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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Accalmie de fortune

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Accalmie de fortune
Sam 12 Aoû - 18:50
Pour la dixième fois en l’espace d’un quart d’heure, Basile jeta un coup d’œil sur la silhouette endormie sur son canapé pour se convaincre qu’il n’avait pas inventé toute la scène qui venait de lui tomber dessus. C’était le genre d’histoire qu’on aurait pu trouver dans un roman, qu’il aurait peut-être même pu écrire pour le journal, mais qui ne devait certainement pas se dérouler au beau milieu de la nuit dans son salon. Et pourtant… cet inconnu qui somnolait dans son canapé l’empêchait définitivement de se convaincre que tout ceci n’était qu’un rêve.

Maintenant qu’il était réveillé il n’allait certainement pas se rendormir de sitôt, alors autant s’occuper d’une manière ou d’une autre. Basile se dirigea vers la cuisine pour faire bouillir de l’eau, dans l’idée que même si un thé n’allait pas l’aider à se rendormir, il pourrait au moins l’occuper suffisamment longtemps pour lui permettre de remettre un peu d’ordre dans ses idées.

Tout avait commencé un petit peu plus tôt dans la soirée, lorsqu’il avait ouvert la porte de son appartement à une jeune femme aux très longs cheveux blonds -il lui descendaient aux chevilles, au moins!- qu’il avait déjà pu croiser une fois ou deux auparavant (impossible de ne pas la reconnaître, avec une telle chevelure!) et à partir de là, sa nuit avait pris un tournant pour le moins surprenant. Bonnie, comme les fois précédentes, venait de la part de Sheryl et lui avait transmis une enveloppe blanche suffisamment épaisse pour qu’il ne songe même pas à en vérifier le contenu. L’enveloppe se trouvait actuellement juste devant lui, abandonnée sur la table de la cuisine, mais elle attendrait. Il y avait plus urgent. Car ce qui était inhabituel par rapport aux dernières fois où Bonnie était venue ici, c’était tout d’abord l’heure (à lire dans son lit en pyjama, le moins qu’on puisse dire c’était qu’il n’avait pas vraiment envisagé que quiconque puisse lui rendre visite ce soir…) mais aussi, et surtout, le fait qu’elle n’était pas venue seule. Elle était accompagnée de ce jeune homme, à peine plus jeune que lui et manifestement inconscient, d’après la manière qu’elle avait de le soutenir, et…

Là ça se compliquait.

Bien sûr, Basile avait vite compris que le garçon devait être gravement blessé (même si il n’avait pas la moindre idée de ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il se retrouve dans un état pareil… puis il n’avait pas vraiment osé demander) et il n’était pas un monstre au point de le laisser se vider de son sang sur le pallier, aussi les avait-il fait rentrer tous les deux dans son salon, aidant Bonnie à allonger son ami sur le grand canapé. Il était parti rassembler tout ce qui dans son appartement pouvait s’apparenter à du matériel de premiers secours, et avait fait de son mieux pour aider Bonnie à désinfecter ce qui pouvait l’être et à bander les plaies du jeune homme pour éviter qu’elles ne se rouvrent ; même si pour être honnête, il ne restait plus grand-chose à faire, et l’essentiel de leur travail avait consisté à nettoyer tout ce sang qui commençait à sécher sur sa peau. Dans d'autres circonstances, Basile aurait peut-être davantage prêté attention à l'absence de plaies ouvertes sur le corps du jeune homme, assez curieuse d'après la quantité de sang qui imprégnait ses vêtements, mais il avait plutôt choisi de l'attribuer à une cicatrisation particulièrement rapide (il n’était pas docteur, et ce genre de chose devait bien exister, non?). Et puis pour être honnête, il n’avait pas pu quitter des yeux ce gris métallique qui ornait le bras droit ainsi que la jambe gauche, il avait pu s’en rendre compte en le soignant, de l’ami de Bonnie.

Il n’avait jamais rien vu de semblable, il en était certain. Il avait bien en tête les jambes de bois des pirates dans les livres que ses parents lui lisaient lorsqu’il était enfant, mais en métal, c’était tout autre chose ; et le moins que l’on puisse dire c’est que ces prothèses étaient dans un état lamentable. Ils avaient fait ce qu’ils avaient pu pour nettoyer la zone de jonction entre la peau et le métal, mais il aurait fallu bien plus de connaissances en mécanique que lui ou Bonnie n’en possédaient pour les remettre en état. Il avait bien eu l’occasion, du temps où il travaillait encore à la gare, de toucher un peu aux moteurs des locomotives, mais c’était quand même très différent. Il pourrait toujours essayer de jeter un coup d’œil un peu plus tard, lorsqu’il aurait remis la main sur le tournevis qui devait traîner quelque part dans l’appartement et que le jeune homme aurait repris connaissance. Il était sacrément intrigué par ces prothèses, mais s’il y touchait maintenant, il avait un peu peur que cela ne fasse qu’empirer son état.

Bonnie, d’ailleurs. Elle n’était pas restée bien longtemps, juste le temps de soigner Svan (puisque c’était apparemment le prénom du jeune homme blond endormi sur son canapé) et en partant, elle avait prononcé quelques paroles qui n’avaient pas manqué de le surprendre : elle lui avait demandé on ne peut plus sérieusement de ne parler à personne, et surtout pas à Sheryl, de cette histoire, et de faire attention à son ami.

Si la deuxième partie était une évidence, il n’avait en revanche pas vraiment compris pourquoi Bonnie tenait tant à dissimuler cette affaire aux yeux du ministre. Si Sheryl ne connaissait pas Svan, cela n’aurait eu aucune importance. La seule explication, confirmée par l’inquiétude bien lisible dans les yeux de Bonnie, c’était que l’homme politique, s’il venait à l’apprendre, désapprouverait leur tentative de sauver le jeune homme. Et cela n’avait vraiment rien de rassurant. D’autant plus qu’il ne voyait vraiment pas ce qu’aurait pu faire le garçon (qui dans cet état, paraissait assez inoffensif) pour s’attirer les foudres de Sheryl Kamelot, un homme certes assez hautain mais qui semblait capable de garder son calme en toute situation. Non vraiment, cela n’annonçait rien de bon.

Avec un soupir et sans avoir terminé sa tasse de thé, Basile finit par se dire que tout cela pouvait bien attendre le lendemain. Dans cet état, son invité ne risquait pas de bouger avant un bon moment ; et il devait encore rester quelques heures de sommeil avant le matin alors autant qu’il en profite pour se reposer un peu. Un dernier regard sur la silhouette endormie pour vérifier qu’il ne lui manquait rien (ils avaient laissé un verre d’eau et des médicaments contre la douleur sur le meuble à côté du canapé, au cas où Svan viendrait à se réveiller) et Basile retourna se coucher.
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Re: Accalmie de fortune
Mar 15 Aoû - 15:47
All men, they run then fall
Il est inconscient, et ignore. Il est exténué, au seuil de la mort. A son réveil, un énième remord. A moitié vide, il percevra l'amphore. Et dans ses propres abysses, un corridor : celui de la vie. Il n'est pas encore temps, et de toutes ces cendres éparpillées renaîtront de nouvelles résolutions, une nouvelle détermination... Mais à ce jour, tout n'est que brouillard mêlé aux cauchemars. L'heure est aux déboires.

Pour lui, le temps s'était figé, le perdant dans une pénombre étouffante où nul autre ne pouvait l'accompagner. C'était un monde intime, qui n'appartenait qu'à lui, marqué au fer rouge par la trace des derniers événements en date, et impossible pour lui de s'en extirper. Il revoyait encore ce visage de marbre, fait d'un mélange subtil entre indifférence et cruauté, ce regard si peu expressif qui en disait pourtant long sur les intentions de l'homme auquel il appartenait. Mais peu importait ô combien il pouvait espérer échapper à une telle oppression, toujours ces songes cauchemardesques parvenaient-ils à le rattraper.
A travers ceux-ci, en l'espace de quelques secondes peut-être, une faible lueur pointait vers ce qui lui semblait être l'horizon, et face à elle, une silhouette, un visage qu'il ne connaissait guère mais impossible d'en faire une distinction claire. Des sons retentissaient à l'intérieur de son crâne, tels des échos entre quatre murs. Des voix, pour ainsi dire, ou bien était-elle seule ? Il ne pouvait le dire, sa place de spectateur ne lui permettait malheureusement pas de voir avec clarté, et encore moins d'agir. Passif, il ne pouvait que suivre le trajet de son subconscient, qui ne tarda pas à le replonger dans la houle de ses visions dantesques, à mesure que les sons s'essoufflaient au loin.

Et lorsqu'enfin il ouvrit les yeux, rien n'avait changé. Ou presque. Dressé sur son séant et haletant, Svan fut alors contraint et forcé de retomber lourdement sur le canapé dans lequel il était installé, le visage marqué d'une grimace. La vivacité de ses mouvements lorsqu'il se redressa avec stupeur avait immanquablement réveillé la douleur de quelques lésions, et ses maux de tête faisaient tourner le monde autour de lui. Une main portée à son front, il prit le temps de récupérer un peu de sa stabilité avant de jeter un coup d’œil aux environs, toujours allongé; où était-il ? L'aménagement des lieux ne lui était aucunement familier, et les ténèbres qui plongeaient la pièce dans le noir ne l'aidaient pas plus que cela dans ses observations. A proximité, un verre d'eau accompagné de quelques comprimés, auxquels il jeta un bref regard sans toutefois y toucher. Tant qu'il ne trouverait pas de réponses à ses questions, il était impensable pour lui de songer à autre chose... Et encore moins d'avaler quoi que ce soit, surtout sans en connaître sa provenance, ni sans être certain de sa composition. Mais une chose était sûre et appelait à l'évidence : il n'était pas à l'infirmerie de son quartier général.

A en juger par l'absence totale de lumière et un silence presque intriguant, il devait probablement faire nuit à l'extérieur. Quant à la notion exacte de l'heure, il n'en avait aucune idée. Il pouvait aussi bien être vingt-trois heures tout comme il pouvait être deux heures du matin... Alors histoire de se replacer dans le temps, Svan entreprit d'attraper sa montre, celle-là-même qui avait pour unique fonction d'indiquer la course du Temps, et non pas son Innocence qui était restée figée dans le passé. Il fut cependant surpris de constater des poches vides, le poussant ainsi à se redresser lentement malgré son corps qui lui semblait si lourd. Scrutant de nouveau les lieux à la recherche de ses biens, il aperçut alors sa montre à quelques centimètres du verre d'eau. Mais en tentant de tendre la main vers elle, il réalisa avec regret que son bras mécanique ne lui répondait presque plus. S'il pouvait faiblement bouger son épaule, l'articulation de son coude, en revanche, était pour ainsi dire morte. Certaines pièces manquaient par endroits, aussi bien au niveau de son avant-bras qu'à ses doigts à semi-découverts... Sans oublier son annulaire dépourvu de ses deux premières phalanges. Le jeune homme claqua de la langue par réflexe pour exprimer son ennui avant de puiser dans ses forces pour attraper sa montre de sa main encore valide. Deux heures et demi du matin, la nuit était avancée. Pourtant, l'idée de rester en milieu inconnu plus longtemps ne l'enchantait que moyennement.

Laissant un long soupir lui échapper, il releva de nouveau les yeux pour les poser sur sa fidèle veste d'Exorciste perchée sur le dos d'une chaise et qui s'avérait, tout comme son propriétaire, en piteux état. Mais en dépit de tout ceci, il voulait partir, retrouver un lieu plus familier où il se sentirait peut-être plus à l'aise. Ainsi, sans plus attendre Svan mit sa couverture de côté et posa un pied au sol avant d'examiner sa jambe mécanique toujours étendue sur le canapé. Elle non plus n'avait pas été épargnée par la violence du dernier combat qu'il avait mené et perdu. Mais contrairement à son bras, elle paraissait en meilleur état de marche et il parvenait à la bouger sans trop de difficultés, chose qui l'encouragea alors à se mettre debout -enfin !- avec prudence.
Son corps à la fois engourdi et endolori le fit tituber, le tout accompagné par quelques vertiges qui l'obligèrent à se rasseoir. Quelle veine, décidément. Dans son état, il ne pouvait malheureusement pas mettre les voiles, pas encore. Mais à défaut de pouvoir rentrer au quartier général, Svan tenait à contacter les siens pour ainsi leurs donner de ses nouvelles. Tant bien que mal, il se redressa une seconde fois sur ses jambes et fit un premier pas boiteux; sa greffe mécanique crissait, et il lui semblait même avoir entendu un bruit fort déplaisant : celui d'une pièce qui s'était délogée, il espérait qu'il ne s'agissait rien de plus qu'un fragment de métal. Un pas de plus, puis un autre, il priait et espérait que sa jambe tienne, si bien qu'il pensait atteindre sa veste, dans laquelle il avait logiquement laissé son golem, sans encombre. Mais le dernier pas qu'il fit fut de trop, et ce fut la casse fatale pour sa greffe qui se brisa à hauteur de la cheville, entraînant ainsi le jeune homme dans une chute certaine. Tentant maladroitement de se rattraper au dos de la chaise lui faisant face, il s'écrasa lourdement au sol, et elle avec.

Le vacarme qui s'ensuivit fit écho dans toute la pièce, tandis que Svan se maudissait intérieurement. Si quelqu'un était là, il espérait ne pas avoir fait trop de bruit, à tel point qu'il l'en aurait sorti de son sommeil malgré sa volonté à rester le plus discret possible.

─ Et merde.. ! C'est pas vrai, pourquoi maintenant ?
râle-t-il à voix basse tout en serrant le poing.


Au sol, une vive douleur parcourut son corps, l'obligeant à serrer les dents alors qu'il se redressait sur son coude. Dans la foulée, il grimaça en retirant un mug sur lequel il s'était écrasé, avant d'effleurer nombres d'objets du bout de ses doigts; il pensait que ce bazar résultait de sa chute si désagréable. Mais sous ses yeux, un plancher jonché de milliers d'autres biens s'étendait à chaque recoin. Une vision qui arracha un énième soupir au jeune homme. Pour lui, se déplacer n'était déjà pas chose évidente, mais si le terrain ne s'y prêtait pas non plus... Il n'avait décidément pas de chance. Où avait-il bien pu atterrir ?
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Re: Accalmie de fortune
Dim 1 Oct - 22:43
Au fil des jours, Basile avait presque fini par s’habituer à la présence de cet inconnu aux cheveux blonds dans le canapé de son salon. Il allait et venait, vaquant à ses occupations, et lorsqu’il revenait, le jeune homme était toujours allongé dans la même position, comme si Basile ne l’avait quitté que quelques minutes. A l’occasion il tressaillait un peu dans son sommeil, fronçait les sourcils ou marmonnait quelques paroles que le Parisien ne pouvait pas comprendre, mais c’était tout. Et cela durait depuis presque une semaine.

Même s’il commençait à s’y faire, une sérieuse inquiétude commençait elle aussi à le gagner. Bonnie lui avait assuré que le garçon se remettrait, que la seule chose dont il avait besoin dans son état actuel c’était de beaucoup de repos. Et pourtant, depuis ce jour où elle l’avait amené à son appartement, il n’avait eu aucune nouvelle de Bonnie. Et plus ça allait, plus il se demandait si elle ne se serait pas trompée dans son diagnostic : Basile n’y connaissait pas grand-chose en médecine, mais toute une semaine passée à dormir, ça lui semblait quand même sacrément long. Et puis, il avait aidé à soigner le blessé, il avait eu l’occasion de constater l’étendue des dégâts… et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne le rassurait pas beaucoup. Lui et Bonnie avaient fait ce qu’ils avaient pu, mais il commençait vraiment à se demander si Svan, dans son état actuel, n’aurait pas plutôt besoin d’un vrai spécialiste.

Ce n’était pas que cet invité surprise le dérangeait, non, ce n’était vraiment pas le problème (même si au cours de cette semaine, il avait soigneusement évité de laisser entrer qui que ce soit dans son appartement : il avait préféré éviter d’’avoir à expliquer la présence du jeune homme, d’autant plus que Bonnie lui avait bien recommandé d’être extrêmement discret au sujet de cette affaire) mais si jamais Svan avait vraiment besoin de soins plus adaptés, Basile avait l’impression d’aggraver son état en le gardant caché ici dans son appartement. Et s’il l’emmenait à l’hôpital, il aurait l’impression de trahir la promesse faîte à Bonnie…

Et voilà, il était face à un dilemme. Un dilemme qui tournait en rond dans sa tête depuis maintenant plusieurs heures, et auquel il ne parvenait pas à trouver de solution.

Si seulement Bonnie pouvait revenir !

Basile laissa échapper un soupir. Bon, au point où il en était… il finit pas se dire que si Svan n’allait pas mieux le lendemain, il l’emmènerait voir un docteur. De préférence, un docteur qui ne poserait pas trop de questions, et dont le cabinet serait suffisamment éloigné de chez lui. Il n’avait pas la moindre idée de comment il allait pouvoir transporter le blessé jusque là, mais bon, c’était sûrement un problème qui pourrait se régler plus tard. Tout ce dont il était certain, c’est qu’il ne pouvait pas le laisser là plus longtemps sans rien faire. S’il attendait trop, le risque qu’il soit trop tard pour aider Svan était trop important, et il ne se le pardonnerait jamais. Il espérait juste que Bonnie comprendrait…

Après un dîner plutôt calme et un article bouclé, Basile finit par aller se coucher. Comme il en avait pris l’habitude ces derniers jours, il souhaita une bonne nuit à Svan (c’était sans doute un peu ridicule, puisque ce dernier passait ses journées endormi, mais Basile se disait que si jamais il pouvait l’entendre, ça l’aiderait peut-être à se réveiller) puis il éteignit les lumières, et l’appartement se retrouva plongé dans le noir.

Pour une fois, Basile trouva le sommeil assez rapidement : c’était sûrement l’influence de son invité ; ou alors la fatigue accumulée au cours de ces dernières soirées passées avec quelques amis finissait par le rattraper. Il avait toujours été du genre à sortir le soir, mais ces derniers temps, cela lui arrivait bien plus souvent qu’à son habitude. Ça l’aidait à ne pas trop réfléchir, à penser à autre chose qu’à des problèmes dont il n’avait pas la clé. A oublier que cela faisait maintenant presque un mois que Nausicaa ne répondait plus à ses lettres.

Malheureusement pour lui, son sommeil ne fut pas très long : un grand bruit sourd, provenant de son salon, vint le réveiller en sursaut seulement quelques heures plus tard. Après un instant passé immobile, dans son lit les yeux grands ouverts, à se demander s’il n’avait pas rêvé, Basile finit par se lever, en faisant le moins de bruit possible. Un bruit pareil, c’était forcément quelque chose qui était tombé, et honnêtement cela pouvait être à peu près n’importe quoi. Il y avait tellement de bazar dans ce salon… il espérait juste très fort que ce ne soit pas la machine à écrire, parce que celle-là, il y tenait. Et il espérait aussi que ce ne soit pas un cambrioleur. Ni un personnage inquiétant venu enlever Svan pour demander une rançon à ses parents, sans doute extrêmement riches et très haut placés (tous ces secrets qui entouraient la venue de Bonnie l’avaient poussé à imaginer un bon nombre d’histoires pour essayer de deviner celle de Svan, à tel point que cela lui était monté à la tête et que cette dernière hypothèse lui paraissait presque vraisemblable.)

Attrapant un dictionnaire qui se trouvait à proximité, Basile se dirigea à pas de loup vers la porte qui menait au salon. Il n’y voyait vraiment rien du tout sans lumière, il venait juste de se réveiller et ses yeux n’avaient pas encore eu le temps de se faire à l’obscurité.

« Et merde.. ! C'est pas vrai, pourquoi maintenant ? » fit soudain une voix qui lui était inconnue. Une voix masculine, il pouvait au moins dire cela, mais il ne comprenait pas vraiment le sens de ces paroles. Pourquoi maintenant quoi ? Il devait faire référence à ce fracas qu’il avait déclenché dans le salon, qui n’avait pas manqué de réveiller Basile. C’était peut-être Svan qui s’était réveillé et avait trébuché sur un objet qui aurait traîné sur le sol, mais vu l’état dans lequel il l’avait laissé en allant se coucher un peu plus tôt, Basile n’en aurait pas mis sa main à couper. Il pouvait tout aussi bien s’agir d’un criminel, d’un bandit, ou il ne savait quoi, qui aurait forcé l’entrée de l’appartement. La serrure ne fermait plus très bien, il fallait vraiment qu’il fasse réparer ça…

Serrant son dictionnaire contre lui, Basile n’écouta que son courage et lança :

« Pas un geste, je… je suis armé ! »

Armé, c’était un bien grand mot. Mais bon, s’il visait bien et qu’il le lançait avec suffisamment de force.. Basile était convaincu que ce dictionnaire pouvait faire des dégâts. Il était plus doué avec les mots qu’avec les armes, de toute manière. Et puis, garder une arme ici, dans son appartement ??

Soudain, et grâce à ses yeux qui commençaient à s’habituer à l’obscurité, Basile remarqua une forme étendue par terre, tout près du canapé. Canapé qui, en passant, lui semblait bien plus vide que la veille.

Il aurait peut-être compris plus vite s’il avait été bien réveillé.

« … Svan c’est toi ? » ça allait peut-être perturber un peu le jeune homme que Basile le tutoie et l’appelle par son prénom, mais tant pis : ils vivaient ensemble depuis une semaine, et Basile avait déjà eu l’occasion de raconter plein de choses à son invité, même si ce dernier avait un peu manqué de répondant. Ça lui semblerait bizarre de repasser au vouvoiement, d’autant plus qu’ils devaient avoir sensiblement le même âge. Il fallait vraiment qu’il arrête de se prendre la tête avec ces questions, ce n’étaient quand même pas les pronoms le plus important là tout de suite ! « Aaah je suis vraiment désolé, j’ai entendu du bruit, j’ai cru que c’était un cambrioleur, ou… ahah, peu importe en fait. Tu es tombé, c’est ça ? Tu ne t’es pas fait mal ? Attends, je vais t’aider à te relever » Basile reposa son dictionnaire et, à tâtons, s’approcha du jeune homme blond jusqu’à passer le bras dans son dos pour l’aider à se rasseoir, doucement, sur le canapé « Je n’ai pas l’impression que tu sois en état de marcher là tout de suite, il va falloir attendre un peu. Tu as besoin de quelque chose ? Tu as faim, peut-être ? Soif ? Euh.. je peux aussi t’emmener à l’hôpital, mais j’ai peur qu’ils soient un peu surpris par tes.. euh.. ta jambe, et ton bras. Enfin, c’est comme tu veux. »

S’il voulait obtenir des réponses, il faudrait peut-être commencer par le laisser parler, finit enfin par réaliser le Parisien. Il se tut quelques instants, avant de se souvenir d’autre chose d’important, qu’il avait encore oublié de préciser :

« Au fait, je m’appelle Basile ! Et ici c’est mon appartement. Mais ne t’en fais pas, ce n’est pas comme si tu dérangeais, ou quoi que ce soit. puis avec un sourire il ajouta, en fait ça fait une semaine que tu ne fais que dormir, alors c’est plutôt sympa de te voir réveillé, pour une fois ! »






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