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Une 50aine de mots environ. Rejoignez l'aventure d'EvilSpirits, une ville coupée du monde où événements surnaturels et mutations rythment la vie des jeunes habitants, dont les parents ont mystérieusement disparus... D Gray Man, l'éveil de l'innocence
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Mar 13 Nov - 17:28



VOL

Angus ne croit pas que sa virée dans la capitale française le mènera à une quelconque rencontre ; il ne cherche pas à en faire, d’ailleurs. Mais un œil habitué aux ombres parmi lesquelles il se fond pourrait le voir rôder ici et là. Et son propriétaire, s’il est avisé, prendrait la décision de l’ignorer et de retourner à ses occupations. Un homme tel que lui, si lourdement armé, mais pourtant si discret, ne peut signifier qu’une seule chose : des ennuis. Et des ennuis, l’Assassin s’en va en semer, car c’est à la fois son travail et son fonds de commerce. Paris ne verra pas la différence, il le sait. Et la ville, comme une immense ruche, bourdonne avec indifférence tout autour de lui ; ses abeilles vont et viennent à leurs tâches quotidiennes, mais une excitation étrange semble lentement parcourir les rues que le Brouillard traverse. Des paroles s’échangent, pleines de mots qu’il ne comprend pas mais que son oreille à l’affût parvient à attraper en passant. Parfois, même, certaines personnes pointent une direction ou deux. Toujours les mêmes, remarque l’Assassin. C’est ça en particulier qui lui fait dire que quelque chose se prépare.

Il continue sa route, imperturbable, passant maintenant par quelques ruelles étroites afin de rester le plus discret possible. Les rares badauds dont il croise le chemin s’écartent bien vite pour le laisser passer et posent des yeux écarquillés sur les armes qu’il porte. Elles teintent doucement à chacun de ses pas et ponctuent sa progression de petites notes métalliques. Toutefois, une fois leurs regards rassasiés de la vision de ces instruments de mort, les parisiens n’osent pas regarder le visage dissimulé sous cette inquiétante capuche noire par crainte, peut-être, que cela suffise à signer leur arrêt de mort. Mais Angus n’a pas d’autre objectif sinon celui d’éliminer sa cible et de remplir les conditions stipulées par le contrat. Ce sera peu ragoûtant, mais soit. Il veut son paiement. C’est ça ou rien. Puis il repartirait à Londres, disparaitrait dans ses bas-quartiers, se reprendrait aux jeux de ses arènes. De son côté, Paris l’oubliera, ainsi que le cadavre qu’il aura laissé derrière lui – tout comme il oubliera Paris.

Tout comme il a oublié Dundee.  

Un ou deux souvenirs remontent à la surface, comme des baleines qu’il aurait harponné et ramené à bord du navire de son esprit. Des souvenirs encore bien vifs de sa vie d’avant – de sa vie lorsqu’il était encore un enfant. Il se demande … Il se demande ce qu’ils sont devenus, les autres. S’ils sont parvenus à se créer une vie honnête, contrairement à lui qui ne survit que grâce aux querelles et aux vengeances – car tous ces meurtres, au final, ont tous pour origine un désaccord quelconque. Et il en va de même avec n’importe quelle guerre ; par ailleurs, Angus prie, tout impie qu’il est, pour ne plus être mêlé à l’une d’entre elles.

L’Assassin sort de ses ruminations en un clin d’œil, quand une ombre passe près de lui, le frôlant à peine. Cependant, il sent une main maigrichonne se glisser dans sa poche et s’emparer de sa bourse. Un vague sentiment d’admiration l’étreint alors, bien vite remplacé par une simple pensée : ce voleur est un imbécile.

Car déjà, sa propre main vole en direction du petit malfrat. Ses doigts tendus comme des serres se referment sur le cou d’un gamin d’une quinzaine d’années et le dégage brusquement de sa trajectoire pour le plaquer brusquement contre le mur le plus proche. Et alors, la voix du Brouillard s’élève, aussi grondante qu’un orage :

« Tu viens de faire quoi, exactement ? »

Le morveux le fixe avec des yeux que la surprise et la peur ont arrondis. Angus devine à son expression qu’il n’a pas compris un traitre mot de ce qu’il vient de dire mais que son ton est parvenu à le convaincre de ne pas bouger d’un cil. L’Assassin lui arrache sa bourse de la main et la remet ostentatoirement à sa juste place. Or, le voilà contrarié. Pas assez, toutefois, pour lui couper bras et jambes en guise de punition – il laisse le bon plaisir de trancher des choses à la justice locale. A la place, il lui assène un violent coup à l’estomac, le laisse glisser au sol et s’y recroqueviller avec un reniflement de dédain.

Angus ne lui accorde pas plus d’attention et ignore ses misérables gémissements de douleur. L’histoire s’arrête là. L’Assassin repart, dans le froid d’une Paris secouée par le vent hivernal.



Spoiler:
 
Brouillard

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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Jeu 22 Nov - 20:09
Tôt dans l’après-midi à Paris, dans une ruelle quelconque, une vitre se brise soudainement dans une boutique de bijoux. Deux hommes en ressortent, munis chacun d’une arme à feu et d’un sac à moitié rempli de bijoux en tout genre. Une femme hurle en voyant une des armes braquée sur elle. La dame implore de lui laisser la vie sauve et les deux scélérats s’enfuient à toutes jambes. Tous deux récupèrent un chariot et tente d’échapper à un officier de police qui se trouve dans la rue. Des coups de feu animent le quartier et un homme s’écroule sur le sol. Du sang s’échappe lentement sur sa jambe gauche. Il se met à crier de douleur. Un citoyen qui ne demande rien, et qui souhaite passer sa journée tranquillement. Mais ce n’est plus le cas. Le policier décide de s’occuper du blessé, les fuyards disparaissent avec leur butin.
Plusieurs centaines de secondes plus tard, les deux hommes abandonnent leur chariot pour se faufiler dans des ruelles plus étroites et moins visitées par les citoyens de Paris. Ils courent le plus vite possible pour tenter d’échapper à la justice et pour se réfugier dans une planque et savourer avec une bonne bière leurs butins. Ils voient tout à coup une vielle dame de dos tenant son sac à main. Une occasion en or d’augmenter leur trésor. Le premier homme agrippe férocement le sac et tente de l’arracher à la femme âgée. Le deuxième voleur s’apprête à montrer un sourire carnassier en pensant déjà au petit bonus qui doit se trouver à l’intérieur du sac, mais il affiche soudainement une expression de surprise. En effet, son collègue mange le sol à cause de la vielle dame.
La dame émet un léger sourire et se redresse pour montrer son visage. Enlevant son chapeau pour libérer sa tignasse blonde, elle se met à soupirer.

« L’enquête reprend, annonces-tu en sortant une cigarette. »

Une tension entre toi et les deux voleurs survient. D’instinct, ton cerveau travaille sur une méthode afin de les arrêter le plus rapidement possible. Tu te mets à respirer lentement pour diminuer ton stress et te permettre de réfléchir beaucoup plus vite. Tu aperçois soudainement un scénario de ce qui va se produire dans moins de quelques secondes. Ton palais mental te dicte les mouvements appropriés pour conserver l’avantage et éviter de prendre des coups. Tu sors d’un mouvement lent une allumette de ta petite boîte puis tout un fixant un à un les voyous, tu allumes ta cigarette. Tu fermes tes paupières et tu répètes à présent dans ton esprit les actions que tu dois engager pour cette situation.

« Les avantages pour eux, leur nombre numérique, mon sexe. Mes avantages pour moi, me sous-estimer, le stress qui les ronge. Première étape, créer une surprise. Deuxième étape, débuter un combat singulier. Troisième étape, me servir du premier comme appât. Quatrième étape, la justice triomphe. »

Un duel de regard débute entre toi et tes grands voyous. Une goutte de sueur froide perle le long de ta tempe. Aurais-tu peur, toi, la plus grande détective d’Angleterre ? Tu sais quoi faire, inutile de stresser pour rien. Tu prends donc une bonne inspiration par le nez pour remplir tes poumons d’oxygène. Puis, tu recraches le tout par la bouche avec un peu de fumée de ta cigarette. Tu fais alors tomber ta canne de grand-mère. Sa chute est bizarrement lente et tu ne quittes pas du regard les deux hommes. Enfin, lorsque le bruit de choc de la canne se fait entendre, tes assaillants décident d’attaquer les premiers. Les battements de ton cœur sont très calmes, tu les observes se précipiter sur toi sans broncher. Tu laisses échapper ta cigarette depuis tes lèvres pour attraper quelque chose accroché à ta ceinture. Ta rapière du nom de Semiramis que tu camoufles soigneusement dans ton déguisement pittoresque. Ensuite, par un geste précis, tu dégaines ton arme pour découper en deux la ceinture d’un des voleurs. C’est ainsi que le pantalon du type tombe et le fait trébucher sur le sol. Le deuxième homme recule de quelques pas à cause de ton arme. Tu en profites pour te précipiter sur lui en faisant mine de vouloir l’embrocher pour un futur barbecue. Il te pointe avec son arme et avec un petit sourire, tu glisses entre ses jambes pour échapper au coup de feu. Le bruit est si fort qu’un sifflement strident gêne à présent ton ouïe. Tu te relèves avec une grande agilité et en un rien de temps, tu lèves ton pied entre les jambes de l’homme pour lui écraser ses bijoux de famille.
Tu as du mal à reprendre ton souffle et voilà déjà que l’homme ayant perdu son pantalon te pointe également avec son arme. Par réflexe, tu te places derrière son camarade pour t’en servir de bouclier. Il n’a plus l’envie de tirer par peur de blesser son acolyte et tu en profites alors pour ramasser un des sacs de bijoux. Tu le lances ensuite sur l’homme armé. Les bijoux se mettent à voler dans toutes les directions ce qui déconcentre ton adversaire. Ton cerveau t’indique à la volée un plan pour neutraliser l’homme. Un simple coup de poing est insuffisant pour l’assommer. Non, la première étape est une surdité partielle pour un premier angle d’attaque. En deux, la gorge pour paralyser les cordes vocales et étouffer un hurlement afin d’apaiser tes petites oreilles. En trois, toucher le foie au vu de son côté buveur. Pour conclure, en quatre, un coup dans la rotule pour lui apprendre à ne plus s’enfuir. Diagnostic rapide, évanouissement de 90 secondes, facultés martiales pour un quart d’heure au mieux, récupération complète peu probable.  
Fermant les yeux une nouvelle fois, tu pousses ton bouclier humain sur l’homme pour le distraire une nouvelle fois. A ce moment tu t’approches comme un félin sur le voleur. Très rapidement, tu attribues une frappe sur son oreille gauche pour supprimer son ouïe. Ensuite tu plaques ta main violemment sur sa gorge pour étouffer le hurlement. Par la suite un coup de poing douloureux dans le foie et pour conclure la frappe dans la rotule. Des mouvements très rapides, mais pas aussi simples.
Soupirant de soulagement, tu menottes l’autre qui se plaint encore de ses pauvres bijoux de famille que tu viens de violenter.

« Vous savez mademoiselle Drake, dit une voix derrière toi. Vous vous ramollissez de jour en jour. A l’époque, vous étiez une tigresse au service de sa majesté. »

Rengainant ta rapière, tu ne te retournes pas tout de suite. Tu sais très bien qui est cette personne derrière ton dos. A vrai dire, tu te demandes combien de temps il prendrait avant de venir te parler. Depuis ton voyage en France, tu as remarqué qu’on te suivait sur tes moindres faits et gestes. Au début tu pensais à la Congrégation de l’Ombre. Voilà bien plusieurs mois que tu n’es pas retourné à ton nouveau chez toi. Finalement, tu as opté pour ton deuxième choix. Un majordome de la Reine Victoria.

« Le terme tigresse n’est pas approprié, ajoutes-tu d’un ton arrogant. Je dirais plutôt un lion, en référence à mon agressivité à vouloir résoudre ce que les gens ne peuvent résoudre, ou bien un renard par rapport à ma ruse. Mais sa majesté préfère le terme de chien. Tu allumes une seconde cigarette. Que voulez-vous Monsieur Warren ? Je vous manque à ce point pour m’espionner jour et nuit sur mes moindres faits et gestes ? Avec vos agissements, vous ressemblez à un pervers traquant une jeune femme innocente désireuse de trouver le grand amour. Tu te retournes pour le dévisager, tout en expirant la fumée de cigarette depuis tes poumons. Autant vous le dire clairement, vous n’êtes pas mon type et ce genre de distraction ne m’intéresse plus. »

Après un long silence, le majordome décide de sortir une lettre dans une poche de son manteau. Tu reconnais tout de suite le blason de la Reine. Manques-tu à ce point à la Reine ? Pourtant tu n’es qu’un pion dans son échiquier géant. Ne bougeant pas d’un pouce, tu laisses le soin à Monsieur Warren de te donner la lettre. C’est alors, que tu l’ouvres pour y apercevoir deux choses. Une lettre provenant de la Reine et une autre de la main de ton propre majordome John. Tu choisis de lire la lettre de la Reine.

«                                 Ma chère Risa, j’espère que tout va pour le mieux. Voilà bien des années que votre présence me manque terriblement. Je respectais grandement votre père et j’étais si fière que vous preniez le même chemin que lui. Vous vous ressemblez beaucoup. Suite à votre problème avec votre ex-époux, je m’étais résignée à ne pas avoir recours à vos services pour résoudre des affaires pour le bien de l’Angleterre. Je désirais vous laissez en paix pendant un moment. Cependant, ce pays ne peut fermer les yeux sur une affaire en particulier. Depuis des années, la police se retrouve avec des séries d’assassinats impossibles à résoudre. Cet assassin ne laisse aucun indice derrière lui et ma colère en reste grande. Depuis quelques temps, il aurait mystérieusement disparu. Je vous demande votre aide dans cette affaire mademoiselle Drake. Pour le bien de l’Angleterre.
                                                                                                                                             
                                                                                                                              Victoria A.
»

C’est en lisant cette lettre que tu es à présent bordée d’excitation. Voilà bien longtemps que tu n’as pas enquêté sur une affaire excitante. Tu t’ennuies tellement que tu t’interrogeais sur les faits et gestes de la responsable de l’auberge où tu loges. Comment dis-tu déjà ?

« Il n’y a qu’une affaire qui aujourd’hui pique ma curiosité : l’étrange affaire de mademoiselle Legrand, fantomatique logeuse. Je me suis intéressée à ses allées-et-venus qui s’avèrent de plus…sinistres. »

Tu émets un léger sourire puis tu ranges la lettre de John dans ta poche. Tu remarques la déception sur le visage de monsieur Warren. Il est évident que tu comptes lire le deuxième colis en privé. Pliant ensuite le courrier de sa majesté, tu l’insères délicatement dans l’une des poches de monsieur Warren.

« Je n’ai pas assez d’argent pour l’envoyer moi-même, ajoutes-tu doucement. Vu que vous êtes multitâche, je vous confie le rôle de facteur et également de perroquet. Dites-lui que j’accepte de résoudre cette enquête. Tu t’arrêtes quelques secondes pour chercher quelque chose dans ton déguisement, objet que tu trouves dans le sac de grand-mère. Une lettre écrite de ta main. Veuillez donner ceci à mon majordome. Pas la peine de la lire vous-même sans ma permission. Autant vous prévenir, mon message est codé et même sa majesté ne peut pas résoudre ce problème. Tu t’inclines doucement en guise de salutation. Je vous souhaite une bonne journée Monsieur Warren. »

Soupirant d’exaspération sur l’attitude de ce jeune homme au service de la Reine, tu tentes d’enlever ton maquillage avec un mouchoir tout en te remémorant les écrits de la Reine. Sans s’en rendre compte, sa majesté te donne déjà plusieurs indices sur ta nouvelle proie, ou plutôt ta source de divertissement. De plus, tu enquêtes déjà sur ces séries de meurtres. Tu as déjà examiné plus de trois corps à Londres. Cette personne est considérée comme un boucher. Tu as même lu plusieurs articles sur lui pour passer l’ennui. Rien n’est vrai, tout est faux. Les gens pensent à une femme d’autres à un homme et ce qui te fait le plus rire c’est des soupçons que ce soit une créature. Tes conclusions sont très courtes mais très claires. L’assassin utilise une arme blanche et une arme à distance, tu penses à une épée pour le corps à corps. Quant à la distance, difficile d’émettre des réponses. L’assassin ne laisse rien derrière lui. Ce n’est pas une femme mais un homme. Pourquoi ? A cause de la profondeur des blessures mais aussi sur la manière dont les victimes sont assassinées. De plus, à trop tuer en Angleterre, ont fini par changer de pays. Pourquoi pas Paris. Il y a cependant moins de dix pour cent de chance de trouver cet individu en France, et tu n’as jamais été chanceuse.

C’est en réfléchissant que tu enlèves progressivement ton déguisement de mamie. Oui tu enlèves des vêtements, mais sous ces derniers se trouve une tenue civil légère unisexe, tu n’es donc pas nue. Être nudiste ce n’est pas ton style. Soudain, tu t’arrêtes dans une rue en apercevant un garçon se tortiller dans tout les sens sur le sol. Te rapprochant, tu te mets à genoux pour lui tendre ensuite ta main. Pensant que ce dernier accepte d’être aidé pour se relever, ce misérable chenapan en profite pour voler ta bourse accrochée à ta ceinture. Tu en restes pétrifiée. Ton instinct de petite maman a tendance à baisser ta garde et tu en payes maintenant le prix. Mais par chance, il trébuche et se ramasse par terre. Aujourd’hui, mère fortune te souris. Tu l’attrapes donc l’arrière de sa veste tout en reprenant ton argent.

« C’est très malpoli de voler l’argent à une demoiselle, jeune homme, grondes-tu en le fixant droit dans les yeux. Un regard sévère et bouillonnant de colère. Pourquoi tu te tordais de douleur tout à l’heure ? Tu jouais la comédie ? Mon petit doigt me dit que tu as reçu un méchant coup. Qui t’as fait ça ? Si tu ne me dis rien, je te donne la fessée. »

Voyant que tu ne plaisante pas, le môme crache le morceau sur son mystérieux agresseur. Tes oreilles ne sont pas sourdes en entendant que l’homme possédait sur lui, une épée et une sorte d’arbalète. Misère, est-ce le type que sa majesté recherche ? Impossible ! Pas à Paris.

Tu te mets à réfléchir tout en ignorant le gamin qui souhaite avoir une petite pièce pour l’information. Ce gamin ne manque pas de cran, en fait il est plutôt gonflé. Il te vole, tu souhaites l’aider et voilà les remerciements. Sans plus attendre, tu lui donnes sa récompense. Avec un grand sourire, tu lui attribues une bonne fessée dont il est prêt à se rappeler. Tu te fiches des gens qui te regardent, mais aussi des pleures du gamin. Pour éduquer une fripouille rien de mieux qu’une bonne fessée. Le laissant ensuite partir, tu te frottes les mains, fier d’avoir été une mère exemplaire. Les fesses roses rendent aimable de toute façon.

Tu poursuis ta route en direction de ce bourreau d’enfants. Lui aussi mérite la fessée, mais en tant qu’adulte, c’est vu d’une manière différente. Attachant tes cheveux en chignon, tu ne te gênes pas pour voler en douce le chapeau d’un clochard et puis pourquoi pas une écharpe par la même occasion. Suivis par de la boue que tu étales sur tes joues pour te rendre moins charmante. Tout en cachant soigneusement ta rapière sous un manteau que tu trouves posé près d’un autre clochard endormi. Déguisement parfait pour que les gens évitent de te regarder. Puis, tu arrives à trouver la trace de la personne. Tu l’aperçois au loin, discret comme une ombre. Aucune personne ne fait attention à lui. Ta curiosité grandit encore et encore. Dans une filature, la plus grande difficulté est de se fondre dans la masse pour ne pas être repéré. Mais, si tu t’approches trop près, tu risques ta couverture. Tu le suis donc, discrètement en faisant mine de manger une pomme que tu as également volé. Oui, même si tu es amoureuse de la justice comme ton père, tu n’en es pas moins une sale voleuse. D’ailleurs ça te coûte cher, car le marchand te suit également et n’est pas très content. Tu appliques le plan B. Tu coures pour échapper au marchand. Tu t’arrêtes sur ta cible, tu lui attrapes le poignet.

« Un p’tit coup de main c’serait pas de refus m’sieur. Implores-tu d’une voix qui n’est pas la tienne. »

Tu sais très bien que cette action est risquée. Tu penses même franchir la ligne rouge… Mais tu es une Holmes, et aucune limite ne peut t’arrêter.


If you seek me, take the path of roses. You my daughter, you my reason to live, pay attention to the thorns that I deposited. They are my despair, my sadness and my rage of this lost world.

   (c) crackle bones
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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Ven 11 Jan - 13:52



INCONNUE

Les rues se font plus bondées, désormais, mais Angus demeure aussi silencieux que possible, trouvant toujours son chemin à l’ombre des murs de la capitale. Les yeux des passants glissent sur les ténèbres auxquelles sa silhouette s’accorde, presque invisible, et, plus occasionnellement, sur lui ; ils se détournent bien vite dès qu’ils le remarquent, cependant, niant de l’avoir jamais vu. Leurs lèvres se scellent et d’un accord commun, bien que tacite, personne ne mentionnera la présence d’Angus. Les pas rapides de ce-dernier le portent si habilement vers sa destination qu’il donne l’impression de ne jamais toucher, ni même effleurer, ce qui l’entoure et d’esquiver jusqu’aux rayons du pâle soleil hivernal. L’Obscurité marche avec lui, la seule véritable compagne qu’il ait jamais eu – la seule qui soit vraiment muette, aussi.

Il se glisse à l’abri d’une ruelle adjacente avec la grâce discrète d’un félin en pleine chasse. Les yeux grands ouverts sur ce qui fait mine de l’approcher et les oreilles à l’affût du moindre bruit, Angus laisse petit-à-petit la méfiance remplacer son agacement. Sa dernière rencontre avec le voleur lui a laissé comme une pointe d’exaspération à l’arrière du crâne ; elle se trouve être plus agaçante encore que la voix de bienséance que sa conscience essaie parfois de lui imposer. Et qu’il fait taire en prenant une  vie, encore et encore. Alors un plaisir morbide l’étreint : celui du travail bien fait, aussi immonde et inhumain soit-il. Ca suffit pour mater cette partie de sa personne qui, étrangement, semble toujours trouver un peu plus d’énergie pour se rebeller et lui glisser des mots désagréables et dérangeant.  

Et des mots, il en entend se rapprocher de lui. A vive allure. Angus s’arrête, alarmé, prêt à dégainer, quand une main se saisit de son poignet. Il tombe alors sur le visage crasseux d’une jeune femme. Celle-ci aurait pu être mignonne si une couche de boue ne la recouvrait pas.

C’est une blague ? se demande-t-il, car, encore une fois, il ne comprend pas un mot de ce que la gamine lui dit. Une foutue blague, oui, ce doit être ça. L’Assassin ne manque pas de remarquer l’homme qui court après ce qui lui semble alors être une voleuse — encore une.

Quelque chose en lui se brise net : sa patience (déjà bien minime). Il se libère de la prise de la jeune femme d’un geste enragé ; ses doigts gantés se referment autour de son poignet à elle et il ne perd pas une seule seconde pour dégainer son épée de son autre main – ça le démangeait, vraiment. L’acier pâlot de sa lame émet un sinistre chuintement en sortant de son fourreau quand il décida que la gorge de la jeune femme est un endroit idéal contre laquelle la placer. Non-loin d’eux, l’homme pile en pleine course et se fait plus immobile qu’une statue de cire, si bien que le Brouillard en profite pour lui adresser un ultime avertissement. Ses yeux sombres se posent sur le visage rougi du français alors que sa main serre davantage l’avant-bras de sa proie. Il ramène cette dernière contre lui et presse un peu plus son arme contre la peau délicate de son cou, où il serait vraiment navrant de graver une ligne sanglante. Il peut la sentir respirer contre son arme, sa poitrine se soulevant rapidement, le souffle rendu irrégulier par sa course ; quelque part au fond de lui, entre sa colère et sa fatigue, Angus se demande si elle mérite encore de fouler ces pavés.  

Après tout, elle vient de faire ce qu’on appelle une très mauvaise rencontre.

C’est ainsi que l’Assassin attend que l’inopportun ne rebrousse chemin et disparaisse enfin (et en vitesse) à l’autre bout de la rue. Ses narines, néanmoins, captent une odeur singulière : celle du tabac. Il inspire profondément, troublé.

Il dévisage la pouilleuse qu’il tient à sa merci. L’envie de lui trancher la gorge le titille. Toutefois, cette petite voix agaçante lui fait retenir son coup. Il l’écoute un peu malgré tout (peut-être qu’il a raison de le faire ? Qui sait.) Tu n’es pas ici pour ça, lui souffle-t-elle si doucement. A la place (et parce qu’il est pris d’un doute soudain) il se penche sur l’inconnue. Son nez s’agite légèrement quand il la renifle une nouvelle fois. La senteur, piquante, du tabac trouve bien sa source sur elle. Il se redresse alors avec une prudence toute inédite et risque un soupir à mi-chemin entre la lassitude et l’exaspération. Il finit par libérer la jeune femme de son emprise, mais ne rengaine pas son épée pour autant. Le fer toujours au clair, adressant une froide menace à celle qui lui fait face, il dit :

« Je connais peu de miséreux qui refoulent le tabac comme vous. »

Un seul, en vérité. Et c’est un de ses ‘‘collègues’’. Plus que la voix de Martin, c’était l’odeur accompagnant cette fouine partout où elle allait qui le dérangeait le plus. L’Assassin donnerait pour avoir un contrat à son nom, histoire de lui régler son compte et de ne plus avoir à sentir ses cigares. Personne n’ira pleurer cet emmerdeur puisque personne ne sait vraiment ce qu’il fait là en premier lieu. De plus, Angus l’a plusieurs fois surpris à fureter près de ses affaires. Une insulte ou deux ont suffi pour le convaincre d’aller ennuyer quelqu’un d’autre.

Par ailleurs, Angus ne sait même pas si elle le comprend — pourquoi tu te fatigues ? Il a envie de lui hurler de dégager, aussi. De tonner. De la chasser le plus loin possible de lui. Mais un petit quelque chose sonne faux chez cette femme – et le Brouillard est du genre à écouter son instinct. C'est pourquoi il ne lui adresse plus la moindre parole.

En fait, il recule, l’épée levée.
Sur ses gardes.




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Brouillard

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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Jeu 24 Jan - 23:35
There is nothing new under the sun
Risa H. Drake & Angus Morganach

   

   

Tu n’as pas le temps de réfléchir de ce qu’il est en train de se passer que te voilà contre l’homme, prisonnière. Ton esprit tente de se remémorer les actions très habiles de l’individu. Avec une grâce et une affinité élégante, il vient de libérer son poignet pour ensuite placer son épée sous ta gorge. Ton cœur battant la chamade t’empêche d’échafauder un plan pour t’en sortir. Tu avales difficilement ta salive et ton attention se porte sur le vendeur de fruits. Il regarde avec horreur la scène et tu aperçois une goutte de sueur froide perlée le long de sa tempe gauche. Ses yeux expriment une terreur et ses jambes se mettent à trembler.
Tu es une idiote. Ta stupidité t’entraîne dans une situation qui risque de t’emmener à une mort certaine. À trop vouloir te rendre supérieur aux autres, tu finis par te heurter à un mur. La vie est ainsi faite.
Doucement, tu décides d’inspecter la lame de ton agresseur. Tu observes de légères traces d’un brun foncé. Elles sont très difficiles à distinguer. Cette arme a déjà goûté au sang. Mais s’agit-il de celui d’un animal ou celui d’un humain ?

Tu te mets à soupirer doucement pour chercher une idée utile afin de te sortir de ta situation actuelle. Mais ton palais mental cesse de fonctionner lorsque la lame est pressée un peu plus contre ta gorge. Tu serres les dents, impuissante. Mais que t’arrives t’il. Toi, la grande Risa Holmes Drake prisonnière de cet homme. Tu as connu des personnes beaucoup plus impressionnantes, malignes ou encore effrayantes. Comme ton ex-mari Morgan qui est pour toi ton pire ennemi. Lui qui connait d’innombrables secrets sur toi. Il pourrait te tuer en un rien de temps, comme dans un claquement de doigt. Ton regard d’un vert de couleur de jade se met brusquement à émettre une lueur de colère, de haine. Si tu retrouves Morgan, tu as l’intention de le torturer, de lui faire comprendre ta souffrance. De lui apprendre ce qu’est le désespoir pour ensuite le tuer lentement. Ainsi, si tu arrives à le faire, tu auras créé ta propre perte.

Un chuchotement te fait reprendre tes esprits. Tu ne rêves pas, tu viens d’entendre de l’anglais et non du français sortir de la bouche de ton agresseur. Miséricorde ! Ta précieuse drogue te trahi, elle aussi. Mais en réalité, un petit sourire au coin de tes lèvres survient. Alors comme ça, cet homme connaît l’odeur du tabac…anglais. Celui de France est tout à fait dégueulasse, immonde. Il ne te donne pas ce petit côté de plaisir et ne t’aide absolument pas à mieux réfléchir. Tu décides de ne pas lui répondre. Tout d’abord, tu dois redémarrer ton palais mental pour reconstruire tes défenses. Tu l’as très mal jugé et tu comptes ne plus reproduire cette erreur.

Tout à coup, te voilà libérée de son emprise. Une personne normale en profiterait pour s’enfuir, mais pas toi. Il semble que beaucoup d’indices confirment l’identité de ton agresseur. En fait, tu n’es toujours pas sûr à 100%. Pour lui, c’est maintenant une grossière erreur de ne pas t’avoir tuée tout de suite. Pour toi, c’est une occasion en or de riposter.

Caressant machinalement ton cou à cause de l’épée de l’homme, tu choisis de ne pas quitter le regard de l’anglais. Tu sens tes défenses revenir peu à peu. Tu affiches un visage impassible. Ta vision, demeurante très froide, observe l’homme de la tête aux pieds. Lentement, tu sors une nouvelle cigarette puis tu l’allumes avec une allumette. Tout en même temps, tu dictes à l’ombre en face de toi plusieurs identités. Elles ne sont pas inconnues pour l’assassin vu qu’il s’agit de la liste des victimes de ce dernier. Pour chaque nom et prénom, tu espères voir une petite trace de trahison sur l’attitude du bonhomme.
Une fois terminée, tu enlèves le manteau que tu as volé puis tu t’essuies le visage avec un mouchoir. Ta rapière est à présent visible par l’homme. Tu ne plaisantes plus et tu dégaines à ton tour ton arme. Pas pour le provoquer cette fois, mais pour te défendre. Tu serres fortement la poignée de ton arme, guettant le moindre fait et geste agressif du type. Tu en profites même pour enlever ton chapeau afin de libérer tes cheveux d’or.

« Vous savez que le port d’arme est déconseillé en France, annonces-tu en anglais. Que faites-vous à Paris alors que vous ne comprenez pas un traître mot du langage de ce pays ? »

Est-il réellement la personne que tu cherches, ou bien un voyou cherchant à ne pas attirer l’attention sur lui ? De toute façon, il va devoir s’expliquer sur les armes qu’il porte. L’excitation du danger te rend toute chose. Le sang des Holmes qui coule dans tes veines est en ébullition. Voilà bien longtemps que tu ne t’es pas sentie comme ça. Au temps où tu exécutais les ordres de ta très chère Reine.

« Alors ? Avez-vous perdu votre langue ? My dear !! »

   
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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Dim 24 Mar - 15:38



DANGER

Angus le voit, maintenant. Relâcher la jeune femme avait été une erreur. Il ne sait pas exactement de quel genre, par contre il pressent que cela va lui coûter un peu plus cher qu’il ne le pense. Une petite impression de danger se loge tranquillement en lui, mais son corps tout entier reste comme vissé au sol. Il ne bouge pas. Ne réagit pas. Peu impressionné, en vérité, il se contente de laisser l’autre réciter une myriade de noms ; il l’écoute d’une oreille car la plupart d’entre eux lui sont vaguement familiers. De temps-en-temps, même, ils font ressurgir de brefs souvenirs qui s’évanouissent si rapidement qu’il se demande s’ils ne sont pas juste de simples rêves. Mais Angus  est loin d’être un imbécile. Parmi tous ces gens, il y en avait quelques-uns dont il se souvient bien, soit parce que leur mise à mort lui a demandé un peu plus d’efforts qu’à l’accoutumée, soit parce que l’une des victimes a elle aussi un jour loué ses services. Angus tue sans distinction ni respect ; il ne prend pas la peine de retenir comment tous ces gens s’appellent. En toute franchise, d’ailleurs, le Brouillard s’en moque bien.

Les noms des morts n’importent que ceux qui les pleurent.


Donc son visage, comme d’habitude, n’exprime rien. Absolument rien. Aucun muscle ne bouge sous sa peau cireuse et ses yeux ne brillent pas parmi les ombres de sa capuche ; ils fixent toujours la jeune femme, et seulement elle, la dévisagent, elle qui jamais ne se tait. Il est un témoin silencieux de sa transformation tandis qu’elle essuie la saleté de son visage et se révèle sous un nouveau jour, une nouvelle identité. De miséreuse, elle passe à ennemie : c’est évident qu’elle ne veut pas grand-chose sinon sa peau et ses méthodes pour l’obtenir étaient assez … pathétiques.

Angus ne baissa pas sa garde, bien trop conscient que l’autre était elle-même armée (d’une rapière) maintenant qu’elle avait dégainé. Il ne put s’empêcher d’observer la mince lame, avec un peu d’insistance peut-être, en se demandant s’il pouvait, finalement, se permettre de s’engager dans un combat. Pourquoi pas, après tout. Il n’est pas connu pour faire dans la dentelle, surtout depuis quelques mois où sa colère, sa frustration laisse dans son sillage une multitude de cadavres tous plus malmenés les uns que les autres. Il a lu les gros titre. On commence à parler de boucheries. Cependant, ce serait la première fois qu’il fait un écart, qu’il tuerait hors-contrat. Un meurtrier, oui, mais avec des standards.

Il serre la garde de son arme, prend une profonde inspiration. Ses appuis changent légèrement. Son corps commencent à se tendre sous l’effet de l’anticipation. Attends, se résonne-t-il malgré tout. Peut-être qu’il peut s’en sortir sans confrontation. Peut-être. Il l’espère. Pour elle.

« Vous savez que le port d’armes est déconseillé en France. » Oui. « Que faites-vous à Paris alors que vous ne comprenez pas un traître mot du langage de ce pays ? »

Il n’a pas envie de répondre. Pourtant il sait qu’il le doit.

Elle s’agite devant lui, brasse inutilement l’air dans ce que lui semble être une tentative pour percer le mystère de son identité. Il lui laisse toutefois le plaisir de continuer sur sa lancée :

« Alors ? Avez-vous perdu votre langue ? My dear ! »

L’insolence de la jeune femme lui fit l’effet d’une morsure. Son sang bout dans ses veines, finit même par le brûler. Un bas grondement fait soudainement vibrer la poitrine de l’Assassin et s’en échappe. Il s’élève brièvement dans la rue, comme le feulement d’un chat en colère. Mais lorsqu’il parle enfin, sa voix se veut posée :

« Je travaille. »

Mais il est curieux. Elle l’intrigue. Il se trouve en elle une étrange familiarité qu’il lui est difficile de toucher du doigt. Alors il prend le risque de demander, tout en fronçant les sourcils :

« Qui êtes-vous ? »




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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Lun 25 Mar - 19:50
There is nothing new under the sun
Risa H. Drake & Angus Morganach

   

   

Rien, absolument rien ne se produit lorsque tu récites les myriades d’identités des personnes tuées par l’assassin que tu recherches. Même pas un simple clignement de paupières ou un avalement de salive de travers. Tu ne peux pas cacher un rictus de frustration qui apparaît sur ton visage. Tu n’es pas énervée sur le fait que le visage de l’homme soit impassible, mais du fait d’avoir retenu tous ces noms de cadavres pour rien, d’autant que tu t’en fichais pas mal de ces individus. Ils sont morts, fin de l’histoire, pas la peine de se souvenir d’un tas d’os. Un temps fou gâché pour remplir un coin de stockage de ta resplendissante cervelle. Tu vas devoir effacer toutes ces informations inutiles dès ce soir. Tes dents serrent fortement le bout de ta cigarette à moitié terminée. Merde ! Ce type n’est pas tombé dans le panneau. Il n’est donc pas un amateur. Du coup, cette situation est à présent beaucoup plus intéressante que prévue. Tu ressens de l’excitation, tu serais prête à sautiller de joie devant cet homme. Oh oui. Tu tombes enfin sur une affaire passionnante, excitante, remplie sans doute de danger et qui va aussi tuer ton ennui. L’ancienne Risa au service de Sa Majesté est de retour pour résoudre une énigme que personne ne peut élucider. Tu insistes bien sur le mot « personne ».

Tu décides de rengainer ton arme puis tu retires la cigarette de tes lèvres afin de laisser échapper la fumée du tabac emprisonnée dans tes poumons. Tu es consciente que tu laisses une grande ouverture à l’homme pour t’assassiner, mais tu t’en moques. S’il passe à l’offensive, ce dernier va se trahir. Un sourire arrogant émane de ton visage pour l’inciter à passer à l’acte. Ton majordome John t’a appris il y a quelques années à désarmer un individu sans arme grâce à tes techniques de Baritsu. Qu’il soit maigre, fort ou costaud, tu pourras le désarmer. Mais au fond de toi, tu espères que ce type soit plus malin que les autres, sinon tu serais très déçue.

Les mots, voilà ce qu’il utilise pour détendre un minimum la tension au lieu de l’augmenter. Tout d’abord l’étranger te répond juste qu’il travaille. Instinctivement tu l’inspectes de la tête au pied d’une manière très furtive.

« Vous travaillez, marmonnes-tu dans ta barbe tout en recrachant de la fumée de ta drogue. Vous ne parlez pas Français et vous ne le comprenez même pas, comment arriveriez-vous à travailler dans ces conditions à Paris, demandes-tu d’un ton très moqueur. Vous pourriez faire du commerce, mais je ne vois rien qui pourrait le prouver et puis votre tenue est assez austère vous ne trouvez pas ? Votre façon de m’avoir agressée tout à l’heure est très professionnelle. Pas un seul faux mouvement, une rapidité très impressionnante. D’autant que votre lame possède de très fines traces de sang séché, sans doute un mauvais lavage mais une arme blanche goûtant un peu trop au sang finit par rouiller doucement. Devoir la nettoyer devient de plus en plus délicat. Dois-je mentionner votre fusil-arbalète ? Oui ? Non ? Dites quelque chose enfin ! Si vous me dites que vous êtes chasseur, je risque de vraiment rire à m’en étouffer. Nous sommes dans une immense ville où le gibier se fait très rare. Il faudrait que vous soyez en campagne. Je dois dire que…vous n’êtes pas très convaincant monsieur l’étranger. »

Tes iris émettent une lueur éclatante comparée au regard sombre de ton interlocuteur. Tu en profites pour bien attacher ta tignasse d’orée en chignon. Tu en oublies presque la question du type. Oups, tu as oublié de te présenter. Terminant malheureusement ta cigarette, tu attrapes la dernière de ton paquet mais tu constates que tu n’as plus d’allumettes. La boîte est vide…

« J’aurai du demandé au gosse qui volait, râles-tu pour bien te faire entendre. Je suis sûre et certaine qu’il devait avoir une boîte d’allumettes. »

Tu fais exprès de parler de ce gamin pour voir la réaction du prétendu travailleur, car d’après le gosse, il était sa première victime.

« Vous auriez du feu, demandes-tu en t’approchant doucement de l’homme. Après tout, vous avez reconnu l’odeur de mon tabac. Je prie donc que vous soyez fumeur, cela rajouterait un peu de crédibilité à votre personne. J’oublie d’ailleurs de me présenter, my dear. Tu t’arrêtes à quelques mètres de lui par simple mesure de sécurité. Je m’appelle Holmes. Risa Holmes Drake. La seule détective consultante au monde, annonces-tu d’un ton de défi. »

Tu ne quittes pas un seul instant le regard de l’homme, tu es prête à passer à l’action si ta cible décide de t’attaquer. Ce sera alors le début d’une partie d’échecs en un coup.

« Et vous my dear, questionnes-tu l’étranger. Quel est donc votre mystérieux nom ? Je suis tout ouïe. »

   
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Re: There is nothing new under the sun — f.t. Risa
Hier à 22:42



INVENTION

Il n’y a jamais que l’inattendu qui soit capable de surprendre l’Assassin. S’il ne laisse toujours pas la moindre émotion transparaitre, il s’étonne de l’imprudence de la jeune femme qui, d’un geste expérimenté, remet sa rapière au fourreau. L’arme fredonne une note basse et métallique en reprenant sa place sur la hanche de sa propriétaire. La stupidité de celle-ci excède le Brouillard. Le peu de patience qu’il était parvenu à regagner vole en éclat car tout ce qu’il voit maintenant, c’est qu’elle est désarmée. L’éliminer ne lui coûterait pas plus cher qu’une balle ; il pourrait ensuite reprendre sa route et oublier cette sotte. Le Brouillard a un certain talent pour ça, d’ailleurs, parce que l’Oubli c’est comme la mer : il prend beaucoup et rend peu. Angus connait la mer. Il y a jeté tant de choses déjà. Des vies, des os, des cendres, son innocence, son avenir, son honneur aussi. Elles ne lui sont pas revenues. Il pourrait y jeter le souvenir de cette fille, dans l’Oubli, dans la mer.

Elle parle. Discourt, même. Et Angus regrette de lui avoir adressé la parole. Il ne fait pas vraiment attention à ce qu’elle dit mais le son de sa voix irrite l’Assassin ; ça n’en finit pas. Il prend une inspiration qu’elle n’entendra même pas, bavarde comme elle est. La main libre du Brouillard a un bref sursaut, comme si elle voulait se poser sur la crosse de son pistolet mais il la retient de justesse. Il se rappelle des règles qu’il s’est imposé. Et parmi elles, celle qu’il essaie tant bien que mal de respecter en dépit de son goût pour la violence : ne pas tuer arbitrairement. Cette même règle qui a d’ailleurs sauvé la vie de Martin – à plusieurs reprises.

Alors il laisse sa main retomber le long de son corps. Son poing se referme et il le serre brutalement tandis que la jeune femme, de son côté, se saisit d’une nouvelle cigarette. Puis elle monologue encore un peu, lui demandant, entre autre, s’il a du feu. Oui, il en a. Qu’il a volé à Martin. Parce que ce dernier mériterait bien plus qu’un simple vol de boîte d’allumettes. Mais Angus respecte les règles. Les siennes seulement, toutefois.

Le Brouillard ne répond toujours rien et laisse l’autre se lancer dans une nouvelle série de longues phrases,  et son corps ne bouge pas d’un seul iota.

« Je m’appelle Holmes. Risa Holmes Drake. La seule détective consultante au monde. »

A ces paroles, Angus sort de sa passivité : ce nom sonne familier à son oreille. Au fond de son œil se mettent alors à briller quelques étranges lueurs : celle de la curiosité. Et celle de la méfiance, aussi. Il cligne lentement des yeux tandis qu’il essaie de se souvenir où il l’a entendu, mais rien ne s’exhume de sa mémoire. Rien de rien. Son poing se serre davantage. Le cuir de son gant geint doucement ; une drôle de frustration l’envahit – envers lui-même, envers sa vieillesse.

Cette … Risa (puisqu’il s’agit de son nom) reprend :

« Et vous my dear ? Quel est votre mystérieux nom ? Je suis toute ouïe. »

Angus lui adresse un haussement de sourcil que les ombres de sa capuche viennent cacher. Les rides de son visage bouge à peine alors qu’il s’efforce de rester impassible, mais un certain dédain l’envahit. Pense-t-elle vraiment qu’il lui donnera son nom ? Il ignore s’il s’agit juste d’imbécilité ou de naïveté. Il renifle. Et c’est un mensonge qui lui délie enfin la langue :

« Martin. » répond-t-il d’une voix basse.

Il ignore si cette imposture passera inaperçue. La jeune femme saura la déceler si elle est vraiment détective … Ou peut-être pas : il l’a dit avec tant d’assurance que cela pourrait passer pour la vérité pure et simple.  Il souffle doucement par le nez.

« Je suis mercenaire. » reprend-t-il.

Ce qui n’est techniquement pas faux. Après tout, il loue ses services à la demande, à qui le veut bien, pour une bouchée de pain ou deux. Le mensonge se tient, habilement couvert derrière un petit de vérité, se dit-il avant de continuer sur sa lancée :

« Et je suis en France parce que mon client l’est aussi. »

Puis il retombe dans le silence, plus impassible que jamais.




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