Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Ghost of the past || Wilma

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ghost of the past || Wilma
Mer 4 Jan - 14:32
Cela fait maintenant une dizaine de jours que tu as rejoint la petite ville Allemande. Et bien que tu ne sois pas beaucoup sortie – il faut dire que vous n’aviez pas trop le morale Nausicaa et toi – tu commences à trouver tes repaires. Bientôt, tu ne seras plus perdue et tu feras partie des habitants pour de vrai. Oh tu as hâte d’enfin trouver ta place parmi ces inconnus, ne plus faire tâche. Devenir tout aussi inconnue qu’eux, à l’abris de ton passé.

D’un pas tranquille, tu avances parmi les passants et observes chacune de leur manie. Cela fait longtemps que tu n’as pas pris le temps de marcher parmi de vrais êtres humains, sans arrière-pensée ou mission, que tu as presque oublié comme faire. Alors tu essayes de copier les personnes qui passent sous ton regard. Surtout que les manières allemandes sont bien différentes de celles que tu as apprises en France. C’est pourquoi, petit à petit, tu apprends.

Nausicaa ne peut pas t’enseigner quoi que ce soit pour le moment et tu ne peux lui en vouloir. Ce qu’elle a vécu est atroce et elle a besoin de temps pour s’en remettre. Elle a besoin de prendre soin d’elle, et c’est ce que tu as l’intention de faire. C’est la raison pour laquelle tu es sortie aujourd’hui. Tu voulais voir la ville, bien entendu, et profiter de l’air frais de l’hiver. Mais tu es également partie en quête d’un cadeau pour ton amie. Quelque chose qui pourra lui remonter le moral. Et tu sais exactement ce que tu vas lui prendre.

La question est : comment tu vas le prendre. Car tu as dans l’idée de lui acheter une robe que tu as vu quelques heures plus tôt – tu tournes un peu en rond, à la recherche du cadeau parfait – ainsi qu’une plante verte qui, tu en es certaine, lui plaira. Mais tu as toujours un bras handicapé. Tu as bien l’intention de ne pas en tenir compte, comme à chaque fois. Mais malgré tout, il faut que tu fasses attention à ne pas te blesser davantage. Avec un seul bras valide, tu ne seras d’aucune aide dans la boutique de Nausi.

Les bras chargés de tes paquets, tu déambules d’un pas maladroit, la mine levée vers le ciel. Il fait terriblement froid, ce qui n’est pas pour te déplaire. Ici, l’air est vrai, pur. Ça te change de l’air pesant de la Congrégation. Et puis, ressentir le froid sec rougir tes joues et te piquer les oreilles, ça te rappelle que tu es vivante. Sans oublier les souvenirs d’enfance qui remontent, sans que tu ne puisses rien y faire.

Mais toute cette drôle de magie prend fin, brusquement. Parmi les visages flous des passants, tu en reconnais un. Et la peur t’envahit lorsque tes yeux se posent sur ce dernier. Ce visage a hanté tes nuits et une partie de tes jours. Sans que tu ne puisses rien faire, tu lâches tes sacs et entends le pot se briser sur le sol gelé. Les mains tremblantes, les larmes pointant aux coins de tes yeux, tu ne quittes pas la jeune femme des yeux.
« C’est impossible. »
Un pas après l’autre, tu parcours les quelques mètres qui vous séparent. Tu voudrais la serrer dans tes bras et en même temps, fuir le plus loin possible. Courir sans t’arrêter, jusqu’à en perdre haleine. Courir jusque la maison de ton amie et te réfugier sous les draps, pour ne plus jamais en sortir. Et pourtant, tu continues d’avancer vers celle qui te terrifie. Tu continues d’avancer vers celle que tu as tuée.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Mer 4 Jan - 19:06

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Une quinte de toux – sèche et douloureuse, à en croire les sons qui s’échappent de ta gorge – te secoue durant quelques longues minutes, attirant un regard inquiet de la part de ton accompagnateur. Un ancien ami de ton père, un collaborateur avec l’âme voyageuse qui t’a proposé de l’accompagner lors de l’un de ses voyages pour te distraire de ta mélancolie apparente, pour te faire oublier ton manque d’enthousiasme et pour voir ton regard curieux briller à nouveau. Il fait quasiment partie de la famille, Wolfgang, un oncle non-officiel, une figure paternelle de substitution depuis la disparition de ton véritable paternel. Ta vision se fait floue alors que les larmes te montent aux yeux et tu devines sans mal l’état inquiet du vieil homme. Tu presses ton petit mouchoir – couleur crème et cousu de tes initiales B. W. H. – contre tes lèvres pincées alors que tes épaules tremblent. L’homme passe une main au niveau de tes épaules, te frottant le haut de la colone et les omoplates pour t’aider à te calmer. Il te faut quelques longues minutes pour retrouver ton calme, pour apaiser tes poumons affolés et ton coeur combattant. Tu renifles de manière peu distinguée, tu chasses les larmes qui perlent au coin de tes yeux du bout des doigts et tu prends de grandes inspirations. Tu as la respiration sifflante, mais ça n’a rien de trop inquiétant pour le moment ; l’hiver est bien froid et avec ton asthme qui est de retour depuis la disparition de Chaos … c’est un nouvel équilibre que tu dois trouver, des habitudes à reprendre et des précautions à ne pas oublier. Tu ranges ton mouchoir dans ton petit sac à main une fois que tu es sûre que tu ne tousseras pas dans un futur trop proche. Du coin de l’oeil, tu vois Wolfgang qui ouvre la bouche, probablement pour te demander si tout va bien. Tu l’interromps avant même qu’il ait le temps de dire quoique ce soit.

« Tout va bien, Wolfgang, ne vous en faîtes pas. »

Il n’a pas l’air convaincu, mais tu n’en as que faire. Tu lui adresses un sourire rassurant, espérant que celui-ci lui fasse oublier ta voix trop rauque, trop usée. Encore une fois, ta tentative ne semble pas bien concluante. Mais tu t’en fiches. L’homme ne dit rien, se contente de t’observer avec une lueur scrutatrice au fond de son regard sage et avisé. Durant de longues secondes – voire même minutes – il ne dit rien, son regard te plaque contre ton siège. Puis, il soupire, ôte ses lunettes pour en essuyer les verres. Il garde le silence et tu ne peux t’empêcher d’afficher un petit sourire victorieux ; tu as évité avec succès les questions et inquiétudes quant à ta santé fragile, tu ne peux que te réjouir de cela. Tu te tortilles un peu sur ton siège, cherchant une position plus confortable. Une fois ladite position trouvée, tu adresses un dernier sourire à ton accompagnateur et tu laisses ton regard dériver vers la fenêtre de votre voiture tirée par les chevaux. Vous êtes bientôt arrivés à destination, le centre-ville de Bochum où Wolfgang espère pouvoir trouver un accord avec un potentiel client. Il doit le rejoindre en début d’après-midi pour une réunion à laquelle tu ne pourras pas assister. Chose qui ne te dérange pas tant que cela, dans le fond, car tu as terriblement besoin d’un peu de temps pour toi. Depuis ton retour en Allemagne, tes sœurs et ta mère ne t’ont pas laissée une seule seconde pour toi, n’ont eu de cesse de te suivre comme ton ombre en constatant divers changement dans ton comportement et en observant que ton asthme – qui t’avait miraculeusement épargnée pendant quelques années – se faisait plus gênant encore. Et tu ne supportes pas ce soudain étouffement, cette soudaine attention après avoir été délaissée pendant des années. Tu ne comprends pas pourquoi elles s’inquiètent autant, si brutalement.

La voiture s’arrête et te tire de tes pensées. Tu clignes quelques fois des yeux, puis tu poses ton regard sur Wolfgang. Il attrape sa serviette en cuir et ouvre la porte de la voiture pour en sortir, puis te tend une main amicale pour t’aider à descendre. Ton sac dans la main gauche, tu attrapes sa main sans la moindre hésitation. Tu te tortilles pour éviter que les pans de ta robe beige ne se coince dans l’encadrement de la voiture. Puis enfin, les talons de tes souliers touchent le sol. Wolfgang lâche ta main, t’accorde un sourire doux et paternel alors qu’il t’annonce que vos chemins se séparent là et qu’il t’attendra certainement à cet endroit aux alentours de 18h ce soir. Tu hoches la tête, lui rendant son sourire. Tu le salues d’un mouvement de main quand il s’éloigne pour entrer dans un bâtiment semblant assez riche. Et quand tu ne le vois plus, tu tournes les talons pour aller explorer la ville. Tu arpentes longuement les rues, tu t’aventures ici et là, tu observes les boutiques, tu regardes les jolies robes et … ton souffle se coupe, ton coeur s’affole entre tes côtes. Alors que ton regard croise celui de la propriétaire de la crinière rousse reconnaissable entre mille, tu crains, pendant l’espace de quelques instants, que tu vas faire une crise d’athme, ici et maintenant. Puis l’air – salvateur et bienvenu – s’infiltre dans tes bronches et détend tes poumons. Tu prends une grande goulée d’air frais alors que la rousse s’approche de toi. La voilà si émue, tu peux le voir dans ses yeux. Ta meurtrière. Celle qui t’a transpercée d’une flèche, qui t’a très certainement crue morte. Elle s’approche, elle n’est plus qu’à quelques mètres. Tu ne sais comment réagir face à cette apparition aussi soudaine qu’inattendue. Alors, comme à ton habitude, tu te caches derrière un masque sarcastique et désinvolte. Elle est là, à quelques centimètres de ta personne. Instinctivement, ta main libre se pose sous ta poitrine, au niveau de ton sternum, là où une cicatrice hideuse se cache sous les vêtements. Tu lui adresses un sourire dédaigneux, un rictus hautain.

« Hallo, mais qui voilà ? la râilles-tu de ta voix si fatiguée, si rocailleuse. Tu mîmes une petite courbette moqueuse et te redresses avec autant de désinvolture que possible, Fräulein Exorciste, vous ici ! Quelle surprise ! Vous êtes venue finir le travail inachevé ? »

Tu marques une courte pause pour reprendre ton souffle ; ta tirade dégoulinante de sarcasme a été prononcée trop rapidement, avec trop de vivacité pour dissimuler l’angoisse qui montait en toi. Et, bien malgré toi, une nouvelle quinte de toux te prend. Tu te presses de mettre une main devant ta bouche et quand celle-ci prend fin, tu sors ton mouchoir de ta poche. Tu le gardes dans ta main, juste au cas où.

« Je crains ne pas être une adversaire à la hauteur, Fräulein. Alors, je vous en prie, faîtes vite. Je dois rejoindre quelqu’un à 18h et je ne souhaiterais pas être en retard. »

Tu ris, puis tu tousses. Tu plaques ton petit mouchoir contre tes lèvres roses et ancre ton regard dans celui de la demoiselle. Tu hausses les sourcils, plus provocante et désinvolte que jamais.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Mer 4 Jan - 19:44
Tu continues d’avancer vers elle et bientôt, tu finis par te trouver à ses côtés. Elle est réelle, c’est évident maintenant. Ce n’est pas une facétie de ton esprit ou Dieu seul sait quel fantôme. La jeune femme que tu pensais avoir tué se trouve bel et bien devant toi, en chair et en os. Et en sarcasme. Son regard te transperce et tu peux sentir le rouge envahir ton visage de honte.
« Hallo, mais qui voilà ? Fräulein Exorciste, vous ici ! Quelle surprise ! Vous êtes venue finir le travail inachevé ? »
Tu rougis plus encore et voudrais repartir en courant. Mais c’est trop tard, maintenant que tu es arrivée jusque là, il faut assumer. Et puis, elle a raison. Dans cette histoire, c’est bien toi la méchante. Oh c’est vrai, tu as fait ça pour protéger des civils. Mais tu aurais pu faire autrement. Tu aurais pu l’épargner. Enfin, le plus important, c’est qu’elle semble être en forme. Ou presque. Tu devines qu’elle a du mal à respirer et tu t’inquiètes malgré toi. C’est une ennemie et pourtant, tu ne peux t’en empêcher. On ne se refait pas.
« Je crains ne pas être une adversaire à la hauteur, Fräulein. Alors, je vous en prie, faîtes vite. Je dois rejoindre quelqu’un à 18h et je ne souhaiterais pas être en retard. »
Tu t’apprêtes à lui répondre mais te stoppes dans ton élan. Comment ça, elle n’est plus à la hauteur. Tu fronces les sourcils et cherches à comprendre ce qu’elle veut dire par là. Mais tu en es incapable par toi-même. Et Wilma l’a dit elle-même, elle n’a pas de temps à perdre. Alors tu ferais mieux de te dépêcher. Mais pourquoi, d’ailleurs ? Pourquoi tiens-tu à lui parler ? Tu ne sais même pas quoi lui dire. Peu importe.
« Qu’entendez-vous par pas à la hauteur ? Vous étiez forte, sans aucun doute. Enfin …. Ce n’est plus important j’imagine. Je … Je ne fais plus ça. J’ai quitté la Congrégation. Mais vous vous en moquez, n’est-ce pas ? Je ne suis qu’une ennemie, rien de plus. Après tout, pour l’Ordre, c’est tout ce que vous êtes aussi. Non pas des humains, avec des sentiments et des idées. Simplement des cibles à abattre. »
Tu sens les larmes s’agglutiner contre tes paupières et il devient de plus en plus difficile de les retenir. Pourquoi tu lui dis tout ça ? Pourquoi tu vides ton sac de la sorte ? Pour qu’elle te pardonne ? Comment pourrait-elle. Tu as détruit sa vie, a même failli y mettre fin. Et pourtant, il faut que tu lui expliques. Que tu lui dises que jamais, tu n’as voulu lui faire du mal. Peut être est-ce plus pour toi que pour elle, mais tu t’en moques bien.
« Je sais que c’est le cadet de vos soucis, mais … Jamais, ô grand jamais, je n’ai voulu vous faire du mal. Je ne faisais que ma tâche d’Exorciste là-bas, rien de plus. Et vous aussi, non ? Vous ne faisiez que votre mission. Et je ne vous en veux pas. Je m’en veux simplement à moi. Mais vous vous en moquez, pardon. Je vous embête avec mes soucis et mes tracas alors que c’est vous qui avez manqué de mourir. Et moi qui ai manqué de vous tuer. Sachez que cela n’arrivera plus. Et …. Et ce n’est pas grand-chose, je sais, mais je suis sincèrement désolée. Si je pouvais revenir en arrière et changer les choses, je le ferais sûrement. »
Cette fois-ci, tu pleures pour de bon. Tes mots sont coupés par les sanglots et tu as bien du mal à prendre ta respiration. Mais il faut que tu ailles jusqu’au bout. Il faut que tu lui racontes, combien tu as pleuré. Il faut que tu lui racontes les cauchemars et la culpabilité. Culpabilité d’avoir tuer une personne. Culpabilité d’avoir fait ton travail. Il faut qu’elle sache tout ça. Il faut que tu puisses dormir ce soir.

Mais tes larmes prennent le dessus et te voilà incapable de parler. Tu enfouies ton visage dans tes mains, te cachant derrière le rideau de tes cheveux. Elle va partir, tu le sais. C’est évident. Et tu n’auras pas eu le temps de lui dire à quel point tu es désolée. A quel point sa vie t’importe, comme n’importe quelle vie humaine. Si ce n’est plus.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Mer 4 Jan - 22:19

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Elle a l’air désarçonné, la jolie rouquine. Ses grands yeux bleus, un peu humide, creusent un trou dans ton coeur, dans ton âme. Et tu jubiles ; ainsi donc tu n’es pas la seule à ressentir toutes ces choses – quelles qu’elles soient – au fond de ton être, à ne pas savoir quoi faire de ce coeur qui bat trop fort, comment remédier à ce souffle qui se bloque dans tes bronches. Tu te sens victorieuse, tu te sens conquérante. Joie que tu sais puérile et passagère, mais à laquelle tu te raccroches malgré tout pour ne pas te noyer dans cette vague d’émotions que tu ne reconnais pas. Ignorer ce qui te met mal à l’aise, attaquer l’autre avant d’être blessée ; ta spécialité en somme. Tes mots piquent, tes mots mordent, tes mots transpercent. Comme elle t’a transpercée de sa flèche de nombreuses semaines plus tôt. Tu veux la voir souffrir, tu veux te protéger d’elle et tu veux la voir à genoux. Tu veux qu’elle ait mal comme tu as eu mal, qu’elle en pleure la nuit et que son souffle se coupe quand elle pense à toi. Réflexe ancré en toi, réflexe qui remonte à la nuit des temps. Le goût de la vengeance n’est pas aussi doux que tu l’as escompté, tu dois bien l’avouer. Mais celle-ci est motivée, par-dessus tout, par ce désire de ne pas être blessée, brisée à nouveau. Ton regard orageux rivé sur elle, tu observes avec une certaine satisfaction la décomposition progressive de la demoiselle. Ses joues rouges, son regard aussi humide que les mers du globe, les traits de son visage contortionnés en une expression de gêne et de malaise. La fierté te prend les entrailles, les tourne et les retourne de manière bien agréable. Et voilà une Exorciste presque à genoux juste avec quelques mots. Tu le sais, il n’en faudra pas beaucoup plus pour l’achever. Ton rictus moqueur s’élargit, déforme ton visage.

« Qu’entendez vous par pas à la hauteur ? Vous étiez forte, sans aucun doute. Enfin … Ce n’est plus important, j’imagine. Je … Je ne fais plus ça. J’ai quitté la Congrégation. Mais vous vous en moquez, n’est-ce pas ? Je ne suis qu’une ennemie, rien de plus. Après tout, pour l’Ordre, c’est tout ce que vous êtes aussi. Non pas des humains, avec des sentiments et des idées. Simplement des cibles à abattre. »

Les larmes se font plus présentes dans ses grands yeux emplis de regrets et de culpabilité alors que tes sourcils s’envolent sur ton front. Les informations que la belle te révèle te surprenne autant que sa présence et son insistance à te parler. La nouvelle déserteuse semble bien déterminée à faire son mea culpa. Mais tu ne veux pas l’entendre. Enfant désespérée et perdue que tu es, tu désires juste t’accrocher à ta colère et ta rancoeur, ne pas lâcher prise. Ces sentiments sont ceux qui t’ont portée ces derniers mois, qui t’ont permis d’avancer la tête haute et le regard dur. Tu t’es reconstruite autour de cette rancoeur que tu sens déjà fondre autour de toi, tu as alimenté cette colère comme un feu au milieu de l’hiver. Ton regard s’adoucit, l’orage cédant sa place pour un jour pluvieux. Tu fixes la demoiselle avec intensité alors que les traits de ton visage se détendent, que ton rictus tombe et qu’une moue perplexe et réservée recouvre ta peau blafarde.

« Je sais que c’est le cadet de vos soucis, mais … Jamais, Ô grand jamais, je n’ai voulu vous faire du mal. Je ne faisais que ma tâche d’exorciste là-bas, rien de plus. Et vous aussi, non ? Vous ne faisiez que votre mission. Et je ne vous en veux pas. Je m’en veux simplement à moi. Mais vous vous en moquez, pardon. Je vous embête avec mes soucis et mes tracas alors que c’est vous qui avez manqué de mourir. Et moi qui ai manqué de vous tuer. Sachez que cela n’arrivera plus. Et … Et ce n’est pas grand-chose, je sais, mais je suis sincèrement désolée. Si je pouvais revenir en arrière et changer les choses, je le ferais sûrement. »

Tu soupires lourdement et lèves les yeux au ciel quand la déserteuse se met bel et bien à pleurer. Ses sanglots sont aussi lourds que ton soupir, hâchent ses mots, saccadent sa respiration. Elle n’a pas l’air beaucoup plus jeune que toi, mais elle se comporte comme une véritable enfant. D’un geste sec et sans trop réfléchir, tu lui tends ton petit mouchoir.

« Cesse donc de pleurer, tout le monde nous regarde. »

Tu abandonnes le vouvoiement surfait et toute apparence provocante. Tu la regardes, plus sévère que jamais, et remues le mouchoir sous son nez quand elle ne l’attrape pas assez vite à ton goût. Tes sourcils se froncent, ta bouche se tord en une moue insatisfaite. La demoiselle manque grandement de retenue et cela ne te plaît pas nécessairement ; cette émotivité à fleur de peau attire les regards et les grimaces, les chuchotements indiscrets et les rumeurs naissantes. Toutes ces choses dont tu as horreur. Un monsieur avec un affreux chapeau sur la tête vous fixe avec un peu trop d’insistance. Tu le fusilles du regard, tu ne te démontes pas. Il tente pendant quelques secondes de maintenir ton regard furieux, mais il tourne vite les talons pour aller Dieu seul sait où. Les lèvres pincées, tu surveilles la foule qui vous entoure et les badauds ne tardent pas à prendre leurs jambes à leur cou. Bon débarras ! Tu te concentres à nouveau sur l’ancienne Exorciste. Et, pendant l’espace de quelques secondes, tu te demandes comment elle a pu avoir le dessus sur toi ; elle te semble si faible, si loin de l’image de guerrière que tu avais d’elle. Puis tu te rappelles ; un coup bas de sa part, une grande dose d’inattention de ton côté et le tour est joué. Tu soupires, tu passes une main lasse sur ton visage et tu grimaces comme une enfant.

« En toute honnêteté, je me contrefiche de tes excuses ; tu étais Exorciste, j’étais Noé, blahblahblah … Tout ça, ce n’est qu’un ramassis de conneries et n’a plus aucune importance dorénavant. Alors tu peux ravaler tout ce petit discours larmoyant et tout le reste. »

Tu parais dure, trop dure avec tes mots violents. Mais tu es ainsi faite ; tu n’as pas envie de faire dans la dentelle, en cet instant. Aussi n’y vas-tu pas par quatre chemin, prenant le risque de heurter la sensibilité de la demoiselle. Dans ton coeur, il y a cet orage que rien n’apaise. Dans ton âme, il y a cet ouragan qui dévaste tout sur son passage. Tu ne peux résister. Fille de la tempête, tu sèmes la pluie partout où tu vas, tu secoues tout ce qui se trouve à proximité. La rouquine n’est pas épargnée, malheureusement pour elle. Désinvolture et provocation oubliées à tes pieds, tu te tiens malgré tout fière face à elle. L’inébranlable allemande, la forte jeune femme que tu es dans toute ta splendeur. Tu es le parfait opposé de la jeune fille épleurée. Tu secoues la tête, faisant voleter tes mèches brunes autour de ton visage et sur tes épaules. Tu te penches légèrement vers elle, les bras croisés sous ta poitrine. Tu as l’air d’une mère faisant une leçon de morale à son enfant. Cette image te plaît ; la jeune fille est trop naïve, n’a rien appris de son temps au sein de l’Ordre visiblement. Et c’est probablement cette naïveté qui causera sa perte, un jour ou l’autre. Ce sera douloureux, ce sera sanguinolant, tu le sais. Les plus naïfs de ce monde finissent toujours par se faire dévorer.

« Je ne suis plus Noé, annonces-tu de but en blanc, Toutes ces conneries de la Guerre Sainte ou que sais-je, ça ne me concerne plus. Je me fous de tout ça, je suis libérée, point barre. Et toi aussi visiblement. »

Tu soupires, tu fermes les yeux, soudainement fatiguée. Tu te sens lourde, tu te sens lasse.

« Rah … Je n’avais vraiment pas prévu que nos retrouvailles se déroulent de cette façon, je t’avoue. J’aurais aimé me venger de ce que tu m’as fait, mais au vu de la situation … ça ne vaut vraiment pas le coup. »

Tu lui offres un sourire carnassier, haussant les épaules. Tu n’as absolument aucune honte à lui avouer cela, tu t’amuses même de l’air choqué et inquiet qui virevolte sur son visage. Puis tu éclates de rire, les éclats de joie provenant de ta gorge sont rauques et courts, tu es trop vite à bout de souffle. Et les quelques mots qui suivent tes rires sont essoufflés, saccadés.

« Allez, fais pas cette tête… Comment tu t’appelles, au fait ? Moi c’est Wilma Hartmann. »

Et ainsi, l’orage est passé, ne laissant dans le ciel que quelques nuages gris.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Dim 15 Jan - 2:39
Cachée derrière tes cheveux, enfouie dans tes mains, tu l’entends soupirer bruyamment. Mais cela ne te fait ni chaud ni froid. Tu es déjà bien trop triste, bien trop coupable, pour ressentir autre chose pour le moment. Si ce n’est un tout petit soulagement de la savoir toujours à tes côtés.
« Cesse donc de pleurer, tout le monde nous regarde. »
Tu relèves la tête et aperçois le mouchoir qu’elle te tend. Pour autant, tu n’oses pas le prendre. Non pas par peur d’elle ou quoi que ce soit. Mais simplement parce que tu ne veux pas l’importuner plus encore. Tu ne veux pas salir le joli tissu avec tes larmes et ton chagrin. Malgré tout, tu finis par l’attraper quand elle le secoue, impatiente. Avec, tu viens essuyer tes yeux et tes joues, essayent en même temps de retrouver ton calme. Tu ne remarques même pas que Wilma t’a tutoyée et c’est bien le cadet de tes soucis.
Les gens autour de vous commencent à vous fixer, tu peux le sentir. Il faut croire que ton rêve d’anonymat vient de s’envoler en éclats. Tant pis, ce sera tout de même toujours mieux que la Congrégation, non ? Et puis, voilà que la jeune Allemande montre les griffes, elle aussi dérangée par toute l’attention que tu as attirée sur vous deux. Tu la regardes défier un inconnu du regard et sa ténacité te donnerait presque envie de sourire.
« En toute honnêteté, je me contrefiche de tes excuses ; tu étais Exorciste, j’étais Noé, blahblahblah … Tout ça, ce n’est qu’un ramassis de conneries et n’a plus aucune importance dorénavant. Alors tu peux ravaler tout ce petit discours larmoyant et tout le reste. »
La surprise vient mettre fin à ton sanglot et à tes larmes, et tu manques de t’étouffer dans un hoquet. Ce n’est pas tant le début de sa phrase qui te met dans un tel état – même si bien sûr, il est très important et restera gravé en toi longtemps, c’est certain – mais bel et bien la fin et la violence cachée dans ses mots. Pour autant, elle a raison. Tout ce que tu as dit jusque-là n’était qu’un discours larmoyant, en effet. Mais il était sincère, que ça lui plaise ou non. Peu importe cependant, elle l’a entendu et c’est le plus important.
« Je ne suis plus Noé. Toutes ces conneries de la Guerre Sainte ou que sais-je, ça ne me concerne plus. Je me fous de tout ça, je suis libérée, point barre. Et toi aussi visiblement. »
Comment seule réponse, tu hoches la tête en silence. Oui, tu es enfin libérée. En tout cas, c’est ce dont tu es persuadée pour l’instant. Mais on ne se libère jamais vraiment de la Congrégation ou de la Guerre. Tu l’apprendras à tes dépens Gwen, un autre jour cependant. Pour l’instant, tu te contentes de savourer cette nouvelle indépendance que tu n’avais jamais connue jusque-là. Et tu es heureuse si c’est la même chose pour Wilma. Si au moins, ton horrible geste a pu lui apporter quelque chose de positif. Ça ne l’excuse pas et ne le rend pas plus beau. Mais ça vient un peu penser ton cœur.
« Rah … Je n’avais vraiment pas prévu que nos retrouvailles se déroulent de cette façon, je t’avoue. J’aurais aimé me venger de ce que tu m’as fait, mais au vu de la situation … ça ne vaut vraiment pas le coup.
Et moi donc »
Ce n’est qu’un murmure et tu es presque certaine qu’elle ne t’a pas entendue. Tu l’espères en vérité, car tu n’as pas envie de t’étaler sur la question. Tu préfères te concentrer sur ses mots et souris tristement en pensant qu’elle voulait se venger. Comment lui en vouloir ?
Puis elle rit et te surprend une nouvelle fois. Décidément, tu ne sais sur quel pied danser avec elle. Et quelque part, ça ne te déplait pas. La jeune femme a l’air plus vivante que jamais et ça te rassure. Enfin ça, c’était avant qu’elle ne parle de nouveau, semblant essoufflée par l’effort qu’elle vient de faire. Inquiète de nouveau, tu ne peux t’empêcher de tendre une main vers elle, comme pour lui apporter ton aide. Mais quelle aide ? Tu n’es pas médecin.
« Allez, fais pas cette tête… Comment tu t’appelles, au fait ? Moi c’est Wilma Hartmann.
Gw- … Liri. Liri Loiseau. Je m’appelais Gwenaëlle Roussel, mais j’ai quitté ce nom en même temps que la Congrégation. »
Un sourire triste étire tes traits, une nouvelle fois, en repensant à ton geste. Puis tu effaces la culpabilité de ton esprit et de ton visage, avant de te concentrer de nouveau sur la jeune femme qui te fait face. Tout ça appartient au passé, alors qu’elle fait partie du présent.
« Merci pour le mouchoir. Je … je ne peux pas vraiment te le rendre comme ça, j’imagine. Je le laverai et tu pourras venir le chercher à la boutique si tu veux. »
C’est vrai qu’il a triste mine, maintenant qu’il est trempé et froissé. Mais tu en prendras soin, si elle veut bien que tu t’en occupes. L’inverse serait normal, bien sûr. Mais ce n’est qu’un simple mouchoir, elle peut te faire confiance, non ? Elle l’a dit elle-même, toutes ces histoires de Guerre sont révolues.
« Je sais que ça ne me regarde pas, mais… » Tu peux déjà sentir son regard qui va te juger. C’est évident. Mais peu importe. « Tu tousses beaucoup et je doute que le froid ne soit d’une grande aide. Tu devrais aller au chaud. Je connais un café non loin d’ici, si tu veux. Je peux te payer quelque chose à boire. »
Voilà que tu souris avec enthousiasme – chassez le naturel, il revient au galop – avant de retrouver un peu de calme et de contenance. Il ne faut pas que tu ne t’imagines trop de choses, elle peut tout aussi bien décliner et partir sur le champ. D’ailleurs, elle a dit qu’elle avait un rendez-vous, non ?
« Enfin, si tu en as l’envie et le temps. »
Tu rougis et plantes ton regard sur le sol, commençant à tordre le mouchoir dans tous les sens.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Lun 16 Jan - 11:23

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu te rends compte, presque distraitement, que tu peux paraître bien dure aux yeux de la rouquine ; ses larmes ne t’atteignent pas, ses excuses – que tu sens sincères, pourtant – ne te font ni chaud ni froid. Tu te demandes si c’est parce que tu l’as trop longtemps détesté et que tu as atteint ce stade qu’on appelle trop souvent l’indifférence. Non, non … En toute honnêteté, tu ne lui es pas indifférente, ce serait mentir que de penser le contraire. Ses mots te hérissent un peu le poil, son regard larmoyant te fait frissonner. Tu n’as pas envie qu’elle te présente ses excuses ; elles ne veulent strictement rien dire à tes yeux. Alors tu les chasses, tu les abats violemment. Tu n’as que faire de savoir si cela blesse la rouquine ou non. Tu lui tends ton mouchoir pour adoucir la chose – surtout pour qu’elle sèche ses larmes – et tu doutes que cela fonctionne vraiment. Elle ne le prend pas immédiatement, ne s’en empare que lorsque tu le secoues sous son nez. Ah, la jeune fille fait partie de ces personnes auxquelles duprès il faut insister pour leur faire faire ce que l’on souhaite. |Tu réprimes un soupir et laisses ton bras retomber lourdement le long de ton corps. Maintenant que tu as commencé à parler, à déblatérer, tu ne peux plus t’arrêter. Tu piailles comme jamais, passant d’un sujet à l’autre sans trop réfléchir, sans trop te soucier de ce que tu peux dire. Tu laisses tomber le vouvoiment, aussi. Fort heureusement pour toi, ton interlocutrice ne semble pas s’en formaliser. Bien au contraire ; elle affiche un air surpris, mais pas mécontent. Elle ne sourcille pas, elle écoute ton discours cassant et ela semble l’aider à se remettre des émotions. Tant mieux ; tu n’as jamais été à l’aise quand la sensibilité des autres se faisaient trop oppressantes.

Rapidement et sans la moindre trace de fausse politesse ou d’hypocrisie, tu te présentes tout en réclamant de connaître l’identité de la rouquine. Cette dernière, fort heureusement pour toi – ton manque de patience ne te portera pas préjudice en cet instant –, ne tarde pas à te décliner son identité.

« Gw- …Liri. Liri Loiseau. Je m’appelais Gwenaëlle Roussel, mais j’ai quitté ce nom en même temps que j’ai quitté la Congrégation. »

Son sourire est toujours aussi triste. Tu la regardes un moment, puis un sourire vient aussi fendre le bas de ton visage ; un brin désinvolte, une once de compréhension et surtout une bonne dose d’appréciation à l’encontre de la jeune fille. Son geste n’a certainement pas été facile, elle doit encore avoir des doutes et se sentir coupable. Tu sais qu’à sa place, tu n’en mènerais pas large. Toutefois, tu refuses de te concentrer sur les sentiments négatifs qu’elle peut ressentir. Et elle aussi, à priori, car toute trace de tristesse et de culpabilité quitte son visage au bout de quelques secondes. Ton sourire s’élargit.

« Enchantée ! Du coup … comment préfères-tu que je t’appelle ? Liri ? Gwenaëlle ? – le second prénom te pose un peu plus de problèmes au niveau de la prononciation ; les syllabes sont étrangères sur ta langue, sont si différentes de celles auxquelles que tu as l’habitude de prononcer en allemand ou en anglais. Tu butes légèrement sur les quelques lettres à l’association si étrange – J’aime bien Gwen … C’est joli. »

Tu prononces la fin de ton petit discours avec un air distrait, comme si tu n’avais pas vraiment voulu dire cela. Tes joues prennent une légère teinte rose, mais tu ignores ta propre réaction, tu espères que Liri/Gwen ne le remarquera pas. Tu la regardes, attendant sa réponse. En toute honnêteté, tu préfèrerais l’appeler Gwen ou Gwenaëlle, même si tu as quelques difficultés à articuler ce prénom. Tu l’aimes bien, tu le trouves plus joli que l’autre, en toute franchise. Cependant, tu laisses la demoiselle choisir pour toi ; tu ne veux pas la mettre mal à l’aise ou trahir sa couverture. Tu te plieras donc à sa décision. Tu es coupée dans tes tergiversations quand elle te remercie pour le mouchoir, tes yeux s’écarquilles légèrement et tu plisses le nez, ne sachant trop comment réagir.

« Merci pour le mouchoir. Je … Je ne peux pas vraiment te le rendre comme ça, j’imagine. Je le laverai et tu pourras venir le chercher à la boutique si tu veux. »

Tu clignes des yeux un peu bêtement pendant quelques instants, puis tu hoches la tête sans rien dire. Tu n’as rien de bien intéressant à dire à ce sujet ; ce n’est qu’un mouchoir, tu n’y es pas particulièrement attachée. Tu en as d’autres chez toi, au moins quatre ou cinq. Ce mouchoir là ne te manquera pas particulièrement, mais tu n’as pas le coeur de le lui dire. Tu lui adresses l’ombre d’un sourire. Sourire qui se fâne rapidement quand elle reprend la parole.

« Je sais que ça ne me regarde pas, mais … Tu tousses beaucoup et je doute que le froid ne soit d’une grande aide. Tu devrais aller au chaud. Je connais un café non loin d’ici, si tu veux. Je peux te payer quelque chose à boire. »

Elle te sourit de manière bien chaleureuse, à un tel point que tu en oublies d’être embarrassée ou agacée. Tu ne peux t’empêcher de lui rendre son sourire avant que le sien ne se fasse un peu plus discret, comme si elle venait de se rappeler qu’elle ne devait pas sourire trop largement. Elle précise rapidement que tu ne peux la suivre que si tu as le temps et l’envie. Logique. Il te reste du temps avant que tu ne doives rejoindre Wolfgang. Et aussi surprenant cela puisse-t-il paraître, la compagnie de la rouquine ne te semble franhement pas désagréable. Tu la fixes calmement, toujours souriante.

« Avec plaisir ! Montre-moi donc le chemin, je te suis ! Tu t’interrompts un moment, avant de reprendre avec un peu plus de malice et d’enthousiasme. Maintenant que tu le dis, un chocolat chaud avec de la crème me donne vraiment envie ! Hum … Rien ne sonne mieux que ça en cet instant ! »


Tu suis la demoiselle, légèrement en retrait. Elle a raison, Liri, le froid ne t’aide pas. Tu as toujours un peu de mal à respirer à ause de ton asthme, mais en hiver c’est encore pire. Tu t’inquiètes constamment de tomber malade – chose qui serait franchement contraignante en plus d’être légèrement dangereuse – tout en refusant de te laisser abattre ; tu n’as guère envie de laisser l’asthme gagner et dicter ta vie. Tu chasses rapidement ces pensées de ton esprit et tu reprends rapidement la discussion, l’orientant dans le sens que tu veux.

« Qu’est-ce que tu viens faire en Allemagne, au fait ? Tu n’es pas rentrée chez toi ? C’est assez surprenant, ça. Je ne m’attendais pas à te voir ici. Et tu tiens une boutique ? Une boutique de quoi ? »

Voilà. La jeune fille a éveillé ta curiosité et tu ne peux plus t’arrêter.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Lun 16 Jan - 19:24
Contre toute attente, tu ne sens rien de négatif et oses relever la tête. Wilma est toujours là, et elle te sourit calmement. A croire que la jeune femme te grondant en pleine rue a disparu. Ce n’est pas pour te déplaire, mais tu gardes tout cela en tête, au cas où. Ah, les sales manies d’Exorcistes.
« Avec plaisir ! Montre-moi donc le chemin, je te suis ! »
Ton sourire enthousiaste revient prendre place sur ton visage, avant que tu n’aies le temps de dire ouf. Elle est d’accord pour t’accompagner, et ça te remplit de joie. Peut-être un peu trop d’ailleurs, mais peu importe. Tu es contente de pouvoir mettre la jeune Allemande au chaud, de la protéger après tout ce que tu lui as fait. Non, ce n’est pas ça. Tu es contente de pouvoir la protéger, un point c’est tout.
« Maintenant que tu le dis, un chocolat chaud avec de la crème me donne vraiment envie ! Hum … Rien ne sonne mieux que ça en cet instant ! »
Un rire s’échappe de tes lèvres avant que tu ne le retiennes, ayant peur de la vexer. Elle est amusante et touchante. On dirait une enfant gourmande, qui vient d’apprendre que c’était son anniversaire. Oh oui, la jeune inconnue au regard sombre est bien loin maintenant. Tu espères que la chantilly l’empêchera de revenir, car tu l’aimes bien cette drôle de petite Wilma.
« Ça fait envie, en effet ! »
Comment nier ? Le chocolat a toujours été synonyme de bonheur pour toi et cela fait des années que tu n’en as plus mangé. En fait, cela fait des années que tu n’as plus rien mangé qui te rende réellement heureuse. Au couvent, c’était tout simplement interdit. Et à la Congrégation, il fallait d’abord songer à prendre des forces avant tout. Oh, tu n’étais pas à plaindre et mangeais bien. Mais jamais tu n’as pris quelque chose pour le simple plaisir qu’il te procurait. A part peut être le soir de Noël, tu dois bien le reconnaître.
« Oh et, tu peux m’appeler Gwen. Même si c’est vrai que Liri serait mieux. On ne sait jamais après tout. Mais c’est comme tu préfères. »
Tu doutes que la Congrégation t’ait déjà retrouvée, ce serait bien trop rapide. Après tout, ils ont le monde entier à retourner. Sans oublier la Guerre qu’ils mènent. Alors, tu peux bien te permettre d’être imprudente une seule fois.

Vous vous mettez en route, et tu fais attention à ne pas marcher trop vite. Elle est attendue, c’est vrai, mais rien ne vous oblige à courir. Et puis, ce ne serait pas une bonne idée vu la santé de Wilma. Au passage, tu ramasses tes affaires – que tu avais laissées là, au grand damne des passants – et jette ce qui reste de la plante verte dans une poubelle. Tant pis, il faut espérer que la robe sera suffisante. Heureusement qu’elle est emballée dans un paquet, sinon tu aurais pu la jeter aussi.

De temps en temps, tu jettes des coups d’œil à ta compagne, ne sachant quoi dire ou quoi faire. Tu crains de la voir fuir au moindre mauvais mot, alors tu préfères rester silencieuse. Mais il faut croire que ce n’est pas son cas et cela n’est pas pour te déplaire. Tu es loin d’être une silencieuse, Gwen. Ou Liri. Oui, il va falloir prendre l’habitude maintenant que Gwen n’est plus.
« Qu’est-ce que tu viens faire en Allemagne, au fait ? Tu n’es pas rentrée chez toi ? C’est assez surprenant, ça. Je ne m’attendais pas à te voir ici. Et tu tiens une boutique ? Une boutique de quoi ? »
Cette fois-ci, tu as bien du mal à te retenir de rire et tentes tant bien que mal de le cacher. Mais la discrétion et toi, vous faites au moins trois voire quatre. Alors c’est peine perdue. Tu as besoin de longues secondes pour retrouver ton calme et ton souffle.
« Excuse-moi, je ne voulais pas me moquer ou quoi. C’est juste que je n’ai plus l’habitude de subir autant de questions je crois. »
De nouveau, tu ris un peu, avant de te calmer une bonne fois pour toute et de lui répondre. Tu choisis d’être honnête et de lui dire la vérité sur tous les points. A quoi bon lui cacher quoi que ce soit ? Vous n’êtes plus ennemis, seulement deux jeunes filles allant boire un chocolat. Et tu es fatiguée des secrets et de mensonges, Liri.
« Je n’ai plus de chez moi. Mes parents m’ont reniée quelques semaines après que j’ai rejoint la Congrégation. Ça faisait des années que ça les démangeait et j’imagine que mon départ était une bonne occasion pour rendre ça officielle. »
La tristesse vient effacer l’enthousiasme et éteindre cet éclat si particulier dans ton regard. Ça fait longtemps maintenant que tes parents ne t’aiment plus, et pourtant ça te fait toujours autant mal. Ce doit être le genre de blessures qui ne se ferme jamais vraiment.
« De plus, la France est le premier endroit où ils iraient chercher je pense ! Alors qu’ici, je suis tranquille. J’ai une amie d’enfance qui habite quelques rues plus loin, et personne n’en a jamais entendu parler. Je suis sûre d’être au calme quelques temps. »
Avant de continuer, tu lèves la tête et regardes autour de toi, pour être certaine de ne pas vous perdre. Puis tu t’engages dans une ruelle sur ta droite et reprends la conversation. Parler de Nausicaa te rend un peu plus heureuse. C’est que tu l’aimes beaucoup, cette mistinguette.
« Ce n’est pas moi qui tient la boutique, c’est Nausicaa, mon amie. Elle est fleuriste ! Et comme je reste chez elle, et bien je lui donne un coup de main. Et puis, ça m’évite de tourner en rond dans ma chambre. »
Enfin pour l’instant, vous ne travaillez pas beaucoup. La pauvre est si triste et fatiguée qu’elle n’a pas vraiment la force, et tu la comprends. C’est pourquoi tu fais de ton mieux pour la réconforter et être à ses côtés. Il faut qu’elle aille mieux, car elle ne mérite pas tout ça.
« Enfin voilà. A ton tour maintenant. » Tu la regardes et réalises soudainement qu’elle n’est pas tant protégée contre le froid. « Ah attends. Tu vas attraper la mort comme ça. Prends mon écharpe ! » D’une main, tu défais les 2 mètres de laine que tu as autour du cou et les lui tend. « Le café n’est plus très loin, mais ce n’est pas une raison. » Un énième sourire, à la fois doux et amusé. « Alors, je disais, c’est ton tour. Que fais-tu ici ? Ah mais je suis bête, peut être que c’est ta ville en fait … Rah mince, j’ai pas de questions du coup. J’ai qu’à improviser on dirait. Hum … Quelle est ta couleur préférée ? Et s’il y avait un pays que tu voudrais voir par-dessus tout, ce serait lequel ? Oh et, quel était ton jeu préféré quand tu étais une petite fille ? »
Tu ne lui demandes pas si elle a des frères et sœurs, quelle est la profession de ses géniteurs ou si elle était bonne à l’école. Ça ce sont des questions d’adulte, de parents. Et si, pour une fois, vous vous comportiez en enfants, justement ?




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Mer 18 Jan - 11:22

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Ta soudaine bonne humeur à l’encontre de l’ancienne exorciste est surprenante. Depuis ta première rencontre avec elle, tu avais toujours imaginé que tu déverserais ta rage et ta rancoeur sur elle. Mais maintenant qu’elle te fait fae, tu n’y parviens pas. Vous faîtes à peu près la même taille toutes les deux, mais elle a l’air si fragile, si frêle à tes yeux. Probablement est-ce à cause de la manière dont elle se tient ; les épaules légèrement courbées, sa chevelure rousse cachant son visage rond et innocent. Elle a tout d’une enfant, tu songes, et tu ne réussis pas à retenir ta colère ; tu la sens glisser entre tes doigts comme de l’eau. Tu te montres plus douce que ce que tu l’aurais voulu, toutefois tu n’as pas la force ou même l’envie de t’en soucier. Tu profites de l’instant présent, incapable de refuser la proposition qu’elle te soumet ; aller se réfugier dans un petit café qu’elle connaît pour fuir le froid. Tu as froid, c’est vrai ; tu as mal quand tu respires, tu as la respiration sifflante et tu te retiens de te tousser trop souvent et trop fort. Pourtant, malgré tout cela, ce n’est pas ton genre de céder face à ce genre de détails ; si tu as décidé de faire ou de ne pas faire quelque chose, rien ne t’en empêchera ou te convaincra du contraire, pas même ta santé. Sauf une jolie rouquine, semblerait-il. Tu ne peux résister à son regard empli d’innocence, à son enthousiasme plus que contagieux. Tu te maudis intérieurement. Toi qui es d’habitude si fière de ne pas céder avec facilité quelle que soit la situation … Tu te mords la langue douement, réprimant difficilement un sourire. Tu as envie de rire, tu as envie d’exprimer cette soudaine bonne humeur qui t’habite. Tu n’es pas habituée à cela, mais tu te surprends à penser que ce n’est pas si mal que ça au final.

D’un pas lent et souple, tu suis Liri qui a les bras chargés par un paquet. Tu ne sais pas ce qu’elle transporte et, même si tu es un peu curieuse à ce sujet, tu ne fais rien pour briser ce petit mystère. Tu exprimes de vive voix ton envie de boire un bon choolat chaud, faisant rire la demoiselle. Si auparavant cela t’aurait profondément vexée, tu ne t’en formalises pas aujourd’hui. Voir ta compagne de bonne humeur, à ton instar, te réchauffe le coeur, t’emplit aussi de joie. Ton sourire s’élargit alors que tu lui lances un rapide coup d’oeil. Souriante et rieuse, la jeune fille est rayonnante.

« Ça fait envie, en effet ! »

Tu hoches la tête, satisfaite par la réponse de la jolie rouquine. Tu n’as jamais été une grande adepte de chocolat, tu dois bien l’avouer. Mais de temps en temps, ça fait du bien ! Et cet après-midi, tu as vraiment envie de cette boisson chaude et sucrée. Tu n’es pas de mauvaise humeur ou déprimée, aussi le chocolat n’est pas là un moyen pour toi de te remonter le moral ou quoique ce soit. Pour une fois, ce n’est là qu’une envie passagère succitée par une gourmandise que tu tentes d’étouffer au quotidien. Chez toi, il n’est pas bien vu de se goinfrer de sucreries ou même d’en grignoter en petite quantité. Tes sœurs te lancent constamment des regards emplis de reproches quand tu as le malheur de manger une petite pâtisserie ou un petit bonbon, ta mère te regarde omme si elle était grandement déçue ; à leurs yeux, garder la ligne est un véritable art auquel elles essaient constamment de te convertir. Et si tu fais des efforts pour ne pas créer des disputes inutiles et puériles, tu es quand même bien frustrée. Aussi, aujourd’hui, tu n’hésites pas une seule seconde. Tu te laisses aller à ta gourmandise. Sans le moindre scrupule, sans le moindre regret.

« Oh et, tu peux m’appeler Gwen. Même si c’est vrai que Liri serait mieux. On ne sait jamais après tout. Mais c’est comme tu préfères. »

Sa voix te tire de tes pensées. Il te faut quelques petites secondes pour comprendre qu’elle répond à la question que tu as posé sans trop réfléchir, un peu plus tôt. Tu clignes des yeux un peu bêtement, puis tu hausses les épaules sans trop savoir quoi dire. Tu n’as clairement rien de bien intelligent à répondre à ça, il faut l’avouer. Mais cela ne t’empêche pas de dire quoique ce soit, malgré tout.

« Je t’appellerai Liri en public, alors, pas de soucis. Gwen, je le réserverai quand il n’y aura personne avec nous, dans ce cas ! »

Tu n’as pas réfléchis avant de parler, tu ne réfléchis toujours pas en lui parlant. Tu ne percutes pas quand tes paroles traduisent ton envie de la revoir plus tard. Tu n’en as pas conscience véritablement, tu n’en as que faire. Puis, toujours aussi curieuse et enthousiaste, tu n’hésites pas à interroger la déserteuse sur sa nouvelle vie. Que fait-elle en Allemagne ? Et sa boutique ? Tu ne peux pas t’en empêcher, tu es curieuse. C’est l’un de tes défauts. Ou l’une de tes qualités. Tu ne sais pas trop, tu n’as envie de réfléchir à ça maintenant. Tu te concentres sur la réponse de la jeune fille, la regardant fixement. Elle rigole, tes sourcils se haussent bien sur ton front.

« Excuse-moi, je ne voulais pas me moquer ou quoi. C’est juste que je n’ai plus l’habitude de subir autant de questions je crois. »

Tu l’entends rire encore un peu, puis elle se alme rapidement.

« Je n’ai plus de chez moi. Mes parents m’ont reniée quelques semaines après que j’ai rejoint la Congrégation. Ça faisait des années que ça les démangeait et j’imagine que mon départ était une bonne occasion pour rendre ça officielle. »

La tristesse vient entaher son enthousiasme et, soudainement, tu t’en veux de lui avoir posé toutes ces questions. Son regard se fait terne et ton sourire se fâne en même temps. Tu te mords la lèvre inférieure, une expression sur ton visage trahissant sans mal ton regret.

« De plus, la France est le premier endroit où ils iraient chercher je pense ! Alors qu’ici, je suis tranquille. J’ai une amie d’enfance qui habite quelques rues plus loin, et personne n’en a jamais entendu parler. Je suis sûre d’être au calme quelques temps. »

Tu grimaces, tu ne dis rien. Tu laisses la rousse continuer sans l’interrompre.

« Ce n’est pas moi qui tient la boutique, c’est Nausicaa, mon amie. Elle est fleuriste ! Et comme je reste chez elle, et bien je lui donne un coup de main. Et puis, ça m’évite de tourner en rond dans ma chambre. »

Tu hoches la tête. Tu songes à aller la voir, plus tard, cette fameuse boutique. Au diable tes allergies à cause ton asthme ! Le pollen te fait trop éternuer, te gratte le fond de la gorge et tout le bazar. Si tu as envie d’aller voir Liri au sein de la boutique où elle travaille, tu le feras. Tu continues d’avancer lentement, un peu en retrait par rapport à ton interlocutrice, quand celle-ci reprend la parole.

« Enfin voilà. A ton tour maintenant. Ah attends. Tu vas attraper la mort comme ça. Prends mon écharpe ! Le café n’est plus très loin, mais ce n’est pas une raison. »

Elle te tend le long vêtement de laine, sans réfléchir. Pendant un temps, tu hésites à protester. Mais son sourire chaleureux te coupe immédiatement l’envie de faire ta difficile. Tu attrapes l’écharpe et l’enroules autour de ton cou découvert.

« Alors, je disais, c’est ton tour. Que fais-tu ici ? Ah mais je suis bête, peut être que c’est ta ville en fait … Rah mince, j’ai pas de questions du coup. J’ai qu’à improviser on dirait. Hum … Quelle est ta couleur préférée ? Et s’il y avait un pays que tu voudrais voir par-dessus tout, ce serait lequel ? Oh et, quel était ton jeu préféré quand tu étais une petite fille ? »

Ton sourire revient. Tu n’es pas la seule à être curieuse, semble-t-il. Tu es un peu surprise par les questions de Liri ; tu ne t’attends pas à ce qu’elle pose de telles questions. Des questions d’enfants, des questions surprenantes. Tu dissimules bien ta surprise, si bien que la jeune fille ne remarque rien. Tu prends le temps de réfléchir à tes réponses. Puis, avec une sincérité dont tu fais preuve trop peu souvent, tu lui réponds avec ta voix rauque et essoufflée.

« Eh bien … je ne sais pas trop. Je n’ai jamais réfléchis à ça … J’aime bien le gris, je suppose. Tu marques une courte pause. Et je n’ai jamais été une grande voyageuse dans l’âme. J’aime bien l’Angleterre, j’y suis déjà allée. Sinon, j’suis plutôt ennuyeuse ; j’ai pas trop envie de voyager. Pas en ce moment, en tout cas, donc je ne sais pas trop. Tu arrêtes de parler encore un moment, l’air songeur. Et tu reprends. J’avais une poupée que j’aimais bien quand j’étais petite. Je ne me souviens plus de son nom ou quoique ce soit, juste que c’était une sacrément jolie poupée. »

Tu ris un peu, tu passes une main dans tes mèches brunes. Tu suis toujours la demoiselle. Mais tu dois avouer que tu commences à fatiguer quelque peu. Tu essaies d’étouffer une quinte de toux dans l’écharpe que ta nouvelle amie – c’est ainsi que tu la considères – et tu te forces à ne pas ralentir.

« On arrive bientôt ? Pas que marcher m’embête vraiment, mais ... »

Tu laisses ta phrase en suspens, songeant que ta voix fatiguée parle d’elle-même, que tu n’as pas besoin d’en dire plus.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Mar 24 Jan - 13:38
Tes questions la font sourire, ce qui à ton tour te fait sourire. Comme une sorte de cercle vertueux du bonheur, vous semblez vous influencer l’une l’autre. Et c’est loin de te déplaire, Laoghaire. Tu as toujours voulu rendre les gens heureux. Et avec Wilma, cette envie, ce but, te reprend. Oh oui, tu as envie de la voir heureuse et souriante, loin de tous les petits tracas du quotidien. Petits tracas que tu devines nombreux, sans vraiment pouvoir te l’expliquer. Peut-être parce qu’elle est malade. Peut-être parce qu’elle faisait partie d’un conflit qui lui était bien supérieur et qui a entaché son quotidien.
« Eh bien … je ne sais pas trop. Je n’ai jamais réfléchis à ça … J’aime bien le gris, je suppose. »
Le gris ? Cela ne te surprend pas tellement maintenant que tu y penses et ça lui va même plutôt bien. C’est une couleur auquel peut de gens attachent de l’importance et qui pourtant est très jolie. Un peu neutre, sans pour autant être totalement effacée ou invisible. Oui, tu trouves que ça lui convient plutôt bien et qu’une tenue d’une telle couleur lui irait sûrement à merveille.
« Et je n’ai jamais été une grande voyageuse dans l’âme. J’aime bien l’Angleterre, j’y suis déjà allée. Sinon, j’suis plutôt ennuyeuse ; j’ai pas trop envie de voyager. Pas en ce moment, en tout cas, donc je ne sais pas trop. »
L’Angleterre. C’est vrai que c’est un pays intéressant et plutôt fascinant, avec ses mœurs bien différentes des tiennes – des vôtres même. Mais tu ne peux croire qu’elle se soit restreint à un choix aussi simple, aussi proche, alors qu’elle pouvait visiter des dizaines de pays grâce à l’Arche – ou quoi que ce soit qu’ils aient créé pour la remplacer. Oh, tu ne la juges pas pour autant. Ce serait bien malpoli. Mais à sa place, tu aurais adoré voir les pays arabes ou asiatiques. Sans parler de l’Australie ou des îles alentours, qui sont si loin de l’Europe et de la France. Si différentes aussi, tu n’en doutes pas. Oh oui, tu aurais adoré visiter tous ces endroits si tu en avais eu l’occasion.

Mais en étant Exorciste, chaque sortie était synonyme de mission et tu avais bien peu de temps pour le tourisme. Ça ne t’a pas empêchée de voir plusieurs endroits atypiques et très jolis. Pas plus que ça t’a empêchée de faire des rencontres insolites et souvent forts sympathiques. Mais disons que tu as été limitée dans tous ces mouvements et toutes ces découvertes. Ce qui, maintenant que tu y penses, est toujours le cas. Même si tu as quitté la Congrégation et que tu es libre de tes mouvements, te voilà dépourvue de moyen de transports. Il va falloir faire comme Monsieur et Madame tout le monde, et prendre le train ou la voiture. Mais ce n’est qu’un détail, vraiment.
« J’avais une poupée que j’aimais bien quand j’étais petite. Je ne me souviens plus de son nom ou quoique ce soit, juste que c’était une sacrément jolie poupée. »
Tu l’écoutes toujours, parfaitement silencieuse, et laisses ton imagination divaguer en même temps que ses mots. Tu l’imagines enfant, jouant dans une grande maison avec sa petite poupée de porcelaine. Elle l’entraîne un peu partout avec elle, courant dans de grands couloirs vides et froids, avant de rejoindre sa chambre. Alors que tu te doutes très bien que sa santé était déjà fragile et que tout ceci est très probablement faux, tu ne peux t’empêcher de l’imaginer en train de faire des dizaines de bêtises. Un peu comme cette petite fille, dans l’un des livres que tu lisais enfant. Comment s’appelait-elle déjà ? Ah oui, Sophie.

Elle rit, te tirant doucement de tes pensées et venant te rendre un peu trop heureuse. C’est étrange comme sensation. Et plutôt inhabituel, tu dois bien te l’avouer. Comme si son rire venait mettre une couche de colle sur les quelques fissures de ton cœur et de ton esprit. Non, pas de la colle. Quelque chose de plus doux, de plus chaud.
« On arrive bientôt ? Pas que marcher m’embête vraiment, mais ...
Oh oui, on y est presque ! Excuse moi, j’aurais dû te prévenir que c’était un peu long. On aurait pu s’arrêter avant aussi, tu sais. »
Tu ne prononces pas ces mots comme un reproche ou quoi que ce soit. C’est une simple information que tu lui donnes, avec ton éternel sourire. Un peu comme pour lui faire comprendre qu’elle n’a qu’à te demander quelque chose pour que tu le fasses, avec plaisir. Encore plus si ça concerne sa santé ou une quelconque fatigue. Il ne faudrait pas la rendre encore plus malade, cela te rendrait terriblement triste.
« Justement, nous y voilà ! »
Devant vous se tient un grand bâtiment avec une enseigne que tu es bien incapable de comprendre mais qui – tu n’en doutes pas – veut dire quelque chose comme « café ». Ou du moins tu l’espères. Le rouge te monte aux joues durant quelques secondes lorsque tu t’imagines que les mots allemands veulent dire tout autre chose et tu te dis qu’il vaut mieux passer à autre chose et rapidement. D’un grand geste, tu tires la lourde porte et invite Wilma à entrer d’une voix surfaite et d’un accent bien trop British pour être vrai.
« Après vous, Milady. »
Puis tu entres à ton tour en déboutonnant ton manteau. Comme tu t’y attendais, il fait terriblement chaud dans la boutique et le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est saisissant. Il ne faut pas bien longtemps avant que tes joues ne rougissent et que ton manteau ne soit totalement enlevé.
« On va se mettre au fond, on y sera au calme » Tu hausses les épaules et regardes aux alentours avant de fixer Wilma de nouveau « Je crois qu’ils n’ont jamais vu de rousse avant et ça me met un peu mal à l’aise toute cette attention »
Bien malgré toi, tu rougis et plonges une main dans tes cheveux pour te gratter la tête, signe évident de ton malaise. Oh, tu n’as pas peur d’être retrouvée ou quoi que ce soit. C’est juste que vraiment, tu ne supportes pas être le centre de l’attention et des regards. Encore moins lorsqu’ils se font insistant comme c’est le cas.

C’est pourquoi sans plus attendre, tu te faufiles parmi les chaises et avances jusqu’au fond du café où se trouve une table un peu à l’écart, non loin d’une fenêtre. Vous serez bien mieux ici et normalement les autres clients devraient vite vous oublier. Qui plus est, vous êtes à l’opposé de l’entrée et cela évitera les courants d’air, dangereux pour la gorge de la Petite Allemande.
« Toujours partante pour un chocolat chaud ? »




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Dim 12 Mar - 13:18

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu as l’impression d’être une jeune femme terriblement ennuyeuse à côté de la pétillante rouquine. Elle a cette aura timide qui émane d’elle, mais elle a aussi cet enthousiasme qui semble effacer légèrement son hésitation naturelle. Ses cheveux longs et bouclés, épais et flamboyants l’illuminent, son visage rond, encore un peu enfantin l’adoucit terriblement. Elle ne peut pas avoir plus de vingt ans, songes-tu distraitement. Et la vie a déjà été bien dure avec elle. Tout comme toi, elle en a vu trop pour son jeune âge, elle est au courant de ces choses qui auraient mieux fait de rester dans l’ombre. La Guerre, les Exorcistes, les Noés. Tout ceci n’est qu’un fardeau qui pèse sur ses épaules, qui pèse sur tes épaules. Toutefois, la jeune fille semble bien décidée à se défaire de ses entraves. Tu l’admires un peu pour sa force de volonté et son courage. Avant que la flèche de l’exorciste ne te transperce, tu n’as jamais été particulièrement courageuse, tu as toujours été très prise par ta colère et cette fameuse impression d’injustice, de subir cette situation. Tu crains que si ton Noé n’avait pas été exorcisé, tu ne doutes pas une seule seconde que tu serais encore sous l’influence du Comte et de ta colère. D’un côté, la blessure que la rouquine t’a infligée t’a terriblement fait souffrir. Mais de l’autre, la cicatrice que tu vois à chaque fois que tu revêts une robe ou que tu l’ôtes est l’image même de ta libération. Tu devrais probablement la remercier. Mais tu es encore trop blessée dans ton amour propre, le souvenir de la douleur est encore trop frais. Tu n’es pas prête à avouer que cette flèche est en réalité le symbole de ton soulagement, que ta libération douloureuse est en réalité plus que salutaire.

Tu ne t’attardes pas sur ce sujet, cependant. Elle non plus. Elle t’interroge légèrement, cherchant à en savoir plus sur toi très certainement. Elle parle aussi d’elle, un petit peu. Elle n’hésite pas à converser, à chercher un nouer un lien quelconque avec toi. Tu n’hésites pas à lui répondre ; ses questions ne sont pas particulièrement invasives, aussi tu n’as pas le moindre regret ou la moindre angoisse particulière. L’idée de lui mentir te traverse très rapidement l’esprit, mais tu la chasses rapidement de ton esprit. Elle est trop douce, Liri – Gwen. Elle est trop naïve. Tu ne te vois pas lui mentir. Alors tu lui réponds avec honnêteté. Tu ne cherches pas à maquiller la vérité. Mais tu n’as pas l’occassion de parler davantage. Tes poumons se contractent, tes bronches s’irritent. Tu caches une quinte de toux dans l’écharpe que ton amie t’a prêtée. Toujours un léger sourire étirant le coin de tes lèvres, tu lui demandes si le petit café dont elle t’a parlée est encore loin. Son enthousiasme n’est pas entâché, à ton plus grand soulagement.

« Oh oui, on y est presque ! Excuse-moi, j’aurais dû te prévenir que c’est un peu long. On aurait pu s’arrêter avant, tu sais. »

Ses mots ne sonnent pas comme un reproche ; le ton de sa voix et son sourire toujours aussi radieux adoucissent ce qui aurait pu être une remontrance. Ton sourire s’élargit. Tu secoues doucement la tête en continuant d’avancer. S’arrêter … Quelle folle idée. Tu n’es pas du genre à te laisser dominer par cette drôle de maladie qu’est l’asthme, à avouer ton ultime faiblesse. Surtout quand tu viens de faire une nouvelle rencontre. D’autant plus quand c’est une rencontre aussi agréable. Tu n’as pas le temps de répondre quoique ce soit. La demoiselle s’arrête. Tu l’imites et poses ton regard sombre sur le bâtiment qui vous fait face.

« Justement, nous y voilà ! »

Tu observes le large bâtiment d’un œil critique, ne sachant trop quoi en penser. Wilhelminas Kaffee, te crie l’enseigne avec ses lettres irrégulières et ses couleurs criardes. Au premier abord, l’établissement ne t’inspira pas des masses. Toutefois, tu prends la décision de faire confiance au jugement de la rouquine. La jeune fille gravit les marches qui mènent à l’entrée et ouvre la lourde porte. Elle t’adresse un regard empli d’humour et, de sa voix douce et légère, prononce quelques mots sur lesquels elle force un accent britannique bien trop artificiel.

« Après vous, Milady. »

Tu ris et tu te presses de la rejoindre. Tu montes les petites marches deux à deux et tu passes la porte ouverte. D’un mouvement un peu maladroit, tu défaits l’écharpe nouée autour de ton cou pour la garder par-dessus ton bras. Tu déboutonnes rapidement ton manteau, puis tu suis la demoiselle sans dire un mot.

« On va se mettre au fond, on y sera au calme. Je crois qu’ils n’ont jamais vu de rousse et ça me met un peu mal à l’aise toute cette attention. »

Tu la fixes, interloquée. Elle passe une main dans sa crinière flamboyante, les joues prenant une drôle de couleur carmin. Puis tu fronces les sourcils, perplexe. Tu ne dis pas un mot, une moue revêche venant prendre possession des traits de ton visage. Ton regard passe d’un curieux à l’autre. L’un d’eux, un homme d’une bonne cinquantaine d’années ne peut détacher son regard de la chevelure atypique de l’ancienne exorciste. Ce n’est qu’au bout de quelques secondes qu’il se rend compte de ton regard furieux posé sur lui. Il cligne des paupières quelques instants et tourne la tête vers toi, surpris. Tu plisses les yeux et enfin – enfin – le voilà qui rougit, gêné, et baisse la tête. Tu réserves ce sort à quelques curieux encore, qui ont différentes réactions, mais qui sont aussi gênés les uns que les autres. Puis, vous vous asseyez et tu prends la décision d’ignorer le reste des clients pour te concentrer sur ton interlocutrice. Tu poses ton manteau sur le dossier de ta chaise, ton écharpe prêtée sur tes genoux.

« Toujours partante pour un chocolat chaud ? »

Tu hoches la tête, enthouasiate.

« Toujours, oui … Qu’est-ce que tu veux ? Je peux commander pour nous deux en allemand si tu le souhaites, ce sera plus simple. »

Tu proposes de manière logique. Tu sais que l’anglais est une langue assez courante un peu partout dans le monde, mais dans ce coin-là de l’Allemagne, les gens ne sont pas particulièrement ouverts – comme la rousse a pu le constater, hm – et ne voient pas énormément de touristes. Aussi, beaucoup d’habitants ne parlent pas la langue de Shakespeare. Tu ne tardes pas à changer de sujet, toutefois. Tu prends un air sérieux, un peu trop sérieux pour la conversation que tu t’apprêtes à aborder.

« Ne te soucies pas des autres, hein. Tes cheveux sont très bien comme ils sont. Je les aime bien, moi. »

Puis tu sembles te désintéresser totalement. Tu attrapes la carte posée sur la table en bois et tu lis les boissons proposées. Tu cherches la catégorie des chocolats chauds. Et là, tu parcours les propositions d’un œil critique.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Lun 13 Mar - 16:20
C’est avec un enthousiasme amusante et touchant qu’elle te répond. Tu ne sais pas réellement s’il est sincère ou simplement feint, mais ne cherches pas non plus à le savoir. Wilma semble avoir le caractère suffisant pour te dire honnêtement quand ça ne va pas, alors à quoi bon chercher la petite bête ? Tu préfères largement profiter de l’instant présent, d’autant plus que ce dernier est très agréable.
« Toujours, oui … Qu’est-ce que tu veux ? Je peux commander pour nous deux en allemand si tu le souhaites, ce sera plus simple.
C’est une excellente idée ! Mon allemand est encore assez approximatif »
Tu ris avec douceur. Ton allemand est bien plus qu’approximatif, il est quasi inexistant. Ce n’est pas faute de vouloir l’apprendre, bien sûr. Mais tu as rejoint l’Empire depuis une dizaine de jours seulement. Et Nausicaa a d’autres choses en tête que de t’apprendre sa langue – ce que tu comprends parfaitement. Alors tu dois bien avouer qu’à part dire « Ich Bein » et « Danke » - et encore, tu n’es pas certaine de le faire correctement – tu es bien incapable de faire quoi que ce soit. Et donc, tu es parfaitement inutile dans une telle situation. Bien sûr, il reste l’anglais – ton nouveau meilleur ami et partenaire d’aventures – mais … Mais. Meh.

Certaines personnes voient d’un mauvais œil que tu ne fasses pas plus d’efforts pour communiquer. Oh, tu ne le sais pas vraiment, puisque tu ne les comprends pas. Mais après toutes ces années passées à décevoir ton entourage, tu sais lire les regards courroucés et les pincements de lèvres. Comme quoi, ça peut être utile aussi, d’être la honte de la famille.
« Ne te soucies pas des autres, hein. Tes cheveux sont très bien comme ils sont. Je les aime bien, moi. »
Sortie de tes pensées avec délicatesse, tu te mets à rougir jusque la pointe des oreilles. Tu te presses alors de cacher ton visage derrière l’une des cartes, faisant mine de réfléchir. Il faudrait que tu lui répondes, ne serait-ce qu’un simple merci. Et puis, tu devrais lui faire un compliment également. Mais tes mots semblent s’être perdus quelque part entre ton cœur qui panique et ton estomac qui se noue à vitesse grand V. Sans oublier ta voix, qui est probablement en train de réanimer ton cerveau. En quelques mots, c’est un peu la fin du monde dans ton corps et tu ne sais comment réagir.

Pourtant, ce n’est qu’un compliment. Mais il faut bien avouer que tu n’en reçois que très peu – depuis que tu as rejoint la Congrégation en fait – et tu n’es absolument pas habituée. Et puis, tu n’as jamais vraiment aimé qu’on te mette en avant, surtout pour avancer quelque chose dont tu n’es pas responsable. Tu n’as rien fait pour avoir ces cheveux, et ils auraient très bien pu être noir corbeau et raides comme des baguettes de bois.  Bien sûr, tu n’es pas en colère non plus. Ce serait bien exagéré. Mais tu ne sais pas comment réagir.

Et puis, c’est comme pour le reste. Les mots de Wilma, aussi simples qu’ils puissent être, semblent différents quand c’est elle qui les prononce. Tu ne sais pas vraiment pourquoi et ça t’irrite un poil – ce qui chez toi, Liri, revient à pas grand-chose. Peut-être couvre tu quelque chose, qui t’empêche de penser correctement ? Ou alors, c’est ton trop plein d’enthousiasme à l’idée de voir la jeune fille en vie et souriante qui lui donne une telle aura. Allez savoir.

Tout doucement, tu réponds un « merci » à peine audible dans le bruit de fond de la salle. Puis, tu décides de te concentrer réellement sur la carte devant toi, te rendant bien vite compte que comme prévu, tu ne comprends pas un seul mot. Il faudra que tu fasses comme d’habitude, c’est-à-dire commander un chocolat chaud tout ce qu’il y a de plus bête. Peut-être qu’un jour, tu sauras s’ils font des choses un peu extravagantes ici ou non.
« J’espère qu’il n’y a pas trop de choses imbéciles écrites sur le carte » Et … tu regrettes immédiatement cette phrase. La seule imbécile pour l’instant, c’est bien toi « Enfin, peu importe. Je vais prendre un chocolat chaud tout simple. Quelque chose te fait envie ? » Tu l’espères du fond du cœur, ce serait dommage de l’avoir traînée jusqu’ici pour rien.
Un serveur vient alors à votre rencontre, te rendant silencieuse. Tu lui adresses un sourire et un geste de la main, avant de laisser divaguer ton regard à travers la fenêtre. Tu vois sans vraiment voir les gens au dehors passer devant vous. Tu peux imaginer le bruit – pour l’avoir quitté quelques minutes plus tôt à peine – et les conversations qu’ils ont. Sûrement parce qu’elles sont semblables à celle que Wilma et le serveur sont en train d’avoir. Non pas en contenu bien sûr, ce serait très étrange sinon. Mais en sonorités.

D’ailleurs, tu reportes vite ton attention sur les deux jeunes gens, pour les écouter. C’est une langue qui te fascine, à la fois violente et douce. Et tu te demandes vraiment quel est le premier homme à avoir eu l’idée de la parler. Il faudrait que tu recherches un jour, même si tu sais très bien qu’il n’existe pas de réponse à une telle question. La conversation se termine bien vite et le jeune homme repart comme il est venu.
« Encore merci. Quand je suis toute seule, je me retrouve à devoir parler anglais et faire des grands gestes. Ou pire encore, je dois dessiner parfois. C’est affreux, vraiment affreux » Tu redeviens silencieuse une poignée de secondes, réellement choquée en te rappelant les horreurs que tu as pu créer « Oh, je voulais te demander aussi ! Tu … Hum, non. J’ai déjà posé plein de questions, c’est ton tour je crois. »




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Ven 7 Avr - 14:04

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu as l’impression d’être une toute autre personne. Tu n’es plus la jeune femme acerbe, amère et cynique que tu es habituellement. Ta langue a perdu de son piquant, ton regard a perdu de sa dureté. Et tu sais que ton interlocutrice – Liri, Gwen, peu importe son nom, il n’y a que son regard empli d’innocence et sa chevelure flamboyannte – n’y est pas pour rien. Elle a l’air trop douce, trop tendre pour ce monde sans pitié, pour tes mots tranchants et emplis de sarcasme. Tu ne sais pas trop comment te comporter avec elle, tu as l’impression d’être un peu trop brutale parfois. Et tu sais que c’est de sa faute. Mais tu n’arrives à lui en vouloir, tu ne peux pas. Alors tu fais de ton mieux pour ne pas paraître trop dure, pour ne pas paraître trop amère. Et c’est beaucoup plus facile que ce que tu aurais pu penser. Tu te laisses aller à la discussion, à tes pulsions un peu surprotectrices qui t’habitent en compagnie de la belle. Un regard meurtrier en direction des clients trop curieux, trop insistants. Tu n’es pas bien grande, tu le sais. Cependant, tu sais que, quand tu le souhaites, tu peux paraître assez impressionnante avec ton regard noir. Assise sur ta chaise, tu as l’opportunité de décompresser un peu. Tu ronges ton frein, puis tu te détends. Tu proposes à ton interlocutrice de commander pour elle, histoire de lui ôter le soucis de la barrière de la langue. C’est une proposition toute simple, mais qui semble soulager la rouquine. Elle lâche un rire doux, elle a les yeux qui pétillent. Tu ne peux pas t’empêcher de lui adresser un petit sourire timide pour tout réponse.

« C’est une excellente idée ! Mon allemand est encore assez approximatif. »

Ah. L’apprentissage de l’allemand. Tu as entendu dire que ce n’était pas la langue la plus facile à apprendre, que les sonorités sont parfois trop rèches, trop rauques. La grammaire est trop rigide, ne laisse aucune place à l’imagination. Le vocabulaire, bien que simple à tes yeux, ne semble pas aussi accessible aux étrangers. Tu ne vois pas où est le problème. Très certainement parce que tu es biasée. L’allemand est ta langue maternelle, après tout. Il est normal que tu n’aies pas de difficultés. Toutefois Liri … Liri, c’est une toute autre histoire. Liri n’est pas allemande. Liri est … tu ne sais pas. L’a-t-elle dit au cours de votre discussion et tu étais trop concentrée sur sa chevelure atypique ? Sur son regard larmoyant ? Tu ne sais plus. Toujours est-il que Liri ne doit pas être habituée à parler la langue de Goethe. Tu te mords l’intérieur de la joue. Ça ne doit pas être facile. Si tu parles couramment anglais – merci maman – ce n’est pas le cas de tout le monde. C’est le cas de très peu de monde, même. Tu as un peu de peine pour Liri. Le manque de communication ne doit pas être facile à gérer. Tu sais que les allemands – et toi aussi – peuvent porter des jugements trop sévères, trop rapides. En cet instant, tu ne peux pas la juger. Tu ne peux que ressentir cette vague de sympathie qui monte en toi. Ton sourire se fait plus compatissant. Tu ne sais pas quoi lui dire. Un petit mot sympa, un petit mot réconfortant … Et tu te mets à lui parler de ses cheveux, lui intimant de ne pas faire attention aux regards des autres. Ils sont très bien comme ils sont. Tu vas même jusqu’à lui confier que tu les aimes bien.

Tu as envie de te frapper le front contre la surface en bois de la table. Dès que les mots sortent de ta bouche, tu as l’impression d’avoir fait une erreur, d’en avoir trop dit. Néanmoins, tu fais comme si de rien n’était. Tu attrapes la carte posée sur la table et tu te plonges dans la lecture des produits proposés. Et, Ô miracle, tu parviens à ne pas rougir. Tu ne vois pas la jeune fille rougir, cachant son visage écarlate derrière l’autre carte. Tes yeux parcourent le papier. Tu soupires, puis tu poses la carte sur la table. Le silence de la demoiselle t’inquiète un peu. Tu as vraiment fait une erreur en disant cela. Tu te mords l’intérieur de la joue encore une fois, plus fortement cette fois-ci. Comme pour te punir d’avoir été sincère. Tu entends un petit « merci » provenant de Liri, mais à part ça, la jeune femme ne répond pas à ta soudaine déclaration. Ton coeur se serre dans ta poitrine, tu as grandement envie de soupirer. Mais tu es une jeune femme digne. Tu es une jeune femme forte. Alors tu ne fais rien de tout cela, tu gardes la tête haute et tu attends patiemment que la demoiselle choisisse sa boisson.

« J’espère qu’il n’y a pas trop de choses imbéciles écrites sur la carte. Enfin, peu importe. Je vais prendre un chocolat chaud tout simple. Quelque chose te fait envie ? »

Tu hausses les épaules et, alors que tu t’apprêtes à lui répondre, un serveur arrive. Liri le salue silencieusement, puis se met à regarder par la fenêtre. Ton coeur se fait un peu plus lourd dans ta poitrine. Tu n’en laisses rien paraître, comme à ton habitude. Tu salues poliment le jeune homme et d’une voix sèche et contrariée, tu passes la commande dans ta langue maternelle. Deux chocolats chauds tout simples. S’il vous plaît. Tu ajoutes la formule de politesse après quelques secondes de silence, comme si tu avais oublié. Et le voilà qui repart comme il est venu : rapidement, discrètement. Puis Liri prend la parole dès que le serveur est suffisamment loin.

« Encore merci. Quand je suis toute seule, je me retrouve à devoir parler anglais et faire des grands gestes. Ou pire encore, je dois dessiner parfois. C’est affreux, vraiment affreux. » Elle marque une courte pause, tu grimaces alors que tu imagines les scènes. Ça a dut être terriblement embarrassant. [i]« Oh, je voulais te demander aussi ! Tu … Hum, non. J’ai déjà posé plein de questions, c’est ton tour je crois. »

Tu clignes des yeux comme une idiote en la fixant. Tu ouvres la bouche, puis tu la refermes. Tu te sens comme un poisson hors de l’eau. Elle a raison, sans le moindre doute, c’est à ton tour de poser une question. Mais tu te sens encore trop gênée, trop embarrassée par ton honnête déclaration. Tu as été trop honnête, beaucoup trop honnête. Et tu te souviens maintenant pourquoi tu as la sale manie de mentir à tout va … C’est nettement moins embarrassant. C’est carrément plus facile. Ton enthousiasme est effacé, tu ne sais pas quoi poser comme question. Bien malgré toi, tu te renfermes sur toi-même. Tu secoues distraitement la tête.

« Non, vas-y … pose ta question. »

Tu fais de ton mieux pour faire comme si de rien n’était. Mais ce n’est pas facile quand ton interlocutrice te regarde avec ses grands yeux brillants de curiosité.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Sam 10 Juin - 17:25
Elle reste silencieuse, ne semble pas quoi savoir dire ou faire. C’est étrange, elle qui semble parée à toutes les situations depuis le début, la voilà quasi muette. Tu t’en veux un peu de l’avoir précipitée de la sorte et cherches les mots pour t’excuser. Après tout, elle n’est pas obligée de te poser toutes les questions. Et tu n’en as pas plus envie que ça en vérité. Oh, pas que ça te dérange de répondre à ses interrogations. Mais tu ne veux pas donner l’impression de te mettre en avant, aux dépends de Wilma. Non, ce n’est pas ton intention du tout.
« Non, vas-y … pose ta question. »
Tu vois que quelque chose a changé, que tu l’as braquée et tu t’en veux. Quelle imbécile tu fais, Liri. Si tu savais te tenir, si tu savais te comporter correctement, au lieu de laisser ton enthousiasme prendre le dessus, ça ne serait pas arrivé. Mais, rien du tout ne serait arrivé en fait. Vous ne seriez pas assise au chaud en train d’attendre pour votre chocolat. Vous vous seriez déjà séparés depuis longtemps. Et ça, tu es bien contente que ton enthousiasme l’ait empêché.

Peu importe. Car maintenant, la situation n’est plus la même. Tu as fait un faux pas, sans savoir ou comprendre lequel, et Wilma s’est renfermée. Il faut à tout prix que tu te rattrapes, ce serait dommage de vous quitter maintenant. Vraiment dommage.
« Je ne voulais pas être brusque pardon. Ça va un peu trop vite là-dedans » tu pointes ta tête « et parfois, j’ai du mal à le contrôler. Mes mots dépassent ma pensée. Enfin, ça ne va pas tout le temps trop vite ! Je ne suis pas super intelligente ou je ne sais quoi. C’est même le contraire, ah ah » Un rire gêné quitte tes lèvres, puis tu redeviens silencieuse.
Tu n’es pas intelligente, c’est un fait. Mais tu n’es pas bête pour autant Liri. Certes, tu ne connais pas toutes les capitales du Monde. Tu ne connais même pas tous les pays du Monde. Mais tu sais reconnaître les bonnes des mauvaises plantes, tu sais inventer des histoires ou prendre soin des chevaux. Tu as appris à faire les premiers soins et à soigner les blessures superficielles. Et puis, tu es capable de citer des livres favoris. Ce n’est pas du Montesquieu ou du Rousseau, mais c’est toujours mieux que rien, non ?
« Je ne me rappelle même plus ce que je voulais te demander »
Ce n’est qu’un murmure gêné, comme pour avouer ton incapacité à quoi que ce soit. Après tout, c’est cette même incapacité qui t’a menée à fuir la Congrégation et à trahir tes amis. Cette même incapacité qui fait que tu n’as pas pu sauver tes compagnons. Ou même simplement protéger les civils. C’est ton rôle, c’est ta mission la plus simple. Et pourtant, même celle-là tu l’as échouée.

Un souvenir s’impose sans que tu ne puisses rien faire. Les yeux perdus dans le vide, tu revois le carnage survenu dans les Bermudes. Les cadavres, les Noah, les Akumas ou les monstres marins. Tu ressens la douleur dans ton bras et la peur qui t’avait serré les tripes. L’impression de mourir aussi, par deux fois. Tout ça, tu le revis dans ce petit café allemand, oubliant jusqu’à la présence de Wilma.

C’est le serveur qui arrive à te sortir de tes pensées. Tu sursautes et pousses un petit cri, avant de rougir et de bredouiller des excuses. Te voilà bien ridicule, Liri. Ridicule et égoïste. Tu as laissé la jeune femme toute seule, cédant à ce souvenir. Tu l’as abandonné pendant de longues secondes – minutes ? Tout ça pour quoi ?
« J’étais ailleurs, pardon. » Bravo, dis-lui que tout ça ne t’intéresse pas. Super idée, Liri Loiseau. « Pas que je ne sois pas bien ici, non. Au contraire, c’est agréable d’être en ta compagnie. Même si je dis des bêtises et que je m’embarrasse toute seule. Comme maintenant en fait. » Tu es en train de patauger dans tes mots comme une imbécile et tu n’as aucune idée de comment tu vas réussir à t’en sortir « Mais parfois, sans que je puisse rien faire, je revis des trucs. Des souvenirs attachés à la Congrégation et aux missions. Et je sais que ça n’est pas une vraie excuse et qu’il me suffit d’un peu de volonté pour que ça n’arrive plus. Mais pour l’instant, je n’y arrive pas. C’est un peu nul, je suis désolée. »
Et tu redeviens silencieuse, le regard plongé dans ta boisson. Tu viens de te mettre à nue, de la plus maladroite des façons, et ça te met mal à l’aise. Etrangement, tu ne regrettes pas de lui avoir dit tout ça. Tu regrettes simplement de le lui avoir jeté à la figure sans qu’elle ne puisse rien faire. Elle n’a pas plus choisi que toi ces souvenirs qui te hantent, et elle n’avait sûrement pas envie de savoir tout ça.  
« Je ne sais pas trop pourquoi je te raconte tout ça, pardon. Et je suis désolée de m’excuser tout le temps comme ça. Ça doit vraiment être désagréable à force. Faut que je fasse plus attention à ça aussi. Mais comme on dit à cœur vaillant rien d’impossible ! Ou quelque chose comme ça. » Tu retrouves ton sourire peu à peu « On ferait mieux de boire avant que ça ne refroidisse. »




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Sam 24 Juin - 0:10

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
La gêne est présente, l’embarras bien plus que réel. Tu n’en montres rien, mais tu as bien un énorme nœud dans la gorge et la langue trop lourde dans ta bouche. Craignant d’offenser davantage ton interlocutrice, tu te plonges dans un silence difficilement pénétrable. Il n’est pourtant pas dans tes habitudes de te comporter ainsi, avec autant de considération, toutefois ton interlocutrice n’est, elle non plus, pas habituelle. Tu aimerais pouvoir dire que tu as appris à faire preuve de retenue au cours des années passées aux côtés du Comte et de ses moutons. Ce ne serait, cependant, qu’un bien vilain mensonge. Cette gêne que tu as du mal à identifier, cet embarras qui ne t’est pas familier … Ce n’est ni plus ni moins qu’un élan de timidité. Le premier de toute ton existence, très certainement. Tu ne te souviens pas un jour avoir déjà ressentis une telle chose. Et pourtant, maintenant que tu te tiens face à la rouquine, tu dois bien te rendre à l’évidence. Ta gaffe précédente a éveillé en toi une timidité que tu ne te connaissais pas. Ne sachant comme réagir, tu préfères garder tes pensées pour toi, tes sentiments scellés au fond de ta gorge. Tu gardes aussi ton regard rivé sur la surface boisée de la table, ne voulant pas déranger l’ancienne exorciste avec tes coups d’oeil insistants et sévères. Ce n’est que lorsqu’elle reprend la parole – t’informant qu’elle voulait te poser une nouvelle question, puis s’excusant précipitamment – que tu la regardes brièvement. De quelques paroles désinvoltes, tu l’invites à poursuivre. Tu es plus sèche que ce que tu l’as souhaité et tu ne doutes pas une seule seconde que la jeune fille le remarque. La lueur au fond de ses yeux se fait plus sérieuse, son enthousiasme se fait plus fade. Mais cela ne l’empêche nullement de reprendre la parole.

« Je ne voulais pas être brusque pardon. Ça va un peu trop vite là-dedans – elle désigne sa tempe d’un geste maladroit - et parfois, j’ai du mal à le contrôler. Mes mots dépassent ma pensée. Enfin, ça ne va pas tout le temps trop vite ! Je ne suis pas super intelligente ou je ne sais quoi. C’est même le contraire, ah ah. »

Elle a un rire gêné qui te fait levé les yeux au ciel. Ses excuses plates et répétées te font grincer des dents. Tu dois bien avouer que tu n’es pas une franche adepte des attitudes aussi mielleuses à l’accoutumée, mais quand il s’agit de Liri, tu sembles revoir constamment tes différents jugements. Venant d’elle, ça a quelque chose de presque attendrissant. Ce n’est néanmoins pas suffisant pour te faire bouger. Tu restes campée sur tes positions, tu ne bouges pas d’un pouce. Toujours aussi réservée, tu secoues distraitement la tête, faisant voleter quelques mèches brunes autour de ton visage blâfard. Puis tu soupires, comme exaspérée par le comportement de la rousse. C’est plus fort que toi, tu ne peux pas t’en empêcher. Quand tu te trouves dans une situation qui te met mal à l’aise, tu adoptes une attitude aussi distante et désagréable, qui te rend encore plus mal à l’aise et donc encore moins agréable. C’est un véritable cercle vicieux que tu ne peux briser, malgré le fait que tu en ais terriblement envie. Et la pauvre Liri sera, aujourd’hui, la victime de ton tempérament glacial. Tu t’en veux un peu, mais tu n’y peux rien. Enfin si. Mais tu n’y arrives juste pas.

« Je ne me rappelle même plus ce que je voulais te demander. »


Tu soupires une nouvelle fois. Tout ça pour ça … Uh. Enfin, ce n’est pas bien grave. La réaction de la belle t’a fait passé l’envie de parler de toute façon. L’esprit vide et le regard toujours fixé sur ta table, tu ne remarques pas que ton interlocutrice se perd dans ses pensées. Ce n’est qu’au bout de longues minutes que tu es interrompue dans ta contemplation si peu passionnante. Le serveur arrive avec un plateau, deux tasses fumantes posées sur celui-ci. Avec un sourire poli et forcé, il pose vos commandes en face de vous. Tu le remercies dans un allemand sec et le voilà qui repart. Puis Liri attire de nouveau ton attention.

« J’étais ailleurs, pardon. Pas que je ne sois pas bien ici, non. Au contraire, c’est agréable d’être en ta compagnie. Même si je dis des bêtises et que je m’embarrasse toute seule. Comme maintenant en fait. Mais parfois, sans que je puisse rien faire, je revis des trucs. Des souvenirs attachés à la Congrégation et aux missions. Et je sais que ça n’est pas une vraie excuse et qu’il me suffit d’un peu de volonté pour que ça n’arrive plus. Mais pour l’instant, je n’y arrive pas. C’est un peu nul, je suis désolée. »

La mention de la Congrégation te fait grimacer, réveille en toi une douleur qui – tu le sais – n’a plus lieu d’être. Instinctivement, ta main droite se pose sur ta cage thoracique, juste en dessous de ta poitrine. Juste à l’endroit où se trouve une cicatrice rougie et gonflée, encore trop récente. Juste à l’endroit où une flèche t’a un jour transpercée. Ton regard s’assombrit et, pour éviter de fusiller la demoiselle du regard, tu fixes tes orbes grises sur ta tasse brûlante. Tu n’aimes pas te souvenir de ses instants où tu as cru mourir, où la douleur a bien faillit te rendre folle. C’est un peu la douche froide, pour toi qui avait l’intention de passer une après-midi calme et reposante.

« Je ne sais pas trop pourquoi je te raconte tout ça, pardon. Et je suis désolée de m’excuser tout le temps comme ça. Ça doit vraiment être désagréable à force. Faut que je fasse plus attention à ça aussi. Mais comme on dit à cœur vaillant rien d’impossible ! Ou quelque chose comme ça. On ferait mieux de boire avant que ça ne refroidisse. »

Liri est beaucoup trop naïve et cela te fait renifler dédaigneusement. Tu l’observes sombrement avant de prendre une gorgée de ton brevage. Celui-ci te brûle la langue, t’arrachant une grimace. Tu reposes le contenant en porcelaine sur la table et adoptes une attitude désinvolte.

« Cesse donc de t’excuser constamment, c’est agaçant. »

Ton ton est plus sec qu’auparavant, tu ne parviens pas à le contrôler. Mal à l’aise. Tu es terriblement mal à l’aise. Tu bois une nouvelle gorgée, faisant fi de ton inconfort. Puis tu prends à nouveau la parole.

« Si tu n’y vois pas d’inconvénients, j’ai une question à te poser. Enfin deux, plus exactement. Tu marques une courte pause, mais rien de suffisant pour lui laisser le temps de répondre. Qu’est-ce qui t’a poussée à rejoindre la Congrégation ? Puis à la quitter ? »

Tu es une bien vile personne pour poser ce genre de questions. Mais tu ne peux réprimer le besoin de rendre ton interlocutrice aussi mal à l’aise que toi. C’est petit et mesquin. Tu n’as cependant pas jamais nié que tu l’étais. Alors tu fixes la rouquine avec une tempête au fond de tes yeux gris.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Ven 4 Aoû - 19:04
Tu as échoué, Liri. Toi qui pensais pouvoir réparer ton erreur, faire oublier tes questions indiscrètes et tes mots qui s’envolent tout seuls sans que tu ne puisses rien y faire, voilà que tu as empiré la situation. Et même si tu gardes ton sourire, ce simple constat t’angoisse et t’attriste. Tu redoutes son animosité, sa colère ou pire, son départ. Tu t’en voudrais de lui laisser une impression si pitoyable de toi-même.
« Cesse donc de t’excuser constamment, c’est agaçant. »
Tes lèvres disent « oui » mais aucun son de franchit tes lèvres. Encore une fois, tu ressembles à une enfant qui se fait gronder par l’Allemande. Il faudrait que tu grandisses un jour, que tu t’affirmes et retrouves ton courage. Ce même courage qui t’animait, lorsque tu fuyais ton couvent en pleine journée pour aller courir dans la forêt, te moquant bien des représailles. A croire que la Congrégation t’a fait plus de mal que tu ne le pensais.
« Si tu n’y vois pas d’inconvénients, j’ai une question à te poser. Enfin deux, plus exactement. Qu’est-ce qui t’a poussée à rejoindre la Congrégation ? Puis à la quitter ? »
Tu essaies de lui sourire, pour lui montrer que cette question ne te dérange pas. Car c’est le cas, sincèrement. Tu as envie de lui raconter tout ce qu’elle veut savoir, et puis peut être même un petit peu le reste. Mais c’est encore trop tôt pour que tu puisses en parler en riant, un verre de vin à la main – ou une tasse de chocolat chaud en l’occurrence.

Et pourtant, tu décides de te faire violence, peu importe les risques. De toute façon, des cauchemars tu en fais déjà. Et puis, tu lui dois bien ça, non ? Non. Tu ne lui dois rien, et encore moins ça, tu le sais très bien. Mais tu ne t’expliques pas ce désir – ce besoin – de te confier à la jeune femme.
« Ça ne me dérange pas, ne t’inquiète pas. Tu peux me poser les questions que tu veux » Malgré tout, tu marques une pause et prends le temps de boire une gorgée de chocolat « C’est juste que ça risque d’être un peu long et puis un peu confus »
Ce n’était que quelques mois pourtant. Mais quelques mois si chargés qu’ils ont semblé durer des années entières. Et puis, il faut parler de ta vie d’avant aussi. Expliquer les moindres détails, pour qu’elle comprenne, pour qu’elle puisse te juger en connaissance de cause. Tu refuses de passer pour une fanatique religieuse, tout comme tu refuses de passer pour une lâche. Car tu n’es ni l’un ni l’autre.
« Avant d’être à la Congrégation, j’étais dans un couvent en Bretagne. Et … comment dire ça sans que ça ne paraisse totalement effrayant ? Je n’y étais pas par choix. Pas du tout même. Mes parents m’ont enfermée là-bas par honte, pour me faire oublier des autres. » Tu regrettes déjà de lui dire ça, redoutant de nouvelles questions. Il y a des secrets que tu ne peux lui dire, trop fatiguée d’être traitée comme une erreur ou un monstre « Ce n’était pas le bagne pour autant, bien sûr ! Mais j’étais enfermée et privée de toute liberté. On me demandait de prier un Dieu auquel je ne crois pas et de lui consacrer ma vie toute entière. Du coup, quand j’ai été choisie par l’Innocence … choisie, quel horrible mot. On dirait que j’étais une Elue ou je ne sais quoi, c’est ridicule »
Tu ris avec dédain, contre toi-même, contre la Congrégation et peut être contre Dieu lui-même qui sait. Après tout, tu n’avais rien d’une Élue pour mener cette Guerre, quelle idée que de t’avoir choisie toi. Certes tu étais – et es toujours – dégourdie et motivée et toutes ces choses-là. Mais jamais tu n’aurais fait une bonne combattante.
« Peu importe. Quand l’Innocence s’est manifestée et qu’on m’a demandé de rejoindre la Congrégation, je n’avais aucune raison de refuser. On me permettait de partir, de quitter ce couvent que je haïssais tant. Avec le recul, je me doute que même si j’avais refusée, je me serais retrouvée embarquée par l’Ordre Noir, c’est évident. » Bien sûr que tu n’aurais jamais eu le choix « La Congrégation, c’était quand même super. J’imagine que de ton point de vue, c’est une espèce de sectes de gens étranges qui pensent sauver le Monde alors que peut être ce sont les Noahs qui agissent comme il faut. Mais, c’est plus que ça. J’ai rencontré des personnes incroyables là-bas. Des personnes qui me manquent maintenant. » Ta voix se brise mais tu l’ignores, préférant boire une énième gorgée de chocolat « Voilà pourquoi j’ai rejoint la Congrégation : on m’offrait la Liberté et on me donnait un rôle à remplir, sauver les autres. On peut difficilement dire non. Et puis, j’aurais fait quoi de mon arc si je n’avais pas rejoint l’Ordre ? C’est un peu encombrant comme décoration »
Voilà que tu t’égares de nouveau, cherchant à rire pour ne pas fondre en larmes une nouvelle fois. Tu n’as pas rouverte une plaie, Liri. Non, cette dernière n’était pas encore refermée. Tu as juste jeté du sel dessus. Et tu t’apprêtes à le refaire.
« Quant à mon départ de la Congrégation … J’ai perdu un ami en mission. J’ai failli mourir deux fois dans une journée » Inconsciemment, tu touches la cicatrice sur ton visage « Des gens qui m’étaient chers ont failli de mourir aussi ce jour-là, et puis les jours d'avant. Et tout ça, parce que je n’étais pas assez forte. J’étais un boulet, tout juste bon à voir mes compagnons mourir. Ou à tuer des personnes qui n’ont rien demandé, comme toi. » Ta tasse est vide, tu n’as plus aucun moyen de cacher ton émotion « Et puis je crois qu’il y a d’autres choses, d’autres raisons que je ne vois pas pour l’instant. Peut-être que je suis juste trop fatiguée pour continuer à me battre. Peut-être qu’ils ont raison et que je suis lâche. Peut-être qu’au fond, je n’ai jamais compris cette Guerre. Ou peut-être que c’est un peu de tout ça à la fois, et que ça fait beaucoup trop pour une Bretonne de 19 ans avec un gros souci de confiance en soi »




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Mer 20 Sep - 15:48

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu te sens terriblement répugnante, à aborder les sujets qui fâchent pour échapper à ton propre malaise. Tu es d’un égoïsme fatal et sans bornes, rejetant le boulet que tu as l’impression de porter à ton interlocutrice. Celle-ci n’est pas méchante pourtant, bien au contraire. Elle est gentille, si gentille. Beaucoup trop gentille. Et tu ne supportes pas ça, c’est terrible. Ta gorge se noue, tes mains se font moites et ton estomac se tord. Tu n’aimes pas ça. Qui aimerait ça, en même temps ? N’importe qui préfèrait fuir une telle situation, n’importe qui éviterait d’aborder d’autres sujets fâcheux. Mais pas toi, Wilma. Non, toi tu es trop fière pour laisser quoique ce soit t’échapper. Tu ne lâches rien, tu te sens agressée et tu refuses de baisser les armes. C’est dans ta nature, tu as toujours été ainsi. Dure, abrasive, irréfléchie … Tu as grandis en t’armant de ses travers pour survivre face aux moqueries de tes sœurs, à l’exigeance de ta mère. Tu n’as pas vraiment envie de la mettre mal à l’aise, la belle rouquine. Mais tu ne peux pas t’en empêcher. C’est un réflexe, une réaction qui terrible que tu ne peux réprimer. Alors, bien malgré toi, les mots s’échappent de tes lèvres. Tu restes impassible, affichant un masque d’indifférence froide. C’est trop tard pour te sauver. C’est trop tard pour la sauver de ton instinct de survie aussi étrange que mal placé. Tu étouffes la vague de culpabilité qui monte en toi, tu restes fière. Trop fière, tu dois bien l’avouer. Tes mots claquent et fouettent, ton ton est terriblement impitoyable. Pauvre Laoghaire ne mérite pas ça. Tu en as bien conscience, toutefois tu t’es déjà trop enfoncée dans cette attitude désagréable. Tu es aussi grinçante qu’une vieille femme aigrie, alors que tu n’as pas fêté ton quart de siècle. C’est aussi pitoyable que déprimant.

Laoghaire ne cherche même pas à te remettre à ta place, elle encaisse sans dire un mot. Son échine se courbe, sa docilité la rend silencieuse. Ton coeur se serre au fond de ta poitrine. Tu ressens l’envie soudaine de la secouer, de trouver un moyen de la faire réagir. Bon Dieu ! Tu pourrais lui marcher dessus qu’elle continuerait de s’excuser, tu en es persuadée ! Et ça te frustre, ça te frustre ! Tu es ce qu’il y a de plus désagréable et elle ne prend même pas la peine de te renvoyer sur les roses, comme n’importe quelle personne normale ! Elle hésite à répondre à tes questions, elle garde un sourire un peu vacillant. Et finalement, elle se met à parler. Elle n’est pas particulièrement sûre d’elle, c’est évident. Mais elle ne se défile pas non plus, chose qui est appréciable à tes yeux. Pour une fois, Laoghaire ne te laisse pas la piétiner.

« Ça ne me dérange pas, ne t’inquiète pas. Tu peux me poser les questions que tu veux. Elle boit une gorgée de son chocolat chaud, marquant une courte pause. C’est juste que ça risque d’être un peu long et puis un peu confus. »

C’est une menteuse, Laoghaire. Une vile menteuse. Même avec toute la bonne volonté du monde, tu peux voir qu’elle est secouée par ta requête, que quelque chose en elle remue à l’idée de te raconter ce qui l’a poussée à rejoindre la Congrégation, puis la quitter. Questions cruelles, mais qui attisent ta curiosité malgré tout. Peu importe la longueur de sa réponse. Alors tu hausses les épaules pour répondre à sa dernière déclaration.

« Prends ton temps, dis-tu platement j’ai le temps. »

Encouragement relativement fade, tu dois bien l’avouer. Tu crèves d’envie de savoir ce que ça fait d’être dans l’autre camps, après avoir été sous la coupe du Comte. A-t-elle été contrainte d’obésir à ses supérieurs, à ton instar ? Ou prendre part à cette guerre a été un choix personnel ? Tu n’en sais rien et tu veux savoir.

« Avant d’être à la Congrégation, j’étais dans un couvent en Bretagne. Et … comment dire ça sans que ça ne paraisse totalement effrayant ? Je n’y étais pas par choix. Pas du tout même. Mes parents m’ont enfermée là-bas par honte, pour me faire oublier des autres. Ce n’était pas le bagne pour autant, bien sûr ! Mais j’étais enfermée et privée de toute liberté. On me demandait de prier un Dieu auquel je ne crois pas et de lui consacrer ma vie toute entière. Du coup, quand j’ai été choisie par l’Innocence … choisie, quel horrible mot. On dirait que j’étais une Elue ou je ne sais quoi, c’est ridicule. »

Tu comprends, tu compatis. Enfermée contre son gré, Laoghaire – ou Gwen, comme elle devait se faire appeler à l’époque – n’avait d’autres choix que de se laisser porter par les évènements. L’Innocence l’avait piégée, la retenant entre ses griffes, lui faisaint miroiter une liberté qui n’existait pas réellement. Tu as connu une situation similaire. Prisonnière des attentes de ta mère, des moqueries de tes sœurs … Quand Chaos s’est éveillé en toi, ça a d’abord été un soulagement terrible. Puis ça a été un fardeau plus qu’autre chose. Tu as troqué une prison pour une autre, un enfer en or pour un enfer sur le champs de bataille. Exactement comme Laoghaire. Tu sens tes défenses qui faiblissent, tu regrettes un peu de l’avoir interrogée comme ça. Mais maintenant que la demoiselle est en train de se révéler … tu n’as pas non plus envie de l’arrêter. Curiosité ou réel désir d’apprendre à la connaître, tu n’en sais rien. Et tu n’es pas certaine que cela soit vraiment important en soi.

« Peu importe. Quand l’Innocence s’est manifestée et qu’on m’a demandé de rejoindre la Congrégation, je n’avais aucune raison de refuser. On me permettait de partir, de quitter ce couvent que je haïssais tant. Avec le recul, je me doute que même si j’avais refusée, je me serais retrouvée embarquée par l’Ordre Noir, c’est évident. La Congrégation, c’était quand même super. J’imagine que de ton point de vue, c’est une espèce de sectes de gens étranges qui pensent sauver le Monde alors que peut être ce sont les Noahs qui agissent comme il faut. Mais, c’est plus que ça. J’ai rencontré des personnes incroyables là-bas. Des personnes qui me manquent maintenant. Voilà pourquoi j’ai rejoint la Congrégation : on m’offrait la Liberté et on me donnait un rôle à remplir, sauver les autres. On peut difficilement dire non. Et puis, j’aurais fait quoi de mon arc si je n’avais pas rejoint l’Ordre ? C’est un peu encombrant comme décoration. »

Tu ne sais trop quoi répondre, tu ne sais trop quoi penser. Tes pensées se dirigent vers Ayden, cet homme étrange que tu as appris à voir comme une étrange figure paternelle. Au beau milieu de la guerre, vous vous étiez trouvés. Toi la malheureuse constamment en colère, lui l’éternel optimiste aux blagues faciles. Tout vous opposait et pourtant vous vous êtes attachés l’un à l’autre. Tu t’es accrochée à lui, bien malgré toi, refusant éternellement de l’admettre. Il était la seule et unique personne qui t’a permis de ne pas devenir folle de rage. Ta gorge se serre soudainement. Tu te demandes ce qu’il fait en ce moment, s’il va bien …

« Quant à mon départ de la Congrégation … J’ai perdu un ami en mission. J’ai failli mourir deux fois dans une journée. Des gens qui m’étaient chers ont failli de mourir aussi ce jour-là, et puis les jours d'avant. Et tout ça, parce que je n’étais pas assez forte. J’étais un boulet, tout juste bon à voir mes compagnons mourir. Ou à tuer des personnes qui n’ont rien demandé, comme toi. Et puis je crois qu’il y a d’autres choses, d’autres raisons que je ne vois pas pour l’instant. Peut-être que je suis juste trop fatiguée pour continuer à me battre. Peut-être qu’ils ont raison et que je suis lâche. Peut-être qu’au fond, je n’ai jamais compris cette Guerre. Ou peut-être que c’est un peu de tout ça à la fois, et que ça fait beaucoup trop pour une Bretonne de 19 ans avec un gros souci de confiance en soi. »

Vos similarités te transpercent le coeur. Vous avez quasiment le même âge, vous avez un parcours beaucoup trop ressemblant, vos corps parsemés de cicatrices … C’en est un peu trop pour toi. Alors que sa main à elle vient toucher la cicatrice présente sur son visage, la tienne vient se poser sous ta poitrine. Tu emplis tes poumons d’air, que tu souffles ensuite bruyamment. Tu bois une gorgée de ton chocolat maintenant devenu tiède. Et finalement, tu trouves le courage de répondre.

« Ce n’était pas notre guerre, tout simplement. Personnellement, ça a été un soulagement de ne plus en faire partie ... »

Un soulagement, oui. Enfin, qu’à moitié. Parce que tu as du dire au revoir à Ayden, chose que tu n’as toujours pas digéré. Mais ça, tu n’es pas prête à l’admettre de vive voix. Tu t’éclaircis la gorge maladroitement.

« Qu’est-ce qu’on en a à faire, maintenant ? De la guerre ? Moi, je m’en contrefiche à présent. Je suis retournée à ma vie en Allemagne et puis c’est tout. Tu devrais arrêter de te montrer aussi douce, aussi hésitante … Construis-toi une nouvelle vie et passe à autre chose. »

C’est le seul conseil que tu peux lui prodiguer en cet instant. C’est le seul conseil que tu peux lui prodiguer tout court. Tu soulèves ta tasse jusqu’à tes lèvres, puis tu finis ton brevage.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Dim 1 Oct - 18:39
Tu en as trop dit, Liri, c’est évident. Beaucoup trop. Mais ça fait tellement longtemps que tu n’as pas pu vider ton sac de la sorte, que les mots se sont mis à défiler les uns après les autres. À la Congrégation, tu avais peur d’inquiéter tes proches, ou d’attirer l’attention de tes supérieurs. Avec Nausicaa, tu ne veux pas lui imposer plus de soucis qu’elle en a déjà – un choix que tu ne regrettes pas, bien entendu.

Mais avec Wilma, c’est différent. Elle a connu la Guerre elle aussi, elle sait de quoi tu parles. Et surtout, il se peut très bien que vous ne vous revoyez plus jamais. Alors peu importe ce que tu peux lui avouer, peu importe à quel point tu mets tes pensées à nue. Si l’Allemande est prête à recevoir tout ça, tant mieux. Sinon, tant pis. Ça n’aura pas tant d’importance que ça pour le reste de ta vie.

C’est faux, bien entendu. Mais tu as besoin de t’en convaincre pendant ces petites minutes. Besoin de croire que tout va bien, que tu n’as pas fait de bêtises. Et puis, tu gardes espoir aussi. Ta compagne ne va pas totalement te rejeter. Après tout, tu as répondu à ses questions. Et même si les sentiments, ça ne semble pas être son fort, elle ne va pas te renvoyer tout ça à la figure, en te traitant de pauvre imbécile. Enfin tu espères.
« Ce n’était pas notre guerre, tout simplement. Personnellement, ça a été un soulagement de ne plus en faire partie ... »
C’est de justesse que tu retiens un soupir de soulagement. Ces mots, tu avais besoin de les entendre. Chacun d’eux te fait l’effet d’un baume au cœur, et tu retrouves un peu tes couleurs. Oui, ça n’était pas ta Guerre, tout simplement. N’importe quel soldat chercherait à s’enfuir, à éviter l’horreur. N’importe quel être humain en vérité.

Et puis, tu es également soulagée de savoir que tu as pu lui éviter tout ça. Que, de ton geste inqualifiable, elle a pu tirer quelque chose de bon. Peut-être que tu n’es pas si inutile finalement. Et peut-être que tu es encore capable de protéger les gens – même s’il aurait mieux fallu que ça soit moins violent, bien entendu.
« Qu’est-ce qu’on en a à faire, maintenant ? De la guerre ? Moi, je m’en contrefiche à présent. Je suis retournée à ma vie en Allemagne et puis c’est tout. Tu devrais arrêter de te montrer aussi douce, aussi hésitante … Construis-toi une nouvelle vie et passe à autre chose. »
Elle a raison. Tu devrais passer à autre chose. Te trouver un métier, une maison, fonder une famille. Combien de fois as-tu imaginé ce foyer idéal, où tu vivrais une existence douce et paisible ? Bien trop, c’est indéniable. Sauf que tout ça n’est pas possible.
« Je n’ai pas le droit. » Tes mots dépassent ta pensée et tu regrettes les avoir dits avec une telle gravité. Alors tu reprends ton sourire, avant de continuer « J’en ai envie, sans aucun doute. Trouver une nouvelle place dans la société, avoir quelqu’un à mes côtés. » Ça aussi c'est impossible. Aimer une femme, ça t'est interdit.« Tout ça je le désire de toutes mes forces. Mais je n’y ai pas droit. Pas encore. Je suis une fugitive, recherchée par tout le monde. Les Noah veulent mon Innocence, si ce n’est ma vie après tout ce que j’ai fait. Et la Congrégation veut me ramener de force. » Encore une fois, tu te mets à nue devant elle, sans penser aux conséquences « Alors ça serait terriblement égoïste de ma part de mêler de nouvelles personnes à cette histoire. »
Tu essaies de garder un air digne, un air sage presque. Celui d’une femme qui ne regrette pas ses décisions, qui est prête à assumer ses choix. Mais c’est faux. Il suffit de voir ta lèvre trembler et tes poings se serrer pour le comprendre. Tu ne veux pas être seule, Liri. Ça ne t’a jamais convenu et ça ne te conviendra jamais.

Alors tu veux être égoïste. Tu veux vivre de nouveau ta vie comme tu l’entends. Devenir amie avec ceux que tu rencontres, à commencer par Wilma. Laisser une emprunte dans le monde, un petit quelque chose dont on se souviendra après ta mort. Tu ne veux pas être une ombre solitaire, tu en mourrais sans aucun doute.

Emportée par tes pensées, tu frappes du poing sur la table – et te fais mal par la même occasion. Puis, réalisant ton geste, tu t’excuses immédiatement. Mais tu ne dis rien de plus. Tu ne sais pas comment justifier cet excès de colère, aussi inattendu que court. Ça ne t’était plus arrivé depuis bien longtemps, et ça te fait bizarre d’un coup. Tout ce que tu trouves trouver à dire – ou plutôt à marmonner – c’est un simple « J’aimerais être égoïste », en espérant que ça puisse expliquer quelque chose.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Dim 8 Oct - 18:58

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu es aussi dure que les briques du bâtiment qui vous abritent, aussi rude que le pavé inégal que tu as souvent foulé. Mais peut-on réellement te le reprocher ? Tu n’as jamais connu que cette méthode pour te préserver toi et préserver ton entourage. Pour te préserver du dit entourage, aussi. Si tu n’as jamais rien eu à reprocher à ton père – paix à son âme – ce n’est pas le cas de ta mère et tes sœurs. La superficialité de ta mère t’a toujours hérissé le poil, t’a toujours fait frémir. Ta génitrice n’a jamais apprécié ton côté plus intellectuel, jugeant amèrement que ton goût pour les mathématiques et la littérature allemande n’étaient pas ce qu’il y avait de plus important pour une jeune fille de bonne famille. D’aussi loin que tes souvenirs remontent, elle n’a jamais cessé de te forcer dans le même moule que tes sœurs aînées, dans ce moule de jeune femme belle, mais sans cervelle, sans conversation. Et tu as toujours refusé de courber l’échine. Alors tu as développé cette langue acerbe et piquante, ces mots emplis de sarcasmes et parfois de mensonges éhontés. Car oui, Wilma, tu es une vile menteuse. Tu te mens à toi-même aussi bien que tu mens aux autres. Tu ne peux pas t’en empêcher, c’est plus fort que toi. Grâce à cette mère au comportement trop frivole à ton goût, tu as rapidement compris que l’honnêteté n’’etait pas toujours la bienvenue. Triste réalité, mais réalité malgré tout. Tu manies les mots aussi bien que certains s’amusent avec l’épée. Tu piques, tu claques, tu blesses. Tu n’es pas tendre, tu ne l’as jamais été. À cause de cela, tu as creusé un fossé entre tes sœurs et toi, tu as fait fuir les potentiels prétendants que tu ne désirais pas, tu t’es attirée les foudres de ta mère. Tu es devenue celle qu’on ne désirait que sur le papier des photographies trop chères, tu es devenue celle que l’on isolait sans s’en rendre compte.

Tu as beaucoup trop longtemps été seule contre le reste du monde. Et cela ne t’a rendue que plus amère, que plus aigrie.

Alors quand tu as rejoins le camps des Noés, il y a eu cet étrange soulagement. Ce sentiment d’appartenance enfin, cette famille qui t’ouvrait les bras … Tu n’avais jamais rien ressentit de tel auparavant. Ta famille ne te désirait guère, tu étais bien trop excentrique à son goût. Il n’y avait véritablement que ton paternel pour te soutenir, mais une fois celui-ci décédé, il n’y avait plus personne. Plus personne à part Ayden. Ayden que tu repoussais constamment, Ayden qui ne baissait jamais les bras quand il était question de toi. Ayden qui t’a vue tomber, qui a amortit ta chute terrible, qui a pris soin de ton corps brisé quand tu ne le pouvais pas. Ayden qui a ramassé les morceaux de ton coeur et qui, petit à petit, les a rassemblé méticuleusement. Ayden qui, au fil du temps, est devenu ton pilier, l’unique soutien dont tu avais réellement besoin. Le monde aurait pu se liguer contre toi, tant que tu avais l’aîné à tes côtés, tu aurais soulevé des montagnes et mis le ciel à l’envers. Tu aurais continué d’avancer sans te soucier du reste, si seulement tu avais Ayden. Tu ne lui as jamais dit tout cela. Tu ne te l’es avouée que très récemment, lors de l’une de tes nuits sans sommeil dans la demeure familiale. Tu regrettes de ne pas l’avoir dit ou ne serait-ce que fait comprendre à ton ami. Tu t’en veux de l’avoir repoussé comme tu l’as fait, idiote et perdue que tu étais. Tu t’en veux d’avoir été si mesquine avec lui. Tu t’en mords les doigts aujourd’hui, maintenant que tu as quitté les rangs de la guerre. Comment le recontacter sans avoir l’air désespéré ? Comment lui parler sans être constamment inquiète que cette discussion sera peut-être la dernière ? Tu n’as jamais été douée pour ces élans sentimentals, tu as toujours préféré te cacher derrière tes mensonges.

Tu es tirée de tes pensées par la voix de Laoghaire, dont les mots sonnent tel le glas d’un condamné à mort. Tu te rends distraitement compte que tes yeux sont légèrement humides.

« Je n’ai pas le droit, affirme-t-elle en réponse à ta déclaration précédente. Tes sourcils se froncent alors. Qui ose donc l’interdire de reconstruire sa vie ? De profiter pleinement de son existence ? Elle sourit toujours, mais tu perçois quelque chose de grave derrière son air innocent et juvénile. J’en ai envie, sans aucun doute. Trouver une nouvelle place dans la société, avoir quelqu’un à mes côtés. Tout ça je le désire de toutes mes forces. Mais je n’y ai pas droit. Pas encore. Je suis une fugitive, recherchée par tout le monde. Les Noah veulent mon Innocence, si ce n’est ma vie après tout ce que j’ai fait. Et la Congrégation veut me ramener de force. Alors ça serait terriblement égoïste de ma part de mêler de nouvelles personnes à cette histoire. »

Tu as envie de rugir, Wilma. De retourner cette table qui vous sépare et de t’en prendre au monde entier. Tu n’es pas de ceux qui croient en ces interdictions et ces permissions qui dictent le comportement de chacun. Tu n’es pas de ceux qui courbent l’échine face au regard trop pesant de la société, de tes proches ou de tes ennemis. Tu prends ce que tu veux, comme tu le veux. Tant que cela ne nuit à personne, tu vis ta vie comme tu l’entends et tout ceux qui tentent de t’en dissuader peuvent aller brûler en enfer. Alors pourquoi diable Laoghaire ne pourrait-elle pas en faire de même ? L’injustice brûle en toi comme si tu venais d’être marquée au fer rouge. La colère monte en toi, tu sens ton visage qui rougit alors que tes joues se gonflent. Ton interlocutrice tape du poing sur la table, puis se confond à nouveau en excuses. Et tu sens encore la colère faire des ravages en toi. Elle a l’air si craintive, si docile … Qu’est-ce qui a bien pu la rendre ainsi ? La guerre, sans le moindre doute. Ça te met hors de toi. Elle marmonne quelque chose, que tu as du mal à saisir, mais que tu comprends.

« J’aimerais être égoïste. »

Tu ne comprends pas ce qu’elle peut ressentir en cet instant. Tu es égoïste, tu l’as toujours été. Tu prends sans te soucier de ce que les autres peuvent dire ou penser, tu penses à ton bien-être avant de songer à celui des autres. Même quand tu abritais le souvenir de la Discorde, il n’y avait que toi et ton paternel au centre de ton univers. Puis il n’y a eu que toi. Et toi et Ayden. À présent, il n’y a plus que toi. Plus tard, peut-être y aura-t-il Laoghaire et toi. Tu n’en sais rien pour l’instant, tu as encore de nombreux et gros doutes. Toutefois, tu ne peux que t’indigner pour elle en cet instant. Cette indignation explosive et furieuse qui t’empêche de penser. Tu tapes, toi aussi, du poing sur la table. Des têtes se tournent vers vous, tu les fusilles du regard pour les dissuader de se montrer plus curieux.

« Eh bien sois égoïste ! siffles-tu, furibonde. Au diable les Exorcistes, au diable les Noés ! Il n’y a plus que toi qui compte maintenant ! Tu peux vivre ta vie sans te faire attraper ! Fais profil bas, mais fais ce qu’il te chante ! Tu n’es pas obligée d’être visible pour être heureuse, crois-moi ! »

Tu sais de quoi tu parles, toi qui passes ton temps à fuir les attentions étouffantes de ta famille humaine, qui t’échappes sans cesse des discussions traitant de gloire et de réputation. Il n’y pas dicton plus vrai que pour vivre heureux, vivons caché. Tu le mets en application au quotidien, te drapant de discrétion et de mensonges.

« Si tu fais profil bas, les Noés te laisseront en paix … Ils ne se déplaceront que s’ils sont sûrs de leurs informations te concernant, lui dévoiles-tu à voix basse, En ce qui concerne les Exorcistes, je ne crains pas pouvoir t’aider. Tu dois être forte. »

La colère laisse finalement sa place à une fatigue et une lassitude, toutes deux extrêmes. Tu souffles bruyamment, alors que l’air semble se bloquer dans tes bronches. Une toux grasse t’échappe, signe que le froid de l’hiver ne t’a pas épargnée. Tu grimaces, les larmes te montent aux yeux et tu finis enfin par te calmer. Tu passes une main molle sur ton visage.

« Si jamais tu as besoin, il y a de la place chez moi. Beaucoup trop de chambres vides, de pièces inutilisées … Ma mère ne sait pas quoi en faire. dis-tu platement. Une chambre pourrait aisément être mise à ta disposition, si tu le désires un jour. »

C’est la fatigue soudaine qui te fait dire cela, tu en es persuadée.  


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Sam 11 Nov - 20:20
Même sans la voir, tu la sens bouillir en face de toi. Alors tu relèves les yeux, et tu vois toute cette colère en elle. Si tu redoutes pendant un temps que la colère soit contre toi, tu devines bien vite que c’est plutôt contre cette injustice que tu subis. Wilma n’a pas l’air d’être de ceux qui s’encombrent des règles, préférant prendre ce qu’elle veut quand elle le veut. Et tu l’admires pour ça. Tu voudrais être comme elle, ou du moins aussi forte. Tu voudrais que cette rage qui l’habite te torde les entrailles toi aussi.

Mais tu sais que c’est impossible. Tu resteras toujours la petite Gwen, cette fille bien sympa et bien docile, qui cherche à embêter le moins de monde possible. Celle qui subit en silence, un sourire sur les lèvres, s’indignant qu’une fois l’an. Alors tu te contentes de la regarder, et de l’écouter.

Elle tape du poing sur la table, et ton coeur fait un bond. Tu n’es pas surprise pourtant. C’est autre chose. Quoi ? Tu n’en as aucune idée. Ce n’est que plus tard, demain ou après-demain, lorsque tu repenseras à cette conversation que tu comprendras. Tu réaliseras alors que c’est à ce moment précis que tu es tombée amoureuse de l’Allemande. Lorsqu’elle s’est mise en colère à ta place.  
« Eh bien sois égoïste ! Au diable les Exorcistes, au diable les Noés ! Il n’y a plus que toi qui compte maintenant ! Tu peux vivre ta vie sans te faire attraper ! Fais profil bas, mais fais ce qu’il te chante ! Tu n’es pas obligée d’être visible pour être heureuse, crois-moi ! »
Tu te mords la lèvre et ne réponds rien. Les larmes s’agglutinent déjà dans ta gorge mais tu les retiens. Tu en as marre de pleurer sans cesse, encore plus en présence de Wilma. Elle a raison, tu peux vivre toute ta vie sans jamais te faire prendre. Ce sera long, et difficile, mais c’est possible. Mais avec qui ? Comment expliquer à une personne normale ce fardeau qui pèse sur tes épaules ? Comment justifier les départs précipités et la peur qui empêche de dormir ? Personne ne voudrait d’une telle vie, tu en es certaine.

Mais tout ça, tu n’y penses pas vraiment. Les idées traversent ton esprit avant d’être bien vite balayées par les mots de ta compagne. Ils sont plus importants que tout le reste pour l’instant, et ils te font l’effet d’un coup de fouet.
« Si tu fais profil bas, les Noés te laisseront en paix … Ils ne se déplaceront que s’ils sont sûrs de leurs informations te concernant. En ce qui concerne les Exorcistes, je ne crains pas pouvoir t’aider. Tu dois être forte. »
Tu voudrais lui répondre, mais tu sens que ta voix est encore trop enrouée. Tu es émue par ses mots, mais aussi par toute l’énergie qu’elle met pour te gronder. Elle semble si concernée par ta petite personne que ça te retourne les tripes – et fait battre ton cœur à tout rompre. Si des personnes se sont toujours inquiétées pour toi, jamais personne ne s’était mis dans de tels états. Alors tu dois l’écouter, et commencer par reprendre un peu de contenance – ou au moins juste assez pour pouvoir parler.

Mais lorsque tu vas pour parler, la voilà qui se met à tousser, te coupant dans ton élan. Pendant ces longues secondes, ce n’est plus toi qui est importante, mais elle. Tu as peur pour elle, encore une fois, et ne sais pas quoi faire pour lui venir en aide. Car tu te doutes bien qu’elle a les moyens de voir les meilleurs médecins de sa région, et ce n’est pas avec tes maigres moyens d’exilée que tu vas pouvoir faire quoi que ce soit.
Tout ce que tu peux faire, pour l’instant, c’est chasser du regard tous ces curieux qui – décidément – ne vous lâchent pas depuis que vous êtes rentrées. A ton tour de montrer les griffes.

Heureusement, la jeune femme retrouve bien vite une respiration normale, et tu te rassois correctement dans ton siège. Tu oublies ceux qui vous entourent, et tu te concentres de nouveau sur la conversation que vous aviez. Tu n’oublies pas pour autant à quel point ses bronches sont fragiles, et tu te promets de faire de ton mieux pour ne plus la mettre en colère de la sorte.
« Si jamais tu as besoin, il y a de la place chez moi. Beaucoup trop de chambres vides, de pièces inutilisées … Ma mère ne sait pas quoi en faire. Une chambre pourrait aisément être mise à ta disposition, si tu le désires un jour. »
Sa proposition te prend de court, et tu restes silencieuse un temps pour y penser. C’est très gentil de sa part, et tu l’en remercies. Mais tu ne veux pas t’imposer plus que de raison dans sa vie et encore moins dans celle de sa famille. Et puis, aller les voir à l’improviste, ce serait les mettre en danger. Certes, tu as le droit de vivre ta vie et d’être égoïste. Mais tu t’en voudrais s’il lui arrivait quoi que ce soit, c’est certain.

Et, en même temps, tu es soulagée à l’idée d’avoir un toit si jamais. Tu ne sais pas ce qu’il va t’arriver, maintenant que tu as décidé de mettre les voiles. Et même si tu adores être en compagnie de Nausicaa, tu ne pourras pas rester indéfiniment chez elle. Tout simplement parce que ce n’est pas ta place. Alors tu décides de mettre toute ta gêne de côté et d’accepter cette proposition.
« C’est gentil, merci. Je n’oublierai pas. J’espère malgré tout que je n’en aurai pas besoin, et que je saurai me débrouiller par moi-même. Mais au cas-où, c’est rassurant de savoir qu’une amie quelque part en Allemagne est prête à m’accueillir » Amie. Le mot t’échappe sans que tu ne puisses rien faire. Êtes vous vraiment amies ? Tu n’en as aucune idée, et préfères changer de sujet immédiatement. « Et merci aussi pour tes mots. Tu as raison, je dois réapprendre à vivre pour moi-même. Ce n’est pas bien facile, mais je vais y arriver. J’ai réussi à survivre à une Guerre après tout, ça ne devrait pas être beaucoup plus difficile ! » Tu souris de bon coeur, convaincue par tes mots, avant de reprendre « Et merci pour ton conseil vis à vis des Noés. L’Ordre Noir est un peu plus tenace, mais ils fonctionnent de la même façon. C’est toi qui as raison, encore une fois. Je peux réussir à vivre dans cette situation. Je peux réussir à être forte. »
Tu redeviens silencieuse, ne sachant pas quoi ajouter. Tu aimerais lui poser des questions sur sa famille, et sur sa Mère, mais n’oses pas. Car tu es bien placée pour savoir que les familles ne sont pas toujours aimantes et pleines de joie, et tu ne voudrais pas lui parler de quelque chose qui la mettrait mal à l’aise. Tu as déjà dit assez de bêtises pour aujourd’hui.
« Et toi ? Tu voudrais faire quoi de ta vie ? » Tu réalises que c’est on ne peut plus compliqué comme question, et décides de la reposer, en espérant que ce soit un peu plus clair. « Tu voudrais fonder une famille ? A t’entendre, on dirait que ta maison est immense ! Sans oublier tes initiales sur ton mouchoir. J’en déduis que tes parents sont fortunés. Tu vas devoir gérer cette fortune et ce que ça inclut, ou il y a quelqu’un d’autre avant toi qui le fera ? Et puis toi, au fond, tu veux quoi ? J’imagine que c’est tout aussi compliqué que mon bazar, non ? »
Ça fait beaucoup de questions, mais tant pis. Elle sait qu’elle n’est pas obligée de répondre à tout, tu le lui as dit. Enfin tu crois. Vous vous êtes dit tellement de choses que tu as déjà oublié ce que tu as pu lui raconter.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 882 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [8/3]
wwwBasile [4]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [3]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [10]
wwwCélania [4]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3]
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Re: Ghost of the past || Wilma
Lun 13 Nov - 14:06

ft. Laoghaire

ft. Wilma

「ghost of the past」
Tu es soudainement fort fatiguée, alors que ta proposition est en suspend dans l’air entre vous, que le silence s’enroule autour de vous. Tu as envie de partir, de rentrer chez toi, de t’enrouler dans une couverture et d’oublier tout ce qui se passe, tout ce qui a pu se passer. D’oublier jusqu;à ta propre existence. Tu en as soudainement marre de tout, tu en as marre du regard des gens dont Laoghaire a tenté de te protéger, tu en as marre de Noé, tu en as marre des Exorcistes. Tu en as marre de tout, sauf de cet instant avec la rouquine. La rouquine que tu trouves si jolie, dont la douceur te rend mal à l’aise, parce que tu ne sais pas comment réagir face à celle-ci. Ton coeur s’emballe un peu. Plus tard, tu te fustigeras pour cette réaction improbable, pour cette réaction qui te ressembles pas. Plus tard, tu te rendras compte que le charme de la demoiselle a finit par t’atteindre et que ton coeur s’emballe à chaque fois que tes pensées se tournent vers elle. Plus tard, tu t’en voudras terriblement d’avoir ce genre de pensées. Plus tard, tu n’en auras plus rien à faire, car Laoghaire – Gwen – est si jolie, si douce. Plus tard, tu seras prête à damner le monde pour elle. Mais pour l’instant … Pour l’instant tu es fatiguée, tu en as marre. Il n’y a que la douceur sucrée de Laoghaire qui vient te ranimer un peu, qui vient te tirer de tes tergiversations.
« C’est gentil, merci. Je n’oublierai pas. J’espère malgré tout que je n’en aurai pas besoin, et que je saurai me débrouiller par moi-même. Mais au cas-où, c’est rassurant de savoir qu’une amie quelque part en Allemagne est prête à m’accueillir. »
Tu sens tes joues qui s’empourprent pour une raison que tu préfères ne pas analyser. Très certainement parce que l’ancienne Exorciste est très certainement la première à te considérer comme une amie aussi rapidement. Très certainement parce qu’elle ne s’est pas arrêtée à ton mauvais caractère et est allée au-delà de celui-ci. Tu lui adresses l’ombre d’un sourire, étrangement satisfaite.
« Et merci aussi pour tes mots. Tu as raison, je dois réapprendre à vivre pour moi-même. Ce n’est pas bien facile, mais je vais y arriver. J’ai réussi à survivre à une Guerre après tout, ça ne devrait pas être beaucoup plus difficile ! »
Tu hoches la tête, sentant la fierté gonfler ta poitrine. Tu es bien satisfaite que tes mots aient pu venir en aide à la jeune fille.
« Et merci pour ton conseil vis à vis des Noés. L’Ordre Noir est un peu plus tenace, mais ils fonctionnent de la même façon. C’est toi qui as raison, encore une fois. Je peux réussir à vivre dans cette situation. Je peux réussir à être forte. »
Le silence se fait à nouveau. Tu n’as rien de plus à ajouter, Laoghaire a compris où tu voulais en venir et il ne servirait donc à rien de te répéter. Tu aurais aimé pouvoir briser le silence, mais tu ne sais quel sujet abordé. Il semblerait que tu aies trop discuté aujourd’hui et que ton cerveau refuse de parler d’autre chose. Tu soupires et la rouquine prend à nouveau la parole, tournant cette fois-ci la discussion vers toi.
« Et toi ? Tu voudrais faire quoi de ta vie ? Tu voudrais fonder une famille ? A t’entendre, on dirait que ta maison est immense ! Sans oublier tes initiales sur ton mouchoir. J’en déduis que tes parents sont fortunés. Tu vas devoir gérer cette fortune et ce que ça inclut, ou il y a quelqu’un d’autre avant toi qui le fera ? Et puis toi, au fond, tu veux quoi ? J’imagine que c’est tout aussi compliqué que mon bazar, non ? »
Les questions affluent, mais ne se font pas intrusives, fort heureusement. Tu te tortilles sur ta chaise, tes joues prenant une jolie couleur carmin alors que tu réponds timidement. Tu n’as pas l’habitude de parler de ta famille. Tu viens d’un milieu fortuné et protégé … Et tu es constamment en train de te plaindre. C’est ridicule. Cette fois-ci, tu tentes de faire preuve d’objectivité.
« Ma mère est persuadée que je devrais me marier … Elle n’a de cesse de me présenter des hommes qu’elle estime être de bons partis. avoues-tu, le visage plus rouge que jamais. Mon père ne se souciait pas de cela et m’encourageait à faire ce que je voulais, comme je le voulais. »
Ta gorge se serre à la mention de ton père. Mais tu ne t’interrompts que quelques courtes secondes, t’éclaircissant distraitement la gorge avant de reprendre.
« J’ai quatre sœurs aînées. Les deux premières sont mariées, donc ce sont les maris de Sigrid et Helene – mes sœurs – qui ont repris pas mal des affaires de mon père, quand il est décédé, annonces-tu comme si de rien n’était. Mais comme tu l’as remarqué, je n’ai pas grandis en ayant eu besoin de réclamer quoique ce soit d’autre. Donc j’ai quand même hérité d’une belle fortune de la part de mon père. »
Tu croises tes bras sur la table dans un soupir, levant les yeux au ciel.
« Mais je ne sais pas vraiment ce que je veux, dans le fond. Je ne sais pas, on verra bien … J’ai le temps de réfléchir, maintenant, donc je ne me presse pas. Je prends mon temps. Et toi ? »
Et tu poncutes la fin de ta phrase avec un sourire pour ton interlocutrice.


Le Vilain Petit Canard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: avatar
B. Wilma HartmannLe Vilain Petit Canard
Wilma ment en #916980

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 162 ▐ Autres Comptes : Anne E. Brandford + Mítra A. Dýo + Johanna Coste
Féminin
▐ RPG Age : 23 ans
▐ Personnalité : ► Loyale ✘ Belle parleuse ✘ Menteuse ✘ Fourbe ✘ Fière ✘ Indépendante ✘ Peu sûre d'elle ✘ Ironique ✘ Sarcastique ✘Indifférente ✘Mature ✘ Cultivée ✘ Curieuse.
▐ Parcours RP : Présentation; 50 points

www ✕ os scénario; 10 points

wwwLaoghaire Loiseau; 100 points

wwwLeopoldine Dumas; 30 points

wwwAyden Hyde & Saphira Hyde; 20 points

RPs terminés; abandonnés; 390 points

Total; 590 points

Rang E

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Ghost of the past || Wilma
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Ghost of the past || Wilma
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Confiture de pastèque (ou melon d'hiver)
» MOTARD FANTÔME "D.Ketch / nouvelle version" (Ghost Rider II)
» The Ghost Squad
» Ghost in the Shell: Stand Alone Complex
» The ghost-writer - Roman Polanski 2010

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Europe :: Autres pays-
Sauter vers: