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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 sweet escape ; satis & anne

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sweet escape ; satis & anne
Dim 16 Oct - 16:30
On en parle encore énormément de ce continent, de ce Nouveau Monde ; on lui vante bien des choses. Mais personne n'a pensé à dire que c'était un incroyable merdier, songea l'apprenti Bookman.
Terry se tient là, les mains flanquées dans les poches du long manteau qu'il a récupéré de son mentor, le regard blasé, ou plutôt courroucé. Un sac dans le dos, le brun observe la ville dans laquelle il aurait préféré ne pas mettre les pieds ; tout n'est qu'odeur de tabac, d'alcool, de sueur et de dieu sait quelle autre odeur malodorante. Oh, Terry n'était pas une petite nature ne souhaitant que des chambres dans des hôtels luxueux et des repas dans des restaurants gastronomiques. Mais vivre dans ce bousier qu'on osait qualifier de « town », donc de ville, c'était lui en demander beaucoup.

Et vas-y que ça gueule de partout, que ça se bagarre pour pas grand-chose. Bordel mais qu'est-ce que c'est que ce trou à rats ? Terry pousse un profond soupir, prenant sur lui avant de sortir une carte de sa poche, l'ouvrant pour essayer de se repérer. Peut-être qu'il avait mal lu sa carte, finalement. Il aurait préféré. Vraiment. D'autant qu'il ne semble même pas exister de bibliothèque, ici. Voilà quelque chose de bien énervant pour le jeune apprenti. Les bibliothèques sont toujours désertes ; personne ne semble apprécier la délicate odeur des livres, savant mélange de papier et d'encre.

Alors où diable va-t-il bien pouvoir aller pour avoir un peu la paix ?

Après quelques minutes de marche, Terry tombe enfin sur un quartier qui semble bien plus calme et accueillant. Alléluia, comme dirait les chrétiens. Ses yeux repèrent rapidement ce qui s'apparente à un hôtel ; il est modeste, mais plutôt confortable. De toute façon, le confort et Terry c'est quelque chose de particulier. Il s'endort bien souvent vautré dans un fauteuil, ou même allongé par terre ; Terry n'a jamais vraiment eu la notion de confort. Il s'en moque éperduement.

La transaction faite et la clé de la chambre dans la poche, Terry ne pose pas ses affaires, reprenant sa route. La carte entre les mains, sa prochaine destination n'est autre que la bibliothèque, ou tout autre lieu s'en approchant. Le brun avance, ignorant les passants qu'il bouscule parfois, ou même les catins qui, de leur voix mielleuse, cherchent à alpaguer les hommes qui passent.

Terry repère donc le chemin à suivre, relevant le nez de sa carte pour observer les bâtiments, en observer les détails les plus infimes avant de les stocker dans sa mémoire ; n'importe quel détail peut servir, même le plus insignifiant. Le brun avance donc, ne prêtant pas attention aux jurons et cris poussés à proximité ; ça ne le regarde pas, il s'en moque éperdument. Il n'est pas là pour…

Boom.

Terry a un mouvement de recul mais retrouve rapidement son équilibre, portant une main à son torse, le souffle presque coupé par la collision. Le jeune homme relève la tête, adressant un regard furibond à la personne en face de lui. Il hausse un sourcil ; une gitane ? Suivie par… une blonde ?

« Tch. Vous pouvez pas r'garder où vous foutez les pieds, nom de dieu ? »

Son regard glisse alors sur la carte qu'il a fait tomber lors de la bousculade ; elle gît dans une flaque d'eau. Parfaitement inutilisable puisque l'encre, déjà, commence à se dilluer. Terry inspire profondément, se pinçant l'arrête du nez avant de croiser les bras, toisant les deux jeunes femmes en face de lui, ne retenant pas un grognement.

« Bravo. Vraiment. »

Sa langue claque à nouveau contre son palais, signe de sa frustration, ou de sa colère.
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Re: sweet escape ; satis & anne
Mer 19 Oct - 16:35
Sweet Escape

Depuis le début de votre voyage, à Anne et toi, vous ne cessiez de voguer de villes en villes, cherchant la moindre petite trace de ce cornichon de Neah. Seulement, jusqu’ici, vos recherches n’avaient pas été très fructueuses. Vous aviez traversé de nombreuses villes et villages, exerçant ta cartomancie afin de répondre à vos besoins ou bien, si cela était nécessaire, vous  servant de l’argent d’Anne. D’ailleurs, à certains moments, tu te demandais presque sérieusement s’il était possible que, même percé, le porte-monnaie de ton amie se remplisse de lui-même, tellement la blonde semblait être à l'abris du besoin.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, c’était différent. Vous étiez dans cette ville non pas pour y rester le temps de trouver des informations ni même gagner de l’argent, bien que cela aurait pu être plutôt facile au vu de l’agitation qui régnait et du nombre potentiel de client, mais seulement pour la traverser. Car l’information, vous l’aviez. Ou tout du moins, vous pensiez l’avoir. Et d’après cette dernière, le Cornichon pourrait se trouver à seulement quelques jours de votre position actuelle. Il fallait donc vous presser si vous teniez à le rencontrer. Oui, c’était là une simple traversé. Enfin, en théorie.

Car en théorie, vous auriez dû prendre la prochaine à droite et marcher encore quelque temps avant de sortir complètement de la ville pour gagner la suivante. En théorie, vous n’auriez pas dû vous arrêter. En théorie, tes yeux n’auraient pas dû se poser sur cette vitrine. Mais seulement voilà, la théorie ne fait souvent pas le poids face à la pratique.

Et c’est ainsi que tes yeux verts s’étaient bel et bien posés sur la vitrine d’une bijouterie où un si beau bracelet en or trônait fièrement. Tu t’étais donc arrêté, obligeant ainsi Anne à faire de même, en te disant qu’il irait plutôt bien à ton poignet, avec ceux hérité de ta grand-mère. Seulement, Satis, le problème était toujours le même : l’argent. Et tu étais loin d’avoir assez pour t’offrir un bijou qui comptait trois zéros sur son prix. Tu aurais très bien pus servir dans le porte-monnaie magique d’Anne mais pour une fois, tu te disais que ce n’était sans doute pas correct. Alors un autre plan germa dans ton esprit. Tu voulais vraiment ce bracelet.

Ce fût donc dans un grand sourire que tu te tournas vers ton amie. La pauvre se pliait presque à tous tes désirs depuis le début de votre aventure. Et cette fois-ci encore, elle n’y couperait pas. Tu désignas le fond de la boutique d’un doigt, ne lui expliquant pas du tout ce que tu avais en tête.

-Tu vois la vitrine au fond de la boutique ? Il y a une bague dedans et j’aimerais bien savoir combien elle coûte… Seulement, avec ma tenue, le vendeur ne me prendra pas au sérieux… Tu veux bien aller voir pour moi ?

Se doutait-elle de quelque chose ou non, tu n’en savais rien. Mais toujours est-il qu’elle se plia encore une fois à te demande. Et pendant que la blonde s’exécutait, tu entras à ton tour dans la boutique pour y chaparder l’objet de tes convoitises. Malheureusement, tu ne fus pas aussi discrète que tu le crus car rapidement, tu entendis crier au voleur. Alors sans attendre, tu passas le bracelet à ton poignet et crias à ton amie de sortir de la boutique avant de lui emboîter le pas, courant toutes deux dans les rues dans l’espoir de semer votre poursuivant.

-Désolée ! Mais regarde ! Il me va quand même super bien !

En vérité, tu n’étais pas désolé du tout, tu étais même plutôt fière. Mais qu’importe. Anne devait bien s’en douter. Tu te retournas pour voir si le marchand se trouvait loin, à présent. Et heureusement pour vous, cela semblait être le cas. Mais ce faisant, tu ne vis pas arriver l’homme dans lequel tu entras en collision. Te retrouvant sur les fesses, tu pestas quelques mots. Vous n’aviez pas de temps à perdre.

Tu portas ton attention sur le nouveau venu. Il s’agissait d’un type un peu plus vieux que vous deux mais qui, tout comme vous, ne semblait pas être du coin. Mais tu n’avais pas de temps à lui consacrer. Te tournant à nouveau afin de voir où se trouvait votre poursuivant, tu te rendis compte avec horreur qu’il gagnait rapidement du terrain, pendant que l’autre râlait.

-Tch. Vous pouvez pas r'garder où vous foutez les pieds, nom de dieu ?

Tu ne lui prêtas aucune attention, que ce soit à lui ou bien à sa carte désormais trempée. Et bien sûr, tu ne t’excuses pas non plus. Tu n’avais pas que ça à faire. Toutefois, tu ne pus que remarquer son air exaspéré lorsque tu te tournas à nouveau vers lui. Et cela t’amusais beaucoup. Quelle folle journée, Satis !

-Bravo. Vraiment.

-Merci, dis-tu en te décidant à lui répondre.  Mais tu ne devrais pas rester là comme une plante verte. L’autre hystérique va bientôt nous rattraper.

Hystérique qui d’ailleurs se rapprochait bien trop, tenant des propos qui insinuaient que le nouveau venu serait un de vos complices. Tu avais attiré des ennuis à un inconnu. Pour changer. Alors, tentant de prendre les choses en mains, tu lanças un coup d’œil à ton amie.

-On doit pas rester là plus longtemps. Et toi, dis-tu en se tournant vers l’homme, tu devrais venir avec nous. Sinon tu vas avoir des ennuis, Monsieur le Voleur.

Ou plutôt, il aurait des ennuis dans tous les cas. Mais ça, il ne le savait pas, malheureusement. Seule Anne aurait pu le convaincre de ne pas faire cette erreur mais tu te doutais qu’elle irait dans ton sens. Mais de toute façon, elle n'en aurait pas eu l'occasion puisque déjà, tu attrapais le poignet du voleur pour ensuite vous remettre en route, l'entraînant dans votre courses, espérant vous tenir bien loin des accusations qui planaient sur vous.
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۞ Les Lions et le Rat - Lena/Katrin Friedwald, Alix Magnussen (en cours)

۞ Chapitre IV bis ; Groupe I - Gwenaëlle Roussel, Xin-Yao Zhu, Liam A. Ludrick (terminé)

۞ Running out of breath - Anne E. Brandford (terminé)

۞ Sweet Escape - Anne E. Brandford, Terry Bookman Jr (en cours)

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Re: sweet escape ; satis & anne
Dim 23 Oct - 22:33
sweet escape

Tu avais pris goût au voyage, au fait de ne plus avoir d’accroches et de te laisser porter là où les pas de Satis le voulaient. Tu suivais la jeune femme docilement, sans jamais te plaindre de quoique ce soit ; le caractère impétueux de la brune rythmait irrégulièrement tes journées, ses discussions plus ou moins importantes allégeaient ton âme et les regards malicieux qu’elle te lançait te faisait avancer d’un pas plus léger. En somme, tu étais plus heureuse que tu ne l’avais été depuis le suicide de ton père. Et cela te faisait un bien incroyable. Tu en oubliais presque la raison de vos pérégrinations ; trouver Neah, rejoindre les rangs de ses Disciples. Tu en oubliais la gravité de votre situation. Et quand, parfois, tu te surprenais à y penser, tu n’étais plus aussi angoissée qu’auparavant. Le fait d’avoir de la compagnie te faisait du bien, t’aidait à prende du recul et te faisait évoluer. La présence chaleureuse et rassurante de Satis te permettait d’aller de l’avant, te donnait envie d’avancer. Tu avais le coeur plus léger depuis que tu avais décidé de te joindre à elle. Même si ce n’était pas toujours facile, à cause du caractère si particulier de la brune, de son comportement parfois puéril … Elle vous attirait souvent des ennuis, elle se mettait dans les pires magouilles. Ça brisait votre quotidien, de temps à autres. Ça empêchait la routine de s’installer, tu devais bien l’avouer. Mais tu ne savais pas si c’était dans le bon sens ou non. Il y avait des jours où tout se déroulait dans le plus grand calme. Puis il y avait des jours où tu pouvais sentir les ennuis poindre, où tu pouvais les voir arriver dans les yeux de ta compagne. Et aujourd’hui était l’un de ces jours, un de ces jours où tu n’aurais guère le temps de t’ennuyer. Tu le voyais au fond des pupilles de ton aînée.

Elle s’était arrêtée face à la vitrine d’une bijouterie proposant des articles particulièrement jolis, tu devais bien l’avouer. Tu t’étais arrêtée aussi, suivant son regard pour contempler un petit bracelet en or finement travaillé. Il irait fort bien à son poignet, avait dit Satis. Tu haussas un sourcil intrigué, quelque peu suspicieux en l’observant du coin de l’oeil. Oh, tu pouvais sentir les problèmes arriver à grands pas, tu pouvais entendre les engrenages tourner dans la tête de Satis. Oh,  tu n’allais pas apprécier ce qui allait suivre, tu en étais persuadée. Et le sourire qui étira bientôt ses lèvres ne te rassura guère. « Tu vois la vitrine au fond de la boutique ? Il y a une bague dedans et j’aimerais bien savoir combien elle coûte … Seulement avec ma tenue, le vendeur ne me prendra pas au sérieux … Tu veux bien aller voir pour moi ? » Tu pris une grande inspiration et tu sentis les muscles dans tes épaules se tendre. Tu réfléchis quelques secondes, puis hochas la tête en retenant un lourd soupir ; tu avais vite appris que t’opposer à Satis ne servait à absolument rien. La jeune femme faisait ce qui lui plaisait, quand elle le voulait. Peu importait les obstacles qui se dressaient sur sa route ; son entêtement n’avait absolument aucune limite. Tu hésitas avant de t’enfoncer dans les entrailles de la boutique ; si Satis désirait vraiment ce bracelet, tu pouvais très bien le lui offrir … L’héritage que tes parents t’avaient léguée était large et tu doutais que tu aurais le temps de tout dépenser en une seule vie. Alors un joli bracelet en or n’était absolument pas une énorme dépense à tes yeux. Et ce serait un plaisir que de faire un tel cadeau à celle que tu considérais comme une amie proche maintenant. Mais encore une fois, la fierté et l’entêtement de la demoiselle étaient trop présents. « Entendu. Mais, s’il te plaît, pas de coup fourré ... » Et sur ces quelques mots, tu entras dans la boutique sans un regard par dessus ton épaule.

En toute honnêteté, tu savais que tu n’aurais pas dû entrer dans la boutique et laisser Satis seule. Tu n’avais pas passé trois minutes dans la bijouterie que tu entendis ta compagne te crier de sortir. Tu ne réfléchis pas, tu pris tes jambes à ton coup sans un mot ou un regard pour le vendeur que tu venais d’aborder, n’ayant même pas eu le temps de lui demander le prix de la bague désignée par Satis. Tu laissas tout en plan, te ruant à l’extérieur de la boutique. Tu n’avais jamais été une très bonne coureuse – tu avais les jambes trop courtes, tu n’avais aucune endurance – mais à cela s’ajoutait l’épais tissu de ta robe qui te ralentissait encore un peu. Tu jetas un regard inquiet par dessus ton épaule, puis te concentras totalement sur ta course. « Désolée ! Mais regarde ! Il me va quand même super bien ! » Les joues rouges et le souffle court, tu aurais aimé pouvoir lever les yeux au ciel. Mais tu avais trop peur de trébucher si tu ne regardais pas où tu posais tes pieds. Alors tu te contentas de lui répondre sur un ton plus qu’exaspéré. « Satis … ! » Tu n’en dis pas plus, tu n’avais pas besoin d’en dire plus. Les remontrances que tu pouvais faire ne l’atteignaient guère, il valait donc mieux que tu économises ta salive et son souffle. Votre fuite s’interrompit cependant quand Satis percuta la silhouette élancée d’un passant. Si tu ne l’avais pas touché, toi, tu t’arrêtas aussi. Tu n’étais pas du genre à laisser ton amie derrière. « Tch. Vous pouvez pas r’garder où vous foutez les pieds, nom de Dieu ? » Tu fronças les sourcils face au discours peu avenant du jeune homme et tes lèvres se pincèrent. Tu pris la décision de l’ignorer, te tournant vers la jolie brune pour la presser un peu. Tu ne dis pas un mot, affichant juste une grimace angoissée pour communiquer avec ta compagne.

Tu jetas un regard par dessus ton épaule et vis que le propriétaire n’avait pas abandonné sa course. Mais son fort embonpoint le ralentissait grandement, heureusement pour vous ! « Bravo. Vraiment. » Tu jetas un coup d’oeil dans la direction du jeune homme. Ce dernier tenait entre ses doigts un bout de parchemin dont tu ignorais le contenu, mais qui était bel et bien humide. Tu levas bien les yeux au ciel, cette fois-ci, et ne retins pas le soupir lourd et bruyant qui avait lutté pour s’échapper. Ça avait l’air d’être un sacré râleur et tu n’avais pas le temps pour ça. Vous n’aviez pas le temps pour ça. Chose que Satis semblait avoir totalement oublié. « Merci. Mais tu ne devrais pas rester là comme une plante verte. L’autre hystérique va bientôt nous rattraper. » Oh, enfin elle s’en rendait compte ! Ta nervosité se fit plus grande quand tu aperçu la silhouette ronde du dit hystérique se rapprocher dangereusement. Quand Satis posas les yeux sur toi, tu te rapprochas d’elle, franchement inquiète. Tu attrapas distraitement son poignet, lui secouant doucement le bras pour la faire bouger. « On doit pas rester là. Tu hochas vivement la tête, pressée de déguerpir. Et toi, tu devrais venir avec nous. Sinon tu vas avoir des ennuis, Monsieur le Voleur. » Tu grinças des dents légèrement, mécontente de voir le brun se joindre à vous, sans pour autant te prononcer à ce sujet. Quand elle attrapa le poignet de l’inconnu et s’élança à nouveau. Tu te remis à courir quelques secondes après, mais ce fut quelques secondes de trop, qui te furent fatales ou presque. Tu fis une demi-douzaine de pas quand ton poignet se retrouva prisonnier de doigts un peu trop gras. Tu n’eus franchement le temps de rien faire, à part laisser un petit cri de frayeur t’échapper. L’angoisse te tordit le ventre et tu lanças un regard vers la silhouette pressée de ton ami. « Satis ! » appelas-tu fortement, espérant follement que ton cri porterait au-dessus du bruit de la foule.

Tu te débattis maladroitement, puis, instinctivement, tu posas ta main libre sur la main du vendeur trop enrobé. Tu ne pris pas le temps de réfléchir, tu agis simplement. Ta peau ne se colora pas de gris, mais tes yeux s’illuminèrent d’une lueur dorée. Et le corps du lourdeau s’effondra. Puis, quand tu relevas la tête, tu vis que tout les passants des alentours te regardaient, ainsi que le corps inconscient de ton "agresseur", étrangement. Comme si tu étais une bête de foire, comme si tu étais responsable de ce qui lui était arrivé. Et même si c’était le cas, ils ne pouvaient pas savoir. Ils ne pouvaient pas. Tu paniquas. Tu pris tes jambes à ton cou, ignorant si Satis était revenue sur tes pas pour t’aider ou non. Tu t’engouffras dans une petite ruelle et t’arrêtas au bout de celle-ci, le souffle court et le coeur battant frénétiquement contre tes côtes. Tu te penchas légèrement vers l’avant, les mains sur tes genoux et respiras profondément. Tu fermas les yeux quelques instants, un air crispé étirant les traits juvéniles de ton visage. Dans quel pétrin étais-tu encore fourrée … Et tout ça à cause de Satis.

ft. Terry, Satis & Anne


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I wanna shelter you,
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Re: sweet escape ; satis & anne
Mer 26 Oct - 0:56
Naturellement, personne ne lui répond. Personne ne s'excuse pour la bousculade, pour la gêne, et pour cette putain de carte qui n'en est même plus une. Décidément, on s'est passé le mot pour le faire chier, aujourd'hui. Il inspire et expire profondément en constatant que, non, tout le monde se fout bien de sa carte hors d'usage. C'est pas comme si elle pouvait lui permettre de s'orienter dans cette foutue ville inconnue. Oh, bien sûr, il a un assez bon sens de l'orientation ; sans compter son don pour l'observation. Mais ça lui prendra deux fois plus de temps que s'il avait une carte, merde !

Alors Terry se contente d'observer rapidement -mais avec énormément de minutie- les deux femmes en face de lui. Une gitane -à ne pas en douter- avec une tignasse d'ébène, une peau halée et une tenue plutôt caractéristique des gens de cette communauté nomade. Quant à l'autre, des cheveux blonds impeccables, un visage aux traits fins, et une certaine prestance dans son allure malgré sa robe un peu chiffonnée -due à la course sans doute- ; une bourgeoise sans nul doute. Quelle drôle d'association que voilà. Enfin, Terry n'est pas là pour juger ; il n'en a strictement rien à foutre.

C'est alors que la métisse d'adresse à lui ; et pas pour prononcer les mots qu'il attend. Non, la gitane préfère parler d'un hystérique. Terry ne comprend pas à quoi ou qui elle fait allusion, et, encore une fois, il s'en fout. Lui il veut poursuivre sa route ; c'est pas comme s'il avait le luxe de perdre son temps avec des broutilles pareilles.

« On doit pas rester là plus longtemps. Et toi, tu devrais venir avec nous. Sinon tu vas avoir des ennuis, Monsieur le Voleur. »

Il hausse un sourcil et, près à protester, il est coupé dans son élan, emporté par la fougue -et la poigne- de la gitane. Et voilà Terry mêlé à toute cette affaire qui le dépasse totalement. Forcé donc de courir derrière la jeune femme, il réalise bien vite que quelque chose n'est pas normal ; il n'arrive pourtant pas à mettre le doigt dessus. Pas encore.

« Satis ! »

Terry n'a pas le temps de dire quelque chose, de ralentir, rien ; la dénommée Satis s'arrête brusquement et, naturellement, Terry lui rentre dedans, manquant de se vautrer par terre, toujours retenu par le poignet de la gitane.

« Nom de dieu ! Vous pouv- »

Là encore, on ne lui laisse guère le loisir de parler ; Satis rebrousse chemin, sans oublier d'embarquer l'apprenti Bookman. Dans la tête du jeune archiviste, un tas de questions se bousculent ; pourquoi lui, pourquoi aujourd'hui, pourquoi une gitane, pourquoi une bourgeoise, pourquoi courir, pourquoi la blonde vient de mettre le gros lard à terre, pourquoi est-ce que… une minute. La bourgeoise a mis le gros lard par terre ? Chétive comme elle est, comparé au mastodonte ? Terry cligne des yeux.

What?

La jeune blonde reprend sa course avant d'aller se cacher dans une ruelle. La gitane -disons Satis- entraîne donc Terry à sa suite avant de finalement le lâcher. Libre. Il pourrait en profiter et partir sans demander son reste ; il n'a déjà été que trop mêlé à cette histoire. Mais il ne peut pas. Ou plutôt, il ne veut pas. Le brun dévisage le corps de l'homme au sol avant de porter ses pupilles sur les deux jeunes femmes, à présent enlacées. L'ombre d'un sourire étire furtivement le coin de ses lèvres avant qu'il ne fasse un pas vers elles.

Terry s'approche donc avant de s'accroupir en face d'elles, conservant toutefois une bonne distance de sécurité ; on observe toujours mieux à distance. La proximité ne sert qu'à compléter une analyse déjà faite. Logeant son menton dans le creux de sa main, coude appuyé contre son genou plié, le jeune archiviste a le regard vrillé sur les deux fugitives.

« Depuis quand les Noés se font poursuivre par de simples êtres humains ? »

Un silence, bientôt chassé par un mouvement de la main de Terry. Il a horreur de devoir expliquer le cheminement de ses conclusions.

« Une bourgeoise et une gitane, ça attire déjà plutôt l'attention. Outre ce détail, entre l'étrange force dans la poigne d'une si petite main, et le fait qu'un homme de forte corpulence soit mis à terre après un simple contact physique, le champ des possibilités se voit fortement réduit. »

Il laisse planer son hypothèse -qu'il sait correcte- avant de se relever. Il jette un coup d'oeil à la ruelle plus loin où la foule s'amasse. Que de complications, et Terry déteste l'agitation. Il émet un grognement avant d'attraper le bras de la blonde, tirant dessus pour la relever avant d'en faire de même avec la métisse.

« Si vous voulez pas être repérées, faudrait peut-être réfléchir avant de faire n'importe quoi. »

Les yeux de l'archiviste désignent sans gêne le bracelet au poignet de la métisse ; trop brillant pour être à elle, et malgré sa concordance avec la tenue de la gitane, il est clair qu'il s'agit d'un bijou de grosse facture. Donc quelque chose hors de ses moyens à elle. La bourgeoise aurait pu lui avoir offert, mais la gitane ne l'aurait sans doute pas accepté. Terry soupire, détournant son regard ; il est toujours bien incapable d'empêcher son cerveau de tisser des liens entre tous les éléments qu'il a sous les yeux.

« Ne restons pas là. »

Et il avance déjà, pressé de s'éloigner de cette agitation créée par deux Noés. C'est bien sa veine de tomber sur deux membres de ce clan. Enfin, avec un peu de chance, elles pourront lui être utile. Après tout, des Noés qui fuient devant des personnes lambdas alors qu'un Akuma aurait pu s'occuper du problème ; ça lui met la puce à l'oreille à notre archiviste.
avatarInvitéInvité
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Re: sweet escape ; satis & anne
Mer 26 Oct - 11:56
Sweet Escape

Tu courais, ne prenait surtout pas le temps de demander ton reste. Finalement, peut-être que tu n’aurais pas dû voler ce bracelet. Mais tout de même, tu le trouvais vraiment beau. Et alors que tu tentais de semer son véritable propriétaire, une voix te parvint. Une voix que tu ne connaissais que trop bien. Une voix qui t’appelait à l’aide. Alors aussitôt, tu t’arrêtas, inquiète pour ton amie. Et l’homme que tu avais embarqué avec toi sans raison apparente te rentra dedans, ne s’attendant pas à ce que tu marques un tel arrêt. Tu pris le temps de le retenir sans ménagement avant qu’il ne tombe au sol mais ton regard était porté plus loin, sur la jeune fille en proie avec le marchand.

Tout ça, c’est de ta faute, Satis…

Tu entendis vaguement l’homme commencer à râler à nouveau mais tu n’y prêtas pas attention, rebroussant chemin. Et sans vraiment t’en rendre compte, ta main resta accrochée à son poignet. Après tout, tu avais autre chose à penser que de t’attarder sur les détails. Anne était en danger et c’était entièrement de ta faute. Tu ne pouvais t’empêcher d’être inquiète pour la blonde. Bien trop inquiète.

Au fil du temps, Anne était devenue plus qu’une amie pour toi. Elle t’avait accompagné partout, elle avait cédé –ou plutôt supporté– tous tes caprices et tu en étais venu à avoir une grande confiance en elle. Anne était plus qu’une amie. Elle avait pris la place de cette petite sœur que tu possédais mais qui t’avais renié. Alors tu ne pouvais pas l’abandonner ainsi. Surtout pas.

Seulement voilà, avant que tu ne parviennes à sa hauteur, la jeune fille s’était déjà débarrassée du marchand, le touchant simplement. Tu grimaças légèrement. Se servir de ses pouvoirs en pleine rue… Voilà qui allait attirer l’attention… Oh, tu avais bien conscience que c’était l’hôpital qui se fichait de la charité que de penser cela au vu de tous les ennuis que tu apportais mais là, c’était tout de même différent. Toutefois, tu ne pouvais en vouloir à ton amie. Sans doute avait-elle eu peur.

Quoi qu’il en soit, tu suivis sa course à travers cette ruelle et la trouvas, arrêtée, reprenant son souffle. Et te rendant enfin compte que tu n’avais toujours pas lâché l’homme, tu l’abandonnas là, à l’entrée de la ruelle. Tu avais plus important à faire et si, en plus, il pouvait être pris à partie par qui que ce soit à votre place, ce ne serait pas plus mal.

Tu te dirigeas sans attendre vers la blonde et la pris dans tes bras pour la réconforter, la serrant doucement contre toi. Pour une fois –ce qui était plutôt rare– tu t’en voulais vraiment de lui avoir fait vivre ça. Tu oubliais trop souvent qu’Anne n’était pas comme toi, qu’elle ne percevait pas les choses de la même façon. Et cet épisode n’était surement pas à son goût. Alors, désolée pour elle, tu tentais de la rassurer avec douceur. C’était quelque chose que tu faisais rarement. Tu n’étais pas douce de nature, oh que non. Tu étais spontanée, vive et presque fatigante pour les autres. Mais cette fois, tu avais pris une facette bien différente.

-Je suis désolée, Anne… Sincèrement désolée. Excuses-moi pour ça.

Tu ne pouvais surement pas lui promettre de ne pas recommencer. Sait-on jamais ; un autre objet pourrait bien te faire de l’œil un jour ou l’autre. Mais cela ne retirait rien au fait qu’à cet instant, tu étais vraiment peinée de la tournure qu’avaient pris les événements. Il était grand temps de partir d’ici. De partir de cette ville et de reprendre votre route. Mais une voix te parvint alors, captant ton attention. Tu tournas alors la tête pour découvrir l’homme que tu avais baladé vous observer avec attention.

-Depuis quand les Noés se font poursuivre par de simples êtres humains ?

Il en fallait beaucoup pour t’étonner en temps normal, vraiment. Mais à ce moment, en l’entendant, ton cœur rata un battement et tu portas un regard suspicieux vers lui. Comment avait-il pu comprendre aussi rapidement ce que vous étiez ? Et surtout, que vous voulez-t-il ? Tu ne répondis pas, attendant d’avoir les réponses à tes questions. Vous étiez déjà bien assez dans le pétrin comme ça… Pas la peine d'en faire plus. Et, captant vos interrogations, le type fit un mouvement de la main, comme pour chasser vos questions, avant de reprendre la parole.

-Une bourgeoise et une gitane, ça attire déjà plutôt l'attention. Outre ce détail, entre l'étrange force dans la poigne d'une si petite main, et le fait qu'un homme de forte corpulence soit mis à terre après un simple contact physique, le champ des possibilités se voit fortement réduit.

Tu grimaças à nouveau. Tu étais bien incapable de lui donner tort. Tout simplement parce que son raisonnement était juste. Mais tu t’étonnais toutefois qu’il ait pu remarquer tout ceci aussi vite et surtout, dans la panique. Tu fronçais alors tes sourcils, réfléchissant aussi vite que tu le pouvais. Il était au courant pour votre clan, sans doute même pour cette guerre et il vous avait identifié sans mal en analysant rapidement la situation. Et soudain, cela fit tilt dans ta tête. S’il savait ce que vous étiez, toi aussi, tu savais ce qu’il était. Un livre sur patte.

Bien, au moins, vous ne risquiez pas grand-chose. C’était une bonne nouvelle en soi. Mais tout de même, sur toutes les personnes présentes sur cette terre, pourquoi avait-il fallu que la seule personne dans laquelle tu sois rentré soit ce type…

-Si vous voulez pas être repérées, faudrait peut-être réfléchir avant de faire n'importe quoi.

Piquée au vif par sa réflexion, ta langue claqua dans ta bouche. Oh, tu savais très bien de quoi il parlait, Satis. Ses yeux fixaient ta nouvelle acquisition, comme s’il avait compris la cause de tout ceci. Décidément, le brun comprenait bien trop de choses. Et cela ne te plaisait pas, loin de là. Il fallait qu’il parte avant qu’il ne découvre ce que vous cachiez réellement. Et heureusement, une idée te vint afin de l’aider à lui faire prendre ses jambes à son cou. Une idée parfaite.

-Pour ta gouverne, mon mignon, ce n’était pas n’importe quoi.

L’homme soupira avant de détourner le regard de ton bijou alors qu’un sourire malicieux naissait sur ton visage. Ta prochaine folie n’était pas loin. Pas du tout même. Parce que tu savais bien qu’il fallait que tu interviennes avant que les choses ne tournent mal. Il y avait bien une possibilité pour que tu les empires mais… Elle était mince par rapport à celle de s’en sortir alors tu essaierais. Tu le vis attraper Anne afin de la relever pour ensuite faire de même avec toi. L’occasion rêvée de mettre ton plan en action.

-Oh ! Quel homme, dis-tu sans te détacher de ton sourire. Merci.

Mais ta phrase n’eut pas l’effet escompté. Le type vous pressa afin de s’éloigner de l’agitation. Tu n’étais pas satisfaite, loin de là. Il aurait dû s’éloigner, oui, mais sans vous. Il allait falloir être plus démonstrative si les choses continuaient ainsi… Car pour ne rien arranger, tu détestais être ignorée. Rapidement, tu pris ça comme un défi. Pauvre homme. Il ne savait pas dans quoi il venait de mettre les pieds.

-Avant cela, j’aimerais connaître comment on t’appelle actuellement, Bookman. Comme ça, je serais capable de mettre un nom sur ce joli visage.

Vous alliez vous mettre en route, oui, cela était certains. La question était plutôt de savoir si se serait avec ou sans lui ? Dans le premier cas, vous sortiriez d’une situation difficile. Dans le deuxième, tu t’amuserais sans doute beaucoup. Mais dans tous les cas, tu prendrais soin d’Anne, cette fois.
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۞ Running out of breath - Anne E. Brandford (terminé)

۞ Sweet Escape - Anne E. Brandford, Terry Bookman Jr (en cours)

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Re: sweet escape ; satis & anne
Mar 1 Nov - 14:33
sweet escape

Tu avais le souffle court et les coeur battant la chamade contre tes côtes. Tu avais eu une sacrée frayeur, tu devais bien l’avouer. Tu avais beau être une Noé, cela ne voulait pas dire que tu ne craignais pas le monde extérieur, que ton côté humain ne se faisait pas entendre dans des moments comme ça. Quand le vendeur grassouillet avait attrapé ton poignet, tu avais paniqué, tu n’avais vraiment pas réfléchi. Il fallait juste que tu t’échappes, que tu fuies a plus vite. Tu avais laissé Deficien prendre le dessus pendant quelques secondes, quelques minuscules secondes, et le Noé en toi avait juste … réagit. Pas de réflexions, pas de songes. Et en moins de temps qu’il n’en fallait pour battre des paupières, l’homme rondouillard s’était effondré et tu avais pris tes jambes à ton cou. Et sans perdre un seul instant, tu t’étais engagée dans une ruelle déserte, ne t’arrêtant qu’au bout de celle-ci, essoufflée. Pendant quelques instants, tu craignis que Satis ne t’ait pas entendu ou, pire, qu’elle n’ait pas jugé nécessaire de revenir sur ses pas pour te venir en aide. Mais cette stupide peur s’évapora rapidement. Tu sentis des bras t’enrourer de manière rassurante et, si pendant un moment tu sentis la panique monter en toi, tu te détendis rapidement. Satis, c’était là Satis qui tentait de te rassurer. « Je suis désolée, Anne … Sincèrement désolée. Excuse-moi pour ça. » Tu enroulas tes bras autour de la taille, lui rendant doucement son étreinte. Toute timide que tu étais, tu parvenais sans trop de mal à rendre l’affection que ton amie te donnait. Et si elle était parfois trop spontanée à ton goût, tu ne lui en voulais pas pour autant. Elle était ainsi fite et tu ne pouvais pas li en vouloir pour cela. Elle ne faisait pas ça en pensant à mal. En tout cas, elle ne voulait pas te blesser en agissant ainsi et c’était ce qui comptait. Alors tu hochas doucement la tête, contre l’épaule de ton aînée. « Il n’y a pas de mal … Ne t’en fais pas. lui dis-tu doucement en te redressant, Désolée, j’ai pris peur et j’ai fait un peu … n’importe quoi. » Tu te redressas totalement cette fois-ci et offris un sourire tendu à ton amie.

Tu allais lui proposer de ne pas vous attarder plus longtemps, quand la voix du jeune homme que vous aviez bousculé plus tôt parvint à vos oreilles. Tiens, tu l’avais quasiment oublié lui. « Depuis quand les Noés se font poursuivre par de simples êtres humains ? » Ton souffle se coupa et il semblerait que ton coeur manqua un battement. Il savait. Comment avait-il fait pour savoir ? Tu étais encore en proie à la panique, pour ne pas changer. Frénétiquement, tu passas tes mains sur les pans de ta robe, juste au niveau de tes hanches. Tu lanças un regard inquiet à Satis, te mordant nerveusement la lèvre inférieure presque jusqu’au sang. Oh … Tout était de ta faute. Si tu n’avais pas été si irréfléchie, l’inconnu n’aurait probablement rien remarqué. C’était de ta faute. Ton estomac se tordit. « Une bourgeoise et une gitane, ça attire déjà plutôt l’attention. Outre ce détail, entre l’étrange force dans la poigne d’une si petite main, et le fait qu’un homme de forte corpulence soit mis à terre après un simple contact physique, le champ des possibilités se voit fortement réduit. » Ton regard se fit désolé alors que regardais Satis. Tu ne te sens pas au top de ta forme, en cet instant. Tu ne savais quoi dire, tu ne savais quoi faire pour rattraper ton erreur. « Si vous voulez pas être repérées, faudrait peut-être réfléchir avant de faire n’importe quoi. » Tu sentis tes joues se colorer à cause de la gêne, de la honte. Tu fusillas le jeune homme du regard malgré tout. Tu n’avais pas vraiment eu le choix. Ou juste le temps de réfléchir, tu avais juste paniqué. Ce n’était pas comme si tu avais fait ça volontairement. Tu aurais pu te défendre, mais tu n’en avais pas le courage. Tu n’avais jamais eu le courage de te défendre. À moins qu’il ne parle du bracelet volé par ton amie … Dans tous les cas, tu n’aurais probablement pas le courage non plus de la défendre. Mais fort heureusement, Satis n’avait pas la langue dans sa poche et n’hésita pas à le remettre à sa place. « Pour ta gouverne, mon mignon, ce n’était pas n’importe quoi. » Distraitement, tu hochas la tête. Il soupira. Puis l’une des mains de l’homme s’enroula autour de ton bras, te forçant à te tenir bien droite et décollant presque tes pieds du sol.

Tu ne pus retenir un petit couinement de surprise alors que Satis le raillait. Du petit trio que vous formiez, tu étais la plus petite. « Ne restons pas là. » Tu n’aurais pas mieux dit, mais tu n’étais pas ravie que ce soit le jeune homme qui le disent. Alors tu affichas une petite moue mécontente et te laissas entraîner à la suite de tes aînés en traînant des pieds. Seulement, une chose que Satis dit t’interpelas, te forçant hors de ta bouderie. « Avant cela, j’aimerais connaître comment on t’appelle actuellement, Bookman. Comme ça, je serais capable de mettre un nom sur ce joli visage. » Tu plissas le nez en une mine de dégoût. Tu n’avais jamais vraiment compris le comportement désinvolte de ton amie et tu le comprenais encore moi en cet instant ; tu ne voyais vraiment pas ce qu’elle pouvait lui trouver, au dit Bookman. Information qui te surprit, par ailleurs. Un Bookman … Tu ne connaissais pas grand-chose à leur sujet, mais tu savais qu’ils étaient une source inépuisable de savoir. Tu le fixas, les yeux plissés. « Bookman ? Qu’est-ce qu’un Bookman vient faire de ce côté-là du monde ? » Tu penchas la tête sur le côté, à présent plus intriguée qu’inquiète.

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Re: sweet escape ; satis & anne
Jeu 17 Nov - 14:52
La remarque de la bohémienne te fait hausser un sourcil ; pourquoi diable les femmes se sentent obligées de lui flanquer un petit surnom comme ça ? Ah, ça le dépasse, Terry. Il ne répond de toute manière pas, ce genre de choses c'est pas vraiment sa tasse de thé. Et, disons le clairement, il n'en a strictement rien à foutre. Les deux femmes debout et prêtes à partir, Terry ouvre la marche pour quitter les lieux ; le plus tôt sera le mieux.

Et à nouveau, la gitane y va de son petit commentaire. Bordel qu'est-ce que ça allait être difficile. Mais le jeune archiviste tient là une piste en or ; deux Noés qui fuient, ça ne présage pas énormément de possibilités. Il regarde par dessus ton épaule ; il y a quelque chose, forcément. Et il sait d'ores et déjà de quoi il s'agit. Unique raison pour laquelle il aide les deux jeunes femmes. Jouer les baby-sitters est loin d'être une vocation pour Terry, mais il ne peut pas laisser passer cette chance.

« Avant cela, j’aimerais connaître comment on t’appelle actuellement, Bookman. Comme ça, je serais capable de mettre un nom sur ce joli visage. »

Ah. Elle est plus perspicace qu'il ne l'aurait cru ; finalement, ce n'est pas juste une petite voleuse sans cervelle ? Voilà qui est intéressant. Cela dit, la requête de la bohémienne est accueillie par le même haussement de sourcil ; cherche-t-elle à le séduire ? Il espère sincèrement que non. Vraiment. Ses pupilles trouvent celles de la métisse, et il la toise un moment avant de pousser un soupir, résigné.

« Terry. »
« Bookman ? Qu’est-ce qu’un Bookman vient faire de ce côté-là du monde ? »
« ...vous en avez d'autres des questions aussi débiles ? »

Cette fois, c'est la bourgeoise qu'il toise ; depuis quand un Bookman a besoin de se justifier quant aux raisons de sa présence à tel ou tel endroit ? Il se pince l'arrête du nez et reprend sa marche en soupirant. Après son séjour forcé avec cette bonne femme sur le navire, il faut maintenant qu'il en supporte deux autres. Jamais Renoir ne l'a un jour préparé à supporter ça. Jamais. Et il aurait préféré rester ignorant, pour une fois.

« J'pourrais très bien vous r'tourner la question. »

Chacun ses affaires, n'est-ce pas ? Le jeune apprenti pousse un énième soupir ; dans le fond, il se moque bien que l'on sache ou non ce qu'il fait, où il va, ce qu'il désire. Lui se fout des autres autant qu'on peut les ignorer. Seulement, à l'instant présent, son instinct de futur Bookman ne peut ignorer la présence des deux Noés. Les pièces du puzzle s'assemblent dans son esprit à mesure que ses pieds le portent à travers les petites rues.

Il se stoppe soudain en entendant de l'agitation, barrant le chemin de son bras pour empêcher les filles d'avancer. Terry reste quelque tapi dans l'ombre, observant les personnes passer avec des mines traduisant tantôt la colère, la peur, ou encore la curiosité. Le petit tour de « magie » de la blonde n'est donc pas passé inaperçu. Le brun glisse un regard prudent dans la rue avant de toiser ses deux comparses. Ah, force est de reconnaître qu'il a été mis dans le même sac qu'elles et que, par conséquent, il est bien forcé de se cacher s'il veut avoir la paix et éviter des ennuis plus emmerdants que sérieux.

« J'espère pour vous deux que votre frère est meilleur que vous au jeu de la discrétion. Sinon sa fuite serait bien ridicule et inutile. »

Il ne guette pas leur réaction ; il sent que leur attention a été captée, et c'est bien assez suffisant pour le jeune apprenti. Trois cas se présentent alors ; dans un premier temps, elles vont le suivre pour en savoir davantage ; ou alors, dans le second cas, elles s'en moqueront et poursuivront leur chemin de leur côté ; et enfin, dernièrement, et c'est sans doute la pire des options, il se fera tuer pour avoir laissé planer l'hypothèse qu'il cherche Néah. Renoir a toujours été très prudent pour récolter des informations ; sa prudence presque aussi maladive que son obsession pour le 14ème. Ah, ils n'en avaient pas beaucoup des informations. Alors, peut-être qu'en prenant un peu de risques, ce serait payant pour Terry ?

L'archiviste débouche dans une rue plus large, à quelques mètres de l'hôtel dans lequel il a pris une chambre. Il désigne la bicoque d'un petit mouvement de tête puis traverse la rue d'un pas on ne peut plus normal ; pas de précipitation lorsque l'on cherche à fuir ses assaillants, cela attire forcément l'attention. Il pénètre dans le hall, saluant la personne qu'il a rencontré plus tôt ; Terry ne laisse pas son regard s'attarder plus longtemps sur l'individu, ne souhaitant pas lire la malice dans ses yeux compte tenu des personnes qui l'accompagnent. Malice ou outrance, ou quoi que ce soit d'autre.

Qu'est-ce qu'il a fait à ce putain de Dieu -en admettant qu'il existe, bien entendu- pour mériter une journée pareille ? Mais sa chambre d'hôtel est malheureusement le coin le plus sûr qu'il connaisse pour l'instant, puisqu'il vient seulement d'arriver. Le brun glisse la clé dans la serrure et entre dans la chambre ; une pièce simple mais visiblement confortable. Bien assez pour lui en tout cas, il n'a guère besoin de plus. Il abandonne son sac sur le sol puis se retourne ; parce qu'elles sont là. Naturellement. Comment pourrait-il en être autrement, après les derniers mots qu'il leur a adressé ? La question étant, à présent, de savoir dans quel cas il se trouve désormais ; le premier ou le dernier. La curiosité des Noés, ou leur haine.

Mais il est confiant, Terry.

« J'ignorais que les disciples pouvaient être aussi… disparates ? » Il hausse les épaules, fouillant dans son sac pour en sortir des livres, des feuilles et une plume avec un petit encrier. Et déjà, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Terry s'installe sur le petit bureau, commençant à griffer le papier de sa plume. « Enfin, c'est certainement dans l'ordre des choses puisque lui-même est un élément qui diffère des autres, pas vrai ? »
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Re: sweet escape ; satis & anne
Jeu 24 Nov - 14:23
Sweet Escape

Tu avais vu juste Satis ; l’homme ne démentit pas l’accusation que tu portais sur lui. Il était bien un Bookman. Et comme tu t’y attendais, il n’apprécia pas les mots que tu glissais volontairement dans tes phrases. Et c’était tant mieux puisque après tout, le but était bien de le désintéresser de vous. Pourtant, il restait là, à vous toiser. Tu le trouvais bien étrange… Et encore plus lorsque après un soupir, il se décida à vous répondre, comme s’il se sentait obligé de le faire. Ce qui était loin d’être le cas.

-Terry.

A côté de toi, Anne se posait des questions et devait, tout comme toi, se rendre compte que vous n’étiez pas dans une situation des plus agréables. Tu tentas de devancer les doutes de ton amie en lui lançant un coup d’oeil, l’incitant à rester sur ses gardes. Seulement, elle ne sembla pas le remarquer et sa curiosité prit le pas.

-Bookman ? Qu’est-ce qu’un Bookman vient faire de ce côté-là du monde ?

Un sourire se dessina sur ton visage lorsque tu entendis la question de ta sœur. Son insouciance te faisait presque rire. Vous vous fichiez bien de ce qu’il pouvait faire ici ; il devait surement se trouvait un endroit dans les environs où ces vautours de la misère humaine trouveraient de quoi se repaître. Mais cela ne vous concernait pas et surtout, ne vous intéressait pas. D’autant plus que tu doutais fortement que le jeune homme prenne le temps et surtout la peine de répondre. Toutefois, la question d’Anne pouvait se révéler bénéfique sur un point : elle pouvait très bien déranger le Bookman et le forcer à partir avant qu’il ne spécule davantage.

Comme tu t’y étais attendu, Terry répondit à la blonde d’une remarque acerbe et tu lui lanças un regard noir pour réponse. Bien sûr, tu te doutais qu’il n’en aurait rien à faire mais tu n’appréciais pas que l’on parle ainsi à ta sœur. D’autant plus que cette dernière n’avait sans doute pas besoin d’une telle réponse après ce qu’elle venait de vivre.

Quoi qu’il en soit, visiblement peu enclin à lancer une conversation constructive, le Bookman reprit sa route et aussi étrange que cela puisse paraître, vous le suiviez sans qu’il n'ait besoin de le demander. Enfin, cet échange de bon procédé ne durerait qu’un temps heureusement. Lorsque l’agitation en ville sera retombée, vous reprendrez votre route en abandonnant Terry derrière vous. Et ça ne serait pas plus mal.

-J'pourrais très bien vous r'tourner la question.

Il le pouvait. Et pourtant, il ne le fit pas. Et c’était là une chance pour vous deux. Trouver un mensonge assez convaincant pour un Bookman qui expliquerait la raison de votre présence ici se révélerait bien compliqué au vu de sa capacité à analyser les choses. Tu lui répondis donc simplement, haussant les épaules, faignant que tout ceci n’avait aucune importance.

-Tu pourrais… Mais la réponse serait sans doute loin de tes espérances.

Tu espérais bien l’induire en erreur, le diriger vers d’autres déductions que celles qui te dérangeaient tant pendant qu’il continuait de vous conduire à travers les ruelles de la ville. Pour le moment, vous faisiez équipe -bien malgré vous- le temps que la situation se décante. Seulement, si votre petit groupe devenait trop compliqué à gérer, une solution restait envisageable. Tuer Terry et ainsi, mettre un terme à ses suspicions. Et le fait que personne ne chercherait à comprendre pourquoi et comment une personne qui n’existait pas avait été tué te rassurait grandement. C’était sans doute pour cela que tu ne te sentais pas menacée.

Soudain, le brun vous fit signe de ne pas avancer davantage en vous barrant le chemin de son bras. Curieuse, tu te mis sur la pointe des pieds, tentant de voir ce qui se passait. La rue que vous aviez fuie et dans laquelle se trouvait encore le marchand était bondée et les gens semblaient indignés voire affolés par la situation. Visiblement, la réaction d’Anne avait eu son petit effet… Il faudrait vous cacher pendant un temps avant de pouvoir arpenter à nouveau les rues de cette ville, Satis. Ce n’était pas une bonne nouvelle mais tu ne pouvais en vouloir à ton amie. Désireuse de la soulager, tu posas une main rassurante sur son épaule. Ce n’était pas de sa faute, après tout.

A nouveau, Terry se tourna vers vous et vous toisa. Décidément cela semblait être une habitude chez lui. Et te doutant qu’il allait à nouveau vous adresser une remarque déplacée, tu croisas les bras, te fermant légèrement à la discussion.

-J'espère pour vous deux que votre frère est meilleur que vous au jeu de la discrétion. Sinon sa fuite serait bien ridicule et inutile.

Seul ton regard s’assombrit, ton visage, lui, ne reflétât aucune expression. Il était au courant pour votre frère… Bien trop au courant même si tu te doutais que cela devait être normal pour un Bookman. Mais cela ne t’inquiétait pas plus que nécessaire. En revanche, ce qui retenait ton attention, c’était qu’il puisse vous soutirer -ou tout simplement déduire- des informations importantes. Alors à nouveau, tu tentas de le détourner de ses idées, espérant ainsi ne pas attirer d’ennuis à Néah.

-Je crois qu’il se débrouille.

Tu restais volontairement vague. Tu ne réfutais pas avec véracité car cela pourrait attirer des soupçons tout comme tu n’approuvais pas. Tu tentais de rester indifférente sur ce sujet, faisant semblant que tu t’en fichais, espérant que ta sœur fasse de même. Car après deux insinuations, tu savais que Terry se doutait de quelque chose et cela ne te plaisait absolument pas. Ainsi, tu repris la parole, attirant son attention sur ce qui comptait le plus à l'instant présent.

-Pour le moment, on doit trouver un endroit où se cacher. Il y a trop d’agitation par ici.

Et c’était entièrement de ta faute, Satis. Mais cela était bien le cadet de tes soucis. Et si Anne te lançait un regard de reproche -ou même Terry- tu les ignoras volontairement. Vous vous remettiez alors en route, débouchant ainsi sur une rue plus fréquentée. D’un mouvement de tête, le Bookman vous désigna alors un hôtel qui ne payait pas de mine et qui te laissa perplexe. Oui Satis, il semblerait que vous alliez vous cacher là-dedans. Seulement, tu n’étais pas convaincue par l'efficacité de cette cachette et encore plus par le fait de vous retrouver seules avec le brun. Enfin, ce n’était pas le moment de faire la fine bouche.

Vous continuiez alors à le suivre, traversant la rue dans le plus grand des calmes. Une fois dans la réception, tu croisas le regard curieux d’un employé auquel tu t’amusas à répondre par un clin d’oeil. Si Terry avait une réputation, il en aurait une nouvelle à présent.

Quelques minutes plus tard, le brun ouvrit la porte de la chambre qu’il louait, vous invitant ainsi à entrer. Mais une fois à l’intérieur, il se tourna vers vous afin de vous faire face et reprit la parole, laissant les sous-entendus bien loin de votre conversation.

-J'ignorais que les disciples pouvaient être aussi… disparates ?

Tu retins une grimace en l’entendant vous accuser ainsi. Quelle plaie, celui-là… Cette histoire allait mal se terminer si le Bookman continuait ainsi. Quoi qu’il en soit, l’homme vous ignora, s’installant sur son bureau afin de griffonner quelque chose sur du papier. Tu en profitas pour lancer un regard réconfortant à ton amie. Elle n’avait pas s'inquiéter, tu allais les sortir de là.

-Enfin, c'est certainement dans l'ordre des choses puisque lui-même est un élément qui diffère des autres, pas vrai ?

Tu soupiras à nouveau. Décidément, ne se taisait-il donc jamais ? Passant une main dans tes épais cheveux afin de les ramener en arrière, tu ignoras la bienséance et filas t’assoir sur le lit sans te poser de questions. Le Bookman était là pour en poser, ce n’était pas la peine de le faire pour lui. Toutefois, il fallait que vous vous sortiez de cette situation et pour ce faire, il fallait bien que tu répondes au brun.

-La seule et unique fois où j’ai croisé un disciple, j’avais pour ordre de l’éliminer.

Suite à ta déclaration, tu t’étiras. Tu n’avais jamais parlé de cette mission à Anne mais après tout, tu n’en avais jamais vu l’utilité. Ça c’était passé bien avant votre rencontre. Mais à l’instant présent, cette histoire qui t’avait paru bien délicate lorsque tu l’avais vécue te paraissait être une sorte de bouée de sauvetage qui pourrait induire en erreur le jeune homme.

-Tu fais fausse route en nous pensant des leurs. Anne et moi en avons simplement marre de ce merdier et préférons nous en tenir éloigné au maximum. Rien de plus.

Tu regardas à nouveau la blonde, espérant qu’elle ne ferait rien qui pourrait vous trahir.
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Re: sweet escape ; satis & anne
Jeu 8 Déc - 15:21
sweet escape

Tu étais du genre naïve, ceci n’était pas une grande nouveauté en soi. Tu ne pouvais le nier, peu importait si ce fait te dérangeait au plus haut point. Tu étais naïve, un poit c’est tout. Aussi lorsque ton amie annonça haut et fort que le jeune homme n’était autre qu’un Bookman, qu’un de ceux qui couchait sur le papier l’histoire de votre monde, tu ne pus t’empêcher d’ouvrir de grands yeux emplis de curiosité et d’étonnement. Tu ignoras, avec une certaine gêne, la façon dont Satis s’adressait au jeune homme – presque en flirtant – et minaudas bêtement, t’interrogeant sur les raisons de sa venue en Amérique. Tu n’avais pu retenir les mots qui s’étaient précipités hors de ta bouche, posant ta question à voix haute. La réprimande ne tarda pas à tomber, te faisant sentir plus idiote qu’à l’accoutumée. « … vous en avez d’autres des questions aussi débiles ? » Tes joues s’empourprèrent intensément, ta peau d’habitude si pâle virant à un rouge très prononcé. Tu regardas le prénommé Terry avec tes grands yeux bleux, blessée et gênée par sa remarque si brutale. Il te regardait de haut. Et si en temps normal, tu n’en avais que faire, aujourd’hui cette constation t’agaça fortement. Tu fronças les sourcils et tes yeux se plissèrent. Ta bouche s’entr’ouvrit, comme si tu t’apprêtais à lui répondre sur le même ton. Mais aucun mot ne vint, alors tu la refermas bien vite, te contentant de lui lancer le regard le plus noir que tu pouvais produire. Tu ne devais pas avoir l’air bien impressionnante, mais cela importait peu. Tu n’appréciais guère ce Terry et tu n’allais pas te gêner pour le lui faire savoir. « J’pourrais très bien vous r’tourner la question. » Tu croisas tes bras sous ta poitrine, soufflant bruyamment. Qu’il était impoli, le Bookman. Tu ne l’aimais décidément pas !

Tu restas ainsi, l’image parfaite de l’adolescente insatisfaite, un moment. Du coin de l’oeil, tu observas la brune qui affichait un air toujours aussi désinvolte. Celle-ci lui répondit de manière désinvolte, chassant sa remarque comme si elle chassait une mouche trop insistante. Ce comportement étira légèrement le coin de tes lèvres en un sourire discret et une once moqueur. Tu avançais, tu étais un peu à la traine par rapport aux deux autres, ce qui te permettait de cacher sans grand mal ce petit sourire que tu ne parvenais pas à réprimer. Tu restas silencieuse, peu désireuse de te faire remballer comme un peu plus tôt. Et surtout, tu craignais de divulguer une information quelconque qui pourrait appâter le Bookman ; tu n’en avais jamais croisé jusqu’à présent, mais tu avais entendu dire qu’ils étaient tous de véritables rapaces dès qu’une information digne de ce nom se trouvait sur leur chemin. Tu t’arrêtas quand tes aînés le firent, Terry en tête et vous barrant la route d’un bras autoritaire. Tu vis ta sœur se pencher vers l’avant pour observer ce qui avait attiré l’attention du Bookman. Et, toute curieuse que tu étais, tu fis de même, te penchant à côté de la brune. Tu grimaças quand tu vu le spectacle qui vous avait stoppé ; l’homme avec qui tu avais été en contact plus tôt ne s’était toujours pas relevé, attirant donc l’attention de la majorité des personnes présentes. En voyant cela, tu songeas que tu y avais peut-être été un peu trop fort. Toutefois, tout avait été trop rapide pour que tu puisses réfléchir, tu avais agis en suivant ton instinct. Et cela avait été terrible, tu devais bien l’avouer. « J’espère pour vous deux que votre frère est meilleur que vous au jeu de la discrétion. Sinon sa fuite serait bien ridicule et inutile. » Tu le fusillas du regard une nouvelle fois avant de lancer un regard inquiet à Satis.

Tu observas sa réaction, l’écoutas attentivement. Il était bien au courant, le brun, il savait pour Neah. Cela ne te disait rien qui vaille. Et si tu aurais aimé pouvoir lui répondre afin de démentir les pensees qui le traversaient, tu ne savais trop quoi dire pour effacer ses potentielles suspicions. Alors, éternelle indécise et grande enfant, tu laissas ton aînée s’en occuper, la regardant faire et l’écoutant pour calquer tes réactions sur les siennes. « Je crois qu’il se débrouille. » TU gardas une mine détachée, tout en réfléchissant. Tu ne savais pas trop où il en était, le Neah. Tu ne savais pas trop ce qu’il faisait, où il était précisément … Tu n’avais entendu que des rumeurs, que de on-dits. « Pour le moment, on doit trouver un endroit où se cacher. Il y a trop d’agitation par ici. » Tu hochas la tête, faisant ouvertement part de ton accord avec la demoiselle. Tu n’avais nullement envie de te faire attraper ; quelqu’un risquait de te reconnaître et Dieu seul savait ce qui allait arriver si cela se produisait. Aussi était-il évident que tu n’avais pas du tout envie de trainer en ces lieux. Tu t’empressas de suivre tes aînés quand ceux-ci se remirent en route, trottinant à leur suite aussi vite que tes petites jambes te le permettaient. Tu les suivis jusque dans une petite auberge. À la réception, tu attendis patiemment, les bras ballants. Tu regardas autour de toi distraitement, comme une enfant. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le brun vous emmène dans sa chambre. Tu restas presque sur le pas de la porte, ton dos effleurant la surface du bois lorsque tu te balanças d’avant en arrière sur tes pieds. « J’ignorais que les disciples pouvaient être aussi … disparates ? » Tes traits s’étirèrent en une moue mécontente et tu lui adressas une nouvelle fois un regard noir. Le Bookman s’installa à son bureau pour s’occuper de sa paperasse, alors que Satis te lançait un regard chaleureux.

Mais il ne s’arrêta pas là. Il continua à se montrer hautain et impoli. « Enfin, c’est certainement dans l’ordre des choses puisque lui-même est un élément qui diffère des autres, pas vrai ? » Tu fis un pas ou deux vers le centre de la pièce alors que Satis prenait place sur le lit, se mettant à l’aise. « La seule et unique fois où j’ai croisé un disciple, j’avais pour ordre de l’éliminer. » Ton regard se posa sur la silhouette de la jeune femme, lui transmettant sans mal ta surprise teintée de choc. Elle ne t’avait jamais parlée de cette histoire, tu n’en savais rien jusqu’à ce jour … qu’est-ce que cela voulait bien dire ? Les sourcils froncés et les lèvres pincées, tu te mis à te tortiller de manière quelque peu inconfortable, grimaçant presque. Cette histoire à laquelle elle faisait allusion te rendait terriblement mal à l’aise. « Tu fais fausse route en nous pensant des leurs. Anne et moi en avons simplement marre de ce merdier et préférons nous en tenir éloigné au maximum. Rien de plus. » Le regard sombre de Satis se posa à nouveau sur toi, comme pour t’intimer à faire quelque chose. À garder le silence, probablement. Tu haussas les épaules, mal à l’aise, et tes lèvres s’agitèrent silencieusement. Quoi ? lui demandais-tu muettement. Puis, sans dire un mot de plus, tu te tournas vers le brun, ton regard toujours aussi noir dès qu’il se posait sur lui. Tu gardas le silence, ne sachant que faire ou que dire, attendant d’en savoir plus à son sujet. D’autant plus que tu n’étais pas désireuse de te faire prendre de haut à nouveau. Une fois t’avait amplement suffit.

ft. Terry, Satis & Anne


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Re: sweet escape ; satis & anne
Sam 24 Déc - 0:11
Il devine que l'une d'entre elle à pris place sur son lit, mais il s'en moque éperdument. Il continue à gratter sur le papier à mesure que sa mémoire lui ressort ce qu'il vient de vivre, le tout en gardant une oreiller bien attentive aux dires des deux disciples derrière lui. C'est une occasion en or d'en savoir plus sur Néah, ou, tout du moins, avoir quelques indices. La gitane prend la parole ; il reconnaît sa voix timbrée de chaleur, typique des gens du Sud.

« La seule et unique fois où j’ai croisé un disciple, j’avais pour ordre de l’éliminer. »

Terry s'arrête de gratter, enfin, déposant sa plume pour mieux se tourner et les observer attentivement. La blonde semble surprise par les mots de la brune ; quelque vérité qu'elle ignorait sans doute, rien d'intéressant en somme, mais l'archiviste garde la réaction dans un coin de sa tête. Tout détail, même insignifiant, peu avoir son importance à un moment ou un autre. Le regard clair de l'apprenti se reporte sur la gitane qui reprend la parole.

« Tu fais fausse route en nous pensant des leurs. Anne et moi en avons simplement marre de ce merdier et préférons nous en tenir éloigné au maximum. Rien de plus. » 

Le regard qu'elles échangent lui arrache un sourire. Il secoue ostensiblement la tête, continuant à les observer avec un certain amusement. Comment peuvent-elles se croire crédible ? Elles ont été prises de cours, admettons. Mais de là à « communiquer » de manière si suspecte, ça cache forcément quelque chose. Et vous autres, Bookmen -mentors ou apprentis- vous êtes ces rapaces de la savane qui viennent se nourrir de ce qu'on leur sert sur un plateau. Terry ignore le regard noir d'Anne ; ce n'est qu'une gamine à ses yeux. Ce n'est pas qu'elle est insignifiante, mais ses réactions lui rappellent celles, puériles et stupides, de la brune du bateau par lequel il est arrivé.

« Quelle triste famille que celles des Noés, hm ? Tout le monde quitte le navire, il semblerait. » Il hausse les épaules. « Il va falloir faire mieux que ça pour me convaincre. »

Il les toise un moment avant de soupirer, quittant sa chaise pour aller ouvrir la fenêtre, fouillant ensuite dans la poche de son manteau pour en tirer un paquet de cigarettes. Il en attrape une, la coinçant entre ses lèvres avant de l'allumer, jetant le paquet sur le bureau et l'allumette dans une petite corbeille au sol. Il inspire une bonne bouffée de tabac, recrachant une volute de fumée grisâtre après une poignée de secondes. Son regard se repose de nouveau sur les deux jeunes femmes ; il finit par soupirer à nouveau, s'écartant à peine de la fenêtre pour mieux les observer.

« Je n'suis du côté de personne. Tout ce qui m'intéresse, c'est ce mystère qui entoure le 14ème et le Comte Millénaire. Le reste, j'm'en balance. J'ai pas l'intention d'vous attirer des ennuis, vous savez très bien le faire toutes seules. » Il marque une pause et, plantant son regard dans celui de Satis qui, c'est une évidence même, est à la tête de ce duo, il poursuit. « Je suis prêt à payer le prix qu'il faudra pour avoir des informations. »

Il n'a jamais été aussi sincère Terry. Il a conscience du danger ; elles restent deux Noés. Si le gros balourd est tombé comme une mouche après un simple contact physique avec Anne, il ne donne pas cher de sa peau à lui. Il n'a pas peur, mais il n'est pas non plus totalement inconscient. Et pourtant, il a emprunté une route bien dangereuse que celle de partir à la recherche du 14ème pour éclaircir le mystère qui l'entoure.

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Re: sweet escape ; satis & anne
Ven 30 Déc - 12:54
Sweet Escape

Tu voyais bien le regard choqué d’Anne lorsqu’elle entendit tes paroles. Elle semblait soudain très mal à l’aise. Tu te demandais bien pourquoi. Était-ce le fait que tu lui avais caché cette mission ou était-ce parce que tu mentionnais la mort d’une personne ? En tant que Noé, elle avait bien dû tuer elle-même pourtant. Cela t’intriguait mais ce n’était pas le moment de poser ce genre de question au bébé chat. Et si cela résultait du fait que tu ne lui en ait pas parlé alors tu t’en fichais bien. Cette mission n’était pas quelque chose dont tu aimais te vanter après tout. Dans tous les cas, il valait mieux garder le silence à ce propos. Tout comme sur vos liens avec le Quatorzième.

Alors ton regard avait croisé celui de ton amie et tu retins une grimace. Anne ne semblait pas comprendre ton incitation à ne rien divulguer de compromettant. Elle t’adressa un “quoi ?” silencieux qui n’engageait rien de bon pour la suite des événements. Ton regard se fit alors plus dur. “Ne dis rien”. C’était tout ce que tu voulais qu’elle comprenne.

La blonde porta alors ses yeux sur le Bookman et tu fis de même. Tu te doutais bien qu’il ne vous laisserait plus tranquille à présent qu’il tenait une piste ainsi que les suspects idéals. Lui qui cherchait des informations, vous étiez celles qui pouvaient lui en fournir. Ainsi, lui faire lâcher le bout de gras s'avérerait sans doute plus que compliqué. Ce qu’il démontra lorsqu’il reprit la parole.

-Quelle triste famille que celles des Noés, hm ? Tout le monde quitte le navire, il semblerait. Il va falloir faire mieux que ça pour me convaincre.

Tes yeux eurent du mal à cacher le dédain qui commençait à s’y installer. A nouveau, il vous regardait de haut, il vous toisait comme si vous étiez des imbéciles. Et tu n’appréciais pas du tout ce comportement. Le brun se leva alors afin de s’installer près de la fenêtre et alluma une cigarette. Visiblement il semblait très à l’aise à cet instant. Il fallait renverser la donne si vous souhaitiez qu’il vous laisse tranquille...

-Je n'suis du côté de personne. Tout ce qui m'intéresse, c'est ce mystère qui entoure le 14ème et le Comte Millénaire. Le reste, j'm'en balance. J'ai pas l'intention d'vous attirer des ennuis, vous savez très bien le faire toutes seules.

Un sourire apparut sur ton visage. Sur ce point, il n’avait pas vraiment tort. Mais ce n’était tout de même pas de ta faute si les ennuis venaient à toi. Ce n’était pas comme si tu les cherchais, n’est-ce pas ? Tu remarquas alors que le Bookman te fixait et tu retrouvas un brin de sérieux.

-Je suis prêt à payer le prix qu'il faudra pour avoir des informations.

En entendant cette déclaration, tes yeux s’illuminèrent. Il te proposait de l’argent contre des informations. C’était intéressant. Très intéressant. L’homme devait s’en douter mais il venait de capter toute ton attention à cet instant. Pendant quelques courtes secondes, tu aurais été prête à tout lui dire contre de la monnaie sonnante. Et puis, tu te ravisas bien malgré toi. Tu n’allais tout de même pas vendre Néah au sens propre du terme.Tu le soutenais et tu souhaitais le protéger avant tout. Alors même si le fumeur était “neutre”, tu ne tenais pas à prendre de risques inutiles.

Seulement, tu savais bien qu’il ne te laisserait pas refuser si facilement. Rien ne le dissuaderait de laisser tomber. D’autant plus que quoi que vous puissiez dire, il verrait clair dans votre jeu. C’était un rapace, après tout.

Il vous fallait trouver quelque chose qui pourrait le distraire assez pour oublier cette histoire de Quatorzième. Autant dire que c’était presque impossible. Et pourtant, il le fallait bien. Et si, au passage, tu pouvais récupérer un peu d’argent, alors tu n’allais pas te faire prier. Tu allais jouer à un jeu dangereux, Satis mais tu te devais d’essayer.

-Pourquoi tu t’intéresses à ça ? C’est risqué pour un froussard comme toi.

Tu portas alors ton regard le plus sérieux sur lui. Faire croire que la proposition était intéressante. C’était là le début de ton plan.

-Combien tu es prêt à payer ?

Anne n’avait pas à s'inquiéter. Tu savais ce que tu faisais. Mais tu ne pouvais pas le lui dire et encore moins le lui faire comprendre ; le Bookman le serait immédiatement. Alors tu espérais que la blonde te fasse assez confiance pour ne pas interférer.
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Re: sweet escape ; satis & anne
Mer 4 Jan - 15:49
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Le malaise n’avait de cesse de grandir. Tes mains s’étaient faites moites et tu ne pouvais réprimer les mouvements nerveux de tes doigts. Ceux-ci frottaient frénétiquement les pans de robe qui leur étaient accessibles, se cachaient derrière le tissu doux et léger. Ton regard se faisait fuyant, tu ne regardais Satis que furtivement et avec incertitude, alors que tu lançais des coups d’oeil méfiants au jeune Bookman. L’échange – parfois piquant, parfois mielleux – entre les deux jeunes adultes te mettait véritablement mal à l’aise ; tu ne savais guère où te mettre, tu avais la désagréable impression d’être de trop, de n’être qu’une plante verte au milieu de leur discussion. Tu restais là, sans bouger, sans dire un mot. « Quelle triste famille que celle des Noés, hm ? Tout le monde quitte le navire, il semblerait. Il va falloir faire mieux que ça pour me convaincre. » Cette remarque déplacée te fit plisser le nez et tu sentis la colère ainsi que l’indignation faire un nœud dans ta gorge. Tu aurais aimé pouvoir l’envoyer sur les roses, lui dire qu’il n’avait nullement le droit de juger votre situation, qu’il n’avait pas le droit de se prononcer sur vos faits et gestes. Ce qui se passait au sein du camps du Comte n’était pas ses affaires. Son statut de rapace de l’histoire ne justifiait en rien les remarques cyniques qui sortaient de sa bouche. Tu affichais un air sévère et contrarié qui ne s’accordait guère avec l’apparence juvénile de ton visage, mais tu n’en avais que faire. Et tes lèvres restèrent désespérément closes. Aucun mot ne passa la barrière de tes lèvres. Tu te contentas de le fusiller du regard, avant d’observer Satis curieusement. Allait-elle dire quelque chose ? Non, elle garda le silence, tout comme toi. Tu détournas le regard pour le poser à nouveau sur le brun. L’homme vous toisait, se leva de son siège pour aller se positionner vers la petite fenêtre avant de s’allumer une cigarette.

Il avait l’air de se croire supérieur à vous et cela t’horripilait. Tu n’étais pas réputée pour avoir une estime de toi particulièrement élevée, cependant cela ne voulait pas dire que tu appréciais que l’on te prenne de haut de la sorte. Les lèvres pincées et les traits de ton visage tirés, tu l’observais sombrement. « Je n’suis du côté de personne. Tout ce qui m’intéresse, c’est ce mystère qui entoure le 14ème et le Comte Millénaire. Le reste, j’m’en balance. J’ai pas l’intention de vous attirer des ennuis, vous savez très bien le faire toutes seules. » Tu levas les yeux au ciel et tu grinças des dents. Encore ce ton hautain, cette impression d’être prise de bien haut. Et, après une courte pause de la part du Bookman, tu te fis ignorer. Encore une fois. Pour ne pas changer. Ton coeur se serra dans ta poitrine. Tu te mordis la lèvre inférieure, visiblement contrariée. Puis tu croisas les bras. « Je suis prêt à payer le prix qu’il faudra pour avoir des informations. » Les yeux de Satis s’illuminèrent alors que Terry mentionna le fait de payer. Tu eus envie de grogner, de passer tes mains sur ton visage pour échaper à cette situation qui, tu le savais, n’allait pas bien se terminer si cela continuait de cette manière. Tu restas immobile, guettant la réaction de Satis. « Pourquoi tu t’intéresses à ça ? C’est risqué pour un froussard comme toi. » Tu continuas de fixer la jeune femme avec un air peu convaincu, attendant qu’elle développe un peu plus. Car tu la connaissais … Satis n’allait pas s’arrêter là. « Combien tu es prêt à payer ? » Tu ouvris la bouche, tel un poisson hors de l’eau. Tu regardas ton amie avec un air incrédule, incapable de croire les quelques mots qui venaient de sortir de sa bouche.

Ce fut plus fort que toi. Tu ne pus retenir le petit cri d’indignation qui s’évada de ta gorge. « Satis ! » C’en était trop pour toi. Le fait de n’être que la plante verte de service, le fait d’être prise de haut constamment, le dédain apparent de l’homme, les émotions de la journée, la capacité de Satis à attirer les ennuis dans un rayon de 5 kilomètres à la ronde … Tu venais d’atteindre ta limite. Tu ne pouvais en tolérer davantage. Tu fixas le Bookman avec un regard dur, empli d’éclairs et de rage. « Si on te dit quoique ce soit … ça finira par se savoir ! Ces choses-là finissent toujours par se savoir ! Et forcément, une fois que l’information aura fuité – parce qu’elle fuitera – tu seras vraiment dans une situation difficile ! Et pas seulement ! Satis, moi … on sera tous des cibles à abattre. Et déjà qu’on a quitté l’Arche, on est pas super bien vue … Là ce sera pire et c’est hors de question ! » Tu marquas une courte pause, en profitant pour reprendre ton souffle. Puis tu posas ton regard incendiaire sur Satis. « Et toi … Si c’est de l’argent dont tu as besoin ou envie, tu n’as pas besoin de faire ça ! J’en ai suffisamment pour me durer au moins trois vies alors voilà ! » La fin de ta tirade emplie de colère fut marquée par un soupir lourd. Tu étais à bout de souffle, tu ignorais si tu avais été trop loin dans tes propos et tu n’avais guère assez d’énergie pour t’en soucier. Tu en avais juste marre.

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Re: sweet escape ; satis & anne
Lun 24 Avr - 16:55
La cigarette prisonnière de ses lèvres, Terry ne quitte pas Satis du regard, ignorant donc totalement Anne ; il l'a rapidement relégué au rang de simple suivante. Ce n'est pas qu'elle n'est pas digne d'intérêt, bien au contraire. Elle n'a simplement pas le mental nécessaire pour affronter la situation ; elle a déjà donné bien trop d'informations, malgré elle certes. Elle ne réfléchit pas assez et s'importe vite.

« Pourquoi tu t’intéresses à ça ? C’est risqué pour un froussard comme toi. »

Terry hausse les épaules ; la pic ne le blesse pas outre mesure. Il n'a pas besoin d'être courageux ou froussard. Il veut juste savoir, c'est tout ce qui l'importe. Il tire une nouvelle bouffée de sa cigarette, laissant la fumée s'échapper après avoir calé le bâtonnet de tabac entre son index et son majeur.

« Si c'est si risqué, ça veut dire que vous êtes au courant du danger. Donc que je suis sur la bonne piste en essayant de vous tirer les vers du nez. »
« Combien tu es prêt à payer ? » 

L'ombre d'un sourire étire les lèvres de l'archiviste ; elle sait donc quelque chose. A moins que ce ne soit que l'appât du gain. Une voleuse est toujours en quête de butin. D'un léger petit coup d'oeil, Terry ne manque pas la réaction d'Anne, ce qui le conforte presque dans l'idée qu'elles savent des choses et qu'elles doivent les garder secrètes. Décidément, les gens sont de véritables livres ouverts. La blonde finit par lancer un regard noir à l'apprenti qui ne fait qu'hausser un sourcil en toute réponse à ce regard.

« Si on te dit quoique ce soit … ça finira par se savoir ! Ces choses-là finissent toujours par se savoir ! Et forcément, une fois que l’information aura fuité – parce qu’elle fuitera – tu seras vraiment dans une situation difficile ! Et pas seulement ! Satis, moi … on sera tous des cibles à abattre. Et déjà qu’on a quitté l’Arche, on est pas super bien vue … Là ce sera pire et c’est hors de question ! »

Il observe Anne avec attention, cigarette en bouche et réitérant les mêmes gestes. Finalement, il l'apprécierait presque, cette petite bourgeoise. Leur couverture est définitivement grillée, et c'est presque un délice que de voir leur petite et fragile carapace exploser devant lui. Il ferme un instant les yeux, la laissant poursuivre. Elle fait des reproches à la gitane ; remarques qui sont à peine intéressantes pour l'archiviste. Cela dit, il garde à l'esprit qu'elle est très fortunée.

« C'est mignon tout plein de vous souciez d'moi. Mais j'ai pas b'soin d'votre sollicitude. J'veux juste des informations qui vont me permettre de lever le voile sur ce mystère de l'Histoire. »

Il marque une pause, prenant le temps d'aller écraser le reste de sa cigarette dans un petit socle prévu à cet effet. S'appuyant contre son bureau, les bras croisés, il observe les deux jeunes femmes en face de lui. Elles n'ont pas bien l'air méchantes malgré leur nature de Noé. Mais mieux vaut s'en méfier.

« J'suis apprenti Bookman, pas journaliste. J'ai pas l'intention d'aller beugler sur tous les toits les maigres informations que j'parviens à glaner. Elles sont bien trop rares et précieuses pour que j'm'amuse à jouer avec. »

Il finit par soupirer, allant fouiller dans sa valise pour vérifier l'état de sa bourse. Elle n'est pas bien grosse et il sait que c'est carrément en dessous de la valeur du bracelet subtilisé. Il réfléchit ; la gitane semble particulièrement attirée par tout ce qui brille. Et Terry n'a rien de ce genre ; que pourrait-il bien offrir ? Une autre information en échange ? Pourquoi pas ? Mais il doute qu'elles aient besoin de quoi que ce soit. Il se pince l'arrête du nez avant de se relever, faisant face aux jeunes femmes. Il ferait avec les moyens du bord.

« J'ai dit que je suis prêt à payer le prix qu'il faudra. Cela dit, comme Anne vient de me l'informer, l'argent ne semble pas être un problème puisqu'elle en dispose de suffisamment pour vous draper d'or de la tête aux pieds. Et qu'elle consent volontiers à vous en offrir. Par conséquent, je suppose que je peux payer une information par une autre information. Qu'en dites-vous ? »

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Re: sweet escape ; satis & anne
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