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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Une Histoire de Monstres || William

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Une Histoire de Monstres || William
Sam 28 Jan - 14:45
Les gens te fixent, ils ne te lâchent pas du regard. Tu peux sentir leur curiosité à ton égard, comme des dizaines d’aiguilles qu’on t’enfonce dans la peau. Mais tu ne peux pas leur répondre. Tu n’as rien à dire, rien à faire. Alors tu restes là, immobile sur ton siège, te grattant le dessus de la main, les yeux perdus dans le vague. Dehors, tout est calme et serein. Tout est vide et blanc. Et ça te fait du bien, ça t’aide à ne pas perdre le contrôle.

En vérité, personne ne te fixe Alec. A la rigueur, la petite fille assise devant toi, mais tu ne peux lui en vouloir. Ce n’est qu’une enfant, la curiosité est normale à leur âge. Alors non, personne n’est intrigué par toi, jeune Bookman. Preuve que tu fais ton travail à merveille et que tu mérites ta place dans ce groupe. Mais c’est plus fort que toi, ton esprit malade arrive à te convaincre d’une telle chose. Tu ne peux pas vraiment t’en plaindre. Après tout, pour une fois ce ne sont ni des monstres ni ombres. Simplement quelques aiguilles. Et la douleur, cela fait des années maintenant que tu n’y prêtes plus aucune attention.

C’est pourquoi ta main est en sang maintenant, alors que tu continues de la gratter, sans même t’en rendre compte. Ton regard est toujours perdu dans le vide, alors que ton esprit lui est en pleine effervescence, à des kilomètres de là. Tu réfléchis à cette histoire que tu as entendue, et qui explique ta présence dans ce train, au milieu de tous ces inconnus.

L’histoire d’une bête, qui aurait décimé plusieurs villages. L’histoire d’un homme, qui aurait invoqué cette bête et serait responsable de tout ce drame. Comme s’il voulait se venger. Ce ne sont sûrement que des dires de bonnes femmes, des rumeurs qui s’amplifient un peu plus à chaque fois qu’elles sont racontées. Mais malgré tout, tu veux savoir ce qu’il y avait à la base. Car c’est ton rôle de Bookman. Tu es la mémoire du Monde, Alec.

Une voix se fait de plus en plus présente et te tire de tes pensées. Fatigué et las, tu observes l’homme devant toi. Tu ne l’écoutes toujours pas, préférant noter chacun des détails de son anatomie dans ta mémoire. Il n’est pas bien beau, n’est pas bien grand. Ses habits ne sont pas récents, sans être abîmés pour autant. Ce n’est personne, juste un visage de plus que tu croiseras aujourd’hui.

Pourtant, il continue de te parler. Et surtout, il continue de frapper de son index sur sa ceinture. Ce n’est qu’un détail, mais il t’obsède et te tape sur les nerfs. Comme si tu pouvais entendre le bruit que cela fait, directement dans ton esprit. Écoute le, Alec. Réponds lui. Ne nous attire pas d’ennuis. Tu inspires profondément et fermes les yeux, pour enlever cette image de ta tête. Pour refréner cette angoisse qui monte déjà en toi. Puis tu les rouvres et écoutes enfin ce qu’il a à te dire.
« Monsieur, si vous n’avez pas de ticket, je vais devoir appeler les autorités. Je vous le demande une dernière fois : présentez moi votre titre de transport. »
Toujours aussi lent, toujours aussi silencieux, tu commences à fouiller dans ta poche à la recherche du précieux sésame. Lorsque tu le trouves enfin, tu le lui tends de ta main ensanglantée, créant une réaction chez le contrôleur. Ce n’est qu’à ce moment-là que tu remarques enfin ta blessure, Alec.
« Bah alors, qu’est-ce qui vous est arrivé ?
Rien »
Tu voudrais lui répondre une dizaine de choses, lui dire que c’est à cause de toutes ces personnes qui t’observent, de tous ces connards qui ne veulent pas te foutre la paix. Tu voudrais lui dire que lui aussi, il commence à te saouler et qu’il ferait mieux de te laisser tranquille. Tu voudrais lui dire que c’est à cause des cafards qui courent entre tes pieds et des mouches qui sortent de ses yeux vides.
Mais tu ne dis rien. Tu sais, à force, que ça ne mène à rien. Et puis, tu te fous bien de son avis ou de te confier à quelqu’un. Les hommes comme toi ne se confient à personne, puisqu’ils ne se lient pas.


Arrivé en gare, tu regardes autour de toi. Tout est différent et tu as bien du mal à te sentir à ton aise. Tu n’es pas chez toi, Alec, et ça te pèse. Enfin, ce n’est pas comme si tu avais un chez-toi vraiment.
Ta seule demeure est ton esprit, Judas. Que tu le veuilles ou non.
Ta gueule.
Las, tu reprends ta route, une cigarette à la main. Elle te brûle la gorge et t’encrasse les poumons et ça te fait du bien. Ça t’aide à calmer ta peur et tes hallucinations. Bien sûr, tu continues de marcher en évitant les lignes, en évitant les gens et en fixant le sol. Mais malgré tout, tu te sens un peu mieux. Tu te sens un peu plus normal.

Il ne te faut pas bien longtemps avant de trouver ce que tu cherches. Une taverne. C’est un enfer pour toi, mais malheureusement tu n’as pas d’autre choix que d’entrer là-dedans, si tu veux connaître ce qu’il s’est passé ici. Si tu veux trouver l’homme qui a vu la Bête. D’après les marchands, un homme ici pourrait savoir. Alors tu dois y aller, Alec. Inspirant un grand coup, tu ouvres la porte et entres dans le bâtiment.

Il ne suffit que d’une poignée de secondes pour te sentir mal à l’aise et vouloir sortir. Mais maintenant que tu es ici, tu ne peux plus reculer. Tu as fait le plus dur. T’avançant parmi les chaises et les visages qui se retournent sur ton passage, tu cherches des yeux l’inconnu qu’on t’a décrit. Un sourire étrange étire tes traits lorsque tu crois l’apercevoir, avant de disparaître tout aussi rapidement.
« C’est vous l’homme qui aurait vu la bête ? »
A quoi bon être subtil.


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Re: Une Histoire de Monstres || William
Lun 30 Jan - 20:12
Les pubs écossais. On y chante, souvent, complètement ivre, souvent, on s'y raconte le dur labeur d'aujourd'hui et les fables d'autrefois, on y écoute des ballades qui semblent être une déclaration venant de la terre elle-même, où les forêts dansent et les falaises s'aiment, où le ruisseau cavale sous ce si timide soleil. C'est bien souvent un endroit magique à l'image de ce pays et de ceux qui y vivent, des gaillards puissants ou rusés, des minettes passionnées et charmantes. On trinque et on boit, on gueule et on boit, on danse rarement à moins que la castagne ne soit un genre de danse. En tout cas, c'est rare de s'y sentir seul. Et pourtant.

À une table des lascars jouent aux cartes en fumant clopes sur clopes, tous au whisky sec, enfin pas aussi sec qu'eux, beuglant sur les faits de jeux et envahissant l'espace de leurs rires gras et un peu forcés. De l'autre côté un poète récite un texte épique à quelques jeunes filles aux cheveux bouclés et aux yeux larmoyants, un classique. Ça joue même au bras de fer dans un coin et au billard dans un autre pendant que le patron astique ses verres en fumant son cigare, reluquant au passage le culs des gonzesses qui passent devant son bar. Bar où on joue aux dés, où des bouteilles s'entassent et où les cendriers débordent. Et au milieu de tout se vacarme se tient un animal, un mec étrange aux cheveux rappelant le poil du loup. Son visage est maigre et ses traits sont fatigués, son regard ne brille pas vraiment même à la lueur des quelques bougies qui éclairent le comptoir et ses fringues lui donnent l'allure d'un consanguin de troisième génération qu'aurait jamais quitté les marais s'il avait pas dû marier sa cousine, parce que faut comprendre, lui c'est c'soeur qu'il voulait.

Enfin bref, le type fait de la peine et même la peuplade présente ce soir là n'ose pas trop l'approcher. On ne le juge pas mais on chuchote son histoire en évitant son regard, on dit qu'il porte malheur parce qu'il a vu le diable et qu'il en est pas mort et que si le patron le laisse picoler ici c'est parce qu'il connaissait bien son père et que c'était un brave homme. Mais bon, tout brave homme qu'il a pu être le patriarche, ça n'empêche pas son rejeton de siphonner sa gnôle tout seul comme un puant sans quitter le fond de son verre des yeux. Depuis le drame c'était presque une bouteille par soir, c'est dire si le tiot gars il devait pas trop avoir les idées claires en ce moment. Et le problème de la boisson c'est qu'elle donne de plus en plus soif, elle vous offre la tranquillité de l'esprit pour quelques heures mais la réalité revient avec ses grands sabots pour vous frapper en pleine gueule alors on la repousse encore, avec d'autres verres, encore. Et c'est rare de s'en sortir quand c'est comme ça, surtout quand vous n'évoquez que la mort chez les autres autour de vous, que personne vous approche et qu'y a pas eu une fille dans votre lit depuis un bail.

Au final, l'alcool, c'est la seule chaleur qu'il ressentait aujourd'hui le p'tit Will, la caresse du whisky sur le palet et l'ébat bouillant qu'il provoquait dans son gosier, c'est tout ce qui l'empêchait de sombrer encore plus. Et ce soir ne changeait pas des autres soirs car il était encore une fois tout seul et à moitié raide, avec comme seuls compagnons son paquet de cigarettes et la bouteille de whisky presque vide qui lui renvoie le reflet d'un animal battu qui peine à montrer encore les crocs. C'est pas avec cette gueule qu'il trouvera un copain ou une poulette le p'tit Will, c'est pas avec cette gueule qu'il se retrouvera lui-même. Et pourtant, contre toute attente et l'effrayant presque, quelqu'un vint l'aborder pour lui demander s'il était bien l'homme qui avait vu la bête. William explosa de rire, glaçant l'atmosphère de la taverne.

 « T'as encore plus une sale gueule que moi toi. » lança-t-il en tapant du poing sur le bar avant de demander un autre verre vide au patron.  « Ouais, c'est moi qui ai vu la bête comme tu dis. Prends un verre mon gars, parce que si tu viens pour avoir des informations sur cette horreur ça veut dire que dans ta vie c'est pas la joie non plus. » lui dit-il en lui versant un scotch, s'en rajoutant une lichette au passage, avant de lui faire glisser son verre et de prendre une lampée dans le sien. 
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Re: Une Histoire de Monstres || William
Mar 7 Fév - 13:25
L’inconnu explose de rire, alors que tu restes impassible. Il t’a surpris pourtant, et n’importe qui d’autre aurait reculé d’un pas, ne serait-ce que par précaution. Mais pas toi. Cela fait longtemps que tu ne réagis plus aux autres êtres humains. Longtemps que tu t’es suffisamment détaché d’eux pour n’être plus qu’une ombre, sans passé ou avenir. Mais peu importe.
« T'as encore plus une sale gueule que moi toi.
Charmant. J’m’en fous royalement de ce que tu penses de ma gueule. A quoi bon avoir l’avis d’un mec jamais sorti de sa campagne ? Comme si ça allait m’apporter quelque chose. C’est pathétique. »
Reste concentré, Alec. Et écoutes ce qu’il a à te dire. Écoutes son histoire et retiens chacun des détails, au lieu de t’emporter en silence. De vous deux pour l’instant, c’est bien toi le plus pathétique.
« Ouais, c'est moi qui ai vu la bête comme tu dis. Prends un verre mon gars, parce que si tu viens pour avoir des informations sur cette horreur ça veut dire que dans ta vie c'est pas la joie non plus. »
Tu grinces des dents mais ne réponds pas tout de suite, gardant ton calme. Tu n’as pas d’égo, pas d’orgueil qui pourrait être blessé. Pour autant, tu n’apprécies pas qu’il se permette de juger ta vie ainsi. Il n’est personne. Qu’un visage parmi d’autres, qui ne laissera sûrement aucune trace après ton passage ici-bas. Toi non plus, c’est vrai. Mais parce que tu en as fait le choix.

Après quelques secondes de silence, tu réponds à son invitation et t’assois face à l’inconnu. Tu n’as toujours pas parlé et l’envisages sérieusement, ne voulant pas le faire fuir. Oh, tu t’en moques bien de créer des liens – ils sont inutiles et puériles – mais tu as besoin de savoir ce qu’il a vu. Perplexe, tu repousse lentement le verre qu’il te propose, essayant d’être le moins le moins offensant possible, avant d’adresser un geste au serveur pour avoir quelque chose d’autre.
« Je ne bois pas, merci. » Ça ralentit les esprits et tu as besoin de garder tes moyens. « Et on se moque bien de ma vie je crois. C’est ton heure de gloire, non ? » Tu hausses les épaules, faignant l’amusement « Alors, c’était quoi cette horreur ? J’ai entendu tout un tas d’histoires. Certains te qualifient même de monstre toi-même. » A tel point que tes illusions lui ont donné un aspect étrange, mi-homme mi-bête.
En même temps que tu lui parles, tu cherches dans les poches de ton grand manteau et en sors une nouvelle cigarette, que tu allumes. Tu ne demandes pas si ça dérange, t’en foutant pas mal en fin de compte. Mais malgré tout, tu fais attention à ne pas lui souffler la fumée au visage. Comme une forme de politesse.
« Au fait, c’est quoi ton nom ? » Il n’apparaîtra pas dans les rapports mais peut toujours être utile. On ne sait jamais. « Moi c’est Alec. » Tu pourras toujours changer de couverture si les choses se corsent. Tu attrapes le verre d’eau qu’on t’a ramené et le soulève « Santé. »


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Re: Une Histoire de Monstres || William
Mar 7 Fév - 16:51
Il est chelou ce type. William se fout de sa tête de cadavre et il répond pas. Enfin, il se force à pas répondre plutôt. Sa bouche reste fermée, ses traits restent neutres et pourtant l'écossais se doute bien qu'il est en train de l'insulter dans sa tête. Certains ont bien sûr juste du sang froid et savent garder leur calme, mais lui, avec sa gueule d'ivrogne bagarreur défoncée à l'opium, il gardait le silence pour autre chose. Alors William plissa les yeux en le jugeant totalement suspect, normal, puis il se souvint malgré la presque dizaine de verres qu'il s'était enfilé que le mec venait par rapport à la bête et que donc, forcément, il devait pas être commun non plus. La preuve, il refuse un verre ! À un écossais ! C'est comme lui foutre son hostie dans le cul d'un prêtre, terriblement vexant, et en plus ça fait louche. Y'a un auteur français qui le dit d'ailleurs, mais là l'orphelin se souvenait plus vraiment de son nom, ça faisait un truc du genre « Un homme qui boit pas a un secret à cacher à ses semblables. », en gros.

Mais tant pis, façon William commençait à plus avoir un rond alors c'était pas vraiment le moment de rincer des inconnus, surtout s'il y avait aucune chance que ça se finisse dans le plumard. Enfin, l'écossais se contenta d'avaler son verre et d'en commander un autre, encore, et ce jusqu'à ce que sa trogne cogne contre le comptoir humide. Puis le type se mit à parler, il dégaina même une cigarette le bougre, la preuve qu'il était humain, au final.

Vu la gueule de ses questions, on aurait dit qu'il était journaliste ou un truc du genre, il avait déjà remarqué ça chez eux. Ils posent des questions et s'effacent, ils ne sont que des témoins, des rapporteurs, des médias, qui se contentent de transmettre sans qu'on se souvienne vraiment d'eux, au final. William l'imita en s'allumant lui aussi une clope, avant de répondre simplement en fixant le fond de son verre.

 « Quand on regarde trop longtemps dans l'abîme, l'abîme finit par regarder en nous. »

Ça aussi c'était un grand type qui l'avait dit, mais qui, à cette heure-ci impossible de se souvenir. Puis c'était pas si important d'ailleurs, les fulgurances de l'esprit sont autonomes, absolues, universelles, d'où qu'elles viennent, donc elles appartiennent à personne.

 « Des gars m'ont expliqué vaguement ce que c'était, pour être franc j'ai pas trop suivi, avant de me proposer de rejoindre leur cause ou je sais pas quoi. Ce machin a tué des centaines de personnes, rasé des villages et le meilleur c'est que c'est qu'un monstre parmi d'autres, qu'il en existe beaucoup plus, partout, et même des beaucoup plus forts. Et ils voulaient que je vienne avec eux, ahah, sont timbrés ces types. »

Qu'est ce qu'il irait foutre à combattre des trucs qu'il pouvait même pas détruire parce qu'il n'était pas un élu de Dieu. Rien à foutre de lui d'ailleurs, William n'avait plus personne aujourd'hui à part la gnôle et si ce gars était si puissant alors ça voulait dire qu'il avait quelque chose à voir là-dedans et que donc la souffrance qu'il ressentait était de son fait. Et s'il ne l'était pas alors ça voulait dire que le Diable était bien plus fort que lui pour que ses engeances pullulent ainsi. Du coup, s'il fallait courber l'échine, c'était plutôt devant le Diable.

L'écossais souffla la fumée en l'air qui resta là à stagner quelques instants tandis qu'il prit une nouvelle lampée, ses joues commençant à rougir à cause de l'alcool.

 « William. Je pensais que tu le savais déjà, vu que tout le monde ici pensait que j'étais ce monstre là. Y'en a même qui le pensent encore, t'as qu'à voir. »

Ses yeux vert-jaune scrutèrent ce Alec avec une froideur presque palpable, tandis que ses lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier. En un instant, c'était comme si le garçon avait changé de tête.

 « Faut dire que l'histoire fait peur, pis ma dégaine aussi. Mais au moins on me fait pas chier quand je veux picoler. »
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Re: Une Histoire de Monstres || William
Lun 20 Fév - 16:40
L’homme reste silencieux quelques instants, avant de s’allumer une cigarette à son tour. C’est un détail anodin que tu retiens tout de même. Il n’est absolument pas important, mais tu peux arrêter de faire attention à ta façon de fumer. Tu ne comptes pas pour autant de montrer rude, bien sûr. Mais c’est une pression en moins, et avec toutes tes angoisses et tes tocs, tu ne peux te permettre de cracher sur une telle occasion.
« Quand on regarde trop longtemps dans l'abîme, l'abîme finit par regarder en nous. »
Nietzsche. Un mec un peu étrange qui pensait un peu trop, sur tout un tas de sujets. Tu n’as jamais compris ce qu’il cherchait à dire ou prouver et malgré les leçons de ton Maître et les engueulades qui suivaient, tu n’as jamais appris quoi que ce soit sur cette homme. Tu n’es même jamais allé au bout d’un seul de ces livres. C’est pourquoi tu te demandes comment l’Ecossais peut connaître cette citation. Comment a-t-il réussi à lire un seul ouvrage du philosophe allemand, alors que même toi tu en as été incapable ? Pêché d’orgueil ? Sûrement. Tu n’as pas le temps de te poser plus de questions, car l’Homme enchaîne et raconte enfin ce qu’il a vu.
« Des gars m'ont expliqué vaguement ce que c'était, pour être franc j'ai pas trop suivi, avant de me proposer de rejoindre leur cause ou je sais pas quoi. Ce machin a tué des centaines de personnes, rasé des villages et le meilleur c'est que c'est qu'un monstre parmi d'autres, qu'il en existe beaucoup plus, partout, et même des beaucoup plus forts. Et ils voulaient que je vienne avec eux, ahah, sont timbrés ces types. »
Toujours silencieux, tu l’écoutes et cherches à comprendre. Car en vérité, sa phrase ne veut rien dire. tu ne lui en veux pas pour autant. Comment décrire ce qu’on ne connait pas ? Peu de monde sont capables de savoir ce qu’il s’est vraiment passé, ce qu’était vraiment cette créature. Et tu es presque l’une d’entre elle. Tu n’as pas encore de nom exact, mais tu possèdes des tas d’histoires semblables, gravées dans ta Mémoire. Il est question de monstres, de mort et de chagrin. De personnes aussi, qui ont su combattre les machines.

C’est pourquoi tu crois l'Inconnu, et que tu crois en son innocence. Tu sais qu’il y a autre chose, enfoui sous des centaines de secrets et des milliers de mensonges. Mais un jour, tu finiras par trouver. Ça aussi, tu le sais.
« William. Je pensais que tu le savais déjà, vu que tout le monde ici pensait que j'étais ce monstre là. Y'en a même qui le pensent encore, t'as qu'à voir. » Il te sourit de façon étrange, presque tordu, avant de reprendre  « Faut dire que l'histoire fait peur, pis ma dégaine aussi. Mais au moins on me fait pas chier quand je veux picoler. »
Surpris par la fin de sa phrase, tu ris franchement, pendant quelques secondes. Non pas pour te moquer ou le rabaisser. Simplement car tu ne t’attendais pas à un raisonnement si simple, et pourtant très juste. D’un geste rapide, tu écrases ta cigarette sur ta semelle, avant de la poser sur la table, puis ramènes tes mains contre toi. Sous la table, à l’abris des regards, tu commences à tordre tes doigts dans tous les sens. Il n’y a aucune raison à cela, et pourtant tu le fais. Comme pour beaucoup de choses dans ton quotidien.
« J’trouve pas que t’aies une dégaine de monstre. Mais bon, c’est peut-être le but aussi, non ? Bon nombre de tueurs ont un visage humain et souriant. S’ils faisaient peur, on n’irait jamais vers eux. » Du bout de la main, tu balais l’air, puis recommences à parler. « Ces hommes, ils ne t’ont pas dit qui il étaient ? Ils n’avaient pas un signe distinctif ? » Ton Mentor t’avait parlé d’un uniforme « Et d’ailleurs ton monstre, il avait visage humain ? Ou c’était une vraie bête. Ou les deux, peut être » Tu parles comme tu penses, les yeux perdus dans le vague. « D’ailleurs, tu le connaissais peut-être, comme il a rasé ton village. ‘fin, c’est ce qu’on m’a dit. »
C’est pour cela que les accusations tombent toutes sur lui. William était le seul survivant du massacre de son village. Ou quelque chose comme ça. Les histoires étaient différentes et un peu trop romancées à ton goût. Mais si elles étaient vrai, alors il connaissait forcément le tueur. Enfin, le Monstre. Si ça se trouve, c’était même un membre de sa famille. Ça doit le rendre triste. C’est l’un des avantages à ta condition. Tu n’es jamais déçu par un tiers.
« J’pose plein de question. C’est pas facile, je sais. Mais je dois savoir, c’est important. » Il ne te croira pas si tu dis ça, pensera simplement que tu es un mec un peu plus curieux que les autres. Alors tu dois mentir. « J’ai besoin d’informations pour sauver d’autres vies, empêcher d’autres monstres d’agir » Tu le pointes du doigt, avant de commander une nouvelle boisson – pour lui cette fois-ci « Et toi, tu comptes faire quoi pour vaincre les Bêtes ? Tu veux les rejoindre ? »


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