Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Cet univers prend place dans le monde d'Animal Crossing, après une grande guerre où presque tout les humains ont été anéantis. Les survivants sont gérés par leurs anciennes créations : les Animalis. Voici un extrait du rapport 2086 :Les expériences de réinsertions de l'espèce humaine se passent bien. Chaque humain a réussi à s'adapter à son village et à y grandir convenablement. Nous avons même réussi l'exploit de les faire voyager de village en village. Ils se sont ainsi rencontrés entre humains et sans aucune animosité. Aujourd'hui, il est temps de mettre en place le dernier village. Il sera bien plus particulier que tout les autres bulles que nous avons mis en place...Aniel le dernier village
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Bon anniversaire, Brosin !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Bon anniversaire, Brosin !
Dim 17 Sep - 15:19


Bon anniversaire, Brosin !



La journée avait été riche, et plus qu'heureuse. Car aujourd'hui était jour de fête : Basile, mon cousin, fêtait ses 24 ans. Basile… Avant la tragédie qui avait déchiré mon cœur, je l'aimais comme un bon ami. Profondément gentil, dégourdi, nous ne cessions de nous amuser enfants, et je savais que je pourrais compter sur lui en cas de pépin. Mais… je le sous-estimais. Ce fut bien plus qu'une "aide" qu'il m'apporta : il me soutint au cœur de la tourmente malgré ma méchanceté, les mots atroces que je lui lançais, malgré le martyr qu'il devait subir rien qu'en m'écoutant. Mais jamais il n'avait failli, jamais il ne m'avait laissé tomber comme je l'aurais pourtant mérité. Et s'il l'avait fait… Peut-être mon corps aurait-il rejoint celui des disparus, au fond de l'océan. Rien que l'idée m'effrayait, à présent que j'avais retrouvé goût à la vie, principalement grâce à lui – et Emy.

Et maintenant, plus qu'un cousin, plus qu'un ami… Il était pour moi un frère, comme il en existait bien peu. Et quelle piètre fratrie j'avais faite, pour ma part ! Je ne savais, et ne pouvais imaginer combien de fois j'avais brisé son cœur en tentant de le noyer dans mes ténèbres avec moi, criant illusions alors qu'il parlait de ses rêves, nommant stupidité sa gentillesse, traitant ses efforts de perte de temps, et… tant de choses que je n'osais même plus citer, tant elles étaient atroces.

Je n'avais pas encore pu assez l'en remercier, et peut-être ne le pourrai-je jamais réellement. Lui n'attendait rien de tel, sincèrement, mais j'avais profondément envie de l'aider comme il l'avait fait. Non pas pour combler une dette ou que savais-je, du tout ! Peut-être pour pouvoir lui montrer à quel point je lui étais reconnaissant, l'aimais… Qu'il pouvait compter sur moi comme j'avais pu compter sur lui.

Bien sûr, je n'espérais pas réellement qu'une occasion se présente : cela signifierait qu'il serait dans une mauvaise situation, et c'était bien la dernière chose que je lui souhaitais. Alors, j'essayais de lui faire plaisir comme je pouvais… et aujourd'hui était un jour parfait pour cela. C'était tout un programme que j'avais soigneusement préparé, tout en le gardant flexible : je connaissais Basile, il était du genre à voir quelque chose ou avoir une idée et passionnément s'y intéresser, alors j'avais décidé de laisser une certaine liberté, une place à l'imprévu et au soudain.

D'abord, un superbe musée. Assez fantasque, chaleureux, si bien que même Emy avait assez bien vécu la visite. Si le style s'éloignait quelque peu de mes habitudes, j'avais su apprécier ce changement et avait découvert quelques superbes œuvres, qui m'avaient évoqué beaucoup. Pour le meilleur et le pire, mais toujours pour le beau… N'était-ce pas ce qui comptait, dans ces lieux ? Ensuite, nous avions mangé de délicieuses pâtisseries à l'heure du midi, une gourmandise que l'événement du jour justifiait largement. Et ensuite… et bien, j'avais proposé plusieurs choix au fêté : parc, concerts, théâtres…  Une après-midi splendide ! Des sourires aussi profonds qu'heureux avaient éclairé nos visages, comme jamais. Voir Emy et Basile, les deux êtres les plus chers à mes cœurs, être si heureux… je ne pouvais que l'être de même.

Mais la journée touchait à sa fin, et venait le soir ; alors, nous avions confié Emy à une connaissance de Basile, pour passer la soirée à deux. Bien sûr, je n'avais aucune crainte pour elle : si mon cousin faisait confiance à cette personne, alors je pouvais faire de même. N'était-il pas le garde d'enfant attitré d'Emy, son préféré, qu'elle aimait même plus que moi ? Pourtant, je n'étais pas jaloux, au contraire : j'étais enchanté qu'ils s'entendent aussi bien. Et puis… Basile pouvait mieux la comprendre grâce à cela, et me conseiller.

Mais ce soir, il n'était pas question que la discussion tourne autour de moi ; c'était sa journée, je n'allais pas l'embêter avec cela. Je l'avais invité à un restaurant très réputé pour la soirée, et Emy n'était plus là : un instant idéal pour parler de choses plus sérieuses, ou intimes…

J'abordai donc un premier sujet :
 - Alors… comment ça se passe, avec ta jolie fleuriste ?
J'étais impatient d'en apprendre plus sur l'évolution de leur relation. C'était une romance très différente de celle que j'avais vécu, mais pas moins intéressante… et puis, j'étais heureux qu'il trouve quelqu'un. Tête en l'air comme il était, ce ne serait pas plus mal qu'il ait une moitié pour le soutenir.

© Halloween



Pianissimo, appassionato
avatarLysandre DelcourtPianissimo, appassionato
...

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 90 ▐ Autres Comptes : Rhiryne ~ Rhian Llewellyn, Mary Risatina, Flonne Sørensen
Masculin
▐ RPG Age : 25 ans
▐ Personnalité : Introvertie
▐ Parcours RP : Partition (FP)
Orchestre (RS)
Répertoire (BQ)

RP en cours :
* Diplomatie et peluche [Pv. Lena]
* Lutin Farceur [Pv. Shiva]
* Bon anniversaire, Brosin ! [Pv. Basile]
* Intrigue V : la Parole au peuple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Lun 2 Oct - 19:27
Aujourd’hui était une journée toute particulière pour Basile : eh oui, ce n'est pas tous les jours qu'on a 24 ans ! Il ne se sentait pas plus vieux ou plus mature que la veille, mais mine de rien, ajouter un an au compteur des années qu’il avait passées sur cette planète, ça faisait quand même son petit effet. 24 ans, ça représentait quand même un certain nombre d’années, encore plus de jours, et vraiment beaucoup d’heures et de minutes ! Ça donnait un peu le vertige, mine de rien. Il avait passé tant de temps à lire, à écrire, à apprendre des choses incroyables et à tenter autant d’expériences qu’il avait pu, et pourtant, il n’avait toujours pas atteint le stade de la célébrité dans quelque domaine que ce soit. Il commençait à prendre du retard sur tous ces petits génies qui à seulement vingt ans avaient déjà écrit plusieurs livres et révolutionné pas mal de choses !

S’il était resté tout seul à se morfondre dans son appartement cette journée-là, cette réalisation lui aurait sans doute plombé le moral. Heureusement ce n’était pas le cas, et il avait finit par se dire que ce manque de reconnaissance n’était dû qu’à l’ampleur du succès que l’avenir lui réservait. C’était logique, quand on y pensait un peu : il allait faire des découvertes tellement plus importantes que tout ce qui avait été fait jusque là que forcément, ça allait lui prendre un peu plus de temps.

Il n’y avait vraiment pas de quoi s’inquiéter à ce sujet.

En fait, ce n’était pas un hasard s’il était d’aussi bonne humeur en cette belle journée de mars : à l’occasion de son anniversaire, il avait reçu la visite surprise de Lys et d’Emy, et s’il était honnête, la présence de ces deux loustics figurait parmi les plus beaux cadeaux qu’il pourrait recevoir. Même s’il arrivait que Lysandre lui confie la garde d’Emy pour quelques jours, lorsqu’il était trop occupé avec ses obligations de musicien, et bien que Basile soit ravi de garder la fillette qui était un véritable petit ange avec une imagination débordante, il avait l’impression que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas pu avoir une vraie conversation avec son cousin. Et ça, ça lui avait manqué.  

Étant fils unique, il avait toujours un peu considéré Lys, qui n’avait que quelques mois de plus que lui, comme le grand frère qu’il n’avait jamais eu. Déjà lorsqu’ils étaient enfants, son cousin était le plus responsable des deux : il empêchait Basile de faire vraiment n’importe quoi, et pour ça.. le Parisien devrait sans doute lui être reconnaissant. Le musicien lui avait sans doute évité bien plus d’ennuis qu’il ne pouvait l’imaginer.

Des années plus tard, les… événements qui avaient frappé la famille de Lysandre avaient encore renforcé ce lien. La journée était bien trop belle pour se remémorer une telle tragédie, mais il était certain qu’après cela, leur relation n’avait jamais plus été la même. Lys avait eu le cœur brisé. Même si Basile avait fait de son mieux pour être là, pour soutenir son cousin autant qu’il le pouvait, il n’avait pas pu ramener à la vie ceux qui comptaient tellement pour lui, et qu’il avait perdu d’une manière aussi soudaine que brutale. Cela avait été une période bien sombre : Lys allait mal, c’était compréhensible, et Basile se retrouvait sans cesse confronté à son impuissance à vraiment aider son cousin, ce qui n’était pas sans l’affecter lui aussi.

Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes. Ils étaient sortis toute la journée ; ils étaient allés au musée, au parc, au salon de thé… Et Lysandre n’avait cessé de sourire. Cela réchauffait vraiment le cœur de Basile de le voir comme ça, et il était de plus en plus convaincu que l’arrivée d’Emy avait été salvatrice pour son cousin. La petite fille ne s’en rendait pas compte, ce qui était bien normal à son âge, mais c’était bien son joyeux bavardage d’enfant qui rendait possible ce doux sourire qui ne quittait pas le visage de Lys. Il savait bien que leurs relations n’étaient pas au beau fixe, mais s’il en croyait toute l’affection qu’il voyait dans les yeux de son cousin lorsque son regard se posait sur la petite fille… le temps finirait forcément par arranger les choses.

Avec l’arrivée du soir, ils avaient confié une Emy déjà bien fatiguée par cette journée bien rempli à Eugénie, qui vivait juste à coté. Basile comptait sur la présence rassurante de la grand-mère pour que la petite fille s’endorme rapidement, mais il avait quand même promis à sa voisine que lui et Lysandre ne reviendraient pas la chercher trop tard ; juste le temps qu’il fallait pour avoir une vraie conversation avec son cousin, comme cela n’avait pas été le cas depuis bien trop longtemps !

Les deux cousins s’étaient donc retrouvés dans un restaurant assez chic en bord de Seine (Basile avait essayé de protester, insistant que l’endroit était bien trop luxueux pour un simple anniversaire, mais Lys n’avait rien voulu entendre). La conversation était restée assez tranquille, et les sujets abordés assez légers. Jusqu’à ce que…

« Alors… comment ça se passe, avec ta jolie fleuriste ? »
Les mots de Lysandre mirent quelques instants à monter au cerveau de Basile, mais lorsqu’ils finirent par l’atteindre...

Basile tenta un sourire, mais pour être honnête, ce dernier était plutôt semblable à une grimace.

« Ma.. jolie fleuriste, ah commença-t-il en passant sa main sur sa nuque, un peu gêné, Hm, en fait c’est un peu compliqué, je ne sais pas trop. J’avais l’impression que tout allait bien, mais.. avant, quand il pensait à sa chère Allemande, il lui était presque impossible de s’empêcher de sourire. Mais aujourd’hui, il manquait un petit quelque chose dans son regard, une petite lumière qui s’était éteinte au moment où son cousin avait évoqué Nausicaa. Il y avait toujours ce léger sourire flottant sur ses lèvres, mais Lys le connaissait trop bien pour se laisser tromper. Je pense que je me suis trompé. J’ai sûrement fini par l’ennuyer, avec mes bavardages.  »

Ce ne serait pas la première, après tout. Il avait vraiment eu l’impression qu’avec Nausicaa c’était différent, mais après tout… pourquoi est-ce que ça le serait ?

Il s’était trompé, oui, voilà tout.

« Ça fait presque deux mois qu’elle ne répond plus à mes lettres, Lys,  » ajouta-t-il d’une petite voix. Le regard fixement posé sur son assiette, pour ne pas croiser celui de son cousin.

Cette petite phrase, cette simple phrase, elle voulait tout dire, et il espérait vraiment que Lys comprendrait. Il n’avait vraiment pas envie d’en dire d’avantage ; parce qu’il n’y avait pas grand-chose de plus à ajouter, et aussi parce que jusque là, il avait fait de son mieux pour ne pas se confronter aussi directement à cette tristesse et cette incompréhension qui l’assaillaient quand il pensait à elle.

Parce que c’était plus facile comme ça.





Spoiler:
 

Spoiler:
 
 

L'oiseau aux ailes de cire

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Accomplir quelque chose de grand, révolutionner le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Basile ArmandL'oiseau aux ailes de cire
Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here's to the hearts that ache
Here's to the mess we make

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 83 ▐ Autres Comptes : Wisely
Masculin
▐ RPG Age : 23 Printemps
▐ Personnalité : Sympathique, souriant, bavard, envahissant, cultivé, créatif, artiste, passionné, curieux, trop curieux, exigeant, un peu égocentrique, original, sûr de lui
▐ Parcours RP : Fiche de Présentation
RS

Multivers :
I solemnly swear that I am up to no good avec les sorciers du dimanche

[Flashback] Chasse aux champignons avec Hippolyte
[Flashback] When will my life begin ? avec Nausicaa
[Flashback] Poudre de Perlimpinpin avec Laoghaire
Lettres avec Nausicaa
The month of december will be full of tea and cuddles avec Nausicaa
[EVENT NOEL 2016] Let it snow avec Nausicaa et Maugrim
A trop se laisser tenter par le sucré avec Sheryl
Accalmie de fortune avec Svan
Bon anniversaire Brosin ! avec Rhian
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Mer 4 Oct - 0:20


Bon anniversaire, Brosin !



En amenant les sujets plus profonds, je savais que je risquais de mettre fin à cette journée insouciante. Tout le monde en était conscient, au fond, au moment de poser ce type de questions : une hésitation, une légère crainte en formant les mots dans son esprit. Mais la plupart finissaient par les oser, franchir cette petite peur… parce qu'ils savaient que c'est nécessaire. Qu'il y avait plus important que de passer un bon moment, que les relations les plus fortes n'avaient pas pour unique rôle d'apporter le sourire… plutôt de le rendre plus sincère, lavé aux larmes s'il le fallait. Enfin, cela, c'était dans le pire des cas ; et j'espérais que ce ne le soit pas aujourd'hui.

Et même plus : je m'attendais à de bonnes nouvelles. Tout semblait aller pour le mieux entre eux, et j'imaginais mal Basile faire quoi que ce soit qui eut pu atteindre brutalement leur relation. Elle, j'en étais moins sûr… Le seul point de vue que j'avais était celui de Basile, et difficile de lui accorder crédit : il était fort attaché à sa fleuriste, et donc plutôt peu objectif. Mais je n'avais pas de raison de m'inquiéter outre-mesure : elle semblait sincère, et puis, Basile avait de nombreuses raisons de plaire. Donc, si nouvelles il y avait, je m'attendais à un pas en avant : flamme déclarée, sortie plus osée, ou simplement quelques nouveaux et heureux moments passés ensemble.

Mais… je compris vite, à son expression, qu'il n'en serait rien. Il tentait son sourire insouciant, mais je n'étais pas dupe. Je n'étais pas mauvais pour lire le visage d'autrui, alors mon comme frère…
 - Hm, en fait c’est un peu compliqué, je ne sais pas trop. J’avais l’impression que tout allait bien, mais…

Si je n'en montrais rien, naturellement impassible, l'inquiétude croissait dans mon cœur, le serrant et le tordant. Une infime partie de moi regrettait ma question, et une autre se réjouissait de pouvoir l'aider ; deux voix perverses que je rejetai brutalement, laissant la place à une crainte et un chagrin sincères. J'attendais la suite avec appréhension, refrénant mes questions ; que se passait-il ? Était-ce un événement, ou l'étincelle qui faiblissait avec le temps ? Était-ce lui, ou elle ? Était-ce une impression ? Une crainte irrationnelle ? Ou un sentiment fondé ? Quelles que furent les réponses, le résultat était tristement frappant : je ne l'avais jamais vu le regard terne en parlant de cette Nausicaa et, en ce moment, son sourire qui semblait dire "c'est la vie, tant pis" me semblait plus faux que jamais. Tel était l'amour : la moindre variation résonnait dans l'âme entière, surpassant implacablement les sentiments nés d'autres raisons. Seul l'amour d'une autre personne pouvait atténuer la douleur du premier…
 - Je pense que je me suis trompé. J’ai sûrement fini par l’ennuyer, avec mes bavardages.
Je posai doucement ma main sur la sienne, pour lui apporter mon réconfort. Je ne voulais pas le brusquer, alors je restai silencieux. Je ne voulais pas parler pour ne rien dire… Ce n'était pas ce dont il avait besoin. Pas ce qu'il attendait de moi.
 - Ça fait presque deux mois qu’elle ne répond plus à mes lettres, Lys.
Mon cœur se serra, alors que sa voix mourrait et que son regard fuyait. Je grinçai des dents. Pourquoi devait-il avoir à souffrir ? Lui qui ne ferait pas de mal à une mouche, et serait même prêt à en sortir une d'un piège ? Mais je ne laissai pas de place à ces vaines questions. Inutile de chercher une justice en ce monde… Il fallait agir nous-mêmes.
 - Basile… Je comprends ce que tu ressens, tu le sais. Quand on aime, la plus petite inquiétude devient terreur… et plus encore avec toi, qui vit si fort tes sentiments. Mais tu sais… c'est justement pour cela que tu devrais prendre du recul.
Mon ton était doux, mais ferme. Je ne voulais pas le bercer de gentilles phrases, d'une pommade qui apaiseraient un temps son cœur et le laisseront au lendemain aussi démuni qu'il l'était en arrivant : je voulais qu'il écoute, et puisse se soigner par lui-même avec ces conseils quand je ne serai plus là. Alors, pour attirer son attention, je répétai son nom :
 - Basile, crois-moi, les choses ne sont jamais aussi simples. Il y a mille autres raisons pour lesquelles elle aurait pu ne pas t'écrire ! Les humains, et les femmes plus encore, sont très complexes… Et si elle se sentait mal vis-à-vis de toi pour une autre raison ? La culpabilité, par exemple. Quelque chose qu'elle t'aurait caché sur elle, qui te semblera dérisoire mais qui la hante. Qui l'empêche de t'écrire en te mentant plus longtemps, mais qu'elle ne trouve pas la force de révéler de peur de te perdre. Ou une autre crainte. Elle se rend compte que les choses vont très loin, que ses sentiments s'emballent, et elle a peur de faire "le" pas de plus. Peur de gâcher votre relation, de ta réaction, de mille et une choses parfois même irrationnelles. Ou, comme le faisait ma propre moitié, elle se sent soudain indigne de toi, elle a peur de ne pas être à la hauteur.
J'ajoutai, espérant peut-être le dérider avec une pointe d'humour - exercice osé, ce n'avait jamais été mon point fort :
Tu es mieux placé que jamais pour comprendre ce genre de peur étouffante, excessive vue de l'extérieur mais si réel à l'intérieur, n'est-ce pas ?
Je n'étais pas particulièrement imaginatif : si les exemples me venaient aussi aisément, c'était que j'avais entendu chacun d'eux – et vécus le dernier. En tout cas, si j'avais appris une chose de mes propres relations, avec Abigail ou même Emy, c'était que déduire les intentions d'autrui était terriblement difficiles et souvent erronés. Et puis, ce n'était pas tout :
 - Et même plus simple encore : un problème de poste. Un voyage soudain. Des problèmes qui lui pèsent et avec lesquels elle a peur de t'embêter. Un besoin de faire le point en se coupant de tout. Il y a cent, mille raisons qui expliqueraient ce silence, Basile ! Et la fin de sa flamme est l'une des plus improbables, crois-moi.
A vrai dire, j'avais d'autres exemples, mais les citer eut été pire que tout. Ses parents lui interdisant de flirter avec un si mauvais parti - son emploi était plutôt instable -, une grave maladie qui l'empêchait d'écrire, la culpabilité de l'avoir trompé... Non, décidément, mieux valait garder ces pensées pour moi. Je ne voulais pas lui mentir et le bercer d'illusions, mais je pouvais présenter les aspects les plus positifs.

Alors, chassant ses sombres idées, j'appuyai ma dernière phrase en serrant doucement sa main, espérant lui insuffler la force relever son regard vers le mien.
Mais je ne pouvais me leurrer, encore moins après ce discours : cela pourrait aussi bien lui alléger le cœur que ne rien faire, ou même lui peser plus encore pour une raison que je n'aurais même pas soupçonnée. Oui, les gens étaient complexes, et plus que jamais quand il s'agissait d'amour…

©️ Halloween



Pianissimo, appassionato
avatarLysandre DelcourtPianissimo, appassionato
...

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 90 ▐ Autres Comptes : Rhiryne ~ Rhian Llewellyn, Mary Risatina, Flonne Sørensen
Masculin
▐ RPG Age : 25 ans
▐ Personnalité : Introvertie
▐ Parcours RP : Partition (FP)
Orchestre (RS)
Répertoire (BQ)

RP en cours :
* Diplomatie et peluche [Pv. Lena]
* Lutin Farceur [Pv. Shiva]
* Bon anniversaire, Brosin ! [Pv. Basile]
* Intrigue V : la Parole au peuple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Dim 12 Nov - 16:47


La main de Lys se pose sur la sienne, et mine de rien, ce genre de petit geste est de ceux qui comptent. Cette pression sur le dos de sa main qui veut dire tant de choses, ‘’ça va aller’’, ‘’ne t’en fais pas’’ ‘’je suis là’’, tout ça à la fois, c’est peut-être ce dont Basile a le plus besoin en ce moment. Plus que de paroles, il a besoin de la présence de son cousin, il a besoin qu’il soit là, avec lui. Parce que Lysandre le connait suffisamment pour savoir que lorsqu’il ne va pas bien, la solitude est sûrement pour lui la chose la plus insupportable au monde.

Lys n’est pas Nausicaa, mais ça lui réchauffe quand même bien le cœur de se rappeler qu’il n’est pas tout seul, jamais, pour faire face aux différents obstacles qui se dressent sur son chemin et qui menacent de l’engloutir tout entier.

 « Basile… Je comprends ce que tu ressens, tu le sais. Quand on aime, la plus petite inquiétude devient terreur… et plus encore avec toi, qui vit si fort tes sentiments. Mais tu sais… c'est justement pour cela que tu devrais prendre du recul. »

« Prendre du recul ? Tu peux pas me demander ça. C’est impossible, tu sais bien que… je pourrais pas. »

Lys ne mérite certainement pas qu’il se braque ainsi, qu’il se place sur la défensive comme un animal qui se sentirait attaqué, mais.. c’est plus fort que lui. Prendre du recul ? Et puis quoi, encore ?  Il ne veut pas d’une réponse rationnelle, bien réfléchie, il ne veut pas d’un ‘’mode d’emploi pour aller de l’avant’’. Il est triste, et il ne comprend pas. C’est tout. Le reste, ça n’a presque plus d’importance.

« Basile, crois-moi, les choses ne sont jamais aussi simples. Il y a mille autres raisons pour lesquelles elle aurait pu ne pas t'écrire ! Les humains, et les femmes plus encore, sont très complexes… Et si elle se sentait mal vis-à-vis de toi pour une autre raison ? La culpabilité, par exemple. Quelque chose qu'elle t'aurait caché sur elle, qui te semblera dérisoire mais qui la hante. Qui l'empêche de t'écrire en te mentant plus longtemps, mais qu'elle ne trouve pas la force de révéler de peur de te perdre. Ou une autre crainte. Elle se rend compte que les choses vont très loin, que ses sentiments s'emballent, et elle a peur de faire "le" pas de plus. Peur de gâcher votre relation, de ta réaction, de mille et une choses parfois même irrationnelles. Ou, comme le faisait ma propre moitié, elle se sent soudain indigne de toi, elle a peur de ne pas être à la hauteur. »il se tait un instant, avant d’ajouter sur un ton un peu plus léger, « Tu es mieux placé que jamais pour comprendre ce genre de peur étouffante, excessive vue de l'extérieur mais si réel à l'intérieur, n'est-ce pas ? »

« Je suis désolé Lys, mais je crois que tu te trompes. Tu connais pas Nau, elle… elle n’est pas comme ça.  Elle est super spontanée, et ça se voit tout de suite si elle ment ou si elle essaye de cacher quelque chose. C’est juste.. elle ne sait pas mentir. Pas à moi, en tout cas. » il sent bien qu’il est en train de parler plus vite et fort qu’à son habitude, et il se sent d’autant plus mal. Lysandre n’y est pour rien, il ne mérite pas qu’il se mette en colère contre lui. Mais elle est difficile à contrôler, cette colère – fille de la tristesse.

Son comportement est sûrement un peu injuste pour Lysandre, qui n’essaye pourtant que de l’aider. Mais ça non plus, il ne veut pas y penser tout de suite. Il n’a pas envie de penser à grand-chose, d’ailleurs. Alors il reprend une gorgée de vin, d'une bouteille qu’ils ont commandé un peu plus tôt.

« Et même plus simple encore : un problème de poste. Un voyage soudain. Des problèmes qui lui pèsent et avec lesquels elle a peur de t'embêter. Un besoin de faire le point en se coupant de tout. Il y a cent, mille raisons qui expliqueraient ce silence, Basile ! Et la fin de sa flamme est l'une des plus improbables, crois-moi. »

A ce stade, il a bien du mal à rester concentré sur les mots qui sortent de la bouche de son cousin. Tout ça, tout ce qu’il lui dit… ça n’a pas de sens, là tout de suite. Ce ne sont que des mots, et il ne parvient pas à les croire. Il ne veut pas d'un beau mensonge ; il préfère serrer la main de Lys dans la sienne : ça au moins, c'est réel, pas juste une fantaisie inventée pour qu'il se sente mieux.

« A noël, tout allait bien. C’était comme un rêve, et même quand elle est partie, j’avais le cœur au bord des lèvres, mais elle a promis de m’écrire, alors ça allait quand même, tu vois ? Je pensais qu’on arriverait à se revoir bientôt, qu'elle reviendrait vite à Paris, ou que j'aurais assez d'argent pour retourner la voir en Allemagne, et puis. » Il s’arrête un instant, les mots ont du mal à sortir. Ça fait mal, de raconter tout ça. C’est comme le vivre une deuxième fois, replonger le couteau dans la plaie qui n’a pas encore fini de cicatriser. « Et puis plus rien. Plus aucune nouvelle. Pendant deux mois. » sa voix se brise, et il doit à nouveau s’arrêter. Pour respirer un grand coup. « C’est ce que je me suis dit au début, tu sais. Qu’il y avait forcément une explication, que ma lettre s’était perdue, qu’elle n’avait pas eu le temps d’y répondre… mais après, j’en ai renvoyé une autre, puis encore une autre.. Et toujours rien. Et si les lettres ne m’ont pas été retournées, c’est qu’elles sont bien arrivées à destination. A moins qu’elle n’ait déménagé en catastrophe… et encore là… elle aurait pu, ça n’aurait pas été très compliqué de… répondre… elle a mon adresse...  »

Il relève la tête pour regarder Lysandre dans les yeux, un peu timidement. Il lui lance un sourire, mais ses yeux, eux, ne sourient toujours pas. Il se sent un peu mal de plomber ainsi l'ambiance, alors qu'ils sont censés célébrer son anniversaire... mais Lysandre en a bien trop dit pour que Basile puisse penser à autre chose. Maintenant, c'est impossible de revenir en arrière. Et il ne peut pas non plus s'empêcher d'être désolé pour son pauvre cousin, qui n'a définitivement pas signé pour une soirée passée à tenter de consoler un Basile avec les nerfs en pelote.

« Je suis désolé, je sais que ça fait un moment qu'on avait pas eu l'occasion de discuter comme ça, et j'imagine que c'est pas vraiment le genre de soirée à laquelle tu t'attendais, et moi non plus, pour être honnête. Je.. je suis pas sûr d'être de très bonne compagnie ce soir...  alors si tu préfères qu'on rentre maintenant et qu'on parle d'autre chose... je peux comprendre.»

Une nouvelle gorgée, et il termine son premier verre de vin.






Spoiler:
 

Spoiler:
 
 

L'oiseau aux ailes de cire

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Accomplir quelque chose de grand, révolutionner le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Basile ArmandL'oiseau aux ailes de cire
Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here's to the hearts that ache
Here's to the mess we make

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 83 ▐ Autres Comptes : Wisely
Masculin
▐ RPG Age : 23 Printemps
▐ Personnalité : Sympathique, souriant, bavard, envahissant, cultivé, créatif, artiste, passionné, curieux, trop curieux, exigeant, un peu égocentrique, original, sûr de lui
▐ Parcours RP : Fiche de Présentation
RS

Multivers :
I solemnly swear that I am up to no good avec les sorciers du dimanche

[Flashback] Chasse aux champignons avec Hippolyte
[Flashback] When will my life begin ? avec Nausicaa
[Flashback] Poudre de Perlimpinpin avec Laoghaire
Lettres avec Nausicaa
The month of december will be full of tea and cuddles avec Nausicaa
[EVENT NOEL 2016] Let it snow avec Nausicaa et Maugrim
A trop se laisser tenter par le sucré avec Sheryl
Accalmie de fortune avec Svan
Bon anniversaire Brosin ! avec Rhian
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Jeu 23 Nov - 1:49


Bon anniversaire, Brosin !



J'avais espéré qu'il ne s'agisse que d'un accès de tristesse, fruit étrange de cette heureuse journée, comme un sombre retour de flamme. Une inquiétude encore nouvelle-née, de ces sentiments qui nous prenaient sans raisons évidentes et dont l'absence de réels fondements ne leur permettaient pas de tenir face à la logique rationnelle. Mais… c'était pire, bien pire que cela. Il eut fallu être idiot pour ne pas comprendre que cela le rongeait depuis longtemps, ce que je n'étais guère. Juste maladroit…
 - Prendre du recul ? Tu peux pas me demander ça. C’est impossible, tu sais bien que… je pourrais pas.
Et en effet, si le problème était aussi profond, je savais qu'essayer de réfléchir la tête froide ne mènerait à rien.  Pour lui… mais pour moi ? A l'inverse, étais-je capable d'arrêter de cogiter, mesurer chacun de mes mots, analyser la situation ? J'avais peur de mal faire, qu'un faux pas empire tout, j'avais besoin de la sécurité de mes pensées mais… ironiquement, c'était peut-être ça qui se révélerait une erreur.

Pourtant, il y avait des moments pendant lesquels ma cervelle arrêtait son rythme soutenu, pour s'oublier à l'instant : lorsque j'écoutais de la musique, ou savourait un autre art. Quand un autre avait besoin d'être consolé. Mais dans toutes ces choses, l'importance n'était pas si grande, et je connaissais si bien mon instrument que je n'avais pas besoin de réfléchir. Cette fois... c'était différent. Je préférerais encore me ridiculiser en concert que faillir à aider Basile. Alors, j'avais peur, et cette crainte m'empêchait de me laisser aller, de ressentir avec le cœur et non analyser avec le cerveau.

Cependant, je compris que je ne pouvais faire autrement. D'ailleurs, tous mes souvenirs de la période durant laquelle les rôles s'étaient inversés me le disaient : il n'avait pas besoin d'un conseiller distant, mais d'une main qui tenait la sienne, avec lui. Au sens figuré et propre.

Je l'écoutai attentivement, sans lâcher sa main. Le voir dans une telle souffrance en était une autre ; que j'aurais aimé pouvoir la lui prendre, la supporter à sa place ! Que j'aurais aimé pouvoir faire apparaître cette Nausicaa, et qu'elle explique que cela n'avait rien à voir avec leur relation mais tenait uniquement du problème pratique ! Mais tout ce que je pouvais faire, c'était l'écouter, et espérer que cela lui ferait du bien…

Il finit, et chercha mon regard, avec un sourire qui ne fit que me serrer encore plus le cœur. Comme un triste rappel de ce qu'était son sourire sincère, qu'il avait réussi à protéger de ces sombres pensées toute la journée, mais qui disparaissait à présent. Il était un temps pour tout, bonheur et chagrin, et ce dernier était tristement venu…
 - Je suis désolé, je sais que ça fait un moment qu'on avait pas eu l'occasion de discuter comme ça, et j'imagine que c'est pas vraiment le genre de soirée à laquelle tu t'attendais, et moi non plus, pour être honnête. Je.. je suis pas sûr d'être de très bonne compagnie ce soir...  alors si tu préfères qu'on rentre maintenant et qu'on parle d'autre chose... je peux comprendre.
Je n'étais guère quelqu'un de facilement souriant pour ma part, et j'en avais moins envie que jamais. A la place, je lâchai sa main pour me lever, pris ma chaise et la plaçai à ses côtés, passant maladroitement mon bras sur ses épaules. Des regards curieux s'étaient déjà tournés vers nous, et leur air faussement compatissant cachait mal leur jouissance d'assister à une scène digne d'un théâtre ; mon geste ne fit qu'attiser leur intérêt. Je les ignorai. J'avais appris à me tenir en public, bien sûr, et j'évitais de me faire remarquer en temps normal, mais j'arrivai sans grand mal à surpasser ces réserves en cet instant. Moins naturel encore était mon geste physique, mais il avait fait pareil avec moi à cette époque, et je savais le bien que cela faisait.
 - Nous pouvons rentrer si tu te sens plus à l'aise chez nous, mais… je suis habitué à l'imprévu, avec toi.
Silence. Malgré mes résolutions, mon cerveau se remit à tempêter. Devais-je évoquer nos aventures ensembles, pour le faire sourire ? Ou serait-ce fuir le sujet ? Devais-je lui parler des autres choses heureuses dans sa vie ? Ou ne verrait-il que l'absence de sa fleuriste en elles ? Devais-je lui assurer aveuglément que tout ira bien ? Ou sera-t-il blessé par cette hypocrisie ? Lui offrir présents et promesses, quelques bonheurs pour compenser son chagrin ou lui changer les idées ? Était-ce ce qu'il voulait, n'était-ce pas repousser le problème à plus tard ?  Illusoire ?

Il n'y avait qu'une chose que je pouvais affirmer, sans doute ni réserve :
  - Je suis là pour toi, Basile. Quoi qu'il te faille, quand qu'il te le faille, n'hésite pas un instant.
Je fixai ses yeux sans ciller, m'assurant qu'il ne prenait pas cette déclaration à la légère, ni n'allait l'oublier ou la remettre en question. Basile… que serais-je prêt à sacrifier pour lui ? Ma fortune. Mon talent pour la musique. Peut-être même ma propre vie…

Une idée me vint alors. J'hésitai : ce serait un coup fort, j'ignorais sa réponse et même sa réaction. Mais… ce n'était pas avec des phrases toutes faites que j'allais l'aider. Alors, je proposai :
 - C'est ton anniversaire, n'est-ce pas ? J'ai offert un stylo à mon cousin, mais je ne voudrais oublier mon frère. Me laissera-t-il lui... lui offrir un billet pour l'Allemagne ? Et peut-être deux ou trois, pour Emy et moi, si cela te fait plaisir ?
Ma question posée, je voulus ne rien ajouter. Je ne voulais pas le brusquer, mais je craignais fort une réponse négative. Il se sentirait mal de débarquer ainsi chez elle, de s'inviter directement. Peut-être. Je ne savais pas vraiment quelle était leur relation, comment il la voyait. Mais quelle autre solution y avait-il ? Attendre une hypothétique réponse, et se ronger le sang ? Finalement, je rajoutai après quelques secondes, inquiet d'un refus pour de mauvaises raisons :
  - Tu pourras la prévenir avant. Si elle n'a pas pu t'expliquer son mutisme, elle sera heureuse de pouvoir le faire. Et si elle n'a pas voulu… tu as le droit de savoir, Basile. Tu dois savoir.
Je parlais avec une confiance que je ne ressentais pas : j'avais l'angoissante impression d'essayer un instrument inconnu devant un public très sensible. La moindre mauvaise note pouvait avoir un effet imprévisible, et terrible…

©️ Halloween



Pianissimo, appassionato
avatarLysandre DelcourtPianissimo, appassionato
...

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 90 ▐ Autres Comptes : Rhiryne ~ Rhian Llewellyn, Mary Risatina, Flonne Sørensen
Masculin
▐ RPG Age : 25 ans
▐ Personnalité : Introvertie
▐ Parcours RP : Partition (FP)
Orchestre (RS)
Répertoire (BQ)

RP en cours :
* Diplomatie et peluche [Pv. Lena]
* Lutin Farceur [Pv. Shiva]
* Bon anniversaire, Brosin ! [Pv. Basile]
* Intrigue V : la Parole au peuple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Sam 16 Juin - 21:55


Dieu que ça faisait mal. A force d’en parler, les souvenirs lui revenaient en mémoire, plus vivants que jamais. Il se rendait compte que c’était la première fois depuis un long moment qu’il pensait à Nausicaa comme ça. Enfin non, ce n’était pas tout à fait exact. Elle était toujours là, dans un coin de son esprit, celui qu’elle ne quittait jamais. Il avait juste évité d’y penser ces dernières semaines. Il avait tout fait pour se tenir occupé, en mouvement permanent, accumulant les projets, les articles, les livres et les sorties à Paris, il avait tout fait pour penser à autre chose, à n’importe quoi d’autre. Dans l’ensemble, ça n’avait pas trop mal fonctionné. Il n’y avait que le soir, à l’heure où il se retrouvait seul dans son lit, que la tristesse refaisait surface. Là, il n’y avait plus grand-chose à faire pour l’arrêter : ça pouvait se terminer en insomnie, ou alors, quand il était suffisamment fatigué ou qu’il avait bu, il finissait par tomber de fatigue, et finalement, c'était devenu l'option qu'il préférait.

Comme s’il avait lu dans ses pensées (ou peut-être pas, après tout, Basile venait quand même de lui déballer une bonne partie de l’histoire qui lui pesait si lourd sur le cœur), Lys vint déplacer sa chaise à côté de la sienne pour pouvoir passer son bras autour de ses épaules, dans un geste un peu maladroit mais qui se voulait affectueux, rassurant. Un geste que Basile savait apprécier à sa juste valeur, et qui en ce moment précis lui faisait un bien fou.

« Nous pouvons rentrer si tu te sens plus à l'aise chez nous, mais… je suis habitué à l'imprévu, avec toi. »
« Je ne sais pas… si je veux rentrer. A l’appartement c’est pareil. Peut-être pire. »

Le silence s’allongea encore un moment mais Basile le remarqua à peine. Il n’avait plus envie de penser, plus envie de réfléchir. Et pourtant tout tourbillonnait dans sa tête, des émotions qu’il ne parvenait pas tout à fait à identifier mais qui, une chose était sûre, lui faisaient plus de mal que de bien.

« Je suis là pour toi, Basile. Quoi qu'il te faille, quand qu'il te le faille, n'hésite pas un instant. »

Basile se contenta de hocher la tête. Il avait un peu trop peur de laisser s’échapper un sanglot, en ouvrant la bouche pour dire quoi que ce soit, et ils attiraient déjà assez l’attention comme ça. Il le savait, que Lys serait là. Lys avait toujours été là, jamais très loin, depuis qu’ils étaient tout petits. S’il disparaissait, alors là, c’était terminé, Basile n’aurait plus personne. Il connaissait tout Paris, mais ses vrais amis se comptaient sur les doigts d’une main, et Lys en faisait partie, à n’en pas douter. Là tout de suite, il avait besoin de son cousin. Et pourtant il y avait toujours cette petite voix, au fond de son cerveau, insupportable et qui ne semblait pas vouloir s’arrêter de sitôt, qui lui chuchotait que la présence de Lysandre, si importante qu’elle soit, ne pourrait jamais compenser l’absence de la seule personne qu’il avait vraiment envie de voir.

 « C'est ton anniversaire, n'est-ce pas ? J'ai offert un stylo à mon cousin, mais je ne voudrais oublier mon frère. Me laissera-t-il lui... lui offrir un billet pour l'Allemagne ? Et peut-être deux ou trois, pour Emy et moi, si cela te fait plaisir ? »

Il fallut quelques instants à Basile pour arriver à se concentrer sur les mots qui étaient en train de sortir de la bouche de son cousin, les remettre dans l’ordre, et finalement comprendre ce qu’il était en train de lui proposer. Ça y est, les larmes étaient en train de lui monter aux yeux, et il ne savait plus trop comment s’y prendre pour les en empêcher.

« Tu pourras la prévenir avant. Si elle n'a pas pu t'expliquer son mutisme, elle sera heureuse de pouvoir le faire. Et si elle n'a pas voulu… tu as le droit de savoir, Basile. Tu dois savoir. »

Aller à Bochum… il y avait déjà pensé, bien sûr. Ce serait le plus simple : si Nau ne pouvait plus venir, il n’avait qu’à se débrouiller pour y aller. Cette idée lui traversait l’esprit à chaque fois qu’il recevait une enveloppe pleine de billets de la main de Sheryl ou de l’un de ses sbires. Mais à chaque fois il finissait par utiliser cet argent pour une autre dépense, une dette de longue date, une réparation quelconque, du matériel de bricolage… il trouvait toujours une bonne excuse.

« Est-ce… est-ce qu’on peut s’en aller, est-ce qu’on peut rentrer chez moi s’il te plaît, Lys ? Je préférerais… je crois… » les mots sortaient un peu péniblement, mais il devait arriver à les dire. Car à ce stade c’était trop tard, il ne voyait plus trop comment profiter de cette soirée au restaurant alors qu’il avait à ce point le cœur au bord des lèvres. « enfin en fait je ne sais pas trop, mais… je ne me sens pas très bien. » une gorgée, pour finir son verre, et il entreprit de se lever « Désolé, je… est-ce que je peux t’attendre dehors ? Pardon.. »

Une fois dans l’entrée du restaurant, il fit de son mieux pour garder son calme jusqu’à ce que Lys le rejoigne. Il ne manquerait plus qu’il fonde en larme devant tous ces gens ! Ça le déprimerait encore plus, sûrement. Une fois seulement qu’ils se retrouvèrent dehors, Basile prit une grande inspiration, pour tenter de répondre à la question qu’il avait laissée en suspens un peu plus tôt :

« En fait, pour l’Allemagne… ce n’est pas vraiment un problème d’argent, tu sais. Ça me touche énormément que tu sois prêt à m’accompagner, et ça me ferait vraiment très plaisir de partir en voyage avec Emy et toi, mais… je ne sais pas. » il s’arrêta un instant, le temps de réarranger mentalement le reste de ce qu’il voulait dire « Bien sûr que je veux savoir pourquoi elle a disparu du jour au lendemain, comme ça. Mais en même temps, ça me fait vraiment peur, ça pourrait être n’importe quoi. Je ne sais pas, je n’en sais rien, et je ne comprends pas. Je.. je pense que j’ai encore l’espoir, au fond, que tout cela ne soit qu’un grand malentendu et qu’elle revienne. Qu’elle fasse le premier pas, tu sais. Je ne veux pas lui courir après si elle ne supporte plus de me voir... » bon sang, que c’était difficile à dire. Les mots se bloquaient dans sa gorge, il était temps de parler -de penser- à autre chose. « On… on va se promener, non ?  »

Il commençait à se sentir vraiment mal. Avec un peu de chance, un peu d’air frais et une promenade dans les rues de Paris en compagnie de Lys pourraient arranger les choses et lui permettre de s’endormir sereinement – mais là tout de suite, il n’en aurait pas mis sa main à couper.






Spoiler:
 

Spoiler:
 
 

L'oiseau aux ailes de cire

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Accomplir quelque chose de grand, révolutionner le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Basile ArmandL'oiseau aux ailes de cire
Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here's to the hearts that ache
Here's to the mess we make

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 83 ▐ Autres Comptes : Wisely
Masculin
▐ RPG Age : 23 Printemps
▐ Personnalité : Sympathique, souriant, bavard, envahissant, cultivé, créatif, artiste, passionné, curieux, trop curieux, exigeant, un peu égocentrique, original, sûr de lui
▐ Parcours RP : Fiche de Présentation
RS

Multivers :
I solemnly swear that I am up to no good avec les sorciers du dimanche

[Flashback] Chasse aux champignons avec Hippolyte
[Flashback] When will my life begin ? avec Nausicaa
[Flashback] Poudre de Perlimpinpin avec Laoghaire
Lettres avec Nausicaa
The month of december will be full of tea and cuddles avec Nausicaa
[EVENT NOEL 2016] Let it snow avec Nausicaa et Maugrim
A trop se laisser tenter par le sucré avec Sheryl
Accalmie de fortune avec Svan
Bon anniversaire Brosin ! avec Rhian
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Ven 29 Juin - 18:41


Bon anniversaire, Brosin !



Je ne savais s'il m'avait seulement entendu. Il restait immobile, figé, comme si le moindre mouvement pouvait déclencher quelque chose. Mais dans cette statue inerte, quelle tempête soufflait donc ? Ou était-ce devenu un calme vide, un néant étouffant ? Que n'aurais-je donné pour mieux le comprendre, pour mieux lire en lui ! Mais jamais je ne l'avais vu si triste. Mon cœur ne pouvait que se serrer, et moi, me sentir inutile…

Enfin, il sembla réagir. Mieux que je le craignais. Moins bien que je ne l'espérais. En fait, on pouvait difficilement appeler ça une réponse…
 - Est-ce… est-ce qu’on peut s’en aller, est-ce qu’on peut rentrer chez moi s’il te plaît, Lys ? Je préférerais… je crois…
Je cachai ma douleur de le voir aussi faible, craignant que ma pitié ne fasse qu'aggraver les choses et préférant lui offrir un soutien fort, stable. J'approuvai du chef, alors qu'il continuait à s'efforcer de parler pour finalement. J'eus aimé l'accompagner directement, mais il me fallait régler l'addition ; peut-être qu'un moment seul lui ferait du bien, au moins, espérais-je… Ignorant les regards curieux – je comprenais bien que c'était aussi eux que Basile voulait fuir –, je le rejoignis finalement. Il faisait déjà noir, et l'air était frais. Une soirée apaisante, calme… Peut-être serait-elle plus efficace que moi pour adoucir les tourments de mon cousin.
 - En fait, pour l’Allemagne… ce n’est pas vraiment un problème d’argent, tu sais. Ça me touche énormément que tu sois prêt à m’accompagner, et ça me ferait vraiment très plaisir de partir en voyage avec Emy et toi, mais… je ne sais pas.
Je l'écoutai, sans l'interrompre. Je me doutais bien qu'il ne pourrait me donner réponse claire, lui-même ne devait plus savoir où il en était. D'ailleurs, comme s'il avait lu mes pensées – bien qu'il devait avoir autres choses auxquelles réfléchir –, il expliqua tant bien que mal :
 - Bien sûr que je veux savoir pourquoi elle a disparu du jour au lendemain, comme ça. Mais en même temps, ça me fait vraiment peur, ça pourrait être n’importe quoi. Je ne sais pas, je n’en sais rien, et je ne comprends pas. Je.. je pense que j’ai encore l’espoir, au fond, que tout cela ne soit qu’un grand malentendu et qu’elle revienne. Qu’elle fasse le premier pas, tu sais. Je ne veux pas lui courir après si elle ne supporte plus de me voir...
C'était un de ces choix sans bonne réponse. Peu importait la réponse, elle était source de risques et de souffrance. Pourtant… j'avais plus d'expérience que lui à ce sujet. Cela, je pouvais la partager sans crainte.
 - On… on va se promener, non ?
J'hochai du chef, alors que je préparais ma réponse. Et puis, quand nous nous mîmes en route, j'expliquai :
 - J'ai été face à cette question. Lui laisser le choix entier et attendre, ou insister, prendre des risques, à en devenir presque discourtois. Tu le sais, Abigail ne voulait de ma compagnie, pour une raison que nul n'aurait pu déduire de ses silences aux premiers abords : non point parce qu'elle ne me supportait guère, mais parce qu'elle ne se supportait elle-même. Je ne puis imaginer ma vie si j'avais choisi la passivité, mais… je sais ne point regretter celle que je choisis finalement. Même après l'accident, je n'ai recommencé à être heureux que quand, avec la force que tu m'as insufflé, j'ai décidé d'agir à nouveau : j'ai découvert Emy. Il faut se battre pour son bonheur, Basile. Le temps n'est que rarement notre ami.
Je marquai une pause. Je ne savais si mes mots l'atteignaient, s'il avait la force encore d'y réfléchir. Alors, je simplifiai et conclus :
Que risques-tu à aller la voir ? Un moment de ridicule, de chagrin, un espoir définitivement perdu. Mais… que risques-tu à attendre par crainte ? De perdre des années de bonheur, Basile, contre des semaines ou des mois d'angoisse.
Je n'aimais pas le mettre au dos du mur, aggraver la pression sur son cœur déjà affaibli, mais… je sentais que c'était la meilleure chose à faire. Il était fort, plus que ce que l'on pourrait croire. Comment pourrais-je l'ignorer, moi qui lui avais tant mis sur les épaules lors de mon propre chagrin ? S'il fallait le pousser, le bousculer, prendre des risques pour qu'il sorte de dilemme angoissant… alors ce sera mon rôle.

Je ne parlais plus. Laissant le calme nocturne nous bercer, et lui y réfléchir. Puis, après quelques rues, j'aperçus un parc du coin de l'œil. Deux balançoires s'y tenaient, libres. Que de souvenirs… c'était peut-être bien notre jeu préféré, enfants. D'un simple regard, je la désignai à Basile. Ho, je ne comptais faire les pirouettes de notre enfance, mais s'y asseoir pourrait être agréable… Rassurant.

©️ Halloween



Pianissimo, appassionato
avatarLysandre DelcourtPianissimo, appassionato
...

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 90 ▐ Autres Comptes : Rhiryne ~ Rhian Llewellyn, Mary Risatina, Flonne Sørensen
Masculin
▐ RPG Age : 25 ans
▐ Personnalité : Introvertie
▐ Parcours RP : Partition (FP)
Orchestre (RS)
Répertoire (BQ)

RP en cours :
* Diplomatie et peluche [Pv. Lena]
* Lutin Farceur [Pv. Shiva]
* Bon anniversaire, Brosin ! [Pv. Basile]
* Intrigue V : la Parole au peuple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Dim 7 Oct - 23:00


L’air frais du soir lui faisait du bien. Même s’il s’en voulait un peu d’avoir interrompu de la sorte la soirée planifiée avec tant de soin par son cousin, sortir se promener avait été une bonne idée. Il respirait beaucoup mieux qu’à l’intérieur du restaurant, maintenant qu’il n’y avait plus qu’eux deux et les quelques passants qui les croisaient sans leur adresser un regard avant de disparaître à un coin de rue. Et puis, comme l’avait dit Lys : il avait fini par s’habituer aux bizarreries de Basile, depuis le temps.

« J'ai été face à cette question. Lui laisser le choix entier et attendre, ou insister, prendre des risques, à en devenir presque discourtois. Tu le sais, Abigail ne voulait de ma compagnie, pour une raison que nul n'aurait pu déduire de ses silences aux premiers abords : non point parce qu'elle ne me supportait guère, mais parce qu'elle ne se supportait elle-même. Je ne puis imaginer ma vie si j'avais choisi la passivité, mais… je sais ne point regretter celle que je choisis finalement. Même après l'accident, je n'ai recommencé à être heureux que quand, avec la force que tu m'as insufflé, j'ai décidé d'agir à nouveau : j'ai découvert Emy. Il faut se battre pour son bonheur, Basile. Le temps n'est que rarement notre ami. »

Il était encore un peu trop tôt pour que Basile réfléchisse sérieusement à ce que son cousin venait de suggérer, mais les mots s’étaient quand même imprimés quelque part au fond de son cerveau, pour qu’il s’en souvienne plus tard et qu’il puisse y penser une fois que toutes ces émotions seraient retombées. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas entendu Lys mentionner le nom de son ancienne épouse, et cela le touchait beaucoup que ce soit pour le consoler. Le temps avait passé, certes, mais il savait bien que les cicatrices de son cousin étaient de celles qui restent toute la vie.

Un instant, Basile se sentit même un peu bête. A quoi devaient ressembler ses malheurs aux yeux de son cousin, qui avait enduré tellement pire ? Il faisait toute une histoire pour un petit chagrin d’amour, alors que Lys… oh, Lys. Il se força à respirer calmement, pour éviter que les larmes ne lui montent aux yeux. Cette soirée avait déjà été riche en émotions, autant essayer de ne pas en rajouter...

« Que risques-tu à aller la voir ? Un moment de ridicule, de chagrin, un espoir définitivement perdu. Mais… que risques-tu à attendre par crainte ? De perdre des années de bonheur, Basile, contre des semaines ou des mois d'angoisse. »

Comment faisait Lys pour ne pas lui en vouloir ? Pour ne pas le mépriser pour son égoïsme, pour ne pas rire de ses problèmes, finalement assez banals ? Bon, s'il était honnête avec lui même, ils savaient bien que ce n'étaient que de fausses questions. Il connaissait assez bien Lysandre pour savoir que ce n’était pas son genre de nourrir de telles pensées, et il savait aussi que son cousin l’aimait assez pour ne même pas songer à réagir ainsi. Mais tout de même : en un instant, ce chagrin qui lui paraissait si immense était devenu presque risible.

« Merci Lys. » il parvint même à accompagner ses paroles d’un sourire – un petit, mais un vrai sourire. Bien différent de celui du restaurant - « C’est un peu difficile de réfléchir maintenant, je crois qu’il va me falloir encore un peu de temps… mais tu as sûrement raison. Je ne peux pas rester dans l’incertitude comme ça toute ma vie, il faudra bien que je fasse quelque chose. Et si tu peux.. si tu veux bien encore m’aider un peu, à ce moment-là… je crois que ce serait plus facile. Tu voudrais bien ?  »

Tout en répondant à son cousin, Basile l’avait machinalement suivi en direction de l’aire de jeu pour enfants où se trouvait deux balançoires, en tout point semblables à celles sur lesquelles ils jouaient pendant des heures lorsqu’ils étaient enfants. Pour la première fois depuis le début de la soirée, la petite étincelle qui traversa le cœur de Basile ne fut pas un éclat de tristesse, mais quelque chose de beaucoup plus doux. Il se souvenait de toutes ces après-midi passées à inventer des histoires incroyables et à essayer de s’envoler jusqu’à toucher le soleil, avec son cousin. Il s’assit sur la balançoire à côté de Lysandre, et soudain, c'était comme s’ils étaient revenus à cette époque. Ils avaient tous les deux dix ans de moins, il n’y avait ni Abigaïl, ni Nausicaa, ni toutes ces bêtises et ces chagrins qui font la vie des adultes.

«  Tu te souviens quand on essayait de se balancer le plus haut possible pour faire le tour de la balançoire ? Il s’est passé tellement de choses, depuis. J’ai l’impression d’être très très jeune et à la fois… très très vieux. Tu vois ?  »

C'était tellement bien d'être assis là, à regarder les étoiles aux côtés d'une présence rassurante. Toute cette tristesse, toutes ces angoisses qui pesaient sur ses épaules depuis des semaines... elles étaient toujours là, mais il y pensait beaucoup moins. A cet instant, il était même assez serein.

« On sera toujours frères, hein Lys ? »

Toujours assis sur la balançoire, i commença à tourner sur lui-même pour emmêler la corde au-dessus de lui, comme lorsqu'ils étaient enfants. Aussi loin qu'il s'en souvienne, Lys avait toujours été là. L'appeler son frère ce n'était pas juste des paroles en l'air, c'était une évidence. Il y a des années de cela ils s'étaient mutuellement juré d'être toujours là l'un pour l'autre. C'était un vieux serment, fait alors qu'ils étaient encore des garçons, mais Basile savait qu'aucun d'eux ne l'avait oublié.






Spoiler:
 

Spoiler:
 
 

L'oiseau aux ailes de cire

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Accomplir quelque chose de grand, révolutionner le monde
Aime:
N'aime pas: avatar
Basile ArmandL'oiseau aux ailes de cire
Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here's to the hearts that ache
Here's to the mess we make

▐ IRL Age : 20 ▐ Messages : 83 ▐ Autres Comptes : Wisely
Masculin
▐ RPG Age : 23 Printemps
▐ Personnalité : Sympathique, souriant, bavard, envahissant, cultivé, créatif, artiste, passionné, curieux, trop curieux, exigeant, un peu égocentrique, original, sûr de lui
▐ Parcours RP : Fiche de Présentation
RS

Multivers :
I solemnly swear that I am up to no good avec les sorciers du dimanche

[Flashback] Chasse aux champignons avec Hippolyte
[Flashback] When will my life begin ? avec Nausicaa
[Flashback] Poudre de Perlimpinpin avec Laoghaire
Lettres avec Nausicaa
The month of december will be full of tea and cuddles avec Nausicaa
[EVENT NOEL 2016] Let it snow avec Nausicaa et Maugrim
A trop se laisser tenter par le sucré avec Sheryl
Accalmie de fortune avec Svan
Bon anniversaire Brosin ! avec Rhian
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Bon anniversaire, Brosin !
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Bon anniversaire, Brosin !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Piñata / pignata anniversaire enfant
» jeux pour un anniversaire
» joyeux anniversaire
» [Anniversaire] Personnages de Type-Moon ! =D
» bon anniversaire rommel

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Europe :: France-
Sauter vers: