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 [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean

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[FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Ven 26 Aoû - 4:13

Chartres : Ville en Lumière
feat. Jean-Jean


Va donc acheter des livres, lui avait-il dit. Tu verras, Chartres est une ville ravissante, avait-il rajouté. Nice se rendait maintenant compte de son erreur, de sa grosse erreur. Pourquoi n’avait-elle donc pas vu ce petit sourire démoniaque sur le coin des lèvres de son mentor ? Pourquoi n’avait-elle pas senti qu’il préparait quelque chose et qu’il ne voulait juste pas avoir la gamine dans les pattes. La blonde pesta, donnant des coups de pieds dans les petits cailloux qui osaient être sur son passage. Il ne lui avait même pas donné assez pour s’acheter le nouveau tome de la saga romanesque de son auteur préféré du moment ! Heureusement que cet auteur publiait dans les journaux, sinon, elle n’aurait eu aucune chance de pouvoir suivre les merveilleuses aventures de ses nouveaux personnages préférés. Enfin, ce n’était certainement pas le vieil ours qui se sentirait concerné par son problème. Non ! Le vieillard était bien trop occupé à tenir son disciple éloigné quand il estimait que la situation s’annonçait bien trop dangereuse pour elle … Rah ! Nice était furieuse et frustrée. Voilà qu’elle approchait de sa vingtième année d’existence et le bookman craignait toujours pour sa sécurité. Avait-il oublié que c’était lui qui l’avait formé à se défendre ? « Crétin d’ours mal baisé … » grogna la petite râleuse dans sa barbe inexistante.

Nice regardait les rues vivantes de Chartres : c’était une ville de luxe, réputée pour s’enrichir grâce aux produits particulièrement couteux pour la gente féminine. Et c’était vrai que les parfumeries, les diverses peintures à lèvres et autres produits de beauté donnait envie à l’adolescente. Pourtant, à trop regarder à droite et à gauche, elle en était venue à vivre l’expérience la plus humiliante pour une bookwoman : elle avait perdu son chemin. Elle en rougissait de honte en se rendant compte qu’elle n’avait pas du tout prêté attention à son environnement et de ce fait, n’avait rien retenu. Oh évidement, elle pourrait facilement suivre le chemin des boutiques qu’elle avait suivis … Si elle y avait prêté attention. Les produits pouvaient la guider, mais une intersection restait une intersection.

Son mentor ne devait jamais l’apprendre. Jamais.

Et l’obscurité commençait à tomber pour son plus grand déplaisir : foutu saison hivernale. Etait-ce logique que le soleil soit si bas alors qu’il devait être à peine dix-neuf heures ? De plus, la température semblait baisser de plus en plus : elle n’avait plus qu’une hâte, rentrer rapidement dans le logement que le bookman avait réussi à leur trouver pour se réchauffer du mieux qu’elle pouvait.

Les lanternes à pétrole commençaient à être allumé une à une, faisant grogner la petite créature. Vite, vite elle devait se dépêcher avant de finir dans le noir le plus complet. Mais une vitrine attira son attention, une vitrine mise en valeur par l’obscurité des débuts de soirées de primaires. Ces vitrines fabuleuses qui offraient milles enchantements d’un simple regard, lumineuses et accueillantes, chaleureuses et époustouflantes. Petite, Nice ne pouvait s’empêcher de se stopper devant les vitrines de fabriquant de jouets, rêvant de posséder une de ces jolies dames de porcelaine et de jouer avec. Son mentor la laissait toujours faire, parfois même, il la surélevé pour qu’elle puisse mieux admirer. Juste admirer, jamais ne posséder.

Nice admira avec des yeux d’enfants une grande vitrine de jouets dont les détails étaient fabuleux. Les poupées de chiffons étaient aussi belles que celles de porcelaine, les trains de bois étaient peints avec une grande attention … Et les lumières mettaient terriblement en valeur les couleurs toutes plus éclatantes les unes que les autres. Nice aurait pu oublier le temps, se remémorant ses admirations passées quand un bruit attira son attention sur le côté. La blonde perdit immédiatement son air enchanté pour prendre un visage de petit bulldog agacé. La petite créature mit ses mains dans ses poches et s’en alla vers le bruit. « Oye ! Il se passe quoi là ? »

Charmant n’est-ce pas ? Toute la douceur féminine en un corps.







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[FLASH BACK] : Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean

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Re: [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Sam 3 Sep - 0:04
Un pas. Puis un autre. Chacun de tes gestes te donnent l'impression d'être impossible. Comme si tu étais fait à la fois de coton et de plomb. Alors avancer est presque un calvaire pour toi, Jean-Jean. Non, ce n'est pas presque. C'est un calvaire. Et ce, depuis la mort de Rachel.

Un pas. Puis un autre. Tu n'as plus la force de pleurer. Plus la force de ressentir. Tu fais ce qu'on te demande, ce qu'il faut pour te garder l'esprit loin de tout. C'est avec entrain que tu as accepté cette « mission », Jean-Jean. Car tu allais pouvoir sortir. Tu allais pouvoir quitter l'ambiance lourde et pesante de la Congrégation.

Un pas. Puis un autre. Tu continues d'avancer dans les rues de cette ville qui t'est parfaitement inconnue. Tu ne sais même pas pourquoi tu es ici en particulier. Il faut que tu fasses des courses précises, oui. Mais pourquoi avoir choisi Chartres ? Pourquoi t'avoir emmené par bateau puis train jusqu'ici ? Pourquoi s'être donné cette peine. Tu revois encore le visage de ton supérieur, grave, alors qu'il t'annonçait le but de ce voyage. Mais tu n'as pas compris. Tu n'as pas ressenti son inquiétude à ton égard. Tu n'as pas vu qu'il voulait t'aider à faire ton deuil.

Un pas. Puis un autre. Tu évites les passants, le regard fixé sur le sol. Ils parlent et bougent dans tous les sens, mais tu ne t'en rends pas compte. Ils commentent aussi. Ils te commentent toi. Tu n'es pas dans ton état normal, Jean-Jean. Tu es à deux doigts de la mort, tu le sais. Au moins ça, tu peux le comprendre. Et quelque part, tu l'attends. Tu n'as pas encore réalisé que tu devais vivre, Jean-Jean. Il te faudra du temps encore. Alors pour l'instant, tu survis.

Un pas. Puis un autre. Perdu dans tes sombres pensées, tu ne remarques pas l'homme devant toi. Tu ne vois pas son air victorieux et la jeune femme subjuguée à ses côtés. Tu ne vois pas le drame arrivé. Alors, quand tu continues d'avancer, tu lui rentres dedans. Et l'homme renverse sa boisson et se tâche. C'est pire que ça en vérité. Il s'humilie. Alors il se retourne vers toi. Tu ne le vois toujours pas, car tu n'es pas vraiment avec eux, Jean-Jean. Ton esprit est loin, bien loin de toute l'agitation qui t'entoure. Il est tour à tour dans ton enfance et ton adolescence.

Un coup. Puis un autre. Tu ne les as pas vus venir ceux là. Pourtant, l'homme te parle depuis plusieurs minutes déjà. Sa voix s'est faite de plus en plus forte. Ses mots sont devenus cris. Et finalement, il a perdu patience. Pauvre pantin sans volonté ni âme, tu le laisses te frapper, encore et encore. Tu as l'habitude des coups. Tu as l'habitude des moqueries. Alors tout ce que tu peux faire, c'est te laisser tomber au sol et gémir. Tu n'as plus la force de pleurer. Tu n'as pas la force de hurler.

Un coup. Puis un autre. Des pas se rapprochent, tu peux les entendre. Tu peux les ressentir. Étranger à l'horreur que tu subis, tu te demandes qui arrive vers toi. Qui peut bien prendre la peine de mettre autant d'énergie à venir te sauver ? Il n'y avait qu'elle. Des mots résonnent, et le ton employé te rappelle Rachel. Une larme, une seule, coule le long de ta joue. Dans un effort que tu pensais impossible, tu lèves les yeux vers l'inconnue. Tu l'implores en silence, avant de lui offrir un sourire. Tu la trouves belle, ainsi. Elle est pleine de colère, pleine de vie. Alors que toi, tu n'es que du vide. Du vide qui attend, inlassablement, de mourir.



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Re: [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Jeu 15 Sep - 9:34
Chartres : Ville en Lumière

Nice était une apprentie bookwoman pleine de bonne volonté. En effet, elle souhaitait véritablement apprendre, s’émanciper de ses sentiments bien trop contraignant et embrasser ce choix de vie avec toutes les conséquences que cela signifiait. Mais la blonde, du haut de son immaturité juvénile, ne pouvait mépriser ou haïr les Hommes malgré toutes les horreurs dont elle avait été témoin depuis maintenant dix-neuf années. Certes, les humains détruisaient, pillaient, déchiraient, anéantissaient tout ce qui les entourait, mais ce serait aussi oublié tout ce qu’ils étaient capables de construire, de bâtir, de projeter. L’Homme était idiot, mais pas monstrueux, c’était là la pensée de Nice, qu’importe son nom, son âge ou la guerre qu’elle devait observer. Pourtant, parfois, sa foi inébranlable en l’Humanité vacillait lourdement et ne lui laissait en bouche qu’un goût particulièrement amère … Cette nuit-là, dans Chartres, un homme remit en question l’ensemble de ses préceptes, de ses jugements, de son optimiste radical. Non loin d’elle, dans les rues sombres de Chartres illuminée par la magie des Lumières et des vitrines merveilleuses se trouvaient un spectacle qui brisait tout l’enchantement dans lequel la blonde s’était perdue. Un homme battait un garçon.

Elle avait aboyé bien évidement, tentant de comprendre ce qu’il se passait, mais l’adulte frappait sans réfléchir. Il était aisé pour un membre du clan bookman de comprendre la raison de ces éclats de coups : la veste du gentilhomme était souillée. Nice renifla avec dédain : bien évidement, personne n’interviendrait. Qui oserait interrompre un gentilhomme qui faisait le paon devant sa dame qui ne semblait guère s’offusquer devant un tel traitement ? L’homme hurle, cri son mépris, humilie, rabaisse … L’Homme est bon. Et cela était une chose à laquelle Nice s’accrochait ardemment. Et cela tombait bien, car ce qu’elle avait en face d’elle était un animal abject. Le garçon lui ne disait rien, ne pleurait pas, ne hurlait pas … Etait-ce normal d’aussi facilement accepter la douleur ? Etait-ce normal de paraitre si vulnérable ? Le sang de l’impulsive petite Nice commençait à bouillonner.

Elle n’était qu’apprentie. Personne ne lui dirait rien après tout.

La blonde s’approcha, fixant le dos de cet animal rustre, lâchant un flot d’insulte dans sa barbe. Par tous les bookmen de la planète, elle commençait à avoir les sales manières de son stupide mentor. Voilà quelque chose qui deviendrait certainement fort dérangeant par la suite. Mais avoir l’ours comme mentor avait tout de même bien des avantages. Dos à l’idiot, seulement remarqué par sa compagne qui dévisageait le petit bout de femme. Elle semblait surprise de voir quelqu’un s’approcher mais elle ne devait certainement pas s’attendre à ce qui allait arriver. Nice leva le pied, assez haut, avant de décocher un coup de pied des plus violents au niveau du genou droit, dans l’articulation à l’arrière, avec bon espoir de lui déboiter. Si elle réussit ou non à lui déboiter, Nice ne saurait le dire. Mais l’animal perdit l’équilibre, tombant à la renverse. Rapidement la blonde se décala en pestant : c’était qu’il avait presque failli lui tomber dessus. Nice le regarda avec autant de calme dont elle était capable, c’est-à-dire qu’elle ressemblait à un bulldog dans ses mauvais jours. Ses mots furent agressifs, secs et hargneux. « Vous seriez fort aimable de laisser ce garçon en paix ! Cordialement ! » Oui, il y avait beaucoup d’avantage à avoir l’ours pour mentor. Notamment parce qu’elle savait se battre.

Avant que l’espèce de petit bourgeois ne puissent réagir et tenter de la frapper, la blonde regarda le garçon qui lui souriait. Cela la stoppa un instant. Le cœur de Nice se serra alors qu’elle regardait ce visage blessé lui offrir un tel sourire : par tous les dieux, était-ce un ange pour ainsi lui offrir une telle expression après avoir été battu. Mais les bruits de rage de l’animal ramenèrent bien rapidement la blonde à la réalité qui attrapa prestement le bras du garçon avant de l’emmener, le trainant rapidement.

Il était mal vue pour une fille d’agir comme elle l’avait fait, elle devait donc rapidement filer avant que son visage ne soit graver dans leur mémoire.

Combien de temps Nice traina le garçon ? Dix minutes ? Quinze ? Suffisamment pour mettre de la distance entre le gentilhomme et eux … La blonde s’était encore plus perdu. Ô joie sans fin. Nice passa sa main dans ses cheveux en poussant plusieurs râles d’agacement, piétinant sur place : le vieux allait la tuer. Reniflant avec dédain en pensant à la soufflante qu’elle allait recevoir quand elle réussirait à retrouver le chemin de son logement, elle se rappela soudain du garçon. Nice se retourna, le dévisageant avant de croiser les bras et d’essayer de prendre un air réprobateur. « Oye, gamin, pourquoi tu n’as pas appelé à l’aide ? Pourquoi tu ne t’es pas défendu ? Ce genre de type ont tellement d’égo qu’il aurait pu te laisser pour mort, fier de son méfait, et reprendre sa petite soirée avec sa dame comme si rien ne s’était passé ! » Elle ne supportait pas ce genre d’énergumène imbu de leur personne, imbu de leur statut. C’était eux, les maux de l’Humanité, ceux qui pensaient avoir le droit de vie ou de morts sur les autres à cause de leur puissance. Nice soupira et attrapa doucement son menton entre ses deux doigts pour regarder l’état de son visage.

Elle claqua de la langue, mécontente en voyant les blessures. Il aurait de beaux bleus.

« Tu ne méritais pas qu’il te traite ainsi. Quand cela arrive, tu dois défendre ta vie, compris gamin ? » Il méritait de ne pas souffrir. Pas avec un sourire comme celui qu’il possédait. Un sourire dénué de malice, portant le meilleur du monde au bout de ses lèvres. Le visage de la blonde s’adoucit, tentant un sourire réconfortant. « Tu as mal quelque part ? Je suis infirmière » keuf keuf, bookwoman avec des bonnes connaissances dans le domaine, keuf keuf. « Je peux t’aider et regarder. »

Où ? Elle n’en avait aucune idée. Mais au vue des coups que le malheureux avait reçue, cela n’étonnerait nullement la blonde qu’une ou deux côtes se soient fêlées.
©️ GASMASK


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Re: [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Sam 1 Oct - 18:46
La douleur se diffuse dans ton corps, à la manière d'un poison coulant dans tes veines. Tu souffres. Enfin.

Enfin, tu peux mettre une douleur physique sur ce ressenti qui te tord les entrailles. Enfin, ce n'est plus seulement un mal mental. Un mal dont tous se moque. Non. Maintenant tu souffres pour de vrai.

Tu as du mal à respirer, chaque mouvement étant plus douloureux que le précédent. Allongé par terre, tu essaies de retrouver tes esprits. Simplement pour pouvoir repartir, quitter cette ruelle et tout ce bruit. Simplement pour rentrer à la Congrégation et t'endormir dans ton lit. Où tu espères ne plus jamais te réveiller.

Perdu dans ta douleur et ce vide qui encombre ta poitrine, tu ne vois pas la jeune femme s'approcher de toi. Ce n'est que lorsqu'elle t'attrape le bras, que tu réalises qu'elle est venue à tes côtés. Tu n'aimes pas la pression de sa main, mais tu n'as pas la force de lutter, de résister. Alors tu te laisses porter, simple poupée de chiffon. C'est un miracle que tes jambes te portent. Un miracle que ton esprit laisse ton corps agir.

Puis enfin, elle te lâche. D'un geste lent, l'air absent, tu viens masser ton bras. Il te fait mal, lui aussi. Mais ce n'est rien vis à vis de tes côtes ou simplement de ton visage. Tu cherches un chemin pour repartir, alors que l'inconnue te tourne le dos. Mais tu ne sais pas où tu te trouves. Te voilà face à un nouveau problème. Et celui là non plus, tu ne l'avais pas demandé.

Elle parle. Beaucoup. Trop peut être. Tu ne sais pas. Elle déroule les mots, plus que tu ne seras jamais capable de le faire. Tu l'écoutes cette fois-ci, essayant de te concentrer. C'est à toi qu'elle s'adresse. La moindre des choses, c'est de faire attention à ce qu'elle veut te dire. Par contre, tu ne réponds pas. Tu ne sais pas quoi lui dire. A quoi bon crier à l'aide, personne ne serait venu. Personne n'est jamais venu quand tu avais besoin d'aide. Et puis, ta voix n'est plus là. Tout au plus, ce n'est qu'un murmure faible. Jamais personne ne t'aurait entendu.

La blonde prend ton visage entre ses mains et tu fermes les yeux. Tu ne veux croiser son regard, bien trop honteux. Et puis, on dit des yeux qu'ils sont le miroir de l'âme. Et ton âme, pour l'instant, tu veux la garder pour toi, à l'abri des autres. Que dirait-elle si elle voyait les ombres noirs danser dans ton esprit. Oh non, il ne faut pas qu'elle sache. Il faut que personne ne sache.

Elle claque de la langue et tu sursautes. Tes nerfs sont à vif, comme un animal apeuré. Tu es pris au piège, Jean-Jean. Puis la jeune femme parle de nouveau et toi, tu continues de te taire. Elle ne te pose pas de question, fait un simple constat. Ce à quoi tu n'as rien à ajouter. Tu sais que tu es en mauvais état. Tu le sens. Les coups sont venus rouvrir d'anciennes blessures. Quelles soient physiques ou non.

« Je peux t’aider et regarder. »

Tu relèves la tête et croises son regard, avant de fixer un point sur sa joue. Ces quelques secondes de « contact » suffisent à te faire rougir, remettant un peu de couleur sur ton visage. Ou plutôt, rajoutant une touche de rouge au milieu du jaune et du violet, début des hématomes qui se forment.

« Pourquoi ? »

Ta voix est faible, cassée. On entend les jours et les nuits passés à pleurer. Mais malgré tout, il suffit de tendre l'oreille pour comprendre. Tu tousses et craches du sang, dans ta main. Ta gorge te fait mal , mais tu veux lui demander. Tu veux comprendre.
« Pourquoi vous faites tout ça ? Vous ne le connaissez pas, Jean-Jean. »

Tu n'es personne pour elle. C'est déjà beau qu'elle te soit venue en aide. Mais pourquoi tient-elle à te soigner ? Pourquoi prend elle autant de temps pour toi ?

Tu entends tes propres mots, et réalises à quel point ils sont durs. Ce n'est pas que tu ne veux pas de son aide. Juste que tu comprends pas. Enfin, peut être que si, tu ne veux pas de son aide. Car tu ne tiens pas plus que ça à vivre. Alors tu te moques bien d'avoir une côte cassée ou même un poumon perforé. Tu te moques bien de voir ce sang couler de tes lèvres, à chaque quinte de toux.

« Il ne voulait pas être méchant. Il … Il ne comprend pas, c'est tout. »

Tu baisses le regard et tousses, encore et encore.


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Re: [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Mer 16 Nov - 11:27
Chartres : Ville en Lumière

C’était un garçon, un simple garçon dont le visage était parsemé de tâches de rousseurs. Un visage banal d’adolescent, touché par l’âge, qui avait fait se retourner l’apprentie bookwoman. Elle avait tourné la tête vers lui car, dans ces yeux se trouvaient une telle tristesse que le cœur de la blonde manqua un battement. Nice était brusque, vive, maladroite, aboyée beaucoup et s’agaçait rapidement, pestant plus que de raison et râlant presque aussi bien que son mentor. Ses yeux hurlaient l’innocence, l’innocence touchante de ceux nés dans un monde qui n’était pas adapté à leur personne, un monde bien trop violent, bien trop horrible … Et par les Dieux, la blonde avait eu l’occasion d’en croiser des Hommes. Nice le sait, son comportement n’est pas rassurant, il est rapide, vif, appuyé et le garçon en face d’elle ressemble plus à un animal craignant le coup de bâton que quelqu’un étant reconnaissant d’avoir été sauvé. Mais Nice avait encore des choses à apprendre, des choses à comprendre … Quand le garçon releva la tête pour la dévisager, ses joues s’empourprèrent doucement face à ta proposition. Le rouge de ces joues jurait avec le violet qui commençait à s’étendre sur ses pommettes. Cette observation fit légèrement froncer ses sourcils à la blonde, mais le plus surprenant n’était pas encore tombé, n’était pas encore prononcé. Quand ce garçon malheureux prononça son « Pourquoi », Nice ouvrit grand les yeux de surprises, perdant sa contenance habituelle. Etait-ce la question qui était surprenante ? Ou bien sa voix ? Sa voix qui semblait être sur le point de se briser en mille éclats, en mille échos. Une voix maladroite suivis par une toux et un cracha que la blonde ne connaissait que trop bien pour avoir servi d’infirmière sur les pires champs de bataille.

Le bruit du sang remontant la gorge.

Ce n’était pas rassurant, bien loin de là. Semblait-il avoir du mal à respirer ? Un poumon semblait-il perforé ? Ou bien était-ce l’estomac ? Mon dieu, elle avait envie de s’arracher les cheveux devant tant de possibilités ! « Pourquoi vous faites tout ça ? Vous ne le connaissez pas, Jean-Jean. » Jean-Jean. Le langage du garçon semblait être bien immature, mais maintenant elle avait son nom, elle connaissait son identité. Le garçon se nommait Jean-Jean. Peut-être simplement Jean mais la dénomination choisie par son interlocuteur avait certainement son importance. Ses mots sont durs pour un garçon dans son état et s’il avait été en meilleur forme, Nice lui aurait certainement assené un coup sur la tête pour lui remettre les idées en place.

« Il ne voulait pas être méchant. Il … Il ne comprend pas, c’est tout. » «  Tu parles de toi ou bien de cet homme ? » Nice tenta de contenir l’agacement dans sa voix, se concentrant sur la quinte de toux, tentant de trouver les raisons de ce mal. Evidement. Nice aurait pu passer son chemin, l’ignorer, continuer sa route … Son statut de bookman aurait justifié totalement cette situation. Mais Nice était une apprentie sous couverture vivant une crise d’adolescence relativement violente, elle était perdue dans Chartres et avait en face d’elle un rouquin, de toute évidence suffisamment blessé pour cracher du sang, et qui visiblement souffrait bien plus psychologiquement que physiquement. Non, Nice ne pouvait pas ne rien faire.

Et Nice étant ce qu’elle était – à comprendre : une petite fille éduquée par un rustre – elle ferma le poing et toqua le front du garçon, tentant d’éviter les zones qui étaient blessés. « Tu ne te poses pas les bonnes questions ! » Nice posa ses mains sur ses hanches, tentant de se montrer imposante du haut de sa petite taille. «  La vraie question est : pourquoi je ne l’aurai pas fait ? » Qu’est-ce qu’elle en avait à faire de ne pas connaitre ce garçon ? Elle avait soigné des soldats qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam et dont elle n’avait jamais su les noms. «  Jean-Jean, je ne te connais pas. Tu ne me connais pas. Mais ça ne veut pas dire que je dois laisser une espèce de nobliard avec des rouflaquettes battre un garçon sous mes yeux. Ah ! C’m’f’rai bien mal tiens ! » son mentor aurait été là, le noble aurait eu le nez cassé et quelques dents en moins. «  Mais si cela compte vraiment pour toi … »

La blonde tendit la main vers lui, souriant soudainement. Sa main était ouverte, l’invitant à la serrer.

« Je suis Nice. » Cela sonnait bien à l’oreille quand même. Certes, elle portait le même nom qu’une ville française mais elle aimait bien. « Maintenant, est-ce que tu vas me laisser te soigner ou je dois te trainer chez moi de force ? » Bon, elle devait retrouver son chemin pour cela …
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Re: [FLASH BACK] Chartres : Ville en Lumière ; feat Jean-Jean
Dim 15 Jan - 3:04
« Tu parles de toi ou bien de cet homme ? »
Elle ne comprend pas et tu ne peux lui en vouloir. C’est à cause de ta façon étrange de parler, Jean-Jean. Si tu n’étais pas si différent, elle pourrait savoir ce que tu veux lui dire, sans avoir à réfléchir. Si tu n’étais pas si différent, tout aurait été bien plus simple, depuis le début. Sauf que ce n’est pas le cas. Alors tu es comme ça maintenant, Jean-Jean. Tu ne dis pas je, comme les autres. Tu n’en es pas capable et n’es pas certain de pouvoir le faire un jour.
Lorsqu’elle vient te toquer le haut du front – te sortant de tes pensées – tu ne peux retenir un mouvement de frayeur, sans pour autant être capable de reculer. Il te faut quelques secondes pour réaliser que ce n’est qu’un geste anodin, qui ne cherche pas à te faire mal. Pourquoi t’aurait-elle sauvé, si c’est pour te frapper ensuite, Jean-Jean. Penaud, tu l’écoutes te parler, espérant ne pas l’avoir offensée.
« Tu ne te poses pas les bonnes questions ! »
Elle arrive, avec de simples mots, à te sortir de ta torpeur. Durant une poignée de secondes, tu ouvres de grands yeux surpris et essaies de comprendre ce qu’elle veut dire, où elle veut en venir. Il y a quelques minutes encore, tu te moquais bien de qui pouvait être cette jeune femme. Et même si tu ne comprenais pas pourquoi elle t’est venue en aide, elle aurait pu partir sans jamais te répondre, ça ne t’aurait pas tant dérangé que ça. Tout ce que tu veux, c’est trouver un endroit calme pour t’endormir. Sans savoir ce qui se passera ensuite.

Mais cette jeune femme, avec ses manières un peu rustres et sa voix forte, elle t’intrigue, Jean-Jean. Comme si elle allait puiser ce qui reste d’humain en toi, pour te ramener à la vie. Et c’est le plus étrange des sentiments que tu n’as jamais ressentis. D’autant plus que tu es incapable de te l’expliquer ou de simplement mettre des mots, des noms, dessus.
« La vraie question est : pourquoi je ne l’aurai pas fait ? »
Tu as des milliers de réponses à cette question. La première qui te vient est parce que personne ne l’a jamais fait. Il n’y a que Rachel qui se soit jamais inquiétée pour toi et tu n’es pas certain que ça lui ait apporté quoi que ce soit de gratifiant ou même juste de positif. Elle était tout le temps obligée de te défendre, de s’inquiéter pour toi. Et à cause de ça, elle s’occupait un peu moins d’elle. Peut-être que c’est cette inquiétude qui l’a tuée, sur le champ de bataille.
« Jean-Jean, je ne te connais pas. Tu ne me connais pas. Mais ça ne veut pas dire que je dois laisser une espèce de nobliard avec des rouflaquettes battre un garçon sous mes yeux. Ah ! C’m’f’rai bien mal tiens ! »
Doucement, au fur et à mesure qu’elle te parle, ta gorge se ressert et les larmes s’agglutinent derrière tes paupières. Tu n’es pas capable d’entendre l’humour dans ses mots, te noyant doucement mais sûrement dans ton émotion. Il ne faudrait pas grand-chose de plus pour que t’effondres en sanglots, Jean-Jean. Et voilà justement que la jeune Inconnue vient te porter le coup fatal. Surpris, tu la vois tendre une main en avant.
« Je suis Nice. »
Sans que tu ne puisses rien faire, les larmes commencent à couler d’elle-même, alors que les sanglots secouent ta poitrine. Tu essaies de t’essuyer le visage, de garder contenance, le temps de saisir cette main, mais tu en es incapable. Toi qui te pensais incapable de pleurer une nouvelle fois, voilà qu’un chagrin te fait perdre tous tes moyens. Elle continue de parler, mais tu ne l’entends pas. Le visage enfoui dans la main droite, tu attrapes celle qu’elle te tend de la gauche.
« Il est d’accord, Jean-Jean. Il …. Il veut bien essayer de vivre encore un peu, Jean-Jean. »
Car tu ne veux pas la rendre triste, jean-jean. Pas après tout le mal qu’elle se donne pour essayer de te soigner et de te venir en aide. Pas après toute la gentillesse dont elle fait preuve. Tu abandonneras plus tard, quand tu auras rejoint la Congrégation. Mais pour le moment, tu dois continuer de te battre, encore un petit peu, en puisant ta force dans cette main qu’elle te tend.
« Il est désolé d’être si différent Jean-Jean. Il est désolé d’être comme ça. Mais c’est pas de sa faute à Jean-Jean. Ne soyez pas en colère, s’il vous plait. »
C’est tout ce que tu arrives à prononcer, entre tes larmes et tes hoquets. Mais tu espères que ce sera suffisant. Tu espères qu’elle comprendra et qu’elle ne t’en voudra pas d’être si maladroit.



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