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 [INTRIGUE V] La parole au Peuple

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[INTRIGUE V] La parole au Peuple
Lun 17 Sep - 22:38

Comment tout cela avait commencé ? Personne ne se rappelle jamais de ces choses là. Peut être parce que le début diffère selon les individus. Pour certains, tout avait commencé avec l’hiver interminable et l’absence d’action des pouvoirs publiques. Pour d’autres, ils avaient assisté un jour à une attaque d’akuma et avaient tout perdu. Certains, enfin, n’avaient jamais tout à fait accepté cette nouvelle république ou étaient simplement nostalgiques de ces histoires de Révolution.

Si personne ne pouvait dire quand ou pourquoi ça avait commencé, tous pouvaient répondre à comment. Petit à petit, les parisiens ont décidé de prendre leur destin en main. On pouvait en entendre parler dans les rues et les cafés de la ville. Qu’ils soient pour ou contre, tous les citoyens semblaient avoir un avis sur la question. Un avis et parfois des idées. Chacun dans leurs coins, ils ont réfléchi, planifié, pour que tout soit impeccable et que personne ne soit blessé.

Car Aujourd’hui doit être parfait. Aujourd’hui doit résonner dans toute la Capitale et peut être même dans toute la France, pourquoi pas. Aujourd’hui, les Parisiens descendent dans les rues et manifestent leur mécontentement, pacifiquement. Jeunes, vieux, parents et enfants, ils sont tous différents, rassemblés en ce début de matinée par une seule volonté : le changement.


Marche à suivre:
 
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...

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 25 Sep - 18:42
Manifestation

Intrigue






Il y avait du bruit dans les rues de Paris. Beaucoup de bruit, même pour Paris.
Dans les rues, tout le monde s'était rassemblé, petits, grands, femmes et hommes, vieux et enfants. Tout le monde réclamait du changement.
Car du changement, il devait y en avoir. Cela faisait plusieurs semaines que la misère s'était abattue sur Paris, et même sur la France en général. Pauvreté, inflation, maladie... les gens avaient de plus en plus de mal à se nourrir et n'avaient pas de quoi se soigner. Cela se ressentait bien entendu sur la clientèle. De plus en plus, les personnes arrivaient dans un stade de maladie déjà très avancé, pensant que, au début "ça passera" avant de se rendre à l'évidence que non, ça ne passera pas, ça ne fera qu'empirer. Et ce n'était que quand il était trop tard qu'ils se rendaient à la clinique. Des cas désespérés, des patients qu'on ne pouvait récupérer...

Enfin, tout ça, c'était Henry qui lui avait dit. Henry l'avait pris comme apprenti -ou larbin- depuis peu de temps, et le blondinet ne s'était pas encore fait à la vie parisienne. Après tout, il avait passé son enfance en campagne, loin de la vie agitée et bruyante de la capitale. Même Alice vivait dans un coin assez reculé, qui n'avait rien à voir avec les rues de la capitale.
Et conclusion : même si cela ne faisait que quelques jours qu'il y était, Soren savait qu'il ne se ferait pas à la vie parisienne...
Et pourtant, le blondinet savait qu'il avait fait le "bon choix" en partant à Paris. Même si, étrangement, il s'était pris d'affection pour Alice et la petite Elyse, il savait également que s'il restait la bas sans rien faire, il ne serait qu'un boulet pour eux. Si à Paris, la situation était au plus bas, ce n'était pas mieux en province.

Soren poussa un soupir las. Il était seul, dans la clinique vide. Henry s'était absenté́ -sans̀ doute était il parti manifester lui aussi. Et il n'y avait aucun client non plus. Et de toute évidence, il n'y en aurait sans doute pas avant la fin de la manifestation. De toute façon, Henry s'étant absenté, la clinique était considérée comme fermée. Ce vieux grincheux ne ferait jamais confiance à son apprenti pour prendre les choses en mains.
C'est ce qui poussa Soren à sortir, lui aussi. Avait il vraiment l'âme d'un révolutionnaire ?
Certes, Soren était tout à fait au courant des problèmes qui sévissaient partout en France. Ainsi ce fut plus l'effet de groupe qui le fit lui aussi descendre dans la rue -bien que, avec sa béquille, il restait en arrière.
Dehors, le ciel était gris et couvert de nuages, et le vent était glacial. Pourtant, les esprits des parisiens brûlaient comme jamais.
Quelle belle journée pour manifester.








Merci Rhian bro pour cette superbe signa ♥️

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Sam 29 Sep - 19:22
La parole au peuple


♦️La sorcière toujours à Paris.♦️

Risa FT. les gens.
Croquant dans une pomme bien sucrée, très douce et savoureuse, tu dégustais ton fruit en silence dans un endroit très particulier. Actuellement dans le bureau du chef de poste de police, adossée contre le mur, tu étais la seule femme dans la pièce. Entourée d’agents de forces de l’ordre, le rassemblement ne voulait dire qu’une seule chose : manifestation. Tu comprenais parfaitement les raisons pour ce grand vacarme. Tu espérais d’ailleurs que cette France change au niveau de la pauvreté, la maladie, etc… Ayant déjà interprété un rôle de sans-abri, tu comprenais déjà les difficultés de vivre dans la rue.

Le chef de ce service, assez gros, porteur d’une moustache morse bien soignée de couleur brune, devait être en panique au vu de la transpiration visible sur son front et sous ses aisselles. Un dégoût apparu sur ton visage, si bien que tu détournes immédiatement ton attention en regardant l’extérieur par la fenêtre. Plusieurs agents décrivaient les débuts de manifestation dans plusieurs rues de cet arrondissement de Paris. Leurs voix tremblaient et d’autres témoignaient un immense stress. A chaque parole, chaque témoignage, le chef essuyait son visage avec un mouchoir en tissu ou bien buvait parfois une gorgée d’eau. Ce minable devait agir vite et de façon intelligente, pensais-tu. Plus le temps s’écoule et plus les citoyens de cette ville peuvent se blesser entre eux ou créer des dégradations de biens appartenant à autrui. Dans ton pays, en Angleterre, plus précisément à Londres, la police aurait agi bien plus rapidement. Il faudrait une Reine en France pour pouvoir réorganiser au mieux ce pays. Tu penses donc à autre chose en cherchant dans l’étui de ta ceinture une cigarette. L’allumant avec une allumette, tu tires une douce et agréable bouffée. Ton esprit s’apaise et se réorganise grâce à la petite quantité de nicotine que tu viens de récupérer. Un homme, juste près de toi, se met à tousser et te lance un regard noir. D’une réponse, tu lèves un sourcil tout en recrachant une bouffée de fumée de ta drogue sur le visage de l’homme. Irrité par ton comportement, il s’apprête à te répondre par des paroles, seulement, pour lui clouer le bec, tu lui montres le rosaire sur ton uniforme d’exorciste que tu portes en ce moment même. Avec un doux sourire, tu lui fais en prime un petit clin d’œil charmant dont tu gardes encore le secret.

« Bon…et bien…, commence le chef du poste de police, tout en tirant sur le col de sa chemise, encore mal à l’aise. Pour ceux qui ne le savent pas encore, miss Drake travaille pour l’Ordre Noir et va nous aider à gérer cette manifestation…. L’homme se racle la gorge et essuie encore son visage avec son mouchoir. Elle sera donc mon second, donc je vous demande d’exécuter ses ordres, sans poser de question…et… »

« Mais c’est une femme, chef ! Coupe immédiatement l’homme dont tu venais d’embêter avec ta fumée de cigarette. »

Fronçant doucement les sourcils, tu t’avances en direction du bureau du supérieur. Il est vrai que les femmes ne sont pas les bienvenues dans la police à cette époque. Tu ne peux le nier, il te faut donc prouver ta valeur aux yeux de ces hommes. Tu penses placer de côté ton arrogance maladive pour pouvoir prendre les rennes immédiatement. Mais ce serait une action stupide de ta part. Te retournant pour être face aux agents de police, tu dégaines ton arme anti-akuma pour placer la pointe de l’épée sur le sol. Prenant une bonne inspiration afin de soulager ton magnifique cerveau, tu prends un doux sourire.

« Vous avez raison, débutes-tu avec une voix très calme. Je suis une femme. Je pense que mes formes féminines le prouve, n’est-ce pas ? Tu prends un sourire moqueur, pour reprendre par la suite ton sérieux. Permettez-moi de mes présenter messieurs. Je suis Risa Holmes Drake, Exorciste de l’Ordre Noir mais également chevalière de la Reine d’Angleterre Victoria, mais également son chien de garde pour des affaires que la police n’arrive pas à gérer. Je ne vous demande aucunement d’obéir à mes ordres comme des animaux. Ce que je souhaite, tout comme vous, c’est gérer cette manifestation sans le moindre blessé, sans le moindre mort. Travaillons en équipe et je vous promets que je ne vous gênerais point. Si je vois que vous vous débrouillez très bien sans mon aide, qu’il en soit ainsi. Mais si je vois le contraire, je vous tendrais la main. Tu te tournes doucement en direction du chef de poste. Avez-vous des choses à ajouter à mon sujet, monsieur ? »

Il a fallu plusieurs longues minutes pour pouvoir organiser un plan au sujet de cette manifestation. Le chef souhaitait l’arrêter. Grossière erreur. Tu suggérais plutôt de laisser les citoyens manifester en les escortant. Ainsi, il serait plus facile de remonter les bretelles pour chaque personne commettant des méfais déplorables. Les escorter reviendrait à garantir leur sécurité. Au vu de ton idée, plus de la moitié du personnel approuvait. Le chef devait donc s’incliner mais également de faire passer le mot aux autres postes des forces de l’ordre alentour.

Quelques heures plus tard, bien tardivement d’ailleurs, tu escortais les manifestants sur ta jument du nom d’Orphée. Afin de cacher ton uniforme, tu portais un manteau, camouflant aussi tes cheveux par une capuche. Tu avais demandé qu’aucun agent de police ne soit près de toi. Tout simplement pour être tranquille et réfléchir calmement, mais aussi pour tromper la foule de manifestant. Tu les suivais en tant que simple civile et non en représentant de la Loi ou de l’Ordre Noir.
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 2 Oct - 0:01

Manifestation


Je ne devrais pas être la. Je n'ai absolument pas ma place ici. Je ne suis pas avec eux. Je ne suis pas descendu dans les rues de Paris pour manifester... on ne m'a même pas dit d'y rester.
Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher d'y aller. Ce qui est assez étrange, puisque je déteste tout ce bruit et cette agitation, être comprimé et oppressé dans les rues... Et puis, même si je suis au courant que la situation est au plus mal à Paris, j'ignore les détails exacts.

Et pourtant, si je suis ici, c'est précisément à cause de cette manifestation. Un si grand nombre de gens rassemblés, déterminés, qui ne semblent pas vouloir se retirer avant d'avoir obtenu gain de cause...
On ne sait jamais qui peut se cacher parmi la foule. Car peut être ne sont ils pas tous humains...
De larges rassemblements signifie potentiellement beaucoup de victimes, et de quoi évoluer pour les machines du Comte Millénaire. Après tout, les akumas ne sont que des machines à tuer...
Je secoue lentement la tête. Je savais que c'était faux, que c'était beaucoup plus compliqué que ça. Depuis que j'ai découvert que Mary, la fille avec qui j'avais sympathisé, était en fait une akuma, je ne sais plus quoi penser... j'ai toujours pensé qu'exterminer les akumas était nécessaire pour sauver l'humanité. Je le pense toujours... Mais j'ignorais qu'ils n'étaient pas des machines et que eux aussi, ils souffraient.

Je sors de ma rêverie, réveillé par un cri, mais ce n'est qu'un homme qui crie au dessus des autres pour appeler au changement. Ce n'est surtout pas le moment de penser à ça maintenant. Si une situation similaire se reproduit... Je ne devrais pas hésiter. Car la vie d'autres personnes est en jeu ici.
Mais rien de tout ça ne se passera aujourd'hui. La manifestation doit se passer sans aucun problème.



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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 2 Oct - 0:36


Intrigue : la parole au peuple



CParfois, quand la fin était d'impressionner par manifestation, l'absence d'organisation était une force. A la logique se substituait alors un instinct, bien plus qu'une coïncidence, bien plus que des logiques individuelles s'assemblant, bien plus que des individus criant leurs propres douleurs : c'était une masse, une identité qui soudain se voyait unique, portée d'une même force, moins contradictoire qu'un individu même. Impressionnante… terrifiante.

C'était là foule animale, brutale, dénuée de scrupules et de morale. Seul l'objectif comptait, chaque acte se justifiait par ce dernier, et quiconque n'était des leurs était alors ennemi. Les justifications semblaient perdre leur importance même : souffrir était argument suffisant, semblerait-il, pour tourmenter autrui. Ne restait qu'une force stupide, dénuée de cervelle, qui pouvait ravager un quartier en une première pierre lancée. Et leur cible favorite… c'était nous. Les plus riches, les plus heureux, les boucs émissaires par excellence.

Parmi les miens, les bourgeois tant haïs, les pensées différaient : beaucoup se gaussaient à l'idée d'une menace prolétaire, ne voyant là que craintes de bonnes femmes superstitieuses. Allons, ces idiots incapables de lire ? Incapable d'organiser ne serait-ce qu'une fête foraine convenable ? La police était des nôtres, l'argent l'était de même, rien ne pouvait nous toucher ! Quelques coups de matraques les convaincront de retrouver leur place, il ne s'agit que d'un coup de caprice enfantin. Toutefois, dans ma famille… c'était tout autre chose que l'on m'avait enseigné.

Crains le peuple.

Et plus que jamais, la sagesse de ces mots s'illustrait sous mes yeux. Sous la forme d'une meute hurlante, compacte… Dangereuse.

Aurais-je eu vent de ce qui se tramait sans que quiconque n'en eut réellement conscience, jamais ne me serais-je approché ne serait-ce que d'une lieue de la capitale ; mais voilà que je me trouvais sur le côté de la colonne humaine, au seuil de l'avenue, encore dans une ruelle. Pire : Emy m'accompagnait, sa main dans la mienne. L'espoir d'une journée de théâtre paisible ne survivait que difficilement à ce cauchemar frappant les pavés de leurs pieds sales, crachant des injures dans leur langage médiocre et souillant la rue de divers coups et pourritures. Pourtant, je n'avais réellement de mépris, conscient que la fortune ne leur permettait mieux… mais je ne ressentais guère plus de pitié : leur malheur n'était de mon fait, quoi qu'ils semblassent en penser. Le monde était injuste ? Grande nouvelle. Pour l'apprendre, il m'avait suffi d'observer ces violonistes amateurs s'échiner à s'entraîner, encore et encore, plus que moi-même, sans jamais atteindre ne serait-ce qu'un semblant de mon propre niveau. Quelles réflexions puiser de ce fait ? Si cela eut été possible, aurais-je à transmettre part de ce don ? Absurde. Si l'Ordre du monde avait décidé que telle chance me revenait… de quel droit ces gens cherchaient-ils à me l'arracher ? Il en allait de même pour les richesses matérielles.


Outre la morale, la beauté et la logique de même exigeaient ces différences, ces inégalités. Jamais le peuple, la multitude médiocre et égale, n'avait écrit l'Histoire et poussé l'Humanité : seuls des élites le pouvaient. Un savant doté de génie ; un meneur au charisme divin ; un dirigeant ambitieux… N'en était-il de même pour l'argent ? Disséminé dans les mains de tous, nul grand projet ne verra encore le jour, chacun préférant soigner son luxe personnel.

Malheureusement, je doutais fort que ces gens partageassent cette opinion. Mes habits riches ne manqueraient guère plus longtemps d'attirer le regard et je craignais être cible de la vindicte populaire, un exemple sacrifié à l'autel de leurs idéaux.  Et surtout… l'angoisse me serrait le cœur pour Emy. Je détestais qu'elle assiste à ce spectacle de violence et de vulgarité, mais ce n'était rien face à la crainte que l'un d'eux nous abordât, doté de mauvaises intentions. Le problème… c'était qu'il me fallait traverser cette foule pour atteindre notre destination. Ce n'était l'affaire que d'une dizaine de mètres à traverser, de quelques minutes tout au plus. Pourtant…

Pourtant, l'idée même faisait naître en moi une crainte aussi sombre que profonde. Tant pis… nous aurons d'autres occasions. Je ne savais que trop combien il était facile de voir son bonheur balayé en un instant, en un voyage, sans avertissement…
 - Emy, on va rentrer. Désolé.
Elle se réjouissait depuis ce matin et je devinais déjà sa déception, mais quel autre choix avais-je ? Pourtant, intimidée par la foule, elle hocha la tête sans protester. Il était grand temps de faire demi-t-

De l'autre côté de la ruelle, une horde de prolétaires en colère venait de s'engouffrer : nous étions coincés. Le rythme de mon cœur s'accélérait, mais je me forçai à garder mon calme. Seul le sang-froid pourrait m'aider en cette situation, et je devais rassurer Emy.
 - Reste bien près de moi, Emy. Tout ira bien, ils sont en colère mais nous ne leur avons rien fait.
Je la pris dans mes bras, près à traverser la foule de l'avenue. Tant qu'à subir ce courant dangereux, autant ne pas perdre notre théâtre…

Résumé ::
 

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 2 Oct - 14:51


« C’est incroyable, tu as vu le monde qu’il y a ?! »

Basile répond à cette exclamation joyeuse par un grand sourire. C’est vrai qu’il y a du monde dans les rues de Paris, aujourd’hui ; elles sont pleines à craquer. Tous les Parisiens sont dehors, que ce soit pour regarder passer le cortège ou pour s’y agglutiner pour allonger encore plus ce grand serpent qui arpente les principales avenues de la capitale en réclamant du changement. Du vrai changement, des actions concrètes. En ces temps troubles, le peuple en a besoin plus que jamais. Les belles paroles des politiques ne suffisent plus à dissimuler la misère de la population. Il songe un instant à Sheryl Kamelot et se demande ce que penserait le ministre allemand de toute cette agitation. Il en serait sûrement agacé, mais ce n’est pas son pays, alors Basile s’en moque un peu. Et puis après tout, les Français ont toujours été particulièrement prompts à la contestation.

Un peu plus tôt il a réussi à se faufiler en tête de la manifestation, pour rejoindre des amis qu’y s’y trouvaient déjà. Depuis quelques heures maintenant, il crie avec eux plusieurs slogans, des revendications et des phrases qui sont parfois reprises à tue-tête à l’arrière, dans le corps de la colonne. C’est absolument grisant. Une manifestation d’une telle ampleur n’arrive pas tous les jours, même à Paris. Même si elle est planifiée depuis plusieurs semaines, peut-être même beaucoup plus, une bonne partie des Parisiens sont descendus dans les rues de manière assez spontanée. L’épuisement est généralisé, au sein de cette population privée de tout, qui souffre de ces inégalités démesurées entre les riches et les pauvres. Il est bien conscient qu’une famille comme la sienne, qui possède une très belle et très grande demeure avec un jardin dans les environs de Paris, n’arrange rien au problème, mais il se dit aussi que sa présence aujourd’hui compense un peu.

Sa position en tête de cortège n’est certainement pas la plus sûre mais pour le moment ce n'est pas très important, il a bien d’autres choses à penser. L’histoire est en train de s’écrire et il peut enfin y participer : hors de question de faire les choses à moitié ! Tout ça pourrait finir en révolution, il pourrait y avoir des barricades, comme dans les histoires d’Eugénie. C’est si romanesque qu’il a même emporté, dans sa poche, un carnet et un crayon pour écrire ou dessiner en cas de subite inspiration, mais il craint de ne pas en avoir le temps avec toute cette agitation. Ça ne fait rien. Le plus important est d’être présent.
.


Résumé :
 




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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 2 Oct - 23:02
La parole au peuple


Well… Il n’avait pas prévu que ça se passe comme ça.

Tout avait commencé quelques jours avant à Central, Maé avait été assigné à une mission. Sur le papier, tout semblait simple : accompagner un inspecteur à Paris. Bon, bien sûr, le contenu était plus complexe. Ils devaient garder un œil sur la manifestation à venir. Il n’avait pas de raison de refuser, il parlait français ce qui était un sacré avantage. Il n’avait pas non plus autre chose de pressant à faire. Alors il avait accepté, ce qui avait été une grossière erreur.

Le début de la mission avait été une réelle partie de plaisir. Ils avaient seulement écouté les habitants de Paris parler. Habitant de tout horizon social sans exception, il était nécessaire de savoir ce que pensait chaque classe sociale. Ils ne savaient jamais qui était à l’origine d’un tel mouvement. Visiblement, personne. Enfin personne dont ils avaient vraiment un intérêt.

Alors au jour de la manifestation, juste pour observer, ils s’étaient retrouvés sur le trottoir en observateur. Enfin, ils auraient dû y rester si une deuxième marrée humaine ne les avaient pas séparer entraînant Maé loin de son partenaire. Le voilà entraîné dans la foule en colère. Il avait le sale pressentiment que ça allait mal finir pour sa peau. Ses vêtements avaient beau être passe-partout, il était difficile de cacher près de 20 ans d’éducation noble.

Il essaya de ne pas perdre son équilibre pour ne pas finir piétiné par la masse mouvante. Non franchement, il n’avait aucune envie de finir en tâche sur le pavé. Bien sûr, il avait essayé de se frayer un chemin pour retourner sur le trottoir, mais non ! La foule était bien trop dense pour traverser. Il n’avait réussi qu'à écraser quelques orteils, donner quelques coups de coudes et à taper dans deux trois tibias. Il reçut en réponse de ses efforts une belle collection de grognement, de regard noir et un beau bleu sur les côtes. Récompense d’un homme à l’air patibulaire qui n’avait apprécié se faire pousser. Au final, il se retrouvait à suivre les manifestants, il ne se trouvait pas si loin de la tête de file et tentait de se faire le plus petit possible.

Codage par Libella sur Graphiorum


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°Intrigue V /HERE

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mer 3 Oct - 20:32
Foule

Décidément, tu as le chic pour te retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il n’y a pas une semaine, c’était le thé avec tes petits camarades de l’Arche. Aujourd’hui c’est une manifestation en plein coeur de la capitale Française… On ne va pas se mentir, ça commence à faire beaucoup pour le vieil asociale que tu es, Sebastian. Le pire dans cette histoire, c’est que tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même – ce que tu n’apprécies pas particulièrement, bien entendu. Si tu te concentrais un peu plus sur tes pas et plus généralement sur tout ce qui t’entoure, ce genre de chose n’arriveraient pas.

Enfin bon, pas la peine de ressasser tout ça en boucle non plus. Le plus important pour l’instant, c’est de trouver un endroit dans toute cette foule où tu pourras respirer et où l’on arrêtera de te marcher sur les pieds. Car ça aussi, ça te fatigue pas mal. Comme à peu près tout ce qui existe sur terre, oui. Mais ça plus que le reste. Peut être que tu devrais manifester pour ça, toi, avec une pancarte où serait mal orthographié « laissez moi mon espace ». Pourquoi pas rajouter un PS : « ça vaut surtout pour toi, Elliot. » ?

Du coin de l’œil tu aperçois une espèce de trou dans la masse et décides de t’y engouffrer, avant de ne remarquer que trop tard que cet espace était là pour une raison. Grommelant toujours plus fort, tu évites maladroitement le landau et retournes à ta place. L’homme à tes côtés te sourit et hausse des épaules, l’air de dire on est tous dans la même galère dude mais ça vaut le coup, ce à quoi tu réponds par un doigt levé, avant d’enfin quitter le cortège.

L’air épuisé et une cigarette au bout des lèvres, comme à ton habitude, tu regardes les gens passer. Ils ont tous l’air si différents qu’ils t’intriguent. Toi qui es si solitaire, tu as du mal à comprendre qu’une cause puisse rassembler autant de personnes. Une seule cause, c’est vite dit, car les pancartes et slogans sont parfois différents. Mais au fond, tu as le sentiment qu’ils ont tous cette même colère, grande ou petite peu importe, qui semble les animer.

C’est exactement ce pourquoi tu es resté. Les gens en colère, ça créé toujours quelque chose d’intéressant. Un mot qui dérape, un geste maladroit ou un regard déplacé, et alors tout s’embrase. Et toi, l’embrasement et le chaos, ça te plaît c’est indéniable. Ça te sort de ton ennui morne et égaie un peu ta journée.

Tu inspectes donc avec attention les visages, y cherchant un indice quelconque annonçant l’anarchie. Mais non, il n’y a rien si ce n’est des airs déterminés et des sourires. Tu ne dois pas assez bien regarder, Sebastian, c’est évident. D’ailleurs, ton attention est bien vite rattrapée par autre chose. Là, au milieu des civils sans importance, tu reconnais une tignasse blonde. Qu’est-ce qu’il fait là, lui ?

L’air mauvais, tu décides alors de retourner dans la foule, te posant seulement quelques mètres derrière lui. Pas assez pour qu’il te voit – tu l’espères en tout cas – mais suffisamment pour l’entendre s’il parle. L’Ordre Noir prévoit il une intervention ? Y aurait il une innocence dans le coin ? Ou alors ils sont simplement là pour assurer l’ordre ? Si tout se déroule bien, tu ne devrais pas tarder à le savoir. Enfin, en priant pour que personne ne te reconnaisse. C’est ça de bien faire son boulot, on finit par être célèbre.
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Sam 6 Oct - 15:48
Nostalgie

Une journée incroyable, c’était tout simplement une journée incroyable. Une semblable à celles de ton enfance, semblable à celles connues par tes parents et qu’ils t’ont racontées si souvent. Les parisiens réunis dans les rues pour manifester un mécontentement et se faire entendre des institutions. Comme au bon vieux temps, oui. Enfin presque comme au bon vieux temps. Aujourd’hui il ne s’agit que d’une marche, aucune barricade en vue, aucune prise de la Bastille, ce qui n’est pas pour te déplaire. Les Révolutions, ce n’est plus de ton âge.

Un sourire nostalgique aux lèvres, tu avances doucement parmi tes concitoyens. Ici tu reconnais une amie, un peu plus loin, c’est un client, là un voisin qui vous observe l’air mécontent. D’ailleurs, à force d’observer tous ces inconnus, tu crois apercevoir ce petit docteur qui t’a soignée cet hiver. Il faudrait que tu ailles le saluer à l’occasion, pour prendre de ses nouvelles comme tu as l’habitude de faire – une habitude de Mamie à n’en pas douter.
« Et beh, même à votre âge on vient marcher ?
Il n’y a pas d’âge pour avoir des choses à dire, vous savez. »
L’inconnu rit, puis vous retournez chacun à vos pensées. Oui, même à ton âge on vient manifester. C’est qu’il y a tant de choses qui te dérangent dans la capitale, difficile de rester les bras ballants à attendre que tout cela change. Tu ne supportes plus de voir tant d’enfants mourir de froid et de faim dans les rues, pas plus que tu ne supportes de voir leurs parents vivre dans les mêmes conditions. Il y a aussi ces pauvres hommes et femmes exposés comme des animaux à Vincennes ou les disparitions inquiétantes et le manque de sécurité dans les rues parisiennes – tout n’est pas toujours dû aux akumas.

Concentrée sur toutes ces choses qui te tracassent, tu ne te rends pas compte que tu as accéléré le pas – ce qui n’est pas si significatif à ton âge, mais tout de même. Te voilà au milieu d’un groupe qui semble un peu plus …. remonté que la moyenne. Les visages sont fermés, les mots durs, et tu peux sentir la colère gronder en chacun d’eux. Tu n’as pas ta place parmi ces personnes, pas plus que l’homme quelques pas devant toi. Il ne te faut pas bien longtemps pour le reconnaître – ou plutôt pour reconnaître l’enfant dans ses bras – et tu le rejoins en ta faufilant parmi les manifestants.
« Monsieur Delcourt ? Emy ? » Tu leurs adresses un sourire en voyant qu’il s’agit bien d’eux « Que faites vous ici ? Je ne m’attendais pas à vous voir manifester. »
Ta phrase n’est en rien une attaque ou un reproche, c’est un simple fait. Si tu ne connais pas réellement Lysandre, tu t’es tout de même fait une idée de qui il est – à travers vos quelques rencontres et les histoires de Basile. Et à aucun moment tu ne l’imaginais marcher dans les rues de Paris pour faire part de son mécontentement. Pas que tu connaisses son point de vue politique ou quoi que ce soit, c’est simplement qu’il a l’air d’un homme d’actions et non pas de revendications. Mais peu importe, ce n’est pas réellement le moment pour en parler tu en as très bien conscience.
« Est-ce que je peux vous aider d’une quelconque façon ? »
Tu doutes que ton vieux corps et ton charisme de Mamie puisse servir à quoi que ce soit, mais tu ne peux t’empêcher de proposer. Après tout, peut être que c’est exactement ce dont il a besoin maintenant, on ne sait jamais.  
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 9 Oct - 0:05
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Se mêler à la foule avait été une grosse erreur. Qu'est ce qui lui avait pris, d'ailleurs ? Bien sur que Soren était au courant de tous les problèmes qui pesaient sur les parisiens - et même sur toute la France. Mais était ce ça qui allait le tirer dehors pour se mêler à la foule ? Non, il n'avait pas vraiment l'âme d'un révolutionnaire. Et puis surtout, il n'en avait pas l'état. Ayant perdu la force de se mouvoir sans aide, Soren ne pouvait pas vraiment se mêler au cortège principal. En fait, il valait mieux carrément l'éviter.
Et puis, pourquoi rester d'ailleurs ? Quel idiot, d'avoir été attiré par la curiosité du bruit et du rassemblement. La foule, ce n'était pas trop pour lui. Dans des plus récents souvenirs - c'est à dire qui remontaient à très loin, puisqu'il avai perdu la mémoire des neuf dernières années - le blondinet avait vécu son enfance en campagne, loin des agitations et du stress de la capitale française. Paris était belle, mais c'était une autre vie.

Une violente bousculade le fit tomber. Perdant l'équilibre, le jeune homme tomba à terre, grimaçant sous la douleur, avant de relever les yeux vers la silhouette d'un homme.

-Oups, désolé gamin, je ne t'avais pas vu ! Faut tenir le coup, tous ensemble pour le changement !

Voyant qu'il avait du mal a se relever, l'inconnu lui tendit la main pour l'aider. Soren accepta volontiers, et se remit maladroitement sur pieds, s'aidant des béquilles.

-Merci...

Avec un dernier geste d'encouragement, l'homme se détourna de lui, et se remit en marche.
Tenir le coup ? Plutôt pas, non...
Soren se retourna, essayant de s'éloigner de la foule principale, avant de remarquer un homme, derrière lui. Un homme qui le fixait. Discrètement, mais c'était bien lui qu'il regardait.
D'abord, Soren décida de ne pas s'en préoccuper. Après tout, il l'avait surement rêvé. Jusqu'à ce que cette fois, il le sente bien. Cette sensation d'être observé. Le jeune homme lança un discret coup d’œil par dessus son épaule, pour constater que le même individu se trouvait à quelques mètres, derrière lui.
Le français déglutit. Il n'avait aucune idée de qui pouvait bien être cet inconnu. Sans doute était ce l'une de ses anciennes connaissances - bonne ou mauvaise, allez savoir. Le problème, c'est que toutes ses "anciennes connaissances" il les avait oubliées...

Pourtant, il n'était pas ignorant du danger existant. Lena lui avait raconté pourquoi il avait perdu la mémoire, et surtout, tous les dangers qui pouvaient l'entourer...
Sans doute cela n'avait rien à voir... Non, ce serait une sacrée coïncidence, tout de même ! C'était juste l'adrénaline de la manifestation qui lui montait à la tête... Mais oui...

Mais non. Cette impression d'être observé était toujours là. Il ne rêvait pas.
Allait il se retourner pour lui demander ce qu'il lui voulait ? Sûrement pas, non.
A la place, Soren se mit à aller du plus vite qu'il pouvait - c'est à dire à trottiner légèrement, autant qu'il le pouvait, avec ses béquilles - pour mettre le plus d'espace possible entre cet inconnu et lui. Au lieu de choisir un courage stupide, il préférait une lâcheté réfléchie.








Merci Rhian bro pour cette superbe signa ♥️

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 9 Oct - 20:36

Insigne familier




A priori, tout se passe bien... Enfin, "bien" c'est assez relatif. La foule a rapidement formé une masse compacte, entraînant avec elle tous ceux qui se trouvent sur son chemin, même ceux qui ne voulaient pas spécialement l'intégrer.
J'imagine que ce sont les risques de trop s'approcher... Moi même je devrais y prendre garde.

Peut être me suis je trop inquiété, après tout. J'aperçois au loin les forces de loi se déployer, surveillant la foule sur leur destrier. Pour maintenir l'ordre publique, la Congrégation est sans doute moins compétente qu'eux.
Je me retourne, prenant soin de m'écarter de la foule, avant de voir quelque chose qui m'alerte aussitôt. Un envoyé de Central.
Que fait il ici ? Se pourrait-il que finalement, il ait de bonnes raisons de se trouver ici ? Se pourrait il que finalement, le danger rode bel et bien par ici ?
J'avais osé espérer que non, que pour une fois, il pouvait y avoir un rassemblement sans pour autant provoquer un bain de sang...
Mais si l'Ordre Noir a été envoyé ici, j'imagine que c'est justement pour empêcher ça.

Finalement, je me dirige vers lui. Si l'Ordre Noir est impliqué, je suis justement en droit de le savoir. Je veux à tout prix éviter plus d'accidents...
Je dois tout de même batailler pour arriver jusqu'à lui, et les nombreuses bousculades réveillent d'anciennes blessures au dos... Je grince des dents, tandis que la douleur se propage à nouveau dans mon corps... Mais je dois l'ignorer. Pour ne pas finir piégé dans cette foule, c'est une épreuve inévitable...
J'arrive enfin jusqu'à lui, et je l'interpelle directement.

-Il y a un problème ?

Son uniforme de Central ne laisse aucun doute quand à son identité. Le mien non plus, d'ailleurs.
Nous avons la même mission.



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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Sam 20 Oct - 23:18
La parole au peuple


Au final, il ne s’en sortait pas si mal. Après sa tentative, ratée, de s’extirper de la foule, il n’avait pas tenté de bouger de sa place. Il tentait tant bien que mal de suivre le mouvement. Il n’avait pas tenté de s'extirper de la foule, de crainte de finir piétiné et roué de coup. Bien sûr qu’il était parfaitement capable de se défendre, mais il ne pouvait pas attaquer de simples citoyens. Il n’était pas un sauvage.

Avec, un soupire, Maé observa la foule, la police semblait se rassembler autour des manifestants. Il espérait sincèrement que ça n’allait pas tourner en bain de sang. Il n’avait pas vraiment envie de se retrouver entre deux feux et se prendre une balle perdue. Il redoutait une attaque d’Akuma malgré que l'enquête qu’il avait menée avec son partenaire perdu, n’avait pas permis de remonter à une quelconque piste menant au comte ou n’importe quel Noah connu. Il soupira une nouvelle fois avant qu’un mouvement attire son attention.

Quelqu’un se frayait un chemin dans la foule. Dans un certain sens, il plaignait le pauvre malheureux de sa bêtise. Enfin avant de comprendre que c’était lui qu’il essayait de rejoindre. Il comprit pourquoi quand, il fut assez proche de lui pour voir ses vêtements. Ou plutôt son uniforme, c’était un membre de l’ordre. Ils ne se connaissaient pas, il avait dû reconnaître son propre uniforme. Au moins celui de Central était plus discret. Ne sachant pas exactement ce que l’homme voulait, il l’observa un sourcil relevé. Il semblait souffrir, le passage ne semblait pas être une balade de santé.

Il n’avait pas perdu son expression, le sourcil toujours relevé, il le regardait avec un air désintéressé. Un problème ? Non pas vraiment, il était juste coincé au milieu d’une foule mécontente, mais sinon tout allait parfaitement bien. Il allait se faire lyncher par certaines personnes de la foule pour le simple fait de son éducation. Enfin ça, c’était si jamais on le trouvait. Rien ne lui disait que ce ne serait pas pour sa nationalité, sa religion ou tout autre chose sur laquelle ces personnes rejetaient leurs malheurs. Il laissa échapper une grimace à ses pensées avant de répondre à son désormais compagnon d’infortune.

-Mon seul problème, actuellement, est d’être coincé ici.


Codage par Libella sur Graphiorum


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°Intrigue V /HERE

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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Dim 21 Oct - 20:08
La parole au peuple


♦️La sorcière et la Police.♦️

Risa FT. les gens.
Voilà bien une petite heure que tu escortes le cortège de manifestants en restant en retrait. Tu remarques que les manifestants augmentent considérablement, si bien que si une personne s’engage dans la foule il ne peut plus faire machine arrière. Une goutte de sueur froide perle le long de ta tempe. Tu n’aimes pas vraiment ta situation actuelle. Tu avais déjà escorté des manifestants dans le passé mais pas sur une aussi grosse ampleur. Ton rythme cardiaque accélère doucement et ta main gauche tremble. Bon Dieu, tu dois te ressaisir et ne pas te laisser impressionner par tous ces citoyens. Une chose plus facile à dire qu’à exécuter. Avalant ta salive, fermant les paupières, tu débutes une légère relaxation pour apaiser ton rythme cardiaque. Tu retiens ta respiration pour la relâcher plusieurs secondes après. Comme-ci tu nages en apnée. Ainsi, les battements de ton cœur se calment. Après avoir réussi cette première étape, tu t’occupes de ta main tremblante. Fouillant dans l’une de tes poches de ton manteau, tu en sors un chapelet. Tu l’enroules autour de ta main gauche pour régler le deuxième souci. Dans le passé, ta mère adoptive te disait que ce chapelet lui servait à la rassurer dans des situations de stress. Depuis, tu t’en sers toujours pour assoupir tes craintes.
Maintenant, tu es opérationnelle pour poursuivre ta mission en compagnie de la police française. Parcourant plusieurs petites rues, tu surveilles de loin les agents de l’ordre. Tu es prête à les aider si l’occasion se présente, mais aussi présente pour corriger leurs moindres erreurs qui peuvent attiser la colère des manifestants.
Un jeune homme qui doit avoir une vingtaine d’années s’approche de toi avec son canasson.

« Plusieurs rues plus loin, des manifestants semblent vouloir détériorer des boutiques, commence le jeune homme absolument angoissé. »

Fronçant les sourcils, tu frottes des doigts ton chapelet. Tu sais très bien qu’une manifestation ne se fait généralement pas dans le calme. Des détériorations sont à prévoir, ainsi que des blessés. Le boulot commence enfin à être intéressant mais aussi dangereux.

« Ce ne sont pas des manifestants, reprends-tu d’une voix très calme. Ces individus profitent juste de ce raffut pour voler. C’est très intelligent de leur part. Nous sommes débordés pour escorter ces citoyens et notre vigilance est alors réduite. Prenez quelques hommes avec vous, nous partons à la chasse. Tu lui adresses un sourire que tu avais l’habitude d’afficher quand tu pourchassais des malfrats à Londres. Je ne veux aucun coup de feu, aucun blessé. On arrête les petits voyous et on reprend ensuite l’escorte. »

D’un geste vif et rapide, l’agent s’exécute. Plusieurs secondes plus tard, tu te diriges à l’endroit où les profiteurs tentent de voler dans des boutiques. Restant en arrière, comme à ton habitude, tu ordonnes d’un simple signe de tête de commencer l’interpellation des individus. Tu aperçois une vitrine d’une boutique brisée. Tu penses que rien n’a été volé, que tu es arrivée à temps. Tu l’espères. Mais c’est en voyant un garçon d’une dizaine d’années sortir à très grande vitesse du magasin que tes espoirs tombent à l’eau.

« Reviens ici, ordonnes-tu au môme qui ne compte pas s’arrêter. Je veux deux agents qui surveille la boutique pour éviter un autre vol. Les autres vous emmenez les individus à un poste de police. Je me charge du garçon. »

Invitant ta jument Orphée à poursuivre le petit voleur, tu le perds quelques instants plus tard dans la foule de manifestants. Malgré ta concentration, ta mémoire visuelle des visages, tu ne trouves pas le gosse. Tu ne peux que jurer intérieurement de ne pas être assez rapide. Il mérite une bonne petite fessée pour ce qu’il vient d’accomplir.

Ton attention s’oriente à présent sur trois personnes dont une qui ne t’es pas inconnue. Cette vieille dame qui était malade tout comme toi cet hiver. Enfin, tu étais sous couverture pour retrouver ton ex-fiancé… . Tu décides d’aller à leur rencontre. Plus tu t’approches et plus tu remarques le style vestimentaire de l’homme. Un bourgeois ?! Les manifestants assez rancuniers peuvent s’en prendre à lui s’il reste avec eux. Sa fille est également en danger, le mot est assez important mais dans une manifestation tout peut arriver.

« Veuillez bien vouloir accepter mes excuses, débutes-tu en enlevant ta capuche pour laisser ta tignasse blonde tomber le long de ton dos. Souhaitez-vous mon aide pour vous escorter hors de ce petit raffut ? »

(c)Lili - ne pas reproduire


If you seek me, take the path of roses. You my daughter, you my reason to live, pay attention to the thorns that I deposited. They are my despair, my sadness and my rage of this lost world.

   (c) crackle bones
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Ven 26 Oct - 21:12
Vieille Connaissance

Il t’a vu, tu le sais bien. Quelque chose a changé dans sa façon de se comporter, comme s’il hésitait. Il doit sans doute se demander ce que tu fais là, si d’autres de tes comparses sont également présents ou non. Les mêmes questions qui te te trottaient en tête toute à l’heure sont maintenant dans la sienne. En tout cas, c’est l’interprétation que tu en fais. Tu es bien loin de te douter de la réalité et surtout de l’amnésie de ton compagnon.

Il accélère et tu en fais de même, allongeant mine de rien ta foulée. Tu ne crains pas un piège, dans son état ce serait du suicide. Au milieu d’une telle foule il serait incapable de se battre correctement, et tu pourrais t’en prendre aux civils pour l’affaiblir, avant de te cacher parmi eux. Rien de mieux qu’un mouvement de foule pour passer inaperçu, même avec ta dégaine.

Réfléchir à tout ça te donnerait presque envie de le faire. Ou alors simplement le menacer ? Lui promettre l’Anarchie s’il ne te révèle pas les raisons de sa présence ici. Et lui faire mal, oh oui, atrocement mal. Lui faire payer la perte de ton bras et la douleur qui ne t’a pas lâché pendant des heures. Une machine peut elle avoir mal ? Tu n’en as toujours aucune véritable idée, peut être n’était-ce que dans ta tête. Mais tu as souffert, Sebastian, et quelqu’un doit payer pour ça. Si son petit ami n’est pas là, alors ce sera lui.

Le regard brillant et l’air mauvais, tu réduis l’écart entre vous deux jusqu’à le faire disparaître une bonne fois pour toute. Ça te prend un peu plus de temps que tu ne le pensais – dieu que tu haies la foule – mais tu finis par arriver à ses côtés. Un sourire – amusé ? - aux lèvres, tu lui adresses un clin d’œil avant de passer négligemment ton bras droit par dessus son épaule.
« Alors l’ami, on en a gros sur le cœur ? » Tu lui souffles la fumée au visage, oups, avant de reprendre « Qu’est s’qu’un chien d’la Congrégation fait ici. » Plus d’amusement, plus de sourire. Rien d’autre que cette vieille haine qui t’a toujours habité. « L’un d’eux est un futur compatible ? J’aimerais tant savoir qui. »
Lassé de sa démarche claudicante, tu enlèves ton bras de son épaule et renfonces ta main dans ta poche. Le garçon semble perdu et tu applaudirais ses talents d’acteur si tu en étais encore capable. Cette idée fait bouillir ton sang, te donne envie d’en finir maintenant. Un accident est si vite arrivé dans ce genre d’évènements, personne ne saurait que cette dague était la tienne. Mais tu prends sur toi, laisse les choses se faire. L’autre n’a toujours pas sorti son innocence et tu ne sais toujours pas pourquoi il est là.
« M’force pas à m’énerver tu veux. Ils ont tous l’air si heureux, j’voudrais pas gâcher leur plaisir. » Ces menaces à peine voilées lâchées – la subtilité ça n’a jamais été ton truc – tu te permets un nouveau sourire. « Tu sais, ça s’rait vachement sympa de me laisser le tuer vot’ new guy. Je lui éviterais la guerre et les tourments, ce genre de trucs. Nah, ne m'remerciez pas, je le fais de bon cœur, c’est mon côté humaniste. »
Te voilà étonnamment de bonne humeur, Sebastian, à se demander quelle mouche t’a piqué. Mais il y a de quoi te réjouir en vérité. Toi qui pensais passer une journée morne et ennuyeuse, semblable à tant d'autres, tu fais face à tout un tas de possibilités, toutes plus réjouissantes les unes que les autres : Une foule en colère, un ennemi incapable de se défendre, l’occasion de te venger et peut être même faire ta bonne-action de soldat quotidienne. Difficile de retenir cette bonne humeur, donc. Difficile de te retenir de jouer avec la nourriture, aussi.
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Ven 2 Nov - 1:28



INTRIGUE • CHAPITRE V

LA PAROLE AU PEUPLE


L’odeur est si forte. Dans son étreinte invisible, elle l’embrasse comme un esprit de volupté et le goût du sang se pose très délicatement sur sa langue. Mais l’effluve imprègne aussi ses vêtements et sa peau ; elle est partout : autour, sur et en lui. Il n’arrête pas de froncer le nez tandis qu’il creuse une ligne sanglante sur la peau pâle de sa dernière victime. Angus plonge son regard dans celui, voilé, du pauvre homme auquel il vient de prendre la vie et regarde la Mort en face. Il la perçoit dans l’immobilité de ces iris morts, dans la raideurs des traits du macchabé, dans son expression figée. L’homme doit - devait avoir son âge. Qui sait quels coups du destin l’ont mené à cette tragique destinée et qui sait laquelle a mené l’Assassin jusqu’à lui. Cette réponse, pourtant, est bien simple : c’est un petit bourgeois au corps aussi gras que ses paroles. Un anglais de passage à Paris, cherchant à se venger d’un rival. Mais qu’en sait vraiment le Brouillard, cependant ? Il a tué. Rien d’autre ne compte à part le paiement. Une bourse l’attend dans une des maisons parisiennes, quand il aura rejoint son client. C’est ce dernier, d’ailleurs, qui l’a fait s’échouer ici. Une chance qu’il ait le bras un peu plus long qu’il n’y parait : un coursier, un bateau de contrebande et des officiers soudoyés sont apparemment suffisants pour faire quitter le pays à l’une des pires vermines de Londres. Angus n’aura, en définitive, que brièvement abandonné sa tanière. Il y retournera pas les mêmes moyens car tout est convenu, tout est prévu. L’œuvre macabre qu’il laisse derrière lui aussi fait partie du plan : un visage lacéré du mot ‘‘payback’’ en guise d’épitaphe. C’est une fantaisie de son client et lui-même n’en pense rien. Il ne trouve ça ni beau ni laid. Juste puant, tellement puant que les baleines lui reviennent en mémoire, elles et leurs chants d’agonie qu’elles poussaient avant de rendre l’âme au bout du harpon. C’est ça, pense-t-il évasivement en rengainant son poignard écarlate. Tuer et découper. Comme avec les baleines.

Il fait froid à Paris. Il s’éloigne du cadavre en resserrant son manteau autour de lui. Quitte la rue. Un rat près de la bouche d’égout est le seul témoin du crime et en dépit de sa politique, Angus ne compte pas éliminer ce témoin-ci. Celui-là, il le laisse accomplir son devoir car il s’agit d’un des premiers nettoyeurs dont l’Humanité a jamais loué les services.

Le vent hivernal le sort de ses ruminations morbides et il lève la tête vers le ciel. Le soleil pose quelques-uns de ses rayons sur son visage ridé mais ce n’est pas suffisant pour chasser la grisaille. Le Brouillard est toujours là.

Il progresse.



L’Assassin perd un peu de temps à flâner dans les de la capitale française à la manière d’un simple touriste. Toutefois, il ne parle pas un mot du langage local et les autochtones se retournent à son passage, posent des questions qu’il ne comprend pas, pointant de temps à autres ses armes avec une méfiance non-dissimulée.

Cette ville, il la ressent différemment que Londres. Elle est plus claire, moins nauséabonde. Même les gens ne sont pas les mêmes. Tout est si différent qu’il se demande s’il ne ferait pas mieux d’accepter plus de contrat de ce genre. Ca lui donnerait davantage l’occasion de voyager, lui qui n’a jamais quitté les terres du Royaume-Uni que pour mener une guerre qui ne le concernait en rien ou pour assassiner un misérable ou deux.

Un tumulte le ramène à la réalité et il fronce des sourcils, curieux. Il s’approche de la source de pareille agitation et débouche sur une rue noire de monde. Il s’arrête, pris de cours, sur le bord de la rue. Des hommes et des femmes de tout âge (et mêmes des enfants) s’entassent dans un cortège organisé, scandent d’obscures paroles en piétinant docilement. Il reste immobile et prend le temps de tous les regarder passer. Soudain, une pensée le frappe – un mince sourire s’étire même sur son visage.

Car depuis les ombres de sa capuche, Angus a l’impression de voir un troupeau de brebis.
 


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Brouillard

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Angus MorganachBrouillard
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Ven 2 Nov - 15:29
Mensonge bancal

Intrigue






Vite, vite… Il fallait aller plus vite… Sinon quoi ? Rien, n’est ce pas ? Non, c’était surement son imagination de toute façon ! Cet homme n’avait rien à voir avec lui. Il faisait sans doute partie du cortège de manifestants, et se frayait un chemin derrière lui… Voilà tout !
Alors c’était quoi, cet instinct qui lui disait de fuir, cette sensation d’être toujours observé ?

Lent, lent… Il était trop lent… Il était peut être handicapé, mais pas sourd : il sentait, parmi le tumulte environnant, une silhouette s’approcher de lui. Jusqu’à ce qu’elle le rattrape complètement.
Soren se retourna vers l’inconnu, paniqué. Cette fois, il n’y avait plus de doutes à avoir : cet homme le fixait, avec un sourire… qui pourtant n’avait rien de chaleureux. Soren l’observa rapidement. Bien qu’il soit petit et qu’il avait un air fatigué et malade, il affichait un air très confiant. Appuyant son bras sur l’épaule du blond, comme un vieil ami, il prit enfin la parole.

-Alors l’ami, on en a gros sur le cœur ?

L’ami ? Qu’est ce que cela voulait dire ? Il n’avait pas du tout l’air de parler à un vieil ami… Surtout avec la façon dont il avait de cracher sa fumée de cigarette au visage du blond. Ce dernier, ne supportant pas la fumée de cigarette, ne put se retenir de tousser lorsque l’odeur lui encrassa les sinus. Une odeur horrible qui lui rappelait son père. Autrement dit, il ne pouvait pas la supporter.

-Qu’est s’qu’un chien d’la Congrégation fait ici. L’un d’eux est un futur compatible ? J’aimerais tant savoir qui.

Cette fois, plus de sourire, son ton avait radicalement changé. Les craintes du français venaient de se confirmer : cet homme n’était pas un ami.

La panique commença à l’envahir. Que devait-il dire ? Cet homme appartenait manifestement à son passé –un passé qu’il avait oublié. Et pourtant… Même s’il ne comprenait pas tout ce que cet homme lui disait, le mot « Congrégation » lui rappela tout de suite ce que lui avait raconté Lena. Une sorte d’organisation dont il avait fait partie autrefois… Une guerre dans laquelle il avait été soldat...
Qu’est ce que cela venait faire ici ???

Lorsque l’inconnu retira son bras, Soren crut un moment qu’il allait le laisser tranquille, mais pas du tout : l’inconnu attendait sa réponse. Sauf que son interlocuteur ne l’avait pas !

-M’force pas à m’énerver tu veux. Ils ont tous l’air si heureux, j’voudrais pas gâcher leur plaisir. Tu sais, ça s’rait vachement sympa de me laisser le tuer vot’ new guy. Je lui éviterais la guerre et les tourments, ce genre de trucs. Nah, ne m'remerciez pas, je le fais de bon cœur, c’est mon côté humaniste.

Soren se glaça immédiatement. « Tuer »… Il avait bien dit tuer ???
Le jeune homme déglutit difficilement. S’il pensait que cet homme était dangereux, il n’avait pourtant pas pensé à ce point là…
Il devait faire quelque chose, pourtant, il pensait ne rien pouvoir faire. Pas étonnant, non ? L’ancien lui aurait surement agi, combattu cet individu, il en aurait eu le pouvoir ! Alors pourquoi avait il abandonné tout ça pour ne rien savoir, pour être faible et ignorant, pour être une proie dans une cage à lion ?
C’était quelque chose qui le dépassait ! Parce qu’aujourd’hui, dans une situation dangereuse, il ne pouvait absolument rien faire…

Mais faire quelque chose et rien reviendrait surement au même. Alors autant tenter quelque chose, non ? Après tout, mentir était sa spécialité… Il mentait tout le temps, en étant gosse. Et dans sa tête, il l’était encore.
Essayant de cacher sa crispation, Soren prit une longue inspiration, avant d’essayer de répondre à l’homme.

-Non non ! Je suis juste ici… en patrouille. Pour sécuriser la zone. Alors… pour éviter des ennuis inutiles, on va… euh… faisons la paix pour aujourd’hui ? Ca vaut mieux pour tout le monde...

Ce que c’était nuuuuul ! Pas crédiiiiible ! Il avait fait mieux, niveau mensonges…

Se rendant compte de son mensonge médiocre, Soren accéléra le pas, espérant que l’homme ne s’acharnerait pas sur lui.
Il devait trouver la police, et vite.








Merci Rhian bro pour cette superbe signa ♥️

Thanks ❤:
 


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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 6 Nov - 18:02


Intrigue : la parole au peuple



Pris dans la marche à laquelle je n'adhérais que physiquement, craignant à chaque instant que mes habits n'attirent les foudres d'un prolétaire hargneux, mon regard ne s'osait à s'attarder sur un visage, quel qu'il fut. Je me fermai mentalement et corporellement, vaine tentative d'ériger un cocon autour d'Emy et moi : je la sentais tremblante, effrayée par les cris inquisiteurs, les gestes brutaux, la vulgarité pleine de rage aussi ambiante que l'odeur rance. L'unique raison pour laquelle je ne faisais de même était qu'il me fallait garder tête froide pour échapper à ce danger : chaque appel proche manquait de me faire sursauter, chaque visage me semblait menace, chaque pas pourrait causer notre perte, piétinés par un troupeau déchaîné… Aussi, le visage sombre et les pensées occupées, je faillis ne point voir l'étrange participante de cette infâme mascarade.
 - Monsieur Delcourt ? Emy ?
Elle m'offrit un sourire que je ne pus lui rendre, auquel se substituât alors un hochement de tête poli. Je connaissais cette dame d'âge vénérable, et lui devais ma gratitude : en certaines occasions, elle prit soin d'Emy, et cette dernière l'appréciait fort. Cependant, lovée contre ma poitrine, ses réticences balayées par la crainte, elle ne pouvait entendre et moins encore voir Madame Taffard.
 - Que faites vous ici ? Je ne m’attendais pas à vous voir manifester.
Il était malaisé de discuter en pareil contexte, le tonnerre populaire ne souffrant que difficilement onde dissonante, et il me fallait deviner grande partie de ses propos. Sa question était fort légitime, et l'idée qu'on put m'associer à cette parade absurde me dérangea plus que je ne l'eusse cru. Cependant, je ne pouvais simplement démentir : si je ne craignais guère la déception de mon interlocutrice, la vindicte populaire m'était plus angoissante… Aussi, ce fut en dissimulant toute animosité que je répondis :
  - De fait, telle n'est point mon intention : je ne cherche qu'à traverser l'avenue.
La politesse, sans nul doute, eut exigé que je lui retournai la question. Néanmoins, j'avais d'une part souci plus urgent, et de l'autre… je craignais que pareil sujet ne mène à une question sur mon opinion propre, que je ne tenais guère à partager en pareille compagnie. Par bonheur, elle ne s'offusqua ni n'insista, et proposa :
  - Est-ce que je peux vous aider d’une quelconque façon ?
C'était fort aimable de sa part… mais tout aussi inutile. Que pourrait-elle contre une horde d'incivilisés galvanisés et aveuglés par le sentiment de groupe ? Si malheur devait arriver, elle ne pourrait qu'en être victime de même, et je ne voulais de cela sur la conscience. D'autant plus que les deux êtres les plus importants à mes yeux l'appréciaient sincèrement…

Aussi, je secouai la tête, et la remerciai :
 - Je vous sais gré de votre gentillesse. Néanmoins, je ne voudrais abuser de votre bon-
L'ordre du jour était aux rencontres surprenantes, semblerait-il, car une voix nous vint d'en haut.
 - Veuillez bien vouloir accepter mes excuses.
La voix était féminine, et la chevelure qu'elle révéla confirma son genre : c'était une dame fort bien vêtue, assise sur un cheval qui n'était manifestement pas destiné à d'agricoles tâches. Plus surprenant encore, son pléonasme disgracieux trahissait des origines différentes. Pourtant, aussi singulière était-elle, la cavalière m'apparaissait bien moins inquiétante que l'infanterie sauvage à ses pieds.
 - Souhaitez-vous mon aide pour vous escorter hors de ce petit raffut ?
J'eus volontiers accepté son assistance, dussé-je vexer celle qui m'offrit pareille aide quelques minutes plus tôt encore ; toutefois, un doute me saisit. Cette femme respirait la bourgeoisie, le cheval même sur laquelle elle s'affichait sans crainte avait valeur monétaire plus importante que n'importe lequel de ces travailleurs ; et pourtant, nul n'osait porter la main sur elle. Avait-elle une importance que j'ignorais, reconnue pourtant par la menace qui me guettait ? Écarterait-elle réellement le danger, alors, ou n'était-elle qu'un aimant à haine, bien plus visible que moi-même ?

Malheureusement, je n'avais le luxe de la méfiance : à l'inconnu, je ne pouvais préférer danger certain, et il me tardait qu'Emy échappe à la tourmente qui ne faisait que gagner en force. Aussi, je hochai la tête et, d'un ton humble :
 - Votre offre est salvatrice, Madame, et je ne puis que l'accepter. Vous avez toute notre gratitude : je me nomme Lysandre Delcourt, et l'enfant s'appelle Emy.
Elle semblait initiée à l'étiquette, aussi ne demandai-je directement son nom : elle ne devrait faillir à se présenter à son tour. Je me tournai vers ma précédente interlocutrice et, comme si je ne venais à l'instant de lui infliger seconde offense, demandai simplement :
 - Serez-vous des nôtres, ou nos routes se séparent-elles ici ?
 Cela m'était assez égal – nous ne ferions que nous séparer quelques temps après, je doutais fort qu'elle ne se rende au théâtre –, mais la politesse exigeait pareille question.

Je jetai ensuite un œil à la monture. L'idée de confier Emy à la cavalière, mieux protégée de la foule déchaînée, me traversa l'esprit… pour le quitter bien vite. Il ne fallait jamais confier ses proches à l'inconnu, fut-ce le bateau le plus résistant…

Je ne ferai plus cette erreur.



Résumé :
 

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* Intrigue V : la Parole au peuple
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
Mar 20 Nov - 15:01
Les slogans résonnent dans la vieille capitale française, attirant foule de curieux aux balcons ou sur les trottoirs. Il faut dire que le cortège est impressionnant, fourmillant dans tous les sens. Ici on cherche à passer rapidement, là on milite avec ferveur ; partout on parle, crie, scande, rit aux éclats, râle, refait le monde et plus encore.

Mais le vieux Paris n’a pas l’intention de leur rendre la tâche facile. Des nuages gris, lourds en menace, ont envahi le ciel et finissent par éclater, alors qu’une pluie froide vient s’écraser sur le pavé. La pierre glisse, l’eau s’infiltre sous les vêtements, le froid fait trembler même les plus aguerris.

La clameur sera t’elle toujours aussi vive ou les conditions feront reculer les moins téméraires ?
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...

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Selon mes viles desseins,
Les sinueux chemins,
Que prendront vos destins.
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Re: [INTRIGUE V] La parole au Peuple
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