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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 The past is never where you think you left it ; {Rhian}

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The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Mer 17 Juil - 2:19
The past is never where you think you left it ; {Rhian} Giphy
No present or future ― only the past, happening over & over again. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

A
ujourd'hui, Lucie ne travaillait pas. Elle profitait du repos que son patron lui avait accordé pour se promener, et essayer de contrôler — sinon réduire — les troubles de l'orientation dont elle souffrait régulièrement depuis son accident.

« L'accident », c'est le nom qu'elle donnait à cette zone floue qui avait scindée sa vie en deux, cette pièce manquante qui lui permettrait sans doute de recoller son passé à son présent si seulement elle parvenait à s'en souvenir. Parfois, il lui semblait qu'elle pouvait apercevoir sa vie d'avant, là, de l'autre côté de la rivière du Temps ; à travers le prisme de souvenirs décousus auxquels elle ne parvenait pas à donner de sens. Tout ce qui lui manquait pour l'atteindre, c'était un pont pour relier les deux rives... un pont qui ne pouvait se trouver que dans cette ville, elle en était persuadée.

C'est pourquoi elle s'y baladait, en vu d'acheter le journal du jour, comme elle en avait pris l'habitude. En plus de lui permettre d'améliorer son allemand plus que rudimentaire, c'était surtout un bon moyen de ne pas perdre le fil des jours et des événements. Se rappeler les souvenirs perdus était une chose, s'en créer de nouveaux en était une autre et Lucie était mauvaise dans les deux cas. Il lui arrivait souvent, lorsqu'elle se réveillait, d'avoir oublié la date du jour, combien de temps elle avait dormi et surtout, où est-ce qu'elle se trouvait. A raconter, ça prêtait souvent à sourire. A vivre, c'était beaucoup moins drôle, et Lucie détestait plus que tout ce sentiment. Celui de n'avoir aucun contrôle sur sa vie et ses émotions, ce sentiment que tout lui échappait, qu'elle ne parvenait à rien retenir, à ne rien garder pour elle.

La seule certitude qu'elle avait, c'était d'avoir laissé des personnes derrière elle ; qui devaient probablement la penser morte, aujourd'hui. Une famille, des amis... il lui semblait parfois que certains mots avaient plus de sens que d'autres, d'entendre des rires, des sons, des battements de cœur ; comme une mélodie lointaine dont elle ne parvenait pas à déterminer l'origine.

Et cette écrasante sensation qui ne la quittait jamais : quelque chose de sombre sommeillait dans son sang.

Lucie s'arrêta brusquement, le cœur emballé. Elle prit une grande inspiration et souffla longuement, la mine abattue. Ce n'était pas le moment de donner une voix à ses angoisses et de se laisser abattre, pas maintenant — le pire était derrière elle, et tout ne pouvait que s'arranger, désormais.  

La tête relevée et les épaules redressées, elle se dirigea vers le petit kiosque où elle avait l'habitude d'acheter son journal, et adressa un sourire sans joie à l'homme qui le tenait.

« Bonjour, comment allez-vous ? demanda-t-elle poliment en posant le journal sur le comptoir, accompagné de quelques pièces.
Comme d'habitude ! La routine vous savez, la routine, » lui répondit l'homme, en lui rendant la monnaie. « Et vous ? Toujours pas retrouvé vos souvenirs ?
Pas depuis hier hélas, » conclut-elle en rangeant ses affaires.

C'est que l'on commençait à la connaître un peu, dans le coin.
(c) Sarah
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Dim 21 Juil - 15:59


The past is never where you think you left it



C'était l'époque des poissons.
Sans doute la première pensée qui m'était venue en voyant la date, 20 février. Quoi de mieux qu'une contemplation profonde philosophique pour commencer une superbe journée d'hiver ? Et puis, vu que j'allais apparemment devoir jouer les détectives, il était bon de voir mon esprit aussi vif et aiguisé que d'habitude. D'ailleurs, n'avais-je pas songé en un instant qu'il allait faire froid, vu la destination et cette même date ? Décidément, ce n'était plus qu'une question de jours avant que je ne sois promu par Central à un emploi plus intellectuel ! Après près de deux mois terriblement calmes en tant que "leader semi", je me lassais déjà, il fallait croire…

Peut-être, et j'aurais aimé être sarcastique aussi en disant cela, parce que rien n'avait réellement changé : les semi étaient très indépendants, et peinaient à reconnaître l'utilité d'un supérieur hiérarchique parmi les leurs. Ils ne comprenaient pas que je n'étais pas un chaînon donneur d'ordres en plus, mais plutôt un… porte-bannière, un truc comme ça. Central ne me facilitait pas vraiment la tâche, ne me permettant de les rencontrer qu'épisodiquement entre deux missions, et très rarement pendant. D'ailleurs, celle-ci non plus ne sera pas une bonne occasion...

Même si je n'allais pas être seul. Parce que, contre toutes attentes, Central ne comptait pas réellement sur ma cervelle pour résoudre l'affaire ; j'étais le garde du corps du détective, tout simplement. Ce n'était rien de moins que le Noé que nous chassions, il fallait dire : apparemment, une exorciste exilée avait combattu et gravement atteint une de ces enflures, mais sans que l'on découvre le corps. Qu'était-elle devenue ? Était-elle encore en vie ? Et la traîtresse, alors ? Tout cela, vous le découvrirez à l'issue de ce roman policier. J'étais du genre à lire la fin avant de commencer, mais bon, j'allais devoir faire avec…

Malheureusement, si je ne doutais des yeux ou des oreilles de ce mec, "Albert Gärtner", il semblait moins aimer utiliser sa bouche : silence radio tout le trajet. Peut-être parce que, selon le rapport, il était muet. Oui, ce devait être ça ! Et dire qu'on m'infligeait ce mec, quand mes neurones suffiraient sans l'ombre d'un doute ! D'où le calepin et le crayon qu'il tenait, aussi, pour écrire ce qui lui semblait intéressant - peu de choses, vu qu'il n'y avait pas encore touché. Bref, nous étions arrivés sans discussion en Allemagne, dans la ville en question.

La température me plaisait bien, et l'architecture ne manquait pas de charme… Et pourtant, je devais avouer être bien déçu ! L'on ne cessait de vanter l'ordre et la discipline allemande ; et pourtant, un groupe faisait du chahut, dans une ruelle perpendiculaire. Curieux, je m'approchai, voyant là peut-être une première piste d'enquête…

Un groupe d'hommes – ou plutôt de pubères – encerclait une femme aux longs cheveux blonds, et cette dernière n'avait… pas l'air totalement d'accord, serrant son journal contre elle, plus que mal à l'aise. Et bien, et bien… ces pauvres jeunes hommes ne cherchaient que l'amour, après tout. Qui étais-je pour saboter leurs chances ? Ho, j'allais même faire mieux, et leur donner un coup de main ! S'ils aimaient tellement celle couleur de cheveux… j'étais leur homme !

Et quand j'en aurai fini, même une tige de blé leur donnera des frissons…

Le corbeau – ou plutôt, cerveaubeau. Cerbeau, disons – me jeta un regard appuyé, du style "nous n'avons pas le temps pour ça". Je lui rendis un regard hostile, sans appel. Crétin… c'était à ça que j'avais voué ma vie, c'était à ça que ma force servait. Je me dirigeai vers le groupe, distinguant peu à peu les conneries qu'ils crachaient :

 - … de mémoire ? Comme par hasard !
 - Elle veut des souvenirs, cette sale espionne ? On va lui en faire !
 - Elle a même un nom de démon ! C'est une preuve ! Fair Lucie, c'est Lucifer !
 - Wow… Même moi, je ne l'aurais pas osé, celui-là.
Ils sursautèrent, puis se tournèrent vers la source de voix, manifestement prêts à en découdre. Enfin… jusqu'à ce qu'ils voient mon torse, puis relèvent les yeux vers ma tête. Ils devinrent d'un blanc qui rougirait de honte à se trouver sur des mecs aussi corrompus, et reculèrent lentement, comme si j'étais un animal enragé. Pas de chance : j'étais pire, et aucun n'en réchappera…

En quelques mouvements, ils furent tous à terre, se tenant divers endroits du corps. Dans quelques jours, la blessure aura disparue… mais pas ce souvenir. Ils en étaient si généreux, je ne pouvais leur en refuser !
 - Osez encore une fois une connerie du genre, et je vous écrase ce qui semble vous tenir de cerveau, bande de crétins.
Ceci étant dit, je me tournai vers la demoiselle en détresse, et demandai :
 - Besoin d'une escorte, mademoiselle ? Je m'appelle Rhian, et ça, c'est Albert. Bien moins sympathique, je ne vous le cache pas…
Outre le plaisir d'aider, j'étais intrigué par cette histoire de souvenirs, et je n'étais pas sûr d'avoir compris pour Lucifer. Etait-ce un surnom qu'elle avait ? Enfin, pas besoin de surmener mes pauvres cellules grises...

J'avais un détective pour ça.

© Halloween



Thème de Rhian (Kuvera - E.S Posthumus):


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Rhian casse des tronches en #ff3300

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 571 ▐ Autres Comptes : Mary Risatina, Flonne Sørensen, Lysandre Delcourt
Masculin
▐ RPG Age : 29
▐ Personnalité : Explosive
▐ Parcours RP : DOSSIER SUR L'EXORCISTE DE TROISIEME GENERATION RHIAN LLEWELLYN
"Profil de l'individu"

"liens et passifs de l'individu"

"Rapports de l'individu"


RP en cours:
* Sert plus à rien de m'aimer maintenant [Feat Sept, Madalia, Cycla & Sebby] II
* Chélou et Rhianormal [Mini] I/3
* The past is never where you think you left it VI
* Course au bord de l'eau [Pv. Madalia] VI
* Papotage III
* Mal [Pv. Lily] VIII
* Chasse à "l'homme" [Pv. Maxence] IV
* En catchana baby tu dead ça [Pv. Akira & Lena] I
* La colère de la mère [Intrigue] III (x2)
* Byzance à l'auberge [Mission feat Risa] II
Rang B MAGGLE KESTUVAFER JE SUIS UN GROS BG OK METS DU RESPECT SUR MON NOM OU JE VAIS TE FAIRE BOUFFER TES DENTS EN UNE PICHENETTE
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Dim 21 Juil - 18:53
We all seek for lost things within us. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

E
n réalité, on commençait même à la connaître un peu trop. Il faut dire qu'avec un nom pareil, et une histoire aussi énigmatique, elle avait fait beaucoup parler d'elle lorsqu'elle était sortie de l'hôpital — un peu moins maintenant, mais ça n'empêchait pas les gens de se croire tout permis. Circonstances aggravantes, elle était amnésique et n'avait, de ce fait, aucun proche — parent ou ami — en mesure de l'aider à se sortir de la situation délicate dans laquelle elle se trouvait. En somme, elle était la victime idéale ; celle qu'on ne pleurerait pas beaucoup, sinon pas du tout.

Ce groupe d'hommes, elle l'avait bien repéré, en allant acheter son journal. Elle avait senti leurs regards peser sur elle, remarqué qu'ils la suivaient depuis un moment, perçu les quelques mots d'allemands qu'ils lui avaient adressé avant de se fendre d'un rire mauvais. Et elle avait cru, naïvement — elle s'en rendait compte maintenant qu'ils l'encerclaient — pouvoir échapper à leur malveillance si elle feignait de ne pas les avoir vus.

Dans une ultime et vaine tentative de les semer, elle accéléra la marche, mais l'un des hommes lui emboîta le pas.

« Pourquoi es-tu si pressée ? lui demanda-t-il alors. Ralentis, y'a pas le feu...
Quelqu'un m'attend, mentit Lucie, la tête froide.
Et menteuse avec ça ! » lança un autre, « Comme quoi, y'a des choses qui ne s'oublient pas. »

L'amnésique ne répondit pas, par peur d'aggraver sa situation. Le journal pressé contre sa poitrine, comme si elle cherchait à se faire la plus petite possible, elle fixait le sol, incapable de soutenir leurs regards.

« Une menteuse avec des pertes de mémoire ? Comme par hasard !
Elle veut des souvenirs, cette sale espionne ? On va lui en faire !
Elle a même un nom de démon ! C'est une preuve ! Fair Lucie, c'est Lucifer ! »

Bravo champion, t'as deviné ça tout seul ? lui aurait-elle rétorqué dans une autre vie. Seulement, dans celle-ci, elle était bien trop effrayée pour oser quoique ce soit — et seule face à plusieurs, elle n'avait de toute façon aucune chance. Enfin, heureusement qu'il existait des lâches comme eux, sinon les courageux n'auraient jamais l'occasion de briller.

« Wow... Même moi, je ne l'aurais pas osé, celui-là. »

L'instant d'après, ils étaient tous à terre, recroquevillés sur eux-même, le visage déformé par la douleur ; lâchant parfois un juron entre deux gémissements. Et son sauveur de les mettre en garde une dernière fois — une première fois, en fait ; d'ailleurs, pouvait-on parler de mise en garde, si elle survenait après le passage à tabac ? — sous les yeux médusés de Lucie :

« Osez encore une fois une connerie du genre, et je vous écrase ce qui semble vous tenir de cerveau, bande de crétins. »

Puis de s'adresser à elle, l'air de rien, comme s'il avait l'habitude de ce genre de situation — ce qui n'avait, par conséquent, rien de rassurant.

« Besoin d'une escorte, mademoiselle ? Je m'appelle Rhian, et ça, c'est Albert. Bien moins sympathique, je ne vous le cache pas…, fit-il en désignant l'homme qui l'accompagnait.
Lucie, » souffla-t-elle, « Je m'appelle Lucie... Merci de m'avoir aidée... »

Elle inspira longuement, comme pour se donner du courage. Elle n'avait pas encore traité tout ce qu'il venait de se passer en si peu de temps, et jugea qu'il était bon de mettre un terme à sa « journée promenade » avant qu'elle ne tourne au cauchemar.

« Si vous cherchez un endroit où vous poser, je travaille dans une petite auberge à quelques minutes d'ici, » proposa-t-elle, « J'expliquerai à mon patron ce qu'il s'est passé... Je suis certaine qu'il vous fera un prix. »

Un gémissement attira son attention, et elle lança un bref regard vers les hommes toujours couchés sur le sol. Elle releva la tête, l'air sincèrement inquiète :

« Mais, hm... ça va aller, pour eux..? »

Chassez le naturel, il revient au galop.
(c) Sarah
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Dim 21 Juil - 23:09


The past is never where you think you left it



Je m'attendais à ce qu'elle se croie tombée de Charybde en Scylla et craigne mes deux mètres et mes yeux rouges, mais si c'était le cas, elle le cachait bien.
 - Je m'appelle Lucie... Merci de m'avoir aidée…
Cela expliquait la première partie de l'étrange jeu de mot, mais pas la seconde. Je doutais que son réel nom soit Fair, il aurait fallu que ses parents soient particulièrement tordus pour donner ce prénom… Ce devait être un surnom donné par ses agresseurs, aussi courageux qu'imaginatifs. Mais pourquoi ces derniers lui en voulaient-ils ? Espionne, avait-il dit… je n'arrivais pas vraiment dire si elle était étrangère ou non, je ne pouvais que le supposer. "Lucie" ne sonnait pas vraiment allemand, d'ailleurs… Était-ce lié à notre mystère ? Mouais, si je devais considérer chaque bizarrerie comme importante, je n'étais pas couché…

Et à proposer de se coucher :
 - Si vous cherchez un endroit où vous poser, je travaille dans une petite auberge à quelques minutes d'ici. J'expliquerai à mon patron ce qu'il s'est passé... Je suis certaine qu'il vous fera un prix.
Une auberge ? Voilà qui était intéressant ! Si l'aubergiste se considérait comme en dette, obtenir des informations sera bien plus facile. Si telle n'était pas mon intention première, il semblerait que ma bonne action porte des fruits de croissance rapide très rapide… et le fait que contredire le cerveau ait fait avancer l'enquête était un plaisir supplémentaire.
 - Je ne pense pas que nous dormirons ici. Par contre… mon ami est écrivain. Il a entendu parler d'étranges événements dans la région, et nous enquêtons pour son futur livre. Peut-être pourrais-je vous poser quelques questions en chemin, et faire de même avec votre patron s'il en a le t-
Un des imbéciles nous interrompit en geignant. Pfff… quelle fragilité. Même les apprentis de six ans étaient plus doués. Je me demandais même si je n'y avais pas été trop doucement ; une côte fêlée aurait été une leçon plus durable. Enfin… ils étaient encore jeunes, peut-être allaient-ils se ressaisir, même si j'y croyais peu.
 - Mais, hm... ça va aller, pour eux..?
Bonne question. Contrarié, je soufflai, trop bas pour qu'ils entendent :
 - Je ne peux rien vous promettre. Je ne reste pas longtemps dans la région… La prochaine fois, essayez de vous faire accompagner. Ils n'ont l'air ni courageux, ni forts ; cela devrait les dissuader d'agir directement.
"Devrait", "directement"... J'espérai soudain ne pas avoir fait pire que bien ; et si elle subissait des représailles, plus fourbes peut-être ? Ils ne manqueront pas de repérer mon absence, après quelques temps… Parfois, je regrettais de ne pas pouvoir rester dans une région restreinte, et d'y faire régner définitivement la paix. Qu'une demoiselle ne puisse pas simplement traverser sa ville me mettait hors de moi ; comme si le Comte et sa clique ne suffisaient pas, il fallait des jeunes crétins pour trouver des prétextes à pourrir la vie d'autrui ! J'avais les capacités pour empêcher cela… mais pas le temps. Un sentiment d'impuissance plus frustrant encore, en réalité... et avec lequel je décidai de négocier, sous le regard désapprobateur de mon cher coéquipier.
 - Je peux peut-être aussi vous apprendre rapidement l'une ou l'autre technique. Cela vous permettra d'en mettre un hors-service, et espérer que les autres fuient… Parfois, une simple position de combat peut les dissuader.
Je me rappelai alors qu'une femme qui se battait était, dans le monde normal, une absurdité. J'avais appris très tôt à considérer les femmes de l'Ordre comme aussi dangereuses que ses hommes même en combat frontal ; mais sans ma carrière de corbeau, je savais que je croirais dur comme fer au rôle de chaque sexe.

Et pour elle… si cela risquait de mettre à mal la crédibilité d'une position menaçante, elle aurait au moins l'effet de surprise, et il ne resterait qu'à espérer que leur égo les pousse à fuir une nouvelle humiliation plutôt qu'à laver l'affront… Plus qu'à espérer, oui. Tch ! Bon sang ! Les choses étaient plus simples avec les akumas : les détruire suffisait ! Et puis, si elle, elle me prenait pour un fou, à vouloir apprendre ces choses au "sexe faible" ? Tant pis… c'était fait. Ce qui ne m'empêchait pas de changer de sujet, laissant la proposition en suspens, à prendre ou à ignorer :
 - À part des types particulièrement méprisables, vous n'avez vu aucun événement étrange dans la région, du coup ?
Y allais-je trop brusquement ? C'est ce que semblait sous-entendre mon compagnon, les yeux levés au ciel. J'avais l'impression de profiter de son handicap en passant outre ses objections silencieuses… Bha, tant pis. Il n'était pas vraiment le profil type du pauvre mec diminué et vulnérable…

© Halloween



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Rhian casse des tronches en #ff3300

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* Papotage III
* Mal [Pv. Lily] VIII
* Chasse à "l'homme" [Pv. Maxence] IV
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Lun 22 Juil - 0:35
If you can't remember the past, you'll repeat it. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

L
a proposition avait fait mouche, comme elle l'avait espéré. C'était une bonne façon de s'assurer qu'il ne lui arriverait rien sur le chemin du retour, sans pour autant abuser de leur gentillesse. Et puis, elle n'avait pas menti : Jakob avait le cœur sur la main ; en témoignait la générosité et la patience dont il faisait preuve envers elle, qu'il ne connaissait pourtant pas un mois plus tôt.

Lorsque Rhian expliqua la raison de leur venue dans ce village, Lucie fronça les sourcils. D'étranges événements ? Ici ? C'était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. D'un côté, la possibilité, l'opportunité en or de dénicher des indices, des informations sur ce qui lui était arrivé quelques semaines auparavant. De l'autre, le risque que les « quelques questions » que voulait lui poser l'homme finissent par ne tourner qu'autour d'elle et ce qui lui était arrivé. Ne tenait qu'à elle de les éloigner de cette piste ; à supposer qu'il n'était pas déjà trop tard.

« Je ne peux rien vous promettre. Je ne reste pas longtemps dans la région… La prochaine fois, essayez de vous faire accompagner. Ils n'ont l'air ni courageux, ni forts ; cela devrait les dissuader d'agir directement, lui dit-il, et l'amnésique eut l'impression d'entendre son bon vieux patron.
J'essayerai, » acquiesça-t-elle.

Elle avait appris à dire oui à tout, même lorsqu'elle n'était pas d'accord. C'était une bonne façon d'éviter les conflits, les confrontations et les longues discussions interminables qu'elle n'aimait pas. Une bonne façon de paraître ordinaire, et de ne pas se faire remarquer. « Une brave gamine », comme disait Jakob. Ce qui, compte tenu de son histoire, n'était pas de trop.

« Je peux peut-être aussi vous apprendre rapidement l'une ou l'autre technique. Cela vous permettra d'en mettre un hors-service, et espérer que les autres fuient… Parfois, une simple position de combat peut les dissuader. »

Cette proposition, en revanche, elle ne l'avait pas vue venir ; et cela pouvait se lire aisément sur les traits surpris de son visage. Mais enfin, qui était-il ? Sa carrure supposait qu'il ne travaillait pas assis derrière un bureau, c'était certain. Un garde du corps, peut-être ? Après tout, il disait accompagner son ami écrivain, et il avait envoyé toute une bande de voyous au tapis avec une aisance déconcertante. Mais de là à lui proposer de lui enseigner quelques techniques... Lucie ne su comment, ni quoi lui répondre.

Heureusement pour elle, Rhian n'attendit pas de réponse avant de poursuivre :

« À part des types particulièrement méprisables, vous n'avez vu aucun événement étrange dans la région, du coup ? »

L'événement étrange, c'était elle. Mais elle se garda bien de le dire. Enfin, après réflexion, elle avait bien eu vent de ce violent affrontement...

« Hé bien, ça commence à dater un peu, mais il y a environ... hum, un mois de ça, il y a un affrontement, ici, » dit-elle, « Heureusement, personne n'a été blessé. Mais d'après les rares témoins, il était question de... magie. Ou de sorcellerie. Enfin, des trucs pas très naturels. »

Ils avaient repris la marche, et elle les guidait lentement vers l'auberge qu'elle occupait.

« Enfin, personnellement, j'étais dans le coma quand c'est arrivé, donc je ne sais que ce qu'on m'en a raconté, » reprit-elle, « Mais je suis moi-même à la recherche de quelque chose, et, hum, j'ai interrogé pas mal de gens ici. Du coup, je suis un peu au courant de tout ce qui se dit. Les rumeurs, les on-dit... Si vous voulez, je pourrai vous conduire directement auprès des témoins. »

Elle précisa tout de même :

« Enfin, pas sûr qu'ils acceptent de vous parler. Les gens ne sont pas très bavards ici et, comment dire... ne le prenez pas mal, mais vous n'êtes pas vraiment... rassurants. »

Un géant porté sur le combat et un écrivain qui n'avait pas décoché le moindre mot... ça n'inspirait pas confiance au premier regard.
(c) Sarah
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Lun 12 Aoû - 15:15


The past is never where you think you left it



Si mon conseil de se faire accompagner n'obtint qu'un tiède et peu rassurant "j'essayerai", ma suggestion d'entraînement eu l'effet que je craignais ; je lui aurais proposé de se renommer Lucien qu'elle aurait eu la même réaction, probablement. Autant dire que cet enfoiré de cerbeau n'hésitait pas à me faire sentir son agacement et son mépris, autant que la discrétion nécessaire le lui permettait. Tch ; j'étais son supérieur à bien des niveaux, peut-être que le lui rappeler une fois la blonde partie se révélera sage...

Mais l'ironie, pour une fois, fut dans mon camp :
 - Hé bien, ça commence à dater un peu, mais il y a environ... hum, un mois de ça, il y a un affrontement, ici. Heureusement, personne n'a été blessé. Mais d'après les rares témoins, il était question de... magie. Ou de sorcellerie. Enfin, des trucs pas très naturels.
Bingo. Jackpot. Touché. C'était exactement ce que l'on cherchait, sans aucun doute possible. Le visage de cet imbécile de détective devint impassible, dans une vaine tentative de ne pas me laisser percevoir son désarroi ; mais un profond sentiment de victoire, exprimé dans un sourire supérieur, lui répondit.
 - Vraiment ? Et bien, ce ne sera plus un livre d'occulte, mais d'action. Dommage, Albert, je gagne le pari.
Il ne restait qu'à lui demander de qui elle l'avait entendu, et remonter jusqu'à la source, les vrais témoins. Nous avions les outils pour cela : argent, menace, séduction, mensonge… Même si je préférais la méthode que je venais d'utiliser, et qui portait ses fruits.
 - Enfin, personnellement, j'étais dans le coma quand c'est arrivé, donc je ne sais que ce qu'on m'en a raconté.
Dans le coma… ? Le cerbeau griffonnait dans son carnet à toute vitesse, et il n'avait pas tort : si le monde réservait des surprises totalement indépendantes de la guerre sainte, ce coma pouvait aussi découler d'événements plus… surnaturels. Mais valait-ce la peine de l'interroger là-dessus, ou valait-il mieux suivre notre propre mission ? Je jetai un regard interrogatif au détective, qui me répondit d'un hochement de tête : cette histoire l'intéressait. Et, à vrai dire, moi aussi, ne serait-ce que par simple curiosité.
 - Mais je suis moi-même à la recherche de quelque chose, et, hum, j'ai interrogé pas mal de gens ici. Du coup, je suis un peu au courant de tout ce qui se dit. Les rumeurs, les on-dit... Si vous voulez, je pourrai vous conduire directement auprès des témoins.
De quelque chose ? D'un côté, cette petite dose de mystère rendait l'énigme plus importante encore ; et de l'autre, il n'était pas compliqué de voir qu'elle n'avait pas envie que l'on s'attarde sur cette partie. Je répondis, avec sourire en coin :
 - Vous nous avez mâché le travail, on dirait. Je convaincrai ce Croque-Mort d'ajouter votre nom dedans, dans la page des remerciements. Lucie Gnalisatrice, ça vous irait ?
 - Enfin, pas sûr qu'ils acceptent de vous parler. Les gens ne sont pas très bavards ici et, comment dire... ne le prenez pas mal, mais vous n'êtes pas vraiment... rassurants.
Elle marquait un point ; la méthode aimable risquait de ne pas fonctionner sans un sauvetage, et nous n'aurons pas la chance – mitigée – de ne croiser que des pauvres âmes en danger. Il allait falloir se rabattre sur les autres manières de faire…

Le Cerbeau attira mon attention sur son carnet. "Propose-lui de nous entraider, si elle cherche aussi quelque chose". Ha, enfin une bonne proposition ! C'était même une idée géniale : non seulement nous avancerons dans notre enquête, mais nous aurons plus d'informations sur son histoire à elle.
 - Un bon point pour toi, Albert ! Plus que 3 avant d'avoir une belle image.
Ignorant son regard sombre, je me tournai vers Lucie :
 - Avec notre boulot, nous connaissons aussi pas mal de bricoles, parfois moins… publiques. Et puis, malgré le charisme innommable de notre duo, vous avez raison : vous inspirez d'avantage confiance et vous connaissez la région. Lui a de l'argent et un cerveau. Moi j'ai des muscles et… une liste de qualités trop longues pour la réciter. Alors, que diriez-vous de former un trio aussi étrange qu'efficace, pour atteindre chacun notre quête ? Nous pouvons indemniser votre patron sans aucun problème.
Nous arrivions à l'auberge, comme en témoignait une enseigne. Alors, je m'arrêtai, peu désireux de continuer cette discussion au milieu du brouhaha classique de ces lieux, et conclus :
 - Nous ne sommes pas à notre coup d'essai, et vous ne serez pas la première à nous aider de la sorte. On vous laissera même choisir votre nom dans le bouquin, si ma suggestion devait ne pas convenir, ironisai-je.
Je doutais qu'elle accepte, en réalité : elle n'avait pas réellement le profil classique du civil informateur, plutôt celui d'une jeune femme impatiente de retrouver sa vie paisible et qui se méfiera – à juste titre – de deux étrangers aux intentions obscures, bien plus forts qu'elle. Il ne restait qu'à toucher du bois…

© Halloween



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Rhian casse des tronches en #ff3300

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* Sert plus à rien de m'aimer maintenant [Feat Sept, Madalia, Cycla & Sebby] II
* Chélou et Rhianormal [Mini] I/3
* The past is never where you think you left it VI
* Course au bord de l'eau [Pv. Madalia] VI
* Papotage III
* Mal [Pv. Lily] VIII
* Chasse à "l'homme" [Pv. Maxence] IV
* En catchana baby tu dead ça [Pv. Akira & Lena] I
* La colère de la mère [Intrigue] III (x2)
* Byzance à l'auberge [Mission feat Risa] II
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Mar 13 Aoû - 20:59
But above all, in order to be, never try to seem. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

Les deux hommes ne cessaient de la surprendre. L'un parlait trop, l'autre pas assez —  pas du tout, même —, le premier faisait des jeux de mots douteux, auxquels elle était habituée, et le second semblait tout sauf ravi d'être ici. A se demander ce qu'ils avaient fait pour se retrouver ensemble, et pourquoi ils se donnaient autant de mal pour écrire un livre dont ils n'étaient visiblement même pas certains du thème. Enfin, c'était peut-être comme ça que les choses se faisaient, après tout. Elle n'était pas vraiment en mesure de pouvoir parler d'expérience, ni de vécu.

Plutôt que de parler, l'écrivain préféra griffonner quelque chose dans son calepin et le montrer à son ami, et la réalisation percuta Lucie de plein fouet, si fort qu'elle du se retenir pour ne pas pousser un « Oh ! » de surprise et d'évidence. Le drôle de monsieur lugubre n'était peut-être pas aussi lugubre qu'il en avait l'air justement, et s'il ne parlait pas, c'est tout simplement parce qu'il ne pouvait pas. L'amnésique s'infligea une gifle mentale pour être passée à côté de quelque chose qui, à la réflexion, lui semblait maintenant flagrant.

Étrangement, elle eut l'impression de se rappeler quelque chose, — quelque chose d'important — mais la bribe de souvenir disparut avant qu'elle n'ait pu la saisir.

Celui qui se faisait appeler Rhian adressa quelques mots —  frappés d'un humour qui ne faisait, à l'évidence, rire que lui —  à son compagnon de route, puis se tourna à nouveau vers elle.

« Avec notre boulot, nous connaissons aussi pas mal de bricoles, parfois moins… publiques. Et puis, malgré le charisme innommable de notre duo, vous avez raison : vous inspirez d'avantage confiance et vous connaissez la région. Lui a de l'argent et un cerveau. Moi j'ai des muscles et… une liste de qualités trop longues pour la réciter. Alors, que diriez-vous de former un trio aussi étrange qu'efficace, pour atteindre chacun notre quête ? Nous pouvons indemniser votre patron sans aucun problème. »

Lucie l'écouta débiter sa longue tirade, les yeux ronds et les sourcils arqués, sans avoir la moindre idée de ce qu'elle était censée lui répondre. Dans le fond, ce qu'il proposait l'intéressait : ils avaient l'air déterminés à trouver le fin mot de l'histoire qui avait agité ce petit village quelques semaines plus tôt, et l'amnésique ne pouvait qu'y gagner à faire équipe avec eux. Dans les faits, cependant... elle n'était pas certaine de vouloir s'associer à deux hommes aussi étranges qu'eux, même s'ils lui avaient porté secours un peu plus tôt. Elle se sentait écrasée, et ridiculement petite à côté du géant aux yeux rouges, et l'assurance qu'il affichait ne l'aidait pas à se détendre. Il parlait avec tant d'aisance que Lucie se demanda un instant s'il n'était pas tout simplement en train d'essayer de l'arnaquer, et si elle ne risquait pas de se retrouver avec une assurance, six chèvres, deux tapis et une potion miracle pour voir dans l'obscurité si elle répondait oui.

Heureusement pour elle, ils arrivèrent à l'auberge, ce qui lui accorda un petit répit. Vraiment petit, en fait, puisque l'homme s'arrêta et conclut de plus belle :

« Nous ne sommes pas à notre coup d'essai, et vous ne serez pas la première à nous aider de la sorte. On vous laissera même choisir votre nom dans le bouquin, si ma suggestion devait ne pas convenir. »

Ces quelques mots, plus raisonnés, la firent considérer sérieusement la proposition.

« Mmh... Hé bien... » fit-elle, l'air songeuse.

La promesse était alléchante, elle ne pouvait pas le nier. Atteindre sa quête, ça voulait dire apprendre des choses sur son passé, sur ce qui lui était arrivé, et peut-être des informations sur l'homme qui l'avait sauvée. Ça voulait dire avoir un point de départ, quelque chose, une piste sur laquelle se lancer, et c'est précisément ce dont elle manquait pour concrétiser le but qu'elle s'était fixé.

Et s'il était là, le signe qu'elle attendait ?

« Marché conclu, » répondit-elle finalement, en tendant la main à Rhian. « Ce ne sera pas nécessaire de me citer dans votre livre, mais puisque vous semblez apprécier l'humour, sachez que je m'appelle Lucie Fair. Et avant que vous ne me le demandiez : oui, c'est la vérité. Non, c'est pas une mauvaise blague de mes parents. C'est le nom que m'a attribué l'état civil, lorsque j'y suis allée pour avoir une nouvelle identité. »

Elle soupira, à la fois amusée et las :

« Quand je vous disais que j'étais à la recherche de quelque chose moi aussi, je parlais de mon passé. J'ai peut-être été mêlée de près ou de loin à ce qui est arrivé il y a quelques temps, et si c'est le cas, j'aimerais le savoir. Depuis que je me suis réveillée à l'hôpital, je suis amnésique. J'ai oublié toute ma vie. »

Autant jouer la carte de l'honnêteté, si elle devait coopérer avec eux. De toute façon, elle n'avait rien à cacher, et si elle avait eu quelconque secret à dissimuler, ils en avaient au moins le triple de leur côté.

« Enfin, voilà. Lucie Fair, donc. Ravie de rejoindre votre étrange duo, » conclut-elle avec amusement, même si ce n'était qu'à demi vrai.

Sur ces mots, elle reprit la marche, et entra à l'intérieur de l'auberge.
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Sam 17 Aoû - 16:44


The past is never where you think you left it



C'était assez ironique, en fait : nous avions besoin d'elle parce que nous n'inspirions pas confiance, et elle allait refuser parce que nous n'inspirions pas confiance. Ceci, ou parce qu'elle n'était qu'une jeune femme vulnérable face à deux hommes inconnus, bien entendu… Elle parut réfléchir à la proposition, mais je n'y voyais qu'un moyen de préparer un refus poli.

Et pourtant !
  - Marché conclu.
Je ne cachai pas ma surprise, ni une pointe d'admiration pour son courage. Décidément, avec son amnésie et ses quêtes mystérieuses, elle n'était pas banale. Je lui serrai la main et répliquai :
 - Vous ne le regretterez pas, partenaire.
 - Ce ne sera pas nécessaire de me citer dans votre livre, mais puisque vous semblez apprécier l'humour, sachez que je m'appelle Lucie Fair. Et avant que vous ne me le demandiez : oui, c'est la vérité. Non, c'est pas une mauvaise blague de mes parents. C'est le nom que m'a attribué l'état civil, lorsque j'y suis allée pour avoir une nouvelle identité.
J'arquai un sourcil, intrigué. Il y avait vraiment des abrutis capables de faire ça ? Quand la guerre sera finie, quand le réel Diable sera renvoyé en Enfer, il y aura encore du boulot dans le monde normal… Enfin, je doutais que Central ait du mal à calmer quelques crétins, après avoir détruit une armée surhumaine.
 - Vous pourriez vous faire appeler autrement… Cela dit, Mlle Juste, ce n'est pas si mal.
Rien n'était plus agréable que retourner son attaque contre un imbécile…
 - Quand je vous disais que j'étais à la recherche de quelque chose moi aussi, je parlais de mon passé. J'ai peut-être été mêlée de près ou de loin à ce qui est arrivé il y a quelques temps, et si c'est le cas, j'aimerais le savoir. Depuis que je me suis réveillée à l'hôpital, je suis amnésique. J'ai oublié toute ma vie.
Ah… bien sûr, les pièces du puzzle s'assemblaient. Une fois dit comme ça, ce qu'elle cherchait semblait évident depuis le début ; le cerbeau l'avait sans aucun doute déjà compris, d'ailleurs… Tch. Du coup, peut-être avait-il déjà pensé à ce qui me venait en tête. Et si…

Et si elle avait travaillé pour l'Ordre ? Elle semblait croire que son état était lié à ce combat, sans doute grâce à certains indices qu'elle avait récoltés, et elle était amnésique ; peut-être avait-elle effectivement été entraînée dans cette bataille, pour ensuite quitter l'Ordre – et donc prendre une potion pour effacer ses souvenirs. Si elle s'y trouvait depuis son plus jeune âge, ce qui n'était pas impossible, cela résultait à une amnésie quasi-totale… Le problème, c'était que je ne pouvais pas demander au golem en sa présence. Et puis, si elle avait assisté à cette bataille, nous aurions déjà plus d'informations, non ? Dans tous les cas, je gardais cette idée en tête. Au pire, Central refera une potion.

Par contre… je ne savais pas comment répondre. Mal à l'aise, incapable d'imaginer ce que ressentait une amnésique, j'optai pour une formule facile :
 - Mes condoléances, ce ne doit pas être facile… Surtout vu les crétins que cet endroit contient.
Il y eut un silence, pendant lequel j'hésitai à lâcher un truc comme "mais vu votre bravoure, vous deviez avoir un emploi qui en jette", ou quelque chose comme ça. Un silence plutôt atroce. Heureusement, elle ajouta :
 - Enfin, voilà. Lucie Fair, donc. Ravie de rejoindre votre étrange duo
 - Oui, voilà, répétai-je, soulagé que le silence ne se soit pas éternisé. Tremblez, mystères, voilà le trio le plus redoutable !
Conscient que cette phrase était aussi gênante que la précédente, je conclus rapidement :
 - Commençons par l'auberge. Et espérons que certains de vos témoins s'y trouvent !
J'ouvris la porte, et pénétrai dans l'auberge. Elle était encore calme : les gens travaillaient, à cette heure de la journée. D'ailleurs, Lucie était probablement aussi employée aujourd'hui, et chargée de ramener le journal ; mais avec ses deux rencontres, elle devait avoir pris un certain retard.
 - Bon, je vais expliquer ce qu'il s'est passé à votre patron, et le convaincre de vous laisser nous aider. Si vous en voyez un ici, vous pourriez l'interroger, avec Albert à côté ? Ne vous inquiétez pas, il ne mord pas, et il n'aboie même pas !
Cette dernière blague était probablement trop piquante, mais tant pis. Et puis, le tenancier était déjà là, à nous regarder d'un drôle de regard ; je n'avais pas le temps de m'excuser – ce qui manquerait de sincérité.
 - Bonjour, aubergiste !
Espérons que mon indéniable charisme fasse effet… ou que l'argent soit un substitut suffisant.

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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Mer 21 Aoû - 0:42
Life's under no obligation to give us what we expect. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

Maintenant que la décision était prise, et qu'un retour n'était plus possible, Lucie n'avait plus qu'à prier pour ne pas regretter son choix plus tard. Elle s'était engagée sans aucune garantie, avec deux parfaits inconnus et s'il se révélait que leurs intentions étaient finalement hostiles, elle n'avait aucune chance de s'en sortir. Elle n'était pas bien impressionnante de manière générale, mais face au géant qu'était Rhian, elle se sentait minuscule et insignifiante. Enfin, pour le moment, c'était plutôt une bonne chose de s'allier à sa cause : au moins, à ses côtés, elle se sentait en sécurité.

Chassant les pensées qui envahissaient son esprit, elle chercha son patron du regard et lui fit un signe de la tête, l'air de dire « tout va bien » en réponse à l'air suspicieux qu'il lui avait adressé. Elle balaya ensuite l'intérieur de l'auberge d'un rapide coup d'œil, identifia les quelques clients qui s'y trouvaient de si bon matin — des habitués, pour la plupart — et constata, non sans une pointe de déception, qu'aucun des témoins qu'elle avait interrogés n'était présent.

« Bon, je vais expliquer ce qu'il s'est passé à votre patron, et le convaincre de vous laisser nous aider. Si vous en voyez un ici, vous pourriez l'interroger, avec Albert à côté ? Ne vous inquiétez pas, il ne mord pas, et il n'aboie même pas ! »

Elle voulu lui dire que ce n'était pas nécessaire, ou qu'elle était assez grande pour s'en charger elle-même — songea même un instant à lui faire remarquer que son humour était déplacé — mais ne fit rien de tout ça et se contenta de le regarder s'éloigner, l'air beaucoup trop sûr de lui. Elle commença à réfléchir à ses propres explications, car elle savait que peu importe ce que Rhian lui dirait ; il finirait par s'en remettre à son jugement.

« Mh, il est toujours comme ça ? » demanda-t-elle avec amusement à l'autre homme, qui lui répondit d'un hôchement de tête qu'elle n'était pas certaine d'avoir su interpréter, « Hé bien, vous ne devez pas vous ennuyer, en tout cas. »

Au bout de quelques minutes de discussion entre Rhian et le tenancier, et suite au regard que ce dernier lui avait de nouveau lancé, Lucie se décida à intervenir.

« Lucie, qu'est-ce que ça veut dire ? demanda l'homme.
Tout va bien, je vous le promets, » répondit l'amnésique, « Ils m'ont aidée sur le chemin. Et ils ont peut-être une piste pour expliquer ce qui m'est arrivé ! »

(Moi aussi tu sais)
(Moi aussi je sais faire semblant)

C'était l'argument face auquel le patron ne pouvait rien dire. Les « pistes », Lucie n'avait eu de cesse de les écumer depuis son réveil, et aucune d'elles ne lui avait appris quoique ce soit de nouveau. Et s'il avait toujours mal au cœur de la voir arriver dépitée, déçue et découragée de devoir essuyer un nouvel échec, c'était encore plus difficile de la voir broyer du noir lorsqu'elle se retrouvait à court d'idées. Mieux valait qu'elle s'occupe, même avec de faux espoirs ; que de n'avoir pas d'espoir du tout. C'est en tout cas ce qu'il pensait, et la raison pour laquelle il ne pouvait jamais lui refuser les idées farfelues — et parfois dangereuses — qu'elle lui annonçait.

« Fais attention à toi, c'est tout ce que je te demande, » soupira-t-il, résigné, avant de se tourner vers Rhian, et d'ajouter : « Je compte sur vous pour qu'il ne lui arrive rien. »

Lucie acquiesça d'un hochement de tête, et s'empressa de rapporter son attention sur l'homme aux yeux rouges.

« Aucune des personnes que j'ai pu interroger n'est ici, » dit-elle, en sortant un petit carnet de son sac, « Mais j'ai ici leurs adresses, et des bouts de ce qu'ils m'ont dit. J'ai pas tout noté parce que je pensais que ça ne me concernait pas, mais, mh, en fait, j'aurais peut-être dû. »

Elle jeta un regard à l'heure, et reprit :

« Si vous avez faim, je peux vous préparer quelque chose, » proposa-t-elle, « Ou bien nous pouvons partir maintenant, c'est comme vous préférez. »

(Semblant d'y croire.)
(c) Sarah
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Lun 26 Aoû - 17:49


The past is never where you think you left it



Mon charisme eut un effet mitigé, ; mais, vu le personnage, je convaincrais plus facilement une poule d'abandonner ses œufs… Ce qui était plutôt rassurant pour la demoiselle, d'ailleurs : il ressemblait moins à un employeur inquiet pour son commerce qu'à un oncle protecteur. Autant abandonner la piste de l'argent, alors… Tch. J'allais finir par me retrouver à nouveau seul avec l'autre triste sire… ho, et dans une impasse au niveau de la mission, ce qui ne me semblait pas tellement plus important.

Heureusement, notre nouvelle partenaire intervint finalement :
 - Tout va bien, je vous le promets. Ils m'ont aidée sur le chemin. Et ils ont peut-être une piste pour expliquer ce qui m'est arrivé !
Comme une formule magique, sa réponse ferma la bouche de son patron. Et bien, vu l'effet qu'une simple piste avait sur eux, à savoir faire confiance à un duo plus que flippant, ça ne devait pas être une mince affaire… Ce qui était probablement normal pour une amnésique. Ne plus avoir de passé, ne plus se rappeler ses amis, ne même pas savoir les choses les plus naturelles sur soi-même… Je ne pouvais pas vraiment imaginer, en fait. Si ce gosse, Soren, quittait l'Ordre, était-ce ce qui l'attendait ? Non : il avait un frère, et ne devait pas être à la Congrégation depuis si longtemps que ça. Elle, par contre, ne semblait avoir rien gardé de son passé… même pas un nom. Quand nous aurons fini, je trouverai une occasion de demander au golem si elle ne venait pas de chez nous…

Enfin, l'homme céda :
  - Je compte sur vous pour qu'il ne lui arrive rien.
 - Pas de problèmes ! Tout ce qu'elle risque, c'est que notre enquête soit si efficace qu'elle passe de révélation en révélation sans avoir le temps de respirer.
Ce qui, après réflexion, n'était pas vraiment une bonne façon de rassurer un proche angoissé. Bref. Même si nous risquions d'attirer des ennemis, elle était plus en sécurité avec nous que dans cette ville, manifestement ; même les autres humains étaient dangereux pour elle…
 - Aucune des personnes que j'ai pu interroger n'est ici, mais j'ai ici leurs adresses, et des bouts de ce qu'ils m'ont dit. J'ai pas tout noté parce que je pensais que ça ne me concernait pas, mais, mh, en fait, j'aurais peut-être dû.
 - Ce qui est fait est fait, conclus-je en haussant les épaules. Nous irons leur rendre visite.
 - Si vous avez faim, je peux vous préparer quelque chose. Ou bien nous pouvons partir maintenant, c'est comme vous préférez.
J'étais plutôt du genre à sauter des repas pour finir ce que j'avais commencé, mais bon… je ne voulais pas les brusquer. Et puis, peut-être que manger tranquillement avec eux rassurerait et l'aubergiste, et – surtout – Lucie. Un bon teambuilding, indispensable dans ce genre d'affaires ! D'ailleurs, le cerbeau hocha la tête en assentiment.
 - Et bien… pourquoi pas, alors, merci. Pas d'en-cas pour l'enquête, un repas et on repart.
L'aubergiste ne répondit pas à mon sourire, manifestement encore mal à l'aise pour son employée. Ah, avoir une famille… Prendre des repas autour d'une table conviviale, en discutant joyeusement… Se connaître et prendre soin les uns des autres, malgré des chamailleries vite oubliées… Pas le genre d'ambiance qu'on avait, à Central. Parfois, j'enviais presque les Noah : même massacrer les foules semblait une agréable sortie de famille, pour eux !

J'imaginais pourtant sans mal les corbeaux décrire à travers leur masques et avec fortes imitations leurs combats sanglants, ou les gens les plus étranges ou stupides rencontrés. Je lâcherais les blagues classiques sur le boulot, aussi ; des mesquineries sur les patrons – un jour, il faudrait ajouter un zéro au nombre de morts dans un rapport pour voir leur réaction, eux qui sont si pointilleux ! – et des paris sur les jeunes bizuts – quel apprenti tuera qui "par accident" en entraînement ? Sans oublier les classiques ragots – vous saviez que tel exorciste était mort contre un niveau un ? Enfin, peut-être que l'un de nous avouera avoir un peu de mal à manger depuis qu'il avait torturé à mort un brooker, et sera consolé par quelques tapes compatissantes dans le dos et une flopée de verres remplis de bon vin.

Je manquai de sourire à cette image entre comique et cauchemardesque et, revenant à l'affaire présente, sortis quelques pièces pour payer le repas. Ensuite, je suggérai :
 - Pendant que vous êtes en cuisine, Mlle Fair, j'aimerais vous interroger sur ce que vous savez, Monsieur… si vous avez le temps. Sur cette affaire de combat mystique, et sur le mystère de l'amnésie de votre employée.
Deux enquêtes pour le prix d'une ; que demander de plus ?

© Halloween



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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Dim 1 Sep - 22:32
The closer you are to the truth, the harder it is to see. ”
Février 189X ― Rhian & Lucie

Quelque part, Lucie avait espéré que Rhian déclinerait sa proposition. Non pas qu'elle n'avait pas envie de cuisiner — c'était un domaine dans lequel elle ne se débrouillait pas trop mal, notamment car il occupait une grande partie de son temps libre — mais elle était pressée de se mettre en route. Elle ne se berçait pas de faux espoirs, et au fond d'elle, elle était même persuadée que cette journée ne lui apprendrait rien de nouveau ; mais elle avait besoin d'en avoir le cœur net, et ne pouvait malgré tout réprimer son éternel optimisme. S'il y avait une chance, même infime, de mettre à jour un élément — ou une partie d'un élément — de son passé, alors elle se devait de la saisir. Et de la saisir vite ; car Lucie était bien placée pour savoir que la chance pouvait rapidement tourner.

Qu'à cela ne tienne, elle se mit aussitôt au travail. Le menu du jour était constitué de poisson, de pommes de terre cuites à l'eau et d'asperges — rien de bien compliqué à préparer, et pendant qu'elle s'y attelait, elle pouvait plus ou moins faire — et suivre — la conversation. Le géant aux yeux rouges ne tarda pas d'ailleurs à l'interpeller de nouveau, après avoir posé quelques pièces sur le comptoir.

« Pendant que vous êtes en cuisine, Mlle Fair, j'aimerais vous interroger sur ce que vous savez, Monsieur... si vous avez le temps. Sur cette affaire de combat mystique, et sur le mystère de l'amnésie de votre employée. »

Un sourire éclaira le visage de la blonde, tandis qu'elle adressa un regard entendu à son employeur — et ami, elle pouvait le dire. Il n'en donnait pas l'air, mais Jakob affectionnait beaucoup les conversations, peu importaient leur nature. Il savait aussi bien rire ou s'émouvoir des potins du coin, qu'apporter un avis véritablement éclairé sur des sujets beaucoup plus sérieux. Pour faire le métier qu'il faisait, de toute façon ; il fallait aimer parler aux autres et savoir faire fi des à priori et de la méfiance.

Évidemment que Jakob lui raconta absolument tout ce qu'il savait de cette épouvantable scène d'horreur. Évidemment qu'il mentionna la lumière aveuglante de l'aube et la tempête de neige. Évidemment qu'il lui dit que Lucie avait été déposée à l'hôpital par un inconnu le jour-même. Évidemment qu'il précisa qu'aucun lien n'avait pu être établit entre les deux, et que l'on supposait par conséquent qu'il s'agissait d'un simple hasard. Évidemment qu'il ajouta qu'aucun corps n'avait été retrouvé. Évidemment qu'il lui parla de la spectaculaire rapidité avec laquelle Lucie s'était remise de ses blessures. Évidemment qu'il exagéra un peu. Évidemment qu'il inventa quelques détails dont il était persuadé de se souvenir. Évidemment qu'il sépara les quelques précieuses informations par une flopée de précisions inutiles. Évidemment qu'il insista sur des points sans importance. Évidemment qu'il ne laissa pas Rhian en placer une. Évidemment qu'il expliqua tout ça avec le ton de celui qui l'a déjà raconté trop de fois. Évidemment que cette version était encore différente de la précédente. Évidemment que Lucie n'avait pas pu s'empêcher de sourire tout le long en voyant l'air que prenait parfois le pauvre garde du corps.

Évidemment. Jakob était tenancier, pas écrivain, et encore moins enquêteur.

« Voilà vos assiettes ! » annonça l'employée d'un ton solaire, en déposant lesdites assiettes devant ses deux nouveaux compagnons. « Bon appétit ! »

L'amnésique s'éclipsa à nouveau, le temps d'aller se chercher un verre d'eau, puis revint vers ses camarades — et cette fois, prit place à leurs côtés.

« Mh. Vous avez eu le temps de tout noter, dites ? » demanda-t-elle avec un petit air malicieux, « Sinon, je peux revenir sur quelques détails, si vous voulez. »

Peut-être que cette journée ne terminerait pas aussi mal qu'elle avait commencé, tout compte fait.
(c) Sarah
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
Mer 11 Sep - 18:44


The past is never where you think you left it



Nous écoutions l'homme avec attention, essayant de démêler les faits de la fable. Deux points attiraient mon attention : un homme l'avait amenée à l'hôpital, et pour le bien de l'enquête sur notre amnésique, il serait bon de lui remettre la main dessus. De plus, Lucie s'était rétablie assez vite, ce qui pouvait avoir de nombreuses causes : peut-être ses blessures étaient-elles surnaturelles, un civil pris dans cette bataille – ou dans une autre. Peut-être l'un des médecins était-il compatible sans le savoir. Peut-être avait-elle une bonne constitution. Peut-être était-ce un hasard. Et enfin, théorie extrêmement peu probable vu l'objectivité sérieuse de notre conteur, ce dernier pouvait – pourrait – exagérer. Au final, et bien…

Je ne me sentais pas terriblement plus avancé. Le Cerbeau, lui, notait chaque détail avec une vitesse stupéfiant : après tout, la teinte rouge des rideaux de l'hôpital était un détail critique ! Il me semblait assister à un affrontement de vitesse entre un éternel bavard et un secrétaire névrosé et, malgré les efforts du premier, le second tenait bon. Et si je pouvais me permettre, avec une pointe de sarcasme : dans tes dents, aubergiste, Central's Quality !

Dieu merci, la partie intéressante de cette halte ne tarda pas à arriver : j'étais ravi pour mon compagnon et son repas intellectuel, mais j'avais toujours été plus porté sur les choses physiques.
 - Voilà vos assiettes ! Bon appétit !
 - Merci bien.
Le repas était simple, et pourtant meilleur que ceux de Central – contrairement à la Congrégation et leur équipe de cuistots clowns, nous avions des repas efficaces et sains. Probablement la raison pour laquelle il y avait en permanence des corbeaux à leur réfectoire, d'ailleurs… En tout cas, notre nouvelle compagne semblait plus à l'aise, c'était ça de gagné.
 - Mh. Vous avez eu le temps de tout noter, dites ?
 - Je suis à peu près sûr qu'il avait fini de tout noter avant même la fin du récit…
 - Sinon, je peux revenir sur quelques détails, si vous voulez.
Je lui lançai un regard faussement réprobateur, mais je ne fus pas assez vif : le Cerbeau exposait déjà son carnet et un trio de questions. Que savions-nous de l'homme qui l'avait apportée ? Quel était l'hôpital et le nom du médecin ? Quel temps faisait-il quand vous vous êtes réveillée la première fois ? J'aurais bien songé à un sarcasme sur cette troisième question dont l'utilité semblait légèrement douteuse, mais… elle avait réellement un sens. La réponse importait peu dur le fond, ce qui comptait était sa manière de répondre. En d'autres mots, il vérifiait sa fiabilité… et son honnêteté. Je n'étais pas sûr d'approuver : niveau teambuilding, il y avait mieux que se tester mutuellement. Mais peut-être n'étais-je pas... non, ça n'avait pas d'importance.

Le temps qu'elle réponde, le repas fut fini. Je me levai, et conclus :
 - Merci encore pour cet excellent plat et ces informations non moins savoureuses. Allons trouver votre fameux sauveur, à présent : les héros mystérieux ne sont plus à la mode, il est grand temps de le prévenir.
Plus à la mode, hein… est-ce que cela faisait de moi un ringard ? Encore eut-il fallu que je remplisse les critères de héros. Étonnement, la pensée me fit plus sourire qu'autre chose ; j'étais d'une humeur étrangement positive, depuis que j'avais aidé cette Lucie. Était-ce le plaisir d'avoir un début de relation normale avec quelqu'un, une rencontre simple et saine ? Entre les membres de la Congrégation qui ne pouvaient me voir qu'avec crainte, et ceux de Central qui n'avaient jamais été portés sur les discussions banales… Ho, et les Akumas et Noés, bien entendu ; mais l'envie mutuelle de meurtre plaçait des bases peu favorables à une relation amicale. Bref, entre les gens terrifiés, ceux silencieux et ceux haineux, difficile d'avoir des rappels de ce qu'était une sociabilité simple. Faire cette mission avec quelqu'un du "vrai monde" était une bouffée d'air frais, et pouvoir oser des plaisanteries légères me manquait presque ! Enfin... pas qu'elle semblât particulièrement réceptive à mon humour, malheureusement.
Et soudain, en me rendant compte que ce dernier point me peinait... je réalisai quelque chose.

À quel point je tenais à cette interaction, à ce qu'elle se passe bien. Si je n'avais pas apprécié la méfiance du Cerbeau, c'était par peur qu'elle se vexe en comprenant ; ce qui était parfaitement stupide, la prudence était évidemment nécessaire. Ceci, et mon besoin d'enchaîner les plaisanteries et de faire bonne image, plus que la mission ne le nécessitait...

Merde ! Etais-je encore stupide à ce point ? Espérais-je encore avoir un lien au monde civil ? Me prouver quoi, que je pouvais encore agir comme un humain normal ? Quitte à laisser mon jugement se fausser ? Être à ce point attaché à une ombre de relation tissée depuis même pas une heure... Bordel, c'était tellement pitoyable.

Mon humeur s'assombrit, bien que je tentai de le dissimuler. Alors, je décidai de me focaliser sur la mission :
 - Bon, direction l'hôpital, ils auront de plus amples informations.
La suite, "je m'en voudrais qu'Albert ait investi dans ce calepin pour n'en utiliser que la moitié", me vint naturellement en tête.

Je la gardai pour moi.

© Halloween



Thème de Rhian (Kuvera - E.S Posthumus):


The past is never where you think you left it ; {Rhian} W32RPkR
The past is never where you think you left it ; {Rhian} SGqPhG7

Les cadeaux des gens beaux ♥ (cliquez !):
 

‡ Monstre...? ‡

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Rhian casse des tronches en #ff3300

▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 571 ▐ Autres Comptes : Mary Risatina, Flonne Sørensen, Lysandre Delcourt
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▐ RPG Age : 29
▐ Personnalité : Explosive
▐ Parcours RP : DOSSIER SUR L'EXORCISTE DE TROISIEME GENERATION RHIAN LLEWELLYN
"Profil de l'individu"

"liens et passifs de l'individu"

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* Chélou et Rhianormal [Mini] I/3
* The past is never where you think you left it VI
* Course au bord de l'eau [Pv. Madalia] VI
* Papotage III
* Mal [Pv. Lily] VIII
* Chasse à "l'homme" [Pv. Maxence] IV
* En catchana baby tu dead ça [Pv. Akira & Lena] I
* La colère de la mère [Intrigue] III (x2)
* Byzance à l'auberge [Mission feat Risa] II
Rang B MAGGLE KESTUVAFER JE SUIS UN GROS BG OK METS DU RESPECT SUR MON NOM OU JE VAIS TE FAIRE BOUFFER TES DENTS EN UNE PICHENETTE
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Re: The past is never where you think you left it ; {Rhian}
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