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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Le Dernier Noël ; {Wisely}

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Le Dernier Noël ; {Wisely}
Mer 30 Déc - 21:52
La soirée s'annonçait longue pour Zéphyrine. D'ordinaire, chanter et danser — selon les souhaits du patron de la petite auberge — ne lui posait aucun soucis : c'était ce qu'elle avait fait toute sa vie, et cela lui permettait désormais d'être logée et nourrie. Voilà près d'un mois qu'elle avait abandonné sa carrière au cabaret et abandonné le pseudonyme d'Aphrodite ; qui n'était plus aujourd'hui ce qu'il aurait toujours du être : un nom de scène, rien de plus ; et certainement pas une seconde identité. Pour autant, la Prima Donna n'était pas encore tout à fait partie et il arrivait à la jeune femme de renouer avec ses travers et ses mauvaises habitudes. Comme cette façon qu'elle avait de fuir pour se réfugier dans son imaginaire chaque fois qu'une difficulté lui paraissait insurmontable ; ou cette absolue nécessité qu'elle avait de chercher les regards admiratifs parmi les hommes et les femmes qui venaient l'écouter chanter dans le bar.

Aphrodite n'était jamais bien loin. En contrepartie ; la douce fleur qu'était Zéphyrine s'éveillait de plus en plus à la lumière du Soleil, bien loin des flash et des artifices du cabaret. Ici, le soir n'était éclairé qu'à une douce petite lumière qui plongeait l'auberge dans une agréable ambiance ; que sa voix venait parfaire : la musique adoucit les mœurs, disait-on. Zéphyrine découvrait avec le même enchantement qu'au premier jour cette vie nouvelle, qui la faisait se sentir libre et délivrée. Délivrée de l'emprise de la gloire, qui tentait pourtant de la rappeler à elle dès que l'occasion s'en présentait : bijoux, petits présents... Il y avait toujours quelqu'un qui veillait involontairement à ce qu'elle n'oublie pas sa vie passée et ses avantages : heureusement, elle savait se montrer plus forte, plus déterminée. Ses possessions avaient terminé de la posséder ; elle se l'était juré.

Oui, Zéphyrine s'était éprise de la Liberté. Mais pas que.

Aujourd'hui n'était pas un jour ordinaire, et en ce soir de Noël ; il manquait quelqu'un à sa vie : Apollinaire de Buzancy. Depuis la première fois qu'ils s'étaient rencontrés ; ils s'étaient revus une fois d'un commun accord, et s'étaient même échangé plusieurs lettres, dont l'une qu'elle tenait entre ses mains, sur laquelle elle posait un triste regard. Il ne pourrait pas lui rendre visite le soir de Noël, il ne pouvait pas. Zéphyrine s'était longtemps questionnée sur le sens de cette phrase : pourquoi ne pouvait-il pas ? Lui cachait-il une éventuelle maladie qui l'aurait trop affaiblit pour faire le déplacement ? Avait-il des ennuis qui le retenaient prisonnier quelque part en Europe ? Avait-il une famille, des amis auprès desquels il s'amusait au moment même où elle lisait sa dernière lettre ? Il ne lui avait donné aucune explication. Se pouvait-il qu'il cherchait simplement à mettre une certaine distance entre eux ? Elle s'était peut-être montré trop envahissante...

Elle soupira, avant de remettre la lettre dans son enveloppe et de la glisser dans son tiroir. Pourquoi l'idée d'être rejetée par Apollinaire la faisait-elle si souffrir ?

« Zéphyrine, tout va bien ? » demanda une voix derrière la porte. Elle ne pouvait pas mieux tomber : elle avait besoin de se changer les idées avant de découvrir des choses qu'elle avait peur de comprendre. Peur d'accepter.

« Oui, j'arrive ! » répondit-elle en se redressant de sa chaise, soignants quelques derniers détails à son apparence avant de se lever. Elle se hâta ensuite jusqu'à la porte de sa chambre, qu'elle ouvrit, sourire aux lèvres. « Me voilà ! »

Le tenancier répondit à son sourire par une mine soucieuse, tandis qu'il détaillait la jeune chanteuse.

« Tu as de plus en plus mauvaise mine, Zéphy. Tu es sûre de pouvoir chanter ce soir ? Ça ne fait rien tu sais. Tu devrais te reposer. » lui dit-il sincèrement.

Les mots de son patron résonnèrent douloureusement dans l'esprit de la française. C'était un rappel à l'ordre : elle n'avait pas le droit de penser au futur, ni de penser à un quelconque avenir. Libre ou pas, seule ou accompagnée, heureuse ou malheureuse ; la Mort n'en avait que faire : elle viendrait quand même cueillir son âme, qu'elle soit prête ou non. Qu'elle l'ait accepté ou non. Aucun Amour n'était assez fort pour vaincre la Mort.

« Ça va aller, ne vous inquiétez pas... » répondit-elle. « Je m'en sens capable. Et puis, c'est une grosse soirée pour vous aussi, il faut que tous vos atouts soient opérationnels ! » fit-elle en souriant, avant de lui adresser un clin d'œil. « Devrais-je me maquiller un peu plus ? » demanda t-elle tout de même, en référence à la mauvaise mine qu'il lui trouvait.

« T'es parfaite comme ça, ma p'tite Zéphy ! Allez, tout le monde t'attend. » lui répondit l'homme en riant franchement, avant de poser une main sur l'une des frêles épaules de la chanteuse.

Zéphyrine souriait. Tristement, mais elle souriait quand même : elle avait bien de la chance d'avoir trouvé un homme si bon et si compréhensif que lui. Il connaissait son terrible secret et ne l'avait pas rejetée pour autant ; et n'hésitait pas à la ménager lorsque cette dernière se sentait faible ou fatiguée. Il acceptait de la loger et de la nourrir au prix d'une animation chaque soir dans son auberge — qui, il fallait l'avouer, avait considérablement augmenté sa clientèle — et avait même payé le médecin pour elle une ou deux fois suite d'inquiétants malaises. Il lui parlait souvent de sa fille, qui avait le même âge qu'elle, et qu'il ne voyait malheureusement plus depuis une dizaine d'années ; lorsque son ex-femme l'avait quitté pour un autre homme.



La petite représentation qu'elle donna se déroula sans encombres. Elle ne fut prise d'aucun vertiges, d'aucune quinte de toux ; si bien que le temps lui parut presque trop court lorsque le patron lui annonça qu'elle avait fait sa part du travail ; et qu'elle pouvait désormais profiter du bar au même titre que n'importe quelle autre client venu s'y arrêter le soir de Noël.


Dans un habit plus simple, loin des froufrous et des couleurs qui attiraient l'œil ; Zéphyrine s'était donc mêlée à la foule, dont une partie chantait et riait au milieu des tables écartées. Cette joie apparente était néanmoins trompeuse, et chacun, au fond de lui, le savait : tous ceux qui étaient présents ce soir là l'étaient parce qu'ils n'avaient personne avec qui célébrer Noël. Des âmes esseulées, des cœurs brisés, des familles déchirées, des parents ou des amants endeuillés : il y avait de tout, et chacun avait pour lui sa triste histoire qui l'amenait à ce bar.

Parmi eux, un homme tout spécialement attira le regard de la jeune femme. Seul, à l'écart de tous les autres ; il n'avait même pas touché au verre qu'il fixait intensément devant lui, le regard vide. Outre l'apparente tristesse qu'il dégageait — qui attendrit aussitôt le cœur de la danseuse — ; c'est aussi et surtout sa jeunesse qui lui pinça le cœur : à première vue, et s'il n'était pas plus âge qu'il en donnait l'air ; il n'avait même pas encore fêté sa vingtième année. C'était un gamin, un enfant ; et Zéphyrine sentit son cœur se serrer à l'idée de ce qui avait pu l'amener ici. Était-il orphelin ? Avait-il était jeté à la porte ? Avait-il au moins un toit sous lequel dormir ? Allant à sa rencontre, elle se tint debout non loin de lui ; n'osant pas lui imposer sa compagnie si jamais il n'en voulait pas : elle l'avait déjà fait une fois, et son cœur souffrait aujourd'hui bien trop de l'absence de cet être là.

« Bonsoir monsieur, » le salua t-elle poliment. « Heureux Noël ! Je peux faire quelque chose pour vous ? »

Il y avait sûrement meilleure approche pour aborder quelqu'un qui avait l'air si malheureux ; mais la sienne avait au moins le mérite d'être sincère et spontanée.   
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Re: Le Dernier Noël ; {Wisely}
Mar 23 Fév - 0:31


Le dernier Noël




Wisely était d'une humeur bien maussade, en ce soir de noël. S'il avait cru pouvoir échapper aux sombres pensées qui hantaient son esprit en entrant dans cette petite auberge, où ses pas l'avaient mené un peu par hasard, alors il s'était bien trompé. Les chants et les rires résonnaient jusque dans la rue, mais sa silhouette solitaire détonnait tristement dans un décor si festif. Il était arrivé un petit quart d'heure plus tôt, et avait fini par s'asseoir à une table et commander un verre en attendant que le temps passe, faute d'avoir d'autres projets pour la soirée. Il finirait sans doute par rentrer au manoir, mais plus tard. Pour le moment, il ne pouvait pas encore se résoudre à quitter ce confortable cocon de solitude où il pouvait s'abandonner à ses amères pensées, qui ne le quittaient jamais complètement, sans avoir à afficher un sourire de façade. Un sourire forcé qui devrait sembler naturel, pour ne pas inquiéter davantage ceux qui lui étaient le plus cher en ce soir de fête, quand bien même tout allait si mal.

Quitter cette petite auberge pour le majestueux manoir Kamelot serait comme un retour à une sombre réalité. Le comédien qu'il était devrait endosser, encore une fois, le masque souriant qui s'éloignait chaque jour un peu plus de son véritable état d'esprit. Il plaisanterait, rirait, pour éloigner un peu la guerre. Pour que la tristesse, l'horreur et la mort ne s'invitent pas à leur table. Tous les Noés qui seraient présents ce soir avaient besoin de ce mensonge, de ce théâtre. Il le savait mieux que quiconque. Et justement parce qu'il savait, et parce qu'il connaissait les doutes, les peurs de chacun ; ce serait à lui de maintenir l'illusion. L'illusion que finalement, tout n'allait pas si mal. La guerre ne semblait pas vouloir se terminer, l'absence des morts, toujours plus nombreux, était un poids écrasant pour chacun d'entre eux, et même Adam, le Faiseur, celui à qui ils accordaient une confiance aveugle, perdait chaque jour un peu plus son esprit au profit d'une folie meurtrière et vengeresse, qu'il devenait impossible d'ignorer.
Mais ils n'étaient pas si malheureux, s'ils parvenaient encore à faire la fête. Et ce soir, il lui faudrait faire de son mieux pour le prouver, pour sauver tout ce qui pouvait encore l'être.

Contrairement à l'année précédente, aucun bal n'avait été organisé au manoir Kamelot. Enfin, rien d'étonnant : le souvenir de la scène sanglante qui avait clôturé le dernier était encore bien trop vif et douloureux pour tout le monde. Mais même sans cela, l'idée de passer noël seul dans cette auberge new-yorkaise lui semblait mille fois plus supportable que celle de le passer au manoir, en compagnie des fantômes des disparus de la guerre. Les pertes avaient été terribles, cette année encore, et l'absence de ceux qui à peine un an plus tôt étaient encore présents pour noël le lui rappelait en permanence.

Lui aussi avait bien changé, en un an. A l'époque, il ne se serait jamais laissé aller à une pareille nostalgie sous prétexte que l'on était le jour de noël. Il était devenu bien trop sentimental, et dans un même temps, plus humain. Il en avait fallu du temps, avant qu'il ne parvienne à reconnaître cette part d'humanité en lui. Cette part d'humanité qui avait toujours existé, qui avait toujours été là, mais qu'il n'aurait sans doute jamais soupçonné s'il avait été seul. Dans les faits, rien n'avait changé : il continuait d'obéir au doigt et à l’œil à chaque ordre d'Adam, comme il l'avait toujours fait -à l'exception près de cette seule et unique fois... mais il était encore trop douloureux pour lui de s'en souvenir- mais il ne le faisait plus aveuglément. La distinction pouvait sembler fine, mais c'était pour lui tout ce qui faisait la différence. Il n'était pas le premier à renouer avec une certaine forme d'humanité, mais de manière assez étrange, il ne le vivait pas comme  une fracture intérieure entre l'humain et le Noé. Peut-être parce que la Sagesse était de nature plus conciliante qu'hostile, il ressentait comme une cohabitation plus ou moins mouvementée cette lutte intérieure qui en déchirait d'autres jusqu'à les en faire douter de leur identité.

« Bonsoir monsieur, » perdu dans ses pensées, il avait à peine remarqué la présence de cette demoiselle qui venait le saluer, et lui fit relever la tête « Heureux Noël ! Je peux faire quelque chose pour vous ? »

Heureux noël. Une bien douce idée, qui pourtant lui était inaccessible ; et toute la bonne volonté de cette inconnue ne pourrait rien y changer. Qui était-elle, d'ailleurs ? Il aurait pu la prendre pour une cliente, s'il ne l'avait pas aperçue un peu plus tôt revenir dans la salle par une porte de service. De plus, quelque chose dans sa posture, sa coiffure et son maquillage soigneusement arrangés, lui soufflait qu'elle se situait plus du côté des artistes que de celui du simple personnel.

L'inquiétude qu'il lisait dans les grands yeux parme de cette jeune femme le mettait étrangement mal à l'aise. Il se sentait comme mis à nu par ce regard, pourtant dénué de toute trace de malveillance, mais dans lequel il voyait se refléter sa propre image. Il ne s'était pas rendu compte jusqu'alors de l'état lamentable dans lequel il se trouvait : son sourire, même si factice, parvenait généralement à le dissimuler, mais quand le masque tombait, comme ce soir, il n'était plus qu'un pauvre garçon au teint un peu blafard et aux yeux cernés, dont le regard vide ne trompait personne.

« Bonsoir, commença-t-il de manière un peu hésitante, Je vous remercie pour l'attention, mais… non, je crains que vous ne puissiez pas faire grand-chose pour moi. Il lui offrit un léger sourire, mais sincère ; quand bien même aucune étincelle ne venait éclairer son regard fatigué « Enfin, vous pouvez quand même vous asseoir, si le cœur vous en dit. Vous n'auriez sans doute aucun mal à trouver une compagnie plus plaisante que la mienne, mais je peux vous offrir un verre.. »

Lui qui croyait pouvoir passer un moment seul, le destin semblait en avoir décidé autrement. Il aurait pu pousser son interlocutrice à le laisser en paix et à aller s'intéresser à quelqu'un d'autre en quelques phrases bien choisies -ou même sans prononcer un mot- mais étrangement, sa présence ne le dérangeait pas. Il n'éprouvait aucune antipathie à l'égard de cette demoiselle, qui arrivait pourtant au pire moment imaginable. Était-ce à cause de ce regard profondément bienveillant, qui le fixait avec une sincère inquiétude ? Peut-être. Il n'aurait su le dire.

« Dites, c'était bien vous sur scène tout à l'heure, n'est-ce pas ? demanda-t-il, en partie pour ne pas laisser la conversation s'étaler davantage sur sa propre personne. Le spectacle était incroyable, félicitations. »

Pour être tout à fait honnête, il ne lui avait pas accordé une très grande attention, à ce spectacle ; mais il était tout de même assez certain de ce qu'il avançait, d'après les informations qu'il recueillait mentalement chez les autres clients.

Et puis c'était noël, autant essayer de parler de quelque chose de réjouissant.




Spoiler:
 
L'Incarnation de la Sagesse ♠

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Gagner la guerre Sainte, et revoir sa jolie bohème
Aime:
N'aime pas: avatar
Wisely KamelotL'Incarnation de la Sagesse ♠
"Qu'importe aux cœurs unis ce qui change autour d'eux ? "

♥️ ♥️

Merci Nina !

Wisely lit tes pensées en #9999cc

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RANG C


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