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 Gamins oubliés

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Gamins oubliés
Sam 19 Mar - 20:09


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L'Abri est d'humeur maussade.
Au-dessus de leur préau en taules, le ciel est gris ; un sobre ciel d'automne, libérant son crachin à intervalles irrégulières sur les rues de Paris. Le genre de bruine qui agace plus qu'elle ne mouille.
Derrière la grande palissade, les enfants sont blottis les uns contre les autres dans leurs draps et leurs oreillers volés. L'humidité rend le tissu froid et inconfortable, comme s'il se raidissait et s'alourdissait. Des pans de draps trempent dans des flaques de boue.
Sans un mot, Roger, l'un des plus grands de l'Abri, se lève et rallume la lampe de mineur accrochée au préau. Il craque une allumette une fois, puis deux, mais ce n'est qu'à la troisième tentative qu'il parvient enfin à illuminer l'impasse.

Il regarde autour de lui, et compte les gamins à moitié endormis – bien que l'on soit seulement en fin d'après-midi.
Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une vingtaine. Les départs et les disparitions mystérieuses de membres de leur petite famille se sont fait plus fréquents, et ont eu pour conséquence une attitude beaucoup plus sédentaire. Leur communauté ne sort plus de l'Abri, ou presque. Seuls Jules, Roger et quelques autres s'aventurent encore dans les rues, que ce soit pour cambrioler, faire les poches des passants ou des petits boulots sans importance, comme livrer le lait ou distribuer des journaux.

Roger remet la lampe en place, et fourre ses mains dans ses poches : il n'a pas envie de retourner s'assoupir lentement avec les autres, il voudrait bouger, travailler, chourer quelque chose... Bref, faire un truc.
Il jette un regard en coin à Jules, allongé sur un énorme oreiller mauve et sale en compagnie d'Hélène, qui suce son pouce en gémissant dans son sommeil. Il ne peut pas s'empêcher de sourire et de relever le menton. « Quand Jules dort, c'est moi le chef. », pense-t-il. Il hésite à réveiller deux ou trois bons camarades pour organiser une rapide virée quelque part. Où ? Il ne sait pas. Il a envie de sortir.
Il sait bien que, si le Petit Chef l'apprenait, il se ferait sonner les cloches, mais le voir endormi lui retire l'appréhension d'une engueulade, comme si le fait que ses yeux soient fermés lui retire toute autorité.

Roger, comme beaucoup, ne s'est que rarement demandé comment Jules pouvait avoir une telle âme de chef à seulement 11 ans. Il a l'impression de le connaître depuis si longtemps que la question lui paraît un peu absurde ; pour lui, ce serait comme se demander pourquoi son père est plus vieux que soi. Après ces quelques mois passés avec Jules, l'aspect étrange de cette maturité exceptionnelle s'est peu à peu échappée de sa vision des choses ; être dirigé par un plus jeune est devenu normal ; appeler un enfant de 4 ans son cadet son « Grand Frère » est devenu normal.
Il pourrait se mettre à voler et à vouloir qu'on le nomme « Peter Pan » que ça ne le choquerait presque pas, Roger.

Mais malgré tout, ce soir, il a envie de lui désobéir.
Il lève la tête : le ciel commence à s'assombrir. « Alexandre et Antoine seront sûrement partants pour se balader. », songe-t-il, excité à l'idée de cette sortie sans permission.
Mais un bruit, un étrange son de roulement, s'ajoute à la mélodie de la pluie qui s'intensifie. Un son continu, constitué de dizaines et de dizaines de petits coups de talon sur le pavé. Un groupe approche de leur abri.
Par réflexe, Roger attrape sa barre de fer fétiche, longue comme son bras, la serre jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches, et s'approche de la porte de la palissade à grands pas. Il n'est pas rare que des vagabonds adultes lorgnent sur le confort relatif de leur refuge ; c'est pour cela qu'il arbore une grimace désagréable lorsqu'il pousse la porte, qui s'ouvre avec un grincement bruyant à cause de ses gonds usés.

Vivement, la tête de l'adolescent sort de l'encadrement, et dévisage les nouveaux arrivants, prêt à se battre. Ses sourcils se froncent encore d'un cran : devant lui, une bonne poignée de gamins crasseux et miséreux, plutôt jeunes pour la plupart, sursautent devant son apparition ; l'une des rares qui ne sursaute pas est une fille un peu plus jeune que lui, mais bien plus âgée que la moyenne de son petit clan. Roger leur crache, presque par instinct :  
    
  
▬ Hé, c'est notre territoire. Allez farfouiller ailleurs, ou je vous fait goûter de la ferraille.

Si il avait été en face d'un seul enfant des rues, il l'aurait accueilli à bras ouverts, mais les associations de gamins ont tendance à le placer sur la défensive. On ne peut pas connaître les intentions d'un groupe entier de personnes, et gérer les mauvaises ambitions d'un seul individu est bien plus facile à gérer. Et puis, de toutes façons, ils n'ont pas assez de place et de nourriture pour eux.
   
 
▬ Je répète pas. Dégagez.

Pour marquer sa menace, il tape mollement le bois de leur forteresse, à la fois pour les impressionner, mais aussi pour appeler Jules ; il a l'intuition que virer ces intrus ne va pas se faire si facilement.
Derrière lui, l'Akuma émerge de sa sieste.

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Re: Gamins oubliés
Dim 8 Mai - 22:50
Il pleut, encore et encore. Tu lèves les yeux vers le ciel qui ne semble pas décidé à se calmer. Ce n'est pas un orage ou une averse. Mais forte ou pas, la pluie s'immisce dans vos vêtements et vos chaussures et vient vous tremper jusqu'aux os. Tu ne sais comment réagir. C'est la première fois qu'il pleut aussi longuement depuis que tu es arrivée sur Paris. Et ta petite troupe s'étant agrandie, vous serrez sous les toits n'est plus suffisant.
Il faut que tu trouves quelque part où mettre tes garçons perdus. Quelque part où il seront protégés. Pourquoi pas quelque part où vous pourrez trouver refuge pour de bon. Mais tu doutes qu'un tel endroit existe. Il n'y a pas de ferme abandonnée dans la Capitale. Pas de forêt où construire une cabane, ni de grotte où faire un feu. Tout n'est que pavés et murs de pierres.

La petite Marie vient tirer ta manche et se blottit contre toi. Tu peux la sentir frissonner, et essaies vainement de la réchauffer. Tu es un chef de pacotille si le moindre intempérie te faire perdre tous tes protégés. Et l'hiver n'est pas encore là.
Tu te décides enfin à prendre une décision et demandes le silence. Tu peux sentir les regards intrigués de quelques passants devant votre petit groupe. Mais tu ne leur prêtes pas attention. Pas pour l'instant.

« On va bouger et trouver queq'part où s'mettre. Rangez vos affaires. Faut être rapide et efficace, s'clair ? On est pô beaucoup, ça devrait êt'plus facile. Mais ça veut pô dire qu'va trouver, hein.
Léon et Marie, vous restez 'vec mi. Eugène, tu fermeras el marche. Joe, Audrey et Simmon, vous serez au milieu. Et Joe, tiens el main d'ta sœur. J'pô envie qu'on l'perde comme el dernière fois. Allez hop hop hop ».

Tu les regardes s'activer et ranger les quelques affaires qu'ils ont, puis en fais de même. Lorsque tout le monde est prêt, vous vous mettez en marche. Tu tiens la main de Marie – à qui tu as donné ta veste – et surveilles Léon du coin de l’œil. Tu sais qu'il n'a pas ses mains dans ses poches, et ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut faire des bêtises. Tu n'es pas en forme pour gérer une bagarre, quel qu’elle soit.

Vous avancez en faisant attention à ne pas glisser sur les pavés. Joe chute, ce qui fait rire le groupe et esquisse un sourire sur ton visage. Mais aussi vite vous vous remettez en route. Tu sais où vous pouvez trouver un abris. Enfin, tu crois savoir. Tu as entendu parler de vieux bâtiments abandonnés, à l'autre bout de la ville. Vous pourrez peut être trouver suffisamment de place pour vous installer. Même si ce n'est que provisoire.
Tu as aussi entendu parler d'une bande de gamins qui traînerait pas là bas. Tu ne sais pas si ces dires sont vrais ou non. Des gamins des rues, il y en a plein ici, alors ça ne t'étonnerait pas. Pas plus que ça ne t'effraie.
Non, ce qui te fait peur dans cette escapade, c'est de tomber sur des adultes. Si certains sont sympas, ils ne sont clairement pas une majorité. Et imaginer ne serait-ce que la moitié de ce dont ils sont capable te fait froid dans le dos.

Marie te demande ce qui ne va pas et tu lui adresses un sourire que tu veux chaleureux. Ce qui n'est pas le cas. Mais il est suffisamment doux pour rassurer la gamine. C'est là ton rôle de Chef, non ? Tu es à la fois un guide et un parent pour eux.
Tu esquisses une grimace en pensant le mot parent. Non, tu vaux bien mieux que ça. Tu veux être plus qu'une vulgaire mère de substitution pour ces enfants qui ont oublié ce qu'était une famille. Tu es Peter Pan, non pas Wendy.

Après cette marche trop longue pour vos maigres forces, vous voilà arrivés dans l'endroit tant espéré. Il n'a rien d'un palais, et c'est parfait. Tu ne lui demandais pas autant. Mais il semblerait que tout ne puisse pas se passer comme prévu.
Avant que tu n’aie le temps de dire quoi que ce soit, un garçon à peine plus âgé que toi sors violemment du bâtiment et vous menace. Tu restes silencieuse, cherchant tes mots. Tu n'es pas en état pour mener un combat, et encore moins face à un gamin armé. Lorsqu'il tape un coup, tu t'avances de quelques centimètres à peine, afin de protéger ton groupe.
Léon réagit immédiatement et marche vers l'inconnu comme pour en découdre. Mais tu ne lui laisses pas le temps d'en faire plus et le rattrapes par le col avant de le tirer en arrière en fronçant les sourcils. Il n'est clairement pas de taille.

« On savo pô qu'c'éto occupé. On voulo pas déranger. On cherche juste un abris pour el pluie et puis on partira dès qu'ce s'ra bon. »

Tu essaies de montrer un visage amical, mais c'est bien compliqué pour toi. Et à quoi bon te faire sympathique face à quelqu'un d'aussi agressif.

D'ailleurs, tu n'as pas l'impression que c'est au chef que tu t'adresses. C'est comme une sorte d'intuition, sans que tu puisses l'expliquer. Peut être parce qu'il jette des coups d’œil derrière lui. Peut être parce que quelqu'un avec un tel caractère ne pourrait pas protéger un groupe efficacement à tes yeux. Peu importe. Il n'empêche que ce sentiment t'envahit. En tant normal tu t'en moquerais. Lui ou un autre, quelle importance ?
Mais cette fois ci, tu te dis qu'il y a peut être une chance si tu parles au vrai chef. Peut être que lui acceptera de vous laisser entrer.

« J'peux voir ça 'vec ton chef au moins ? Sans vouloir t'offenser hein. »



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Re: Gamins oubliés
Mar 9 Aoû - 19:35


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▬ On savo pô qu'c'éto occupé. On voulo pas déranger. On cherche juste un abris pour el pluie et puis on partira dès qu'ce s'ra bon.

D'une manière surprenante, l'adolescent parvient à froncer les sourcils davantage, intrigué et pris au dépourvu par l'accent de la gamine. Il ne parvient à déchiffrer ce qu'il perçoit comme un baragouinage qu'à sa deuxième phrase, qui – incroyable ! – le place encore plus sur la défensive, et déforme son front une énième fois. Une réplique se forme dans sa gorge et dans ses poings, mais elle ne le laisse pas exprimer sa douce délicatesse de chien de garde :


▬ J'peux voir ça 'vec ton chef au moins ? Sans vouloir t'offenser hein.

Offensé, bien sûr qu'il l'est. Il n'a pas une tronche de chef, c'est ça ?
Mais il n'a pas le temps d'assimiler pleinement cette déclaration de guerre. Une main froide, bien plus petite que sa solide paume de racaille, se pose doucement sur sa hanche, et le ramène en arrière.
Avant que le nouvel arrivant ne remplace Roger dans l’entrebâillement de la porte, les deux ont le temps de se souffler quelques mots :


▬ J... Hé, j'allais m'en occuper, si tu v...



▬ Non.

Et le chef apparaît enfin.
Ses vêtements de riche, sales comme des vêtements de pauvre, contrastent avec son visage lisse et blanc, lavé à l'eau de pluie fraîchement tombée. Son regard glisse sur chaque enfant, sur chacune de leurs mains – qui pourraient tenir des armes, et sur chacune de leurs poches – dont la forme de certaines pourraient révéler la présence d'une bourse pleine de pièces. La murène, sortie de son antre, jauge ses potentielles proies, mais leur nombre la rebute.
L’œil froid et neutre de l'Akuma, nullement impressionné par le groupe, se pose naturellement sur le centre de ce tableau : Maxence. Au vu de sa taille et de son air, il n'a aucun mal à conclure qu'elle dirige la troupe.
En premier lieu, il ne dit rien. Il la laisse plonger dans ses iris sombres, et en retour, il scrute l'ombre d'une potentielle mauvaise intention dans ses pupilles. Après cet échange d'information tacite, il met un pied dehors.
Et ferme la porte de l'Abri derrière lui.


▬ Juste un toit pour la pluie, donc ?

Il se frotte le cou, et évite maintenant le regard de Maxence. Il mime une légère gêne, plutôt convaincante, et ajoute même un petit tic de mouvement de jambe pour ajouter au réalisme.


▬ Vous êtes nombreux, et nous le sommes aussi. J'ai peur qu'il n'y ait pas trop de place. Vous avez regardé aux alentours, s'il n'y avait pas un autre abri ?

Jules sait parfaitement qu'il n'y en a pas. Les autres maisons abandonnées sont soit fermées à triple tour et dotées de solides portes en fer, soit habitées – légalement ou illégalement – par des clochards.
Mais accepter trop facilement serait trop suspect.
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Re: Gamins oubliés
Ven 26 Aoû - 2:36
Tu restes immobile, silencieuse, et attends. Tu te demandes comment il va réagir. Et en vérité, ce n'est pas lui qui bouge, mais quelque chose derrière lui. Tu ne vois pas la main qui l’entraîne en arrière et te demandes ce qu'il se passe. Tu avances d'un pas, intriguée. Tu as comme un mauvais pressentiment et regardes tes Garçons Perdus. Ce n'était pas une bonne idée de venir jusqu'ici. Tu les as mis en danger, on dirait. Tu jures en pensée et attends que quelque chose se passe.

Et enfin, un autre garçon passe la tête par la porte du bâtiment. Tu devines tout de suite que c'est lui, le Chef. Il a quelque chose de plus que n'avait pas l'autre gamin. Comme une sorte de prestance. Tu le détailles de la tête aux pieds – ou du moins ce que tu peux voir de lui – cherchant un quelconque danger. Tu remarques qu'il en fait de même avec vous et un sourire amusé se dessine sur ton visage, pendant quelques secondes. Il est plus prudent que ton second, plus posé. Et plus dangereux aussi. Tu n'arrives pas à comprendre son expression, à deviner ce qu'il peut bien penser. Tu n'as jamais été douée pour comprendre les gens, mais c'est pire avec le gamin qui te fait face. Pour peu, tu aurais l'impression de te trouver face à une machine. Tu croises les bras et soutiens son regard. Tu ne sais pas où ça peut mener, mais tu ne veux pas lui donner l'impression d'être faible. Si tu cèdes, vous êtes perdus, tu le sais.

Enfin, il sort du bâtiment, et tu décroises les bras. Tu n'es pas à l'aise et te demandes si tu ne ferais pas mieux de rebrousser chemin. Mais tes compagnons ont besoin de cet abris. Et si tu l'avais oublié, la pluie qui continue de tomber est là pour vous le rappeler. Et puis, tu sais qu'ils ont placé tous leurs espoirs en toi. Tu ne peux pas faire demi tour. Pas tout de suite, du moins.

« Juste un toit pour la pluie, donc ? »

Tu hoches la tête, sans prononcer un mot. Le gamin est différent de celui qu'il était il y a une poignée de secondes, et ce changement de comportement te met mal à l'aise. On dirait maintenant qu'il ne se sent pas bien, qu'il cherche à se justifier. Tu ne sais pas trop, mais n'aimes pas. Et pourtant, tu y crois. L'akuma joue à l'humain, et tu tombes dans le panneau.

« Vous êtes nombreux, et nous le sommes aussi. J'ai peur qu'il n'y ait pas trop de place. Vous avez regardé aux alentours, s'il n'y avait pas un autre abri ? »

Tu fixes le sol. Tu t'attendais à ce que votre nombre pose problème. Mais tu es prête à faire des concessions. Comme d'habitude. Alors tu relèves les yeux vers l'enfant et essaies de prendre un ton assuré, sans qu'il soit agressif pour autant. Il ne faudrait pas le braquer, pas maintenant qu'il s'est montré. Ce serait perdu.

« J'comprends, s'bin normal. On veut pas s'imposer, mais on n'a pô trop l'choix. N'est pô allés voir les alentours encore. J'connais pô trop l'quartier, j'avoue. »

Tu hausses les épaules et prends un air désolée. Peut être qu'il y a des bâtiments alentour qui sont vides. Tu pourrais lui demander, savoir s'il sait quelque chose. Tu ne veux vraiment pas t'imposer, tu es sincère en disant cela. Tu ne sais pas combien ils sont, et le crois lorsqu'il dit qu'il n'y a pas trop de place.

« S'tu connais un autre bâtiment, j'chui ok. Mais faudrait pô qu'y ait des adultes dedans. J'veux pô les mettre en danger, t'comprends.
Et s'y a pô, on peut s'débrouiller. J'pourrais t'confier juste les p'tiots. J'peux pô les laisser dehors par s'temps là. Et s'rait pas long. Juste el temps d'trouver un abris. »

Tu décides de jouer carte sur table, peu importe les conséquences.


HRP:
 

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Re: Gamins oubliés
Dim 18 Sep - 20:02


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Elle baisse les yeux, visiblement bien embêtée par la mauvaise nouvelle. Jules ne sent pas en elle l'insistance des mendiants, et il se met à redouter qu'elle fasse demi-tour. Son pied amorce le début d'un mouvement, mais il se ravise ; se rapprocher trop rapidement semblerait suspect, il vaut mieux paraître embêté par la situation aussi.
En se grattant le bas de la joue, par exemple.
 

▬ On savo pô qu'c'éto occupé. On voulo pas déranger. On cherche juste un abris pour el pluie et puis on partira dès qu'ce s'ra bon.

Le Démon tend l'oreille. La discussion commence à lentement réveiller sa Couvée restée derrière la palissade. Des bruits de draps trempés qui glissent dans des flaques, des bâillements, des bavardages, déjà quelques rires... Roger leur explique la situation, et quelques secondes après, plusieurs têtes plus ou moins blondes se hissent sur la barrière de planches pour observer les nouveaux arrivants, leurs yeux dépassant péniblement l'obstacle, comme du bétail qui chercherait à voir au-delà d'un épais champ de blé.


▬ S'tu connais un autre bâtiment, j'chui ok. Mais faudrait pô qu'y ait des adultes dedans. J'veux pô les mettre en danger, t'comprends.
Et s'y a pô, on peut s'débrouiller. J'pourrais t'confier juste les p'tiots. J'peux pô les laisser dehors par s'temps là. Et s'rait pas long. Juste el temps d'trouver un abris.

Il fait mine de réfléchir, regarde dans le vague. Il n'y en a pas, il a tellement de fois fait le tour de son territoire qu'il en est maintenant sûr ; tout est occupé, détruit, fragile, peu pratique ou tout simplement inatteignable. Seul ce cul de sac et ces quelques préaux de tôles et de poutres tient la route dans tout le quartier.
L'Akuma risque un œil sur le groupe de Maxence, avec une faible lueur de gourmandise, dissimulée par un masque d'hésitation.


▬ Je comprends, je comprends...

Il se frotte le front, et une grimace de réflexion tord son visage. Puis, comme s'il venait de prendre une décision importante, il baisse le bras, ouvre grand les yeux, et s'adresse à Peter Pan avec un léger sourire.


▬ Je sais ce qu'on va faire.

Il serre le poing et tape contre la palissade en appelant Roger ; pas besoin d'être discret, tout le monde est réveillé, de toute manière.
Le coup fait trembler la barrière et déséquilibre quelques enfants rieurs, habitués à ces démonstrations de force brusques et inutiles. L'appelé apparaît à la porte la seconde d'après, sa barre de métal toujours présente en guise de prolongement de bras.
Jules se retourne vers Maxence. Pas besoin de demander l'avis de Roger ; il est d'accord par défaut.


▬ Si tu veux bien, Roger restera avec ton groupe pendant qu'on va tous les deux chercher un coin plus spacieux pour vous tous. Ils seront serrés, à l'intérieur, mais ce ne sera que provisoire.

Sans le regarder, il lance, plus bas, à Roger, sur un ton mêlant bienveillance et autorité :


▬ Il doit rester 3 miches de pain dans le petit coffre.

Roger comprendra bien évidemment le sous-entendu.
Cette fois, l'Akuma se décide à avancer d'un pas, avec la mine d'un enfant prêt à aider, alors que le monstre en lui lorgne Maxence d'un œil mauvais, l’œil concentré du chasseur qui attend que sa proie tombe dans son piège.


▬ Ou bien ils viennent chercher avec nous. C'est toi qui décide.

Elle qui décide, mais lui qui contrôle.
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Re: Gamins oubliés
Ven 4 Nov - 22:33
Tu restes silencieuse pendant qu’il réfléchit. C’est à lui qu’appartient la décision finale et tu ne peux aller à l’encontre de cette dernière. Après tout, l’abris lui appartient. Et tu n’as ni la force ni l’envie de te battre pour le récupérer. Tu espères simplement qu’il dira oui, au moins pour garder les plus petits. Ce sont eux les plus faibles.

« Je comprends, je comprends... »


Tu relèves ton regard vers lui et restes attentive à ce qu’il va vous dire. C’est maintenant que tout se joue. Son sourire est engageant, mais tu as appris à ne pas faire confiance aux simples visages des gens. Ce sont les mots qui sont importants. Le souffle lent, le cœur battant à mille à l’heure, le temps semble s’arrêter. Pourtant, il n’y a pas tant d’enjeux. Ce n’est qu’un abri.

« Je sais ce qu'on va faire. »


Intriguée, tu fronces les sourcils et attends qu’il daigne bien t’expliquer. Tu n’es pas rassurée par la venue de l’autre énergumène et recules d’un petit pas, inconsciemment, pour protéger ta troupe. Que veut-il ? Est-il un danger ? Les petites têtes blondes que tu as pu apercevoir n’ont pourtant pas des allures de soldats. Alors que mijote t’il ? Tu te fais méfiante et attends, incapable de faire quoi que ce soit d’autre.

Si tu veux bien, Roger restera avec ton groupe pendant qu'on va tous les deux chercher un coin plus spacieux pour vous tous. Ils seront serrés, à l'intérieur, mais ce ne sera que provisoire.

Tu soupires mais ne te détend pas pour autant. Tu n’aimes pas Roger et n’as pas confiance en lui. Il semble avoir le sang chaud et un besoin insupportable de prouver qu’il est le plus fort. C’est un danger pour tes Garçons Perdus. Sauf que tu n’as pas le choix. C’est toi qui as demandé à ce qu’ils soient pris en charge.

Déjà, les plus petits se rapprochent de toi. Tu comprends leur peur, mais il faut qu’ils te lâchent pourtant. D’un mouvement lent, tu t’agenouilles face à eux et leur explique tout doucement la situation, pendant que le Chef de l’autre groupe s’adresse à son second.

« Z'allez rester lô, d’accord ? C’est juste el temps d'trouver un aut' abri et j’reviens vous chercher. Eugène et Joe, z’êtes responsables des p’tiots. Faites attention à eux. Et faites attention à vous. »


Tu te redresses en souplesse et plantes ton regard froid dans celui intriguant de ton interlocuteur. Tu n’aimes pas la façon qu’il a de te regarder, te sentant mise à nue d’un coup. Dieu seul sait ce qu’il se trame dans son esprit à cet instant précis.

« Merci beaucoup. On va pouvoir y aller du coup. »


Tu jettes un dernier regard à celui à la barre de fer, lui faisant comprendre qu’il aura à faire à toi s’il arrive quoi que ce soit aux gamins, puis les pousse doucement vers lui. Puis tu te mets en route, te doutant que le Chef adverse te suit.

« J’m’appelle Maxence, au fait. »
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Re: Gamins oubliés
Sam 5 Nov - 17:06


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▬ Merci beaucoup. On va pouvoir y aller du coup.

À la bonne heure.
Jules sourit, fait rougir ses pommettes un peu sales. Un grattement de l'index sur la nuque pour exprimer une petite gêne, et elle n'y verra que du feu. Il ne prend pas vraiment garde à son regard ; il est habitué à se faire fixer ainsi, la rue est un lieu où la méfiance est obligatoire pour survivre, il ne peut pas la blâmer pour ça.
Avec un amusement presque franc, il l'observe toiser Roger, lui et son arme, avec l'agressivité d'une vraie petite mère. Une dernière menace, pour assurer la protection de sa portée. Attendrissant.

Elle se retourne, commence à marcher sans trop savoir où elle va. Jules quitte sa palissade, lui emboîte le pas. Ses Moutons le regardent s'en aller avec une certaine candeur, comme quand on regarde un bateau partir au loin.
La pluie lui glace les mains, mais il ne les met pas dans ses poches ; elle pourrait croire qu'il se prépare à sortir un canif pour l'égorger dans un caniveau.


▬ J’m’appelle Maxence, au fait.

Son attention quitte les pavés pour remonter vers Maxence.
« Joli nom. », songe-t-il doucement. Il accélère pour marcher à ses côtés, comme un cadet plus rassuré d'être à côté de son aînée pour aller à l'école.


▬ Moi, c'est Jules. Jules Wallenberg. Avec un W et deux L.

Un ange passe. À croire qu'à part leurs prénoms, ils n'ont pas grand-chose à se dire.
L'Akuma laisse Peter Pan marcher où il veut, amorçant parfois un mouvement vers une avenue avec un petit « Par là, peut-être » ou un « Essayons par là ? ». Il se tient droit, la démarche presque militaire, fait claquer ses talons dans les flaques, ignorant le contact désagréable de l'eau. Aucun des deux ne guide, aucun ne dirige vraiment ; ils s'influencent mutuellement dans leur recherche, l'un supposant des chemins et l'autre les acceptant sans vraiment y réfléchir, pressé de trouver un toit, ou de s'éloigner suffisamment de l'Abri pour commencer le repas. Après leur quatrième ruelle visitée, Jules décide d'engager la conversation.


▬ Alors, comme ça, vous êtes du genre nomade ? Les grands chemins, les rencontres, l'aventure, tout ça ?

Il balance ses bras, prend une attitude plus décontractée, essaie de détendre l'atmosphère ; il ne faut pas stresser la viande.
Une idée lui traverse l'esprit ; une idée qui pourrait potentiellement être plus intéressante qu'un dîner.


▬ Tu n'as jamais envisagé de te poser quelque part ? Une vieille grange en campagne, un taudis près d'un marché ?

Il parle bien, le Jules, à se demander parfois comment il peut avoir 11 ans.
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Re: Gamins oubliés
Dim 13 Nov - 23:28
Il se présente à son tour et le silence s’installe entre vous. Vous n’avez rien à vous dire, n’étant que des inconnus. Et puis, le moins il en sait de toi, le mieux ce sera. Ça a toujours été comme ça et ça le sera toujours. Personne n’a encore réussi à en savoir plus sur toi que ton prénom. Et tu espères que ça ne changera pas de si tôt. Car à partir du moment où on en sait suffisamment, alors tu es en danger. L’évocation de ton Père – par exemple – peut te faire plonger dans la plus longue des crises d’angoisse. L’information est une arme et tu n’as pas pour habitude de donner le bâton pour te faire frapper.

D’un pas distrait, tu continues d’avancer, sans réellement savoir où te rends. Tu jettes des coups d’œil autour de vous, cherchant un endroit qui paraîtrait habitable. Mais il n’y a rien pour l’instant. Tu ne perds pas espoir pour autant, tu sais que tu finiras par trouver. Tu n’as malheureusement pas le choix. Tes Garçons Perdus comptent sur toi, que tu le veuilles ou non.

De temps en temps, tu portes ton regard sur l’enfant qui t’accompagne, incapable de discerner quoi que ce soit qui puisse t’aider à mieux le comprendre, à pouvoir anticiper ses mouvements. Ce serait merveilleux pourtant. Tu pourrais peut être prendre le dessus et t’assurer d’être hors de danger. Sauf que ce n’est pas le cas, alors que ne dois pas baisser ta garde.

Jules t’indique de temps en temps des directions à prendre et tu le remercies à chaque fois qu’un hochement de tête. Pas un mot n’est prononcé, ce n’est plus dans ton habitude depuis longtemps. La petite Maxence bavarde est restée à Armentières.

Tu es perdue dans tes pensées lorsque ton compagnon s’adresse à toi. Un peu effrayée, tu tournes la tête en sa direction. Tu réalises alors que tu t’es bien plus avancée que tu ne pensais et te demandes si ce n’est pas dangereux. Non, tu ne crains rien Maxence. Garde ton calme, tout va bien se passer.

« Alors, comme ça, vous êtes du genre nomade ? Les grands chemins, les rencontres, l'aventure, tout ça ? »

Tu ne réponds pas tout de suite, ne sachant pas si tu peux te le permettre ou non. Car ça serait donner une information à votre sujet. En même temps, ce n’est pas non plus comme s’il ne pouvait pas le deviner tout seul. Alors tu hésites.

« Tu n'as jamais envisagé de te poser quelque part ? Une vieille grange en campagne, un taudis près d'un marché ? »

Oh que si, vous y avez déjà pensé des dizaines de fois. Mais tu ne peux pas. Tu ne veux pas. Si tu restes immobile, alors ton Père te retrouvera, tu en es certaine. C’est ridicule, mais tu n’arrives pas à te défaire de cette peur. Elle hante chacune de tes nuits, chacun de tes moments de solitude. Et tu n’es pas la seule. Quelques uns des gamins qui t’accompagnent ont tout autant intérêt que toi à ce que vous bougiez.

« On est nomades, yep. Mais on va s'trouver que'que part pour passer l’hiver. On survivra pô si on est à l'rue. »

C’est sûr et certain. Si vous restez dehors pour affronter la froide saison, les plus petits y passeront à coup sûr. Et ce n’est pas impossible que les grands y restent aussi. Alors il faudra faire un effort, il faudra trouver. Et puis, il faudra aussi que tu redoubles d’effort pour ramener de quoi manger le soir et de quoi chauffer les pièces. C’est ton premier hiver loin de chez toi et tu ne sais comment affronter cette situation. Mais vous y arriverez, vous n’avez pas d’autres choix.

« Mais on va pô rester dans l’coin, hein. C’est juste pour s'quelques jours lô, l'temps qu'el pluie s’arrête. Faut pas t’faire de mourron pour ça. »

Tu comprends que ça puisse l’embêter que vous restiez dans le coin. Que tu veuilles le reconnaître ou non, vous représentez une menace pour ses gamins et lui, ainsi que l’équilibre qu’il a réussi à mettre en place. Si tu étais à sa place, tu n’apprécierais pas non plus.

« Et vous ? Z’êtes toujours restés dans l’coin ? Ou vous bougez parfois ? »

Au fond, tu t’en moques bien. Mais c’est plus fort que toi, tu lui renvoies la politesse. Tu ne baisses pas ta garde pour autant. Tu remplis juste le silence entre vous.
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Re: Gamins oubliés
Ven 6 Jan - 19:16


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▬ - On est nomades, yep. Mais on va s'trouver que'que part pour passer l’hiver. On survivra pô si on est à l'rue.

À l'intérieur de sa carapace, le bec de Jules salive un peu ; l'idée d'une réserve hivernale, accessible à tout moment, lui donnerait presque faim. La seule contrainte d'une telle opportunité résiderait dans le fait qu'il faille tout consommer très rapidement, une fois commencé. Il y a peu de chances que Maxence considère des disparitions soudaines comme normales et reste dans son abri.
Si son estomac de la taille d'une vache normande n'était pas étriqué dans l'abdomen d'un humain de 11 ans, il aurait sans doute grondé.


▬ - Mais on va pô rester dans l’coin, hein. C’est juste pour s'quelques jours lô, l'temps qu'el pluie s’arrête. Faut pas t’faire de mourron pour ça.

L'akuma hoche la tête, comme si la question l'avait vraiment préoccupé. L'idée du garde-manger est compromise : à moins qu'elle s'installe dans le quartier d'à côté, il ne va pas faire plusieurs kilomètres juste pour casser la graine. Mais l'envie de posséder, de profiter du contenu d'un deuxième troupeau, essaie de l'inciter à ne pas renoncer à ces proies. Comment pourrait-il faire ? Les pister pour repérer leur future planque, jeûner volontairement, et se faire un énorme gueuleton ?
À considérer. De toutes manières, les rues de Paris, entre les mendiants, les passants, les policiers et les abandonnés, ne manquent pas de potentielles victimes. Si l'affaire s'avère compliqué ou risquée, il pourra très bien laisser Peter Pan glisser à travers les mailles de son filet.


▬ - Et vous ? Z’êtes toujours restés dans l’coin ? Ou vous bougez parfois ?

Dans l'ombre des ruelles, des rats fuient les deux compères ; certains, en reconnaissant Jules, le suivent discrètement, pensant pouvoir profiter d'un repas qui ne sera pas terminé. Dommage pour eux, le démon ne mangera pas ce soir.
Il se gratte le nez.


▬ Mmmh... Ouais. Ouais, on est là depuis toujours. Depuis qu'on a décidé de se regrouper.

Il désigne les rues, l'eau sale qui coule sur le caniveau, et sourit un peu. Dans son œil brille l'espièglerie de l'enfant qui raconte une anecdote croustillante.


▬ Ce coin a plutôt mauvaise réputation. Très mauvaise, en fait.

Il ricane.


▬ Ça raconte un peu partout que, une fois, une brigarde entière de cavalerie s'est pointée ici, personne savait pourquoi, et elle a complètement disparu.

Et c'est vrai.


▬ Il paraît aussi qu'on n'a retrouvé que les fers de leurs chevaux.

Et c'est vrai aussi. Il faut dire que des fers, c'est pénible à mastiquer.


▬ Du coup, à part ceux qui n'ont vraiment nulle part où aller, presque personne ne traîne ici, et c'est tant mieux pour nous.

Le démon la regarde. Il ne sait pas si elle a peur, elle ne semble pas, mais il ne peut s'empêcher de la titiller. Ce n'est pas tous les jours qu'il raconte ses exploits lui-même, il laisse souvent le peuple s'en charger.


▬ Mais ne t'inquiète pas, cette histoire de brigade, c'est pas vrai, eh. Si y avait un monstre ou une bêtise de ce genre qui rodait dans le quartier, je l'aurais vu.
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Re: Gamins oubliés
Dim 15 Jan - 3:25
Jules ne répond pas immédiatement et tu ne t’en formalises pas. Après tout, tu as fait exactement la même chose quelques minutes plus tôt, alors à quoi bon trouver cela suspect ou dangereux. S’il faut que tu sois sur tes gardes, céder à la paranoïa est tout autant risqué. Et puis, petit à petit, il faut croire que l’Enfant Chef arrive à t’amadouer. Il n’a fait aucun geste brusque, ne s’est pas révélé être une menace pour toi. Pour autant, tu n’oublies pas qu’il a toujours ta bande entre ses mains et cela ne le rend pas bien sympathique à tes yeux.

Des rats commencent à vous suivre et si tu trouves cela étrange les premières minutes, tu oublies bien vite pour te concentrer pleinement sur le chemin et le Garçon. Ce ne sont que des animaux stupides, à quoi bon chercher un sens à leurs actions. Pauvre Petite Maxence, si loin de la vérité.
« Mmmh... Ouais. Ouais, on est là depuis toujours. Depuis qu'on a décidé de se regrouper. »
Tu hoches la tête mais ne dis rien. C’est une information comme une autre et elle ne te surprend pas tant que ça en vérité. Avec un tel abris, pourquoi chercher à bouger ? c’est une chance qu’ils l’aient trouvé du premier coup et tu ne peux t’empêcher de le jalouser un peu. Il faut croire que même les mendiants entre eux sont inégaux.
« Ce coin a plutôt mauvaise réputation. Très mauvaise, en fait.
Ah bon ? »
Ta mâchoire se crispe et tes muscles se tendent. Qu’entend-il par là ? et pourquoi ne t’en parle t’il que maintenant ? Serais-tu tomber dans un piège, malgré la prudence dont tu as fait preuve. Ce ne serait pas étonnant. Pourtant, tu as fait de ton mieux. Et à part Jules, tu ne vois personne ici.
« Ça raconte un peu partout que, une fois, une brigade entière de cavalerie s'est pointée ici, personne savait pourquoi, et elle a complètement disparu. »
Un frisson remonte le long de ton dos et tu sers les poings. Si tu es plutôt terre à terre, tu n’as jamais cherché à prouver la non-existence des fantômes et autres monstres. Et comme tout enfant qui se respecte, tu y crois bien malgré toi. C’est pourquoi l’histoire de Jules vient te tordre l’estomac, petit à petit.
« Il paraît aussi qu'on n'a retrouvé que les fers de leurs chevaux. »
Cette fois-ci, tu as peur pour de bon. Des histoires de personnes qui disparaissent, tu en as déjà entendu parler. Mais jamais ce n’était un groupe aussi grand. Et surtout, la façon dont raconte l’Enfant te met mal à l’aise, sans que tu ne saches vraiment pourquoi.
« Du coup, à part ceux qui n'ont vraiment nulle part où aller, presque personne ne traîne ici, et c'est tant mieux pour nous. »
Tu hoches la tête en souriant, mais as bien du mal. Il faut que tu caches ta terreur pourtant, sinon tu risques de perdre du crédit à ses yeux. Mais c’est bien compliqué, il faut le reconnaître. Et tu espères du fond du cœur que ces histoires ne sont que des vieux ragots qu’on raconte pour faire peur aux enfants. Ce qui, jusqu’ici, marche parfaitement.  
« Mais ne t'inquiète pas, cette histoire de brigade, c'est pas vrai, eh. Si y avait un monstre ou une bêtise de ce genre qui rodait dans le quartier, je l'aurais vu.
Oui, j’imagine q’ça passe pô inaperçu un truc com’ çô. »
Tu ris, pour la première fois depuis que tu es avec lui, à la fois amusée mais aussi pour faire redescendre la pression. Il a raison, s’il y avait un monstre, lui plus que quiconque le saurait.
«  J’comprends pourquoi c’est aussi vide ici, du coup. Les gens aiment pô trop les monstres et l’disparitions. Et s’normal bidiou, elle fait froid dans l’dos s’t’histoire. »
Et mince, tu l’as dit. Bah, tant pis, ce n’est pas non plus comme si c’était si grave en vérité. Et puis, tu as retrouvé ta contenance, c’est le plus important.
« Ça t’pose pas d’soucis ‘vec tes enfants ? J’veux dire, savoir qu’y a eu tout çô, même si c’est faux, s’doit pô les rassurer, non ? ‘ Tout cas, j’savais pô qu’Paris avo d’telles légendes et monstres. »
Après tout, les seuls vrais monstres ici, ce sont les adultes.
« S’gentil d’m’aider, merci ‘core une fois. Et pis, si jamais t’as b’soin d’un truc, si jamais on est encore dans les parages, faudra pô hésiter à d’mander. »
Et voilà, tu baisses ta garde Maxence, tu fais confiance.
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Re: Gamins oubliés
Dim 15 Jan - 17:14


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▬ Oui, j’imagine q’ça passe pô inaperçu un truc com’ çô.

Elle rit. Elle semble y croire à moitié, mais Jules ne s'appuiera pas sur des impressions. Partons du principe qu'elle n'y croit pas du tout. Face à la confiance croissante que lui accorde l'enfant, il jubile intérieurement, satisfait d'avoir réussi à s'approprier la familiarité d'une gamine à l'aspect si rude.


▬ J’comprends pourquoi c’est aussi vide ici, du coup. Les gens aiment pô trop les monstres et l’disparitions. Et s’normal bidiou, elle fait froid dans l’dos s’t’histoire.

Elle aurait voulu le complimenter qu'elle n'aurait pas pu s'y prendre autrement ; à l'intérieur de sa carapace, le démon rougit un peu. Il toussote, prétendument à cause de la pluie. Ses cheveux mouillés, lisses et brillants, lui donnent l'air d'un garçon qui vient de se faire coiffer par sa gouvernante.


▬ Ça t’pose pas d’soucis ‘vec tes enfants ? J’veux dire, savoir qu’y a eu tout çô, même si c’est faux, s’doit pô les rassurer, non ? ‘ Tout cas, j’savais pô qu’Paris avo d’telles légendes et monstres.

Si elle connaissait la moitié du quart du réel nombre d'Akumas qui arpentent la capitale, la pauvre souillon en pleurerait de terreur. À cette pensée, Jules se raidit. Cette réflexion lui fait prendre conscience de la dangerosité de tenir et partager un tel territoire.


▬ S’gentil d’m’aider, merci ‘core une fois. Et pis, si jamais t’as b’soin d’un truc, si jamais on est encore dans les parages, faudra pô hésiter à d’mander.

Sans lui répondre, l'enfant se saisit d'un bol en bois abandonné, et le lance sur les rats qui les suivent, qui s'éparpillent. S'il avait été seul, et approché davantage par ces vermines, il en aurait écrasé un. Pour l'exemple, et pour les dissuader de le pister à nouveau. C'est qu'ils pourraient finir par le rendre suspect !


▬ Dégagez, saloperies, va !

Il toussote une nouvelle fois, et reprend la marche en donnant un petit sourire poli à son compagnon, comme s'il s'excusait d'avoir crié.


▬ Désolé.

Il tire sur le bas de son habit pour en cacher les plis, puis dit, d'un ton un peu plus bas, comme s'il lui avouait quelque chose.


▬ Les plus petits de mon groupe aiment pas trop ces histoires, c'est vrai. Mais ils ont confiance, ils savent qu'ici, c'est un bon coin, au fond, quand on dégage toutes ces rumeurs bizarres.

Il ajuste le col de son veston. Les rats continuent de les suivre, et la bruine ne s'arrête pas. Il faudrait songer à trouver un abri rapidement, maintenant, sinon sa potentielle proie va finir par chopper un rhume.


▬ Ha, c'est gentil, mais on n'a besoin de rien. Et puis, c'est vous, les invités, ici, après t-

Il s'arrête, stoppe Maxence en lui plaçant la main sur le ventre. Le geste est brusque, mais fort heureusement, il empêche la tentacule principale qui habite son bras d'y apporter assez de force pour lui faire mal.
Il lève l'index, et fait signe à Maxence de tendre l'oreille. Des séries de claquements, presque inaudibles, se distinguent du bruit de fond des gouttes de pluie. Le rythme, strict et presque militaire, ne laisse aucune place au doute, pour Jules. Des policiers qui marchent.


▬ Une ronde.

Pas besoin de préciser une ronde de quoi. Maxence vit dans le même univers que lui, elle a sans doute compris du premier coup. L'akuma grogne ; c'était bien le moment pour que le commissaire décide d'envoyer son expédition annuelle dans ses quartiers. Son territoire.
Il se cache derrière un tas de débris d'horlogerie, dans une ruelle perpendiculaire à la leur, et invite sa nouvelle amie à le rejoindre. Un murmure :


▬ Je crois qu'ils se dirigent vers mon Abri.


Un groupe d'hommes en uniforme, baïonnettes à la main, passe. Huit abrutis envoyés par une administration qui n'a rien d'autre à faire que de remuer des déchets dans des ruelles sales pour y dégotter des légendes et des clochards. S'il était seul, il en aurait écrasé un. Pour l'exemple.

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Re: Gamins oubliés
Sam 28 Jan - 16:05
Son geste te surprend, et c’est un miracle si tu ne sursautes pas. Tu ne t’attendais pas à un excès de violence de la sorte – même si tu le comprends – et encore moins au bruit sec qui a suivi. C’est étrange qu’il réagisse de la sorte, lui qui est si calme et « maîtrisé » depuis votre rencontre, mais tu ne t’en formalises pas. A quoi bon ? Il est évident qu’il ne t’a pas tout montré, et qu’il ne le fera jamais. Alors ce n’est pas un tel geste qui doit retenir ton attention. D’autant plus qu’il s’excuse, comme si lui-même s’était surpris.
« Désolé.
T’inquiète »
Tu lui souris en retour, pour lui montrer que tu ne lui en tiens pas rigueur – c’est bien un truc de grandes personnes, ça – et reportes ton attention sur le chemin que vous suivez. Plus vous avancez et plus tu te rends compte que tu serais bien incapable de rentrer jusque son camp. Il faut que tu sois plus attentive, Maxence. Te perdre n’est pas une bonne idée.
« Les plus petits de mon groupe aiment pas trop ces histoires, c'est vrai. Mais ils ont confiance, ils savent qu'ici, c'est un bon coin, au fond, quand on dégage toutes ces rumeurs bizarres.
J’vois. »
C’est vrai que le coin est plutôt agréable, tu as pu le remarquer maintenant. Mais ce n’est pas que ça. Tu penses que Jules y est pour quelque chose aussi. Lorsqu’on a un chef calme, qui ne cède pas à la panique quand il s’agit de prendre des décisions, ça aide beaucoup. Et l’Enfant semble justement être comme ça. Il a su stopper son second tout à l’heure, avant qu’il ne perde le contrôle. Ce que ton compagnon ne ferait jamais. Enfin, ce ne sont que des pensées de gamine, mais tu as comme l’impression que Jules garde le contrôle sur tout, en permanence. Peu importe.

Perdue dans ton esprit, tu n’as pas écouté ce qu’il t’a dit ensuite. Et c’est lorsqu’il te coupe dans ton élan que tu remarques qu’il s’est arrêté. Surprise, tu cherches des yeux la source d’un quelconque problème mais ne voit rien. Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Tu t’apprêtes à lui demander quand il t’indique quoi chercher. Des pas. De simples pas. Mais ils annoncent une catastrophe. Tu sais très bien ce qu’ils font aux clochards, qu’ils soient adultes ou enfants. Tu sais à quel point ils peuvent se montrer violents. Comme s’il tirait une quelconque satisfaction à vous voir souffrir.
« Une ronde »
Comme réponse, tu hoches simplement la tête. Lui aussi sait ce que cela implique. Les muscles tendus à l’extrême, cachée à ses côtés, tu attends qu’il parle de nouveau. C’est son quartier, il sait où se dirige l’armée. Il sait s’ils sont vraiment un danger ou non. Et tu espères que ce n’est pas le cas, que tu n’as pas conduit tes garçons perdus dans un endroit encore plus dangereux. Pauvre Idiote.
« Je crois qu'ils se dirigent vers mon Abri.
Bordel. »
Tu n’as pas le temps de dire quoi que ce soit de plus, que les hommes passent devant vous. Ils sont huit et ils sont armés. S’ils n’étaient que deux, à mains nus, tu aurais pu te battre contre eux. Oh, tu aurais perdu sans aucun doute. Mais ça aurait laissé du temps à Jules de courir prévenir les autres. Ça vous aurait donné une chance d'avoir un coup d'avance. Une chance de survie.

Ton cœur semble battre en rythme avec leurs pas sur les pavés, alors que tu cherches une solution. Tu en aurais presque une migraine, tant ton esprit s'affole. Que faire ? Tu as envie de partir en courant, de te dépêcher pour arriver avant eux, mais tu ne connais pas d'autre chemin. Jules, lui, devrait savoir.
« On peut passer autre part ? On peut pas les laisser comme ça. On peut pas rester là. Faut qu'on fasse quelque chose. »

Bien sûr qu'il faut que vous fassiez quelque chose. Et c'est évident qu'il le sait lui aussi. Mais tu ne peux pas t'empêcher de le dire, alors que la panique commence à t'envahir. Tu ne dois pas céder et garder ton calme, mais c'est compliqué.
« J'cours vite, j'pourrais être arrivée avant eux. Faut juste qu'tu m'dises où aller. » Tu le fixes avec gravité, avant de reprendre « Ou alors j'pourrais faire diversion, pour qu't’aille les prévenir. » Tu ne sais pas quelle solution et cela te rend dingue, alors que le temps s'écoule et que les hommes s'approchent de l'abri « S'ton territoire, tu décides. Dis moi s'que tu veux faire. Maintenant. »
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Re: Gamins oubliés
Jeu 23 Mar - 22:10


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Folles de rage, les tentacules de Jules se pressent derrière son visage, prêtes à exploser. Mais il ne peut pas attaquer, pas maintenant. Si Maxence était témoin, il serait obligé de la tuer tout de suite, et là, bonjour pour expliquer sa disparition à son troupeau. Et puis, huit soldats, même pour un gros Akuma comme Jules, ce n'est pas rien. Pour les tuer sans risquer de se faire blesser par leurs tirs de baïonnette, il va devoir complètement se dévoiler ; sortir quelques bras ne suffirait pas.


▬ On peut passer autre part ? On peut pas les laisser comme ça. On peut pas rester là. Faut qu'on fasse quelque chose.

La tension fait froncer les sourcils de Jules, simulant une sorte de panique contenue. Celle de sa camarade l'irrite un peu, mais il est conscient que la peur est une réaction très naturelle, pour cette situation. Lui-même n'est pas serein.
Ah, si seulement cette gamine n'était pas là, ce serait tellement plus simple.


▬ J'cours vite, j'pourrais être arrivée avant eux. Faut juste qu'tu m'dises où aller. Ou alors j'pourrais faire diversion, pour qu't’aille les prévenir. S'ton territoire, tu décides. Dis moi s'que tu veux faire. Maintenant.


Oui, oui, c'est bon, ça va, ta gueule.
Il aimerait répondre ça, mais le démon se rend compte qu'il ne peut pas envoyer paître cette humaine ; il faut s'en faire une allié, il n'a plus le choix. C'est risqué, mais peut-être moins que toutes les autres solutions.
Sa petite main saisit l'épaule de Maxence avec une force surprenante, et il la regarde dans les yeux, l'air d'enfant chassé par son âme autoritaire. L'Akuma est sûr de lui, et il espère bien lui transmettre son assurance.


▬ Derrière nous, là, tu vas à gauche, tout droit jusqu'à la place, tu la traverses, tu suis la rue, et quand tu vois la charrue renversée, tu tournes à droite.

Il inspire, réfléchit un instant. Pour ses autres instructions, il regarde le vide, mécanique comme si tout cela était une habitude à réciter.


▬ Ne fais paniquer personne, vérifie que tous tes gamins sont là, explique à Roger et aux autres qu'on a croisé la garde, et que c'est pour ça que tu as fait demi-tour sans moi.

Il se met à ronger l'ongle de son pouce. Dans son dos, caché sous ses vêtements, une fêlure apparaît et tinte.


▬ Ah, aussi : à côté de l'Abri, y a une espèce de dalle qui ressemble à du granit et qui couvre un trou. J'y ai caché des vêtements de rechange. Prends-les, et retrouve moi à la charrue. Si Roger t'emmerde, dis lui que c'est moi qui t'ai demandé. Allez, va !

Il la chasse en agitant les doigts, dissipe ses potentielles hésitations à propos de ces ordres obscurs. Une fois hors de sa vue, il lâche un soupir noir ; une goutte d'encre perle au coin de son œil, faisant étrangement penser à une larme de sang. Sa respiration se fait plus lourde, la puissance grossissant dans ses entrailles.
Il s'avance et rattrape la ronde en trottinant. Tout se passe très vite ; il leur crie dessus des paroles inintelligibles en pleurant. Ils ne savent pas comment le prendre, les pauvres. Un enfant qui court vers eux, en larmes et en hurlant, est-il en colère ou cherche-t-il de l'aide ? Ils lui ordonnent de s'arrêter, l'entourent, lui posent des questions qu'il ne prend pas la peine d'écouter.

Plus près, allez.

Ils l'encerclent complètement, mais ils ne sont pas à portée. Encore un peu, un pas. Il chouine encore. Il n'est qu'un enfant, n'est-ce pas ?

Maintenant.

L'enfant éclate. Une tornade de lambeaux de vêtements et de morceaux de peau à l'aspect de porcelaine dévoile une forme noire solide et métallique qui gonfle comme une éponge au contact de l'air. Les gardes n'ont pas le temps de hurler ; l'effet de surprise est tel qu'ils ne peuvent esquiver les tentacules qui se plantent dans leur gorge ou écrasent leur tête contre le sol.
Quel boucan ! Les crânes qui se brisent, les cris étouffés, le raclement sonore des tentacules de fer sur le pavé trempé de sang. Pas de doute, les bruits ont dû résonner jusqu'à l'Abri.
Mais il n'a pas le temps de s'en préoccuper. Un nouveau soupir quitte son bec de monstre, si fort que son souffle fait des vagues dans les flaques d'hémoglobine et fait voler quelques tripes. Lentement, cadavre après cadavre, il ramène ses proies dans sa gueule, avale mousquets, corps, uniformes et médailles. La pluie nettoiera le reste. Gonflé comme un crapaud par ce repas imprévu, Jules met du temps à se reformer. Il rétrécit au rythme des craquements des os, du bois et du métal qui se contractent à l'intérieur de son corps, rompus par la pression. Mais il atteint un point où le contenu de son estomac prend trop de place et empêche sa transformation complète, alors il rampe silencieusement jusqu'à la place, et vomit sa bouillie dans le puits, en prenant soin d'y mélanger un peu d'encre pour camoufler l'odeur de décomposition future par une autre, tout aussi désagréable mais moins suspecte ; l'odeur de l'encre pouvant être incombé aux crottes de rat et autres déchets qui occupent le fond du vieux puits, si sombre et si profond qu'il semble infini.
L'estomac à présent vide, il peut se métamorphoser tranquillement. Morceau par morceau, les bouts de sa carapace humaine se scellent et enferment le démon. Lorsque la dernière fissure disparaît sur son menton, il tousse ; il est nu, et sous la pluie. Malheureusement pour lui, ses vêtements ne suivent pas la magie de sa coquille.

Ses pieds sales claquant dans les flaques (d'eau, cette fois), il court au tournant juste avant le lieu de rendez-vous. Une fois à l'angle, il risque un œil vers la charrue, et aperçoit Maxence, attendant, comme demandé, avec le tas de vêtement dans les bras. Il attire son attention avec un sifflement :


▬ Psssst, Max ! Je suis là.
 

Lorsqu'elle s'approche, il se met à genoux et se recroqueville en cachant ses parties intimes entre ses cuisses, et affronte sa surprise avec un regard mélangeant fausse honte et vraie méfiance. Il tend une main sur laquelle subsiste quelques tâches d'encre.


▬ Donne, et ne pose pas de questions, s'il te plaît.


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Re: Gamins oubliés
Dim 21 Mai - 22:40
Les secondes s’écoulent, lentes et pourtant déjà bien trop rapides. Tétanisées, tu peux sentir la sueur mêlée à la pluie couler le long de ton dos. Au loin, tu peux entendre leur pas qui résonnent encore, s’avançant vers vos gamins. Vos protégés. Ceux qui sont en danger, parce que tu n’as pas su prendre la décision qu’il fallait. Ce qui n’est pas le cas de Jules. Alors que tu paniques, il arrive à rester calme et à trouver une solution.
« Derrière nous, là, tu vas à gauche, tout droit jusqu'à la place, tu la traverses, tu suis la rue, et quand tu vois la charrue renversée, tu tournes à droite. »
Immédiatement, ton cerveau arrête de paniquer et se concentre. Il faut que tu retiennes ces informations, immédiatement. Et même si ta mémoire n’a jamais été des plus efficace, l’urgence de la situation donne un coup de main non négligeable.
« Ne fais paniquer personne, vérifie que tous tes gamins sont là, explique à Roger et aux autres qu'on a croisé la garde, et que c'est pour ça que tu as fait demi-tour sans moi. »
Il faudra que tu racontes d’abord à Roger, sinon tu risques de ne pas avoir le temps de dire grand-chose d’autre. Le second n’est pas du genre patient et compréhensif, et te voyant revenir seule, il pourrait s’imaginer les pires des scenarii.
« Ah, aussi : à côté de l'Abri, y a une espèce de dalle qui ressemble à du granit et qui couvre un trou. J'y ai caché des vêtements de rechange. Prends-les, et retrouve moi à la charrue. Si Roger t'emmerde, dis lui que c'est moi qui t'ai demandé. Allez, va ! » Tu hésites à le laisser tout seul, à affronter son homme de main sans son soutien, mais son air déterminé arrive à te convaincre « Très bien ! »
Et sans un mot de plus, tu pars en courant alors qu’il te chasse. Tu oublies bien vite les soldats derrière toi et te concentres sur ton chemin. Ton cœur bat à tout rompre et tes muscles te supplient d’arrêter. Mais tu forces et continues, en serrant les dents. Si tu te perds, tout est perdu. Alors tu te répètes les mots du Garçon, pour ne pas perdre le fil. Tu suis à la lettre chacune de ses indications et ne peux t’empêcher de soupirer en voyant apparaître la charrette. Tu t’accordes alors deux minuscules secondes pour reprendre ton souffle et ainsi ne pas affoler les enfants.

Lorsque ton souffle n’a plus rien de suspect ou d’inquiétant, tu t’approches de l’abri et tapes à la porte. Comme tu t’y attendais, c’est Roger qui montre le bout de son nez, ainsi que quelques petites têtes blondes. Tu crois entendre Eugène parler dans le fond, et le simple son de sa voix te rassure.
« On a croisé la garde, Jules m’a » Il tente de t’interrompre mais tu ne te laisses pas faire. Tant pis s’il te frappe, tant pis si les autres entendent. De toute façon, ils sauront. « FERME LA ET LAISSES MOI FINIR. Bordel. On a croisé la garde, elle arrive par ici. Jules est resté là-bas et c’est lui qui m’a dit de venir. J’dois lui ramener une tenue de rechange, mais avant ça j’veux voir les miens. Dépêche toi. »
Si tes yeux pouvaient tuer, nul doute que Roger serait déjà étendu sur le sol. La colère et l’inquiétude bouillent dans ta poitrine, te donnant la force d’affronter toute armée de dragons s’il le faut. Avec les sourcils froncés et les lèvres pincées, tu n’as plus grand-chose d’humain. Tu en sais pas si c’est ça qui joue, ou si Roger a autre chose en tête, mais il exécute tes ordres.

Tu passes la tête par la porte de l’Abris et inspecte ta petite bande. Ils sont tous là et ne semblent pas blessés à première vue. Tu n’as pas le temps pour un examen complet ou pour leur demander leur avis. Ils doivent te faire confiance, plus encore que d’habitude.
« Hé ! J’sais pas si vous avez une planque pour vous protéger de la garde ou quoi que ce soit, mais si c’est l’cas, t’as intérêt à les prendre avec toi. »  
La menace est là, sous tes mots, et il l’a entendue. Tu ne lui laisses pas le temps de répliquer, de t’insulter ou de te mettre ou défi d’agir. Tu n’as pas le temps pour ces conneries. Au lieu de ça, tu fais un signe de tête à ton Second – tiens-toi prêt à dégager – et tu repars en direction de la charrette.

Comme tu l’avais annoncé Jules, un tas de vêtements se trouve là. Une fois que tu les as récupérés, tu attends. Les minutes s’écoulent et l’inquiétude commence à monter. Mais bientôt, une voix t’interpelle. Sa voix.
« Psssst, Max ! Je suis là. » Tu t’approches de lui et ne détournes pas le regard en le voyant nu. Il n’est pas le premier garçon que tu vois ainsi après tout, et ça fait longtemps que ça ne t’impressionne plus. Par contre, tu dois bien reconnaître que la situation te surprend. Qu’a-t-il fait de ses vêtements ? Que s’est-il passé ? « Donne, et ne pose pas de questions, s'il te plaît. » Il lit dans les esprits ou bien ? « Tiens. » Tu te retournes, pour lui laisser un semblant d’intimité « Ils sont partis ? »
Tu ne poses pas d’autres questions. Après tout, ça ne te regarde pas cette histoire, même si ça t’intrigue. Tu veux simplement qu’il te confirme que la patrouille n’est plus une menace pour vous.

Puis vous partirez, aussi vite que vous pourrez. Tu te fous bien de la pluie ou du froid. Il est hors de question que tes Gamins restent une minute de plus ici. Tu n’arrives pas à te l’expliquer, mais tu sais que quelque chose ne va pas chez Jules. Et tu comptes bien ne jamais le savoir.
« Roger risque de faire la tête, j’l’ai vexé j’crois » Tu ris, mais ça sonne faux. Tant pis « J’vais prendre les miens et on va r’partir. J’voudrais pas qu’ils soient encore là si jamais ils envoient d’autres soldats. » Si ce n’est pas la raison première, ce n’est pas un mensonge pour autant. C’est pourquoi ça devrait marcher « Merci encore d’avoir aidé. »


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Re: Gamins oubliés
Dim 4 Juin - 20:48


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▬ Ils sont partis ?

« Oui », marmonne gravement l'Akuma, concentré sur ses vêtements qu'il enfile avec une certaine difficulté, le tissu humide n'aidant pas l'habillage. On ne dirait pas comme ça, mais à l'intérieur, il bout de rage : Maxence a l'air d'avoir eu peur, oui, mais elle a surtout l'air de s'être inquiétée pour sa propre Couvée. Et ça, Jules, ça le rend malade.
Ils sont très similaires. Excepté le fait que lui est une machine faite pour tuer, et elle une enfant. Mais ils protègent tous les deux, bien que ce ne soit pas pour la même finalité, si compter que vouloir le bien d'enfants des rues est une finalité pour la garçonne. Ils protègent tous les deux, l'une parce qu'elle est empathique, et l'autre parce qu'il ne l'est pas assez. L'autre dévore ceux qu'il protège comme s'ils contenaient dans leur chair ce qu'il cherche, puisque simplement vivre avec eux ne lui apporte pas cette empathie si précieuse.
Alors, voir une gamine être l'allégorie même de son objectif, mais qui lui colle la guigne, ça ne l'enchante pas du tout. Et pourtant, malgré cette espèce de jalousie monstrueuse et de cette superstition ridicule, il n'a pas envie de la tuer, de pourchasser sa petite troupe discrètement quand ils sortiront de ses quartiers et de tous leur briser le crâne dans son bec. Il préfère... Donner une chance. Comme l'homme qui rêve de voler et qui laisse passer la colombe qui pourrait lui offrir le secret du vol à force d'observation. Alors, pour cela il s'énerve doucement...


▬ Merci encore d’avoir aidé.

...et cherche à lui faire peur, en lui répondant avec une voix hantée par un écho étrange, comme s'il parlait depuis l'intérieur d'une caverne ; sa voix d'Akuma.


▬ Tu me portes la poisse. Qu'est-ce que tu es, une espèce d'ange venu me punir ?

Il ne le pense pas vraiment. Le démon ne croit pas aux anges. Mais il croit qu'évoquer ces concepts bibliques aiderait la fillette à faire le lien. À comprendre ce qu'il est, et le danger qu'elle court à rester ici.
Il se retourne vers elle, et lui tire le bras pour la forcer à se retourner vers lui. Son visage n'est plus le même ; à la place du rassurant visage du Grand Frère se trouve un visage de morveux colérique, avec, à la place de l’œil gauche, une large fêlure laissant voir un œil de poulpe jaune et luisant. Avant qu'elle ne crie, il lui serre le poignet, très fort, et lui donne des ordres.


▬ Rassemble tes enfants. Calmement. Et quitte cette ville, je ne veux plus te voir.

Il la lâche, la laisse se remettre du choc. Son ton se calme, sa colère aussi ; il semble résigné et fatigué.


▬ À cause de ton mauvais œil, je vais devoir quitter mon quartier, tu sais.

Il la pousse, et ses muscles de métal ne la ménagent pas.


▬ Allez, vole, bouille d'ange. Et pas un mot sur ce que tu viens de voir à ma Couvée, ma clémence a des limites.
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Re: Gamins oubliés
Dim 25 Juin - 17:57
Tu es mal à l’aise Maxence, tendue. Tu as besoin qu’il te réponde pour pouvoir faire quoi que ce soit. Enfin non, tu n’as pas vraiment besoin de ça. Mais tu te dois de garder encore un peu les apparences, de rester poli et patiente, au lieu de fuir à toutes jambes. Quand tu y repenses, tu n’as jamais vraiment été bien courageuse, Max.
« Tu me portes la poisse. Qu'est-ce que tu es, une espèce d'ange venu me punir ? »
Tu palis en entendant sa voix. On dirait que le Petit Garçon a disparu, pour laisser place à … quelque chose, tu ne sais pas quoi. Un quelque chose qui viendrait d’outre-tombe. Ça te terrifie d’un seul coup, te coupe presque le souffle. Tu en perds tes mots et ne sais pas quoi lui répondre. Non, tu n’es pas un ange, loin de là même. Et bien sûr que non, tu n’as jamais voulu le punir ! Quant à la poisse …. Quand tu y repenses – que tu revois ton histoire – peut être que c’est un peu vrai. Peut-être que ta malchance déteint sur les autres, qui sait.

Jules se retourne vers toi, et c’est comme si ton estomac pesait deux tonnes. Tu n’arrives pas à comprendre ce qu’il se passe, ni même qui est cet enfant qui te fait face. Il n’était pas comme ça. Il ne l’a pas été une seule fois. Et même si tu avais des doutes, comme un mauvais sentiment, ce n’était pas quelque chose comme ça. Comme cette fêlure qui apparait à la place de son œil.
« Que … Euh .. Tu … »
C’est tout ce que tu arrives à bredouiller. Tu as affronté des dizaines de choses déjà, Maxence : ton père, le danger de la mine, les voleurs ou les mangeurs d’enfants. Mais ça … ça tu n’y as jamais fait face. Et si tu n’as jamais cru aux Monstres sous ton lit, tu es forcée de constater qu’ils existent peut-être.

Il attrape ton poignet et tu essaies de te libérer, pour partir aussi vite que possible. Mais c’est impossible. Il te tient et te fait mal. Tu es terrifiée Maxence. Tu te vois déjà morte. Tu vois le sort qu’il réserve à tes Gamins. Et ça te met en colère, ça te donne la force pour continuer d’essayer de lutter. Mais ça ne sert à rien.
« Rassemble tes enfants. Calmement. Et quitte cette ville, je ne veux plus te voir. »
Presque immédiatement, voilà que tu te calmes. Il … Il ne te fera pas de mal ? Certes il te menace. Mais ce ne sont que des mots, alors qu’il pourrait te tuer sur le champ. Pourquoi ? Oh, tu t’en moques bien. Et tu n’écoutes qu’à moitié ce qu’il a à te dire. Tu te vois déjà loin, dans un recoin où il ne pourra jamais vous trouver. Car tu ne peux quitter la ville. Pas encore. Tes enfants sont trop faibles pour prendre la route.
« À cause de ton mauvais œil, je vais devoir quitter mon quartier, tu sais. »
Tu aimerais lui dire que tu regrettes, que tu n’as jamais voulu tout ça. Mais tu restes silencieuse. Tu redoutes une nouvelle colère, qui pourrait être fatale. Ça te rappelle ces soirs à Armentières, où tu baissais les yeux et ravalais tes sanglots, pour ne pas l’énerver plus encore.
A cet instant, ce n’est plus la Petite Cheffe qui se trouve devant Jules, mais bel et bien cette gamine qui ne disait mot.

Tu ne l’as pas écouté et ne comprends pas ce que tu fais sur le sol. Mais tu t’en moques bien, malgré la douleur. Il t’a laissé un peu de distance, assez pour pouvoir fuir à toutes jambes. Et c’est plus ou moins ce que tu fais, malgré l’épuisement et les muscles qui tirent. L’adrénaline fait son travail une seconde fois et te permets de te relever en un seul mouvement, avant que tu ne rejoignes l’abris.

Comme il te l’a dit, tu essaies de garder ton calme, de ne pas affoler tes gamins – ni les siens. Roger râle, mais tu ne l’entends pas. Une seule pensée occupe ton esprit : vous devez sortir en vie. Il te menace, mais ça non plus tu ne l’entends pas. Comme si tu t’étais coupée du reste, sans l’être tout à fait. Car s’il tente de te frapper, tu répondras, avec toute la force que tu possèdes – c’est-à-dire par grand-chose, mais un peu tout de même.

Les Petits t’interrogent, ne comprennent pas. Les Grands cherchent à comprendre aussi, mais essaient tant bien que mal de te le cacher. Tu essaies de sourire, de les rassurer, mais tu as bien du mal. Au moins, ils ne remettent pas en cause ta décision et te suivent sans discuter, c’est déjà ça.

Tu leur raconteras plus tard, quand vous serez en sécurité. Enfin, peut-être. Ils n’ont pas besoin de savoir que les Monstres existent tant que tu ne peux pas les en protéger.


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