Agrandir le chat .
Rumeurs
Prédéfinis
Les touites
La boîte à news
Le Poulain
On sait que t'es beau
Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
Nos meilleurs alliés
Bonnie R. O'CahanPrésente MP
Nora LockwoodPrésente MP
Nína SiríussdóttirPrésente MP
Lily PennyworthPrésente MP
Célania VaillantPrésente MP

Partagez | 
 

 Un "ange" et une celte // PV Stefanu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Mer 23 Juil - 18:41
Je suis sortie! Enfin, après ces deux ans qui m'ont parus être des centenaires, je suis sortie. Bon, il est vrai que j'y retourne ce soir. Et je ne suis sortie que pour faire des courses. Mais restons positive, j'ai quatre heures devant moi, en dehors du couvent.
D'après la mère supérieur, je dois acheter des bougies, du poisson et demander au serrurier de passer pour nous faire une nouvelle poignée. Je voulais aussi m'acheter des livres, et j'aimerais beaucoup aller voir pour de nouvelles flèches. J'ai donc largement le temps pour me promener. Super ! Les gens me fixent. Il est vrai qu'une nonne qui saute de joie dans tous les sens, ils ne doivent pas en voir tous les jours...
Je leurs adresse mon plus beau sourire et continue mon chemin. Je n'ai encore jamais eu l'occasion de visiter cette ville. Comment s’appelle-t' elle déjà ? Rinne, rin, ren, reine. Oula... je crois que je m'égare.
Les rues sont magnifiques. Nous sommes en mai. Les balcons sont couverts de fleurs. Les jeunes femmes portes des robes colorées. Et les hommes portent leurs plus beaux costumes. Au loin, j'entends les cloches sonner. Il doit y avoir un mariage aujourd'hui. Je ne peux m'arrêter de sourire devant tout ce que je vois. Tout est beau. Décidément, ça n'a rien à voir avec la vie au couvent. Là bas je n'y vois que du gris, du noir et du blanc. Même les jardins semblent tristes.

Perdue dans mes pensées, je déambule tranquillement, sans faire attention où je vais. Soudain, je suis bousculée, et tombe en avant. Les coupables, deux enfants, partent en riant, sans me prêter attention.
Dans ma chute, j'ai été rattrapée par un joli jeune homme. Je me redresse et le remercie. Puis je reprends mon chemin en marchant vite, couverte de honte. Soudain, je me rends compte que je tiens quelque chose dans ma main droite. Au creux de ma main, je découvre un bouton de manchette. D'où peut-il venir ? Je rougis en comprenant. Dans ma chute, empotée comme je suis, je l'ai arraché à la personne qui m'a retenue. Il faut que je lui rende.
Je fais donc demi tour à la recherche de l'homme. Soudain, j'aperçois le haut de son crâne. Je réussie à me faufiler habillement jusque lui. Il marche plutôt vite. J’accélère donc. Je le suis en dehors de la ville.
Alors que j'arrive enfin à son niveau, je lui parle :

« Mons- aaaaaaaaaaaaah ! »

Pour la deuxième fois de la journée, je tombe de tout mon long, et dans la boue cette fois ci.
Je veux mourir.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Dim 3 Aoû - 17:12

« Un "ange" et une celte. »

ft. Gwenaëlle.


C'était censé être des vacances, oui. Mais non. Quand on part avec Carmen pour des "vacances", sachez-le que c'est juste pour elle et non pour vous. Maintenant, Stefenu se retrouvait à aller faire les courses à Rennes. Pourquoi, ô grand pourquoi, sa chère maîtresse avait décidé de l'emmener pour qu'il finisse par travailler encore plus que d'habitude ? Bah, la rouge était imprévisible, donc cela ne le dérangeait que légèrement - il avait aussi trop peur de la colère de la dame pour oser faire une réflexion. Le brun soupirait légèrement en mettant la chemise - que Carmen lui avait gentiment demandé de mettre. Stefanu n'aimait pas réellement les chemises, mais bon, les désirs de Carmen sont des ordres et il n'osait pas les contredire. Il s'attardait légèrement sur les boutons de manchette. Dorés et vraiment magnifiques. Serait-ce une marque d'affection de la part de la jeune femme ? D'habitude, il n'avait pas toutes ces petites attentions, on peut dire que cela le bouleversait légèrement.

Il se retrouvait dehors après qu'il ait annoncé à Carmen qu'il allait faire les courses. Dieu que le soleil tapait aujourd'hui. Aah. Il prit une grande respiration avant de se mettre à marcher et de se fondre dans la masse - en priant pour qu'il n'y ait aucun exorciste ou un truc dans le genre aujourd'hui. Ce n'est pas qu'il ne les aime pas - enfin si - mais leur présence le stresserait encore plus que d'habitude. Pauvre enfant. Il y avait pas mal de personnes dans la rue marchande, c'est fou comment les gens pouvaient avoir leurs horaires pour les courses. Et comme par pur hasard, sa chère Noé avait décidé de l'envoyer pendant les heures de "pointe". Comment dire qu'il n'était pas super heureux - en même temps, qui le serait ? - de faire quasiment du collé-serré avec toutes ses personnes qui se bousculaient sans aucune pression pour avoir le produit qu'ils voulaient sur le marché.

Un soupir sortait de la bouche du garçon. Il avait tout ce que Carmen voulait - sûrement pour pouvoir cuisiner, qui sait. Stefanu avait décidé de faire une petite "pause people" dans une rue qui était quasiment déserte. Alors qu'il regardait les envrions pour pouvoir se repérer s'il repassait par là, il vit une demoiselle. Ses cheveux étaient les premiers à avoir son attention, roux, bouclés et flamboyant. Tout à fait magnifique. Cependant, la demoiselle avait l'air d'être dans la lune. Et ça, il l'avait bien compris quand elle avait failit tomber - Stefanu l'ayant rattrapée - quand deux enfants l'avaient bousculée.

    « Tu devrais faire un peu plus attention à ce qui t'entoures pour que tu ne te fasses plus pousser comme ça... »


Le brun lui avait dit ça en chuchotant. C'était doux et tranquille. Il l'avait redressé avec délicatesse - comme lorsque l'on ramasse une magnifique fleur - et adressé un sourire avant de reprendre sa marche. Ce n'est que quelques mètres plus tard qu'il entendait une voix derrière lui.

    « Mons- aaaaaaaaaaaaah ! »


Alors qu'il se retournait, il voyait la demoiselle étalée... dans la boue. Ah. Il se sentait honteux pour elle.

    « Euh... Vous allez bien ? »


C'était la seule phrase qu'il avait pu sortir.
© Imaginary pour Epicode
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Lun 4 Aoû - 3:25
J’hésite : sois je reste à terre jusqu'à ce qu'il m'oublie et parte, soit je me relève et tente de garder bonne figure. Quelle imbécile je fais... Je me redresse et essaie tant bien que mal d'épousseter ma tenue, puis ramasse mes affaires. Le jeune homme me regarde.

« Vous allez bien ? »

Il a l'air aussi gêné que moi. Je le comprends, tout le monde nous regarde. Déjà des murmures s’élèvent. Les gens vont finir par croire que c'est de sa faute si je suis tombée. Pour effacer tout malentendu, je souris à l'assemblée, afin de bien leur montrer que tout va bien. Puis, je prends le jeune homme par le bras et l'emmène un peu plus loin, d'un pas qui se veut calme. Très bien, ici nous serons au calme. Je n'ose pas le regarder en face et fixe mes pieds.

« Euh.. je... je suis navrée. J'ai ceci qui vous appartient. »

Je lui tends le bouton de manchette arraché. Au prix d'un grand effort, je le regarde. Au premier abord, il n'a pas l'air en colère, ni même surpris.il a l'air d'une coquille vide . Pourtant, je peux voir luire une lueur de colère luire au fond de ses yeux. Je commence à paniquer. Je sens le feu envahir mes joues, et les larmes monter.
Il doit se dire que je ne suis qu'une pauvre empotée. C'est normal, je l'ai dérangé deux fois dans la même journée. Deux fois, je suis tombée devant lui. Et en plus, je lui ai abîmé ses affaires.
Tu es la honte de cette famille. Je regrette même de t'avoir mise au monde.
Des mots lâchés du bout des lèvres. Des mots chargés de mépris. Ceux de ma mère. Et elle avait raison. Je suis un fardeau pour tout le monde. Je ne suis qu'une incapable.
Perdue dans mes pensées, je finis par oublier tout ce qui m'entoure, ainsi que le jeune homme qui attend. Le pauvre ne doit plus comprendre tout ce qu'il m'arrive. J'agrippe toujours le bouton de manchette.
J'essaie de relativiser, de penser à des choses agréables, de ravaler mes larmes, comme je sais si bien faire. Mais le souvenir de mes parents m'envahit. Il est rapidement suivi de celui des remarques acerbes dont me fait part la mère supérieur à longueur de journée.
J'ai envie de hurler. Mais si je le fais maintenant, je vais définitivement couvrir de honte mon interlocuteur. J'inspire un grand coup, puis relève la tête, et le regarde droit dans les yeux.

« Excusez moi, j'étais perdue dans mes pensées. Tenez reprenez votre bouton. »

ma voix est fade, sans couleurs ni chaleurs. Je dessers ma main, et lui tend le bouton. Je tente de lui sourire, mais pour la première fois depuis longtemps, tout ce que fais c'est une grimace affreuse. Mes yeux sont embués de larmes. Le jeune homme ne semble pas bouger. Alors, je lui jette presque le bouton dessus et m'enfuie en courant.
Je pars en direction de la forêt. Je sens les larmes brûler mes joues. Les passants se tournent sur mon passage. Je m'en moque. Plus rien ne m'importe pour l'instant que de partir, loin, très loin.

Je finis par atteindre la forêt et m'effondre sur le sol. Je pleure comme une enfant. la. Seule, au milieu des grands arbres calmes et paisibles. Ma robe est couverte de boue et de poussière. J'ai perdu une chaussure en route. Des feuilles et des branchages se sont pris dans mes cheveux. J'ai les yeux rougis. J'ai l'air faible et pitoyable.
Et en plus, j'ai oublié mes affaires dans la ruelle où j'ai laissé le jeune homme tout seul, comme un imbécile.
La journée avait pourtant si bien commencé.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Sam 23 Aoû - 0:04
Hors RP.:
 


« Un "ange" et une celte. »

ft. Gwenaëlle.



- GÊNE -

Alors qu'il continuait de regarder la jeune femme à terre, des murmure commencèrent à s'élever lentement. Putain d'humains à la con. Pourquoi fallut-il que ce soit des commères à la moindre chose qui arrivait ? Rah, la gène prenait place sur ses joues blanches, une jolie couleur cramoisie. La jeune femme s'était relevée entre temps. Stefanu la regardait, elle souriait à l'assemblée, comme pour dire qu'elle allait bien et que ce n'était pas la faire du garçon si elle était tombée. Ah, qu'elle galère. Le brun sentait ses joues chauffer un peu plus à chaque seconde. Il n'aimait pas vraiment être le centre d'intérêt - sauf quand il était avec Carmen. Soudainement, il se senti tirer par le bras, oh, par Adam. Il n'aimait pas vraiment ce qu'il se passait. Mais, le calme était là. Le garçon regardait les alentours d'un œil absent. La rousse l'avait emmené dans une ruelle. Le calme était présent. Le pied.

    « Euh.. je... je suis navrée. J'ai ceci qui vous appartient. »


Un bouton de manchette ? Il regardait sur ses manches. Ah, il en manquait un. Oh putain.

- COLÈRE -

Le bouton de manchette, putain. Cette chemise devait coûter une putain de fortune. Abusé. Une colère insoutenable s'était encrée dans ses yeux rougeâtres. Stefanu - enfin, non, Marshall - pauvre de nature ne supportait pas que quelque chose de valeur soit abîmé ou cassé. Cette chemise est vraiment précieuse pour lui, que que c'est Carmen qui lui avait offert. Ou plutôt ordonné de mettre. Attendez, cette chemise venait de Carmen. Oh, par Adam ! Si elle l'apprenait, il pouvait signer son arret de mort. Oh bordel !

- PEUR -

La colère était partie pour laisser s'installer une grande peur. Ah, si juste elle lui ordonnait de s'autodétruire, il pouvait dire adieu à la vie que son fils lui avait offert en échange de la sienne. Alors qu'il relevait les yeux pour regarder la rousse, il voyait que la jeune femme avait les joues rougies et les larmes aux yeux. Avait-elle eut peur de lui ? Elle avait du voir la colère au fond de ses yeux... Ah. Il se sentait mal maintenant.

    « Excusez-moi, j'étais perdue dans mes pensées. Tenez, reprenez votre bouton. »


Eh, c'était lui ou sa voix était plus fade que tout à l'heure ? Elle lui tendait le bouton de sa manche. Un sourire force sur le visage. Mais d'un coup, elle lui avait lancé le petit objet avant de partir en courant vers la forêt.

- RECHERCHE -

Stefanu avait rattrapé le bouton. Il s'apprêtait à rentrer et affronter Carmen pour ce petit incident, mais il avait vu un sac. Serait-il à la jeune fille ? Bwah, il n'allait pas le laisser là. Il prit donc le sac et partait en direction de la forêt, à la recherche de la jeune fille. Mine de rien, elle était plutôt mignonne. Et même s'il était un akuma, l'envie de en faire une amie était présente.

    « Mademoiselle ! Où est-ce que vous êtes ? J'ai votre sac ! »


Carmen lui avait souvent dit qu'il était trop gentil avec les autres.
© Imaginary pour Epicode
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Mer 27 Aoû - 17:31
Je continue de pleurer, inconsolable. J'entends le vents secouer les feuilles. Je le sens souffler dans mes cheveux, descendre le long de mes joues et caresser le bout de mon nez. J'essaie de reprendre mon calme, mais c'est impossible. Mes sanglots refusent de s'arrêter. Pas étonnant puisque je les ai contenus durant deux longues années. Deux années d'humiliation, deux années emprisonnée, à l’écart du regard des autres. Regards qui étaient terrifiants pour mes parents.
Peu à peu, leurs visages m’apparaissent clairement. Celui de ma mère d'abord. Ses yeux froids, ses joues rougies par la colère, sa bouche tordue par le mépris. Et ses mots, remplis de haine. Je me couvre les oreilles et hurle. Puis je m'allonge, à bout de force. Et là, je repense au visage de mon père. Son air désolé. Il était impuissant face à la fureur de ma génitrice. Et il était blessé. En quelques secondes, je n'étais plus son bébé chérie mais une étrangère malade, corrompue par le vice.

Le vent continue de souffler. Doucement, j'arrive à reprendre ma respiration. Mais mes larmes sont intarissables. Sous mon flanc gauche, je sens la terre humide et la mousse. Malgré mon chagrin, je suis bien. J'ai toujours aimé la forêt. J'enlève ma deuxième chaussure et roule sur le dos.
J'observe la cime des arbres. Je ses que mes yeux sont enfin secs. J'inspire profondément, gonfle mes poumons de toutes ces odeurs particulières, puis expire longuement.
J'étends les bras de chaque côté de mon corps, en croix. Je plonge mes doigts dans le sol et joue avec l'herbe.
J'entends quelqu'un appeler au loin, mais je n'ai pas le courage de répondre. Bercée par le mouvement lent des branchages, je ferme les yeux. Finalement, je m'endors.

Mes rêves sont agréables. Une forêt, de l'eau qui coule paisiblement, une biche au loin qui me regarde. Rien ne vient troubler cette nature. Je suis pieds nus et marche. Sous ma peau, je sens la rosée. Elle vient faire scintiller chaque brins d'herbe. Dans les hauteurs, les oiseaux chantent. Je passe devant un rocher couvert de mousse. Derrière lui, un arbre centenaire. Il est immense et imposant. Il est roi dans cette forêt.  
Je vois des ombres passer. Celle d'un roi fière et digne, une épée incrustée d'émeraudes à ses côtés, sur un cheval couleur ébène. Derrière lui, d'autres hommes en armure. Arthur et les chevaliers de la table ronde.  Si la mère supérieur voyait cela, sa mâchoire se décrocherait. L'imaginer me fait sourire.
Je sens quelque chose me chatouiller le nez. Je le fronce mais rien n'y fait.

J'ouvre les yeux et du bout des doigts, enlève la feuille d'arbre qui m'est tombée dessus. Ma vue est encore brouillée, mais j'aperçois un visage qui me regarde.

« Bonjour »

Ma voix est pâteuse, endormie, mais tout de même chargée de tendresse. Je m'étire, me redresse, frotte mes yeux encore fatigués, puis baille. Lorsque je les ré-ouvre, je peux reconnaître le visage. Mais je ne peux pas y mettre un nom, à mon grand désarroi.
Il me tend mon sac.

« C'est adorable, merci beaucoup. »

Ma gêne a entièrement disparu.
Je pose le sac à ma droite, puis je m'assois en tailleur, le dos contre l'arbre. Enfin, je tapote la terre à ma gauche, signe qu'il peut s’asseoir.

« Je m'appelle Gwenaëlle. Mais vous pouvez m'appeler Gwen. »

Cette fois ci, mon sourire est éblouissant.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Lun 15 Sep - 2:33

   
© Yamashita sur Epicode

   
ft. Gwenaëlle.

   
Un "ange" et une celte.

   

   Stefanu continuait de chercher cette jeune fille à la chevelure flamboyante. Il déplorait son sens de l’orientation complètement moisit. Un soupir passait la barrière de ses lèvres alors qu’il passait pour la quatrième fois au même endroit. Ce n’était pas si compliqué que cela, si ? Il s’arrêtait un moment, le sac de la demoiselle pendu à son épaule, ses courses dans une main. Il râlait un peu contre lui-même. Déjà pour sa gentillesse envers les gens – que Carmen lui avait déjà reprochés plusieurs fois – et pour son sens de l’orientation totalement nul. Un nouveau soupir. A quoi bon s’énerver sur soit même ? Il fallait qu’il la trouve pour lui rendre son sac. Stefanu prit une grande inspiration avant de se mettre à marcher en faisant attention au chemin. A vrai dire, il avait même hésité à mettre des démarcations ! Le seul petit souci, c’est qu’il n’avait rien à laisser pour se retrouver au cas où. Enfin, il avait la baguette que Carmen lui avait gentiment demandé d’acheter. Mais sa chère maîtresse lui avait donné une somme bien précise – autant dire qu’il n’avait plus un rond, Carmen avait tout de suite repéré les prix des aliments et elle savait très bien ce qu’elle voulait. Un troisième soupir. Alors qu’il continuait à marcher le brun passait par un chemin qu’il ne reconnaissait pas. Ah, allait-il enfin retrouver la petite rousse qui s’était enfuie en oubliant la moitié de ses affaires ? Il espérait.

Ca faisait quelques minutes qu’il marchait dans cette forêt, pourtant, il avait l’impression que ça faisait des heures. Alors que le brun levait la tête pour regarder le ciel presque camouflé par le feuillage des arbres – pourtant quelques rayons de soleil passaient et rendaient l’endroit plus que magnifique. Mais bon, il n’avait pas à s’attarder sur les paysages qu’il voyait. La dure réalité lui retombait en plein sur les épaules. Il n’est qu’un Akuma, son but est de tuer et d’évoluer. Ca le rendait malade. Aah, si son fils voyait ça. Même s’il agissait en tant que Stefanu, Marshall – l’âme, qui est le père du brun, qui habite le corps de Stefanu – avait beaucoup de mal à supporter tout ça. Dire qu’avant ils étaient une bonne petite famille, pas parfaite, certes, mais une bonne petite famille – si on enlevait la mère de famille, bien évidemment. Ahn, qu’est-ce qu’il détestait tomber dans ses pensées. Le brun aux yeux écarlates se grattait doucement l’arrière de la tête avec sa main inoccupée avant de voir des cheveux roux, complètement flamboyant avec les rayons du soleil qui lui tombait dessus. Il l’avait trouvée.

Bien que Stefanu ait trouvé la jeune femme, il n’osait pas la réveiller. Après tout, elle souriait, son rêve devait être juste magnifique. Le garçon décidait alors de s’assoir à côté de l’endormie et d’attendre son réveil, tant pis si Carmen râlerait, sa bonne conscience lui disait d’être quelqu’un de bien, juste maintenant, pour oublier la guerre qui faisait rage. Alors qu’il se laissait doucement bercer par la légère brise, Stefanu regardait la demoiselle endormie. Magnifique. C’était le seul mot qui lui venait à l’esprit, sur le coup. Un doux sourire trônait sur son visage pâle. Puis, une feuille était tombée sur le visage de la belle rousse. Elle fronce les sourcils et ça fait remonter son petit nez. Adorable. Oui, vraiment, aujourd’hui il se comportait plus comme un humain que comme une machine de guerre. Etrangement, ça le rendait heureux. Son regard était toujours posé sur la fille qu’il avait rencontré un peu plus tôt. Doucement, la main de la jeune femme prit délicatement la feuille qui s’était posée sur son visage. Ses yeux bleus – aussi bleus que le ciel, d’ailleurs – s’ouvraient doucement.

« Bonjour. »

Une voix pâteuse, signe du réveil. Cependant, bien que la voix de la femme soit complètement endormie, il avait pu déceler un sentiment, de la tendresse, sûrement ? Son sourire doux s’agrandissait doucement. Puis, il lui tendait doucement son sac, sinon, il allait oublier de lui rendre. Elle bâille doucement puis se frotte les yeux. Puis son regard retombait sur lui.

« Tenez, vous l’avez oublié. »
« C’est adorable, merci beaucoup. »

Adorable. Ca faisait un moment que personne lui avait dit. D’un côté, ça le rendait heureux. Oui. Ce n’était pas tous les jours qu’il allait entendre des mots comme cela. C’était l’une des tristes réalités de la guerre et du fait d’être un sous-fifre qui n’est conçu que pour tuer, évoluer et mourir tout bêtement. Pendant qu’il pensait, Stefanu s’était relevé, après tout, il lui avait rendu son sac, il était temps pour lui de rentrer voir sa chère Carmen. Cependant, la jeune rousse – qui venait de se mettre en tailleur – tapotait la terre à côté d’elle. Sûrement pour qu’il se rassoit. Et c’est ce qu’il fit – tout en posant les courses à côté de lui. La fille lui faisait un sourire éblouissant, il aimerait bien savoir comment elle s’appelle. Stefanu ne voulait pas qu’elle reste « la fille rousse » dans sa tête. D’ailleurs, il n’avait même pas eût besoin de poser de questions, elle lui avait déjà répondu.

« Je m’appelle Gwenaëlle. Mais vous pouvez m’appeler Gwen. »

Gwenaëlle, hein ? Ca lui allait bien. Son sourire revenait doucement – parce qu’il l’avait perdu en pensant à la dure réalité qui l’attendait quand il allait rentrer. Puis, d’une voix douce, Stefanu prit la parole.

« Enchanté Gwenaëlle. Je m’appelle Stefanu. Mais vous pouvez m’appeler comme vous le voulez. Et vous pouvez aussi me tutoyer, c’est un peu gênant d’être vouvoyé, en réalité… »

La fin de sa phrase avait été petit à petit inaudible. C’est vrai que ça le gênait qu’on le vouvoie – parce qu’il était qu’un simple Akuma, un serviteur, c’est lui qui vouvoie et pas l’inverse. Mais aussi le fait de demander à Gwenaëlle – non, il n’utilisait pas son surnom, il était beaucoup trop respectueux pour ça, maudite habitude – de le tutoyer le gênait aussi.

Hors RP.:
 

   
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Jeu 18 Sep - 22:42
Son sourire revient peu à peu, ce qui me met du baume au cœur. Je n'aime pas voir les gens tristes.j'ai toujours l'impression que j'y suis pour quelque chose. Et puis, les gens sont tellement beaux quand ils sourient, c'est dommage de gâcher une telle chose. Il s'est assis à côté de moi, mais semble un peu gêné.

« Enchanté Gwenaëlle. Je m’appelle Stefanu. Mais vous pouvez m’appeler comme vous le voulez. Et vous pouvez aussi me tutoyer, c’est un peu gênant d’être vouvoyé, en réalité… »  


Stefanu. C'est joli comme prénom. Certes, ce n'est pas habituel, mais c'est beau. Le reste de sa phrase, presque murmuré, me fait rire. Mon rire est franc, sans arrière pensées ni moqueries. Il retentit dans la forêt, effrayant quelques oiseaux qui s'envolent, rajoutant du bruit dans ce temple de silence.

« Excusez moi. Je ne veux pas me moquer de vous. Mais ce sont vos mots. Vous appeler comme je veux. Ça sonne un peu « vous pouvez m’appeler Maurice au René, c'est pareil » »

Je prends une grosse voix pour prononcer ces mots, ce qui nourrit un peu plus mon hilarité. Je me tiens les côtes, et ris à gorge déployée. Si la mère Supérieur me voyait, elle en pâlirait de honte ou de rage. Mais je suis au milieu de la nature, loin d'elle et de ses règles. Et surtout, je ne vois pas pourquoi je devrais me retenir de vivre.
Je reprends mon souffle et m'adresse à nouveau à lui.

«  Ce serait dommage, votre prénom est si joli. J'accepte de vous tutoyer. Mais à une seule condition »]  Je fronce les sourcils et prends un air sévère. ]« Je veux que vous en fassiez de même. Je ne vois pas pourquoi je devrais être privilégiée. »

Il rougit de façon imperceptible, mais accepte. Ce qui le rend encore plus mignon. J'ai envie de lui tirer les joues pour le faire sourire, comme on ferait sur un enfant boudeur. Certes, il sourit, mais c'est un sourire un peu triste. Et je ne sais pas quoi faire pour lui remonter le moral. J'aimerais l'emmener faire une promenade, mais je suis encore un peu endormie, et je risquerais de nous perdre. Par contre, je peux toujours faire la pitre. Et ça tombe bien, je fais ça très bien. Je reste donc assise. J'étends mes jambes devant moi, me moquant de la bienséance, et lève la tête pour regarder la cime des arbres, y cherchant une idée pour faire rire mon ami.
Le silence n'est pas pesant. Ou du moins, je ne le ressens pas comme tel. Il est juste là, nous permettant de savourer un peu plus l'instant.
Finalement, je me décide à le rompre.

«  Je peux te poser une question, si ce n'est pas trop indiscret ? Pourquoi es-tu venu en Bretagne ? Ça fait deux questions du coup, désolée. »

Certes, ce n'est pas ça qui le fera rire, mais je ne sais pas quoi faire pour l'instant. J'imagine que l'occasion de présentera d'elle même. En tout cas, je n'abandonne pas cette idée.
Je le regarde avec curiosité et joue distraitement avec mes cheveux, une vielle habitude que je tiens de ma mère. J'attends patiemment qu'il me réponde.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Ven 19 Sep - 0:13

 
© Yamashita sur Epicode

 
ft. Gwenaëlle.

 
Un "ange" et une celte.

 

  Stefanu restait tranquillement assis à côté de Gwenaëlle. Il n’avait pas envie de bouger. Il était tellement bien en la compagnie de la jeune femme. Le brun restait silencieux, mais ce n’est pas pour autant que ce silence était pesant. Non, il était tranquille. L’akuma attendait juste qu’elle parle en première, après tout, il avait parlé en dernier, en réalité, il attendait juste la réponse de la rousse pour le fait qu’elle pouvait le tutoyer. Puis, il entendait doucement le rire de la jeune femme. Un rire franc, pas pour se moquer de vous. Avait-il dit quelque chose de drôle quand il s’est présenté  ou quand il lui a dit de le tutoyer ? C’était peut-être son prénom qui lui avait donné cette envie de rire ? Sûrement. Le brun ne voulait pas vraiment le savoir, enfin, peut-être un peu. Voilà, juste ça. Alors qu’il tournait sa tête pour regarder la rousse qui riait, celle-ci prenait la parole.

« Excusez-moi. Je ne veux pas me moquer de vous. Mais ce sont vos mots. Vous appeler comme je veux. Ça sonne un peu « vous pouvez m’appeler Maurice au René, c'est pareil ». »

Oh, c’était donc ça ? C’est vrai que ça sonnait un peu comme ça… Elle avait donc raison de rire, elle avait dût imaginer certains prénoms que les gens lui donnaient quand il disait ça. Lui-même avait envie de rire, en réalité. Il cachait discrètement sa bouche qui commençait à se courber. Oui, il souriait et encore mieux ; il avait envie de rire. Rire. Une chose qu’il avait oubliée depuis qu’il était dans cet état. Et le comble, c’est qu’elle avait pris une grosse voix pour prononcer sa phrase ! Elle l’avait rendue encore plus hilarante. Mais, il ne s’attardait pas sur le fait qu’il trouvait cela drôle, en vrai, il regardait la femme rire à s’en tenir les côtes et à gorge déployée avec un regard amusé. Tant de sentiments qu’il n’avait pas ressentis depuis si longtemps. Aaah. C’était si agréable. Si Carmen le voyait comme cela, elle l’aurait déjà puni, l’horreur ! Bah, le brun osait penser qu’il pouvait bien être « heureux » en dehors de cette maudite guerre. Après tout, il n’était qu’une machine. Le voilà qu’il retombait encore dans ses pensées morbides… Pourquoi fallait-il qu’il pense à cela alors qu’il était en présence d’une jeune fille pleine de vie et de joie. Elle qui ne connait pas la guerre qui fait rage en ce moment. Cette maudite guerre. Son sourire était parti, encore une fois. Alors qu’il se baffait mentalement pour arrêter de penser à son quotidiens, Gwenaëlle avait repris la parole.

« Ce serait dommage, votre prénom est si joli. J'accepte de vous tutoyer. Mais à une seule condition. »

Son prénom ? Joli ? Vraiment ? C’était bien la première fois que l’on lui disait cela. Cela ne lui déplaisait pas du tout. Cependant, la fille avait froncé les sourcils après qu’elle ait accepté d’arrêter de le vouvoyer. Il attendait la suite, silencieux comme depuis tout à l’heure. A croire qu’il devenait muet ! Ce serait hilarant. Vraiment. Stefanu regardait la rousse avec un regard rempli d’interrogations. Quelle est la condition qu’elle allait lui imposer ? Il espérait que ce ne soit pas un truc grave, quand même…

« Je veux que vous en fassiez de même. Je ne vois pas pourquoi je devrais être privilégiée. »

…Avait-il bien entendu ? La tutoyer en retour ? Il ne savait pas s’il allait pouvoir le faire, sincèrement. Mais, c’était une condition s’il voulait qu’elle arrête de le vouvoyer. Ses joues se teintaient doucement d’une jolie couleur rouge. Bien évidemment, il essayait de dissimuler ses maudites rougeurs qui étaient venues s’incruster sur ses joues pâles. Doucement, il relevait la tête – qu’il avait baissée pour se cacher désespérément – puis, il prenait une inspiration silencieuse avant de répondre Gwenaëlle.

« D’accord, je vous- euh, je te tutoierais, à partir de maintenant. »

Il était affreusement gêné. Puis, il retombait dans ses pensées macabres. Le brun se demandait s’il allait pouvoir tutoyer Carmen, un jour. Non, sûrement pas. Elle le tuerait juste dans la minute où il lui aurait posé la question. C’était triste. Mais, il ne pouvait s’empêcher de sourire – bien qu’il soit triste. Le silence était retombé, maintenant. Cependant, il n’était pas lourd. Non. Il était comme celui de tout à l’heure ; agréable. Stefanu fermait doucement les yeux. Puis, il les avait rouverts. C’était tellement bien d’être ici. Il se sentait à l’abris de cette guerre. Loin des Noés, des Exorcistes, des autres. Il était juste bien ici. Alors que le silence continuait, le brun avait entendu un bruit de froissement. Il tournait la tête vers sa nouvelle amie – avait-il le droit de la nommer comme cela ? – pour voir qu’elle avait étalé ses jambes devant elle et qu’elle regardait le ciel caché par les feuillages. Elle avait l’air de réfléchir. Mais Stefanu n’osait pas lui poser de questions. C’est comme s’il ressentait le fait qu’elle soit libre, un court instant, mais libre quand même. Un peu comme lui, au final.

« Je peux te poser une question, si ce n'est pas trop indiscret ? Pourquoi es-tu venu en Bretagne ? Ça fait deux questions du coup, désolée. »

Alors là, il ne s’y attendait pas du tout. A vrai dire, il avait même un peu sursauté quand la rousse lui avait posé la question, tellement il était « subjugué » par cette fille aussi rayonnante que le soleil. Bien évidemment, il lui répondait avec un doux sourire sur le visage.

« Ma maîtresse a décidé de prendre des vacances ici. Et elle m’a demandé de venir avec elle. Ça me fait plaisir qu’elle me l’ait proposé, après tout, cela fait assez longtemps que je ne suis pas venu en France. Même si c’est pour la servir, je suis heureux d’être ici. »

Un sourire nostalgique était encré sur son visage. Bien qu’il ait vécu au sud de la France – en Corse – le jeune homme était heureux d’être sur son pays natal. Oui, cela lui faisait un bien fou. Même s’il n’avait jamais été en Bretagne jusqu’à ce jour.

« Et toi ? Tu vis ici, non ? Parles-en moi un peu plus, de la Bretagne ! Et puis, si ça se trouve, tu habites près de là où ma maîtresse loge ici ! »

Il était tellement heureux qu’il « priait » pour que l’endroit où Gwenaëlle vit soit prêt de là où Carmen et lui logent. Ce serait tellement bien ! Il irait lui présenter et peut-être que… Non mais. A quoi pense-t-il ? Si Carmen venait à savoir qu’il avait fait copain-copain avec un humain, ce serait la fin pour lui.

Hors RP.:
 

 
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Mer 24 Sep - 16:52
Servir. Je n'aime pas ce mot. On croirait entendre parler de l'esclavage. Surtout sortant de sa bouche. Je fronce les sourcils. Inconsciemment, je m'inquiète. S'il je devais choisir une seule chose à haïr, ce serait le fait de forcer les gens à faire ce dont ils n'ont pas envie. A mes yeux, la liberté est ce qu'il y existe de plus important. Alors, qu'il ait été forcé de venir me contrarie. Même si bien sur je suis contente qu'il soit là, assis à mes côtés. J'aimerais l'interpeller sur ce point, mais ça ne me concerne pas. Et puis, s'il dit qu'il est heureux, je le crois. Je défronce mes sourcils, et essaie de reprendre mon sourire habituel. Mais mon trouble ne disparaît pas. Au contraire, c'est une raison de plus pour que je le fasse sourire, et peut être même rire.
Je l'écoute poser ses questions, amusée. Je doute que j'habite au côté de sa « maîtresse » puisque le couvent est loin de tout. On ne sait jamais, être en contact avec la civilisation pourrait nous causer du tort. C'est vrai que c'est dangereux d'avoir des amis et de connaître le bonheur. La colère monte en moi, incontrôlable, et je commence à arracher l'herbe à mes côtés, sans vraiment y penser.

« Veille chouette ! »

Je ne me rends pas compte que mes paroles sortent. Elles sont chargées de reproche, teintées de haine. Je m'en prends à l'herbe de plus en plus fort. Je veux lui faire du mal. Je veux que quelque chose paie pour les deux ans que je viens de passer.
Une main réconfortante vient se poser sur mon épaule. Je sursaute et regarde mon ami. Durant quelques instants, je l'avais presque oublié. Je rougis jusqu'aux oreilles et fixe mes mains, que je tords lamentablement, l'air penaude. Lorsque je m'énerve, plus rien ne compte. Je suis comme dominée par ce sentiment. C'est pour cela que j'essaie toujours de garder mon calme, de rester souriante et de voir le bon côté des choses. Quand j'étais petite, je me suis énervée une seule fois, contre un garçon de mon âge, et j'ai bien failli le tuer. Je frissonne en me souvenant de cette histoire.
Stefanu me regarde toujours. Je me souviens alors qu'il m'avait posé une question. Que voulait-il savoir déjà ? Ah oui ! Où est ce que je vis.

« Excuse moi, je ne voulais pas ... »

Je balais l'air des mains, désignant le bout de terre abîmé à mes côtés.

« Pour répondre à ta question, oui, je vis ici. Je suis une bretonne pur souche. J'imagine que tu l'avais deviné en voyant la couleur de mes cheveux. »

Je souris dans le vague. Mes cheveux ont toujours fait forte impression. Et mon habit noir de nonne, loin de les cacher, les met encore plus en valeur. C'est devenue une revanche personnelle sur la Mère Supérieur et mes parents qui ne rêvent que d'une seule chose, me faire oublier.

«  Je vis dans le couvent sur la colline. Je doute que ta maîtresse vive à côté. En vérité, il n'y a rien a côté, si ce n'est la forêt. »

Je désigne l'étendue face à nous des bras. Et comme pour me répondre, le vent souffle dans les arbres. Il n'y a vraiment qu'ici que je me sens bien, libre.

«  Je veux bien te parler de la Bretagne, mais que veux tu savoir ? Car c'est plutôt vaste comme sujet. Il y a les légendes, les paysages, les Bretons et la mer. Tout est important. »


Je me tais et réfléchis à un moyen de lui faire comprendre ce que je veux dire.

« Si je devais décrire mon pays en quelques mots, je dirais : mystique, belle, capricieuse, humide »

Je ris en prononçant ce mot là. Pour être humide, c'est humide. Il pleut presque tous les jours. D'ailleurs, je suis étonnée qu'il fasse toujours beau.

«  Unique. » Mes yeux pétillent de bonheur.
«  Si tu veux, je peux te faire découvrir les environs ? Je crois que je suis enfin réveillée comme il faut »

Il me fixe tout sourire, et je rougis.

« Excuse moi, je n'arrête pas de parler depuis tout à l'heure. Et je te propose plein de choses comme ça, sans savoir ce dont tu as vraiment envie. »

Je rabats mes genoux devant moi et pose ma tête dessus, enfouissant mon visage dans ma robe, pour cacher ma gêne.
Finalement, je ne ressors que mes yeux et le fixe au travers du rideau de mes cheveux.

« Alors, que veux tu faire ? »




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Mar 30 Sep - 17:16

 
© Yamashita sur Epicode
ft. Gwenaëlle.

 
Un "ange" et une celte.

 

 
Stefanu continuait de regarder la bretonne. Il était réellement subjugué par cette fille. Elle qui ignore tout de la guerre qui se passe en ce moment. Et elle ne devait pas savoir sa réelle nature, mine de rien, le brun aimait déjà beaucoup Gwenaëlle. Après tout, il la considérait déjà comme une amie. Sa précieuse amie. Alors qu’il observait les traits du visage de la rousse, il voyait qu’elle fronçait les sourcils. C’était peut-être avec ce qu’il avait dit ? Sûrement. Dans tous les cas, il n’avait pas le choix de servir. Il n’était qu’une foutue machine à tuer. Ah. Ses sourcils se défronçaient et elle recommençait à sourire. Dommage que celui-ci n’était pas naturel. L’akuma sentait comme un malaise sur son visage. D’un coup, il s’en voulait un peu d’avoir dit qu’il était un « serviteur ». Puis, l’atmosphère s’était un peu alourdie. Stefanu voyait Gwenaëlle arracher l’herbe à côté d’elle, non pas d’une manière infantile, mais plutôt haineuse. Le corse ne savait pas vraiment comment faire pour enlever cette haine à l’intérieur de la jeune demoiselle. Mettre sa main sur elle ? Non, elles étaient bien trop sales pour ça. Essayer de lui parler ? Oui, mais de quoi ? Parce qu’il n’allait pas dire quelque chose qui ne voulait sûrement rien dire. Alors qu’il réfléchissait à une façon d’enlever la haine de la bretonne – qui est si gentille – celle-ci disait clairement.

« Veille chouette ! »

Hein ? De qui parlait-elle ? Sûrement pas de lui, puisqu’elle avait dit « vieille ». Quelque chose devait énerver la jeune femme dans ce monde. Et ce, énormément. Il voulait ouvrir la bouche pour lui dire quelque chose. Mais aucun son n’était sorti. A vrai dire, il ne savait pas du tout quoi dire. Après tout, le brun n’avait jamais entendu autant de haine et de reproche dans la voix de quelqu’un. Et Gwenaëlle avait été la dernière personne qu’il aurait soupçonnée pour ce genre de chose. Enfin, jusqu’à maintenant. C’est alors qu’il se lançait. Sa main se posait délicatement sur l’épaule de la rousse. Sa façon de poser sa main sur son épaule se voulait réconfortante. Stefanu s’inquiétait vraiment pour son amie, actuellement. Elle avait sursauté à son contact. Sûrement trop perdue dans ses pensées ? C’était même sûr, cela lui arrivait souvent. Donc, il savait ce que cela faisait. Le regard inquiet du garçon était fixé sur le visage de Gwenaëlle qui rougissait et qui se tordait doucement les mains. Elle avait un air penaud. A ce moment, le seul mot qui venait dans la tête pour décrire la fille était « adorable ». Vraiment, cette fille faisait renaître en lui tous ces émotions dont il n’avait plus le droit – du moins, c’est ce qu’il pensait depuis qu’il était devenu l’une des machines du Comte Adam. Doucement, elle désignait la terre abîmée à ses côtés pour ensuite balayer l’air de sa main. Et elle s’excusait. Stefanu lui avait donc offert un magnifique sourire pour la rassurer, lui dire que ce n’est rien, qu’elle n’avait pas à s’excuser pour ça. Et elle avait doucement enchaîné ses paroles. Le brun la laissait parler, après tout, sa voix était une jolie mélodie à ses oreilles.

« Pour répondre à ta question, oui, je vis ici. Je suis une bretonne pure souche. J'imagine que tu l'avais deviné en voyant la couleur de mes cheveux. »

C’est vrai. On lui avait souvent dit dans son ancienne vie que les bretonnes étaient rousses. Et, aujourd’hui, il avait l’occasion d’en voir une pour de vrai et en plus, d’être ami avec. Ah, il espérait que sa famille soit fière de lui, de là où elle était. Il n’osait pas encore parler. Non, ce n’est pas qu’il n’osait pas. En vérité, Stefanu était juste envoûté par cette fille. En peu de temps, elle avait réussi à le faire sentir humain. Elle avait réussi ce qu’il pensait être impossible. Elle avait réussi à lui faire oublier son quotidien de machine de guerre. Il devrait penser à la remercier, un jour.

« Oui, je l’avais deviné, c’est vrai. »

Un sourire franc ornait son visage. Alors qu’elle enchaînait, Stefanu avait tilté sur une chose. Elle vivait dans le couvent ? Cet endroit qu’on lui avait souvent parlé quand il était jeune ? Ah, horrible. D’un coup, Stefanu voulait s’excuser d’avoir posé la question. Son sourire se transformait doucement en une moue triste. Cette fille était si gentille, alors pourquoi vivre dans un couvent, éloigné des autres et n’ayant que pour endroit merveilleux la forêt qu’elle montrait du bout de ses bras. Le vent soufflait doucement. Il secouait la tête pour enlever cette tristesse qui montait en lui. Le brun ne voulait pas que la rousse pense qu’il ait pitié d’elle, alors que ce n’est pas le cas. En tout cas, il sentait que la jeune femme se sentait libre ici, dans cette forêt. Et juste cela le rassurait. Au moins, elle avait un endroit où se réfugier, non ? Stefanu se raclait doucement la gorge, puis, Gwenaëlle avait repris en lui demandant ce qu’il voulait savoir sur la Bretagne. Elle avait raison, c’était un sujet vaste, les légendes, les paysages, les habitants et la mer. Tous ces sujets l’intéressaient plus que tout. Il réfléchissait à ce qu’il voulait ce qu’elle lui raconte en premier, après tout, il y avait tellement de choix qu’il fallait bien se décider un jour ! Puis, elle commençait à décrire son pays. Stefanu ressentait toute la joie que la jeune femme avait en parlant de la Bretagne. Ses yeux pétillaient. Le brun en était convaincu, s’il enlevait le couvent où elle logeait, Gwenaëlle adorait plus que tout cet endroit. Un vague souvenir de la Corse lui venait en tête. Ah, il y retournerait bien, un jour. Puis, il sortait doucement de ses souvenirs avec la belle rousse qui lui proposait de lui faire découvrir les environs. Son sourire revenait, alors que la bretonne rougissait. Vraiment trop mignonne.

« Excuse-moi, je n'arrête pas de parler depuis tout à l'heure. Et je te propose plein de choses comme ça, sans savoir ce dont tu as vraiment envie. »
« Ne t’en fais pas. J’aime beaucoup entendre ta voix. En plus, tu es vraiment adorable quand tu parles de la Bretagne, ça donne envie d’y vivre ! »

Alors que l’akuma avait sorti cette phrase – en toute innocence, s’il vous plait ! -, il voyait la jeune femme rabattre ses genoux devant elle pour y déposer son visage dessus. Sûrement pour dissimuler ses joues rosées et sa gêne. D’ailleurs, Stefanu aussi était gêné, il venait de se rendre compte de la phrase qu’il avait sorti, doucement, il passait sa main dans ses cheveux, les joues roses. Mais, il ne la lâchait pas du regard. Lentement, elle sortait ses yeux de sa robe pour le regarder et lui proposer ce qu’il voulait faire. Ce qu’il voulait faire ? Rester avec elle.

« Je veux visiter un peu les alentours et… rester avec toi. »

Ses joues avaient pris une teinte cramoisie alors qu’il détournait la tête, gêné.

 
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Mer 1 Oct - 19:06
Mes joues me brûlent. Il fait chaud, non ? Pourtant nous sommes à l'ombre. Je ne comprends pas d'où ça peut venir. Lui ne me regarde plus. Le silence se fait pesant pour la première fois de la journée. Je voudrais parler, mais ma voix refuse de sortir. Le mieux, c'est encore de bouger.
Je me lève avec souplesse, et enlève la poussière de ma robe. Puis je lui tends la main. Je dois bien avouer que mon geste n'est pas très assuré, mais j'essaie de ne pas lui montrer. Au contraire, je lui souris.

«  Et bien, en avant pour cette promenade alors. »

Il la saisit avec douceur et se lève à son tour. Sa main est grande et chaude. La mienne a l'air ridiculement petite. Je fixe nos deux mains encore quelques secondes, puis la gêne m'envahis. Je l'enlève avec rapidité. Puis je plaque mon bras contre mon corps.

«  Hum.. oui donc, je disais. On ferait mieux de laisser nos sacs là pour ne pas être encombrés. »

Je me rends compte que je ne disais rien, et croise les doigts pour qu'il ne le relève pas. Je sors un cordon d'une des poches de ma robe et m'attache les cheveux, ce qui n'est pas chose facile. Je serai beaucoup plus à l'aise comme ça. Vérifiant qu'il me suit, j'avance et commence à me promener. Je n'ai pas de parcours en tête. De toute façon, je connais cette forêt comme ma poche, il n'y a donc aucun risque pour qu'on se perde. Enfin... presque aucun. Les jeux de lumières sont magnifiques. Une raison de plus pour laquelle j'aime cet endroit.
De temps en temps, je lui jette des regards. C'est pour vérifier qu'il me suive bien. Ou du moins, j'aimerais m'en convaincre. Mais, il y a quelque chose d'autre. Je n'arrive pas à détacher mon regard de son visage. Il est beau. Stop. J'ai dit quoi là ? Il est beau ? Je suis pas censée être une brebis égarée ? Le genre de femme qu'on brûle en hurlant aux sorcières ? Envoutée par toutes ces questions, je ne fais plus attention au chemin. Résultat, je me prends les pieds dans une racine et trébuche.

« Oh mon... »

Aie. Et bien, heureusement que mon meilleur ami le sol est là pour me rattraper. Toujours fidèle au poste ! Je me relève tant bien que mal et le vois face à moi. Il est inquiet. Et cette inquiétude fait mal à voir. Je dois avouer que mon cœur loupe un battement en le voyant. Mais ce doit être du à la chaleur. Et aussi la chute.

« Tout va bien, ne t'inquiète pas. Il va falloir t'y faire, je suis on ne peut plus maladroite. »

Je me relève, souffle sur la mèche qui tombe devant mes cheveux avant de  lui sourire. Puis je reprends mon chemin l'air de rien. Nous croisons quelques animaux. Je les lui montre du doigt et les nomme, toute fière de moi.
Puis vient une première goutte. Suivie d'une deuxième. Et très rapidement, c'est le déluge. Hum. Je savais que je n'aurais pas dû me réjouir du beau temps. Il nous faut nous abriter avant de tomber malade. Mais si je l'emmène au couvent, je peux dire adieu à la vie. Et ça peut paraître débile, mais moi la vie, je l'aime bien. Je réfléchis, immobile et trempée. Je sais !

«  Suis moi »

Je lui attrape la main et commence à courir. Je sais ou nous pouvons nous mettre au sec. Un peu plus loin, nous devrions tomber sur une construction de pierre, un vestige du passé. Un lieu chargé d'histoire et de significations. Bah, les dieux ne nous en voudront pas pour si peu, si ?
Nous finissons par l'atteindre, et nous réfugions. Je tiens toujours sa main.

«  Et voilà. Je pense que nous pouvons rester ici. Plus qu'à attendre que la pluie cesse. »

Mes cheveux sont dans un état pitoyable. Parfois, j'ai vraiment l'impression qu'ils sont vivants, et qu' ils n'ont qu'un seul but, me ridiculiser. Je les détache pour les laisser voguer à leur occupation. C'est à ce moment que je réalise ce que je faisais. Mes joues s'empourprent à nouveau. Il va finir par penser que je suis folle.
Je lui tourne le dos et fais mine d'être très intéressée par la pierre. Son contact est froid et humide. J'y colle mon visage, espérant calmer le feu de mes pommettes.
Un courant d'air s'engouffre et me fait frissonner. Il ne faut pas longtemps pour que j’éternue, et ce tout en grâce et en délicatesse.
La pluie quand à elle, redouble d'intensité. Nous risquons d'être coincés ici pour un long moment.




Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Jeu 13 Nov - 0:57

 
© Yamashita sur Epicode
ft. Gwenaëlle.

 
Un "ange" et une celte.


Le silence pesait entre le jeune homme et la jeune femme. Ses joues étaient toujours en feu, plusieurs fois Stefanu avait ouvert la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sortait. Aucun son ne voulait sortir. Le brun se sentait mal à l’aise – pas que Gwenaëlle était de mauvaise compagnie, loin de là ! C’était juste de la timidité qui faisait de l’effet sur son corps et ses réactions. Parfois, il jetait quelques œillades à la rousse. L’akuma était toujours autant gêné. Comment faire pour enlever ce silence pesant ? Devrait-il faire quelque chose de particulier ? Doucement, il passait sa main dans ses cheveux, non, il ne savait vraiment pas quoi faire. Pour la première fois depuis longtemps, le corse avait exprimé une envie. Celle de rester avec la bretonne. Mais était-ce suffisant pour le combler ? Après tout, il sentait son cœur tambouriner au fin fond de sa cage thoracique. Normalement, il ne devait pas avoir de cœur. Du moins, il s’en était persuadé. Mais il fallait croire qu’il avait tort, encore une fois. Le jeune homme était tellement perdu dans ses pensées qu’il n’avait pas entendu la charmante demoiselle se lever. Puis, elle s’était mise en face de lui – qui demeurait assis – sa main tendue pour qu’il la prenne. Ses yeux rouges se relevaient pour regarder la jeune femme, qui lui disait qu’ils partaient pour une promenade. Puis il lui prenait doucement sa main pour se relever. Boum boum. Son cœur battait affreusement vite à ce contact. Sa petite main dans la sienne. Sa main pure dans la sienne souillée. Il se redressait doucement. Mais une fois debout, Stefanu ne voulait pas lâcher la main de Gwenaëlle, qui lui souriait gentiment. Son sourire. Le brun avait remarqué qu’elle fixait leurs mains, il faisait de même, en réalité. Boum boum. Ses joues restaient colorées de rose. Il avait chaud à son visage. L’akuma était gêné. Et la jeune femme aussi, apparemment, puisqu’elle lâchait sa main juste après pour plaquer son bras contre son corps.

«  Hum.. oui donc, je disais. On ferait mieux de laisser nos sacs là pour ne pas être encombrés. »

Elle ne disait rien juste avant. Mais Stefanu ne relevait pas. Il savait que c’était parce qu’elle était gênée. Très gênée. Un doux sourire s’affichait doucement sur le visage du brun, alors qu’il la regardait s’attacher les cheveux avec un cordon. Boum boum. Etrangement, la machine de guerre trouvait la rousse affreusement belle, les cheveux attachés. Son sourire demeurait sur son visage. A force, il pensait qu’il allait finir par avoir une crampe aux joues. Après tout, il n’avait pas souri comme cela depuis qu’il était dans cet état. Le brun remarquait que la jeune femme s’était mise à marcher – elle avait avant regardé si le garçon le suivait. Stefanu secouait doucement la tête pour faire en sorte de se calmer et allait se mettre aux côtés de la bretonne. Il y avait encore un silence, mais celui-ci était agréable. Parfois, il donnait des petits coups d’œil sur le côté pour regarder le visage de Gwenaëlle. Non, vraiment, il la trouvait magnifique. Le brun ne faisait plus attention à ce qui l’entourait – enfin, il prenait soin de ne pas se cogner ou autre. Il passait une nouvelle fois sa main dans ses cheveux et il remettait sa veste verte correctement sur ses épaules. Il était tellement prit dans sa contemplation qu’il n’avait pas réalisé que Gwenaëlle venait de se ramasser sur le sol. Une moue inquiète se forme sur le visage du jeune akuma. Est-ce qu’elle allait bien ? C’était bien la question qu’il voulait lui poser, alors qu’elle se relevait. Mais, la rousse l’avait devancé – décidément – en lui disant qu’il ne devait pas s’inquiéter, que cela allait arriver souvent, puisqu’elle est assez maladroite. Sa moue inquiète restait sur son visage. Bien évidemment, il continuait de l’observer, elle venait de souffler sur une mèche de cheveux qui lui tombait sur le visage avant de lui sourire. Il voulait faire quelque chose, lui reprendre la main pour éviter qu’elle tombe de nouveau, par exemple ! …Lui reprendre la main ? Boum boum. Son cœur s’emballait de nouveau juste à l’idée de prendre de nouveau la délicate main de la jeune femme dans la sienne. Stefanu restait cloué sur place. Les rougeurs revenaient sur ses joues. Le corse secouait de nouveau la tête avant de revenir aux côtés de Gwenaëlle qui s’était remise en route.

Sur le chemin, ils avaient rencontrés des animaux que la rousse lui pointait du doigt pour ensuite les nommer. Un sourire attendri ornait le visage de l’akuma. Doucement, le brun sentait quelque chose de mouillé lui arriver sur le visage. Son réflexe fût de lever la tête vers le ciel qui était maintenant gris. Il pleuvait. Et pas qu’un peu, un vrai déluge ! Quand il était plus jeune, on lui avait souvent dit qu’il pleuvait comme pas permit en Bretagne. Bien évidemment, lui, il avait vécu dans un climat plutôt sec, la pluie ne venant que rarement en Corse. Stefanu avait plus connu le soleil que la pluie, donc pour le coup, être trempé n’était pas dans ses habitudes. Alors là, pas du tout. Vaguement, le brun avait entendu Gwenaëlle lui dire de la suivre. Et bien sûr, elle lui attrapait la main juste après. Boum boum. Boum boum. Boum boum. Boum boum boum boum. Son cœur battait à la chamade, pas à cause de la course – enfin si, en partie – mais au contact de la main dans la sienne. Alors qu’il regardait devant lui, l’akuma voyait l’endroit qui allait les abriter. Une construction en pierre. Sûrement quelque chose d’historique, voire plus. Mais il ne s’en souciait pas. Tant qu’ils étaient abrités, tout allait bien. Alors que Stefanu reprenait doucement son souffle, la main de la rousse était toujours dans la sienne et ce n’était pas pour autant qu’il allait la lâcher, ça non.

«  Et voilà. Je pense que nous pouvons rester ici. Plus qu'à attendre que la pluie cesse. »
« Oui, j’espère que tu ne vas pas attraper froid, par contre… »

Aah, il faisait passer la santé de la jeune femme avant la sienne, il en avait pris l’habitude à force de servir les Noés. Leur bonheur et leur santé avant la sienne. C’était comme ça. Doucement, le brun sentait la main de la rousse se détacher. Ses yeux rouges se tournaient directement vers la bretonne. Elle se détachait les cheveux. Boum boum. Elle était vraiment jolie. Ses cheveux avaient l’air d’avoir pris un peu de volume à cause de la pluie. Alors qu’il allait mettre sa main dans la chevelure de feu qui l’intéressait tant, Gwenaëlle lui tournait le dos pour coller son front contre la pierre. Bien évidemment, le corse avait entendu l’éternuement de la jeune femme alors que la pluie redoublait d’intensité. La main du garçon se tendait pour atterrir sur l’épaule de la rousse. Et doucement, il l’attirait vers lui pour la serrer contre son corps. Il frottait doucement le dos et les bras de la femme, dans l’espoir qu’elle ait moins froid.

« Désolé si ça te gêne, je ne veux pas que tu ais froid. »

Boum boum. Son cœur battait de nouveau à la chamade et il priait pour que la bretonne ne l’entende pas.

 
avatarInvitéInvité
Revenir en haut Aller en bas
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Sam 13 Déc - 20:01
Alors que je cherche un peu de réconfort au près de le pierre, je sens le jeune homme me prendre dans ses bras. Je ne comprends pas tout de suite. Me retrouver ainsi contre son torse me met dans tous mes émois. Mon esprit court dans tous les sens. Je ne devrais pas faire cela. Je devrais par... je m'arrête brutalement de penser, et je laisse mon cœur agir. Je sors mes bras de son étreinte et les passe autour de son corps, collant ma tête à son torse. Ainsi, on aura moins froid. Le temps passe et nous restons immobiles. J'écoute sa respiration et les battements de son cœur. Ils sont rapides et forts. Comme s'ils résonnaient à l’intérieur d'une boîte vide. Quelle drôle d'idée voyons. Entre ses bras, je suis bien.
Rester debout me fait mal aux pieds. Je dessers mon étreinte et les fixe, réalisant que je n'ai toujours pas de chaussures, si avec ça je ne tombe pas malade. Puis je vois ses pieds, presque collés aux miens. Je me sens rougir jusqu'aux oreilles. Restons calme. Ce ne sont que des pieds, pas besoin de s'attarder.

  «  On devrait peut être s’asseoir. La pluie n'a pas l'air de vouloir se stopper. »

Je souris, mais ne le regarde pas, beaucoup trop gênée. Un mot me vient en tête, mais je le balaye d'un revers de la main. Nous nous asseyons, dos à la pierre. Je frissonne en la touchant, mais peu importe. Je fixe le jeune homme. Lui aussi semble mal à l'aise. Je réalise que sa compagnie a quelque chose de rassurant. Comme si plus rien ne pouvait plus jamais m'arriver. Ce qui est amusant, étant donné que je ne sais rien de lui. Il n'est qu'un étranger. Mais d'ailleurs, pourquoi ne pas profiter du temps qui nous est donné pour le connaître un peu plus ? Je réactive mon cerveau et commence à chercher des questions, en mâchouillant une mèche de cheveux. Mais à peine l'ai je remis en marche que ma raison revient elle aussi. Peu à peu je me gronde moi même. Je n'aurais jamais du faire une chose pareille. Mais c'était anodin, c'était pour me réchauffer. Bien sur que non, ce n'était pas anodin, et je le sais très bien. Je sais aussi qu' écouter mon petit cœur d'imbécile heureuse ne m'a jamais aidée. Au contraire. Je me suis retrouvée prisonnière d'un atroce couvent. D'autant plus que je ne reverrai peut être jamais Stefanu. Alors, à quoi bon s'attacher ? A quoi bon vouloir le connaître ? L'espoir. Celui de le recroiser. Celui de m'enfuir d'ici. Il faut pourtant que j'arrête de croire. Car la déception est beaucoup trop douloureuse.

Je me lève d'un bond et recule. Fixant le sol, j'essaie de formuler une phrase, d'expliquer mon geste. Mais les larmes me montent aux yeux. Non, je ne dois pas pleurer. Dehors, il pleut toujours autant. Je ne peux pas m'enfuir. Malgré tout, je le dois. Je dois fuir ce quelque chose qui est en train de se créer avec de le regretter. Je jette une phrase, la crachant plus qu'autre chose.

  «  Je dois partir. »

Mensonge éhonté. Rien ne me force à rentrer maintenant. Rien, si ce n'est ma raison. Je pars d'un pas lourd sans me retourner, sans lui jeter le moindre regard. Je ne suis qu'une imbécile. Dans ma poitrine, quelque chose se tord et me fait mal. Mais je sais que ceci n'est rien à côté de ce que j'aurais ressenti si je m'étais plus attachée encore. Peu à peu, je me mets à courir, essayant en vain de m'enfuir.
Mes larmes coulent, se mêlant aux gouttes de pluie. Je finis par m'arrêter. Me voilà revenue au point de départ. Cette journée tourne en rond. Non. Elle avançait à son propre rythme avant que je me décide à tout gâcher. Mais quelle imbécile. Je donne un coup de poing dans le tronc à mes côtés, m'entaillant la main. J'ai mal. Mais ce n'est rien à côté de cette impression de suffoquer, de me noyer. Pourquoi faut il qu'aimer soit aussi douloureux ?

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici. Je lève les yeux vers la cimes des arbres et remarque qu'il fait nuit. Et mince, je vais me faire gronder. Je réussis à me retrouver dans la forêt, et même a retrouver mes sacs. Les affaires de Stefanu ne sont déjà plus là. Il a dû être obligé de partir, je ne sais pas. Je récupère mes courses et mes chaussures et rentre au couvent, épuisée.



© Halloween






Cadeaux ♥♥:
 
Moodboards:
 
† Nouvelle Née †

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vivre de nouveau
Aime:
N'aime pas: avatar
Laoghaire Loiseau† Nouvelle Née †

Sing me a song of a lass that is gone,
Say could that lass be I



Merci Nina ♥️

Signa par Wilma ♥️

Liri revit en #996699
Gwen parlait en #ff9900


▐ IRL Age : 21 ▐ Messages : 846 ▐ Autres Comptes : Sebastian – Lily – Nour – Eugénie – Maxence – Æsa – Jean-Jean – Alec – Léopoldine
Féminin
▐ RPG Age : 19 ans
▐ Personnalité : Libre
▐ Parcours RP :
12/4 : Indisponible.

wwwNausicaa [7/3]
wwwGabriel [6]
wwwTeena [7/3]
wwwBasile [3]
wwwAloïs [3]
wwwSvan & Célania [2]

wwwNausicaa [3]
wwwWilma [8]
wwwCélania [2]

MultiversNausicaa [12]
Multivers Eloi [3
Multivers ☼ Much People [2]

Rang C


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Un "ange" et une celte // PV Stefanu
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un "ange" et une celte // PV Stefanu
» Gâteau d'ange
» La cuisine de Mme de St-Ange: Malakoffs
» [Moka] Un ange avec des baskets
» Célia and flowers [Ange Ai Uri Custom House]Bas p.n°2

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D.gray'man HEART - Le Réveil du Coeur  :: Le Monde :: Europe :: France-
Sauter vers: