lui serait là jusqu’à ce qu’elle aille mieux. Il l’aidera à passer le cap.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 7 Oct - 21:40

Tu ne pouvais t'empêcher de culpabiliser lorsque ton regard croisa celui de Félix ; le jeune homme avait l'air de s'être terriblement inquiété pour toi. À cela s'ajoutait le fait qu'il avait très certainement eu l'impression de se faire abandonner. À cette pensée, un nœud se forma dans ta gorge et ton estomac se tordit douloureusement. Tu avais l'impression d'avoir trahi la confiance qu'il avait placé en toi, d'avoir brisé l'amitié qui vous unissait. Si tu ne te sentais pas déjà très mal à cause de la triste nouvelle que tu avais reçu quelques jours plus tôt, tu n'avais aucun doute que tu aurais ne serait-ce qu'un peu défailli à la vue de la mine contrariée et attristée du jeune homme. Et les mots que ton ami t'adressa, après que tu lui ais présenté tes excuses, te brisèrent presque le coeur. « Je ne t’en veux pas, Wilma. Mais. J’ai eu terriblement peur, je ne te le cache pas. Tu comptes beaucoup pour moi. » Oh Félix … Si compréhensif, si tendre. Qu'avais-tu fait pour mériter une telle personne dans ta vie ? Tu n'en savais rien, mais tu avais du faire quelque chose de rudement bien pour avoir Félix dans ta vie. Tu en aurais presque pleuré tellement tu étais soulagée et heureuse d'avoir le pardon de ton ami. Tu lui adressas un sourire triste – oh, si triste – pour le remercier de sa compréhension, de t'avoir pardonné aussi facilement. Si tu avais été à sa place, tu aurais très certainement piqué une grosse colère avant d'accepter d'écouter les explications de ton compagnon. Tu n'étais pas assez réfléchie lorsque tu étais en compagnie de ton homologue, tu oubliais les règles de politesse et les bonnes manières dès que tu posais les yeux sur la silhouette si familière du jeune Noé. Oh … Véritablement, tu ne méritais pas l'amitié du franco-suédois, tu le savais. Mais tu ne pouvais t'empêcher d'en vouloir toujours plus, de vouloir toute l'attention et l'amitié que le jeune homme pouvait t'accorder et bien plus encore. En un mot comme en cent, tu voulais qu'il t'aime comme il t'aime, qu'il ne voit que toi lorsque tu étais dans la même pièce que lui, qu'il ignore le reste du monde et ne se concentre que sur toi. Tu étais terriblement puérile, tu étais terriblement égoïste. Et c'était une partie de ta personnalité que, tu l'espérais, Félix n'aurait jamais à voir.

Tu lui servis une tasse de thé, silencieuse et polie, puis t'installas en face du jeune homme avant de laisser tomber la nouvelle. Ton père était mort. Les mots qui sortirent de ta bouche te laissèrent un goût amer, te tordirent l'estomac et te donnèrent la vague envie de vomir. Tu ne parvenais pas à l'accepter, tu ne voulais pas l'accepter même si les faits étaient pourtant là. Tu n'avais pas été là pour les derniers instants de ton père, tu n'avais pas pu lui dire au revoir, tu n'avais pas pu l'embrasser une dernière fois avant qu'il ne s'en aille. Tu n'avais pas été présente lorsqu'il avait le plus besoin de toi, tu l'avais abandonné son triste sort. Tu te sentais pitoyable, tu culpabilisais, tu avais l'impression d'avoir totalement échoué dans ton rôle de fille. Tes sœurs avaient été présentes, ta mère ne l'avait pas quitté. Et toi, tu avais été entre les quatre murs de ta chambre de l'Arche, inconsciente de la peine qui allait s'abattre sur ta famille. Et maintenant que ton père vous avait quitté … Tu ne savais plus où tu en étais, tu ne savais plus qui tu étais. Dans ton monde, il n'y avait plus que Félix, dont la présence te permettait de t'ancrer dans la réalité, de ne pas sombrer jusqu'à ce que tu te laisses mourir à cause de la douleur que tu ressentais. Tu lui en étais indéfiniment reconnaissante, tu n'avais pas les mots pour le remercier. Le simple fait qu'il soit là te soulageait considérablement, bien que la douleur soit encore bien présente. L'émotion faillit te faire suffoquer. Mais tu craquas, de manière bien humiliante, quand sa main se posa sur la tienne.

Sa compassion te heurta de plein fouet. Instinctivement, tu retournas ta main pour enrouler tes doigts autour de la sienne, alors qu'un sanglot doulour s'échappait de ta gorge. Les larmes coulèrent librement sur tes joues, traçant des sillons humides sur ta peau blanche. « Ce serait mentir si je disais que je te comprenais, Wil. Mais crois-moi que j’imagine ce que cela peut faire de perdre un repère, un pilier de sa vie. » Un nouveau sanglot. Tu posas une main sur ton front, cachant ton regard gorgé de larmes. Il ne comprenait pas, mais la compassion dont il faisait preuve … Oh Dieu … Tu étouffais. « Je ne sais pas ce qui pourrait alléger ta peine, mais je vais tenter ceci : dire ce que je ressens. » Tu laissas ta main retomber sur la table en bois et posas ton regard humide – écarquillé, surpris, presque innocent – sur le visage de cette personne qui comptait tellement pour toi, qui était tout le centre de ton univers. C'en était effrayant. Tu avais peur, mais la force de tout ce que tu ressentais à l'égard du jeune homme était bien plus forte que la peur. « La vie est horrible, Wil. On naît seul, et on meurt seul. Il paraît que nous n’en avions qu’une ; alors faisons de notre vivant ce qu’il faut pour être heureux. Sèche tes larmes, ton père ne voudrait pas que sa disparition soit un si lourd fardeau pour toi. Je ne le connais pas suffisamment pour dire ça, mais je sais que si je vois ma fille trop longtemps pleurer ma mort ; je voudrais que quelqu’un change ça. Que quelqu’un lui redonne le sourire. » Tu te mis à pleurer plus fort encore tant les mots de ton ami te touchèrent. Tu t'effondrais devant ses yeux et tu n'avais pas la force de te sentir honteuse ou même de t'en soucier ne serait-ce qu'un tout petit peu. Tu sentis sa main serrer la tienne. Tu hoquetas, tu peinais à respirer. « Pleure aussi longtemps que tu le voudras, mais sur mon épaule. »

Et pleurer, c'étais ce que tu avais fait. Tu ne le fis pas nécessairement sur l'épaule de ton homologue, cependant le fait d'avoir sa main prisonnière dans la tienne te fit le plus grand bien. Tu ne savais pas combien de temps tu étais restée dans cet état là avant de te calmer suffisamment pour respirer convenablement et d'entendre ce que Félix avait à te dire. « La mort d’un des notre est affreux. Je n’aime pas la guerre, et je n’aime pas la vengeance mais… » Tu sèchas tes larmes, frottant énergiquement le coin de tes yeux. Une lueur rageuse s'alluma au fond de ton regard  quand ton ami fit allusion à William. Tu avais beau ne pas l'avoir connu en tant que personne, tu n'avais jamais eu l'occasion de lui parler. Toutefois cela ne voulait pas dire que ton Noé n'avait pas ressenti la perte de son frère, que tu n'avais pas senti la perte si soudaine et douloureuse d'un des tiens. La colère parvint, pendant un temps, à te faire oublier ta tristesse et ta douleur. Tu n'aurais pas été étonnée si le jeune homme t'avait dit qu'il avait pu apercevoir un éclat doré illuminant tes pupilles. L'air triste du franco-suédois ne t'échappa pas, chose qui ne fit qu'alimenter ta rage. « Je ne t’en veux pas le moins du monde… J’étais mort d’inquiétude. Et… Je suis ravi que tu m’aies ouvert ta porte. J’ai eu si peur qu’il te soit arrivé quelque chose… » Ton regard dur s'adoucit instantanément et tes doigts se serrèrent doucement autour des siens. « Oh Félix ... » laissas-tu échapper dans un murmure. Puis, tu lâchas sa main et quittas ta place autour de la table, la contournant pour te tenir face au jeune Noé. Silencieusement, tu le fis reculer sa chaise et t'assis – sans la moindre honte ou arrière-pensée – sur les cuisses de ton ami. Tu passas tes bras autour du cou du jeune homme et l'attira dans une étreinte tendre et chaleureuse. Tu posas ta tête contre son épaule. « Je vais bien, comme tu peux le voir. Tu n'avais pas besoin de t'inquiéter pour moi, mais cela me touche beaucoup. » Tu marquas une très courte pause, gardant tes yeux fermés. Puis tu repris avec une voix beaucoup plus dure. « Et ne t'en fais pas … Ceux qui s'en sont pris à William le paieront cher. Ce n'est qu'une question de temps … Ils finiront tous par s'en mordre les doigts. À un tel point qu'ils prieront Dieu de les achever ... » Tu en étais convaincue ; les responsables de la mort de votre frère ne resteront pas impunis. Tu allais t'en assurer, Félix pouvait avoir l'esprit tranquille.


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B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 21 Oct - 13:19
La scène était étrange ; elle ne semblait pas naturelle, pas comme d’habitude. Felix était si loin de Wilma qui – d’habitude – était si proche de lui. En tout point. Cette perte l’avait sonnée et elle s’était recluse dans son humble demeure. Aujourd’hui, elle semblait à des années lumières du peintre, comme si malgré qu’elle soit à l’autre bout de la table, tendre le bras ne suffirait pas à la toucher. Pourtant elle était là, belle et présente dans cette pièce, en face de lui. Malgré les secondes qui passaient Wilma ne semblait pas se rapprocher de lui ; quand il lui parlait, elle répondait par des sourires tristes ; lorsqu’il lui confia qu’il ne lui en voulait pas. Bien sûr qu’il la comprenait, lui-même l’avait fait quelques années plus tôt. Alors même si son égoïste humain pouvait parfois prendre le dessus ; il n’était pas légitime de lui en vouloir tant il était mal placé. Oh pourtant il avait mille et une raisons de faire son égoïste ! De lui avouer mille et une choses, et surtout tout ce qui se trouve sur son cœur. Dans sa tête tout était parfaitement clair ! Il la désirait, plus qu’il ne désirait qui que ce soit. Il la voulait pour lui, et qu’elle ne pense qu’à lui. Que Wilma n’ait besoin que de lui, de ses bras autour d’elle et de son soutien. Il voulait toujours plus que de simples discussions. Il voulait la serrer contre lui, l’étreindre avec tout son amour, quand bien même il lui serait sûrement étouffant.

Oh souvent il se permettait de fantasmer ! Sur leurs étreintes, leurs baisers et ses sourires. Ses lumières dans ses yeux qui les feraient briller de mille feux ! Il se prenait à les imaginer courir dans un champ sur un soleil couchant. Oh oui, c’était niais, mais il l’aimait. Et Felix imaginait tant de choses qu’il lui faudrait une vie entière pour qu’elle sache le moindre fantasme qui naissait dans son crâne chaque fois qu’il pensait à elle, et se demandait ce qu’elle faisait… Parfois, la jalousie était présente, même étouffante. Cela lui pinçait le cœur qu’elle puisse être avec un autre homme qui la désire, qui la déshabille du regard. Qui la touche ou l’embrasse. Cela pouvait le rendre fou, et cela allait le rendre fou s’il ne faisait pas quelque chose ; s’il ne se réfrénait pas un peu. Felix courait à la catastrophe. Mais dire si soudainement ce qu’il pensait pour soulager Wilma ; cela l’aida beaucoup. Quand bien même elle pleurait, il fallait qu’il l’épaule. De toutes façons, pleurer était la meilleure des solutions, cela soulageait réellement la peine. Même si voir autant de larmes couler sur ses joues lui brisait le cœur, le Suédois tiendrait bon.

… Sentir ses doigts serrer les siens étaient un réconfort pour lui aussi qui avait tant de choses à lui confier, mais en tant et en heure. Pourtant, elle les lâcha bien vite ; « Oh Felix… » Lâcha-t-elle… Avant de se lever et de se diriger vers le peintre. Celui-ci ne le vit pas vraiment venir et n’eut pas le temps de se préparer. Son cœur se mit à battre la chamade, à s’accélérer comme jamais il ne l’avait encore fait. Qu’allait-elle faire ? Wilma vint tout simplement s’assoir sur ses genoux, comme un enfant sur les genoux de sa mère, mais plus comme une femme sur les genoux de son amant. Elle passa ses bras autour de son cou, tandis que lui – instinctivement – glissa ses bras autour de sa taille. Et lorsque la jeune femme posa sa tête contre son épaule, lui cala la sienne contre son crâne. Et ferma les yeux. Savourant le contact, savourant sa présence, la chaleur que dégageait son corps, son souffle qui arpentait son cou. « Je vais bien, comme tu peux le voir. Tu n’avais pas besoin de t’inquiéter pour moi, mais cela me touche beaucoup. » Ses lèvres esquissèrent un sourire. Cela lui faisait du bien ; elle savait le rassurer. Elle savait toujours comme se comporter avec lui. « Et ne t’en fais pas… Ceux qui s’en sont pris à William le paieront cher. Ce n’est qu’une question de temps… Ils finiront tous par s’en mordre les doigts. A tel point qu’ils prieront Dieu de les achever… »

Felix n’avait pas pour habitude de voir Wilma ainsi. Avec elle, il oubliait facilement qu’ils possédaient des êtres mystiques au fond d’eux. Et même si Felix ne le montrait pas ; son Souvenir bouillonnait intérieurement. Il était peut-être l’Ennui, il n’empêche que l’on ne touchait pas à la famille. C’était une chose qui était certaine. « C’est évident. On ne s’attaque pas de la sorte à une « famille »… Surtout celle-ci. On dirait qu’ils ne savent pas de quoi elle est capable… » Felix avait du mal à se mettre à sa place de Noé, dans cette grande famille. Il avait toujours la sienne… C’était difficile de se faire accepter dans une autre famille et de se sentir chez soi. Peut-être que cela viendrait avec le temps ?

Instinctivement encore, le Suédois caressa, frotta doucement le dos de son amie pour lui apporter de la douceur. « Tout ira bien, Wilma. Je sais qu’on y veillera tous les deux… » Fit-il en rougissant légèrement. Le terme « tous les deux » ; signifiait un « nous » et cela signifiait encore plus dans l’esprit du peintre. Le nonchalant était utopique, c’était peut-être risible, mais il imaginait la paix, et ce que cela pouvait être… D’ailleurs, il ne savait même pas ce qu’elle pensait de ce monde, de toute cette guerre et il se rendit compte qu’il ne la connaissait pas vraiment. Qu’il ne savait pas qui elle avait été avant d’être Noé. Oh. Allez. Au diable les pensées parasites. Profite donc de l’instant, Felix.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Ven 23 Oct - 15:37
Vous deviez offrir un drôle de spectacle ; toi assise sur les genoux de ton ami le plus précieux, lui avec ses bras autour de ta taille. Mais tu n'en avais que faire. Il n'y avait personne d'autre que vous deux entre les murs de la grande bâtisse. Il pouvait ne rester que vous deux dans le monde que tu ne changerais pas ta position. Tu étais bien trop confortable contre lui, la tête posée sur son épaule et profitant de la chaleur si humaine qui se dégageait de son corps. Félix était, en cet instant, tout ce dont tu avais besoin, il t'offrait tout ce que tu pouvais désirer et même plus en cette période sombre de ta courte vie ; du confort, une oreille attentive et une épaule sur laquelle pleurer. Tu n'aurais jamais imaginé rencontrer un jour quelqu'un comme Félix, une personne si généreuse dont tu ne pouvais plus te passer. Tu fermas les yeux lentement, sentant que le jeune homme posait son menton sur le sommet de ton crâne. À l'aise. Tu étais totalement à l'aise. Tu n'aurais pas dû fuir comme tu l'avais fait ; quitter l'Arche en catastrophe, prendre tes jambes à ton cou sans réfléchir … Cela avait été un mauvais choix. Si tu avais été plus lucide au moment où tu avais décidé de partir, tu aurais très certainement été voir ton ami, tu aurais été cherchée du réconfort auprès de lui et au creux de ses bras. Comme à ce moment précis. Si tu avais su le bien que tu tirerais de cette étreinte, tu l'aurais fait bien plus tôt. Assise sur les genoux de Félix, tu ne parvenais pas à savoir pourquoi tu n'avais pas fait cela plus tôt. Insconsciemment, tu te blottis un peu plus contre la silhouette familière et rassurante de ton semblable, désireuse de plus de confort encore.

Égoïste, aveugle face aux réactions de ton homologue, puérile … Oui, tu étais toutes ces choses, mais tu n'avais pas l'envie, ou même la force, de t'en soucier en cet instant. Il n'y avait rien qui comptait à tes yeux, à part le soutien indéfictible que t'offrait le jeune homme. Et, en cet instant, tu oublias ton chagrin, tu oublias ta peine et ta douleur. En cet instant, tu te rendis compte que tu ne pouvais pas te passer de Félix, tout comme tes poumons ne pouvaient se passer de l'air que tu respirais. Cette révélation fit battre ton coeur un peu plus fort, sembla t'insuffler un nouveau souffle. Complètement imperméable à tout ce qui s'était passé autour de toi ces derniers jours, l'épais voile qui s'était abattu sur toi se leva enfin. Tu inspiras une grande goulée d'air, les chaînes enroulées autour de tes poumons se brisèrent. Tu te sentais plus libre. Ton père était mort, tu ne pouvais l'oublier, cependant la présence de Félix suffisait à calmer les sentiments qui bataillaient en toi. Tu pus enfin te concentrer totalement sur la présence du jeune homme, tu pus prendre un peu de distance par rapport au départ subit et inattendu de ton père. Son absence serait durement ressentie, tu le savais et tu en étais convaincue. Mais cela ne voulait pas dire que tu devais te fermer totalemet au monde, que tu devais oublier l'autre personne autour de laquelle ton univers tournait. Forte de cette nouvelle résolution, tu laissas un sourire – un brin faiblard – étirer le coin de tes lèvres. « C’est évident. On ne s’attaque pas de la sorte à une « famille »… Surtout celle-ci. On dirait qu’ils ne savent pas de quoi elle est capable… » La voix du jeune homme te tira de ta contemplation intérieure. Tu fus quelque peu surprise par les propos que tenait ton jeune homme. Les yeux écarquillés, tu te redressas doucement, fixant le jeune homme avec un air interdit.

Non, non. Félix ne devait pas parler ainsi. Félix devait conserver cette apparente innocence, il devait se concentrer sur ses peintures. Félix, plein de sensibilité et de douceur … Tu ne pouvais décidemment pas te l'imaginer en train de prendre les armes pour défendre pour votre immense famille, pour toi. Ce n'était définitivement pas possible ; Félix était ton dernier refuge, la chose la plus importante que tu pouvais avoir en ce bas monde. S'il venait à tomber sur le champs de bataille, tu ne t'en remettrais pas. Si Félix venait à disparaître, ta vie s'arrêterait, tu n'aurais plus aucune raison de vivre. Tu étais, à ta manière, totalement dépendante de lui. Tu ne pouvais donc pas lui laisser courir un tel risque. Su cela s'avérait nécessaire, tu prendrais volontiers sa place sur le champs de bataille pour assurer sa survie. Tu assurerais vos deux places, si cela voulait dire que Félix n'était pas une cible potentielle du danger. « Tout ira bien, Wilma. Je sais qu’on y veillera tous les deux… » Tu hochas la tête, un peu tristement. Tu n'avais pas envie que le jeune homme te promette une telle chose. Tu ne doutais nullement de sa sincérité. Tu avais parfaitement conscience que ton ami ferait tout pour tenir cette promesse tacite. Mais tu n'avais nullement envie qu'il en néglige son bien-être pour autant. Tu ne voulais pas le voir disparaître, tu ne voulais pas vivre sans lui. Ton coeur ne supporterait pas son absence. Cette pensée te fit frémir et tu passas tes bras autour de la nuque de Félix. Tu n'avais pas besoin de t'inquiéter. Félix avait dit que tout ira bien, tu n'avais rien à craindre. Mais, dans le fond, tu étais terrifiée. De ce qui allait se passer, de ce que tu pouvais perdre. Sans réfléchir, tu pris la parole d'une petite voix. « Je sais Félix … Mais j'ai peur. » Tu te redressas une nouvelle fois, ancrant dans ton regard dans le sien. Tu te sentis rougir, les sourcils légèrement froncés et les joues rougissantes. « Je n'ai pas envie que tu finisses comme William, Félix. On ignore tout du coupable, peut-être est-il plus fort que tout ... » Car quand bien même, tu avais affirmé plus tôt que tu ferais payer les coupables, tu n'étais pas sûre de ce que tu allais pouvoir rencontrer sur ta route vers la vengeance. Tu ne savais même pas comment cette route allait s'achever. Mais s'il y avait bien une chose dont tu étais certaine, c'était que Félix serait là.

Tu posas une main sur son épaule et te mis à jouer distraitement avec le col de son haut. Le visage toujours aussi rouge, tu refusas de croiser le regard de ton interlocuteur, gênée par les mots qui s'apprêtaient à sortir de ta bouche. « Je ne sais pas ce que je pourrais faire sans toi. Je n'ai pas envie de savoir. Je ne peux pas imaginer ça. Tu ... » Les mots te firent défaut, tu ne savais pas comment lui expliquer tout ce qu'il pouvait représenter pour toi. Alors, dans un élan de folie – sans le moindre doute – tu fis la seule chose qui te vint à l'esprit en cet instant. Les yeux fermés, tu fis une chose dont tu avais longtemps fantasmé dans l'intimité de ta chambre ; tu posas doucement tes lèvres sur les siennes.


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B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 4 Nov - 12:01
« Je sais Felix… Mais j’ai peur. »

Celui retentit dans l’esprit du peintre, dans toute son âme. La chair et le sang qu’il aimait plus que tout tremblait de peur. D’inquiétude ; d’angoisse, finalement. Et cela ne pouvait pas aller, cela ne pouvait pas durer ! Il n’était pas dans sa vie pour ça. Il ne pouvait s’empêcher de lui vouloir une vie paisible ; quand bien même il savait que c’était absolument impossible. Ils étaient en guerre, et à la place de roucouler ils devraient être entrain de se battre, et de tuer leurs ennemis. De tuer des êtres humains, comme eux ; en peut-être moins spéciaux, c’est sûr. Mais cela ne devrait pas empêcher la continuité de leur vie. Tout était trop étrange dans cette vie. A commencer par le fait qu’ils aient été « élus » hôte de Souvenir qui leur conférait des capacités extraordinaires, et surhumaines. C’était à en avoir des frissons dans le dos. Ils étaient comme des super-soldats, des armes. Des objets ? Comment pouvaient-ils le savoir ? Mais soudainement, le Souvenir gronda ; on ne pouvait pas douter du Comte Millénaire…

« Je n’ai pas envie que tu finisses comme William, Felix. On ignore tout du coupable, peut-être est-il plus fort que tout… » Voilà qu’elle abaissait ses barrières ; elle qui précédemment avait affirmé vouloir venger son « frère. » Oh c’était probablement son Souvenir qui avait plus parlé qu’elle ! Comment considérer ces gens comme sa famille ? Felix désirait bien les connaître avant toutes choses, il avait envie de se lier davantage avec eux. C’était pour une bonne cause, disait le Comte. Mais il ne désirait pas que cela engendre sa mort. Elle n’avait pas à venger William, ou tout du moins ; pas sans lui. Le jeune homme la rassura alors. « On ne sera pas tout seuls. Je suis même certain que tout la « famille » en parle, et va se mettre en route. On ne peut pas… Laisser un des nôtres mourir sans le venger. » il parut un peu plus distant ; manquant l’inquiétude de la jeune femme : pourtant, il tenta bien de la rassurer. Tandis qu’elle s’ouvrait petit à petit, les joues rouges, et plus proche de lui que jamais encore… Sur ses genoux. Ses bras autour de lui, et les siens autour d’elle. Une scène pleine d’amour. On pouvait presque le sentir.

Pourtant, cela ne calma pas la jeune femme, et désormais Felix la regardait avec un air inquiet. Elle semblait en avoir à dire, et cela semblait finir par être des confidences ; des aveux sur quelque chose que le peintre avait toujours voulu, mais qu’il n’avait jamais su voir ; jusqu’à présent. Quand bien même, il ne se permit pas d’être sûr des sentiments que la jeune femme éprouvait pour lui ; cette fois-ci, il ne pourrait pas manquer le coche. « Je ne sais pas ce que je pourrais faire sans toi. Je n’ai pas envie de savoir. Je ne peux pas imaginer ça. Tu… » Mais elle s’interrompit brusquement. Wilma traduit alors ses paroles en actes. Et cela fit manquer plus d’un battement au cœur du jeune Felix qui était agréablement surprit.

Dans un élan fou, et impossible à appréhender ; la jeune femme avait posé ses lèvres sur celles du jeune garçon. Il avait alors resserré légèrement son étreint, et avec tout son contentement, il avait répondu au baiser. Le Suédois le  savoura comme jamais encore il avait pu savourer quelque chose. Ce baiser lui donna la force de beaucoup de choses. Lorsque celui-ci cessa, interrompu mutuellement ; Felix, les joues rougies et les yeux plein d’étoiles, osa à peine regarder la jeune femme dans les yeux. « Wilma… Je. » Cela fut à son tour de poser sa tête contre elle ; et il en ferma les yeux. « Je ne veux pas te cacher que je l’ai attendu… Et longuement, secrètement désiré. Tout comme toi. Ma vie n’a pas de sens sans toi, c’est peut-être pour ça qu’égoïstement je ne pense qu’à te protéger. Je ne laisserai personne t’enlever à moi… » avoua-t-il, les joues pivoines, et un sourire immense aux lèvres.

Cela lui faisait un bien fou. Un bien incommensurable. Indestructible.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 2 Déc - 15:09
Tu te sentais vulnérable ; tu avais laissé tomber tes défenses face à Félix, seul être à qui tu semblais pouvoir faire confiance en ces lieux, seule personne sur laquelle tu pouvais te reposer quelle que soit la situation. Tu lui avais avoué que tu n'étais pas étrangère à la peur, tu avais admis que tu craignais pour la sécurité de celui que tu considérais comme étant plus que ton ami. Tu lui vouais un attachement beaucoup trop profond pour que tu ne le considères que comme un ami. Félix était bien plus que cela, Félix avait toujours été plus. Tu ne pouvais mettre des mots sur ce que tu ressentais, chaque syllabe ne semblait pas assez forte. C'était ce qui t'avait poussé à poser tes lèvres contre celles du jeune homme. Peu importait les paroles rassurantes qu'il t'avait adressée, tout ce qui comptait était la présence chaleureuse contre toi. C'était un geste un peu fou, un pari risqué. Mais quelque chose au fond de ton être te poussait à chasser tes inquiétudes, à les oublier. Même si Félix ne ressentait pas la même chose à ton égard, tu ne doutais pas une seule seconde qu'il serait galant dans son rejet. Tu n'avais rien à craindre, à part peut-être la déception des sentiments potentiellement non partagés. Tu fus très agréablement surprise quand tu sentis l'étreinte se resserrer autour de toi. Tu te detendis davantage contre le corps du jeune homme, contre le corps de celui pour qui tu ferais tout. Le jeune homme ne tarda pas à répondre au baiser, à ton plus grand soulagement. Mais à ta plus grande déception, vous fûtes obligés de vous séparer pour respirer, pour compléter cette discussion laisser en suspens et parler de toutes ces choses qui ne pouvaient plus être laissées silencieuse.

Dans un élan de timidité qui ne te ressemblait pas, tu baissas les yeux pour contempler le col de la chemise de ton plus qu'ami. « Wilma … Je. » Avait-il maladroitement commencé. Tu ne pus réprimer le sourire qui vint éclore sur tes lèvres face à la maladresse de Félix ; tu comprenais, tu te sentais tout aussi fébrile que lui, certainement. « Je ne veux pas te cacher que je l'ai attendu … Et longuement, secrètement désiré. Tout comme toi. Ma vie n'a pas de sens sans toi, c'est peut-être pour ça qu'égoïstement je ne pense qu'à te protéger. Je ne laisserai personne t'enlever à moi ... » Tu pus apercevoir ses joues cramoisies alors qu'il posait son visage contre toi. Instinctivement, tes bras se nouèrent autour de sa nuque et tu posas un doux baiser contre sa tempe. Maintenant que tu le pouvais, tu n'allais pas te retenir, tu allais noyer Félix sous l'affection, sous l'amour que tu lui portais. Peu importait le fait que tu puisses te montrer pudique. Peu importait ce que les autres pourraient bien penser de toi en voyant agir ainsi à l'égard du jeune homme. Le mondre pouvait brûler que tu ne t'en soucierais pas si Félix était heureux à tes côtés. Tu fermas les yeux quelques instants, respirant profondément, profitant du moment de calme tendresse qui t'était offert. Puis tu ouvris les yeux, posant une main sur la joue de Félix, l'invitant doucement à relever la tête. Oh, ce que la scène devait paraître étrange à un œil étranger, toi qui n'était jamais si douce, si subtile.

Tu offris un petit sourire radieux au jeune homme. Tu embrassas rapidement le coin de ses lèvres, encore un peu portée par la joie de pouvoir agir ainsi à son égard. Ton sourire s'élargit. « Oh Félix … Si tu savais. » Tu ne savais comment exprimer ce que tu ressentais, comment mettre des mots sur tes doutes oubliés et la joie qui t'habitait actuellement. Tu ne pouvais pas, tu ne savais pas. « J'avais tellement peur que tu ne m'aimes pas comme je t'aime. Que tu finisses par te lasser de moi ... » Un frisson te parcourut l'échine alors que tu te rappelais de ces pensées qui t'avaient longuement tenue éveillée la nuit. Mais maintenant, tu pouvais laisser ces doutes derrière toi. Tu pouvais oublier cette angoisse. Félix n'était pas du genre à jouer avec les sentiments des autres, tu en étais certaine. Et tu avais pu entendre la sincérité dans sa voix, un peu plus tôt. Tu pouvais lui ouvrir ton coeur sans la moindre crainte. Chose que tu ne faisais que trop rarement, ces temps-ci. « Je suis soulagée de voir que je n'ai pas fait d'erreur en agissant comme je l'ai fait. Et, mon cher, permets-moi de dire que tu aurais pu faire le premier pas plus tôt, aussi … Il aurait été bienvenu. Mais ne parlons pas de cela. » Tu posas ta tête contre l'épaule de ton interlocuteur. « Merci d'être là aujourd'hui, Félix … Ta présence m'avait grandement manquée. » Avais-tu dis avec une grande sincérité. Félix était véritablement le rayon de soleil qui venait percer à travers les nuages maussades de ton humeur.


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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Lun 21 Déc - 13:15
L’amour semblait venir à bout de tous les maux ; comme un vent qui balaye les feuilles mortes. Comme un cicatrisant sur une plaie. Cela mettait du baume au cœur que de savoir qu’un sentiment était réciproque. D’autant plus que Felix pensait qu’elle ne serait jamais capable de l’aimer ; car il était différent des autres. Il n’était pas une de ces personnes ouvertes et extraverties. Il n’était pas à l’aise avec les autres, et il n’était pas du genre à parler. Le suédois était ce type bizarre que l’on croisait tous les jours sans y prêter attention ; ce type silencieux et nonchalant qui n’attirait jamais notre regard. Ce type qui ne vit que pour les autres, et dont on se fiche éperdument. Il était aussi un peu l’incompris de servir, celui qui pensait différemment et qui n’en avait pas honte pour un sou. Il était ce rêveur incompris, cet artiste méconnu qui ne rêvait que de célébrité. Un être doux et passif qui ne demandait qu’à donner. C’était plus fort que lui ; il avait cette irrépressible envie de donner sans rien demander en retour. Il vivait pour les autres, pour rendre service et soulager les peines. C’était peut-être pour ça que Wilma avait fait irruption dans sa vie très rapidement. Elle fut même le premier de son clan à le rencontrer et se lier avec. C’était comme si le Destin l’avait écrit. Certes au début elle avait été arrogante et très froide ; mais Felix pensait que cela avait été juste pour se protéger. Sa famille était très agressive et elle avait sûrement du se forger une coquille. La vie précédant celle de l’hôte d’un souvenir n’était jamais mieux. Peut-être que cela avait toujours été un critère de sélection pour le Comte Millénaire. Après tout, il n’en savait rien…Tout était mystérieux dans ce monde, et le peintre ne demandait qu’à tout découvrir, et si possible, avec Wilma. Secrètement il avait envie de prier pour que l’on ne la lui enlève jamais. Mais la Guerre Sainte risquait bien de le faire ; après tout, ils étaient tous les deux des soldats et ils se devaient de tuer.

Ils ne pouvaient pas faire la Guerre avec les baisers et l’amour ; cela ne rimerait à rien et risquait tout simplement de les mener à leur perte. La guerre se menait avec la haine et dans la violence la plus totale. Ce n’était pas comme si Felix avait déjà essayé, certes, mais il savait qu’au fond de lui-même il était capable d’ôter la vie de quelqu’un ; peu importe qui c’était. Même à son pire ennemi il en était incapable ; tout ce qu’il savait faire c’était frapper, assommer pour mieux fuir. Le peintre ne pouvait se résigner à tuer ; il n’était pas un Dieu, un être au dessus d’absolument tout et capable de décider du droit de vie ou de mort. Peut-être que c’était malheureux, cependant ; cela lui évitait pas mal de problème de conscience. Felix avait longtemps imaginé à quel point on pouvait être mal après un meurtre. Après avoir daigné tuer quelqu’un. Avec l’amour on guérissait certaines blessures. Et les sourires de Wilma, tout autant que ses baisers lui faisaient un bien fou ; incommensurable. Felix se sentait à nouveau capable de franchir et d’abattre n’importe quelle montagne. Tout lui semblait si soudainement possible. C’était un sentiment agréable et de légèreté. Elle semblait aussi heureuse que Felix ; ils avaient finalement succombé ; l’un et l’autre face à cet amour qui s’était glissé entre eux. Les lèvres de Wilma lui apportait du réconfort, et beaucoup de plénitude. Tout avait si soudainement changé pour un baiser. Felix ne la percevait plus comme avant ; plus comme une amie, une jeune femme qu’il désirait simplement. Désormais ; tout était possible. Désormais, il pourrait l’embrasser quand bon lui semblait. Et cette idée le fit sourire ; tout comme le petit baiser qu’elle déposa aux coins de ses lèvres.

« Oh Felix, si tu savais. » Introduit-elle sa réponse. « J’avais tellement peur que tu ne  m’aimes pas comme je t’aime. Que tu finisses par te lasser de moi… » Tout cela semblait tellement stupide depuis qu’ils savaient ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. C’était tellement soulageant pour le Suédois, qu’il aurait presque. « Je suis soulagée de voir que je n’ai pas fais d’erreur en agissant comme je l’ai fais. Et, mon cher, permets-moi de te dire que tu aurais pu le faire le premier pas plus tôt, aussi… Il aurait été bienvenu. Mais ne parlons-pas de cela. » Felix ne comprit que plus tard le message qu’elle voulait lui faire passer, et pour une jeune femme renfermée ; elle s’était percée à jour ; « Merci d’être là aujourd’hui, Felix… Ta présence m’avait grandement manquée. » Ce fut de la sincérité à l’état pur.

« Je ne pouvais plus passer une seule seconde sans toi. Alors je t’ai longuement cherchée. J’étais aussi mort d’inquiétude pour toi. Il fallait que je te retrouve. » C’était inexplicable le manque qu’il avait ressenti durant tout ce temps. « J’ai l’impression que l’on ne s’est pas vus depuis une éternité. »

Ah, l’amour.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Dim 27 Déc - 18:06
« Je ne pouvais plus passer une seule seconde sans toi. Alors je t'ai longuement cherchée. J'étais aussi mort d'inquiétude pour toi. Il fallait que je te trouve. » Tu te sentais telle une adolescente découvrant les mystères et attraits du sexe opposé ; partagée entre cette chaleur qui se propageait dans ta poitrine et le nœud qui te nouait l'estomac. D'un côté, tu étais absolument ravie de savoir que Félix s'était inquiété en constatant ton absence, qu'il se soit mis à ta recherche ne supportant pas d'être séparé de toi. Mais de l'autre, tu t'en voulais de l'avoir quitté sans dire un mot, sans lui expliquer les raisons de ton départ précipités. Lui, ton meilleur ami, ta moitié, méritait pourtant amplement de connaître ce qui t'avait chagriné au point d'en prendre la fuite. Tu aurais dû te montrer plus mature, plus forte pour affronter le regard curieux de ton compagnon, pour étaler à ses pieds la dureté de ta réalité. Mais, lâche que tu étais, tu n'en avais point eu le courage. Tu avais pris tes jambes à ton cou sans réfléchir. « J'ai l'impression qu'on ne s'est pas vu depuis une éternité. » Un petit rire t'échappa. Ni moqueur, ni gêné. Un brin surpris, mais ravi. Ce que Félix pouvait être fleur bleue, tu ne t'en serais pas doutée ! Mais cela n'était pas une mauvaise chose en soi ; tu étais certaine que tu viendrais à apprécier cette facette de sa personnalité. Cependant, il ne fallait pas que ton homologue s'attende à une telle chose de ta part ; tu ne connaissais que très peu la subtilité et te dandiner comme une adolescente prépubère … Très peu pour toi ! Tu pouvais témoigner ton affection pour le jeune homme par d'autres gestes et paroles bien plus efficaces que des caresses hésitantes et des murmures à peine audibles. Le romantisme n'était clairement pas avec toi.

Toutefois, cela importait peu actuellement. Tu étais presque sûre que, tant que tu n'hésitais pas à démontrer ton affection au jeune homme, celui-ci ne serait pas dérangé par ton manque de romantisme. À cette pensée, tu lui adressas un sourire satisfait avant de quitter le confort de son étreinte. Tu te relevas lentement, laissant ta main s'égarer sur la surface de la table. Maintenant que les choses avaient été dites et faites, tu ne savais plus que faire de ta petite personne. La gêne commençait à t'envahir ; c'était bien la première fois que tu admettais t'être attachée à quelqu'un extérieur à ton cercle familial. Uniquement proche de ton père, tu savais que celui-ci t'aurait donné ta bénédiction pour approfondir ta relation avec Félix s'il en avait eu l'occasion. Il n'aurait pas cherché à te dissuader ; si tu étais sûre de ton choix, il ne s'y serait pas opposé et t'aurait même soutenue. Tes sœurs se seraient moquées de toi, murmurant qu'il était impossible que quelqu'un aime ta personnalité si atypique et ta chevelure affreusement verte. Et ta mère aurait juste affiché une moue contrite en t'encourageant à chercher un meilleur parti. Tu n'en aurais eu que faire alors, car ton père aurait été de ton côté. Mais ce n'était plus le cas à présent, il t'avait abandonnée à une mère presque indifférente et des mégères de sœurs. Tu ne savais pas si tu allais pouvoir les supporter bien longtemps. Tu ne savais pas si tu avais envie d'emmener Félix avec toi, la prochaine fois que tu devrais te rendre en Allemagne. Tu te mordis l'intérieur des joues, nerveusement. L'incertitude était reine en cet instant. Et tu t'en voulus brièvement de penser à autre chose que le jeune homme qui était venu te visiter aujourd'hui. Tu soupiras, passant une main sur ta nuque alors que tu contournais la table, passant devant la fenêtre et jetant un coup d'oeil las au travers de celle-ci.

Il ne faisait pas particulièrement moche, mais il ne faisait pas particulièrement beau non plus. Tu ne savais trop quoi penser du climat anglais, cependant tu avais d'autres chats à fouetter. Le coeur lourd au creux de ta poitrine, tu jetas un coup d'oeil par dessus ton épaule, adressant un timide sourire à ton interlocuteur. « Que dirais-tu de passer au salon ? On y sera vraiment plus confortable pour discuter, si tu le souhaites. » Tu te mis en quête d'un plateau – que tu trouvas sous l'évier, dans un placard poussiéreux – sur lequel tu mis vos deux tasses, le thé et la bouilloire. Tu soulevas le tout et t'adressas une dernière fois au jeune homme avant de sortir de la pièce. « Si tu veux, il y a des petits biscuits dans le placard au dessus de l'évier, tu peux les prendre ! » Et sans un mot de plus, tu quittas la cuisine pour traverser le couloir. Tu ouvris la première porte sur la gauche et déposas le plateau sur la table basse. Tu te laissas lourdement tomber dans le fauteuil qui se trouvait juste derrière toi, ne prenant même pas la peine d'ouvrir les rideaux, laissant la pièce baigner dans une penombre un brin sinistre. Un soupir fatigué s'échappa d'entre tes lèvres alors que tu passais une main pâle sur ton visage.


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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Mer 6 Jan - 13:08
Felix était finalement tombé amoureux d’une jeune fille tout particulièrement étonnante, il le savait parfaitement. Lui était fleur bleue, mais pas elle. Il le savait, et le ressentait. Elle ne dit rien à ses mots bleus, mais en rit. En sourit. Et cela lui suffisait amplement. Le Suédois n’avait besoin de rien d’autres. Rien de plus que son sourire et sa présence. Voilà encore du romantisme, mais c’était ainsi qu’était Felix. Il ne pouvait pas lutter contre ça bien qu’il l’aurait voulu ; car c’était à cause de tout ça que l’Outrage avait eu lieu. Sa naïveté, son côté fleur bleue l’avait conduit dans les griffes d’un loup plus féroce qu’il ne l’aurait cru. Chacun a ses erreurs, mais cette dernière… Le peintre ne s’en remettrait peut-être pas. Cela allait le poursuivre chaque jour de sa vie. Parfois même il le voyait dans ses cauchemars… Quelques nuits, cela arrivait. Le jeune homme chassa ces mauvaises pensées et il remarqua que la jeune femme s’était libérée de leur étreinte. Il lui sourit, et la regarda se déplacer dans la cuisine. Dans ses pensées, comme lui très certainement. Tout deux auraient-ils une romance oisive ? Mentalement, Felix haussa les épaules ; il n’en avait que faire. En vérité, au fond de lui, le peintre avait peur. Il hébergeait le Souvenir de la Lassitude, de l’Ennui ! Comment diable pourrait-elle, sur le long terme, aimer passer du temps avec lui… C’était impossible. Il était ennuyeux à en mourir.

La douce voix de son ami le ramena sur terre.  « Que dirais-tu de passer au salon ? On y sera vraiment plus confortable pour discuter, si tu le souhaites. » Le Suédois hocha la tête comme simple réponse. Il la vit prendre un plateau dans un coin, et puis deux tasses,du thé et une bouilloire. Il aurait voulu porter tout ça à sa place mais elle le coupa dans son élan ; « Si tu veux, il y a des petits biscuits dans le placard au dessus de l’évier, tu peux les prendre. » Sur cette directive donnée, Wilma quitta la cuisine, et se dirigea dans le salon ; Felix alla alors jusqu’au fameux placard et en tiras des petits biscuits qu’il n’avait d’ailleurs jamais vu. Bon, c’est vrai qu’en Suède tout était différent mais bon. Peut-être qu’ils n’étaient pas mauvais… ! Il referma le placard et rejoignit la jeune femme qui était déjà installée dans un fauteuil. L’ambiance était tout particulièrement sombre, les rideaux n’étaient pas ouvert. Cela ne dérangeait en rien le jeune homme qui ne vivait pas plus dans la lumière qu’elle. Si seulement elle savait tous les démons qu’il enferme dans son âme.

La jeune femme soupira, se passant une main sur le visage. « Dis-moi. » Commença-t-il, ne sachant pas comme s’y prendre. « Est-ce que tu crois que nous devrions réellement prendre part à la Guerre Sainte ? » Cette question lui fera sans aucun doute l’effet d’une bombe mais… Il voulait connaître sa position sur la question. « Le moment est mal choisi, et tu me mettras peut-être à la porte, mais… J’aimerais savoir ce que tu penses de tout ça. On en a jamais parlé… » Une boule naquit dans sa gorge et son estomac. Il ne pu rien dire de plus.

Son corps entier se tendit sous la pression qu’il ressentait désormais. Il se rendit compte qu’il ne connaissait pas grand chose d’elle.
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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Dim 31 Jan - 12:57
Tu t'étais vautrée dans un des fauteuils en cuir du salon sans te poser de questions, sans douter du fait que Félix allait te rejoindre. C'était très présomptueux de ta part d'être sûre que Félix te suivrait sans rien dire, quand bien même il aurait envie de rester dans la cuisine. Mais visiblement, il n'en avait pas véritablement envie, puisqu'il avait silencieusement hoché la tête quand tu lui avais proposé de passer dans le salon. À moins qu'il n'ait fait cela que pour te faire plaisir … Bah, ce n'était pas si important, dans le fond. Comme tu l'avais si bien dit plus tôt, vous y seriez bien plus confortable pour siroter le thé que tu avais préparé et discuter. Car même si les chaises de la cuisine avaient coûté cher lors de leur achat, elles n'en étaient pas proportionellement confortable. Du bois restait du bois. Tu préférais largement la douceur des cousins du salon. Salon que tu n'éclairas à l'aide d'une lampe à huile que lorsque ton compagnon passa le seuil de la porte. Même si la penombre te semblait préférable, ton envie de voir son visage lors de votre discussion était bien plus forte, bien plus oppressante que le reste. Tu ne pouvais y résister. Tes doigts s'enroulèrent autour du petit bouton et, lentement, une lumière chaude, un brin orangée se propagea dans le coin de la pièce que tu avais décidé d'occuper. Tu offris à Félix un sourire fatigué et un petit hochement de tête. « Fais comme chez toi, mets-toi à l'aise. » Tu n'étais probablement pas la meilleure des hôtes en ce jour, mais tu n'avais guère la force de t'en soucier. Tu savais que ton semblable ne t'en tiendrait pas rigueur, qu'il ne te jugerait pas par rapport à ton humeur relativement morose du jour. Et dans le fond, c'était tout ce qui t'importait.

Tu restas silencieuse, même quand il eut pris place non loin de toi. Tu ne savais trop quoi dire en cet instant, tu ne savais trop quoi faire. Quelque chose semblait importuner l'esprit du jeune homme, mais tu ne savais quoi. Peu habituée à être si proche d'un autre être que ton père, tu ne savais quels mots employer pour tenter de le rassurer, pour l'inviter à se confier à toi. Tu n'aimais pas le voir contrarié, cependant tu ne savais pas comment le soulager. Ce qui, en soi, était une situation terriblement frustrante. Tu n'avais qu'à espérer qu'il ait suffisamment de courage pour mettre des mots sur ce qui le troublait sans que tu ais besoin de l'inviter à le faire, avec ta maladresse légendaire. Chose qu'il fit, après quelques secondes d'un silence un peu étrange. « Dis-moi. » avait-il commencé, une once d'hésitation clairement audible dans sa voix. Tu tournas totalement ton attention vers lui, ancrant ton regard dans le sien et penchant distraitement la tête sur le côté. Tu étais un peu inquiète de savoir ce qui le remuait à ce point, mais tu étais une jeune fille dont la curiosité prenait aisément le pas sur n'importe quoi d'autre. « Est-ce que tu crois que nous devrions réellement prendre part à la Guerre Sainte ? » Un masque de surprise se peignit sur tes traits à l'entente de cette question. Tu ne t'étais pas attendue à ce qu'il aborde un tel sujet aujourd'hui. La Guerre Sainte, ah. C'était un sujet difficile à aborder. Pour toi en tout cas. Et pour lui aussi. Mais cela ne voulait pas dire que les autres Noés étaient aussi timides quant à ce sujet. Enfin. Tu réfléchis. Longuement. Sans savoir quoi dire. « Le moment est mal choisi, et tu me mettras peut-être à la porte, mais … j'aimerais savoir ce que tu penses de tout ça. On en a jamais parlé ... »

Tu haussas les sourcils bien haut suite à la dernière déclaration de Félix. Toi ? Le mettre à la porte ? Très peu probable ! Impossible même ! Sa compagnie était bien trop agréable et précieuse, quand bien même il venait à aborder des sujets que tu préférais ignorer. Tu secouas la tête, comme désapprobatrice. « Ne t'en fais pas, Félix, je ne vais pas te jeter dehors pour si peu. » lui promis-tu d'une voix forte, comme vexée qu'il ait pu penser une telle chose. Il semblait pourtant si bien te connaître … Enfin, la question n'était pas là. Ta mine s'assombrit ; lèvres pincées et sourcils froncés, tu te mis à réfléchir. « Je n'y ai jamais vraiment réfléchis, pour tout te dire, mais ... » Tu hésitas à poursuivre. Ta vision de la situation n'était pas des plus optimistes, tu n'étais pas sûre que ta réponse allait plaire à Félix. Mais, il avait demandé après tout, alors tu pouvais bien te montrer honnête avec lui. Tu soupiras. « Mais a-t-on vraiment le choix ? Je veux dire, avec ce qu'il s'est passé avec William, le Comte est devenu un peu fou je crois. Ce serait insensé d'aller à l'encontre de ses désirs. On serait forcément en numéro un sur la liste des suspects pour un traître potentiel ... » Tu marquas une courte pause, encore une fois, mettant de l'ordre dans tes pensées. Tu passas une main dans ta chevelure verdâtre. « Je ne dis pas que le Comte a tort, mais … La façon dont il voit les choses est un peu trop ''noir ou blanc'', alors que ce n'est pas nécessairement comme ça. » Et tu savais de quoi tu parlais, tu étais l'incarnation de la Discorde. Même dans cet élément chaotique, il y avait du gris entre les deux extrêmes, il y avait toujours quelque chose entre deux. Tu te mordis la lèvre inférieure ; tu tournais autour du pot. « Mais concrètement, je ne sais pas trop. Je n'y ai pas vraiment réfléchis et la situation est vraiment trop floue encore pour que je me décide. » Ton regard croisa de nouveau celui de ton interlocuteur. « Pourquoi ? Tu as des idées sur la marche à suivre, toi ? » Tu avais dis cela sans la moindre arrière-pensée, avec une certaine curiosité. Avait-il quelque chose en tête ? Tu voulais savoir !


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Re: "Don't get too close, it's dark inside" ft Félix
Ven 11 Mar - 12:20
Felix s’était avancé en territoire inconnu, comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Ils n’avaient jamais parlé de la guerre. Ils n’avaient jamais parlé de leur condition d’arme de guerre. De la tuerie de l’Humanité. Il était tellement sorti de sa zone de confort qu’il en vexa Wilma de par ses mots. Bien entendu qu’elle ne le mettrait pas à la porte ! Quel idiot il avait fait. Quel idiot il est parfois, tout simplement. Il s’excusa platement suite à quoi elle répondit à ses questions. A ses interrogations. Qu’en pensait-elle vraiment ? Y participait-elle ? Comment savoir ? Le frêle corps du peintre se crispa sous la tension. Il ne se sentait pas trop à l’aise. Sa réponse lui fit bien plus peur que ce qu’il aurait pu s’imaginer. Jamais il n’aurait pensé qu’elle… Hésite autant. « Je n’y ai jamais vraiment réfléchis, pour tout te dire, mais… » Avait-elle d’abord commencé. Puis elle exposa le problème avec William, prouvant que leurs adversaires étaient féroces, agressifs, et qu’ils avaient la volonté de se battre ; Eux. 

Felix hocha simplement la tête, et elle continua sur sa lancée. « Je ne dis pas que le Comte a tort, mais… La façon dontil voit les choses est un peu trop « noir ou blanc », alors que ce n’est pas nécessairement comme ça. » Le Suédois hocha une fois encore la tête. Elle n’avait pas tord, mais c’était Humain. Après tout, les adversaires voyaient également de la sorte ; eux semblaient se prendre pour le Bien et les Noés n’étaient que le Mal. Tout le monde semblaient posséder cette vision Manichéenne. Exceptée Wilma. Il semblerait. « Mais concrètement, je ne sais pas trop. Je n’y ai pas vraiment réfléchis et la situation est vraiment trop floue encore pour que je me décide. Pourquoi ? Tu as des idées sur la marche à suivre, toi ? »

Il sembla sursauter lorsqu’elle lui retourna la question. Il leva une de ses mains et l’agita dans l’air pour lui faire comprendre que non, absolument pas. « N-Non… Je. A vrai dire, je n’ai pas encore rencontré d’ennemis. Je. C’est peut-être stupide mais j’ai le trac. Je n’ose pas céder, et tuer. Je… Je ne l’ai jamais fais. Je ne veux pas trahir le Comte mais… » Il déglutit. « Je ne veux pas mourir. » Il était probablement le plus faible de tous les Descendants de Noés, et il s’en fichait. Son Noé ne s’était même pas encore manifesté et il le fit savoir à Wilma. Il se sentait toujours lui-même, et justement… Ce n’était pas à lui de combattre mais au Souvenir dont il était l’hôte.

Felix haussa les épaules. « J’avais bien d’autres rêves que d’être un élément de guerre. Pas toi, Wil ? » Lui demanda-t-il, curieux. Il la connaissait bien. Peut-être. Mais à quoi aspirait-elle ? Il ne comprenait et ne lisait que son comportement. L’habitude. L’amour aussi, oui. Cependant, à part sa famille en Allemagne, il ne savait rien d’elle. La preuve, elle avait une maison en Angleterre, et il avait du enquêter avant même de la trouver. Il y avait encore des pages d’ombres chez elle, qu’il se devait de lire…
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