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D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Despair ;

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Despair ;
Ven 22 Mai - 23:17




Despair ;  HYT5mLk


Il y avait la honte. La tristesse. La solitude. La colère. L’angoisse, la peur, les jours qui passent. Le laudanum. Les flacons vides.
Un faisceau de lumière s’était faufilé à travers mes volets entrouverts et s’était déposé sur la commissure de mes paupières, à la manière d’une caresse agressive. Adieu songes. Adieu cauchemars.

Le chapelet de mes propres émotions me retomba dessus dès l’instant où j’écarquillai les yeux. J’ouvris la bouche, cherchant l’air, haletant de la terreur déjà effacée. Des draps humides de sueur, froissés, emmêlés autour de moi à la manière d’un cocon où je m’étais moi-même piégé. Le cœur battant à vive allure, telle une proie.
Je ne pouvais mettre de mots sur cette terreur. Essayer de la décrire ne faisait que la rendre un peu floue. Pourtant, elle pesait dans mon cœur.

Il y avait ces images, celles que je n’arrivais pas à oublier. Elles repassaient en boucle chaque fois que je fermais les yeux. Ce sabre fiché dans sa poitrine. Le rouge. La plaine et le néant.

Derrière cette terreur, cette angoisse paralysante, il y avait plus que la disparation du Mythe. Le monde s’était effondré, et j’avais soudain repris conscience de ma propre mortalité.

J’étais un pion sur un échiquier.

Un pion remplaçable, facile à éliminer. Si Nína pouvait mourir alors j’étais décidément trop faible pour cette guerre. Cette guerre que je mène sans grande conviction. Un pantin destiné à tuer. Cette machine grotesque faite de rouage et de tragédie. J’existe du fait de mon propre désespoir.

Je combats parce que je le dois. Parce que j’en ressens le besoin. Tuer m’est nécessaire. Mais cette guerre ?  Qu’importe la victoire ou la défaite. Tout cela m’était égal tant que je pouvais me réveiller une matinée de plus. Vivant. Afin de pouvoir continuer à t’aimer. Chaque jour qui passe, j’existe pour toi. Pour ton souvenir. Oui, pour t’aimer.

Mais il y avait aussi cette rage qui bouillonnait en moi. Celle que j’essaie de faire taire à tout prix car trop douloureuse à admettre. Tu m’avais utilisé. Tu ne m’avais jamais aimé. Tu aimais cette image de moi, l’inspiration qui venait à toi quand ton regard se posait sur toi. La gloire que t’apportait ces toiles si envoutantes. Tu n’as fait que m’utiliser. Et je te hais pour ça.

C’était le constat douloureux auquel j’étais arrivé au bout de ces années.
J’existe pour quelqu’un qui ne s’est jamais réellement soucié de moi.
Je combats dans une guerre que je ne comprends pas.

Et pourtant, j’apprécie le soleil matinal qui me tombait sur les paupières. Cette caresse chaude et douce, qui chatouillait cette partie de mon cœur sur laquelle je n’arrivais pas à mettre un nom. J’apprécie l’odeur des pavés après une journée particulièrement pluvieuse, cette odeur d’humidité, de bois et de suie. Et puis les sourires aussi, lorsqu’ils me sont adressés. Se sentir compris, et se sentir exister pleinement dans le regard d’autrui.

Parfois je voudrais pouvoir me détacher de mon amour, de ma haine. Recommencer à zéro, effacer le passé. Ne plus faire les mêmes erreurs.

Exister pour moi.

Malheureusement, je n’avais nulle part où fuir. Les Noés me retrouveraient toujours. Un chien fidèle, maintenu en laisse.

Et surtout, je ne pouvais oublier. Je ne pouvais pardonner. Alors je devais continuer à vivre avec ces émotions contradictoires sur le cœur. Chaque jour.
Chaque jour prostré dans ma maison. La pluie.
Chaque jour.
L’envie d’oublier. Le laudanum. Parfois l’opium dans des bars obscures et malfamés quand le besoin d’oublier se faisait trop fort.
Chaque jour.
La solitude, la peur, l’ennui la peur, la peur. La honte. La pluie.

Le temps avait perdu toute substance depuis la mort de Nína. Les jours défilaient à vive allure, mais je demeurais prostré, noyé dans l’angoisse de ma propre mortalité, celle de mon impuissance. Nos ennemis me faisaient peur. La guerre n’avait pas de sens.

Nína. La douleur de la perdre ne s’effaçait pas. Elle me regardait pour ce que j’étais. Je voyais dans son regard la compréhension. Cette machine de mort et de ruine, cet océan de désespoir. Mais aussi ces autres émotions qu’elle faisait jaillir et prospérer. Ce champ infertile où elle était parvenue à faire germer quelques timides fleurs sauvages.

Partie.

Je continuais de tuer par instinct. Là où le Comte voulait déployer ses machines, je m’y rendais sagement, pour repartir aussitôt que la tâche exécutée.
Mon corps est celui d’un automate, et chaque jour se ressemble. Je n’osais plus me rendre dans l’arche. Trop de honte. J’imaginais déjà leurs regards sur moi. Si faible. Si impuissant.

Je faisais profil bas, voulant me faire oublier. Peut-être que cela finirait par marcher. Peut-être le Comte se rendrait-il compte que j’étais un pion défaillant et m’oublierait, comme un enfant abandonnant un jour défectueux.

Les jours en semaine. Les semaines en mois.

J’avais essayé de trouver un moyen de la venger. D’éliminer Yu. Mais j’étais trop faible et pathétique. Mon désespoir semblait sans fond.
D’un geste rageur, je rejetais les draps froissés par mes nuits tourmentées sur le sol, avant de m’habiller simplement. Sur un coin de bureau s’empilaient des invitations innombrables. Ces lettres sans réponse s’amoncelaient sans que je n’ose y toucher. Le monde autour de moi continuait à exister, mais je ne voulais pas me l’avouer. Déjà plusieurs longs mois durant lesquels je ne m’étais pas présenté dans le monde. J’évitais avec soin les anciens lieux que je fréquentais. L’idée de devoir jouer la comédie me rendait malade.

Il pleuvait aujourd’hui encore.

Chapeau sur la tête, parapluie à la main, je déambulais dans les rues de Londres.
Le tapotis des gouttes ricochant sur la toile du parapluie, les pas sur les pavés. Mon petit monde.
Je ne sortais que par nécessité. Aujourd’hui, je me rendais chez l’apothicaire, armé de ma dizaine de flacons vides. Ma consommation de laudanum était résolu excessive. Mais je n’avais pas le choix.
Je me concentrais sur le tintement périodique des bouteilles qui se faisait entendre à chaque pas.
Se concentrer pour ne pas penser. Chasser au loin les pensées noires.
Si je me concentre assez fort, peut-être pourrais-je vraiment oublier. Disparaître, oublier, me faire oublier. Recommencer.
Si seulement.



Despair ; Sebastian Abbott & Scar L. Heselton

:: Muse Egarée ::

Dossier Confidentiel - Central
Mon but:
Aime:
N'aime pas: Scar L. Heselton
Scar L. Heselton:: Muse Egarée ::
Kenza pour l'avatar ♥️


▐ IRL Age : 25 ▐ Messages : 26 Masculin
▐ Personnalité : Silencieux et amer
▐ Parcours RP : En cours... (4/5)

oh boy, you're screwed Soojin A. Harthager .... 50 pts

All the bright things. Charlotte V. Lloyd .... 50 pts

Despair ; Sebastian Abbot .... 10 pts

Happier ; Siobhán Higgins

Intrigue VII Phase V .... 120 pts

+ 50 pts FP
+ 50 pts Anniversaire

Total = 330 pts - RANG F



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Re: Despair ;
Jeu 22 Oct - 16:59
Vieux Frère

Appuyé contre un mur, tu regardes la foule passer devant toi sans leur prêter la moindre attention, plongé dans tes pensées et ces idées contradictoires qui t'habitent – tu n'oserais les appeler émotions (et pourtant). Ta mission du jour est particulière, étrange même, à mille lieux de celles que tu as pu effectuer jusque là et qui ne t'ont jamais rebuté. Il ne s'agit pas de tuer ou d'espionner, de retrouver une innocence ou une équipe de traqueurs dont la disparition serait la bienvenue. Non, aujourd'hui tu dois simplement retrouver une Machine laissée à l'abandon, quelque part au milieu de la capitale anglaise – cette vieille ville que tu évites comme la peste (et auprès de laquelle te ramène chacun de tes pas).

Scar. C'est là un prénom que tu n'avais plus entendu depuis bien longtemps et que, en toute honnêteté, tu ne pensais plus entendre. La Muse égarée a disparu un beau jour sans plus de cérémonie, laissant derrière elle les habitants de l'Arche et ceux, comme toi, qui se considéraient ses amis – et un soupire d'amusement de traverser tes lèvres, en même temps que la fumée âcre d'une cigarette (comme si toi, Sebastian, était capable de la moindre amitié (et pourtant)). Tu l'avais cherché quelques temps, au gré des couloirs et des discussions, avant d'abandonner. Les soldats sont faits pour mourir, et Heselton était un soldat. Alors à quoi bon l'attendre.

Mais il avait survécu. Tu ne sais comment – tu ne sais pourquoi – il avait survécu et maintenant c'était à toi d'aller le chercher, pour le ramener sur le droit chemin – ou le mener à l'abattoir pour avoir déserté, tu ne sais exactement ce qui est prévu pour votre retour à l'arche. Toi, que cette guerre a rendu las et fatigué, et dont les passages à l'arche sont de plus en plus rares, as été choisi pour traquer l'un de tes semblables. Peut être imaginent ils que, parce que c'est toi et parce que c'est lui, vous pourrez vous comprendre et tu sauras trouver les mots pour le ramener. Sans doute n'avaient ils que toi sous la main, capable de le ramener par le col s'il le fallait.
« Enfin » ronchonnes tu soudainement, faisant ainsi taire ces pensées qui, de toute façon, resteront sans réponses.
Tu te redresses et écrases, dans un mouvement réflexe, les restes de tabac sur le sol, avant de sortir une nouvelle cigarette de ton étui et de l'allumer – ces poumons sont mécaniques, non ? Tu peux bien les abîmer. Il est temps de quitter ton abris et de t'engouffrer dans la foule pressée à ton tour, malgré le froid et la pluie. D'un geste sans doute inutile, tu remontes ton col, espérant ainsi te protéger des gouttes froides qui s'engouffrent dans les manteaux et coulent le long des omoplates, puis avances enfin.

Il ne te faut pas bien longtemps avant de retrouver l'autre machine, ayant enquêté suffisamment pour connaître ses habitudes. Il n'a pas changé depuis la dernière, peut être simplement son regard s'est il attristé plus encore – mais n'a t'il pas toujours été ainsi, Sebastian ? Tu ne saurais t'en souvenir, ayant effacé l'homme de ta mémoire (c'est plus facile, ainsi, d'être triste).
« Bonjour, Scar » te voilà à ses côtés, tes cheveux dégoulinant et ta cigarette depuis longtemps éteinte mais toujours coincée entre tes lèvres. « Ça faisait longtemps, vieux frère » railles tu, bien qu'un semblant d'enthousiasme s'entende dans ta voix.
© GASMASK


Despair ;  EmkuCmr

aesthetic:
 

never forget:
 
:: Le Ronchon ::

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I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real


Sebastian ronchonne en #990000

Despair ;  3WtqdNt Despair ;  IeHdgG6 Despair ;  B0N4pVe

▐ IRL Age : 25 ▐ Messages : 364 ▐ Autres Comptes : Lily ; Gwen ; Nour ; Oskar ; Annabelle ; Aesa ; Amaury ; Jean-Jean ; Maxence ; Magdalena ; Enos ; Amak
Masculin
▐ RPG Age : 17 - 20 ans
▐ Personnalité : Las
▐ Parcours RP :
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