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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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Un article révoltant
Jeu 23 Jan - 10:34





Un article révoltantBasile Armand



Le noir est partout. La lumière n'existe pas. Il n'y a que les ténèbres et seulement que les ténèbres. L'air est rare. Le cœur est lourd. L'envie de pleurer est séduisante. Crier est un désir. Mourir est un rêve inaccessible. Puis, le calme maladif des ténèbres est perturbé par un rire sombre, déchirant, bordé de tristesse, de désespoir. Soudainement, une lueur blanche arrive, elle n'est pas agressive, elle ne fait pas mal aux yeux. Le froid est petit à petit accompagné d'une chaleur provenant de cette minuscule lumière. Elle se met à grandir, oui la petite étoile brille et grossit. On y voit mieux à présent. On aperçoit enfin ce que cachaient les ténèbres. Devant, se trouve un monde, un endroit parsemé d'armes plantées sur le sol. Des roues mécaniques tournent dans les cieux. Le vent est chaud et doux. Néanmoins, ce rire est toujours là et hante les oreilles de Cassidy Danvers, gisant dans cet endroit qu'elle ne connaît absolument pas. Ses cristaux rubis sont curieux et s'orientent sur l'immensité des armes plantées sur le sol sec et assassiné par cette chaleur. L'albinos se promène dans ce lieu et se rapproche du rire. Elle ne sait pas ce qui l'attend, elle ne sait pas ce qui lui arrive, elle ne sait pas où elle se trouve. Pourtant, cet endroit va lui appartenir. Il s'agit du monde de la Révolte. De la dimension que Mordred contrôle.

« Tu t'entêtes à t'entourer de personnes en prétendant qu'il s'agit de ta propre famille. Mais ils peuvent te trahir. » prévient Mordred en apparaissant subitement devant Cassidy. Le Souvenir a pris l'apparence de son hôte, préférant ne pas montrer son vrai visage, sa véritable nature, sa redoutable apparence. « Néah m'a trahi. Ils feront pareils pour toi. Ton majordome, ton homme de main. L'hôte de Fortuna. »

Cassidy repousse son double qui disparaît dans un nuage de fumée pourpre. Ce même gaz qui s'échappe des mains de la cowgirl et qui peut réveiller la Révolte de ses victimes.

« Ils ne sont pas comme toi Mordred. » répond Danvers en attrapant une épée à côté d'elle. « Inutile de tenter de me monter contre eux. Reste dans ta cage au lieu de cracher ton venin. »

Cassidy étant de dos face à Mordred qui vient de revenir sous forme solide, se retourne brusquement pour planter la lame de l'épée dans le cœur du Souvenir. Un geste qui au final est le même pour Mordred. Les deux s'embrochent violemment et les ténèbres reviennent. Une nouvelle fois comme à son habitude car elle est le pire ennemi de la Révolte.

L'albinos se réveille, dans son lit, elle ressort de ce cauchemar ou de cette vision. Sa respiration est saccadée, Danvers transpire à grosse goutte et machinalement elle vérifie l'endroit où la lame de Mordred l'a tué ; son cœur. La femme tombe lourdement de son lit, ses jambes sont tremblantes et ses mains aussi. Son organe vital, mortellement meurtri dans ce rêve bizarre, lui fait toujours autant mal. À croire que ce cauchemar était réel... Elle se débarrasse de ses vêtements de nuit trempés à cause de sa transpiration, dévoile ses courbes féminines mais également des nombreuses cicatrices causées par ses parents. Les marques du fouet, de la ceinture et puis...de l'arme de son père qui a failli la tuer...cette fameuse et horrible dague…

Elle s'enroule dans une serviette située dans son armoire en chêne, sort de sa chambre et se dirige dans une pièce où se trouve sa baignoire afin de prendre un bon bain. Comme à son habitude, Raven son majordome a déjà tout préparé. L'eau est encore bouillante, une chose qu'apprécie la Duchesse. Une petite table est à côté où une tasse de thé gît toute seule, attendant qu'elle soit vide par la buveuse. Son premier orteil entre dans l'eau puis c’est son pied et sa jambe qui plonge dans le bain. En moins de quelques secondes, c'est le corps tout entier dont s'arrachent les hommes avides de perversités qui entre dans l'eau bouillante. Un long soupir de bonheur s'échappe de la noble et savoure ce moment du mieux qu'elle peut. Tout est bien trop parfait dans sa petite vie à Londres. Surtout à cause de son majordome qui donne corps et âme pour éclairer les journées ténébreuses de l'Avocate du Diable.

On frappe à la porte, la réjouissance du vampire est de courte durée. On ouvre l'obstacle se trouvant entre la salle de bain et le couloir pour y laisser approcher son majordome.

« Votre invité se trouve dans le salon depuis trente minutes, mademoiselle. » Il se met à sourire et fermer les yeux en même temps. « Ne me dites pas que vous avez oublié votre rendez-vous avec monsieur Armand ? »

Cassidy écarquille ses iris de sang et se souvient que maintenant qu'elle a convoqué ce jeune homme dans son Domaine. Décidément, la journée commence bien ou plutôt mal. Un cauchemar puis son manque de jugeote d'oublier cette rencontre importante. Jouer le rôle d'une parfaite Duchesse n'est pas facile.

« Qui s'est chargé de le conduire jusqu'au Domaine ? » s'inquiète la Louve en sortant de son bain pour commencer à retirer l'humidité sur son corps exotique.

« Monsieur Pierce. » dit-il en levant son index en l'air et détournant son regard pour ne pas être témoin de la nudité de sa patronne. « D'ailleurs, j'ai pris la peine de changer sa tenue qui ne correspondait pas à la mode Londonienne. Sachant que vous avez fait grabuge à Paris avec votre tenue classique, j'ai envisagé de prendre cette initiative pour éviter d'attirer la curiosité de notre invité Parisien. »

Danvers remue négativement sa tête et enfile ses vêtements.

« Tu es décidément trop parfait comme majordome. Les nobles souhaitent tous t'enlever de mes griffes en voyant que tu fais de l'excellent travail. »

Il faut donc plusieurs minutes, c'est-à-dire trente de plus pour que la Duchesse soit enfin prête à venir pour Basile Armand. Le pauvre a dû attendre une heure. Cassidy va devoir faire en sorte de se racheter de son erreur. C'est ainsi qu'elle arrive dans le grand salon là où se trouvent son invité et son majordome qui a pris soin de lui donner le meilleur de son thé pour tenter de faire passer l'heure d'attente.

« Mes plus sincères excuses monsieur Armand, pour cette longue attente... » exclame la Noah en s'inclinant poliment. « La fatigue de mes longues journées avec la Reine a eu raison de moi... » Elle se redresse et lui sourit. « Avez-vous fait bon voyage ? Oh ! Dois-je parler Français pour une meilleure discussion ou l'Anglais ne vous dérange pas ? » La Duchesse se facepalm. « J’oublie les bonnes manières… » Elle s’incline poliment, main sur le cœur. « Je suis la Duchesse Danvers. Cassidy Danvers. Je suis heureuse de vous rencontrer, monsieur Armand. »


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Re: Un article révoltant
Mar 26 Mai - 17:57
Cela faisait déjà quelques jours que lui et Nausicaa avaient posé pied à Londres. Après quelques jours passés à courir dans tous les sens, d’abord pour trouver un hébergement, acheter de quoi se nourrir et différentes fournitures indispensables, puis ensuite pour faire visiter à Nausicaa tous ces endroits dont elle avait tant entendu parler, mais où elle n’avait jamais mis les pieds. Ils étaient loin d’avoir fait le tour de la ville, mais il avaient encore du temps devant eux. Et aujourd’hui, il avait du travail. Nausicaa et lui s’étaient quitté le matin-même, promettant de se retrouver le soir à l’hôtel où ils logeaient, et Nausicaa était partie se renseigner sur la possibilité de reprendre une boutique à Londres tandis que lui se dirigeait vers le point de rendez-vous qu’on lui avait donné.

En effet, aujourd’hui il devait se rendre à quelques kilomètres de Londres, au domaine Danvers, du nom de sa propriétaire, la Duchesse Cassidy Danvers. Une personnalité incontournable pour qui s’intéressait à la politique britannique. Elle était apparue récemment dans les milieux mondains, héritant du titre de son père décédé, mais n’avait pas tardé à faire parler d’elle. De ce qu’il savait, elle avait dépensé énormément de temps, d’argent et d’énergie pour aider des populations mal loties, ce qui n’était pas perçu d’un très bon œil par la bourgeoisie et la noblesse anglaises, qui peinait à concevoir qu’une femme d’un tel rang social -une Duchesse, qui plus est!- se montre si généreuse.

Il ne savait pas trop pourquoi elle l’avait choisi, lui parmi tant d’autres, pour écrire cet article sur elle. Il est vrai que celui qu’il avait écrit sur Andraste Bedferd, la jeune danseuse de l’Opéra National de Paris, avait rencontré un certain succès dans le milieu journalistique. Néanmoins, il se réjouissait de faire la rencontre de la jeune Duchesse. Le fait qu’il soit politiquement profondément en accord avec ses convictions y était pour beaucoup. Il allait faire de son mieux pour écrire un article élogieux, pour soutenir de son mieux à son échelle les projets futurs de la duchesse Danvers.

Lorsqu’il arriva au port, le point de rendez-vous qui avait été décidé, le cocher de la Duchesse qui devait le conduire jusqu’au domaine se trouvait déjà sur place. Après les salutations d’usage, il monta dans la calèche, et s’ensuivit un long voyage qui lui laissa le temps de rattraper un peu de sommeil, dont il avait un peu manqué depuis qu’ils étaient arrivés en Angleterre.

Il se réveilla un peu avant d’arriver au domaine Danvers, ce qui lui laissa l’opportunité de contempler les forêts et les immenses champs qui s’étendaient à perte de vue. Le cocher  lui confirma que toutes ces terres appartenaient bien à la Duchesse.

Enfin, ils finirent par arriver devant le manoir, immense et entouré de jardins très bien entretenus. Il se sentait extrêmement petit devant tout ce luxe, mais fit de son mieux pour ne rien laisser paraître. Le cocher le présenta au majordome de la Duchesse, qui le fit entrer et le guida à travers le manoir jusqu’à un grand salon, lui aussi richement décoré. Le majordome lui indiqua que la Duchesse était encore en train de s’apprêter, mais ne devrait pas tarder à faire son apparition, avant de le laisser patienter seul.

Il n’était pas surpris par l’absence de ponctualité de la Duchesse. Elle avait beau se montrer très proches du peuple, elle avait sans doute grandi avec l’habitude de se faire servir par tous ses domestiques, et n’avait sans doute aucun scrupule à faire patienter qui que ce soit, surtout un simple journaliste. Au bout d’une vingtaine de minutes, tout de même, il finit par en avoir marre, et se leva pour faire le tour de la pièce. Il admira les tableaux, les objets rares et toutes les dorures qui se trouvaient dans la pièce. Même les meubles étaient d’une facture qu’il avait rarement vu en vrai. Il essaya de se souvenir de ce que son père et ses professeurs lui avaient enseigné sur les meubles anciens, et toutes les informations qui lui revenaient à l’esprit renforçaient son admiration.

Au bout de quelques temps, il fut à nouveau interrompu par le majordome, qui lui servit une tasse de thé et s’excusa pour le retard de la Duchesse. Il retourna s’asseoir dans le fauteuil qu’on lui avait désigné, et décida de prendre son mal en patience. Ce n’était pas si terrible, après tout, il n’était pas pressé, et ce thé était vraiment délicieux.

Enfin, presque une heure après son arrivée, la Duchesse Danvers fit son apparition dans le salon. Il se leva pour l’accueillir, comme le voulait l’usage. Elle avait l’allure et la prestance d’une femme de son rang, à n’en pas douter. Mais elle dégageait aussi quelque chose de plus sympathique, plus accessible, que la plupart des nobles à qui il avait eu affaire jusque là, ce qui n’était pas désagréable.

« Mes plus sincères excuses monsieur Armand, pour cette longue attente...  La fatigue de mes longues journées avec la Reine a eu raison de moi... Avez-vous fait bon voyage ? Oh ! Dois-je parler Français pour une meilleure discussion où l'Anglais ne vous dérange pas ? J’oublie les bonnes manières… Je suis la Duchesse Danvers. Cassidy Danvers. Je suis heureuse de vous rencontrer, monsieur Armand. »

Sur ce, elle porta la main à son coeur et s’inclina en une salutation polie, qu’il ne manqua pas de lui rendre.

« Inutile de vous flageller ainsi, chère Duchesse. C’est un plaisir pour moi de faire votre connaissance, et c’est à peine si j’ai vu le temps passer dans un salon où se trouvent tant d’objets dignes d’intérêt. J’ai fait un très bon voyage, je vous remercie. Je suis arrivé il y a quelques jours avec ma compagne, et nous pensons rester encore quelques temps à Londres, pour visiter. »

Sa compagne. Il l’avait formulé ainsi par simplicité, mais c’était curieux pour lui de désigner ainsi Nausicaa. Ils avaient traversé tant de moments difficiles, ensemble, et il avait encore du mal à réaliser qu’ils s’étaient retrouvés, enfin. Ils allaient pouvoir commencer à se construire une vie tous les deux, maintenant. L’idée faisait un peu peur, mais cela n’était rien par rapport à la joie que cela faisait naître en lui.

« Quant à la langue, cet entretien peut se dérouler en anglais si c’est ce que vous préférez, aucun problème pour moi. De toute façon, il y a a fort à parier que cet article sera traduit pour paraître à la fois dans des journaux français et dans des journaux anglais. »

La Duchesse s’assit dans le fauteuil en fasse du sien, et il en fit de même. Ils échangèrent encore quelques propos sur la manière dont allait se déroulait l’interview, le ton qu’elle souhaitait lui donner, et quelques éléments importants à prendre en compte dont ils prit note sur son carnet.

« Bien… si c’est bon pour vous, je pense que nous pouvons commencer l’entretien. Pourriez-vous commencer par me raconter votre parcours, Duchesse ? Rares étaient ceux qui vous connaissaient il y a seulement quelques mois, et maintenant tout le monde ne parle que de vous. Pourriez-vous me raconter comment vous avez acquis une telle popularité, en si peu de temps ? Comment vous êtes devenue cette Duchesse si atypique ? »

Il était plutôt confiant, pour cette interview. La Duchesse lui semblait tout à fait sympathique, malgré son retard conséquent. Elle était de plus suffisamment haute en couleur pour que les choses à raconter à son sujet ne manque pas. Alors il posa la mine de son crayon sur le papier, et se prépara à noter tout ce qu’elle voudrait bien lui raconter.





L'oiseau aux ailes de cire

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Re: Un article révoltant
Lun 1 Juin - 20:34





Un article révoltantBasile Armand





Une heure de retard c’était vraiment la pire erreur de la part de la Duchesse. Succomber à la fatigue, à voyager dans les rêves étranges de son Souvenir et oublier comme une abrutie finie son rendez-vous avec Basile Armand était de trop pour ce début de journée. Assise sur le rebord de son fauteuil favoris, silencieuse comme à son habitude pour écouter les paroles de monsieur Armand, la noble repense à sa précédente phrase qui concernait les soi-disant objets dignes d’intérêt qui trônaient dans le salon de la louve. Oui…jolie…digne d’intérêt. Peut-être que c’est le cas pour les étrangers du Manoir mais pas pour Cassidy, tout ce qui compose la décoration de cette baraque est à revoir. Ça pue l’odeur de ses parents qu’elle déteste tant. Pour l’Avocate du Diable, vivre ici est un enfer et plusieurs fois déjà Raven lui a conseillé de changer la décoration. Sauf que la demoiselle n’est pas très douée pour redonner une autre fraicheur de noblesse à cet endroit. Si ça ne tenait qu’à elle, ce lieu serait un saloon américain géant, avec de l’alcool partout, des danseuses très jolies et surtout de la danse country, mais n’oublions pas un lieu où se tiendraient d’innombrables parties de poker. En fait, Cassidy n’est pas née pour être Duchesse et encore moins Conseillère de la Reine. Pourtant, c’est une contrainte que la Noah doit accepter car il est tout aussi avantageux pour le Prince Millénaire. Alors, l’albinos fait en sorte de cacher ce dégoût qui tourne autour d’elle sur cette demeure que la femme déteste tant. La mondaine préfère afficher un sourire courtois, mélangé à du charme et de la bienveillance. « Oh ? Vous êtes venues avec votre compagne ? Si j’avais su plutôt, je l’aurais également invitée pour qu’elle évite d’être éloignée de vous. » avoue de manière sincère et douce la noble qui savoure le merveilleux thé de son majordome. « L’amour, est quelque chose de merveilleux. » Ses pensées se tournent sur sa sœur Bonnie et sa colère contre ses défunts parents s’apaisent immédiatement. « Quand on arrive à connaître cet être, ce sentiment, cette merveilleuse chose de ce monde, on est capable d’avancer dans ce monde sans merci sans avoir peur de chuter. Car après tout, notre moitié sera toujours là pour nous encourager, nous aimer, chose que nous ferons également pour notre second cœur. » Ses pensées se tournent sur son amour perdu, décédé à cause de l’une de ses sœurs qui incarne le Savoir de Noah. Un brin de tristesse s’ajouter à ses yeux de braise. « Pour les visites de Londres, les musées sont très intéressants, sans oublier Big Ben qui détient une histoire intéressante. »

Se calant cette fois correctement sur le fauteuil, croisant à son habitude ses puissantes et charmantes cuisses, un petit échange débute au sujet de comment se déroulera cette fameuse interview qui sera la toute première pour la daronne. Honnêtement, Dame Danvers n’était pas très enjouée d’être interviewée mais quand elle a lu l’article de ce Basile venant de France qui parlait de sa chère petite Andraste Bedferd, la louve a été conquise. Surtout en apprenant par la suite que grâce à son don naturel de Noah, elle a réussi à faire bouger les choses pour la française. Plus d’opéra à cause d’un mystérieux incendie. Décidément, cette petite poupée détenait un véritable potentiel pour la maîtresse de la Révolte. « Je vais prendre la peine de parler Français pour vous remercier d’avoir accepté de réaliser un article sur ma personne, monsieur Armand. Je vous prie de bien vouloir m’excuser si j’écorche un peu votre langue, mais je pense que mon professeur durant mon enfance était assez doué pour me faire apprendre très vite ce langage que je trouve très compliqué, si je puis me permettre. »

Un mal à l’aise s’installe soudainement en Cassidy qui découvre peu à peu les questions de l’homme. En vérité, parler de son passé à propos de ses parents est quelque chose de très difficile pour la mondaine. Enfance difficile, torture psychologique et physique, destinée à être un outil pour augmenter le prestige ainsi que l’héritage des Danvers, sa vie aux côtés de ses parents n’a jamais été rose mais plutôt très ténébreuse. Maîtresse de ses émotions, la Duchesse reste neutre, impassible tout en mémorisant chacune des questions dans son esprit tout en cherchant des réponses qui pourront être acceptable pour le Français. Ne quittant aucunement le regard de ce charmant spécimen, la prédatrice fronce soudainement ses sourcils lorsque ce dernier termine le petit interrogatoire qui risque de prendre quelques heures. « Je vais être franc avec vous, monsieur Armand. » dit-elle d’un Français extrêmement correct malgré son accent Anglais. « Londres est à la limite de subir une révolution à cause d’un système bien attaché des Anglais qui différencie les classes supérieures c’est-à-dire moi et les classes inférieures c’est-à-dire les gens qui souffrent chaque jour pour survivre, accessoirement le terme ; pauvre. » Terminant son thé, elle donne sa tasse vide à son majordome et reçoit une petite serviette pour essuyer ses lèvres qui détiennent des petites gouttes de ce breuvage. « Mes confrères et consœurs me détestent abominablement car j’ai décidé de poser mes yeux auprès du peuple, auprès des personnes qui ont du mal à vivre. Que ce soit des blessées, des personnes sans foyer dont accessoirement qui vivent dans les rues et également des orphelins qui attentent une famille aimante tout en logeant dans un bâtiment ne vivant qu’avec des dons et par la sueur des responsables. »

Se levant, s’approchant de la cheminée éteinte, sa main attrape ce qui reste des bûches c’est-à-dire les cendres de ces dernières. « Je suis née d’une famille noble qui portait fièrement le nom Danvers. Cette famille souhaitait profiter de son statut social pour acquérir d’innombrables choses. Je suis la fille d’un père et d’une mère qui souhaitait apporter plus de pouvoirs aux classes supérieurs et écraser ceux d’en dessous, c’est-à-dire vous, monsieur Armand et toutes honnêtes personnes qui travaillent avec acharnement pour apporter du bonheur à leur famille. » Fortement Cassie ferme sa main et lève son poing près de son visage à elle d’une manière déterminée. « Hélas, mes parents ont été assassinés. » La mondaine montre son dos au journaliste pour cacher son visage mais également son sourire satisfait d’avoir mis un terme à l’existence de ces démons, son autre main détenant la cendre de bois s’ouvrent pour laisser échapper la petite poudre. Même si c’est Mordred, son Souvenir de Noé qui est la meurtrière, l’albinos en repart gagnante. Cette nuit-là, c’était le plus beau cadeau de sa vie. C’était en quelque sorte, sa renaissance. « J’ai été laissé pour morte par les assassins, les mercenaires engagés par des nobles. Je détiens encore la cicatrice sur mon corps, près de mon cœur. Cette nuit-là, je me suis promis de reprendre la branche familiale afin d’aider mes semblables dans le besoin. » Un soupir se dégage de ses lèvres lorsque la demoiselle rêveuse refait face au journaliste. « Une ambition qui ne verra sans doute jamais le jour. Car on ne change pas un système par… » Cette dernière claque son pouce avec son index. « …un claquement de doigt. » Sagement, la bourgeoise reprend sa place dans son canapé, elle qui en réalité est une femme qui détient un score à trois chiffres sur le nombre de victimes qu’elle a commise dont particulièrement à Paris où elle est l’auteur d’une manifestation qui s’est mal passée. D’ailleurs, monsieur Armand est une victime de la louve qui est en train de cacher sa véritable identité aux yeux de cet être charmant et gentil. « Pour tenter de répondre à vos questions…je distribue ma fortune au bas peuple pour permettre à la Reine d’avoir une Angleterre plus prospère. Je l’aide à réparer les erreurs du passé… »

Un article révoltant 0410


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Re: Un article révoltant
Jeu 11 Juin - 19:03
Ainsi, l’entretien se déroulerait en français. Tant mieux pour lui. Avec une personnalité politique d’une telle importance, il n’avait vraiment pas intérêt à commettre le moindre impair ; et cela serait plus simple dans sa langue maternelle. Il avait vu suffisamment de carrières brisées à cause d’un mot de travers ou d’une question un peu maladroite posée à un membre de l’aristocratie, de quelque nation qu’elle soit, et n’avait pas envie de voir la sienne connaître le même sort. D’autant qu’il ne trouvait rien à redire au français de la Duchesse. Malgré un indéniable accent anglais, elle s’exprimait avec clarté, et une maîtrise certaine de cette langue qu’elle trouvait si peu aisée à apprendre.


« Je vais être franc avec vous, monsieur Armand.  Londres est à la limite de subir une révolution à cause d’un système bien attaché des Anglais qui différencie les classes supérieures c’est-à-dire moi et les classes inférieures c’est-à-dire les gens qui souffrent chaque jour pour survivre, accessoirement le terme ; pauvre. »

Son stylo se déplaçait à toute vitesse sur son carnet pour ne perdre aucune miette des termes employés par la Duchesse. Il appréciait l’honnêteté et la franchise de Cassidy Danvers. Elle n’avait pas peur d’utiliser des mots très forts, qualité des plus appréciables à ses yeux de journaliste. Ce genre de discours pourrait lui permettre d’écrire un excellent article ; elle lui donnait du grain à moudre, contrairement à la langue de bois des politiques français à laquelle il était habitué.

« Mes confrères et consœurs me détestent abominablement car j’ai décidé de poser mes yeux auprès du peuple, auprès des personnes qui ont du mal à vivre. Que ce soit des blessées, des personnes sans foyer dont accessoirement qui vivent dans les rues et également des orphelins qui attentent une famille aimante tout en logeant dans un bâtiment ne vivant qu’avec des dons et par la sueur des responsables.»

Basile hocha la tête, parvenant mal à cacher son adhésion aux propos de la Duchesse. De ce point de vue, la France et l’Angleterre n’étaient pas si différentes. A Paris aussi, de nombreuses personnes se retrouvaient à errer dans les rues, à la recherche d’un toit et de quelque chose à se mettre sous la dent. Le mépris affiché par les classes dirigeantes, aussi bien la noblesse que la bourgeoisie, l’indignait profondément. Si cette interview avec Cassidy pouvait contribuer à faire changer les mentalités dans son propre pays, il n’allait certainement pas laisser passer cette chance : il allait écrire un article formidable.

Soudain, la Duchesse se leva de son fauteuil et, sous le regard surpris de Basile, s’approcha de la cheminée en lui tournant le dos. Silencieuse, elle se pencha vers le feu éteint et se saisit d’une poignée de cendres. Basile comprit qu’elle s’apprêtait à lui raconter des éléments plus personnels au sujet de son parcours. Il patienta sans dire un mot, la pointe de son stylo déjà appuyée sur son carnet.

« Je suis née d’une famille noble qui portait fièrement le nom Danvers. Cette famille souhaitait profiter de son statut social pour acquérir d’innombrables choses. Je suis la fille d’un père et d’une mère qui souhaitait apporter plus de pouvoirs aux classes supérieurs et écraser ceux d’en dessous, c’est-à-dire vous, monsieur Armand et toutes honnêtes personnes qui travaillent avec acharnement pour apporter du bonheur à leur famille. »

Nouveau hochement de tête. Il s’était un peu renseigné sur les parents de Cassidy, mais n’avait pas trouvé grand-chose dans les archives françaises. Contrairement à leur fille, leur réputation n’avait pas franchi la Manche. Il trouverait sans doute plus de choses s’il parvenait à obtenir l’autorisation de chercher dans les archives anglaises.

« Hélas, mes parents ont été assassinés. »
« Assassinés ?»
« J’ai été laissé pour morte par les assassins, les mercenaires engagés par des nobles. Je détiens encore la cicatrice sur mon corps, près de mon cœur. Cette nuit-là, je me suis promis de reprendre la branche familiale afin d’aider mes semblables dans le besoin. Une ambition qui ne verra sans doute jamais le jour. Car on ne change pas un système par… un claquement de doigt. »

Il se doutait déjà que les époux Danvers ne devaient plus être de ce monde, puisque leur fille avait hérité du titre et de leur fortune. Cependant, il ignorait tout des circonstances de leur mort, et des détails sordides que lui racontait maintenant la Duchesse.

« Toutes mes condoléances. »

Un peu gêné de lui répondre par une phrase si formelle alors qu’elle venait de lui raconter cette histoire très personnelle, il reprit :

« En tout cas, je vous souhaite toute la réussite du monde dans cette entreprise. Je suis certain que si vos parents pouvaient voir ce que vous être en train d’accomplir, ils seraient fiers de vous, et... peut-être même parviendraient-ils à se défaire de ces idées d’un autre siècle. »

Ses propres parents étaient un peu du même genre, à vrai dire. Sans être aussi égoïstes que ceux de la Duchesse, en tout cas d’après ce qu’elle laissait entendre à leur sujet, ils avaient les mêmes œillères lorsqu’il s’agissait du sort des plus pauvres.

« Pour tenter de répondre à vos questions…je distribue ma fortune au bas peuple pour permettre à la Reine d’avoir une Angleterre plus prospère. Je l’aide à réparer les erreurs du passé… »
« Pourriez-vous m'en dire davantage sur votre relation avec la Reine ? Qu'a-t-elle pensé de votre succession au poste de votre père ? Vos idéaux semblaient pourtant des plus éloignés, du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre. »

Il n'ignorait pas que contrairement aux Présidents français, les monarques anglais avaient en réalité peu de pouvoir sur la gouvernance du royaume. Cependant, ils étaient suffisamment importants pour pouvoir influencer considérablement les mentalités. Il aimerait comprendre pourquoi la Reine comptait sur la Duchesse Danvers pour transformer le pays, au lieu d'essayer elle-même d'influencer la population, en particulier la noblesse.

« Encore une question, si vous voulez bien. La Reine soutient-elle activement vos prises de position, qui troublent tant d'autres membres de la noblesse britannique ? Ou bien vous accorde-t-elle sa confiance au point de vous laisser une si grande liberté d'action ? »

Peut-être ne devrait-il pas poser tant de questions au sujet de la Reine d'Angleterre, sujet si sensible pour ce pays. Il ne pouvait jamais s'en empêcher, sa curiosité ne connaissait pas de limites. S'il se posait une question, il irait jusqu'au bout pour en connaître la réponse, quel que soit le risque. C'est ce qui faisait de lui un bon journaliste.





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Re: Un article révoltant
Sam 13 Juin - 13:16





Un article révoltantBasile Armand





Elle se souvient des ténèbres, du froid glacial et douloureux qui s’avançait de ses pieds à sa tête. Ses paupières refusaient de s’ouvrir, des acouphènes horribles l’empêchaient de bien entendre le son alentour. Mais dans le passé, au moment où Cassidy a reçu un poignard dans son palpitant par le biais de son père, étrangement la femme se sentait bien. Ses souffrances allaient disparaître, son monde à elle également, la noblesse ne serait plus au rendez-vous et l’image de ses parents ne viendrait plus l’importuner. Elle ressentait encore l’instant où ses globules rouges tâchaient peu à peu le sol, où ce liquide rougeâtre commençait à caresser les extrémités de sa peau nue qui ne sont pas enveloppées dans des couches de vêtements. Le sourire aux lèvres, Danvers pense qu’elle souriait à ce moment précis où la mort comptait prendre son âme pour l’emmener soit au paradis, soit en enfer. Son dernier instant, ses dernières pensées sont passées d’un calme Olympia à une rage inimaginable de révolte lorsque l’albinos a entendu le rire fou et chaotique de ses géniteurs. C’est à ce moment précis que Mordred est arrivée pour sauver Cassidy d’une mort certaine. La Louve Blanche est devenue l’hôte du Souvenir de la Révolte et grâce à cette nouvelle vie, sa vengeance allait être exaucée. Ouvrant ses paupières lourdes, l’Avocate du Diable se souvient qu’elle tenait dans sa main gauche le poignard qui avait perforé son cœur. La lame était imbibée de sang et aux pieds de la prédatrice, les corps de ses parents baignaient dans leurs hémoglobines. Cette nuit-là, Danvers se sentait enfin libre…

Alors, en revenant dans la réalité, en écoutant la question de Basile qui était surpris en entendant que les parents de la louve étaient assassinés, la demoiselle se force à cacher un sourire joyeux. Elle hoche simplement son visage d’une manière lente tout en pressant sa lèvre inférieure à celle qui est supérieure pour y former une ligne droite. Ses billes de sang fixèrent longuement les ravissants yeux noisette du journaliste. Ses coudes posés contre les accoudoirs du fauteuil de manière parallèle, ses mains qui se rejoignent en collant chaque extrémité de ses doigts gauches à ceux de droites, l’Anglaise reste silencieuse un petit moment. Puis, une larme de crocodile, une goutte débordant de mensonge sur la véritable nature de la Conseillère de la Reine se met à couler de son œil pour glisser le long de sa joue gauche. La menteuse simule une faiblesse, une attitude triste pour tromper le Français. Car oui, il serait étrange de voir une femme qui n’éprouve aucun remords pour la mort de ses parents. Ainsi, pour n’y veiller aucun  soupçon, l’albinos prétend être triste alors qu’en réalité, ressasser le moment de la perte de ses géniteurs est devenue une véritable réjouissance. Seraient-ils fiers des efforts que fournis la demoiselle en Angleterre comme le dit si bien le jeune homme ? Bien sûr que non. Ils étaient le mal incarné voire bien plus pire que le cristal divin, cette Innocence qui peut la tuer ainsi que les autres membres du clan Noé. Un de ses crocs mord l’extrémité droite de sa lèvre inférieure. La pression est minime mais à la limite de déchirer la chair pour y faire couler le sang. « Je n’ai pas besoin de leur fierté pour accomplir mes objectifs. » crache soudainement la Reine Révolutionnaire d’un ton froid et perçant. Sa colère toujours présente contre ces cadavres qui ont disparu de la surface de la Terre semble ne toujours pas être apaisée. Elle croise sa jambe droite sur la gauche, tousse légèrement puis détourne son regard pour éviter d’y observer les cristaux marron de son interlocuteur. « Je m’excuse. La colère contre les assassins de mes parents me submerge toujours. Accepter la mort de mon père et de ma mère n’est pas encore digéré. » Sentant l’inquiétude de son majordome, Cassidy tend sa tasse de thé désormais vide pour empêcher le Butler de montrer des faiblesses inacceptables aux yeux de sa maîtresse. « J’aimerais avoir le thé que tu m’as préparé hier soir Raven. Je l’ai trouvé extrêmement délicieux et apaisant. » L’homme en noir effectue une révérence, main sur son palpitant puis disparaît dans l’ombre d’une manière très silencieuse à tel point que le bruit de ses pas est inexistant.

D’autres questions sont posées auprès de la Duchesse qui arque un sourcil sur la curiosité du petit homme sur sa relation avec la Reine d’Angleterre. Elle cale sa tempe contre son index et son majeur, redevenant silencieuse puis effectuant un sourire narquois quand le journaliste souhaite lui poser une dernière question qui au final en devient deux. « Je ne pensais pas que les questions tourneraient autant sur ma relation avec la Reine. » reprends d’une voix neutre la mondaine qui fronce petit à petit ses fins sourcils argentés. « Vous franchissez un terrain bien glissant, monsieur Armand. Peut-être était-ce une mauvaise idée de réaliser cet article. » Le silence à nouveau, les cordes vocales de la prédatrice cessent de travailler, les yeux perçants du vampire ne quittent plus un seul instant ceux du journaliste, ne voulant manquer aucun battement de paupières. La tension qui était calme, accueillante, devient petit à petit le contraire. « Savez pourquoi je vous ai choisi, monsieur Armand ? Car contrairement aux autres journalistes, vous semblez ne pas vouloir travailler pour une boîte d’édition précise. Comme-ci vous refusiez d’accepter un véritable contrat indéterminé, peut-être pour y converser une sorte de liberté. » Décroisant ses jambes, se relevant de son canapé, la mondaine tourne autour du rédacteur de l’article. Mains derrière son dos bien droit, la Duchesse souhaite se montrer beaucoup plus haute au niveau taille et posture qu’elle ne le prétend être en réalité. « Depuis plusieurs jours, semaines, un de mes hommes vous observe par crainte ne pas faire le bon choix, de me tromper en vous proposant un article écrit de votre plume. Heureusement, vous êtes l’individu que je recherchais, je m’excuse donc par avance si un de mes hommes portaient mes yeux jour et nuit pour tenter de voir qui vous étiez dans la vrai vie. » Elle dégage un soupir penaud, se gratte le bout de son nez avec l’ongle verni en noir de son index. « Comprenez que si vous souhaitez avoir des réponses sur ma relation avec ma Reine, je devais m’assurer d’avoir une personne digne de confiance en face de moi. Ce qui est le cas, au vu des rapports écrits par l’homme à mes services. »

Cassidy Danvers ne se gêne pas de dévoiler quelques cartes de son jeu de poker à l’intervieweur. Elle a accepté de répondre à ses questions, donc la Duchesse se doit d’être un minimum correct et franc pour ce gentleman bien assis sur le fauteuil. « La Reine est nettement plus soulagée de me voir à ses côtés. Sa Majesté n’aimait guère mon père pour une raison personnelle. Sans doute à cause de mes idéaux qui sont le contraire de l’ancien Duc Danvers. Je préfère aider cette dernière à redonner des couleurs à l’Angleterre au lieu de les ternir. » Cassie marque une pause en détournant son visage à cause des bruits de pas extrêmement silencieux de son ombre, de son majordome favoris. Sa maîtresse saisit la tasse par la anse, souffle légèrement pour enlever un peu de chaleur au breuvage afin d’y prendre une petite gorgée par la suite. « Délicieux… » chuchote l’héritière en reposant la tasse sur la petite assiette. « Voulez-vous de ce thé, monsieur Armand ? » demande-t-elle subitement. « En refusez serait certainement une erreur de votre vie. » Elle reprend ensuite les questions du curieux en tentant de se remémorer des deux dernières questions qui devaient n’en être qu’une seule d’après ses dires. « Tant que mes décisions n’importunent pas la réputation et les idéaux de la Reine, il n’y aucun souci sur mes actions ainsi que mes projets. Comprenez un peu monsieur Armand. Mes agissements ont pour but de redonner un poumon à ce pays qui souffre d’une cruelle inégalité. Je n’ai que faire des autres nobles qui me critiques constamment à cause de mon sexe, de mon apparence et de mes actions. Pour eux, je ne suis qu’une idiote car je me soucie au bas peuple. Pour eux, je devrais juste être un objet qui sert à enfanter et à faire des tâches ménagères en étant soumise au soi-disant sexe dominant. » Elle l’a dit d’une manière haineuse, colérique, à tel point que ses mains se mirent à trembler et que ses iris d’un rouge vif ont failli basculer à l’or des Noés. « Je vous prie de m’excuser pour mon comportement colérique. Je suis juste lasse d’être rabaissée à un vulgaire bout de viande… » Toujours debout, elle baisse son regard pour fixer ses bottes noires. Ses poings se serrent fortement et ses ongles sont presque en train de mutiler sa peau fragile. « Avez-vous d’autres questions, monsieur Armand ? »

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Re: Un article révoltant
Mar 16 Juin - 20:14
« Je n’ai pas besoin de leur fierté pour accomplir mes objectifs. » Basile haussa les sourcils, un peu surpris par le ton soudain très virulent de la Duchesse. Cependant, comme l’exigeait son rang, elle se reprit aussitôt : « Je m’excuse. La colère contre les assassins de mes parents me submerge toujours. Accepter la mort de mon père et de ma mère n’est pas encore digéré. »

« Bien entendu. Vous me voyez désolé d’avoir ravivé une telle douleur. »

Le sujet semble encore sensible pour la Duchesse. Cela importe peu, le sujet de ses parents n’a de toute manière rien à voir avec le cœur de l’article. C’est un simple détail, qu’il pourra sans doute se procurer s’il parvient à accéder aux archives britanniques, ou même plus simplement, en interrogeant quelqu’un d’autre à ce sujet. Il replonge le nez dans ses notes, indiquant implicitement qu’il n’a pas l’intention de lui poser davantage de questions sur ses parents.

La Duchesse commanda à son majordome de se rendre en cuisine et de lui préparer un thé qu’elle appréciait tout particulièrement. L’homme s’inclina respectueusement, et quitta la pièce. Il était seul, désormais ; et Basile ressentait une étrange appréhension. Comme s’il avait laissé un piège se refermer autour de lui.

« Je ne pensais pas que les questions tourneraient autant sur ma relation avec la Reine. » Le journaliste ne broncha pas, mais son souffle s’arrêta un court instant ; mélange de surprise et de frayeur. « Vous franchissez un terrain bien glissant, monsieur Armand. Peut-être était-ce une mauvaise idée de réaliser cet article. »

La Duchesse, malgré son ton toujours calme et courtois, devenait presque menaçante. En bien peu de mots, elle parvenait à l’intimider terriblement. Pas au point de lui faire regretter sa question, mais suffisamment pour qu’il peine à trouver les mots pour lui répondre. Ses yeux ne le quittaient plus, et le silence se fit dans le petit salon. Tant bien que mal, Basile tentait de soutenir le regard rouge sang de la Duchesse. Le regard d’une prédatrice. Il comprenait désormais un peu mieux comment elle avait réussi à se faire une place dans un milieu aussi fermé que celui de la noblesse anglaise, et pourquoi la Reine en personne lui accordait sa confiance. C’était une femme qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Une femme qui n’abandonnerait jamais avant d’avoir obtenu ce qu’elle voulait. Tout ce qu’elle pouvait vouloir.

« Savez pourquoi je vous ai choisi, monsieur Armand ? Car contrairement aux autres journalistes, vous semblez ne pas vouloir travailler pour une boîte d’édition précise. Comme-ci vous refusiez d’accepter un véritable contrat indéterminé, peut-être pour y converser une sorte de liberté. »

Sortant enfin de sa torpeur, Basile finit par répondre succinctement :

« C’est exact. »

Il avait vraiment le sentiment d’être une proie, de se trouver piégé par le regard de feu de la Duchesse. A présent elle tournait autour du fauteuil, autour de lui, affamée comme un fauve. Il croisait les doigts pour ne pas lui servir de collation.

« Depuis plusieurs jours, semaines, un de mes hommes vous observe par crainte ne pas faire le bon choix, de me tromper en vous proposant un article écrit de votre plume. Heureusement, vous êtes l’individu que je recherchais, je m’excuse donc par avance si un de mes hommes portaient mes yeux jour et nuit pour tenter de voir qui vous étiez dans la vrai vie. Comprenez que si vous souhaitez avoir des réponses sur ma relation avec ma Reine, je devais m’assurer d’avoir une personne digne de confiance en face de moi. Ce qui est le cas, au vu des rapports écrits par l’homme à mes services. »

Basile hocha la tête, lentement. Même s’il était loin d’être ravi par ce qu’elle lui apprenait, il n’était pas non plus complètement surpris. La Duchesse Danvers était une personnalité politique de premier rang, mais la majeure partie de ses activités se déroulait plutôt dans l’ombre, loin de la lumière des projecteurs. Il reconnaissait bien là les méthodes de ce genre de personnes.

Peut-être avait-il sous-estimé cette Duchesse, finalement.

« La Reine est nettement plus soulagée de me voir à ses côtés. Sa Majesté n’aimait guère mon père pour une raison personnelle. Sans doute à cause de mes idéaux qui sont le contraire de l’ancien Duc Danvers. Je préfère aider cette dernière à redonner des couleurs à l’Angleterre au lieu de les ternir. »

Elle prenait un malin plaisir à l’intimider, mais au moins avait-elle le mérite de répondre aux questions posées. Il s’en contenterait très bien pour le moment.

La porte s’ouvrit sur le majordome, qui revenait chargé d’un plateau sur lequel se trouvait une théière et deux tasses. Cassidy se saisit d’une des deux tasses, pour la porter à ses lèvres.

« Délicieux…  Voulez-vous de ce thé, monsieur Armand ? En refusez serait certainement une erreur de votre vie. »

Elle possédait l’art de manier les mots, même pour une question si banale.

« Dans ce cas je l’accepte avec grand plaisir, merci. »

Il adressa un grand sourire (de façade) au majordome, en hochant la tête pour le remercier lorsqu’il lui servit une tasse de ce thé que la Duchesse disait si délicieux. Il approcha la tasse de ses lèvres et en but une gorgée, par politesse. Sans doute le thé était-il excellent, mais il restait un peu trop sur ses gardes en attendant les prochaines paroles de Cassidy Danvers pour en profiter sereinement.

« Tant que mes décisions n’importunent pas la réputation et les idéaux de la Reine, il n’y aucun souci sur mes actions ainsi que mes projets. Comprenez un peu monsieur Armand. Mes agissements ont pour but de redonner un poumon à ce pays qui souffre d’une cruelle inégalité. Je n’ai que faire des autres nobles qui me critiquent constamment à cause de mon sexe, de mon apparence et de mes actions. Pour eux, je ne suis qu’une idiote car je me soucie au bas peuple. Pour eux, je devrais juste être un objet qui sert à enfanter et à faire des tâches ménagères en étant soumise au soi-disant sexe dominant. » La colère dans sa voix était presque palpable. Basile pouvait le comprendre. « Hm hm » Il pensa à Nausicaa, si belle et si courageuse, qui avait su s’affranchir de toutes ces obligations sociales propres à son genre. « Je vous prie de m’excuser pour mon comportement colérique. Je suis juste lasse d’être rabaissée à un vulgaire bout de viande… » « Aucun problème, ne vous en faites pas pour moi. » et la Duchesse de reprendre :« Avez-vous d’autres questions, monsieur Armand ? »

D’autres question ? Honnêtement, il avait plutôt envie de fuir ce manoir au plus vite. Il posa son regard sur ses notes, et sollicita ce qu’il lui restait de conscience professionnelle pour en faire une analyse objective. Il avait de quoi faire un bon article, c’était certain. Tout ce que la Duchesse ne lui avait pas dit, il le déduirait de ce qu’il lirait à son sujet et des observations qu’il avait pu faire au cours de sa visite. Alors, d’autres questions…

« Si je peux abuser encore un peu de votre patience... » c’était une mauvaise idée. Une très, très mauvaise idée. Il ne fallait surtout pas qu’il réfléchisse aux conséquences de cette question, sinon il n’allait jamais réussir à la poser « Je pense avoir bien compris votre point de vue sur le statut des femmes dans la société anglaise, et les inégalités dont elles sont victimes. C’est un discours très novateur pour notre époque, qui peine encore à sortir de ses carcans moraux dépassés. Cependant, si je puis me permettre, Duchesse… » D’un signe de tête, il désigna celui qu’elle avait appelé Raven un peu plus tôt, qui patientait en silence dans un coin de la pièce « Avez-vous une opinion aussi arrêtée sur les conditions de vie et de travail des serviteurs de la noblesse anglaise ? »

Lui et sa foutue curiosité.

« Je pense que nous pouvons conclure ici cet entretien, j’ai tout ce qu’il me faut pour mon article. Sauf si vous avez quelque chose à rajouter, ou un sujet que vous aimeriez évoquer, naturellement. »

Il était vraiment temps qu’il s’en aille.





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Re: Un article révoltant
Ven 19 Juin - 0:00





Un article révoltantBasile Armand





En dire un peu trop pour le journaliste était une mauvaise idée pour Cassidy. Révélé au grand jour ses véritables intentions pouvaient au final nuire en partie à la Couronne. Contrairement à sa sœur du Châtiment, Danvers n’aimait pas se cacher sur ses véritables objectifs surtout pour ses ennemis. Elle se montrait comme une femme forte, comme une demoiselle de Londres qui souhaitait faire bouger les choses sur un avenir où l’égalité des sexes naîtrait. Cependant, le cruel défaut de l’Impératrice de la Révolte, c’est de trop en dire. Malheureusement, même après son passé catastrophique, de sa destinée détruite par son sang maudit, par sa propre famille, Cassie qui est toujours en vie n’a pas encore grandi complètement. Il lui reste encore beaucoup de choses à apprendre et ce n’est pas en se comportant comme une redoutable Duchesse qui piétine ses adversaires que l’Angleterre pourra changer grâce à ses agissements. Au contraire, l’albinos pourrait en fait empirer les choses. En attendant c’est difficile pour la Louve Blanche de devoir grandir sur un avenir qui au final ne lui correspond pas du tout. La dame aimerait pouvoir retourner en Amérique pour y couler des jours heureux, de se reposer dans un ranch et à chanter des chansons sans se soucier du lendemain. Mais voilà, pour une raison bien étrange, la Reine Révolutionnaire souhaite redonner une nouvelle image bien plus meilleure et moins sombre à ce pays autrefois ennemi de l’Amérique. Malheureusement, le chemin qu’entreprend l’hôte de Mordred risque de faire couler encore du sang…car on n’accomplit pas de grandes choses dangereuses sans potager dans de l’hémoglobine…

Ayant désormais terminé le nouveau thé chaudement préparé par son fidèle domestique, elle recroise ses bras sous sa poitrine tout en ayant un léger pincement au cœur. Visiblement ses intentions, sa colère à cause des nobles et de ses parents semblent effrayer le pauvre Basile Armand. Ce n’était pas vraiment une volonté de faire peur à cet homme qui semble bien plus honnête que n’importe quel autre citoyen de Londres. Sûrement une perle rare qu’on trouve peu en ce monde. Heureusement que ce civil a échappé à la mort durant la manifestation à Paris au mois de Mars. Sous la colère du Souvenir de la Révolte, ce pauvre journaliste a failli mourir piétiner. Grâce au ciel le destin semble sourire pour ce charmant jeune homme.

Lorsque la prédatrice demande si son invité d’honneur possède d’autres questions pour cet article révoltant, la toute dernière question du Français hérisse les poils de la louve. Désormais, le sujet se tourne sur les domestiques qui fort plaisant ont pu avoir un peu plus de liberté pour les nobles. Maintenant ils n’ont plus de collier attaché au cou, ne sont plus traités comme des esclaves. Ils travaillent comme salariés pour les classes supérieures et peuvent partir à tout moment. Mais est-ce vraiment le cas dans la vraie vie ? Un bourgeois malveillant, irrespectueux pourrait très bien mettre un terme à la vie d’un majordome ou d’une femme de ménage. La question est difficile à répondre, et pour une fois, la Duchesse reste complètement muette, cherchant des mots qui ne souhaitent pas venir pour appuyer ses opinions sur une égalité plus juste en Angleterre. Finalement, après des longues et interminables minutes, l’Anglaise finit par enfin répondre. « Je ne possède qu’un seul domestique dans l’immensité de mon Domaine. » répond Cassidy d’une voix froide mais très sincère sur ses propos. « Je n’ai pas souhaité le recruter, mais Raven Williams a insisté lourdement si je puis me permettre, pour l’engager dans ma maison. » Son pouce ganté caresse une chevalière se trouvant sur son index gauche. Un bijou qui appartenait à son père, une bague que seul l’héritier de la famille Danvers peut porter. Un rubis bien rouge, bien brillant, est incrusté dans la bague où autour se trouvent deux têtes de Loup. « Il est une victime de la stupidité des classes supérieures. » Les deux cristaux de la femme se mettent à pleurer, dégradant malencontreusement son magnifique maquillage. Ses souvenirs se remémorent le moment où la Conseillère de la Reine a sauvé Raven des griffes d’une famille qui le battait à longueur de journée pour avoir désobéi à une destinée d’héritier. « Je pense que vous et moi, monsieur Armand, serions d’accord qu’une meilleure condition de vie et d’un salaire bien plus important serait peut-être idéale pour chasser l’injustice qu’ose porter sur leurs épaules les domestiques de ce pays. » Ses lèvres s’étirent lentement pour y provoquer un doux sourire qui dégage de la tristesse.

Un autre mouchoir est tendu par son fidèle majordome qui venait de chercher quelque chose dans la cuisine. Cassie refuse poliment le geste de son ombre en repoussant délicatement sa main avec la sienne. La Duchesse qui s’efforce de ne montrer aucune faiblesse, de rester une personne forte qui n’a jamais froid aux yeux, ne peut pas toujours faire abstraction de son côté humain. « Monsieur Armand, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. » Se levant de son fauteuil, la Noah déguisée en Duchesse s’incline respectueusement. « Je vous dois mes plus sincères remerciements pour avoir pris de votre temps pour m’écouter. Je m’excuse de ne pas être une Duchesse parfaite et d’avoir été menaçante par moments. Mais j’aimerai juste que vous compreniez que depuis que je suis au côté de Sa Majesté, j’ai dû étendre ma liste d’ennemis dans mon journal intime. »  Raven revenant après une nouvelle petite ellipse durant les déclarations de sa maîtresse par rapport aux domestiques, tend un petit sac à Basile Armand. « En gage de bonne volonté, j’ai demandé à mon majordome de vous donner un sachet où repose les recettes de ses thés favoris. J’ai également pris la peine de vous confier provisoirement, un laissez-passer pour explorer Londres sans être arrêté constamment par Scotland Yard. Cela vous aidera à faire d’autres articles sans problème car autant vous l’avouez, la ville que j’adore regorge de beaucoup de merveilles qui pourraient je pense, rivaliser voire surpasser Paris. Mais, en aucun cas je vous oblige à accepter ces cadeaux et si c’est le cas je vous donnerais juste ma gratitude, mes remerciements les plus sincères ainsi que mes vœux de bonheur, de réussite pour vous et votre compagne. »

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Re: Un article révoltant
Lun 29 Juin - 14:53
Malgré son air décontracté, Basile se mord les doigts intérieurement. Sur le plan professionnel, il n’a rien à se reprocher. Il sait que sa question est pertinente, et tout à fait légitime à poser à cette Duchesse qui se place si radicalement en faveur de l’égalité pour tous et toutes. Après son discours de tout à l’heure, Cassidy n’a pas beaucoup d’autre option que de reconnaître que les domestiques employés par la noblesse sont certes un peu mieux lotis que des esclaves, mais restent sous leur domination la plus totale. Ils sont rémunérés, mais si peu en comparaison de leurs maîtres, riches oisifs qui n’ont souvent d’autres mérites que celui d’être né sous une bonne étoile. Il aurait pu en faire partie, lui aussi. Certes, ses parents ne sont pas nobles (seulement bourgeois) mais il a grandi dans une grande maison en banlieue parisienne, protégé de bien des inquiétudes et de bien des dangers. Il est assez lucide sur la chance qu’il a eu, de naître dans des conditions si favorables. Il a reçu une bonne éducation, qui lui permet aujourd'hui d'avoir suffisamment confiance en lui pour se dire qu’il peut arriver à peu près n’importe où dans la vie s’il s’en donne les moyens. En cela, il n’est pas si différent d’un noble. Maintenant qu’il y pense, même ses parents emploient deux serviteurs, pour la cuisine, le ménage et les courses. Cela ne l’avait jamais choqué quand il était enfant, c’était normal et puis ses parents étaient des personnes vraiment bienveillantes qui n’auraient jamais songé à maltraiter quelqu’un travaillant pour eux. Mais maintenant que cette interview avec Cassidy lui laissait le temps d’y réfléchir, il est vrai que ces inégalités lui pinçaient le cœur. La France aurait sans doute besoin elle aussi d’une Duchesse telle que Cassidy Danvers.

Cela dit, même si la question est tout à fait pertinente d’un point de vue journalistique, la Duchesse reste muette. Sa position est de fait délicate : elle appartient à une classe sociale dont elle souhaite, plus que tout au monde, la disparition. Seulement, elle se trouve être noble, elle aussi. Habituée à vivre dans de grands manoir et à se faire servir. A commander, diriger, intimider. Elle n'en serait pas là si elle ne possédait pas toutes ces compétences. Mais Cassidy serait-elle la Duchesse qu’elle est aujourd’hui s’il n’y avait pas, dans l’ombre, toute une petite armée de serviteurs à son service ?

« Je ne possède qu’un seul domestique dans l’immensité de mon Domaine. Je n’ai pas souhaité le recruter, mais Raven Williams a insisté lourdement si je puis me permettre, pour l’engager dans ma maison. »

Un seul domestique ? Basile hausse les sourcils, mais garde le silence. Parler d’immensité pour qualifier le Domaine n’était pas une exagération. Il avait pu voir toutes les terres qui appartenaient à la Duchesse lorsqu’il était arrivé en calèche, conduit par un certain Mr. Pierce. Peut-être celui-ci n’était-il pas à proprement parler un serviteur de Cassidy, mais il ne croyait pas une seule seconde qu’un seul domestique suffise pour entretenir un terrain aussi large, sans parler du manoir. Enfin, il ne prenait pas non plus Cassidy pour une menteuse ; elle employait sans doute tous ces gens en échange d’un salaire tout à fait honnête. Restait qu’elle était probablement incapable de tenir cette maison à elle seule.

« Il est une victime de la stupidité des classes supérieures. »

Basile hoche la tête, compatissant. Il n'a pas besoin de connaître le détail de l’histoire pour imaginer que la vie du pauvre Raven n’a pas dû être facile tous les jours. Il est en revanche un peu surpris quand de lourdes larmes commencent à ruisseler sur les joues de la Duchesse.

« Oh non, je suis désolé... »

Il fouille dans la poche de sa veste pour trouver un mouchoir à tendre à Cassidy, mais le majordome est plus rapide. Silencieusement, il observe la Duchesse essuyer son maquillage qui commence à baver à cause de l’eau. Sans jugement, car il sait bien que parfois, les émotions sont juste trop fortes pour qu’on parvienne à les réprimer. Mais c’est une scène bien étrange pour lui que de voir une telle célébrité fondre ainsi en larmes devant un journaliste. Il en oublierait presque de prendre des notes sur son carnet.

« Je pense que vous et moi, monsieur Armand, serions d’accord qu’une meilleure condition de vie et d’un salaire bien plus important serait peut-être idéale pour chasser l’injustice qu’ose porter sur leurs épaules les domestiques de ce pays.  

Basile hoche la tête, satisfait de la réponse. Elle est en effet tout à fait cohérente avec les propos qu’elle tenait un peu plus tôt.

« Encore une fois, je vous souhaite la plus grande des réussites, chère Duchesse. Je suis impatient d’avoir de vos nouvelles, et vous pouvez compter sur moi pour suivre votre combat autant qu’il me sera possible. »

Il ne sait trop quoi penser de cette Duchesse si atypique. Elle lui semble tellement décalée, en comparaison de tous les autres nobles. Elle est droite, et veut aller au bout de ses idéaux, non parce qu’elle en tire un profit, mais seulement parce qu’ils lui semblent juste. Rares sont ceux qui se donnent autant de mal sans en tirer une contrepartie. C’est une femme intimidante, terrifiante même par moment, lorsqu’elle vous fixe sans ciller de ses mystérieux yeux rouges. Il comprend mieux comment elle parvient à faire si peur aux nobles Anglais, désormais.

Honnêtement, il n’aimerait pas être à leur place.

« Monsieur Armand, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. »

La Duchesse se lève de son fauteuil et le salue respectueusement. Il en fait aussitôt de même.

« Je vous dois mes plus sincères remerciements pour avoir pris de votre temps pour m’écouter. Je m’excuse de ne pas être une Duchesse parfaite et d’avoir été menaçante par moments. Mais j’aimerai juste que vous compreniez que depuis que je suis au côté de Sa Majesté, j’ai dû étendre ma liste d’ennemis dans mon journal intime. »  

« C’est bien naturel ; ne vous en faîtes pas pour cela. C'est en tout cas un réel plaisir de faire votre connaissance, chère Duchesse. »

Le majordome, Raven, lui tend un petit sac qu’il accepte, un peu intrigué. Il y jette un coup d’oeil rapide, mais le paquet est suffisamment bien fait pour qu’il lui soit impossible d’en deviner le contenu.

« En gage de bonne volonté, j’ai demandé à mon majordome de vous donner un sachet où repose les recettes de ses thés favoris. J’ai également pris la peine de vous confier provisoirement, un laissez-passer pour explorer Londres sans être arrêté constamment par Scotland Yard. Cela vous aidera à faire d’autres articles sans problème car autant vous l’avouez, la ville que j’adore regorge de beaucoup de merveilles qui pourraient je pense, rivaliser voire surpasser Paris. Mais, en aucun cas je vous oblige à accepter ces cadeaux et si c’est le cas je vous donnerais juste ma gratitude, mes remerciements les plus sincères ainsi que mes vœux de bonheur, de réussite pour vous et votre compagne. »

« Nul besoin de me soudoyer ! Vous savez, je suis tout acquis à votre cause. Je ne suis que journaliste, mais elle me semble tout à fait juste »

Basile laisse échapper un petit rire. Pas aussi retentissant et communicatif qu’à son habitude, mais quand même plus détendu maintenant que l’interview est terminée. Le ton de la Duchesse reste très formel, mais de toute évidence, elle n’est pas comme les autres nobles. Sans doute se passerait-elle volontiers de toutes ces conventions. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils referont l’ordre du monde, mais bon… il veut quand même laisser entendre que malgré son devoir de neutralité journalistique, il fera tout pour soutenir sa lutte pour plus d’égalité entre les riches et les pauvres.

« C’est avec grand plaisir que j’accepte vos présents, vous avez toute ma gratitude.  » Il la salue une nouvelle fois « et je vous laisse donc à vos obligations. Mais ne vous en faîtes pas, vous aurez bientôt de mes nouvelles : je vous ferai parvenir l’article en avant-première, avant sa publication officielle. Je suis certain qu’il saura vous intéresser. »

Encore quelques remerciements, et les banalités d’usage, et il est parti. Il tourne le dos au manoir Danvers en parcourant toutes les notes qu’il a prises durant cet entretien, les complétant au besoin de manière à ne rien perdre de sa discussion avec une personnalité si atypique, et fascinante.

Il passe le chemin du retour à faire des croquis, des dessins des pièces du manoir dont il se souvient et des paysages qu’il voit par la fenêtre. Tout cela ne figurera pas dans son article, mais il doit quand même y accorder beaucoup d’attention : il faudra qu’il puisse raconter tout cela à Nausicaa en la retrouvant ce soir !




L'oiseau aux ailes de cire

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Accomplir quelque chose de grand, révolutionner le monde
Aime:
N'aime pas: Basile Armand
Basile ArmandL'oiseau aux ailes de cire
Basile rêve en darkcyan

Here's to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here's to the hearts that ache
Here's to the mess we make

RANG D
▐ IRL Age : 23 ▐ Messages : 150 Masculin
▐ RPG Age : 24 Printemps
▐ Personnalité : Sympathique, souriant, bavard, envahissant, cultivé, créatif, artiste, passionné, curieux, trop curieux, exigeant, un peu égocentrique, original, sûr de lui
▐ Parcours RP : Fiche de Présentation
RS

[FLASHBACKS]
****** avec Hippolyte
****** avec Nausicaa
****** avec Laoghaire

[OCTOBRE-NOVEMBRE]
****** avec Nausicaa
[DÉCEMBRE]
****** avec Nausicaa
****** avec Nausicaa et Maugrim
[JANVIER]
****** avec Oskar
****** avec Svan
[FEVRIER]
****** à Nausicaa
[MARS]
****** avec Lysandre
****** avec Andraste
****** avec tout le monde [Intrigue]
****** avec Milena et Akira
[MAI]
****** avec Cassidy
[JUIN]
****** avec Cyrus

Points : 860
Rang D

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Re: Un article révoltant
Mar 30 Juin - 21:49





Un article révoltantBasile Armand





Voilà que ce charmant Basile Armand part tranquillement du Manoir pour laisser la Duchesse seule, en compagnie de son ombre, de son fidèle majordome. Bien droite, croisant ses bras, observant attentivement le départ du journaliste, la femme reste neutre, froide, et surtout très silencieuse. Cet échange avec ce Français désormais Anglais a été très bénéfique pour la mondaine qui heureusement s’enlève un doute, une épine de son pied. Basile ne l’a pas reconnu et c’est une très bonne nouvelle. Ce serait assez dommage que l’homme se rend compte que l’albinos était la grande responsable de du chaos lors de la fameuse manifestation à Paris au mois de Mars. Après tout, la Noah restait connaissable par sa chevelure blanche. Beaucoup de morts ont été déclaré suite à cette petite catastrophe et les crocs de la Louve se baignent à nouveau dans du sang frais pour permettre au Faiseur d’agrandir son armée. Désormais, l’hôte de Mordred va devoir redoubler de prudence. Si Angus Morganach avait été payé pour venger la mort d’un policier qui se trouvait être le mari d’une Parisienne, d’autres Français pourrait répéter le même schéma, surtout si Lady Danvers devient de plus en plus célèbre. Irritée, les poils hérissés, relevant sa babine supérieure, la louve tapote son pied sur le sol tout en refoulant sa colère qui anime grandement sa révolte et nourrit en même temps Mordred. Va-t-elle devoir tuer encore des pauvres innocents pour accomplir son objectif ? La cowgirl est lasse d’exécuter des gens sans intérêt et elle se rend compte que son image en ce moment même ressemble grande à ses parents, son père et sa mère décédés de ses propres mains ou plutôt de son Souvenir représentant la Révolte. Il serait peut-être temps de changer, de ne plus se comporter comme la Reine du Crime qui terrorisait les aventuriers et bourgeois Américains qui osaient piétiner le territoire de la louve. Est-ce que dans la réalité actuelle, Cassidy Danvers peut en fin de compte changer ? Est-ce que la tueuse détenant un nombre astronomique de victimes peut recevoir le pardon des cieux afin de devenir une personne respectable ? Changer ou non, cela ne va rien arranger du tout. Le passé de la cowgirl la rattrapera à un moment ou un autre et quand il frappera, la Duchesse n’aura que ses yeux pour pleurer…

Les grandes portes de la bâtisse s’ouvrent pour y faire apparaître la personne qui devait se charger d’espionner jour et nuit Basile Armand, à la demande de l’Impératrice de la Révolte. Il s’agit simplement d’un gamin aux cheveux blonds, à peine majeur, reluquant la silhouette de la prédatrice. Mâchouillant son cure-dent, il se met à cracher près de Cassie en y affichant un air hautain et repoussant. « Je ne suis toujours pas payé pour avoir espionné les deux Français, Duchesse. J’ai respecté le contrat qui était de n’avoir aucun contact avec le couple, mais avec votre petite discussion de tout à l’heure, je me rend compte que je pourrais demander plus car vous semblez dans une situation délicate, Lady Danvers. » Se tournant de quatre-vingt-dix degrés, la Noé se met à sourire narquoisement tout en entrouvrant ses lèvres envoûtantes qui semblent être longtemps fixé par l’espion. Haussant un sourcil, comprenant tout à fait ce que le jeune homme désire, un long soupir se dégage de Cassidy. Ce n’est malheureusement pas aujourd’hui que l’Anglaise va pouvoir changer sa manière de conduite, et c’est fort dommage. Beaucoup de choses restent aux yeux de la louve du dégoût dont par exemple les nombreux hommes qui voient Cassie comme un vulgaire bout de viande. Elle peut entendre, au fond de son être, là où réside Mordred, que le Souvenir se met à rire, se moque de cette situation imprévue. Le sang continuera de rester sur les mains de la cowgirl…son destin restera le même…tuer des gens encore et encore…car l’humain est fait ainsi…car c’est ce système de règne animal qui le veut. La cupidité de l’être humain, l’Innocence pure, les Exorcistes, et la montagne d’ennemis qui se dressent contre la Conseillère de la Reine…tout ce petit monde obligeront toujours à rendre folle de rage la Révolte…

S’approchant donc de l’amoureux de la chair, elle caresse la joue de ce dernier à l’aide de sa main gauche, lui sourit tendrement puis une fois que plus personne ne peut déranger la Révolte, le véritable visage du Noé se montre pour glacer le sang du jeune homme. La vie de ce dernier est dérobée à par l’Impératrice qui s’assure désormais que plus personne ne pourra importuner le Journaliste et sa compagne. Désormais, la Duchesse se jure de garder un œil attentif aux deux civils pour leur assurer une protection, en toute discrétion… « Pauvre idiot…si tu te serais contenté de suivre mes directives en gardant le silence, tu ne laisserais pas tes parents derrière toi… » Enjambant le cadavre, demandant à son majordome de se débarrasser du mort, l’albinos rejoint ses quartiers pour s’enfermer dans sa salle de musique afin de composer des nouveaux morceaux pour jouer du piano…du moins si son palpitant lui donne envie de composer quelque chose…car cela fait plusieurs jours, du moins depuis sa rencontre avec la Peur de Noah que Cassie n’a pas fait chanter son piano…


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Lettre adressée à Basile Armand par Cassidy Danvers.

Cher Monsieur Armand,

sachez que je suis désolé d’avoir été renfermée et légèrement froide durant notre échange. Vous êtes à mes yeux, un homme que l’on trouve peu, un être humain qui ressemble à une perle rare. J’ai aimé pouvoir partager avec vous à propos de cet article. Je vous jure solennellement de me montrer digne de vos écrits, de ne pas faillir à ma tâche et d’apporter de l’espoir à cette Londres qui a du mal à avancer ces derniers temps. Je vous souhaite, à vous ainsi qu’à votre compagne, mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite pour vos projets en cours et ceux qui ne sont pas encore d’actualité. Je vous remercie de votre gentillesse, de votre courtoisie et de votre professionnalisme en cette journée du Cinq Mai. J’espère que vous tomberez sous le charme de l’Angleterre, de ces villes, de ses régions et de tout ce que ce pays peut apporter…

Si l’occasion se présente, si nous nous rencontrons à nouveau, je vous promets de me comporter cette fois comme une amie et non comme une Duchesse qui n’a pas le loisir de tisser des liens d’amitié…

Je vous prie de croire, Monsieur Armand, à mes sentiments respectueux.

Cassidy Becky DANVERS  

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