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Fin d'un XIXème siècle futuriste...
Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 rest is for the weary ; (célania)

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rest is for the weary ; (célania)
Mar 31 Mar - 16:51

sleep is for the dead

 







Les longues pleines glacées du pays dont a pu te parler Viggo ont disparues. Tu as beau les chercher du regard, il n’y a rien, rien, rien. Tu es un peu déçue – pour ne pas dire incroyablement désappointée – par l’absence de neige et de glace. Tu aurais du t’en douter, pourtant. La Norvège a beau se trouver bien au Nord sur les cartes du monde dissimulées dans les livres, le pays a beau être réputé pour ses hivers souvent plus rudes que cléments, le mois de mai ne le laisse pas pour autant indifférent. Dommage. C’est réellement dommage. La neige te manque. Depuis que tu as quitté Beijing, il y a un peu plus de deux ans de cela, tu n’as plus eu l’occassion de sentir les flocons se presser sous ta semelle, tu ne les as plus vu tomber doucement du ciel pour recouvrir tout doucement, silencieusement, le paysage environnant. Depuis que tu es arrivée à la Congrégation, tu n’as plus vu grand-chose du monde, il faut dire. Tu ne sors que lorsqu’on te l’autorise, bien trop souvent pour des missions bien particulières qui ne te laissent pas le temps de juste observer. Et ça te manque. Terriblement. Tout te manque, il semble-t-il. Tes parents, ta petit vie tranquille, la neige … Ce n’est là qu’une bien courte liste, symptôme d’un problème bien plus vaste que tu n’oses pas nommer. Un problème que tu préfères ignorer. Peut-être que si tu ne lui prêtes pas attention, il s’en ira de lui-même. Peut-être. Peut-être pas. Tu n’as pas l’envie, ni l’énergie d’y réfléchir. Tu te laisses porter par les évènements, tu suis les ordres donnés. Ici, c’était  pour protéger une unité de traqueurs, à la recherche d’une potentielle Innocence. Des rumeurs ont circulé, sont parvenues jusqu’aux oreilles des marionnetistes qui tirent tes ficelles. Comme un cri dans la nuit, qu’ils disaient, les habitant affolés, Mais il n’y a rien. Un cri, mais rien. Et en effet, il n’y avait rien. Ce n’était que le vent hivernal qui avait traversé la ville, un hiver trop long qui avait nourri l’imagination un poil trop fertile des habitants. Il n’y avait donc rien, rien, rien.

Tu en es soulagée, parce que ce furent de bien lourdes responsabilités qui avaient pesées sur tes frêles épaules, Hūa. Toi seule pour protéger ce petit groupe de trois …
Heureusement qu’il n’y a rien à part le vent, tu n’aurais pas été à la hauteur si le menace avait été plus grande.
Tu fais rarement le poids, Hūa, face à cette Existence terrible et ses pions non moins terrifiants qu’Elle.

Votre bâteau pour vous ramener au bercail ne sera pas là avant plusieurs heures, alors tu en profites enfin. De ce temps libre dont tu manques cruellement. Tu ne pourras pas à dire à Viggo que tu as vu la neige, que tu as été bien stupide d’espérer voir – mais le temps s’écoule étrangement, au quartier général, déjà vous voilà en mai. Déjà – en te rendant sur les terres natales du jeune homme. Tu arpentes les rues de la ville, sans trop savoir ce que tu cherches. Tu vois du pays, autre chose que les quatre murs de ta chambre. Marcher te fait du bien, tu le sens. Alors tu marches et tu marches, anticipant les longues heures où tu seras enfermée sur le bâteau. Un peu d’air frais sur ta peau blafarde, secouant derrière toi tes longues mèches d’ébène. Et bientôt, te voilà aux frontières de la ville. Tu es presque dehors, presque hors de portée … Tu rêvasses. Puis tu recules, t’enfonçant à nouveau dans les entrailles de la ville. Tu marches encore. Jusqu’à ce que tu t’arrêtes, interloquée. Une silhouette familière dans les rues de la ville étrangère. Tu penses un moment que cela ne soit que le fruit d’une imagination laissée à la dérive, d’un désir d’appartenance un peu trop étouffant et d’un besoin palpable de familiarité. Tu t’approches, quelques pas timides dans sa direction. Puis, à nouveau, tu t’arrêtes à quelques mètres d’elle. Tu penches la tête sur le côté comme un enfant curieux, le regard prudent et interrogateur à la fois. « Célania ? » que tu fais dans un souffle, tu n’es pas certaine qu’elle t’entende. Et tu te retrouves bien bête, face à cette compagne silencieuse, autrefois perdue, soudainement retrouvée. Ton coeur se serre bien fort – trop fort – dans ta poitrine alors que tu l’observes avec de grands yeux incrédules, le souffle presque coupé. Tu as l’impression d’être dans un rêve. Ou un cauchemar. Tu ne sais pas trop encore, il n’y a que la réaction de ton ancienne camarade qui pourra faire pencher la balance. Toujours est-il que tu n’es pas sûre de la réalité de cette situation plus que surprenante.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Ven 3 Avr - 18:05
REST IS FOR THE WEARY




Elle se souvenait.
Elle se souvenait des mots, des paroles.
Elle se souvenait des doutes, des interrogations.
Mais surtout.


Elle se souvenait de l’espoir qui avait -stupidement- serré son cœur, ce jour-là, lorsque Lars leur avait fait part de l’information.

Oslo. Et ses rumeurs horrifiques, ses ragots étranges, ses commérages inquiétants, qui se répandaient à vitesse folle, incontrôlables, de paroisses en paroisses. Elle avait d’ailleurs songé. Si un jour elle avait pu se questionner sur la provenance des sources d’information de la Congrégation, à présent, elle comprenait. Outre les informateurs, outre les réseaux, les on-dit tenaient une part non négligeable dans le processus. Si peu négligeable. Au point qu’eux-mêmes s’en servaient à présent, à travers le prêtre, sans aucune retenue.

Et aujourd’hui, on parlait de cries spectraux, dans les rues, en pleine nuit. Des cries, et des volets qui claquaient avec violence, comme repoussés par une force surnaturelle venue de l’au-delà. Mais surtout. Surtout. Ce qui avait serré son cœur, ce jour-là. On parlait d’étrangers, curieux et fouineurs. On parlait de rosaire argenté, fièrement arboré.

Des exorcistes ?
Lesquels ?
Un exorciste ?
Lequel ?
Lui, peut-être ?


Tous les jours, depuis Édimbourg et son Apocalypse, elle le cherchait, sans relâche, se servant de la moindre information qui leur parvenait. Pour respecter sa promesse, pour espérer le revoir. Au moins une fois. Juste une fois.

Alors elle s’était empressée d’annoncer, sans perdre une minute, qu’elle se chargeait d’aller voir ce qui se passait dans la capitale, de quoi il en retournait. Et Gwen avait proposé -insisté plutôt- pour l’accompagner. Et elle, avait refusé. Car son état ne lui permettait pas d’accepter. Car elle ne voulait pas lui imposer un tel voyage -une telle épreuve, peut-être-, pour le moment. Tant qu’elle ne serait pas remise de tout ce qu’elle avait enduré. Alors c’était leurs deux caractères bornés qui s’étaient affrontés quelques minutes, jusqu’à ce que Lars réussisse l’exploit de faire céder la rousse, lui préconisant encore un peu de repos. Bonnie l’avait soigné, elle devait en profiter pour prendre soin d’elle, pas pour forcer. Alors elle avait finit par accepter la situation, annonçant qu’il ne s’agissait que d’une partie remise. Et elle, avait accepté.

Alors c’était seule qu’elle était partie -toujours, encore, car elle avait pris l’habitude, à présent-, espérant enfin suivre une piste sérieuse. Car les exorcistes n’étaient pas faciles à croiser -elle ne le savait que trop bien, pour l’avoir été pendant de longs mois-, car il fallait toujours suivre les ennuis pour réussir, avec un peu de chance, à les trouver. Mais surtout. Ils se déplaçaient vite, bien trop avec l’Arche qu’ils avaient en leur possession, bien trop pour les rattraper, lorsque l’on n'avait rien de similaire. Mais cette fois-ci, il y avait peut-être un espoir. Même infime. Car Oslo ne se trouvait pas si éloignée. Car si elle se dépêchait, elle pourrait y arriver.

Ne faire aucune halte.
Ne pas se reposer.
Ne pas perdre de temps.


Pour enfin se trouver dans les rues de la capitale. Toujours trop grandes. Toujours trop animées. Toujours trop bruyantes. Toujours pleines de trop, pour elle, pour ses émotions, pour ses ressentis qu’elle avait récupéré depuis si peu de temps. Elle se sentait submergée, noyée, par tout ce qui se déroulait autour d’elle, par tout ce qui vivait devant ses yeux fatigués. Mais ça allait bien se passer. Ça allait aller. N’est-ce pas ? Elle devait s’en convaincre, se raccrocher à l’espoir. Et surtout, commencer ses recherches pour en terminer au plus vite, pour ne pas se mettre en danger plus que nécessaire.

Pour trouver qui arbore la croix.
Avant qu’on ne la trouve.


« Célania ? » lui parvint une petite voix hésitante.

Trop tard.

Surprise, presque paniquée, elle porta machinalement la main à son manteau. Avant de se maudire intérieurement. Elle s’était laissée distraire, absorber. Et elle avait oublié le plus évident. Sa cacher, cacher son visage, ses cheveux. Ne jamais oublier. Car à présent, elle payait le prix de son erreur, bien plus vite qu’elle n’aurait pu l'imaginer. Et elle allait devoir se sortir de ce nouveau problème, avant qu’il n’empire.

Alors elle se tourna.
Presque sûre que la voix lui était familière.
Et se détendit, lorsqu’elle la vit.
Une amie.


« Hūa… » dit-elle avant un sourire timide, car elle n’était pas sûre de l’accueil que lui réserverait l’exorciste. « Salut… »

Elle ne bougea pas, cependant.
Elle ne réduisit pas l’espace qui les séparait.


Car même si elle se réjouissait de revoir un visage connu, même si elle préférait croiser Hūa qu’un inconnu, elle ne savait pas encore ce que lui réservait cette rencontre. Et puis. Au fond. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être déçue. Triste. Car si Hūa était l'exorciste, si elle était seule, alors elle ne retrouverait pas Lavi aujourd’hui. Alors la piste était fausse.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Ven 3 Avr - 21:10

sleep is for the dead

 







Coeur palpitant follement contre tes côtes, yeux écarquillés sous l’effet de la surprise, tu ne sais trop quoi faire de la vision qui danse devant tes pupilles sombres et illuminées par l’incrédulité. Ton premier réflèxe est de vouloir te jeter vers cette silhouette famillière, de l’enserrer de tes petits bras pour ne jamais – ou tout du moins pas avant long moment – la laisser partir. Tu n’aurais jamais cru la revoir, ses traits tirés et sa longue chevelure bleuté. Un nœud se forme au creux de ta gorge, un nœud que tu t’efforces d’ignorer du mieux que tu peux. La chose n’est pas aisée ; ta respiration se fait pénible et laborieuse alors que des sanglots remontent le long de ta gorge, butant douloureusement sur le nœud au sommet de celle-ci. Tu hocquetes maladroitement après avoir prononcé le nom de ton ancienne camarade, celle que tu avais longtemps considéré comme une presque-amie-compagne-silencieuse. Ça te fait tout drôle de la voir ici, dans les rues d’Oslo, alors qu’on l’avait pourtant annoncée morte. Tu te souviens du chagrin que tu as ressentis lorsque l’on t’a informée du destin funeste de la française, tu te souviens des larmes qui ont silencieusement coulé sur ton visage blême. Tu as bien peu d’amis, Hūa, bien peu de connaissances que tu apprécies sincèrement de côtoyer. Et Célania avait fait partie de ce petit groupe restreint de personnes, de ces personnes que tu avais laissé approcher et que tu avais volontairement approché, munie de ton courage et d’un sourire tremblotant. Sa mort t’avait terriblement heurtée, même si tu avais fait de ton mieux pour ne rien laisser paraître, bon petit soldat que tu es. De la voir, là, devant toi, bien vivante, ça te fait tout drôle, oui. C’est comme si le sol s’était dérobé sous tes pieds, que l’Existence, dans toute sa cruauté, avait décidé de te jouer une sale blague.

Et c’est l’Espoir qui fait gonfler tes poumons, qui s’infiltre dans tes veines. Célania est en réalité vivante …
Puis la rude réalisation, comme une douche glacée : elle n’a jamais tenté de se faire remarquer, de se faire rayer de la liste de ceux tombés au combat. Pourquoi ? Pourquoi ainsi abandonner tout ceux qui avaient pu tenir à elle ? Car même si tu as toujours été très timide, tu n’as jamais gardé secret l’affection que tu pouvais lui porter. Un couteau qui se plante entre tes côtes.
Et le doute, enfin. Que fait-elle ici, la morte ? Elle n’a pas l’air particulièrement ravie de te voir non plus.

C’est à toi que revient la lourde tâche de te rapprocher, Célania semblant s’être totalement figée en t’apercevant. Tu fais quelques pas dans sa direction, timide et méfiante. « Hūa … Salut … » Le sourire timide qui accompagne ses mots te poussent à t’arrêter, à ne pas te rapprocher davantage. Il y a cette hésitation qui émane d’elle, cette méfiance. Et tu ne sais que faire lorsque ces deux choses sont dirigées contre toi, tu n’es pas une ennemie, pas vrai ? Tu fais un pas de plus, doucement, comme si tu craignais de l’effrayer. Tu tends une main vers elle, pour faire tu ne sais trop quoi. Tes doigts se crispent sur l’air, alors qu’ils cherchent un contact que tu n’es pas sûre qu’il soit le bienvenu. Ça te fait bizarre, brutalement tu te sens encore plus étrangère. « Je … Euh … » Tu aimeras tant pouvoir mettre des mots sur tous les sentiments qui t’habitent, sur toutes ces pensées qui te traversent l’esprit. Mais tout va trop vite et les mots te fuient. Tu dois avoir l’air bien ridicule, avec ta main suspendue dans le vide, alors tu la ramènes vers toi. Tes doigts se ferment pour former un poing que tu poses au niveau de ton nombril, sur la fermeture éclaire de ton uniforme. Tu déglutis difficilement autour du nœud dans ta gorge, tu finis par la lâcher des yeux pour laisser ton regard venir se perdre sur le bout un peu usé de tes bottines. Et si les sanglots douloureux sont ravalés – les traitres voulaient exposer ta faiblesse au regard de ton ancienne compagne d’infortune – ce n’est pas le cas de tes larmes, que tu retiens toujours avec énormément de peine.

Tu l’avais un jour pensé être ton amie, on ne peut donc pas te faire le moindre reproche ou te blâmer pour la vague d’émotion qui s’est élevée en toi.
Tu es submergée, tant et si bien que tu en as le souffle coupé. Impossible d’exprimer le tourbillon émotionnel qui te secoue.
Tu n’es pas suffisamment égocentrique ou stupide, néanmoins, pour croire qu’il n’y a que tes sentiments qui entrent en jeu. Il y a autre chose, aussi. Il y a Célania et sa prudence, Célania et sa méfiance.

Tu es autant perdue dans les rues de cette ville qui n’est pas la tienne que dans cette situation plus qu’inattendue. Tu inspires profondément, t’efforçant de faire le vide dans ton esprit afin d’aborder la situation avec calme. « Ça fait longtemps. » que tu finis par dire dans un souffle. Pas comme si tu l’avais pleuré trop longtemps, pas comme si tu avais du faire un deuil qui se révèle, au final, totalement inutile. Tu te mords l’intérieur des joues nerveusement, avant de lever à nouveau les yeux vers elle. « On m’a dit que tu étais morte. » lâches-tu aussi. Ce que tu ne dis pas, c’est que tu l’as tant pleuré. Tu as tant prié ce Dieu en lequel tu ne crois pas vraiment pour que l’annonce ne soit qu’un vilain mensonge, une grossière erreur. Puis le temps a passé et si la plaie n’a pas cicatrisé, les longues semaines furent suffisantes pour que tu parviennes à te détacher du chagrin. Tu t’es plongée dans les missions que l’on te confiait pour ne pas penser à la sombre disparition de ta presque amie, tu t’es plongée dans la compagnie de Viggo et de Javier pour oublier la place vide en face de toi, lorsque tu manges au réfectoire. Gorge serrée, mains moites, tu te forces à sourire. Tu as l’impression que le résultat final doit plus ressembler à une grimace qu’à un véritable sourire, mais tu essaies malgré tout. « Contente de voir qu’ils se sont trompés. » Ou qu’elle ait mentit. Tu ne sais pas trop, tout est encore bien trop confus pour que tu tires de quelconques conclusions.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Sam 4 Avr - 19:25
REST IS FOR THE WEARY




L’hésitation.
La surprise.
Les doutes.
(Parfois même, la colère.)


C’était toujours ce qui se figeait sur le visage de ses anciens camarades lorsque le Destin venait à faire croiser leurs chemins. Et c’était aujourd’hui ce qui animait Hūa, alors que le silence -aussi pesant que la méfiance- observait leur rencontre. La première depuis des mois. Mais elle la comprenait, elle jugeait cela normal. Une réaction contraire aurait même été davantage inquiétante. Elle comprenait, car l’exorciste avait toujours été une amie précieuse, une amie fidèle. Une amie qui l’avait toujours soutenue, sans toutefois l’obliger à parler lorsque le cœur n’y était pas. Et elle aurait volontiers avoué, que ces longues conversations muettes lui manquaient. Tout comme celles, qui avaient été alimentées de bien des mots, de bien de retours de missions. Elle comprenait, car elle était une amie, à laquelle elle laisserait le temps qu’il fallait pour s’exprimer.

Mais une amie qui, plus elle se faisait silencieuse.
Plus elle alimentait sa méfiance.


Car si elle savait qui elle avait été, elle ne savait pas aujourd’hui, à cet instant, qui elle était. Ou plutôt, ce qu’elle attendait de leur discussion à venir. Alors elle restait prudente, juste au cas où. Car si aucun ordre n’avait été émis contre elle, ceux concernant les traîtres étaient en revanche limpides. Et il était bien trop tôt pour perdre sa liberté. Mais si elle, avait enfoui la confiance, la jeune femme elle, persévérait dans les hésitations, ne sachant que faire. Elle la vit tendre timidement sa main dans sa direction, avant de stopper son geste, la ramenant près d’elle, comme si elle craignait la réponse à cette question qu’elle seule connaissait, comme si elle s’était rendu compte qu’elle se trouvait trop loin pour rattraper le passé.

Alors elle s’était rapprochée.
Quelques pas, pas plus.
Et la distance restait.
Car elle était le reflet des mois d’ignorances.


Et devant ses traits soucieux, devant ses prunelles noires perdues dans l’instant, devant les mots qui ne venaient pas, elle ne put retenir sa culpabilité bien longtemps. Car tout ça, ce mal-être, c’était encore de sa faute. Hūa faisait partie de ces personnes qu’elle avait trop durement -trop lâchement et égoïstement- abandonnées. Ces personnes à qui elle n’avait donné aucune nouvelle, les laissant croire au pire. Ces personnes qu’elle avait trahies. Et chaque rencontre avec un ancien camarade n’était que le reflet de la précédente. Car c’était toujours les mêmes réactions. Toujours la même surprise, toujours la même hésitation, toujours la même tristesse, toujours la même colère. Toujours la même culpabilité -la sienne mais parfois celle des autres-, d’être partie de cette façon.

Et le silence toujours.
Alors qu’aucune d’elles ne trouvait comment le combler.


Et si d’ordinaire, ce n’était pas un fait qui les dérangeait, si d’ordinaire, elles pouvaient le trouver important, à cet instant, ce n’était pas le cas. Il devait être rompu, d’une façon ou d’une autre. Peut-être de la plus absurde possible, afin de briser la tension qui se cachait derrière.

« On dirait presque que tu as vu un fantôme, » tenta-t-elle, bien consciente que son humour laissait toujours autant à désirer.

Alors, peu fière de sa tentative, elle espéra la cacher derrière son visage gêné, se ravisant bien vite d’ajouter quoi que ce soit, priant presque pour que l’exorciste oublie ou n’entende pas sa plaisanterie. Et pendant ce temps, la jeune femme s’était rapprochée. Car il était -enfin- temps de parler, de s’expliquer. Mais surtout, de savoir ce qu’elle attendait d’elle.

« Ça fait longtemps, » finit-elle par dire, passant outre sa tentative d’humour.
« Trop, n’est-ce pas ? »

Leurs mots étaient pauvres. Toujours trop pour exprimer les sentiments dans ce genre de retrouvailles difficiles. Encore plus, car elle savait que Hūa les économisait toujours, tant ils semblaient précieux. Mais leur échange l’était tout autant ; elle ne savait toujours pas à quoi s’attendre de la part de son amie et la distance était toujours -trop- présente. Mais l’espoir aussi. Car si elle avait réussi à renouer avec Gwen malgré tout ce qu'il s’était passé entre elles, si elle avait reçu l’aide d’Oskar alors qu’elle l’avait quitté dans les mêmes conditions, si Destiny l’avait caché sans même la connaître, si Adélaïde et Maxence n’avaient pas averti de sa présence, oubliant volontairement les ordres, alors tout n’était pas encore perdu -mort- entre ses anciens amis et elle.

« On m’a dit que tu étais morte.  »

Elle hocha simplement la tête, ne sachant quoi répondre. Sa mort lui paraissait si loin, et en même temps, si proche. Les cauchemars de [cette fois-là] continuaient de la hanter, nuit après nuit, l’obligeant à se réveiller brutalement, l’empêchant de trouver le sommeil. Lui rappelant qu’elle l’avait été. Et qu’elle ne devait sa vie qu’à Bonnie. Alors, qu’allait-elle -que pouvait elle- répondre à l’exorciste ? Expliquer les tenants se révélait être un véritable calvaire, encore à ce jour. Que ce soit Bonnie, Gwen ou Lavi, personne n’avait eu de réponses satisfaisantes. Alors qu’elle tenait tant à eux. En trouver une pour Hua était impossible.

« Je sais... » lâcha-t-elle finalement, sans conviction, presque triste d’en revenir toujours à ça. Mais c’était compréhensible. C’était normal.
« Contente de voir qu’ils se sont trompés. »

Elle la savait sincère. Elle l’avait toujours été, elle ne lui avait jamais menti, après tout. Et en réalité, ça lui faisait plaisir -lui arrachant un léger sourire- parce que cela voulait au moins dire qu’elle ne la détestait pas. Mais ça ne révélait toujours pas ses intentions à son sujet.

« Je... » elle hésitait, toujours -encore-, parce qu’elle ne savait toujours pas quoi lui dire, toujours pas comment la jeune femme réagirait, en fin de compte. Mais elle ne pouvait rester ainsi, se cachant dans le silence. Ça, c’était bien avant. Pas maintenant. « Je suis désolée de vous avoir fait croire ça… C’était seulement… Nécessaire. »

Nécessaire pour disparaître.
Nécessaire pour trouver le Regret.
Nécessaire pour être libre.
Nécessaire d’être morte, pour espérer vivre à nouveau.


Et à cet instant, autre chose était nécessaire. La connaissance. Pour survivre.

« Dis Hūa, tu es seule ? »

Nécessaire de savoir si d’autres exorcistes se trouvaient ici. Si la Congrégation se trouvait ici.
Nécessaire de savoir si elle était en sécurité.

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Re: rest is for the weary ; (célania)
Dim 5 Avr - 22:32

sleep is for the dead

 







Tu n’es pas en colère contre Célania. Ou tout du moins, tu ne penses pas l’être. Tu es toujours douce, Hūa, toujours mesurée dans les propos que tu peux tenir et tu es prônes à de nombreux moments d’introspection. Et en ce moment, c’est ce que tu fais ; tu réfléchis beaucoup à toutes ces choses qui remuent à l’intérieur de toi, tu poses un regard calme sur le tourbillon qui menace de t’engloutir toute entière. Tu as l’air nonchalante, au premier abord. Pas comme si tu venais de retrouver une amie que tu croyais morte. Sa tentative d’humour ne t’atteint absolument pas. Les mots de la française te passent par-dessus la tête. Non, tu n’es décidément pas en colère. Si tu l’étais, tu penses que les phrases maladroites de l’Exorciste t’auraient bien arrachée quelques larmes. Non, tu penses que tu es juste blessée. Tu ne sais pas ce qui a poussé Célania à partir en vous faisant croire une telle chose, tu ne sais pas ce qui lui a traversé l’esprit. Tout ce que tu sais, c’est qu’elle ne t’a pas jugée suffisamment importante pour te parler de son départ, que ce soit avant ou après, qu’elle ne t’a pas trouvée suffisamment digne de confiance pour te faire parvenir le moindre mot pour t’indiquer qu’elle allait bien. Et c’est bien là tout ce qui fait mal : voir que tes sentiments, ton affection n’était pas réciproque. Ton coeur se fend un deux dans ta poitrine, alors que tu l’observes. « Trop, n’est-ce pas ? » Tu ne réponds pas, ni ne réagis. La question ne doit être que rhétorique. Dans tous les cas, tu ne penses pas qu’elle mérite une quelconque réponse. Quoique tu dises, cela n’effacera absolument pas ces trop longs mois où tu l’as cru disparue pour toujours.

Le temps semble toujours terriblement long lorsqu’un être cher nous manque. D’autant plus quand on sait que le dit être cher ne reviendra pas.
Et toi, toi, Hūa … Tu n’as pas su gérer la chose comme tu aurais dû. Tu t’en veux encore aujourd’hui.
La disparition de Célania était ta première rencontre avec la mort, ton premier contact avec la fin définitive de l’Existence.

Tu as encore du mal à digérer la chose. Tu aimerais pouvoir lui crier dessus, lui cracher haine et venom au visage. Mais tu n’as jamais été de ceux qui explosent quand les émotions débordent, tu ne la détestes pas vraiment non plus. « Je sais … » qu’elle te dit alors que tu fais maladroitement la conversation, lui annonçant le mensonge qu’on vous avait raconté. Elle sait. Tu n’es toujours pas en colère, tu te résignes juste tristement au fait que ta relation avec l’autre Exorciste n’avait jamais été celle que tu avais pensé. La chose est douloureuse, tu dois bien l’avouer. Tout le monde parle des chagrins d’amour, jamais des chagrins d’amitié. Tu n’es pas préparée à faire le deuil d’une telle relation. Il faut que tu dises au revoir à celle que tu pensais être ton amie. Et tu ne peux la quitter en ayant l’esprit tranquille qu’en étant totalement honnête. C’est de ta voix toute douce que tu lui avoues que tu es soulagée de la voir en vie. Un léger sourire vient naître sur les lèvres rosées de la jeune femme, alors que tu restes de marbre. Tu as le coeur bien lourd dans ta poitrine. Il se fait plus lourd quand tu songes à la suite des évènements. Bientôt, il faudra que tu partes et … et tu ne sais pas trop, dans le fond. Que ferais-tu, avec Célania ? Garderas-tu sa présence à Oslo secrète ? Ou seras-tu le bon petit soldat – le bon petit pion qu’on envoie au casse-pipe – qui rapportera tout à sa hiérarchie ? Tu te poses réellement la question, mais tu sais que la réponse est déjà toute trouvée. Ta loyauté a toujours été à ceux qui te sont chers, bien plus qu’à ces figures d’autorités distantes. « Je … » Sa voix hésitante te tire de tes pensées et tu te concentres à nouveau totalement sur elle. « Je suis désolée de vous avoir fait croire ça… C’était seulement… Nécessaire. » Ses maigres excuses apaisent un peu le doute et l’amertume qui ont monté en toi, mais pas totalement. Tu fais de ton mieux pour ne rien laisser paraître, la fixant avec sérieux. « J’espère que ça en valait la peine. »

Oh oui, tu espères que feindre sa mort en valait la peine. Que de couper les liens avec tous ses amis en valait la peine.
Tu espères qu’elle ne t’a pas blessée ainsi pour rien, que sa motivation derrière un tel comportement n’est pas dû à une décision prise sur un coup de tête.
Tu espères beaucoup de choses, Hūa. Mais ce que tu espères par-dessus tout, c’est qu’elle soit toujours ton amie. Tu es stupide ainsi.

Un court silence s’installe avant que Célania ne le brise. « Dis Hūa, tu es seule ? » Tu sens que sa question n’a pas pour unique but de faire la conversation. Célania est en fuite, si l’Ordre apprenait soudainement qu’elle n’était pas aussi inactive que ce qu’ils croyaient … Eh bien tu ne donnes pas bien cher de sa peau. Tu ne doutes pas que les chiens de chasse seront lancés à sa suite pour la ramener – morte ou vive – au Quartier Général. Mais plus encore que cela, tu sens que la question est un test. Un test pour connaître le véritable récipient de ta loyauté. Tu hésites un instant, pesant le pour et le contre. Une fois que tu aurais répondu à la question de la française, il n’y aura pas de retour en arrière possible. Tu soupires lourdement. « J’accompagne trois traqueurs, nous sommes donc quatre au total. » que tu finis pas dire dans un souffle. Tu as pris ta décision, même si ça créé un nœud désagréable au fond de ton estomac. Tu détournes le regard du visage de la belle, contemplant à nouveau le bout de tes bottines alors que tu lui dévoiles les détails de votre expédition. « Il y avait des rumeurs étranges, alors on est venu vérifier … Il n’y a rien. » Beaucoup de monde pour pas grand-chose, en somme. Tu déglutis difficilement et tu enfournes tes mains dans les poches de ta veste. « Je profite juste de quelques heures de temps libre avant de reprendre le bâteau pour rentrer. Bientôt, nous serons partis. » Bientôt, elle n’aura plus à se soucier de vous. Tu souffles bruyamment, tu tapes dans un caillou avec le bout de ton pied, l’envoyant valdinguer un peu plus loin. « Et toi, Célania ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Maintenant, tu es curieuse. Toujours un peu blessée, mais surtout curieuse.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Mer 8 Avr - 18:46
REST IS FOR THE WEARY




Et le temps, qui s’écoulait doucement.
Et la vie, qui suivait son cours.
Inexorablement.
Mais qui, à cet instant.
Juste pour ce moment.
Semblait s’être arrêté.


Autour d’elles, on continuait de marcher, de courir, de parler, de rire, de crier. Autour d’elles, on continuait de vivre, car rien ne semblait perturber cette douce après-midi printanière. Mais pour elles. Pour elles et les quelques mètres qui les séparaient. Pour elles et leur bulle hors du temps, tout semblait s'être arrêté, entre les doutes et les hésitations, entre le passé et le présent. Et c’était étrange. Seulement si on y prêtait attention. Car ses yeux bleus fixaient toujours sa camarade, et rien ne l’importait plus.

« J’espère que ça en valait la peine, » déclara-t-elle de sa voix douce, toujours aussi calme.

Calme.
En apparence, seulement.
Car au fond de ses yeux.
L’apparence était trompeuse.


Car au fond de ses yeux, c’était la peine et le chagrin qui demeuraient, l’aidant à comprendre qu’elle aussi, avait été blessée par sa disparition soudaine. Et peut-être même, encore davantage par son retour.

Alors.
Est-ce que ça en valait la peine ?


Elle hésita, un bref instant, se perdant dans son esprit dérangé par les bruits et l’agitation alentour. Bien sûr, que ça en valait la peine, criait une petite voix intérieure. Car elle n’avait plus été elle-même, car elle avait tant souffert -et souffrait toujours-, car elle n’avait plus été qu’un fantôme horrible et irresponsable. Car elle n’avait plus été vivante. Alors ça avait été aussi nécessaire qu’obligatoire. Tout ce qui aurait pu déranger -et peut-être, au fond, l’était réellement-, se trouvait être la façon dont les événements s’étaient déroulés. Car elle n’avait pas eu la possibilité de penser, de réfléchir, afin de procéder autrement, causant bien trop de chagrin. Mais songer à nouveau, ressasser, ne servait à rien. Car ça n’effacerait pas ce que certains ont cru -ce qu’ils croient toujours-, ça n’effacerait pas la tristesse de ceux qui savent et qu’elle avait abandonné. Ça n’arrangerait rien.

Alors.
Nécessaire ?
Oui.
Regrettable ?
Tellement.


Car rien ne serait plus comme avant. Car encore une fois, elle avait tout ratée, tout gâché. Car encore une fois, elle était seule. Car encore une fois, tout était regrettable. Du moins, tant qu’elle n’aurait pas donné d’explications, d’excuses, à ceux qui souhaitaient les entendre. À ceux, dont Hūa faisait partie.

« Je n’ai pas vraiment eu le choix, tu sais ? » murmura-t-elle, sans même savoir -était-ce important ? - si l’exorciste l’entendrait.

Mais elle le savait, songer encore et encore à ces derniers mois, n’avait aucune utilité. Pour elle, comme pour les autres. Car on ne pouvait pas changer le passé -on ne pouvait pas revenir dessus-. Tout ce qu’elle pouvait faire, tout ce qu’elle s’employait à faire, était de rendre le futur meilleur. Pour elle, comme pour les autres. Et pour cela, elle espérait savoir quoi faire. Mais surtout, pour cela, elle ne devait pas tout abandonner, encore une fois. Pas maintenant. Elle ne devait pas se faire remarquer, elle ne devait pas y retourner.

Ne prendre que les risques utiles.

Alors, elle avait questionné son amie, et attendait sa réponse. Car ce serait à cet instant, seulement à cet instant, qu’elle verrait si elle pouvait compter sur elle -sur son aide- ou non, si elle pourrait lui expliquer -et s’excuser- ou non. Ou si, tout simplement, elle allait devoir fuir -encore- et effacer ses traces -une fois de plus-. Et en face, Hūa hésitait. Et rien que son attitude lui faisait craindre le pire. Elle hésitait, car elle ne savait pas encore, et peut-être, envisageait d’informer les mauvaises personnes.

Mais pouvait-elle l’en blâmer ?

Et enfin, après un temps qui lui parut bien trop long, la jeune femme reprit.

« J’accompagne trois traqueurs, nous sommes donc quatre au total. »

Hūa avait pris sa décision. Et imperceptiblement, ses épaules s’affaissèrent, comme soulagées d’un poids qui venait de disparaître. Elle avait pris sa décision : elle pouvait compter sur elle et son silence. Mais surtout. Elle n’était pas en danger. Les traqueurs restaient un souci. Mais un souci qu’elle pouvait contourner en évitant leur présence.

Pourtant.
Quelque chose demeurait.
De la déception ?


Trois traqueurs, pas un de plus -personne de plus-, avec Hūa. Mais surtout. Pas d’autres exorcistes. Pas de trace de Lavi. Oslo était donc une fausse piste, qu’elle avait pourtant suivie en espérant -stupidement-. Et la douce voix de sa camarade se fit de nouveau entendre, forçant son attention sur elle.

« Il y avait des rumeurs étranges, alors on est venu vérifier … Il n’y a rien. » Ah, c’était donc également la raison de sa présence. Et elle s’était déplacée inutilement. Décidément, Hūa était le seul intérêt à son voyage. « Je profite juste de quelques heures de temps libre avant de reprendre le bâteau pour rentrer. Bientôt, nous serons partis.
Je vois, » dit-elle simplement, alors que la jeune femme confirmait ses craintes.

Car elle n’avait rien à faire ici. Car elle n’avait plus qu’à rentrer. Pas de suite, pourtant. Hūa était là, et elle lui devait autant d’explications que d’excuses, si elle souhaitait les entendre.

« Et toi, Célania ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
La même chose que toi, à vrai dire, » répondit-elle avec un discret sourire amusé. « J’ai entendu des rumeurs et je suis venue voir de quoi il était question. » Et puis, aussi -surtout-, elle venait voir qui se trouvait sur place. Seulement, ça, ça ne concernait pas son amie. « Mais vous avez été plus rapide que moi. »

Son équipe et elle-même avaient déjà eu le temps d’élucider le mystère qui entourait ce soi-disant hurlement, avaient déjà eu le temps de conclure à sa supercherie. Alors qu’elle, venait tout juste d’arriver. Sans l’Arche, tout paraissait si long. Mais si les deux compatibles se trouvaient déjà sur le départ, quelques heures se profilaient encore. Hūa le lui avait dit.

« Dis... » elle hésita un instant, pas certaine que la jeune femme puisse accepter si facilement, encore moins qu’elle puisse lui pardonner. « Si tu as le temps, et que personne ne t’attend pour le moment, ça te dit de boire un thé avec moi ? »

Comme avant. Comme si tout était encore comme avant.
Mais surtout, car elle avait beaucoup de choses à lui dire.


Et la voilà, elle qui avait tant suivi les règles et les ordres, qui détournait inlassablement les exorcistes de leur devoir.

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Re: rest is for the weary ; (célania)
Ven 10 Avr - 14:10

sleep is for the dead

 







A leap of faith. Tu as décidé de sauter – bondir, aussi loin que possible, les yeux fermés – en souvenir de cette amitié qui vous a un jour unies, qui vous unit peut-être encore un peu. Visiblement, tu n’as pas tiré une croix sur Célania, même après l’annonce de sa mort. Coeur palpitant frénétiquement à l’intérieur de ta cage thoracique, tu lui livres tout ce qu’elle a demandé et même plus. Parce que tu te souviens du temps passé en sa compagnie, des silences qui voulaient trop dire et des sourires qui ne voulaient rien dire. Tu te souviens de tout ce qu’elle a représenté pour toi, de tout ce qu’elle représente encore et tu te trouves incapable de lui refuser quoique ce soit. Tu es faible, quand il est quesiton d’amitié et de sentiments. Tu ne peux résister à ce désir de protéger, de conserver ce sentiment si chaleureux qui apaise la tempête qui fait constamment rage en toi. Tu sautes, comme tu sauteras encore si Célania te le demandait à nouveau. Et tu te sens un peu stupide, parce que tu te sens un peu trahie, dans le fond. Trahie et abandonnée … Mais tu n’arrives pas à lui en vouloir comme tu le souhaiterais pourtant. Tu es trop douce, Hūa. Ces deux longues années passées à la Congrégation auraient pourtant dû t’endurcir un peu, mais tu restes aussi douce que lorsque tu étais encore avec tes parents, en Chine. Alors que tu ignorais tout de la Guerre et du chagrin, de la perte et l’absence. Un jour, cette guerre aura ta peau et tu ne pourras que te blâmer, car ce sera bel et bien de ta faute. Tu t’en mords les doigts d’avance. Oh oui, tu t’en mords déjà les doigts.

(La revoir ici bas te fait tout drôle, en effet. Le soulagement éclipse tout le reste et tu ne peux que l’observer avec un regard presque émerveillé.)
(Qu’elle ait réellement trompé la Mort ou que celle-ci n’ait été qu’un prétexte t’importe peu, dans le fond. Célania est là et c’est bien tout ce qui t’importe.)
(Tu es trop douce, trop gentille face à cette Existence qui, il semblerait, a décidé de s’acharner sur toi.)

Elle murmure quelque chose, une réponse que tu ne parviens pas à entendre de là où tu es. Une défense, certainement, face aux poids de tes accusations silencieuses. Tu n’as pas vraiment envie de pointer du doigt ses erreurs – tes erreurs, vos erreurs – et tu n’as pas vraiment envie non plus de rester bloquée sur ce sentiment qui te laisse un goût amer en bouche. Tu as mal, Hūa. Même si tu fais comme si tout allait bien, même si tu échoues pitoyablement. Tu tentes de faire bonne figure, de ne pas laisser la blessure s’étendre sur tout ton être. La chose n’est pas aisée et le succès est tout relatif. Et quand elle te demande de sauter à nouveau, tu le fais après un instant de réflexion bref. Il n’y aura pas de retour en arrière possible et tu es bien consciente de cela. Mais avant même d’aller à l’Ordre et la Congrégation, ta loyauté va à tes rares amis. Alors tu sautes. C’est la nervosité qui te tord les entrailles et l’anticipation – de tu ne sais trop quoi – qui affole ton palpitant. Tu lui dévoiles de ta voix éternellement douce ce pour quoi vous êtes venus et l’échec de votre expédition. « Je vois. » qu’elle répond tout simplement. Tu as l’impression d’avoir fait une terrible bêtise, Hūa. Tu ne sais pas trop pourquoi. Si la chose reste secrète, il n’y a pas de raisons de s’en faire. Et ce n’est pas Célania qui ira raconter quoique ce soit à vos – tu te corriges rapidement, tes – supérieurs. Tu te fais moins nerveuse alors que tu l’interroges sur la raison de sa venue à Oslo. « J’ai entendu des rumeurs et je suis venue voir de quoi il était question. Mais vous avez été plus rapide que moi. » Tu hoches la tête, silencieuse. À question simple, réponse simple.

(Et la conversation aurait pu s’arrêter là. Aurait dû s’arrêter là.)
(Tu aurais dû rentrer, tourner les talons pour ne plus jamais la revoir, garder son existence continuelle sous silence.)
(Mais tu n’es rien si pathétique, Hūa ; tu ne peux t’empêcher de l’observer et d’attendre quelque chose qui n’arrivera jamais.)

Et alors que tu allais tourner les talons sans un mot de plus, t’empresser d’effacer cette rencontre de ton esprit, voilà que sa voix te retient. « Dis … » Elle hésite et tu es suspendue à ses lèvres. Dis … quoi ? Et tu attends, avant qu’elle ne poursuive. « Si tu as le temps, et que personne ne t’attend pour le moment, ça te dit de boire un thé avec moi ? » Et c’est à ton tour de la faire attendre, d’hésiter. Puis, au final, tu sautes à nouveau. Il n’y a personne qui t’attend, pas avant un long moment du moins. Les traqueurs que tu as accompagné savent parfaitement que tu es partie te délier les jambes, que tu les retrouveras à l’endroit défini juste avant de prendre le bâteau. « Je … D’accord. » Tu passes une main un peu tremblante dans tes longues mèches d’ébène, fixant ton regard incertain sur ton interlocutrice. « Tu connais un endroit au calme ? » Discret, lui demandes-tu sans vraiment le dire. « Je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour de la ville. » lui avoues-tu, pour justifier ton ignorance. Et tu attends, sans dire un mot de plus, qu’elle t’emmène à l’abri des regards indiscrets.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Dim 12 Avr - 17:55
REST IS FOR THE WEARY




L’hésitation, toujours.
Légitime, encore.


En face d’elle -toujours si lointaine pourtant- l’exorciste hésitait. Ne sachant quoi répondre à sa demande. Ne sachant s’il était raisonnable de se détourner ainsi du droit chemin -de celui si terrible de la Congrégation-, même pour un instant si court. Car il suffisait parfois -souvent- d’un rien -d’une rencontre, d’une minute, d’une discussion, d’un combat- pour bouleverser toute une vie, toutes croyances, toutes convictions. Elle-même le savait -parfaitement-. Elle-même avait été victime d’un de ces changements si brusques -si brutaux-.

Alors elle hésitait
Avec cette habitude.
Si caractéristique.


Patiente -elle n’avait jamais été réellement pressée-, elle regarda son ancienne amie peser le pour et le contre de sa question, glissant ses doigts dans ses longs cheveux ébène, comme elle l’avait déjà fait autrefois -comme elle l'avait toujours fait- lorsque les questions venaient à la déranger. Lorsqu’elle cherchait ses mots. Lorsqu’elle se réfugiait dans ce silence qu’elle savait si rassurant. Un brin de nostalgie, porté avec légèreté par la brise printanière. Et un petit sourire, discret, lorsque les images d’anciennes rencontres, d’anciennes discussions, d’anciens repas, entre les murs de leur maison, lui revinrent en mémoire. Un brin de nostalgie, qu’elle ne retrouverait jamais. Car tout était terminé.

Peut-être pas tout.
Non.
Pas tout.
Si l’exorciste acceptait.
Si le passé restait à portée de main.


Car certaines amitiés, certains liens, coincés dans ce passé -si proche et pourtant si loin- étaient brisés à jamais. Impossible à renouer. Elle le savait. Même si elle espérait -encore stupidement- pouvoir l’éviter. Mais elle les avait trahis. Elle les avait abandonné. Alors, pour certains, tout était terminé. Mais pour Hūa ? Une faible lueur d’espoir, empreinte de nostalgie. Hūa s’était tue. Hūa ne lui avait rien reproché. Hūa ne l’avait pas accablé. Alors elle espérait. Peut-être, leur amitié, pouvait encore être sauvée. Et aujourd'hui, elle s’y emploierait.

Comment ?

Elle s’en savait encore rien. Tout restait à décider. Car tous ceux qui avaient croisé son chemin jusqu’ici avaient fait preuve de gentillesse -de compréhension- à son égard, la préservant du pire -des décisions difficiles à prendre, des mots trop durs à prononcer-. Pas beaucoup d’explications, pas beaucoup d’efforts pour réparer des liens si peu effrités. Mais pour Hūa ? Elle le voyait à ses silences, à ses hésitations ; le lien avait déjà trop souffert pour se contenter de si peu.

« Tu connais un endroit au calme ? » Elle n’était pas dupe. Les mots de la jeune femme exprimaient suffisamment dans cette simple question. Ne pas être vu à ses côtés. Ne pas divulguer cette rencontre. Ne pas s’attirer d’ennuis à cause d’elle. Et ça lui convenait. Car elle s’en serait terriblement voulu d’apporter de nouveau problème à l'exorciste. Elle n’était surement pas venu pour ça. « Je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour de la ville. »

Elle hocha vaguement la tête. Par pour répondre à sa question, mais parce qu’elle comprenait sa demande et sa justification. S’ils en avaient déjà terminé avec leur mission, alors il était effectivement peu probable que la chinoise ait eu le temps de flâner entre les rues fréquentées d’Oslo -il n’était jamais bon pour un soldat de Dieu de flâner avec insouciance dans des rues fréquentées-. La mission avant toutes choses. Un adage, qu’elle n’avait que trop connu. Et à présent, qu'elle regrettait. De ne pas avoir su prendre le temps de profiter des moments de calme en présence de ses anciens équipiers. Et si Hūa ne connaissait pas d’endroit convenable car trop occupée à pourchasser des monstres issus de l’imaginaire collectif, elle n’en connaissait pas non plus, venant seulement d’arriver en ville.

Un véritable problème pour elles.
Un problème qu’il était presque drôle de considérer comme tel.


« Eh bien... » Une légère grimace embêtée, devant un souci si anodin. « Je viens tout juste d’arriver alors je n’ai pas vraiment eu le temps de chercher. »

La franchise, avec son ancienne amie. Toujours. Les mots, mais surtout les informations, filaient sans qu’elle ne s’en soucie, sans qu’elle ne s’en inquiète. Pourquoi le ferait-elle ? Elle l’avait bien compris : dans ses phrases, mais surtout, dans ses silences, dans ses gestes habitués, la jeune femme ne prévoyait pas de la trahir. Alors pourquoi le ferait-elle ?

« Mais on va sans doute trouver quelque chose de convenable, » sourit-elle avec un enthousiasme timide.

Et d’un geste, elle lui fit signe de se rapprocher, de faire disparaître cette distance qui les séparait -d'effacer les derniers mois de silence-, avant de se mettre en route à ses côtés. Et c’était presque étrange, de marcher à nouveau aux côtés d’un exorciste, d’un combattant -qui n’avait trahi ni ses amis, ni son devoir, ni ses camarades, ni ses responsabilités-. Car si Hūa donnait toujours cette impression de jeune femme frêle et réservée, elle se rendait aujourd’hui compte, qu’en réalité, ses épaules étaient bien plus solides que les siennes. Car l’emblème brillait toujours à son manteau. Car elle n’avait jamais montré de signe de faiblesse. Car elle valait mieux qu’elle, et ça avait toujours été le cas.

Alors les rues défilèrent en silence. Car les silences valaient toujours plus que les phrases, avec elle. Car pour évoquer des sujets délicats, le calme était nécessaire. Les bruits et la foule, superflus, seulement dérangeants. Et finalement, enfin, un café, à l’écart des rues principales.

« Hm... » réfléchit-elle un instant, par spécialement sûre de cette idée, examinant la devanture peu engageante et abîmée, mais surtout, avisant le peu de personnes présentes à l’intérieur. « Ici, ça te dit ? »


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Jeu 16 Avr - 16:28

sleep is for the dead

 







Il y a comme un gouffre entre toi et Célania, un gouffre immense et sans fond. Tu es terrifiée rien qu’à l’idée de le franchir. Il n’y a pas de chemins aisés pour couper la distance, pas de ponts ; il faut juste sauter sans réfléchir. Et ce n’est pas ton fort, ne pas réfléchir. C’est même tout l’inverse. Tu réfléchis trop, Hūa, même si ce n’est pas ce qu’on attend de toi. Tu n’es qu’un soldat dont la valeur ne s’estime que lorsque tu réponds bêtement aux ordres donnés ; moins tu réfléchis, plus tu as de valeur. Tu ne penses pas être un bon soldat. C’est dommage, tu aurais tant aimé avoir un peu de valeur. Tant pis. Tu as déjà beaucoup sauté et tu sautes encore, Hūa. Pour les beaux yeux de celle qui te fait face, pour le souvenir de cette amitié silencieuse et discrète. Et il y a toujours ce gouffre immense, bouche dévorante qui ne demande qu’à vous avaler. La moindre erreur et tu tomberas, elle tombera. Tu déglutis difficilement, mais tu es volontaire. Tu veux franchir la distance, même si tu as peur, même si tu te sens mal-assurée. Alors quand elle te propose de passer un peu plus de temps ensemble, tu acquiesces doucement. Tu n’as rien de mieux à faire, de toute façon. Tu n’as pas la force en toi de lui refuser quoique ce soit non plus. Tu lui demandes si elle connaît un endroit qui pourrait vous abriter, vous cacher du monde extérieur le temps de votre discussion, de votre moment de partage. Tu n’as pas encore eu le temps d’explorer la ville comme tu l’aurais voulu, tu n’en auras probablement pas l’occasion. Tu as décidé de dédier ton temps à ton ancienne alliée, décidant de ne pas te soucier des potentielles conséquences.

(Tu fais comme si tu n’avais pas peur, Hūa, mais tu es terrifiée.)
(Tu ne sais pas pourquoi tu as si peur de tout, c’est terrible.)
(Tu as toujours été un peu trouillarde, dans le fond.)

Célania n’en mène pas plus large que toi, visiblement. Sa grimace est aussi gênée que contrariée. « Eh bien… Je viens tout juste d’arriver alors je n’ai pas vraiment eu le temps de chercher. » Ah. Tu n’as pas pensé à cela. Ta bouche se tord en une moue contrariée. Tu ne sais pas trop quoi dire, que faire à part peut-être partir à la recherche d’une petite auberge convenable, d’un endroit où vous cacher du regard d’autrui. Alors que tu allais lui proposer de partir en quête d’un abri temporaire, la voilà qui te devance. « Mais on va sans doute trouver quelque chose de convenable. » Tu ne peux répondre à son sourire qu’avec un sourire tout aussi timide, mais sincère. Elle t’invite à la rejoindre et c’est comme si un poids est soudainement ôté de tes épaules. Tu trottines jusqu’à arriver à sa hauteur, puis vous vous mettez toutes deux en marches. D’un coup d’un seul, il n’y a soudainement plus de gouffres entre vous. Plus d’hésitation, plus de peur. Le silence dans lequel vous progressez à travers les rues de la ville n’est absolument pas pesant, comme tu aurais pu croire qu’il le serait. Tu ne te sens pas obligée de meubler le silence d’une quelconque manière et tu es soulagée de constater que Célania est dans le même cas que toi. De toute façon, vos silences à vous – à toi et Célania – ont toujours dit bien plus que n’importe quels mots que vous auriez pu échanger. Et finalement, vos pas s’arrêtent en face d’un café, à l’écart de la vie frémissante de la ville. La vitrine est bien peu engageante, poussiéreuse et abîmée … « Hm… Ici, ça te dit ? » Tu lui lances un regard en coin, un peu incertaine.

(Tu restes silencieuse un moment, suspendue dans cet instant d’hésitation.)
(Ce n’est vraiment pas le genre d’établissement dans lequel tu as l’habitude de te rendre.)
(Vraiment pas.)

Tu passes une main sous tes longues mèches sombres, te frottant nonchalament la nuque. « Uh … Eh bien … » que tu commences sans trop savoir comment finir. « Pourquoi pas. » finis-tu par lâcher platement, incertaine. Tu lui adresses un sourire incertain et tu prends la décision de prendre les devants. Tu t’approches de l’établissement miteux. Tu pousses la porte pour entrer et adresses un sourire que tu espères avenant et chaleureu, saluant poliment la tenancière. Elle te jette un regard froid, ton sourire se crispe. Tu jettes un coup d’oeil par-dessus ton épaule, invitant silencieusement Célania à te suivre jusqu’au fond de l’établissement. En passant, tu prends le temps de demander une tasse de thé – celle-ci sera plus que médiocre, tu t’en doutes, mais cela fera l’affaire – et tu vas t’asseoir sur une chaise inconfortable au fond de la pièce mal éclairée. Tu offres un sourire tendu à ton ami. « C’est pas mal ici, uh .. ? » Tu tapotes nerveusement de tes doigts sur la table, un peu gênée.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Jeu 7 Mai - 16:33
REST IS FOR THE WEARY




Et cette ruelle que le soleil semblait avoir oubliée.
Et l’agitation, soudainement si calme.
Et le bruit.
Si lointain.
Et rien.
Pour les observer.


Observer. L’exorciste du coin de l’œil. Qui lui lançait un regard empli de doutes. Et un sourire sur son visage. Réconfortant. Car elle savait très bien. À quoi elle songeait. Jamais. Elle n'aurait imaginé mettre les pieds dans un établissement pareil. Si loin. Bien loin des habitudes. De ses habitudes. Des portes d’établissements raffinés, grandes ouvertes, dès que le rosaire s’affichait. Si loin. De ce qu’elle considérait comme acquis, à la Congrégation.

Mais si proche.
De son monde à elle.
Un monde, loin des lumières.
Un monde d’incertitudes.
Un monde, où il était aisé de se cacher.
De disparaître.


Et la revoir. En tant qu’amie. Nécessitait d’y entrer. Laisser ses craintes de côté. Oublier le confort. Lui faire confiance, à elle, une traîtresse. Pour disparaître. Le temps d’une conversation. Loin des yeux et des oreilles indiscrètes. Mais jamais. Jamais elle n'obligeait. C’était à Hūa de choisir. À elle de lui faire confiance. Comme elle le faisait en acceptant de rester quelque temps à ses côtés. Alors que, les ordres. À elle de comprendre. Qu’elle ne risquait rien. Tant qu’elles seraient ensemble. Bien qu’elle doive admettre. Que la devanture était peu engageante. Même pour elle. Dont les habitudes s’étaient réduites, depuis plusieurs mois.

« Uh… Eh bien… Pourquoi pas, » dit-elle enfin. Après une longue hésitation. Certainement peu enthousiaste à l’idée d’entrer à l’intérieur.

Mais son sourire.
Hésitant.
Mais son sourire.
Présent.
Et c’était suffisant.
Car il parlait pour elle.


Et c’était rassurant. Ça effaçait tout. Ça lui donnait cette étrange impression. Que tout allait bien. Qu’aucun devoir ne les séparait. Qu’elles étaient simplement amies. Et qu’il n’y avait rien d’autre. Rien d’autre. Que deux amies passant du temps ensemble. Et c’était. Étrangement. Rassurant. Et ça avait. Cette impression. Chaleureuse.

Et c’était agréable.
De tout oublier.
Qu'il ne reste que ces sentiments.


Et, prenant sur elle, la brune poussa la porte. Entrant. L’incitant à faire de même. Et rien de surprenant. L’intérieur. Semblable à l’extérieur. Et si peu de gens. Un soupir de soulagement. C’était parfait. Et le regard froid de la femme derrière le comptoir, lorsque la Hūa osa demander un thé. Alors elle songea. Que personne d’autre ne viendrait. C’était parfait. Et une commande, de sa part. Qu’elle espérait bien faire passer dans les factures de la Congrégation. Car. Ce n’était pas tous les jours qu’elle s’offrait un luxe pareil. Alors. Elle espérait en profiter. Puis. Le sourire de la jeune femme. Presque inquiet. Alors qu’elles s’installaient loin de l’entrée. Loin des regards.

« C’est pas mal ici, uh... ? »

Et ses ongles contre la table. En un rythme monotone. Trahissant son incertitude. Ses craintes. Toujours si présentes, même dissimulées. Alors un nouveau sourire sur son visage. Comme pour espérer la rassurer. Car tout irait bien. Personne ne les trouverait ici. Encore moins les traqueurs qui accompagnaient l’exorciste. Certainement pas prêt à la chercher dans un lieu comme celui-ci.

« Ce n'est pas terrible, en fait, » lui confia-t-elle tout bas, comme un secret qu’elle seule devait entendre. « Mais personne ne viendra nous trouver ici. Alors ce n'est pas mal, oui. »

Et un léger rire. Amusée par la situation. Car jamais, l’une d’elles n’aurait songé à des retrouvailles dans un endroit pareil. Et un léger rire. Soulagée que Hua lui fasse tant confiance. Soulagée qu’elle puisse tant compter sur elle. Et en attendant la commande. Des premiers mots. Car l’heure n’était certainement pas au silence.

« Tu as l’air d’aller bien, c’est rassurant. »

Rassurant de la voir en bonne santé.
Rassurant de savoir que la guerre, ne l’avait pas eu, elle.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Sam 9 Mai - 19:02

sleep is for the dead

 







Et tu ne sais pas trop ce qui t’a pris de t’enfoncer ainsi dans les tréfonds d’un établissement à l’allure si peu rassurante ; probablement le désir de ne pas faire fuir celle que tu avais un jour considéré comme ton amie, probablement la peur de la confrontation. Tu as fait un pas – et même plusieurs – dans sa direction, mais tu es loin d’être certaine que cela soit suffisant. Alors c’est avec un enthousiasme tout ce qu’il y a de plus feint que tu entres, que tu traces un chemin un peu hésitant entre les tables pour t’installer au fond. Célania ne tarde pas à te rejoindre et c’est ton coeur qui s’emballe, tes mains qui se font moites. Maintenant quoi ? Tu es incertaine, hésitante et mal à l’aise. Ça doit se voir sur ton visage ; tu as toujours été particulièrement mal habile pour dissimuler les émotions qui font rage en toi. Malgré tout, tu tentes de faire la conversation. Tu fais de ton mieux pour rester optimiste, pour ne pas laisser l’ambiance miteuse et poussièreuse de l’endroit t’atteindre. Célania est bien plus directe et réaliste que ce que tu te permets de l’être. [color=#009999]« Ce n'est pas terrible, en fait. » qu’elle fait à voix basse, pour ne pas se faire entre des responsables de l’établissement. Tu grimaces. « Mais personne ne viendra nous trouver ici. Alors ce n'est pas mal, oui. » Et elle se met à rire. Tu l’accompagnes d’un sourire – toujours hésitant, mais toujours sincère. Ton coeur se fait moins lourd dans ta poitrine et tu t’autorises à te détendre un tout petit peu. En effet, ici, on ne viendra pas vous chercher. Et c’est un fait dont tu comptes bien profiter au maximum. Tu sens ton coeur qui s’affole un peu, impatient de renouer les liens avec cette amie que tu songeais perdue.

(Et tu hésites toujours, Lián Hūa. Tu manques cruellement de spontanéité.)
(Les mots se coincent dans ta gorge, formant un nœud désagréable au creux de celle-ci.)
(Il y a tant de choses que tu aimerais lui dire. Tant de questions à poser.)

Tu ne parviens pas à briser le silence, Lián Hūa. Les mots se bloquent dans ta gorge alors que tu fixes ton ancienne camarade avec un regard plein d’émotions. Tu te sens incroyablement stupide, parce que tu estimes que tu devrais pouvoir parler librement ; ici, tu es à l’abri des regards indiscrets, des oreilles baladeuses. Tu sais que tu peux parler. Tu veux parler. Mais tu as peur, aussi, et c’est cette peur qui te rend muette ; peur que ton amie ait trop changé et que tu ne la reconnaisses plus, peur que tu aies trop changé et qu’elle ne te reconnaisse plus. Tu as peur de ce que l’Ordre pourrait te faire si les haut placés apprenaient que tu avais rencontré une défunte. Ils ne devraient pas avoir. Personne à part toi ne pourrait leur révéler une telle chose, mais … on ne sait jamais, pas vrai ? Il y a tout ces et si qui polluent ton esprit, toutes ces images d’un futur plus que sombre, ça te retournerait presque l’estomac. Et, finalement, c’est Célania qui te tire de tes sombres tergiversations. « Tu as l’air d’aller bien, c’est rassurant. » C’est un début de conversation comme un autre, c’est toujours mieux que de rester dans ce silence que tu te sens responsable d’imposer. Tu lui adresses un sourire un peu crispé. Tu as l’air d’aller bien, qu’elle dit. Tu te mords distraitement l’intérieur des joues. Il est vrai que tu ne vas pas mal ; tu es en un seul morceau, tu es en bonne santé. Physiquement, tout va bien. Mais il y a cet énorme gouffre au fond de ton être, ce grand trou que tu ne parviens pas à combler. Et ça te mine de l’intérieur, ça te grignote chaque jour un peu plus.

(Il n’y a vraiment qu’à Viggo que tu te confies sur ce mal-être.)
(Il n’y a vraiment que Viggo qui sait.)
(Et il n’y aura jamais que Viggo qui saura.)

Tu hoches doucement la tête. « Je vais bien. » lui confirmes-tu d’un ton léger. Ce n’est pas vraiment un mensonge ; tu es bien portante, le reste est bien trop obscur et lourd pour l’occasion. Tu préfères garder cela pour toi. C’est un sourire plus détendu que tu lui adresses ensuite. « Tu as l’air en forme, pour une morte, aussi. » tentes-tu de plaisanter. Tu le regrettes instantanément, ton coeur se faisant bien lourd. Tu te souviens de l’annonce de sa disparition et des nuages viennent obscursir ton regard. Tu secoues doucement la tête, tu soupires lourdement. « Désolée, ce n’était vraiment pas drôle. » Tu restes silencieuse un moment, avant de reprendre. « Tu m’as manquée. » avoues-tu dans un souffle, les joues rendues soudainement roses par la gêne et l’embarras. Tu as décidé d’être honnête, aussi l’es-tu, même si cela te met mal à l’aise. « J’ai vraiment cru que tu étais morte et … j’ai beaucoup pleuré. » Ton flot de parole est, semble-t-il, inarrêtable. Tu ne parviens pas à retenir tout ces mots qui se précipitent hors de ta bouche, tu n’as plus aucun contrôle sur la chose. « Heureusement, il y a eu Viggo. Il m’a beaucoup aidée. Tu connais Viggo ? » Tu te jettes sur un autre sujet de conversation, peu désireuse de t’enfoncer davantage dans l’embarras et la honte. Viggo, oh qu’il est gentil Viggo.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Dim 11 Oct - 12:18
REST IS FOR THE WEARY




Et les deux saphirs.
Ancienne glace devenue eau.
Fixants, scrutants.
Pour ne rien échapper.
Pour constater.


L’exorciste qui ne semblait -qui n’était- toujours pas à l’aise en sa compagnie -comment l’être, auprès d’un fantôme-. Mais ses épaules, qui, petit à petit, doucement -comme une bougie qui fondrait peut-être. Devant. L’intensité de la guerre ?-, donnaient l’air de s’affaisser, comme si -en vérité- les tensions s’en allaient, petit à petit, doucement, à mesure qu’un fin et discret sourire venait éclairer son visage fatigué. Et. Un sourire. C’était déjà bien assez. Car. Un sourire. C’était comme un commencement. Comme un rayon de soleil à travers les fenêtres poussiéreuses de l’établissement. À travers le silence qui pesait sur ses propres épaules. Alors. Pour le briser, pour affaisser, quelques mots. Simples. Anodins. Mais plein d’espoir. L’espoir qu’ils soient, eux aussi, un commencement. Celui d’une conversation, celui d’un échange, celui d’une libération pour leurs cœurs -si conversation il pouvait y avoir aujourd’hui avec la brune-. Même si. Elle était si discrète, si calme, si -effacée ?- peu bavarde. Et aujourd’hui, malgré son sourire de façade, si anxieuse.

Mais.
(Se) Mentir était inutile.
Revêtir un masque était inutile.
Faire semblant était inutile.


Car. Elle aussi, l’était. Le nier était impossible -inutile-. Et si elle voulait se concentrer sur son amie perdue, elle ne pouvait s’empêcher. D’épier. De surveiller. D’écouter. De s’inquiéter. Elle craignait -bientôt- que l’on cherche l’exorciste parti se balader depuis trop longtemps, qu’on finisse par la trouver alors qu’elle s’était égarée -au milieu des souvenirs- et que la vérité soit révélée. Même si. Elle voulait se convaincre. Qu’ici, ça allait. Qu’ici, elles étaient suffisamment loin -de la réalité ?- pour ne pas être retrouvées -et ça ne devrait pas inquiéter quelque peu l’exorciste ?-. Alors. Ça devrait aller. Si toutefois. Elle ne s’attardait pas. Car. Elle ne le pouvait pas. Pas alors que le rosaire œuvrait dans cette ville. Mais. Elle comprendrait, n’est-ce pas ?

Et.
Toujours pour briser ce silence.
Car il semblait si lourd, si épais, si présent.
Une véritable mélasse désagréable à entendre.
Une nouvelle déclaration.


Une déclaration. Qui ternit le sourire de la chinoise. Le rendant crispé. Ternit également ses pupilles d’ordinaire lumineuses -comme le miel, doux, sucré, brillant-, les recouvrant d’un voile d’ombre. Et si elle regretta le choix peu judicieux de ses mots, elle ne pouvait que comprendre la réaction de son ancienne -ancienne, toujours ?- amie. Que comprendre ce qui la rongeait, ce qui obscurcissait l’étincelle. Car. C’était aussi ce qui l’avait -et toujours- animé. Alors. Comme un miroir. Comme en écho. Son propre sourire qui disparaissait, alors que son regard se voulait compatissant -mais pas rassurant. Car on ne pouvait pas rassurer les peurs et les cauchemars de soldats qui avaient déjà bien trop perdu. Et il va falloir continuer d’être forte Hūa, de mentir, car cette guerre n’est pas encore terminée-. Et. Parce qu’elle le savait, parce qu’il n’y avait pas besoin de le lui expliquer. Hua mentait.

« Je vais bien, » déclara-t-elle enfin. Pour faire croire. Toujours faire croire. Protéger les apparences. Se protéger.

Et elle. N’insistait pas. Car. Si on le lui demandait. C’était aussi ce qu’elle répondrait. Pour les mêmes raisons. Ne pas insister. Parce que c’était jamais utile et bénéfique d’insister avec les exorcistes. Trop d’horreurs. Trop de Monstres. Trop de Regrets. Trop de tourments. Gwenaëlle, Hūa, elle-même… Trop d’exemples qui lui venaient à l’esprit en si peu de temps. Et parce qu’elle n’insistait pas, parce qu’elle ne répondait pas, la brune continua, avec cette maladresse qui la caractérisait et qui accompagnait souvent ses gestes et ses mots.

« Tu as l’air en forme, pour une morte, aussi.
N’est-ce pas ? » répondit-elle vaguement.

Ironiquement. Parce qu’ils parlent -ils parlent tous. Mais pas en mal pour Hūa alors elle ne lui en voulait pas au fond, c’était juste maladroit, comme avec Oskar- de la mort. Sans savoir ce qui, en réalité l’avait fait disparaître du monde, avait transformé son regard en glace -presque éternelle-. Sans savoir ce qu’elle avait vécu, ce à quoi elle avait survécu. Et en face, toujours. L’exorciste Maladroite, qui se rendait compte de son erreur, un soupire échappant à ses lèvres, alors qu’elle reprenait difficilement.

« Désolée, ce n’était vraiment pas drôle. »
Non, ça ne l’était pas, tu sais…

Et pour lui répondre, elle balaya simplement l’excuse d’un geste de la main. Car ce n’était rien. Car c’était derrière à présent -du moins, elle voulait s’en convaincre-. Et surtout. Car malgré tout, elle ne comprenait que trop bien, aisément même. Tous -le peu d’amis proches qu’elle avait eu la chance de croiser jusqu’ici- avaient des réactions différentes mais dans le fond, tellement semblables. Car. Elle était morte -dans les esprits, dans les cœurs-. Elle avait disparu trop subitement. Elle les avait abandonnés, en réalité. Alors, les maladresses étaient négligeables comparées au reste. Et si la brune l’aurait souhaité, elle aurait pu le lui reprocher, déverser sur elle -sur ses choix, sur ses actions, sur son comportement- tous ses regrets, toute sa tristesse, toute son incompréhension, toute sa colère. Elle ne lui en aurait pas voulu. Jamais. Comment aurait-elle pu ?

Et.
Encore cette mélasse informe et désagréable qui semblait régner.
Et dont elles ne semblaient pas être capables de se débarrasser.
Car elle n’avait pas su.
Car en réalité, elle n’avait pas envisagé -préparer- une telle rencontre.
Et lorsqu’elle retrouvera Lavi, sera-t-elle prête ?


« Tu-
Tu m’as manquée, » fit la chinoise, dans un souffle, en même temps qu’elle, sans doute aussi asphyxiée qu’elle par le silence -tellement lourd-.

Et elle. Porta son regard surpris sur son ancienne -toujours ?- amie, ne s’attendant pas à ce qu’elle lui livre ses sentiments aussi rapidement -ce n’était pas dans ses habitudes-. Et elle savait, à ses joues à présent rosées, que ce n’était pas facile pour elle -car ce n’était pas dans ses habitudes-.

« J’ai vraiment cru que tu étais morte et … j’ai beaucoup pleuré. Heureusement, il y a eu Viggo. Il m’a beaucoup aidée. Tu connais Viggo ? »

Et elle parlait. Trop cette fois. Mais c’était sans doute une façade. Pour dissimuler, construire, autour de l’important. Et. L’important, elle l’avait compris, entre les lignes. Alors, de l’incrédulité, son visage -son sourire, son regard- se fit désolé -car sincèrement, elle l’était-, avant de fixer ses mains, pour quitter son interlocutrice qui, à présent, demandait bien trop de réponses. Et elle. Avait besoin de chercher ses mots. Pour s’expliquer -car elle le lui devait. Elle le devait à tellement de personnes- mais en dire le moins. Pour ne pas avoir à replonger dans ses horribles -cruels- souvenirs.

« Je suis désolée, Hūa, sincèrement, » commença-t-elle avec hésitation, cherchant ses mots, toujours. Pour les rendre moins horribles -cruels- que la réalité. « Je ne pensais pas que les choses prendraient une tournure pareille et… Si j’en avais eu l’occasion, je vous aurais prévenu, » que je n’étais pas tout à fait morte. « Mais c’était… Impossible. »

Et un soupir lourd. Car ce n’était pas suffisant. Mais qu’aurait-elle pu lui dire d’autre, pour s’excuser, pour lui prouver qu’elle regrettait de les avoir abandonnés de cette façon -mais pas d’être partie- alors que le mal était déjà fait. Acté. Ancré. Et le flot de paroles, le changement de sujet, comme une bouée de sauvetage.

« Je ne connais pas… Hm… Viggo ? » hésita-t-elle à nouveau, ne connaissant pas ce prénom. « Qui est-ce ? Un de tes amis ? »

Et elle se doutait -elle savait- que si la brune en parlait maintenant, à cet instant précis, alors c’était que Viggo était important pour elle. Alors. Elle voulait écouter. Savoir pourquoi il comptait tant pour elle. Car c’était -toujours ?- son amie.



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Ven 6 Nov - 19:05

sleep is for the dead

 







Douce amère est la discussion difficilement entrenue. Tu es (en partie) à blâmer, Lián Hūa, car tu n’as jamais su te détacher de ces choses qui font si mal, de laisser les petites douleurs s’en aller comme ça. Célania t’a fait mal (à n’en pas douter), même si ce n’était pas sa volonté. Ton coeur s’en est alors retrouvé blessé, meurtri comme jamais il ne le fut auparavant. C’est un peu de la faute de Célania, mais tu ne parviens pas à la blâmer réellement. La réelle fautive, c’est la Guerre (mais jamais tu ne le diras), la violence de vos existences tourmentées. Tu n’en diras jamais rien, Lián Hūa. Jamais tu ne mettras de mots sur l’étendue de ta peine, lorsque la mort de ton amie te fut annoncée. Jamais tu ne diras plus que j’ai beaucoup pleuré ; tes longues nuits sans sommeil resteront dans l’ombre d’un silence protecteur, dans la honte d’une sensibilité que tu peines bien trop à cacher. Tu es une bien mauvaise guerrière, ça n’a jamais été un secret. Tu fais mine que tout va bien maintenant (alors que rien ne va vraiment (et ce, depuis un moment déjà)), tu tentes de la faire sourire ou rire. Mais tes tentatives d’humour sonnent bien creuses, même à tes oreilles. Tu ne tardes pas à t’excuser, Célania admettant sans peine que ton humour laissait à désirer. Tu en as bien conscience. Tu n’as jamais su te détacher de ces choses qui font si mal, Lián Hūa. Les petites douleurs t’apparaissent toujours comme atroces. Tu combles alors ce silence terrible comme tu le peux ; sans vraiment réfléchir, sans vraiment laisser le temps à la française de dire quoique ce soit qui importe véritablement (tu n’as pas envie de parler des choses importantes (alors tu meubles ce silence tant haït)).

Tu parles comme jamais tu n’as parlé auparavant. Pour remplir cet abysse qui se trouve à la place de ton coeur, pour oublier la peine et tout laisser derrière toi (peut-être que si tu cours suffisamment vite, tu parviendras à semer tes démons (peut-être)). C’est tout à fait innocemment que tu parles de Viggo (qui est un sujet plus qu’agréable (enfin c’est ce que tu penses)). Tu parles trop, trop vite. Mais c’est plus fort que toi. Et quand enfin tu t’arrêtes, tu es presque à bout de souffle. Voilà enfin l’opportunité pour ton interlocutrice de s’exprimer, enfin. Célania prend son temps et cela te convient bien ; votre discussion n’est pas une discussion qu’il faut presser. Qu’elle prenne donc son temps, si c’est ce dont elle a besoin. « Je suis désolée, Hūa, sincèrement. » Tu hoches doucement la tête, ne doutant pas de la véracité de ses dires. Tu sais qu’elle n’est ni méchante, ni cruelle. Et si la douleur du mensonge t’a un moment aveuglée, tu vois par-delà cela (tu as toujours mal (ce serait mentir que d’affirmer le contraire)). Le soulagement de revoir un visage auparavant perdu est rayonnant, même s’il ne fait que chasser temporairement les nuages de ton coeur. « Je ne pensais pas que les choses prendraient une tournure pareille et … Si j’en avais eu l’occasion, je vous aurais prévenu. Mais c’était … Impossible. » Avec des si, on mettrait Paris en bouteille, as-tu entendu un jour. Tu ne sais plus trop où, tu ne sais plus trop quand. Mais l’idée t’apparait comme claire et tu acquiesces en ton for intérieur. « Je sais, maintenant. Ne t’en fais. » que tu murmures autour d’un sourire. Tu ne lui en veux pas. Tu ne lui en as jamais vraiment voulu, pour tout dire.

Et la discussion change, se fait plus légère. Célania est toujours aussi hésitante (et toi aussi, dans le fond (mais personne ne peut vous blâmer)), mais c’est un pas dans ta direction qu’elle fait. Et ça te réchauffe ton coeur tout fracturé. « Je ne connais pas … Hm … Viggo ? Qui est-ce ? Un de tes amis ? » Tu hoches la tête avec un enthousiasme nouveau, le regard brillant d’une chaleur que trop rarement aperçue. Et ton sourire (Oh, Lián Hūa (ton sourire)) se fait plus large encore, fendant véritablement le bas de ton visage. « Oh ça oui, c’est mon meilleur ami ! » affirmes-tu sans hésiter. « C’est un Exorciste aussi. Ça fait un moment qu’on se connaît, lui et moi. C’est vraiment dommage que tu ne l’aies jamais rencontré, je suis sûre que tu l’aurais apprécié. » Et ton sourire se fait rêveur, ton regard se fait absent. « Il vient de Norvège, tu sais. Il m’a souvent parlé de son pays, alors je voulais me promener un peu avant de rentrer, pour voir à quoi ressemblait son pays … » Puis tu te concentres à nouveau sur ton amie. « Mais j’avoue que notre rencontre m’a fait oublier tout cela. » Tu ris un peu. Puis le besoin d’être sincère t’étouffe presque. « Tu sais que je suis réellement heureuse d’apprendre que … enfin, de t’avoir croisée. » À nouveau, tu trébuches un peu sur tes mots. À nouveau, tu te sens un peu ridicule. Mais l’essentiel est que Célania sache que tu contemples votre rencontre inopinée avec une joie certaine, un soulagement indescriptible. « Cela restera entre nous, bien entendu. » rajoutes-tu prestemment. Jamais tu ne pourrais trahir cette amie tout juste retrouvée.


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† The Wallflower †
Lián Huā JiāngLián Huā Jiāng† The Wallflower †
Lián Hūa murmure en #5699ff

▐ IRL Age : 27 ▐ Messages : 79 ▐ Autres Comptes : Wil + Freja + Lottie + Solveig + Siobhán + Cassandre + Yumi
Féminin
▐ RPG Age : 18 ans
▐ Personnalité : douce, hésitante, timide, maladroite, mal assurée, mélancolique, chaleureuse, aimante, naïve, pessimiste, persévérante, discrète
▐ Parcours RP :
RPs en cours
j'suis pas venue ici pour souffrir, okay ft Adélaïde Thompson ; 20 points.
rest is for the weary ft Célania Vaillant ; 40 points. (début mai)
un peu de compagnie ft Abby Robertson ; 30 points. (25 juin)

RPs terminés
silhouette ft Viggo Makela ; 50 points. (flashback - 1 an)
'cause i don't want the world to turn without you ft Viggo Makela ; 50 points. (début mai)
but i feel like you don't need me ft Viggo Makela ; 50 points. (fin mai)
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Re: rest is for the weary ; (célania)
Mer 17 Fév - 23:13
REST IS FOR THE WEARY




Et.
À un passé perdu.
Des souvenirs évoqués.
Et.
À un passé retrouvé.
Une amitié renouée.


Renouée. Malgré les secrets. Malgré les larmes. Malgré les mensonges. Malgré l’absence. Renouée. Et. Si c’était maladroit -et en vérité, c’était plutôt comme la flamme d’une bougie. Une simple étincelle, puis une simple flammèche. Mais. Une flammèche qui perdurait-, ce n’était -au moins- pas le silence qui se trouvait seul témoin de ce passé retrouvé. C’était des mots. C’était de l’indulgence. C’était de la bienveillance. Et. Surtout. Surtout. C’était un pardon. Ce n’était ni les Regrets. Ni les remords. Ni la colère. Seulement. Seulement. Des mots rassurants -doux, réconfortants-. Ne t’en fais pas. Et. C’était tout ce qu’elle avait besoin d’entendre. De savoir. Alors. Un sourire timide mais soulagé. Pour laisser le passé perdu et renouer avec l’amitié retrouvée. L’amitié et tout ce qui était important aux yeux de son amie.

Important.
Aux yeux et au cœur.
Important.
Même si parfois.
Il suffisait d’un nom.


Viggo. Alors. Une question pour connaître ce qui se cachait derrière ce nom -même si, loin d’être stupide, comprenant qu’il s’agissait d’une flammèche -plutôt d’une flamme- d’une tout autre sorte -tellement plus brillante et réconfortante-- Alors. Un sourire sincère et enjoué sur le visage timide de l’exorciste. Alors. Ses yeux habituellement ternis par les horreurs, brillant d’une -de cette- flamme nouvelle -car, il était important et ça, elle voulait le retenir, pour cette amitié retrouvée-.

« Oh ça oui, c’est mon meilleur ami ! » expliqua-t-elle vivement.

Et. Cet empressement -qui lui faisait habituellement défaut-. Et. Cet enthousiasme -si rare d’ordinaire-. Alors. Quelque peu étonnée. Car. Elle avait songé. Autrement qu’un meilleur ami. Et. Cet élan dont elle faisait preuve. Comme si. Elle voulait -tenait- absolument à partager cette amitié avec elle -car ô combien précieuse, ça, elle l’avait compris-, car elles-mêmes, à nouveau, échangeant, comme autrefois -comme avant- de ce qui avait suffisamment de valeur pour briser les silences qui les avaient -si souvent- accompagnés. Suffisamment de valeur. Pour briser la réserve de Hūa -et elle était si sensible avec son cœur parfois un peu trop triste-. Pour l’encourager à évoquer ce qui la touchait. Alors. Pour cette fois. Et pour ce nom. L’impatience et l’empressement -mais surtout la joie et un sourire qui ne cessait de grandir- pour évoquer ce meilleur ami dont -pourtant- elle ignorait tout -et c’était presque étrange que l’exorciste prononce son nom pour la première fois, qu’elle ne l’ai jamais entendu auparavant-. Et. Puisqu’il était si important pour son amie, alors elle voulait se concentrer, écouter et retenir.

« C’est un Exorciste aussi. Ça fait un moment qu’on se connaît, lui et moi. C’est vraiment dommage que tu ne l’aies jamais rencontré, je suis sûre que tu l’aurais apprécié, » déclara la jeune femme avec entrain et assurance.

Depuis un moment.
Et.
Pourtant
.

La première fois que son nom sortait de la bouche de son amie. Mais. Une évidence qui -pourtant- faisait horriblement mal. Un moment. Comme autant de temps qu’elle, avait disparu. Un moment. Et. Le monde avait continué de vivre sans elle. Et. Encore une évidence. Un exorciste -bien sûr, il fallait forcément qu’il soit lui aussi un soldat-, pour mieux soutenir, pour mieux comprendre les peines, les craintes et les douleurs. Alors. Devant la désagréable évidence. Ses sourcils qui se fronçaient imperceptiblement. Car. Si Hūa tenait à partager les souvenirs de cette amitié avec cette dévotion qui n'appartenait qu'à son cœur. Elle, écoutait simplement. Et retenait. Tout ce qu’elle pouvait apprendre sur ces exorcistes qu’elle ne connaissait pas -et, dans un sens, elle espérait ne jamais avoir à les connaître- et qui l'appelleraient traître. Ennemie. Même si… Non, ce n’était pas ce à quoi il fallait songer à cet instant. Survivre, oui. Mais pas aujourd’hui. Aujourd'hui, à cet instant, elle voulait se concentrer sur son amie.

« Peut-être, » répondit-elle simplement, avec un sourire qui essayait de paraître plus chaleureux qu’il ne l’était réellement. Car. Demain -pas aujourd’hui, car aujourd’hui il n’était qu’un nom-, il n’y aurait qu’une façon de rencontrer cet exorciste. Et. Cette façon. Découlerait des ordres. Elle le savait.

« Il vient de Norvège, » continua Hūa sur sa lancée, comme captivée par la simple idée d’évoquer son ami. « Tu sais. Il m’a souvent parlé de son pays, alors je voulais me promener un peu avant de rentrer, pour voir à quoi ressemblait son pays … »

Et. Elle hocha simplement la tête. Comprenant bien à quel point ça lui tenait à cœur. Peut-être finalement autant que lui, lui tenait à cœur. Meilleur ami, pourtant. Si Hūa y croyait alors elle s’abstiendrait -car la jeune femme, trop timide pour insister et elle, absente depuis trop longtemps pour se permettre de reprendre si rapidement cette ancienne place qu’elle avait lâchement abandonnée-. Et. Si Hūa y tenait, alors peu importaient les ordres et les dénominations. Si leurs chemins venaient à se croiser. Alors. Elle ne le combattrait pas. Pour Hūa, pour son amie, pour ce qui faisait battre son cœur si réservé. Et ça, elle devait le retenir.

« Mais j’avoue que notre rencontre m’a fait oublier tout cela. »

Et.
Un rire aussi léger qu’une note suspendue.
Étrange.
À l’instar de tout cet entrain.


Et. Si léger et innocent. Qu’il semblait totalement étranger à leur situation. Un pardon. Des mots. Un rire. Un partage. Et. C’était -tellement- étrange. Car. C’était comme si. Comme si elles n’avaient jamais été séparées. Et. Hūa qui agissait sans qu’aucune ombre ne vienne ternir son fin visage. Et. Pour ça. Juste pour ça. Elle aurait tellement voulu la remercier. Alors. Que les mots lui manquaient toujours terriblement. Car. C’était toujours -si- difficile de les rendre justes. Et alors. Puisqu’il n’y avait que le silence dans ses yeux bleus, l’exorciste se faisait un devoir de le briser. Encore et encore. Comme pour. Ne pas laisser l’absence de réinstaller, empreint de ses mensonges et de ses secrets.

« Tu sais que je suis réellement heureuse d’apprendre que … enfin, de t’avoir croisée.
Moi aussi… » finit-elle par répondre enfin.

Et. Ce n’était qu’un simple murmure. Aussi insignifiant que le timbre qui l’avait fait naître. Mais. C’était tout ce qu’elle était capable de dire, finalement. Car. C’était plus dur qu’elle ne l’avait imaginé, de discuter, comme si… Tout était. Normal. Terriblement normal alors que. Simplement étrange.

« Cela restera entre nous, bien entendu, » ajouta la brune avec précipitation. Comme si. C’était d’une nécessité absolue.

Alors que.

Un fin sourire qui venait étirer ses lèvres. Amusé. Car. Contrairement à son pardon. Cette précision, si peu -pas du tout, en réalité- utile. Car. Dénuée de sens.

« Je sais, Hūa, » répondit-elle avec une conviction davantage certaine. « Je ne serais pas ici si j’en doutais. Tu sais… »

Tu sais, vous me manquez.
Tu m’as manqué.

Même si. Aujourd'hui.
Elle était l’ennemie.


L'ennemi à abattre -d’une façon ou d’une autre-. Mais. Malgré tout. Elle voulait continuer -stupidement peut-être- de faire confiance. Confiance à ceux qui avaient -qui étaient- ses amis. Même si. Pour le moment. Les pardons étaient peu nombreux car elle, toujours bien trop morte. Mais. Ces mots. Encore impossible de les partager. Car. Après de longues minutes dans le bar, leur commande enfin déposée sur la table vétuste -et en réalité, elle l'avait presque oublié-. Alors. Son silence pour la prudence. Et deux thés négligés. Alors. Un geste incertain pour attraper une tasse et la serrer dans ses mains froides -pour se rassurer d’une douce chaleur réconfortante-.

« Alors, hm… » reprit-elle enfin. Essayant à son tour de faire son possible pour briser le silence qui ne devait pas s’instaurer. Préférant un sujet qui semblait inspirer son amie plutôt qu’un qui étouffait les mots. « Tu retrouves ce dont Viggo t’avait parlé ? » Non, sans doute pas. Car. L’exorciste n’avait sûrement eu ni le temps, ni la possibilité d’approfondir sa visite -car la mission, car son apparition-. Et. Puisque parler d’amis. Son visage qui se redressait vers la jeune femme, légèrement plus intéressé. « D’ailleurs, comment vont les autres exorcistes ? »

Comment vont mes amis ?
Comment il va, lui ?


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Mon but: Arrêter la guerre
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Célania Vaillant† Aube Céruléenne †
La mort est le commencement de l'espoir.
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▐ IRL Age : 28 ▐ Messages : 834 ▐ Autres Comptes : Klok
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Phase Une - La Congrégation - Exorciste:
 



Phase Deux - L'Oublie - Exilée:
 


Phase Trois - Le Renouveau - Pacificateur:
 



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Re: rest is for the weary ; (célania)
Dim 14 Mar - 17:19

sleep is for the dead

 







Et tu espères que l’air léger que tu te donnes n’apparait pas comme trop factice aux yeux de la française. Tu espères qu’elle arrive à voir par-delà tes sourires un peu crispés, tes regards un peu fuyants que tu es réellement heureuse de la voir. Tu n’es pas du genre à t’accrocher à de potentielles rancunes, Lián Hūa, tu n’es pas du genre à laisser l’amertume et les larmes à teinter ces expériences – ces relations – qui te sont si chères ; tu prends un pas de recul, tu inspires profondément et – si cela s’avère nécessaire – tu n’hésites pas à pleurer un bon coup. Entre les quatre murs de la chambre qui t’a été généreusement donnée lorsque tu as rejoins les rangs de la Congrégation, il n’y a que toi. Personne pour te juger, personne pour poser les questions que tu préfères laisser sans réponses. Il n’y a que toi et parfois tu te sens tristement seule. Il n’y a que toi et parfois tu accueilles cette solitude avec les bras largement ouverts. Ça dépend des jours, ça dépend de ton humeur. Aujourd’hui, tu te sens de cette humeur douce, un peu mélancolique, mais définitivement chaleureuse. Il n’y a pas de mots, vraiment, pour décrire ce que tu ressens. Un peu incertaine, un peu heureuse, un peu triste. Un mélange qui s’installe au fond de ton estomac, qui s’installe au creux de tes entrailles. Tu observes ton interlocutrice avec ce regard sombre et doux, avec ce sourire un peu figé. Et tu fais de ton mieux pour la rassurer, pour lui faire comprendre que malgré tout – malgré la guerre, malgré ses choix et son chemin qui diverge du tien – votre amitié reste intouchée. Tu es fidèle à son souvenir, Lián Hūa, mais tu l’es encore plus à son présent ; Célania a fait les choix qu’elle a fait, Célania a choisi de s’éloigner car elle le pouvait, car elle le voulait et tu ne peux décidément pas le lui reprocher.

Ta précision – enfantine, terriblement naïve – est accueillie avec un sourire amusé, chaleureux. Et c’est ton coeur qui loupe un battement, c’est ton souffle qui se fait court. Une telle expression sur le visage de ton amie te réchauffe de l’intérieur, toi qui l’avais d’abord aperçue avec des traits tirés et inquiets. Cela fait du bien de la voir avec cette joie, cela te soulage un peu. « Je sais, Hūa. » te rassure-t-elle doucement. Je sais. Et c’est ton coeur qui se fait plus léger dans ta poitrine, ton sourire qui se délie pour se faire plus souple et sincère. « Je ne serais pas ici si j’en doutais. Tu sais … » Il y a des mots qu’elle n’arrive pas à prononcer, des mots qui se coincent certainement dans sa gorge. Tu ne comprends que trop bien cette situation, toi-même tu en es la victime bien trop souvent. Le doute, l’hésitation, la timidité … Tu connais tout cela. Tu ne sais pas trop ce qui peut retenir Célania, ce qui la fait se couper de cette manière – peut-être qu’elle est trop pudique pour mettre des mots sur ce qu’elle ressent, peut-être que les démons qui la hantent sont bien trop horribles pour être nommés – et si tu aimerais pouvoir la rassurer – que tu comprends, que rien qu’elle puisse dire ne te fera fuir – tu sais aussi qu’il vaut mieux parfois laisser agir le bâlme du silence. Des fois, il n’y a pas besoin de dire quoique ce soit. Des fois, les silences parlent plus fort que tout le reste. Tu détournes le regard lorsqu’on vient vous apporter votre commande, remerciant poliment la serveuse désintéressée. Polie et douce, tu l’es toujours. Tu n’as pas changé d’un poil semble-t-il. Tu t’appropries ta tasse de thé en enroulant tes doigts pâles autour de la porcelaine, la ramenant doucement vers toi.

Puis il y a un nouveau silence à briser. Tu ne sais pas trop quoi dire de plus, tu ne sais pas trop quel sujet aborder pour ne pas laisser le malaise s’installer. Les mots te font défaut, tu es à cours d’idées. Fort heureusement pour vous, Célania se charge de la suite. « Alors, hm … » Elle hésite à nouveau, mais pas suffisamment longtemps pour que cela nécessite une intervention de ta part. Tu la laisses poursuivre à son rythme. « Tu retrouves ce dont Viggo t’avait parlé ? » Tu hausses nonchalamment des épaules, un air pensif venant se peindre sur tes traits. « Un peu. Pas vraiment. Je n’ai pas eu le temps de voir grand-chose, en réalité. » avoues-tu dans un presque murmure. Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire. Tu n’as pas eu le temps de voir quoique ce soit, tu n’as pas eu le temps d’aller observer les décors décrits par le Norvégien. Et ce n’est pas si grave que cela, dans le fond. Tu lui diras juste – même si ça te fait un peu mal de lui mentir, de lui cacher des choses – que tu n’as pas eu le temps et Viggo devra bien se contenter de ta réponse plus qu’évasive. Et tu ne doutes pas une seule seconde qu’il n’insistera pas, si tu lui en fais la demande muette. Tu ne doutes pas une seule seconde qu’il passera à d’autres choses parce que tu le désires. Viggo est bien doux ainsi. « D’ailleurs, comment vont les autres exorcistes ? » Sa question est bien plus intéressée que la précédente et tu ne peux vraiment pas l’en blâmer. Tu comprends son désir de savoir, sa curiosité envers ses anciens – et pas si anciens que ça, peut-être – amis. Tu aimerais pouvoir lui répondre avec des détails qui lui réchaufferont le coeur, qui l’appaiseront … Mais tu en es bien incapable. Tu es une grande introvertie, tu ne communiques pas beaucoup avec le reste de tes camarades … Aussi tu ne peux te montrer aussi informative que ce que tu aurais aimé. C’est un sourire désolé qui vient fleurir sur tes lèvres alors que tu tentes de lui répondre du mieux que tu peux. « Tout le monde va bien, je crois. » Tu crois. Impossible d’être véritablement certaine, malheureusement. Tu t’en veux un peu de ne pas pouvoir lui offrir plus que cela. « Je suis désolée, je me doute que tu aimerais quelque chose de plus tangible que ça, mais … » t’empresses-tu alors d’ajouter. « Tu le sais aussi bien que moi, je … j’ai du mal à aller vers les autres. Il n’y a bien que Viggo et Javier, peut-être même la petite Abby, que je côtoie réellement et … » Et rien. C’est une verité que tu ne peux ignorer, que Célania ne peut ignorer. Tu soupires lourdement, posant un regard contrit sur ton brevage pour le moment intouché. « Nous n’avons connu aucune perte, récemment. Fort heureusement. » fais-tu d’une voix plate. Il n’y a rien d’autre que tu puisses dire, aussi décevant cela puisse-t-il paraître pour la française. Et tu es réellement désolée de ne pouvoir lui offrir plus que cela. Vraiment désolée.


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Re: rest is for the weary ; (célania)
Ven 2 Avr - 15:58
REST IS FOR THE WEARY




Et.
À un passé retrouvé.
Une amitié renouée.
Mais.
Toujours.


Toujours. Il y avait des mots. Il y avait des gestes. Il y avait des sentiments. Il y avait un passé. Il y avait un futur. Et. Tout ça. C’était comme une interminable boucle sans fin mais beaucoup trop lointaine pour être atteinte -et parfois, elle avait presque l’impression d’en être simplement spectatrice et que, puisqu’ils étaient inatteignables alors c’était presque comme s’ils n’avaient plus réellement d’importance -mais ça, c’était faux, et ça, elle le savait--. Et. En vérité. Ils n’étaient pas si éloignés. Car. En vérité. Elle était comme simplement bloquée -perdue, c’était le terme qui était sans doute le plus approprié mais lui aussi elle l’avait perdu et surtout, le retrouver c’était le reconnaître alors pour le moment, même si c’était pour quelques instants, c’était préférable de croire qu’elle ne l’était pas-. Bloqués. C’était ses mots qui refusaient de sortir. C’était ce passé dont elle ne parvenait pas réellement à se détacher -mais en vérité ce n’était pas si grave n’est-ce pas ? Le futur se construisait sur le passé alors qu’il ne fallait pas toujours le perdre, pas toujours l’oublier comme d’autres l’avaient fait-. C’était ses pensées et ses sentiments -mais pour ça, c’était mieux ainsi et elle le savait autant qu’elle était d’accord, il était toujours préférable qu’ils restent bloqués tant qu’ils ne seraient pas soignés- qui étaient toujours si dures à évoquer.

Alors.
C’était des manques.
C’était des hésitations.
Toujours et encore.


Et. Pourtant. On ne lui faisait jamais remarquer. Alors. Peut-être que ce n’était pas si grave. Peut-être que c’était normal -et si elle était normale alors c’était amusant mais surtout c’était comme un soulagement -et c’était peut-être être comme avant mais tout en étant différente- de se dire que si le passé était perdu, il n’avait pas été oublié pour autant-. Et. Il y avait eu tellement d’anciens amis. Et. Il y avait quelques amis. Et pourtant. Il n’y avait aucun mot, aucune remarque, aucun empressement. Et. Si elle savait que le tempérament de son amie -car elle l’était toujours- s’inscrivait ainsi -elle n’en avait jamais été sûre pour les autres et pourtant, les rencontres étaient uniques mais semblables-, dans un calme et une douceur caractéristiques, elle était tout de même soulagée de le vivre à nouveau. Alors. C’était ses doigts qui seraient légèrement moins la tasse -pas trop tout de même, car il était important de sentir toujours la chaleur-. C’était ses muscles qui se faisaient légèrement moins tendus -et elle même eut l’impression que ses épaules s'étaient encore un peu détendues-. C’était un sourire léger qui accompagnait ses quelques mots que l’exorciste écoutait attentivement, dans un silence qui lui était propre -mais il avait quelque chose de rassurant maintenant, comme autrefois, il n’avait plus cette impression de doute et d’inquiétude- avant d’estomper son silence avec quelques paroles hésitantes, basses.

« Un peu, » lui apprit-elle dans un souffle murmuré. « Pas vraiment. Je n’ai pas eu le temps de voir grand-chose, en réalité. »

Et. Si ses paroles étaient anodines. Si elles semblaient tellement normales qu’elles auraient pu être celles de n’importe qui. Pour Hūa, elles avaient une sonorité bien différente d’une simple banalité. Alors. À elle de comprendre aisément. Qu’il y avait eu son intervention en ville -celle-là même qui avait incité sa venue-. Qu’il y avait eu leur rencontre à l’instant même où elle avait voulu créer des souvenirs sur les histoires extraordinaires que son ami avait évoquées. Alors. Légèrement désolée et ses yeux qui se baissaient car, si pour aujourd'hui, il n’y avait pas d’images colorées sur les souvenirs narrés, c’était par sa faute -encore une fois, toujours, il fallait se rendre à l’évidence, c’était toujours sa faute-. Alors. Espérer que la jeune femme ne lui en voudrait pas -une fois de plus- et qu’elle accepterait -avec elle- d’évoquer un autre sujet. Sujet égoïste -encore plus après sa réponse- mais qui lui tenait tellement à cœur qu’elle avait redressé ses yeux vers elle pour écouter, pour lire sur son visage. Pour comprendre tout. Qu’il n’y ait aucun non-dit, aucune omission.

« Tout le monde va bien, je crois. »

Et. C’était toujours hésitant -mais il ne fallait pas s’y fier, Hūa était Hūa et ça, elle ne lui en voudrait jamais comme elle l’excusait d’être elle-. C’était toujours presque un murmure -et peut-être que c’était parce que l’évocation venait d’un passé dont elle ne faisait plus partie et qu'elle ne pouvait plus apercevoir-. Mais. C’était une affirmation. Et ça. C’était le plus important. C’était tout ce qui comptait réellement. Alors c’était presque comme un poids sur son cœur qui disparaissait pour laisser sa place à un soulagement perceptible. Alors. Elle aurait simplement voulu la remercier pour l’information -car elle savait qu’il était inutile de lui en demander davantage. Car Hūa était comme les hortensias. Elle était douce, elle avait des couleurs timides mais surtout, elle restait à l’ombre, discrète- mais d’autres mots vinrent -l’obligeant à écouter- avec un empressement qui ne lui ressemblait pas -et c’était comme pour lui rappeler -pour lui dire de ne pas oublier- qui elle était-.

« Je suis désolée, je me doute que tu aimerais quelque chose de plus tangible que ça, mais… Tu le sais aussi bien que moi, je … j’ai du mal à aller vers les autres. Il n’y a bien que Viggo et Javier, peut-être même la petite Abby, que je côtoie réellement et … »

Et. Il y avait des noms, qu’elle entendait pour la première fois. Mais. Il y avait surtout une raison qu’elle connaissait mais qui, pourtant, voulait être rappelée. Alors. Simplement écouter. Pour ne pas la couper -et il y avait là beaucoup de mots pour Hūa alors il ne fallait pas lui faire perdre l’envie de s’exprimer-, pour ne pas la vexer. Jusqu’à ce que le dernier mot semble s'étouffer dans sa gorge qui avait exprimé bien trop et qui à présent voulait retrouver le silence -l’ombre- dans lequel elle préférait se réfugier.

« Je sais, oui, » approuva-t-elle alors, doucement - comme pour lui faire se souvenir à elle aussi, qu’elle comprenait-. « C’est déjà beaucoup. »

Et. C’était comme pour la rassurer, comme elle l’avait rassuré. Tout le monde allait bien. Alors, tout va bien, Hūa. Mais. Tout de même. Malgré le soulagement, malgré les mots qu’elle avait voulus rassurant. Un soupir. Et le regard de l’exorciste comme happé par le thé -et ça avait l’air bien trop clair pour être un thé de qualité mais c’était un thé tout de même-.

« Nous n’avons connu aucune perte, récemment. Fort heureusement. »

Et. Si pour elle, il s’agissait d’un soulagement. Si pour elle, c’était le plus important -car ça voulait dire qu’il allait bien, qu’il était en vie et que ses anciens amis se portaient bien-, l’expression de la jeune femme la faisait douter. Et. Elle savait, qu’elle ne lui avait pas menti. Mais. À présent. Elle savait que tout n’allait pas bien. Il y avait sûrement eu des missions dangereuses. Des blessures douloureuses. Des décisions et des ordres oppressants. Mais. Relève la tête, Hūa. Il n’y avait eu aucune disparition.

« C’est rassurant, » finit-elle par dire, incertaine de trouver les mots justes -ceux dont la jeune femme avait besoin-. « Et c’est le plus important. Ainsi, il y a peu à regretter… » Et. Finalement, puisque ce n’était pas si réconfortant -ça ne l’était pas du tout, en réalité mais elle ne savait pas comment l’être davantage-, d’autres mots pour remplacer ceux qui n’étaient pas souhaités et espérer apaiser l’esprit de son amie. « Quand dois-tu rentrer ? On pourrait… On pourrait visiter la ville ensemble, si tu veux ? De cette façon, tu auras des choses à raconter à Viggo. »

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Re: rest is for the weary ; (célania)
Lun 19 Avr - 16:45

sleep is for the dead

 







« Je sais, oui. C’est déjà beaucoup. » qu’elle essaie de te rassurer doucement. Et tu dois bien avouer que cela fonctionne plutôt bien, Lián Hūa ; il ne te faut pas beaucoup plus pour te sentir un peu plus à l’aise avec tes manquements que tu dévoiles d’une voix douce et hésitante. Ce n’est pas tant que tu craignais qu’elle ne comprenne pas, plus qu’elle soit irrémédiablement déçue par ton incapacité à satisfaire sa curiosité. Ce ne serait pas la première fois que ce serait arrivé, cela n’aurait pas été la dernière non plus. Cependant, avec Célania, une telle réaction aurait été plus blessante que si elle était venue de n’importe qui d’autre ; de la part de ton amie si nouvellement retrouvée, tu n’aurais pu encaisser une telle chose. Ton coeur ne l’aurait pas supporté, il aurait finit de se fissurer dans ta poitrine et tu te serais très certainement noyée dans un torrent de larmes. Réaction fort puérile pour une chose qui n’en vaut très certainement pas la peine, tu en as bien conscience, mais tu fais partie de ceux qui possèdent une sensibilité terrible, tu es constamment à fleur de peau. Il n’y a rien que tu puisses faire contre cela, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé ; tes larmes sont beaucoup trop nombreuses pour que tu puisses toutes les ravaler, il y en a toujours quelques unes qui finissent par s’échapper. En cet instant présent – parce que Célania se montre si compréhensive – tu ravales sans mal les larmes que tu avais sentis monter un peu plus tôt. Tu ne perds malgré tout pas ton sourire tirste et désolé, tu ne te défais pas de celui-ci. Tu n’y parviens pas ; tes lèvres sont figées dans cette moue déconfite, exprimant qu’une once de tout ce que tu ressens à l’intérieur.

Et tu lui réponds comme tu peux, avec le peu d’informations que tu as en ta possession. Célania fait avec, Célania ne semble pas être plus déçue que cela – ou alors elle cache très bien sa déception – et tu ne prêtes pas attention à ce qui se peut se cacher derrière les apparences. « C’est rassurant. » En effet, il est rassurant qu’aucun de vos camarades et amis ne soient tombés au combat. Ça n’a pas toujours été le cas, mais tu chéris ces petits moments de bonheur, ces petites victoires qui rendent ton quotidien un peu plus facile à vivre. La discussion se meurt doucement, tu ne sais pas quoi faire pour la ranimer. Parler, ça n’a jamais été ton fort ; tu as toujours eu plus de facilité à te perdre dans tes pensées, sans jamais savoir exprimer tout ce qui te traverse l’esprit. Rêveuse silencieuse, tu l’es. Tu baisses ton regard vers ta tasse en porcelaine, observant le thé qui refroidit lentement avec un intérêt feint. C’est la voix de ton interlocutrice qui te tire de ta contemplation morne. « Et c’est le plus important. Ainsi, il y a peu à regretter … » Tu hoches mollement de la tête. Tu envies un peu la française pour son éloquence, pour sa capacité à exprimer ce qu’elle ressent. La sensation n’est que temporaire, cependant, tu passes vite à autre chose ; tu n’es pas du genre à jalouser durablement, tu parviens toujours à relativiser et déconstruire ces émotions négatives avant qu’elles ne fassent de réels dégâts. « Quand dois-tu rentrer ? On pourrait … On pourrait visiter la ville ensemble, si tu veux ? De cette façon, tu auras des choses à raconter à Viggo. » Et tu as tant envie d’accepter son offre, de t’en aller un peu plus longtemps et d’ignorer tes responsabilités. Oui, allons-y, que tu réponds presque, sans avoir réfléchit.

Puis tu te rends compte que cela fait déjà un petit moment que tu es partie. Que tu n’es pas venue seule, surtout, et que tes compagnons de voyage finiront par se poser des questions, si tu ne les retrouves pas prochainement. Des questions qui pourraient s’avérer dangereuses pour toi, pour ton amie. Alors tu secoues doucement la tête, le regret se lisant sans peine dans tes iris sombres. Tu soupires. « J’aurais bien aimé. Mais on va se poser des questions, si je ne réapparais pas bientôt. » refuses-tu dans un murmure, incapable de croiser son regard. Tu attrapes ta tasse, la vidant de son contenu d’une traite. C’est toujours avec ce sourire un peu triste, un peu distant que tu lèves à nouveau les yeux vers elle. « Si la situation avait été différente, ça aurait été avec plaisir. » avoues-tu toujours dans un murmure. Puis ta main s’en va dans ta poche, tu en tires quelques pièces de monnaie que tu déposes sur la table avant de te lever. Il y a bien assez pour couvrir votre commande commune, mais tu ne dis rien pour lui laisser la surprise. « J’espère qu’on aura l’occasion de se revoir, Célania. » que tu fais en guise d’au revoir, ne parvenant pas à trouver les mots justes pour rendre votre séparation moins amère. Mais rien ne te vient. Alors, un dernier sourire. Un dernier regard. Et te voilà partie, sans te retourner. Tu t’en vas sans regarder derrière toi, tu t’en vas retrouver ces responsabilités bien trop lourdes à porter.


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merci kenza ♡
† The Wallflower †
Lián Huā JiāngLián Huā Jiāng† The Wallflower †
Lián Hūa murmure en #5699ff

▐ IRL Age : 27 ▐ Messages : 79 ▐ Autres Comptes : Wil + Freja + Lottie + Solveig + Siobhán + Cassandre + Yumi
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▐ RPG Age : 18 ans
▐ Personnalité : douce, hésitante, timide, maladroite, mal assurée, mélancolique, chaleureuse, aimante, naïve, pessimiste, persévérante, discrète
▐ Parcours RP :
RPs en cours
j'suis pas venue ici pour souffrir, okay ft Adélaïde Thompson ; 20 points.
rest is for the weary ft Célania Vaillant ; 40 points. (début mai)
un peu de compagnie ft Abby Robertson ; 30 points. (25 juin)

RPs terminés
silhouette ft Viggo Makela ; 50 points. (flashback - 1 an)
'cause i don't want the world to turn without you ft Viggo Makela ; 50 points. (début mai)
but i feel like you don't need me ft Viggo Makela ; 50 points. (fin mai)
[INTRIGUE CHAPITRE VII] ceux qui prient ft everybody ; 120 points. + 1 condition
[INTRIGUE CHAPITRE VII] ceux qui paient ft everybody ; 60 points.

Autres
➙ fiche de présentation; 50 points.

➙ Total points; 470 points
rang E
3/3 RPs
1/2 conditions pour le rang C

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