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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Les lourdes ailes du passé [PV : Guillaume Verdier]

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Les lourdes ailes du passé [PV : Guillaume Verdier]
Sam 19 Nov - 18:24

LES LOURDES AILES DU PASSÉ

Un sourire était gravé sur son visage paisible. Rien n'était plus beau que la routine. La journée, on se promenait, on s'évadait. Le soir, on restait près du feu. Puis on dormait. On s'éveillait. On recommençait. Elle qui avait tant voyagé, découvrait désormais la préciosité de la banalité. Le plaisir d'un foyer à soi, d'une fenêtre par laquelle contempler un paysage connu, le crépitement d'une cheminée que l'on a soi-même alimentée, les conversations d'une famille avec qui tout partager.

Les retrouvailles avaient été plus rudes qu'elle ne les avait imaginées. Elle s'était vue frapper à la porte, feindre un doux sourire tandis que l'homme avec qui elle vivait lui ouvrait, attendre qu'il fasse un pas vers elle pour l'enlacer. Mais alors qu'elle avait toqué, la gorge nouée, elle sentait déjà les larmes envahir son regard. Lorsqu'elle entendit les bruits de pas et qu'une main tourna la poignée, sur ses joues s'écoulaient déjà les premières larmes. Ses lèvres étaient fendues d'une oreille à l'autre, prise d'une violente crise de rire nerveux. La porte s'ouvrit, et elle resta figée une seconde avant de se jeter à son cou, sans qu'il n'ait véritablement le temps de comprendre qui lui faisait face. Une main pourtant vint rapidement se glisser dans ses cheveux, et à son oreille les souffles d'un rire semblable au sien : un bonheur violent emprunt de nervosité. L'espoir qui renaissait de ses cendres.

Dylan Matthews n'avait plus ce visage tuméfié que lui avait offert Central. Une cicatrice à la lèvre finissait simplement de disparaître. C'est pour cela qu'elle avait erré à travers l'Europe avant de rentrer au pays. Elle ne voulait pas que son ami, et surtout sa fille, ne la voient le visage couvert d'ecchymoses. Il fallut du temps aux blessures pour se soigner. À son retour, elle était sensiblement la même. Quelques cicatrices, sur ses bras, s'étaient ajoutées à sa triste collection, et son esprit était marqué de nouvelles horreurs qu'elle cherchait à oublier, mais rien n'avait vraiment changé.

Ce jour-là, l'Orpheline avait passé la matinée devant le feu de sa cheminée. Allongée sur un tapis moelleux, jouant des mains et des doigts avec la petite Jade, couchée tout contre elle. Quand les flammes se dissipèrent et que les braises s'éteignirent lentement, midi sonnait et Dylan se prépara, ainsi que le bébé, à sortir. Un coup d’œil à la fenêtre lui annonça un temps clément. Il n'y avait aucun vent, et le ciel s'était couvert d'épais nuages blancs.

Quelques minutes plus tard, et après une longue marche à travers les rues animées de la ville, Dylan et sa poussette passèrent le portail de Central Park. La neige commençait à tomber en d'épais flocons qui s'écrasaient au sol et ne disparaissaient pas. Le cadre se transformait peu à peu en une peinture de féerie hivernale. Au loin, le son d'une musique joyeuse attira l'attention de l'ancienne Inspectrice. Et lorsqu'elle s'y dirigea, elle constata la présence d'une foule modeste autour d'une troupe d'artistes itinérants. Cinq musiciens faisaient vibrer l'air de leurs instruments, d'une mélodie qui prêtait à sourire. Un sourire calme et d'une inexplicable joie. Quelques personnes même s'étaient détachées du public pour danser sous une neige qui tombait maintenant en abondance. Si elle n'eut pas été seule, Dylan les aurait certainement rejointes.

Comme souvent, le bonheur qui s'esquissait sur son visage était accompagné d'une certaine mélancolie. Quoi qu'elle fasse, l'ombre de son amante planait autour d'elle. L'esprit tourmenté de Dylan revisitait chaque instant qu'elle vivait pour l'imaginer en compagnie de Jade Benett.

Allez, vas-y. Je sais que tu en meurs d'envie, lui dit à l'oreille une voix amusée.

Elle se retourna, mais personne n'était présent. Elle l'aurait juré, c'était sa voix qu'elle avait entendue. Et elle continua d'ailleurs à résonner, maintenant plus lointaine, comme un écho.

Pas la peine de le cacher, andouille ! Je le vois dans tes yeux. Va danser, je garde l'enfant. Je te regarderai. Je t'admirerai. Tu seras belle. Tu seras magnifique. Tu seras mienne...

Le visage crispé, Dylan se concentrait sur les artistes devant elle. Cette voix n'était le fruit de son imagination. Parfois, réalité et fiction s'entremêlaient si étroitement qu'elle avait du mal à définir les limites de chacune. Elle essayait de ne pas y penser, car elle avait peur d'y lire les prémices d'une folie qui s'emparait lentement d'elle, et dont elle ne pouvait éviter la venue.

Elle posa les yeux sur la petite fille encore fragile qu'elle promenait en sa compagnie. Ses mains s'agitaient, comme si la musique l'enthousiasmait. Et elle souriait de ses gencives encore nues. C'était une belle journée qu'elle ne voulait pas gâcher. Elle lui sourit en retour.

Non, rien n'allait plus ternir cette journée. C'est ce que Dylan crut, jusqu'à ce qu'elle relève vers le monde son regard d'émeraude. Ses traits se décomposèrent face à la terreur.


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