Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP
Le Deal du moment : -15%
Manette Xbox sans fil Pulse Red
Voir le deal
50.99 €

Partagez
 

 If you're alive you must run for your life — f.t. Klok

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Ven 8 Nov - 21:20
CE RP SE PASSE 24 ANS AVANT LE CONTEXTE DU FORUM.
tw : mention de torture.





DOULEUR

Ils s'étaient disputés. Encore. A propos du futur, à propos de l'enfant, à propos d'eux. Et Angus était sorti. Encore. Pour s'aérer la tête, seul, sous le soleil brûlant d'une Afrique qu'il s'obstinait à coire hostile — elle l'était. Non Lata, il ne voulait pas s'installer là ; c'était trop dangereux. Il savait comment ça finissait, les colonies — ils le savaient tous. Pourtant, ce comptoir-ci était tout-à-fait tranquille ; les rues de la petite ville ne voyaient leur paix troublée que par l'embrun agressif de l'océan (sel, chaleur et peau à vif ne faisaient pas bon ménage) ou par le cri haut-perché d'un oiseau quelconque. Parfois, des enfants couraient ça et là, slalomant entre les locaux et en évitant les autres. Ceux en uniforme. Ceux qui étaient venus avec la ferme intention de rester, d'exploiter. La France, se disait Angus en flânant entre les maisons sous le regard méfiant de leurs habitants, n'était pas si différente que la Couronne.

C'est pourquoi il aurait dû se méfier davantage.
Un jeune officier avait détalé en le voyant.
Mais il était Français, non, ce gamin ? Aucune chance qu'il l'ait reconnu.

Ils devaient avoir le même âge, avait remarqué le jeune Ecossais. Une vingtaine d'années à peine et les voilà tous les deux abandonnés à des milliers de kilomètres de chez eux à représenter les intérêts d'une nation ingrate.

Une certaine résignation l'avait saisi quand les soldats (Anglais, cette fois) lui avaient tendu une embuscade au détour d'une ruelle et l'avait envoyé dans l'inconscience d'un violent coup de crosse sur la tempe.

Ils les avaient retrouvés.


Et surtout, il avait pensé qu'il aurait dû le poursuivre, le rattraper et l'étriper, ce putain de morveux.

* * *


"That's enough room for you mongrel" — la cellule était minuscule.

Minuscule et sombre, la seule fenêtre idéalement positionnée juste devant un grand muret où s'étalait l'ombre de sa prison à chaque heure du jour. L'air chaud et sec stagnait dans la petite pièce, la saleté encrassant le sol et les poumons de son seul occupant permanent.

Angus ne savait pas ce qui avait été le pire : l'épuisement, la soif ou la torture.

Ils voulaient les noms. Mais plus que les noms, ils voulaient Lata, Ajit, Ishya et même Laura. Il n'avait rien dit. Il n'avait pas prononcé un seul foutu mot. Il bloquait ces phrases qu'il crevait d'envie de dire, ces phrases qui lui auraient épargné ces jours et ces nuits infernales — mais qui l'auraient envoyé droit à la potence.

La faim lui ravageait l'estomac lorsque ce n'était pas le pied de ses tortionnaires, sa gorge le brûlait quand on le forçait pas à boire de l'eau salée, les fantômes étaient revenus le visiter la nuit quand ce n'était pas ses gardiens.

Son dos était une ruine où des brûlures s'affichaient par-dessus les lacérations.
(Quitte à choisir, il préférait la morsure d'un fouet à celle des flammes.)
Il avait commencé à ronger ses liens.
(Quitte à choisir, il préférait le goût de la corde à celui du sang.)

Trois jours. Ca faisait trois jours et deux nuits presque aussi longues. Ils avaient dit qu'ils lui couperaient la langue au quatrième car son silence les agaçait. Il y avait quelque chose qui contrariait aussi Angus : le fait qu'il soit désormais presque incapable de sortir de son mutisme. Mais il avait fini par se parler à lui-même, à bout de forces, pour se convaincre qu'il en était encore capable. Sauf que ses paroles étaient étranges. Saccadées. Faire une phrase complète sans s'arrêter au milieu lui semblait être une épreuve insurmontable. Il n'y arrivait plus.

Ses étranges monologues prononcés à mi-voix lui avaient attirés d'autres coups — "so you can talk, dog".

* * *


Il revient à lui sans même avoir le souvenir d'avoir perdu connaissance ; il prend une inspiration tremblante et bien qu'à peine réveillé, il écoute, guette le moindre bruit de pas, la moindre voix, ou encore le tintement caractéristique du trousseau de clés qu'ils prennent plaisir à agiter en se dirigeant vers sa cellule. Le silence, heureusement, fait écho à sa respiration et il permet à son corps meurtri de se détendre légèrement. Les soldats ne sont pas là. Angus, toutefois, sait qu'ils viendront plus tard — et c'est à cette simple pensée que sa peur se mue en terreur. Le jeune Ecossais se redresse péniblement dans son coin de mur juste avant de lever des yeux cernés vers la petite fenêtre.

Le mur en grès (le seul paysage qu'il ait jamais vu en trois jours), lui renvoie l'éclat de la Lune. Elle ne l'atteint pas, cependant, s'arrêtant à la fenêtre comme s'il s'agissait d'une limite qu'elle ne peut franchir. Il fait presque noir.

Demain, ils lui couperont la langue.
Ensuite ils le tueront. Il le sait.

(Il sait comment ça fonctionne.)

La seule chose sur laquelle il est maintenant capable de se concentrer c'est qu'il ne veut pas mourir (malgré toutes les horreurs qu'il a commises) et qu'il veut dire à Lata combien il est désolé et combien il l'aime. Il tuerait pour avoir une chance de la revoir. Comme il a tué lorsqu'ils se sont enfuis.

Il va mourir.
Et Lata accouchera d'un enfant sans père, d'un enfant de sang-mêlé, conçu dans une tentative désespérée de se construire un avenir heureux, d'enfin passer à autre chose, d'avancer.
Et lui ne sera pas là pour veiller sur eux.

Non, parce qu'il sera mort.

Ses mains se perdent dans ses cheveux tandis qu'il s'enserre le crâne, ses doigts s'accrochant aux mèches emmêlées et graisseuses. Les murs de sa cellule se rapprochent dangereusement, devenus gigantesques sous le coup de l'effroi, et l'écrasent. Le premier sanglot le déchire en deux et ceux qui suivent s'étalent dans le calme imperturbable de sa prison. Les spasmes réveillent davantage de souffrance, si bien qu'il se laisse glisser au sol, incapable de les contrôler ou même de tout simplement s'arrêter de pleurer. Les larmes coulent sur ses joues, libres, bien plus nombreuses et douloureuses qu'il ne l'aurait cru.

Au bout d'un moment, sa peine s'apaise quelque peu, ne laissant que des joues humides et des respirations brûlantes erratiques derrière elle tandis qu'elle se retire dans un coin de son esprit fatigué. Angus entoure son torse de ses bras et laisse à son corps le loisir de trembler tout son saoûl. Ses propres mains lui paraissent glaciales.

Ce n'est qu'à cet instant précis, qu'à l'instant où le froid prend possession de lui (alors qu'il fait chaud) qu'il perçoit la présence. Il n'a pas besoin de regarder, il sait qu'il y a quelqu'un derrière la porte. Même dans son sommeil il est capable de deviner lorsqu'ils sont là.

« Je sais. Q-Que vous êtes là. » articule-t-il d'une voix éteinte et pitoyable.

Et il se ramasse dans son coin de mur, se recroquevillant et pressant son dos ruiné contre le grès rêche et irrégulier. Ô, ça fait si mal. Or il ne bouge pas. Surtout pas. Ses cheveux lui tombent devant les yeux et l'empêchent de voir la porte. Tant mieux.

Il n'aurait pas la force de la voir s'ouvrir.




i’d say i am being punished, but i know the world doesn’t punish wicked people
If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  703b6db0-24d4-4805-89b5-9d98c8494d9f
playlist ♪


The gang going on a job like:
 
Brouillard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Retrouver Nima.
Aime:
N'aime pas: Angus Morganach
Angus MorganachBrouillard
HE WHO SANK DEEP in the black sea has awoken the LEVIATHAN that dreamed there in the waves — LURKED IN HIS MIND
___________

Angus tue en Indianred.

FPBANQUERS

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 157 ▐ Autres Comptes : Thaddeus Wiggins
Masculin
▐ RPG Age : 46 ans
▐ Personnalité : Froid ; pragmatique ; autoritaire ; agressif ; violent ; combattif ; impatient ; se plaint peu ; peu loquace ; secret ; mystérieux ; professionnel ; impassible ; soigneux ; prudent ; vieux ; bagarreur ; méfiant ; terrifiant ; impitoyable ; impardonnable ; tenace ; mélancolique
▐ Parcours RP :
STATUT RP : oh boi (help/3)


» terminés
(www) — f.t. Annabelle V. Peeters (5/10)
(www) — f.t. Xuan Ming (13/40)
(www) — f.t. Risa H. Drake (80)
(www) ♝ INTRIGUE V — f.t. beaucoup de gens. (160)
(www) — f.t.Lucie Fair (40)
(www) ♝ INTRIGUE VI — f.t. Xuan Ming et Ayden Hyde. (160)
(www) ♝ INTRIGUE VI, fin (20)
(www) — f.t. Cassidy Danvers (60)
(www) — f.t. Xuan Ming et Akira Nakamura (40)
(www) — f.t. Xuan Ming (8/20)


» en cours
(www) — f.t. Jean-Jean (20)
(www) — f.t. Oskar P. Magnussen et Maé Connors (30)
(www) — f.t. İlknur Aceleci (20)
(www) — f.t. Destiny Richards (70)
(www) — f.t. Elijah Nash (10)
(www) — f.t. Bonnie R. O'Cahan et Xuan Ming (10)
(www) — f.t. Laoghaire Loiseau (20)
(www) — f.t. Klok (20)
(www) — f.t. Risa H. Drake (10)
(www) — f.t. Rhys Bleddyn (3/10)

850 points rp
10 points OS
50 points de validation

= 910 points.


Rang D.

Chronologie rp trouvable dans la Banque.

Revenir en haut Aller en bas
Re: If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Dim 10 Nov - 13:25
Hollow Spirit
Forme Originelle
Hollow Spirit est la forme originelle de Klok. Les influences, croyances, convictions et réticences des humains les empêchent de le voir sous cette forme, lui en donnant une autre dès que leurs yeux se posent sur lui. Actuellement, seule une personne est capable de voir Klok sous cette forme, cette dernière n’était pas humaine et n’ayant pas encore de préjugés et de croyances.



IF YOU'RE ALIVE YOU MUST RUN FOR YOUR LIFE



Klok est embêté.

Ça lui arrive rarement heureusement. Mais aujourd’hui, elle s’assoit tout doucement sur une branche qui aurait pu être un arbre à elle toute seule tant elle est grande, et qui ne dit rien parce qu’elle dort déjà.

Klok aime bien cet endroit. Parce que c’est grand et qu’il se sent tout petit et ça, c’est rigolo. Parce que les arbres ne parlent pas des même choses que ceux qui restent vers l’Etoile du Nord. Parce que les animaux sont très beaux et pour la plupart plus gentils qu’ils en ont l’air et qu’ils aiment bien se montrer plus impressionnants qu’ils ne le sont, juste pour faire des blagues. Parce qu’il y a pleins d’objets venu des mers qui ont pleins d’histoires et de légendes à raconter. Et parce qu’on voit mieux la Lune lorsque le soleil disparaît enfin.

Mais Klok n’aime pas cet endroit aussi. Ou plutôt, il ne l’aime plus. Parce qu’il y a plus d’humains qu’avant. Des humains qui font du mal à d’autres humains et qui rendent la Terre triste. Parce que souvent, ce n’est pas de l’eau bleu qu’elle boit mais de l’eau rouge. Parce que les humains traquent les animaux aussi et qu’ils sont obligés de se cacher et de ne plus faire de plaisanteries. Parce qu’il y a des constructions qui pleurent tellement les humains les rendent mauvaises. Et ça, Klok n’aime pas. Alors il pense à partir pour retourner vers l’Etoile du Nord, peut-être, la où les feuilles se moquent de tous ceux qui passent en dessus d’elles.

Mais Klok est embêtée et ne peut pas partir comme ça.

Parce que la Lune, elle lui montre un endroit. Un endroit où elle ne brille pas et Klok trouve ça très triste. Encore plus parce que cet endroit peine son Amoureuse à cause de ce qu’il émet. Les pierres pleurent, le métal s’angoisse, le bois se casse de lui même et, autant la Terre que le Ciel, préféreraient ne plus le voir. Alors, Klok ne veut pas y mettre ses petits pieds. Mais les pierres lui disent que l’eau rouge va encore couler et la Lune brille moins, parce qu’elle est encore plus triste. Même les étoiles préfèrent s’effacer et les nuages se sont tous enfuis, ne cachant plus le regard de son Amoureuse sur le monde. Et Klok, il ne veut pas que la Lune soit triste. Klok sait que l’eau rouge, il y en a toujours. Mais il peut espérer qu’il n’y en ai pas quand le soleil viendra, pour dire au revoir à son Amoureuse.

Une grande feuille verte à côté de lui frémit sans que le vent ne la touche, juste pour faire son intéressante, et se permet de lui dire de ne pas y aller. Klok s’en fiche, il n’aime pas les feuilles et ne veut pas les écouter. Elles racontent toujours des choses sans valeur. Les feuilles aiment bien mentir aussi. Alors Klok lui dit de se taire et quitte la branche en la remerciant d’une petite caresse sur l’écorce. Au sol, c’est un caillou qui le met en garde. Lui, a roulé jusqu'ici parce qu’il en avait marre d’être entre les murs de la construction, parce qu’il n’aime plus voir les humains tant il les trouve méchants. Klok lui dit qu’il n’a pas roulé assez loin, parce qu’il y a aussi des humains gentils. Mais pas ici.

Et Klok part comme ça.

Il n’y a que le mur qui fait attention à elle, pour lui dire de faire demi-tour. Il n’y a que les grilles qui lui soufflent de ne pas continuer. Les humains, eux, ne font pas attention à lui, parce qu’ils sont trop occupés à faire des trucs d’humains qui ne servent à rien. Et le reste des habitants de la construction, les objets, les lumières, le sol, sont trop chagrinés pour lui répondre quand elle leur parle. Cet endroit, Klok voudrait qu’il n’existe pas. Surtout celui-là, où la Lune ne peut même pas venir regarder ce qu’il se passe, où elle ne peut même pas rassurer celui qui est dedans. Mais lui -ou elle, Klok ne sait jamais-, il a vu Klok, sans le regarder pourtant. Alors Klok reste ce qu’il est.

« Je sais. Q-Que vous êtes là. »

Klok penche sa tête carré. Il est curieux. Parce qu’elle ne savait pas que certains ici le connaissait. Parce qu’il ne savait pas que certains ici savaient qu’elle viendrait. Alors Klok s’approche de la grille qui lui dit de faire attention parce que les autres vont bientôt revenir dans un souffle de serrure.

« Toi aussi, tu es là. »

Klok il constate bien les choses. Elle est là. Lui aussi. Et elle est fier de lui. Parce qu’il a raison et qu’elle parle à un humain qui ne le regarde même pas. Et Klok est très curieux, Klok parle beaucoup. Enfin, pas aux humains normalement. Mais là, il sait qu’il y a une grande histoire à écouter.

« Pourquoi toi, tu es là ? »


© GASMASK



If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  PPuC8wX


Une chanson du vent en Si:
 
Hollow Spirit
KlokKlokHollow Spirit
Klok chuchote avec les feuilles en #330066


If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  RgMWUB5 If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  IlDXQW8

▐ IRL Age : 28 ▐ Messages : 28 ▐ Autres Comptes : Célania
Masculin
▐ RPG Age : Peut-être le même que la Lune. En tout cas, Klok aimerait bien.
▐ Personnalité : Distante, farceur, observateur, curieuse
▐ Parcours RP : Activité Rp : Actif

Listing RP:
 


Points :

220 points

Rang E dans 180 points

Rang F
Revenir en haut Aller en bas
Re: If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Dim 1 Déc - 22:39
tw : mention de torture.





VOIX

Silence. Bref. Minéral. L’odeur de pierre, l’odeur de saleté, l’odeur humaine de la cellule imprègne le nez d’Angus. Il ne perçoit plus que cet effluve infect, sa vue cachée par le voile de ses cheveux négligés. Et la réponse tarde à venir, bien qu’elle soit, en vérité, plus qu’imminente. Une éternité de plusieurs secondes s’écoule autour de son corps meurtri ; la peur, déjà à son sommet, se mue en effroi. L’affreuse anxiété de l’attente dévore le jeune Ecossais comme une bête vorace, le ronge jusqu’aux os. Des frissons le secouent – peur et froid se confondent dans ces tremblements affligeants. Et en définitive, lorsqu’on répond, ce n’est pas de la voix grave et dangereuse d’un de ses géôliers. C’est une voix d’enfant. Derrière laquelle, quelques tons plus bas, se cache un autre timbre. L’ensemble forme une drôle de tonalité. Double. En résonnance. Surnaturelle. Et il croit qu’elle va basculer à tout instant tel un édifice bancal – basculer pour révéler quelque chose d’autre. Mais quoi ?

Pour l’instant, cette voix lui dit :

« Toi aussi, tu es là. »

Angus ose à peine bouger, à peine respirer aussi. C’est un rêve. Ou, dans le pire des cas (c’est-à-dire : le sien), une hallucination due à la fièvre, une apparition qu’il s’attend à  voir disparaitre brutalement. Mais elle continue, la voix :

« Pourquoi toi, tu es là ? »

Mue d’une curiosité presque innocente, la question tombe à plat sur le silence que le jeune homme installe en réponse. Le vertige qu’elle lui inspire l’empêche de répondre. Il ne sait même pas si elle est réelle. S’il y a vraiment quelqu’un derrière cette porte. Si, finalement, il n’est pas tout simplement mort de fatigue. Et il se demande dans sa croyance impie : ce bambin est-il un envoyé de la Mort elle-même, chargé de juger son âme hideuse (de meurtrier, de traître, de lâche) et de l’envoyer purger une peine infinie dans le Vide ?

Et si c’est réel ?
Et s’il y a bien quelqu’un, quelque chose, qu’importe, derrière la porte ? Même si c’est fou d’en espérer autant au milieu de cet Enfer, tu devrais répondre, Angus.

Il le fait.
Il n’a rien à perdre à part ce qui lui reste de raison.

« Ils vont m-me tuer. Demain. » finit-il par  articuler.  « Parce que j’ai fui. Une guerre. Avec d’au— d’autres. » Avec ses soi-disant ennemis. Parce que l’amour est un affront à la belligérance. « C’est moi. Qui les ai conduits ici. Je pensais qu’on serait— »

Le reste de la phrase reste coincé dans sa gorge. Les mots refusent désormais d’en sortir, apeurés par la contigüité de la cellule avec le reste du bâtiment ; ils craignent qu’on les entende et qu’on vienne les cueillir. Angus, lui, a peur des mots, tout simplement. Ces sons le terrifient. Il les a diabolisé trois jours durant, s’est empêché d’en proférer un seul en présence de ses tortionnaires. Ces-derniers n’ont jamais manqué de lui faire savoir que son mutisme était sauf bienvenue. Mais s’il avait parlé, les choses auraient été pires encore. C’est pourquoi son tourment n’a jamais été accompagné que de cris vides de sens ou de silences lorsqu’il n’avait plus la force de hurler, lorsqu’il se laissait enfin happer par les ténèbres de l’inconscience, délivré pour un temps de la douleur de la torture et du fardeau de sa survie.

Toutefois, il force d’autre paroles interdites à sortir :

« Aide-moi. Je t’en supplie. Si tu existes vraiment. »

Si tu existes vraiment. Il se sent poussé par … Par une combinaison confuse de sentiments. Le désespoir et l’espérance se livrent un combat acharné, tout aussi farouche l’un que l’autre. Angus se lève péniblement, vacille sur ses jambes alors qu’il traverse la cellule en tremblant. Et parvenu au niveau de la porte, il s’arrête. Ses liens mordent la chair de ses poignets, qu’il ne peut bouger, coinçant ses bras dans son dos. Aussi appuie-t-il son corps sur le bois, découragé. Celui-ci grince imperceptiblement tandis que sa froide surface reçoit son poids ; le jeune Ecossais finit par y reposer sa tête également, las.

La grosse serrure rutile sous ses yeux. Il aurait aimé pouvoir passer son bras par la grille, toucher ce qui se trouve derrière, ce qu’il ne peut voir.

« S’il te plait. » murmure-t-il. « Existe. »

Or il n’y a que le vide sous ses yeux, dans le panorama réduit que lui offre la petite lucarne. Le Vide. C’est ce qui l’attend. Les larmes lui remontent aux yeux et c’est dans un souffle misérable qu’il embellie son imploration d’une plainte, d’un désir :

« Je ne veux pas mourir. »




i’d say i am being punished, but i know the world doesn’t punish wicked people
If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  703b6db0-24d4-4805-89b5-9d98c8494d9f
playlist ♪


The gang going on a job like:
 
Brouillard

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Retrouver Nima.
Aime:
N'aime pas: Angus Morganach
Angus MorganachBrouillard
HE WHO SANK DEEP in the black sea has awoken the LEVIATHAN that dreamed there in the waves — LURKED IN HIS MIND
___________

Angus tue en Indianred.

FPBANQUERS

▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 157 ▐ Autres Comptes : Thaddeus Wiggins
Masculin
▐ RPG Age : 46 ans
▐ Personnalité : Froid ; pragmatique ; autoritaire ; agressif ; violent ; combattif ; impatient ; se plaint peu ; peu loquace ; secret ; mystérieux ; professionnel ; impassible ; soigneux ; prudent ; vieux ; bagarreur ; méfiant ; terrifiant ; impitoyable ; impardonnable ; tenace ; mélancolique
▐ Parcours RP :
STATUT RP : oh boi (help/3)


» terminés
(www) — f.t. Annabelle V. Peeters (5/10)
(www) — f.t. Xuan Ming (13/40)
(www) — f.t. Risa H. Drake (80)
(www) ♝ INTRIGUE V — f.t. beaucoup de gens. (160)
(www) — f.t.Lucie Fair (40)
(www) ♝ INTRIGUE VI — f.t. Xuan Ming et Ayden Hyde. (160)
(www) ♝ INTRIGUE VI, fin (20)
(www) — f.t. Cassidy Danvers (60)
(www) — f.t. Xuan Ming et Akira Nakamura (40)
(www) — f.t. Xuan Ming (8/20)


» en cours
(www) — f.t. Jean-Jean (20)
(www) — f.t. Oskar P. Magnussen et Maé Connors (30)
(www) — f.t. İlknur Aceleci (20)
(www) — f.t. Destiny Richards (70)
(www) — f.t. Elijah Nash (10)
(www) — f.t. Bonnie R. O'Cahan et Xuan Ming (10)
(www) — f.t. Laoghaire Loiseau (20)
(www) — f.t. Klok (20)
(www) — f.t. Risa H. Drake (10)
(www) — f.t. Rhys Bleddyn (3/10)

850 points rp
10 points OS
50 points de validation

= 910 points.


Rang D.

Chronologie rp trouvable dans la Banque.

Revenir en haut Aller en bas
Re: If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Ven 6 Déc - 13:57
???
Forme Altérée
Jeune d'aspect, on ne donnerait qu'onze ou douze ans à cette enfant. Première erreur ; l'enfant reste Klok, ses millénaires avec lui. Et c'est parce qu'elle reste Klok, qu'elle est si étrange. Dans sa voix à la tonalité légère comme une brise d'automne, se reflète dans un écho de caverne celle de la forme originelle. Et sans ses yeux bleus, c'est l'eau des rivières et la lumière des étoiles qui se reflètent. Enfant à première vu, imposteur sans histoire et nouvellement naît à bien y regarder.



IF YOU'RE ALIVE YOU MUST RUN FOR YOUR LIFE



Et aussi patiemment qu’il peut, Klok attend. Elle attend que l’humain réponde à toutes ses questions -et Klok en a beaucoup parce que d’habitude on ne parle pas vraiment avec lui-, il attend que l’humain lui explique, toutes ces choses qu’elle ne comprend pas mais surtout, que l’humain lui raconte une histoire. Son histoire.

Seulement voilà. L’humain n’est pas très bavard. Si Klok avait eu des sourcils -il en veut comme ceux de la jolie poupée-, elle les aurait sans doute froncés d’agacement. Aucune note claire et aiguë, aucune histoire que la Lune ne voudrait entendre, aucune jolie et belle aventure, aucune chanson. Et ça, ça ne plaît pas à Klok. Alors Klok songe à partir, à se rendre ailleurs, mais la porte lui demande d’attendre dans un souffle de serrure. Elle lui dit que ça peut valoir le coup et que l’homme -d’après la porte, c’est donc un homme-, pourra lui raconter des choses, mais après.

Après quoi ?

L’homme a dit qu’il n’aurait pas d’après. Ou pas un après que les humains comprennent. L’homme est comme les autres et tressaille d’un souffle froid à l’idée que, dans un soleil, son histoire change et prenne une forme qu’il ne comprend pas. Parce que les humains, ils ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas, ça Klok l’a bien compris mais ça ne l’aide pas pour autant à comprendre comment ils fonctionnent. Ne devrait-il pas être impatient plutôt ? Impatient de quitter ces murs qui se lamentent et de commencer une nouvelle aventure ?

Non, l’homme ne l’est pas.

L’homme est très triste, Klok l’entend dans sa voix brisée comme du verre qui fait saigner son coeur. Et Klok ne comprend toujours pas. S’il ne veut pas, pourquoi les humains font ça ? Décidément, quelque chose ne va pas avec eux et nombre de leurs comportements reste inexplicable. Elle demandera au vieux singe qu’il a croisé il y a quelques cumulus, si peut-être il peut lui expliquer, parce que d’après lui, il a vu beaucoup de choses, à tel point qu’il croit qu’il est la Mémoire des Arbres. Et Klok en est un peu jaloux, parce que Klok n’a pas une bonne mémoire. Elle ne se souvient pas de beaucoup de choses, et des fois, quand il se plaint aux étoiles, elles lui répondent qu’il vaut mieux oublier, la plupart du temps. Et peut-être que l’homme devrait aussi oublier, en finalité.

Mais l’homme ne veut pas.

Il ne veut pas oublier, il ne veut pas s’oublier. Il veut rester. Drôle de décision. Rester ce n'est pas drôle des fois, parce qu’on reste trop. Parce que les connaissances que l’on se fait partent toujours et qu’on reste seul, en fin de compte. Alors Klok ne comprend toujours pas. Mais Klok est curieuse. Parce que l’homme -la porte est formelle malgré l’insistance de Klok, c’est bien un homme-, lui a demandé de l’aide, sans même le voir, sans même la connaître. Personne ne lui demande d’aide en principe. Les gens l’ignorent la plupart du temps. Alors c’est bizarre. Et Klok ne sait même pas quoi faire. Ce n’est pas comme avec Écorce qui lui demande de porter quelque branche pour son terrier. Ce n’est pas pour rester dans un endroit protecteur. C’est pour sortir d’une lamentation bien trop basse dans ses notes.

« J’existe, comme toi, » lui répond alors Klok qui ne sait toujours pas quoi faire. « Tu existes, moi j’existe. C’est comme ça. »

Pourquoi ça serait autrement d’ailleurs ?
Klok oublie, mais elle reste et ça, il le sait.

La porte lui suggère alors de faire sortir l’homme des murs qui suintent d’humidité tellement ils pleurent. Parce que c’est ce qu’il veut. Klok lui demande pourquoi il ne le fait pas seul. Parce qu’il ne peut pas, d’après elle. Et Klok, ne comprend toujours pas. S’il veut sortir, pourquoi il ne le fait pas ? Pourquoi il ne peut pas ? Les humains, sont et seront toujours étranges pour elle. Ce n’est pas trop grave, c’est juste dommage pour eux. Alors Klok demande à la porte si elle peut pivoter, parce que ça serait très gentil ; avec ses toutes petites mains, Klok n’a pas assez de force pour le faire. Et la porte accepte, seulement parce que d’ordinaire, on ne lui demande pas gentiment, parfois même, on lui tape dessus ou on la claque très fort et ça, ce n’est pas gentil.

Alors Klok voit l’homme, qui semble tout triste dans son coin.
Il est donc le Tristounet.

« Si tu veux sortir, pourquoi tu ne le fais pas ? » demande Klok qui ne comprend toujours pas.

Et qui ne s’approche pas trop, parce qu’il ne veut pas que le chagrin de l’homme serre son petit coeur. Il ne veut pas avoir à chanter des chansons tristes comme les gouttes de glace.


© GASMASK



If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  PPuC8wX


Une chanson du vent en Si:
 
Hollow Spirit
KlokKlokHollow Spirit
Klok chuchote avec les feuilles en #330066


If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  RgMWUB5 If you're alive you must run for your life — f.t. Klok  IlDXQW8

▐ IRL Age : 28 ▐ Messages : 28 ▐ Autres Comptes : Célania
Masculin
▐ RPG Age : Peut-être le même que la Lune. En tout cas, Klok aimerait bien.
▐ Personnalité : Distante, farceur, observateur, curieuse
▐ Parcours RP : Activité Rp : Actif

Listing RP:
 


Points :

220 points

Rang E dans 180 points

Rang F
Revenir en haut Aller en bas
Re: If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
If you're alive you must run for your life — f.t. Klok
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Afrique et reste du Monde :: Autres pays-
Sauter vers: