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Satan n’avait pas l’intention d’abandonner et réaliserait le rêve qu’il avait forgé avec Yuri, la seule humaine qui avait pris le temps de parler avec lui. Et pour cela, il devait détruire l’ordre, éliminer tous les exorcistes. Rin lui était maintenant en fuite et devait combattre sa nature démoniaque montant en lui. Une guerre, un combat intérieure et de nombreuses intrigues vous attendent. DEMON WARS
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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 Course au bord de l'eau { PV Rhian }

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Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Mer 27 Sep - 22:13

Madalia
Cuervo

Rhian
Llewellyn

「 Réflexion 」
On t'a appelée. Enfin. Depuis le temps que t'es enfermée entre 4 murs... sortir ne te fera pas de mal. Et puis, tu es bien préparée maintenant. Tu n'as pas arrêté de t'entraîner depuis ta dernière sortie -de toute façon, tu n'as que ça à faire. En pleine force physique et mentale, tu es prête à tout affronter, à tout braver. Tu l'as toujours été.

Tu t'étires en marchant, fais tourner tes poignets, plies tes doigts. Tu entends tes articulations craquer. Il est temps de les réveiller, ainsi que tous tes muscles. Tu es encore un peu engourdie par la nuit que tu viens de passer ; une nuit affreuse pour changer, mais tu en as l'habitude. Ca fait 20 ans que tu fais ces cauchemars presque chaque nuit alors ton esprit s'est adapté. Mais il t'en veut. Tu t'en veux. De ne pas avoir su être à la hauteur. Avec ce que tu as maintenant, tu aurais pu les éliminer. Mais c'était trop dur. "Tu étais trop jeune" te diront les gens. Alors, quand le bon âge arriverait? Est-ce que si les Akumas seraient venus maintenant, tu aurais pu les combattre? Non. Car tu n'aurais pas eu ce bras, ces cellules, qui font de toi ce que tu es aujourd'hui, une semi-akuma.

Tu penses, tu penses et tu te diriges vers le lieu du rendez-vous. Tu dois te rendre à Venise, avec un autre semi-akuma et son nom, tu le connais. En même temps, vous êtes tellement peu que tous les retenir est facile.
Cette mission est un rendez-vous entre Semi puisque la tâche qui vous a été confiée est de ramener un semi-akuma traître. Tiens donc. De quoi régler ses comptes? La simple idée de trahir Central est pour toi impensable. Ce sont eux qui t'ont sauvée, qui t'ont élevée, qui ont fait de toi la femme que tu es aujourd'hui. Et puis, comment ont-ils pu se faire embobiner de la sorte par le Comte... puéril. Un signe de faiblesse.

Tu arrives enfin. Tu croises les bras. Encore en avance. Tu as cette manie de toujours arriver en avance, pour être sûre de ne pas arriver en retard. Tu es comme ça, tu es organisée. Tu penses à ce qui risque de se passer durant cette mission. Il y aura des combats, c'est sûr. Tu vérifies une dernière fois que ta panoplie de corbeau est complète, et elle l'est. Tu l'as vérifiée 4 fois déjà, alors s'il manquait quelque chose, tu l'aurais remarqué...

Rhian Llewellyn... ce type était grand. Bien plus grand que toi. C'est ce qui t'avais frappé, la première fois que tu l'as vu. Tu frôles déjà le mètre 80 mais alors lui... il te dépasse encore d'une tête. Le deuxième détail frappant chez lui sont ses yeux. Rouges, ils respirent de... quelque chose. Est-ce une émotion? Un sentiment? Toi qui as d'habitude si facile pour décoder les sentiments de chaque personne, analysant chaque trait, chaque crispement... c'est la seule personne qui reste pour toi, un grand mystère.

Tu l'apprendras dans quelques minutes. Toi, tu ne changes pas. Toujours cet air dur, un peu froid en apparence qui cache ta véritable personnalité. De quoi repousser les plus invasifs. Tu n'es toujours pas coiffée, en tout cas très rapidement. tes cheveux sont longs, alors pour qu'ils ne te gênent pas, tu les attaches vers les pointes. Une petite astuce que tu as apprise. S'ils étaient détachés, ils vagabonderaient partout sur ton visage et ton corps, ce qui t'empêcherait de bouger correctement.

Tu changes de position, posant un poing sur ta hanche. Il ne devrait plus tarder, dans une minute il est l'heure. Une minute. Tu frémis intérieurement à l'idée de partir à nouveau en mission et de pouvoir accroître ton expérience. De pouvoir devenir de plus en plus forte, pour enfin gagner cette guerre.

Trente secondes. Que feras-tu après cette guerre? Tu ne sais pas. Tu n'as été faite QUE pour ça. Pour te battre, au nom de Central et du Vatican. De toute façon, tu as encore du temps devant toi. Tu n'es pas assez puissante pour gagner encore.

Il est l'heure. Il ne va pas tarder à arriver, maintenant.
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Madalia CuervoBLACKBIRD
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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Lun 2 Oct - 0:25


Course au bord de l'eau



Ceux qui me côtoyaient le savaient : si cela faisait trop longtemps que je n'avais plus été en mission, je devenais comme un fauve en cage, irascible et impatient. Parce que je ne rêvais que de faire mes preuves à Central en bon chien-chien, pensaient mes ennemis. Parce que je voulais aider à mettre fin à cette guerre autant que possible et protéger les civils, devinaient les rares qui m'appréciaient. Mais très peu savaient que la pire des tortures, c'était la tentation d'aimer cette trêve…

Contrairement à ce que laissait supposer ma nature… passionnée, j'appréciais les moments de calme. Ne plus penser à la guerre, à la douleur, aux Noé, akumas, exorcistes, missions… Juste me vider l'esprit et ne plus penser à rien d'important, me reposer mentalement. Chose qui m'avait été impossible jusqu'à il y avait peu : le moindre instant passif me rejetait alors mes fautes à ma figure, mon deuil, ma culpabilité, mon désespoir, toutes ces choses peu sympathiques qui gâchaient légèrement le moment. Mais je retrouvais une certaine sérénité, à présent… Confiance en moi, en notre cause, en mes nouveaux liens. Ho, ils n'étaient pas bien nombreux, mais… ils étaient forts. Sofia, qui était comme une grande sœur, par exemple. Et puis… et bien, il n'y en avait pas vraiment d'autres. Si j'appréciais Célania, elle devait me prendre pour un taré. Et puis, il y avait cette paire de lunettes fantaisiste dans ma chambre, mais je savais bien que je ne reverrais jamais celle qui me l'avait donnée… Quelles chances y avait-il ? Il m'avait fallu des décennies de recherche active pour trouver Caroll, alors retrouver cette gamine par hasard…

Enfin, cela pour dire que je n'étais pas qu'un idiot qui ne vivait que par l'action : j'étais un idiot qui appréciait le calme aussi. Sauf que, maintenant plus encore qu'avant à cause de mes nouvelles responsabilités, après quelques jours sans mission… je culpabilisais d'apprécier ne rien faire. Alors que mes yeux suivaient le trajet doux d'un nuage, combien d'âmes le traversaient pour hanter ce monde ? Combien d'appels à l'aide s'élevait en vain vers lui ? Combien d'akumas se cachaient en son sein ? Alors, je me forçais à limiter ces moments, m'entraînant encore et encore. Je m'autorisais ces pauses paisibles de temps en temps, conscient qu'elles étaient nécessaires pour ne pas devenir fou, mais céder était aussi tourmenteur que m'en refuser. Et de là venait ma mauvaise humeur et mon impatience de briser ce paradoxe en allant en mission…

En attendant, je m'entrainais encore à la lance. Grâce à cet essai sur le terrain contre les akumas, même si j'avais failli y passer contre la gamine aux cheveux rouges, je commençais à maîtriser l'arme. Enfin… disons qu'elle devenait plus utile qu'encombrante, et encore. Mes mouvements restaient brouillons, brutaux, peu précis, mais au moins, je ne me blessais plus moi-même avec. Aussi, quand l'énoncé de la mission me fut transmis, ma première question fut : devais-je la prendre avec, ou non ?
La mission était directement en lien avec mon nouveau rôle – vaincre un traître, avec une semi – et je voyais cette lance comme un symbole de mon commandement. L'intention n'avait pas été celle-là au départ, mais la coïncidence était intéressante… D'un autre côté, elle risquait surtout d'être un gêne. Son rôle, c'était de pouvoir attaquer sans être en contact direct – fort utile contre les Noés et leurs étranges pouvoirs – et de me donner un atout, ne pas laisser mes anciens adversaires connaître mes mouvements.  Sauf qu'il s'agissait d'un semi, sans capacités inconnues et ne connaissant pas ma manière de me battre. Mieux : à force d'en combattre moi-même, par entraînement mais surtout contre l'autre foutu assassin, je connaissais vraisemblablement mieux que mon adversaire comment surpasser un autre semi avec mes capacités sans arme. Et puis, Venise… J'allais devoir faire preuve d'agilité pour ne pas tomber à l'eau, et la lance était extrêmement lourde.
Finalement, avec un soupir, je décidai que l'efficacité serait meilleur symbole d'autorité qu'une arme, et décidai de la laisser de côté. Hors de question de m'humilier avec mes connaissances trop basiques du maniement de la lance devant ma nouvelle subordonnée…

La mission, donc. J'en étais plus qu'heureux : d'abord, parce que j'allais travailler avec une exorciste de troisième génération. Enfin, une mission sans un de ces élus trop sentimentaux et sans connaissances militaires ! Et surtout, l'un des miens, ayant vécu la même formation et accepté la même expérience, l'élite de l'élite ! Elle s'appelait Madalia. Ne la connaissant guère, j'avais lu son dossier, comme celui de tous les autres semi après ma nomination. De caractère, elle semblait beaucoup me ressembler... Je ne savais si c'était une bonne chose ou pas, avais-je alors songé avec ironie. Et puis, son histoire… j'avais hésité à la lire. Je détestais qu'on évoque mon passé, alors savoir que quelqu'un avait fouillé dedans m'aurait braqué contre lui, voire pire. Alors, au final, j'avais décidé de ne pas le faire. Je commençais à comprendre une chose : laissons aux têtes de Central la manipulation. J'avais essayé avec le mioche et avait craqué après deux échanges… Non, malgré tous mes efforts, je ne pouvais changer radicalement ma nature. Alors, j'allais tenter de tenir mon rôle à ma manière. Un peu de naturel, un peu de forcé, et on verra le résultat… Mon but était de me faire reconnaître par eux pour asseoir mon autorité, et par elle servir d'exemple autant que possible et les motiver à être fiers de ce qu'ils étaient, à les souder. Très ambitieux, mais avais-je le choix ? C'était cela, mon rôle, et je l'avais accepté. Personne ne suivrait un hésitant visant trop bas… Enfin, je tâtonnais encore, mais le tout était de ne rien montrer. Et c'était aussi pour cela que j'étais heureux de travailler avec une semi : connaître mes subordonnés et qu'ils me connaissent était important.

Et puis, l'autre aspect de la mission : l'ennemi. Un traître… Parfait. Je les méprisais mais, surtout, il fallait laver l'honneur des exorcistes de troisième génération. Ce serait un excellent premier acte en tant que chef, le message serait lancé : nous relèverons la tête et deviendront la fierté de la Congrégation, et non le cheval de Troie abominable. Et cela commençait par éliminer ceux qui avaient trahi ce que nous étions…

C'était donc d'un pas satisfait et assuré que je me dirigeais vers le point de rendez-vous. Pile à l'heure : n'était-ce pas la marque des plus grands chefs que d'être d'une ponctualité effrayante ? Il me fallait faire bonne impression… Je n'étais pas aussi confiant que je n'allais le montrer, loin de là. A vrai dire, j'avais déjà pas mal joué et rejoué la scène dans ma tête, depuis hier soir, pour savoir comment agir en tant que chef le mieux possible. Comme un écolier avant un contrôle oral. "Un peu de forcé", avais-je dit… Mais je ne devais pas montrer mes hésitations : si je me montrais convaincu que mon autorité était légitime, elle ferait de même plus facilement, même moi comprenais cela. De toute façon, cacher mes faiblesses et doutes jusqu'à l'exagération, je le faisais déjà avant. Alors, c'est d'une voix ferme que je l'abordai, en tendant la main, usant de mots soigneusement choisis :
 - Bonjour, Madalia. Heureux de partager cette mission avec toi.
Et puis, la suite… je n'avais rien prévu. Comment savoir comment elle répondrait ? Qu'avait-elle entendu sur moi ? J'avais déconné plus d'une fois, avait-elle une image de moi basée sur ça ?
Ou plutôt sur mes exploits ? Et sur le coup, je me rendis compte que ça ne valait guère la peine de me creuser la tête pour aboutir à ces dix uniques secondes calculées. De toute façon, j'avais toujours été spontané : j'étais devenu expert en l'art de cacher mes faiblesses, mais beaucoup moins en celui de cacher mes vraies pensées… Ma foi, "un peu de naturel", non ? Peut-être qu'un chef franc et plutôt fonceur plairait plus. Du côté calculateur, ils avaient déjà Central…

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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Mer 4 Oct - 22:02

Madalia
Cuervo

Rhian
Llewellyn

「 And I Say 」
En apparence, tu n'étais pas soignée. Être ordonnée ne signifie pas qu'on prend soin de soi. Qu'est-ce que ça pouvait bien t'apporter, de toute façon? Tu n'étais pas ici pour devenir "Miss beauty number one" donc tu t'en fiches complètement.

Et puis, tes traits te donnaient l'air fatiguée. Mais tu l'es. Tu es fatiguée car tu ne dors que très peu, même si ton métabolisme s'y est habitué à la longue. Tu te souviens que les premières fois à Central étaient horribles, dures. Tu as hésité à craquer, à tout laisser tomber, à abandonner même. Mais est-ce qu'on pouvait t'en vouloir? Tu as vu des choses que personne n'oserait s'imaginer. Pas même toi, un seul instant, tu ne t'étais imaginée pareille histoire. C'était digne d'une histoire d'horreur, que les adolescents se racontent pour s'effrayer. D'une légende urbaine qui traîne dans le quartier sur la maison que personne ne veut acheter depuis 3 ans.

Mais toi, tu savais que c'était on ne peut plus vrai. L'horreur de ce monde, tu l'as découverte bien trop tôt, brisant tout ce qu'il restait d'enfant chez toi. C'est en y repensant que tu perds foi en l'humanité, en tout. Tu te demandes, pendant un court instant, si les gens méritent vraiment d'être protégés. Ils jouissent d'une paix superficielle tandis que vous, vous oeuvrez dans l'ombre. Vous mourrez pour eux mais ça, personne ne le saura jamais. Vous êtes "ceux qui n'existent pas". Quelle serait leur réaction s'ils découvraient la vérité?

Et puis, tu te rappelles combien la vie est précieuse. Combien elle est dure à acquérir mais si facile à enlever. Que personne n'a le droit d'enlever la vie aux autres. Même le meilleur des justiciers n'en a pas le droit. Pourtant, tes camarades le font bien parfois. Tuer des gens. Ils appliquent la loi du Talion "Oeil pour oeil, dent pour dent".

Toi, tu ne saurais pas. Ôter la vie. Depuis tes 5 ans, depuis l'accident, tu as ce "traumatisme" de la mort. Tu ne supportes pas que des gens meurent, que le sang coule. C'est une promesse que tu t'étais faite ; personne ne mourra devant toi. Plus jamais. Tu ne le supporterai pas. Quitte à mettre ta propre vie en danger, tu empêcheras que la mort arpente les rues en ta présence. Tu trouves que tu as déjà bien assez souffert, que tu as assez vu de morts dans ta vie.

Tu réfléchis, tu réfléchis, tu penses et tu vois une silhouette qui se dessine. Ton coéquipier serait enfin arrivé? Tu te redresses, tu vérifies encore que tu es plus ou moins présentable -en tout cas, de ton point de vue. Il ne faudrait pas faire mauvaise impression à ton chef dès les premières secondes. Tu réfléchis vite à ce que tu vas bien pouvoir lui dire. Tu n'es pas quelqu'un de très bavard alors la discussion ne serait peut-être pas très riche. Tu ne veux pas commencer à étaler ta vie, mais pourtant, c'est un des seuls sujets de conversation qui se présente à toi actuellement.

Et le voilà, il se trouve juste devant toi. Il est vraiment grand en fait, mais ce n'est pas ça qui va t'intimider. Il te tend la main et tu lèves la tête vers lui pour le regarder dans les yeux. Ils sont bien rouges, ça c'est sûr.

- Bonjour, Madalia. Heureux de partager cette mission avec toi.

Il te parle d'une voix ferme. Il a l'air sûr de lui. Tu décides de faire pareil. Tu caches tout ce que tu as pu ressentir avant qu'il n'arrive, gardant ton air impassible, presque froid. C'est comme ça que tu as toujours parlé, que tu as toujours été. Enfin, c'est plutôt ce qu'on t'a dit d'être, alors tu as adopté cette façon d'être et elle fait partie intégrante de toi maintenant.

- Le plaisir est partagé.

On repassera pour l'originalité de la formule de politesse. Que pouvais-tu dire d'autre? L'originalité et la personnalisation, t'en fera preuve une autre fois. Tu te dis que tu réfléchis trop parfois et que ce n'est pas bon. Tu devrais être plus spontanée, comme en combat. En combat, tu ne réfléchis même pas. Tu fonces et c'est dans l'action même que tes pensées s'enchaînent rapidement, piochant dans tes enseignements pour te mener à la victoire.

En attendant, un silence s'installe entre vous deux. C'est extrêmement gênant pour un premier contact, il faut vite que tu arrives à combler ce vide avant qu'un malaise ne s'installe complètement. Même si ce n'est pas ton fort, essaye de faire un effort pour une fois. Il vaut mieux ne pas paraître associale, la façon dont tu regardes les gens ne faisant qu'augmenter cette sensation. Tu cherches tes mots pendant quelques secondes.

- On devrait y aller, je ne pense pas que l'autre semi nous attendra.

Et une remarque ironique, une. Tu ne peux pas te retenir, c'est dans ta nature. mais au moins, tu ne te forces pas, tu restes toi-même. Simplement dans ces moments, où ta vie t'appartient encore un peu.

Tu commences à marcher, tes cheveux traînant presque à terre tellement ils sont longs. L'on pourrait croire que tu te déplaces au gré du vent car tes pas, sans le vouloir, sont presque gracieux, translucides. Ta manière d'être en devient... poétique, charmante. Une jeune fille qui se cache, une réalité que tu ne veux pas affronter.

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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Jeu 5 Oct - 23:22


Course au bord de l'eau



Ok, premier contact fait. Bravo, mon cher Rhian, tu avais réussi à ne pas faire de stupidités pendant la première minute… Encore environ 720 fois cela et ce sera bon. Enfin, juste pour cette mission.
Je n'allais jamais tenir.
 - Le plaisir est partagé.
Et bien, elle ne s'embarrassait pas d'originalité non plus. Je me demandai alors si elle jouait aussi le jeu, ou si cet air froid et sérieux était habituel chez elle. Après tout, c'était ce qu'on nous avait enseigné à la formation ; et certains avaient si bien appris qu'ils étaient devenus ça, une machine qui ne voulait plus réfléchir. J'avais jamais été très bon à cet exercice, et sans ma ténacité, ma loyauté et mon talent au combat, je ne savais pas s'ils m'auraient laissé devenir corbeau… encore moins semi. Encore moins leur chef. Ou alors, ils espéraient que je sois devenu meilleur depuis le temps. Quelque part, il y avait de ça : j'avais appris à me contrôler, plus qu'avant, en tout cas. Les conséquences de laisser ses sentiments prendre le pas et le contrôle, j'y avais déjà goûté…
Enfin. Pour autant, mes efforts pour étouffer ma personnalité et devenir l'archétype parfait du chef m'avaient fait comprendre que c'était vain : je resterais moi, que je le veuille ou non. Autant faire avec ce que j'avais, alors…

Et elle ? Bha, il était bien tôt pour dire que son cerveau avait été lavé. Même moi, j'affichais cet air par défaut, neutre, impassible, sans sympathie. En un peu plus soigné, peut-être… Maintenant que je l'avais remarqué, dur de ne plus le voir : elle ressemblait moins à un garde bien apprêté qu'une mercenaire tout juste levée. J'avisai un moment de faire une remarque : non seulement c'était un manque de respect envers moi, mais surtout, redorer le blason semi passerait par la preuve que nous pouvions nous contrôler. Et comment convaincre que le Comte lui-même ne pouvait pas faire plier notre volonté quand on ne trouve même pas la force de prendre soin de nous-mêmes ?

J'avais déjà songé à la façon dont je prendrais mon rôle. Avec force et en annonçant qu'il y aurait du changement d'un air autoritaire et en bravant les moues appréhensives – bien cachées vu qu'il s'agissait d'anciens corbeaux –, ou sans grands remous, seulement quand il le fallait ? A vrai dire, j'avais vite compris qu'il y avait un problème à la première option : elle nécessiterait de rassembler tous les semi, et ils étaient occupés. Et puis, si Central avait voulu de grands changements, ils m'en auraient avisé ; je supposais qu'ils cherchaient juste un élément plus responsable chargé de limiter les dérives. Allez savoir ce qu'ils pensaient… Nous voyaient-ils comme une petite armée hiérarchisée, ou un groupe avec un leader ayant le dernier mot mais juste un peu plus haut que ses compatriotes ? Comme une bande de gamins et leur petit chef, en quelque sorte…

Dans le doute, à moi de décider. Alors, j'avais réfléchi en partant de moi : qu'aurais-je préféré comme chef, qu'est-ce qui m'aurait le plus motivé, rendu efficace ? Partant de cela et de la petite taille de notre groupe qui rendait possible l'idée de l'importance individuelle, j'avais choisi la seconde option. Plutôt que de les traiter encore un peu plus comme des pions, j'allais favoriser leur autonomie et leur fierté individuelle tout en tentant de renforcer l'esprit de groupe, l'honneur d'être semi.
Tout un programme, oui. Mais qui se traduisait par : j'avais le dernier mot et j'étais responsable de leurs actes, mais j'allais leur faire confiance et leur laisser un large libre-arbitre. Et, par de conversations d'abord puis par des actes ensuite, redorer le blason semi, aux yeux de l'Ordre mais surtout aux nôtres.
Mais bien sûr, l'objectif premier, le plus important, restait d'être efficace dans la Guerre.

Conclusion de ce laïus : je n'allais pas la reprendre sur son apparence. Qu'elle fasse comme elle le voulait, du moment qu'elle était efficace et loyale. Et ce premier point, j'allais en avoir une idée lors de cette mission…
Par contre, mon hésitation avait tué la conversation – enfin, le début de dialogue. Et le silence planait, désagréable. Je me creusai la tête pour chercher une phrase correcte, mais elle lança :
 - On devrait y aller, je ne pense pas que l'autre semi nous attendra.
Petite pointe, comme je les aimais. Ho et puis, à quoi bon me prendre la tête ? Si je partais sur l'idée du "leader", je n'avais pas besoin de jouer les généraux de fer.

Mine de rien, rien que songer à cette politique me rassurait. Au début, je m'étais instinctivement imaginé dans le rôle du directeur face à ses employés, et cette idée me foutait un poids au fond du ventre que je peinais à ignorer. Tandis qu'en jouant le "leader", et bien… D'une part, je pouvais bien plus rester moi-même. Pas besoin de maintenir une autorité basée sur un titre et de refuser toute opposition de peur qu'elle ne s'ébrèche, pas besoin de craindre la moindre faille qu'ils exploiteraient. Non, il me suffisait de leur montrer qu'indépendamment de la décision de Central, je pourrais être un bon chef grâce à mes compétences. De faire appel à leur bon sens plutôt qu'à leur loyauté aveugle. Enfin… tout cela était encore confus dans ma tête, mais les choses se précisaient peu à peu.
Et puis, d'autre part, je pouvais garder une relation plus proche avec eux. Je n'aurais pas changé d'avis pour cette raison bien sûr, mais… je ne pouvais nier être soulagé. Ils étaient les seuls à ne pas avoir cette "différence", à être des "monstres" comme moi. Ils avaient les valeurs que j'affectionnais, enseignées par Central. Comme une petite famille, raillai-je intérieurement.

Bref, plus j'y pensais, et plus j'aimais cette idée. Alors, je décidai de répondre plus naturellement :
 - Ça, s'il était courageux, il n'aurait pas retourné sa veste. Au final, le Comte s'occupe de faire le tri… on devrait le remercier.
Le plus agréable, quand on aimait les bonnes répliques, c'était d'avoir un partenaire qui partageait cette passion. C'était comme une petite danse en duo, entre lutte et harmonie, l'un faisait son pas sur celui de l'autre pour le surprendre et le forcer à en faire un plus beau encore pour ne pas tomber. Le sarcasme était la seule musique sur laquelle j'étais bon danseur…

Elle commença à marcher vers l'arche, et je regardai ses longs cheveux. Un peu insensible peut-être, ma première réflexion fut que ce ne devait pas être pratique pour combattre. Et puis, en voyant cette silhouette forte, cette démarche particulière et cette détermination dans ses pas, juste après cette réponse originale…
Je songeai que, décidément, les limiter, uniformiser et rabaisser sous un pouvoir autoritaire serait stupide. Chacun d'eux valait une petite armée, avait ses forces et faiblesses, sa façon d'être. Et mon rôle serait de les guider, pas de les forcer à marcher sur une route précise…

Par chance, il n'y aura pas besoin de prendre le train : Venise étant une ville culte, plusieurs portes de l'Arche y menaient directement. Alors, tout en traversant cette dernière, je tentai d'engager la conversation. Autant mieux la connaître, non ?
 - Tu la sens comment, cette mission ? T'as déjà combattu un semi traître ?
A vrai dire, j'étais légèrement inquiet. Et si elle connaissait notre proie ? Semi ou non, elle pourrait faiblir face à un ancien ami, ou plus encore. D'autant plus que c'était une femme, plus sensible et sentimentale. Si Célania et Sofia m'avaient prouvé que les femmes n'avaient rien à envier aux hommes en matière de courage et de talent au combat, elles avaient aussi confirmé une sensibilité plus grande. Sans cette dernière, dans les deux cas, l'issue aurait été plus heureuse… Alors pour cette mission, je n'osais même pas imaginer. Et j'étais bien placé pour savoir que l'entraînement de Central ne pouvait empêcher totalement les sentiments de nous guider sur une mauvaise voie…

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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Mar 10 Oct - 22:12

Madalia
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Rhian
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「 Never 」
Tu ne savais pas trop quoi penser de cette mission, ce que tu devais ressentir par rapport à tout cela. Ce n'était pas une bête requête comme tu as déjà pu en avoir par milliers... non, ici, il s'agissait de traquer un semi tombé du mauvais côté. Un ancien frère d'arme. Ca aurait sûrement été plus facile si votre relation s'était arrêtée à cette appellation. "Frères d'armes". Mais malheureusement pour toi, tu le considérais comme bien plus.

En arrivant à Central, tu n'étais qu'une toute petite fille, froide et silencieuse, complètement renfermée sur elle-même, qui ne parlait pas, ne ressentait pas. Tu n'avais plus rien. Plus personne. Tout t'avait été enlevé d'un coup, comme une poussière que l'on balaie dehors, sur le seuil de sa porte. Tu avais peur d'être abandonnée à nouveau, d'être seule. Alors, tu faisais ce qu'on te demandait. Même si ça te paraissait difficile, tu le faisais, tu essayais.

C'est sûrement ça qui a plu aux formateurs. Ta détermination. Eux, ils voyaient une lueur qui brillait dans tes yeux, une détermination qu'on ne pouvait faire taire, tellement ton envie de devenir Corbeau était grande. Ils n'avaient pas tout à fait tort. La lueur qui brillait dans tes yeux était la détermination... mélangée à la peur. A chaque nouvel obstacle, tu te demandais "Et si je rate? Que vont-ils me faire? Que va-t-il se passer? Où irais-je?". Tu ne voulais plus être seule, abandonnée, tu avais trop peur de tout ça.

Ta confiance en toi n'était vraiment pas élevée à cause de cette peur. Tu avais vraiment peur de rater, tellement peur que tu finissais par échouer. Et cette peur restait, te tenaillait le ventre, s'accrochait, elle te pourrissait...

C'est resté longtemps. Jusqu'à tes 15 ans. Tu restais jusque très tard le soir pour t'entraîner. Tu voulais réussir. Tu DEVAIS réussir. Tu ne voulais pas affronter une nouvelle fois ce monde cauchmardesque qu'est le monde de dehors. Tu voulais, devais rester ici car ta place était ici.
Lors d'une soirée étoilée, lorsque tu t'entraînais à finir un parcours sur lequel tu buttais à chaque fois, il est passé. Il t'a regardée essayer et il t'a vue échouer. Et tu as senti que lui, il l'avait comprise, la vraie lueur de ton regard. Quand il t'a parlée, quand il t'a rassurée, quand il t'a redonné foi. En Central, en la Guerre, mais aussi et surtout en toi. Il a réveillé cette flamme qui ne s'était encore jamais éveillée au fond de toi. C'est lui qui t'a appris la loyauté, l'honneur envers Central. C'est grâce à lui que tu es ici, que tu es celle que tu es. Que tu n'as pas abandonné. Que tu n'es pas juste une machine.

- Ça, s'il était courageux, il n'aurait pas retourné sa veste. Au final, le Comte s'occupe de faire le tri… on devrait le remercier.

Tu ris, un peu jaunement malgré tout. Mais même s'il était ton ami, Rhian a raison. Il n'a jamais été vraiment courageux, même en tant que Corbeau. Il faisait toujours des promesses en l'air, toujours des paroles qui ne signifiaient rien pour lui... mais auxquelles tu tenais, pourtant. Lui aussi, il avait cette manière de toujours être ironique, cynique... peut-être que tu as fini par le copier, pour finir?

Enfin, tu es heureuse que Rhian soit pareil que toi au niveau de l'humour. Certains Corbeaux, nonchalants et sans intêrets n'auraient même pas considéré tes paroles et se seraient tus, sans rien ajouter de plus, laissant un froid dans la discussion. Ca te donne déjà confiance sur la suite de cette mission mais aussi sur ton nouveau chef.

Tu avais peur qu'il ait la grosse tête, égo surdimensionné et toute la panoplie qui va avec... le bon gros cliché du chef un peu lourd qui t'aurait vraiment fait chier. Chef ou pas chef, si Rhian avait été ainsi, tu n'aurais pas hésité à te foutre de sa gueule. Tu fais ça avec toutes les personnes qui t'énervent alors tu ne te serais pas retenue.

Vous arriviez à l'Arche. Venise... tu as hâte de voir à quoi ça ressemble. Etrange ville construite sur l'eau tout de même. Il allait falloir que tu fasses attention à ce que tu fais, au risque que toute la ville ne s'effondre. Ne pas foncer dans le tas comme tu en as la si bonne habitude.

- Tu la sens comment, cette mission ? T'as déjà combattu un semi traître ?

Traître... comment avait-il pu faire cela? Ca te dégoûtait, lui qui semblait si loyal, lui qui était un si bon combattant, lui qui était un si bon allié... tu avais carrément la haine contre lui.
Car lui, il t'a abandonné aussi. Il ne valait pas mieux que tes géniteurs. Il t'a laissée toute seule, encore. Mais le pire, dans tout ça, c'était qu'il te connaissait bien. Une relation de confiance s'était installé entre vous mais il l'avait brisée, en un instant, comme si rien n'avait existé. Il allait sûrement essayer d'exploiter tes faiblesses, mais tu n'étais pas faible. Tu ne l'étais plus. Maintenant, tu étais forte, et tu pouvais tout affronter. Même lui.

- Jamais. C'est la première fois.

Devais-tu lui dire? Que tu le connaissais? Qu'il te connaissait aussi?

Bien sûr que oui. Tu n'allais pas mentir, ou même le cacher. Tu détestais ça, c'est ce qui t'horripiles le plus alors pourquoi toi, tu pourrais le faire aux autres? Il n'y avait aucune raison valable et tu ne te le pardonnerais pas. De plus, cela pourrait entraver au bon déroulement de la mission.

- Je ne vais pas te mentir ; je connais ce semi. Je le connais, il me connaît, voilà. Mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas lui casser la gueule, ou que je vais reculer. Ce n'est plus mon ami, maintenant.

Les hommes ont tendance à penser que les femmes sont plus sensibles. Pour toi, c'était faux. On était tous sensibles au fond. Il y en a qui le cache juste plus que d'autres, dont toi. Tu n'as pas envie qu'on te juge, ou qu'on te fasse une quelconque remarque.

Devant lui, tu n'allais pas reculer. Tu allais montrer que tu étais forte. Tu allais LUI montrer que tu étais plus forte que lui.


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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Sam 14 Oct - 0:08


Course au bord de l'eau



Parfois, je me demandais ce que vivaient les autres semi. Que pensaient-ils de leur condition ? Comment supportaient-ils la peur et le dégoût des autres ? Étaient-ils heureux de cette puissance, effrayés à l'idée de se faire laver le cerveau, répugnés par ce qu'ils étaient devenus ? Fiers d'être l'élite, ou indifférent, ne se voulant rien de plus que des pions ? Que pensaient-ils de l'innocence ? Bien sûr, je devinais que ce ne devait pas être très différent de moi, dans le fond ; nous avions suivi la même formation, avions vécu généralement les mêmes choses. Quiconque avait été choisi pour cette expérience faisait partie des meilleurs et, si l'inné jouait un certain rôle, impossible de se hisser à un tel niveau sans faire d'incroyables efforts. Sans avoir cette volonté profonde au fond du ventre, qui permettait bien plus que toute la loyauté du monde envers Central ne le pourrait, qui permettait de s'entraîner des dizaines d'heures d'affilées avec la même flamme… Alors, si nous n'avions pas directement eu le choix lors de la sélection pour devenir exorciste de troisième génération, nous avions fait celui de devenir assez puissant que pour être choisi. Bref, je doutais de trouver un semi qui eut préféré ne pas l'être, car ce changement ne pouvait que suivre le chemin qui les avait menés si loin.

Mais quel était-il ? Pour ma part, c'était un mélange de plusieurs choses. Ma haine pour ma faiblesse, ma peur qu'elle ne m'empêche encore de protéger quelqu'un. Mon orgueil, vouloir toujours être plus fort que les autres, leur montrer que j'étais le meilleur. Ou envers moi-même, faire taire les doutes et la culpabilité qui m'assaillaient. Ma loyauté envers Central, qui allait peut-être plus loin que simplement adhérer à leur cause et actes, comme si je voulais leur montrer à eux aussi ce que je valais. Et puis… ma haine pour le Comte et son armée, et ma conscience, mon sens de la justice qui me hurlait que je devais protéger l'humanité. Voilà la rage qui avait fait brûler mes tripes, qui avait tant permis. Et eux, alors… ? Elle ? Jusqu'à il y avait peu, je ne m'étais posé ces questions sur les autres que par curiosité. Mais à présent… c'était une information importante. Mais je refusais de la leur arracher ; j'allais mériter de le savoir avant de demander. Ou le deviner…

Mais chaque chose en son temps ; je n'allais pas tout savoir d'eux du jour au lendemain, je n'allais même jamais vraiment le faire. Mais petit à petit… Et elle répondit à ma question :
 - Jamais. C'est la première fois.
Dommage, songeai-je un instant. L'expérience était toujours un plus… sans parler du fait qu'elle allait être face à la situation concrète pour la première fois. Entre la façon dont on s'imaginait réagir et celle dont on le faisait vraiment, il y avait un monde d'inconnu… Comment s'imaginait-elle cette mission ?

J'eus la réponse rapidement.
 - Je ne vais pas te mentir ; je connais ce semi. Je le connais, il me connaît, voilà. Mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas lui casser la gueule, ou que je vais reculer. Ce n'est plus mon ami, maintenant.
Ho. Au moins, elle était franche. Une qualité que j'admirais beaucoup, même si je n'en étais pas toujours capable moi-même. Et je l'étais même rarement, en fait. L'orgueil, la peur de me dévoiler… et peut-être une mesquinerie pure, juste ne pas donner la vérité à l'autre pour le plaisir de l'agacer. Et lancer une bonne réplique à la place.

Mais il y avait plus important que me remettre en question, pour le coup.
Alors, elle le connaissait. Qu'elle le dise était rassurant en un sens, et elle semblait vraiment convaincue que cela ne poserait pas problème. Mais… je restais légèrement inquiet. "Lui casser la gueule" ? Ça sonnait comme ce que je pourrais dire d'un ami qui m'avait fait une crasse. Ce n'était pas lui "casser la gueule" qu'on allait faire mais peut-être bien le tuer… Enfin. Je n'avais jamais dû me battre contre un ami, à part à l'entraînement de Central, mais c'était déjà très différent. Moi, comment réagirais-je… ?

Mais je ne dis rien de mes craintes, évidemment. Je me contentai d'un léger sourire et d'un :
 - Et je serai là pour t'aider. Pour ma part, j'ai déjà combattu un traître… Enfin, c'était loin d'être un ami.
"Pour t'aider". Je ne parlais pas forcément que d'un point de vue martial… mais le sous-entendu n'allait pas plus loin. Ce n'était pas une menace, style "je t'y forcerai", plutôt l'encourager, la convaincre. Et pourtant, si elle n'y arriverait pas… qu'allais-je faire ? Avant, je me serais contenté de la laisser derrière et de combattre seul. Mais maintenant, mon rôle avait changé. Beaucoup avait changé…

Nous arrivions enfin à la fameuse ville inondée. Je passai la porte, et remerciai la saison : il ne faisait pas trop chaud, en hiver. Je me tournai vers la semi et commentai :
 - Quoi de plus adapté que Venise pour démasquer quelqu'un ? Enfin, évitons de faire tomber la mission à l'eau, terminai-je avec un regard vers la ruelle engloutie.
Était-ce l'air du dehors ? La sensation familière de début de mission, hors de Central, sans tous ces regards d'autres membres ? Le soulagement de sortir de ce cercle interminable d'entraînement, de besoin de calme et de culpabilité ? Quelle que fut la raison exacte, je laissais tomber sensiblement le sérieux formel et forcé que je m'étais imposé, laissons mon amour du jeu de mot m'arracher ces répliques. Bas les masques, Carnaval était terminé, hein ?

Chose rare venant de moi, j'avais envie de relancer la conversation. Et pas uniquement dans l'optique d'en apprendre plus sur elle en tant que chef… Non, simplement, c'était spécial d'avoir une autre semi en compagnon. J'avais l'impression de ne travailler qu'avec des exorcistes… Elle, elle était comme moi. Avec le même passé en grande partie. La même formation. Les mêmes valeurs, style pragmatisme et motivation hors du commun. Ce rapport singulier aux autres, entre distance et absence d'hypocrisie. Ce même corps, entre bénédiction et malédiction… Bref, sa compagnie me plaisait. Alors, j'ajoutai :
 - Je me demande ce qu'il est venu faire ici, tiens. Faire un tour en gondole avec son amour de Comte ?
Ce n'était pas merveilleux comme début de conversation, mais… j'évitais d'oser plus. Après tout, peut-être ne partageait-elle pas mon sentiment d'être avec ce qui se rapprochait d'un "vrai" compagnon d'arme. Peut-être voyait-elle les autres semis au même titre que n'importe quel autre soldat, sans impression de proximité… La familiarité braquait facilement les membres de Central, ils avaient appris à garder une distance avec tout le monde.

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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Dim 12 Nov - 12:41

Madalia
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Rhian
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「 Life and water 」
Cette expérience était vraiment nouvelle pour toi. Pas parce que tu n'étais jamais partie en mission, oh que non. Durant toutes ces années, tu l'as eu, le temps pour partir. Première mission en semi-akuma? Non plus. Tu avais déjà accompagné des Exorcistes dans leurs missions.C'était ta première mission en temps que semi AVEC un semi. Vous n'étiez que très peu, et tu supposes qu'on évitait de vous mettre ensemble. Ah bah oui, les semi-akumas, si on les met ensemble, ça fait des dégâts, c'est bien connu !

Tu ne saurais énumérer toutes les rumeurs que tu as déjà entendues sur les semi, ces "monstres" créés pour gagner la guerre. D'odieux sacrifices humains, une mort avancée, les gens ne sont pas en manque de terme pour vous définir, d'une manière ou d'une autre, aussi péjorative soit-elle. Car oui, ils ne voyaient que le péjoratif. Tu sentais les regards se poser sur toi, tu sentais qu'on te jugeait, qu'on t'observait. Tu entendais les chuchotements, les murmures, les ragots. Parfois, il te suffisait d'un seul regard pour faire taire tous leurs mensonges. Aucun mot, tes yeux seuls suffisaient à calmer leurs paroles.
Il y avait les jours sombres aussi. Tu étais de moins bonne humeur. La tristesse te reprenait, te pinçait, te compressait, le coeur hurlant sa douleur. Dans ces moments-là, tu passais simplement, rapidement si tu le pouvais. Aucun son ne sortait de ta bouche, aucune émotion dans tes yeux. Rien. Un enténèbrement.

Mais tu ne vas pas penser à toutes ces choses négatives car tu as bien mieux à faire que ça. Tu allais enfin prendre ta revanche sur quelqu'un qui t'a abandonnée. Et ça fait des années que tu attends ça. Tu es sûre de toi car toute la colère que tu contiens, toute ta haine, tu allais les passer sur ce traître qui méritait bien pire encore. Ca te mettait hors de toi, les trahisons, les mensonges, la manipulation... tout ça te répugnait.

- Et je serai là pour t'aider. Pour ma part, j'ai déjà combattu un traître… Enfin, c'était loin d'être un ami.

Ah, lui au moins, il avait de l'expérience. Rassurant dans un sens. Tu lui lâches un sourire, rempli d'ironie. Il savait déjà un peu comment les "sbires" du Comte se débrouillaient. Même si t'allais gérer. Tu ne comptais pas te laisser battre par un pauvre con qui ne trouve pas le courage de se battre contre le mal. Car oui, il est plus facile de s'allier au mal que de le combattre. Refuser d'ouvrir les yeux, de voir la réalité en face. Dégoûtant, lâche, malhonnête, égoïste. Tous ces mots qui te viennent à l'esprit te remplissent d'une rage énorme.
Combien de mots pouvais-tu mettre sur ce sentiment? Et lesquels? Introuvables. Ils étaient introuvables. Incompréhensibles.

Trève de bavardage Madalia, car tu arrives enfin dans cette ville mythique qu'est Venise. au cours de ta courte vie, tu as déjà beaucoup voyagé, mais jamais tu n'avais mis les pieds dans cette ville d'Italie. Et tu te demandes bien comment tu as pu passer à côté de ça. Toute cette eau, l'atmosphère... c'est vraiment charmant. Poétique. Tu regretterais presque d'être en mission... si ce n'était pas pour une bonne raison.

Et toi qui tenait tant à la vie, voir les gens vivre ainsi, sans se soucier de la guerre qui se tramait dans leurs dos... ça te mettait du baume au coeur et te redonnait espoir. Tu avais l'impression d'être importante car tu dois faire en sorte qu'ils gardent cette naïve joie. Tu vois les enfants qui s'amusent ensemble à se chamailler, qui "joue à la guerre pour rigoler". Tu les vois avec un regard inconnu, mais tu adores contempler ce spectacle. Il est beau. C'est un rêve, pour toi qui n'a jamais connu tout ceci. Un rêve qui est resté rêve, et c'était mieux ainsi, en fin de compte.

Tu ne te rends pas compte que tu fixais les enfants jouer ainsi et c'est Rhian qui te sort de tes pensées avec une très belle réplique.

- Quoi de plus adapté que Venise pour démasquer quelqu'un ? Enfin, évitons de faire tomber la mission à l'eau.

Il était chaud on dirait. Deux jeux de mots en une phrase, et bah dis donc. Même s'ils étaient des plus basiques, ils étaient superbes. Il allait falloir que tu sortes le grand jeu pour ne pas paraître amatrice.

- Clair comme de l'eau de roche.

Hop, petit air naturel, tu lèves tes bras et t'étires pour faire comme si ça passait crème. Car là, la petite expression elle passe comme un poisson dans l'eau. Tu aimais bien "jouer" implicitement avec les autres. Ca créait une complicité, un feeling enfin y'avait un truc qui aparaissait, une compétition. Qui allait lâcher le plus de blagues, jeux de mots et compagnie en un temps record? Si seulement les membres de Central n'étaient pas aussi coincés du cul, ça serait bien mieux...

- Je me demande ce qu'il est venu faire ici, tiens. Faire un tour en gondole avec son amour de Comte ?

Tu ricanes car on peut bien se poser la question. Faut le connaître pour pouvoir y répondre. Et puis, "son amour de Comte", ça c'était vraiment bien trouvé. Venise la ville romantique, pff...

- Tsss, y'a des endroits faits pour ce genre de chose.

Oups.

- Non plus sérieusement, il est italien. Venisien ou pas, on s'en fout mais il a peut-être... je sais pas... retour aux sources?

En parlant de retour aux sources, tu aimerais bien aller en Espagne toi aussi. A Barcelone, voir comment c'est maintenant. Tu en as besoin pour véritablement tourner la page, tirer un trait.
Pour pouvoir te remettre à avancer sans tous ces obstacles qui te hantent et t'enchainent. Peut-être que ça t'aiderait.

- Et on en aura tous besoin un jour ou l'autre.

Enfin, pour retourner aux sources, il faut au moins les connaître. Combien de personnes ne savent même pas d'où elles viennent ? Qui elles sont ? C'en est même à un point où certains de tes camarades ont eux-mêmes choisis leurs prénoms car ils ne le connaissaient pas.
Tu les comprends. Toi tu as fait pareil avec ton nom de famille.
D'ailleurs ton coéquipier, d'où venait-il ? C'est vrai qu'à Central vous venez d'un peu partout... vu son apparence, il devait être européen ou nord-américain. Un des deux.

- En parlant de source, tu viens d'où ? si ça n'est pas indiscret... et que tu le sais.


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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
Jeu 16 Nov - 15:33


Course au bord de l'eau



Par chance, nous étions en saison froide, ici. J'avais toujours du mal avec la chaleur, et j'avais eu souvent l'occasion de me frotter au soleil d'été des pays du Sud… Je m'en passais volontiers. A part cela, et bien… Venise était une belle ville. Je n'étais pas insensible au charme des endroits que je visitais : au moins, mon job me faisait voyager, autant en profiter. Déjà gosse, je rêvais de parcourir le monde, d'être un de ces aventuriers de romans. Ou un héros, un justicier invincible. On pouvait dire que j'étais devenu un peu des deux, finalement… Quelle chance j'avais, décidément : pouvoir réaliser mes rêves d'enfance, au coût de cette dernière !

Et à propos d'enfants… une troupe de mômes criards jouait non loin, sous le regard de la semi. Elle n'affichait rien, bien sûr, difficile de savoir si elle était attendrie, ou inquiète qu'ils soient dans la même ville que le semi, ou déterminée, ou… Bref. Pour ma part, je préférais faire comme si je ne ressentais rien, ignorer cette boule d'angoisse, de jalousie et de joie qui naissait. Voir les civils était toujours un rappel de la noblesse de mon combat, l'utilité de mes souffrances… mais me rappelait aussi la lourde responsabilité sur mes, nos épaules. SI nous échouions, voilà ce qui disparaîtrait… Et puis, j'y voyais ce que j'avais perdu trop tôt. L'insouciance, les jeux, les rires simples, les amis. Et cette sensation trouble, ce sentiment d'injustice, dès que je voyais quelqu'un d'heureux ; pourquoi n'avais-je pas droit à cela, et eux si ? J'avais trouvé beaucoup de réponses, ces derniers temps. Pour le reste, j'avais suivi la voie qui se traçait. Mais cette question, elle, ne me quittait pas… Impossible d'y trouver raison satisfaisante, que je ferais mienne. Pourquoi je devais souffrir, cela je l'avais compris et accepté ; mais pourquoi moi, et pas eux ? Parce que le monde était injuste, oui, mais cela ne m'aidait pas à l'accepter. Enfin… tant pis. Je ne pouvais que ravaler ma jalousie, et faire avec. J'essayais d'être heureux d'avoir évité mon sort à l'un d'eux, difficilement, mais c'était mieux que rien.

Et puis, ramenant mon sourire, Madalia répliqua :
 - Clair comme de l'eau de roche.
Alors, on partait sur les jeux de mots aquatiques, hein ? J'avais déjà fait cela il y avait quelques jours, contre cette akuma phénix, mais c'était toujours un plaisir. Et puis, l'humour tissait les liens et la complicité, non ? C'était peut-être la meilleure approche. Discuter de la pluie et du beau temps n'amenait pas grand-chose ; nous étions limités niveau ragots, les relations à Central étant extrêmement formelles ; quant à parler de nos vies personnelles, je n'en avais guère envie, et je doutais qu'il en soit autrement pour elle. Pas le genre de la maison, en quelque sorte…
 - Tsss, y'a des endroits faits pour ce genre de chose. Non plus sérieusement, il est italien. Venisien ou pas, on s'en fout mais il a peut-être... je sais pas... retour aux sources ?
Voilà qui était mauvais en soit, mais bon à savoir. Alors, il connaissait les lieux, peut-être. La culture et la langue, en tout cas… En combat, cela l'aiderait difficilement, mais le problème était de le trouver. S'il se fondait à merveille dans le paysage, il nous verrait bien avant que nous le voyions…

Je m'apprêtais à lui demander si elle avait un plan pour le trouver, mais elle continua :
 - Et on en aura tous besoin un jour ou l'autre.
Je faillis passer outre et parler de la mission. Je n'avais aucune envie de me plonger dans des pensées sur mon passé, mes origines, ou quoi que ce soit de personnel en fait. J'avais beau m'être relevé de mon deuil, disons que j'étais encore en… convalescence. Et puis, je ne voulais pas enterrer mes racines – sans mauvais jeu de mot –, mais était-ce nécessaire de s'y attarder ? J'étais un soldat avant tout, à présent, plus un gallois ayant perdu sa famille – part mort ou par séparation. A quoi bon y repenser…

Mais du point de vue de mon rôle, ne serait-ce pas mauvais d'ignorer cette "main tendue" ? Et même en-dehors de mon titre, j'avais envie de mieux la connaître. Elle était une de mes… "semblables", même si je n'aimais guère ce mot, trop souvent jeté à ma figure en référence aux traîtres. Alors, je répondis prudemment :
 - Je suppose que ça peut aider à trouver des réponses. se réancrer à bon port. Tu peux demander à Central une permission, si tu en sens le besoin. Cela dit, je ne voudrais pas trop me mouiller et ça risque d'être un coup dans l'eau, mais ils l'ont fait avec-
 Ha, crétin. J'avais évité volontairement d'évoquer mon propre "retour aux sources", il y avait deux mois, et je m'étais trahi tout seul. J'espérais tisser des relations moins formelles avec les autres semi, mais pas à ce point. Et pas aussi vite. Sauf que j'en avais trop dit, ou pas assez, et ma brève interruption n'aidait pas.

Je décidai que c'était trop.
 - Avec moi, entre autres.
J'aurais voulu simplement ne rien ajouter, comme si ce n'avait été qu'une simple ballade, mais j'avais trop vite ajouté les deux derniers mots, cachant mal que je voulais étouffer la première information. Décidément, j'avais surtout atteint ce grade à la force de mes bras, pas de mes neurones…

Mais c'était une vaine esquive. Manifestement, elle n'avait pas autant la mentalité Central que je le pensais, car elle revint à la charge.
 - En parlant de source, tu viens d'où ? si ça n'est pas indiscret... et que tu le sais.
C'était indiscret. Ou peut-être était-ce moi qui détestais trop parler de mon passé, peu importait au final. Bien sûr, qu'elle connaisse mes origines n'était pas un problème, mais c'était une porte ouverte sur le terrain – glissant – de la vie privée de chacun. Je n'aimais pas me dévoiler, je maintenais une carapace de sarcasmes et de suffisance et ce n'était pas pour rien. A part Sofia, je ne m'étais jamais confié à personne dans l'Ordre ; je n'allais pas dire que je le vivais bien, mais c'était nécessaire, à mes yeux. Et elle…

C'était à la fois pire et moins grave. Pire, parce que je voulais malgré tout garder une certaine image de leader, d'autorité, et que ce n'était pas en passant aux confidences que j'allais y arriver, au contraire. Sauf que je voulais aussi des relations de confiance… et que cela ne se faisait pas sans connaître l'autre.

J'allais devoir faire des sacrifices, c'était évident. Alors, je m'engageai sur le sujet, prudemment et à contre-cœur :
 - Je suis… j'étais gallois. Mais ça n'a pas d'importance à mes yeux ; je vais où me porte le courant – Central –, maintenant, c'est ce qui compte. Et toi ?
Dit-il, après avoir déclaré avoir eu une permission "retour aux sources" par Central. Abruti… Je n'avais pas menti : c'était ce fameux décembre qui m'avait fait définitivement couper les ponts – ou autant que possible. Mais du coup, elle pourrait ou me prendre pour un menteur, ou déduire le résultat de ce retour au Pays de Galle, c'était une base de la formation de corbeaux et elle semblait plus maligne que moi. Tant pis… Au moins, le retour de question pouvait lui faire penser à sa réponse plus qu'à la mienne.

Ensuite, j'en vins enfin à mon idée de base. Il ne fallait pas oublier la mission, on était là pour ça :
 - Tu aurais ne fut-ce qu'une vague idée d'où il pourrait se trouver ? S'il vient d'ici, il doit y être comme un poisson dans l'eau… On peut partir à la pêche aux infos chez les habitants, mais mon italien est très… trouble.
Décidément, je me débrouillais mieux en jeu de mot qu'en jeu de confessions...

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Vava trop classe : Caroll ♥️ (Ophélia)

Rhian explose en #ff3300

▐ IRL Age : 19 ▐ Messages : 449 ▐ Autres Comptes : Mary Risatina, Flonne Sørensen, Lysandre Delcourt
Masculin
▐ RPG Age : 29
▐ Personnalité : Explosive
▐ Parcours RP : DOSSIER SUR L'EXORCISTE DE TROISIEME GENERATION RHIAN LLEWELLYN
"Profil de l'individu"

"liens et passifs de l'individu"

"Rapports de l'individu"


RP en cours:
* Estoc [Pv. Galatée] II
* Cap ou pas cap ? [Pv. Caem] II
* I'll come back when you call me [Pv. Sofia] VI
* Merguez Party ! [Pv. Pho] (mini) X/3
* Course au bord de l'eau [Pv. Madalia] IV
* A la poursuite de l'impost-broker [mission Reynald, Lucifer] II
Rang C.
1465 sur 1500 pour le B (- 200 utilisables)
5/6 conditions remplies

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Re: Course au bord de l'eau { PV Rhian }
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Course au bord de l'eau { PV Rhian }
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