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Le monde vit des heures sombres. Peuplé d'Akumas, machines meurtrières créées par le Comte Millénaire, l'Humanité touche à sa fin. C'est là qu'entrent en scène les Exorcistes : combattant au service du Vatican, ils se dressent sur la route du Comte et du Clan Noé dans le but de ramener la Paix dans le monde grâce à l'Innocence, une arme céleste. Cette Guerre Sainte est tenue secrète aux yeux du Monde : pour la comprendre, il faut prendre part au combat...Lire le contexte complet
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 courir après un souvenir ○ célania

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courir après un souvenir ○ célania
Ven 23 Oct - 14:55

( courir après un souvenir )
Cyrus relisait un des rares témoignages de la tragédies d’Edimbourg dans un journal britannique, ses talonnettes claquant sur le pavé parisien. Qui aurait cru que la capitale écossaise, sous la protection de sa Majesté, se verrait détruite par de la lave … Vraiment, c’était à n’y rien comprendre, un mystère des plus exceptionnels qui n’attendait qu’une chose : être résolu par le commun des mortels. Mais les témoignages étaient rares et pour nombre d’entre eux, il s’agissait d’une punition divine, signe d’une société décadente qui devait se reprendre en main. Et ce n’était pas les Eglises qui allaient cracher dessus. Cyrus poussa un énième soupir avant de rouler le journal méthodiquement et de le glisser sous son bras : son anglais n’était peut-être pas parfait, il passait peut-être à côté d’un sous-entendu caché ? Il l’ignorait. Tout comme ces sortes de portails : des villes dans des villes. Le déchirement du ciel, le début de l’apocalypse, comme aimaient scandés les plus effrayés. Peut-être, juste peut-être qu’il y aurait lui-même cru si, presque un an plus tôt, son fils ne s’était pas métamorphosé pour devenir presque quelqu’un d’autre. Un apôtre de Noé. Un descendant du héros de l’arche …Ennemi de l’humanité. Cyrus leva les yeux au ciel, peut-être bien que oui, la société et l’humain étaient partis bien trop loin et méritaient d’être anéanti. Cela ne voulait pas dire qu’il se laisserait faire.

Et qu’il abandonnerait son fils qui tentait par tous les moyens de rester à ses côtés. Son Amaury, le dernier espoir de son existence … Et si pour renverser l’échiquier, il se devait de dévoiler au monde entier les secrets les plus inavoués, il se ferait un plaisir d’attraper ce jeu et de le retourner violement. Il ne lui manquait qu’une chose : plus de connaissances, encore et toujours, de preuves. Il voulait comprendre, il voulait voir le tableau dans son ensemble et ne plus être un simple pion remplaçable. Il s’interdisait chaque jour de baisser les bras. Et il avançait, il le savait : il avait recueilli bien de témoignages de survivants de créatures horribles qui portaient une bien étrange dénomination. Il savait que son fils faisait dorénavant parti du clan contre l’humanité, ce qu’il lui manquait c’était de comprendre qui se battait contre ces choses, ces guerriers qui avaient pour but d’éradiquer son espèce. Qui était-il ? Quel était leur pouvoir ? Leur rôle ? Qui les soutenait ? Qui les finançait ?

Tant de question sans réponse qui lui fit se pincer un instant le nez alors qu’il penchait l’épaule pour laisser une dame et son amant – au vue de son anneau au doigt et de l’absence à celle de ce monsieur – passer correctement. Et peut-être était-ce parce qu’il était perdu dans ses pensées qu’il fit cette petite erreur. Mais quand il rouvrit les yeux, devant lui, à quelque mètre à peine se trouvait Prunelle. Sa Prunelle. La femme avec qui il avait partagé ses rêves et ses espoirs, qui était tombé sous le coup du destin … La Prunelle de ses yeux.

Elle était là, habillée comme le garçon qu’elle aurait souhaité être enfant, la même stature que dans ses souvenirs, le même nez, les mêmes petites pommettes.

Cyrus lâcha son journal alors qu’il se précipitait soudainement vers sa défunte épouse. Sa petite épouse si reconnaissable par ses cheveux aux sous tons bleus. L’homme – non le garçon à cet instant, car il était redevenu l’adolescent qui courrait après un amour chaleureux – attrapa le bras de la femme qui se faisait passer pour homme avant de sentir son visage s’étouffer d’un immense sourire.

« Prunelle ! » s’entendit-il dire, sa voix presque étouffée par une pincée d’espoir, cette pincée qui lui prenait au cœur.

Mais alors qu’il pouvait à nouveau voir cette personne de près, son sourire mourut en même temps que sa femme, à nouveau, laissant place à une mélancolie non dissimulé … Prunelle n’avait jamais eu les yeux de cette couleur, ni cette frange … Elle était aussi un tantinet plus petite. Elle avait été toujours été plus petite, la frustrant et l’agaçant alors qu’elle essayait de jurer comme les vendeurs des Halles. Cela avait toujours fait rire Cyrus de l’entendre râler … Un râle qui se perdait dans les méandres de son souvenir alors qu’il étreignait une dernière fois le souvenir de sa femme avant de se souvenir qu’elle était partie, la laissant à nouveau partir en paix.

Il libéra cette jeune personne, doucement avant de sourire contrit, penaud, et de baisser la tête doucement.

« Veuillez m’excuser … l’espace d’un instant je vous ai pris pour quelqu’un d’autre » pour un souvenir qui le hantait encore. « J’espère ne pas vous avoir effrayé ou blessé. »



( Pando )
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Re: courir après un souvenir ○ célania
Ven 23 Oct - 21:11
Courir après un souvenir




Un temps calme.
De saison.
Des rues passantes.
Communes.


Alors que la porte s’ouvrait. Et. C’était presque étrange -non, c’était bien trop commun et ça cachait bien trop de secrets-. Cette banalité quotidienne à laquelle tant de personnes (s’)étaient habituées -elle même l’avait été. Mais c’était un temps qui lui paraissait si lointain, presque flou. Comme. Une autre vie, qui n’était plus la sienne depuis bien longtemps-, à laquelle tant de personnes tenaient -chérissait- sans même le savoir. Étrange -dérangeant, presque-, de s’y plonger à nouveau sous le soleil timide de Mai. Alors que. La veille. Un jour. À peine.

Une canicule.
Un blizzard.
Un ouragan.
Des combats. (Encore et toujours des combats)
Pour une Innocence. (Encore et toujours pour elle, cette orgueilleuse Innocence)


« Vous devriez rester encore un peu… » insista la pauvre femme, comme une complainte qu’il était plus facile d’ignorer alors qu’elle remettait son manteau abîmé sur ses épaules déchirées -à moins que ça ne soit le contraire-. Mais. Plus les minutes passaient, moins elle abandonnait.
« Ça va, je vais bien. Merci. »

Bien. Vraiment ?
Depuis combien de temps.
Ça n'avait pas été le cas.
Peu importe.


Alors. La porte claqua. Mettant fin à cette conversation inutile et chronophage -qui ne visait qu’à la culpabiliser davantage sur ses mauvais choix. Mais. Ce n’était ni le premier, ni le dernier. Il fallait s’y habituer, comme à cette commune quiétude-. Et. Bien. C’était vrai -en partie. Et plutôt mourir que de reconnaître le contraire-. Le docteur qui avait accepté de la recevoir en consultation -et elle avait dû se faire violence pour s’y résoudre mais ses blessures étaient tenaces, trop pour la laisser reprendre la route tranquillement- avait fait le nécessaire. Pour effacer le combat précédent. Et un regret dans son cœur. Car. Si Maisie avait été là, elle n’aurait pas eu besoin d’inventer une excuse pour justifier la plaie. Et. Si Gwen ou Lavi avaient été là, alors l'issue du combat aurait pu être différente. Alors les arrêter dans leur folie -et cette folie elle consumait tout sur son passage et si elle gardait espoir, elle n’avait pas encore trouvé -compris- comment l’arrêter- meurtrière aurait pu être possible.

Mais.
Elle était seule.
Encore.
Toujours.


Mais. Demander qu'on l’accompagne pour une chose aussi futile -aussi personnelle- ça avait été au-dessus de ses forces. Alors seule. Avec tous les risques que ça pouvait engendrer. Mais surtout. Seule dans les immenses rues parisiennes. Sans uniforme pour servir de cible. Avec juste son anonymat pour profiter du calme -de cette banalité toujours plus dérangeante-. Pour apprécier de n’être reconnu par rien -par aucun camp-. Par personne.

Après tout.
Aux yeux de beaucoup.
Elle était toujours. Morte.


Mais. Par pour tous les regards. Pas pour cet homme, qui venait de lui attraper le bras -avec une force qu’elle pensa reconnaître un instant. Celle du désespoir ?-, la faisant se tourner vers lui. Et. Il lui fallut toute la retenue dont elle était capable pour empêcher Falchion de s’activer. Pour l’empêcher de trancher ce bras. Pour empêcher ses réflexes -qui lui avaient sauvé la vie plus d’une fois et auxquels elle se remettait entièrement pour survivre- de causer un tragique accident. Et peut-être. Que c’était ce sourire fané -cette déception- qui l’avait sauvé de justesse. Car. Il suffisait de voir le sourire disparaître pour comprendre. Ce n’était pas elle qu’il cherchait. Pas de Noés, pas d’akumas, pas d’exorcistes, pas de corbeaux. Juste. Une erreur.

Et un nom.
Prunelle.


Et ce nom. Il parlait vaguement à son cœur. Il murmurait, lointain, qu’elle le connaissait. Mais sans pouvoir se souvenir. Il n’était qu’une vieille histoire au milieu d’autres, plus vives et plus douloureuses. Plus importantes. Et une question remplaçait bientôt le nom. Comment l’homme -et il semblait fatigué, avec ses immenses cernes, et il semblait cacher un malheur dans ses yeux désolés, et il semblait déçu de voir qu’elle n’était pas le nom- avait-il pu la confondre avec une autre ? C’était là une étrange rencontre -trop, peut-être un piège, en réalité- qui la forçait à se tenir sur ses gardes. Car. Pour survivre, il fallait s’attendre au pire.

Alors son visage suspicieux.
Et ses yeux, vers sa main.


Et. Sans un mot. Il comprit, la relâchant immédiatement. Presque gêné. Non. Plutôt confus.

« Veuillez m’excuser … l’espace d’un instant je vous ai pris pour quelqu’un d’autre, » fit-il avec une voix qui paraissait aussi fatiguée que son regard. « J’espère ne pas vous avoir effrayé ou blessé. »

Effrayée ?
Et. Comme un sourire sur son visage.
Entre l’amusement et la tristesse.


Pour l’effrayer. Pour prendre la place des Cauchemars et des Ombres qui la hantaient. Il en faudrait beaucoup plus. Beaucoup plus qu’un simple arrêt légèrement brusque, parce qu’on l’avait prise pour une autre. Mais. Pour la rendre suspicieuse. Il avait réussi. Alors. Un regard autour d’eux, espérant voir -avant qu’il ne soit trop tard- une quelconque embuscade. Mais si corbeaux il y avait, impossible de les repérer aussi facilement. Alors. Une grande rue fréquentée restait sa meilleure cachette.

« Hm, non, ça va, » répondit-elle après un instant d’observation. Et qu’importe, si son comportement semblait bizarre. « Avec qui vous m’avez confondu ? » finit-elle par demander, curieuse de voir a qui elle avait affaire, si ce n'était pas là qu'un mensonge.

Et. Elle aurait dû partir. Laisser cette erreur sans suite. Mais. Elle était curieuse -bien trop-. De savoir qui lui ressemblait à ce point. De savoir qui risquait de prendre sa place dans les recherches des autres camps. D’être mêlée à la guerre sans en comprendre la raison. De savoir pourquoi, ce nom murmurait toujours à ses souvenirs.


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Re: courir après un souvenir ○ célania
Ven 23 Oct - 21:44

( courir après un souvenir )
Cette étrangère aux couleurs, à la forme du visage si familière et en même temps si lointaine était comme la graine de pissenlit qui s’envolait au loin. Il revoyait sa Prunelle, sa fougueuse et déterminée, pleine d’espoir et de vie, sa merveilleuse Prunelle. Mais cette enfant n’était pas la femme tant aimée. Elle n’était pas celle qu’il rêvait de revoir quand la faucheuse viendrait s’abattre sur lui. Elle n’était pas celle qui avait porté et mis au monde l’être qu’il aimait le plus au monde aujourd’hui, elle n’avait jamais passé sa main dans les cheveux ébouriffés d’Amaury alors que le garçon pétillait de joie sous la caresse. Cette inconnue, en homme vêtue, n’était pas Prunelle. Pour l’heure elle n’était personne, juste un visage similaire dans la foule. Elle et lui n’avaient aucun lien et cela aurait put se terminer ainsi. Mais alors qu’il allait s’en aller, le regard déploré, le sourire de circonstance, il la vit regarder autour d’eux, cherchant quelque chose. Alors, par nature, Cyrus regarda aussi, cherchant ce qui pouvait bien déranger la jeune demoiselle ainsi. Il ne vit que Paris et ses rues, vivantes aux visages si multiples. A priori, aucun danger mais il sentit la tension émanant de la demoiselle. C’était la même tension qu’il éprouvait alors qu’il venait de rencontrer celle qui deviendrait sienne.

De la suspicion, de la méfiance. Ah, si son cœur pouvait se briser encore un peu plus. Seulement, cette damoiselle-ci était plus âgé, certainement plus expérimenté et il sentait comme une forme de danger émanant d’elle … Il l’avait dérangé, de toute évidence et elle ignorait encore comment traiter Cyrus : comme un simple idiot s’étant trompé ou comme une menace ? Il voulait la rassurer, peut-être à cause de la ressemblance de la défunte épouse, lui dire qu’il n’avait aucune mauvaise intention envers elle. Mais il ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam, ignorant jusqu’à son nom.

Quand un fin sourire, presque ironique apparue sur son visage sans la moindre trace d’amusement apparue, oui … Le détective en lui fut piqué au vif. Qui était-elle, si ce n’était le fantôme d’un amour perdu ?

« Hm, non ça va. » répondit elle enfin, et le ton de sa voix n’indiquait en rien qu’elle baissait sa garde, bien au contraire. C’était la voix d’un soldat de retour de guerre. Il en avait vu après la guerre contre les Prussiens … Mais il s’abstint de tout commentaire alors que l’inconnue lui demandait soudain avec qui il l’avait confondu.

Avec Prunelle, eut-il envie de répondre sur le moment. Avec l’amour de ma vie que la vie m’a arraché comme elle veut m’arracher mon fils, Cyrus voulait hurler. Mais non. Il ne le fit pas. Inspirant profondément en fermant les yeux, juste pour revoir sa silhouette une dernière fois, il les rouvrit, malheureux et mélancolique comme rarement il l’avait été. Non. Cette rencontre ne serait pas sans suite, ce ne serait pas juste quelques secondes échangées. Avant un départ de chaque personne. Et il s’efforça de sourire, se grattant nerveusement la nuque.

« Je vous ai confondu avec ma défunte épouse. » Mais il entendait son rire encore, parfois, la nuit en regardant les étoiles ou en regardant Amaury dormir. « Son nom était Prunelle. Prunelle Vaillant. Prunelle Delarue » se reprit-il avec un sourire nostalgique alors que sa mémoire lui remémorait ce moment où ils furent unis devant dieu « Elle nous a quitté il y a de ça quelques années … Et je dois avouer que votre stature et quelques traits de votre visage m’ont rappelé nos jeunes années. » Il glissa sa main de sa nuque avant de croiser les bras, la montrant du doigt. « Elle aussi, avait la fâcheuse tendance à s’habiller en homme. »

Parce qu’il n’y a que comme ça qu’une femme peut espérer être respectait lui hurlait-elle du haut de ses quatorze ans après s’être bagarré avec un autre garçon de presse. Un vrai garçon, cette fois-ci. Il inclina la tête poliment se perdant un instant dans ses pensées.

« Je suis vraiment confus. Mais comprenait bien que mon cœur lui appartient encore et à jamais et je pense que l’espace d’un instant, ce dernier a voulu croire à une fantaisie grotesque. » Jamais la vie ne lui rendra son amante. « Vraiment, je m’en excuse. De tout mon cœur, personne ne devrait être pris pour quelqu’un d’autre et être ainsi dérobé de son identité. »

Et lui, devait fermer son tiroir à rêve alors que la douce main de sa femme se posait sur son dos.



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Sam 24 Oct - 15:53
Courir après un souvenir




Cette lueur.
Comme un abysse sans fond.
Empli d’une tristesse infinie.


Cette lueur. Elle n’aurait pas voulu la revoir aujourd’hui. Mais. La question avait été posée. Et entraînait inexorablement une déception -car elle n’était pas le nom et que de l’absence naissait la douleur-. Entraînait une réponse -que lui n’aurait sans doute pas souhaité évoquer aujourd’hui-. Alors. Un bref instant de culpabilité. Depuis quand, elle obligeait ainsi ? Depuis que le monde était contre elle. Depuis qu’il fallait changer pour survivre. Alors. Peu lui importait l’éclat triste dans son regard -pourquoi il semblait autant fatigué ?-. Peu lui importait la différence d’âge -elle n’était qu’une gamine pour lui, pourtant-. Peu lui importait qu’il puisse sembler soudainement désemparé -c’était ses souvenirs, pas les siens-. Elle voulait -devait- savoir. À quoi s’attendre.

Un simple comédien.
Un piège.


Dans le simple but de détourner son attention, alors même qu’elle pouvait déjà être repérée. Rien. Absolument rien -faits, détails, hypothèses- n’était à négliger. Lorsque tous auraient préféré la voir morte -réellement cette fois- plutôt que de rassembler d’autres égarés -non, des victimes, qui avaient l’espoir, elles aussi-. Alors un début de question, comme pour voir si l’histoire avait été -suffisamment- réfléchie. Comme pour voir, si une faille, négligée, aurait pu tout briser.

Et tant de soupçons.
Tant de suspicion.
L’arrêter n’était pas une solution.
Pour lui. Comme pour elle.


Et il aurait dû s'abstenir. Gardant ce nom et son histoire pour lui -pour lui seul, et il semblait tellement y tenir que le partager n’était pas aisé-. Mais. Le voilà qui fermait ses yeux, un soupire lui échappant. Et. Toujours, ce sourire épuisé qui peignait une tristesse infinie -cette lueur de détresse- sur son visage. Et pourquoi, se confier à une inconnue -juste parce qu’elle ressemblait vaguement au nom- ? C’était inhabituel et elle ne comprenait pas. Mais. En face de son regard interrogateur, il tentait de reprendre contenance -d’oublier ce qui l’avait désemparé l’espace d’une brève seconde-, de se comporter comme l’adulte qu’il était -désolé, d’avoir oublié qu’il l’était-. Et enfin. Une réponse. Loin de celle dont elle s’était attendu.

« Je vous ai confondu avec ma défunte épouse, » expliqua-t-il, toujours cette gêne sur ses traits.

Et. En comprenant -enfin-. Ses deux saphirs -ternis par le monde-, se firent moins méfiants. Plus compatissants. Car. Perdre une personne aussi chère -celle qui faisait battre le cœur-, c’était la plus difficile et la plus douloureuse des épreuves. Une torture. Et. Elle savait. Que même se perdre soi-même, ce n’était pas aussi douloureux. Alors. Une légère peine qui la prenait -ce n’était qu’un inconnu, mais elle n’y pouvait -plus- rien. Ses sentiments décidaient toujours pour elle, ce n’était jamais -plus- le contraire. Ce n’était jamais à elle de décider- pour cet homme qui ne parvenait pas à tourner la page d’une vie révolue.

Si cette page.
N’était pas celle d’un script.


« Son nom était Prunelle. Prunelle Vaillant. Prunelle Delarue. Elle nous a quitté il y a de ça quelques années … Et je dois avouer que votre stature et quelques traits de votre visage m’ont rappelé nos jeunes années. Elle aussi, avait la fâcheuse tendance à s’habiller en homme, » glissa-t-il, comme un détail -pas si anodin- en désignant son accoutrement -qui avait quelque peu souffert de sa dernière altercation-.

Et le nom.
Qui reprenait vie.
Après n’avoir été qu’un simple murmure.


Le nom. Qui s’était frayé difficilement un chemin à travers toutes ces tragédies plus récentes -plus vives, plus cruelles- pour venir lui raconter -et non plus lui murmurer- à l’oreille, une histoire qu’elle avait oublié -car elle appartenait à une autre vie, et qu’elle ne reviendrait jamais- depuis longtemps. Celle d’une petite fille, partie vivre seule la grande aventure citadine. Celle d’une sœur, qui avait simplement disparu, laissant le chagrin remplacer sa présence. Celle d’une femme, qui avait construit sa propre vie. Une simple histoire, de lettres -trop- brèves, que son père lisait -relisait- parfois assis dans son fauteuil. Jusqu’à la dernière.

Mais.
Non.
Attends.
Une coïncidence pareille, ce n’était pas possible, n’est-ce pas ?


Et pourtant. Elle avait appris à ses dépens, que dans ce monde en guerre, le hasard n’existait pas. Et. Surtout. Que ce monde n’était pas si vaste, pas si grand qu'il voulait bien le faire croire. Et que le destin entremêlait toujours plus de fils -comme une vilaine pelote emmêlée dans laquelle on ne parvenait plus à voir où se trouvait le début et la fin-, provocant toujours plus de rencontres. Des bonnes, comme des mauvaises. Et puisque celle de la vieille avait été particulièrement mauvaise, peut-être que celle-ci… Et. Elle se doutait -ou du moins, elle espérait- qu’ils n’auraient pas été cherchés si loin pour la piéger.

Alors.
Toujours.


Son regard perplexe sur cet homme -qui ne voulait pas oublier l’histoire et le nom-, cherchant ses propres réponses, n’écoutant déjà plus ses excuses -inutiles. Elle avait compris qu’il était confus, et ça ne l’intéressait déjà plus-. Cherchant. Essayant de comprendre. S’il s’agissait d’une erreur ou du destin. Et s'il était celui des lettres ? Et si la défunte était la sœur ? Alors toujours. Ses yeux -son esprit- préoccupés sur lui.

« Vraiment, je m’en excuse. De tout mon cœur, personne ne devrait être pris pour quelqu’un d’autre et être ainsi dérobé de son identité, » continua-t-il sur sa lancée.

Et. Elle aurait presque voulu le contredire. Perdre son identité, ce n’était pas le pire. Être privé d’une partie de soi, ça, c’était horrible. Qu’on la confonde avec une autre était bien le cadet de ses soucis -d’autant plus que l’autre ne pouvait plus être prise pour elle. Plus être mêlée à la guerre par malchance-. Mais. À cet instant. Ce n’était pas le plus important -et ça aurait été improbable et étrange de lui confier une chose pareille-. Non. Car à cet instant. Trop d’indices -le nom, la ressemblance, l’histoire, le détail-. Qui amenaient à trop de questions. Dont elle refusait de se défaire. De partir, laissant tout en suspens, sans aucune réponse.

« Désolée… Pour votre perte, » finit-elle par dire enfin, sincèrement.

Et elle n’aurait pas dû l’être, face à cet inconnu. Inconnu, vraiment ? Mais. Si ce n’était pas le hasard. Si c’était le destin. Alors. Elle ne pouvait que l’être. Sincèrement. Et pour ça. Pour en être sûre. Il ne semblait rester qu’une seule question à poser. Une seule. Pourtant si importante.

« Est-ce que... ? Seriez-vous… Hm... » Et elle s’arrêta un instant. Réfléchissant. Cherchant dans sa mémoire le nom qui avait signé la dernière lettre. Celui que l’histoire voulait bien lui murmurer encore au creux de l’oreille. « Cyrus ? Cyrus Delarue ? » demanda-t-elle, hésitante.

Oui. C’était bien ce nom qui avait terminé l’histoire et la lettre. Mais. Ce n’était peut-être pas lui pour autant. Ce n’était peut-être qu’une erreur. Qu’un mauvais hasard.


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Re: courir après un souvenir ○ célania
Lun 26 Oct - 15:11

( courir après un souvenir )
La petite damoiselle habillée en homme s’excusa de la perte de sa chère et tendre. Elle s’excusa … Cyrus avait l’habitude des condoléances, des regards de pitié mais aucunement d’excuse. Et c’était pour lui une bien grande différence. Des condoléances, tout le monde pouvait vous les offrir, c’était un mot anodin que l’on avait appris à donner face aux restes d’être qu’il restait aux gens qui avaient perdu une partie de leurs âmes. C’était banal, bateau, et Cyrus avait appris à mépriser les condoléances bien qu’il y répondait avec un sourire aimable en acquiesçant, remerciant ces bons penseurs d’un signe de la tête. Mais des excuses ? Des excuses étaient tellement plus fortes … La personne qui s’excusait comprenait la perte, le chagrin, le désespoir. Cette personne comprenait qu’on avait arraché au vivant une part de son être, qu’il n’était plus que l’ombre de ce qu’il était, un être à jamais incomplet car on ne se remettait jamais vraiment de la disparition de quelqu’un, quand bien même elle nous accompagnait dans les pensées de tous les jours. Alors, quand ce petit bout de femme s’excusa pour sa perte, avec une sincérité rare, Cyrus en fut touché. Véritablement touchée au point que sa gorge se serra. Cette sincérité le ramener des années en arrière, quand le corps de sa défunte épouse lui fut retiré. Sa lèvre trembla légèrement avant qu’il ne reprenne contenance, fermant les yeux un instant et résistant à l’envie d’attraper les mains de la jeune femme pour les serrer en la remerciant.

Mais Cyrus était un homme qui avait vécu bien des choses. Il savait reprendre contenance, sinon il n’aurait jamais été possible pour le vieux bougre de survivre si longtemps.

« Merci. Cela me touche » fit-il simplement en rouvrant les yeux, la bonté et la bienveillance offertes à cette jeune femme qui pourrait bien lui demandait ce qu’elle voulait à cet instant qu’il aurait été capable de lui donner. « Cela remonte à longtemps maintenant. »

Mais c’était toujours aussi douloureux. Quand bien même ce n’était plus la question. Il aurait pu reprendre sa route après cet échange. Tout avait été dit, ils n’avaient plus rien à se dire mais la curiosité rongée plus d’une âme une fois qu’elle avait été attisée. Et il allait s’excuser pour reprendre sa route – peut-être ramasser le journal qu’il avait fait tomber sur les évènements d’Edimbourg – et reprendre sa vie. Mais l’inconnue avait des choses à demander. A savoir.

« Est-ce que …. ? Seriez-vous … Hm… » L’hésitation stoppa net Cyrus dans son élan et lui offrit un sourire ouvert, l’invitant à parler alors qu’il penchait légèrement la tête.
« Oui ? »

Elle semblait chercher quelque chose au fin fond de sa mémoire, chercher quelque chose de perdu qu’elle souhaitait retrouver. Peut-être même cette même sensation que l’on a quand on le mot sur ce bout de langue, ce mot facétieux qui refuse de se délivrer à nous. Et puis finalement, la mémoire – le conte, la fable, le destin – accepta de se montrer à la jeune damoiselle.

« Cyrus ? Cyrus Delarue ? »

Son hésitation était évidente. Foudroyante. La surprise de Cyrus encore plus. Il cligna des yeux, surpris de la tournure des évènements. Une femme qui ressemblait à Prunelle, sa défunte femme, semblait le connaître. Le chercher peut-être ? Avait-elle un réel lien avec la mère d’Amaury ou était-ce juste un vilain jeu du destin. Une vilaine plaisanterie qui finirait par à nouveau lui briser le cœur jusqu’à ce qu’il cède à l’eau de vie, poison familial. Mais peut-être était-ce bien plus que ça, peut-être qu’il cherchait bien trop loin alors que la logique voulait peut-être qu’elle cherchait simplement un détective. Et Cyrus aimait à se plaire et à se dire qu’il n’était pas mauvais dans le domaine. Il posa sa main humblement sur son poitrail et lui offrit un sourire professionnel.

« Oui. Tout à fait, Cyrus Delarue, détective parisien … Vous me cherchiez pour une affaire ? Un contrat peut-être ? » Il remit Prunelle soigneusement dans son tiroir à souvenir en se promettant de le rouvrir le soir même pour se concentrer le bras présent avant de tendre le bras vers l’inconnue. « Marchons ensemble, vous me parlerez de ce dont vous avez besoin. Peut-être pourrai-je vous offrir une boisson chaude ? Quel est votre nom ? »



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Mar 27 Oct - 12:48
Courir après un souvenir




Et un sourire.
Même triste.
Même désolé.
S’il était sincère.
Alors. C’était un sourire.
Et c’était tout ce qui comptait.


Alors. En face d’elle. Oubliant presque l’agitation des rues parisiennes -et tous ces passants, et toutes ces histoires qui auraient pu lui prouver qu’il n’était pas le seul à avoir vécu un drame -et tous ses dangers, l’homme tenta de sourire, la remerciant pour ses mots. Mais surtout. Il tenta de paraître moins dévasté, moins triste, moins fatigué, moins touché. Mais. On ne pouvait pas -se- mentir aussi facilement face à des blessures si importantes. Alors. Simplement quelques paroles supplémentaires, comme pour refermer ce chapitre douloureux. Comme pour la -se- convaincre qu’il était préférable de ne plus y songer, de ne pas être davantage affecté. Mais. Il pouvait lui -se- mentir encore -autant qu’il le voulait-, rester dans un doux rêve empli de souvenirs. Ça ne changerait pas la réalité -la vérité-.

Elle n’était plus là.
Et le miroir ne renvoyait plus son reflet dans ce monde.


« Cela remonte à longtemps maintenant. »

Longtemps -mais le temps ne s’écoulait jamais assez, il fallait bien l’avouer-.
Et pourtant.


Et pourtant. Les souvenirs, toujours aussi présents et vivants. La douleur, toujours aussi brûlante et déchirante. Et c’était bien ça, qui était horrible. Longtemps. Mais jamais suffisamment. Et il ne voulait pas oublier. Et elle. Ne pouvait que comprendre. Culpabiliser. Car c’était l’horrible réalité qu’elle avait imposé à tant de ses proches, à tant de ses amis. Et finalement. Elle pouvait être aussi cruelle, aussi néfaste, que les Monstres et la guerre.

Et c’était horrible.
De le reconnaître.


Horrible. De voir les ravages qu’une absence pouvait causer -et elle ne voulait jamais la vivre. L’imposer avait déjà été bien assez difficile-. Horrible. De se souvenir qu’il n’y avait pas besoin de participer à la guerre pour finalement, être dévasté -mort à l'intérieur-. De seulement laisser le temps faire son œuvre. Et de comprendre. Que la guerre ne faisait que le précipiter. Et c’était bien ça, qu’ils devaient faire. Bloquer cet engrenage trop rapide pour le sablier. Permettre de profiter des instants sans craindre le lendemain. Ne plus laisser personne partir trop tôt, trop brusquement. Et. À cet instant.

Ne plus évoquer ce sujet.
Trop vif pour l’un -avec cette horrible blessure à son cœur-.
Trop oppressant pour l’autre -avec ce chemin complètement fou qu’ils avaient choisi-.


Alors. Pour ne plus évoquer. Pour oublier -même si ce n’était que l’espace d’un instant-. Une question. Et une réponse. Mais d’abord. Une surprise de la part du parisien lorsqu’elle évoqua un nouveau nom. Le sien, voulait-elle se convaincre, avec cette réaction pour seule preuve -mais c’était bien assez-. Et. Sa réaction. Justifiée. Pourquoi en feindre une autre, devant une inconnue, pour qui, visiblement, il ne l’était pas tout à fait. Alors. Elle attendit simplement une confirmation, l’observant calmement cligner plusieurs fois ses yeux fatigués -peut-être allaient-ils rester clos à un moment- pour espérer chasser cette stupéfaction qui avait vivement remplacé les souvenirs.

Et. Puisqu’elle avait vu juste. Puisqu'elle se sentait soulagée qu’il ne s’agisse pas d’un piège. Puisqu’elle pouvait enfin mettre un visage sur le nom de la dernière lettre. Alors. Elle allait pouvoir partir, reprendre sa route. Parce qu’une question, entraînait toujours d'autres questions. Et qu’elle avait trop peu de réponses à fournir. Alors. Comme le souvenir. Il allait juste falloir. Oublier. Et l’homme de se reprendre enfin -plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé-, lui apportant la confirmation qu'elle avait déjà compris.

« Oui. Tout à fait, Cyrus Delarue, détective parisien … Vous me cherchiez pour une affaire ? Un contrat peut-être ? »

Un détective. Et ça. C’était un détail -pourtant si important- qu’elle avait négligemment oublié. Et ça. Ça n’augurait rien de bon pour la suite, pour cette rencontre hasardeuse -le voilà donc, la malchance qui ne pouvait pas se contenter de se reposer ne serait-ce qu’une simple journée-. Car. Une question appelant à une autre question. Une question amenant à des réponses. Et un détective, toujours prêt à chercher la vérité, toujours trop observateur. Et elle. Trop de secrets qui l’accompagnaient, trop d'omissions dans une histoire qui devait servir à faire connaissance, pour qu’il ne le remarque pas. Alors. Une autre confirmation. Elle allait devoir êtrer un souvenir, elle aussi. Avant que.

« Pas vraiment, non… » marmonna-t-elle vaguement, un air ennuyé sur le visage.

Et elle songeait déjà à partir. À se remettre en route. Non. Elle ne songeait pas. Elle devait partir. Se remettre en route. Car. Le destin et sa fausse fleur pour la faire espérer, la faisant faner plus rapidement que les changements de climat de Dunkerque. Détective. Ça ne pouvait pas être pire. Ça ne pouvait pas être pire que leurs capacités à capter les ennuis -il l’avait bien arrêté, elle-, à découvrir la vérité.

« Marchons ensemble, » dit-il en l’incitant à la suivre, tendant son bras vers elle. « vous me parlerez de ce dont vous avez besoin. Peut-être pourrai-je vous offrir une boisson chaude ? Quel est votre nom ?
Je… »

Non. Pas de discussion. Pas d’échange. Pas de boisson chaude. Elle devait partir. Ne pas répondre. Mais la curiosité toujours. Cette horrible curiosité. De connaître enfin. L’histoire derrière les lettres. Et si lui parlait, s'il évoquait, se souvenait. Alors. Peut-être qu’elle n’aurait que peu à dire -n’aurait qu’à faire oublier sa propre histoire-. Et c’était stupide. Mais elle voulait s’en convaincre. Comme pour une bonne conscience avant de se jeter encore dans les ennuis.

« A vrai dire, je ne vous cherchais pas. Et je n’ai besoin de rien. C’est vous qui m’avez abordé, » lui rappela-t-elle, embêtée -mais curieuse toujours- de le suivre. Ah, vraiment, cette horrible curiosité qui la perdrait.

Mais. Malgré les ennuis qui se dessinaient, éviter de les alimenter, de les transformer en problèmes. Il n’était pas envisageable de fréquenter un de ces cafés parisiens surpeuplés, où n’importe qui de quelque peu informé aurait pu mettre un nom sur son visage, comme elle l’avait fait avec le détective. Elle devait rester discrète. Cachée. Elle devait rester un souvenir.

« Le nom de votre femme et le vôtre m’ont seulement… Interpellé, » continua-t-elle, incertaine de ce qu’elle devait confier, dire.

Et. Interpellé, c’était le mot juste. Et. L’espace d’un ridicule instant, l’idée -l’envie- grotesque de voir si le détective parviendrait à deviner qui elle était s'éveilla -comme pour voir, s’il représentait un danger dans sa façon de comprendre-. Mais. L’idée -l’envie-, loin d’être bonne. Car. S’il commençait à -se- poser trop de questions. Alors. Le danger deviendrait bien trop présent. Pour elle. Mais surtout. Pour lui. Alors. Une présentation simple. Classique. Et pas de déduction.

« Je… » Mais toujours. De l’hésitation.

Car révéler son identité. N’était souvent -jamais- pas une bonne idée. Et elle se souvenait, des conseils de Gwen à ce sujet. Pour fuir, pour se cacher, pour disparaître, il fallait toujours un faux nom. Jamais le même. Ainsi, impossible de savoir. Mais. Justement. S’il était faux, s’il n’était pas possible de savoir. À cet instant, avec cette chance aussi imprudente que bienvenue. Alors il ne découlerait rien de cette rencontre. Alors. Une inspiration, comme pour se donner du courage. Mais surtout. Pour se résoudre et se convaincre, qu’elle ne devrait pas rester plus longtemps après. Seulement quelques mots. Juste quelques mots, et elle partirait.

« Je suis Célania Vaillant. Prunelle c’était le prénom de ma tante. »

Et. Il allait sûrement faire le rapprochement.
Détective, non ?


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Re: courir après un souvenir ○ célania
Mar 27 Oct - 14:08

( courir après un souvenir )
« Pas vraiment, non … »

Cyrus posa un regard circonspect sur la demoiselle, un brin suspicieux … Elle n’était pas à la recherche d’un détective, cela lui semblait même être un détail relativement ennuyeux au vu de son visage qui se fermait et se teintait de doute à son égard. Qui était-elle si elle n’était pas une potentielle cliente ? Comment pouvait-elle connaitre son nom ? Avait-il déjà fait tant de bruit déjà, lui qui avait à peine remuer la terre. Lui qui était encore si loin de la vérité qui se tramait sous les yeux des civils innocents. Et peut-être parce que ses yeux avaient enfin chassé Prunelle de son regard, il était enfin capable de voir … Il n’était pas normal pour une femme de s’habiller en homme, outre si elle était dans le besoin de s’habiller ainsi pour bien des raisons. Premièrement : pour cacher son identité. Prunelle l’avait fait pendant tant d’années. La seconde, car il est bien plus pratique de porter un pantalon quand on a des ennuis … Et ce n’était que maintenant qu’il voyait les mains abimées de la demoiselle, ses ecchymoses ici et là. Oh oui … Cette fille rimait avec problèmes ; peut-être même des problèmes plus gros qu’elle-même. Et l’empressement qu’elle avait soudainement à vouloir partir, que tout son corps hurlait fuir ne l’intrigua qu’encore plus. Elle se méfiait d’un coup, soudainement après avoir découvert qu’il un détective.

Et cela avait malheureusement pour elle, le don d’attisait encore plus la curiosité de l’homme en quête de savoir et de vérité.

Mais quand le poisson était appâté, il était dur pour lui de laisser tomber. Homme entêté qu’il était, déterminé et abrupte. Prunelle avait tendance à lui reprochait et était dépitée quand elle s’était rendu compte que leur fils unique avait hérité de cet aspect de sa personnalité de son père. Il était désolé pour cette illustre inconnue, mais il ne pouvait pas la laisser partir sans en savoir plus, sans connaitre une once de vérité derrière ses actions. Était-ce le hasard qui l’avait mis sur sa route ? Ou bien le destin ? Était-elle liée à sa mission ? Sa mission qu’il s’était donné, seul contre le monde, près à y perdre la vie ? Amaury lui survivrait, il le savait et cela le rassurait … Son fils était fort, si fort et si brave.

« A vrai dire, je ne vous cherchais pas. Et je n’ai besoin de rien. C’est vous qui m’avait abordé. »
« Oui, mais c’est vous qui connaissez mon nom. »

Il avait répondu à la seconde, de sa langue bien pendu avec un ton qui voulait en dire long sur ses intentions. Il était certes celui qui l’avait abordé, mais c’était elle qui avait harponné cette discussion, qui avait dit son nom. Cela aurait put se terminer, chacun reprenant sa vie et ne se croisant plus jamais … Qu’importe le visage visiblement embêté de la demoiselle, elle était fautive d’avoir accroché cet homme avec ses mots, attisant une curiosité qui n’était jamais satisfaite. Une curiosité qu’il emporterait dans la tombe avec lui, laissant les graines de son passage pour que d’autre puisse cueillir les fruits de son dur labeur.

« Le nom de votre femme et le vôtre m’ont seulement … Interpellé. » fit-elle avec une hésitation évidente dans la voix.

Et Cyrus attendit, le regard lourd, prêt à lui arracher la vérité avec un interrogatoire s’il le fallait. Comment son nom et celui de sa femme auraient bien pu l’interpeller ? C’était tout simplement grotesque. Il n’avait plus de contact avec quiconque qui avec connaissait sa défunte épouse, laissant les souvenirs reposaient à ses côtés. Mais à nouveau, l’inconnue ouvrit la bouche, hésitante, presque terrifiée. Mais visiblement, elle aussi était touchée par les maux de la curiosité, connaître, comprendre, savoir, découvrir, engloutir. Et puis enfin, les mots furent libérés de leurs entrailles de chairs pour être libérés dans tout Paris.

« Je suis Célania Vaillant. Prunelle c’était le prénom de ma tante. »

Et ce fut comme un effondrement. Un brusque retour à la réalité, une gifle alors qu’il analysait chaque mots une dizaine de fois dans sa tête chaque mot, chaque syllabe, chaque lettre qui avaient été prononcé par celle qui se prénommait donc Célania. Célania Vaillant. La ressemblance frappante, les souvenirs, le nom de famille, tout ce qui avait été dit, tout ce qu’il croyait … Et une lettre, si ancienne, écrite les larmes aux yeux, se retenant de fondre en larme pour ne pas éparpiller l’encre annonçant le trépas d’une innocente âme.

Et si Prunelle était sa tante, alors cette jeune fille était donc sa nièce. La nièce de Prunelle. Sa nièce, à lui. Le monde, si grand, si vaste lui avait donné une nièce ? Avait donné une cousine à son fils ? Avait décidé de lui accorder une famille plus grande à protéger ? Le hasard, le destin, était donc aussi imperturbable pour jouer de tel tour ? Cyrus déglutit longuement, regardant cette fille qui prétendait être sa nièce … Si elle était de sa famille, si elle était liée à Prunelle … il ne pouvait pas la laisser dans l’insécurité dans laquelle elle se trouvait. Mais il savait que de si gros hasard … Il posa ses mains sur les épaules de celle qui se prénommait Célania, lentement avant de plonger son regard dans le sien.

« Si tu es celle que tu prétends être … Quelles sont le nom de tes parents … Où vivent-ils ? Et que sais-tu de Prunelle ? »

Que sais-tu de Amaury ?

Il ne pouvait pas la laisser entrer ainsi, la protéger si elle était en vérité une menace présente pour l’exterminer.



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Mer 28 Oct - 16:18
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Et du hasard.
Des interrogations.
De la suspicion.
Naissaient les énigmes.


Et du hasard. Des interrogations. De la suspicion. Des énigmes. Naissait cette infâme mélasse qui s'accrochait aux bottes, à chaque pas. Qui se collait et dont il était presque impossible de se défaire. Qui retenait jusqu’à devenir de plus en plus présente. Cette infâme mélasse, qu’on nommait plus spécifiquement, des ennuis.

Et de son regard -trop- curieux, elle le voyait. Cet homme, qui s’accrochait aux ennuis -les nouveaux comme les anciens-, prêt à se retrouver empêtré et incapable de s’éloigner, simplement pour savoir. Pour connaître. Pour comprendre. Mais. Pouvait-elle s’orgueillir de faire mieux ? Non, certainement pas. Après tout. Elle était toujours là.

Alors.
Elle fixait.
Et attendait.


Et. Elle voyait. Son regard cerné se noyer d’interrogation -et tant de questions qui y résidaient qu’il aurait presque été possible de les lire, là, en fixant son âme-, alors que ses yeux se plissaient, suspicieux -et elle avait presque l’impression qu’il cherchait la vérité, simplement, en regardant les siens-. Et. Elle la voyait, cette mélasse -tous ces ennuis- qui commençait à se fixer doucement mais sûrement sur les chaussures de ville qu’il portait -et bientôt, il ne pourrait plus s’en extraire-. Car. À mesure qu’elle parlait, à mesure qu’elle dévoilait, les questions devenaient toujours plus nombreuses. Elles embrumaient ses yeux, elles tiraient les traits de son visage. Et. Pourtant. Malgré la multitude. Malgré la mélasse qu’il ne semblait pas encore apercevoir. Il gardait le silence -et ça ne devait pas être facile -ça devait demander beaucoup d’effort-, avec ses mots qu’il voulait prononcer et qui lui brûlaient les lèvres-. Écouter. Simplement. Les explications qu’elle peinait à évoquer.

Mais.
Il devait comprendre.
Que c’était mieux ainsi.


Il devait comprendre. Qu’il devait se contenter d’écouter. Se satisfaire du peu qu’elle avait révélé. Et pour le reste. Il n’y avait simplement pas de reste. Cyrus -puisque c’était bien lui- devait comprendre. Qu’il ne pouvait -ne devait- pas poser davantage de questions. Et qu’elle ne pouvait -ne devait- pas donner davantage de réponses. Car. Le minimum. C’était très bien ainsi -et car sinon, la mélasse deviendrait un bourbier et il serait alors trop tard pour espérer le quitter indemne-. Car le maximum. Elle venait de le révéler, lui confiant son identité alors même, qu’elle n’aurait jamais dû.

Et en face.

Les interrogations qui fondaient comme neige au soleil -même si la neige ne fondait jamais vraiment, elle restait et coulait dans les veines parfois, pour les refroidir -à jamais--. Remplacées -si rapidement qu’il fallait comprendre qu’il avait enfin compris- par une stupéfaction qui s’amusait à se dessiner sur le visage du parisien.

Et. Derrière ce dessin, ses yeux fatigués -et ils donnaient l’impression qu’elle aussi s’était envolée, comme s’il était important de ne plus s’y intéresser pour mieux s’intéresser- qui continuaient de la fixer, en quête de vérité toujours. Même si. Cette fois-ci. Ce n’était plus uniquement des questions qui s’y trouvait. Car. Cette fois-ci. Il y avait autre chose. Comme. De la stupeur ? Alors. Une question pour elle. Qu’est-ce qu’il craignait ? Qu’est-ce qu’il cachait ? Mais. Non. Pas question de mettre les pieds dans la mélasse. Pas question de s’attirer davantage d’ennuis. Elle avait expliqué. Il avait compris. Il était temps de le quitter.

Mais.
Impossible.


Car. Alors qu’elle avait attendu une réponse qui l’aurait aidé à le quitter pour disparaître à nouveau dans les rues pavées. Un geste. Pour la retenir. Un geste lent -comme s’il était davantage automatique et inconscient que contrôlé, comme s’il n’y réfléchissait pas réellement- pour placer ses mains sur ses épaules, alors qu’il essayait de chasser la surprise pour retrouver son sérieux -et toutes les interrogations qui noyaient ses yeux, toujours-.

Et ce geste.
Une erreur.


Car. Sous ses mains. Ses muscles qui se crispaient -et ce n’était pas souhaité, ce n’était qu’une réaction à tous les traumatismes qu’ils avaient vécu-. Son regard s’assombrissait -et ce n’était jamais bon signe, quand le ciel bleu se changeait en tempête grise-. Et. Sous ses mains. Les blessures qui se réveillaient -anciennes et disparues- présentes par un souvenir cruel -comme nouvelles et brûlantes-, lui faisaient mal. Et c’était comme horrible à supporter. Mais surtout. C’était comme si, par un simple contact, les stigmates -et tout ce qu’elle craignait, et tout ce qu’elle détestait, et tout ce qu’elle redoutait- s’imposaient -une fois de trop- à sa mémoire. Car. Si elle connaissait son nom. Ça n'en restait pas moins un inconnu. Alors les raccourcis de son esprit -bien trop- abîmé, pour la protéger. Lorsque les inconnus osaient un contact, c’était lors de combats -lorsque le sang abreuvait le sol et qu’il fallait infliger les pires horreurs pour être le dernier debout-. C’était pour blesser. C’était pour casser. C’était pour déchirer. C’était pour arracher. C’était pour tuer. Alors. Lui et son geste. Ce n’était pas comme avec sa famille. Ce n’était pas comme avec ses amis. Ce n’était pas comme avec Lavi.

C’était.
Dangereux.


Alors. Même si elle voulait se convaincre que ce n’était pas si risqué -et c’était sûrement ça, qui l’avait empêché de le repousser violemment- . Même si elle savait déjà qu’il ne l’aurait pas blessé. Elle ne pouvait pas réprimer cette sensation. Désagréable. Alors. Elle ne voulait pas entendre les questions -c’était les siennes et elles ne la concernaient plus-. Encore moins y répondre -elle l’avait décidé, de ne pas mettre ses pieds dans le bourbier-. Alors, une simple phrase. Entre sa mâchoire crispée.

« Lâchez moi. »

Et. Ce n’était pas qu’une simple phrase. Pas qu’une simple demande. C’était un ordre. Un avertissement. Et. S’il venait à refuser. À ignorer. Alors… Un rapide coup d'œil pour envisager. Il était légèrement plus grand qu’elle. Mais fluet, peu musclé -peut-être passait-il trop de temps derrière son bureau de détective, avec tous ses papiers et ses dossiers -et ça aurait expliqué les cernes--. Alors. S’il venait à refuser… Mais. Heureusement. Pas nécessaire d’en arriver aux extrémités. Conscient de son erreur, Cyrus relâcha ses épaules -et c’était du sang ou du soulagement, qui coulait le long de son dos ?-, confus. Et elle. Incapable de paraître plus avenante. Car. Malgré tout. Un ressentiment amer persistait.

« Vous devez déjà savoir tout ça, non ? » fit-elle, à présent irritée. « Vous nous avez fait parvenir une lettre pour nous informer de son décès. Vous connaissez déjà ces informations. »

Ce n’était même pas une hypothèse. Une supposition. C’était simplement. Un fait. Mais. Il avait sans doute souhaité recouper ses connaissances et ses mots. Pour s’assurer qu’elle disait vrai. Mais. Peu importe s’il ne la croyait pas. Elle n’était pas là pour le convaincre. Pas là pour répondre à ses interrogations, par là pour donner l’occasion aux oreilles indiscrètes d’écouter et de recueillir.

« Pour le reste, » reprit-elle vaguement en croisant ses bras, « je ne connais d’elle que ce que mon père a pu me raconter de leurs jeunes années. Presque rien, selon lui. Il y avait aussi les lettres qu’elle envoyait de temps à autre mais elles étaient rares et ne contenaient que des nouvelles quelconques. Elle ne parlait presque pas de vous, si c’est ce que vous voulez savoir. »

Et. En réalité. Prunelle n’était qu’un nom. Un nom, qui ne lui rappelait presque aucun souvenir -car cette histoire passée n’avait que peu d’importance devant les événements présents-. Un nom, qui pour Cyrus évoquait bien plus. Mais. Il ne fallait pas en dire davantage. Il ne fallait pas savoir davantage.

Le danger guettait.
La mélasse naissait.
Et elle s’agripperait à l’un ou à l’autre.



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Ven 30 Oct - 19:12

( courir après un souvenir )
Cyrus le ressentit presque aussitôt. Cette erreur, si simple, si facilement évitable … Sous ses mains rugueuses par l’effort, tout le corps de celle qui se prénommait Célania se crispa, se tendit. Ce n’était pas normal, ce n’était pas la réaction du corps d’une jeune fille qui se voyait soudainement inquiète à cause d’un inconnu l’abordant un peu trop brusquement, surtout dans une rue aussi passante où n’importe qui pouvait lui venir en aide. Non. Les muscles de Célania se crispaient, son corps semblait chercher à se défendre. Prêt à se battre. Et il ne connaissait que trop bien cette réaction, il l’avait vu mille fois dans les revenants de guerre. Les revenants, vivants mais pas complètement. Hantés par des souvenirs atroces que l’on prie pour oublier, que l’on cherche à effacer mais qui reviennent en réminiscence dès que les paupières avaient le malheur de se fermer, ne serait-ce que pour un instant. Célania n’avait pas le comportement d’une jeune fille dans la fleur de l’âge … Elle avait le comportement d’un soldat. Un soldat vivant la guerre tous les jours, à chaque seconde de son existence, prisonnier de ses propres démons … Et c’est là que Cyrus compris l’accoutrement d’homme : pourquoi porter une robe oui une jupe de dame quand un pantalon permettait de fuir, de se battre, de se mouvoir plus aisément. Et cette simple réalisation choqua l’adulte au plus haut point.

Alors quand l’enfant – car c’était ce qu’elle était et cela lui brisait le cœur – lui demanda qu’il la lâche, il le fit, prestement, levant légèrement les mains en l’air au niveau de ses épaules pour montrer qu’il n’y avait rien à craindre, qu’il ne tenterait plus rien. Une fois, un de ces anciens soldats qui l’avait employé l’avait frappé. Par réflexe musculaire. Il n’avait aucunement envie que la jeune femme subisse les mêmes remords que cet homme une fois qu’il eut réalisé son geste.

Elle ressemblait à un chien errant meurtri prêt à mordre. Elle était amère. Et cela brisait un peu plus le cœur de Cyrus de voir quelqu’un aux traits si semblables de son épouse agir ainsi.

Quand elle cracha qu’il devait le savoir, irrité, - énervée ? – il sentit ses épaules s’affaissaient mollement, laissant la jeune fille continuer à expliquer que Prunelle n’était qu’un nom parmi ses souvenirs d’enfance, une personne qui n’avait pas de visage. Des rares lettres qu’elle prenait le temps d’écrire entre deux occupations, rassurant une famille dont il n’avait aucune connaissance qu’elle allait bien. Qu’elle était heureuse. Qu’elle dévorait le monde à pleine dent. Il la revoyait, penché sur le bureau de son époux, en train d’écrire en faisant la moue, la langue sortie sur le côté avant de bondir satisfaite d’elle-même.

Célania avait croisé les bras. Tout son corps hurlait la défense, le rejet. Et Cyrus ne pouvait pas lui en vouloir. Ils étaient deux inconnus dans les rues de Paris. Pour l’heure tout du moins, se souffla-t-il à lui-même.

« Prunelle aimait son frère … Tendrement. Mais elle disait souvent que son amour l’aurait étouffé et empêché de devenir ce qu’elle était si elle était restée. C’était une enfant turbulente, expressive, bagarreuse, qui mouchait tous les garçons du quartier et ne perdait jamais espoir » raconta-t-il simplement, se souvenant du petit être qui vendait les journaux. « Elle ne me supportait pas. »

Il lâcha un léger rire. Combien de fois l’avait-elle insulté de fils à papa ? Combien de temps avant qu’il ne comprenne que derrière cette frimousse bagarreuse se trouvait un cœur étincelant. Doucement, Cyrus se frotta la nuque.

« Elle savait que même si le monde où nous vivions était en guerre perpétuelle … Même s’il y avait des jours, des années où on avait l’impression d’être écrasé … Tout finirait par s’arranger. Elle croyait en l’humain. »

Et Cyrus n’était pas sot de parler en ces terme de sa femme. Surtout en visualisant Célania. Célania la soldate. Pour qui se battait-elle, au nom de qui ? Qui avait forcé une enfant à prendre les armes pour devenir ainsi le bras armé d’une quelconque organisation ou pays ?

« Elle écrivait peu. J’en suis désolé. C’était aussi mon rôle de mari de lui rappeler de le faire … Mais jusqu’au bout, jusqu’à la dernière seconde, elle embrassa la vie et en tira son maximum. » raconta-t-il en revoyant devant lui le sourire souriant de son épouse, où ne siégeait pas une once de regret.

Doucement, Cyrus attrapa la main se Célania et la serra, délicatement, lui permettant de la retirer s’il le souhaitait alors qu’un sourire affectueux se dessinait sur son visage.

« Elle aurait adoré que tu le rencontres. Amaury. Notre fils. Elle aurait adoré que tu le vois, que vous puissiez jouer ensemble. Que vous puissiez être des mômes … Et j’aurai adoré savoir plus tôt que j’avais une jeune nièce. »



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Dim 1 Nov - 16:11
Courir après un souvenir




Et.
Ça aurait dû.
Ça devait.
Au milieu des passants.
À travers le bruit.


Se terminer ainsi. Car. Les questions n’avaient plus lieu d’être. Car. Les interrogations avaient trouvé satisfaction. Les identités, révélées. La méprise, élucidée. Alors. Ça aurait dû. Se terminer. Peut-être auraient-ils pu convenir d’une prochaine rencontre, plus calme, plus avisée, davantage justifiée. Laissant le temps de se préparer et d’envisager d’autres demandes. Peut-être auraient-ils dû en rester là, et continuer d’avancer -de vivre- comme ils l’avaient toujours fait jusqu’ici.

Et sans doute.
Avec leurs réactions respectives.
Il aurait été préférable.


D’ajourner cette rencontre. Que ce soit. Pour l’oublier à jamais. Que ce soit. Pour se retrouver plus sereinement. Car. Cette irritation. Elle ne la quittait pas. Elle s’installait. Elle rongeait son cœur. Et. Surtout. Elle l’empêchait d’agir. De comprendre. D’agir, comme elle le faisait toujours, souriant timidement mais se voulant sympathique. De comprendre, le besoin naissait qu’avait l’homme -son oncle, donc ?- de renouer avec cette famille qu’il ne connaissait pas. Comme s’il voulait -espérait- combler l’absence et le vide qu’avait laissé Prunelle.

Alors.
Ça aurait dû.
Car préférable.


Mais lui. Détective pourtant. N’avait pas remarqué la mélasse. N’avait pas vu l’agacement qui la rongeait -ou peut-être, ne souhaitait-il tout simplement pas le voir et l’ignorer, pour prolonger ce qu’il considérait comme une chance-. Alors. Détective pourtant -n’était-il pas censé être plus discret ?-. Il s’empressa de lui répondre. L’empêchant de partir. Mais surtout. Trouvant dans sa précédente déclaration, une invitation à en dire plus. Alors que. Ça n'avait pas été le cas -car ça aurait dû-. Pas aujourd'hui.

« Prunelle aimait son frère … Tendrement. Mais elle disait souvent que son amour l’aurait étouffé et empêché de devenir ce qu’elle était si elle était restée. C’était une enfant turbulente, expressive, bagarreuse, qui mouchait tous les garçons du quartier et ne perdait jamais espoir. Elle ne me supportait pas. »

Il parlait. Il confiait. Mais surtout. Il s’enfermait. Dans un passé. Dans un souvenir. Qu’il espérait partager. Qu’il espérait rendre vivant encore une fois. Parce qu’il lui paraissait si doux, parce qu'il lui paraissait si proche -et pourtant si loin-. Alors qu’il rigolait en se remémorant. Mais. Il n’était pas doux. Il n’existait plus. Et se souvenir ainsi, plonger dedans en oubliant le reste, c’était plus néfaste que salvateur. Car. Ça ne faisait que renforcer l’absence. Et elle. Si elle aurait voulu un jour savoir -mais surtout ne pas plonger-, ça n’aurait pas été aujourd’hui. Pas ainsi. Pas au milieu de la rue, avec toutes ces personnes qui pouvaient représenter un danger, avec tous ces bruits pénibles autour, avec cette irritation qui ne la lâchait que peu, avec cette fatigue de son précédent combat.

Alors.
Pas aujourd’hui.
Pas ainsi.


Mais Cyrus était déjà trop loin dans ses souvenirs pour remonter à la surface. Trop loin dans l’histoire pour se rendre compte de la mélasse grandissante et du danger persistant. Et. D’un geste absent, il porta sa main à sa nuque, continuant sur sa lancée, visiblement incapable de s’arrêter.

« Elle savait que même si le monde où nous vivions était en guerre perpétuelle … Même s’il y avait des jours, des années où on avait l’impression d’être écrasé … Tout finirait par s’arranger. Elle croyait en l’humain. »

Et. Ses mots. Ces mots-là. Ils captèrent enfin -davantage- son attention. Alors. Ses épaules qui s’affaissaient légèrement, moins tendue, en écoutant. Et l’irritation, qui lâchait quelque peu son cœur pour la curiosité qui revenait doucement. Car ces mots-là. Elle les comprenait. Ou plutôt, elle y croyait, elle aussi. Même si tout allait mal. Même si le monde était contre eux. Même s’ils étaient des cibles à abattre. Ils croyaient. Ils voulaient. Tout arranger. Pour tous ceux qui étaient contraints de souffrir. Elle, plus que n’importe qui. Alors. Ce rêve. Cette ambition. Un trait de famille qu’elle venait seulement de réaliser ?

« Elle écrivait peu. J’en suis désolé. C’était aussi mon rôle de mari de lui rappeler de le faire … Mais jusqu’au bout, jusqu’à la dernière seconde, elle embrassa la vie et en tira son maximum.
On aurait aimé, qu’elle écrive plus, » confirma-t-elle vaguement.

Car. Tout ce qu’elle avait pu dire. Tout ce qu’elle avait pu communiquer. C’était trop peu. Pour se rendre compte. De ce qu’elle vivait. De comment elle vivait. De qui elle était. C’était juste. Des nouvelles rassurantes pour dire que tout allait bien -même si peut-être ce n’était pas le cas. Mais. Ça aussi, un trait de famille ?-. Mais. Cyrus qui émergeait de ses songes pour se concentrer sur le présent. Et. Cyrus qui prenait sa main -doucement, comme pour ne pas la brusquer-, initiant un nouveau contact. Et. A nouveau, cette sensation désagréable -cette peur- et ses muscles qui se crispaient -et pourquoi il ne voulait pas simplement comprendre que ?-. Heureusement. Le contact. Pas aussi anxiogène et angoissant que le précédent. Car. Pas contraint. Alors. Malgré le sourire du détective qui se voulait sympathique -doux-, elle s’empressa de retirer sa main -ne voulait-il pas simplement comprendre ?-.

« Elle aurait adoré que tu le rencontres. Amaury. Notre fils. Elle aurait adoré que tu le vois, que vous puissiez jouer ensemble. Que vous puissiez être des mômes … Et j’aurai adoré savoir plus tôt que j’avais une jeune nièce. »

Un.
Fils.
Un.
Cousin ?


Et. La surprise qui, à nouveau, éloignait l’angoisse. Car. Elle ne savait pas -elle n’avait jamais songé-. Pas parce que les lettres l’avaient évoqué et qu’elle avait oublié. Mais parce que. Elle ne l’avait jamais -pas une seule fois- sous-entendu. Et ça. Personne ne le savait. Et elle regrettait presque, que Cyrus n’ait pas repris cette correspondance pour faire savoir. Pour renouer les liens abîmés. Et son père, sans doute encore plus.

« Elle… Elle aurait dû en parler, oui… » souffla-t-elle, presque peinée de voir surgir des secrets enfouis dans la mélasse -et jamais, elle n’aurait supposé qu’il puisse en exister-. « Mais elle ne l’a jamais fait. Pourquoi ? »


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Re: courir après un souvenir ○ célania
Lun 2 Nov - 20:07

( courir après un souvenir )
« On aurait aimé, qu’elle écrive plus. »

Quelle écrasante vérité. C’était une simple phrase en soit, avec deux sujets deux verbes, deux participes passés … La base de la langue française. Pour autant … Pour autant, ces mots pesaient lourds, horriblement lourds, tombant sur ses épaules comme pour réaliser que si sa femme était à ses yeux son âme sœur, il ne pouvait oublier que comme tout humain, elle était doté de défauts, plus ou moins nombreuses. Prunelle pouvait se montrer capricieuse, possessive, particulièrement obtuse. Au point d’en oublier le reste de sa famille, ses origines de la montagne, embrassant sa vie de citadine. Est-ce qu’Amaury deviendrait pareil, prendrait son envol en oubliant ses racines ? En l’oubliant lui, le père qui se fait tant de soucis pour lui, qui est prêt à affronter la mort elle-même pour le sourire de son garçon ?

Elle avait retiré sa main. Ce n’était pas grave, il s’en doutait. Cyrus comprenait qu’il avait en face de lui un animal blessé. Un animal qui puisait dans ses dernières ressources pour se tenir droit. Un animal qui avait été attiré par la main tendue, par la curiosité qui semblait couler dans les veines, dans le sang de cette lignée. Peut-être que c’était l’espoir que représentait Amaury, une famille à elle, vivante, en ces lieux, un lien qu’elle pourrait tisser.

« Elle … Elle aurait dû en parler, oui… » Oui. Avait-elle seulement annoncé la naissance de son fils à sa famille ? Cyrus était persuadé qu’elle l’avait fait, un jour où le ciel était clair et qu’Amaury dormait sous le murmure doux de son père. Mais cette enfant, là, à cet instant, semblait peiné que cette réalité lui ait été caché. Qu’on lui ait volé quelque chose. « Mais elle ne l’a jamais fait. Pourquoi ? »

Oui. Pourquoi ? Cyrus aurait aimé avoir la réponse à cette question. Il aurait aimé pouvoir répondre à l’interrogation de celle qui était sa nièce. Il se passa sa main sur le visage, lâchant un lourd soupir alors que sa main trouvait sa hanche, se maintenant et que ses yeux se perdaient dans le ciel de Paris. Quelle réponse pouvait-il offrir ? Lui-même avait tout ignorait de l’existence de cette petite fille. Pourtant, il avait l’impression de sentir une présence derrière lui, une présence familière qui le poussait à aller en avant, à aller vers cette jeune fille, une paume chaude entre ses deux omoplates. Douce mais ferme, têtue. Et il comprit le message, quand bien même il savait que s’il se retournait, il ne trouverait personne derrière lui.

Alors toujours dans cette position, il baissa son regard sur le plus petit être.

« Pour être honnête … Je ne saurai te dire les raisons de Prunelle. Est-ce qu’elle savait que tu existais ? Est-ce que ton père sait qu’Amaury existe ? Ce sont des questions auxquelles je n’ai aucune réponse à t’apporter. Je sais simplement qu’aucune lettre n’est arrivée après que je lui ai annoncé le décès de sa sœur. » Une lettre qui avait été si dure à écrire, le soir, après qu’Amaury se soit effondré de sommeil à force de pleurs.  « Je ne le blâme pas … Le deuil est quelque chose de personnel … Et peut-être que pour pouvoir faire son deuil, accepter que sa sœur n’était plus, il ne pouvais pas répondre à cette lettre. »

Et Cyrus n’avait jamais attendu la moindre missive, la moindre réponse de sa belle-famille. Bien au contraire. Il se devait d’avancer, pour son propre fils qui aujourd’hui était à l’aube de la vie d’adulte. Un garçon qui bientôt deviendrait un homme. Ah, que c’était douloureux pour son père, se dit-il un sourire épuisé mais aimant aux lèvres.

« En fait … Il n’y a pas de bonnes réponses. Prunelle est partie en emmenant ses secrets dans la tombe. Mais je doute qu’elle ait un jour oublié ton père. Après tout, même marié elle scandait le nom de Vaillant. » Cyrus haussa simplement les épaules, glissant ses mains dans les poches. « Le passé a été écrit, mais rien ne nous empêche d’écrire l’avenir comme nous le souhaitons. J’aimerai qu’Amaury et toi, vous vous connaissiez. »

Pour que son fils ait une nouvelle attache au monde des simples humains. Pour tenter de sauver Célania de cette étrange guerre qu’elle semble mener, priant de tout son cœur pour qu’elle ne soit pas mêlée à cette étrange guerre sainte à laquelle le destin avait forcé son fils à participer. Il désirait une famille unie.

« Tu me laisserais te payer un bon repas chaud ? Dans un restaurant avec plusieurs ouvertures et bien peuplé, si cela peut te rassurer. »



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Re: courir après un souvenir ○ célania
Jeu 19 Nov - 15:13
Courir après un souvenir




Dis.
Pourquoi ?
Alors que.
Ce n’était pas.
Une solution ?


Dis. Pourquoi ? Disparaître comme un souffle de buée dans le froid. S’évaporer, simplement. Et ne plus jamais. Laisser aucune trace, donner aucune nouvelle. Ne jamais se retourner -jamais, jamais, jamais-. Et. Ne jamais. Regretter -car c’était un poison qui se répandait dans les veines comme une maladie et qui semblait tellement contagieux qu’elle entraînait parfois la haine-.

Alors pourquoi ?
Mais aussi.
Comment ?


Car. Elle. Avait voulu être -l’espace d’un instant si court et si long, comme le sable d’un sablier qui parfois, semblait s’écouler trop vite, et parfois, semblait avoir été retourné, une fois de trop- ce souffle dans le froid. Ce petit nuage qui se serait simplement évaporé et qui n’aurait jamais plus laissé la moindre trace. Même si. Et ça n’avait plus d’importance, alors, il ne fallait plus y songer. Même si. Plus aucune importance car même si elle avait voulu disparaître, on l’avait rattrapé avant. Et on ne l’avait pas abandonné. Et -pire ou mieux- on lui avait pardonné. Et. En y songeant vaguement, c’était sans doute mieux ainsi. Même si -elle n’apportait jamais les bonnes nouvelles comme les corbeaux qui tourbillonnaient trop dans le ciel gris- il était à présent, impossible de connaître l’éventualité, du nuage de buée car elle, n’avait jamais trouvé le comment -et peut-être aurait-il fallu la retenir aussi, Prunelle. Peut-être aurait-il fallu simplement, lui pardonner, à elle aussi même si, ça aussi, impossible de savoir-.

Alors.
Pas de réponse au comment.
Pas de réponse au pourquoi.


Car. Pourquoi ? Même son oncle -car il fallait bien commencer à s’habituer à cette appellation, à cette nouvelle présence- ne semblait pas trouver une réponse satisfaisante à cette question. Alors. Pas de pourquoi. Encore moins de comment.

« Pour être honnête … Je ne saurai te dire les raisons de Prunelle. Est-ce qu’elle savait que tu existais ? Est-ce que ton père sait qu’Amaury existe ? Ce sont des questions auxquelles je n’ai aucune réponse à t’apporter. » Et alors. Une moue contrariée sur son visage fatigué. Car la confirmation. Que personne ne possédait de réponse à cette question qui resterait à jamais en suspens. Contrariée, de devoir abandonner l'interrogation aux mystères. « Je sais simplement qu’aucune lettre n’est arrivée après que je lui ai annoncé le décès de sa sœur. Je ne le blâme pas … Le deuil est quelque chose de personnel … Et peut-être que pour pouvoir faire son deuil, accepter que sa sœur n’était plus, il ne pouvait pas répondre à cette lettre. »

Et. En face d’elle. Dans ses yeux cernés. Comme une nouvelle tristesse -un regret ou un chagrin ?-. Et dans son esprit. Une question. Toujours la même et toujours cette horrible curiosité. Pourquoi ? Pour l’évocation -toujours cette même image- de sa défunte femme ? Pour ces échanges, ce contact, qui avaient été rompu et avaient entraîné avec eux une nouvelle disparition ? Ou. Peut-être. Une tristesse bien plus profonde, dissimulée et cachée des autres, de lui-même. Alors. Encore et toujours. Des questions que seuls les mystères connaissaient et qu’il fallait leurs abandonner. Car. Peut-être. Que cette fois-ci. Le pourquoi ne devait simplement pas trouver de réponse. Car. Les événements s’étaient déroulés ainsi. Personne ne pouvait plus rien y faire. Et. Puisque personne ne pouvait apporter de solution -et même si la frustration habitait toujours les cœurs- alors il n’était pas nécessaire de continuer d’évoquer. Il fallait seulement.

Les faire disparaître.
Dans un souffle de buée.


Car. Tous -sa tante, son oncle, son père- avaient eu leurs propres raisons d’agir tel qu’ils l’avaient fait. Et elle n’avait jamais été autant concernée. Alors. Le passé au passé. Et. Trop de soucis dans le présent pour s’attarder sur eux. Alors. Un soupir. Et autant les abandonner pour de bon aux mystères.

Un soupir.
Puis un silence.
D'hésitation.
Davantage que de méfiance.


Et. Si elle s’était résolue. Ça ne semblait pas être le cas du parisien, qui n’abandonna pas -encore- pour autant. Alors. Une pensée. Pour noter qu’il était bien trop têtu. Mais. Un trait de caractère normal, pour un détective, sans doute. Alors. Obligée de composer avec, pour le moment.

« En fait … Il n’y a pas de bonnes réponses. Prunelle est partie en emmenant ses secrets dans la tombe. Mais je doute qu’elle ait un jour oublié ton père. Après tout, même mariée elle scandait le nom de Vaillant. Le passé a été écrit, » Ah. Alors lui aussi, commençait enfin à comprendre. Que le passé. Ne nécessitait pas d’être évoqué davantage. Car. Inutile de regretter. De se questionner. Pourquoi. Comment. C’était simplement ainsi. Et il ne servait à rien de s’attarder. Même si la frustration de l’incompréhension et le regret qui animaient les cœurs. Inutile car, il fallait simplement laisser le passé pour se concentrer sur le présent, pour envisager le futur. Avancer. Comme Cyrus finit par le proposer. « Mais rien ne nous empêche d’écrire l’avenir comme nous le souhaitons. J’aimerai qu’Amaury et toi, vous vous connaissiez.
Qu’on… Se connaisse ? » répéta-t-elle, presque incrédule devant cette soudaine demande.

Car.
À cet instant.
Une avancée bien trop soudaine.
Bien trop brusque.


Une rencontre nouvelle, en ce jour, lui semblait bien suffisante. Il avait déjà fallu s’assurer de la bonne foi de l’homme, surveiller que rien ni personne n’épiait, qu’elle était en relative sécurité. Recommencer, une deuxième fois, ne la rassurait pas. Et. Trop de risques. Pour eux. Pour elle. Et s’assurer à nouveau d’une sécurité relative, difficile. Et leur promettre qu’elle n’apporterait pas de malheur, impossible. Alors. Simplement. Rester une journée de plus dans le passé et ne pas trop avancer.

Alors.
La surprise.
Mais aussi.
L’incompréhension.


N’avait-il pas -oh si, sûrement même. Bien sûr que si. Rien n’échappait aux yeux fouineurs d’un détective, n’est-ce pas ?- remarqué les signaux alarmants qui auraient dû faire taire ses mots. Qui auraient dû faire évaporer cette demande pour maintenir leur sécurité acquise. Car. Elle n’avait rien de quelqu’un qu’il fallait rencontrer. Plutôt. Tout de quelqu’un qu’il était préférable de fuir. Alors. Toujours. Cette même question qui hantait son esprit. Pourquoi ? Pourquoi, sinon l’entêtement de renouer avec un passé oublié -et qui n’aurait sans doute jamais dû ressurgir- pour espérer l’inclure dans le futur. Mais. Il ne fallait pas. Surtout pas. Davantage d’attaches. De risques.

« Je… Je ne pense pas que… » que ce soit une idée judicieuse. Mais. La voix de Cyrus, à nouveau, comme pour la devancer. Comme pour retarder.
« Tu me laisserais te payer un bon repas chaud ? Dans un restaurant avec plusieurs ouvertures et bien peuplé, si cela peut te rassurer, » proposa-t-il soudainement -et c’était peut-être une spécificité de son caractère, d’être aussi soudain-.

Alors.
Un bref sourire amusé.
De constater.
Qu’il avait seulement à moitié compris.


Mais. L'effort avait quelque chose de touchant -car peut-être qu’il était une preuve rassurante-. Même si. Non. Surtout pas. Un restaurant peuplé, avec plein d’ouvertures, comme il le proposait. Car. Trop de vies. Trop de regards inquisiteurs. Trop d’oreilles curieuses. Trop de potentiels risques et dangers. N’importe qui, qui aurait pu la reconnaître et divulguer une information aussi néfaste pour elle que pour son oncle. Alors, surtout pas. Plutôt. Un endroit calme. Sans yeux pour la reconnaître. Sans oreille pour l’écouter. Quant aux ouvertures, portes comme fenêtres faisaient toujours l’affaire. Lavi le lui avait prouvé à plusieurs reprises.

« Surtout pas dans un lieu peuplé, » avertit-elle. Presque attristée de se rendre compte -une fois de plus- que sa vie n'avait -n’aurait plus jamais- rien de normal, de commun.

Et. Si pas d'yeux pour reconnaître, pas d’oreilles pour écouter. Alors. Moins de nouvelles craintes que supposées. Et. Forcée de reconnaître -même si à contrecœur- que la majeure partie de l’argent qu’elle avait prévu pour son voyage, venait de fondre comme neige au soleil dans les soins médicaux que le combat avait nécessités. Alors, à cheval offert, on ne regarde pas les dents. Et à repas offert, on ne refuse pas facilement. Car. Au vu des finances, peut-être le dernier avant de rejoindre les montagnes.

« Mais hm… D’accord, » finit-elle par accepter. « Amaury se joindra-t-il à nous ? »

Et. Préférable de comprendre qu’il fallait répondre non, comme une aide tendue pour que jamais elle ne puisse apporter de malheur. Car. Il ne fallait -surtout- pas qu’une autre personne ne soit mêlée à tout ça. Et ça. Le détective allait forcément le comprendre de lui-même.

N’est-ce pas ?


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Re: courir après un souvenir ○ célania
Mar 1 Déc - 18:33

( courir après un souvenir )
Qu’ils se connaissent. Qu’Amaury et Célania se connaissent, se côtoie. Qui sait ? Si le destin aurait été moins cruel, Prunelle plus attentive, peut-être que les deux enfants auraient pu grandir ensemble, en se soutenant, avançant l’un à côté de l’autre dans une seule et même direction d’un pas décidé. Peut-être qu’ils auraient pu être la réflexion de l’autre, dans ce miroir qu’est la vie ? Peut-être que cela aurait sauvé Amaury de sa propre existence, de cette prison qui était apparu et qui l’éloignait petit à petit de son père alors que Cyrus tentait avec tout le mal du monde de s’accrocher aux doigts de son garçon pour ne pas le laisser partir. Voulait-il le sauver ou se sauver lui-même d’une solitude évidente ? Célania était elle-même incrédule à cette potentielle réalité. Rencontrer une autre personne, de son sang. Une personne partageant le même ADN, une partie d’elle-même …. Cyrus ne pouvait prétendre à de telles choses, mais Amaury ? Si. Peut-être pouvait-il chasser quelques démons qui se trouvaient dans le regard de la jeune fille ? Peut-être aurait il le pouvoir de la faire sourire.

Un sourire qu’il eut tant de mal à lui arracher. Un sourire qu’il lui arracha à la promesse d’un repas chaud, d’un repas qui pourrait lui remplir le ventre, lui permettre l’espace d’un instant d’oublier la misère qu’elle semblait porter sur son dos. Était-ce normal aujourd’hui d’être si jeune et si malheureux ? Quel destin infâme s’était mêlé au chemin de celui de celle qui était sa nièce. Nièce. Cyrus se surpris à prendre en affection ce simple mot : il pouvait se prononcer en un souffle et avait tant de valeurs. C’était un trésor qu’il fallait préserver, un lien unique qu’il fallait préserver.

« Surtout pas dans un lieu peuplé. »
« Bien. Je note, un restaurant où aucune oreille indiscrète ou yeux vagabonds pourrait tomber sur toi. »

Il comprenait. Il était détective, Cyrus était l’incarnation même de cet homme qui laissait ses oreilles trainer, qui laissait ses yeux s’égarer un peu trop pour récolter la moindre information, car la moindre information valait son pesant en or. Et il ignorait qui cette pauvre enfant avait énervé pour réagir ainsi mais il n’avait aucunement envie qu’elle se sente piégée. Et si Cyrus devait l’aider à s’évader, il savait déjà qu’il accepterait avec le plus grand des plaisirs : personne ne résistait longtemps au fameux coup du plat renversé … ou au croche pied bien placé. Bien des artifices qu’il avait appris à manier pour le plus grande des plaisirs de son épouse à l’époque qui ne pouvait s’empêcher de rire aux éclats alors qu’elle prenait la poudre d’escampette. Il lui tendit le bras comme le gentil homme qu’il était – il n’y avait aucunement que ces barbares de british pour se prétendre bien éduqué, avant d’avancer tranquillement.

« Et bien, j’ai bien peur que si je me rends au restaurant en plaisante compagnie sans Amaury, il me le fasse payer au souper de ce soir ! » fit-il dans un rire en imaginant son fils bougon. « Non, vraiment, en oubliant la plaisanterie, ce serait un véritable plaisir pour moi si vous veniez tous les deux à vous rencontrer … Je comprends si tu aimerais éviter mais, est-il possible que tu trouves la force en toi de faire plaisir à ton vieil oncle ? »

Oncle. Un autre mot que Cyrus trouva particulièrement intéressant. Pas autant que « papa » mais définitivement plus qu’étranger.

« Amaury est un apprenti jardinier, et je peux me pavaner d’avoir un fils particulièrement doué dans le domaine, pas une plante ne résiste à ses traitements ! C’est un dieu de la nature ! Et une vraie boule d’amour … » Cyrus continua lentement. « Je suis sûr que vous ne pouvez que vous entendre. »



( Pando )
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In the cradle of tenderness
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courir après un souvenir ○ célania Lhjy

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Re: courir après un souvenir ○ célania
Mer 10 Fév - 23:00
Courir après un souvenir




Personne. C’était préférable.
Alors. Cette capuche qu’elle avait stupidement oubliée sur sa tête.
Personne. C’était capital.
Alors. Redevenir une ombre et se faire oublier, une nouvelle fois.


Et. Sa demande. Elle aurait annuler la proposition par simple précaution. Car. Sa demande. Elle aurait lui faire comprendre -mais en réalité, il savait déjà. Seulement, il refusait d’accepter- qu’un refus était la seule réponse convenable à son étrange condition. Son apparence. Ses blessures. Ses mots. Et pourtant. La mélasse s’était à présent agglutinée autour des mollets du détective qui ne voulait -ne pouvait ?- pas abandonner alors qu’il avait déjà trop perdu. Mais. Même s’il voulait ignorer. Même s’il voulait oublier. Il devait comprendre. Qu’elle était un danger. Et que s’engager à ses côtés -même pour un instant aussi bref qu’un battement d’ailes de corbeaux, même pour un insignifiant chemin partagé- ne lui apporterait que des malheurs. De la tristesse. De l’horreur.

Alors.
Pourquoi simplement.
Elle.
Ne refusait pas.
Pour lui. À sa place.
Parce que.
Peut-être, pour les mêmes raisons, au fond.


« Bien. Je note, un restaurant où aucune oreille indiscrète ou yeux vagabonds pourrait tomber sur toi, » accepta l’homme -son oncle, c’était son oncle, il fallait retenir mais surtout s’habituer- bien trop rapidement et facilement, passant vraisemblablement outre ce que cela signifiait.

Et. Elle. Baissa la tête. Incertaine. Détective. Alors pourquoi ne pas accepter -et non plus comprendre- simplement l’évidence. Et. Elle. Ingrate. Au point de mentir -omettre, c’était aussi un mensonge, il fallait s’y résigner, même si ça arrachait au déni- pour simplement une curiosité. Et. Lorsqu’elle le fixa à nouveau. Lorsque ses yeux coupables trouvèrent les siens -toujours aussi fatigués mais qui, imperceptiblement, semblaient abriter une étincelle nouvelle-, elle songea un instant. Si c’était aussi important. Si ça en valait tellement la peine. De le mettre à ce point en péril. Pour simplement. Une curiosité réciproque. Et. À quoi ressemblerait-il. Blessé, couvert de sang, comme tous les autres, simplement -simplement- parce qu’il avait eu le malheur de croiser sa route. Non. Il fallait, au moins, qu’il ait conscience de la menace, de l’Ombre, qui rodait -imperceptiblement- autour d’eux. Qu’il puisse faire un choix en conséquence. Car. Si elle avait l’air d’une gamine des rues. La réalité était bien pire -car elle avait davantage des airs de cauchemars et d’enfer que de réalité. Et elle, n’était qu’un fantôme à oublier-.

Et si.
Un instant.


Elle avait voulu se rassurer en songeant. Qu’il n’y aurait que lui. Qu’une seule vie en danger -et c’était déjà tellement trop-, la déclaration du parisien -car il n’en démordait pas et espérait bien que rencontre il y ait- finit par la convaincre qu’il devait réellement -du moins autant que possible- savoir. Il n’était pas question de lui expliquer. Pas question de satisfaire sa curiosité. Pas question de rendre les interrogations qui s’accrochaient à lui moins épaisses. Mais. Pour son bien, pour celui de ce cousin inconnu, elle ne pouvait pas omettre ce qu’elle représentait et ce qu’elle fuyait. Il faudrait juste -seulement- l’adapter. Quand bien même mentir lui semblait toujours une épreuve insurmontable. Si une seule vie devait être en danger. Alors. Elle devait juste le savoir.

« Je comprends si tu aimerais éviter mais, est-il possible que tu trouves la force en toi de faire plaisir à ton vieil oncle ? » termina-t-il, presque impatient de quitter la rue pour trouver un endroit plus chaleureux.

Et si ce n’était qu’une question de préférence.
Et non d’obligation.
Et si ce n’était qu’une question de force.
Et non de menace.


Alors. Sa réponse aurait déjà été prononcée. Mais. La véritable. Celle qui devait annoncer la terrible vérité, restait coincée dans sa gorge. Car. Si elle était bien plus qu’une évidence -qu’il continuait consciemment d’ignorer en incluant son fils-, mettre des mots -aussi vrais que faux- dessus, se révélait bien plus difficile qu’elle ne l’aurait cru. Et peut-être que ce fut à cause de son manque de réponse -et si elle ne parlait d’ordinaire que peu, c’était encore pire lorsqu’il fallait exprimer des idées et des pensées trop complexes pour ses mots qui peinaient à leur donner de l’importance-,.Et peut-être que ce fut à cause de son expression désolée -qui aurait sans doute annoncé à elle seule un refus. Car c’était bien de ça, qu’il s’agissait. Et ce qu’il fallait faire-. Et peut-être que ce fut à cause du mélange attristant des deux. Mais. Cyrus reprit la parole, continuant inlassablement -et si elle ne parlait que peu, ce n’était pas son cas à lui, qui parlait bien trop- de tout faire pour la convaincre.

« Amaury est un apprenti jardinier, et je peux me pavaner d’avoir un fils particulièrement doué dans le domaine, pas une plante ne résiste à ses traitements ! C’est un dieu de la nature ! Et une vraie boule d’amour… Je suis sûr que vous ne pouvez que vous entendre. »

Et. Sans réellement s’en rendre compte. Ses dents qui mordaient sa lèvre inférieure. Trahissant ses pensées. Une vraie boule d’amour. Elle ne pouvait pas. Ne devait pas. Ne voulait pas. Les mettre en danger de cette façon. Ils semblaient bien trop gentils, bien trop serviables, bien trop sympathiques. Pour bouleverser leurs vies de cette façon. Pour les mettre face à une menace trop imposante pour eux. Pour prendre le risque de.

Elle avait déjà vu trop de gens souffrir.
Partir.


Alors. Quelques mots. Murmurés. Hésitants. Mais. Importants. Pour espérer lui faire comprendre -réellement cette fois, car il n’était plus question de détourner les yeux ou d’ignorer- sans pour autant dévoiler ce qui n’avait pas lieu d’être. Car certaines choses devaient rester secrètes. Pour le bien du plus grand nombre.

« Peut-être… » Ou plutôt. Sûrement. S’entendre avec la personnalité que lui dépeignait son oncle lui semblait possible, quand bien même, elle n’était jamais à l’aise avec les inconnus. Mais. Ce n’était pas ce qu’il fallait -surtout pas- retenir. « Mais… Je crois que vous vous êtes fait une fausse idée de moi. Je… » Un instant d’hésitation -encore, toujours- pour chercher les mots qu’il fallait. Qui convenaient. « Je ne suis pas Prunelle. Je ne suis pas, comme elle, une enfant des rues. Même si mon accoutrement a pu vous faire penser le contraire. Croyez-moi, il ne vaut mieux pas me connaître. Alors… » Alors. Un sourire désolé sur son visage fatigué. « Évitons ça à Amaury. »

Et lui.
Détective.

Allait comprendre ce que cela signifiait.
D’une façon ou d’une autre et, peu importe les conclusions qu’il s’inventerait.
Car l’important était simplement de comprendre.
Qu’il devait s’éviter ça, lui aussi.

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Re: courir après un souvenir ○ célania
Dim 25 Avr - 21:29

( courir après un souvenir )
Prunelle l’avait toujours décrit comme étant un idiot un peu trop poussif. Surtout quand il avait une idée derrière la tête … Des idées qui selon elle, étaient bien souvent de mauvais augures. Mais sa jeune épouse l’avait toujours suivi dans ses frasques, un éclat de rire perdu dans le vent alors que le monde semblait leur appartenir. C’était une forme de liberté que Cyrus aimait ardemment, une liberté qu’il avait voulu transmettre à son bien aimé fils, à prunelle de ses yeux. Et puis il y avait maintenant cette nièce, ce petit bout de la défunte épouse. Elle était de la famille. Elle était du même sang qu’Amaury. Le détective aimait à penser qu’il était un maitre dans le domaine de l’observation – après tout, on ne tient pas vingt années de carrière sans quelques talents – et il avait bien vu l’envie irrésistible de sa chère nièce de se transformer en petite souris et de disparaitre. Cyrus avait juste décidé d’ignorer ce fait.

Il ignorait ce que fuyait cette enfant, quel genre de maux étaient à sa poursuite … Et Cyrus s’en moquait comme de la dernière pluie … N’était-il donc pas lui-même en train de jouer un jeu dangereux à tenter désespérément de comprendre les enjeux qui se trouvaient dans l’ombre ? Un léger sourire naquit sur ses lèvres. Un de ces sourires destinés à soi-même, qui acceptait l’essence même de votre âme, acceptait les conséquences de ce qui adviendrait inévitablement. Le plus âgé la guidait presque entre les rues de Paris, l’emmenant tranquillement là où il en avait envie. Mais cela n’empêcha pas sa chère nièce de tenter encore une fois une tentative d’évasion.

Ah. Ne savait-elle pas qu’il était bien plus âgé qu’elle et donc avait déjà tout essayé dans sa longue vie ?

« Peut-être … » Ce n’était guère un peut-être, Amaury était un rayon de soleil. Une bénédiction tombée du ciel. Véritablement, il serait le messie de ce monde « Mais … Je crois que vous vous êtes fait une fausse idée de moi. Je … » Cyrus se stoppa et posa son regard sur sa nouvelle trouvée nièce. « Je ne suis pas Prunelle. Je ne suis pas, comme elle, une enfant des rues. Même si mon accoutrement a pu vous faire penser le contraire. Croyez- moi, il ne vaut mieux pas me connaître. Alors … » Alors quoi, chère enfant ? « Evitons ça à Amaury. »

Cyrus libéra l’enfant avant de lui prendre doucement les mains, s’abaissant légèrement à sa hauteur avant de lui sourire gentiment. Depuis combien de temps devait-elle agir en adulte en oubliant de rire sans se soucier de demain ? Depuis combien de temps ne s’était-elle pas endormie sans se demander si elle allait survivre à demain ? Du pouce, il caressa la peau sale de la plus petite. Un bon bain ne lui ferait pas non plus grand mal.

« Et bien, il est bien heureux que tu ne sois pas Prunelle ! Grand dieu ! Tu es toi et juste toi. » Il lui ébouriffa gentiment les cheveux. « Tu as ton histoire, ton tempérament, ton vécu et Prunelle … Et bien Prunelle avait les siennes. Ce qui fait de vous deux personnes liées par le sang mais totalement différentes. C’est pour cela que je veux te connaître chère nièce. Je veux savoir qui se cache derrière cette crasse … Et si tu souhaites partir après, je te donnerai quelques billets et te laisserai filer comme le vent, parole de tonton ! »

Il leva sa main sur sa poitrine avant de faire un clin d’œil.

« Mais avant de disparaitre de nos vies, laisse nous de donner un repas chaud, un bon bain et des vêtements propres. Et si tu le souhaites, ton détective d’oncle pourra même t’aider à effacer ton petit séjour sur Paris. »

Mais elle n’échapperait pas à la réunion de famille. Nope.



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Re: courir après un souvenir ○ célania
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