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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Everybody knows the good guys lost || Angus

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Everybody knows the good guys lost || Angus
Dim 26 Mai - 2:58
Nostalgie

L’air rêveur, bien à l'abri sous un parapluie, tu flânes dans les rues de Londres. Te voilà de retour dans la capitale anglaise, à peine un mois après ta première visite. Une matinée hors du temps, loin de la Congrégation et de son quotidien macabre. Une matinée en compagnie d’un vieil homme de la mer, une matinée pour apprendre à pêcher. Si tu fermes les yeux, tu peux encore te souvenir des moindres sensations, Jean-Jean. Le froid hivernal qui te mordait les joues, la canne rugueuse entre tes mains, l’odeur du tabac dans sa pipe. Un souvenir précieux que tu chéries énormément.

Et alors que tu vagabondes de ruelles en ruelles, oubliant presque la raison de ta venue ici, tu ne peux t’empêcher de te demander si vos routes vont se recroiser. Et si ce n’est pas le cas, quelle surprise va bien te réserver la grande ville cette fois-ci ?

Tu n’es que rarement sorti de la Congrégation, Jean-Jean, préférant le confort rassurant de ce bâtiment austère dont tu connais les moindres recoins à l’inconnu effrayant d’une aventure. Partir avec un balluchon et une carte, très peu pour toi. Tu sais pertinemment que tu te ferais tuer en quelques jours à peine – quelques heures, même. Après tout, tu n’es ni fort, ni courageux, ni même débrouillard. Certes tu sais bricoler, et tu connais quelques faits sur les étoiles grâce à Xin-Yao. Mais ce n’est pas bien utile lorsqu’on doit survivre.

Concentré sur tes pensées et toutes ces images d’aventuriers qui te reviennent – pour avoir lu leurs histoires si souvent – tu ne te rends compte que trop tard que tes pas t’ont mené plus loin que prévu. Comme la première fois, tu t’arrêtes alors pour observer ce qui t’entoure et y chercher un indice pouvant t’indiquer la direction à suivre. Mais, où que se pose ton regard, ce ne sont que des portes ou des murs de pierres. Te voilà atrocement perdu, Jean-Jean, et comme si ce n’était pas assez tu peux voir au loin un groupe d’hommes encapuchonnés venir vers toi.

Ils ne l’ont sûrement pas encore vu, te répètes tu en boucle pour tenter vainement de te rassurer. Impossible, à une telle distance, qu’ils aient pu discerner autre chose que ta tignasse rousse et ta silhouette élancée. Et puis, ce ne sont que des hommes. Ils vont sans aucun doute passer leur chemin sans te prêter la moindre attention, comme tout le monde le fait sans cesse. Personne ne voit Jean-Jean. Il est invisible, Jean-Jean.

Pourtant, malgré ces pensées rassurantes – bien que terriblement triste, tu le reconnais – tes mains se mettent à trembler et ton souffle s’accélère doucement. Cette situation, pourtant anodine, te rappelles à de mauvais souvenirs datant d’il y a plusieurs années maintenant. Lorsqu’Elle était partie pour de bon. Lorsque tu avais failli mourir à ton tour.

Les hommes se rapprochent rapidement et tu dois prendre une décision. Ça n’a jamais été ton fort, mais tu n’as pas le choix. Il faut que tu agisses, que tu prennes la fuite, ce mauvais sentiment ne te lâchant pas. Il est vrai que tu as souvent des mauvais sentiments. Mais plus d’un s’est avéré exact, alors tu ne peux pas prendre ce risque.

Sans un mot ni un regard pour le petit groupe qui est maintenant presque à ta hauteur, tu te retournes et commences à rebrousser chemin, d’un pas rapide. C’est, après tout, le meilleur moyen de mettre de la distance entre eux et toi, et surtout de retrouver la porte de l’Ordre Noir où tu es censé te rendre. Ton supérieur est sûrement en train de t’attendre et tu peux déjà imaginer les remontrances qui t’accueilleront. Il n’est pas le dernier pour te faire des remarques et tu es sorti pour affaires, non pas pour visiter la ville.
« Il est désolé, Jean-Jean » murmures tu par réflexe, sans même t’en rendre compte. Cette phrase tu la prononces si souvent que tu devrais t’en faire un pull.
« Désolé ? Déjà ? » t’interpelle alors une voix inconnue.
Surpris, tu te retournes en direction des hommes qui sont à tes côtés, avant d’accélérer le pas. Mais il est trop tard, mon pauvre. Tu as beau être grand et marcher vite, ils sont maintenant devant toi et te bloquent la route. À quel moment sont ils arrivés ici ? Es-tu assez stupide pour avoir laissé tes pensées prendre le dessus une nouvelle fois, alors que tu étais censé t’enfuir ? Bien joué, Jean-Jean. Toujours là pour échouer, Jean-Jean.

Les inconnus te parlent, te posent des questions et attendent quelque chose de toi mais tu ne les comprends pas. Ce n’est pas la faute à la barrière de la langue, puisque tu parles un anglais – presque – parfait, mais plutôt à leur accent. Sans oublier la situation qui te fait perdre tous tes moyens. Tes mains se nouent et dénouent avec vitesse et douleur, alors que ton visage a perdu de ses couleurs. Tu es terrifié Jean-Jean, sachant mieux que quiconque ce qui va suivre : tu reconnais sans l’ombre d’un doute l’envie de violence dans leurs regards, pour l’avoir aperçue plusieurs fois.

Sans surprise, un premier coup survient. Puis un autre, et encore un. Tu ne cherches pas à te défendre, n’ayant jamais appris, et te contentes simplement de les compter. Un. Deux. Trois. Quatre. Vont-ils s’arrêter à cinq ? Vont-ils te tuer.
© GASMASK


Everybody knows the good guys lost || Angus ZarMRg9
Jean-Jean répare en #FF9966

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L'Idiot du Village

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Jean-JeanL'Idiot du Village

Everybody knows the good guys lost || Angus Ki1MCSn & Everybody knows the good guys lost || Angus VphxJl4

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Re: Everybody knows the good guys lost || Angus
Lun 27 Mai - 0:43



MENACE

Une pluie austère tombe sur les sols crasseux de la basse Londres où la boue et la vermine se confondent dans le paysage morne. Les rues étroites résonnent du bruit de l’averse et des voix de ceux qui y résident. Car si en de telles conditions le reste des habitants de la ville cherche à fuir l’intempérie, ici, c’est la pluie qui ferait mieux de les fuir eux. Les visages sont sales, les mains tout autant et l’argent encore plus. Une odeur âcre déferle dans les allées crottées tandis que, sous le ciel livide, crapules et scélérats complotent.

Angus navigue entre eux, en silence, progressant au milieu des flaque d’eau trouble ; ses pas se font pesants et les éclaboussures encrassent peu-à-peu ses bas de pantalon. Parfois, il y a un bruit de succion ou deux lorsque ses lourdes bottes s’écrasent dans cet espèce de limon étrange et sombre. L’étoffe de son manteau est alourdie par la pluie ; elle pèse sur ses épaules comme la misère du monde – de son monde – et pénètre l’étoffe rouge. Il frissonne un peu lorsque l’humidité entre finalement en contact avec sa peau. Mais ce n’est pas son allure malpropre qui pousse les gens à s’écarter de son chemin. Non. C’est le fait que de larges tâches de sang ressortent malgré tout sur son habit et qu’il tient toujours fermement son épée en main. Alors oui, chacun évite comme il peut de lui couper la route, soit en se tournant un peu, soit en reculant carrément hors de sa trajectoire. Car chacun peut voir la pâleur morbide de son visage à découvert, sa peau luisante et ses courts cheveux que le crachin plaque sur son crâne. Ses yeux gris passent d’un type à un autre, s’arrêtent brièvement sur l’un de ces pauvres gosses qui trainent parmi les adultes pour repartir aussitôt.

Et tandis qu’on le laisse traverser cette rue miséreuse et malfamée sans encombre, car l’on sait qu’il revient d’une de ses noires offices, l’on souffle son nom à la manière d’une malédiction.

Toutefois, il disparait bien vite dans une petite ruelle adjacente. Une impasse, dirait-on, mais en y regardant de plus près il est aisé de voir qu’un passage minuscule, à peine plus large qu’un homme, la relie à un vieux bâtiment tordu situé un peu en retrait derrière les murets d’une petite cour. Devant l’entrée, dont la porte branlante grince au moindre coup de vent, un homme fume une pipe à l’abri sous le porche tordu. Il hausse un sourcil en direction de l’Assassin lorsque ce dernier s’extirpe de la petite allée. La vue de Martin déplait à Angus qui ne lui adresse pas un regard lorsqu’il passe à côté de lui pour rejoindre le couvert de la vieille bâtisse.

La porte claque bientôt dans son dos ; les ombres et le calme du pensionnat abandonné l’accueillent comme deux vieilles amies. Elles l’accompagnent alors qu’il traverse les salles délabrées dont quelques bruits émanent parfois car le reste du groupe vit pendant qu’Angus crève lentement. Son estomac lui fait un mal de chien en se tordant. Il a la nausée. Il a besoin de respirer autre chose que l’effluve du bois humide ou la puanteur du sang. Aussi, à peine atteint-il la pièce qu’il s’est approprié et qu’il a changé en ses quartiers qu’il se débarrasse de son manteau et de son arme. Il les jette dans un coin, fébrile, et défait la chemise qu’il porte ; non, en vérité, il l’arrache presque. Il se retrouve torse-nu dans le froid de sa bien modeste demeure et, dans le reflet du vieux miroir, observe les différentes tâches de bleu, de jaune et de violet dont son torse est piqueté. Une ligne rouge lui traverse également le flanc mais il sait qu’il ne doit pas la toucher. Il la laisse tranquille et se détourne de la vision navrante qu’est son corps et, d’un pas lourd, rejoint le lit miteux qui se trouve non-loin, posé sous une fenêtre obstruée. Les quelques planches de bois qui la bloquent laissent passer un peu de lumière par leur interstices, et la poussière flotte dans les quelques rayons du jour qui parviennent à atteindre cet endroit damné où l’une des plus grands démons de Londres parvient à trouver le repos.

Angus s’effondre sur les draps, la peau moite. Epuisé.


Un drôle de fracas le tire des bras de Morphée quelques heures plus tard. Il a à peine le temps d’ouvrir les yeux que Martin apparait, catastrophé, dans l’embrasure de sa porte. L’homme n’a pas besoin de prononcer le moindre mot : son expression parle pour lui. Il y a un problème. Il y a toujours des problèmes, de toute façon, se dit Angus en se levant et en attrapant une chemise au hasard dans la vieille armoire. Il l’enfile en vitesse, revêt son manteau rouge et attrape son épée qui traine toujours sur le sol. Il se frotte vaguement le visage. Sa peau est poisseuse. Il le voit à la fine pellicule luisante qui se fixe sur ses gants.  

L’Assassin retraverse tout le bâtiment. Martin le suit pareil à son ombre, inquiet, la main bien trop proche du revolver qu’il tente tant bien que mal de cacher dans son pantalon, au niveau de sa hanche droite, et dont Angus a parfaitement conscience de la présence.

Finalement, son ‘‘acolyte’’ le conduit dans la rue derrière leur repaire. Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour faire état de la situation. Il y a un type et puis il y a quelques membres de sa bande autoproclamée qui tabasse le type en question. C’est surtout une jolie brochette de raclures. Enfin, il peut parler. Il tue des gens pour de l’argent. Chacun sa spécialité ; il n’y a pas de sous-métier, comme on dit dans le coin.

Mais, comme toujours, il y a les règles. Ses règles.

D’un geste, il tend la lame se son épée vers le mur le plus proche. Il la fait tinter contre la pierre. Durement. Et avec beaucoup d’insistance. Finalement, le bruit parvient aux oreilles de ses ‘collègues’ ; ils abandonnent leur pauvre victime pour se tourner vers lui. Leurs rictus moqueurs disparaissent bien vite quand ils constatent qui ils ont face à eux. Martin, lui, s’est éclipsé. Le sale rat.

Parmi les malfrats, Angus reconnait les jumeaux Bright. Ceux-ci se tiennent à l’affût, pareils à deux bêtes sauvages, mais leur apparence les fait davantage passer pour de gros chiens hirsutes que pour deux félins. Ils posent des yeux écarquillés sur l’Assassin qui s’avance. Celui-ci trouve difficile de résister à l’envie de leur planter sa lame dans la gorge car, une fois de plus, ils ont troublé la paix relative des environs proches de l’antre d’Angus. Une chose qu’il ne supporte pas. Il a besoin de rester discret s’il ne veut pas attirer trop d’attention. Moins des gens s’arrêtent (ou sont arrêtés) dans le coin, moins il y en a pour raconter ce qu’il s’y passe et qui s’y promène. Il n’arrive pas à comprendre pourquoi personne ne pense comme lui. Oh, bien sûr qu’il aime tabasser de parfaits inconnus. Mais lui, il le fait dans des arènes. Ca fait moins désordre, c’est plus propre et aussi plus festif.

Il s’arrête en face de la petite bande et jette un vague coup d’œil au pauvre bougre qu’ils ont passé à tabac, suffisamment longtemps pour remarquer une tignasse rousse qui ressort sur le sol sali. Puis il se penche doucement vers les autres hommes.

« La prochaine fois – s’il y a une prochaine fois, » profère-t-il avec lenteur, d’une voix basse et mauvaise « je vous cognerai si fort que même l’Eglise vous refusera la charité. »

Il se passe quelques secondes, le temps, peut-être, qu’ils se rendent compte de la menace sous-jacente. Puis ils reculent enfin. Angus les regarde quitter les lieux, impavide, avant de simplement rengainer son épée. Il embrasse rapidement l’endroit du regard pour voir si Martin ne se cache pas quelque part et quand il lui apparait que non, il s’accroupit près de l’homme au sol. Il lève une main et lui tapote durement l’épaule.  

« Debout. » lâche-t-il sans réelle délicatesse.




Spoiler:
 
Brouillard

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Mon but:
Aime:
N'aime pas: Angus Morganach
Angus MorganachBrouillard
Angus tue en Indianred.

FPBANQUE

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 42 ▐ Autres Comptes : Maugrim
Masculin
▐ RPG Age : 47 ans
▐ Personnalité : Froid ; pragmatique ; autoritaire ; agressif ; violent ; combattif ; impatient ; se plaint peu ; peu loquace ; secret ; mystérieux ; professionnel ; impassible ; soigneux ; prudent ; vieux ; bagarreur ; méfiant ; terrifiant ; impitoyable ; impardonnable ; tenace
▐ Parcours RP :
STATUT RP : OUVERT (2/3)


(www) — f.t. Annabelle V. Peeters (5/10)

(www) ♝ INTRIGUE V — f.t. beaucoup de gens. (100)
(www) — f.t. Risa H. Drake (50)
(www) — f.t. Jean-Jean (10)
(www) — f.t. Oskar P. Magnussen & Maé Connors (10)

180 points rp + 50 points de validation = 230 points.
Rang F.

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