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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. DEMON WARS
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia

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“ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mar 28 Juin - 4:02
Rome est grande et vivante. Ses habitants s’y meuvent avec une certaine insouciance alors que l’automne s’évertue à chasser les derniers signes de l’été. Le ciel qui aurait été d’un bleu intense et ininterrompu quelques mois plus tôt est maintenant parsemé de nombreux nuages. Le temps change ; les vents sont plus mordants et les eaux du Tibre se font plus froides et moins accueillantes pour les baigneurs de nuit. Il souffle maintenant sur la ville une brise portant déjà les premières promesses d’un hiver qu’on ne peut prévoir, murmures incertains et pourtant bien présent où se fait entendre la normalité cyclique du monde. La belle Rome est tombée dans une torpeur automnale faite de fraicheur et de calme, loin de la chaleur et des animations qu’apporte l’été qui lui avait précédé. Les rues sont peu-à-peu vidées des touristes et les riches personnalités désertent la cité car, maintenant, les beaux jours sont morts.

Et dans une grand-rue, la Vérité s’y trouve. Elle fait route, d’un pas résolu, vers une destination connue d’elle seule. Parmi les badauds, Maugrim est invisible. L’écossais arbore un simple manteau pour se protéger du vent, long et de couleur taupe, où se démarquent les ondulations brune de sa longue chevelure qu’il a négligemment réunie en une queue de cheval basse. Il laisse ses yeux parcourir un plan grossier dessiné à la hâte, un plan censé le mener à son but : une boutique. Il est curieux. Verum également, d’ailleurs, et le fabricant de jouet peut presque percevoir sa propre curiosité. Si ce n’était qu’un simple commerce, il n’aurait pas bougé une oreille. Mais là, il s’agit de la boutique tenue par l’un des siens : le Jeu. Drôle d’histoire que voilà. Mais Maugrim avait juste eut vent qu’un autre descendant de Noé était artisan et exerçait son métier à Rome. Son intérêt piqué et heureux d’enfin trouver un collègue, une potentielle personne avec qui s’entendre malgré Eux, le brun s’était rendu dans la ville – si proche de l’ennemi – grâce aux Portes. Il avait quitté sa tenue d’atelier, l’avait troquée pour une chemise blanche, un pantalon de toile sombre et s’était vu contraint de porter de simples bottes noires, lui qui est pourtant un va-nu-pieds réputé.

Suréo, sa chienne, l’accompagne également dans le voyage et trottine joyeusement devant lui en remuant la queue. Elle ne s’éloigne guère, habituée aux longues promenades de son maître dans la ville de Glasgow, mais possède cependant un collier afin de parer à toute éventualité. Il la surveille du coin de l’œil, prudent et silencieux, comme à son habitude.

Selon le plan, il n’est plus très loin. Une dizaine de mètres, tout au plus. Il lève les yeux et voit. Il engloutit alors la distance qui le sépare de son but, au trot, et l’animal se fait dépasser par son maître sans comprendre. La bête lui emboîte le pas, lui repasse devant et sa fourrure capte quelques rayons du Soleil et laissent apparaitre des reflets beiges au milieu de ses poils. Elle croit qu’il s’agit d’une simple course-poursuite, d’un jeu.

Or ça n’en est pas un.

L’Hôte de la Vérité s’arrête, alarmé, devant ce qui aurait normalement dû être une échoppe. A la place, il trouve des ruines. Un ouragan semble être passé par là. Il ne comprend pas. Ses prunelles vertes parcourent lentement le tableau qui lui fait face et ignorent tant bien que mal Suréo qui, intriguée, s’est mise à fureter de-ci, de-là. Le brun reste immobile, comme une statue de marbre plantée sur un bord de la grand-rue, que des passants dépassent en jetant des regards interrogatifs. Mais une chose frappe le Noé : ce n’est pas l’œuvre de vandales. Pour avoir connu et avoir fait les frais des ambitions de personnes purement et simplement malhonnêtes, le travail est bien trop … Propre. C’est détruit, voire délabré, bien sûr, sauf que ça ne l’est pas de la même manière. C’est différent. Il y a, en premier, la vitre brisée du magasin. Les morceaux de verre sont éparpillé sur le sol de la rue et probablement à l’intérieur. Mais surtout, il y a un jouet au beau milieu des débris coupant. Intriguant.

Maugrim frotte son menton couvert de barbe, incertain de la démarche à suivre. Malgré tout, son inquiétude est grande : où est le propriétaire de l’échoppe ? Il sait qu’il devrait se sentir plus concerné par le fait qu’un autre membre de sa « famille » se soit possiblement fait attaqué, mais c’est plutôt vers l’humain que se porte sa pensée. Il n’a que faire des Souvenirs, en cet instant. Alors il pousse un soupir à peine perceptible et se décide à entrer dans la pièce principale de ce vestige. L’air y est comme figé et il vient troubler cette immobilité. Le plancher gazouille légèrement, le les morceaux de verre crissent sous ses semelles. Le bruit des pattes de Suréo ne tarde pas à lui succéder. A son tour, la chienne pénètre dans le magasin en ruine et le brun la gratifie d’une caresse. Ses doigts parcourent brièvement la fourrure au sommet de son crâne, entre ses oreilles dressées comme celles d’un loup. Le canidé porte ses yeux chocolat dans la pièce dévastée et ne bouge pas, maintenue par le toucher de son maître.

Non, définitivement, ce n’est pas un simple acte de vandalisme. Ca ressemble à un champ de bataille. Tout a été mis sans-dessus-dessous. L’écossais crispe sa mâchoire ; il semble un peu contrarié par ce qu’il voit. De plus, il ne parle presque pas mot d’iitalien ― et le peu qu’il connait de cette langue vient uniquement de ses lectures. Il prend une légère inspiration et se résigne à écorcher vive la langue de Broschi de son accent typiquement écossais après s’être remémoré ce qu’il avait un jour lu.

« C'è qualcuno ? » fait-il avec prudence avant de reprendre, en anglais cette fois : « Il y a quelqu’un ? »


Pour l’instant, seul le silence entrecoupé des respirations brèves de sa chienne un peu essoufflée lui répond. L’animal, par ailleurs, s’assoit sur son séant et, comme son maître, se met à attendre. Une réponse ou juste un mouvement, qu’importe s’il vient de l’intérieur ou de l’extérieur. Et loin dans la ville sonnent les cloches de midi.

La Vérité est patiente.

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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mar 28 Juin - 17:23


FLOWER-DUST


Voir son hôte rentrer légèrement blessé avait affecté l’ancienne disciple du Roi Ours plus qu’elle ne l’aurait jamais cru. Qu’importe la gravité des blessures, le sourire rassurant sur le visage qu’elle connaissait tant aujourd’hui, qu’importe toutes ces frivolités, c’était le sang qu’Ophelia avait retenu. Il lui arrivait d’avoir parfois envie de griffer ce visage souriant pour l’obliger à être honnête avec elle, de ne pas lui mentir alors qu’il partageait dorénavant son quotidien. Elle ne cessait de lui souffler encore et encore que tenter de cacher à la vérité à un membre de son clan était une simple forme de déni, que la curiosité les poussait toujours à rechercher les faits et que leurs sens de l’observations ne les trompaient jamais. Tout du moins presque jamais. Liam lui faisait gouter à la frustration, à la sensation d’être impuissante face au monde qui l’entourait alors que pendant plus de vingt-et-un ans, elle s’était persuadée d’avoir un contrôle quasi absolu sur son environnement : elle était la bookwoman, elle pouvait tout voir. Maintenant, elle devait mendier les informations à un homme qui ne souhaitait pas l’inquiéter.

Amèrement, Ophelia se rendait compte un peu plus chaque jour qu’un bookman n’était qu’un être humain pris dans une guerre au-delà de sa simple observation. Elle savait se défendre à l’arme blanche, c’était bien … Mais contre un membre du clan Noé ou bien un akuma, que serait-elle, si ce n’était une distraction temporaire ? Pourtant, la curiosité la dévorait toujours et encore, lui rongeait les sens ; elle avait besoin de savoir. Et c’était cette même curiosité qui l’avait poussé à sortir du manoir sécurisant, osant remettre le pied dans ce monde hostile où se trouvait le Grand Méchant Loup. La jeune blonde avait patiemment attendu le départ du Jeu, le rassurant d’un sourire que tout irait bien, avant de courir dans son antre où elle avait caché soigneusement l’adresse de ce magasin de jouets. Liam était magique. C’était ce qu’elle aimait lui chanter quand il n’avait plus le moral, quand ses traits semblaient fatigués.

Un enfant ne pourrait être plus heureux qu’avec un jouet vivant, dansant, chantant avec lui, pour lui. Le cœur d’enfant d’Ophelia était constamment émerveillé par le don de Liam.

L’adresse avait été griffonné sur un morceau de papier qu’elle avait arraché à une missive avant d’être soigneusement cachée dans un ouvrage sur les légendes autour des différentes constellations qui bordaient ce monde. Le papier était rugueux entre ses doigts, se chiffonnait sous la pression de ses derniers. Elle ne cessait de relire encore et encore cette adresse, alors qu’elle s’aventurait dans les rues de Rome. La ville avait perdu de sa superbe, l’automne n’arrivait guère à flatter cette ville destinée à briller lors des belles saisons. Ses petites bottines claquaient sur le pavé froid de la capitale italienne, le froid lui mordait le visage, faisant rougir son nez et ses pommettes alors qu’elle serrait contre elle sa veste de laine. Le manque de vêtement se faisait ressentir à cet instant et elle se promit mentalement de quémander à Liam un véritable manteau qui pourrait lui tenir chaud. Fort heureusement, sa robe était chaude et l’empêchait de grelotter. Elle n’était plus aussi banale qu’avant, elle le savait, elle l’avait désiré. Pour sa protection, pour sa survie …

Le papier lui brulait la peau.

Ophelia n’eut pas besoin de vérifier à nouveau l’adresse quand elle aperçut l’ancienne boutique de son ami. Mais tout en ayant conscience de ce qui l’attendait, la jeune bookwoman se stoppa, subissant le choc de cette vision : un magasin de jouet, un lieu offrant rêve et merveille aux plus jeunes, avait été détruit. Liam s’était battu ici. Non, elle se corrigea : un Noé et un exorciste avaient combattu ici. La jeune femme fit un pas en avant, doucement, presque religieusement avant de pénétré dans l’échoppe … Le verre se brisait sous ses pas, les étagères avaient été détruite. Et pourtant, alors qu’Ophelia joignait ses mains et regardait avec une certaine tristesse les restes de cette bataille, elle parvenait parfaitement à imaginer la magie qu’avait pu exprimer ce lieu. La féerie de l’enfance qui avait pu enchanter ce lieu … Tout avait disparu dorénavant.

Sauf Liam. Liam était encore vivant. Liam avait gagné.

Ophelia passa doucement ses doigts sur le bois, s’enfonçant dans cette vieille boutique, tentant de retrouver l’ambiance passée quand un bruit la fit se retourner. Des bruits de pas sur le verre. Doucement la blonde se colla derrière une étagère avant de doucement passer la tête, curieuse. Il y avait un chien … Un chien et son maitre. La bookwoman posa ses yeux sur l’homme, cherchant toute trace de malice dans ses traits, de cruauté. Ennemi ou illustre inconnu ? Son italien était ignoble. Ophelia eut un sourire amusé en l’entendant parler : elle reconnaissait cet accent qu’elle avait appris par le passé. Le Pays de Galle et l’Ecosse n’étaient pas si éloignés après tout. Mais il l’avait vu. Il l’avait ressenti.

Que devait-elle faire ?

Poussant un sourire, la blonde se décala légèrement, apparaissant à la vue de l’illustre inconnu. Doucement elle tendit une main vers l’animal avant de relever le coin des yeux vers le maitre. « Je parle anglais, monsieur. » Elle avait tenté d’y mettre un accent italien, de se faire passer pour une locale et pria de toutes ses forces d’y croire.

Du bout du doigt, la jeune femme se permit l’impertinence de caresser le museau de l’animal. Ophelia aimait les animaux … Est-ce que son hôte lui autoriserait d’en posséder un ? « Vous êtes bien loin de chez vous, monsieur. » Un Ecossais en Italie. En automne, alors que le pays natal de cet homme devait être charmant peint aux couleurs chaudes de cette saison ? Un Ecossait se rendant ici ? « Le propriétaire n’est plus là. »



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mer 29 Juin - 14:11
La Vérité observe chaque détail de ce lieu, chaque étagère brisée, chaque morceau de verre et même la poussière que le combat a soulevé. Ses grains sont retombés sur les meubles saccagés. Ils recouvrent le chaos d’une fine couche grisâtre, épousent ses formes et le figent. L’endroit a été déserté et le fait que personne n’ait essayé de le vider prouve que quelque chose d’anormal s’y est déroulé. Anormal, en tout cas, pour toute personne extérieure à la Guerre. Or Maugrim aussi trouve cela anormal. Et nouveau. Il ne sait que penser. Il a peur. Chaque minute passée dans la boutique ravagée fait grandir en lui un sentiment de malaise. Il se rend compte de la violence qui a brisé la paix et la magie de ce lieu. Cela lui arrivera-t-il un jour ? Sera-t-il lui aussi attaqué dans son propre atelier ? Devra-t-il, lui aussi, se battre pour défendre sa vie au détriment de tout ce qu’il s’est efforcé de construire ?

Et pourtant, tout est si calme, si paisible maintenant. La tempête est passée, il ne peut qu’admirer son chef-d’œuvre de désolation. En silence, le visage fermé, alors que maintes pensées tournent dans son esprit, il amorce un mouvement afin de récupérer l’un des jouets abimés qui trainent sur le plancher de bois mais quelque chose l’arrête et le fait se redresser.

Une silhouette. Laquelle s’extirpe de sa cachette, une des rares étagère tenant encore debout, plus ou moins droite sur ses quatre pieds. C’est une jeune femme et aussitôt, les deux prunelles vertes du Noé viennent s’accrocher à elle pour mieux la détailler, peut-être pour la lire. Elle lui assure qu’elle parle anglais – et le prouve dans le même temps. Il ne bouge pas et laisse la blondeur de ses cheveux ondulés s’inscrire dans sa mémoire, ainsi que sa veste de laine et sa robe italienne. Rien. Aucune sonnette d’alarme tirée par son Don ; ou du moins il n’en a pas l’impression. De plus, elle avait un accent italien. Une simple civile, probablement. Mais que faisait-elle là ?

Le brun laisse Suréo se lever et se laisser caresser par l’inconnue. Dans sa main droite se trouve toujours son plan griffonné à la hâte, qu’il décide alors de froisser entre ses doigts. Il n’en a plus aucune utilité, désormais.

« Vous êtes bien loin de chez vous, monsieur. » continue-t-elle.

Il hausse un sourcil inquisiteur. Ce n’est clairement pas ce qu’il aurait dit à un parfait inconnu dans une situation pareille, mais soit. Il s’abstint donc de proférer toute réponse ; il ne sait pas comment réagir.

« Le propriétaire n’est plus là. »

Maugrim exhale l’air qu’il avait inconsciemment coincé dans ses poumons comme s’il avait appréhendé la réponse. Mais il doit bien avoué que, oui, il craignait d’entendre ce genre de nouvelles. Il se pose quelques questions, toutefois, car la présence de la jeune femme à cet endroit est plutôt curieuse ― pour ne pas dire incongrue. Tous les civils évitent l’endroit, mais pas eux. C’est qu’ils doivent tous les deux quelque chose à y faire. Lui parce qu’il a entendu parler de l’artisan chez les Noé … Mais elle ? Elle ne semble pas être venue par hasard. Comme lui, elle est venue ici pour une raison précise.

« Vous le connaissez ? » demande le fabricant de jouets d’une voix neutre, le visage fermé pour ne laisser transparaitre aucune émotion qui trahirait ses réflexions.

Il veut paraître maître de lui-même et serein or il craint d’être un peu inquiétant à parler sur un ton aussi distant et froid. C’est un peu contradictoire ; cela peut aussi être rebutant lors d’un premier contact avec quelqu’un, il se sait, mais c’est ainsi qu’il fonctionne.  

Cependant, d’un geste mesuré et doux, il tend une main à la jeune femme alors qu’il laisse un sourire tranquille peindre un air rassurant sur son visage.

« Je suis Maugrim ; voici Suréo. Je suis un artisan, moi aussi.  Je me réjouissais de rencontrer un collègue, mais … »

Il désigne la boutique d’un court mouvement de la tête.

« Que s’est-il passé ici ? » demande-t-il.

La question, comme le reste de ses paroles, est directe. Il veut savoir. Il veut la vérité. Verum aussi.

« Et est-ce que vous étiez en train de vous cacher ? » continue le Noé non sans qu’une certaine méfiance soit perceptible dans son timbre.

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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Jeu 30 Juin - 2:58


FLOWER-DUST


Les coïncidences n’existaient pas en tant de guerre. C’était ce que lui avait soufflé encore et encore son mentor alors qu’il mettait au lit la petite fille, s’assurant qu’elle comprenait le sens de ses paroles. De nature peu patient, l’homme ne répétait jamais ses leçons une fois prononcée, sauf celle-ci. Cette unique leçon qui était d’une importance capitale pour comprendre un tableau plus large : manipulation politique, rencontre fortuite, combat sanglant … Rien n’était dut au hasard, tout était sagement préparé dans l’ombre. Alors, presque imperceptiblement, elle entendit la voix rauque de son mentor lui murmurer au coin de l’oreille que rien ne pouvait être un hasard dans ce magasin dorénavant détruit. Ses yeux étaient partout, observant attentivement le moindre indice sur cet homme : les yeux du clan ne trompent jamais. Et son indice apparu sur un petit morceau de papier qu’elle entendit être chiffonné. La jeune femme flattait le flan du chien alors que plusieurs questions se bousculaient dans la tête : un plan ? une adresse ? un autre papier quelconque ? Dans les deux premiers cas, cet homme était venu volontairement ici, dans le troisième … Un touriste qui avait été intrigué ? Trop de questions pour le moment sans réponse. Mais l’observation n’offrait pas toutes les solutions, parfois les mots et les jeux permettaient d’ouvrir plus de portes encore. La dernière fois qu’elle avait joué, c’était avec Liam.

Elle se redressa légèrement, appréciant le contact avec l’animal une dernière fois pour finalement dévisager son interlocuteur. Toujours muet. Son identité la laissait perplexe … Ah ! Comme il aurait été facile pour elle si les Noé utilisaient eux aussi un signe distinctif comme le camp de l’Ordre. Ses épaules se crispèrent légèrement sous la pression, attendant patiemment jusqu’à ce qu’enfin, cet homme prononce à nouveau ces mots de cet accent qui avait la douce mélodie du foyer et de chaleurs. « Vous le connaissez ? » Si elle connaissait Liam ? Cela commençait à être un euphémisme … Ophelia avait l’impression d’être l’une des rares à connaitre cet homme à l’heure actuelle. Pourtant, la blonde hésite sur la réponse : honnêteté ou doux mensonge ? Mentir semblait stupide à ce stade, elle avait déjà su indiqué que Liam ne se trouvait plus ici. La bookwoman alors haussa doucement les épaules. « Assez bien. Nous sommes amis si je puis dire … très bons amis, selon certaine personne, monsieur. » Selon Elliot, essentiellement.

Le premier fil était tissé … Maintenant c’était à elle d’utiliser avec attention la vieille machine pour, non seulement obtenir des informations, mais aussi éloigner un potentiel ennemi de Liam. Dieu que c’était gênant de ne pas réussir à lire ce visage, de déterminé ce qu’il était. Ophelia sentait le froid lui mordre les chevilles, la faisant doucement frissonner alors qu’elle se rappelait où elle était.

Elle était dehors. A la merci de son assassin. L’espace d’un instant, l’idée qu’il soit cet assassin lui frôla l’esprit …

L’homme tendit alors la main vers la jeune femme, d’un geste qui n’annonçait aucune animosité. Ses sourcils se froncèrent légèrement en observant cette main. Son regard se leva lentement pour croiser un sourire qui se voulait tranquille, mais l’âme d’Ophelia ne l’était pas. Le danger n’était pas écarté … Allait-elle mourir parce qu’elle avait été imprudente ? Ou est-ce que Liam était en danger ? Elle ne voulait plus revoir cet ami revenir blessé. Ophelia leva pourtant la main avant de la serrer, sans fermeté, prête à se dérober au moindre signe d’agression. Par Bookman, qu’elle avait été sotte de sortir désarmée. Le nom de cet homme se grava dans sa mémoire, sa profession … Un artisan. Qu’est-ce qu’un artisan écossais faisait ici ? Mais la blonde n’eut pas le temps de répondre que déjà une autre question fusait : « Que s’est-il passé ici ? » C’était une excellente question.

Ophelia déroba sa main, la ramenant au niveau de son ventre, joignant les deux mains ensemble.

Et encore une autre question. Trop de question. Est-ce qu’elle se cachait ? Non. Pas pour l’heure. Elle fronça légèrement les sourcils. « Ce n’est pas moi qui ai fait ça, si c’était la question sous-entendu. » Sa voix était plus dure qu’elle ne l’aurait voulu, moins maitrisé ; la méfiance entre les deux individus étaient évidentes, presque palpable. La blonde fit quelque pas sur le côté, le jaugeant … Devait-elle donner son nom ? Donner des informations ? Jusqu’alors, il avait été le seul à poser des questions, c’était à son tour. « Je m’appelle Ophelia Irisfield. Comme dis plutôt … je suis une amie du propriétaire. Quand à ce qu’il s’est passé ici … »

La jeune femme décroisa les bras, les ouvrant pour montrer les dégâts. « J’aimerai le savoir aussi. » C’était un mensonge bien sûr. Les informations qu’elle avait su soutiré à Liam lui permettait d’avoir une vague idée de ce qu’il s’était déroulé dans cet ancien lieu de paradis, mais l’avouer serait bien trop risqué. « Je suis venue pour voir l’étendue des dégâts … s’il y avait des choses à sauver. » Comprendre. Connaître. Savoir. Des choses qu’elle avait toujours faits en tant que bookwoman et qu’elle continuerait certainement à faire dans un futur proche.

Son regard se fit plus inquisiteur, plus dur. « Mais et vous … » lui, l’étranger. « Que fait un artisan si loin de chez lui ? Visiter un collègue ? Alors que la période de l’année qui vous offre le plus de revenu approche ? » Ses mots étaient accusateurs.

Ophelia ne pouvait imaginer un artisan se priver d’une précieuse source de revenus.



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Jeu 30 Juin - 13:34
Après lui avoir serré la main, sans fermeté cependant, comme craintive, elle parle. Quelque chose s’agite au fond de Maugrim. Quelque chose qu’il ne peut contrôler, qui le dépasse et l’étonne. C’est profond, viscéral. Cette impression qu’un détail infime cloche et lui file entre les doigts, s’enfuit rapidement hors de sa portée avant qu’il ne puisse le comprendre dans toutes ses formes, ses subtilités. Il ne sait pas exactement ce que c’est, parasité par ses propres pensées et même si une hésitation se fait ressentir dans son corps, son visage reste résolument fermé. Alors le Hibou penche légèrement la tête sur le côté et étudie attentivement la jeune femme. Il essaie de toutes ses forces de percer ce mystère. Quel mystère ? Elle lui a juste dit qu’elle connait le propriétaire de l’échoppe dévastée avant de lui décliner son nom. Néanmoins, l’une de ces phrases sonne faux aux oreilles de Maugrim. Mais laquelle ? Il l’ignore, tout autant que la raison pour laquelle le Don s’est manifesté aussi subitement, et ça le trouble énormément. Pire, ça fausse son jugement et altère ses pensées. Entraîné dans un cercle vicieux, il se retrouve incapable de discerner la Vérité qu’il est censé détenir.  

Il sait qu’il a l’air étrange, voire alarmant à mesure qu’il détaille la jeune femme au fil des mots de cette dernière. Elle dit qu’elle aimerait savoir aussi ce qu’il s’est passé, embrassant l’endroit d’un grand geste des bras ― qu’elle avait croisés. Là encore, le fabricant ressent cette même impression. Sauf que sur une phrase isolée, détachée des autres et surtout, accompagnée d’un geste, il ne pense pas se tromper en affirmant … Qu’elle ment ? Malgré tout, il y a toujours cette incertitude. Il est un peu perdu. Et effrayé, maintenant. Il terre ce sentiment au plus profond de lui et retourne à l’abri derrière son masque de neutralité tranquille. Il bouillonne à l’intérieur. Quel genre de monstre est-il devenu maintenant qu’il a la capacité de savoir ?

Sauf que … Il n’a pas envie d’un tel pouvoir, pas envie du destin qui semble se profiler devant lui et dont il ne comprend pas encore toutes les implications. Or le Hibou aime se penser maître de lui-même et de son existence. Alors il repousse ses inquiétudes derrière un « on verra ça plus tard ». Donc il se contente juste de faire taire ses interrogations, les repousse à un autre jour – plus fatidique peut-être – et musèle sa peur. Peur de ce qu’il est devenu. De ce qu’il deviendra.

Son calme lui revient doucement et la Vérité l’accueille avec prudence, comme un vieil ami qu’il aurait brusqué ; il lui redonne sa place dans son esprit et dans son corps. Il n’aime pas ça. Il ne doit pas douter de ce qu’il est. Il est Maugrim. Rien ni personne d’autre.

Le brun rate ainsi les paroles de la jeune femme. Il émerge sans donner l’air de s’être perdu, juste à temps pour intercepter celles qui viennent ensuite :

« Mais, et vous … » commence-t-elle d’un ton clairement plus dur et il fronce les sourcils. « Que fait un artisan si loin de chez lui ? Visiter un collègue ? Alors que la période de l’année qui vous offre le plus de revenu approche ? »

Que … ? Maugrim est étonné. Oui, il l’est sincèrement. Le fabricant de jouets ne comprend pas quel motif motive un tel changement de comportement, lui qui a été aussi honnête et sincère que possible. La jeune femme ne lui apparait plus si innocente, tout d’un coup, il a l’impression que sa curiosité risque de lui coûter très cher. Il se rétracte. Sa tranquillité ne le quitte pas, bien que l’attitude de son interlocutrice lui déplaise beaucoup, mais se teinte d’un peu de froideur un brin plus désagréable que celle qui parcoure les rues de Rome en transissant ses habitants.

« Est-ce mal ? » s’enquiert le brun en faisant un pas en arrière. Sa voix est nettement moins chaleureuse, mais pas agressive pour autant.

C’est là tout ce qu’il trouve à dire. C’est une mauvaise chose de vouloir rencontrer un autre fabricant de jouets et de s’inquiéter de voir sa boutique dévastée ? Les bouts de verre craquent encore sous ses bottes alors qu’il recule encore davantage, sans la quitter des yeux. Suréo, qui jusque là était à réclamer d’autres caresses en remuant joyeusement la queue, le fixe avec une étincelle d’incompréhension dans ses yeux chocolats.

Un silence de mort règne désormais dans la pièce ravagée et immobile.



Merci Séo ! ♥

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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Sam 2 Juil - 0:47


FLOWER-DUST


Ophelia avait conscience qu’elle avait brisé l’ambiance qui se voulait rassurante avec son comportement, elle savait qu’elle s’était mise en danger en agissant aussi impulsivement. Mais elle n’arrivait pas à reprendre contenance, c’était impossible dans un tel lieu : Ophelia ne pouvait pas s’imaginer avoir un comportement courtois dans un magasin détruit, où toute la magie s’était envolée. Son cerveau tournait à toute allure, analysant, concluant, recherchant, encore et encore … Ces mécanismes étaient automatiques dorénavant, le meilleur moyen pour survivre à une situation qui pouvait basculer dramatique. Visiblement, il ne semblait pas intrigué par ses cheveux blonds, il semblait n’avoir que peu d’intérêt envers elle si ce n’était la saison de sa présence en ce lieu. Alors, il n’était peut-être pas cet assassin. Ou bien cet homme la considérait peut-être encore comme morte, assassiné de ses propres mains ? Alors, il n’y avait plus qu’une solution : Liam. Cet homme cherchait le Noé du Jeu. Pourquoi ? S’il était un Noé, il aurait utilisé l’arche non ? Il l’aurait rencontré à l’intérieur de ce lieu si étrange ou bien au manoir, pas ici ? Si ? A moins que ce ne soit un membre de l’Ordre qui vienne s’assurer que l’homme n’était plus à Rome. Plus si près de leur chef religieux.

Alors oui, même si elle pouvait se tromper, même si cela ne pouvait être qu’un mal entendu, Ophelia redoutait cet homme. Elle redoutait les évènements à venir.  Il était une potentielle menace pour l’équilibre qu’ils étaient en train d’instaurer, pour la sécurité d’un être qui était l’ennemi des hommes de par sa simple essence. Mais elle se devait de s’assurer que cette étrange présente n’était pas une menace. Alors, « étais-ce mal » pour elle ? Oui. Alors qu’il lui était impossible de pouvoir calculer la menace. Oui. D’un mouvement ouvert de la main, les sourcils froncés, la jeune femme désigna l’état de la boutique, dévastée, attaquée, détruite. Elle était droite, solide sur ses appuis, elle tenait de montrer qu’elle n’était pas qu’une fragile petite civile dans une veste en laine à peine assez chaude pour l’automne italien. « Pensez-vous que la méfiance n’est pas une priorité alors que je vous rencontre en ces lieux précis, dans une telle situation ? »

Ophelia recroisa les bras, tentant de trouver des éléments de réponses, encore et encore. « Octobre est une période de travail, de finition pour pouvoir vendre avec grâce en Décembre et espérer survivre au reste de l’année. Vos mains sont rugueuses, habitué au travail, donc je ne pourrai pas remettre en question votre profession » ah, les bienfaits de l’observation des bookmen. En quelques regards, ils étaient capables de vous souffler au creux de l’oreille votre personnalité … Vraiment, Ophelia soulignait souvent à son ancien mentor qu’ils auraient dut ouvrir une boutique de voyance : l’arnaque aurait été parfaite.

Mais là n’était pas la question.

« C’est pour cela que je ne comprends pas votre intérêt soudain pour un voyage en Italie. » Tenir l’accent, c’était important, elle se devait de rester enfermer dans son rôle méticuleusement. « Pourquoi quitter votre travail, votre source de revenu, alors que cela aurait été possible durant les belles saisons … Si ce n’est parce que vous avez affaire à faire avec mon ami. » Ophelia prenait grand soin de ne pas dévoiler son prénom. Si ce Maugrim était un exorciste, elle pourrait toujours simuler de ne pas connaitre la nature de son protecteur. Protégé, pour l’heure. « Il n’est pas réputé au point d’être connu jusqu’en Ecosse, pas de techniques particulières … » si ce n’était faire rêver Ophelia en animant des jouets devant elle. « Alors, si vous êtes de ceux qui avaient fait ça … je ne peux que me montrer hostile. »

S’il était un simple humain, Maugrim penserait qu’elle le confondrait avec ces délinquants qui avaient anéantis cette boutique, la mise à mort du commerce … S’il était un exorciste, c’était prendre un gros risque. « Si vous voulez des réponses, il faudra m’en donner tout d’abord. »

Et elle était bien sûr décidée à être une horrible menteuse jusqu’à être rassurée quant aux attentions de son homologue. Liam méritait plus que tout, lui aussi, d'être protégé.



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Sam 30 Juil - 17:36
Trouble et  confusion. Incompréhension. Le Don s’agite. Verum aussi respire cet air, son air, vit en lui et marche avec lui. Et il lui souffle des choses au coin de l’oreille, des mots qui viennent doucement se graver dans un coin de son esprit. Ce sont des murmures que Maugrim est le seul à entendre alors que ses yeux verts sont vissés sur la demoiselle face à lui et la transpercent, désireux de lire la jeune femme comme ils liraient un ouvrage. Droite, sûre de ses appuis, elle déblatère des mots, touche du doigt des évidences qui échappent à l’attention du Hibou. Il n’écoute pas. Elle est trop bavarde, ça le déconcentre. Il faut qu’il sache qu’est-ce qui ne va pas avec elle. Il y a cet inconfort, cette impression de fausseté.

Elle ne comprend pas pourquoi il est ici. Il ne comprend pas pourquoi elle s’acharne à le dire. Pourtant il lui a dit la vérité. Il n’a pas menti. Il se fiche du Noé, du Jeu. Il est là pour l’humain, l’artisan. Qu’y a-t-il de mal à ça ? Non, vraiment, il ne comprend pas pourquoi cette Ophelia agit de la sorte.

Encore une fois elle lui fait savoir que sa présence en Italie à cette période de l’année est suspecte. Il en soupirerait presque mais il tient à se montrer respectueux même s’il sent une légère touche d’agacement poindre dans sa tranquillité. A la place, le Hibou garde son bec résolument fermé et respire. Non, il n’a pas d’affaires avec le Jeu. Non, il n’est pas responsable de ce tragique événement.

« Si vous voulez des réponses, il faudra m’en donner tout d’abord. »
« Je pense que … je peux en obtenir moi-même ... Certaines … »

Ses mots avaient été faibles, presque murmurés, de discrets ululements au sein du chaos de cet endroit et de l’embrouillement de son esprit. Enfin, le silence vient à lui. Il l’accueille avec joie. C’est un ami très utile, le silence. Il vient souvent avec des connaissances. L’une d’elles s’appelle « Concentration ». La concentration aussi est une amie. Tu sais, Ophelia … Elle mène à beaucoup de choses, la concentration.

La poussière bouge. Il avance vers la jeune blonde. Armée ou non ? Il s’en moque. Ses pas sont implacables et le mènent inexorablement vers elle. Si elle recule, il avance. Si elle a peur, il ne la rassure pas. Il s’en moque.

Il saura.

La Vérité des Noé est à quelques centimètres d’elle et enfin elle s’arrête lorsqu’aucune distante ce ne peut plus être franchie. Maugrim l’observe, la jauge du regard, ses intentions ainsi cachées par son expression marmoréenne. Il lève une main, une de celles qu’elle a si soigneusement observée, analysée, une de ces mains d’artisan – celles de l’identité à laquelle il veut encore croire. Il se raccroche à ce qui, pour lui, n’est pas encore une illusion, mais toujours une vérité : la sienne.

Et alors le Noé attrape son visage, le lève doucement vers le sien. Puis il la ressent, elle, la petite Ophelia Irisfield. Tente de déchiffrer ce qui émane d’elle. Se concentre. De toutes ses petites forces. Il ne peut pas lire l’esprit des gens. Toutefois il peut prétendre deviner, voire connaître leur nature. Il ne sait pas comment. Il le peut, c’est tout.

Néanmoins, il y a toujours cette sensation inconfortable. Cette dernière s’impose avec force et présence, et noie d’autres choses qu’il pourrait percevoir si seulement cette fausseté ne l’aspirait pas entièrement. C’est ce qui est le plus fort qui gagne, que ce soit dans la nature ou dans l’esprit des hommes. Ou alors … Dans une guerre. Leur Guerre. Il se dissipe. Non. Ses pensées le distraient. Les pensées sont des traitresses. Chasse-les. Il les chasse. Il essaie. C’est un peu vain. Respire ? Maugrim respire. Ophelia aussi. Ils respirent tous les deux. C’est le même air.

Ophelia Irisfield respire. Ca sonne faux. C’est … mauvais.

Soudain, il comprend la supercherie. Ce qu’il ressent, ce qui le trouble, ce qui le met mal à l’aise, c’est un mensonge. Un énorme mensonge, profondément ancré en Ophelia … Pourquoi a-t-elle menti ? Pourquoi est-elle ce mensonge ?

Qui est-elle réellement ?

La concentration vole en éclats. La Vérité rouvre les yeux ; elle ne se souvient pas de les avoir fermés, donc elle surprend la noirceur que lorsque celle-ci s’enfuit. Néanmoins, Maugrim plonge ses prunelles dans celles de la jeune femme. Il est temps de faire taire la méfiance.

« Mademoiselle, je ne vous veux aucun mal. » dit-il d’une voix infiniment douce et un sourire qui se veut bienveillant se fraye un chemin jusqu’à ses lèvres, et sa voix se réchauffe peu-à-peu. « Je vous prie de croire en ma sincérité. Mais il faut que vous arrêtiez de mentir, c’est … Ce n’est pas bien. Arrêtez de … faire semblant. »

Maugrim recule alors, conscient du fait que ce qu’il a dit peut paraître un peu enfantin, voire simplet ... Ou alors carrément inquiétant. Il commence à regretter.

« Rassurez-vous, je ne suis pas l’un de ceux qui ont fait ça. » continue-t-il malgré tout. « Je suis venu ici car j’ai entendu parler de votre ami grâce à un cercle … d’amis, dirons-nous. Alors j’ai voyagé jusqu’en Italie et … »

Maugrim regarde autour de lui, sa phrase en suspend. Il ignore comment la conclure.

En fait, il a surtout l’impression d’avoir mis un premier pied dans un bourbier dans lequel il menace de s’enfoncer à chaque parole.

Alors autant se taire et laisser les choses aller.

Hrp:
 



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mar 2 Aoû - 16:48

“ Flower-Dust ”

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« Je pense que … je peux en obtenir moi-même … certaines … »

Cette phrase eut pour effet de déclencher une alarme au plus profond de son psychè. Les poils de sa nuque se hérissèrent et tout en elle lui hurlait de fuir le plus loin possible, de protéger ce qui faisait d’elle une bookwoman. Elle ignorait pourquoi, Ophelia ne pouvait expliquer pourquoi, mais ses sens lui ordonnaient de mettre le plus de distance possible, pour préserver ce qu’elle était. La blonde ne connaissait que peu de chose quant à la Guerre Sainte si elle était véritablement honnête avec elle-même ; c’était la première fois qu’elle rencontrait un individu capable de la faire se sentir si mal à l’aise, si nue face à un être humain. Sa nature profonde avait peur des paroles de cet homme. La frisson d’horreur se propagea quand il fit un pas vers elle, la poussant à reculer d’un pas. Fuis. Evade-toi. Pourquoi était-elle sortie du manoir ? Pourquoi avait elle eut la stupidité de vouloir connaitre, observer.

Ophelia voulu gifler cette main qui s’approchait de son visage. L’éloigner. Mais elle était comme figée, pétrifié. Son visage fut saisi et il la regarda. Elle le regarda elle aussi … Cet être qui avait eu l’incroyable capacité de perturber, de terrifier la Bookwoman en elle. La blonde voit le visage de cet homme, de Maugrim, se contracter, se concentrer. Il la sonde. Il tente de faire ce que bien d’autres ont tenté avant lui en ce jour … Mais la blonde tente de bloquer, d’éteindre son propre regard, de faire taire la vérité de ses yeux. Et la blonde décide de plonger aussi, de tenter de comprendre, d’obtenir les réponses qu’il ne souhaite pas donner. Mais les yeux de Maugrim se ferme, l’obligeant à se concentrer uniquement sur son faciès, sur ce qu’elle avait pu voir, comprendre. Il n’y avait que deux solutions possibles. Puis les yeux se rouvrent, plongent à nouveau dans les yeux. Et il sourit, un regard qui se veut rassurant. « Mademoiselle, je ne vous veux aucun mal. » Oui, cela, elle pouvait bien le croire … Rien dans son comportement corporel indique une quelconque trace d’agressivité. « Je vous prie de croire en ma sincérité. Mais il faut que vous arrêtiez de mentir, c’est … Ce n’est pas bien. Arrêtez de … faire semblant. »

La blonde tourna la tête pour libérer son visage alors qu’il reculait. Arrêtez de faire semblant ? Au moins, il n’avait pas compris qui elle était pour parler ainsi. Maugrim tenta d’apaiser les tensions, lui assurant qu’il n’était pas responsable de tout cela. « Alors j’ai voyagé jusqu’en Italie et … » Et rien.

L’Ecossais ne termina pas sa phrase. Ophelia recula, instaurant une distance de sécurité entre les deux et pour éviter tout rapprochement inopportun. Maugrim ne semblait pas avoir conscience de la notion d’espace vital. Elle croisa les bras, le visage inexpressif, les yeux le fixant avec attention. Bien. Plus de mensonge, cela semblait inutile avec lui. Alors autant agir en conséquence, trouver la bonne approche. « Noé, je suppose. » Sa voix était sérieuse.

Le cercle d’ami ne pouvait être que des Noé. Un autre fabricant de jouets appartenant au camp des Noé, c’était presque amusant. Le hasard faisait bien les choses. La blonde haussa les épaules. « Liam va bien. Il a gagné cette bataille. Seulement, il est assez discret sur ses frères et sœurs donc je ne sais pas si vous serez la bienvenue. » Elle avait renoncé à son accent italien, utilisant un anglais parfait.

La blonde se demanda s’il connaissait l’existence des bookmen.

Cet homme était un danger pour son clan. Pas pour sa vie.

« Pour cette raison, je ne peux pas vous emmener à Liam. Pas maintenant du moins. » Elle flatta la tête du canidé : les animaux étaient bien plus simple que les hommes, plus facile à lire aussi. Elle le regarda à nouveau, haussant les sourcils. « Je désirai d’autres informations, Noé ? Si ce n’est pas le cas, j’aimerai bien savoir, qui vous êtes précisément. »

Après tout, c’était toujours une bonne chose que de se renseigner sur un potentiel danger. Il valait mieux prévenir que guérir. [/i]




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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mer 24 Aoû - 16:22
« Noé, je suppose. »

Elle a reculé pour se mettre à une distance raisonnable de Maugrim. Ce dernier ne bouge pas, ne tente plus de la rattraper. C’est inutile. Elle sait et lui aussi. Son regard se durcit un peu, cependant, quand elle met au jour cette identité qu’il n’apprécie guère, qu’il aimerait fuir et oublier. Enterrer, même. Pour vivre cette vie normale qu’on lui avait arrachée.

Ophelia continue de parler ― bavarde comme elle l’est. Elle assure que Liam va bien malgré le combat qu’il a donc mené ici. Le Hibou laisse une énième fois ses yeux embrasser la boutique dévastée du regard. Il caresse du regard les étagères renversées, certaines disloquées, et la poussière retournée. Alors voilà … C’est ça le pouvoir de ses désormais ennemis ? C’est à ça que ressemblera un combat à mort s’il en livre un ? Il sent comme un sentiment de peur germer en lui. Il ne s’imagine pas se faire attaquer dans son atelier, à Glasgow, et tout perdre comme Liam a tout perdu. Puis la méfiance s’ajoute à la crainte. Si cette fille connait certains détails de la Guerre ― dont il est lui-même assez ignorant, au final ― il se pourrait qu’elle ne soit pas du même côté que lui. Et pourtant, à bien la regarder, il ne perçoit aucun danger. Elle n’est pas une menace directe. Mais que faire si elle parle aux mauvaises personnes ?

La Vérité ne libère aucun mot de la prison de sa bouche. Malgré ses suspicions, le regard de l’artisan reste doux. Un peu moins accueillant, cependant. La prudence est à-nouveau reine de sa pensée. La bienveillance peut être à sens unique.

« Pour cette raison, je ne peux pas vous emmener à Liam. Pas maintenant du moins. »

Maugrim hausse un sourcil quand la voix discrète de Verum se mêle à celle de son esprit et y fait écho. Ils s’en sortiront si la jeune femme, plus si innocente maintenant qu’il sait qu’elle mentait, décide de faire un coup en traitre. Cette certitude martèle son âme. Il fera face si le destin en décide ainsi.

Il n’a toujours pas dit quoi que ce soit. Et pourtant, il pense beaucoup. Si ses pensées étaient audibles, on pourrait éventuellement croire que Maugrim est aussi éloquent dans la réalité. Il n’en est rien. Et la dernière question de la fausse italienne, dont l’accent n’est plus qu’un souvenir, le dérange beaucoup. Cette interrogation ne sert plus que d’engrais à sa volonté de discrétion, qui est comme une fleur ; elle lui est chère. Et il veut la préserver. Elle veut savoir qui il est vraiment. Au final, il ne sait pas non-plus qui elle est ― et ce n’est pas là la fonction première de son Don, d’ailleurs. Il n’a fait que toquer sur sa carapace pour en juger l’épaisseur. Or y frapper a suffit. Ca a un peu réveillé la personne se cachant en-dessous. Malgré ça, pour l’un comme pour l’autre, ils sont toujours deux parfaits inconnus.

Ophelia caresse Suréo, sa main passant dans son poil dru. L’animal est ravi, remue la queue avant de se laisser tomber au sol et de rouler sur le dos en dépit du chaos environnant. L’atmosphère s’allège, sa lourdeur les quitte un peu pour un semblant de calme.

« Je pourrai vous poser la même question, » lâche-t-il finalement, soudain narquois. « puisque de toute évidence vous n’êtes pas plus italienne que moi je suis curé. »

Maugrim glisse ses mains dans les poches de son manteau et une expression quasiment moqueuse termine d’élire domicile sur son visage. Pour l’instant, il ne doit rien dire. D’eux deux, elle est celle à avoir voulu se faire passer pour quelqu’un d’autre. Pas lui.

Et il n’apprécie guère les menteurs.

« Dites-moi qui ou ce que vous êtes. Je promets de vous répondre ensuite. » poursuit l’artisan malgré tout sincère.



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Ven 26 Aoû - 4:24

“ Flower-Dust ”
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« Je pourrai vous poser la même question, » le ton avait changé, l’ambiance s’était métamorphosé et la blonde ignorait si elle devait s’en réjouir ou non. «[color=Tan] puisque de toute évidence vous n’êtes pas plus italienne que moi je suis curé.[/colo®] » La comparaison lui offrit un vague sourire et elle confirma mentalement son hypothèse : un Noé. Un des frères de Liam. Il n’avait donc rien à craindre théoriquement … Tout irait bien pour lui. Il était à l’abris. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres alors que Maugrim glissa ses mains dans ses poches et qu’une expression moqueuse se dessina sur ses traits. La blonde n’aimait pas cela : elle n’appréciait guère que l’on se moque d’elle et encore plus quand cela lui donnait l’impression d’avoir été percé à jour, bien au-delà de son rôle. Elle se souvint que Liam lui avait expliqué que chaque Noé possédait un pouvoir qui leur été propre : pouvait-il sonder l’âme des gens ? Voire à travers les masques ? Cet homme était véritablement terrifiant pour son clan. « Dites-moi qui ou ce que vous êtes. Je promets de vous répondre ensuite. »

Un deal ? La blonde sembla peser le pour et le contre.

Il était un Noé de toute évidence, bien que cela n’est pas encore été confirmé … Cela lui permettrait d’avoir accès à une deuxième source, lui permettant de brasser bien plus d’informations. Seulement, il ne semblait pas avoir été mis au courant du combat, était-il donc une source fiable ? Aurait-il simplement des informations nouvelles à lui apporter ? Ou simplement une possibilité de comparaison de version ? La blonde se tint le menton : il était toujours bon d’avoir plusieurs versions d’une même chose, ainsi la vérité pouvait plus facilement en ressortir.

Néanmoins elle n’avait pas le souvenir de l’avoir croisé lors de cette fameuse soirée. Cette soirée où le petit William perdit la vie. Etait-il déjà un Noé à ce moment ? Etait-il juste absent ?

Elle haussa les épaules. Tant pis, la récolte d’information était plus importante que tout. « Je n’ai pas véritablement d’identité. » Elle recula avant de s’appuyer sur un meuble encore debout pour s’asseoir dessus. Elle cherchait ses mots, être le plus clair possible … Le masque était tombé, le sérieux et la neutralité peignaient ses traits. « J’appartiens à un clan qui observe et prend note des faits de ce monde. Peu de gens connaissent notre existence. Je suis tout le monde et je ne suis personne. » Cela semblait être un résumé plutôt simple. La blonde semblait satisfaite d’elle : pour une fois, elle arrivait à expliquer ce qu’ils étaient sans exposer les côtés désagréables de la profession. Mais maintenant, elle avait tenue parole.

C’était à lui désormais de répondre à ses interrogations.

« Et donc ? Vous êtes un Noé, n’est-ce pas ? Quel est votre souvenir ? Comment cela se fait-il que personne ne vous ait communiqué la situation de Liam ? » Elle était curieuse : personne n’était au courant de l’attaque ? La connexion entre les Noés était-elle seulement illusoire ? Puis elle se rendit compte qu’elle n’avait pas expliqué le lien qui l’unissait à Liam : cet étrange lien qui commençait à se tisser entre. Tolérance, affection, amitié … Quelle chose étrange pour une bookwoman. La jeune femme eut un sourire amusée avant d’agiter la main devant elle. « Et ne vous inquiétez pas de moi vis-à-vis de lui. Je ne lui veux aucun mal. »

C’était même plutôt l’inverse, s’il pouvait lui garantir sa sécurité, elle lui en saurait particulièrement reconnaissante. « Vous êtes bons pour déceler les mensonges. Mais moi aussi. » Pas d’entourloupe.







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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Sam 17 Sep - 12:45
Maugrim fixe le visage de la blonde face à lui, dont les traits expriment une certaine réflexion. Il attend, patient, que la jeune femme termine de peser le pour et le contre de sa proposition. Cela a les airs d’un marché. Il promet l’honnêteté si elle fait de même. Tout ne peut aller en sens unique. Et surtout pas dans le contexte actuel des choses. Alors le silence se prolonge et la Vérité en vient à se demander si Ophelia acceptera de se plier à sa demande. Elle a l’air rusée et il est plutôt certain qu’elle l’est. Mais ne saurait lui mentir davantage sans qu’il sache d’une façon ou d’une autre. Il se fait donc la promesse de répondre en fonction d’elle, de sa manière d’assouvir sa soif de connaissances sur cette Guerre, sur cette nouvelle facette du monde qui s’est révélé à lui quelques semaines auparavant. Il est conscient que c’est une fascination morbide, qu’il regrettera plus tard ― il le sent ― mais maintenant qu’il est au sein de cette folie, il veut savoir. Doit savoir.

Haussement d’épaules. Le Hibou plisse les yeux.

« Je n’ai pas véritablement d’identité. » Tiens donc. « J’appartiens à un clan qui observe et prend note des faits de ce monde. Peu de gens connaissent notre existence. Je suis tout le monde et je ne suis personne. »

Des mots proférés avec une certaine nonchalance et, pendant qu’elle les prononçait, elle s’était assise sur l’un des rares meubles encore debout dans la boutique de Liam. Maugrim continue son jeu de silence et fixe celle qui se dit observatrice. Il ne sait pas de quoi elle parle. Il est encore trop « jeune ». Pourtant ses mots résonnent bizarrement en lui. Au fond de son être, non-loin de son âme, là où se terre le Souvenir dont il est l’Hôte, Verum remue mais ne laisse rien lui échapper. Son silence est tout aussi troublant qu’incompréhensible et dans l’esprit de Maugrim, une certitude fait surface : il sait.

Et ça ne lui dit rien qui vaille car c’est dans le silence et les secrets que se préparent les plus terribles combats.

Puis les rôles s’inversent. Le questionneur devient le questionné : c’est au tour d’Ophelia de savoir, désormais. A lui de lui répondre ― et sans se désister, il a promis. Il l’écoute s’enquérir sur lui, sur ce qu’il est précisément. Elle veut savoir quel fragment de la mémoire de Noé il incarne. Le Hibou n’a pas vraiment l’intention de lui cacher, mais ne se dévoilera pas entièrement non-plus ; comme elle. Qu’elle ne s’offense pas s’il en fait de même. Elle s’interroge aussi sur le fait qu’il ne connaisse pas la situation de Liam. A cela il a une réponse presque innocente, mais véritable et honnête.

« Vous êtes bon pour déceler les mensonges. Mais moi aussi. »

Maugrim n’en doute pas une seule seconde. Quand bien même, un énième sourire taquin scinde son visage et ses yeux verts pétillent d’une certaine malice. Il sent une impression d’amusement poindre en lui, lui chatouiller la gorge. Un petit rire, discret ― plutôt un ricanement ― parvient à échapper à son contrôle. Finalement, Maugrim s’y abandonne quelques instants et le laisse résonner dans le silence préoccupant de l’échoppe détruite. Ressentir de l’amusement en un tel endroit, après de tels événements, est comme une insulte. Une insulte pour le combat de Liam, une insulte envers un Frère. Une marque d’irrespect dont il est toutefois à peine conscient ; mais tout Homme qu’il est, bien qu’emprunt d’audace, un questionnement le taraude : ce rire vient-il vraiment de lui ? Ou bien les paroles de la blonde sont les mots d’une plaisanterie dont seul Verum comprend la chute ?

« Entendu. » dit ensuite l’Ecossais et sa voix se refait douce. Cependant, les vestiges de son éclat parsèment encore son visage ; un pli  par-ci, un frémissement par-là, ou bien la discrète mais réelle courbure de ses lèvres.

Il s’en souffle des mots, dans l’esprit de l’Hôte de la Vérité ; des devinettes comme les paroles qu’elle veut entendre à tout prix. Il ignore lesquelles il devrait délivrer pour assouvir la curiosité de celle qui s’est vanté d’observer les faits de leur monde ― qu’ils soient très hauts ou non. Mais enfin, le Hibou ouvre son bec et Verum lui prête son inspiration, sa voix, un fragment de sa Sagesse :

« Je suis le Souvenir d’une chose que l’Ordre et mes frères Noé déforment et biaisent à leur convenance afin de mieux justifier leur querelle. »

Il souffle un instant et dans son soupir se devinent un peu de dédain et d’amertume. Il secoue la tête pour les chasser, mais son humeur ne disparait pas pour autant.

« Ensuite je ne savais pas pour Liam car je passe plus de temps dans mon atelier qu’au sein de notre … ‘‘famille’’. » continue Maugrim avec une expression presque bougonne et il frotte brièvement son menton barbu. « Les rumeurs ont leurs bons et mauvais côtés … » marmonne-t-il ensuite, songeur.

Les Noé sont-ils seulement au courant de ce qui s’est passé ? Parce que lui, non. Il est encore étranger à cette Famille et aux liens qui unit ses membres. Il ignore tout des subtilités qui le relient à ses désormais frères et sœurs. Il ne parcoure presque jamais les couloirs de l’Arche et sa chambre, ou plutôt celle de Verum, est restée vide malgré son l’Eveil et depuis lors, il a gratifié le clan Noé de son absence. Il est un mauvais soldat, pour sûr. Il doit faire un effort. Le Comte, bien que grotesque et ridicule, est effrayant et l’Ecossais ne veut pas d’ennuis. Peut-être devra-t-il passer plus souvent dans l’Arche, par le futur ?

Ca l’ennuie ; toutefois il tachera de s’acquitter de ses devoirs.

« Maintenant que vous avez ce que vous voulez, qu’allez-vous faire ? » s’enquiert-t-il ensuite.

Le dénoncera-t-elle ? Le risque est grand, mais il l’a pris. Qui sème vent ne doit pas s’étonner de récolter la tempête. Cependant, si elle fraye avec Liam ― et elle a assuré qu’elle ne voulait aucun mal ― peut-il avoir confiance ?

Et alors que chemine le jour au sein de Rome, balayée par les vents froids de la mi-novembre, à quelques kilomètres à peine du siège du Vatican où trônent ses ennemis, la Vérité doute de la l'honnêté des dires d'Ophelia, du clan de ceux qui observent.
Celle qui a menti.



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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Ven 23 Sep - 11:35
“ Flower-Dust ”

« Je suis le Souvenir d’une chose que l’Ordre et mes frères Noé déforment et biaisent à leur convenance afin de mieux justifier leur querelle. » Une énigme. Merveilleux. L’ourse fronça le bout du nez, indiquant aisément qu’elle n’était pas satisfaite de la réponse … Mais il était logique qu’il ne lui offre pas une phrase expliquant clairement ce qu’il était, ce qu’il représentait ; après tout, elle-même avait été avare en révélation. Mais des éléments de réponses étaient déjà là, et elle devait ce savoir à Liam, Elliot et Percy. Le souvenir, l’essence du Noé, l’essence du premier Noé porteur de cette quintessence, source de leur pouvoir. Le souvenir pouvait être une idée abstraite, non palpable, proche des Hommes. Quelque chose qui était tordu entre les Noé et l’Ordre pour justifier une querelle. Cela avait-il un rapport avec le fait qu’il puisse comprendre quand la blonde ment ? Qu’il puisse déstabiliser la jeune femme ? Déstabiliser une bookwoman ? La blonde balança doucement ses jambes dans le vide, assise sur le meuble, cherchant les réponses. Sa mémoire fonctionnait, cherchait les réponses en analysant. Mais l’homme n’avait pas terminé.

Il était un Noé. Il était un des éléments de son observation. « Ensuite » elle redressa la tête vers lui. « je ne savais pas pour Liam car je passe plus de temps dans mon atelier qu’au sein de notre ‘‘famille’’. » Une famille … Liam avait bien du mal à désigner les Noé comme étant sa famille. Il semblait assez effacé, assez éloigné de ces êtres, un Noé à part. C’était du moins ce qu’avait pensé la blonde, mais visiblement, l’instinct grégaire n’était pas forcément proéminant au sein du clan, ne crée pas forcément une cohésion. Il y avait donc des indépendantistes ? « Les rumeurs ont leurs bons et mauvais côtés … » « Les rumeurs sont éparpillés par le vent et sèment toujours des faits intéressants à observer. »

Une simple rumeur pouvait détruire le monde, déclarer une guerre, détruire des familles. La blonde pencha la tête, réfléchissant toujours sur la nature de cet être, sur la nature de son souvenir. Qui était-il ? Que représentait-il ? Il était une menace pour l’intégrité de son clan de toute évidence … C’était intriguant et particulièrement menaçant alors que l’état restait passif. Cela faisait bien longtemps que la jeune femme n’avait pas ressenti cela. La dernière fois devait remonter à plus de dix ans, quand elle était encore maladroite, hésitante et que son mentor était encore là pour prendre soin d’elle et la rassurer, éloignant la menace. Mais maintenant, elle était seule, aujourd’hui plus que jamais. Maintenant, elle était enfermée dans une bulle qu’elle devait prendre gare de ne pas éclater par accident. Et cet homme avec ce bouc, cet homme avec ce magnifique animal n’était pas un être hostile. Pourtant il restait une menace. Ses yeux de bookwoman ne pouvaient se détacher de lui. « Maintenant que vous avez ce que vous voulez, qu’allez-vous faire ? »

Ce qu’elle allait faire ?

Il était vrai que son statut devait être indistinct pour cet homme. Elle croisa les bras, se les frottant vaguement avant de sourire avec un certain amusement. « Je ne ferai rien. Je suis tout et je ne suis rien, je n’ai pas de camp … Je n’irai pas chantonner gaiement auprès des exorcistes que vous existez. » Cela aurait été illogique, stupide … Compromettant son devoir. Ophelia croisa les jambes, souriante, ses yeux verts cherchant à le percer de part et d’autres. « Mon clan est spécial. Il est neutre … Noé, Exorcistes, Civils … à nos yeux vous êtes tous sur le même plan : des acteurs, de l’encre sur du papier. Nous ne faisons qu’une chose : relater les faits. Alors, je ne ferai rien. » Néanmoins, c’était un léger mensonge et offrir des informations supplémentaires n’auraient pas été un fait néfaste. Après tout, il appartenait au clan des Noé.

Lui parler de quelques règles du clan ne ferait pas de mal.

« Chaque membre de mon clan se disperse à travers le monde pour observer les acteurs. Actuellement, nous observons beaucoup la guerre sainte. J’ai choisi d’observer les Noé. C’est pour cela que je travaille étroitement avec Liam. Je suis donc une spectatrice devant vos actions. » Le fait qu’elle s’attache à Liam était un détail obsolète dans sa mission. « Je suis là pour écrire la Vérité et uniquement la Vérité sans être affecté par des conflits d’intérêts. »

La Vérité.

La Vérité qui était déformée et biaisée par les belligérants de la Guerre pour servir leur cause. Oh. La Vérité, capable de voir au-delà des masques.

Ophelia balança ses jambes à nouveau. « Mais je pense que cette notion peut être compris par un Noé possédant un souvenir lié à la Vérité et à la Curiosité. » Il aurait été un bookman que cela ne l’aurait pas choqué. Cela aurait même été amusant. « M’enfin, je le signalerai quand même à Liam pour les bons rapports et éviter le conflit d’intérêt. »
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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mar 18 Oct - 23:36

Les rumeurs sont éparpillées par le vent et sèment toujours des faits intéressants à observer.

Et au fond de l’Hôte, tout près de l’âme du brun, Verum sourit face aux dires de la jeune femme. Jamais auparavant son amusement s’était autant répercuté en Maugrim qui, dès lors, a l’impression de ne servir que d’intermédiaire entre lui et la blonde. Les paroles de celles-ci on réveillé quelque chose ; le Hibou ne sait quelles idées planent dans la conscience de cet être qu’il héberge, mais il est certain qu’elles trouvent résonnance avec les dires de la jeune femme. Et alors, l’artisan à l’impression de n’être qu’un pantin, qu’une poupée. Cela le plonge dans un certain désarroi et ses prunelles vertes, troublées, se posent un instant sur Ophélia. Or il s’attend à entendre Verum rire de son imbécilité. Rien ne vient. Oh, non. Rien. Ni mot ni hilarité. Tout n’est que silence au fond de son être. Lui ne sait rien du tout ; et Verum possède la connaissance du « tout », la celle qu’il lui manque. S’il eut été un félin, il s’en serait hérissé, blessé par l’absence de réponses et le flou constant au milieu duquel il n’a de cesse de progresser. Depuis et malgré l’Eveil, il n’a obtenu aucune réponse à ses questions. Et sentir que le Souvenir se distrait ainsi avec cette conversation le mortifie toujours un peu plus à chaque seconde qui passe dans le silence.

Silence d’ailleurs brisé par Ophélia, qui reprend la parole et s’empare de la barre de l’esquif lunatique qu’était son esprit naviguant sur cet océan de questions :

« Je ne ferai rien. Je suis tout et je ne suis rien, je n’ai pas de camp … Je n’irai pas chantonner gaiement auprès des exorcistes que vous existez. »
« Je l'espère. » grommelle Maugrim entre ses dents soudain serrées. Ils le sauront bien assez tôt.

La jeune femme croise les jambes et a un sourire. Ses prunelles moussues se font inquisitrices, autant peut-être que celles de son interlocuteur. Celui-ci n’ose donc pas la couper et la laisse dérouler le fil de ses explications, conscient que les informations qu’il ramassera lui seront d’une extrême utilité.

« Mon clan est spécial. Il est neutre … Noé, Exorciste, Civils … A nos yeux vous êtes tous sur le même plan : des acteurs, de l’encre sur du papier. Nous ne faisons qu’une chose : relater les faits. Alors, je ne ferai rien.

Cette fois-ci, le ricanement bas de Verum retentit dans la tête du brun. Son crâne, en a-t-il l’impression, fait comme office de caisse de résonnance. Maugrim secoue brusquement la tête, passablement agacé. Le Souvenir sait, ça ne fait aucun doute.

« Chaque membre de mon clan se disperse à-travers le monde pour observer les acteurs. Actuellement, nous observons beaucoup la guerre sainte. J’ai choisi d’observer les Noé. C’est pour cela que je travaille étroitement avec Liam. Je suis donc une spectatrice devant vos actions. Je suis là pour écrire la Vérité et uniquement la Vérité sans être affectée par des conflits d’intérêt. » continue Ophélia avant de balancer une nouvelle fois ses jambes. « Mais je pense que cette notion peut être comprise par un Noé possédant un souvenir associé à la Vérité et à la Curiosité. M’enfin, je le signalerai quand même à Liam pour les bons rapports et pour éviter le conflit d’intérêt. »

S’estompe rapidement l’air contrarié de l’Hôte de la Vérité à l’entente d’un tel discours. Un fin sourire se pose sur ses lèvres et éclaire son visage d’une expression tout d’abord moqueuse puis de plus en plus douce, soudain mille fois plus amicale qu’elle ne l’avait été au cours du reste de leur conversation.

« Ce serait aimable de votre part ; il me tarde vraiment de le rencontrer. » ulule alors paisiblement le Hibou. Ne perdons pas de vue qu’il est venu dans cette optique, celle de visiter un collègue artisan, et non dans celle de se confronter à une telle jeune femme. « Ensuite, il semblerait que je ne doive pas sous-estimer votre perspicacité. » il continue, tranquille, en se baissant pour caresser Suréo qui quémandait quelques douceurs de la part de son maître. « Et pour votre clan … »

Il laisse sa phrase en suspend. Et pour son clan, quoi ? Il n’a aucune idée de ce qu’il va faire de ces informations. Son interrogation est réelle : devait-il parler ou garder le silence ? Malheureusement, en tant que simple Hôte d’une entité aussi puissante et sage qu’est Verum, il ne peut prendre pareille décision par lui-même. Ou bien si, il le peut. Il devra toutefois en payer les conséquences, qu’importe qu’elles soient néfastes ou bénéfiques. Il se frotte pensivement la barbe, les yeux perdus dans le vague, égaré au milieu de ses propres pensées. Le Souvenir n’est rien sinon que du silence désormais et l’artisan serait incapable de dire s’il n’est tout simplement pas en train de l’épier, de le guetter dans sa quête de réponse.

« J’aviserai. » finit-il par dire, l’air satisfait. « Vous pensez bien que je ne peux pas vous croire aussi après que vous m’ayez menti. A raison ou non, seul le temps me le dira. »

Il avisera, oui. Réfléchir et aviser, c’est le propre de sa personne.

« Et que voyez-vous donc chez les Noé ? » demande Maugrim, sans répit.

Cela l’intrigue. Quelles sont donc les conclusions que la jeune femme a pu tirer sur la Famille du Comte ? La question a un double objectif : l’éclairer lui, et, quelque part, inconsciemment satisfaire la curiosité dévorante du Souvenir, revenu depuis si peu de temps mais qui, déjà, étend insidieusement son emprise sur son âme.

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Re: “ Flower-Dust ” — f.t. Ophelia
Mer 16 Nov - 11:25
“ Flower-Dust ”

Prévenir Liam qu’un Noé souhaitait prendre contact avec lui … Ironiquement, elle avait l’impression d’être devenue sa secrétaire et cela ne lui plaisait guère. La blonde se promit de se chicaner avec lui en rentrant pour retrouver un semblant de domination envers son ami et hôte. Bien évidemment, la blonde aurait préféré être seul sur ces lieux, pouvoir analyser l’environnement, comprendre avec exactitude ce qu’il s’était produit. Mais la rencontre avec l’homme en face de lui était tout aussi intéressante, enrichissante et l’alertée de la richesse du clan des Noé. Un écossais, un anglais … Les Noé ne semblaient pas avoir de nationalité propre, apparaissaient parmi les peuples qu’importe leurs origines. La richesse de ces informations étaient importantes, de valeurs et, malgré l’insatisfaction d’avoir assouvi sa curiosité première, l’apport d’informations indirecte sur ce clan lui plaisait tout particulièrement. Si elle avait su qu’en allant se cacher chez un Noé elle gagnerait autant en savoir … Elle serait venue bien plus tôt. « Ensuite, il semblerait que je ne doive pas sous-estimer votre perspicacité. » La blonde eut un sourire, retenant un rire. « Et moi je ne dois pas sous-estimer votre souvenir de tout évidence. » Néanmoins, elle le re-nota dans un coin de sa tête : cet homme-là était dangereux pour le bien-être des bookmen. Voir à travers un masque que l’on porte, voilà une capacité toute particulièrement agaçante.

« Et pour votre clan … » Son clan ? Ophelia haussa un sourcil, curieuse. Qu’allait-il bien pouvoir dire sur son clan, sur les siens ? « J’aviserai. Vous pensez bien que je ne peux pas vous croire aussi après que vous m’ayez menti. A raison ou non, seul le temps me le dira. » Aviser … Ophelia pencha la tête doucement sur le côté. « Pourtant, vous le savez, que ce clan existe réellement … Vous le ressentez, n’est-ce pas ? » Elle claqua néanmoins des mains, rompant le contact avant de sourire satisfaite, ce sourire qui étiraient la commissure des lèvres, celui de ceux connaissant un secret. « cEt puis, qu’importe votre décision, ce clan continuera d’exister et d’être lié à tous les camps … »

La blonde descendit du meuble, tapota le derrière de sa robe et s’apprêtant à partir après avoir flatté les flancs de l’animal dont elle avait déjà donné toute son affection. Les animaux étaient fondamentalement différents des hommes, et c’était rassurant. Pourtant, une phrase la stoppa dans son élan, l’interpella. « Et que voyez-vous donc chez les Noé ? » Ophelia se retourna vaguement, tournant la tête dans sa direction. Cela l’intéressait ? Cela l’intriguait de connaitre ce que la jeune femme voyait en eux ? Avait découvert sur eux ? Cherchait-il lui-même des réponses à travers elle ? « [color:2f61=#EEB865 ]Curiosity killed the cat. » souffla Ophelia en grattant l’arrière de l’oreille de la bête. « Enfin, je pense qu’un Noé peut survivre à cela … Néanmoins, rie ne m’oblige à vous dévoiler le résultat de mes observations et de mes conclusions. Nous sommes un groupe neutre après tout. »

C’était amusant d’être celle qui détenait les réponses pour une fois … Elle comprenait soudainement pourquoi Elias semblait si satisfait dans ce genre de situation si précise. Mais cet homme lui était sympathique. Cet homme était dangereux mais ne lui était pas hostile. Alors, qui sait, peut-être qu’elle récolterait des informations supplémentaires à mesure de leur conversation. « Tout dépend ce que vous entendez par « voir ». Si c’est selon le sens propre du terme, je vois des hommes et des femmes dont la peau change de couleur, avec une apparition de stigmates et possédant des capacités hors normes sans ressentir le besoin de posséder une arme quelconque. » C’était son observation purement visuelle, sans analyse ou compréhension. « Mais si vous voulez parlé de ce que je vois, ce que j’enregistre, c’est tout autre chose. » Elle agita le doigt, comme on le ferait à un enfant.

« Votre famille est particulièrement complexe et riche en mystère. La preuve en est, un Noé seul ne connaitra jamais tous les secrets de son propre clan. » Liam n’avait pas toutes les réponses, de toute évidence, l’Ecossais non plus. « Mais les observateurs de l’Histoire ne partagent pas avec les étrangers du clan. »

Les bookmen étaient des petits radins, il ne fallait pas leur en vouloir.
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