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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. DEMON WARS
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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]

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Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Lun 1 Aoû - 23:54
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
FEAT Ophelia Irisfield
#code by Nyxiel

La douleur se diffusait petit à petit à travers mon corps, impossible à oublier, impossible à annihiler. Depuis que j’avais refusé d’obéïr au Jeu et de tuer la jeune exorciste que j’avais à porter de main, Gameline se montrait bien moins amicale. Je n’avais plus la possibilité de refouler mes sentiments ou du moins pas ceux que le souvenir n’avait pas envie de filtrer. Comme à cet instant où elle refusait d’aspirer ma souffrance, j’avais été blessé par un humain, un simple humain, j’aurais presque oublié qu’ils pouvaient encore me toucher. Je n’avais pas pu me résigner à le blesser en utilisant mes pouvoirs de noés, un humain ne méritait pas de se battre face à un monstre, un humain méritait de se retrouver face à un humain, voilà comment je m’étais retrouvé avec une énorme plaie sur le torse, une autre sur le bras ainsi qu’un couteau planter dans le ventre. Quelle idée de vouloir jouer au héros, venir en aide à Ophelia me pousse petit à petit à me mettre en danger et même si ça semble plutôt pas mal pour ma cote en tant qu’être humain, pour ma survie ça semble bien moins indiqué.

Comme à chaque fin de mois, je m’étais rendu au bordel le plus proche, je n’avais pas eu l’envie de me rendre plus loin et de laisser Ophelia seule trop longtemps au manoir, c’est qu’elle commence à s’ennuyer seule dans cette énorme battisse et en réalité je la comprends assez bien pour avoir ressenti la même chose avant qu’elle ne m’y rejoigne. Malheureusement alors que je m'apprêtais à repartir les plaintes et les bruits de coups venant de la chambre voisine à la mienne m’interpellèrent, pourquoi avait-il fallu que j’entre dans cette chambre ? Pourquoi avait-il fallu que je m’interpose entre ce client violent et cette prostituée ? Pourquoi avait-il fallu qu’il prononce cette phrase et que je m’énerve ?

« Je la paye, elle fait avec et elle n’a rien à dire. »

J’ai oublié durant un instant que j’étais un humain si faible. Après l’avoir repoussé à l’extérieur pour l’éloigner de la jeune femme en pleure et lui avoir donner un coup de poing au visage, il lui avait été facile de récupérer un couteau dans sa botte -qu’il n’avait même pas prit le temps de retirer- pour m’attaquer. Je n’avais eu le temps que de protéger mon visage de mon bras avant que sa lame ne me transperce assez profondément. Comprenait que je n’avais pas d’arme pour me défendre, n’apportant pas mes armes dans un tel endroit, je n’avais pu que tenter de lui faire peur en me transformant en noé pour le faire fuir, les yeux dorés et la peau grise avait souvent cet effet sur les humains. Il s’était empressé de me poignarder dans un réflexe de peur avant de repartir en prenant le temps de récupérer ses vêtements. Je m’étais alors tourné vers la prostitué blessé avant de la couvrir d’une couverture, son regard horrifié vers l’arme toujours planté dans mon ventre.

« Désolé, il est partit sans payer. »

J’avais alors tenté en sourire malgré la douleur, sortant mon portefeuille en lui laissant l’argent qu’aurait dû lui donner l’homme ainsi qu’un peu plus pour payer un médecin si jamais elle en avait besoin pour soigner ses blessures. Elle avait tenté de refuser, moins quand je lui avais dit qu’il n’y a qu’en acceptant qu’elle pourrait me remercier de mon geste. J’aurais préféré la convaincre avec les mots plutôt qu’en utilisant cet argument, mais la douleur était telle que je ne voulais pas perdre temps avant de rentrer. Les blessures ne tarderaient pas à guérir bien trop vite pour la normale et je ne voulais pas que quelqu’un ait la bonne idée de se demander pourquoi.

Voilà pourquoi à cet instant je passe la porte du manoir, mon haut blanc -heureusement recouvert d’une veste noir- imbibé de sang qui n’a cessé de goutter sur ma route et un couteau toujours planté dans le ventre. Je titube alors en direction de la bibliothèque, ouvrant la porte sans pourtant y entrer.

« Ophelia … Je vais … Je vais avoir besoin de ton aide. »

J’offrais une pitoyable vu en me tenant à la porte comme si ma vie en dépendait alors que je tentais un sourire en direction de la jeune blonde.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 3 Aoû - 1:24

Tu ne peux plus fuir.
feat. Liam


Elle avait pleuré plus qu’elle ne l’aurait jamais cru. Chaque larme, chaque sanglot avait toujours été douloureux.

Son cœur lui avait été arraché. Ecrasé. Réduit en miette. La douleur l’avait porté toute la nuit, la faisant suffoquer, la forçant à se couvrir la bouche pour que ne l’entende pas. Que cette foutue peluche l’entende. Elle aurait pu hurlé, déverser sa peine à coup de supplications. Mais elle avait fait le choix de se taire, de souffrir en silence, de réaliser dans la solitude qu’elle sotte elle avait été. La bookwoman n’aurait su dire ce qui l’avait tant rendu aussi triste : de s’être rendu compte de l’aspect chimérique de la réciprocité de ses sentiments ou bien qu’elle soit tombée amoureuse alors que sa nature même ne lui permettait pas. Amoureuse. Ce mot l’avait porté, l’avait fait rêver, voyager à travers les ouvrages qu’elle dévorait. L’amour était beau dans les livres, beau et puissant bien que parfois douloureux. Maintenant elle ne souhaitait qu’une chose … arracher les pages une à une, faire disparaitre ces horribles fantaisies, ces fictions. Car ce n’étaient que ce qu’elles étaient : des fictions. Sotte. Idiote. Elle n’était pas une Princesse de Clèves, ayant fait le choix de suivre son devoir plutôt que ses sentiments … Et par les Dieux, qu’elle le regrettait, qu’elle en souffrait.

Maintenant, appuyé contre le carreau de la fenêtre, observant l’hiver s’installer sur cette terre désolée, elle ne pleurait plus. Ses épaules s’étaient affaissés, les fleurs dans ses cheveux avaient disparu et la fatigue pouvait se lire sur son visage. Son front frappa légèrement le verre froid alors que ses doigts dessinaient des arabesques sur le verre. Le froid lui faisait du bien. Il chassait les pensées les plus désagréables, les plus horribles. Il l’aidait à relativiser. Il l’aidait à prendre une décision.

Liam l’avait protégé. Et elle, elle avait éloigné Lavi de Liam. Ils étaient quittes. Elle n’avait plus qu’à effacer le reste comme elle l’avait toujours fait.

Mais la poignée de porte attira son attention. La surprise pouvait se lire sur son visage alors qu’elle se retourna. Il l’avait évité depuis si longtemps … Pourquoi venait-il la voir si soudainement ? Mais ses yeux s’écarquillèrent d’horreur en voyant le rouge souiller le blanc. Le rouge noyer le blanc … Ce rouge qu’elle détestait tant, qu’elle avait vu tant de fois. La blonde posa une main devant sa bouche en voyant le couteau enfoncé dans le ventre. « Ophelia … » La blonde redressa la tête vers le visage de son hôte. Il était blanc. Son corps s’appuyait contre le cadrant de porte. « Je vais … Je vais avoir besoin de ton aide. » « Abruti ! » Sa phrase avait claqué dans la salle alors qu’elle se précipita vers le Noé pour le supporter et l’entrainer doucement vers la banquette où elle dégagea d’un geste violent de pied tous les ouvrages s’y trouvant. « Bordel faut-il être con ?! Attend moi là, je reviens immédiatement. » Ophelia sortie, pied nue en courant vers la cuisine.

Elle ne devait pas penser. Elle ne devait pas penser. Juste agir. Encore. Ce n’était pas l’homme qu’elle aimait qui avait été poignardé. Elle ne devait pas penser. Juste agir.

Ophelia ouvrit tous les placards de la cuisine, cherchant désespérément ce dont elle avait besoin. Elle l’avait fait tant de fois. Un automatisme. Deux récipients, une cruche, des tissus propres … Où était le fil et l’aiguille ? La blonde ouvrit des tiroirs, fouillant, précipitant, cherchant. Ses mains tremblaient. Elles tremblaient tellement. Sa gorge se serra un instant.

Un sanglot mourut dans sa gorge.

Ophelia se stoppa. Sotte. Sotte. Ce n’était pas bien. Ce n’était pas juste. Mais c’était sa vie. Elle était bookwoman. Elle devait simplement être infirmière pour l’heure. D’un revers de la main, la blonde se frotta les yeux, reprenant contenance avant de faire chauffer de l’eau et se diriger avec précipitation vers le salon avec un récipient. Il fallait qu’elle soit rapide et précise. Dans la cheminée, elle prit les charbons les plus ardents qu’elle pouvait trouver avant de chercher dans les fournitures de coutures un fil assez robuste et un fil. Ses mains étaient précises, cherchaient. Des gestes qu’elle maitrisait à la perfection, pour les avoir tant fait. Puis elle retourna à la cuisine, installant ses instruments sur un plateau avant de verser un peu d’eau chaude dans la cruche, rapidement complété par de l’alcool et du vinaigre. La blonde prit possession. Ophelia termina son plateau en posant les tissus propres.

Lentement elle fixa ce plateau qu’elle avait vu tant de fois par le passé avant de s’attacher les cheveux à l’aide d’une ficelle. Depuis combien de temps n’avait-elle pas fait ça ?

Elle inspira. Expira. Oui. C’était bon. Elle se sentait mieux.

Elle attrapa le plateau et remonta à l’étage avant d’entrer dans la bibliothèque. Liam était toujours, il n’avait pas bougé. La blonde fronça les sourcils en s’agenouillant, observant la plaie du mieux qu’elle pouvait. « Désolée d’avance pour ta chemise » marmona-t-elle avant de tirer de prendre le tissu déchirait de part et d’autres de la plaie et de tirer de toutes ses forces. Le tissu se déchira, dévoilant le torse, la plaie et surtout le couteau. « Et puis tant pis, t’avais qu’à pas te faire poignarder. Crétin. » C’était douloureux. Ophelia regarda la plaie un instant, se mordant la lèvre inférieur … il était bien enfoncé et retenait certainement une hémorragie. Est-ce que les organes étaient touchées ? La blonde posa ses doigts frais autour de la plaie, palpant les zones qui auraient pu lui faire craindre une hémorragie.

Ses doigts glissaient doucement et appuyaient le moins douloureusement possible, la blonde se concentrant un maximum sur son patient.

Un soupir de soulagement passa ses lèvres : à priori rien de bien grave … A moins que la cicatrisation ait déjà commencé pour ce Noé ?

La blonde grogna avant de glisser l’aiguille dans les charbons ardents et verser son mélange d’eau, d’alcool et de vinaigre dans un récipient et y tremper un tissu.  « Sérieusement … comment tu t’es fait ça ? T’as vraiment le chic pour t’attirer les emmerdes. » Elle était méticuleuse, vérifiait une dernière fois. Elle n’avait pas de bandage pour protéger après que [i]l’opération[i] se sera terminé, alors elle devait agir le plus parfaitement possible. De sa main gracile, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant de le regarder. « Ça te fera mal … Je te préviens. »

Et ça la tuait de lui faire mal.  




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 3 Aoû - 11:38
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
FEAT Ophelia Irisfield
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Sa première réaction : une insulte. Je m’en serais douté évidemment. Je pousse un léger rire sans force. Je me sens soudain si mal que je n’ai pratiquement plus la force de me tenir sur mes deux jambes. Depuis quand est-ce si dur de garder les yeux ouverts ? Ils s’ouvrent de nouveau lorsqu’elle me retient de tomber. Je m’en veux à cet instant, tellement, de lui faire subir ça, de me montrer devant elle si vulnérable alors que depuis presque un mois je la fuis, depuis que j’ai osé laisser ça arriver. Les remords me bouffent depuis cette nuit, une nuit magnifique qui pourtant n’aurait jamais du arriver. J’avais fuis comme un lâche, je m’étais enfuit en ne laissant qu’un petit déjeuner de roi et un mot. J’étais partit avant son réveil comme je l’avais toujours fait avec mes amantes d’un soir, avec ces femmes que je savais n’être que des souvenirs qui ne resterait pas. Ces femmes, je ne vivais pas avec. Ces femmes, je ne ressentais rien pour elles autre que la tendresse que l’on porte à une femme qui vient de nous offrir une belle nuit. Ces femmes n’étaient pas aussi importantes qu’elle à mes yeux et pourtant je l’avais considéré comme telle et dieu que je m’en voulais. Je m’étais égoïste, une chose que je ne me permettais pas habituellement, ne jamais toucher aux femmes qui risquent de me faire ressentir quelque chose, c’était une règle que je m’étais imposé assez tôt, parce que je les fuirais et que les remords me tuerait. Je n’ai pas à leur imposer ma façon lâche et égoïste de voir l’amour et la vie.

« Je t’attends là … C’est pas vraiment comme si j’avais la force de bouger de toute façon. »

Ma phrase meurt dans un soupir alors que mes yeux se ferment. Je n’ai plus la force de les garder ouvert. À instant je regrette, pourquoi suis-je aller au bordel dans un premier temps ? Pour faire taire les remords, pour me dire que non, c’est impossible, que je ne pense pas constamment à elle, qu’elle ne m’obsède pas plus que les autres, que non je n’ai pas fait cette terrible erreur. Mauvaise nouvelle pour moi, il n’y avait déjà plus qu’elle et ça me tuait d’y penser, ça me terrifiait et en même temps ça me rappelait qu’elle méritait bien mieux, bien mieux qu’un lâche encore à peine humain. Elle revint, mes yeux refusèrent de s’ouvrirent, mais un nouveau rire passa mes lèvres à ses mains.

« Dommage … C’était ma préférée. »

C’était faux, mais je n’avais plus la force que de faire de l’humour dans cette situation. Peut-être pour cacher à quel point c’était douloureux, à quel point j’avais envie de m’endormir face à la fatigue qui m’envahissait à cause de la perte d’une grande partie de mon sang. Les doigts d’Ophelia s’attardèrent sur ma peau et un frisson parcouru mon dos, ça n’avait rien à voir avec la douleur, rien à voir avec la fraîcheur de ses mains, ce n’était qu’un remord de plus face au souvenir qu’il me rappelait. Je ne supportais pas ce contact et en même temps il me semblait si doux que ça me torturait presque de me faire soigner par elle. J’aurais du aller à l'hôpital.

« Ca te dérange que je te raconte ça quand je n’aurais plus de couteau dans le ventre ? »

Mes mots n’étaient que des murmures se voulant rassurant mais qui n’avaient pas la force de l’être. Son air sérieux me fit pourtant sourire tendrement, un faible sourire alors que mes yeux restaient désespérément clos.

« Moi qui pensait avoir déjà assez souffert pour toute une vie. »

La douleur, la faiblesse me fait parler, dire des choses qu’en temps normal je ne prononcerais, cette phrase qui semble si futile, je ne l’aurais jamais dites devant Ophelia si ça avait été différent. Parce que ces mots parlent de mon passé, de mon enfance et des blessures que j’y ai subit. La douleur physique j’y avais goûté durant des années et ceux qui disent qu’on s’y habitue sont des idiots qui ne se sont jamais fait poignardé par un enfoiré. Ma main glissa lentement contre le bras d’Ophelia, laissant une traînée de sang sur sa peau blanche pour tenter de la rassurer, de lui montrer que j’ai totalement confiance en ses capacités et qu’elle n’a pas à s’inquiéter de la douleur qu’elle pourrait m’infliger. Je place alors mon bras entre mes dents, attendant que la douleur m’emporte de nouveau. Il serait sûrement mal venu de m’arracher la langue alors qu’elle tente désespérément de me soigner, même si je le sais, mes gênes de Noé ne me laisseront pas mourir pour si peu.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 3 Aoû - 13:59

Tu ne peux plus fuir.
feat. Liam


Liam était un abruti.

La blonde l’écouta lui demander s’il pouvait lui raconter après qu’elle lui ait extirpé le couteau du ventre, ce qu’Ophelia accepta sans montrer de signe de consentement. Elle devait se concentrer maintenant, retrouver ses réflexes d’il y a si longtemps, alors qu’elle jouait les infirmières de guerre aux côtés de son mentor pour observer le plus d’information possible. Une couverture pour atteindre les données désirées, un tissu de mensonge qu’elle avait brodé, simulant la compassion pour ces personnes qui avaient véritablement confiance en eux. Et comment ? Ophelia n’avait que pitié pour eux, pitié pour eux qui s’étaient attaché à des ombres qui disparaitraient aussi vite qu’ils étaient apparus. Elle avait de la peine pour eux, elle avait pitié et elle les enviait de pouvoir se rattacher. Elle devait garder en tête ce qu’elle était, ce qu’elle avait décidé. Alors pourquoi son horrible sourire, ce sourire qui faisait accélérer le rythme de son cœur, réussissait tant à la toucher ? Pourquoi lui faisait-il ressentir ça ? C’était injuste de sa part, tellement malhonnête. « Moi qui pensait avoir déjà assez souffert pour toute une vie … »

La blonde se mordit la lèvre violement. Pour retenir le propre flot de ses sentiments. Elle avait assez pleuré dorénavant. Ophelia allait se mettre au travail quand la main de Liam lui caressa le bras. Par les Dieux. Un frisson traversa son corps alors qu’elle le dévisagea. Cette main souillée par le sang glissa le long de son membre, laissant sa peau blanche être maculée par le liquide carmin. Elle ignorait les raisons de ce geste, mais elle aurait souhaité garder encore cette main contre elle, cette caresse. Elle aurait voulu que ces gestes doux ne soient destinés qu’à elle.

Aime-moi. Je te déteste.

Tant de sentiments contradictoires. Pourtant quand elle le vit mordre son bras, la blonde se redressa pour l’en empêcher. Ophelia le regarda, fixant son visage avant de rebaisser doucement le bras et glisser sa main vers sa ceinture. Ses joues rougirent légèrement mais plus que tout, elle garda son visage déterminé. Ses doigts démêlaient la boucle avec précision avant de faire glisser le cuivre doucement, lentement, pour ne pas plus le blesser et le libérer de ses contraintes. Puis, elle plia la ceinture et l’approcha du visage de son patient. « Mords ça plutôt … ne te blesse pas plus. » Ses doigts glissèrent sur sa mâchoire alors qu’elle retourna se concentrer sur le plateau. Elle ne le regardait plus dorénavant. Elle se souvenait des paroles de David. « Aujourd’hui est différent de ton enfance … Contrairement à cette époque, aujourd’hui, je serai là pour te soigner. » Pour prendre soin de toi. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse comme l’ombre qu’elle était. Qu’elle ne revienne plus.

Elle n’était qu’une infirmière aujourd’hui.

Sa main trouva le chemin du manche en bois et elle posa sa main de manière à tenir le torse en place. Il ne fallait surtout pas qu’il bouge, au risque de se faire encore plus mal, de se retrouver blesser une fois de plus. Elle le regarda, de son regard vert, le prévenant. Puis elle arracha la lame d’un coup sec prenant le risque de perdre l’équilibre avant d’attraper avec hâte un linge propre qu’elle appliqua contre la plaie, vérifiant par la même occasion les afflux de sang sur le tissu. Tout semblait en ordre. Pour un autre patient, il lui aurait certainement fallut un tisonnier ; mais Liam était Liam. Un Noé. De son autre main, Ophelia observa la dague couverte de sang : pas de trace de rouille, aucun morceau du couteau ne semblait manquer. Très bien, parfait. La blonde posa le couteau sur le plateau et versa son désinfectant dans une coupole où elle trempa un autre chiffon propre. Agir avec une seule main l’obligeait à se tordre dans tous les sens, c’était physique, difficile, mais pas impossible.

Elias l’avait obligé à faire pire.

Un vague sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle se remémorait les situations impossibles dans lesquelles son maitre l’avait volontairement poussé, des râles, des grognements, des disputes et de la fierté du travail accompli bien fait. Cette vie lui manquait. Ophelia souleva le tissu, observant la plaie : bien cela ne semblait pas trop saigner. Ophelia regarda Liam et tenta de lui faire le sourire le plus goguenard dont elle était capable à l’heure actuelle. « J’espère que t’es pas une chochotte car ça va piquer sévère. » Cacher ses sentiments derrière une phrase. C’était si simple. Ophelia glissa le tissu imbibé et attrapa celui trempé dans sa solution qu’elle essora avant de glisser un doigt dans le tissu pour plus de précision avant de le rouler autour de sa main. Doucement elle tapota d’abord le bord, pour habituer le patient au contact avant de venir définitivement nettoyer la plaie.

Il fallait l’occuper, ne pas le faire penser à la douleur.

« Alors maintenant, si tu me racontais ce qu’il t’est passé sur la tête ? Qu’est-ce que ton cerveau masochiste a encore fait ? » Elle devait s’assurer de la propreté de la plaie pour mieux la recoudre. « Je te jure … je suis là depuis même pas trois mois, et tu m’auras tout fait. »

Oui tout. Et c’était douloureux d’y repenser. Doucement, elle souffla sur la plaie, observant les réactions. Plus jamais elle ne pourrait souffler sur cette peau après ça.




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 3 Aoû - 18:25
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
FEAT Ophelia Irisfield
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Mes yeux s’ouvrirent doucement lorsqu’elle me stoppa dans mon geste, cherchant son regard du mien alors que ses mains guidaient mon bras à sa place initiale. Elle avait une meilleure idée. Mon corps trembla en sentant ses mains attraper ma ceinture. Était-ce vraiment le moment d’être gêné ? Non, mais je l’étais quand même. Cette gêne qui ne serait pas là si ces gestes n’évoquaient pas des souvenirs si peu anciens, si ces gestes ne nous rappelaient pas des souvenirs auxquels on ne voulait pas penser à cet instant. Je soulevais légèrement les hanches pour lui permettre de retirer ma ceinture avec plus de facilité avant qu’elle ne me la tende. Je la remerciais d’un rapide mouvement de tête tout en ne la lâchant pas du regard. Ses doigts glissèrent contre mon visage et dans un réflexe humain, ma main se souleva doucement, voulant chercher la sienne, mais je la retins avant de la baisser de nouveau sur le sofa. Voilà pourquoi je la fuyais depuis presque un mois, parce que j’étais incapable de lui résister, incapable d’ignorer ce qu’elle provoquait chez moi, incapable de ne pas vouloir la prendre dans mes bras pour la rassurer alors qu’elle était sur le point de me soigner, incapable de ne pas avoir envie de l’embrasser avec douceur en lui disant que je serais là, que je ne partirais plus. Ça me tuait de me retenir, mais je me connaissais, il y avait toujours ce risque, cet infime risque qu’un jour je l’abandonne après lui avoir tout promis et je ne pouvais pas parier entre mes sentiments et ma lâcheté, je ne pouvais pas parier son bonheur en oubliant ce risque.

Je t’aime. Ne me hait pas de ne pas pouvoir te le dire.

Et alors que je m'apprêtais à fermer mes yeux une nouvelle fois, je les écarquillais de surprise lorsqu’elle se mit à évoquer mon passé. Mon coeur s’accéléra alors que je sentais mon pouls tambouriner dans mes tempes. L’angoisse m’envahissait et l’engourdissement qui avait su englobé mon corps semblait disparaître lentement. Comment savait-elle ? J’étais sûr et certain de ne jamais en avoir parlé, de n’avoir jamais fait cette erreur. Un frisson parcouru mon dos face à ce que ça semblait signifiait : elle savait. Je ne parlais pas de mon passé ou du moins très rarement parce que je n’aimais pas le faire, parce que c’était une partie de ma vie que j’avais su oublier, enfermer loin dans une tâche me permettant ainsi de ne JAMAIS y penser, d’oublier la frustration, la douleur, la peur que j’avais un jour ressenti et que je n’avais jamais réussi à combattre. Ces sentiments qui m’auraient détruit si je les avais laissé vivre en moi. L’angoisse grandit encore, me faisant presque oublier ce qu’Ophelia était sur le point de faire. La douleur me le rappela bien vite lorsqu’elle retira la lame et que mon corps entier se crispa face à celle-ci, mes doigts s'agrippèrent au tissu de mon pantalon alors qu’un “Oh putain fais chier !” passait mes lèvres, la ceinture transformant ces mots en un simple cri sans signification précise.

Si j’avais cru que le manque de sang me pousserait à m’endormir pour ainsi calmer la douleur, je fus rapidement déçu. J’étais bel et bien réveillé à présent. Mes dents relâchèrent la ceinture après un instant, la laissant retomber sur le sol alors que ma respiration se faisait bruyante et rapide face à la douleur. Pourtant je réussis à sourire à sa remarque. Elle essayait elle aussi de me rassurer à coup de remarques qui se voulaient drôles. Ca marchait. Parce que c’était elle.

« C’est le moment où …  je dois faire croire que … je suis fort et viril, c’est ça ? »

Mon sourire se fit plus franc alors qu’un rire passait mes lèvres. Sourire qui disparu bien vite lorsqu’elle se mit à passer le tissu sur ma peau. Putain ce que ça faisait mal. Et la douleur ne s’arrêtait plus de croître alors que je croyais sincèrement qu’elle ne pouvait pas être pire. Elle parlait, tentant de me faire penser à autre chose, malheureusement sa question me fit détourner le regard du sien. Comment lui dire qu’après qu’elle m’ait demandé avec sincérité de ne pas retourner voir les prostitués, j’y étais aller pour l’oublier, pour tenter de ne plus penser à SON corps contre le mien, mais à celui d’une autre pour effacer ses caresses et ses baisers. En plus d’avoir été futile, cette expérience m’avait valu une douleur plus qu’insupportable. Je n’avais pensé qu’à elle.

Pourtant les mots ne passaient pas mes lèvres. Mentir ? Jamais je ne pourrais lui mentir. Il fallait que je dise la vérité ou au moins une partie de celle-ci.

« C’est un client du bordel … Il m’a attaqué. Je suis idiot … Avec ce que je suis devenu, j’en ai oublié que je n’avais jamais su me défendre lorsque je n’étais qu’humain. »



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Jeu 4 Aoû - 2:55

Tu ne peux plus fuir.
feat. Liam


« C’est le moment où … Je dois faire croire que … je suis fort et viril, c’est ça ? » Un douce sourire amusé se dessina sur le visage de la blonde. Liam restait Liam … Il gardait à jamais ce sourire sur son visage. Ce sourire dont elle avait la certitude maintenant : il était faux. Il n’y avait jamais eu le vrai Liam en face d’elle. Elle s’était amourachée d’une image, d’un reflet. Comme elle culpabilisait envers ce cher Alexander de lui avoir fait subir le même supplice. Elle méritait ce qui lui arrivait … Pour avoir fauté, pour s’être égaré du droit chemin. Mais pour l’heure, elle devait nettoyer cette plaie. S’assurer que la chaire ne risquait pas de nécroser, que la plaie de s’infecte pas ; elle était Leo, Nice et toutes les autres avant Rayn et Ophelia qui avaient travaillé sur des camps de réfugiés. La blonde regarda à nouveau la plaie … Le résultat semblait satisfaisant alors doucement, la blonde attrapa son aiguille et humidifia en suçant doucement le fil sombre qui lui servirait pour la prochaine étape. Il lui fallut bien se prendre à plusieurs reprises pour réussir à passer le fil dans l’anneau de l’aiguille mais quand ce fut fait, elle plongea l’aiguille dans sa solution désinfectante avant de tenir l’aiguille au-dessus des charbons ardents. Plus cela serait chaud, plus facile sera la cicatrisation.

La blonde était concentrée. Elle voulait que son travail soit parfait, sans une bavure. Ophelia voulait tant de chose. « C’est un client du bordel … » le bordel. Ophelia sentit son corps se raidir. Sa gorge se serra et sa tête semblait être battu par un marteau. Le bordel. « Il m’a attaqué. Je suis idiot … Avec ce que je suis devenu, j’en ai oublié que je n’avais jamais su me défendre lorsque je n’étais qu’humain. » L’aiguille lui échappa des mains, tombant dans le charbon ardent. « Putain ! Merde ! » la blonde poussa du bout des doigts, se brulant légèrement de bout en poussant les charbons, lâchant quelques jurons et grognement de douleur avant de récupérer l’aiguille et la jeter dans la solution … Evidement, elle était souillée maintenant. Elle allait devoir attendre un peu. Le fil avait brulé aussi … Sa tête était basse. « Putain de bordel de merde … » souffla-t-elle entre ses dents en suçotant le bout de ses doigts.

Rien de bien important.

Ce n’était pas douloureux. Non ça ne l’était pas. Alors pourquoi avait-elle envie de fondre en larme ? Pourquoi est-ce qu’elle n’arrivait pas à cesser le tremblement de ses mains ? Pourquoi est-ce qu’elle voulait le gifler de toutes ses forces ? Elle était sotte. Elle l’avait compris, cette nuit – cette nuit où elle s’était sentie aimé, désirée, belle, femme – ne voulait rien dire pour lui. Cela n’aurait pas dut l’étonner. Liam allait voir les prostitués bien avant son arrivée, sa demande égoïste n’allait pas changer les habitudes d’un homme.

Elle retint un sanglot dans sa gorge.

Non. Non. Non.

Non.

Rapidement elle rattrapa le fil et recommença le même schéma, contrôlant ses mouvements avant de remettre l’aiguille à chauffer. Elle devait inspirer, expirer. Inspirer. Expirer. Sa gorge lui faisait mal. Mais enfin, l’aiguille était prête. Ophelia se tourna vers Liam et pria pour avoir un contrôle total de ses mains avant de doucement approcher l’aiguille et traverser le bout de peau puis pour se rendre de l’autre côté. « Alors comme ça … Vous vous battiez pour une prostituée … » Sa voix était amère, prête à se briser en mille éclat. Mais tout allait bien. Elle maitrisait encore la situation. Elle eut un petit rire sans joie. Elle voulait partir. « Si tu m’avais dit que c’était une gueguerre d’abruti voulant coucher avec cette pauvre fille, j’aurai pas pris autant de précaution pour pas te faire mal … » Elle avait mal. A la gorge, au bout des doigts, à la tête. Au cœur. Elle voulait vomir. Elle voulait fuir. Elle serra le fil et continua son travail. Méticuleusement. Précisément.

Elle en avait assez d’avoir le cœur écrasé.

Doucement, Ophélia termina de serrer le fil, refermant la plaie dans une ligne pour faciliter la cicatrisation. Par souci de professionnalisme, la bookwoman glissa son doigt doucement – elle voulait appuyer, lui faire aussi mal qu’il la faisait souffrir mais elle ne pouvait pas – pour s’assurer de l’hétérogénéité de la plaie avant de nettoyer les dernières gouttes de sang. « J’espère pour toi que ça en vallait au moins le coup. »

Elle le détestait. Elle le détestait. Elle l’aimait. Tellement.

Elle allait partir. Dès qu’il disparaitrait à nouveau, elle ferait en sorte de disparaitre aussi. Comme tout bon Bookman, sans laisser de trace. Elle s’effacerait. Sa robe blanche était souillée par la suie du charbon, empesté le vinaigre et était écarlate à quelques endroits, mais qu’importe. Elle poussa un lourd soupir en commençant à ranger son matériel et éteindre les charbons. « J’ai presque fini. Après je te conduirai à ta chambre … »

Presque. Encore un peu. Encore un peu et elle pourrait partir alors que la nouvelle année approchait.

Oh. La blonde releva la tête d’un coup. Les yeux fatigués. Le corps fatigué. Ils n’avaient même pas célébré Noël.




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Jeu 4 Aoû - 12:57
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
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Elle avait beau vouloir le masquer, je voyais bien son trouble, j’étais le roi pour masquer mes sentiments derrière un masque, elle ne m’aurait pas là dessus. Mon visage perdit un peu de cette joie qui le caractérisait habituellement pour y laisser la marque de ma culpabilité, j’étais monstrueux avec elle. J’avais fait exactement ce que je m’étais promis de ne jamais faire, lui laisser l’espoir qu’elle pouvait m’aimer. Si elle souffrait à cet instant, c’était ma faute, entièrement de ma faute et je me haïssais de la faire souffrir. Mes doigts se tendirent dans sa direction, mais je ne levais pas la main pour attraper la sienne, pour stopper ses tremblements, il ne fallait pas que je lui donne une raison de plus de croire que ça pouvait arriver, il fallait que je me retienne pour son bien, parce qu’elle ne méritait pas ça. Il fallait que je la laisse croire que je ne ressentais rien, que tout ce qu’elle s’était imaginé, ce n’était qu’un doux rêve qu’elle avait inventé de toute pièce, il fallait que je la laisse croire que j’étais une pourriture, ça serait plus simple, ça serait plus facile pour elle.

L’aiguille traversa ma peau, c’était douloureux, mais je ne dis rien, je ne pensais pas avoir le droit de me plaindre. J’aurais souhaité la faire disparaître comme je savais si bien le faire, mais cela reviendrait à avouer que je souffrais et à côté de ce que je lui faisais ça semblait n’être rien, si peu face à ce que je discernais dans sa voix. Est-ce que je devais réellement lui dire la vérité ? Pourquoi ne pas la laisser croire que je n’étais qu’un connard de plus dans ce monde, lui laisser croire que ses mots étaient vrais plutôt que lui dire ce que j’avais réellement fait. Mes yeux se baissèrent sur ses mains et je serrais le poing en espérant que ça aiderait à calmer la douleur.

« Je ne suis pas assez idiot pour me battre pour une prostituée Ophelia … »

Ca me faisait presque mal qu’elle puisse le penser, alors c’est comme ça qu’elle me voit à présent ? C’est sûrement mieux pour elle, me répétais-je pour faire taire la douleur qui envahissait ma poitrine.

« Je l’ai entendu la battre … Ça me tue que des hommes puissent penser qu’ils peuvent blesser une femme seulement parce qu’il la paye pour coucher, alors je me suis interposé, une très mauvaise idée comme tu peux le constater. »

On ne devrait jamais avoir le droit de blesser une femme et pourtant, c’est exactement ce que je faisais à Ophelia. Si ça en valait le coup ? Pas du tout. Absolument pas. Déjà parce que je n’avais pas obtenu ce que j’avais voulu, je ne pensais toujours qu’à elle, je n’arrivais pas à oublier cette nuit qui semblait m’obséder plus qu’aucune autre dans ma vie, parce que j’avais encore le besoin et l’envie de la voir sourire, mais qu’en plus je lui faisais du mal en lui racontant tout ça, parce que je me permettais de la blesser sans la moindre hésitation. Je suis un égoïste, je l’ai toujours su et accepté, alors pourquoi aujourd’hui je me hais tellement de l’être ? Pourquoi est-ce que ça fait si mal ?

« La clé est dans mon sac … »

Le sac que j’avais porté durant mon voyage, durant cette mission, cette mission qui m’avait permis de la fuir et aussi de trouver une chose, un cadeau pour elle, pour son anniversaire. Parce que même si je voulais la faire fuir, je voulais en même temps la chérir, tellement, que je m’étais forcé à lire plusieurs de ses livres durant son sommeil pour lui en trouver un qu’elle aimerait tout autant. Parce que je voulais la rendre heureuse, parce que je voulais qu’elle me sourit de nouveau. Parce que putain malgré tout ce que je tente pour l’oublier, je l’aime à en crever.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Ven 5 Aoû - 2:00

Tu ne peux plus fuir.
feat. Liam


Elle aurait pu sortir en courant, fuir sur le sol gelé, il n’aurait pas été apte à la rattraper. Il n’aurait pas été apte à la retrouver. Ophelia aurait pu fuir et ne jamais revenir, blessant ses pieds nus dans le froid de l’hiver, le vent mordant ses joues et sa robe légère ne pouvant la protéger de cette dure saison … Mais qu’importe. Elle aurait été loin. Elle aurait couru encore et encore, jusqu’à ce qu’elle puisse être loin de ce monde horrible dans lequel Liam l’avait plongé sans véritablement le vouloir. Chaque geste qu’elle faisait pour soigner cette plaie, chaque action, la blonde voulait en faire le symbole de ce qu’elle était, de ce qu’elle aurait dut être. Une femme n’ayant pas d’affection pour ce Noé. Etait-ce normal d’avoir si mal ? D’avoir l’impression d’être battu avec un fer chaud ? Etait-ce normal d’avoir l’impression que l’univers s’écroulait sous vos pieds et qu’il n’existait plus d’attache possible pour se maintenir la tête hors de l’eau ? Non. C’était faux.

Ophelia possédait une porte de sortie. Elias.

La voie des bookmen. La voie de son apprentissage. La voie de la raison, loin de la fébrilité des choix du cœur. C’était là que la blonde trouverait son salut. C’était là qu’elle pourrait s’endormir paisiblement pour soigner les plaies de son cœur. Avait-elle donc si peu marqué le cœur de Liam quand elle s’était donnée à lui pour qu’il s’en aille séduire des prostitués ? « Je ne suis pas assez idiot pour me battre pour une prostituée Ophélia … » « Je ne crois pas les menteurs … » cette phrase avait presque été murmuré alors qu’elle essorait les chiffons humides. Oui. Liam était un menteur. Il avait accepté de ne plus retourner dans ces lieux.

Il avait accepté de se plier à sa requête. Il avait accepté pour qu’elle se taise … Et il avait brisé cette parole dès qu’il en avait eu l’occasion. Mais maintenant elle le savait … Liam cachait sa véritable personne derrière un masque. Liam était doux, Liam était merveilleux et elle ne pouvait s’empêcher son cœur de se pincer en repensant à toutes les fois où il l’a fait rire, où il l’a taquiné pour volontairement la sortir de ses gongs … Où il l’avait consolé après un cauchemar. Où il lui avait appris à danser … Où il l’avait laissé l’embrasser. C’était tellement injuste. Pourquoi ? Pourquoi alors qu’elle était prête à lui appartenir ne pouvait-il pas en faire autant ? Pourquoi aimait-il une autre personne ?

Pourquoi l’avait-il utilisé comme substitut ?

Elle le haïssait tellement. [strike]Elle l’aimait à en crever[/striker]. « Je l’ai entendu la battre … » La blonde redressa la tête vers lui. Il tentait encore de se justifier ? « Ca me tue que des hommes puissent penser qu’ils peuvent blesser une femme seulement parce qu’il la paye pour coucher, alors je me suis interposé, une très mauvaise idée comme tu peux le constater. » Ses yeux s’étaient agrandis au fil du récit … Et un sourire tristement amusé se dessina sur les lèvres : tendre Liam, merveilleux Liam. Revoilà l’homme qui avait dérobé le cœur d’une idiote … C’était terrifiant, outrageant … Mais au fur et à mesure de ses paroles, elle se mit à le croire. Croire à son idiotie, à sa bonté d’âme. Parce qu’elle l’avait connu ainsi. Parce que David l’avait connu ainsi.

Parce que Liam était un homme bon.

« Elle devait être heureuse non ? … » Elle retourna à son plateau, cherchant comment protéger la plaie … Mais elle n’arrivait plus à se détacher ce triste sourire. Quel horrible idiot cet homme faisait. « Merci de respecter les femmes. De ne pas l’avoir vu comme un objet … mon mentor faisait ça aussi parfois … alors merci de les respecter. » Au moins elles. Mais Ophelia ne se faisait pas d’illusion. Elle n’était pas une femme. Elle était un bookwoman dans un corps féminin. Elle n’aurait jamais dut ressentir tout ce qu’elle avait ressenti, développé autant la personnalité d’Ophelia. Mais Ophelia était-elle une personnalité ou était-elle Ophelia ? La douleur de son cœur semblait déjà avoir tranché la question. « Tu es un homme bon, Liam Ludrick. » La blonde allait se relever pour sortir chercher de quoi recouvrir quand une dernière phrase attira son attention. « La clé est dans mon sac… » « La clé ? » Quelle clé ? De quoi parlait-il ?

La blonde se retourna vers lui, détachant par la même occasion sa tignasse blonde – elle n’en avait plus besoin et dieu qu’elle n’avait plus l’habitude de se les attacher – les épaules tombantes. Elle était épuisée aussi bien physiquement que moralement maintenant … « Quelle clé ? De quoi tu parles encore ? Idiot. » L’insulte était sortie toute seule.

L’une des dernières.




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Sam 6 Aoû - 23:38
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
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Je le vois son sourire et ça me tue. Ne souris pas Ophelia, ne me voit pas comme l’homme qui sauvent une femme même si elle est une prostitué et qu’il se met en danger. Regarde moi comme l’homme qui te fait souffrir, comme la pourriture qui n’accepte pas ses sentiments, comme le lâche qui fuit face à l’amour. Parce que c’est ce que je suis, parce que c’est cette partie de moi qui va te faire du mal. L’évocation de son mentor me fait relever les yeux vers elle. Elias, elle m’en a déjà parlé, de bien des façons et ça me rappelle une chose, elle s’est confiée à moi, bien souvent alors que je ne lui ai laissé entrevoir si peu de mon passé, elle sait si peu de chose sur moi et je me mets à croire. Et si elle savait, partirait-elle ?

« Heureuse … Je ne pense pas, elle était blessée et terrifiée et puis le client est parti sans payer en plus de ça. »

Mon coeur se stoppe à ses mots. Un homme bon … Si peu. Je me trouvais monstrueux à l’instant, tellement immonde que j’aurais souhaité ne pas être rentrer. Que j’aurais souhaité souffrir dans une ruelle en attendant que mes gênes de Noés me guérissent plutôt que de lui imposer de le faire. Un homme bon. Non, pas pour toi. Son insulte me fait sourire, dieu que j’aime lorsqu’elle le fait. “Idiot” sonne toujours comme un doux mot affectif lorsque c’est elle qui le prononce et mon coeur se gonfle d’un sentiment futile, d’un espoir que je détruirais, d’une envie de tendresse alors que mon esprit pli sous les images qui y apparaissent, une autre scène avec d’autres nous. Une scène parfaite. Un doux rêve qui n’arrivera pas. Un monde où la lâcheté ne serait pas ma plus grande qualité et où ses yeux n’auraient pas rougit sous les larmes.

« La clé de ma chambre. »

Elle ne l’avait peut-être pas remarqué, mais il y avait une pièce dans tout le manoir que je ne laissais pas à sa disposition. Un lieu où je ne voulais pas qu’elle entre : ma chambre. Ou plutôt, la chambre de Camelia. Celle que j’avais reprise après la mort du propriétaire des lieux, celle que je n’avais pas été capable de quitter depuis sa mort parce que retourner dans mon propre lit, dans ce lit qu’Ophelia occupait actuellement, ça me semblait impensable. Pourtant à cet instant je n’avais pas la force de discuter, de lui dire qu’une autre chambre ferait l’affaire, que le sofa semblait confortable. Et peut-être qu’au fond, avec le souvenir de mon ancien ami, j’essayais de me convaincre que tout ça était faux. Que je ne l’aimais pas, que ce n’était tout simplement pas possible. Que je n’avais pas besoin d’elle parce qu’il était là … parce qu’il avait été là.

« Comment as-tu su ? Qui t’a parlé de …. Qui t’a parlé de mes parents ? »

Cette question me torturait depuis qu’elle l’avait évoqué, depuis que l’angoisse m’avait envahi. Je ne comprenais pas comment elle avait pu savoir. Mes yeux cherchaient le vide alors que je me relevais avec douceur pour m’asseoir sur le sofa, un geste plus difficile que je ne l’aurais cru. Je voulais savoir comment elle avait pu savoir et en même terrifié à l’idée qu’elle veuille en discuter, apeuré à l’idée de me souvenir de tout ça, de ressentir de nouveau la colère, l’impuissance et le désespoir qui envahissait mon corps à l’époque. Gameline m’avait offert un don particulier, le don de faire disparaître ce qui me dérangeait et je ne voulais absolument pas revenir sur des choses que j’avais tout fait pour oublier par alors que j’ai déjà tant à gérer avec le présent. Le passé devrait être oublier, non ? Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne, pour être heureux ?



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Sam 13 Aoû - 12:19

Mais je ne veux rien savoir.
feat. Liam


La clé. La clé était celle de sa chambre, l’une des rares pièces de cet immense manoir lui étant inaccessible, fermé à clé. Oh, elle aurait pu forcer la serrure, la crocheter dans les règles de l’art comme son mentor avait pris tant de temps à lui apprendre : une de ses pinces à cheveux aurait largement suffit pour réaliser le méfait ! Mais Ophelia ne l’avait jamais fait, elle passait simplement devant cette porte, un livre ou bien une tasse à la main, ne s’alarmant de ce soudain désir de d’intimité ; la blonde était ici en tant qu’invité et malgré la curiosité qui pouvait jusqu’à lui ronger les os, elle avait respecté cette pièce close. Elle n’en avait jamais ressenti le besoin, parce qu’elle respectait cet homme … Aujourd’hui, la bookwoman ne voulait pas pénétrer ces lieux car elle avait conscience des secrets qui pouvaient se trouver derrière cette porte. Des secrets qu’elle ne souhaitait pas entendre, pas voir … Des secrets qu’elle souhaitait voir disparaitre à jamais sous un amas de terre pour qu’ils ne puissent jamais l’atteindre. Alors pénétrer dans cette chambre ? Dans un tiquement de bouche, Ophelia se fit une raison : Liam était bien trop blessé pour l’heure pour bouger seul et la banquette de la bibliothèque ne serait pas un lieu approprié pour le repos.

Résignée et retenant un râlement entre ses lèvres, la blonde se leva pour aller fouiller dans le sac négligé. Voilà qu’elle reprenait les habitudes d’Elias. Etait-ce bon signe ? Etait-ce la preuve qu’elle pouvait encore fuir cet horrible monde dans lequel elle s’était enfermée ? Pourquoi, alors que ses stupides romans d’amour lui avaient toujours suffit, il avait fallu qu’elle se laisse prendre dans ce jeu dangereux ? Elle voulait se coller deux trois baffes, fuir ce pincement au cœur le plus rapidement possible et … La blonde fronça les sourcils en voyant un paquet. D’où est-ce qu’il sortait … ? Doucement, la blonde extirpa la chose, décidé à le poser sur le côté pour rechercher les clés quand des lettres calligraphiées attirèrent son attention. Le sourcil haut, curieuse, la blonde tourna le paquet avant de manquer de le lâcher. Trois mots. Parfaitement écrits. Trois misérables mots qui arrivaient à lui retourner l’estomac.

Joyeux anniversaire, Ophelia.

Sa lèvre inférieure trembla avant qu’elle ne morde dedans pour la contenir. Non. Quel idiot. C’était comme si cet homme avait un don pour briser tous ses murs de défenses … Ses doigts se serrèrent sur le paquet, il était facile de deviner le contenu de ce paquet, tellement évident. « Comment as-tu su ? Qui t’a parlé de … Qui t’a parlé de mes parents ? » La voix hésitante fit légèrement tournée la tête de la jeune femme vers son patient. Vers Liam dont l’angoisse pouvait maintenant se lire sur son visage. Elle le fixa un moment avant de soupirer lourdement et lui tourner le dos. « J’ai été boire l’autre soir … J’en avais besoin. Et il y avait cet Italien que tu as connu … » Comment expliquer sans les détails dérangeants de sa crise de larmes, de sa solitude, du besoin de parler … « J’ai envoyé paitre un type, il a bien aimé et on a sympathisé autant que deux personnes ayant besoin de boire peuvent le faire. Et on a parlé … Ton nom m’a échappé et oh ! surprise … Il te connaissait. Il te connaissait de la congrégation. Un bel homme bourru et avec une canne, avec une tronche qui te hurle « je vais te bouffer si tu me parles », si tu vois un peu de qui il s’agit … » Comment expliquer la suite ? Comment faire simple ? Comment le rassurer. Elle lui tournait toujours le dos.

« Il ne m’a pas donné les détails, mais je ne suis pas stupide … Il m’a parlé un peu de ton temps à la congrégation. Et de Camelia … Enfin pour Camelia, j’ai compris toute seule ce que tout cela voulait dire. » Un rire amer s’échappa de ses lèvres alors qu’elle regardait le paquet. Puis enfin, enfin, elle tourna la tête. « Je ne te demanderai rien Liam, pas d’explication, pas de mensonges, pas d’histoire à me faire pleurer, rien … C’est ton existence, je ne suis personne pour t’obliger à me parler. » Elle ne voulait rien savoir. Elle voulait juste instaurée une distance. Préparée ce qu’elle aurait dut faire depuis longtemps, s’éloigner, se séparer. Se briser. « Mais, j’ai un conseil, en tant que bookwoman. » Oui, il fallait qu’elle se rappelle encore et toujours ce qu’elle était. Bookwoman. « Le passé n’est pas fait pour être oublié, mais pour être surmonté. »

Doucement elle releva le paquet, le signalant et lui fit un sourire contrit « Je suis née fin octobre … C’est plutôt un cadeau de Noël. Mais … Merci. Je suppose. » La blonde se releva et posa le paquet sur un petit meuble. Elle ignorait si elle l’ouvrirait ou non. Si elle prendrait le risque de laisser Liam pénétrer un peu plus dans son âme ou non. Puis elle attrapa le sac et en sortit la clé avant de lui montrer. « Je l’ai trouvé. Je vais t’aider à aller te coucher. »

Et puis, telle un stratège de guerre, elle préparerait son renouveau.







Ophelia : dresseuse de pokémon:
 

Parce que Basile a su nous représenter sous notre meilleur jour:
 




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Dim 14 Aoû - 19:37
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
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« David … »

Son nom m’échappe dans un sourire, comme si le sujet de départ de la discussion s’était échappé de mon esprit, si seulement. Un de ses amis que je m’étais fait à la congrégation et qui étrangement me manque, un homme brisé par la vie et qui pour survivre s’est transformé en homme désagréable avec un léger penchant pour l’alcool. Chacun à sa propre manière de gérer des passés comme les nôtres, chacun en ressort blessé et tente de survivre avec les morceaux qu’il reste. Il s’était construit une carapace d’homme grognon et inapprochable pour faire fuir les autres alors que je m’étais mis à les fuir de moi-même, étant incapable d’être blessant, insultant et ronchon. Nous avions survécu, chacun à notre manière et les réflexes qui en résulte ne sont pas faciles à oublier, voir impossible. Je fuyais toujours autant les gens et David les rejetait d’un mot dur pour ne pas avoir à s’attacher à n’importe qui.

« C’est lui qui m’a amené à la congrégation, un bon ami j’imagine. »

Un bon ami à qui je n’avais pas repensé depuis mon départ, un bon ami que j’avais oublié comme beaucoup de chose sans en avoir conscience pour me protéger, pour fuir encore et toujours sans difficulté. J’ai appris à faire disparaître la douleur avant même qu’elle ne me touche, sans m’en rendre compte, encore une habitude qu’il faudrait que j’apprenne à oublier, mais qui me paraît impossible à supprimer. Alors lorsqu’elle se met à évoquer Camelia, la douleur de mes derniers instants avec lui disparaît, ne laissant que l’angoisse de devoir en discuter. C’est un de ses sujets tabou que je n’évoque même pas avec moi-même, Camelia est devenu une peluche, ce serpent qui se cache surement quelque part dans le manoir en boudant parce que je ne l’ai pas emmené avec moi, encore une fois.

« Camélia est … »

Mon coeur manqua un battement, mon corps se crispe. Ah oui c’est vrai.

« Camélia était un ami, le propriétaire de ce manoir qu’il m’a laissé en mourant … Je ne vois pas ce qu’il y a à comprendre de plus. »

Mes yeux fixent le sol, je l’oublie parfois, ne faisant plus la différence entre Camelia et cette peluche qui n’est rien de plus qu’une illusion de Gameline, une copie de mon ami décédé, un caractère imité dont elle se sert pour me manipuler. Et ça me fait mal de m’en rendre compte peu importe mon don. Sa mort je ne l’ai jamais affronté, je n’ai jamais cherché à le faire, je l’ai oublié comme tout le reste, remplaçant seulement ce qu’il me manquait par un substitut, par cette peluche au même nom, au caractère semblable et qui m’a permis de ne pas avoir à souffrir de sa disparition.

« Il y a des choses qu’un homme ne peut surmonter. »

Mon ton était plus dur, plus froid. Je savais très bien que fuir mon passé était une chose idiote, une chose qui ne fonctionnera qu’un temps et qui aurait des conséquences, Gameline me le rappelait assez souvent pour qu’Ophelia ne me le conseille pas. Seulement j’étais incapable de surmonter la mort de Camelia, pas après avoir déjà subi tout ce que j’avais déjà vécu. Pas après mes parents, pas après Neil et Paul, pas après une vie de douleur oubliée qui viendrait me hanter si je la laissais revenir.

« Et je pensais que les bookman excellaient dans le changement d’identité, pas besoin de surmonter quoi que se soit lorsqu’on abandonne son passé pour devenir quelqu’un d’autre. J’imagine que j’aurais été parfait pour ça. »

Un sentiment qui se faisait rare chez moi grondait doucement dans mon esprit : la colère. Parce qu’elle savait, parce qu’elle avait évoqué mes parents, parce qu’elle avait évoqué Camelia, pour ce sous-entendu que j’avais fait semblant de ne pas voir. Parce qu’elle me conseille des choses que beaucoup m’ont déjà dit et que je n’ai jamais réussi à faire, parce que je souffre qu’importe tout ce que je tente pour l’oublier. Parce qu’elle me force à me rappeler de souvenirs que j’ai tenté d’éloigner depuis des mois, des années. Parce qu’elle laisse la douleur reprendre ses droits sur moi. Pourtant je tente un sourire, malgré la douleur qui enserre mon coeur et que je tente d’éteindre.

« J’espère qu’il te plaira … Ce n’est pas grand-chose et je n’ai jamais vraiment adhéré aux traditions qui nous poussent à se faire des cadeaux. J’imagine que j’avais seulement envie de dépenser un peu de mon argent. »

Envie de te faire plaisir. Envie de te voir sourire. Ce que tu ne fais pas.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Ven 19 Aoû - 13:18

Mais je ne veux rien savoir.
feat. Liam


David, c’était donc le nom du bougre qui lui avait permis de rencontre de sa stupidité, de sa niaiserie, de ses chimères. La blonde était heureuse d’avoir rencontré ce David, véritablement. Elle aurait dû partir depuis longtemps maintenant, la discussion avec son héritier lui avait prouvé qu’elle était dans le faux ici, qu’elle devait protéger son intégrité, ce qu’elle était, tant qu’il était encore temps. Tant qu’elle pouvait encore s’éloigner de ce douloureux sentiment. Elle pouvait encore s’échapper, libérer son cœur de ses chaines et se n’enfuir en ne se retournant jamais, elle pouvait encore devenir ce à quoi elle était destinée. Elle le pouvait encore. Alors pourquoi ? Pourquoi Liam semblait jouer avec ses nerfs, pourquoi ce qu’il disait lui donner envie de le frapper, de le gifler, de le faire réagir. Pourquoi souffrait-elle autant pour lui ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à l’ignorer, à se moquer de ses soucis comme elle avait toujours su si bien le faire ? Pourquoi cet abruti agissait ainsi sur la blonde … « Camélia est … » Ophelia le regardait, le dévisageait du regard alors que ses yeux se faisaient plus dur. L’utilisation du présent ne lui avait pas échappé. Cet homme était dans le déni le plus pur, et ça l’agaçait prodigieusement. « Camélia était un ami, le propriétaire de ce manoir qu’il m’a laissé en mourant … Je ne vois pas ce qu’il y a à comprendre de plus. »

L’envie de le gifler la prie alors qu’elle se mordit violemment l’intérieur de la joue pour ne pas répliquer. Un ami ? Est-ce qu’il la prenait pour une idiote ? Ou bien était-il bien trop ancré dans son propre mensonge pour ne pas voir la vérité ? Le déni, toujours le déni … Ophelia ressentit de la pitié pour Liam, elle commençait même à la plaindre. Qu’importe ses torts, la blonde savait qu’elle pouvait être accusée de bien des faits dont elle plaiderait coupable mais elle ne s’était jamais faites d’illusion sur ses sentiments. Sentiments. Une chose qu’elle aurait dut bannir depuis si longtemps mais ne le pouvait pas … Elle était une petite fille devant l’émerveillement de certaines choses de ce monde, elle dansait une ritournelle à elle-seule pour adorer ce monde qu’elle n’avait jamais su haïr. Toujours optimiste. L’était-elle pour Liam ? Non. Tant que cet idiot serait dans son petit monde, fuyant la réalité, rejetant la réalité … Il serait incapable d’être libre et heureux, comme il le souhaitait.

Elle le haïssait de lui imposer ça. Elle le plaignait. Elle s’énervait.

Mais elle ne voulait pas répondre, Ophelia ne voulait pas prendre le risque de dire quelque chose qu’elle regretterait de dire par la suite, elle ne pouvait pas risquer de voir les choses se briser si subitement. Même si cela lui peinait de le reconnaitre, elle avait été heureuse de rencontrer cet homme, véritablement. Mais comme si c’était évident, comme si c’était écrit, les choses ne pouvaient pas bien se terminer, tout ceci devait devenir triste. Triste et orageux. « Il y a des choses qu’un homme ne peut surmonter. » Le ton de sa voix était plus dur, bien plus dur que la blonde ne l’ait jamais entendu … Ce simple ton lui rappelait ses disputes avec Elias, quand il tentait de mettre fin à un sujet de conversation, quand il voulait faire taire la petite blonde. Mais Liam l’ignorait : Ophelia ne se taisait jamais. Ses poings se serrèrent. Lâche, hurlait son esprit. Lâche, lâche, lâche. Il n’y avait rien que les Hommes ne pouvaient surmonter s’il le désirait. Rien. Elle le savait, elle était observatrice ! Mais elle voulait laisser couler, ne rien laisser paraitre. Non. Elle devait rester calme. « Et je pensais que les bookmen excellaient dans le changement d’identité, pas besoin de surmonter quoi que ce soit lorsqu’on abandonne son passé pour devenir quelqu’un d’autre. J’imagine que j’aurai été parfait pour ça. » Elle craqua.

Mais cette fois, elle ne pleura pas. Non. Elle ne pleurerait plus pour lui. Plus jamais. « Ne te crois pas capable de quoique ce soit en rapport avec mon clan, Liam. » Ses mots étaient glacials, froids, acides. Elle bouillonnait. « Ce que nous faisons n’a rien à voir avec tes petites fuites répétés vers l’avant en espérant semer ton passé. On change d’identité, cela veut dire que l’on renonce à tout ce que nous sommes pour créer une autre personne. Toi … Toi tu n’es que Liam et tu resteras à jamais Liam. » Elle le pointa du doigt. Elle était froide, horrible, en colère. Pourquoi devait-il toujours fuir ? Pourquoi devait-il lui faire subir ça ? « Le petit garçon qui avait peur du noir et qui souhaitait s’accrocher au bras de quelqu’un. Désolée pour toi, Camélia est mort. Désolée pour toi, mais je ne serai pas son substitut. Désolée pour toi, si tu es trop lâche pour affronter ta propre vie et passer à autre chose. Car c’est ce que nous faisons nous : on passe à autre chose. On ne fuit pas. Mais je dois te reconnaitre quelque chose … »

Elle posa presque dédaigneusement le paquet sur un meuble, le cadeau qu’il avait pris soin de choisir pour elle, le cadeau qu’il avait cherché pour elle. C’était tellement douloureux de le voir ainsi, de se savoir amoureuse. Cela faisait tellement mal qu’elle n’en pouvait plus. « Tu mens bien et tu cours vite, pour un lâche. Mais à un moment, tu te fatigueras. »

Elle lui lança la clé à portée de main. Elle le rejetait. Cette fois c’était à son tour de lui tourner le dos. C’était à lui de gouter à l’amère dégustation de la solitude et de l’abandon. Mais elle ne sourirait plus, elle se le promettait. Plus pour lui. Qu’importe qui elle serait.

Elle se le jura.

Il ne la ferait plus sourire. Il ne réussirait plus à la faire tomber encore et encore amoureuse de lui.







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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Ven 19 Aoû - 22:30
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
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Mes yeux se plissent, mon coeur s’emballe et la douleur liée à ma blessure me semble soudain si douce face à ce que je ressens, face à la colère qui me submerge. Comment est-ce que ça a tourné comme ça ? J’aurais pu regretter d’avoir commencé cette conversation, regretté d’être rentré, regretter absolument tout ce qui avait pu se passait avec elle depuis qu’elle s’était ramené la bouche en coeur avec un akuma dans mon manoir, un manoir qui était avant cela un lieu que seul Camelia et moi connaissions. Mes mâchoires se crispent et mes poings se serrent en entendant son long discours. Ses mots sont douloureux à entendre et la douleur qui m'envahit lorsqu’elle tente de me faire comprendre que je ne fais que nier la mort de mon ami semble si frêle par rapport à la colère qui bouillonne doucement en moi. Je réalise soudain une chose, je ne me suis jamais permis de laisser la colère prendre le dessus, je ne me suis jamais réellement énervé contre quelqu’un et même alors que j’aurais voulu que la situation se passe autrement, je me dis qu’aujourd’hui serait surement le bon moment pour commencer à réellement vivre mes émotions avant de les faire disparaître.

« De ce que j’en sais, tu n’es pas plus capable que moi au niveau de ton clan. »

Mes yeux se fixèrent dans les siens alors que les mots semblaient glisser tout seul d’entre mes lèvres, des mots que je ne voulais pas dire, des mots que je regretterais surement, mais à ce moment là, des mots qui me semblaient nécessaire, une phrase pour lui faire comprendre que oui je sais ce qu’elle ressent, que oui je ne suis pas dupe et que même en le sachant je la fait souffrir.

« Ce que je fais et ce que vous faites ce n'est différent qu'en une seule chose : vous vous donnez un but louable, vous vous offrez une bonne conduite en faisant croire que ce que vous faites ce n’est pas pour vous, que vous en souffrez. Au fond vous n’êtes pas mieux que moi parce que même si vous ne fuyez pas la réalité, vous vous pensez différents, vous vous convainquez que vous ne faites plus partit du monde, sauf que c’est faux, vous êtes les seuls à le penser, les seuls à le voir, mais ils deviennent quoi les gens qui vous ont connu ? Les gens qui se souviennent d’une toi avec un autre nom, hein ? Ils ne sont plus rien d’après vos règles, non ? Ce n’est pas plus dégueulasse que refuser d’accepter des souvenirs douloureux ? »

Je me relève, la douleur se faisant moins présente avec la plaie qui a déjà commencé à cicatriser. Mon visage n’a plus rien à voir avec celui que je porte au quotidien, abandonné le sourire, abandonné les yeux brillants d’une lueur joueuse, abandonné le masque du Liam qui écarte ses sentiments au profit d’une fausse joie qui peut lui éviter ce genre de scènes, ce genre de problèmes.

« Le substitut de Camélia … Comment oses-tu imaginer que j’ai un jour pu te confondre avec lui ? Camélia était un ami qui m’a soutenu dans les pires instants, il a toujours été là pour moi qu’importe ce qu’il s’est passé entre nous alors que je n'ai fait que t'aider dans cette histoire et tu ne m'as apporté que des soucis. Tu n’es rien à côté de lui, alors n’oses plus parler de ce que je ressens pour lui alors que tu ne sais rien de ce qu’il s’est passé entre nous. »

Elle n’avait pas le droit de parler de lui, elle n’avait même pas le droit de l’évoquer face à moi, elle n’avait pas à commenter la relation qui nous avait unis pas alors qu’elle ne l’avait jamais connu, pas alors qu’elle ne savait pas que ce qu’avait vécu Camelia avec moi avait été bien pire que ce qu’elle vivait aujourd’hui. Je savais aussi qu’il m’aimait, je savais qu’il se contenait pour ne pas me faire fuir, je savais que je le faisais souffrir jour après jour en lui racontant mes aventures avec diverses prostituées. Il avait souffert durant des années en supportant tous mes écarts, en supportant ma lâcheté et le jour où j’avais su pour sa condition, pour ce qu’il était, je l’avait fuit après tout ce qu'il avait supporté de moi, je l'avais fuit à la première difficulté. Il était un akuma et je n’avais pas supporté de le savoir. Je l’avais fuit sans me retourner et pourtant lorsque j’ai eu besoin d’aide lors de ma transformation, c’est encore lui qui était venu me sauver, lui qui était venu prendre soin de moi jusqu’à ce que je ne le tue.

« Tu n’as pas le droit de juger ma lâcheté alors que tu fuis ton mentor, alors que tu fuis tes sentiments en espérant rester ce que tu es et tu n’as pas le droit de me forcer à affronter mon passé alors que tu penses avoir échappé au tien en changeant de prénom. Au fond je préfère rester Liam, peu importe ce que ça signifie pour toi que de changer égoïstement d’identité. Parce que tu me dis lâche mais le plus lâche de nous deux, c’est celui qui change d’identité pour ne pas avoir à affronter les conséquences de ce qu’a été son ancien lui. »

Ma main se referma autour de la clé de la chambre de Camelia. Mes mots me faisaient peur, ce que je devenais sous la colère me dégouttait, je me terrifiais et je doutais de chacune de mes répliques parce qu’au fond il n’y aurait eu qu’une seule bonne chose à dire, une seule et unique chose que j’étais incapable de prononcer : Je t’aime.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mar 23 Aoû - 20:45

Mais je ne veux rien savoir.
feat. Liam


Ça faisait mal. Terriblement mal. Elle voulait qu’il se taise, lui faire ravaler ses paroles. Si Ophelia n’avait pas été ce qu’elle était, comment aurait-elle réagit ? Ce serait-il pris la tête entre ses mains et hurler de tout son souffle de toutes ses forces pour noyer ce flot de parole qu’elle détestait ? Qu’elle haïssait ? Faites le taire, faites le taire, faites le taire. Elle avait mal. Elle avait mal. Elle ne voulait plus avoir mal ! Comment ? Que devait-elle faire pour ne plus avoir mal ? Son cœur, ce stupide organe qui n’aurait dut avoir que pour unique fonction de la maintenir vivante, lui faisait tellement mal. Il se serrait, elle avait l’impression d’être transpercé de partout, ses genoux avaient bien du mal à la maintenant … Son ventre la faisait tout autant souffrir, elle voulait se cambrer, se le maintenir de toutes ses forces en hurlant pour exprimer la douleur qu’elle ressentait. Elle voulait mettre fins à ses paroles. Mettre fin à ces mots qu’elle ne souhaitait pas. Elle se mit à détester Ophelia pour être atteint si facilement par cet homme. Elle se détestait car elle se rendit compte qu’elle était Ophelia. Elle voulait pleurer. Pleurer encore et encore jusqu’à ce que sa gorge n’en puisse plus de ses sanglots, de ses hurlements.

Mais par-dessus tout, elle voulait lui faire mal. Elle était blessée. Furieuse. Elle se sentait abusée, manipulée … Elle le détestait. Elle le haïssait. Elle l’aimait comme jamais elle n’avait aimé.

Dieux. Qu’elle aurait aimé serrer ses mains autour de cette gorge pour ne plus jamais avoir à entendre cette voix qu’elle avait tant aimé. Mais elle ne bougea pas. Si, au fond d’elle-même, Ophelia se brisait, lui suppliait de se taire, elle voulait oublier cette soirée, était prête à accepter l’abandon et la solitude en échange de la disparition totale de cette soirée. Mais seule la rage guidait son corps, immobile, acceptant presque docilement les mots du Noé du Jeu. Mais ses mains se serraient de plus en plus, accumulant chaque phrase, chaque syllabe. Pouvait-il voir de la rage dans son regard ? Ou bien pouvait-il entrevoir les supplications qu’elle lui hurlait mentalement ? Elle ne le saurait certainement jamais. Tout ce qu’elle put faire fut de simplement pencher légèrement la tête. « Alors, c’est donc ça le vrai visage de Liam Ludrick, le Jeu. On dirait que je trouve enfin la partie écœurante des Noé en toi. Il m’aura fallu du temps je suppose. »

Sa voix était calme, beaucoup trop calme, en contradiction totale avec ce qu’elle ressentait véritablement. L’ouragan émotionnel qui envahissait son cœur, la douleur qui la transperçait de part et d’autres, il lui était impossible de réagir correctement. Elle ne pouvait plus penser calmement. Elle ne pouvait plus réussir à comprendre que c’était à cet instant qu’elle aurait dut ouvrir la porte et partir pour ne plus jamais revenir. Mais ses pieds étaient comme ancrés sur le sol, son corps n’était pas apte à la fuite. Pourquoi l’avait-elle sauvé de Lavi ? … Lavi. Elle voulait le revoir. Elle voulait qu’il agisse comme un héritier avec elle. Qu’il la sauve de Liam. « Le petit garçon fuyard qui fait la morale aux bookmen. Tu nous trouves méprisables ? Tu nous trouves dégueulasses ? » Elle ouvrit les bras, souriante mais aucune joie n’était visible, juste la froideur et le masque de la bookwoman qu’elle revêtait. Pour protéger Ophelia. Pour protéger son cœur. « Mais tu n’es qu’une misérable encre sur du papier. Tu n’es rien d’autres qu’un fait que j’écrirai avant de t’oublier. » L’oublier. L’oublier. L’oublier. Par pitié elle voulait l’oublier, ne plus pleurer pour lui. « Et tu me fais rire. Tellement rire. Combien de personne se sont attachées à Liam Ludrick à cette fameuse congrégation ? Combien de personnes se sont inquiétés pour toi ? T’ont pleuré ? T’ont cherché ? Et tu oses me faire la morale ? Tu leur as tous tourné le dos ! Par peur, par lâcheté, je m’en moque. Mais quand tu aurais pu leur donner toutes les infos que tu pouvais pour combattre tes frères et sœurs, l’as-tu fait ? Les as-tu contactés ? …. Tu me fais rire avec ta pseudo moralité. »

Elle ne le pensait pas. Elle voulait lui hurler qu’elle n’arrivait pas à contrôler sa bouche, ses mots. Mais une autre partie d’elle-même lui soufflait qu’elle ne valait rien à côté d’un mort, alors pourquoi prendre cette peine ? Pourquoi prendre des gants pour souffler des mots d’amours à un homme qui était mieux sans vous ? Des problèmes, voilà ce qu’était Ophelia. Naïvement, elle avait pensé qu’en restant sagement dans cette stupide bibliothèque, elle éviterait à son hôte des problèmes … Visiblement, non. Elle était un Problème. De la même façon qu’elle l’avait été avec Elias. Elle n’était qu’un problème pour les hommes que son cœur avait décidé d’aimer. Un problème. Une erreur. Une toute petite voix en elle se questionna à nouveau : pourquoi Elias l’avait-il sauvé ? C’était douloureux. « Mais … je plains ce Camélia. Devoir te supporter. T’aimer. Est sans doute la pire corvée qu’il puisse être confié à quelqu’un. »

Et elle savait de quoi elle parlait.

Elle aurait voulu rentrer à la maison. Mais elle n’avait aucune maison qui l’attendait. Personne. Et c’était mieux ainsi ; personne ne devait l’attendre non plus. Son sourire s’agrandit, froid, glacial. Vide. Neutre. « Rayn. Nice. Leo. Eilis. Ophelia … Toutes ces femmes ne sont pas des fuites. Elles sont simplement des rôles. Il n’y a pas de passé à fuir car un bookman n’en a pas. Juste des rôles. Des illusions. Et je vais anéantir l’illusion d’Ophelia. La renvoyer au néant. Car c’est ce qu’elle est : une simple illusion. Une jolie chimère qui m’a aidé à portée un rôle de civil. » Jamais une phrase ne lui avait paru aussi mensongère. Aussi ignoble. Elle avait l’impression de se repousser elle-même. De se forcer à être une autre.

« Maintenant je n’ai plus besoin de toi. Donc je n’ai plus besoin d’Ophelia. »

Les pleurs semblaient disparaitre pour ne laisser place qu’à un long silence. Ce silence glacial qui suivait la résignation totale d’une personne, ce lourd silence qui vous écrasez sous la pression. Celui de l’acceptation de la fatalité.







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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mar 23 Aoû - 22:33
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J’étais déchiré entre mon envie de me taire pour la prendre dans mes bras, m'excuser, lui expliquer que ce n’était que la colère qui avait parlé, la supplier de me pardonner et ma colère qui ne cessait de grandir. J’aurais du n’écouter que la première, suivre ce doute dans mes paroles, cette hésitation entre mes phrases qui me rappelait que mon coeur et mon esprit n’était pas en phase. J’aurais tellement voulu qu’elle reste à mes côtés, que tout se passe comme s’il ne s’agissait là que de l’un de ses romans à l’eau de rose. Mais n’y a-t-il pas toujours un rebondissement dans ces histoires là ? Une dispute ? Un adieu qui n’en ait pas un ? Mon coeur se serre. Va-t-elle disparaître comme tous les autres, par ma faute ? Mon esprit lui s’échauffe, me rappelle douloureusement que tout cela n’est rien de ça, cette dispute c’est la seule solution qu’il a trouvé pour mettre fin à cette angoisse permanente, cette peur de ce qu’il pourrait arriver si je venais à l’aimer comme elle m’aime. Je suis un lâche, tellement lâche que je brise la femme que j’aime pour fuir le bonheur. Depuis quand est-ce qu’il n’est plus mon objectif final ? Depuis quand l’angoisse a-t-elle remplacé ma liberté ?

« Ca n’a rien à voir avec Gameline ni avec le Jeu, c’est moi Liam, l’homme avant le noé, ce que tu refuses d’être, une femme avant une bookwoman. »

Etait-ce au moins encore possible ? Cette colère qui m’envahissait, n’était-ce pas Gameline qui jouait encore avec mes sentiments pour son propre plaisir ? Etais-je encore libre de la moindre chose ? J’en doutais et ça me terrifiait. Je me sentais comme enchainer et écarteler entre toutes ses émotions qui me traversait, entre toutes les facettes de moi-même qui semblait s’activait. Le lâche, le noé, l’amoureux, l’homme, aucune ne semblait vouloir se mettre d’accord et seule la douleur avait une chance de gagner ce combat, ce qu’elle fit. Je n’avais fait qu’insinuer qu’elle n’avait fait que se servir de moi, sachant pertinemment que c’était faux, mais l’entendre le dire me fit plus de mal que je ne le pensais. De la simple encre ? Alors pourquoi cette souffrance dans tes yeux ? Pourquoi cette colère ?

La nouvelle évocation de Camelia fit disparaître la colère dans un long frisson désagréable qui traversa l’intégralité de mon corps. La tristesse. Camelia. Ce qu’il pouvait me manquer encore et toujours même après avoir tout tenté pour rendre son absence plus supportable, même avec cette peluche que je nomme affectueusement avec son prénom. Rien n’y fait, sa mort me brise encore et toujours lorsqu’elle me revient en mémoire. Je ne fais que masquer une chose trop importante pour l’être et c’est douloureux, tellement douloureux à chaque fois qu’elle se dévoile de nouveau. Ma tête se baissa, mon regard si fit moins dur et mes yeux s’emplirent d’une lueur que j’aurais voulu faire disparaître, mais que je ne pouvais contrôler. Je voulais hurler parce qu’elle me faisait comprendre qu’il ne serait plus jamais là, parce qu’elle me rappelait que je l’avais blessé lui aussi et que je pouvais pas me faire pardonner, qu’il m’avait aimé, que je l’avais aimé et que tout ça c’était si mal terminé, que je l’avais tué. Que j’avais tué la première personne qui m’avait fait ressentir tout ça. Je voulais répliquer et pourtant je n’en avais plus la force. Je n’en avais pas envie, ça me semblait si peu important face à ce qui me déchirait de l’intérieur.

« Je n’ai jamais demandé à être aimer … »

Ca semblait se répéter. Encore et encore. Ils finissaient par m’aimer et je fuyais. Je les aimais et je fuyais. Le plus douloureux reste ces fois où cette amour est réciproque, où il les “et si” semble si facile à formuler et pourtant si difficile à mettre en place.

« Tu devrais oublier, tout oublier, ça n’en vaut pas la peine. Je n’en vaux pas la peine. J’oublierais moi aussi ou du moins je fuirais encore en espérant oublier. »

La garder semblait impossible, la voir continuer à souffrir, impensable. C’était la seule solution. Oublier. La fuite semblait toujours être la meilleure option avec moi, mais l’était-elle vraiment ? Je doutais. Je n’avais pas le droit de la retenir ici, pas pour des “peut-être” pas parce qu’il y a l’espoir infime qu’elle me fasse changer. Qu’elle fasse une chose que Camelia n’a pas réussi à faire. L’espoir je l’avais eu tout comme ma liberté et je les avais abandonné sans même m’en rendre compte en cours de route. Depuis quand ? Je ne le savais même pas, mais m’en rendre compte aujourd’hui me donnait envie de m’effondrer, d’abandonner, d’oublier la joie qui je me forçais à afficher. Je voulais n’être que moi-même, sans les émotions bridées ou décuplées. Je voulais savoir qui était Liam. Le Liam qui ne fuit pas face à ce qu’il est vraiment parce qu’il a peur de ce ça impliquerait, le Liam qui mes parents ont brisé et que je n’ai jamais réussi à reconstruire, un Liam qui n’a pas peur de vivre et qui ne fait que se voiler la face en pensant être libre alors qu’il ne peut voler que dans une cage aux barrières invisibles.

« Je ne peux plus me battre Ophelia, ça fait des mois que je souffre sans réellement me l’autoriser, des semaines que je fuis cet endroit pour te fuir parce que tu me troubles, tu me fais penser à des choses auxquelles je ne veux pas penser. Tu me pousses à me questionner sur l’intégralité de ma vie et … Je ne suis pas prêt, je ne le serais certainement jamais. Je … Désolé Ophelia. »

Ma main se soulève légèrement. Ne pas la toucher. Surtout ne pas la toucher. Mon poing se serre et mon bras se remet à sa place initiale avant que je ne m’appuie sur le dossier du sofa pour me diriger vers la porte.

« Je vais me reposer, la cicatrisation est plus fatigante que ce que je pensais, nous en reparlerons … plus calmement, seulement pas maintenant, j’ai besoin d’un peu de temps. »  

Pour accepter mes sentiments pour Camelia ainsi que sa mort. Pour cesser de fuir le bonheur. Pour arrêter de me comporter comme un con. Pour trouver qui je suis vraiment au delà de cet homme qui ne fait que suivre le vent en espérant qu’il le porte un jour, mais qui ne fait que glisser sur le sol sans réussir à décoller. Pour être digne de ton amour.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 24 Aoû - 0:01

Mais je ne veux rien savoir.
feat. Liam


Résignée. C’était ce qu’était Ophelia, attendant de disparaitre dans le néant de l’âme de la bookwoman. Elle avait été insouciante, immature, sotte, de ne pas l’avoir fait plus tôt, de ne pas l’avoir fait dès qu’elle avait rencontré l’héritier de leur clan. Ophelia n’avait plus de raison d’exister. Elle n’était qu’un rôle, un stupide rôle qui avait pris trop de place – c’était ce qu’elle tentait désespérément de se convaincre encore et encore. L’homme en face d’elle soufflait qu’elle refusait d’être femme avant d’être bookwoman. C’était faux. Elle n’était pas une femme. Elle était bookwoman. Non. Elle était bookman. Elle n’était qu’un observateur, sans droit de regard sur le monde, elle n’avait ni réelle identité, ni réelle existence. Elle n’était qu’un bookman portant des rôles féminins. Ophelia devait l’accepter, refaire de ces mots sa réalité. Elle devait s’en aller. Elle devait recommencer. Il n’avait jamais demandé à être aimé. Elle, elle n’avait jamais demandé à s’amouracher de ses mots, à fondre devant son sourire, à prier pour ses caresses. Liam avait de bien maigres bras, mais solides de par son travail … Et c’était entre ses bras que la blonde s’était sentie le plus en sécurité. Non. Elle n’avait rien demandé de tout cela et si on pouvait lui offrir une chance de réécrire l’histoire, elle rayerait d’un geste ce maudit bal de charité qui annonça ce début de roman avec cet homme.

Car cela ne devait être que ça : un roman. Une jolie fiction que l’on li le soir, tout en sachant pertinemment que cela briserait votre cœur que de lire petit à petit chaque déchirement. Une douleur qui faisait du bien, car elle était irréelle. Fictionnelle. Comme Ophélia, se répéta-t-elle.

Et c’était douloureux. Terriblement douloureux : Liam ne semblait pas comprendre ce qu’elle lui avait dit. Elle allait anéantir Ophelia. Elle allait l’écraser pour écraser ces sentiments oppressants qui lui détruisaient l’âme. Elle n’allait pas qu’oublier. Et lui fuirais. Encore. Ophelia n’en avait que plus envie de pleurer. Elle était fatiguée, elle était malheureuse. Ses épaules s’affaissèrent, comme ne supportant plus le fardeau qu’elle portait. Non, elle ne pouvait plus … La blonde avait trop longtemps vécu sans toutes ces émotions pour les comprendre, pour les supporter. Elle pouvait supporter la douleur physique faite après un affrontement, son épaule disloquée après avoir sauvé Milo lui semblait bien moins douloureuse, mais ça… tout ça ? Elle n’en était pas capable. Elle le détestait. Plus que tout elle le détestait. « Je ne peux plus me battre Ophelia » Elle le regarda, fixant son visage. Elle n’arrivait pas à exprimer les émotions qu’elle aurait souhaité, qu’elle ressentait : colère, déception, frustration, tristesse, solitude … Tant de sentiments que son visage ne pouvait décider lequel afficher. « ça fait des mois que je souffre sans réellement me l’autoriser, des semaines que je fuis cet endroit pour te fuir parce que tu me troubles, tu me fais penser à des choses auxquelles je ne veux pas penser. » Ophelia aurait eu un sourire en entendant cela. Elle aurait cru à un avenir possible.

Elle aurait été prête à renoncer à ce qu’elle était pour un avenir possible.

Mais à cet instant … C’était horrible, mais elle ne l’écoutait plus. « Tu me pousses à me questionner sur l’intégralité de ma vie et … Je ne suis pas prêt, je ne le serai certainement jamais. Je … Désolé Ophelia. » Ophelia. Il l’avait appelé ainsi deux fois ; deux fois où elle aurait pu remplir les quelque mètres qui les séparaient pour le serrer contre elle, pour éloigner ses malheurs, pour le consoler. Lui caresser doucement les cheveux, le bercer, chasser ses peurs, lui promettre de l’attendre. Ophelia aurait pu faire tout cela … Mais elle était si fatiguée, elle avait tant besoin de repos. De dormir. De disparaitre. Elle entendait mais ne l’écoutait pas. « Il n’y a rien à s’excuser. Il n’y a jamais rien eu. Juste un bookman et un Noé. » Ophelia était un problème. Puis l’homme se leva, se dirigeant vers la porte. Enfin, la fin de cette soirée.

« Je vais me reposer, la cicatrisation est plus fatigante que ce que je pensais, nous en reparlerons … » non. « plus calmement, seulement pas maintenant. » jamais. « j’ai besoin d’un peu de temps. » Doucement, en suivant l’homme du coin de l’œil, la jeune femme se demanda si Liam réalisait que c’était certainement la dernière fois qu’il voyait la bookman ? Ou s’il reniait à nouveau la réalité qu’il ne voulait pas assumer. Mais qu’importe les pensées de cet homme maintenant.

Qu’importe.

La blonde haussa les épaules, mollement. « Je ne pense pas que cela sera nécessaire. Tout a été dit. Il n’y a aucune raison de revenir sur ce sujet. Sur ces sujets. » Qu’il y avait-il à rajouter ? Elle n’avait aucune envie de le savoir. Elle bougea enfin et lui tourna le dos pour se rendre vers sa fenêtre. Elle avait appris à aimer ces jardins, maintenant elle les détestait plus que tout. Un sourire amer se dessina … Il était temps que tout cela se termine. « Dormez sur le ventre et éviter de recouvrir la plaie d’un tissu pour éviter les mauvaises surprises. Passez une bonne nuit. »

Ophelia était si fatiguée et enfin, enfin, elle allait pouvoir se reposer …

Rwyf wrth fy modd i chi. Hwyl fawr.







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Parce que Basile a su nous représenter sous notre meilleur jour:
 




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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
Mer 24 Aoû - 20:37
Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir.
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« Il n’y a rien à excuser. Il n’y a jamais rien eu. Juste un bookman et un Noé. »

Ma tête se releva à cette phrase. C’était douloureux de savoir que c’est ce qu’elle se dirait pour passer à autre chose, ce qu’elle graverait dans sa mémoire. Il n’y avait rien eu. Ca sonnait faux, tellement faux que mes yeux se levèrent pour se fixer dans les siens pour y chercher les émotions qui pouvaient les illuminer, les mêmes qui devaient faire briller les miens. Nous étions en train d’abandonner, de laisser la douleur gagner et ça me semblait la bonne chose à faire. Il fallait qu’elle oublie, qu’elle ne se rappelle pas des bons moments, seulement de celui-ci, de cette douleur qu’elle ressent pour m’oublier. Contrairement à moi, je ne pourrais jamais oublier, je ne ferais que fuir une fois de plus, laissant un souvenir de plus me torturer, me haïr en pensant que j’aurais du faire différemment, oublier un instant que je n’en aurais pas été capable. Les mots que j’aurais du prononcer et qui se serait bloqué dans ma gorge. Je t’aime Ophelia, ne m’abandonne pas toi aussi.

Si j’avais été différent j’aurais pu, je l’aurais très certainement fait, mais je ne le pouvais pas et tout ce que mon coeur refusait d’imaginer allait se passer. J’avais tout détruit avec de simples mots, j’avais abandonné bien avant elle, j’avais fuis alors que j’aurais du être courageux et ignorer le Liam lâche qui se cache au fond de ma poitrine et qui me guide alors que je pensais être le seul à guider mes pas. Cette lâcheté qui m’a poussé à toujours fuir alors que j’aurais pu dire oui, seulement un oui pour avoir le bonheur.

« Il y aurait encore tellement à dire justement. »

Tellement. Le plus important. Une chose qui pourrait mettre fin à tout ça, une seule et unique chose qui pourrait tout sauver, Mon corps se crispe, ma bouche s’entrouvre.

« Je … »

Je ne peux pas. Ca ne servirait à rien de parler, ça ne servirait à rien de lui dire, parce que je ne pourrais pas assumer ces mots qu'importe leur véracité. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, j’ai soudain trop chaud et mes yeux se baissent sur le sol. C’est tellement dur d’être lâche parfois. Moi qui pensait que ça pourrait m’éviter de souffrir, aujourd’hui j’ai l’impression que c’est tout l’inverse.

« Dormez sur le ventre et éviter de recouvrir la plaie d’un tissu pour éviter les mauvaises surprises. Passez une bonne nuit. »

Elle me vouvoie. Mon coeur manque un battement alors que mes yeux luisent de larmes qui remonte doucement. Elle l’a déjà remplacé ? Ophelia est morte elle aussi. C’est bien. C’est le meilleur choix qu’elle aurait pu prendre, le seul que je lui laissais en étant ce que j’étais alors pourquoi est-ce que ça faisait si mal ? Pourquoi est-ce que j’avais envie de fondre en larme comme un gamin en la suppliant de ne pas abandonner Ophelia, cette femme que j’aimais de tout mon coeur. J’aurais voulu lui promettre que je l’aimais assez pour m’imaginer un avenir à ses côtés, que je l’aimais assez pour ne plus jamais fuir, que je l’aimais assez pour changer tout ce que j’étais. C’était faux. Je n’avais pas changé et c’est pour ça que je l’avais fuit, pour ne pas avoir cette discussion qui briserait tout. Parce que tant que je ne la rejetait pas vraiment, ce rêve pouvait continuer d’exister, parce que tant qu’elle était là même alors que je la fuyais, ça voulait dire que je n’étais pas seul. Parce que tant que je ne parlais pas, tant que je ne la faisais pas fuir, je pouvais rester à ses côtés au moins un peu car malgré la peur qu’elle m’inspirait, l’angoisse du passé qu’elle fait remonter et les choses qu’elle évoque et qui m’énerve parce qu’elles font mal, si mal, j’ai été heureux. Terriblement heureux de l’avoir à mes côtés, d’avoir connu cette nuit avec elle qui me torturera durant des années, peut-être toute ma vie.

Parce que ça n’arriverait plus. Parce qu’à briser l’amour, je ne serais plus capable d’aimer de cette façon. Parce qu’après Camelia que j’avais repoussé puis tué, parce qu’après Ophelia que j’avais fait souffrir bien plus qu’un homme ne devrait faire souffrir quelqu'un qu'il aime, je n’aurais plus la force de laisser quelqu’un s’approcher. Plus jamais je ne pourrais laisser quelqu’un s’approcher si près de mon coeur. Parce que je deviendrais fou si cela venait à arriver de nouveau, parce qu’il n’y avait pas de chance pour que je retrouve une femme aussi parfaite. Parce que je me refusais de faire encore souffrir quelqu’un de la sorte.

« Bonne nuit Ophelia … ou peu importe ton nouveau nom. Je suis tellement désolé. »

Désolé d’être lâche. Désolé de te faire souffrir. Désolé d’être aussi con. Désolé de ne pas pouvoir t’aimer décemment. Désolé d’avoir un passé qui me hante. Désolé de ne pas pouvoir être fort pour toi. Désolé de ne pas avoir su te préserver. Désolé de fuir encore une fois. Désolé pour tout ce que j’ai dit. Désolé que tu m’ais aimé. Désolé d’être moi.



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Re: Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
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Je te dirais tout, maintenant que je ne peux plus fuir. [PV : OPHELIA]
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