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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. KHRYSALIS ACADEMY
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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 » L'holtasoley des Alpes

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» L'holtasoley des Alpes
Dim 2 Juil - 23:26
Oreste attend, comme les autres villageois ; le maire va enfin prendre la parole au sujet des derniers événements. Depuis déjà un peu plus d'une semaine, Chamonix fait face à un épisode de crise sans précédent. Des personnes sont mortes de cause parfaitement inconnue. Ou, d'après le docteur, à un empoisonnement d'origine inconnue. Enfin, entre autres. Disons que les rumeurs vont bon train. A tel point qu'il a fallu prendre des mesures presque draconiennes ; les stocks de nourriture sont interdits jusqu'à nouvel ordre, l'eau doit faire l'objet d'un soin particulier et ne pas être gaspillée, les bêtes de pâturages sont obligées de rester aux étables, etc.

Autant dire que le père d'Oreste fulmine de devoir ainsi traiter ses bêtes. En soit, ce n'est pas impossible pour eux de laisser les vaches à l'étable, mais les réserves de foin diminuent à vue d'oeil. Ainsi, les villageois sont réunis pour écouter les mots du maire, espérant, ou craignant, les décisions qui ont été prises. Les plus vieux ont peur de devoir abandonner le village dans lequel ils sont nés, dans celui qu'ils ont bâti petit à petit. Les autres, comme les parents d'Oreste, sont plus fâchés qu'inquiets. Les plus jeunes, comme Oreste, sont mitigés. Et les enfants ne comprennent pas la gravité de la situation.

Oreste, lui, est particulièrement inquiet. Depuis les récents événements, il n'a pas vraiment eu l'autorisation d'aller en montagne et, par conséquent, il n'a pas vu Voltaire depuis plusieurs jours. Le faucon étant particulièrement peu enclin à descendre jusqu'au village, c'est toujours Oreste qui va jusqu'à lui. Et, de manière générale, personne ne semble réellement se soucier des bêtes dans les montagnes ; sont-elles victimes, elles aussi, de pertes similaires ? Est-ce un mal qui peut être vaincu ? Oreste ferme un instant les yeux, parcouru par une sueur froide, tremblant à l'idée que Voltaire soit mort empoisonné, lui aussi.

Lorsque le maire pointe le bout de son nez rougi, c'est une mine se voulant rassurante qu'il présente à l'assemblée. Il se hisse sur une caisse de bois pour être vu et bien entendu, puis prend la parole.

« Mes amis, aujourd'hui, je vous apporte de bonnes nouvelles ! » Il attend que les manifestations de soulagement se calment puis reprend. « J'ai pris contact, il y a quelques jours, avec un institut menant des recherches scientifiques. Ils ont accepté de nous venir en aide. » Il agite un petit morceau de papier. « J'ai reçu un télégramme m'annonçant de leur arrivée d'ici quelques heures ! »

Les villageois ne cachent pas leur soulagement et les discussions se lancent de partout. Oreste n'est pas apaisé pour autant. Inquiet, il tourne la tête vers la montagne, priant silencieusement pour que son fidèle ami soit sauf.

Quelques heures plus tard, nombreux sont ceux qui viennent accueillir le fameux institut. Cela dit, on déchante bien vite lorsqu'on voit une enfant dans le groupe. Une petite fille d'environ 12 ans peut-être, avec des yeux brillants d'intelligence et des cheveux d'un blond plus clair encore que celui d'Oreste. Lui n'est pas présent à cet instant, étant assis plus loin, le regard vrillé vers les montagnes, le ciel ; aucun oiseau n'y vole.

« ORESTE ! »

Il sursaute, clignant des yeux en fixant son père le toiser, poings sur ses hanches.

« Tu m'as fait peur ! »
« Ca fait 3 fois que je t'appelle ! »
« Je… désolé. »
« Secoue-toi un peu, va aider les p'tits gars de l'institut à rejoindre l'auberge ! »

Oreste hoche la tête et, en quelques enjambées, il rejoint les dites personnes. Il s'arrête un moment pour détailler leurs tenues ; de longs manteaux beiges ou bruns et de drôles de… valises ? Le blond ne s'y attarde pas très longtemps, son regard étant attiré par une forme plus petite portant un manteau noir ceinturé et emmitouflé. Oreste cligne des yeux, surpris ; elle n'est pas du village, donc c'est qu'elle est avec eux, non ? Il ne s'agissait pas de scientifiques d'un institut ? Peut-être la fille de l'un d'entre eux… ? Il secoue la tête avant d'inviter le groupe à le suivre après l'avoir salué.

Oreste reste dehors pendant qu'ils s'installent et, lorsqu'il les voit ressortir, il ne peut que remarquer la présence de la petite fille. Est-ce une bonne idée de la mêler à tout ça ? Alors que les adultes suivent le maire, Oreste se tient un peu en retrait, observant l'enfant avant de s'en approcher.

« Tu es sûre de vouloir les suivre, petite ? »

Il lui parle poliment, gentiment ; ce n'est pas parce qu'elle est une enfant qu'elle ne peut pas comprendre. Et ce n'est pas non plus un bébé. Si bien qu'Oreste ne veut pas lui interdire quoi que ce soit. Juste la mettre en garde.

« Ce n'est pas très beau à voir, tu sais ? Ça pourrait t'effrayer... »
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Re: » L'holtasoley des Alpes
Lun 3 Juil - 20:50
Perdue dans tes pensées, tu regardes le paysage défiler sous tes yeux. C’est la première fois depuis longtemps tu quittes la Congrégation pour une mission, Æsa. Ainsi que la première fois que tu mets les pieds en France. Et même si cela implique des choses bien tristes, tu ne peux t’empêcher de te réjouir.

C’est que tu étouffes un peu à l’intérieur de ce grand bâtiment. Oh, tu ne manques pas d’espace bien entendu. Et même si tu as déjà mené plusieurs expéditions durant ton temps libre, tu es certaine que tu n’as pas pu voir toutes les pièces de la Congrégation. Mais … A chaque fois, quel que soit l’endroit où tu te trouves, il y a toujours quatre murs qui t’entourent. Rien de comparable à une forêt donc, ou à une montagne – comme l’endroit où vous vous rendez aujourd’hui.

Revenant peu à peu à la réalité, tu essaies de te souvenir pourquoi vous avez fait tout ce voyage, jusque le massif des Alpes. On ne t’a pas tout raconté – comme à chaque fois – mais tu te rappelles qu’il est question d’étranges empoisonnements. Une mission qui pourrait être liée à un akuma, c’est pourquoi c’est à vous de vous déplacer, et non pas à de simples médecins. Et comme cette affaire n’a pas l’air bien dangereuse, on a décidé de t’inclure au groupe. Il faut que tu acquières le plus d’expérience de terrain possible, pour être prête face à n’importe quelle situation.
« Ne reste pas collée comme ça la vitre, on ne pourra plus t’en séparer après »
Tu sursautes et regardes l’homme en face de toi, qui te sourit d’un air amusé. Un peu gênée, tu te décolles en effet de la vitre du train et te mets bien droite dans ton siège. L’adulte ne t’es pas inconnu, puisque c’est Henry, l’un des médecins avec qui tu travailles souvent. A vous deux, vous constituez l’équipe médicale du groupe. Les autres membres étant scientifiques ou traqueurs.
« T’as pas l’air dans ton assiette p’tite tête, qu’est-ce qu’il se passe ? » Tu rougis et lui souris avec autant d’entrain que possible « Oh ce n’est rien, rien du tout. Je suis un peu fatiguée par la route je pense. »
En vérité, tu ne peux pas t’empêcher de te souvenir de ta dernière mission de terrain, avec Rusty. Ce qui ne devait être que de simples soins, qu’une simple expédition sans danger, s’est bien vite transformé en cauchemar, laissant l’Irlandais et toi comme seuls survivants. Alors, même si tu sais que tout ça n’a rien à voir, tu t’inquiètes malgré tout. Tu as peur pour ceux qui t’accompagnent, et ta propre vie accessoirement. Tout comme tu as peur pour les villageois qui vous attendent.
« Fais pas cette tête, on va les soigner, tu verras.
Oui. »



Vous voilà enfin arrivée à destination et tu dois bien admettre que tu es contente que ça soit enfin finie. Entre le train et la voiture, tout cela t’a paru interminable. Mais tu n’as pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, car on vous attend. D’un geste un peu maladroit à cause de ton manteau, tu remontes ta besace avant d’attraper ton sac de voyage. Ça fait longtemps que tu n’as plus marché dans la neige en étant aussi chargée et tu manques de tomber une ou deux fois. Mais tu retrouves bien vite tes habitudes – on n’oublie pas ces petits trucs de Vikings aussi facilement – et arrives à garder l’allure du groupe.

Vous avancez parmi les habitants et tu ne peux t’empêcher d’avoir la boule aux ventres. Ce ne sont pas eux qui te font peur, oh non loin de là même. Ils sont tous l’air très gentils. Mais tu peux voir dans leurs regards qu’ils ont confiance en vous, que vous êtes leur dernier espoir. Et tu es peur de les décevoir, de ne pas trouver ce qui les tue. Tu n’es qu’une apprentie après tout. Non, il ne faut pas que tu partes pessimiste comme ça. Henry a dit que vous pourriez les sauver et c’est le cas. Alors du courage, Æsa.

Vous vous installez en vitesse, posant vos sacs et attrapant ce que vous sera utile, avant de ressortir. Le contraste entre la chaleur de l’auberge et le froid saisissant de l’extérieur te fait tousser, mais tu ne fléchis pas. Ça serait un peu bête, alors que tu es si proche du but.
« Tu es sûre de vouloir les suivre, petite ? » La voix te fait sursauter et tu te retournes en direction du jeune homme « Ce n'est pas très beau à voir, tu sais ? Ça pourrait t'effrayer... » Tout doucement, tu lui souris. Il a raison après tout, ça ne sera pas agréable à voir et tu n’es qu’une enfant. Comment lui dire que tu as vu bien pire sans l’inquiéter ou trop en dire ? C’est impossible. « Je vous crois sur parole, mais je dois aller avec eux. Sinon, je ne pourrai pas apprendre à soigner cette maladie. Et puis … Si je n’arrive pas à voir les malades, je ferai une piètre infirmière, vous ne pensez pas ? » Tu ris pour toi-même, de ton petit rire-clochettes, avant de reprendre « C’est gentil de vous inquiéter en tout cas, Monsieur. Ce n’est pas souvent que les adultes s’occupent de ce qui pourraient m’effrayer. »
Ce n’est pas souvent qu’on s’inquiète de ce que tu pourrais penser, tout simplement. On te donne des ordres ou des directives, pour que tu apprennes comme il se doit le rôle qu’on veut pour toi. Mais jamais on ne te demande si tout va bien ou si tu te sens capable de le faire. Les seuls qui veulent savoir, ce sont tes patients – souvent inquiets à l’idée d’être soignés par une enfant – et les gentils inconnus dans les montagnes.






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Re: » L'holtasoley des Alpes
Lun 3 Juil - 22:10
Oreste s'attendait presque à ce que la petite fasse une crise ; mais il n'en fut rien. Bien au contraire, c'est avec un sourire poli et adorable qu'elle lui répond.


« Je vous crois sur parole, mais je dois aller avec eux. Sinon, je ne pourrai pas apprendre à soigner cette maladie. Et puis … Si je n’arrive pas à voir les malades, je ferai une piètre infirmière, vous ne pensez pas ? »

Oreste cligne des yeux, surpris ; une infirmière, à son âge ? Voilà qui est curieux. Est-ce bien raisonnable d'infliger un tel spectacle à une enfant de son âge ? Oreste n'en est pas convaincu mais la petite semble étrangement optimiste.

« C’est gentil de vous inquiéter en tout cas, Monsieur. Ce n’est pas souvent que les adultes s’occupent de ce qui pourraient m’effrayer. »
« Euh… de rien, j'imagine ? »

De pire en pire. On l'embarque sans lui demander son avis par dessus le marché ? Qu'est-ce que c'est que cet institut ? Un soupir franchit les lèvres du blond. Il finit par emboîter le pas à la petite, rejoignant le reste du groupe devant le bâtiment servant, provisoirement de morgue. La saison hivernale commençant à peine, le médecin du village à pu faire conserver un ou deux corps à l'aide de la glace. En règle générale, les morts sont vite enterrés, ici. Comme partout, très certainement. Histoire d'éviter les épidémies.

Soucieux pour la petite, Oreste la garde à l'oeil, prêt à lui venir en aide de n'importe quelle façon que ce soit. Bien qu'il soit toujours opposé à l'idée qu'elle s'aventure près des corps. Elle a à peine 12 ans, à première vue. Pourquoi lui infliger ça ? Il doute que les infirmières soient passées par là à cet âge. Oreste secoue la tête ; sa nervosité ne fait que s'aggraver. Les adultes discutent et, par respect, il se tait. Mais lorsque les explications se terminent, ils s'avancent tous vers la porte avant d'entrer dans la pièce. La petite également.

Oreste n'étant pas autorisé à entrer, il reste dehors, patientant dans le froid. Son regard se vrille vers les montagnes avec, toujours, l'espoir d'apercevoir le vol gracieux de Voltaire. Mais rien. Absolument rien. Il faut absolument que la situation s'améliore ; il ne tiendra pas un jour de plus ici. Il doit savoir si Voltaire va bien. Ça occupe toutes ses pensées. A tel point qu'il ne remarque même pas que quelques personnes de l'institut sont sorties. Combien de temps sont-ils restés là-dedans ?

Il aperçoit alors la petite et, après un petit moment d'hésitation, il la rejoint, s'accroupissant pour se mettre à sa hauteur.

« Tout va bien ? Tu n'as pas eu trop peur ? » Il touche le bout de son nez avec son index avant d'afficher un petit sourire attendri. « Je te trouve très courageuse, petite infirmière. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas. » Il lui tend finalement la main, comme un adulte le ferait à un autre pour se présenter. « Moi c'est Oreste. »

Après les présentations, Oreste se redresse, observant les adultes discuter avec le maire. Il n'entend pas ce qu'ils se disent ; le maire explique sûrement ce qu'il sait. Le blond reporte finalement son attention sur la petite infirmière.

« Attends moi là. »

Oreste s'ecclipse donc pour mieux revenir quelques minutes plus tard, un petit sachet entre les mains qu'il donne à l'enfant.

« Tiens, mais ne le dis pas aux autres. C'est un petit pain au chocolat de la boulangerie Vaillant. La meilleure de toutes les boulangeries. Ça te donnera des forces pour ton travail. »
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Re: » L'holtasoley des Alpes
Dim 30 Juil - 18:19
L’inconnu semble désorienté et cela t’amuse gentiment. Il a la même réaction que la plupart des adultes lorsqu’ils te voient pour la première fois. Tu ne leur en veux pas – en même temps, qui leur en voudrait ? – et ne le prends pas mal, à force. D’ailleurs, peut être que lorsque tu seras une adulte à ton tour, tu t’étonneras et t’offusqueras de trouver des enfants à l’Infirmerie.
« Euh… de rien, j'imagine ? »
Ton sourire s’agrandit un peu plus, avant que tu ne retrouves ta moue habituelle. C’est que tu penses déjà à autre chose. Il faut que tu le quittes pour rejoindre le reste de l’équipe et accomplir ta mission. Sinon, ta présence n’aura servi à rien. Et puis tu risques de te faire gronder, ce qui ne te réjouit guère. Mais tu ne sais pas vraiment comment faire ça sans avoir l’air malpoli.

Heureusement, comme s’il lisait dans tes pensées, vous reprenez votre chemin sans avoir à en parler. Ça se fait, tout simplement, et te soulage par la même occasion. En quelques petites minutes, vous avez rejoint les autres devant la morgue improvisée. Ça te sert un peu le cœur de voir ce bâtiment, les morts méritent mieux que d’attendre dans de telles conditions. Mais en même temps, tu te doutes bien qu’ils n’avaient rien d’autres. Les défunts, on les enterre normalement. On ne prend pas le temps de les observer comme vous allez le faire. Peu importe.

On te sort de tes rêveries en te faisant signe d’entrée. Henry fronce des sourcils en remarquant que tu n’étais pas attentive et tu lui réponds d’un sourire vague. Même perdue dans tes pensées, tu as écouté ce qu’il s’est dit : on ne sait rien. Après être entrée, tu te retournes vers le jeune homme pour lui dire au revoir, mais déjà on referme la porte. Tant pis.

Silencieuse, tu regardes les corps devant toi. C’est la première fois que tu vois la mort comme ça. On dirait que c’est l’étape qui te manquait, toi qui as déjà connu tout le reste. Des premiers signes – avec la maladie de ta sœur – au deuil, en passant par l’inquiétude et l’impuissance, tu as tout vécu. Tout, sauf la froideur d’un corps sans vie.

Un goût rance s’installe dans ta bouche et ton estomac se sert. Tu as envie de quitter cet endroit, de retourner dehors avec la neige et les arbres et les gens en vie. Mais comme tu l’as dit tout à l’heure, tu n’as pas d’autre choix. Il faut que tu sois ici. Alors tu prends tout ton courage à deux mains, Petite Æsa, et tu t’approches des tables.

Les adultes recommencent à parler et cherchent des indices, quelque chose qui peut expliquer cette histoire. Toi, tu prends des notes. Tu ne peux pas faire grand-chose d’autre pour l’instant, car tu n’es pas assez formée. D’ailleurs, à un moment tu crois reconnaître un symptôme qui pourrait être important, mais il n’en est rien. Si les traqueurs semblent t’en vouloir d’une telle intervention inutile, il n’en est rien des deux médecins qui t’accompagne. Henry t’offre même un « bien tenté P’tite Tête » avant de reprendre son inspection.

Enfin, vous sortez. Tu as l’impression que ça fait mille ans que vous êtes dans cette pièce, même si en vérité il n’a même pas dû se passer une heure. Le jeune homme est toujours là et bizarrement, tu es bien contente de voir qu’il est resté. Pour autant, tu ne le rejoins pas tout de suite. Il faut d’abord que tu respires, maintenant que l’air est inodore. Que tu fasses redescendre la nausée, que tu fasses disparaître cette question qui t’envahit : Ta mère aussi, on l’a observée sous tous les angles ainsi ?
« Tout va bien ? Tu n'as pas eu trop peur ? » Tu lui souris et ris même lorsqu’il te touche le bout du nez – quelle drôle d’idée « Je n’ai pas eu peur non ! » Tu as été triste par contre. Mais il n’y a aucun intérêt à le lui dire. « Je te trouve très courageuse, petite infirmière. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas. Moi c'est Oreste. » Tu attrapes la main qu’il te tend et la sers comme font les adultes « C’est très gentil, merci. Moi c’est Æsa. »
Derrière vous, ça continue de parler, alors tu écoutes. Ce sont toujours les mêmes choses qui sont dites, les victimes ont été malades comme si elles avaient mangé quelque chose d’avarié. Puis ils parlent du village et de ses environs, dérivant peu à peu du sujet de base. Alors bien vite, tu laisses de côté la conversation. Si jamais il y a quelque chose d’intéressant, Henry t’en parlera. Tu n’es là que pour observer après tout.
« Attends moi là.
… Oh, d’accord »
Perplexe, tu le regardes partir. C’est un drôle de personnage mais tu l’aimes bien. Tu espères que vous pourrez passer un peu de temps ensembles, même si bien sûr tu n’es pas là pour t’amuser. Mais c’est plus fort que toi, Æsa, tu aimerais te faire un ami même ici. Ne pas rester toute seule, surtout pas. Tu n’es qu’une enfant après tout, sous tes airs d’adulte.
« Æsa ?
Oui ?
Ça ne ressemble pas à du poison d’akumas cette histoire. On n’est pas bien certains encore, il faut qu'on analyse mieux tout ça, mais du coup une partie de l’équipe va déjà repartir. Si tu veux, tu peux les accompagner.
Oh non, c’est gentil, mais je préfère rester ici. Je dois apprendre, vous savez très bien.
C’est d’accord P’tite Tête. Ah, voilà ton ami qui revient ! »
En effet, Oreste est déjà de retour, quelque chose entre les mains. Tu te demandes ce que ça peut bien être, lorsqu’il se met à parler. Il a l’air bien bavard maintenant que tu y penses, et celui t’amuse. Vous allez faire une drôle d’équipe tous les deux.
« Tiens, mais ne le dis pas aux autres. C'est un petit pain au chocolat de la boulangerie Vaillant. La meilleure de toutes les boulangeries. Ça te donnera des forces pour ton travail. »Tu ris aux éclats en attrapant le sachet qu’il te tend.« Je ne dirai rien, c’est promis ! Merci beaucoup » Les adultes ont déjà bien compris, mais peu importe « C’est amusant, parce que je connais une Vaillant moi aussi ! Elle travaille avec nous. » Tu ne devrais peut-être pas lui dire tout ça, tu pourrais mettre Célania en danger. Oh, tu as bien des doutes quant à ça, mais prudence est mère de sureté  « Dîtes Monsieur Oreste, vous savez si je peux aller dans la Montagne ? Ça fait longtemps, et j’aimerais beaucoup pouvoir y aller. Mais si c’est dangereux, alors il vaut mieux que je reste ici ! Ça n’est pas bien grave de toute façon »
Oh si, c’est grave pour toi Æsa. Pour une fois que tu peux profiter du calme de la nature, tu serais très déçue si ce n’était pas possible. Tu comprendrais bien entendu ! Après tout, ça serait tout à fait imbécile de te mettre en danger. Mais tu serais déçue, oui.
« Comme on ne peut pas faire grand-chose de plus pour l’instant, j’ai un peu de temps libre. Et puis, je pourrais peut être trouver des indices, comme une vraie détective. »
Détective Siríussdóttir, à votre service pour sauver le village.






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Re: » L'holtasoley des Alpes
Dim 30 Juil - 23:17
Son rire d'enfant met du baume au coeur d'Oreste qui esquisse même un petit sourire attendri ; bien que l'idée d'assimiler qu'elle soit infirmière si jeune est encore difficile, Oreste est toutefois persuadé que c'est une enfant au coeur bon. Une petite fille qui répond donc au nom étrange d'Aesa. C'est la première qu'il entend un prénom pareil mais, étonnamment, ça sonne mélodieusement à l'oreille. Il espère seulement ne pas écorcher son prénom ; les gens sont sensibles à ça, généralement. Et ce qu'importe d'où ils viennent.

« Je ne dirai rien, c’est promis ! Merci beaucoup. C’est amusant, parce que je connais une Vaillant moi aussi ! Elle travaille avec nous. »

Le blond perd alors son sourire au profit d'une mine surprise ; il cligne des yeux, surpris par ses mots. Cette fillette connaîtrait une femme portant le nom de Vaillant ? Et si… non. Il secoue ostensiblement la tête ; ce n'est que pure coïncidence. Le nom de Vaillant doit être courant dans toute la France, après tout. Quelles sont les probabilités qu'elle puisse parler de Célania ? Faibles.

S'il savait...

« Dîtes Monsieur Oreste, vous savez si je peux aller dans la Montagne ? Ça fait longtemps, et j’aimerais beaucoup pouvoir y aller. Mais si c’est dangereux, alors il vaut mieux que je reste ici ! Ça n’est pas bien grave de toute façon. »

Oreste la fixe longuement, le regard sérieux, presque brûlant d'une lueur d'espoir. Le jeune homme dirige son regard vers la montagne, scrutant une énième fois le ciel sans, une fois encore, ne rien apercevoir. Un soupir presque douloureux franchit ses lèvres. L'occasion de retrouver Voltaire se trouve là, sous ses yeux. Mais la demande vient d'une enfant ; le maire refusera qu'Oreste accompagne Aesa s'ils ne sont que tous les deux. Il jugera certainement cela trop dangereux. Pour elle. Pas pour lui. Il connaît les alentours comme sa poche ; se perdre est impossible pour lui.

« J'aimerais pouvoir te dire que c'est possible… Mais je ne suis pas sûr qu'on nous laisse partir, toi et moi, seuls dans la montagne. » Son regard se perd dans le paysage montagnard. « Pourtant tu n'imagines pas à quel point je désespère un peu plus chaque jour de ne pas pouvoir y aller. »

Il a soufflé ça, presque un murmure, avant de se redresser, accordant à Aesa une petite tape douce et amicale sur la tête. Oreste regarde le groupe d'adultes dont une partie semble déjà vouloir repartir ; il fronce les sourcils. Est-ce si grave pour qu'ils repartent déjà ? Ou se moquent-ils de ce qui peut bien leur arriver ? Même dans ces conditions, Oreste ne parvient pas à se mettre réellement en colère. Il est juste perdu, il ne comprend pas, il est profondément inquiet. Il se masse nerveusement la nuque avant de reposer son regard sur sa petite interlocutrice.

« Dans tous les cas, pour partir en montagne, il faut être bien préparé. De bonnes chaussures, de bons vêtements, de quoi manger et boire, de quoi se soigner. Mais aussi de quoi s'éclairer ou allumer un feu, et aussi de quoi se couvrir. D'autant que personne ne sait ce qu'on irait chercher là-haut… Si tu arrives à convaincre tes camarades, je peux tout préparer et servir de guide. »

Malgré ses précédentes paroles, il ne veut pas laisser l'occasion lui passer sous le nez. Grâce à Aesa, il va peut-être pouvoir retourner dans la montagne et partir à la recherche de Voltaire.

« Tu penses que le problème viendrait de la montagne ? Ou tu as juste envie de visiter ? »

Un petit sourire amusé déforme à peine ses lèvres ; Oreste s'est emporté et n'a probablement peut-être jamais autant été loquace. Mais il a besoin de parler, de s'ouvrir aux autres au maximum. Sans Voltaire, il est désormais complètement seul. Oh bien sûr il a sa famille qu'il aime et qui l'aime, quelques amis d'enfance aussi. Mais après avoir perdu Célania, d'une certaine manière disons puisqu'elle est simplement partie étudier, Oreste n'a plus que Voltaire.
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Re: » L'holtasoley des Alpes
Mar 15 Aoû - 22:41
Son regard se perd sur l’horizon, et tu te demandes si quelque chose le dérange. Non, le chagrine plutôt. Comme s’il y avait quelque chose là-bas qu’il voudrait rejoindre. Curieuse comme à ton ha-bitude, tu aimerais savoir à quoi il pense. Mais tu ne dis rien et gardes tes questions pour toi-même. Ça ne te regarde pas. Et puis, bavard comme il est, il t’en parlera de lui-même s’il juge que c’est important.
« J'aimerais pouvoir te dire que c'est possible… Mais je ne suis pas sûr qu'on nous laisse partir, toi et moi, seuls dans la montagne. Pourtant tu n'imagines pas à quel point je désespère un peu plus chaque jour de ne pas pouvoir y aller. » Voilà qui confirme tes craintes et tes pensées « Je comprends, ne vous en faites pas. Et … Je suis désolée que vous soyez coincé ici »
Tu lui souris doucement, comme à ton habitude, pour lui montrer que tu es sincère. C’est une chose horrible que de ne pas être libre de ses mouvements, tu le sais mieux que quiconque. Tu ne devrais pas te plaindre, tu le sais très bien. La Congrégation fait énormément pour toi, et si elle n’était pas là tu serais dans un orphelinat triste, quelque part en Islande. Tu serais loin de ton Père, et tu n’aurais jamais connu Rusty. Donc non, tu ne peux pas en vouloir à l’Ordre Noir. Mais tu restes une Petite Fille, qui voudrait pouvoir découvrir le Monde et courir dans les forêts et les champs.

D’un coup, tu remarques qu’il fixe les adultes. Et, encore une fois, tu sembles deviner ce qu’il pense. Il doit être en colère, c’est certain. Vous êtes venus pour les aider, pour les sauver même. Vous êtes l’incarnation de leurs derniers espoirs, et voilà que certains d’entre vous partent déjà. Ce doit être horrible comme vision, tu n’en doutes pas. Tu voudrais lui expliquer ce qu’il se passe, pour le rassurer. Ce ne sont que quelques traqueurs qui s’en vont, puisqu’ils ne peuvent rien faire de plus. vous, vous restez jusqu’à avoir trouvé la source de leurs malheurs.
« Dans tous les cas, pour partir en montagne, il faut être bien préparé. De bonnes chaussures, de bons vêtements, de quoi manger et boire, de quoi se soigner. Mais aussi de quoi s'éclairer ou allumer un feu, et aussi de quoi se couvrir. D'autant que personne ne sait ce qu'on irait chercher là-haut… Si tu arrives à convaincre tes camarades, je peux tout préparer et servir de guide. » Ton sourire s’agrandit et quelques étoiles viennent briller au fond de tes yeux « Tu penses que le problème viendrait de la montagne ? Ou tu as juste envie de visiter ? »
Cette fois-ci, tu rougis légèrement, avant de marmonner un timide « Un peu des deux » Car tu dois bien avouer que tu meurs d’envie d’enfin pouvoir passer du temps au milieu de la nature et de son calme. D’enfin pouvoir oublier la Guerre et tes tracas, pendant quelques heures du moins. Il n’y aura plus rien, plus de morts, plus de Noah, plus de Nina. Juste la neige et la forêt.
« Vous êtes vraiment gentil, merci beaucoup. Je vais aller leur demander tout de suite, comme ça on pourra se mettre en route rapidement. Enfin, si ça ne vous dérange pas. Peut être que vous avez d’autres choses de prévues. Dans ce cas-là, on pourra y aller plus tard. Je ferais mieux de leur demander avant de réfléchir à tout ça  »
Voilà que tu penses à voix haute, Aesa, sans vraiment t’en rendre compte. Et une fois tes phrases terminées, tu pars en courant en direction de l’équipe. Il faut que tu arrives à les convaincre, et ça risque d’être plus difficile que prévu. Henry sera d’accord, c’est certain. Mais les autres ? Ne vont-ils pas te gronder, parce que tu penses à t’amuser au lieu de réfléchir à la mission ? Tu ne peux pas le savoir tant que tu n’as pas demandé.
« Henry ?  » Il est en train de parler, et tu le laisses finir. Tu signalais juste ta présence « Je voulais vous demander, est-ce que je peux aller me promener dans les montagnes ? Je sais que c’est dan-gereux, et je sais qu’on a une mission, mais je n’irai pas loin je vous promets. Je ferai attention. Et Oreste est d’accord pour m’accompagner, donc je serai en sécurité !  » Tu ne lui laisses pas le temps de répondre, déballant tout ton petit discours avant qu’il ne puisse placer le moindre mot « Si ce n’est pas des Akumas, c’est que ça vient de quelque chose autour du village. Alors je voudrais aller jeter un coup d’œil. Je trouverai peut-être des indices pour expliquer ces morts. S’il vous plait.  »
Tu redeviens silencieuse et attends. Certains adultes te grondent en silence mais tu ne plies pas et affrontes leur regards. Ils n’ont pas à te faire la morale, alors qu’ils s’apprêtent à rentrer à la Congrégation. Toi au moins tu restes, et tu essaies de rendre service. Et puis, tu n’acceptes tout simplement pas qu’ils puissent te reprocher quoi que ce soit alors que tu ne les connais pas. Henry explose de rire d’un coup, te sortant de tes pensées et te faisant sursauter.
« Oui, tu peux. On n'a pas besoin de toi pour l'instant, et ce n'est pas la peine que tu t'ennuies dans un coin ce la pièce pour le reste de la journée. Mais il vaudrait mieux que tu manges un bout avant, on n’a rien avalé depuis très tôt ce matin, et ce n’est pas prudent de s’aventurer en montagne le ventre vide. »
Un sourire immense sur le visage, tu le remercies en silence avant de courir dans l’autre sens pour retourner auprès d’Oreste. Il a dû entendre votre conversation, mais tu lui répètes mots pour mots ce qu’a dit ton compagnon, l’enthousiasme en plus.






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Re: » L'holtasoley des Alpes
Mar 29 Aoû - 18:35
« Un peu des deux. »

Oreste esquisse un sourire attendri face à la mine rougissante de l'enfant. Décidément, il aurait bien aimé avoir une petite sœur aussi adorable.

« Vous êtes vraiment gentil, merci beaucoup. Je vais aller leur demander tout de suite, comme ça on pourra se mettre en route rapidement. Enfin, si ça ne vous dérange pas. Peut être que vous avez d’autres choses de prévues. Dans ce cas-là, on pourra y aller plus tard. Je ferais mieux de leur demander avant de réfléchir à tout ça. »

Le fauconnier n'a guère le temps de répliquer qu'elle galope déjà vers ses camarades, visiblement bien décidée à leur demander leur autorisation pour l'expédition. Oreste cache difficilement son étonnement ; comment une enfant comme elle pourrait convaincre des adultes ? Lui-même, du haut de ses 18 ans, il n'a jamais réussi à convaincre qui que ce soit de le laisser retourner dans la montagne depuis la quarantaine.

Alors il regarde le petit groupe, patient et calme. Du moins en apparence. Au fond, l'espoir que représente la petite Aesa fait bouillir le sang dans ses veines ; il est impatient. Naturellement, il n'entend rien de l'échange mais ça semble bien se passer puisqu'elle revient avec un sourire aux lèvres. Plantée devant lui, elle lui rapporte donc la conversation avec un enthousiasme notable. Oreste cligne des yeux un moment, surpris de la réussite de la petite. Ce qui lui arrache un franc sourire ; il porte sa main sur la petite tête en face de lui, lui tapotant doucement.

« Eh bien, tu es impressionnante, Aesa ! » Il désigne une petite maison plus loin. « Si nous sommes que tous les deux, mon matériel suffira. Suis-moi. »

Aussitôt, il se met en marche d'un pas assuré, traduisant cette fois son impatience, contrairement à son visage. Arrivé devant la maison de ses parents, il montre l'entrée menant à la grange dont la porte est ouverte.

« Là c'est l'étable, si tu veux aller jeter un coup d'oeil. Mais n'entre pas, le bétail est un peu nerveux depuis toute cette histoire. Fais attention, je reviens tout de suite. »

Oh il aurait pu l'inviter à se mettre au chaud, bien sûr. Mais faire entrer une enfant de son âge chez lui, même en sachant que ses parents y sont, c'est quelque peu suspect. Ici, on connaît bien Oreste et l'idée qu'il puisse vouloir du mal à quelqu'un, surtout un enfant, c'est une chose impensable. Mais mieux vaut ne pas faire des histoires. Et puis il n'en a pas pour bien longtemps ; son sac est prêt depuis bien assez longtemps.

Il ressort donc rapidement, non sans avoir pris la précaution d'emporter des vivres au cas où, surtout de l'eau. Il ignore si la petite Aesa est habituée à aller dans les montagnes. En la rejoignant, il lui présente de petites chaussures chaudes et solides.

« Tiens, ce sera plus confortable pour toi. Et moins risqué aussi. »

Une fois chaussée, ils se mettent en route. Oreste porte naturellement le sac tout en enfilant son gant en cuir abimé. Lorsqu'ils arrivent à la lisière du chemin menant à la montagne, il marque une pause. Il ignore ce qu'ils vont trouver là-haut. Ou ce que lui ne trouvera pas... Son poing se serre tandis que ses iris restent fixées sur les montagnes. Il inspire puis expire avant de se tourner vers Aesa.

« Essaie de ne pas crier là-haut, d'accord ? Regarde où tu mets les pieds et ne mange ou ne bois rien qui ne sort pas du sac. » Il fait un pas, s'arrête et la regarde de nouveau. « Et si jamais je te dis de te mettre à l'abri ou de courir, fais-le. Ne t'occupe pas du reste, d'accord ? »

Il jette un regard derrière lui ; il n'a pas demandé s'il pouvait emmené la petite en montagne. Son groupe est au courant mais, officiellement, il n'a pas reçu d'autorisation quelconque. Aussi, il ignore ce qu'il pourrait se passer. Si les animaux ne peuvent se nourrir ou s'abreuver correctement dans la montagne, tout comme eux dans le village, il y a fort à parier qu'ils aient tenté de se rapprocher pour trouver de quoi se sustenter.

Il hésite ; est-ce vraiment prudent d'y aller ? Oreste secoue la tête ; tout se passera bien.

Le fauconnier reprend donc sa marche.

Au bout de quelques minutes, et une fois s'être assuré d'être assez éloigné du village, Oreste porte ses doigts à sa bouche, émettant un sifflement tout en scrutant le ciel. Rien, toujours rien. Il fronce les sourcils, l'inquiétude revenant au galop.

« Mais où es-tu passé Voltaire… ? »

Il secoue la tête avant de se masser la nuque ; il n'a jamais été aussi en détresse qu'à cet instant. Mais il ne peut pas se permettre de rester aussi égoïste alors qu'il doit veiller sur la petite infirmière.

« Si tu veux voir quelque chose en particulier, ou si tu as des questions, n'hésite pas, d'accord ? »

Il affiche un petit sourire rassurant pour ne pas l'inquiéter ; mais au fond c'est lui qui est inquiet.
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