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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. DEMON WARS
D.Gray-Man © Hoshino Katsura.

Design réalisé par Nina et Xin-Yao. L'intrégralité des textes a été rédigé par la team. Toute création d'un membre lui appartient.
Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.

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İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
Sam 7 Mai - 23:46
İlknur Aceleci

La Lumière du Présent

Je serais la Lumière qui dissipera l'Ombre.

Carte d'identité

Guerre Sainte

NOM : Aceleci - signifie l'Impétueux en turc.
PRÉNOM : İlknur - « Première Lumière »
SEXE : Un homme.
ÂGE : 31 ans.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Il est né à Constantinople un 30 Mars.
TAILLE ET POIDS : 1m88 pour 80kg.
ORIGINES : Ottomanes.
SURNOM : İlknur est le seul surnom qu'il ait jamais porté et il en a fait son prénom et il n’apprécierait pas quelqu’un se permette de lui en donner un de toute manière.
ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel.
LIEUX DE RÉSIDENCE : Il vit dans l'Arche du Comte.
PARTICULARITÉ : Son corps et son visage - son front et sa tempe gauche surtout - sont recouverts de cicatrices dues à un incendie. Ils portent aussi des plumes dans ses cheveux, une manière qu'avait sa mère de le coiffer lorsqu'il vivait encore avec elle.
RANG DE DÉPART : D.
AFFILIATION : Le Comte Millénaire.

Description physique

İlknur n'est pas un de ses hommes qui passent inaperçu, non loin de là. Étrangement malgré son manque d'envie de s'approcher des gens et qu'on le dérange, il aime être remarqué. Lui qui ignore la masse aime ne pas en faire partit.

De son mètre quatre-vingt-huit, il dépasse la plupart des autres et il aime ce sentiment d'être au-dessus, peut-être n'est-ce qu'une fierté mal placé, mais il ne peut pas vraiment changer cette partie de lui. Il y a bien d'autres choses qui font qu'il se sent à part, sa peau mate en est une qu'il apprécie particulièrement, il trouve d'ailleurs les européens bien trop blancs. Ces cicatrices en sont une autre qu'il aurait préférée ne jamais posséder, il ne les hait pas plus que cela, elles font partie intégrante de lui à présent et il ne s'imaginerait pas sans, mais le souvenir qu'elles lui rappellent, celui-ci, il aurait aimé l'oublier. La dernière chose qui intrigue et fait se lever les yeux sur lui, se sont les plumes qu'il a dans les cheveux, une habitude qu'avait sa mère lorsqu'elle le coiffait quand il était jeune. Habitude qu’il avait arrêtée à son entrée à Central et qu'il a retrouvée depuis qu'il s'est tourné vers le Comte. Il se permet ainsi de reprendre cette manie bien qu'il cherche à se persuader qu'il ne ressent plus rien pour sa génitrice.

En règle générale, malgré ces petits détails qui font de lui l'être unique qu'il est, il est plutôt banal, des cheveux sombres plutôt longs et en bataille sur sa tête, un désordre organisé on pourrait dire. Il possède aussi un corps musclé sans pourtant que ça se remarque au premier coup d’œil grâce à sa taille. Ses yeux bruns qui brillent d'un rouge intense face au rayon du soleil mais il pourrait presque passer inaperçu s'il ne souhaitait pas exactement le contraire. Habituellement, son visage n'affiche qu'une expression froide, mais celui-ci s'anime à la moindre contrariété, au moindre amusement, un sourire en coin y prend forme, ses sourcils se froncent, ses yeux se plissent, il possède un visage extrêmement expressif et cela n'a jamais vraiment changé, seul ce qu'on peut y lire diffère de l’enfant qu’il était.

La dernière chose à noter chez lui, se sont ses vêtements, une chemise et un pantalon parfaitement ajusté, une longue veste ni trop large, ni trop serrée, le tout le plus souvent accompagné d'une cravate aux couleurs sombres. Un ensemble pour rester distingué sans pour autant que ce soit inconfortable, lui qui attire l'attention, ne peut décemment pas s'habiller comme un simple civil de la foule. Il ne supporte plus l'idée de porter des vêtements aussi simples et sales qu'il avait lorsqu'il était jeune, puisqu'il souhaite changer, ça commence par ne plus accepter de porter des lambeaux de tissus rapiécés de toute part. Et puisqu'il le faut, lorsqu'il est en mission, il accepte de porter l'uniforme que lui impose sa condition de Semi-Akuma, bien qu'il n'aime pas l'idée d'être perçu comme un être sans identité propre.

Description mentale

İlknur a été la lumière dans un monde détruit, il a été l'enfant qui voyait la beauté dans la destruction, celui dont le sourire réchauffait les cœurs. À présent tout est différent, il s'est laissé corrompre par les douleurs de la vie et il n'a fait que s'éloigner de ce qu'il a été autrefois.

Le Semi est un homme qui n'est pas facile à aborder, il n'est ni souriant, ni d'un naturel sympathique et en général, il ignore ceux pour qui il n'a aucun intérêt. Et même si vous arrivez tout de même à le faire s'intéresser à vous, il n'est pas dit qu'il soit agréable avec vous, loin de là. Il râle, il grogne, il vous fait comprendre à sa manière que vous le dérangez, peut-être ne le fera-t-il pas avec des mots, mais il ne se gênera pas pour vous le faire comprendre à coup de longs soupirs bruyants, de claquements de langues agacés ou encore avec des coups d'œil vers le ciel désespérés. Non İlknur n'est pas aimable et il le fait comprendre assez facilement aux personnes qu'il côtoie. En général, il ne donnerait pas son avis sur quoi que se soit ou même qui que se soit, sauf si cette personne l'a véritablement ennuyé, ce qui est assez simple en réalité. Lorsqu'il le fait, il ne se gêne pas pour dire absolument tout ce qu'il pense et cela peut importe les conséquences. Manquerait plus qu'il se taise devant qui que ce soit.

İlknur est susceptible, grognon, et même extrêmement têtu, il se pourrait même qu'il puisse être un sacré emmerdeur lorsqu'il le veut, mais s'il y a bien une chose qu'il est rare de le voir faire c'est usé de la violence pour de petites colères, qui peuvent avec lui survenir plusieurs fois dans la journée. Alors oui, il s'énerve, il plisse les yeux en vous menaçant du regard et vous demande avec beaucoup de délicatesse de bien vouloir vous taire, entendez là un "La ferme, tu me gênes. ", mais il n'utilisera jamais la violence sans une vraie raison. Il sait tout de même contrôler sa colère et il ne la réserve que pour une seule et unique personne.

En général, le turc est quelqu'un de plutôt calme et silencieux, il a appris à s'exprimer sans ouvrir la bouche et en règle générale, il a une préférence pour ce langage-ci, ça évite de laisser une chance à qui que se soit d'engager la moindre discussion avec lui. Dans ce calme qu'il apprécie, il n'aime que très peu être dérangé, sauf évidemment pour une très bonne raison. Il a ses petites habitudes et il y tient. Pourtant malgré ça, il y a une chose qui ne lui permet pas de garder son sang-froid et c'est bien le fait qu'il ressente les émotions avec tellement de force qu'il ne peut que rarement les contrôler. La douleur, la tristesse, la déception ou même la colère, elles sont si puissantes en lui qu'il ne peut les ignorer, malheureusement depuis le début de sa quête de vengeance chacune de celles-ci ne finit que transformer en une haine profonde. Et même la joie s'en trouve entaché puisqu'il ne se permet pas d'en profiter, de peur de perdre cette haine qui le caractérise à présent.

Bien sûr, cet homme a de très nombreux défauts, mais il n'en reste pas moins sincèrement humain, quelque part caché derrière des grognements et des sourires sadiques. Malgré le fait qu'il est par tous les moyens tentés de devenir insensible au monde qui l'entoure, il a toujours cette envie de faire le bien plutôt que le mal autour de lui. Protéger les plus faibles face à plus grands, au fond, il n'a pas changé, ce petit homme courageux qui a mit sa vie en danger pour protéger ses amis, seulement à présent il ignore cette partie de lui, du moins autant qu'il le peut. Celle-ci, malheureusement, se permet de refaire surface et le fait hésiter alors qu'il tente de rester cet homme froid, égoïste et cruel.

Il ignore le monde et ses habitants pour une seule et bonne raison, il ne veut personne à ses côtés, il ne veut pas de gêne qui tenterait de le raisonner, qui risquerait de le changer. Pour cela il ne s'intéresse pas aux gens, aussi bien alliés qu'ennemis, à quoi bon ? Pourtant lorsqu'une personne parvient enfin à s'offrir une place dans son cœur, la lumière ne peut plus s'en détacher. Il se refuse à voir les gens qu'il aime souffrir et c'est la raison qui le pousse à ne plus s'attacher, à qui que se soit. Aimer, c'est s'inquiéter, c'est souffrir avec l'autre, souffrir pour l'autre, c'est une chose qu'il ne peut plus se permettre, qu'il ne veut plus se permettre alors que sa vie est devenue si sombre.

Malgré tout ça, İlknur n'est pas un homme triste et fade, loin de là, il n'est pas inexpressif et stoïque, son visage s'anime à la moindre émotion sans qu'il ne puisse le contrôler et ses yeux exprime tellement plus que ses mots qui se font rares. Ce Semi profite de la vie, d'une manière plutôt étrange et lugubre, mais il n'a pas de regrets sur ses choix de vie. Vous le verrez alors souvent rire, pas aux blagues, celle-ci en général, il ne les comprend pas, mais il rit aux dépens des autres. De leurs maladresses, de leurs bêtises, de leurs réactions si étranges. Il n'a pas abandonné toutes les joies de la vie, si bien que parfois, il se permet même de sourire, oh ce n'est plus le sourire si beau que sa mère adorait, mais c'est un sourire tout de même.

C'est aussi un homme qui n'abandonne personne, ni jamais. Il ne sait tout simplement pas le faire. Tant qu'il peut se relever il le fera, tant qu'il a une chance, il l'a tentera. Il ne fuit pas, il s'avance, il provoque jusqu'à ce qu'il tombe à terre sans pouvoir se relever. Malheureusement, cela lui vaut souvent de se prendre des raclées plus sévères qu'elles auraient pu être s'il s'était contenté d'abandonner face à plus fort que lui. Il a aussi la fâcheuse tendance à soutenir ses proches quoi qu'il arrive, ils ne le décevront jamais et il restera à leur côté jusqu'à ce qu'ils lui fassent clairement comprendre qu'ils ne veulent plus de lui à leurs côtés. Il ne laissera pas tomber si facilement, mais lorsqu'il comprendra vraiment, il acceptera, à sa manière toujours, en fusillant du regard et en grognant, mais il le fera.

İlknur est une douce lumière qui croit encore au monde, même s'il cherche à se voiler la face parce que c'est plus simple comme ça. Il aurait pu ignorer sa colère contre son frère même si elle avait totalement pris possession de son être. Il aurait pu simplement le rencontrer et continuer à l’aimer comme il l’avait toujours fait, tout aurait été plus simple, mais ça lui aurait demandé tant d'efforts, tant de sacrifices qu'il n'était pas prêt à faire, qu'il en a eu marre de faire pour des personnes qui ne le méritaient pas : sa famille. Au fond, il le ressent, sa vision du monde si crédule, elle est toujours là quelque part tout comme son sourire, mais il ne peut pas encore les faire ressortir, il a besoin de sa haine pour continuer à survivre dans ce monde, il en a besoin pour ne pas souffrir face aux sentiments de trahisons qui le poignardent. Il en a besoin pour ne pas hésiter, pour ne pas se rappeler l'amour qu'il a un jour porté à son frère et qu'il veut aujourd'hui faire souffrir plus que tout. Ce frère qu'il aime et hait tant à la fois.

Histoire


1
İlknur, ce petit prince qui traversait le monde pour aider les plus démunis, les plus faibles pour aller rejoindre celle qu'il aimait. Cette lumière qui chasse l'ombre même de la plus sombre grotte, du plus sombre cachot et même du plus sombre des cœurs.

« Moi aussi je pourrais détruire les ombres, Anne ?
- Bien sûr mon İlknur, tu es né pour brillé à travers les ombres de ce monde. »

Un large sourire illumina alors le visage de l'enfant de quatre ans, ce sourire sa mère n'en avait jamais vu, de plus, éclatant sur les enfants vivant de ce bordel avec eux. Cet enfant était différent, peut-être qu'elle ne voyait que ce qu'elle espérait voir, un enfant que ne se laisserait pas corrompre par cette vie, qui ne ferait pas comme son aîné, un enfant dont la pureté ne serait jamais entachée. C'était peut-être trop espéré qu'un enfant né dans une maison close de Constantinople ne finisse pas comme tous les autres, mais même si elle n'est pas la mère l'a plus impliqué qu'il soit, elle ne souhaitait pas revivre la perte d'un enfant. Cette douce lumière aux cheveux sombres et à la peau mate qui ne porte pas de nom, mais ne semble pas s'en accablé, ce petit homme qui vit dans la misère sans pourtant la voir, ce petit être pétillant dans un monde détruit.

Pourtant, cela semblait être trop espéré, car comme tout enfant né dans ce milieu, celui qui se faisait à présent appeler İlknur, auparavant un simple surnom affectif donné par sa mère, avait suivi le destin certainement réservé à tous les enfants de ce quartier de la ville. Âgé d'un peu plus de cinq ans et demi comme il aimait le rappeler à chacun, il avait fini par rejoindre un petit gang de rues, un regroupement d'enfants et de quelques adolescents. Se fut si simple pour eux de plonger dans le vol des plus riches pour donner à eux-mêmes, l'amour d'une mère presque absente ne suffit pas à calmer les ardeurs d'un enfant qui souhaite découvrir un monde douloureusement mis à mal par la pauvreté. La douce lumière n'avait pourtant pas faibli, son cœur ne s'était pas assombri, car malgré ses actes, il restait cet enfant souriant et peut-être un peu trop naïf qui pouvait sourire dans ce monde si sombre.

Sa joie ne se contentait de rien, un petit bijou voler en faisant semblant de foncer dans une femme trop riche pour parcourir les ruelles qui étaient les leurs qu'il offrait à sa mère pour la rendre encore plus belle, même si pour lui, pour cet enfant plein d'amour et de candeur, ça semblait impossible. Elle était touchée par les gestes de cet être qu'elle délaissait pour le travail et qui pourtant ne se plaignait jamais du peu de temps qu'il passait ensemble. Cet enfant qui n'écoutait pas les mots des plus âgés alors qu'ils l'appelaient prostituée, qui ne demanda pas une seule fois la présence d'un père dont elle ne connaissait pas l'identité. Cette vie pourtant si misérable pour un être aussi doux semblait lui suffire, c'est sûrement pour cela qu'elle décida finalement d'intervenir dans la vie de son fils.

Un soir alors qu'il était rentré plus tard que ce qu'il faisait habituellement, même sans avoir de vrai couvre-feu, sa mère le retrouva blessé, un œil au beurre noir, une côte ou deux fêlées et la lèvre en sang. Malgré tout ça, malgré la douleur et les larmes qui gisaient aux coins de ses yeux, il tenta un sourire, ce magnifique sourire qui ne devrait pas exister dans ce monde. Cette lumière qui aurait dû mourir avec l'âge, qui devrait déjà s'être évaporé derrière la cruauté de cette existence et qui pourtant demeure malgré tout, malgré la peur et la souffrance qu'il a ressentit. Cet enfant sait-il vraiment faire autre chose que sourire ? Elle ne lui demanda pas pourquoi il avait été blessé, elle le savait, il avait volé la mauvaise personne, il avait voulu arnaquer un plus vieux, il avait un peu trop ouvert sa bouche face à quelqu'un avec un peu trop d'ego, elle connaissait par cœur toutes les bonnes raisons pour frapper un enfant dans ces rues parce qu'elle les avait déjà vécus avec un de ses fils, avec son ombre, Gölge.

« İlknur, tu ne devrais pas continuer à faire ça.
- Je vais bien je t'a...assure. »

Comment son sourire pouvait-il être aussi éblouissant alors qu'il grimaçait de douleur ? Elle ne voulait pas le voir disparaître, ce sourire, cette lumière, même si elle le savait, son destin serait de s'éteindre dans la douleur.

« La mort est tout ce qui t'attend si tu continues dans cette voie. Gölge, ton aîné a commit la bêtise de croire qu'il pourrait y survivre et il n'est plus là à présent pour te mettre en garde. »

Le sourire de l'enfant disparu, un instant, touché par ces mots, par la référence à ce frère dont il n'avait jamais entendu parler, ce frère qui comme lui avait vécu dans ces rues et qui comme lui portait un nom qui au départ n'est rien de plus qu'une appellation sans réelle signification. Sa mère avait beau ne pas chercher à s'occuper de son fils plus que ce qu'elle était obligée de faire, elle ne souhaitait pas voir disparaître cette lumière qui illuminait sa vie, ce doux İlknur et son sourire qui chaque jour revient avec son amour de fils aimant et candide. Cet enfant qui prit peur aux mots de sa mère, comme si le monde lui était enfin dévoilé sans le voile de naïveté qu'il portait habituellement. Il fut effrayé par ce mot "La mort", il n'avait jamais eu à y faire réellement face, il n'avait jamais pensé une seconde qu'il pourrait subir plus que quelques coups avant qu'il ne réussisse à fuir avec ses amis. Soudain, la réalité sembla lui parvenir et sa dureté avec elle.

2
Se fut le seul soir où sa mère eut peur de le perdre, pas son fils, mais bien celui qu'elle surnommait İlknur, cet être trop bon pour un monde trop brut. Pourtant, aussi rapidement que les blessures disparurent, son sourire réapparu. Il était toujours là, cet enfant plus souvent inquiet pour les autres que pour sa propre sécurité, car elle avait fini par l'apprendre, son fils avait été blessé pour protéger un de ses camarades, le fils d'une autre prostitué du même bordel, un enfant plus jeune de quelques mois et qu'il avait voulu sauver malgré la peur qu'il avait ressentit au moment où il s'était jeté face à un adolescent pour protéger son ami. Le courage n'était pas une vertu qu'elle pensait découvrir chez l'un de ses enfants et le laisser vivre dans la rue avec ces caïds n'en était que plus dangereux, les courageux sont souvent les premiers à périr dans cette misère. Ceux qui désire faire le bien sont souvent ceux qui souffrent le plus dans un monde d'Ombre.

Cette rencontre avec le monde réel remit pourtant l'enfant dans le droit chemin, il passa le plus clair de son temps au bordel, cherchant à s'instruire auprès de quelques prostitués sachant lire et écrire. Malheureusement, la lumière avait beau être douce, elle n'en était pas moins impatiente et elle se lassait très rapidement des enseignements. Pourtant, İlknur le savait, sans cela, il ne pourrait rien faire de plus que ce qu'il avait déjà essayé de faire, voler au risque de perdre la vie, comme son frère. Ce frère dont il ne savait rien, ce frère qu'il a cherché à connaître à travers les récits de quelques prostitués qui l'avaient connu. Ce frère qui rapidement prit une place dans le cœur de l'enfant malgré sa disparition. Il ne l'avait jamais rencontré et pourtant avec toute sa naïveté d'enfant, il avait fini par s'y attacher, par aimer cet être qu'il ne verrait jamais. Peut-être qu'il ne faisait que l'idéaliser puisqu'au fond, il ne le connaîtrait jamais, mais il était persuadé que s'ils avaient vécu l'un avec l'autre, il l'aurait adoré. C'était peut-être naïf de penser cela, mais İlknur restait un être plein d'innocence qu'importe les coups bas que lui faisait la vie.

Pourtant, un jour alors qu'il n'avait que sept ans, un croche-pied du destin le mit à terre et il eut peur de ne jamais se relever. Alors qu'il dormait, il fut réveillé par des bruits qu'il n'avait jamais entendus auparavant et pourtant, il savait ce qu'ils signifiaient : un danger. Le bâtiment entier tremblait au son des détonations et il manqua même de tomber à peine eut-il quitté son lit à cause des secousses qui faisaient flancher le bordel. En voyant le mur de sa chambre se fissurer sous la force des chocs, il prit la fuite ne cherchant pas à emmener la moindre chose avec lui, après tout la seule chose importante à ses yeux dans cet endroit, c'était sa mère. La seule personne qui lui permettait d'être quelqu'un et pas seulement un être sans identité. Il n'avait pas de nom, il était bien trop jeune pour avoir le moindre proche en dehors de cette mère qui était sa seule place dans cette vie.

Il courut alors à travers le bordel en espérant la retrouver, cette femme, son univers, celle qui croyait en lui malgré le peu de temps passés ensemble, celle qui avait su voir la lumière en lui alors que le monde ne cessait de lui rappeler que tout n'était qu'ombre. Il trébucha plus d'une fois dans sa course, ignorant les murs qui s'effondraient, les pierres du plafond qui se délogeaient pour tomber près de lui sur le sol, il ne pensait qu'à elle, qu'à lui, à la mort dont elle lui avait parlé et qui doucement se rapprochait et le terrifiait. Et alors qu'il tentait par tous les moyens de rejoindre la chambre de sa génitrice, il fut stoppé dans sa course, lui qui avait souhaité protéger sa mère, plutôt que de quitter le bordel, celui qui n'avait pas été assez prudent pour penser à lui en premier, encore une fois, fut frappé à la tête par une poutre qui avait chuté du plafond. Son corps tomba au sol dans un bruit mat alors le bâtiment en ruine s'emplissait d'une fumée âcre et douloureuse.

Se fut l'odeur de la chair brûlée qui le réveilla des heures plus tard alors que le jour s'était levé sur les restes de ce qui avait été sa maison. Il ouvrit difficilement les paupières alors qu'enfin la douleur envahissait l'intégralité de son corps. Un grognement suivi d'un sanglot passèrent ses lèvres alors qu'il tentait de bouger. Cette odeur, c'était celle de sa peau, celle de son visage qui avait brûlé, celle de son corps qui semblait lui être arrachée tant la douleur était intense. Il aurait voulu hurler, mais sa voix se brisa dans sa gorge enflammée par la fumée qu'il avait respirée et il ne cessa de pleurer, peut-être n'était-ce dû qu'à la fumée qui les avaient irrité ou alors la douleur était beaucoup trop insupportable pour qu'il ne se laisse pas aller durant un instant. Il avait mal, il avait peur, il aurait voulu que quelqu'un le sorte de là, que sa mère le recherche dans les décombres et qu'elle le prenne dans ses bras. Il ne voulait pas être seul, ici dans les débris avec sa douleur pour seule compagnie.

İlknur continua de pleurer un moment, sa gorge le brûlant, son corps le faisant gémir et sa tête qui tournait dans ce monde sombre et effrayant. Doucement, la lumière qui faisait de lui un être si exceptionnel dans cet univers commença à s'affaiblir face à ces morts, cette destruction, cette peur, cette douleur. Il n'avait plus la force de bouger et pourtant, il trouva le courage d'ignorer tout ça pour partir à la recherche de sa mère. Il avait besoin de savoir qu'elle allait bien, qu'elle s'était mise en sécurité durant l'incendie, il voulait la voir, foncer dans ses bras pour pleurer une fois de plus, pour qu'enfin, il se sente de nouveau en sécurité. Malheureusement après avoir passé près de trois heures à fouiller les lieux, ignorant sa douleur et continuant de pleurer face à celle-ci, il ne trouve rien de plus que des cadavres et l'odeur des corps brûlés l'avait déjà fait vomir à deux reprises alors qu'il avait sous les yeux des cadavres brûlés ou écrasés sous les débris du bâtiment. Cet endroit n'était rien de plus que les restes d'un massacre dont il était le seul survivant.

« Anne ... Où es-tu Anne ? »

L'enfant continua d'appeler sa mère dans sa langue natale en sanglotant de sa voix brisée qui à cet instant ressemblait bien plus à un sifflement qu'à des pleurs d'enfant. Il ne l'avait pas trouvé, ni vivante, ni morte, mais il n'avait plus le courage de continuer. Plus le courage de poser les yeux sur un autre corps, plus le courage de supporter cette odeur nauséabonde de chair brûlée et plus le courage de supporter sa douleur sans s'effondrer sur le sol pour la laisser le dévorer pendant son sommeil. Il resta encore un instant, immobile, tremblant de sanglots qu'il n'arrivait pas à faire taire, il était face au lit de sa mère, celui-ci avait été recouvert de gravas et au sol gisait les restes de ce qui avait été sa commode, un tiroir avait été éventré sur le sol et le tout était recouvert d'une cendre épaisse qui semblait s'accrocher partout. Il baissa alors les yeux sur les seules choses qui semblaient avoir été épargnées durant cette destruction. Il glissa entre ses doigts les plumes colorées que sa mère avait l'habitude de lui accrocher dans les cheveux lorsqu'elle avait le temps, avant de se relever et de boiter loin de ce lieu de désolation, loin de la mort qui avait touché cet endroit et loin de ce monde qu'il ne voulait pas voir.

3
La lumière s'ébranla devant tant de désolation alors que l'Ombre tentait de la faire disparaître. Le monde d'İlknur s'écroula ce soir-là, lorsqu'il comprit que les joies qu'il arrivait à déceler dans ce monde n’étaient en réalité que des illusions que son âme d'enfant refusait de faire disparaître. À présent seul depuis deux ans, il n'avait plus rien, son corps était faible, il avait maigri, ses brûlures avaient fini par guérir avec difficulté, s'infectant au départ, il avait faillit mourir plus d'une fois, par celles-ci ou encore par la faim, la fatigue et une fois, battu à mort par un homme qu'il n'aurait pas dû voler. Il le savait, il n'avait pas eu la force de fuir, il n'avait pas couru assez vite et il en avait subi les conséquences, mais quand on meurt à petit feu de la faim, comment avoir peur de voler ? De toute manière, il serait mort.

Il avait alors neuf ans et il avait réussi à attraper le sac de courses d'un riche qui traînait dans les rues sans vraiment faire attention au danger qui y rôde. L'enfant avait alors fui aussi vite qu'il le pouvait dans une ruelle où il avait caché son butin dans une des poubelles avant de reprendre la fuite sachant pertinemment qu'il serait rattrapé. À peine, quelques mètres plus loin, ce qu'il attendait arriva, l'homme l'avait rattrapé et ne trouvant pas son sac, ne se priva pas pour faire comprendre son mécontentement à la lumière qui doucement vacillait sous la violence des coups. İlknur ne pleura pas, se cachant seulement le visage de ses bras frêles, il supporta la douleur de ces coups qui le retournaient pourtant de l'intérieur. Il attendit simplement que la douleur se calme et que l'homme s'éloigne avant de se relever, examinant son corps, il comprit très rapidement qu'il ne s'en était pas sorti indemne. Une de ses hanches le faisait atrocement souffrir à chacun des pas qu'il fit pour rejoindre la poubelle d'où il tira son repas. Il se rua pratiquement sur la nourriture crue, il y avait surtout des fruits et légumes et un peu de poulet, mais il s'en fichait pas mal, après presqu'un mois sans avaler autre chose que des déchets, quelques vols et des rats qu'il avait faits cuire grâce à quelques allumettes et les restes de vieux cartons, il n'allait très certainement pas se plaindre de la cuisson de sa viande.

Adossé à cette poubelle, il resta un moment allongé contre celle-ci après avoir terminé son repas. Il avait trop mal pour se relever pour le moment, il voulait dormir, simplement dormir sans avoir peur d'être attaqué une fois de plus, finalement peu importent la sécurité que lui apportait cette ruelle crasseuse et puante, il s'endormit contre cette poubelle, fatigué par ce qu'il venait d'avaler et par sa vie si misérable. Ses cheveux noirs étaient bien trop longs à présent, les plumes qu'il y avait accrochées après avoir quitté le bordel en ruine étaient sales et abîmées et ses vêtements n'étaient plus que des lambeaux, il avait d'ailleurs déjà déchiré le bas de son pantalon parce qu'il n'arrêtait pas de tomber avec ce qu'il restait des jambes. Son sourire s'était mué en une grimace douloureuse sans qu'il ne puisse jamais retrouver cette lumière que sa mère aimait tant chez lui. Comment le pourrait-il alors qu'elle n'était plus là à ses côtés ?

Il était retourné de nombreuses fois sur les ruines à la recherche de sa mère sans jamais la trouver, il avait demandé à quelques survivants s'ils l'avaient vu, mais personne ne semblait savoir si elle était toujours vivante et personne n'avait vu son corps parmi les décombres. Il avait fini par arrêter de s'y rendre le jour où il comprit la douloureuse vérité, sa mère avait été détruite dans ce massacre, si bien qu'il ne restait sûrement plus rien d'elle. Depuis son monde n'avait fait que s'assombrir, il ne s'était permis que quelques jours de bonheur, le jour de son anniversaire par exemple, où il se laissait rêver, il imaginait sa mère face à lui, son frère aussi, tous les deux n'étant en réalité que des débris, l'un, une vieille poubelle tordue et l'autre un balai dont le manche avait été brisé, mais ce n'était pas le plus important pour lui. Il se permettait durant ces instants de sourire, véritablement sourire, de sourire, si éclatant que même la monstruosité de ce monde disparaît. Mais sa vie semblait bien plus difficile après ça, devoir supporté de nouveau cette vie de misère sans personne à ses côtés.

C'est à ce moment-là, alors qu'il pensait qu'il allait mourir sur les pavés de Constantinople, rongé par la gale et bientôt la rage peut-être, qu'un espoir sembla lui être offert. Il ne savait pas encore que cet espoir le condamnerait, à cet instant, il ne pensait pas au futur, il pensait à la douleur, à la solitude, à la faim qui le tiraillait et à la mort qui ne tarderait pas à venir le chercher. Il n'écouta pas vraiment les explications que lui donnèrent ces hommes qui faisaient partie d'une organisation qu'ils appelèrent Central et qui recrutait des enfants comme lui, comme eux, puisqu'ils avaient réuni de nombreux enfants dans le même cas que lui, des orphelins qui n'avaient plus rien. Il n'avait rien à perdre, c'était peut-être même sa seule chance, alors il les avait suivis sans se poser de questions et sans regrets, ceux-ci viendront bien plus tard.

4
Le monde était si beau, cette beauté lui offrait un courage sans limite et un cœur en or qui laissait perplexe ceux qui vivaient avec lui. À présent tout a changé, le monde est devenu si sombre, si froid, si bien que la lumière a vacillé. À présent appelé CROW, İlknur a souffert de la vision de son propre univers que Central lui a obligé à accepter. Une existence de guerre, de monstre et de peur où il ne doit pas ressentir, ou il ne doit être qu'un soldat. Mais la lumière ressent tout, tellement plus fort que tous les autres, il n'a jamais su passer à côté de ses émotions, de sa douleur, de sa joie, il les vit comme si le monde n'était plus que ça. Et aujourd'hui, alors qu'il est entouré de gamin tous comme lui, la solitude le transcende alors qu'il n'est jamais vraiment seul.

Lui qui était plus petit que les autres à cet âge là, lui qui était faible et lui qui aurait put se briser au moindre souffle a grandit et sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, son sourire a simplement disparu, la lumière s'est éteinte pour ne laisser place qu'à un homme dont le monde s'est effondré. Un monde si beau tâché par la guerre, par les massacres, il a vu des enfants mourir, des orphelins comme lui être entraîné à Central et lorsqu'il voyait encore cette petite flamme dans leurs yeux, lorsque la perte de leur proche ne les avait pas totalement brisés, il avait envie de leur crier de ne pas faire ça, de ne pas les suivre parce que Central deviendrait le tombeau de tout ce qui était encore beau en eux.

Il n'avait que 15ans lorsqu'il mit les pieds pour la première fois sur la terre ensanglanté de France, il ne put contenir ses émotions, il avait beau avoir essayé, les corps, le sang, les cendres qui avait été des familles et l'incendie qui avait ravagé tout un pâté de maison. C'était donc ça la guerre dans laquelle il avait plongé ? C'était donc ça sa vie à présent ? La désolation, les cris et les pleurs des victimes alors qu'il se doit de rester droit, fort, insensible. Il ne pouvait pas, il s'était rendu dans une ruelle non loin de la place où on comptait les victimes et il se permit un instant de répit, un instant où il pourrait pleurer sans que personne ne lui fasse la moindre remarque. Il avait besoin de cet instant où il pouvait de nouveau être İlknur, la douce lumière dans un monde trop beau pour être vrai.

Se fut malheureusement de courte durée, car il l'entendit, ce sanglot qui n'était pas le sien. Cette détresse cachée derrière une poubelle, cette voix d'enfant tremblante qui tentait de retenir sa peine en espérant que personne ne le trouve. Il sécha alors ses larmes d'un geste de la main avant de s'approcher lentement, pour ne pas l'effrayer. La petite fille trembla et tenta de se protéger en le voyant face à elle, lui a la peau mate, aux cheveux sombres, au visage bouffé par les cicatrices et au regard si froid à cet instant. Il se pencha alors, mettant un genou à terre pour se mettre à la hauteur de la jeune Française.

« Je ne vais pas te faire de mal, dis moi juste comment tu t'appelles et où est-ce que tu habites ? »

La petite fille sursauta au son de sa voix grave avant de baisser les bras et de le fixer de ses grands yeux humides. Son français n'était pas mauvais, mais son accent turc qu'il n'avait pas réussi à perdre rendait parfois la compréhension plus difficile. Il le savait alors il préféra continuer à lui parler.

« Je m'appelle İlknur, je suis là pour t'aider. »

Il lui tendit alors la main et tenta un sourire réconfortant pour la rassurer et sans qu'il ne s'y attende, la jeune fille lui sauta dans les bras et s'accrocha à son cou comme si sa vie en dépendait. D'abord surpris, il déposa doucement sa main dans le dos de l'enfant qui avait recommencé à pleurer. Malgré la situation, İlknur se surpris à sourire, peut-être était-ce la réaction de la Française qui le fit sourire ou simplement ce contact humain, un contact humain qu'il n'avait plus connu depuis bien longtemps. Il attendit alors que les pleurs de la petite se calme contre son cou et il se leva en faisait attention de bien la tenir pour qu'elle ne tombe pas, même s'il doutait que ses bras puissent un jour le lâcher. Il retourna alors sur la place où les survivants avaient été rassemblé et étaient soignés par la section médicale de l'ordre noir.

Il espérait réellement que cet enfant ne soit pas seul comme il l'avait été dans ce monde si terrifiant, il refusait de la voir devenir ce qu'il était devenu, ce qu'il avait été obligé de devenir. Une femme hurla un nom, une fois, il n'y fit pas attention, beaucoup de gens hurlaient à cet instant, la perte de leur proche ou dans la douleur, une seconde fois, il releva la tête vers cette femme qui s'approchait en courant, se fut la troisième fois qu'il comprit. Cette femme et l'homme qui courait derrière elle étaient les parents de cette petite Camille comme elle l'avait appelé. Il lui fallut pourtant un instant pour la relâcher et la déposer dans les bras de sa mère. Il écouta alors les remerciements de ces parents qui pleuraient de joie d'avoir retrouvé leur fille, il regardait l'enfant pleurer elle-aussi dans les bras de cette mère si aimante. La lumière se raviva doucement dans sa poitrine alors qu'il regardait cette petite famille et son sourire n'en fut que plus éclatant, après des années à ne plus avoir su comment le montrer.

La lumière reprit peu à peu sa place dans le monde, elle se raviva derrière les ombres, malgré les guerres, malgré le désespoir de cet univers dans lequel il baignait à présent. Il arrivait à trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas totalement sombrer, pour ne pas se faire aspirer par Central et leurs ambitions pour lui. Des petites victoires comme cette Camille en France qui n'avait pas eu à vivre seule. Ce n'est qu'à l'âge de 24 ans que le destin que sa mère avait tant redouté pour un être aussi beau commença à le guider. Ses pas l'avaient mené à Constantinople, ville qu'il avait essayé de fuir par tous les moyens. Le voilà maintenant une quinzaine d'années plus tard, lui qui avait été un orphelin mourant de faim sous un pont en espérant ne pas perdre espoir, il était là aujourd'hui se battant pour un espoir qu'il avait finit par retrouver.

Pourtant, cette journée sonna le début de la perte de cette lumière qu'il avait tant voulu retrouver et garder. Ce jour fut la dernière fois où İlknur put sourire comme il l'avait toujours fait. Son cœur fut fissuré et il souffrit bien plus que le jour où il avait pratiquement brûlé vif. Comme on dit, les blessures physiques sont souvent moins douloureuses que celle que l'on inflige avec les mots. Ce jour-là fut celui où il revit sa mère, sa douce mère qui était pour lui toujours aussi belle. Cette mère qu'il avait aimé et qu'il aimait toujours, lorsqu'il l'a rattrapa dans la rue en lui attrapant avec douceur le poignet pour la tirer à lui. Elle semblait apeuré face à cet homme qu'elle ne connaissait pas et qui la dérangeait pendant ses courses, mais elle se ravisa bien vite en reconnaissant le regard brun aux reflets rouges de son fils, sa peau mate et son sourire, c'est en voyant ce sourire qu'elle put dire qu'il était bel et bien son İlknur.

« Anne, comment est-ce possible ? Je te pensais morte dans l'effondrement.
- Mon beau İlknur, j'ai cru t'avoir perdu, ce jour là moi aussi. »

Elle déposa alors tendrement sa main sur la joue de son fils pour admirer ce sourire qu'elle avait cru ne jamais revoir. Sa lumière était toujours là, ce joyau était toujours présent et il n'avait pas changé dans le fond, toujours aussi beau, aussi pur et brillant. Ils s'arrêtèrent dans un café et il lui raconta ses histoires avec tant d'enthousiasme, qu'elle se surprit à sourire elle aussi, elle n'aurait jamais imaginé que quelqu'un puisse raconter des massacres avec tant de joie dans la voix. Elle se rappelait pourtant qu'İlknur avait toujours été différent, qu'il avait un pouvoir simple, mais si beau, celui de voir le magnifique derrière la pire des visions, il avait le pouvoir d'égayer même le plus triste des événements en rappelant que derrière les massacres, il y a des joies que tous oublient, que derrière des centaines de morts, il y avait une petite fille qui n'était pas devenu orpheline. C'est ce qu'elle aimait tant chez lui, sa naïveté qui illumine même le cœur le plus sombre.

« J'ai encore tellement à te raconter, comme la fois où j'ai réussi à protéger une famille d'un monstre jusqu'à ce que les renforts arrivent. »

Sa mère souriait même si elle le savait, son garçon camouflait la cruelle vérité derrière des exploits teintés de courage, ce qu'il ne disait pas c'est qu'il avait faillit mourir, qu'il avait été blessé, qu'il avait souffert, qu'il avait faillit renoncer, mais elle le sentait, son fils avait souffert bien plus que de raisons et elle ne pourrait jamais changer ça, elle se réjouissait seulement de le voir si heureux malgré tous les malheurs qui l'avait touché.

« Je n'ai qu'à rester ici avec toi, je pourrais te raconter tout ce que tu désireras entendre. »

La mère se tendit, son sourire disparu alors que l'adulte face à elle, celui qui n'avait été qu'un enfant de 7ans dans sa tête depuis 17 longues années s'interrogea sur cette réaction, ses yeux brillants d'incompréhension.

« Tu ne peux pas faire ça İlknur.
- Hein ?
- Tu es adulte maintenant, tu n'es plus un garçon, tu ne peux pas rester ici avec moi. Tu n'as rien à m'offrir en dehors de tes histoires et ce n'est pas cela qui nous permettra de nous nourrir.
- Mais ...
- Oh mon bel İlknur, la beauté qui réside en toi est une chose qu'il faut que tu chérisses, mais celle-ci t’empêche de comprendre le monde dans lequel tu vis.
- Anne ...
- Tu ne peux pas rester avec moi. Retournes avec tes amis faire ton travail. »

La femme disparut sans un mot de plus, elle ne laissa qu'une douce caresse sur la joue de son fils, une douce caresse qui le fit souffrir bien plus que tous les coups qu'il avait prit dans sa vie. Il resta un instant sans bouger, sa mère, la seule personne qu'il avait considérée comme son monde venait de le rejeter, celle qui avait tant souhaité le voir continuer de briller, venait tout simplement de faire trembler cette lumière qu'elle chérissait tant. Le corbeau souffrait à cet instant, il ne savait plus quoi faire, retourner auprès de Central ? Il ne pouvait faire que ça, personne ne l'attendait nul part ailleurs. Il n'avait rien d'autre, personne d'autre. Il était seul, une lumière seul dans l'obscurité d'un monde trop sombre pour elle. Il ne pouvait pourtant pas encore se lever, pas encore abandonner cette ville dans laquelle il était né, dans laquelle il était devenu İlknur Aceleci et dans laquelle il avait faillit mourir plus d'une fois. Lui qui ressent beaucoup trop aurait souhaité à cet instant ne rien ressentir, pouvoir faire taire cette douleur, ce désespoir.

Il lui fallut des jours avant d'y parvenir, avant que les larmes qu'il avait envie de verser ne soit plus qu'un douloureux souvenir. Il n'avait pas trouvé de belles choses à quoi se rattacher cette fois-ci, seulement une colère sourde envers sa mère qui le rendait petit à petit plus sombre. La colère était une chose qu'il avait très rarement connu, d'un naturel doux, il avait bien plus l'habitude régler ses conflits par les mots, mais aujourd'hui, il avait envie de frapper quelqu'un, de faire du mal à sa mère comme elle venait de lui en faire, sa colère était virulente, dangereuse, profonde et le désir de vengeance est une chose qu'il allait apprendre à sublimer. Pourtant alors qu'il pensait que la survie de sa mère serait sa seule surprise en revenant dans sa ville natale, il fut bien plus surpris d'entendre le nom de Gölge être prononcé dans une auberge.

Après avoir forcé les passants à lui révéler absolument tout ce qu'ils savaient sur son frère, avec violence si cela était nécessaire, il avait compris. Son frère n'avait jamais périt dans la rue, il n'avait jamais disparu comme sa mère le lui avait raconté. Peut-être ne le savait-elle pas. Peu importe, İlknur qui malgré sa colère, ne pouvait s’empêcher d'aimer, comptait bien retrouver ce frère qui ne l'avait jamais vu, qui ne savait très certainement pas qu'il en avait un, il n'avait plus que ça pour continuer à avancer. Son monde partait en lambeau, sa mère l'avait rejeté et il ne restait plus que lui, ce frère qu'il n'avait fait qu’idéaliser dans son esprit d'enfant naïf. Il se fichait de savoir si celui-ci était tel qu'il se l'était imaginé, il n'avait pas besoin d'un frère parfait, il avait seulement besoin de quelque chose à quoi s'accrocher pour ne pas sombrer. Pour ne pas devenir aussi sombre que les autres.

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Retournant auprès de Central, il n'abandonna pourtant pas l'idée de retrouver son frère, au contraire, cette idée devint très rapidement une obsession, il avait besoin de tout savoir sur le seul être qui lui restait encore sans qu'il ne se rende compte qu'en réalité, il ne l'avait jamais eu. Gölge n'avait jamais été là pour lui, il n'avait jamais été là pour sa mère, pour les protéger tous les deux, mais İlknur, celui qui aime un peu trop, celui qui ressent tout trop intensément aurait put lui pardonner, il aurait put lui pardonner absolument tout, si seulement il n'avait pas refait sa vie comme s'il n'avait jamais fait partit de cette famille. İlknur l'avait aimé sans jamais le voir, sans jamais savoir s'il était un bon frère, il avait assez cru en lui pour que ce frère qu'il pensait mort devienne son attache à ce monde si beau.

Alors qu'il découvrait que son frère était devenu un Bookman et avait recréé sa propre petite famille. Il avait une fille, une foutue fille. La lumière devint fou de rage, sa colère le submergeait plus qu'il n'aurait put l'imaginer. Lui qui avait échappé à la haine durant des années venait d'y succomber à cause d'un amour trop fort pour une personne qui ne le mérite certainement pas. Mais İlknur est naïf, İlknur aime tout ceux de sa famille plus que de raisons sans même les avoir rencontré, İlknur aime et haït avec tellement de force qu'il ne peut contenir ses émotions comme le lui a pourtant si bien apprit Central. Et plus il en lisait sur ce frère qu'il avait idéalisé, plus il le haïssait, plus la haine grimpait et plus la lumière disparaissait derrière un voile sombre, ce voile sombre qui montra à ce grand brun dont la beauté venait de disparaître le monde, le vrai. La souffrance des autres lui passait au dessus, la mort, il n'en avait que faire, les lieux de massacres qui l'avait fait pleuré autrefois n'était plus que de simples tableaux sans sentiment où il mettait les pieds. La lumière n'avait pourtant pas changé, il ressentait toujours tout, la douleur, la peur, la tristesse, seulement la colère avait tout engloutit. L'amour s'était transformé en une haine immense et la lumière s'était transformée en un feu qui ne peut être éteint.

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Le monde d'İlknur ne devint plus que haine et une vraie motivation le poussait à présent à s’entraîner, lui qui rechignait auparavant à devenir un membre actif de Central, s'était lancé corps et âmes dans les entraînements et les missions. Il voulait devenir plus puissant, plus fort, changer ce qu'il avait été, faire taire l'enfant naïf qui vivait toujours en lui pour devenir l'homme insensible, froid et cruel qu'il devait devenir pour accomplir sa vengeance envers son frère. Mais rien ne lui suffisait, il était toujours trop faible, il n'avait rien d'extraordinaire, il n'était qu'un corbeau parmi les autres et cela le rendait encore plus furieux. Il avait besoin de quelque chose de plus, de quelque chose qui lui permettrait d'avoir le dessus face à n'importe lequel de ses ennemis, il rêvait de puissance et son cœur s'assombrissait de jour en jour.

L'enfant autrefois plein de joie, de bonté et de courage est finalement devenu un homme colérique, avide de pouvoirs, haineux et froid. Comme si sa vie en avait fait une personne totalement différente, mais après tout ce qu'il avait déjà vécu, comment pouvait-il encore rester aussi éclatant qu'autrefois ? Abandonnant la lumière, son ombre n'en fut que plus sombre. Sa quête de vengeance le mena bien vite à vouloir briller comme sa mère lui avait raconté, il voulait éblouir le reste du monde et particulièrement son frère avant de le faire souffrir de la pire des manières. Son désir de pouvoir le poussa à se proposer pour devenir un exorciste de troisième génération, ce que l'on nommerait plus tard les Semi-Akumas. Après 20 ans à vivre selon les règles de cette organisation, il y trouvait enfin quelque chose qui lui permettrait de se sentir mieux, de se sentir puissant, de se sentir libre d'une certaine manière.

Il pensait enfin devenir un homme capable de braver chaque épreuve de la vie, pas dans la joie comme il l'avait fait jusqu'à maintenant, mais parce qu'il serait plus fort que tous les autres, plus fort que ceux qu'il désirait détruire, il voulait faire de sa colère une arme pour enfin brisé ce qu'il avait été, l'idiot qu'il était devenu et qui avait tout perdu en un instant. Il ne voulait pas redevenir l'enfant naïf qui l'avait privé de ce monde si cruel, qui s'était protégé de la misère, il ne voulait pas redevenir la lumière que sa mère voulait qu'il reste. Sa mère qui l'avait abandonné comme si il n'était rien, sans nom, sans identité. À présent il serait İlknur le Semi-Akuma. Malheureusement alors qu'il cherchait à devenir plus puissant avec sa colère, celle-ci réussi à corrompre son âme.

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Il ne fallut pas longtemps pour que sa haine et son désir de vengeance rejoignent les sentiments de la bête qui sommeillait en lui. Il n'avait plus rien de celui qu'on avait autrefois tendrement surnommé İlknur, celui qui avait le don de voir la beauté derrière la désolation était devenu lui-même cette désolation qui l'avait détruit. Ce changement radicale d'allégeance aurait put le perturber, mais en réalité à cet instant il se fichait pas mal de travailler pour Central ou pour le Comte. Sauver des gens comme cette petite Camille n'ayant plus d'importance, il voulait détruire, seulement détruire et la haine ainsi que les instincts d'Akuma que le Comte avait fait naitre l'avaient envahit et lui firent prendre conscience de ce qu'il devait faire à présent.

Pour faire souffrir son frère, il lui retirerait un à un tout ceux qu'il aimait, avait aimé et aimerait. Il ne pouvait pas se résoudre à le tuer, ça serait trop simple et au fond malgré sa haine, se frère restait sa seule attache à ce monde, une attache qui ne le connaissait même pas. Il continuait de l'aimer, derrière toute cette haine, derrière le monstre qu'il était devenu, l'enfant qu'il avait été continuait d'aimer cette Ombre qu'il n'aurait jamais rencontré sans la cruauté de ce monde. Ce frère qui l'avait abandonné, qui l'avait laissé à la rue durant deux ans, qui n'avait pas su l'empêcher de suivre Central, qui l'avait laissé souffrir de la solitude et qui aujourd'hui encore n'était pas là pour l'aider à ne pas sombrer derrière la noirceur de son cœur, trop occupé à chouchouter une fille qui n'est même pas la sienne. Il allait semer le désespoir dans le coeur de son frère en détruisant tout ce à quoi il tenait.

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Orléans, ville française où il avait connu son premier massacre en tant que Corbeau, ville où il avait voulu croire, ville où à cet instant il soupire sur l'idiot qu'il avait été. Ça faisait 16 ans maintenant et il avait encore du mal à comprendre comment il avait put être si naïf et stupide, mais il était jeune à l'époque et même si İlknur tente par tous les moyens de changer, il le sait, au fond il est toujours le même, caché, n'attendant qu'une chose, qu'un espoir vienne le sauver. Malheureusement aujourd'hui il ferait disparaître le moindre échappatoire à sa rédemption. Il allait tuer la très chère apprentie de son frère et cela sans remord ni pitié. Après cela plus de retour en arrière, sa vengeance ne s'arrêtera certainement pas là, il avait encore pas mal de cible en tête, comme cette exorciste à la peau mate à laquelle il semble s'être attaché, malgré son mode de vie. Elle était la prochaine sur sa liste.

Il la recherchait depuis des mois et enfin il allait pouvoir mettre la main dessus, dans une rue, il la remarqua parmi toutes les autres, elle était là, ses cheveux blonds, ses yeux verts, c'était elle, il n'y avait pas d'autre choix possible, mais elle n'était pas seule, peu importe, il n'allait certainement pas mettre sa vengeance de côté pour un importun. Il allait la tuer, ici et maintenant et lui avec s'il se mettait sur son chemin. İlknur s'avança vers le couple sans se soucier un instant de leur conversation.

« T'es bien Rayn ? La bookman, disciple d'Elias ? »

Au fond il était persuadé que c'était bien elle, quel foutu hasard aurait mit sur sa route une autre blonde aux yeux verts ? Un hasard bien cruel avec les innocents de ce monde.

« Non. Je ne connais personne de ce nom.
- Tant pis pour toi, j'vais pas prendre de risques. »

Les dommages collatéraux, à présent il avait apprit à faire avec et à les amasser derrière lui. Que cette fille soit bien Rayn ou non, elle allait mourir de toute manière. Son poing partit sans un mot de plus en direction du ventre de la jeune femme pour la mettre à terre et l’empêcher de fuir si jamais elle avait la mauvaise idée de le faire. Malheureusement pour lui, le garçon qui était à ses côtés n'était pas qu'une victime de plus, non il était bien plus que cela.

« Que... »

Ce sale emmerdeur était un Semi-Akuma lui aussi. Le hasard est-il toujours contre lui ? İlknur se le demandait à chaque fois qu'une chose aussi improbable finissait par lui arriver. De tous les hommes de cette foutue planète il fallait qu'elle s'attache à un autre semi. Sa colère ne fit que grandir alors qu'il plongeait ses yeux bruns dans ceux de son adversaire, très bien, lui aussi allait disparaître. Un sourire prit finalement naissance sur ses lèvres, non pas ce sourire éclatant qui nous donne envie de sourire à notre tour, non un sourire provocateur, celui que l'on fait lorsque l'on est prêt à relever un défi très intéressant. Sourire qui pourtant disparu bien vite lorsqu'il remarqua que la saleté de gamine s'était tiré sans dire un mot. Tant pis pour elle, il serait bien moins doux.

Le combat qui suivit ce geste ne le rendit que plus furieux et pourquoi ? Parce qu'il n'arrivait pas à mettre à terre cet emmerdeur ! Et plus les coups s'échangeaient et plus İlknur souffrait et plus il se rendait compte du temps qui passait, bientôt il ne pourrait plus la rattraper, il était ici pour une seule et unique raison, tuer cette sale garce pas pour affronter un autre de son espèce qui se sent d'un coup un peu trop chevaleresque. Il changea alors de tactique, ignorant le blond qui lui barrait la route, il prit la direction de la jeune femme, malheureusement cela ne permit qu'à l'adversaire de briser sa garde pour lui envoyer son poing en plein visage. Il sentit sa mâchoire craqué sous le coup, mais ça ne l'arrêta pas une seconde, un nouveau sourire prit place sur ses lèvres alors qu'il attrapait d'une main la tête de celui qui avait osé lui barrer la route et il la fracassa contre le mur le plus proche dans un cri de rage. Cela ne le tuerait surement pas, mais ce n'était pas le plus important.

Une fois l'enquiquineur mis de côté, il reprit sa route à la recherche de cette blonde, cette satanée gamine qui ne faisait que rendre les choses plus difficiles et qui en payerait le prix. Il finit par la retrouver dans une ruelle où ils étaient enfin seuls, juste tous les deux.

« Je pensais que ça serait plus facile que ça, m'enfin la récompense vaut tous les efforts. »

Rayn tenta de fuir, mais il était plus rapide, attrapant ses poignets dans une de ses mains, il laissa un sourire naître sur ses lèvres. Il la tenait enfin sa vengeance, elle était là, encore chaude entre ses mains. Bientôt ça ne serait plus le cas. Dans un geste brusque de sa main vers le haut, il tordit les deux bras de la jeune femme jusqu'à ce qu'ils se brisent sous la pression, un hurlement passa les lèvres de la blonde et le sourire d'İlknur ne fit que grandir. Ça c'était pour avoir cru bon de fuir.

« Retiens juste une chose gamine, tout ça, c'est de la faute d'Elias. »

Sans plus de mot il sortit son arme de sous sa veste, une arme qu'il n'allait utiliser que pour une seule chose, tué les innocents qui avaient une place dans le cœur de son frère. Il approcha le colt du front de la gamine et sans hésiter il tira entre ses deux yeux verts et humides. Il aurait put la tuer de bien des manières, mais le faire d'une manière si humaine rendait cela bien plus horrible. Parce que lui qui était un semi-akuma n'avait même pas eu besoin de ses pouvoirs pour tuer cette gamine, l'impuissance des humains était si cruelle parfois. Le turc ne partit pourtant pas tout de suite, il attrapa le corps de la jeune femme avant qu'elle ne tombe sur le sol pour l'allonger avec douceur sur celui-ci. Il retira quelques mèches de son visage avant de prononcer une dernière phrase.

« Désolé petite, j'ai jamais aimé tuer plus faible que moi, mais c'était nécessaire. »

İlknur se releva alors avant de quitter la rue, la dernière once de lumière en lui venant de s'éteindre à jamais. Lui qui avait été trop pur, trop brillant pour un monde si sombre était devenu bien trop sombre pour le monde dans lequel il avance.

Famille

Une famille, aujourd'hui İlknur vous dirait qu'il n'a rien de plus qu'un frère qui ne mérite que de souffrir, mais se fut bien différent auparavant.

İlknur avait une mère, une mère qu'il trouvait aimante malgré son peu de préoccupation envers son fils. Elle était tout pour lui lorsqu'il était jeune, il était son repère, sa seule place dans la vie, sa seule identité, il était son fils. Il n'a jamais eu besoin de plus à cet époque, pas besoin de savoir quoi que se soit sur un père quelconque. Il n'avait besoin de qu'elle, malheureusement depuis que celle-ci la rejeté, il préfère se dire qu'il n'a plus de mère, c'est plus simple.

Gölge, ce frère qu'il n'a jamais connu et qui pourtant a l'impression de connaitre par cœur. Ce frère qu'il a aimé d'un amour sincère, pure et indestructible, peu importe qu'il ne se soit jamais rencontré, peu importe s'il le croyait mort ou non. Il était le frère qu'İlknur aurait rêvé d'avoir, mais n'aurait jamais. Pourtant lorsqu'il a su que celui-ci était encore vivant, il a souhaité le retrouver, tout d'abord, seulement pour se retrouver, lui et le dernier membre de sa famille. Cette envie s'est pourtant transformé en haine lorsque le plus jeune a comprit que son frère n'avait pas besoin d'une famille puisqu'il en avait déjà une autre. L'amour est devenu de la haine et aujourd'hui son seul but dans la vie est de le rendre aussi misérable qu'il l'a été à une époque où il aurait tant eu besoin d'un grand-frère.

Test Rp

Le sujet sera donné par un membre du staff après une première vérification. Pour les prédéfinis du manga uniquement.

PRÉNOM OU PSEUDO : Nyxiel.
SEXE : Un peu des deux je crois
ÂGE : 21 !
DOUBLE COMPTE ? PAS DU TOUT  :niark: Juste un pervers, une violente, un monstre, un grognon et une adorable petite fille ♥️ :3
COMMENT T'ES ARRIVÉ(E) ICI ? J'ai défoncé le mur, les portes, c'est pour les faibles.
UN MOT POUR LA FIN : PANTSU   *MEURT*
LE CODE, BIEN-SÛR : Hum ... Hum. Tulipe ... C'est toujours ça qu'il faut dire, non ?

COPYRIGHT : Xanxus - Katekyo Hitman Reborn
Et IRL, ça donne quoi ?



‡ Kebab ‡

Dossier Confidentiel - Central
Mon but: Vengeance
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Ílknur Aceleci‡ Kebab ‡


İlknur envoie chier en #757A99

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▐ IRL Age : 22 ▐ Messages : 56 ▐ Autres Comptes : Liam, Caem, Abel, David, Hazel et Pearl.
Féminin
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▐ Parcours RP :
Indisponible pour rp [5/2]
HRP : 200pts - FINIS : 0pts - RP : 190pts
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Re: İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
Dim 8 Mai - 14:25


T'es beau.



















Bonjour, bonsoir ! La communauté te souhaite très sincèrement la Bienvenue sur le forum D.Gray-Man, Le Réveil du Cœur.

Comme tu l'as probablement deviné, je suis un membre du staff. Étant le premier de l'équipe administrative à commenter ta fiche, je te laisse cette petite fiche afin de te permettre de faire rapidement le tour des sujets essentiels du forum. Il est impératif de les lire, et ce pour la bonne compréhension de notre contexte et des particularité que nous avons pu y ajouter. Cependant, beaucoup de sujets ne sont pas mentionnés, mais je compte sur ta curiosité naturelle pour aller jeter un œil aux autres topics.

Mais avant cela, j'ai la joie de t'offrir tes premiers points ! Au nombre de 50 ( de 100 si tu joues un personnage Prédéfini ), ils te permettent de débuter ta vie active en tant que membre du forum. Tu te demandes ce que c'est ? Pas de soucis, la réponse est par-là : Système de points.

Bien ! Maintenant que je t'ai soudoyé (et que je suis par conséquent devenu ton meilleur ami), passons aux choses sérieuses.
Pour commencer, comme sur n'importe quel forum, tu dois lire le Règlement : celui-ci tout particulièrement, car un code y est caché ; tu y apprendras notamment que tu as un mois pour compléter ta fiche de présentation.

Le Contexte du forum est à lire également, afin de ne pas faire d'erreurs chronologiques ou temporelles dans l'histoire de ton personnage. Pour te mettre à jour, tu peux aussi jeter un œil à l'Intrigue du forum et aux Quêtes Annexes, afin que tu saches à quel point nous nous sommes avancés.

Avant de poursuivre ta fiche, je te conseille de lire la Fiche de Présentation si ce n'est pas déjà fait : elle contient des points importants qu'il vaut mieux lire avant de se lancer dans la rédaction de sa fiche. Notamment les liens redirigeant vers les différents groupes auquel tu as accès sur le forum. Si toutefois tu n'as pas envie de passer par là, voici la Présentation des groupes.

Voici pour toi quelques liens supplémentaires et facultatifs, qui ne sont là que pour t'aider si tu rencontres un problème avec le fonctionnement du forum en lui-même ou pour te faciliter la tâche. Jette un œil aux Couleurs et aux Symboles, et n'hésite pas à consulter le Tutoriel pour mettre son Avatar ou Remplir son Profil si tu ne t'y retrouves pas.

Voilà, tu as à présent toutes les clefs en main, à toi de jouer ! Sache qu'un modérateur est assigné à ta fiche dès lors qu'elle est postée et la suivra tout au long de sa construction, pour enfin la valider. Il arrive parfois, en cas de doute ou de demande un peu particulière de la part d'un membre, que le staff doive se consulter pour valider ou non une requête.

Dans tous les cas, tu dois avertir l'équipe administrative lorsque tu as terminée ta fiche : soit en éditant le titre et en ajoutant "Terminée" soit en postant à la suite de ton sujet.

Une fois validé, tout ou presque te devient possible sur le forum : tu peux RP, participer aux Events, jouer des missions, etc... Mais saches que si tu désires faire combattre ton personnage, il te faudra remplir La Fiche Technique, afin que l'on puisse voir l'étendue de tes pouvoirs et de tes compétences.

Bon courage à toi et n'oublie pas, l'équipe administrative est là pour t'aiguiller, tourne-toi vers nous si tu as la moindre question !

Du fin fond de l'Ombre, ton frère.




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Elias râle en Rosybrown

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Re: İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
Dim 8 Mai - 14:33
BRO'

Sinon je sais, je sais
‡ Kebab ‡

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Ílknur Aceleci‡ Kebab ‡


İlknur envoie chier en #757A99

FPRSBQ

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▐ Personnalité : é m o t i f
▐ Parcours RP :
Indisponible pour rp [5/2]
HRP : 200pts - FINIS : 0pts - RP : 190pts
POINTS AU TOTAL : 390pts + 0 cond
POINTS DEPENSES : 0pts

RANG D

A S S A A D : www {40}
E L I A S : www {30}
☼ Q U Ê T E : www {50}
F L O N N E : www {60}
P E R C Y : www {10}

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Re: İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
Dim 8 Mai - 19:14
avatarInvitéInvité
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Re: İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
Ven 13 Mai - 21:33
Fiche de vérification
Bannière : Beau gosse.
Référence du Personnage : Xanxus - Katekyo Hitman Reborn.
Nom et Prénom : Aceleci İlknur.
Carte d'Identité : Tout est parfait.
Physique : Je reconnais bien mon frère.
Caractère : Il fait tellement mal au cœur, dans le fond. ;w;
Histoire : MES FEELS SONT MORTS. Par contre, Tyki m'a fait relever un truc, quand tu as dis : " Après cela plus de retour en arrière, sa vengeance ne s'arrêtera certainement pas là, il avait encore pas mal de cible en tête, comme cette exorciste à la peau mate avec laquelle il avait eu une histoire quelques années plus tôt. Elle était la prochaine sur sa liste." est-ce que tu veux dire que İlknur a eu affaire à Sofia ? Parce que ce n'est pas le cas normalement, sauf si on m'a caché des trucs. ewe
Famille : Je rêve d'un univers alternatif où leur famille n'a jamais été séparée, et que personne n'a été tué. ;w;
Particularité : Des traces de brûlures et des cicatrices, ainsi que des plumes accrochées dans les cheveux.
Le Nombre de Ligne : Plus que parfait.
Avatar : QUEL AVATAR.
Grammaire, orthographe : Quelques fautes d'inattention par-ci par-là, mais on en fait tous !
Rang de départ : D.
Code : J'accepte ce code.

Je te l'ai déjà dis, mais ton interprétation d'İlknur est vraiment parfaite, plus géniale et feelsante que tout ce que j'aurais pu imaginer. J'ai adoré et j'ai dévoré cette fiche comme une petite pâtisserie ; mais un gâteau qui détruit le cœur. :(

Du coup je te valide, bien sûr, mille fois même ! Juste, faudra juste régler le petit point que j'ai soulevé et je déplacerai la fiche suite à ça. Mais en attendant, je te donne quand même ta couleur pour que tu sois encore plus beau.

Jtm.

Félicitations ! Tu obtiens 100 points. N'oublie pas de remplir ton dossier central et de le tenir régulièrement à jour. Tu peux maintenant pleinement profiter de la vie heartienne ! RP, RS, LR, FT et... flooder !Tu es validé !




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Re: İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
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İ L K N U R - La lumière disparue laisse place à tant de noirceurs.
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