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Khrysalis est une grande école fondé quelque temps après la seconde guerre mondiale. Construite sur une île dans les caraïbes, elle accueille les humains et les Enigma, des êtres vivant possédant des pouvoirs ou ayant une race différente des humains. Les deux races ont encore du mal à se cotoyer sans méfiance mais la directrice est bien décidé de les faire cohabiter et les aider à se respecter les uns des autres. KHRYSALIS ACADEMY
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 alcohol ; pv jane

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alcohol ; pv jane
Ven 15 Mai - 11:23
no pleasure




Disparue. Envolée. Partie.
Elle t’a abandonné.
Elle a quitté ce monde, rejoignant ses ancêtres ; de nouveau réunie avec sa mère qu’elle chérissait tant. Dans le fond, c’est peut-être mieux comme ça ; enfin libérée de ce fardeau qui pesait sur elle et qu’elle ne voulait pas supporter. Être une apôtre ne l’a jamais ravie, tuer des humains n’a jamais été un plaisir. Peut-être vaut-il mieux la savoir morte qu’enchaînée à un destin dont elle ne voulait pas.

Cette simple pensée te donne une envie de destruction, de chaos total.
Le Mythe peut bien mourir, tu t’en moques. Mais pas Nina. Elle a emporté une partie de toi dans sa chute ; une partie de toi est morte avec elle.

Et voilà des semaines -ou est-ce des mois ?- que tu erres à travers le monde. Tu as perdu toute notion du temps depuis déjà longtemps. Mais depuis qu’elle n’est plus là, l’éternité te semble encore plus longue ; insupportablement longue. Sans elle, tu n’éprouves plus de plaisir à continuer. Alors tu es parti de l’arche ; le temps de t’éclaircir les pensées. Tu as même entendu parler de cette réception au manoir, mais tu refuses de t’y rendre. Et les autres ? Comment peuvent-ils penser à s’amuser alors qu’une de vos soeurs a disparu ? A quoi pense Adam ? Tu secoues la tête à cette pensée, daignant enfin relever la tête pour voir où tu te trouves.

Tes pas t’ont conduit jusqu’en Amérique. Étrangement, personne n’a cherché à te suivre ; Adam n’a sans doute pas jugé utile de te faire suivre par un autre Noé ou par des Akumas. Et c’est une bonne chose ; tu n’aurais pas toléré d’être dérangé dans ton “deuil”. A chaque fois que tu fermes les yeux, tu revois cette scène ; Scar, l’Akuma personnel de Nina, rentrant seul et annonçant la disparition du Mythe. Ainsi qu’un nom : Kanda Yû. Cet Exorciste de malheur… sa tête te revient. Il mourra lentement, dans la souffrance la plus insupportable.

Installé dans un petit bar -saloon, comme ils disent ici- tu dissuades toute personne voulant te parler d’un simple regard ; profondément noir et empli de haine. Tu t’étonnes d’ailleurs de ne pas avoir éradiqué l’espèce humaine de cette ville. Peut-être parce que Nina n’aurait pas voulu que tu tues des gens pour une raison aussi… futile.

Chaque jour qui passe, sa voix hante ta tête.
Elle te manque, elle t’a toujours manqué.
Et tu l’aimeras probablement jusqu’à la fin, qu’importe ce qu’en pense Joyd.

Tu auras passé toute la journée à boire, à t’en rendre complètement ivre. Le gérant hésite à te servir, te proposant une chambre pour te reposer. Un seul regard de ta part lui suffit à le convaincre de ne pas t’importuner ; il t’apporte une nouvelle bouteille de whisky. Personne n’ose plus te regarder, ou que en coin en chuchotant. T’aborder est une chose à ne pas faire, et les habitués l’ont visiblement compris ; il n’y a que la serveuse ou le gérant qui s’arrêtent prêt de toi. Mais jamais très longtemps, juste le temps de poser la nouvelle bouteille avant de fuir d’un pas rapide et soulagé. Et peut-être que ce n’est pas plus mal ; qui sait ce que tu pourrais faire si l’on te cherchait des ennuis ?

Tu décides enfin à te lever, estimant bon d’aller prendre l’air et fumer une cigarette tranquillement loin des discussions insignifiantes du saloon. Et c’est, devant le comptoir, que tu heurtes quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Tu ne saurais d’ailleurs dire qui à bousculer qui. Tu en viens même à vaciller ; à cause du choc ou de tout l’alcool ingéré, tu ne saurais le dire non plus. Tu te sens tomber avant de te rattraper au comptoir, poussant un grognement.

Et tu relèves la tête pour la voir ; une femme aux cheveux blonds habillée… comme un homme. Cela ne va pas sans te rappeler Nina qui, préférant amplement les vêtements simples, n’a jamais été très féminine. Ce qui faisait son charme. Tu te redresses, dévisageant cette jeune femme avant de la pousser sur le côté ; sans violence. Elle t’a semblé d’ailleurs si légère et si facile à écarter que tu te demandes si ta force de Noé n’est pas intervenue. Si Sheryl te voyait ignorer et pousser une femme ainsi, il en bondirait sûrement au plafond.

Et tu avances, titubant et manquant de tomber une ou deux fois, quittant le bâtiment pour le contourner et aller t’adosser contre le mur derrière. Une cigarette coincée entre les lèvres, tes yeux sont rivés sur le sol. Puis un bruit, une silhouette se dessinant sur ta droite.

« Tu me déranges, dégage. »




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Re: alcohol ; pv jane
Ven 15 Mai - 21:54
“ Boyau rouge ”
Lincoln était parti, et avait laissé un vide immense derrière lui. Bien-sûr, ils s'étaient promis de se revoir, un jour... à la croisée de leurs chemins peut-être ; ils avaient confié l'avenir de leur amitié aux mains du destin. Ils étaient confiants, du moins l'avaient été en apparence... leur pas les mèneraient à nouveau l'un à l'autre, un jour. Et pourtant, Jane avait le cœur lourd. Elle se sentait triste et surtout, se sentait terriblement seule. Partager le quotidien de ce cher Lincoln n'avait pas été de tout repos, loin de là : il avait même complètement bouleversé sa petite vie rangée dans sa ferme. Il leur avait fallu du temps pour se connaître — se reconnaître, plutôt — se jauger, s'apprivoiser et enfin, apprendre à vivre ensemble, à partager chaque instant que la vie leur avait réservée. Leurs différences les avaient rapprochés et leurs points communs n'avaient fait que consolider cette sympathie mutuelle qui, au fil des mois, s'était changée en véritable amitié ; solide à toute épreuve... Ou presque. Et c'est bien de ça dont se souciait tant la petite blonde : leur amitié avait résisté aux disputes, aux difficultés, à la fatigue et à l'ennui ; mais... Était-elle taillée pour survivre au temps ? Dans le cœur naïf de la fermière, cela ne faisait aucun doute. Elle n'avait jamais été du genre à s'en faire pour ce genre de notion abstraites et farfelues... Le temps ce n'était jamais qu'un mot se disait-elle souvent ; tandis que les fous rires qu'ils avaient eus raisonnaient encore dans sa tête, plus réels que jamais.

Il n'y avait pas à s'en faire, se répétait-elle comme pour s'en convaincre. Lincoln ne l'oublierait pas, tout comme, elle en était sûre ; Élise ne l'avait pas oubliée. Elle en tout cas, pouvait se le jurer : elle ne les oublierait jamais.

Hélas, ces fausses certitudes ne l'aidaient pas vraiment à gérer sa mélancolie passagère. Et pourtant, elle avait toutes les raisons du monde d'être heureuse ! Dans quelques jours, elle partirait enfin pour le grand bleu... Et pour le vieux continent dont les senteurs nouvelles lui chatouillaient déjà les narines tant elle les avait imaginées. Elle était à l'aube d'une vie nouvelle ; mais d'avoir passé sa vie à en rêver, elle n'avait pas mesuré à quel point c'était difficile de faire le deuil de tout ce qui avait bercé ses vingt-sept années de vie sur ces terres.

Alors, pour ce soir seulement ; elle s'était autorisée pour la première fois depuis longtemps un petit saut au saloon le plus proche de chez elle — à cheval, c'était presque la porte à côté —, pour pouvoir fuir rapidement dès que l'atmosphère lui serait trop pesante ; et ce sans avoir à faire trop de route pour retrouver le calme de son chez-elle. Un calme qu'elle fuyait, pour l'heure... Car ni Élise ni Lincoln ne seraient là pour l'accueillir.

Assise au comptoir, les yeux rivés sur son premier verre ; elle n'avait étrangement même pas le cœur à boire. Non pas qu'elle ait des goûts de luxe, loin de là ; mais ce que l'on servait ici était loin de casser trois pattes à un canard... Et quitte à se changer les idées à coup de boisson alcoolisée, autant qu'elle se fasse plaisir dans le procédé ; histoire d'avaler quelque chose qui ait un autre goût que celui de la flotte. Elle s'apprêtait d'ailleurs à le faire remarquer au gérant, ou tout du moins à la serveuse ; lorsqu'elle se fit bousculer par un homme qui à l'odeur, n'avait lui pas eu de mal à terminer son premier verre... Ni ceux qui avaient suivi. Tournant vers lui un visage surpris, ils se toisèrent un instant ; et Jane reconnu aussitôt celui qui d'après les murmures qu'elle avait entendu ci et là, avait passé sa journée à boire et menaçait d'un regard noir quiconque osait l'approcher. Si elle ne pouvait pas vérifier la seconde rumeur, la première se voyait néanmoins comme le nez au milieu de la figure : le simple contact l'avait fait vaciller, et il avait du se rattraper au comptoir pour ne pas tomber. Il suffisait d'un souffle un peu trop fort et elle ne donnait pas cher de son pauvre corps ; qui semblait puiser toutes les maigres forces qui lui restaient pour tenir sur ses jambes.

C'est pourtant avec force qu'il la poussa sur le côté afin de mieux se rendre au dehors ; puisque simplement la contourner relevait apparemment de l'effort surhumain. Habituée à ce genre de comportement de la part des ivrognes ; elle ne lui en tint pas rigueur, et l'observa se hisser plutôt difficilement jusque la sortie, où l'on apercevait dehors la journée qui s'achevait lentement, dans une flamboyante peinture céleste.

Oh non, soupira t-elle pour elle-même en le voyant disparaître. Il fallait qu'elle s'en mêle. Il avait l'air tellement abattu, malgré la menace qu'affichait clairement ses traits déformés par l'alcool ; si désespéré... Tout au bord du gouffre ; ou peut-être même déjà au fond. Et à ce rythme là, s'il gérait ce qui le mettait dans un pareil état en s'enfilant plus de verres qu'aucun homme ne pouvait supporter, il ne ferait pas long feu : Il serait un de plus ; un des tristes cas qui font la une des journaux du coin d'avoir été retrouvés morts au matin. Et pour avoir elle-même frôlé la mort quelques années plus tôt ; elle ne souhaitait à personne d'en arriver là.

« Gardez la monnaie, » fit-elle en déposant un billet de dix dollars sur le comptoir, non loin du verre qu'elle n'avait pas bu.

Ni une ni deux, elle s'élança à sa poursuite ; juste à temps pour le voir disparaître derrière le bâtiment. Lorsqu'elle le retrouva, il était adossé contre le mur, les yeux fixés sur le sol comme si même les lever au ciel était trop pénible ; une cigarette pincée entre ses lèvres.

« Tu me déranges, dégage. »

Il n'avait même pas prit la peine de la regarder, et le ton employé était équivoque... Si elle ne lui fichait pas rapidement la paix, elle y laisserait sans doute quelques plumes. Mais après tout, songea t-elle en haussant imperceptiblement les épaules ; elle n'était plus à ça près. Des coups, elle en avait encaissé et les avait même rendus ; et ça c'était parfois avéré être la meilleure façon pour un cœur en peine d'extérioriser sa douleur. M'enfin, si elle pouvait éviter d'en arriver là...

« Si tu veux mourir y'a des moyens beaucoup plus efficaces, » commença t-elle d'un ton désinvolte, préparée à être reçue de la sorte. « Comme attendre qu'une bande d'éméchés plus mal léchés qu'toi décident de t'faire la fête parce que tu les as un peu trop r'gardés d'travers. »

Elle avait l'habitude... Dans les saloons, des bagarres générales avaient éclaté pour moins que ça ; et lorsque l'on se trouvait au bord du coma éthylique, un seul coup pouvait suffire à passer de vie à trépas. Et compte tenu des regards qu'elle avait croisés en sortant de la petite bâtisse ; l'hypothèse n'était clairement pas à exclure.

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Re: alcohol ; pv jane
Dim 17 Mai - 11:12
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Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait une personne qui déroge à la règle ? Si l'on dit aux gens de ne pas traverser une voie ferrée, il y en aura un qui le fera. Si l'on demande à des enfants de ne pas toucher au gâteau sur la table, il y en aura forcément un qui le fera. Tout comme lorsque tu fais clairement comprendre aux gens que tu veux qu'on te laisse en paix, il faut qu'un gars un peu trop sûr de lui vienne te trouver. Sauf que, en l’occurrence, c'est une femme. Du coin de l'oeil, tu l'observes rapidement ; plus petite que toi, et dans la même tranche d'âge. Ton regard retrouve rapidement l'horizon après cette très brève inspection de ton interlocutrice.

« Si tu veux mourir y'a des moyens beaucoup plus efficaces. »

Tu hausses les épaules, secoué par un rire sarcastique. La mort tu l'as bien plus souvent fréquentée qu'elle ne le fera de toute sa vie. Et, en général, c'est toi qui la donne. C'est toi qui arrache la vie des corps ; tu ne comptes plus le nombre de vies que tu as arraché à leur propriétaire. Prendre celles de quelques ivrognes ne feraient qu'alourdir ton ardoise déjà bien remplie. Ton sang de Noé ne te laisse même pas vraiment de répit ; tu sens déjà les effets de l'alcool s'estomper lentement.

« Comme attendre qu'une bande d'éméchés plus mal léchés qu'toi décident de t'faire la fête parce que tu les as un peu trop r'gardés d'travers. »

Tu soupires, déjà agacé par le ton moralisateur de cette parfaite inconnue. Tu glisses ton regard vers elle, plantant tes iris dans ses yeux azurs. Tu y lis un courage que beaucoup de personnes n'auraient pas face à un étranger de mauvais poil. Mais c'est un courage mécanique ; si seulement elle savait ce que tu es, et ce dont tu es capable... son courage volerait en éclats.

« J'ai pas très bien compris en quoi ça te regardait. Laisse-les venir, si ça leur chante, je m'en moque. »

Ta cigarette termine lentement sa vie avant de finir au sol, écrasée par ta chaussure. Glissant une main dans ta poche, l'autre restant le long de ton corps, tu avances vers cette femme bien trop curieuse et indiscrète à ton goût. Tu la toises un moment ; elle est un peu plus petite que toi mais n'est, en rien, une frêle jeune fille. Drôle de mélange.

« Mêle-toi de tes affaires à l'avenir, ça pourrait t'éviter de tremper dans des histoires dangereuses. »

Tu la contournes, faisant quelques pas avant de voir surgir, au détour du bâtiment, un petit groupe de cinq personnes ; des hommes présents au saloon, sans aucun doute. Tu regardes par dessus ton épaule, trouvant le regard de la blonde sans trop de difficulté.

« Je vois. Tu étais là pour me distraire et permettre à tes amis de venir pour régler leurs comptes avec moi ? Tss tss. »

Tu reportes ton attention sur la bande d'éméchés, comme décrite par la blonde derrière toi. Trop fiers pour se laisser marcher sur les pieds par un étranger, visiblement. Tu hésites encore entre te laisser faire, et lutter. Peut-être que c'est une partie de ta punition pour avoir laissé la femme que tu aimais mourir. De toute façon, ta condition de Noé réparerait vite les dégâts. Tu sors la main de ta poche, écartant les bras pour inviter ces ivrognes à venir faire ce pour quoi ils sont venus.

Dans le fond, c'est peut-être mieux comme ça.




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Re: alcohol ; pv jane
Lun 18 Mai - 2:10
“ Dans ta gueule ”
Et pour toute réponse, il soupira. Ça aussi, elle s'y était attendu, à vrai dire. Elle ne se berçait pas d'illusion : elle savait pertinemment qu'elle était difficilement supportable lorsqu'elle s'autorisait ainsi à empiéter sur la vie des gens, alors qu'elle-même n'appréciait pas particulièrement que l'on en fasse de même avec elle. Ce besoin de liberté, toujours... Et cette maturité acquise trop vite et surtout, trop jeune ; et qui n'avait pas prit le temps de mûrir. Maturité ? Non. Une vieille enfant, plutôt. Toujours était-il qu'à force d'avoir du s'occuper de tout toute seule, elle avait finit par se sentir obligée de s'occuper des autres aussi. Parce que si elle ne faisait pas, qui le ferait ? Certainement pas les intéressés ; si elle en jugeait par celui qui se tenait devant elle, et qui lui adressait un regard perçant... Étrangement perçant d'ailleurs, pour quelqu'un qui avait passé sa journée à boire.

« J'ai pas très bien compris en quoi ça te regardait. Laisse-les venir, si ça leur chante, je m'en moque. »

Il avait peut-être raison, après tout, pensa la blonde. Se défouler à coup de poings et de pieds était une façon comme une autre de penser à autre chose que ce qui tourmentait ; mais dans l'état où il se devait probablement d'être, cela revenait au même que de lui donner un ticket pour un aller direct vers le Paradis. Ou l'Enfer. Et ça, il en était hors de question. Alors peu importait les menaces, peu importait le ton qu'il employait, peu importait même cette façon qu'il avait de la toiser avec agacement : monsieur avait visiblement besoin d'un chaperon, et monsieur aurait son chaperon. Un si bel homme ! Sa malheureuse était probablement en train de se faire un sang d'encre pour lui, à l'heure qu'il était.

Lorsqu'il eut finit sa cigarette, qui termina sa courte vie sous la chaussure du jeune homme ; il s'avança vers elle pour darder sur sa menue silhouette un sombre regard, pour la détailler plus longuement, ou peut-être dans une énième tentative de la dissuader de s'occuper de son cas. Elle en profita pour faire de même : y'a pas, ce drôle de type avait une sacrée belle gueule. Et par drôle de type, elle faisait bien sûr référence au fait qu'il ne ressemblait en rien aux habituels poivrots qui venaient pourrir dans ce bar plus par choix de vie que par nécessité.

« Mêle-toi de tes affaires à l'avenir, ça pourrait t'éviter de tremper dans des histoires dangereuses. »

Des histoires dangereuses ? Jane haussa un sourcil curieux, tandis qu'il la contournait, visiblement décidé à se défaire son insupportable compagnie le plus rapidement possible, quand bien même tenir debout sur ses jambes devait relever de l'exploit sportif. Qu'entendait-il par là ? Faisait-il référence à la mise en garde qu'elle lui avait adressé, où sous-entendait-il qu'il n'avait pas attendu qu'elle lui en parle pour se mêler à ce genre de vaines querelles ? Toujours était-il qu'il s'arrêta soudainement et trouva à nouveau le regard de la blonde, qui s'apprêtait tout naturellement à le suivre.

« Je vois. Tu étais là pour me distraire et permettre à tes amis de venir pour régler leurs comptes avec moi ? Tss tss. »

La remarque l'interpella aussitôt, et Jane vint se placer à côté du brun pour constater l'ampleur de la menace : cinq hommes, qui à en juger par leur démarche, n'avaient pas bu que de l'eau. L'ex cow-girl roula des yeux et poussa un long soupir, exaspéré et las qu'elle était aussi bien face aux soucis qui s'annonçaient qu'à la remarque du grand brun. Grand brun qui d'ailleurs semblait avoir jugé bon de s'offrir complètement au groupe belliqueux, prêt à recevoir leurs coups et probablement, aussi, à les rendre.

« Pas un pour rattraper l'autre, » souffla t-elle ; en retroussant néanmoins ses manches pour ne pas qu'on les lui tire et arrache si elle venait elle aussi à se castagner — ce qu'elle ferait très certainement. Se replaçant à niveau du jeune homme, elle l'interpella d'un léger coup de coude, pour lui signifier qu'elle était toujours là, et que non, elle n'avait certainement pas l'intention de prendre la fuite. « Vu ton état m'sieur grognon, pas b'soin d'te distraire pour t'en coller une. Même un boiteux p- »

On peut savoir qui tu traites de boiteux, catin ? »
Et c'est parti... » soupira la blonde en levant les yeux au ciel.
Quant à toi l'bellâtre, on va t'passer l'envie d'nous r'garder comme tu l'fais, » ajouta hostilement l'un des ivrognes.
Compte sur nous pour t'refaire l'portrait ! » surenchérit un autre comme pour donner un peu plus de consistance à leur menace.

Et lorsque le premier fut à quelques centimètres à peine de décocher le premier coup, Jane le devança et abattit son poing en plein dans la figure du malheureux qui, loin de se contenter de si peu pour être mit au tapis ; lui rendit bien habilement la frappe. En plein dans l'œil, celui-ci ; la blondinette s'en tirerait probablement avec un œil au beurre noire. Mais pour l'heure, sonnée par le coup, il lui fallu attendre le deuxième, dans le ventre, pour qu'elle réagisse à nouveau : c'est un coup de genou bien placé qu'elle asséna au pauvre malheureux qui se tenait devant elle, renforçant l'effet d'un coup du droit dans la mâchoire. Les poings, les coudes, les genoux, les pieds et même les dents : tout était bon pour se tirer de ce combat, et la fermière n'avait pas l'habitude de lésiner sur les moyens.

Dans le chahut, assaillit par deux couards, elle lança un regard en arrière vers son compagnon d'infortune ; aux prises avec le reste de la bande.

« Fait chier ! » siffla t-elle, frustrée de ne pas pouvoir lui venir en aide. « Tu t'en sors ?! » lui adressa t-elle tout de même.

Le proverbe disait vrai, pensa t-elle amèrement : « Attention à ce que tu souhaites, tu pourrais l'obtenir. »

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Re: alcohol ; pv jane
Mar 2 Juin - 9:38
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Alors que tu t'attendais à la voir partir ou se ranger sur le côté pour laisser ses congénères te donner une petite leçon, la blonde se range à tes côtés. Le tout en commentant ton état d'ivresse. Si seulement elle savait qui tu es et ce dont tu es capable... elle ne se donnerait pas autant de mal. Tu soupires, levant les yeux au ciel en écoutant ses commentaires.

« Vu ton état m'sieur grognon, pas b'soin d'te distraire pour t'en coller une. Même un boiteux p- »
« On peut savoir qui tu traites de boiteux, catin ? »
« Et c'est parti...  »
« Quant à toi l'bellâtre, on va t'passer l'envie d'nous r'garder comme tu l'fais ! »
« Compte sur nous pour t'refaire l'portrait ! »

Tu les regardes un à un, silencieux et presque las. Tu aimerais pouvoir être frappé, battu à mort. Laissé pour mort, ou l'être tout simplement. Mais que pourrait bien faire une bande d'éméchés contre toi ? Même ivre, tu ne seras pas tendre avec eux ; ils goûteront à ta force de Noé. Et tu aimerais tant ne plus en être un. Depuis la première fois, certainement. Tu aimerais rejoindre Nina ; où serait le mal ? Vous n'êtes que des hôtes après tout.

Tu ne sors de ta rêverie que lorsque tu sens un poing s'abattre sur ton visage. Un coup suivi d'un autre, puis c'est une pluie qui s'abat sur toi. Bien qu'étrangement lente et... sans réelle force. Rien qui puisse t'effrayer en tout cas. Mais tu laisses faire, peut-être est-ce là la punition que tu recherchais, d'une certaine manière.

C'est alors que tu remarques cette fille se prendre des coups. Pourquoi vient-elle se mêler de ça ? Elle n'était décidément pas de mèche avec eux donc. Alors pourquoi accepter de se battre pour toi ? Tu n'as rien demandé après tout.

Nina ne pardonnerait pas ta passivité.
Définitivement pas.
Ou peut-être qu'elle s'en moquerait.
Aurait-elle été jalouse ? Probablement pas.

Un soupire franchit tes lèvres et tu secoues la tête, arrêtant ce poing s'abattant sur toi. Tu tords le poignet de cet homme avec une aisance déconcertante ; il tombe à genoux en geignant de douleur. Le second ne tarde pas à se jeter sur ton dos dans le but de te faire chuter. Tu perds à peine l'équilibre, assénant un coup de coude dans l'estomac de l'importun qui tombe comme une mouche. Puis les deux autres arrivent, qui finissent par tomber à terre en souffrant. Presque empilés les uns sur les autres, tu regardes ces pauvres hommes ivres et à moitié conscients.

« Fait chier ! Tu t'en sors ? »

Tu t'assieds sur la pile des hommes mis à terre, allumant une cigarette glissée entre tes lèvres.

« Très bien, je te remercie. Mais toi on dirait que tu as un peu de mal avec les tiens. »

Expirant la fumée de la cigarette, tu finis par la rejoindre, assénant un puissant coup de poing dans le ventre d'un des deux lascars. Le dernier semble se décourager et prend la fuite en marmonnant quelques promesses vengeresses. Tu finis par tourner la tête vers la blonde, inspectant son visage.

« ...pourquoi être intervenue, au juste ? » Tu te masses la nuque, soupirant. « J'hésite entre te remercier et te traiter d'idiote. Les deux se valent. » Tu marques une pause. « Pourquoi t'es là ? »

Ton regard croise le sien un moment, et tu ne peux pas t'empêcher de voir un peu Nina en elle. Tu ne saurais dire quoi, ni même pourquoi. Et ça n'assombrit qu'encore plus ton esprit déjà bien ténébreux. Tu aimerais serrer cette gorge dans ta main, sentir son souffle se raréfier, ses coups contre ta peau, sa vie s'envoler. Ce n'est que lorsque tu remarques que ta main entoure effectivement la gorge de cette blonde que tu reprends tes esprits. Elle ne semble pas souffrir ; tu ne serrais encore pas ce cou que tu pourrais certainement briser aisément.

Ta main quitte donc sa peau, passant sur ton visage las et épuisé. Tu secoues la tête à nouveau, comme un homme ivre titubant pour rentrer chez lui en se parlant à lui-même ; mais tu n'es ivre que de chagrin, ivre d'amour. Tu t'écartes, la contournant habilement.

« Si t'es en quête d'une bonne action à faire, passe ton chemin. Tu pourrais sincèrement le regretter. »




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Re: alcohol ; pv jane
Jeu 18 Juin - 21:20
“ Comme une tique ”
Bien avant qu'il ne lui réponde, il lui suffît de jeter un regard en arrière pour comprendre que oui, lui, décidément ; s'en sortait très bien. Bien mieux qu'elle en tout cas, et le constat se fit amer : elle avait beau vivre comme un homme et s'être forgée une identité auprès d'eux, elle n'en restait pas moins une femme, avec tous les désavantages que ça comportait. Comme la force moins développée, par exemple. Non pas qu'elle reniait sa condition, ni celle que la nature avait faite d'elle ; mais pour avoir si longtemps vécu en homme accompli, certains aspects de cette vie lui manquaient parfois. Tout était tellement plus simple, lorsque l'on était homme... Tout du moins, tant que l'on ne tombait pas sur plus fort que soi. Ce qui était malheureusement le cas de ces pauvres ivrognes à l'esprit un peu trop belliqueux — et par pauvre, elle pensait bien-sûr à « pauvre raclure » — qui, entassés les uns sur les autres comme de vulgaires déchets, n'en menaient plus très larges.

Assis sur eux, presque avec nonchalance, l'inconnu alluma une cigarette qu'il glissa entre ses lèvres ; avant de lui répondre finalement.

« Très bien, je te remercie. Mais toi on dirait que tu as un peu de mal avec les tiens. »

Et il ne croyait pas si bien dire. A peine eut-il prononcé ces quelques mots, frappant de vérité, qu'elle se prenait un nouveau coup au visage ; ce qui la força à ramener son attention sur les deux assaillant qui, visiblement, ne savaient pas tirer leçon de ce qu'il venait d'arriver à leurs camarades de beuverie. Par chance, son compagnon d'infortune finit par lui porter secours et, d'un coup de poing dans le ventre de l'un des deux ivrognes — qui fut mit à terre en moins de temps qui n'en fallu pour le dire — fit fuir le dernier.

« Merci... » soupira la blonde de soulagement, en essuyant d'un revers de main la traînée de sang qui coulait de ses lèvres.
...pourquoi être intervenue, au juste ? » demanda le brun après l'avoir dévisagée. Puis, se massant la nuque en soupirant, il ajouta : « J'hésite entre te remercier et te traiter d'idiote. Les deux se valent. » La remarque un arracha un rictus — douloureux, à cause des blessures — à la fermière, qui elle devait l'avouer, était bien d'accord avec lui. De toute évidence, même à moitié torché, cet homme était largement capable de se défendre seul. « Pourquoi t'es là ? »

Ah, la fameuse question. Elle-même ne savait pas vraiment pourquoi elle avait agit de la sorte, sinon parce qu'elle avait écouté ce que lui dictait son cœur. Comment pouvait-on le lui reprocher ? Jane était comme ça, elle ne s'encombrait pas de questions et de doutes ; elle se contentait d'agir lorsque cela lui semblait nécessaire. Elle se fiait à ses impressions, souvent à son instinct ; et le passé qu'elle traînait derrière elle avait au moins ça de bien qu'il l'induisait rarement en erreur sur le ressenti qu'elle avait des personnes qu'elle rencontrait. Certes, elle ne pouvait jamais être sûre à cent pour cent ; mais Jane n'était pas une femme de chiffres, elle était une femme d'action. Au diable les calculs et les probabilités ; il n'y avait pour elle qu'une seule façon de connaître la finalité d'une chose : prendre le risque. Et Dieu savait qu'elle en avait prit, en vingt-sept ans d'existence...

Comme maintenant, tandis que, les yeux écarquillés par la surprise — et la peur, il fallait le dire — elle observait l'inconnu passer sournoisement une main sur sa gorge et mimer un geste pour l'enserrer doucement. Ne s'étant pas attendu à un tel comportement de sa part, elle ne su comment réagir sur l'instant ; préférant par la suite l'immobilité plutôt que d'aggraver son cas — ou d'engendrer la colère du jeune homme — en tentant un mouvement de fuite. Le souffle court et le cœur battant la chamade, les secondes semblaient s'écouler différemment qu'à l'accoutumée : tortueuses, et terriblement lentes.

Après ce qui parut être une éternité aux yeux de la blonde, mine de rien — mais l'air excessivement épuisé —  il retira sa main pour la passer sur son propre visage, comme pour reprendre ses esprits après un moment d'absence, probablement du à l'alcool qui coulait dans son sang. L'air bien mal assuré, il reprit son chemin après l'avoir contournée. Jane, elle ; passa doucement, fébrilement la main sur sa gorge et déglutit. Dieu du Ciel, ce qu'elle avait pu avoir peur...

Comme un mauvais pressentiment.

« Si t'es en quête d'une bonne action à faire, passe ton chemin. Tu pourrais sincèrement le regretter. » siffla t-il alors, comme une mise en garde adressée à la fermière.
Heh, je crois que j'le regrette déjà. » répondit-elle sur le ton de la plaisanterie, en référence aux coups qu'elle venait de se prendre. « J'sais pas. Tu m'avais l'air au fond du trou, j'm'attendais à te r'trouver écroulé sur le sol à baigner dans ta gerbe. » reprit-elle en le rejoignant et en se mettant à son niveau. « J'ai pensé que t'avais b'soin d'aide. Même si je m'attendais à ce que tu n'veuilles pas de ma compagnie vu ton état. » Elle marqua une pause, sembla faire appel à ses souvenirs puis, sortie de sa réflexion, reprit : « Mais pour un type qu'est censé être imbibé d'alcool après avoir passé sa journée à boire... T'es plutôt en forme ! Tu beugles pas, tu marches à peu près droit et t'arrives encore à te battre sans t'en prendre à ton ombre. » exposa t-elle, amusée ; avant de renifler une énième goutte de sang qui perlait de son nez. « T'es bizarre, comme type. »

Elle aperçu à ce moment là son chapeau de cowboy tombé un peu plus loin durant l'affrontement ; et s'éloigna un instant pour le ramasser, l'épousseter et le remettre sur sa tête. Bien, elle se sentait mieux comme ça ! Elle inspecta au passage les ivrognes étendus sur le sol et, après constaté qu'ils étaient tous encore en vie — la plupart s'était simplement assoupi — elle rejoignit l'inconnu.

« Au fait, moi c'est Jane. Et toi ? » demanda t-elle, en espérant ne pas se faire jeter. « Si tu veux te rendre quelque part, j'peux t'y emmener, j'suis venue à cheval. 'fin, j'dis ça parce que ça m'étonnerait qu'on m'laisse revenir dans l'saloon vu mon état... 'sont sympas mais y z'aiment pas trop l'chahut. »

Et je n'ai pas envie de rentrer chez moi, s'abstint-elle d'ajouter. Pas en sachant que plus personne ne l'y attendait...

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Re: alcohol ; pv jane
Dim 19 Juil - 1:29
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Regretter quoi au juste ? De s'être mêlée de tes affaires et de s'être pris des coups ? La vie est impitoyable par ici ; pourquoi une femme voudrait se comporter comme un homme ? Si elle doit regretter quelque chose, autant commencer par là. Si elle était une femme comme une autre, elle n'aurait pas daigner prêter attention à cette bagarre, et encore moins y participer. Tu soupires, pinçant la cigarette entre tes lèvres pour en inspirer tout le poison qu'elle contient ; poison neutralisé par tes gênes, poison qui n'en est pas un.

« J'sais pas. Tu m'avais l'air au fond du trou, j'm'attendais à te r'trouver écroulé sur le sol à baigner dans ta gerbe. »
« On dirait que c'est un spectacle que tu vois souvent, gamine. Ne t'étonne pas si tu as des ennuis en traînant par ici. » Tu regardes par dessus ton épaule, le regard dénué d'intérêt. « Ça t'évitera d'avoir des regrets. »
« J'ai pensé que t'avais b'soin d'aide. Même si je m'attendais à ce que tu n'veuilles pas de ma compagnie vu ton état. »

Tu pousses un profond soupir. Elle compte te suivre encore longtemps ? En général, les femmes aiment ta compagnie ; parce que tu es Marquis. Argent, bonne allure... On se presse à t'approcher, d'autant que tu n'es pas marié. Et, ça, Sheryl se donne à coeur joie de le préciser. Ou de te présenter des femmes pour un mariage. Cependant, ici, tu n'as clairement pas l'allure d'un noble, et ce n'est pas déplaisant. Tu n'aimes pas ce rôle, tu ne l'as jamais aimé. Nina, elle, a presque toujours pu fuir ses responsabilités de "société", toi non.

Ici, tu es un homme comme les autres. Au teint mat, c'est certain. Mais tu n'es ni Marquis, ni Noé. Juste Tyki. Juste une ombre fade qui erre à la recherche de sa lumière.
Une lumière qui s'est éteinte subitement.
Et comme chacun le sait ; une ombre ne peut survivre sans lumière.

« Mais pour un type qu'est censé être imbibé d'alcool après avoir passé sa journée à boire... T'es plutôt en forme ! Tu beugles pas, tu marches à peu près droit et t'arrives encore à te battre sans t'en prendre à ton ombre. »

Tu ne relèves pas ; peut-être que l'ignorer finira par la décourager de parler et elle finira par s'en aller. C'est impoli, dans le fond elle voulait juste t'aider. Probablement. Et c'est ironique, quand on y pense. Tu oeuvres pour l'annihilation de l'espèce humaine, donc sa mort en définitive, mais elle veut t'aider. L'Homme est une créature bien étrange. Il est vrai aussi que tu n'es pas si différent d'eux. Mais bien assez pour juger toi-même ne plus l'être.

« T'es bizarre, comme type. »
« Dit la femme qui joue à l'homme en se bagarrant avec le premier venu. »

Elle s'éloigne alors et tu prends ça pour une victoire. Vexée et la voilà qui s'en va ? Tant mieux. Tu ne t'arrêtes pas, continuant ton chemin. Mais c'est sans compter sur la blonde qui revient à la charge près de toi. Visiblement, tu n'es pas prêt de t'en débarrasser. Les femmes sont-elles toutes aussi têtues ?

« Au fait, moi c'est Jane. Et toi ? »

Bon Dieu ce qu'elle est tenace. Tu pousses un profond soupir d'agacement ; si tu lui réponds, elle prendra ça pour une invitation à continuer à te poser des questions, et si tu ne réponds pas, elle va continuer à te harceler jusqu'à obtenir une réponse. Dans tous les cas, t'es coincé.

« Tyki. »
« Si tu veux te rendre quelque part, j'peux t'y emmener, j'suis venue à cheval. 'fin, j'dis ça parce que ça m'étonnerait qu'on m'laisse revenir dans l'saloon vu mon état... 'sont sympas mais y z'aiment pas trop l'chahut. »
« Aucun moyen de transport ne peut me conduire où je désire aller. Si c'était le cas, j'y serais déjà. »

Tu rejoins l'allée principale de la ville, ou n'est-ce qu'un village, une main dans la poche, l'autre en appui sur la cigarette entre tes lèvres. Et avec Jane aux basques, bien évidemment. Tu finis par te stopper, pivotant pour la regarder, éloignant ta cigarette de tes lèvres pour la jeter au sol et l'écraser sous ton pied.

« Pourquoi tu me suis ? De toutes les fréquentations que tu pourrais avoir, je serais ni plus ni moins que la plus dangereuse. Alors retourne à ta vie et oublie-moi. Retourne t'occuper de ton bétail avec ton mari. Retourne à ta paisible et agréable petite vie. »

Qu'elle retourne donc à tout ce dont tu aspires depuis que tes yeux se sont posés sur l'islandaise. Tu te passes une main sur le visage, l'image de Nina te revenant en mémoire ; souvenir encore douloureux et insupportable. Tu inspires profondément, tournant les talons. Ta destination ? Partout et nulle part à la fois. Car aucun endroit ne pourrait être assez bien pour panser cette vive blessure qui, tu le sais, ne pourrait jamais se refermer correctement. Même l'éternité serait bien trop courte. Mais aussi longue sans elle.

« Va t'en Jane. »



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Re: alcohol ; pv jane
Lun 28 Déc - 20:24
“ Sans limites ”
Tyki. Un prénom à la sonorité plutôt mignonne, et qui ressemblait d'ailleurs davantage à un surnom affectif qu'à un réel — mais elle se garda bien de lui faire la réflexion ; elle ne voulait pas finir comme les ivrognes qui avaient eu la mauvaise idée de s'en prendre à lui. Lui. Qu'il était étrange, cet homme à la peau basanée ; capable d'envoyer au tapis toute une bande d'éméchés en l'étant au moins autant qu'eux, tout en paraissant à la fois si fragile. Ça non plus, elle ne le lui dirait pas, et pourtant, elle le voyait comme le nez au milieu de la figure : cette mauvaise humeur, ces menaces, cette violence dont il avait fait preuve et cet acharnement qu'il mettait à se débarrasser d'elle ne pouvait que cacher une âme meurtrie. Peine de cœur ? Licenciement ? Deuil ? Les hypothèses ne manquaient pas, et si Jane se souciait peu de vérifier les siennes ; elle ne comptait pas pour autant laisser filer l'inconnu sans avoir tenté de lui apporter son aide, de quelque façon que ce soit. Elle était passée par-là, elle aussi : noyer son chagrin dans l'alcool ; remplacer les larmes par autant de gorgées avalées sans soif. Il y avait ceux qui buvaient pour boire ; et ceux qui buvaient pour oublier. Tyki faisait clairement partie de la seconde catégorie ; et la morale de la fermière l'empêcher de fermer les yeux désormais qu'elle s'était autant impliquée dans son histoire — un peu par la force, elle devait bien l'admettre.

Bah, de toute façon, elle n'avait rien à perdre. Quelques blessures à gagner tout au plus ; mais le goût du sang dans sa bouche lui rappela qu'elle n'était plus vraiment à ça près. Et si les choses se corsaient un peu, elle avait toujours son arme sur elle, et sa monture n'était pas loin s'il fallait prendre la fuite. Non, vraiment, elle n'avait rien à perdre : en l'aidant lui, elle s'aidait un peu aussi. Oublier sa solitude, oublier le vide que laissait Lincoln derrière lui.

« Aucun moyen de transport ne peut me conduire où je désire aller. Si c'était le cas, j'y serais déjà. »

Sans attendre aucune réponse, il se mit en marche et rejoignit l'allée principale de la place ; là où le village était un peu mieux éclairé. Il ne se retourna même pas pour vérifier que Jane l'avait suivi, comme si la réponse était déjà une évidence : c'était un bon point pour la blonde, si le brun était déjà si accoutumée à sa présence — aussi fataliste soit-elle — qu'il n'espérait même plus qu'elle disparaisse. Enfin, manifestement, si, il l'espérait ; assez fort pour le faire sentir à la blonde dans chacun de ses pas. Mais il n'y croyait plus vraiment, comme résigné — toutes ses tentatives s'étaient soldées par un échec.

L'américaine le suivait lentement, juste derrière lui, détaillant un peu plus sa démarche qui décidément n'avait rien en commun avec celle d'un ivrogne. Soit il était très bon acteur ; soit il s'était fait magistralement roulé dans la farine par l'aubergiste qui ne lui aurait servi que du sirop sans alcool tout au long de la soirée. Plongée au cœur de ses théories farfelues, elle buta presque dans le jeune homme lorsque ce dernier s'arrêter brusquement pour lui faire face ; avant de jeter la cigarette puis de l'écraser sous son pied. Y'avait-il un message à comprendre derrière ce geste ?

« Pourquoi tu me suis ? De toutes les fréquentations que tu pourrais avoir, je serais ni plus ni moins que la plus dangereuse. Alors retourne à ta vie et oublie-moi. Retourne t'occuper de ton bétail avec ton mari. Retourne à ta paisible et agréable petite vie. » finit-il par lui dire de but-en-blanc, finalement à bout de patience. Puis de conclure par une courte phrase qui avait au moins le mérite d'être claire, concise et sans équivoque : « Va t'en Jane. »

C'est donc tout naturellement qu'elle allait rester.

D'autant plus qu'il portait sur elle un jugement à l'opposé de la réalité, et qui ravivait chez la blonde certaines blessures — non pas qu'elle eut aimé avoir la vie qu'il décrivait, bien que l'idée était tentante ; mais les mots du jeune homme l'avait cruellement rappelé à sa solitude, à ses parents qu'elle n'avait plus, à Elise qu'elle ne reverrait plus, et à Lincoln qui avait choisi de disparaître de sa vie aussi brusquement qu'il y était entré. Elle n'avait plus rien désormais : plus rien que des souvenirs qu'elle emporterait avec elle dans quelques jours ; lorsqu'elle franchirait enfin l'immensité bleue qui la séparait de ses rêves.

« T'en as d'autres des idées toute faites comme ça ou tu veux qu'je t'aide ? » répondit-elle finalement, d'un ton las mais pas agressif. « J'ai ni bétail ni mari. J'ai même bientôt plus d'maison, t'as qu'à voir ! Pas d'famille, pas d'vie paisible et agréable, comme tu l'dis. Et j'm'en porte pas plus mal. » fit-elle, avant d'oser plus : « Toi par contre ça a l'air de t'rendre sacrément amer. »

Elle s'arrêta pour souffler de mécontentement, à bout de patience ; mais prête à passer toute la nuit à ses côtés si c'est ce qu'il fallait pour le convaincre d'accepter son aide.

« Dis, tu veux pas arrêter cinq minutes de faire la gueule ? »

Jane n'avait jamais compris cette manie qu'avaient les gens d'être désagréable ; surtout lorsqu'ils refusaient de partager les raisons de leur malheur. Ça ne changeait rien, ni pour elle ni pour lui ; rien à part leur faire perdre du temps à tous les deux, alors qu'elle lui proposait une aide dont il avait visiblement besoin. En dépit de ce qu'il affirmait.
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Re: alcohol ; pv jane
Lun 11 Jan - 23:31
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Pourquoi a-t-il fallu qu'il existe des femmes comme Nina, comme Jane ? Pourquoi faut-il toujours que ce genre de personnes têtues tombent sur toi ? La seule différence est que Jane semble vouloir se faire apprivoiser, tandis que Nina, elle, était du genre sauvage indomptable. A l'heure d'aujourd'hui, tu ne sais même plus si tu peux prétendre avoir dompté son coeur farouche, libre. Si tel était le cas, elle serait à tes côtés, pas vrai ? Elle ne serait pas partie, elle serait restée avec toi. Mais non. Cette nuit au Portugal était sans doute le fruit de ton imagination, de cet amour dévorant, brûlant, que presque tout ton être éprouvait -et éprouverait encore- pour l'islandaise.

« T'en as d'autres des idées toute faites comme ça ou tu veux qu'je t'aide ? »

Pourquoi diable s'acharnait-elle ? Tu n'es qu'un étranger ? Pourquoi t'aider toi plutôt qu'un autre ? Parce que vous avez tabassé des ivrognes derrière un bar ? Joie. La prochaine fois, tu t'abstiendras. Tu pousses un profond soupir désabusé et fatigué, la laissant poursuivre sans l'y avoir invité pour autant.

« J'ai ni bétail ni mari. J'ai même bientôt plus d'maison, t'as qu'à voir ! Pas d'famille, pas d'vie paisible et agréable, comme tu l'dis. Et j'm'en porte pas plus mal. »
« Grand bien t'en fasse. »
« Toi par contre ça a l'air de t'rendre sacrément amer. »

Tu te stoppes, pivotant la tête vers elle. Tu la dévisages longtemps ; à tel point que si tes yeux avaient été des fusils, elle serait transpercée de part en part. Elle te fixe, visiblement contrariée. Ou fâchée ? Tu n'en sais rien, et dans le fond tu t'en moques bien. C'est ses mots qui résonnent dans ta tête. Amer, toi ? Ta mâchoire se crispe, tes poings se ferment ; il faut que tu te calmes. Es-tu si mal en point que la première venue est capable de lire en toi comme dans un livre ouvert ? Toi le Noé aux deux facettes, aux deux vies ? Elle est belle la descente aux enfers.

« Dis, tu veux pas arrêter cinq minutes de faire la gueule ? »
« Tu veux pas arrêter de m'casser les pieds ? Si ma tronche te plait pas, t'es libre de partir. Je t'ai rien demandé ! »

Tu fais volte-face, poussant un grognement tout en reprenant la marche. Elle ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Et si tu la tuais ? Oui, là, tout de suite. Il te suffirait de planter ta main dans son corps, de voir son visage se décomposer et devenir livide tandis que tu arraches le coeur de sa poitrine. Non, tu ne peux pas. Elle veut juste t'aider, pas vrai ? Elle n'est pas méchante, juste trop curieuse et incroyablement tenace. Et têtue.

Et là, en passant devant une bicoque, voilà qu'une bonne femme jette le contenu de son sceau par la fenêtre. Liquide qui te tombe alors dessus. Tu t'immobilises tandis que tu entends la fenêtre se refermer. Elle ne s'est rendue compte de rien. Et regarder en dessous s'il y a personne avant de jeter des trucs par la fenêtre, non ? Immobile, tu regardes l'eau goutter de tes cheveux avant de s'écraser au sol. Tu soupires, passant ta main sur ton visage ; tu en as assez. Tu es fatigué, tellement fatigué.

Ce n'est que de l'eau, oui.
Mais, là, tout de suite, tu te sens tellement pitoyable, tellement pathétique.
Tu veux mourir, tu ne veux plus vivre dans ce monde où elle n'est pas.
Tu ne veux pas passer l'éternité sans elle.
C'est bien trop dur.
Tu relèves la tête, plantant ton regard dans celui de Jane. Pourquoi éprouves-tu presque ce besoin de te laisser aller avec elle ? Pourquoi cette presque envie de la laisser panser tes blessures, même si ce n'est que pour soulager un peu ta douleur ? Alors c'est le coeur qui parle, parce que tu es las de tout ça.

« Elle m'a arraché le coeur, et elle est morte en l'emportant avec elle. » Tu couvres le haut de ton visage avec ta main, par réflexe, mais un sourire amer dessine tes lèvres. « Je ne peux être aidé, Jane. Alors pars, s'il te plaît. Tu ne peux rien faire pour moi. »

Et pourtant, comme tu aurais aimé que ce soit le cas.

« Je la maudis tellement. Autant que je l'aime. »




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Re: alcohol ; pv jane
Sam 27 Fév - 20:55
“ PARDON ”
« Tu veux pas arrêter de m'casser les pieds ? » avait-il aussitôt répondu. « Si ma tronche te plait pas, t'es libre de partir. Je t'ai rien demandé ! »

Sans plus de considération, il fit volte-face pour reprendre son chemin ; laissant derrière lui une Jane songeuse, un léger sourire sur les lèvres. Ce n'était pas la réaction qu'elle avait espéré, mais celle-ci n'était pas si mal. Au moins, il lui avait dit quelque chose d'autre que des menaces ; et le « pars » s'était transformé en « tu peux partir ». La nuance était subtile, mais tout était là... La coquille commençait à se briser. Ou peut-être qu'elle l'avait tout simplement mis à bout, et qu'il s'était simplement résigné à devoir supporter sa compagnie. L'un comme l'autre lui convenait. Elle avait l'habitude de déranger, d'agacer, d'exaspérer. L'habitude aussi de prendre des coups à force de trop vouloir se mêler de ce qui ne la regardait pas. Mais c'était plus fort qu'elle, et à son âge ; elle ne changerait plus. Elle était au moins sûre de ça. Le prénommé Tyki devrait faire avec : elle ne le laisserait pas partir seul au beau milieu de la nuit, pour un tas de raison ; pour s'il ne fallait en citer qu'une, n'était-ce que parce qu'elle était une véritable tête de mule. Un peu comme lui, d'ailleurs.

Du reste, « sa tronche » comme il disait était loin de lui déplaire, c'était même le contraire. Elle devait bien s'avouer que ce Tyki, tout mystérieux et désagréable qu'il était, était un beau garçon. Un beau jeune homme... Probablement plus jeune qu'elle, d'ailleurs. Ah, c'est qu'elle commençait à se faire vieille, la petite Jane. La trentaine n'était plus très loin, et les dures années de labeur qui avaient rythmé sa vie étaient loin de lui faire cadeau. Bah, songea t-elle en haussant les épaules ; le temps des regrets viendrait bien assez tôt. Inutile de s'en encombrer maintenant.

Maintenant, il fallait plutôt rejoindre le chien qui aboyait plus qu'il ne mordait ; et qui se carapatait drôlement vite compte tenu de la quantité d'alcool qu'il avait avalé. Elle accéléra le pas sur les quelques mètres qui la séparaient de lui, mais s'arrêta brusquement à mi-chemin devant le spectacle qui suivit : une femme à sa fenêtre renversa le contenu du sceau qu'elle tenait entre ses mains... Pile sur la tête du pauvre Tyki. A première vue, - et à l'odeur aussi - ce n'était heureusement que de l'eau ; mais ça n'enlevait rien à la malchance du jeune homme. Là, trempé jusqu'aux os et les épaules affaissées, il avait l'air plus que pitoyable ; et Jane n'eut même pas l'envie de rire. D'ordinaire, ce genre d'événement était toujours prétexte à partir dans un fou-rire interminable, mais là ; il lui avait coupé jusqu'à l'envie de plaisanter. Ce n'était pas drôle. C'était triste. Il était triste.

Elle aussi, un peu, peut-être.

Il avait toutes les raisons du monde de se mettre en colère ; et mille raisons de plus de tourner sa colère vers l'américaine, quand bien même elle n'avait pas été celle qui avait fait déborder l'eau du vase. Jane le savait : s'il s'en prenait à elle, elle l'aurait mérité, en quelques sortes. Elle n'avait pas vraiment ménagé sa patience, et avait peut-être un peu trop tiré sur la corde... N'avait plus qu'à espérer qu'elle n'aie pas à en venir aux mains. Vue la vitesse à laquelle il avait expédié les ivrognes qui s'en étaient pris à lui, elle ne ferait pas long feu... à moins de faire feu, justement. Et c'était la dernière chose qu'elle voulait.

Lorsqu'il tourna vers elle son visage et planta son regard dans le sien, Jane sentit un frisson lui parcourir le corps de la tête aux pieds. Un bref instant seulement, car ce qu'elle trouva dans ses yeux acheva de lui serrer le cœur : il était à bout. Las, épuisé, fatigué... déprimé. Et pour la première fois, la fermière eut peur. Pas peur de lui, ni de ses menaces, ni de sa force. Peur de ce qu'elle allait découvrir. Peur de creuser plus profondément encore. Peur de mesurer l'étendu du chagrin, de la douleur qu'il cachait derrière un masque d'indifférence. Elle ne savait que trop bien comme il était difficile de revenir en arrière, une fois la ligne franchie... Le souvenir d'Elise était encore bien trop frais, bien trop présent en elle. Elle déglutit, tandis qu'il prit la parole.

« Elle m'a arraché le cœur, et elle est morte en l'emportant avec elle. » L'annonce eut l'effet d'une bombe. De tout ce qu'elle avait pu imaginer, Jane n'avait pas pensé que l'origine de son mal-être serait si grave. D'ordinaire, les ivrognes auxquels elle tenait compagnie venaient là suite à une dispute conjugale, la perte d'un bétail, une mauvaise saison... Elle savait parfaitement comment gérer ça. Mais un deuil ? C'était la seconde fois seulement. Et elle ne pouvait pas dire que la première lui laissait un bon souvenir... « Je ne peux être aidé, Jane. Alors pars, s'il te plaît. Tu ne peux rien faire pour moi. »

Sur l'instant, elle faillit partir. Il l'avait demandé sans aucune agressivité, et l'air si désespéré ; qu'elle se sentit mal de lui imposer sa présence davantage. Il était endeuillé, avait besoin de temps. Il n'y avait jamais que le temps pour apaiser ce genre de douleur. Elle ne le savait que trop bien. Elle même n'avait trouvé de réconfort que dans l'alcool, lorsqu'elle avait perdu sa mère. Que pouvait-elle faire pour lui ? Elle se sentait terriblement impuissante...

« Je la maudis tellement. Autant que je l'aime. »

Un murmure, à peine audible.

« Je suis désolée. » fit-elle, d'une voix beaucoup moins rustre que celle qu'elle employait d'ordinaire. Elle l'était vraiment. Elle laissa un silence flotter un instant, le temps de se reprendre ; et de lui laisser le choix de s'en aller s'il le désirait. Elle n'était pas certaine de le suivre, cette fois-ci. Pas certaine d'en avoir le droit.

Le temps imparti s'écoula. Elle releva le visage, la flamme rallumée au fond des yeux. C'était trop tard, désormais : elle ne doutait plus. Elle ne partirait plus.

« Je ne peux pas la ramener, » commença t-elle, en prenant soin de prononcer chaque syllabe de ses mots pour ne pas le brusquer. « Mais ça n'veut pas dire que j'puisse rien faire pour autant... » continua t-elle, sans vraiment savoir de quoi elle parlait. « C'est p't'être un brin égoïste, ou p't'être que j'suis qu'une tête de mule, mais j'ai pas l'cœur à te laisser r'partir tout seul, où qu't'ailles, d'ailleurs. » elle sembla réfléchir un instant, puis reprit. « D'façon t'avais pas l'air d'avoir une idée précise en tête, d't'à l'heure. »

Un fin sourire, peiné mais sincère, étira ses lèvres. Elle haussa les épaules.

« Bah, si j'peux rien faire pour toi... » poursuivit-elle, « J'peux p't'être faire que'que chose pour ta bourse, au moins. Les auberges coûtent cher par ici, ça vous coûte un bras pour tout juste un lit et une couverture. Viens plutôt chez moi. » proposa t-elle, en jetant un regard derrière elle ; voir si sa monture l'attendait toujours. « A moins d'pas supporter les coyotes et les vaches, c'est plutôt tranquille. Et ça t'coût'ra pas un rond. »

Elle se tourna légèrement, et pointa du doigt sa jument, attachée non loin derrière eux.

« Alors, Tyki ? »

C'était quitte ou double.
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Re: alcohol ; pv jane
Dim 28 Fév - 18:00
no pleasure




Tu entends Jane s'excuser et tu relèves un peu la tête vers elle ; pourquoi le fait-elle ? Elle ignore ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passe sous ses yeux. Pourquoi les gens s'excusent-ils dans ces cas-là ? Ce n'est pas comme s'ils savaient, comme s'ils étaient responsables. Ce genre d'excuses, tu les trouves tellement... inutiles, futiles. Mais c'est sûrement l'intention qui compte, pas vrai ?

Le silence s'installe, silence durant lequel aucun de vous ne parle. Un silence étrange, pour tout dire. Tu as envie de partir, et tu as envie de rester. Jane ne bouge pas, ne parle pas ; elle est là la réponse. Tu tournes les talons, prêt à retourner dans les ténèbres de la nuit, prêt à t'enliser dans ce néant à peine éclairé par la lune et les étoiles. Mais sa voix te stoppe dans ton élan.

« Je ne peux pas la ramener. »

Non, elle ne peut pas. Personne ne le peut. La seule chose qui reviendra, ce sera Saga. Le Mythe réapparaîtra dans quelques mois, ou quelques années. Peut-être demain, ou dans une semaine. Wisely est bien réapparu longtemps après vous, alors qu'il aurait du revenir plus tôt. Votre nature de Noé est presque inexplicable, indéchiffrable, même pour toi.

« Mais ça n'veut pas dire que j'puisse rien faire pour autant... »

Tu pivotes légèrement la tête vers elle, un sourcil arqué. Qu'est-ce qu'elle essaie de te dire, au juste ? Se croit-elle réellement capable de panser tes plaies ? Un peu prétentieux, sans doute. Elle n'a pas l'éternité devant elle ; le travail qu'elle a du faire dans sa vie a marqué ses traits. Jane n'est pas plus vieille que toi, et on dirait que le poids du labeur lui a rajouté quelques années sur ses traits. Elle n'a pas non plus l'air d'une personne de 50 ans, mais elle fait plus mature, plus sage. Elle a vécu la vie, elle l'a dompté, apprivoisé. A-t-elle eu le choix ? Non, bien sûr que non. Sur ces terres, comme ailleurs, on ne choisit pas la famille où l'on va naître.

Et si on le pouvait, Nina n'aurait pas choisi d'être une Noé.
Toi tu l'ignores. Tu n'as aucun souvenir de ta vie d'avant, ou tu ne veux pas t'en souvenir.
Qui sait, peut-être ne vous seriez-vous jamais rencontré. Jamais tu ne l'aurais aimé, et jamais elle ne t'aurait arraché le coeur pour disparaître avec.

« C'est p't'être un brin égoïste, ou p't'être que j'suis qu'une tête de mule, mais j'ai pas l'cœur à te laisser r'partir tout seul, où qu't'ailles, d'ailleurs. »

De la pitié ?
Une ombre de sourire traverse tes lèvres. Qui aurait cru que tu susciterais la pitié de quelqu'un un jour ? Toi l'assassin de nombreux Exorcistes, toi le bourreau de ces mêmes personnes, toi l'un des cauchemars des soldats de Dieu. C'est vrai, c'est assez pathétique finalement. Être tombé aussi bas ; la force de l'amour affaiblit vraiment les gens.

« D'façon t'avais pas l'air d'avoir une idée précise en tête, d't'à l'heure. »
« Tu parles de suicide, peut-être ? »

Tu la regardes du quoi de l'oeil tandis qu'elle hausse les épaules, un sourire triste peignant ses lèvres. Même si tu pouvais mettre toi-même fin à tes jours -si tenté que Joyd te laisse agir- en aurais-tu seulement le courage ? Par lâcheté, oui, tu l'aurais déjà fait.

« Bah, si j'peux rien faire pour toi... J'peux p't'être faire que'que chose pour ta bourse, au moins. Les auberges coûtent cher par ici, ça vous coûte un bras pour tout juste un lit et une couverture. Viens plutôt chez moi. »

Dérouté. C'est vraiment le mot.
Est-elle assez naïve pour inviter le premier ivrogne venu à loger chez elle, ou est-elle simplement trop serviable, ou trop sincère à ton égard ? Tu ne saurais franchement le dire ; ton regard perplexe parle suffisamment pour toi. Tu suis son regard vers un cheval, à quelques pas. Une belle bête, visiblement, malgré la pénombre. Tu reposes tes prunelles sur ta vis-à-vis, sans te défaire de ta perplexité.

« A moins d'pas supporter les coyotes et les vaches, c'est plutôt tranquille. Et ça t'coût'ra pas un rond. »
« ...on ne peut pas vraiment dire que j'ai songé à me rendre dans une auberge jusqu'à présent. »

Tu as passé tes nuits dehors depuis que tu es ici, après tout. Et quand Morphée daignait enfin t'accorder un peu de repos, il était aussitôt interrompu par des cauchemars mettant en scène la mort de Nina.

« Alors, Tyki ? »

Tu la regardes longtemps. Très longtemps. Tes yeux ne quittent pas les siens, et elle ne se détache pas de ton regard. Tu ressens presque du soulagement, en la regardant, sans trop savoir pourquoi. Est-ce là la personne qu'on t'a désigné pour apaiser ton âme ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Joyd ne semble pas vouloir s'opposer, mais ne cherche pas non plus à te pousser vers elle ; il s'en moque sans doute. Tu finis par faire un pas, tu hésites puis tu la rejoins, poussant un soupir.

« Je continue à penser que c'est une mauvaise idée. Surtout pour toi. » Tu hausses les épaules, d'un air presque résigné, vaincu. « Mais au point où j'en suis, pourquoi pas ? »

Tu n'attends pas de voir sa réaction et tu t'avances jusqu'au cheval, calme. Tu hésites un instant ; l'animal va-t-il "sentir" ta vraie nature et prendre peur ? C'est un risque. Tu tends lentement la main afin de ne pas brusquer la bête, puis tu caresses lentement son encolure. L'animal semble se laisser faire sans rechigner mais tu ne préfères pas non plus forcer une quelconque réaction. Sait-on jamais. Jane grimpe habilement sur la selle de son destrier ; on voit que c'est une habituée. Ce qui n'est pas ton cas, mais tu feras avec.

Grâce à l'aide de l'américaine, te voilà installé à mi chemin entre les reins et la croupe de son cheval. Quand elle lance sa monture au galop, ton bras vient entourer la taille de la cavalière ; tu n'as jamais vraiment monté à cheval, et encore moins de cette façon, alors il faut bien que tu t'accroches à ce que tu peux. De ce fait, un "désolé" franchit tes lèvres mais tu ignores si Jane l'a entendu. C'est assez déstabilisant cette proximité avec une autre femme que Nina.

Lorsque vous arrivez à ce qui semble être un joli corps de ferme, tu descends le premier de cheval, regardant les alentours. Quelques bruits bovins te parviennent ; le bétail qu'elle élève, sans nul doute. Un odeur de campagne flotte dans l'air, savant mélange du foin et... de la bête. Jane te parle, tu ne saisis pas vraiment ses mots mais, comme elle s'éloigne, tu la suis sans trop rien dire.

Et quand vous entrez dans ce qui semble être le salon, tu te figes.
Il y a cette atmosphère étrange, cette aura apaisante ; la chaleur d'un foyer.
Jane amorce un demi-tour pour se tourner vers toi mais tu ne lui laisses pas le loisir de te voir, la forçant à rester dos à toi. Ton front se pose sur son épaule, et cette sensation apaisante t'envahit déjà. Elle réchauffe tes veines, essaie tant bien que mal de remettre ton corps en vie, de faire rebattre un coeur disparu.

Et les larmes s'échappent de tes orbites, roulent sur tes joues. Tu te pinces les lèvres pour empêcher un éventuel sanglot de franchir tes lèvres. C'était trop dur, jusqu'à présent, tu n'avais pas réussi à évacuer cette tristesse, ce trop plein de douleur. Tu reprends néanmoins un peu de contenance, sans bouger.

« Juste... encore un instant comme ça... S'il te plaît... »

Tu restes ainsi plusieurs minutes, à pleurer en silence. Tu ne veux pas que Jane te voit, mais tu ne doutes pas qu'elle ait senti son épaule devenir humide. Elle sait que tu pleures, et pourtant elle ne cherche pas à absolument te voir le faire. Au bout de ces plusieurs minutes, tu finis par inspirer profondément, te redressant avant de t'essuyer les yeux. Tu te racles la gorge et tu regardes autour de toi.

« C'est plutôt... accueillant. »

Trop, même. Mais c'était peut-être ça qu'il te fallait.
La douce chaleur d'un foyer.





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